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La crise en France

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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: La crise en France
    Envoyé : 09 Oct 2007 à 18:43

France: les patrons de PME ont le moral en berne



PARIS (AFP) - Les dirigeants de PME en France ont le moral en berne et sont pessimistes vis-à-vis de la situation économique à venir, après avoir connu une baisse de leur activité en septembre pour certains d'entre eux, souligne mardi l'enquête mensuelle BNP Paribas Lease Group-AFP.

Le baromètre BPLG-AFP de vitalité des PME-PMI a chuté de 19 points en septembre à 34 points, son niveau le plus bas depuis février 2007, où il était à 37 points.

"Après trois mois d'été particulièrement fastes, l'indicateur global encaisse un coup d'arrêt brutal", note l'étude.

"Le secteur de l'industrie connaît un blues marqué et a effacé ses bonnes performances estivales" mais, point positif, "les PME de 6 à 9 salariés ont mieux résisté au climat morose", poursuit-elle.

Conséquence de ces moindres performances économiques, "le moral des patrons semble bien bas pour les prochains mois", souligne l'enquête, attribuant notamment ce sentiment à la "récente dégradation de l'environnement économique mondial".

En effet, 18% des patrons prévoient une baisse d'activité alors qu'ils n'étaient que 11% dans ce cas le mois précédent et 37% tablent sur une hausse contre 41% il y a un mois. En outre, ils ne sont que 11% à penser embaucher.

Par ailleurs, plus d'un patron sur cinq est "pessimiste" sur l'évolution de son secteur d'activité, "ce que l'on n'avait pas vu depuis février", pointe le baromètre.

Dans le détail, l'indicateur de chiffre d'affaires a chuté de 23 points à 41 points, après avoir connu une hausse ininterrompue depuis mai, un patron sur cinq annonçant une baisse de son chiffre d'affaires dans l'industrie "sans prévision d'amélioration à court terme".

"Le secteur du BTP et des Transports s'est bien tenu par rapport aux autres", détaille le baromètre mais "ils sont bien pessimistes à court terme car presque 17% d'entre eux prévoient une baisse du chiffre d'affaires soit 11 points de plus que les prévisions faites le mois dernier".

La dégradation de la rentabilité entamée en juillet, s'est elle confirmée, l'indicateur cédant 12 points à 32 points, surtout sous l'effet de mauvaises performances dans l'industrie.

L'indicateur d'emploi subit la plus forte baisse à 35 points (-24 points). 71% des PME ont maintenu leurs effectifs mais 15% les ont baissé, "un chiffre en progression depuis juin".

"Les PME de moins de 10 salariés sont les seules à afficher des embauches nettes" mais "les prévisions de leurs dirigeants se figent" avec "seulement 6% qui pensent embaucher prochainement".

Dans le BTP et les Transports, l'emploi est resté stable mais "les prévisions sont très mauvaises", 13% comptant baisser leurs effectifs contre 6% dans les pronostics du mois dernier.

Côté investissements, le baromètre enregistre un recul de 20 points à 25 points.

"Les prévisions d'investissements ne sont pas bonnes: à peine 14% des PME pensent les augmenter à court terme" et "les dirigeants envisageant une baisse de leurs opportunités d'investissements sont désormais majoritaires", souligne le baromètre.

Cette enquête est réalisée chaque mois auprès de 450 responsables de PME-PMI de six à 200 salariés, représentant 45% de l'emploi salarié privé en France, hors agriculture.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071009/tbs-idc-pso-2elead-f41e315_1.html

Edité par KGB Shpion - 09 Oct 2007 à 18:43
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2007 à 09:01
C'est limite acceptable que les dirigeants se plaignent en permanence, d'autant plus qu'ils omettent systématiquement d'aborder la productivité, dont les gains ont explosé grâce aux nouvelle technologies et à la réactivité qui leur est permise.
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Dec 2007 à 21:23

La situation des classes moyennes se rapproche de celle des bas revenus, selon une étude du CREDOC

PARIS - En 25 ans, la situation des Français appartenant à la classe moyenne s'est davantage rapprochée de celle des bas revenus que celle des hauts revenus, en matière de chômage, de pouvoir d'achat et de logement, selon les premiers résultats d'une étude du CREDOC sur les conditions de vie en France, rendus publics lundi. Parallèlement, les hauts revenus se détachent de plus en plus de ces deux autres catégories de la population.

Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) a identifié trois catégories de Français à savoir les hauts revenus, 20% de la population percevant les plus hauts revenus, les bas revenus représentant les 20% de la population percevant les plus bas revenus, et les classes moyennes, soit 60% de la population se situant entre ces deux groupes.

Globalement, ce sont les classes moyennes qui se montrent les plus inquiètes pour l'avenir, avec 76% d'individus qui pensent que leurs enfants auront un niveau de vie inférieur au leur (70% des bas revenus, 71% des hauts revenus).

De même, en ce qui concerne le chômage, 12% des classes moyennes déclaraient être au chômage ou sans emploi en 2007, (34% des bas revenus et 6% des hauts revenus), mais 15% de cette catégorie déclarent se sentir menacés par le chômage, contre 13% des bas revenus et 11% des hauts revenus.

Sur 25 ans, ces chiffres restent stables, avec cependant une nette hausse de la proportion d'individus au chômage chez les bas revenus (10% en 1980, 34% en 2007) et les classes moyennes (3% en 1980 et 12% en 2007, avec un pic de 19% en 1998).

En matière de pouvoir d'achat, 76% des bas revenus et 69% des classes moyennes indiquent s'être imposé régulièrement des restrictions sur un ou plusieurs postes de leur budget (contre 37% des hauts revenus). Ce sont également ces deux catégories de Français qui ont ressenti une dégradation de leur niveau de vie ces dix dernières années (1997-2007), avec 30% des bas revenus qui ont une impression négative et 23% des classes moyennes.

