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Ukraine

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Ukraine
    Envoyé : 06 Sep 2008 à 07:54

Nouvelle crise politique:


Ukraine: l'éclatement de la coalition au pouvoir officialisé


KIEV, 4 septembre - RIA Novosti. Le président du parlement ukrainien Arseni Iatseniouk a officiellement annoncé jeudi l'éclatement de la coalition majoritaire composée du bloc Notre Ukraine - Autodéfense populaire du président Viktor Iouchtchenko et du parti de la première ministre Ioulia Timochenko.

Cette décision entre en vigueur dans les dix jours suivant la publication de cette annonce dans le journal officiel ukrainien. Les députés ont ensuite 30 jours pour former une nouvelle coalition. A l'issue de cette période, le président a le droit de dissoudre le parlement et d'annoncer des élections législatives anticipées.

Le bloc Notre Ukraine - Autodéfense populaire avait annoncé mardi son intention de quitter la coalition après que les partisans de la première ministre se furent alliés avec l'opposition pour adopter une série de projets de loi facilitant la procédure de destitution du président et élargissant les compétences du cabinet.

http://fr.rian.ru/world/20080904/116544942.html



Ukraine: une rupture inévitable


http://fr.rian.ru/analysis/20080905/116571189.html


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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2008 à 21:02
tant mieux,les u.s.a n auront pas l ukraine-lénine disait"si la russie perd l ukraine,elle perd sa tete";d autan plus que moins  de 20 pourcents des ukrainiens souhaitent l entrée de leur pays dans l o.t.a.n......
le pouvoir est au bout du fusil
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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Sep 2008 à 00:04
on peut toujours se mettre a rever que l ukraine rejoigne la russie, le belarus,l arménie et les pays d asie centrale -excepte le turkmenistan -san oublier la transnistrie dans une dynamique anti atlantiste
le pouvoir est au bout du fusil
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2008 à 09:52

Le président ukrainien ne fait pas recette à Paris

Venu chercher la mise en route d’un processus d’adhésion, Viktor Iouchtchenko n’a obtenu de l’UE que la mise en route d’un accord d’association.

C’est dans une période mouvementée que s’est tenu hier le sommet entre l’Union européenne (UE) et la Russie. Cette rencontre entre le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, le président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne, Juan Manuel Barroso, devait initialement se tenir à Évian. Les deux derniers étant revenus tard de Géorgie hier, après leur visite à Moscou plus tôt dans la journée, le lieu du sommet a été modifié. Le président ukrainien se rendait, lui, à Paris à un moment où la coalition « orange » qui dirigeait le pays vient d’éclater (voir article ci-dessous).

Dans la continuité de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE vendredi et samedi à Avignon, les États de l’UE ont proposé un accord d’association à leurs voisins ukrainiens, qui serait conclu courant 2009. « Nous avons signé le contrat pour le traité d’association », a souligné Viktor Iouchtchenko, lors de la conférence de presse conjointe avec les deux représentants de l’UE. « C’est le premier pas du long chemin qu’ont parcouru à partir des années 1990 tous les États qui sont devenus européens », a-t-il ajouté. Cela lui redonnera peut-être du crédit dans son pays, où il est en difficulté.

Nicolas Sarkozy a toutefois précisé que c’était là un accord sans engagement sur l’adhésion future de l’Ukraine à l’UE.

Il faut dire que ces dernières semaines, les Européens se sont montrés divisés sur le sujet. « L’Ukraine pourrait être la prochaine cible des pressions politiques de la Russie, dont la doctrine vis-à-vis de ses voisins semble rappeler la confrontation entre blocs », avait annoncé devant les ambassadeurs finlandais le commissaire européen à l’Élargissement Olli Rehn, avant de demander de revoir la relation UE-Ukraine.

Généralement les pays de l’Est sont favorables à une adhésion de l’Ukraine, contrairement aux États du Benelux, à l’Allemagne et à l’Italie. Malgré le démenti du président russe Vladimir Poutine, les commentateurs craignent pour le futur statut de la Crimée donnée par Nikita Khrouchtchev à l’Ukraine en 1954, et où 58 % des habitants sont russophones et où est située la base navale russe en mer Noire.

En Géorgie, Moscou avait invoqué la « défense des minorités russophones » pour intervenir militairement. Sur ce sujet, « ne faisons pas, d’un côté comme de l’autre, des procès d’intention », a prévenu Nicolas Sarkozy. L’intégrité territoriale de l’Ukraine « est aux yeux de l’Europe parfaitement non négociable », a-t-il prévenu, en précisant que, lors de ses entretiens lundi avec le président russe, Dimitri Medvedev, « rien n’a pu [le] laisser penser que le problème se posait. »

Par ailleurs, un accord-cadre sur l’énergie devrait être établi, qui entend prendre en compte la question épineuse de la sécurité d’approvisionnement. Pour le moment, 71 % de l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine dépend de la Russie. Cette année 68 % du gaz russe acheminé vers l’UE l’est par des gazoducs traversant l’Ukraine. En 2006, lors de la crise du gaz, Moscou avait menacé de couper les robinets vers l’Ukraine si Kiev ne consentait pas à une augmentation des tarifs du gaz.

Gaël De Santis

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2008 à 09:54

La position fragilisée de Viktor Iouchtchenko

Le président ukrainien est en opposition ouverte avec son premier ministre Ioulia Timochenko, qu’il accuse de « haute trahison ».

Le moins qu’on puisse dire est que le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, qui a assisté hier au sommet Union européenne-Ukraine, est dans une posture fragilisée. L’Ukraine traverse une sérieuse crise politique qui n’est pas tout à fait sans rapport avec le conflit russo-géorgien.

