Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

Afrique du Sud

 Répondre Répondre Page  <1 345
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jun 2013 à 16:22

mandela%20nelson 

Les alliés historiques de Mandela, le Parti communiste et le syndicat de classe COSATU, lui souhaitent un prompt rétablissement

Introduction et traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La santé précaire de Nelson Mandela préoccupe au plus haut point le peuple sud-africain, et tous ceux qui ont lutté contre l'inique système d'apartheid.

Elle suscite également en Occident une sympathie sincère mais aussi une méconnaissance éclatante de celui qui fut un dirigeant révolutionnaire conséquent, liant lutte contre l'injustice raciale au recul de la misère sociale

Icône inoffensive en Occident, sa vie combattante est marquée par l'esprit révolutionnaire, influencé par les idéaux communistes : lui-même a admis que la lecture de Marx, Engels et Lénine ainsi que la position internationale de l'URSS l'avaient conduit à abandonner ses préjugés initiaux envers le communisme et, à son premier procès en 1952, à prendre à son compte l'étiquette infamante de « communiste » lancée par le régime.

En 1961, c'est inspiré par la révolution cubaine qu'il fonda la branche armée de l'ANC, « Umkhonto we Sizwe », avec le communiste Joe Slovo, qui fut son conseiller juridique lors de son second procès de 1962 qu'il le conduira pour 27 années en prison, sous la complicité des grandes puissances occidentales, États-Unis et Grande-Bretagne en tête.

Parmi les cercles dirigeants occidentaux, les messages hypocrites vont abonder de ceux qui, il y a 30 ans, toujours se taisaient et entretenaient un commerce juteux avec le régime d'apartheid, souvent soutenaient ouvertement le régime contre le péril communiste. N'oublions pas.

Dans le même temps, les partis communistes du monde menaient une campagne de longue haleine pour obtenir la libération de Mandela et la chute du régime d'apartheid. Cuba et l'URSS luttaient en Angola contre les miliciens contre-révolutionnaires soutenus par l'Afrique du sud, les Etats-unis et même la Chine. Souvenons-nous.

Nous publions ici les communiqués des deux alliés historiques de Mandela et de son mouvement de libération nationale, l'ANC: d'une part, le Parti communiste d'Afrique du sud (SACP); d'autre part la confédération syndicale révolutionnaire et de lutte, la COSATU, étroitement liée au Parti communiste.

sacp1l

Le communiqué du SACP sur l'admission à l'hôpital de notre ancien président


Le SACP a pris note des informations selon lesquelles l'ancien président Nelson Mandela a été admis à l'hôpital pour le traitement d'une infection pulmonaire récurrente. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, ainsi que tout notre soutien à l'équipe médicale qui prend soin de lui.

A sa famille et l'ancien président, toutes nos pensées vous accompagnent!

Le SACP appelle tout le monde à veiller, en faveur de l'ancien président et de sa famille, au respect de sa vie privée dans la période.

cosatu

Le COSATU souhaite ses meilleurs voeux à Madiba!

Le Congrès des syndicats sud-africains adresse ses meilleurs voeux à notre leader national adoré, le camarade Nelson Mandela, qui a été admis à l'hôpital ce matin, 8 juin 2013.

Nos 2,2 millions de membres, des centaines de milliers de travailleurs, des millions de sud-africains et d'innombrables personnes éprises de liberté dans le monde pensent à toi en ce jour et te souhaitent un prompt rétablissement, et un retour en pleine santé chez toi.

La contribution de Madiba à la lutte pour la liberté et la démocratie n'a été égalée par personne et il est devenu, de façon totalement méritée, une icône révolutionnaire et un modèle pour tous ceux qui luttent contre la tyrannie, l'exploitation et la pauvreté.

Puisse-t-il continuer à nous inspirer encore longtemps!

 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jun 2013 à 18:08

Afrique du sud. Soweto pense à Nelson Mandela

Pretoria, Soweto (Afrique du Sud), envoyé spécial. La plus célèbre township d’Afrique du Sud a commémoré les massacres du 16 juin 1976 avec une pensée toute spéciale pour Madiba, toujours hospitalisé à Pretoria. 

Alors que Nelson Mandela entame aujourd’hui son neuvième jour au Mediclinic Heart Hospital de Pretoria, des anonymes continuent à venir devant l’établissement et accrochent des ballons de couleur et des messages sur les grilles. Mais nul ne sait si les dernières nouvelles données sur l’état de santé de celui qu’on nomme affectueusement « Tata » sont rassurantes ou non. « La santé de Madiba continue de s’améliorer mais son état demeure grave », a déclaré jeudi le président sud-africain, Jacob Zuma. Depuis, plus rien ou pas grand-chose.

Ce 16 juin, date commémorative du soulèvement de Soweto en 1976, qui a fait plus de 
500 morts et des milliers de blessés parmi les écoliers qui se révoltaient contre le régime d’apartheid, a revêtu cette fois une signification toute particulière en raison justement des spéculations sur la santé de Mandela, affaibli par une infection pulmonaire récurrente. La journée a commencé par une messe à l’église Regina Mundi de Soweto, dont l’histoire est couplée à celle de la lutte anti-apartheid, comme en témoignent encore les impacts de balles sur les murs, tirées par l’armée en ce 16 juin 1976. L’un des vitraux géants représente d’ailleurs Mandela ! Près du monument érigé à la mémoire d’Hector Pietersen, le premier adolescent tué en cette journée de révolte, des gerbes sont déposées. « Si nous célébrons chaque année cette date, devenue Journée de la jeunesse en Afrique du Sud, c’est pour nous souvenir mais aussi pour rappeler d’où nous venons », explique à l’Humanité le maire de Johannesburg, Parks Tau. « À ce titre, nous célébrons bien évidemment Nelson Mandela et nous prions pour qu’il se rétablisse rapidement. » Pourtant, de nombreuses voix se font entendre pour que ce héros de la nation sud-africaine puisse finir ses jours tranquillement. « Pour nous, Noirs, il faut respecter la tradition. Mandela doit retourner dans son village natal et mourir apaisé. Les Blancs pensent qu’il faut le maintenir en vie coûte que coûte », explique pour sa part Niq Mhlongo, écrivain vivant à Soweto (1).

(1) Son roman, After Tears, a été traduit en français aux éditions Yago.

Pierre Barbancey

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2013 à 18:58

Nelson Mandela dans un état critique

La présidence d'Afrique du Sud a annoncé ce dimanche soir que l'ancien président sud-africain se trouvait dans un état "critique" depuis vingt-quatre heures.

Hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire, l'état de l'ancien militant anti-Apartheid s'est détérioré depuis vingt-quatre heures, a annoncé la présidence dimanche soir. Le communiqué officiel note que le président Jacob Zuma, le vice-président de l'ANC -le parti au pouvoir- Cyril Ramaphosa et Graça Machel, l'épouse de Nelson Mandela, se sont rencontrés à l'hôpital de Pretoria dimanche soir pour discuter de la situation.

"Il est entre de bonnes mains"

"Les médecins font tout leur possible pour que son état s'améliore et font en sorte que Madiba soit bien traité et qu'il soit bien. Il est entre de bonnes mains", a déclaré Jacob Zuma, cité par le communiqué de la présidence, utilisant son nom de clan adopté affectueusement par de nombreux Sud-Africains.

Brisant une semaine de silence, la présidence avait dit samedi qu'il était "dans un état sérieux mais stable", après que la chaine de télévision américaine CBS eut rapporté que son état était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels. Les dernières nouvelles données par la présidence, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de "progrès".

Ambulance

Depuis seize jours, l'état de santé de Nelson Mandela a occupé les esprits. Ce dimanche, le principal parti d'opposition sud-africain, l'Alliance Démocratique (DA), a même réclamé l'ouverture d'une enquête après la panne de l'ambulance qui transportait Nelson Mandela à l'hôpital le 8 juin, un incident qui a créé un début de polémique dans le pays.

Le 8 juin dernier, l'ambulance militaire qui transportait Nelson Mandela a connu un problème de moteur sur le chemin qui le conduisait de sa maison de Johannesburg à une clinique de Pretoria. De ce fait, son arrivée à la clinique a été retardée de 40 minutes, le temps qu'une autre ambulance soit dépêchée sur les lieux. Cependant, selon la présidence sud-africaine, la santé de Nelson Mandela n'a pas été compromise par cet incident. La seconde ambulance dépêchée sur les lieux était "complétement équipée, avec des spécialistes et des infirmières pour les soins intensifs", a souligné samedi le porte-parole présidentiel Mac Maharaj.

Certain optimiste

Alors que le pays s'était beaucoup inquiété dans les jours qui ont suivi cette dernière hospitalisation, résigné à sa mort prochaine, un certain optimiste était revenu la semaine dernière après que Jacob Zuma eut indiqué qu'il allait mieux. L'ex-président Thabo Mbeki, proche des Mandela, avait encore dit jeudi soir que son illustre prédécesseur n'allait "pas mourir demain". "Nous devons vraiment avoir confiance: nous l'avons encore avec nous, et il va rester avec nous", avait-il ajouté dans une interview.

Nelson Mandela doit fêter ses 95 ans le 18 juillet, une journée désormais reconnue par l'ONU pendant laquelle les citoyens du monde sont appelés à faire une bonne action en son honneur.

Séquelles de la prison

Il a été hospitalisé quatre fois depuis décembre, à chaque fois pour des récidives d'infections pulmonaires. Ses problèmes pulmonaires à répétition sont probablement liées aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l'apartheid.

Il n'est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2010 à Johannesburg.

L'Afrique du Sud suspendue à l'état de santé de Nelson Mandela

Les Sud-Africains semblaient se préparer lundi à dire adieu à Nelson Mandela, héros de la lutte contre l'apartheid et premier président noir de leur histoire dont l'état de santé s'est dégradé.

Hospitalisé depuis 17 jours à Pretoria en raison d'une infection pulmonaire, "Madiba", qui est âgé de 94 ans, se trouve désormais dans un état critique, a annoncé la présidence sud-africaine qui communiquait depuis deux semaines sur son état de santé "grave mais stable". La situation s'est aggravée au cours des dernières 24 heures, ont indiqué dimanche les médecins, qui "font tout leur possible pour améliorer sa condition".

"Si son heure est venue, il peut s'en aller. Que Dieu le garde", commente Petunia Mafuyeka, une infirmière croisée lundi matin sur le chemin de son travail à Johannesburg. "Il nous manquera énormément, ajoute-t-elle. Il a lutté pour nous apporter la liberté. Pas un jour ne passera sans que nous ne pensions à lui. Lorsqu'il partira, je pleurerai."

"Laissez le partir"

Depuis la fin de son mandat unique, en 1999, Mandela, qui partage sa vie entre sa maison de Johannesburg et son village natal de Qunu, dans la province du Cap-Oriental, s'est tenu à l'écart de la vie politique et sa mort ne devrait pas avoir de conséquence forte sur la principale puissance économique africaine. Mais certains craignent une forme d'"acharnement thérapeutique" pour tenter de maintenir en vie le plus longtemps possible une des personnalités les plus influentes du XXe siècle, qui en est à sa quatrième hospitalisation en six mois.