Les inégalités se sont creusées ces 25 dernières années pour l'accès à la propriété, et le patrimoine, avec 33% des bas revenus et 46% des classes moyennes propriétaires de leur logement ou accédant à la propriété contre 70% des hauts revenus en 2007, et 55% des bas revenus et 48% des classes moyennes jugeant que le poste logement constitue une charge "lourde ou très lourde" dans leur budget. Ils ne sont que 26% à le penser chez les hauts revenus.

Dans les années 80, la proportion de Français propriétaires de leur logement était similaire dans les trois catégories de Français, l'écart commençant à apparaître dans les années 90.

En terme de patrimoine, seuls 9% des bas revenus et 12% des classes moyennes disposent de valeurs mobilières, contre 36% des hauts revenus en 2007.

Cette inquiétude se reflète sur la santé de ces catégories de Français, avec 21% des bas revenus et 16% des classes moyennes jugeant que leur état de santé n'est pas satisfaisant (7% des hauts revenus). Une impression concrétisée par 19% des bas revenus et 15% des classes moyennes souffrant d'état dépressif (9% des hauts revenus). Les proportions étaient quasi-identiques entre les trois catégories dans les années 80.

En revanche, le CREDOC note une "convergence relative" sur les biens d'équipement (télévision -97%- pour tous, téléphone portable) mais l'équipement en micro-ordinateur et internet marque les différences de revenus (85% d'équipement chez les hauts revenus contre 40% chez les bas revenus et 48% chez les classes moyennes; 60% de connexion internet chez les hauts revenus, 36% chez les classes moyennes).

En matière de culture, le cinéma et la bibliothèque sont fréquentées en proportion égale alors que les hauts revenus vont davantage au théâtre (31% contre 11% des bas revenus et 13% des classes moyennes), au musée (54%, 30% des classes moyennes et 25% des bas revenus) et au spectacle-concert (55% contre 36% pour les deux autres catégories).

Cette analyse des modes de vie des hauts revenus, des bas revenus et des classes moyennes en France depuis plus de 25 ans (1980-2007), s'inscrit dans une enquête plus large du CREDOC sur les conditions de vie et aspirations des Français à paraître en janvier 2008. Les premiers résultats ont été rendus publics par Régis Bigot, directeur adjoint du département Conditions de vie et aspirations des Français, lors du colloque "Classes moyennes et politiques publiques", organisé par le Centre d'analyse stratégique lundi à Paris. L'étude s'appuie sur l'analyse de données recueillies chaque année depuis 1979, en face-à-face auprès de 2.000 personnes (méthodes des quotas, échantillon renouvelé chaque année).

Sur Internet:

http://www.strategie.gouv.fr

AP

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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Dec 2007 à 21:29
On ne sait malheureusement pas ce que "haut revenus" signifie ni même ce que désigne le "revenu". Le salaire?...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2007 à 13:28

La sois-disante "classe moyenne" est un leurre créée par les idéologues de la bourgeoisie (la vrai celle des grands possédants et des financiers internationaux). Cela a commencé par être relayé politiquement par Giscard d'Estaing, alors président français, puis par Mitterand, pour affaiblir et décrédibilisé la conscience de classe ouvrière et de son unité et bien sûr le parti qui la représentait. L'idée est de dire que 80% des gens - les autres 20% pour moitié les plus riches et moitié les plus pauvres (qui seraient donc les seuls prolétaires)- auraient un mode de vie supérieure grâce à la société de consommation. La crise du capitalisme, la recherche du profit immédiat (exemple : actualité de la subprime aux USA) fait voler en éclat ceci dans la réalité.

Il existe des couches moyennes, mais non monopolistes, qui n'ont elles mêmes y compris aucun intéret avec la classe dominante économiquement.
Les communistes doivent travailler à la reprise de conscience des salariés de leur intéret commun de nouvelle classe ouvrière.
 
Je vous invites à prendre connaissance à ce sujet des travaux de Jean Lojkine.
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  Citer stalinou Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Dec 2007 à 18:58
Je pense personnellement, que un "moyen revenu" peut très bien être prolétaire, tant qu'il vend sa force de travail, et qu'il ne détient pas les moyens de productions, il reste prolétaire, la sercrétaire est une prolétaire si je ne trompe pas, bien qu'elle ait un travail qui ne soit pas si pénible que ça. Il n'y a pas besoin de crever la faim, pour prétendre être prolétaire. 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2008 à 10:51

Les banques spéculent,les citoyens paient

Crise . Atteintes à leur tour par la crise, les banques européennes se tournent aussi vers les États, auxquels elles présentent la facture des pertes astronomiques dues à la spéculation.

« Le gros risque systémique qui était craint par les places financières (…) est derrière nous. » Ainsi parlait, le 20 septembre dernier, Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Laquelle n’ose plus, après le nouveau krach de lundi, nier, comme elle l’a fait avec tant d’obstination, depuis l’été 2007, la perspective d’une « contamination » de l’économie européenne. Dans le sillage de la chute vertigineuse de Wall Street, lundi, après l’annonce du rejet du plan de sauvetage des banques imaginé par le secrétaire américain au Trésor, Henri Paulson, les places européennes sont à leur tour touchées, plombées par leurs valeurs financières.