Tout a commencé quand, au tout début du conflit armé entre Moscou et Tbilissi, le Conseil national de sécurité ukrainien convoqué par Viktor Iouchtchenko a tourné court. Le 18 août, lors de la réunion de ce conseil, le chef d’État ukrainien avait échoué à faire entériner un projet de décret restreignant les mouvements de la flotte russe de la mer Noire, basée à Sébastopol en Crimée : son premier ministre, Ioulia Timochenko, et le ministre de l’Intérieur, qui s’étaient abstenus lors du vote, ont rendu caduque la mesure envisagée.

La présidence ukrainienne avait aussitôt accusé Ioulia Timochenko de « haute trahison ». Et ce n’était que partie remise. Moins d’un mois plus tard, le 2 septembre, la coalition gouvernementale formée au lendemain des élections législatives de septembre 2007 éclatait : le parti du président, Nouvelle Ukraine, annonçait avec fracas son retrait de la coalition gouvernementale qu’il formait avec le Bloc Timochenko. Le parti de Ioulia Timochenko avait fait adopter une série de lois avec le soutien du Parti des régions de Viktor Ianoukovitch visant à faciliter une procédure de destitution du chef de l’État.

Ce dernier n’a pas tardé à réagir menaçant à son tour de dissoudre le Parlement et « de décréter des élections anticipées », non sans accuser son ex-alliée de la « révolution orange » de n’avoir pas soutenu la Géorgie contre la Russie, d’avoir été soudoyée par Moscou qui lui aurait donné un « milliard de dollars » à des fins électorales ! Autrement dit, Ioulia Timochenko aurait changé son fusil d’épaule et courrait désormais pour le compte de Moscou.

C’est dans ce contexte de crise aiguë que s’est déroulée la visite du vice-président US, Dick Cheney, qui a en vain essayé de ramener à la raison Iouchtchenko et Timochenko car Washington, on s’en doute bien, a tout intérêt à la préservation de la coalition gouvernementale dite pro-occidentale en Ukraine.

Quoi qu’il en soit, au cas où l’on resterait dans l’impasse, dans un délai de dix jours après l’éclatement de la coalition le 2 septembre dernier, les protagonistes de la crise auront un délai de trente jours pour former une nouvelle coalition. Passé ce délai, le chef d’État, dont la popularité est en chute libre, pourrait appeler à l’organisation d’élections législatives.

Hassane Zerrouky http://www.humanite.fr/2008-09-10_International_La-position-fragilisee-de-Viktor-Iouchtchenko

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2008 à 14:46

Ukraine: les communistes veulent la peau du président Iouchtchenko



14:47 | 16/ 09/ 2008

KIEV, 16 septembre - RIA Novosti. Le leader des communistes ukrainiens Piotr Simonenko a proposé mardi d'entamer une procédure de destitution à l'encontre du président Viktor Iouchtchenko.

"Nous avons tout lieu d'affirmer que le président Iouchtchenko est un criminel. Il faut lancer une procédure de destitution (...) pour libérer enfin l'Ukraine de cette torpeur nationaliste", a-t-il déclaré lors d'une séance du parlement suite à la confirmation officielle de l'éclatement de la coalition au pouvoir.

Par ailleurs, le chef des communistes ukrainiens a une nouvelle fois prôné la suppression pure et simple du poste de président.

Selon la Constitution ukrainienne, la destitution du président nécessite 337 des 450 voix que compte le parlement ukrainien. Le bloc de Ioulia Timochenko, le Parti des régions et les communistes disposent ensemble de 350 voix, même si les deux premiers n'ont jamais annoncé officiellement leur intention de renverser M. Iouchtchenko. En outre, le 2 septembre, le parlement avait adopté un projet de loi simplifiant la procédure de destitution. Le chef de l'Etat a promis d'y mettre son veto, dénonçant un "coup d'Etat constitutionnel".


http://fr.rian.ru/world/20080916/116836524.html
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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Sep 2008 à 13:07
YANKEES GO HOME!deja en 2006,les peuples de crimée,russes ou tatars,ont refoulé les marines qui voulaient prendre pied dans en ukraine.........
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Oct 2008 à 03:28
Mauvaise nouvelle en vue:


Ukraine: la coalition "orange" se reconstitue (déclaration)

21:58 | 06/ 10/ 2008

KIEV, 6 octobre - RIA Novosti. Tous les députés du groupe du bloc de la première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko (BIT) ont signé lundi la Déclaration sur le rétablissement de la "coalition démocratique" au parlement ukrainien, a rapporté l'agence UNIAN.

Deux tiers des députés du bloc pro-présidentiel Notre Ukraine - Autodéfense populaire (NUNS) se sont également déclarés prêts à reprendre les activités de la coalition (issue des élections anticipées de septembre 2007, ndlr), souligne le document.

La dislocation de la coalition BIT-NUNS avait été officiellement annoncée le 16 septembre. En vertu de la loi ukrainienne, une nouvelle coalition doit être mise en place à la Rada, ou l'ancienne reconstituée, sous trente jours, sans quoi le chef de l'Etat est en droit de dissoudre le parlement en fixant des élections anticipées.

http://fr.rian.ru/world/20081006/117483557.html

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2008 à 23:00
Dissolution du parlement

Edité par T 34 - 09 Oct 2008 à 23:00
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2008 à 12:22

L’Ukraine replonge dans la crise

Kiev . En conflit avec son premier ministre, le président convoque de nouvelles législatives.

