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La crise Belge

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jul 2011 à 21:12

Crise institutionnelle: la Belgique plus forte que l'Irak

Plus de 400 jours sans gouvernement. La Belgique célèbre ce jeudi sa Fête nationale toujours engluée dans une crise institutionnelle plus longue encore que celle qu'a connue l'Irak après la chute de Saddam Hussein.

Si, après la révolution de la frite ou l'appel au poil lancé par Benoit Poelvoorde, le magazine Spirou a choisi à son tour d'en rire, avec une Une spéciale pour sa dernière édition publiée mercredi et une animation sur son site web, l'ambiance n'est pas à la rigolade dans cette panade générale. Envie de ne pas passer pour un moins que rien ou vrai sursaut dans cette crise, le chef socialiste francophone belge Elio Di Rupo a invité ce jeudi son homologue chrétien-démocrate flamand Wouter Beke à venir expliquer sur quelle base il est disposé à négocier la formation d'un gouvernement, après plus d'un an de crise.

"Mieux se comprendre"

Le leader du PS a indiqué avoir invité les présidents de huit partis francophones et flamands à se réunir dans la soirée "afin de permettre à chacun de bien se comprendre." Sept de ces partis --quatre francophones et trois flamands (néerlandophones)-- avaient donné leur accord pour lancer des négociations sur la base d'une note d'Elio Di Rupo, chargé par le roi Albert II de former le gouvernement. Manquait la formation dirigée par Wouter Beke, le CD&V, indispensable pour obtenir une majorité des deux tiers requise pour une réforme des institutions, elle-même préalable à la constitution d'un nouveau gouvernement.

Wouter Beke s'est dit hier prêt à négocier. Le chef du parti chrétien-démocrate a toutefois mis en question des concessions qu'il juge excessives faites au francophones de Bruxelles et sa région dans la "note Di Rupo". Face aux exigences du CD&V, des partis francophones pourraient refuser de siéger à la table de négociations. D'où la nécessité d'une clarification.

Un retour aux urnes risque de déboucher sur une partition du pays, après une radicalisation des électorats des deux grandes communautés du pays, les Flamands néerlandophones (60%) et les Wallons et Bruxellois francophones (40%). Ce scénario convient au parti indépendantiste flamand, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), sorti vainqueur des précédentes élections de juin 2010 et qui a rejeté la note de M. Di Rupo.

 

Albert II met la pression. Dans un discours télévisé très attendu, le roi Albert II, 77 ans, a solennellement mis en garde mercredi ses compatriotes contre les menaces qui pourraient peser sur l'avenir du pays, et en particulier les responsables politiques flamands et francophones. Se disant "affligé par la plus longue durée, de mémoire d'homme, de formation d'un gouvernement", le chef de l'Etat dénonce un "risque de développer une forme de poujadisme (populisme ndlr) dangereuse et néfaste pour la démocratie…. Notre situation actuelle crée de l'inquiétude auprès de nos partenaires et pourrait endommager notre position au sein de l'Europe, voire l'élan même de la construction européenne déjà mis à mal par les eurosceptiques et les populistes."

Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jul 2011 à 00:42

Éclaircie en vue dans la crise politique belge

En lâchant les séparatistes flamands, leurs anciens alliés, les chrétiens-démocrates, donnent une chance à une issue négociée du problème communautaire.

Cela s’est passé à une date symbolique : le 21 juillet, jour de la fête nationale belge, qui commémore le serment prêté le 21 juillet 1931 par le premier roi des Belges, Léopold de Saxe-Cobourg, sur la Constitution adoptée par le Congrès issu de la révolution de 1830. Cent quatre-vingts ans après, c’est un discours du roi actuel, Albert II, qui a servi de déclic pour relancer la recherche d’une solution à la crise politique dans laquelle la Belgique est plongée depuis 400 jours. Il a pointé les menaces que fait peser la crise sur la vie des Belges, celle, notamment, de voir une Belgique endettée entraînée dans la tourmente par des agences de notation en embuscade.