"Je redoute qu'ils le maintiennent en vie. Pour moi, il faut le laisser partir", dit ainsi Doris Lekalakala, qui travaille dans le tertiaire. "Il est âgé à présent. Laissons la nature suivre son cours, il doit pouvoir se reposer."

La dernière apparition en public de Nelson Mandela remonte à la finale de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, en juillet 2010. En avril, la télévision publique a diffusé quelques images de la visite que lui ont rendu Jacob Zuma et d'autres dirigeants du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). On le voyait assis sur un fauteuil, immobile, sans expression, la tête calée par un coussin.

Premier président de l'Afrique du Sud multiraciale en 1994, Nelson Mandela souffre de longue date de problèmes pulmonaires liés à son séjour dans le bagne de Robben Island, au large du Cap, dont il a été libéré en 1990 après 27 années de prison.

 
 


Edité par T 34 - 24 Jun 2013 à 21:04
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2013 à 21:36

Santé de Mandela : tout un pays suspendu

Soweto (Afrique du Sud), envoyé spécial. Le héros de la lutte anti-apartheid était toujours dans un « état critique », hier soir. Tout un pays se prépare maintenant au pire. Jacob Zuma n’a pas caché la réalité sur Madiba. 

Plus personne ne se fait d’illusions ! Les Sud-Africains estiment que, d’ici très peu de temps, aujourd’hui peut-être, la mauvaise nouvelle tombera. Si, en fin de semaine dernière, les déclarations officielles se voulaient optimistes, la visite impromptue du président Jacob Zuma, accompagné du vice-président du Congrès national africain (ANC), dimanche soir, à la clinique où est hospitalisé Nelson Mandela depuis plus de deux semaines, a scellé leurs espoirs. D’autant que Zuma n’a pas caché que Madiba était maintenant dans un état critique. Alors que jusqu’à présent on parlait d’un traitement en vue d’une guérison, le président sud-africain s’est contenté de dire que « les médecins font tout leur possible pour assurer son bien-être et son confort ».

Une annonce cependant reçue avec calme par la population. Dans le township de Soweto, hier matin, tout le monde vaquait à ses occupations. Bien sûr, ici et là, on pouvait entendre dans les conversations, le nom de Mandela. Mais, l’esprit de superstition aidant, personne ne se risquait à évoquer la disparition du premier président de l’Afrique du Sud non racial. « Je prie pour lui, il a tant fait pour nous », consentait à dire une marchande de beignets. « Il faut maintenant qu’il s’en aille tranquille. Quoi qu’il arrive, nous ne l’oublierons jamais », confiait un homme à la sortie d’un shebeen (bar clandestin sous l’apartheid, autorisé depuis).

En revanche, ils étaient tous consternés par la nouvelle, confirmée officiellement, selon laquelle l’ambulance qui transportait Nelson Mandela de son domicile de Johannesburg à la clinique de Pretoria, était tombée en panne sur l’autoroute, perdant ainsi quarante précieuses minutes. En revanche, la famille a démenti les assertions selon lesquelles il aurait été ranimé après un arrêt cardiaque. « Lorsque nous l’avons vu, étant donné l’heure, il dormait déjà. Nous l’avons vu, nous l’avons observé », a insisté Jacob Zuma, qui s’est entretenu ensuite avec Graça Machel, l’épouse de Mandela, et les médecins. Devant la clinique, des anonymes continuent à accrocher des messages. Comme cette petite fille qui a tenu à écrire : « Je t’aime, Madiba. Et je sais que tu m’aimes aussi. »

Pierre Barbancey

Solly Mapaila Le marché privé contre la démocratie

L’un des deux secrétaires généraux adjoints du Parti communiste sud-africain (Sacp) 
– avec Jeremy Cronin–, Solly Mapaila, est un ancien MK, combattant de Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC (Congrès national africain).

Johannesburg (Afrique du Sud), envoyé spécialLes événements autour de la mine de Marikana, qui ont fait plus de quarante morts en août dernier, ont profondément choqué les amis de l’Afrique du Sud. Où en est 
le pays aujourd’hui ?

Solly Mapaila. Nous aussi, en tant que mouvement de libération, nous avons été secoués par ce qui s’est passé à Marikana. C’est une chose que nous avons condamnée. Il y a plusieurs raisons à ce drame. D’abord, la police n’avait pas la formation nécessaire pour gérer une telle situation, face à une foule de mineurs. Ce bain de sang aurait pu être évité. Personne n’a blâmé l’attitude des patrons des mines. Ils sont pourtant à la source du problème. Lorsqu’il y a eu des négociations sur les augmentations de salaires, les patrons ont exclu une partie des ouvriers, ceux qui étaient employés par des sous-traitants, arguant qu’ils ne dépendaient pas d’eux. Dans ce cadre, le syndicat a été incapable de conclure un accord, particulièrement avec Lonmin (Marikana). 65 000 ouvriers travaillent sur le site de cette entreprise. 45 000 d’entre eux dépendaient de sous-traitants. Leur colère a éclaté et ils ont rejeté le syndicat national des mines (NUM, affilié au Cosatu, le Congrès des syndicats sud-africains). En réalité, les patrons ont tout fait pour diviser les mineurs. Certains membres de l’encadrement ont directement travaillé pour que les mineurs rejettent la faute sur le NUM. On comprend l’avantage pour les patrons : ils affaiblissent le syndicat, qui avait déjà obtenu des avantages non négligeables pour les mineurs. Mais avant que la situation ne culmine dans le désastre du 16 août, l’an dernier, d’autres forces étaient partie prenante de ce processus, cherchant à détourner les ouvriers du syndicat. Ce qui a produit de sérieux problèmes. Ils ont ainsi créé un autre syndicat, Amcu, dont la tactique consiste en l’intimidation des travailleurs, et qui a été financé à hauteur de 1 million de rands (environ 100 000 euros) par les groupes miniers. Ce syndicat a fait miroiter l’idée qu’il pouvait obtenir des augmentations de salaire de 150 %. Beaucoup de mineurs y ont d’autant plus cru que leur situation financière est très difficile. Il faut malheureusement reconnaître que le terrain a été favorisé par des permanents syndicaux qui avaient perdu tout lien avec les mineurs, ne descendant plus dans la mine, et se contentaient de leurs bureaux avec air conditionné. Ils n’ont pas su s’occuper de ces milliers de salariés exclus des accords salariaux. Or, ce sont des mineurs les plus exploités, souvent illettrés.

 

Plus généralement, l’Afrique du Sud est face à une crise économique terrible. La pauvreté et le chômage continuent d’augmenter, c’est particulièrement vrai chez les jeunes. Pourquoi la politique menée 
ne parvient-elle pas à enrayer 
cette chute ?

Solly Mapaila. L’économie de l’Afrique du Sud est liée à celle du monde entier. Tout n’est donc pas de notre fait. Cela dit, nous devons tirer les leçons des erreurs que nous avons commises dans le passé. Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous nous sommes focalisés sur la mise en place d’institutions démocratiques. Nous pensions qu’ainsi nous allions créer des emplois. Mais le grand capital, le capital blanc et raciste, ne croyait pas en notre révolution. Il a commencé à se désinvestir. Et nous n’avons pas su réagir correctement. Nous avons allégé le contrôle des changes, nous avons laissé le grand capital sud-africain s’installer dans d’autres régions du monde. L’Anglo-American, par exemple, l’une des plus importantes compagnies minières, qui s’est développée en Afrique du Sud, a installé son siège à Londres comme nombre d’autres compagnies sud-africaines de différents secteurs. Nous en subissons les conséquences. Nous aurions pu refuser ces transferts ou menacer d’amendes financières. Au contraire, nous avons facilité ces départs. Cet argent sud-africain est partout dans le monde, sert à créer des emplois mais pas en Afrique du Sud. Ce qui a créé la crise que nous vivons. De même, la stratégie du Gear, aux orientations néolibérales, a remplacé le programme de reconstruction et de développement (RDP). Nous sommes tombés dans le même travers que la plupart des pays africains, avec des promesses du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale ou de pays européens comme l’Allemagne. Celle-ci nous avait donné des garanties pour notre Banque centrale en 1996. Des financiers allemands ont investi dans notre Banque centrale pour rééquilibrer notre monnaie face à l’euro. Maintenant, pour sortir de cette situation et retrouver le contrôle total de notre Banque centrale, il nous faudrait verser des milliards de rands. Ce que nous ne pouvons pas faire. Cela étant, notre révolution a réussi dans de nombreux domaines, pour satisfaire les besoins du peuple. Mais il y a encore beaucoup de choses à réaliser. Nous avons besoin de nous focaliser sur le rôle essentiel que doit jouer l’État dans le secteur public. C’est-à-dire qu’il faut renforcer l’économie publique apte à remettre en question la logique du marché. Le business a, jusque-là, été le principal bénéficiaire de la transition en Afrique du Sud, créant un fossé avec la masse des plus pauvres. C’est pourquoi les indicateurs sociaux stipulent que nous sommes la société la plus inégale au monde. Maintenant, le business sud-africain a un accès illimité au marché mondial et ne cesse de grandir. Il est apparu plus de 50 000 millionnaires dans le pays depuis 1994 ! Mai il reste une énorme masse de pauvres et le taux de chômage est très élevé, ce qui crée un nouveau défi pour l’État, afin de combler leurs besoins. On n’arrivera pas à un véritable redressement tant qu’il n’y aura pas une croissance économique suffisante, qu’il n’y aura pas un rôle suffisant de l’État dans l’économie. On ne peut pas s’appuyer sur le business. Il a montré son incapacité à remplir sa tâche pour développer le pays. Le business est assis actuellement sur 415 milliards de rands en liquide qui ne sont pas déployés dans les secteurs productifs de l’économie. Ils les utilisent pour faire de l’argent facile au lieu de l’investir pour créer des emplois et aider à la croissance économique. C’est pourquoi l’État doit prendre ses responsabilités. Par exemple, il doit s’attaquer au problème du prix trop élevé de la nourriture et d’autres produits de base, fixé par le marché. Il faut une intervention décisive dans ce domaine. Si on laisse faire le marché, il finira par détruire ce que nous avons commencé à mettre en place pour l’Afrique du Sud démocratique.

 

Est-ce que cela signifie qu’il faut nationaliser certains secteurs, comme les mines ?

Solly Mapaila. Nous avons eu un grand débat sur la question des nationalisations. Ce concept a été réintroduit en Afrique du Sud, dans le contexte de l’intervention des États-Unis et de l’Europe pour sauver des compagnies du secteur financier. Certains, en Afrique du Sud, se sont alors dit que le gouvernement devrait racheter les mines sous prétexte que les compagnies ne parviennent pas à écouler leur production sur les grands marchés mondiaux et qu’elles licencient des travailleurs. Certains acteurs du Black Economic Empowerment (BEE) tentent de revendre au gouvernement les parts qu’ils détiennent dans les mines. C’est ce qu’ils appellent une nationalisation. Nous sommes opposés à cela, car, en réalité, il s’agit de la nationalisation de dettes par des richesses. Il est d’ailleurs apparu que ces nationalisations coûteraient au pays 400 milliards de dollars ! Notre budget n’est même pas de 200 milliards de dollars. Il faudrait donc nous endetter pour cela. Une éventualité que, dans ce contexte, nous refusons. Dans l’absolu, nous ne sommes pas contre une nationalisation. Mais il faut garder en tête que la nationalisation ne se fait pas toujours dans le cadre d’une politique progressiste. L’apartheid avait nationalisé certains secteurs, mais pour le bénéfice d’une minorité blanche.