L’Ukraine ne doit pas devenir « une sitcom mexicaine où des élections sont organisées tous les douze mois ». Mercredi, le président Iouchtchenko semblait vouloir éviter d’organiser pour la troisième fois en trois ans des élections législatives. Il avait laissé du temps aux membres de la coalition gouvernementale pour qu’ils se rabibochent. La coalition « orange » est paralysée depuis un mois à la suite d’un désaccord entre le parti présidentiel Notre Ukraine et le bloc Timochenko du premier ministre Ioulia Timochenko. Quelques heures plus tard, le président ukrainien décidait pourtant de dissoudre le Parlement et de fixer la date du nouveau scrutin au 7 décembre. Un nouvel épisode de la guerre que se mènent depuis des années les « héros » de la révolution orange Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko, qui pourrait s’intituler « Je t’aime, moi non plus », s’ouvre.

« En convoquant les législatives anticipées, le président veut régler son problème principal : déloger du pouvoir Ioulia Timochenko », commentait hier le quotidien en ligne Ukraïnska Pravda. Le différent qui oppose Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko est autant politique que personnel. C’est l’adoption, par la formation du premier ministre avec l’opposition pro-russe du Parti des régions, d’une série de lois réduisant les pouvoirs du président, qui a mis le feu aux poudres. Soutien de la Géorgie, le chef de l’État ukrainien a condamné le silence de son premier ministre lors du conflit russo-géorgien, l’accusant de « haute trahison » au profit de Moscou.

Les relations ont toujours été houleuses entre ces deux figures de la vie politique. Depuis la chute du régime Koutchma en 2004, ces deux anciens alliés n’ont jamais réussi à travailler sereinement ensemble. C’est contraints et forcés par la victoire de justesse des partis pro-occidentaux, lors des élections législatives du 30 septembre 2007, qu’ils avaient accepté de partager de nouveau le pouvoir. Déjà premier ministre en 2005, Ioulia Timochenko avait été limogée par Viktor Iouchtchenko sur fond de guerre des ego et de luttes de clans. « La guerre froide entre Timochenko et Iouchtchenko est allée si loin que ce dernier se sentait mal à l’idée même d’apparaître au côté de son premier ministre », a expliqué Volodymyr Fesenko, directeur du Centre d’études politiques Penta à Kiev.

Selon les sondages, le bloc Timochenko est crédité de 30 % de voix, soit le score obtenu lors des dernières élections. Le parti de Iouchtchenko (14 % des voix aux législatives de 2007) n’est crédité que de 5 % des voix. De son côté, l’opposition pro-russe du Parti des régions ne semble pas en mesure d’obtenir une majorité absolue. « Ni le Parti des régions ni le président - qui s’est brouillé définitivement avec elle - n’accepteront plus le retour de Mme Timochenko à la tête du gouvernement », assure Volodymyr Fesenko. Un nouveau casse-tête en perspective.

Quel que soit le résultat des prochaines élections, Viktor Iouchtchenko n’en aura pas pour autant terminé avec sa rivale puisqu’il devrait la retrouver sur son chemin lors de l’élection présidentielle, qui devrait avoir lieu fin 2009 ou début 2010, à moins que là aussi le scrutin soit avancé. Mais d’ici là, de nombreux rebondissements peuvent surgir. Comme dans toutes les bonnes sitcoms.

Damien Roustel

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2008 à 08:58

Ukraine: un tribunal de Kiev suspend le décret présidentiel de dissolution du parlement


12:50 | 11/ 10/ 2008

http://fr.rian.ru/world/20081011/117679939.html



Ukraine: Iouchtchenko supprime un tribunal pour avoir suspendu son décret


09:30 | 14/ 10/ 2008

http://fr.rian.ru/world/20081014/117714691.html



Edité par Rep. Dem - 14 Oct 2008 à 08:58
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Nov 2008 à 02:31

Présidentielle en Ukraine: Iouchtchenko très loin du podium (sondage)


KIEV, 26 novembre - RIA Novosti. L'actuel président ukrainien Viktor Iouchtchenko ne figure plus parmi les favoris de la prochaine présidentielle durant l'hiver 2009-2010, selon un sondage effectué par le Fonds de l'Opinion publique d'Ukraine (FOM Ukraine).

C'est Ioulia Timochenko avec 19,8% des intentions de vote que les Ukrainiens veulent voir à la tête du pays. Son principal rival, le leader du Parti des régions Viktor Ianoukovitch, bénéficie du soutien de 17,4% des sondés loin devant l'ex président de la Rada (parlement ukrainien) Arseni Iatseniouk (6,6%). Le communiste Piotr Simonenko arrive en quatrième position (5,7%). 3,9% des personnes interrogées soutiennent Vladimir Litvine (leader du bloc parlementaire portant son nom). Le président en exercice est désormais sixième avec 3,3% des intentions de vote.

Les Ukrainiens se montrent de plus en plus hostiles à M. Iouchtchenko en tant que chef de l'Etat, ils étaient 55,6% à lui être défavorables en janvier, 65% en avril et 84% en novembre. Sa politique était soutenue par 35% en janvier, 23% en avril et 10% en novembre.