Les États et la BCE au secours des banques frappées par « l’effet domino »

Secoué par la défaillance de Fortis, première grande banque européenne, de la britannique Bradford & Bingley, l’indice français CAC 40 a dégringolé lundi de plus de 5 %. Les banques les plus exposées aux crédits à risque ont vu leurs cours chuter brutalement. Particulièrement attaquée, l’action du franco-belge Dexia a fini avec un plongeon de 28,50 %, suivie de près par Natixis (- 13,73 %) et Crédit agricole (- 9,72 %). « L’effet domino » s’est installé sur les Bourses européennes. Alors que, selon une source à la Commission européenne, citée par l’AFP, 50 % des créances à risque seraient aujourd’hui détenues par des banques européennes, un climat de défiance s’est installé entre ces dernières. Les banques peinent, de ce fait, à se financer les unes auprès des autres. D’où leurs problèmes de trésorerie, en dépit des injections massives consenties par la Banque centrale européenne (BCE) (plus de 700 milliards d’euros depuis le début de la crise). Conséquence de cette situation, les investisseurs, pris de panique, vendent massivement leurs titres, voire spéculent à la baisse. Les banques voient ainsi leurs actifs dégringoler et le risque de faillite s’étend à tous les établissements.

Lundi, en fin de journée, Dexia, leader mondial du financement des collectivités locales, était à son tour en état de faillite. Hier, après une nuit de négociation, les États français, belge et luxembourgeois ont supervisé son sauvetage en injectant dans son capital 6,4 milliards d’euros. Dans cette opération, la France mettra 3 milliards d’euros sur la table, dont 2 milliards par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). À l’issue de cette opération, l’État français et le groupe CDC détiendront au total plus de 25 % du capital de Dexia. Une « minorité de blocage », a fait valoir l’Élysée.

Sarkozy assure les banquiers du soutien de l’État français

Hier, Nicolas Sarkozy a réuni à l’Élysée les dirigeants des principales banques et des compagnies d’assurance françaises, en présence du premier ministre, de la ministre de l’Économie et des Finances et du gouverneur de la Banque de France. Officiellement pour faire le point de « la situation des institutions financières ». Il s’agissait aussi, a indiqué l’Élysée dans un communiqué, de « rappeler aux établissements bancaires leur mission prioritaire de financement de l’économie », alors que se précise la menace d’un sévère resserrement du crédit, préjudiciable à la croissance et à l’emploi. Sur ce dernier point, la présidence de la République a promis l’annonce de « nouvelles dispositions » d’ici à « la fin de la semaine ».

En fait, l’initiative était surtout destinée à rassurer les banquiers sur un soutien éventuel de l’État en cas de nouvelle défaillance d’un établissement. « L’ensemble du dispositif français est solide, diversifié, et bénéficie du soutien des autorités de l’État », a assuré Georges Pauget, directeur général du Crédit agricole et président de la Fédération bancaire française, à l’issue de la rencontre. En clair, quoi qu’il arrive, l’État se tient prêt, comme l’a promis Nicolas Sarkozy, jeudi, à Toulon, à voler sans contrepartie au secours des banques. Et à faire peser sur la collectivité le coût faramineux de la vampirisation du crédit par la spéculation et la finance. Une assurance que le chef de l’État a réitérée, dans la soirée, à Ernest-Antoine Seillière, patron des patrons européens, et à Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Parallèlement à cela, Nicolas Sarkozy a recueilli les suggestions des patrons des banques en vue des réunions européennes et internationales prévues, selon l’Élysée, « dans les semaines à venir ».

Après les discours de peur, les appels à « ne pas céder à la panique »

Reste que les mises en scène élyséennes pour peindre une situation économique sous contrôle peinent à rassurer une opinion publique dont l’inquiétude a été attisée sciemment, jeudi, à Toulon, par le président de la République, pour faire avaler à la France la pilule de l’austérité et des « sacrifices ». Les pyromanes tentent donc désormais de maîtriser l’incendie. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a exhorté hier les Français à ne pas céder à la panique. « Il ne faut pas que les gens s’inquiètent outre mesure. Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance-vie ne peut être touché par cette crise », a-t-il affirmé. Avant de renvoyer aux promesses présidentielles : « S’il y a une mauvaise surprise, l’État sera là. »

Sûr que les États-Unis trouveront « la bonne solution globale (…) dont le monde a besoin » et que la BCE jouera « parfaitement son rôle », le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a appelé, de son côté, à cesser de « se faire peur collectivement ». Ces propos rassurants tranchent, pourtant, avec l’inquiétude affichée dans d’autres pays de l’Union. « Nous n’avons pas quitté la zone de danger, certainement pas. Il va sans doute aussi se passer des choses dans d’autres pays », a mis en garde, hier, le premier ministre belge, Yves Leterme. « Personne ne sait véritablement ce qui va se passer », admet aussi le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, cité par le Figaro, qui y voit une façon de « commencer à préparer les esprits » au pire.

Aucune proposition nouvelle pour éviter une « asphyxie » de l’économie

En fait, la « contagion » de cette crise à l’économie réelle, longtemps niée par le gouvernement, a déjà commencé. En difficulté, les banques restreignent leur offre de crédit. Ce qui entrave la consommation et l’investissement, avec des conséquences désastreuses pour l’emploi. Cette restriction du crédit a également un impact direct sur l’immobilier, dont le candidat Sarkozy entendait faire, pendant la campagne, un pilier de l’économie, en important le modèle états-unien d’une société de « propriétaires ». Conséquence de cette dépression immobilière : selon l’Association française des usagers des banques, 30 000 foyers ayant contracté un prêt-relais seraient aujourd’hui exposés à la menace de saisie.

Face à ces réactions en chaîne, l’Élysée promet des mesures qui permettront « de préserver un bon fonctionnement de l’économie » et « d’éviter l’asphyxie ». Effet d’annonce, sans l’ombre, pour l’instant, d’une proposition concrète qui permettrait de remettre à plat le système de financement de l’économie et d’orienter l’argent et le crédit vers la croissance, l’emploi, la recherche et les dépenses utiles au développement.