 

Dans un tel contexte, que se passe-t-il au sein de l’alliance tripartite qui lie le Sacp (Parti communiste sud-africain) à l’ANC (Congrès national africain) et au Cosatu ?

Solly Mapaila. La révolution sud-africaine est confrontée à de nombreux défis. Normalement, cela signifie que l’alliance, dans son ensemble, doit y faire face. Les multinationales font tout pour dénigrer et remettre en question nos orientations. Ce n’est pas nouveau. En revanche, ce qui l’est, c’est la tentative de captation de l’État par des individus associés aux compagnies étrangères. Celles-ci, à coups d’importantes sommes d’argent, tentent de diviser le mouvement. Il y a aussi ceux qui ont bénéficié du bond en avant démocratique et sont devenus des hommes (et des femmes) d’affaires. Ils utilisent maintenant cet espace pour, avec cet argent, et dans un contexte de forte pauvreté, gagner des soutiens. Ils pensent qu’ils peuvent utiliser l’argent pour acheter et contrôler le mouvement de libération. Dans leur esprit, ils n’ont pas à suivre les orientations et la discipline de l’ANC, au contraire, le mouvement devrait les suivre. C’est l’un des défis majeurs. En 1990, lorsque nous sommes sortis de la clandestinité, il n’y avait pas de millionnaires au sein du Comité exécutif national (NEC) de l’ANC. Maintenant, il y en a beaucoup. Il y a un changement de caractère de notre révolution et de notre société. Ce qui pose des défis bien spécifiques. C’est une composante de la révolution, mais qui, en même temps, fait de la révolution sa propre victime. Nous avons créé la possibilité, même pour des Noirs, de devenir riches. Ils sont influencés par le capitalisme monopolistique mondial qui tente de les utiliser pour mettre la main sur notre révolution et sur notre État. En tant que Parti communiste, nous nous battons pour mettre en échec ces tentatives. Si vous étudiez les conférences de l’alliance, vous verrez qu’elles sont très disputées. Pourquoi ? Parce que certains, au sein de l’ANC ou du Cosatu, sont envoyés pour tenter de prendre des places de direction. Ils n’ont rien à perdre. S’ils échouent, les puissances d’argent prendront soin d’eux. S’ils réussissent, c’est parfait. Ils n’en ont rien à faire de détruire le mouvement avec un tel processus. Maintenant, il est clair qu’il y a une véritable tentative de déstabilisation de l’Afrique du Sud. Ces forces veulent contrôler l’ANC, le Sacp, le Cosatu et les mouvements démocratiques de masse. Pour revenir à l’alliance, elle est composée de trois entités différentes, mais qui partagent un but commun. Chacun connaît son rôle. Mais nous savons aussi que nous, Parti communiste, partageons avec le Cosatu la vision d’un avenir socialiste pour l’Afrique du Sud. Il y a donc, bien sûr, des contradictions. Mais rien ne nous empêche d’exprimer nos points de vue dans le cadre d’un débat démocratique qui préserve ce qui nous lie, pour la construction de ce que l’ANC appelle une société unie, démocratique, non raciale, non sexiste et prospère. Ce à quoi nous pouvons ajouter « société socialiste » ! Mais il ne faut pas favoriser les divisions voulues par certains animés par un anticommunisme viscéral.

 

C’est pour cela que vous continuez à vous présenter aux élections sous l’étiquette de l’ANC et non pas du Sacp ?

Solly Mapaila. Bien sûr. Nous ne pensons pas que ce soit le bon moment d’aller aux élections sous nos propres couleurs. Mais nous avons déjà dit dans le passé : « Pas maintenant, mais pas jamais. » L’unité sous la bannière de l’ANC est le meilleur moyen de faire avancer et d’approfondir notre révolution, pour combattre les inégalités, le chômage. Il est vrai, cependant, que parfois, à cause de la rapidité des choses, nous en oublions nos principes de base. Par exemple, lorsqu’on construit une nouvelle township avec des milliers de logements, mais que le nombre d’écoles ou d’universités créées dans ce cadre est insuffisant. Et donc les gens manifestent leur mécontentement, ce qui est sain.

 

Comment jugez-vous la politique française en Afrique ?

Solly Mapaila. C’est une politique arrogante. La France est devenue un impérialiste belligérant sur notre continent. Elle se permet de changer les gouvernements en place qui ne lui conviennent pas, sous prétexte qu’elle a la puissance militaire. Elle est responsable de nombreuses guerres et de tueries. Parce qu’elle finance des groupes de rébellion qui vont travailler pour ses intérêts, tout en soutenant des dictateurs en place. C’est un cercle vicieux.

L’état de Mandela reste « sérieux »  Comme l’ensemble des forces progressistes en Afrique du Sud, le Parti communiste sud-africain reste attentif à l’état de santé de Nelson Mandela. Mais, comme le fait remarquer Solly Mapaila, « contrairement à ce que disent ou souhaitent certains, l’unité du pays ne sera jamais remise en cause ». L’ancien président sud-africain, hospitalisé pour une infection pulmonaire, « demeure dans un état sérieux mais stable », a affirmé Mac Maharaj, porte-parole de Jacob Zuma. Il s’est refusé à commenter un reportage diffusé par la chaîne de télévision américaine CBS, selon lequel Mandela « ne réagit plus » et « n’a pas ouvert les yeux depuis des jours ». Une autre information selon laquelle l’ambulance qui transportait Mandela était tombée en panne (un autre véhicule avait dû être appelé) a créé la polémique.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey



Edité par T 34 - 25 Jun 2013 à 22:53
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jun 2013 à 21:38

Nelson Mandela reçoit de nouvelles visites à l'hôpital de Pretoria

Johannesbourg, 26 juin (RHC-DPA)- L'ex président sud- africain, Nelson Mandela a reçu la visite d'amis,de proches et de leaders religieux à l'hôpital de Pretoria où il se trouve. Son état est grave.

La presse de cette ville signale que le mur qui entoure le centre sanitaire est devenu une fresque de couleurs , avec des ballons de baudruche, des bouquets de fleurs et de nombreuses cartes peintes à la main où les personnes lui souhaitent un prompt rétablissement.

La presse a fait savoir qu'une délégation des anciens de Qunu, le village natal de Nelson qui est aussi Prix Nobel de la Paix, se déplacera à Pretoria pour lui rendre visite.

Le premier chef d'État noir du pays africain souffre fréquemment d'affections respiratoires contractées durant les 27ans d' incarcération pour avoir lutté contre l'apartheid.

L'état de santé de Nelson Mandela s'aggrave

Johannesbourg, 27 juin (RHC- PL) – L'état de santé de l'ex président sud-africain et Prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela, qui est hospitalisé à Pretoria pour une infection pulmonaire récurrente s'est aggravé ces 48 dernières heures ont signalé des sources officielles.

Le porte parole de la présidence, Mac Maharaj, a déclaré à la radio publique SABC, que face à cette délicate situation de santé de Nelson Mandela le président Jacob Zuma, a annulé un voyage au Mozambique prévu pour aujourd'hui.

Il a adopté cette décision après avoir rendu visite à Nelson Mandela au Mediclinic Heart Hospital de Pretoria.

Le célèbre leader africain de 94 ans, Prix Nobel de la Paix, a été hospitalisé le 8 juin dernier dans un état grave pour une rechute d'une infection pulmonaire qui s'est aggravée ces derniers jours.

Nelson Mandela, icône de la lutte contre le régime raciste de l'apartheid et qui est devenu le premier président noir de l'Afrique du Sud en 1994, reçoit dans ces jours difficiles l'affection des Sud- africains et du reste du monde.

Pour sa part, le secrétaire général des nations Unies, Ban Ki-moon, a considéré la veille Nelson Mandela comme un des géants du XXè siècle et a souligné son leadership dans la lutte contre le colonialisme et le régime ségrégationniste de l'apartheid.

Mandela : tout un pays prêt au pire

Hier soir, l’état de l’ancien président sud-africain était toujours critique.

Pretoria (Afrique du Sud), envoyé spécial. à l’heure où ces lignes étaient écrites, Nelson Mandela luttait toujours contre la mort à l’hôpital de Pretoria où il a été admis depuis le 8 juin. Plus personne ne se fait d’illusions en Afrique du Sud. Chacun sait que la nouvelle fatale tombera d’ici quelques jours, voire quelques heures. L’infection pulmonaire à répétition qui le fait souffrir l’a considérablement affaibli au fil des rechutes.

Depuis dimanche, les signes sont alarmants. Si son état est stationnaire, il est toujours critique, comme l’a précisé sa petite-fille Ndileka. Mais les visiteurs qui se sont succédé – le président Zuma, le vice-président de l’ANC, des ministres – ne laissent plus aucun doute sur le compte à rebours qui a débuté. Des véhicules officiels, avec des plaques militaires, ont franchi les grilles d’accès tandis qu’un pan de murs de la clinique a littéralement disparu sous les fleurs rouge et rose, les ballons et les cartes de vœux. Cent colombes ont été lâchées. George Bizos, son ami depuis 1948 et son avocat dès le procès de Rivonia en 1963, a été prévenu dès samedi de la détérioration sérieuse de Mandela par Graça Machel. Il se refuse à se rendre sur place, se contenant de dire : « Aucun d’entre nous n’est immortel. Nous devons le laisser vivre autant que possible. »

La famille de Nelson Mandela s’est d’ailleurs retrouvée, hier, à Qunu, le village d’enfance de l’ancien président sud-africain. Aucun membre de la famille n’a voulu discuter de l’ordre du jour, mais des rumeurs faisaient état de dissensions sur le site retenu pour accueillir la tombe de Mandela, certains plaidant pour son village natal, Mvezo, à une quarantaine de kilomètres de là. En tout état de cause, comme le veut la culture xhosa (l’ethnie de Mandela), les funérailles proprement dites ne pourront avoir lieu, au mieux, qu’une semaine après sa disparition.

Pierre Barbancey

La « pensée Mandela », un grand pas pour l’humanité ?

Non-racialité, refus de la domination, combat contre la violence institutionnelle : les valeurs portées par le mouvement de libération sont d’une grande modernité.