Le sondage s'est déroulé du 12 au 24 novembre sur un échantillon de 2.000 personnes. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 2,2%.


http://fr.rian.ru/world/20081126/118553419.html
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2009 à 12:08

La Russie a cessé ses livraisons de gaz à l'Ukraine (Gazprom)


http://fr.rian.ru/world/20090101/119302653.html




Voir aussi le texte publié aussi dans le topic sur l'ex-URSS:

Les guerres du gaz, conséquence du désordre capitaliste et de la destruction criminelle de l’Union Soviétique par E. Kopychev

http://socio13.wordpress.com/2009/01/08/les-guerres-du-gaz-consequence-du-desordre-capitaliste-et-de-la-destruction-criminelle-de-l%E2%80%99union-sovietique-par-e-kopychev/



Edité par Rep. Dem - 09 Jan 2009 à 03:40
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2009 à 10:56

Ukraine: Iouchtchenko devient un personnage négatif


KIEV, 26 mars - RIA Novosti. Les résultats des sondages de l'année dernière montrent que la cote de popularité du président et de la première ministre de l'Ukraine sont en chute libre, a déclaré jeudi à Kiev Alexandre Levtsoun, directeur des programmes de sociologie du centre d'études sociales Sofia, un des plus importants du pays.

"La cote de popularité de Viktor Iouchtchenko a particulièrement baissé. Pour comparer, disons que l'ex-président Leonid Koutchma est aujourd'hui plus populaire en Ukraine, alors que M.Iouchtchenko est pratiquement devenu un personnage négatif de la politique ukrainienne, de sorte que le taux de soutien électoral ne lui laisse pratiquement aucune chance d'être reconduit pour un second mandat présidentiel", a indiqué le sociologue dans le cadre d'une table ronde organisée à la représentation ukrainienne de RIA Novosti.

Les experts estiment que cette basse cote de popularité du président tient, entre autres, au regard négatif de l'opinion sur ses actions au cours de la crise politique ukrainienne

Selon le suivi effectué par le centre Sofia, la cote de popularité de M.Iouchtchenko a baissé de 38,7% en février 2008 jusqu'à 10% en février 2009.

Pendant cette même période, la cote de popularité de Mme Timochenko a dégringolé de 48,1% jusqu'à 24,6%.

Le taux de soutien électoral de M.Iouchtchenko a chuté de 12,7% en février 2008 jusqu'à 3% en février 2009. Pour la première ministre, ces chiffres sont de 26,9% et 15,3% respectivement.

Dans le même temps, le taux de soutien électoral de Viktor Ianoukovitch, leader du Parti des régions, la plus puissante force d'opposition en Ukraine, restait stable dans cette même période, bien qu'il ait légèrement baissé (passant de 25,4% à 24,2%).

http://fr.rian.ru/world/20090326/120756282.html



Crise en Ukraine: des dizaines de milliers de manifestants à Donetsk et Kharkov


KIEV/DONETSK, 27 mars - RIA Novosti. Des manifestations du Parti des régions se sont déroulées vendredi en Ukraine en signe de protestation contre la politique du président et du gouvernement, en rassemblant près de 20.000 personnes à Kharkov et quelque 25.000 autres à Donetsk, rapporte le service de presse du parti.

"Environ 20.000 habitants de Kharkov participent à la manifestation antigouvernementale sous le mot d'ordre: "Stop à la crise, le pouvoir dehors" qui se déroule sur la place de la Liberté. Les manifestants exigent la démission du président Viktor Iouchtchenko et du gouvernement, incapables, selon eux, de gérer le pays frappé de plein fouet par la crise économique mondiale. Le président et le gouvernement doivent démissionner, scandent-ils", stipule le communiqué du service de presse du Parti des régions.

Les gens sont aussi descendus dans la rue dans plusieurs autres villes ukrainiennes.

A Kiev, devant les manifestants, Viktor Ianoukovitch, leader du Parti des régions, la plus puissante force d'opposition en Ukraine, a dénoncé la détérioration de la situation économique en Ukraine et la hausse du chômage, mettant en cause les dirigeants du pays.

Le Parti des régions menace de bloquer la semaine prochaine le travail de la Rada suprême (parlement) pour exiger l'organisation d'une présidentielle et de législatives anticipées.

http://fr.rian.ru/world/20090327/120776033.html



Je pense qu'il est important de voir la dynamique anti-otan qui se développe dans les pays de l'est (avec en élément catalyseur la crise économique et le révisonisme historique): Iouchtchenko est grillé en Ukraine. De même en République Tchèque, le pion de Washington (son nom m'échappe) vient de se prendre une motion de censure (notamment pour le "bouclier anti-missile", ainsi que pour la crise).
Sauf magouilles, les éléctions (prévues pour la fin de l'année où le début de l'année prochaine) devraient permettre de foutre dehors le nazillon-atlantiste Iouchtchenko. Smile
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Apr 2009 à 23:33
Ukraine: gare terminus
CEDRI   

Nous sommes revenus il y a quelques jours d'un voyage de délégation dans l'ouest de l'Ukraine, au cours duquel nous avons visité deux camps de réfugié-e-s. Le « Comité d'Aide médicale de Transcarpatie » nous y avait invités. A l'automne dernier, le camp situé à Pavchino, en Transcarpatie, a été fermé à cause des critiques internationales qu'il suscitait. C'est dans ce camp-là que les réfugié-e-s expulsé-e-s par les pays voisins membres de l'UE étaient enfermé-e-s. Ils étaient entassés là-bas, été comme hiver, en partie logés dans des tentes. Depuis la fermeture du camp, la question du sort de ces réfugié-e-s n'a plus été soulevée.




Nous sommes restés sceptiques face à ce silence. Où se trouvent les réfugié-e-s actuellement ? Les pays européens continuent à les expulser en Ukraine qui a des frontières communes avec la Pologne, la Slovaquie,la Hongrie et la Roumanie. Pour un nombre croissant de migrant-e-s, l'Ukraine devient la gare terminus de leur cheminement vers l'Ouest. Nos amies et amis sur place avaient connaissance de quelques indices que nous voulions suivre. Ce que nous avons vu nous a bouleversés.