Clotilde Mathieu et Rosa Moussaoui

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Oct 2008 à 11:40

Le traité de Lisbonne fauteur de crise

crise monétaire . le président de la République prône des mesures refusées par le traité européen qu’il a imposé aux Français et veut faire ratifier en dépit du vote du peuple irlandais.

Les dirigeants européens ont rivalisé de sévérité, ces dernières semaines, pour fustiger les « dérives du capitalisme financier » et « l’idée folle » de la liberté totale du marché. En pleine crise, ces postures peinent à faire oublier l’activisme de l’Union européenne en faveur de la dérégulation, de la déréglementation et d’une politique économique et monétaire tout entière tournée vers le soutien aux marchés financiers, au détriment de l’emploi, de la croissance, du développement humain.

Cette politique ultralibérale, au fondement de la crise actuelle, comme de celles qui l’ont précédée, fut inspirée, dans le sillage des années Reagan aux États-Unis, par les cercles prêchant la « modernisation » de la finance, le soutien à « l’innovation » et à la prise de risques dans ce secteur, la libre circulation des capitaux, l’ouverture des marchés et la confiance dans les vertus « autorégulatrices » de ces derniers. Un catéchisme popularisé, entre autres, par le fameux groupe des Trente rassemblant financiers privés et banquiers centraux parmi lesquels Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne (1).

Ces dogmes sont inscrits au coeur même des traités européens, et singulièrement du traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy et ses homologues européens espèrent toujours faire adopter en dépit de l’échec manifeste des politiques économiques et monétaires qu’il codifie. Retour sur un traité au service du capitalisme financier.

La libre circulation des capitaux sanctifiée

Entrée en vigueur en Europe en 1990, la libre circulation des capitaux est devenue l’une des pierres angulaires de l’Union. « Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation (…) des capitaux est assurée », stipule l’article 26 du traité sur le fonctionnement de l’UE (ex-article 14 du traité constitutionnel européen). En conséquence, indique l’article 63 (ex-article 56 TCE), « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » et l’Union est invitée à légiférer pour réaliser cet objectif. Toute dérogation à cette règle, qualifiée de « recul », est soumise à la règle de l’unanimité, ce qui la rend quasiment impossible, dans une Europe à 27.

L’article 66 (ex-article 59 TCE) précise que des « mesures de sauvegarde » peuvent être prises « dans des conditions exceptionnelles », mais uniquement « pour une période ne dépassant pas six mois pour autant que ces mesures soient strictement nécessaires ».

Cette liberté sans entraves de circulation des capitaux implique, selon l’article 58 (ex-article 51 TCE), « la libération des services des banques et des assurances ». Une libéralisation, ajoute l’article 60 (ex-article 53 TCE), à laquelle les États membres « s’efforcent de procéder (…) au-delà de la mesure qui est obligatoire ». Ces dispositions vont de pair avec celles relatives à la liberté d’établissement dont bénéficient, au même titre que les autres services, les établissements financiers. « Les restrictions à la liberté d’établissement (…) sont interdites », stipule l’article 49 (ex-article 43 TCE).

Ces dispositions très strictes consacrent la liberté totale des marchés financiers, réduisent à néant les promesses de « régulation », « d’encadrement » des mouvements spéculatifs, et empêchent toute atteinte aux flux de capitaux, par exemple sous forme de taxe. Elles laissent les mains totalement libres aux fonds spéculatifs dont les opérations aussi juteuses que douteuses sont à l’origine de la crise actuelle. Combinées à la quasi-interdiction de toute harmonisation fiscale au sein de l’UE (soumise à la règle de l’unanimité), elles rendent illusoires les promesses sur la lutte contre les « paradis fiscaux ».

La concurrence libre et non faussée ou la toute-puissance du marché

Le principe de « concurrence libre et non faussée », contrairement à ce qu’affirmait le président Sarkozy à l’issue des négociations sur le traité de Lisbonne, demeure le socle du traité.

L’article 119 (ex-article 4 TCE) indique que « l’action des États membres et de l’Union comporte (…) l’instauration d’une politique économique (…) conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre », principe plusieurs fois réaffirmé et complété par le protocole nº 27 relatif au marché intérieur et à la concurrence. Celui-ci stipule que « le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ».

Services et entreprises publics sont soumis à ce dogme de la concurrence : « Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités » et « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence », indique l’article 106.

Toutes ces dispositions sont à l’origine des directives de libéralisation qui, en ouvrant les secteurs publics à la concurrence, encouragent les privatisations ou l’adoption, par les entreprises publiques, des critères de rentabilité du privé. Il s’agit de soumettre tous les domaines de l’économie et tous les besoins humains aux règles d’un marché qui s’autorégulerait par la magie de la « concurrence pure et parfaite ».

Ces dispositions consacrent, en fait, « l’idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle », qualifiée « d’idée folle », le 25 septembre dernier, par Nicolas Sarkozy.

L’article 107, enfin, juge « incompatibles avec le marché intérieur (…) les aides accordées par les États (…) qui menacent de fausser la concurrence ».

L’établissement des règles de concurrence reste le domaine réservé de la Commission européenne, qui dispose toujours, avec la Cour de Justice, d’un pouvoir de sanction.

Deux institutions qui n’ont pourtant rien trouvé à redire aux récents plans de sauvetage des banques européennes en faillite avec des fonds publics. Par un curieux tour de passe-passe, les sommes consacrées à ces sauvetages n’entrent d’ailleurs pas dans le calcul des déficits publics régi par le pacte de stabilité. Contrairement aux dépenses sociales, premières cibles de la rigueur budgétaire inscrite dans le traité.