Résultat, le parti chrétien-démocrate flamand, le CD&V (celui du premier ministre par intérim, Yves Leterme), a franchi un pas décisif, acceptant le soir même de se joindre à des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement sous la houlette du président du PS francophone, Elio Di Rupo. Ces négociations commenceront le 16 août, après une pause réclamée par les experts des partis qui planchent depuis plus d’un an sur divers scénarios de sortie de crise.

Est-ce à dire que la crise est finie ? Non sans doute, mais un pas important a été franchi : pour la première fois depuis cinq ans, les nationalistes flamands sont isolés. Les nationalistes, c’est le Vlaams Belang, qui veut la fin de la Belgique tout de suite (son slogan, «Que la Belgique crève», est clair), et la NVA (Nouvelle Alliance flamande), qui souhaite que la Belgique «s’évapore», selon le mot de son leader, Bart De Wever. Ce dernier n’a pas caché sa colère de la «trahison» de ses anciens alliés, reprochant au CD&V de s’être «couché» devant le roi et devant Di Rupo.

La tâche de Di Rupo ne va pas être simple. Certes, il a réussi à réunir la majorité des deux tiers qui sera nécessaire au Parlement pour les réformes institutionnelles à venir. L’envers de la médaille, c’est qu’il lui faut négocier son futur gouvernement avec huit partis : quatre flamands et quatre francophones qui vont de la droite libérale au PS et aux écolos. Sa note, qui servira de base de départ, mécontente déjà les Bruxellois, qui y voient trop de concessions aux Flamands sur l’avenir de la périphérie de Bruxelles. Elle inquiète aussi les syndicats qui dénoncent les mesures d’austérité qu’elle contient, notamment en matière de retraites et de protection sociale, dans la droite ligne des préconisations de la Commission européenne. La rentrée, en Belgique, risque d’être sportive à plus d’un égard.

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Aug 2011 à 23:00

Belgique. 430 jours, et toujours le marchandage

Le leader du Parti socialiste belge, Elio Di Rupo, réunira demain les huit partis qui ont accepté, en juillet, de former un gouvernement sur la base de sa « note » de compromis.

Bruxelles, correspondance. « Dernière ligne droite», «Ça passe ou ça casse». Au lendemain de la rentrée politique, l’opinion retient son souffle. 430 jours après les législatives, Elio Di Rupo réussira-t-il enfin là où il a échoué il y a un an, à savoir, selon ses propres termes, à «concilier l’inconciliable» ?

Il lui faut concocter un programme de gouvernement comprenant une réforme profonde de l’État fédéral qui satisfasse à la fois les Flamands (plus régionalistes) et les francophones (plus unitaires), mais aussi la droite et la gauche : le spectre des partis participant comprend socialistes, libéraux, chrétiens-démocrates et Verts. C’est dire si l’exercice est délicat.

Elio Di Rupo a pourtant une chance de réussir. Quelque chose d’important a changé depuis le 21 juillet dernier, date du discours du roi agitant le spectre du déchirement du pays, de son effondrement économique et de la menace populiste : les nationalistes flamands de la NVA (Nouvelle alliance flamande) se sont retirés du jeu. Ils ne font plus semblant de vouloir participer au sauvetage d’une Belgique dont ils souhaitent ouvertement la disparition. Surtout, ils ont été lâchés par les chrétiens-démocrates flamands du CD&V, avec qui ils étaient liés depuis cinq ans par une alliance électorale. Un parti qui a dominé la Belgique des décennies et qui, bien qu’affaibli, est encore à la manœuvre avec le premier ministre en exercice, Yves Leterme.

l’endettement dépasse les 100% du PIB

C’est par un long entretien avec lui que Di Rupo a entamé mardi sa mission. Les deux hommes ont surtout parlé du budget 2012. Car la crise de l’euro, et celle de l’Europe, bouscule les calendriers. La Belgique fait partie des pays dont l’endettement dépasse les 100% du PIB. Aussi le socialiste francophone et le chrétien-démocrate flamand sont-ils tombés d’accord sur la nécessité d’établir d’ici au 10 septembre un budget qui comportera de sérieuses mesures d’austérité. La note d’Elio Di Rupo incluait déjà des coupes dans les programmes sociaux, les services publics, la santé, l’indemnisation du chômage (qui devrait être laissée en grande partie aux régions). Avec la volonté de répondre aux demandes de la Commission européenne et d’appliquer sa fameuse «règle d’or». Ces annonces avaient suscité de vigoureuses protestations syndicales, laissant présager une rentrée sociale houleuse.