Le mardi 10 mars, nous avons visité, grâce au talent de négociateur de nos partenaires, un camp dans la caserne des gardes-frontières ukrainiens à Chop, une ville à la frontière hongroise. Jusqu'à présent,presque personne n'avait accès à ce camp. Accompagnés par des représentants de Caritas de l'Eglise uniate locale, nous avons rencontré le major des gardes-frontières, qui nous a conduits à travers le site de la caserne.

Il nous amène d'abord dans un pavillon, qui a été rénové avec les ressources de l'UE et de Caritas Autriche. Dans la partie gauche du bâtiment se trouve le secteur des femmes,et dans la partie droite celui des hommes. L'officier nous présente la cuisine commune dans l'aile des femmes et les chambres. Seule une femme âgée originaire de Moldavie s'y trouve. Elle est assise sur son lit, prostrée et silencieuse. On nous montre une porte fermée à clé qui conduit à une cour grillagée « destinée aux enfants ».

Une grille s'ouvre devant nous; nous arrivons dans le secteur des hommes. L'air est suffocant. Un étroit couloir central s'étend devant nous, avec de chaque côté quatre cellules habitées pour 3-4 personnes fermées par de lourdes portes en acier. Deux cellules sont vides. Des yeux pleins d'espoirs nous observent à travers des judas de la taille d'une carte postale. Nous parvenons à communiquer avec quelques réfugié-e-s par ces petites ouvertures. Deux jeunes Géorgiens sont ici depuis plus de trois mois ; l'un d'eux ne mange presque plus rien et l'autre se plaint de l'eau qui est imbuvable. Un homme originaire du Pakistan demande quand il pourra enfin déposer une demande d'asile. En tout, le pavillon a la capacité d'accueillir 44 personnes. Nous n'en voyons cependant tout au plus 20. Au début, on nous avait pourtant dit que le nombre d'occupants se chiffrait à 120 personnes. Où sont donc passées les autres? Nous insistons à nombreuses reprises auprès du major sur le fait que nous voulons voir les autres réfugié-e-s. Après de longues hésitations, on nous amène dans un autre bâtiment.

Un garde-frontière en uniforme de combat nous ouvre la grille. Nous nous retrouvons dans un couloir sombre : il y a une panne d'électricité. Les portes des cellules sont ouvertes et, petit à petit, de jeunes hommes affluent dans le couloir. Ils sont debout devant nous, tout autour de nous. Des hommes venant de Somalie, d'Irak, d'Erythrée, de Palestine, de Tchétchénie, d'Afghanistan. Un Palestinien parle bien le français. Il nous implore : ils sont 27 personnes dans une cellule d'environ 5 mètres sur 5, contenant quatre lits à trois étages. Ils doivent se relayer pour dormir. La nourriture est misérable, il n'y a pas d'eau propre, pas d'eau chaude, pas de douches. Ils doivent demander aux gardiens pour pouvoir aller aux toilettes. Il règne une odeur épouvantable. En tout, le secteur compte quatre cellules contenant environ 100 personnes. Ils n'ont le droit d'aller respirer l'air frais de la cour intérieure que deux fois par mois, même si l'air des cellules est irrespirable. Un juriste vient toutes les deux semaines. Mais personne n'a jamais eu de nouvelles de sa demande d'asile.

Les caisses de l'Etat ukrainien sont vides. Ce dernier parvient à peine à payer la solde de ses propres gardes-frontière. Jusqu'à présent, c'est la Caritas locale qui assurait pour ainsi dire l'alimentation des personnes internées. L'oeuvre de charité amenait de l'eau potable dans des bouteilles, de la nourriture, des habits, des affaires de toilette et des médicaments. C'est elle aussi qui rémunérait une assistante sociale et la visite des juristes. Cependant, les ressources de Caritas sont également épuisées, car l'UE ne fournit plus d'argent. Personne ne sait comment la situation va pouvoir continuer.

Dans la même journée, nous avons rendez-vous avec le Délégué à la Migration du Ministère des Nationalités et des Religions à Oujgorod, la capitale de la Transcarpatie. Il nous assure qu'il ne reçoit plus de demandes d'asile déposées par les réfugié-e-s du camp de Chop, qui est soumis au Ministère de la Défense. Le Délégué n'aurait aucun contact avec le camp.

Plus tard, à Oujgorod, nous avons rencontré cinq réfugiés somaliens qui avaient réussi à déposer une demande d'asile bien auparavant. Ils ont ensuite obtenu un permis de séjour provisoire, mais n'ont aucune chance d'obtenir l'asile. Ils n'ont pas le droit de travailler et ne reçoivent aucune aide. Ils habitent à neuf dans une pièce minuscule. Les policiers les fouillent et les interrogent presque quotidiennement. Ils osent à peine se promener dans la rue par peur d'agressions racistes. Leur voix est hésitante, ils ont peur et refusent de nous en dire plus.

Deux jours plus tard, nous nous rendons 500 km plus au nord du pays, en direction de Ludsk. C'est ici qu'un camp « modèle » a été construit, d'après les plans de l'Organisation Internationale pour les Migrations. L'OIM est une organisation intergouvernementale, qui s'est par exemple occupée des camps d'internement pour les boat people dans de lointaines îles du Pacifique, sur ordre de l'Australie. Le camp ukrainien se situe aux fins fonds d'une forêt marécageuse, à l'emplacement d'une ancienne base soviétique de missiles nucléaires. Le site est entouré d'un haut mur blanc surmonté de fils barbelés flamboyants. Les bâtiments sont fraîchement rénovés ; tout a l'air propre et stérile. Bref, une prison parfaite, sous le contrôle du Ministère de l'Intérieur, avec des policiers mais aussi avec d'effroyables gardiens en uniformes noirs, munis de longues matraques. Des femmes en blouses blanches impeccables déambulent dans les couloirs comme si c'était une clinique.