Une Banque centrale européenne au service des marchés financiers

Le traité de Lisbonne laisse intacts les pleins pouvoirs de la BCE. « Ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l’Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme », indique l’article 130 (ex-article 108 TCE). « Les institutions, organes ou organismes de l’Union ainsi que les gouvernements des États membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne. » Autant dire que cet article réduit à néant les prétentions du gouvernement français à infléchir la politique monétaire décidée à Francfort : la BCE, indépendante, est seul maître à bord. Elle reste enferrée dans les dogmes monétaristes qui font de la « stabilité des prix », c’est-à-dire de la lutte contre l’inflation, l’unique objectif de sa politique monétaire. « L’objectif principal du système européen de banques centrales est de maintenir la stabilité des prix », lit-on à l’article 127 (ex-article 105 TCE). Une mission désormais inscrite dans les objectifs de l’Union, qui justifie les appels répétés de la BCE à la « modération salariale » et le maintien d’un « euro fort » qui plombe les exportations européennes.

Ni la croissance ni l’emploi ne figurent parmi ses missions. En revanche, il est prévu qu’elle offre son appui au marché financier, par des opérations visant à mettre à disposition des institutions financières les liquidités dont elles ont besoin (protocole nº 4 relatif aux statuts de la BCE).

Ces opérations de refinancement ne sont assorties d’aucune condition sur la destination des crédits : opérations financières ou investissements utiles à la croissance et à l’emploi. Moduler les conditions d’allocation de ces crédits en fonction de leur destination permettrait, pourtant, de décourager la spéculation. Et d’éviter les crises à répétition.

Rosa Moussaoui

(1) Voir « Le système bancaire dans la tourmente », par Ibrahim Warde, dans le Monde diplomatique de novembre 1998.

Les versions consolidées du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne sont consultables à l’adresse suivante : http://eur-lex.europa.eu/

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Oct 2008 à 14:04
Ca risque quand même d'être très chaud pour lui s'il veut introduire encore plus de dérégulation.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2008 à 09:30

Qui Nicolas Sarkozy veut-il rassurer ? Les banquiers, ou tous ceux qui ont le sentiment aujourd’hui qu’ils vont payer, et cher, pour les banques ? Hier, expliquant que l’État était prêt à entrer dans le capital de celles qui devraient être sauvées, le chef de l’État ajoutait tout aussitôt cette précision : « On ne doit pas faire le métier des banquiers à leur place. » En d’autres termes, l’État « nationalise » les pertes de ceux qui ont privatisé les profits, mais il se garde d’intervenir dans leurs affaires. À eux de garder la barre de la nef des fous…

« On ne doit pas faire le métier des banquiers à leur place. » C’est qu’ils le font si bien, n’est-ce pas ? Ils ont créé une créature monstrueuse, un énorme Moloch qui maintenant leur échappe. En France, il n’y a pas d’argent pour le logement, pour la Sécu, pour les services publics, le budget 2009 programme austérité et suppressions de postes, mais on reste interdit devant les sommes énormes englouties depuis plusieurs semaines pour alimenter la bête et pour qu’elle puisse continuer son oeuvre. Et quelle oeuvre !

Nous sommes en droit de demander des comptes. Financiers, certes, mais aussi politiques et moraux. Qu’avez-vous fait, vous qui vous octroyez des salaires de millions d’euros et des parachutes du même or ? Qu’avez-vous fait avec notre argent, et qu’avez-vous fait de notre confiance ? Qu’avez-vous fait en notre nom ? Car les énormes masses d’argent jouées par les banques dans leur casino planétaire ne viennent pas d’abord de l’argent des plus riches. Elles sont l’argent des épargnants, y compris les plus modestes, celui des simples déposants. Ce sont ces masses qui leur permettent de peser ou non dans la guerre mondiale de la finance. De racheter ici, de vendre ailleurs, d’investir là où on gagnera le plus, à tout prix, à n’importe quel prix, au prix de la mise en coupe réglée de la terre et des hommes, au risque d’une catastrophe économique sans précédent. Le petit épargnant de Montargis ou de Glasgow a-t-il été informé par sa banque de ce qu’elle se mouillait dans les sables mouvants des subprimes, qui ont déjà jeté à la rue deux millions de ménages américains et déclenché cette crise avec des prises de risque insensées ?

Et ça devrait continuer ? C’est oui pour Nicolas Sarkozy. Oui pour François Fillon qui, hier également, a été parfaitement clair : il faudra selon lui prendre le contrôle des banques défaillantes, remplacer s’il le faut leurs dirigeants, et ensuite « redresser l’établissement bancaire et remettre les participations de l’État sur le marché lorsque les circonstances le permettront ». En d’autres termes, l’État intervient et met de l’argent public, il lâche quelques noms de dirigeants à une opinion que l’on veut abuser, il remet la banque à flot à coups d’argent public et la rend au privé dès qu’elle recommence à gagner de l’argent. C’est tout bonnement scandaleux, inacceptable et inefficace, y compris à court terme car les paniques à répétition sur les marchés mondiaux tiennent au sentiment généralisé que les sommes faramineuses données aujourd’hui aux banques ne font qu’alimenter un tonneau des Danaïdes.

La crise n’est pas due à quelques rouages qui débloquent et qu’il faudrait mieux régler. Elle est le résultat de la concurrence effrénée des masses financières prédatrices qui tournent sur la planète. Les réponses passent par la création de pôles financiers publics, par de véritables nationalisations des banques qui gagnent de l’argent avec notre argent, par une intervention des citoyens dans leurs affaires. De même que la guerre était une affaire trop sérieuse pour la confier aux généraux, la finance et l’économie sont des affaires trop graves pour les laisser aux banquiers.