Les turbulences risquent aussi de venir de problèmes communautaires toujours non résolus : le CD&V, en lâchant les nationalistes, a pris l’engagement de ne participer à aucun gouvernement tant qu’il n’aurait pas obtenu la scission de l’arrondissement bilingue Bruxelles-Hal-Vilvorde. Cette question du statut à venir des habitants francophones de communes situées en territoire flamand empoisonne depuis des années la vie politique belge. Elio Di Rupo a fait, pour la résoudre, des propositions jugées inacceptables par les nationalistes flamands mais aussi par le Front des francophones, composante dominante à Bruxelles du Mouvement réformateur (libéral). Le MR comme le CD&V jouent donc gros. Tous deux sont divisés. De la manière dont ils négocieront BHV et le statut de Bruxelles dépendra leur avenir et celui de la Belgique. C’est dire que le rendez-vous le plus important qui attend Elio Di Rupo est celui qu’il aura le 23 avec le chef du CD&V, Wouter Beke.

La NVA en embuscade

Absente des négociations pour la formation du gouvernement fédéral belge, la NVA de Bart de Wever ne laisse pas passer 
un jour sans tirer à vue sur les partis flamands qui, à ses yeux, 
sont des traîtres à la cause flamande en «préférant négocier avec 
les extrémistes du Front des francophones plutôt qu’avec nous». «La note de Di Rupo ne vaut rien pour les Flamands», déclare 
le vice-président du parti, Ben Weyts, qui pronostique «une hausse gigantesque des impôts et une réforme désastreuse pour 
les Flamands de la périphérie et de Bruxelles». Pour un autre poids lourd du parti, Siegfried Bracke, «la note de Di Rupo était imbuvable et elle le reste. Elle n’avait qu’un seul but : nous éliminer».

Françoise Germain-Robin

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Elio Di Rupo, le funambule du PS belge

Le dirigeant socialiste wallon travaille depuis des mois à trouver le compromis entre partis flamands et francophones qui ouvrirait enfin la porte à la formation d’un gouvernement.

Correspondance. Si Elio Di Rupo réussit sa difficile mission, il réalisera un véritable exploit : mettre fin à la crise existentielle que traverse la Belgique depuis plus de cinq ans et ramener au 16, rue de la Loi – le siège du premier ministre belge – un homme politique francophone wallon. Il n’y a plus eu de premier ministre wallon depuis la démission, en 1974, d’Edmond Leburton, qui fut aussi le seul chef du gouvernement socialiste que la Belgique ait jamais connu. On reprochait à ce dernier sa méconnaissance du flamand. Elio Di Rupo s’est mis depuis un an à l’apprendre à un rythme accéléré dans un parcours qui, face à l’importance des obstacles à surmonter, semble relever du funambulisme.

Accéder à la fonction de premier ministre serait pour lui la consécration d’une carrière tout entière vouée au Parti socialiste et à sa ville de Mons, dont il est toujours bourgmestre.

Fils d’un immigré italien venu travailler dans les mines du Borinage en 1946, Elio Di Rupo est né à Morlanwelz en 1951. Très vite orphelin, élevé par sa mère, il a connu l’extrême pauvreté, ce qui explique son engagement politique. Docteur en chimie, il a eu une carrière politique fulgurante, devenant en 1999 président du PS – le premier parti de Wallonie – et ministre président de la région wallonne. Car le PS est dominant en Wallonie tout autant que les chrétiens-démocrates l’ont été en Flandres.