Un vrai goulag moderne. Le camp est prévu pour 180 personnes, mais seulement 29 y sont enfermées. Nous apprenons que, là aussi, l'argent manque pour pouvoir nourrir un nombre plus élevé d'occupant-e-s. L'Occident s'est contenté de financer la rénovation. Les réfugié-e-s restent au maximum 6 mois dans ce camp et sont ensuite relâché-e-s ­ sans travail, sans logement ni argent ­ à quelque part dans la campagne. On nous mène dans une bâtisse où se trouvent les réfugié-e-s: ils sont assis dans une salle de repos grillagée, comme paralysés. Ils ne veulent pas nous parler sous le regard des gardiens, ils ont peur. Nous quittons ce lieu avec la chaire de poule. Ukraine : gare terminus.

Que pouvons-nous faire ? Au cours de notre voyage, nous avons rencontré plusieurs comités qui forment la base d'une future société civile. Grâce à eux, des projets de développement avec la population autochtone peuvent être élaborés ; grâce à eux, la traite d'êtres humains est combattue ; grâce à eux, nous avons pu visiter les camps. Ils aimeraient faire quelque chose pour les réfugié-e-s et nous voulons les appuyer dans leurs actions. Aidez-nous à les soutenir! Cent francs d'ici sont une grande somme là-bas.

Dans l'immédiat : Il faut de toute urgence de l'eau potable, de la nourriture, des habits et des médicaments pour les réfugié-e-s se trouvant dans le camp de Chop, ainsi que des conseillers juridiques indépendants, dans le camp et en dehors de celui-ci. Il faut créer un fond d'urgence pour les réfugié-e-s démunis se trouvant dans les villes qui sera géré par nos partenaires sur place.

A moyen terme : Nous voulons promouvoir l'aménagement de centres « ouverts » et de permanences, dans lesquels les réfugié-e-s puissent recevoir des conseils, des soins médicaux, et dans lesquels ils puissent se retrouver en paix, comme alternative aux camps verrouillés. En outre, il est urgent de sensibiliser la population ukrainienne à la détresse dans laquelle vivent ces réfugié-e-s, afin de prévenir les violences xénophobes.

A long terme : Organiser une campagne d'information dans notre pays et dans les pays européens avec pour but de stopper les renvois en Ukraine. Un dossier détaillé destiné aux organisations pour les réfugié-e-s et aux médias est en préparation et nous l'envoyons sur demande.

Nous ne pouvons pas accepter que les riches Etats européens essayent de se débarrasser du problème des réfugié-e-s en les refoulant vers les pays plus pauvres à la périphérie de l'Europe. Nous vous remercions d'avance pour votre solidarité.

 

Le Cedri est le Comité Européen pour la Défense des Réfugiés et Immigrés

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Sep 2009 à 15:08
La gauche ukrainienne forme une allaince pour les élections de janvier prochain
 
Cette alliance regroupe le parti communiste, Parti justice, Union des forces de gauche et le parti socialdémocrate.
 
Le parti socialiste et le parti socialiste progressiste ont refusé de s'intégrer dans l'alliance.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Feb 2010 à 23:27

La page de la « révolution orange » se tourne à Kiev

Cinq ans après sa défaite face au camp « pro-occidental », Viktor Ianoukovitch est élu président de l’Ukraine. Il devra dans les prochaines semaines, mettre un terme à l’instabilité politique et économique qui mine le pays depuis des années.

Viktor Ianoukovitch devait emporter (48 %), sauf surprise, l’élection présidentielle ukrainienne sur son adversaire Ioulia Timochenko (46 %), marquant ainsi une nette défaite de la « révolution orange » (2004) et ouvrant une nouvelle page de l’histoire d’un pays affecté par les crises politiques à répétition et une économie fortement dégradée. L’une des explications est que Ianoukovitch et son Parti des régions ont fortement mobilisé leurs troupes dans la partie russophone et industrielle de l’est de l’Ukraine. Alors que Ioulia Timochenko, qui veille à son image portant tresse blonde et parlant l’ukrainien dans ses interventions, a réuni ses voix principalement dans l’ouest du pays. Cette « revanche » de Viktor Ianoukovitch, cinquante-neuf ans, sur le président sortant Viktor Iouchtchenko, éliminé dès le premier tour (5 % contre 52 % en 2004) est avant tout due « à un bilan économique et social catastrophique, aux luttes politiques intestines incessantes sur fond d’opposition entre Kiev et Moscou ainsi qu’à l’abandon de l’Ukraine par les dirigeants de l’UE », selon un spécialiste de la région. D’ailleurs, dans un discours prémonitoire sur le ras-le-bol des Ukrainiens face au clan « orangiste », Viktor Ianoukovitch avait lancé à Kiev à la veille du deuxième tour une formule choc  : « Cinq ans de pouvoir orange ont montré qu’on ne pouvait plus vivre comme ça. »

un prêt de 11,4 milliards d’euros accordé par le fmi

Les cinq années de la présidence Iouchtchenko auront en effet été marquées par la chute de 15 % du PIB en 2009 et un chômage endémique situé par les économistes entre 15 % et 20 % dans cette ex-République soviétique de 46 millions d’habitants. Du fait de la crise mondiale, Kiev a de plus été confronté à une forte réduction des exportations d’acier, la principale ressource de l’Ukraine. Ceci a conduit à l’effondrement de la monnaie locale (khrivna), à la chute de l’immobilier sur fond de corruption galopante et à un poids grandissant des oligarques ukrainiens liés à leurs voisins russes.