Maurice Ulrich

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2008 à 14:27
16,5 millions d’euros de stock-options pour le patron d’Alstom
 

Patrick Kron, le PDG d’Alstom dont l’action a perdu 20 % en cinq jours, tient à rassurer tout le monde : « la liquidité n’est pas un souci pour Alstom », explique-t-il dans les Echos de mercredi 8 octobre. On est forcé de le croire. La certitude, c’est que ce patron sarkozyste a bien été inspiré d’exercer ses stock options fin septembre, juste avant que le titre qui valait alors 65 euros ne commence sa chute jusqu’à moins de 40 euros. « Pour les options qui m’ont été attribuées en 2004, je pouvais vendre à partir du 18 septembre ce que j’ai fait, sans porter de jugement sur ce que pouvait être le l’évolution ultérieure du cours », indique-t-il au quotidien.

Entre le 19 et le 23 septembre, détaille l’AMF (l’Autorité des marchés financiers), Patrick Kron a donc tout balancé par dessus bord. Il est amusant de constater que c’est après qu’il a vendu de gros volumes d’actions que le cours du groupe a commencé à être déstabilisé. Lundi 29 septembre, alors que le CAC 40 se maintenait, l’action du constructeur des TGV a fini à 51,7 euros alors qu’elle avait terminé la semaine précédente à 58,6 euros.

Le montant total des cessions réalisées par Kron dépasse en réalité les 13 millions d’euros évoqués dans une des questions posées par les journalistes des Echos. Le PDG s’est bien gardé de rectifier : la somme atteint plus de 16,5 millions d’euros. Chapeau : en ces temps difficiles, il fallait y arriver !



Edité par Fidelista - 09 Oct 2008 à 14:27
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2008 à 16:27

face à la crise

Nationalisations

Par Pierre Ivorra, économiste.

« Marx, reviens, ils sont devenus fous ! » Cet appel ne serait pas d’une grande originalité s’il n’était lancé par l’une des figures les plus éminentes du capitalisme français, Arnaud Lagardère. Le gérant commandité du groupe qui porte son nom, a ce renvoi d’estomac « en voyant, écrit-il, de grandes banques américaines sauvées par des nationalisations ». Effectivement il y a de quoi en perdre son latin, on craint même que le locataire actuel de la Maison-Blanche n’en vienne à réclamer « des soviets partout », sur les trottoirs de Wall Street.

La liste des banques et des compagnies d’assurance rachetées en grande partie ou en totalité dans les pays capitalistes occidentaux s’allonge : Nothern Rock, Bradfor & Bingley, en Grande-Bretagne ; l’assureur AIG, Fannie Mae et Freddie Mac, les deux agences de refinancement hypothécaire, aux États-Unis ; Fortis en Belgique et aux Pays-Bas ; Dexia en France et en Belgique ; Hypo Real Estate, en Allemagne. Les gouvernements les plus libéraux semblent saisis par une fièvre collectiviste inattendue qui a quelque chose qui pourrait relever de l’acte manqué. Peut-on pour autant parler de nationalisations ? Il ne s’agit évidemment pas d’une reprise en main d’entreprises en vue d’engager un projet de développement, tournant le dos à la course à la rentabilité financière, mais plutôt d’une socialisation des pertes des banques, l’État, le contribuable, servant, pour utiliser une formule célèbre, de « béquille au capital ».

Notre expérience historique, à nous Français, nous a d’ailleurs montré que même dans le cadre d’une telle ambition de transformation à partir d’un « seuil » de nationalisations, le changement de propriété, s’il est nécessaire, n’est pas suffisant. C’est ainsi que les nationalisations de 1981 ont surtout servi à renflouer une série de grands groupes industriels et financiers privés français assez mal en point pour nombre d’entre eux, avant qu’ils soient à nouveau privatisés par la droite et le Parti socialiste, l’apport de fonds publics et les restructurations engagées ayant permis de restaurer leur rentabilité.

Pour lutter contre la crise financière, contre ses effets probables sur l’économie réelle, des changements de propriété doivent être opérés. On serait cependant bien court et peu efficace si l’on en restait là, il faut aller au-delà et changer également la gestion dans le public et dans le privé. Les interventions actuelles des États et des banques centrales pour enrayer l’hémorragie financière, si limitées et insuffisantes soient-elles, montrent la nécessité de règles publiques qui doivent s’imposer à toutes les entreprises. Il serait illusoire de croire en la possibilité de changer profondément et durablement l’ordre des choses seulement à partir d’un camp retranché, à l’abri des murs de quelques sociétés nationalisées.

Changer les règles de gestion, cela signifie ouvrir celle-ci à l’intervention et au contrôle démocratiques des salariés, des usagers, des populations afin de promouvoir d’autres critères, au sein des entreprises, favorables à la création de richesses, au développement solidaire et coopératif, à l’emploi, la formation, les salaires.

Cela renvoie-t-il à des « lendemains qui chantent » ? Pas vraiment. La création d’un pôle public du crédit est aujourd’hui revendiquée plus largement et peut devenir un objectif de lutte associé à la question des droits nouveaux pour les travailleurs. Ce pôle pourrait rassembler la CDC, les Caisses d’épargne, les banques mutualistes, la Banque postale … s’appuyer sur des fonds publics régionaux et un fonds national afin de contribuer à relancer l’offre de crédit, particulièrement aux PME, en sélectionnant les projets des entreprises en fonction de leur intérêt pour la croissance et l’emploi, de leur efficacité sociale.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2008 à 09:44

Il faut supprimer le bouclier fiscal

Depuis deux semaines, le chef de l’État lance des piques contre les spéculateurs. Mais il a fait voter un bouclier fiscal qui leur permet d’agir en toute impunité.