Après s’être attelé à la tâche quasiment insurmontable de purger le PS de sa corruption légendaire, avoir lancé un «plan Mashall» pour sortir la Wallonie de la sinistrose qu’ont entraîné la fin des mines et le déclin de la sidérurgie, il est devenu incontournable en remportant les élections de 2010 en Wallonie, faisant de son parti le premier de l’Hémicycle. Un poids lourd face à un autre poids lourd, Bart de Wever, chef de la NVA, premier parti flamand, avec qui il a cherché à composer pendant près d’un an avant de réussir à l’éliminer de la scène des négociations. Homme à poigne, grand travailleur, réussira-t-il à imposer des réformes difficiles à accepter, particulièrement pour les couches populaires dont il est issu ? Les concessions faites dans sa note de synthèse au régionalisme – avec l’autonomie accrue des gouvernements régionaux en matière de santé, de fiscalité, de politique d’emploi – ajoutées aux mesures d’austérité concédées aux libéraux font que son programme n’a plus grand-chose de socialiste. L’éditorialiste du Soir le comparait hier à Churchill promettant aux Britanniques du sang et des larmes…

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2011 à 22:54

Belgique : nouveau pas vers un gouvernement et...l'austérité!

Correspondance particulière

Elio di Rupo, patron du PS belge, sur le point de former un gouvernement, promet la rigueur.

Le seul avantage que les Belges voyaient à l'absence d'un gouvernement de plein exercice, à savoir d'avoir échappé aux plans d'austérité qui s'abattent sur l'Europe, est sur le point de s'évanouir: Elio di Rupo, probable futur Premier ministre, a annoncé mercredi qu'il prenait la responsabilité, avec les huit partis qui participent aux négociations sur la réforme de l'Etat et la formation du gouvernement – quatre francophones et quatre flamands – d'élaborer le budget 2012. Il a aussitôt annoncé la couleur: « Le budget sera responsable et rigoureux. Cela signifie des réductions de dépenses publiques substantielles. Des mesures difficiles devront être prises ». Le mot austérité n'est pas prononcé, mais « l'objectif est 8 milliards d'économie pour atteindre un déficit de 2,8% du PIB » et rentrer dans les clous du pacte de stabilité européen.

Elio di Rupo a déjà engrangé deux accords importants vers la réforme de l'État fédéral: la scission de l'arrondissement bilingue BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde) et une loi de financement qui donne plus d'autonomie fiscale aux régions, tout en maintenant la prééminence de l'État fédéral.

Reste encore à régler des points délicats: le transfert de nouvelles compétences aux régions et le programme économique et social. Il sera d'autant plus difficile à établir que les partis engagés dans le débat vont de la droite libérale aux socialistes et aux écologistes. Les syndicats ont déjà tiré la sonnette d'alarme face aux menaces d'austérité. Daniel van Daele, secrétaire fédéral de la FGTB (1) qui participait le week-end dernier à « Manifiesta »,  la Fête du Parti du travail de Belgique – une mini fête de l'Huma - a remporté un vif succès en affirmant qu'il n' était « pas question de laisser mettre les travailleurs en concurrence par la régionalisation de l'emploi et des politiques fiscales ». Il a annoncé une grande mobilisation des « Indignés » pour le 8 octobre à Bruxelles. Un autre invité, Wouter Dewit, président des Groen (écologistes flamands) a affirmé, lui, que son parti « n'entrerait pas au gouvernement si les points essentiels de son programme n'étaient pas acceptés, notamment l'augmentation des allocations sociales ». L'exclusion des écolos – après celle des nationalistes flamands de Bart de Wever – ferait l'affaire des Libéraux en faisant pencher la coalition à droite.

(1)   Fédération générale des Travailleurs de Belgique

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Oct 2011 à 00:20

Accord en vue en Belgique ?

Un accord a été trouvé, samedi, pour une réforme des institutions belges. Ce serait la sixième réforme institutionnelle dans le pays depuis qu’il a pris le tournant fédéral, en 1970. Cet accord, après celui sur la partition des circonscriptions électorales de Bruxelles-Hal-Vilvorde, permet maintenant la constitution d’un gouvernement, alors que le pays n’a pas de gouvernement depuis les élections de juin 2010. Les partis flamands, conditionnés par la poussée des démagogues de la Nouvelle Alliance flamande (NVA), réclamaient davantage d’autonomie. Reste maintenant à obtenir un accord sur la politique à mener. Les socialistes ont gagné en Wallonie. Les libéraux et conservateurs en Flandre.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Nov 2011 à 22:23

Belgique : di Rupo jette l’éponge

Au 526e jour de négociations pour la formation du gouvernement, le premier ministre pressenti, excédé par les exigences des libéraux flamands, a présenté sa démission au roi.