L’Ukraine a donc dû faire appel au FMI qui lui a accordé un prêt 11,4 milliards d’euros en 2008, dont 10 milliards ont déjà été déboursés. Pourtant, l’État n’est pas sûr de pouvoir verser les retraites et les salaires de la fonction publique. Ces phénomènes ont accéléré la perte de crédibilité des dirigeants ukrainiens issus de la « révolution orange » et ont conduit une grande partie de la population à une volonté de changement pour retrouver une stabilité politique et économique.

La dégradation des relations avec Moscou, marquée notamment par les crises à répétition sur le gaz russe qui transite par l’Ukraine, l’affaire de la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 où Kiev a pris ostensiblement le parti de Mikhail Saakachvili ont desservi le pouvoir du président sortant dans un pays où les liens historiques restent forts entre les deux républiques. En retour, les dirigeants de l’UE se sont empressés d’oublier les promesses de rapprochement entre Kiev et Bruxelles et sur l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan.

Reste à savoir si le premier ministre sortant, Ioulia Timochenko, contestera la victoire de son rival qui a réclamé sa démission à la tête du gouvernement.

Quoi qu’il en soit, le nouveau président va être confronté rapidement à une situation difficile où le rétablissement des relations avec Moscou, d’un côté, et avec Bruxelles, de l’autre, va être la priorité. Cela notamment pour tenter d’obtenir une stabilité nécessaire à la solution des questions économiques et sociales brûlantes qu’attendent les Ukrainiens.

Vadim Kamenka


L’OSCE valide le résultat
 
Après le dépouillement de 99% des bureaux de vote, Ianoukovitch était crédité de 48,6% des suffrages contre 45,7% pour le premier ministre sortant. Le reste des électeurs (4,38%) avait coché la case « contre tous ». La participation était en hausse au second tour avec 69 % contre 66,7 % le 17 janvier. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont salué des « élections démocratiques », « transparentes et honnêtes », et « d’écouter le verdict du peuple » afin d’assurer une passation « pacifique » du pouvoir. Viktor Ianoukovitch, a donc invité sa rivale, Ioulia Timochenko, à reconnaître sa défaite. Même si la première ministre ne s’était toujours pas exprimée, hier, le faible écart entre les deux candidats lui laissait la possibilité de contester le résultat devant les tribunaux, au risque de prolonger le blocage du pays. De son côté L’Union européenne, de son côté, a « hâte de travailler avec le nouveau président ukrainien », a annoncé la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton.
 

Ioulia Timochenko conteste le résultat.


Edité par T 34 - 09 Feb 2010 à 23:29
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Feb 2010 à 23:56
 
Voici deux analyses émanant du Parti Communiste de la Fédération de Russie, d’abord  celle de son secrétaire général, G. Ziuganovet ensuite celle de son secrétaire à l’organisation, Ivan Mielnikov. Je vous recommande en particulier la chute du second sur le fait que Timichenko a eu bien de la chance de jouir d’élections équitables si elle était en Russie, elle saurait ce qu’est réellement la fraude. Pas trés encourageant pour l’avenir commun et radieux de Ziuganov. Je plaisante, l’essentiel est bien sûr dans l’idée que « la révolution orange » est terminée et à travers elle, la manière dont les occidentaux ont joué le dépeçage de l’ex-URSS. Le coup d’arrêt, l’a-t-on assez mesuré a été donné par la riposte des Russes à l’invasion de l’Ossetie par la Georgie.

 Declaration de G. Ziuganov, secrétaire du parti communiste de Russie, dans la revue de presse de l’agence de presse Interfax.

Nous avons un avenir commun avec l’Ukraine

Les élections à la présidence de l’Ukraine sont l’événement clef du moment. Sans de bonnes relations de la Russie avec l’Ukraine et la Biélorussie, notre avenir est problématique .  C’est uniquement en unissant les potentiels des trois peuples slaves- frères, que nous aurons l’opportunité d’être compétitifs sur le marché mondial du XXIe siècle. Nous avons une histoire commune, une foi commune, des traditions communes, des victoires communes. Et quand Yushenko a essayé de faire s’affronter les peuples ukrainien et  Russe, les conséqences en ont été douloureuses pour  Kiev et  pour Moscou.

En ce qui concerne les résultats, nous voyons combien la région de Donetsk, a donné 90% de ses voix à Yanukovich, et 6,5 % pour Timoshenko. Dans la région de Lvov, nousfaisons le constat opposé: 9 % pour Yanukovich et 85 % pour Timoshenko. De telle sorte que l’Ukraine est à nouveau divisée en deux blocs, donc quel que soit le dirigeant se pose à lui  le grave problème de comment les réunir.. Ces élections confirment à nouveau, que le schisme qui  créé sous le gouvernement d’Yushenko a désormais un caractère profond et il est bétonné. A cause de cela, durant les entretiens que nous avons eus avec Yanukovich, nous  avons insisté sur la nécessité qu’il s’appuie sur le programme de la gauche pour unifier le pays. Sans une politique intelligente sociale et économique il sera impossible de le faire. Et Yanukovich nous a tendu la main et a appuyé une  série de propositions qui sont les nôtres.

Yushenko et Timoshenko ont signé ces jours-ci des documents pour que l’Ukraine soit intégrée rapidement à l’OTAN. Alors que nous avons réussi à expulser de la Crimée les Américains, qui allaient réaliser des manoeuvres dans la zone.  Près de 15.000 personnes ont participé aux meetings et aux rassemblements. Aujourd’hui Yanukovich a la possibilité de renoncer à cette nuisible idée de rentrer dans  l’OTAN, qui ne ferait qu’aggraver les relations bilatérales avec la Russie et reviendrait à accroître les tensions dans  toute l’Europe.