Nicolas Sarkozy a fait savoir voilà une semaine qu’il souhaitait très rapidement l’adoption d’un texte encadrant le système des parachutes dorés. Depuis, Laurence Parisot y est allée de son couplet, promettant même de changer suffisamment de choses pour que rien ne change. Ni la présidente du MEDEF ni le président de la République ne remettent en cause le bouclier fiscal qui assure à chaque spéculateur  vivant en France le bénéfice de 50 % de ses gains après impôts, quelle que soit la manière de faire de l’argent… Qu’importe que le système crée des inégalités, qu’il ait « démoralisé les classes moyennes et alimenté la spéculation sur les marchés de l’immobilier, des matières premières et des produits agricoles », ainsi que le dénonçait le chef de l’État le 25 septembre à Toulon.

Certes, le bouclier fiscal voté durant l’été 2007 n’a pas enclenché la crise. Mais il alimente et accentue les mêmes effets pervers dans notre pays. Ce texte assure une impunité totale à ceux et celles que l’on incite à s’octroyer toujours plus de rémunérations dans les conseils d’administration. Le bouclier  fiscal fonctionne comme un pousse-au-crime. En sanctuarisant 50 % de la rémunération d’un ménage vis-à-vis de l’impôt progressif, il incite les chefs d’entreprise et les administrateurs de sociétés à privilégier les bénéfices à court terme et les augmentations de rémunérations d’une caste de décideurs privilégiés au détriment de tous ceux et celles dont le travail enrichit l’entreprise.

Le bouclier fiscal incite aussi à gonfler les parachutes dorés dans la mesure où l’heureux parachutiste s’assure en tout état de cause la moitié de la somme qu’il se fait attribuer au moment de quitter l’entreprise qu’il a souvent pillée. Le bouclier fiscal pousse aussi à l’irresponsabilité tous les Jérôme Kerviel du marché boursier puisqu’il leur garantit également la sanctuarisation de 50 % de leurs « gains », quelle que soit la manière dont ils sont acquis. Le bouclier fiscal pousse encore les chefs d’entreprise à rechercher « des rendements trois ou quatre fois plus élevés que la croissance de l’économie réelle », que dénonçait Nicolas Sarkozy à Toulon. Ils le font à coups de délocalisations et de pression sur les salaires du plus grand nombre. Ce sont même ces « rendements » qui serviront de justificatifs pour licencier afin de relever les taux de profits qui, à leur tour, justifieront les rémunérations mirobolantes des dirigeants d’entreprise et dont la moitié échappera toujours à l’impôt. Nicolas Sarkozy fustige les spéculateurs auxquels il a fourni un blindage gratuit l’an dernier afin de consolider des fortunes de plus en plus mal acquises. Le chef de l’État fait mine de découvrir que le privilège qu’il assure aux nantis « a démoralisé les classes moyennes » et renchérit le coût de la vie pour des milliards d’humains quand la spéculation s’est portée sur « des matières premières et des produits agricoles ».

Gérard Le Puill http://www.humanite.fr/2008-10-09_Politique_Il-faut-supprimer-le-bouclier-fiscal

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  Citer Tchéka Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2008 à 20:15
Les bourses s'effondrent, les économies réelles sont touchées, le chômage explose, l'inflation aussi et les politiques se réunissent pour décréter des actions qui ne servent à rien et qui non aucuns effets alors que les morals des peuples sont en baisse constante, de même que leurs niveaux de vie, alors question :

 A quand (enfin) un coup d'état bolchévique ?
Le Vatican, combien de division ?
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  Citer stalinou Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2008 à 02:37
Lors ce que le peuple n'a plus du pain, il se révolte, comme durant les différentes révolution, française, russe. Pour le moment, j'imagine à court terme une régulation du capitalisme mais pas un changement de système radicale, il faudra attendre quelque temps pour obtenir une réflexion de la classe ouvrière, travaillant au montage de peugeot sochaux, je peux vous dire que le niveau politique est proche de zéro, certains ne savent pas ce qu'est la cgt... Mais en tout cas cette crise va nous aider...un peu
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  Citer Tchéka Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2008 à 14:16
D'ou la necessité d'un coup d'état camarade Stalinou, puisque les voie electorale est obstruée par les renégats du PS é que le " Grand Soir " n'arrivera jamais, le peuple se désintéréssant de l'ideal socialiste et de la politique en général d'ailleurs.
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2008 à 20:28
Message posté par stalinou

Lors ce que le peuple n'a plus du pain, il se révolte, comme durant les différentes révolution, française, russe.

Il n'y avait plus de pain sous Loui XIV pourtant la révolution a eu lieux sous Louis XVI, c'est pareil pour l'Angleterre.
Le Japon ou le Vietnam ont par exemple eux des révolutions tardives. Pourquoi ? Parce que malgré les différentes révoltes vietnamienne, ils ont du attendre d'avoir un PC pour concrétiser les révoltes contre l'impérialisme, c'est la même pour le Japon sauf que ceux qui ont concrétisé c'est le parti des capitaliste contre le féodalisme.

Tout sa pour dire que sans parti pour l'évolution, pas de révolution, sinon on a qu'a se tourner les pouces et attendre que la révolution se créer toute seule et sa par contre c'est jamais arrivé, pain ou pas pain.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2008 à 11:26

La crise commence à atteindre l’industrie

Partie de la sphère financière, la crise contamine « l’économie réelle ». La CGT parle de centaines de milliers d’emplois supprimés.