Bruxelles, correspondance. «SOS, SOS, un pays brisé… », «Le psychodrame… une fois de plus», les titres des journaux belges s’alarment. À la surprise générale, lundi après-midi, le formateur socialiste, qui négocie depuis des mois avec les six partis de la future coalition gouvernementale (1), a claqué la porte lors d’une énième réunion sur le budget 2012. Les discussions portent sur les coupes budgétaires à opérer pour répondre à la rigueur exigée par la Commission européenne. L’affrontement oppose socialistes et libéraux, les premiers proposant de nouvelles taxes, notamment sur les hauts revenus et le capital, tandis que les libéraux s’y opposent et demandent que l’on réduise encore les dépenses publiques. Le document de compromis présenté par Elio di Rupo a pourtant déjà été jugé «inacceptable» par les grandes centrales syndicales du pays – FGTB et CSC en tête –, car il s’en prend aux acquis sociaux des travailleurs. La menace d’une grève générale a été brandie et une manifestation contre l’austérité est prévue pour le 3 décembre. Dans ce climat, le chef des libéraux flamands (VLD), Alexander De Croo, a demandé de nouvelles coupes sociales et, surtout, la remise en cause de l’indexation automatique des salaires en s’abritant derrière les demandes de l’UE. Colère de Di Rupo. La question est maintenant de savoir ce que va décider le roi, qui, pour l’instant, n’a pas encore accepté sa démission et consulte. Mais la situation est grave. Nombreux sont ceux qui dénoncent «l’irresponsabilité» des libéraux flamands, les soupçonnant même de vouloir faire revenir dans le jeu le parti nationaliste NVA. Son chef, Bart De Wever, s’est dit prêt à faire un gouvernement d’urgence, sans les socialistes. On évoque également l’idée d’un «gouvernement technique», comme… en Grèce ou en Italie.

(1) Les partis francophones et flamands suivants : PS et SPA (socialistes), CDH et CD&V (chrétiens-démocrates) ; MR et VLD (libéraux).

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Nov 2011 à 17:11

Belgique : enfin un accord sur un budget ... d'austérité

Alors que l'accord des partis politiques sur le budget 2012 doit ouvrir la voie au réglement de la crise politique qui paralyse la Belgique depuis juin 2010, ce budget devrait consacrer un tour de vis fiscal sans précédent contre lequel les syndicats ont déjà appelé à manifester le 3 décembre.

"Le roi des Belges, Albert II se réjouit qu'un accord soit intervenu. En conséquence, il a chargé le formateur et chef des socialistes francophones, Elio Di Rupo de former le plus rapidement possible un gouvernement", a annoncé le Palais royal dans un communiqué. Le roi peut se réjouir de l'accord conclu samedi entre une coalition de six partis francophones et flamands sur le projet de budget fédéral 2012, accord qui devrait mette fin à la plus longue crise politique de l'histoire du royaume, les Belges eux peuvent s'attendre à un tour de vis sans précédent. La Belgique doit en effet économiser 11,3 milliards d'euros pour le budget 2012 et une vingtaine de milliards au total d'ici à 2015. Une véritable cure d'austérité pour ce pays de plus de 10 millions d'habitants. L'accord conclu porterait sur les budgets, ainsi que sur des réformes structurelles, du travail et des retraites, selon un porte-parole du socialiste Elio di Rupo.

Les divergences étaient telles entre socialistes et libéraux que lundi le Premier ministre pressenti, Elio Di Rupo, avait jeté l'éponge, éxcédé par les exigences des libéraux à vouloir réduire les dépenses publiques pour répondre à la rigueur exigée par la Commission européenne. Le roi avait refusé sa démission mais cela avait conforté l'idée que la Belgique était peut-être devenue ingouvernable. Le Soir n'avait pas hésité à publier une Une noire avec ces mots: "un pays brisé".