« Nous, le peuple d'Afrique du Sud, nous déclarons pour que tout notre pays et le monde le sachent :
L'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, Noirs et Blancs, et qu'aucun gouvernement ne peut équitablement revendiquer une autorité qui ne serait pas fondée sur la volonté du peuple;
(…) Que notre pays ne sera jamais ni prospère ni libre tant que notre peuple ne vivra pas dans la fraternité et ne bénéficiera pas d'une égalité de droits et de chances; »
(…) Et par conséquent, nous le peuple d'Afrique du Sud, Noirs et Blancs ensemble – égaux, compatriotes et frères – nous adoptons cette Charte de la Liberté. » 

Ces principes fondateurs de la lutte pour la liberté au pays de l'apartheid, rédigés par un rassemblement de plus de mille délégués de plus d'une vingtaine d'organisations sud-africaines – dont les communistes – à l'appel de l'ANC, ont été proclamés le 26 juin 1955.
Ils sont en quelque sorte gravés dans l'itinéraire de vie de Nelson Mandela. En 1962, arrêté sur dénonciation de la CIA (1), il déclare notamment à ses juges : «Je hais la discrimination raciale le plus intensément et dans toutes ses manifestations. Je l'ai combattu toute ma vie ; je la combat maintenant et le ferai de même jusqu'à la fin de ma vie. (…) Nous considérons le combat contre la discrimination de couleur de peau et pour l'obtention de la liberté et du bonheur comme la plus haute aspiration de l'être humain. »

Dans sa biographie, le futur dirigeant sud-africain raconte comment son père, un chef traditionnel xhosa, dont le rôle dans la structure tribale était de conseiller le roi, destinait tout naturellement son fils Rolihlahla – « celui qui créé des problèmes » - aux mêmes fonctions de résolution des conflits royaux. Cette double injonction confrontée à la réalité de l'apartheid qu'il découvre dans son adolescence a, d'une certaine manière, formé la personnalité de Nelson Mandela.

Il est en effet à première vue surprenant que cet homme né dans une société rurale traditionnelle vivant dans une sorte de monde parallèle presque résiduel ait été conduit à prendre conscience du sens de la domination raciste des Blancs et de la manière d'arriver à une société démocratique libre. Devant ses juges, dans sa déclaration finale, il explique les raisons de son adhésion au Congrès national africain : « Sa politique répondait à mes convictions les plus profondes. Elle est fondée sur l'unité de tous les Africains, dépassant les différences tribales existant entre eux. Elle recherche la conquête du pouvoir politique pour les Africains sur leur terre natale. L'ANC croit en outre que tous, sans considération du groupe national auquel ils pourraient appartenir, et sans considération de la couleur de leur peau, tous ceux dont le foyer est l'Afrique du Sud et qui croient dans les principes de démocratie et dans l'égalité des êtres humains, devraient être considérés comme des Africains ; que tous les Sud-Africains sont en droit de vivre une vie libre sur la base d'une entière égalité de droits et d'opportunités dans tous les domaines, de l'intégralité des droits démocratiques avec une voix directe  au chapitre des affaires du gouvernement. »

Ces mots n'ont pas été prononcé dans un contexte serein. Le gouvernement raciste venait de proclamer le « Sabotage Act » qui autorisait les tribunaux à prononcer la peine capitale pour « sabotage » afin de contrecarrer les actions de la branche armée de l'ANC dont la tâche consistait à saboter des installations gouvernementales.  

Mandela et ses compagnons devaient à la fois mener campagne pour populariser leurs projets auprès d'une population noire exacerbée par l'apartheid, tout en évitant les embûches mortelles de la confrontation armée avec la population blanche ainsi que les tentations nationalistes noires qui aurait pu mener dans l'impasse d'un bain de sang. Le débat faisait  rage à l'époque dans les milieux intellectuels progressistes africains : fallait-il considérer l'Afrique du Sud comme une colonie, et dans ce cas les descendants des colonisateurs blancs – et pourquoi pas tous les autres immigrants – n'y avaient pas leur place, si ce n'est en se subordonnant à la nouvelle domination, celle des Noirs. Dans le cas contraire, fallait-il envisager la création d'un Etat « multiracial » ou chaque communauté, fondée sur la couleur de la peau, l'appartenance tribale ou encore les pratiques culturelles aurait une case déterminée de la société et du pouvoir? Soit dit en passant, cette dernière conception a encore aujourd'hui des adeptes, notamment dans notre pays. 

La contradiction ne peut être dépassée que si l'on fonde l'action politique en cette occurrence sur la réalité scientifique selon laquelle le concept de « race » est une ineptie lorsque l'on parle d'êtres humains. C'est sans doute là la plus grande leçon que Nelson Mandela a apporté à l'humanité. 
C'est au procès dit « de Rivonia » en 1964, à l'issue duquel il est condamné aux travaux forcés à Robben Island, que le dirigeant sud-africain affirme dans toute sa force sa vision à la fois humaniste, révolutionnaire et réaliste. Dans un discours devenu historique prononcé à la barre du tribunal il explique : « Par dessus tout, nous voulons des droits politiques égaux, car en leur absence notre handicap sera permanent. Je sais que cela paraît révolutionnaire aux Blancs de ce pays, car la majorité des électeurs seront des Africains. Ce qui fait que les hommes blancs craignent la démocratie.
Mais cette peur ne doit pas se placer au travers de la voie de la seule solution qui garantira l'harmonie raciale et la liberté pour tous. Ce n'est pas vrai que le droit de vote pour tous se traduira par une domination raciale. Le clivage politique fondé sur la couleur de la peau est totalement artificiel et quand il disparaîtra, dans un même mouvement la domination d'un groupe de couleur sur un autre sera éliminée. »
« Durant toute ma vie je me suis consacré à ce combat du peuple africain. J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Je caresse l'idéal d'une société démocratique et libre où toutes les personnes puissent vivre ensemble et en harmonie, en bénéficiant de l'égalité des chances. Ceci est un idéal pour lequel j'espère vivre et voir réaliser. Mais si c'est nécessaire, c'est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Nelson Mandela a conclu son premier discours d'homme libre diffusé par les télévisions du monde entier, le 11 février 1990 en reprenant mot à mot cette profession de foi.
Le 27 avril 1994, après son élection triomphale, le premier président de la nouvelle Afrique du Sud reprend ce même thème de l'unité du peuple : « Nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l'espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens » dit-il. Et il ajoute « Nous prenons l'engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond de leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine - une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde. »
Le combat contre la violence institutionnelle de l'apartheid a aussi conduit l'ANC et tout particulièrement Nelson Mandela à chercher à surmonter la contradiction entre l'idée selon laquelle la lutte armée pourrait, outre la libération nationale, conduire à la désaliénation du colonisé, et celle selon laquelle il était préférable de transiger avec le pouvoir dominant en espérant obtenir peu à peu quelques franchises. L'action armée n'était considérée par les dirigeants de l'ANC que comme une actions contre les instruments de domination de l'apartheid, en évitant toute effusion de sang. La  stratégie de refus de la violence fut difficile à tenir, surtout dans la dernière période du pouvoir raciste, ou face tout à la fois aux tentatives de divisions des communautés noires entre elles (notamment avec l'inkatha du chef zoulou Buthelezi) et face aux explosions de colère aveugles dans les ghettos noirs contre de prétendus traîtres que l'on exécutait en les brûlant avec un pneu enflammé (les « colliers de feu »). Mais les responsables de l'ANC continuèrent à préconiser le dialogue et la négociation pacifique.

C'est d'ailleurs dans ce contexte que le président Mandela a instauré une Commission de la vérité et de la réconciliation présidée par l'archevêque Desmond Tutu. Celle-ci est chargée d'entendre les récits des victimes des violences et des injustices commises (y compris par l'ANC) en vue de permettre un processus de réhabilitation. En affrontant de la sorte le passé il est possible en quelque sorte de « faire son deuil » en amenant les coupables a confesser leurs crimes avec la possibilité d'une amnistie. Car comme l'explique Nelson Mandela : « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l'on me prive de ma liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ».

L'Afrique du Sud a ainsi évité une guerre civile qui aurait pu éclater dans le cercle vicieux de la vengeance suivie de représailles. Le Rwanda s'est d'ailleurs inspiré de cette expérience en créant  ses « gacaca ».
Ceci étant, l'effroyable charge de violence accumulée durant des décennies d'apartheid, de racisme institutionnel, d'injustices de tous ordres, de répression sanglante, est sans doute aujourd'hui encore une formidable menace pour l'Afrique du Sud : la délinquance explosive dans les zones de pauvreté et de misère et l'arrogance souvent écrasante de la richesse de quelques uns sont devenus une question sans doute encore plus vitale dans ce pays qu'ailleurs.

« La vérité, c'est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la liberté d'être libres, le droit de ne plus être opprimés. (…) nous n'avons fait que le premier (pas) sur une route plus longue et difficile. Car être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer » écrit-il en conclusion de son autobiographie.

(1) Ce n’est que le 18 juillet 2008 que George W. Bush a retiré Nelson Mandela de la liste des terroristes internationaux.

Michel Muller



Edité par T 34 - 29 Jun 2013 à 01:18
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jun 2013 à 13:41

sa_protest_organization.jpg

Campagne pour protester contre la politique étrangère américaine pendant la visite d’État en Afrique du sud du président Obama

Communiqué commun publié par le Parti communiste d'Afrique du sud (SACP)

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous sud-africains, en tant que Parti communiste d'Afrique du sud (SACP), Jeunesse communiste d'Afrique du sud (YCL), Congrès des étudiants sud-africains (SASCO), Association des étudiants musulmans (MSA), Syndicat national des travailleurs de l'éducation et de la santé (NEHAWU), Congrès des syndicats sud-africains (COSATU), Société des amis de Cuba (FOCUS), Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israel en Afrique sud (BDS south-african) et la Fédération syndicale mondiale (FSM), déclarons notre opposition totale à la venue du président des États-Unis d'Amérique Barack Obama dans notre pays.

Notre opposition repose sur la politique étrangère américaine arrogante, égoïste et oppressive, le traitement des travailleurs et des relations commerciales étrangères enraciné dans le bellicisme, la super-exploitation néo-libérale, le racisme colonial et le mépris ainsi que la destruction de l'environnement, rendant ainsi la réalisation d'un monde juste et pacifique impossible.

La venue du président Barack Obama en Afrique du sud est la première depuis qu'il a été élu chef de l'Etat. Les Etats-unis, sous sa direction, ont intensifié leur offensive contre les droits de l'Homme, la militarisation des relations internationales et continue de gaspiller les ressources mondiales au détriment de l'environnement et des peuples opprimés du monde entier.

Les États-Unis sont profondément impliqués dans l'oppression du peuple du Sahara occidental, le seul pays qui reste colonisé sur le continent africain, par le Maroc. Et à ce jour, la libération des Cinq Cubains et la poursuite d'un embargo sans fondement contre le pays et le peuple de Cuba semblent toujours des questions sur lequel les Etats-unis restent inflexibles. L'appel à la libération des Cinq Cubains a été une campagne internationale importante soutenue même par des vainqueurs du Prix Nobel qui ont publié un document pour leur libération : Zhores Alferov (Prix Nobel de physique, 2000), Desmond Tutu (Prix Nobel de la paix, 1984), Nadine Gordimer (Prix Nobel de littérature, 1991), Rigoberta Menchú (Prix Nobel de la paix, 1992), Adolfo Pérez Esquivel (Prix Nobel de la paix, 1980), Wole Soyinka (Prix Nobel de littérature, 1986), José Saramago (Prix Nobel de littérature, 1996), Günter Grass (Prix Nobel de littérature, 1999).