Nous nous préparons à célébrer le 65 eme anniversaire de la Grande Victoire sur le fascisme. Tous les peuples soviétiques y compris l’ukrainien, ont participé à cette victoire. L’Ukraine s’est vue complètement sous la botte fasciste et a vécu de grandes souffrances. Elle doit sa libération à l’armée rouge. Les tentatives auxquelles nous assistons de révision de l’histoire, et en particulier de donner la médaille de héros de l’Ukraine quelqu’un d’aussi déshonoré que Bandera sont inadmissibles. C’est une décision qui a causé de l’indignation pas seulement dans notre pays mais chez beaucoup d’Européens. Je suis resté sans voix quand j’ai appris que Timoshenko appuyait l’initiative de l’ex-président.

Nous croyons que les résultats de ces présidentielles ukrainiennes peuvent nous permettre de faire un pas en avant sur le chemin d’une union en affrontant les dangers qui menacent les peuples ukrainiens, russes et bielorruse.

Source : http://kprf.ru/international/75557.html

Kprf / Interfax

Le 17 février a eu lieu le second tour des élections présidentielles en Ukraine. Selon les résultats prévisionnels de la Commission électorale centrale d’Ukraine  sur 99 % de bulletins dépouillés, Yanukovich recueille 48,66% face à Timoshenko. La différence est de 2,9%

Le secrétaire de l’organisation du CC du PCFR, Ivan Mielnikov  commente les résultats:

Le résultatétait prévisible. Yanukovich a dominé clairement la campagne et avant et après le premier tour. Il paraît pour le moins étrange qu’Yulia Timoshenko tente de ne pas reconnaître les résultats. 

Si nous analysons d’une manière objective la sociologie électorale, si quelqu’un a additionné des appuis d’une « manière hétérogène » ce fut précisément Timoshenko. Il est difficile d’imaginer comment  Yulia Timoshenko a réussi à augmenter son résultat de 21 %, en partant de 25 % du premier tour, et ce la continue pourtant à lui sembler insuffisant.

En additionnant d’une manière grossière et mécanique les voix venues de la  « droite », aux « libéraux » et «  » pro occidentaux « , personnifiés dans les voix qu’Yushenko et Yatseniuk ont recueillies , on arriverait à 12 %. Ajoutons à cela un pourcentage modeste de voix nationalistes et d’autres de Tiguipko. Dans tous ces cas le total électoral ne dépasserait pas de 15-17 %. De toute façon , on sait bien qu’il est peu fiable d’escompter sur des sommes parfaites en matière électorale donc la norme eut été que le report soit moindre encore. Donc les lamentations sur le vol de voix ne reposent sur aucune logique élementaire, puisqu’on ne disposait pas de la réserve nécessaire lui permettant le saut. Je voudrais encore dire qu’il ne faut pas oublier un détail important : dans le premier tour il y a eu 5 % moins que  dans les dernières législatives. Sur le fond de cette dynamique négative, ses 46 % le résultat d’aujourd’hui est le plus optimiste possible.

Je crois que dans les jours suivants un point final sera mis à ces élections. Le potentiel de protestation « orange » est terminé. Ce qui s’est passé en 2004 n’est pas quelque chose qui arrive souvent.Lheure et le jour peuvent advenir, quand tout coïncide dans un point précis. A cette époque là les forces occidentales ont su capter l’âme des gens. Aujourd’hui ils ne supportent plus le chaos, ils ont besoin d’une stabilité dans l’approvisionnement en   pétrole et en  gaz, pour que l’Europe ne reste pas sans énergie. Et les ukrainiens veulent une sécurité. Si Timoshenko doit comprendre que si elle essaie de rogner des avantages et de prendre l’initiative dans la rue, les partisans d’Yanukovich, qui ont attendu patiemment durant ces cinq années, les balaieront de la vie politique. J’espère qu’Yulia Vladimirovnaa pesé cela avec bon sens, et qu’elle recourra aux négociations dans lesquelles elle excelle et félicitera Yanukovich. Dans l’histoire de la politique il y a une infinité d’exemples de victoires obtenues avec un court  avantage , et personne ne les discute. Timoshenko se doit se sentir  satisfaite, d’avoir joui de toutes les conditions d’ une lutte honnête et ouverte, dans une compétition pour le pouvoir. Si elle avait dû concourir en Russie, elle aurait compris ce que » peut être la fraude et les conditions inéquitables.

Source : http://kprf.ru/international/75555.html

Il s’agit d’une traduction rapide de Danielle Bleitrach, donc à reprendre sous toute réserve et à vos risques et périls.



Edité par T 34 - 11 Feb 2010 à 00:00
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Feb 2010 à 17:44
Le résultat de l'élection était assez prévisible. Ce qui m'as surpris le plus, c''est la faiblesse du score du Parti Communiste Ukrainien au premier tour de l'élection. Unhappy
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Dec 2010 à 22:59

Ioulia Timochenko assignée à résidence en Ukraine

L’ex-premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a été assignée à résidence dans le cadre d’une enquête pour abus de pouvoir « aggravé », a annoncé hier le parquet général. L’égérie de la révolution orange de 2004 n’a pas été pour le moment inculpée. Timochenko est soupçonnée dans le cadre d’une enquête judiciaire pour mauvaise utilisation de fonds reçus par Kiev, près de 290 millions de dollars, en échange de la vente de ses quotas d’émission de CO2 à l’époque où elle dirigeait le gouvernement.

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