Le socialiste, Di Rupo, 60 ans, devrait devenir le premier chef de gouvernement francophone de Belgique depuis plus de trois décennies, en même temps que le premier socialiste à ce poste depuis 1974. La question du budget était le dernier obstacle de taille sur le chemin d'un accord de gouvernement entre socialistes, démocrates-chrétiens et libéraux francophones et flamands. Ni les Verts, ni surtout les nationalistes flamands de la N-VA, pourtant première formation politique de Flandre (nord), ne seront associés au prochain gouvernement.

Reste à connaitre la réaction des centrales syndicales belges, qui avaient menacé d’une grève générale et d'une manifestation contre l’austérité, prévue le 3 décembre.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Nov 2011 à 00:37

Belgique : un budget d’austérité Standard & Poor’s

Alors que l’affrontement avec les libéraux sur 
le budget 2012 l’avait amené à démissionner, 
le «formateur» socialiste Elio Di Rupo a repris 
les négociations d’urgence vendredi après 
que l’agence Standard & Poor’s a dégradé la note 
de la Belgique à AA. Selon un rituel qui semble désormais rodé dans l’UE, l’accord trouvé, 
et déjà contesté par les syndicats, touche 
les prestations de chômage et les retraites et «répond en matière d’austérité aux exigences de la Commission de Bruxelles», a annoncé hier le futur premier ministre belge.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2011 à 19:23

La Belgique a un gouvernement. Tant pis pour les Belges.

Après 535 jours passés à attendre que les partis politiques belges s'entendent pour former un gouvernement au niveau national, les Belges devraient être contents. Un accord de principe conclu mercredi soir entre six partis et officialisé ce jeudi doit porter au pouvoir une coalition formée par les socialistes, les démocrates-chrétiens et les libéraux francophones et flamands, avec à sa tête le socialiste wallon Elio Di Rupo. Mais les Belges sont loin de faire la fête car ils vont payer cher cet issue politique.

La coalition s'est mise d'accord sur un programme de 185 pages qui règle certes le découpage des circonscriptions électorales, principale pierre d'achoppement entre Wallons et Flamands, mais fait surtout plonger le pays dans l'austérité. Sous la pression des marchés, des agences de notation et de la Commission européenne, la coalition s'est déjà entendue sur un budget 2012 de rigueur, avec 11, 3 milliards d'euros de coupes budgétaires, dont 2,3 milliards rien que pour les dépenses de santé. Les syndicats ont déjà prévus de riposter en appelant à une mobilisation massive vendredi.

L'accord gouvernemental devra être validé au cours du week-end par chacune des formations politiques concernées. Le vote de confiance devrait intervenir en début de semaine prochaine, peut-être mercredi.

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Résistances belges face à l’austérité

Les trois grandes centrales syndicales de Belgique appellent à une manifestation vendredi matin à Bruxelles.

Bruxelles, correspondance. «Di Rupo heureux, les syndicats furieux. » La Gazette d’Anvers résumait bien hier le climat alors que, après avoir accouché dans la douleur (11,3 milliards de coupes) d’un budget pour 2012, le socialiste Di Rupo s’apprête à présenter, dans la semaine, un gouvernement à six partis.

« Le nouveau gouvernement n’est pas encore formé qu’il nous a déjà matraqués. » Cette réaction désabusée d’un habitant de Bruxelles, qui, il y a quelques mois manifestait pour réclamer un gouvernement, n’est pas isolée. L’opinion balance entre soulagement de voir enfin l’issue d’une crise de plus de 530 jours et colère face au prix à payer.

« Ce budget, c’est une injustice sociale manifeste, tonne Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB. Il comporte des reculs sociaux touchant les jeunes, les chômeurs et les plus de 50 ans, mais on continue à donner des cadeaux fiscaux aux entreprises sans contrepartie en matière d’emploi. On ne demande rien aux banques qui sont à l’origine des déficits. L’indexation des salaires est maintenue, mais pour combien de temps ? Tous les ingrédients d’une récession et d’une crise sociale grave sont là, comme partout en Europe. »