L'occupation criminelle de la Palestine par l’État d’apartheid d’Israël, quelque chose que nous connaissons bien dans notre pays, n'a été possible que par le soutien financier et politique qu'apportent les Etats-unis au régime raciste israélien. Cela se traduit fondamentalement à la fois par un soutien direct et des aides militaires qui se chiffrent à plusieurs milliards de dollars chaque année – avec une aide américaine à Israel qui surpasse celle destinée à l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie réunis.

En outre, les États-Unis ont depuis des années bloqué, seuls contre tous, tout progrès et se sont totalement isolés et coupés du consensus au sein de la communauté internationale. En fait, les États-Unis sont le pays qui a eu le plus recours au veto de l'ONU: il a utilisé son droit de veto plus de 40 fois pour défendre l'apartheid israélien. En tant que sud-africains, nous nous rappelons douloureusement comment les Etats-unis ont utilisé leur droit de veto pour défendre l'apartheid sud-africain, tout particulièrement contre les résolutions de l'ONU imposant des sanctions économiques et militaires. Les États-Unis, sous Reagan et sous d'autres présidents, ont soutenu l'Afrique du sud de l'apartheid et étaient du mauvais côté de l'Histoire. Pourquoi les États-Unis n'apprennent pas de leur histoire, et ne seraient pas du bon côté de l'Histoire, pour une fois?

Enfin, la politique des États-Unis sur l'environnement, en particulier le fait qu'il est un des plus gros contributeur au réchauffement climatique mondial, et pourtant à ce jour il persiste à refuser d'observer et de signer le protocole de Kyoto, est tout simplement inacceptable.

Les forces progressistes en Afrique du sud ont constamment soulevé ces questions, et tant d'autres, sur le rôle des États-Unis dans la communauté internationale. Nous avons clairement fait connaître le fait que la visite du président des Etats-unis en Afrique du sud n'est pas la bienvenue, et qu'elle fera face à des protestations, des manifestations, des actes de résistances organisées par tous les sud-africains épris de paix et de justice. L'amitié avec l'Afrique du sud doit reposer sur les valeurs de justice, de liberté et d'égalité et c'est que ce les Etats-unis ont insulté, ébranlé et ridiculisé par ses actions sur la scène internationale.

Les questions suivantes seront mises en avant dans les manifestations à venir contre la venue du président Obama :

1Le parti-pris et la persévérance, côté américain, dans la militarisation des relations internationales et de la coopération. On sait bien que les Etats-unis privilégient une approche des conflits dans le monde en incitant, encourageant et parfois en fomentant la guerre, guidés essentiellement par leurs intérêts économiques souvent dissimulés derrière la rhétorique de la défense des droits de l'Homme. La militarisation des relations internationales se manifeste à travers des institutions comme l'AFRICOM, l'OTAN, et la politique perpétuelle du deux poids, deux mesures sur le désarmement nucléaire que les États-Unis prêchent lorsqu'ils s'adressent aux pays du Sud, tout en continuant à collaborer avec une puissance nucléaire comme Israël ;

2La rapacité constante dans la consommation des ressources mondiales par les Etats-unis, illustrée par son soutien à ses multi-nationales qui n'ont aucune considération pour l'environnement, les droits de l'Homme, les lois sociales progressistes etc ;

3Le soutien actif des Etats-unis et la défense des régimes oppresseurs et coloniaux. C'est un aspect de la politique étrangère des Etats-unis qui révèle le plus sa nature hypocrite, quand les régimes qui soutiennent ses intérêts ne sont jamais critiqués ; au contraire, ils sont non seulement soutenus mais maintenus en place par la machine de guerre américaine. Premier sur la liste, Israël, qui continue de servir les États-Unis, au front au Proche-orient, tout en réprimant et maintenant ses politiques d'apartheid racistes contre le peuple palestinien. Un autre exemple, c'est le soutien des États-Unis au Maroc, qui opprime et occupe la Sahara occidental, et le soutien de plus en plus net à des régimes oppressifs, comme en Colombie ;

4Le rôle des États-Unis dans le maintien du continent africain dans le sous-développement ainsi que de relations commerciales impérialistes avec les pays africains ;

5Le blocus injustifiable contre Cuba et la détention injuste des Cinq Cubains ;

6Les États-Unis d'Amérique sont le premier contributeur mondial au réchauffement climatique qui condamne le monde à des catastrophes environnementales ;

Le peuple sud-africain est invité à participer à une Journée nationale d'action le 28 juin, avec une première initiative qui prendra la forme d'une manifestation du siège des Bâtiments de l'Union, siège du gouvernement, jusqu'à l'ambassade américaine à Pretoria.

 

Des avocats sud-africains portent plainte contre Barak Obama

Prétoria, 29 juin, (RHC).- L'Association des avocats musulmans de l'Afrique du Sud a porté plainte devant le Tribunal Suprême de ce pays contre le président étasunien Barack Obama, qu'elle accuse de crimes de guerre et d'actes contre les droits humains.

L'entité a demandé l'arrestation d'Obama, car il a ordonné la mort de nombreux suspects à l'étranger. Elle souligne que cette raison est plus que suffisante pour qu'il soit l'objet d'une enquête et qu'il soit traduit en justice par un tribunal sud-africain.

Cette association est l'une des 15 entités de la société civile qui forment la dite Coalition NO-Bama créée pour s'opposer à la première visite du président étasunien dans ce pays dans le cadre de son périple dans des pays de l'Afrique subsaharienne.

Le massacre de civils à l'aide des drones militaires et la détention prolongée des prisonniers de l'illégal centre de détention de la base de Guantanamo, sans que des charges ne soient présentées contre eux ou qu'ils soient jugés sont des charges imputées à Obama.

 

 


Edité par T 34 - 01 Jul 2013 à 16:47
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jun 2013 à 15:52

Yankee go home

Afrique du Sud : manifestation anti-Obama à Soweto

Des heurts ont opposé la police sud-africaine à des manifestants samedi à Soweto, peu avant la visite du président américain Barack Obama dans le célèbre township de Johannesburg.

Les policiers ont tiré des grenades assourdissantes pour disperser plusieurs centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés devant le campus de l'Université de Johannesburg, où Barack Obama doit rencontrer des étudiants triés sur le volet. Le Parti communiste sud-africain et le syndicat Cosatu se sont vivement opposés à la visite du président américain en Afrique du Sud : "Nous avons clairement fait connaître le fait que la visite du président des Etats-unis en Afrique du sud n'est pas la bienvenue, et qu'elle fera face à des protestations, des manifestations, des actes de résistances organisées par tous les sud-africains épris de paix et de justice" ont-ils affirmé dans un communiqué commun.

Avant cette visite à Soweto, le président américain et sa femme ont rendu visite à des proches de Nelson Mandela, l'ancien président sud-africain, qui se trouve dans un état critique dans un hôpital de Pretoria depuis trois semaines mais ne se rendront pas au chevet de "Madiba" afin de "respecter le calme et la tranquillité de Nelson Mandela et les souhaits de la famille" a fait savoir la Maison blanche. La rencontre a eu lieu à Johannesburg, au Nelson Mandela Centre of Memory.

Depuis le début de son voyage africain en milieu de semaine au Sénégal, Barack Obama a multiplié les hommages au premier président noir de l'Afrique du Sud, admiré à travers le monde comme un symbole de lutte pacifique contre le racisme et de réconciliation. Lui-même premier président métis des Etats-Unis, Barack Obama, qui s'est entretenu à Pretoria avec Jacob Zuma, a qualifié Nelson Mandela de "héros personnel", ce qui avait alimenté un moment l'hypothèse d'une visite à son chevet.

Dimanche, il sera à Robben Island, l'ancienne île-prison dans la baie du Cap où Nelson Mandela a passé 18 de ses 27 années de détention du temps du régime de l'apartheid. Il conclura sa visite par un grand discours, dimanche, à l'université du Cap avant de gagner la Tanzanie, troisième et dernière étape de son voyage, le premier en Afrique à l'exception d'un court séjour au Ghana en 2009.

 

L'Afrique du Sud est la deuxième étape d'une tournée africaine d'une semaine du président américain Barack Obama qui, après le Sénégal, doit le mener en Tanzanie. Il a été accueilli samedi (après la dispersion par la police de quelques centaines de manifestants hostiles) par des chants chaleureux, des applaudissements et des rires de jeunes Sud-Africains dans une université à Soweto. Apparemment la promesse d'un partenariat économique entre les USA et l'Afrique est un slogan qui a séduit certains jeunes dans ce pays, autant que l'hommage que le président américain a rendu à l'ancien leader de l'ANC aujourd'hui dans un état de santé critique Nelson Mandela.

En réponse à cet accueil Obama a tenu un discours adapté à son public  :"J'ai été élu pour mettre fin aux guerres", a-t-il dit, ajoutant qu'il visite régulièrement les jeunes soldats américains qui ont été gravement blessés en Irak et en Afghanistan."Cette idée que nous cherchons à nous impliquer davantage militairement partout dans le monde n'est pas vraie" a-t-il ajouté.

Pour autant cette visite ne fait pas l'unanimité en Afrique du Sud. Buti Manamela, secrétaire national de la Ligue des jeunes communistes (YCL)  après avoir mobilisé un millier de manifestants à Prétoria devant l'ambassade des Etats-Unis vendredi a rappelé qu' «en réalité, Obama est ici pour les relations commerciales, et non pour le bénéfice du continent, mais le profit de l'impérialisme américain. L'avantage des entreprises américaines à continuer de violer nos ressources en minerais ". Selon lui les Américains "voient que la Chine est déjà là. C'est à cause de cette menace posée par la Chine que l'Amérique est ici. Toute cette histoire (le voyage en Afrique) est influencée par le fait que l'économie de l'Afrique est en croissance".  

Lorsque les manifestants ont atteint l'ambassade, un groupe d'activistes musulmans a tenu une séance de prière.
Les autres, portant principalement des insignes de l'YCL , les ont regardés prier. De nombreux policiers se tenaient à l'entrée fermée de l'ambassade. Les manifestants ont brûlé un drapeau étatsunien. Sur certaines pancartes des manifestants on pouvait lire: «Obama, arrête de soutenir des dictateurs en Afrique. Pas de pétrole ici, passe ton chemin »,« 100 ans de génocide en Irak. Guerre dans 100 pays. Etat voyou ». L'affiche d'un jeune garçon disait: «Non, vous ne pouvez pas m'espionner". Une autre pancarte disait: «Etats-Unis sous administration satanique". De nombreux manifestants portaient des blouses oranges et des cagoules noires. Certains portaient des tenues de camouflage et des bérets rouges. Une grande banderole portait une photo du visage d'Obama et les mots: "Rencontrez le plus grand assassin du monde". "Libérez la Palestine. Libérez le Swaziland. Libérez le Zimbabwe" faisaient aussi partie des slogans.