Au grand dam des patrons qui crient à « l’irresponsabilité », les trois centrales syndicales de Belgique (FGTB, CSC, FSLB) ont maintenu leur mot d’ordre de mobilisation massive pour le 2 décembre contre « l’austérité aveugle ». Il n’y a que les deux partis libéraux – le francophone et le flamand – à se réjouir : « Notre fermeté a évité la levée de 2,3 milliards d’impôts et permis d’économiser 2,4 milliards en plus » ont-ils dit hier, « fiers d’avoir répondu aux demandes de la Commission européenne avec un budget qui prévoit un déficit réduit à 2,8 % du PIB en 2012 et l’équilibre d’ici 2015. » Ils ne précisent pas que ces 2,4 milliards d’économies correspondent tout juste aux coupes dans les soins de santé…

Françoise Germain-Robin

 


Edité par T 34 - 03 Dec 2011 à 05:32
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Les Belges manifestent contre les plans d’austérité dans le pays

Par Michele Claverie
 
Bruxelles, 3 décembre (RHC-PL).- Quelque 80 000 personnes sont descendues dans les rues de plusieurs villes de Belgique, pour protester  contre le plan d’austérité, annoncé par le prochain gouvernement.

Les leaders syndicaux ont dénoncé que l’application des mesures gouvernementales va signifier une baisse dans les services de santé, dans l’éducation et le logement ainsi qu’une réduction d’offres d’emplois.

La manifestation intervient alors que  le gouvernement mené par le socialiste      Elio Di Rupo n’occupe pas encore sa charge.

Source
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jul 2012 à 23:47

La scission de BHV en Belgique

Le dernier arrondissement bilingue, BHV, a vécu. Les nationalistes flamands, à l’origine de la séparation, réclament davantage.

Correspondance. Le dernier arrondissement bilingue de Belgique – le fameux BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde) – a vécu. La Chambre fédérale des députés a voté, vendredi, la séparation du dernier territoire où l’on pouvait encore choisir, aux législatives comme aux européennes, entre des listes flamandes et des listes francophones. Désormais, les Bruxellois voteront pour des candidats bruxellois, tandis que les habitants des 29 communes de la périphérie seront au régime flamand. Une exception subsiste pour les habitants francophones de six communes dites « à facilité » qui pourront encore, s’ils le souhaitent, voter pour des candidats de Bruxelles. Le vote a été acquis à une écrasante majorité : 106 voix, contre 42. Tous les députés des partis de la coalition au pouvoir (socialistes, libéraux, démocrates chrétiens tant francophones que flamands), plus les écologistes ont fait bloc pour faire passer une scission dont la perspective avait empoisonné pendant des années la vie politique belge. Les nationalistes flamands de la NVA et du Vlaams Belang l’ont rejetée. Paradoxe : c’est eux qui l’avaient exigée à toute force, déclenchant une série de crises communautaires qui ont bien failli faire éclater la Belgique.

Mais, à leur grand regret, la Belgique n’a pas éclaté et le nouveau gouvernement, conduit par le socialiste Elio Di Rupo, a plutôt bonne presse, même en Flandre. Pour la NVA et le Vlaams Belang, ce sursis offert à un État fédéral belge dont ils veulent la disparition est intolérable. Le leader de la NVA, Bart De Wever, vitupère, attaquant les partis traditionnels flamands qu’il accuse de mollesse, voire de trahison. Crédité de plus de 40 % des voix en Flandre pour les prochaines élections communales du 14 octobre, la NVA attire de plus en plus les extrémistes du Vlaams Belang (VB), l’ex-Vlaams Blok condamné à changer de nom pour propagande raciste. Un nombre de plus en plus important de transfuges du VB rejoignent la NVA, y compris des élus. Ces ralliements ont provoqué une crise interne 
à la NVA ce week-end.

Guerre intestine À la NVA 

À l’issue d’un bureau houleux de la NVA, une majorité a estimé qu’il ne pouvait plus accepter des personnages ouvertement fascistes ou ayant un passé de collaborateurs, sans nuire gravement à son image. Celan contre l’avis de Bart De Wever, qui a déclaré : « On voit bien des terroristes devenir chefs d’État, pourquoi un VB ne deviendrait-il pas NVA ? » Pour la première fois, le chef de la NVA a été mis en minorité. Mais il est douteux qu’il s’avoue vaincu.

Françoise Germain-Robin

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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