Plus tôt dans la semaine, deux groupes sud-africains avaien tenté d'obtenir des mandats d'arrêt contre le président américain Barack Obama. Mohamed Hussain Vawda, de la Société pour la protection de notre Constitution, qui a porté plainte contre Obama pour " crimes de guerre et crimes contre l'humanité " et l'Association des juristes musulmans (MLA) qui a fait une demande d'arrestation d'Obama en référé auprès de la Haute Cour de Pretoria mercredi mais cette demande a été rejetée.

Vendredi à la suite de la manifestation devant l'ambassade, Loyd Shivambu, ancien membre de l'ANC qui critique aujourd'hui le ralliement de ce parti au néo-libéralisme, dans le Pretoria News, approuve les manifestants. "L'administration américaine sous Obama a poursuivi la domination néo-coloniale en Irak et en Afghanistan, écrit-il, non pas à cause de la guerre contre le terrorisme, mais pour des intérêts économiques étroits, notamment le pétrole. L'administration américaine sous Obama est également coupable de continuer de soutenir l'expansion israélienne illégale et la violation du droit des Palestiniens à l'autodétermination, de sa dignité et de ses libertés fondamentales... Le Zimbabwe est sous sanctions en raison d'un plan de déstabilisation concocté par l'administration américaine et la Grande-Bretagne comme un moyen d'intimider tous les États africains et les forcer à négliger la décolonisation économique." Mais il ajoute que l'Afrique du Sud joue un rôle ouvertement sous-impérialiste. Il accuse son pays d'avoir imposé la victoire de Joseph Kabila au Congo en 2011, d'avoir tenté de défendre Bozizé en Centrafrique, et de n'avoir pas empêché "le viol impitoyable de la Libye par les forces impérialistes" en votant la résolution 1973 sur la zone d'exclusion aérienne à l'ONU, d'avoir été parmi les premiers à reconnaitre le "gouvernement marionnette des Français" de Ouattara en Côte d'Ivoire et de favoriser l'arrogance du roi Mswati au Swaziland. Il accuse enfin Jacob Zuma d'avoir adopté une politique "sécurocratique" en Afrique du Sud depuis 2009, illustrée notamment par sa proposition de force d'intervention rapide pour l'Union africaine.

F. Delorca

 


Las FARC desean recuperación de Mandela
 


Edité par T 34 - 05 Jul 2013 à 20:26
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jul 2013 à 21:36

Obama reconnaît le poids de l’Afrique du Sud

Le président des États-Unis a rendu hommage à Mandela sans un mot sur les responsabilités de Washington dans le soutien sans faille de jadis au régime de l’apartheid.

Johannesburg (Afrique du Sud),  envoyé spécial. Après sa visite au ­Sénégal et avant de se rendre, aujourd’hui, en ­Tanzanie, Barack Obama a fait escale en Afrique du Sud, assurant ainsi pour son premier voyage officiel sur ce continent une présence politique et économique dans les trois principales régions d’Afrique. Évidemment, son arrivée dans la patrie de Nelson Mandela revêtait une signification toute particulière, alors que le premier président de l’Afrique du Sud démocratique est toujours hospitalisé dans un état critique. Si Obama n’a pu lui rendre visite, il a placé son ­séjour sous le signe de son ­
« héros » qu’il a comparé à George Washington !

Devant un parterre d’étudiants à l’université de Soweto, il a encore fait ­référence à Madiba. « Pensez à vingt-sept ans de prison. Pensez aux souffrances, aux conflits et à l’éloignement de la famille et des amis, leur a-t-il dit. Il y a eu des moments sombres qui ont mis à l’épreuve sa foi dans l’humanité, mais il n’a jamais baissé les bras. » Il a en revanche oublié de rappeler que son « héros » a été arrêté par la police de l’apartheid en août 1962 grâce à un renseignement fourni par la CIA ! De même, il n’a pas eu un mot d’excuse pour le soutien apporté par les États-Unis au régime raciste. Le nom de Mandela n’a d’ailleurs été retiré de la liste américaine des terroristes qu’en… juillet 2008, peu avant son quatre-vingt-dixième anniversaire. À l’extérieur du campus, comme la veille à Pretoria devant l’ambassade des États-Unis, des centaines de manifestants ont dénoncé la politique étrangère de Washington.

Hier, le président américain s’est rendu sur l’île de Robben Island, où Mandela a passé près de dix-huit ans avant d’être transféré dans d’autres prisons. « Je suis content que vous alliez visiter mon ancien chez-moi, Robben Island », a ironisé le président sud-africain Jacob Zuma, qui lui-même a été détenu pendant dix ans dans ce sinistre bagne. « Ce qui est important, c’est d’emmener votre famille avec vous. Vos charmants enfants doivent savoir ce qu’ont enduré Madiba et tous les combattants pour la liberté », a-t-il ajouté.

Le voyage d’Obama en Afrique du Sud est la reconnaissance du poids politique et économique de celle-ci. Plutôt que l’aide, il a été convenu entre les deux présidents de renforcer le commerce et les échanges. D’autre part, les États-Unis n’ont certainement pas vu d’un mauvais œil l’élection, il y a quelques mois, de la Sud-Africaine Nkosazana ­Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l’Union africaine, écartant ainsi le « candidat » de la France, le Gabonais Jean Ping. C’est d’ailleurs depuis l’Afrique du Sud que le président américain a annoncé un plan de 7 milliards de dollars sur cinq ans destiné à développer le réseau électrique du continent africain, baptisé Power Africa. Enfin, Obama prévoit d’accueillir l’an prochain, aux États-Unis, un sommet de dirigeants d’Afrique subsaharienne. Une première du genre et qui ne doit certainement rien au hasard.

Cette initiative intervient à peine un mois après une annonce similaire de la France. Lors d’une visite dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba fin mai, François Hollande avait invité les dirigeants africains pour un sommet sur la sécurité fin 2013.

Mandela toujours unificateur  « Après une vie aux services des autres (…) et bien qu’il soit coincé dans un hôpital, Madiba réunit à nouveau la nation 
en cette heure de prière », a déclaré Mgr Tutu, en inaugurant 
une exposition en l’honneur de Nelson Mandela au Cap. 
« Bien que nos cœurs soient lourds, ayons la force et le bon 
sens de reconnaître ce que ce moment représente », a poursuivi 
le prélat : « Une chance de réfléchir à nouveau à notre promesse de mobiliser notre énergie collective. » Nelson Mandela 
est toujours dans un état « critique mais stable », a déclaré, 
samedi, le président sud-africain Jacob Zuma, en formulant l’espoir que Madiba sorte « très bientôt » de l’hôpital.

Pierre Barbancey

Il y a seulement 5 ans que le nom de Mandela a été enlevé de la liste des terroristes des USA

Pretoria, 2 juillet (RHC-Telesur)-Il y a seulement 5 ans que le nom de Nelson Mandela a été enlevé de la liste des terroristes des États Unis qui l'y avaient inclus car le régime racial de l'apartheid l'avait considéré comme criminel.

Le fait d'introduire Nelson Mandela dans cette liste avait indigné les sud-africains qui sont toujours en colère après la visite du Président Barack Obama dans cette nation,vendredi dernier.

En 2008,le Congrès de Washington a approuvé une mesure pour ôter le nom du leader sud africain du document officiel de terroristes, afin d'améliorer les relations entre les États-Unis et l'Afrique du Sud.

Par ailleurs, Nelson Mandela, appelé affectueusement Madiba est hospitalisé depuis 21 jours dans un hôpital de Pretoria dans un état critique,à cause d'une rechute d'une infection pulmonaire

Le peuple sud-africain et des citoyens du monde entier continuent de manifester leur tendresse envers le prix Nobel de la Paix 1993, en même temps qu'ils prient pour sa santé.

Nelson Mandela a passé 27 ans dans les prisons de l'apartheid pour sa lutte contre le régime raciste de la minorité blanche, étape lors de laquelle il a contracté les problèmes respiratoires dont il souffre de façon récurrente.



Edité par T 34 - 05 Jul 2013 à 02:39
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jul 2013 à 17:08

Le gouvernement de l'Afrique du Sud confirme que l'état de santé de Nelson Mandela est critique

Johannesbourg, 5juillet (RHC-PL)- Le gouvernement de l'Afrique du Sud a confirmé que l'État de santé de Nelson Mandela est critique mais stable et il a démenti les informations selon lesquelles l'ex-président se trouverait dans un état végétatif.

Un communiqué officiel, diffusé hier , a précisé que le Prix Nobel de la Paix 1993, est suivi 24 heures sur 24 par une équipe de médecins experts ,d'infirmières, de paramédicaux et d'autres professions de la santé.

Dans des déclarations à la presse, Denis Golberg, compagnon de lutte du leader anti-apartheid sud-africain a déclaré que quand il l'a vu il y a quatre jours,il était parfaitement conscient.

Nelson Mandela, âgé de 94 ans, est hospitalisé à Pretoria depuis le 8 juin pour une infection pulmonaire récurrente contractée durant les 27 ans passés dans les prisons du régime raciste.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jul 2013 à 19:39

L'ex président sud-africain Nelson Mandela répond favorablement au traitement médical

Pretoria, 12 juillet (RHC-PL)- L'ex président sud-africain Nelson Mandela, âgé de 94 ans, répond favorablement au traitement médical auquel il est soumis et reste dans un état grave, mais stable, a informé hier la présidence du pays.

Le communiqué officiel déclare que pour le deuxième jour consécutif on peut parler d'une relative amélioration du leader de la lutte contre le régime de ségrégation raciale de l'apartheid.

Il est hospitalisé à Pretoria depuis 34 jours pour une récurrente affection pulmonaire et hier le président Jacob Zuma lui a rendu visite et lui a souhaité un prompt rétablissement.



Edité par T 34 - 18 Jul 2013 à 17:22
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jul 2013 à 18:55

Le monde célèbre les 95 ans de Mandela

 

Le%20logo%20du%20Mandela%20Day.%2046664%20fait%20référence%20au%20numéro%20de%20prisonnier%20de%20Mandela.

 
Le 18 juillet est le « Mandela Day », la journée d'anniversaire de Nelson Mandela qui fête ses 95 ans ce jeudi. De nombreuses actions caritatives devraient avoir lieu en hommage à « Madiba », toujours hospitalisé.

Né le 18 juillet 1918, Nelson Mandela fête ce jeudi ses 95 ans et le monde célèbre le « Mandela day ». Le jour d’anniversaire de Mandela est une fête civile en Afrique du Sud, depuis 2009, instaurée sous l’impulsion du gouvernement de l’époque. Le président Jacob Zuma avait ainsi déclaré « Nous avons décidé de ce jour en l'honneur de Mabida (nom de clan de Mandela, ndlr), afin d'inspirer chacun de nous pour agir personnellement, et changer le monde pour le meilleur. » Quelques mois plus tard, en novembre 2009, l’ONU instituait le 18 juillet comme le Nelson Mandela International Day, dont la première célébration a eu lieu en 2010.

67 minutes

À l’appel de l’ONU, plusieurs manifestations caritatives devraient avoir lieu ce jeudi. Chaque citoyen du monde est appelé à consacrer 67 minutes de sa journée à aider les autres. 67 minutes en référence aux 67 années qu’il a passées à lutter contre l’apartheid et le racisme.

Les enfants sud-africains ont chanté «un « Joyeux anniversaire » au prix Nobel de la paix 1993, à 8 heures pile.

Le choeur de l'école de l'école King Edward VII, à Pretoria (Afrique du Sud) chante, le 18 juillet 2013, pour l'anniversaire de Mandela.

Côté réactions internationales, le président américain Barack Obama a tenu à l’exemple de courage, de gentillesse et d’humilité ». Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a dit « s’associer à cet hommage, mondial, unanime, en faveur de cet homme qui a rendu au peuple sud-africain sa liberté et sa dignité ».

« Sa santé s'améliore »

L’Afrique du Sud célèbre cette journée alors que la santé de Neslon Mandela s’améliore, selon la fille et les médecins de l’ex-président. À 95 ans, dont 27 passées en captivité, Mandela est hospitalisé depuis le 8 juin dernier à Pretoria pour soigner une infection pulmonaire. « Ses médecins ont confirmé que sa santé s’améliorait régulièrement », a déclaré la présidence sud-africaine.

Simple Minds joue Mandela Day lors du concert hommage des 70 ans de Mandela, le 11 juin 1988 à Wembley (Royaume-Uni) pour réclamer sa libération.

 
 

Vidéo. "L'avenir est entre vos mains": Nelson Mandela à la Fête de l'Humanité 1996

Nelson Mandela a 95 ans ce jeudi. Voici le message vidéo que "Madiba" avait adressé à la Fête de l'Humanité en 1996. Un message à la jeunesse toujours plus actualité, en ce jour de "Mandela day".

 

«L'avenir est entre vos mains», transcription

« Je souhaite m’adresser à chacun d’entre vous qui êtes présents à la Fête de l’Humanité, et plus particulièrement aux jeunes. Nous pouvons regarder le XXe siècle, et le millénaire qui est sur le point de se terminer, avec la certitude que nous, de la vieille génération, avons au moins réalisé certaines tâches majeures.

Au milieu du siècle, le nazisme et le fascisme ont subi une défaite écrasante. Lors de la seconde moitié de ce siècle, le système colonial, qui privait la  majorité des peuples du monde des droits fondamentaux, a été vaincu dans la plupart des endroits de la planète. Nous vivons dans un monde qui, par bien des aspects, est devenu plus unifié, et pas seulement par l’action de la technologie. Il y a une conscience grandissante de la diversité des valeurs et des histoires, une plus grande tolérance et, effectivement, la valorisation de la diversité au sein d’une humanité commune.

Mais qui oserait affirmer que tous les problèmes de ce monde ont été résolus?

Ma génération laisse la jeune génération avec quelques exemples héroïques de tâches accomplies. Mais nous vous laissons aussi avec d’énormes défis, avec des problèmes anciens et nouveaux. Le chômage sévit dans beaucoup de pays. C’est l’un des principaux fléaux de notre époque. Cela frappe encore beaucoup plus les jeunes. À travers le monde, nous devons désigner le chômage comme l’un des plus grands maux de notre temps.

Si le XIXe siècle fut une ère d’émigration de masse de l’Europe vers le monde en développement, la seconde moitié de notre siècle a connu un processus inverse. Des millions et des millions de personnes des pays en développement se sont déplacées, en tant que réfugiés économiques, vers les pays les plus développés. Ceux qui, sans critique aucune, chantent les louanges de la globalisation sont habituellement les tout premiers à décrier cet aspect qu’est la globalisation du marché du travail, mettant en lumière les disparités à travers les frontières. Ces migrations de masse génèrent leurs propres nouveaux défis pour les jeunes. Par exemple, il existe une génération qui ne se sent pas appartenir au pays de ses parents, mais ne se sent pas non plus partie intégrante de son nouveau pays d’adoption.

De plus, les vastes migrations entre les pays, mais aussi à l’intérieur des pays, de la campagne vers la ville, ont souvent miné des structures plus anciennes de soutien, y compris la famille. Les jeunes se sentent rejetés, livrés à eux-mêmes dans le monde, sans réseaux de soutien social. Les dislocations sociales de notre époque ont à leur tour aidé à nourrir la criminalité et à constituer un terreau fertile pour le trafic de la drogue.

Confrontés à ces défis énormes, les jeunes peuvent se laisser aller à la démoralisation, au désespoir et à la colère, dirigés contre toutes choses et tous les autres: les parents, les gens d’origine sociale et ethnique différente. Mais les jeunes peuvent aussi refuser de succomber au désespoir. Vous pouvez dire non à l’intolérance. Vous pouvez, et devez, prendre en charge la responsabilité de changer le monde et d’améliorer le sort de tous les peuples.
Je vous souhaite tous les succès dans vos projets. L’avenir est entre vos mains.»

  • A lire aussi:

Tous nos articles consacrés à Nelson Mandela



Edité par T 34 - 19 Jul 2013 à 23:12
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jul 2013 à 19:18

L'état de santé de l'ex président de l'Afrique du Sud continue de s'améliorer

Pretoria, 23 juiilet (RHC-PL)- Le gouvernement de l'Afrique du Sud, a déclaré que la santé de l'ex président sud-africain, Nelson Mandela, montre des signes d'amélioration bien qu'il soit toujours grave. Il est hospitalisé à Pretoria depuis le 8 juin dernier à cause d'une infection pulmonaire.

L'évolution de Nelson Mandela est suivie de près par des autorités de cette nation et en particulier par le chef de l'État Jacob Zuma qui lui a rendu visite.

L'ex leader des luttes africaines contre le système raciste de l'apartheid a été l'objet ces jours-ci d'hommages officiels en Afrique du Sud et dans le monde à l'occasion de son 95è anniversaire.

 

Foto



Edité par T 34 - 10 Aug 2013 à 21:09
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Aug 2013 à 00:05

L' État de santé de l'ex président sud -africain, Nelson Mandela s'améliore

Pretoria, 10 août (RHC-Telesur)- L'ex président sud-africain Nelson Mandela, respire normalement , a indiqué son ex épouse, Winnie Mandela, qui a qualifié de cruelles les informations des médias internationaux qui durant les derniers mois ont fait passer pratiquement pour mort le leader anti- apartheid.

Winnie Mandela a insisté lors d'une interview sur le fait que son état est grave mais stable et qu'il s'est amélioré

L'ex chef de l'État sud-africain est hospitalisé depuis deux mois dans un hôpital de Pretoria à la suite d'une rechute d' une infection respiratoire.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 00:01

Une dirigeante syndicale sud-africaine tuée à la mine de Marikana.

Une dirigeante locale du grand syndicat minier NUM a été tuée par balles hier à la mine de Marikana, en Afrique du Sud, un an après la mort de 34 mineurs grévistes tués par la police lors d’une fusillade. « Ce matin, elle a été mortellement touchée non loin de nos locaux », a déclaré à l’AFP le porte-parole du NUM, Lesiba Seshoka, sans donner plus de précisions. Le massacre de 2012 avait fait suite à une flambée de violences intersyndicales qui avait fait au moins 10 morts à l’époque.
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Aug 2013 à 23:12
Mandela, le parrain du néo-apartheid sud-africain
 
Thomas C. Mountain
 

Tandis que Mandela agonise, son testament de parrain du néo-apartheid sud-africain est plus solide que jamais.

 

Mandela : fresque murale

Aujourd’hui, en Afrique du Sud, de nombreuses gens vivent dans des conditions presque aussi peu sûres et indignes qu’il y a 20 ans, lorsque le Président Mandela prêta serment pour la première fois. Ce que l’on peut dire de plus pertinent de l’Afrique du Sud « moderne », c’est qu’elle est soumise à une nouvelle forme d’apartheid.
 
Mais attendez un peu : après l’élection de Mandela, premier Président noir sud-Africain n’a-t-on donc pas rendu à ses premiers propriétaires la terre volée par les colons blancs racistes du régime de l’apartheid ? Non, les masses de sans-terre sud-africains n’ont bénéficié d’aucune réforme agraire. En revanche, Mandela a veillé à octroyer aux entreprises minières transnationales toutes les nouvelles terres qu’il leur fallait.
 
Et tandis qu’on cultive en Afrique du Sud d’énormes quantités de la céréale alimentaire nationale de base, le maïs, dont le pays est un des premiers exportateurs, le peuple doit encore se battre chaque jour pour pouvoir acheter le maïs nécessaire à l’alimentation familiale.
 
Et à propos des entreprises minières, qui constituent la base de l’immense richesse du pays, Mandela n’avait-il pas un jour promis de les nationaliser et d’utiliser leur fabuleux potentiel de richesse en faveur du peuple sud-africain ?
 
Oui, il l’avait promis, mais non, il n’a pas tenu sa promesse. Bien au contraire, il a levé toutes les restrictions pesant sur les propriétaires des mines, afin qu’ils puissent délocaliser leurs sièges sociaux dans d’autres pays pour éviter l’impôt.
 
Et sa promesse de garantir à tous les Sud-Africains la fourniture d’une eau potable de qualité? Non, cette promesse non plus n’a pas été tenue. En revanche, sous la présidence de Mandela, les firmes minières ont obtenu la permission de continuer à polluer les nappes phréatiques de nombreuses régions du pays.
 
Mandela n’avait-il pas promis d à son peuple le libre accès à une éducation publique et universelle ? Les mineurs ont fait grève l’an dernier parce qu’ils ne pouvaient pas payer les frais de scolarité de leurs enfants : voilà la meilleure réponse à cette question.
 
Les Sud-Africains ne sont-ils pas plus aisés, n’ont-ils pas plus d’argent en poche et un meilleur niveau de vie ? Selon le Président Zuma le PIB d’Afrique du Sud a augmenté de 20% depuis la fin de l’apartheid il y a 20 ans.
 
Sauf que l’accroissement du coût de la vie depuis 20 ans a dévoré les augmentations salariales, ce qui pour les classes populaires a entraîné dans les faits une baisse du niveau de vie.
 
Et qu’en est-il d’une manière générale de l’espérance de vie et de la santé dans le pays ? les Sud-Africains ne vivent -ils pas plus longtemps que jamais auparavant ? Une fois de plus la réponse est négative : sous Mandela et ses amis, l’espérance de vie a fortement baissé, et il va falloir que le pays s’en relève. Ce fait est à imputer en partie à l’incapacité de Mandela et de ses copains à prendre au sérieux la pandémie du SIDA. Et aujourd’hui les hôpitaux où sont traités les malades du SIDA n’ont aucun des médicaments indispensables, parce que le gouvernement de l’ANC a réduit les subventions.
 
Il fut un temps où la ballade de la liberté que chantait l’ANC sous Mandela avait pour refrain « Un colon, une balle. ».Aujourd’hui, d’aucuns suspectent les multinationales qui pillent l’Afrique du Sud de chanter dans leur Conseils d’administration « Un mineur, une balle », depuis que la police sud-africaine, sur l’ordre des propriétaires de mines, a rouvert le feu sur les mineurs en grève ( voir mes articles ici et ici )
 
La vie ne s’est donc guère améliorée pour la majorité des Sud-Africains ; mines et terres sont toujours la propriété des Blancs. Eau, nourriture, éducation, soins de santé sont toujours insuffisamment assurés, quand ils ne font pas tout à fait défaut. Mais ce qui ne fait pas défaut, c’est la corruption ; on en trouve à foison chez les dirigeants gouvernementaux de l’ANC. Il semble que TOUS les chefs de l’ANC, de toutes ses fractions, soient accusés de corruption, parce qu’ils se sont rempli les poches sur le dos du peuple. Et ce sentier très fréquenté mène à la porte de Mandela. Mais aucun journaliste, pas plus que leurs rédactions, n’ont eu jusqu’ici le courage d’ouvrir cette porte et de faire connaître la vérité au monde.
 
Il y a 20 ans, Nelson Mandela a tenu sur les fonts baptismaux ce qui est devenu le néo-apartheid sud-africain et aujourd’hui, sur son lit de mort, il a bien mérité le titre de « parrain » du néo-apartheid. Comment appeler autrement le système social officiellement le plus inégalitaire du monde actuel - le « post-apartheid » sud-africain moderne ? 
 
Merci à Countercurrents
Source: http://www.countercurrents.org/mountain090713.htm
Date de parution de l'article original: 09/07/2013
Traduit par  Michèle Mialane
 


Edité par T 34 - 03 Sep 2013 à 22:18
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2013 à 22:53

Avis d’orage social en  Afrique du Sud

Un an après 
la tragédie 
de Marikana, 
une grève était lancée, hier, 
dans les mines
d’or. Ouvriers 
de surface 
et mineurs 
de fond réclament des hausses 
de salaires.

L ’hiver austral est traditionnellement, en Afrique du Sud, une saison de négociations salariales et de mouvements sociaux. Cette année, dans les mines, c’est le glaçant souvenir de Marikana qui souffle sur la grève lancée hier. Le 16 août 2012, dans cette mine de platine, propriété de Lonmin, plusieurs dizaines d’ouvriers avaient été tués par la police lors d’une grève.

Comme l’an dernier, ce sont les revendications salariales qui ont motivé l’appel à la grève dans les mines d’or, encadrée cette fois par l’influent syndicat NUM, affilié à la centrale Cosatu. Les ouvriers de surface réclament des salaires de base, hors primes et allocation, de 7 000 rands (516 euros) contre 4 700 (347 euros) actuellement et les mineurs de fond revendiquent 8 000 rands (590 euros) contre 5 000 (369 euros) actuellement. Des demandes rejetées par le patronat au cours des négociations de ces derniers jours. « Entretenir des attentes au-dessus de la capacité de l’industrie à payer est une voie dangereuse. Cela peut avoir des conséquences tragiques pour les salariés qui ne comprennent pas que nous sommes proches de la dévastation économique », a fait valoir Mark Cutifani, directeur général du géant minier Anglo American et président de la Chambre des mines d’Afrique du Sud. Cinglante réponse du NUM, qui met en garde contre la tentation du lock-out : « Le syndicat est conscient de l’impact dévastateur qu’aurait une action des industriels sur l’économie, qui est en grande partie dominée par des hommes blancs, sans aucun avantage pour les mineurs noirs et pauvres. »

Une logique de rentabilité

Dans ce secteur clé de l’économie sud-africaine, le patronat, agrippé à sa logique de rentabilité et de pression sur les coûts salariaux, agite la menace de suppressions d’emplois. Des plans de licenciements sont d’ailleurs déjà à l’étude, comme à Rustenburg, où Anglo American Platinum prévoit de supprimer 4 800 emplois. Les producteurs d’or veulent aussi tirer argument de la chute des prix des matières, de la hausse des coûts de l’électricité, de la dépréciation du rand et du net ralentissement économique qui affecte l’Afrique du Sud comme les autres grands pays émergents. Aussi l’offre patronale plafonne-t-elle à 6,5 % d’augmentation, soit un demi-point seulement au-dessus de l’inflation. « Si les patrons disent que c’est leur dernière offre, nous ferons grève jusqu’à Noël », a menacé Lesiba Seshoka, porte-parole du NUM, comme pour contenir la surenchère d’un syndicat rival, l’Amcu.

Un an après la tragédie de Marikana qui avait fragilisé Jacob Zuma et son équipe, le gouvernement sud-africain tente de jouer la carte de l’apaisement, sans toutefois prendre parti pour les mineurs. « Si nous devons aller vers une grève prolongée, celle-ci aura un impact négatif sur l’économie », s’est alarmée, hier, la ministre des Mines, Susan Shabangu, en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à « intervenir » si nécessaire. « Nous sommes vraiment très inquiets », a conclu la ministre, avec sans doute en tête les autres fronts sociaux.

À l’approche des élections générales de 2014, dans un contexte social tendu, marqué par un taux de chômage de 25 %, l’ANC au pouvoir n’a pas d’autre choix que de ménager ses alliés syndicaux. Dimanche, un sommet de l’Alliance tripartite a réuni la centrale syndicale, le Parti communiste et l’ANC. Pour réaffirmer l’urgence de « progrès importants dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et le chômage ».

Rosa Moussaoui

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2013 à 22:33

Afrique du Sud : fin des grèves dans les principaux secteurs industriels  

Les employés des secteurs de l’automobile et des mines d’or reprennent le travail cette semaine, sept jours après des mouvements de grève qui menaçaient de paralyser l’activité dans deux des principaux secteurs industriels 
du pays. « Nous appelons à la fin de la grève afin que 
les travailleurs reprennent le travail lundi », a déclaré dimanche Karl Cloete, secrétaire général adjoint du syndicat des métallos (Numsa). Le syndicat a conseillé 
à ses adhérents d’accepter une augmentation de salaire de 11,5 % cette année et de 10 % en 2014 et 2015.
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2013 à 22:58



Que diriez-vous d’un pays qui envoie la police faire feu sur des mineurs grévistes ? Cela s’est produit l’an dernier en Afrique du Sud, et on relèvera pas moins de trente-quatre morts !

L’ANC, le parti de Nelson Mandela, déclara à cette occasion : « La présence policière a […] supprimé les tensions et nous sommes ravis que le calme soit revenu ».

Que diriez-vous d’un pays où l’espérance de vie est d’un peu moins de 50 ans ? C’est la situation actuelle de l’Afrique du Sud. Et ce chiffre n’est qu’une moyenne, parce qu’il paraît que les Afrikaners vivent très vieux ! Rappelons que l’espérance de vie dans la Libye d’avant l’agression était d’un peu plus de 77 ans (78 aux États-Unis !). On trouve une espérance de vie inférieure dans des pays comme le Tchad ou le Nigéria. Même le Mozambique fait mieux !

Cinq millions de Sud-Africains, soit 11 % de la population, sont infectés par le virus du Sida, ce qui en fait le pays le plus touché au monde.

Cela donne une idée des soins qui sont portés aux habitants dans un pays qui se vante d’avoir le premier PIB d’Afrique ? Cela ne veut-il pas dire que certains s’en mettent plein les poches, pendant que la majorité n’a rien ?

Mais il paraît que les ouvriers agricoles viennent d’obtenir une hausse de salaires de 52 %... Pas mal. Petit bémol, cela met le salaire journalier à 9 € ! Deuxième bémol, les fermiers qui pourront démontrer que cette augmentation est insupportable pour leur exploitation en seront dispensés ! C’est par centaines qu’ils vont faire des recours !

L’apartheid a été un système haï par les peuples du monde, ce qui faisait de l’Afrique du Sud un pays isolé. Il n’était soutenu que par les États-Unis, qui ont une grande expérience de l’apartheid, par Israël, qui en a une pratique constante, et par la Grande Bretagne, qui trouvait cela assez naturel ! La fin de l’apartheid a été un soulagement. Mais, contrairement à de nombreuses espérances, cette fin de l’apartheid fut loin d’être la fin du capitalisme. La bourgeoisie sud-africaine, réintégrée dans le commerce mondial, a pu en tirer le maximum d’avantages. Résultat, les deux tiers des familles noires sont pauvres (et la moitié d’entre elles sont en état de sous-alimentation).

Bref, aux cérémonies qui ont suivi le décès de Nelson Mandela, il n’y avait pas beaucoup d’ouvriers ni de paysans : ils étaient au travail, sauf les 30 % qui en cherchent !

DR

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-l-afrique-du-sud-121698764.html
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Nov 2014 à 16:12

Shanty Hotel : le luxe de vivre comme un pauvre




 
Capitale de la province sud-africaine de l’État libre, Bloemfontein était à l’origine un fort britannique et un bourg rural. C’est aujourd’hui la capitale judiciaire du pays. Ville emblématique de la culture afrikaner, Bloemfontein a connu une ségrégation extrême : développement d’un centre-ville et de banlieues résidentielles blanches de très faible densité et très bien équipées, interdiction d’installation pour les Sud-africains d’origine indienne et relégation des populations noires dans des townships selon leur origine ethnique (Sotho, Tswana et Xhosa).

Bloemfontein a bien évidemment ses bidonvilles. L’un d’entre eux est pourtant très particulier, bien qu’à première vue, rien ne pourrait le distinguer des autres : cabanes en tôle ondulée, toilettes extérieures, lampe à pétrole, pneus servant de chaises, amas de poubelles et sculptures de boîtes de conserve… Sauf que tout est factice.

En effet, chaque nuit dans cet hôtel de luxe vous coûtera 850 rands, soit l’équivalent d’une soixantaine d’euros. Le tarif ouvre droit au chauffage au sol ainsi qu’à une connexion Wi-Fi. Et nul risque d’y faire une mauvaise rencontre : le complexe se trouve à l’intérieur d’une réserve naturelle privée. Le convive peut aussi bénéficier, moyennant un modique supplément, d’un petit-déjeuner et bénéficier d’un spectacle musical aux couleurs locales.

Ce type de « tourisme », qui consiste à vivre et séjourner dans des régions pauvres, a paraît-il le vent en poupe. Pour l’entrepreneur Buks Westraad, propriétaire de ce complexe hôtelier comprenant également un centre de conférence et un spa, le touriste peut de cette manière devenir un Africain pauvre.

Le Shanty Hotel a vu le jour il y a déjà plusieurs mois. L’information a pour le moment été très peu relayée en Europe. Aux États-Unis, le célèbre animateur de télévision, humoriste et satiriste Stephen Colbert, a raillé ce concept pour le moins saugrenu dans son émission « The Colbert Report ». Pour lui, ce qu’a fait Buks Westraad peut soit laisser indifférent, soit être vu comme de la « pornographie de la pauvreté ». Sauf qu’il est plus facile de louer la pauvreté que de la supporter...


Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-shanty-hotel-le-luxe-de-vivre-comme-un-pauvre-125108782.html


Edité par T 34 - 16 Dec 2014 à 02:39
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1 345

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,855 secondes.