Les syndicats commencent à tirer la sonnette d’alarme sur la crise sociale qui se profile avec la récession économique. Partie de la sphère financière, la crise va toucher de plein fouet « l’économie réelle ». Les stratégies des entreprises privées étant largement fondées sur des critères de rentabilité financière, les liens de cause à effet sont inévitables. « Je crains qu’avec les conséquences économiques, nous ayons à assez court terme une remontée du chômage de plusieurs centaines de milliers de chômeurs », s’est inquiété hier sur BIM Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. « La crise financière n’est pas responsable de tout, mais elle ajoute aux difficultés déjà perceptibles », a-t-il ajouté. « On ne parle que des banques et pas des conséquences économiques et sociales de cette crise, on les voit pourtant déjà avec des plans sociaux et des fermetures d’usines », avait déjà prévenu François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, le 7 octobre dernier.

Outre l’automobile, déjà affectée par de nombreuses fermetures ou restructurations, d’autres secteurs commencent à faire connaître le montant de la facture. Dans l’électronique, Hewlett-Packard (HP) a annoncé hier la suppression de 500 postes en France, et cela alors que les sites de Villeneuve-d’Ascq (Nord), de Freyming-Merlebach (Moselle) et de Lingolsheim (Bas-Rhin) font déjà l’objet d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Dans la chimie, Sanofi-Aventis ambitionne de se séparer de 927 postes de visiteurs médicaux.

La saignée pourrait être importante dans l’immobilier. Dans un entretien au journal le Monde daté d’aujourd’hui, Alain Dinin, PDG de Nexity, calcule que « 180 000 salariés sont menacés de se retrouver au chômage » du fait du ralentissement des projets de constructions neuves. Dans sa propre entreprise, pourtant leader français de la promotion immobilière, il dit « avoir gelé » 129 programmes, et vouloir « au total, supprimer 500 emplois ». La veille, Kaufman & Broad a rendu public un plan de 166 suppressions d’emplois.

Ces mauvaises nouvelles arrivent alors que le chômage est déjà reparti à la hausse, avec 41 000 inscrits de plus à l’ANPE fin août. « Si on ne prend pas de décisions en France et en Europe, c’est probablement une phase de deux ou trois ans de stagnation économique qui s’annonce », interpelle Jean-Christophe Le Duigou, pour qui la solution passe, entre autres, par « une stratégie de relance, de développement industriel ». Le problème, c’est qu’il faut éviter le cercle vicieux qui consiste, pour les entreprises, à anticiper une baisse des ventes en réduisant la production et les effectifs, attitude qui contribue à augmenter le chômage et à réduire le nombre de consommateurs potentiels de leurs produits. « S’il faut réduire la production, cela doit se faire sans suppressions d’emplois, quitte à ce que l’entreprise ne fasse aucun bénéfice l’année prochaine », suggèrent les militants CGT du Centre technique de Renault, dans l’Essonne.

Paule Masson

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2008 à 12:15
Bon, quand les communistes le disaient, ils avaient tort, mais là c'est l'AFP...

PARIS (AFP) - Le régime par répartition protège les retraités français des effets de la crise financière, alors que le système de capitalisation à l'américaine, parfois montré en exemple, rend très vulnérables leurs homologues américains, soulignent des économistes et syndicats.
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Avec la répartition, les actifs paient, par leurs cotisations, les pensions des actuels retraités, tandis que dans la capitalisation, chaque actif prépare sa propre retraite grâce à son épargne, placée, via des fonds de pension, sur les marchés financiers.

"Le système par répartition est plus sûr. Les retraités français ou les travailleurs de 45 à 60 ans ne s'inquiètent pas à cause de la crise financière, alors qu'aux Etats-Unis de nombreux salariés s'aperçoivent qu'ils ont une retraite plus faible que prévu", a déclaré à l'AFP Henri Sterdyniak, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Ces salariés "vont être contraints de travailler plus longtemps ou partir à la retraite plus tard. La crise justifie toutes les craintes qu'on pouvait avoir sur la capitalisation", a-t-il ajouté.

Aux Etats-Unis, les fonds de retraite ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18 derniers mois, selon le bureau du budget du Congrès (CBO). Le directeur du CBO, Peter Orszag, a jugé possible mardi que des salariés dépendant de fonds privés très affectés par l'effondrement des valeurs boursières "soient contraints de retarder leur départ à la retraite".

A l'inverse, souligne la présidente de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz (CFE-CGC), la répartition "est un garde-fou incroyable par rapport à des marchés financiers volatils".

Dans ce contexte, plusieurs syndicats français appellent à un développement du système par répartition afin notamment d'enrayer la baisse relative des pensions due aux réformes Balladur (1993) et Fillon (2003). Autrement, on incite les salariés à se tourner vers la capitalisation pour tenter de compenser cette baisse, estiment-ils.

Ainsi, pour la branche retraités du Syndicat national unifié des impôts, la répartition, qui démontre sa "pertinence" à l'heure où la crise touche "les fonds de pensions anglo-saxons", peut "encore être améliorée, dans un pays où la richesse a été multipliée par 30 depuis les années du +Baby boom+".

Ce point de vue est partagé par des économistes, comme Pierre Concialdi (Ires), qui jugent possible une hausse de cotisations permettant d'améliorer les retraites, alors que le gouvernement ne souhaite pas augmenter les prélèvements obligatoires.

Selon Mme Karniewicz, "les recettes, on les a. On dit aux salariés qu'il faudra payer plus pour leur retraite. Pourquoi on n'a pas le courage de leur dire qu'il faut payer plus dans le système par répartition ?", a-t-elle ajouté, estimant que l'épargne retraite a crû en France "parce qu'on laisse bien croire aux gens qu'ils ne s'en sortiront pas autrement".

Les prestations versées aux titulaires d'un plan d'épargne retraite se sont élevées à 4,2 milliards d'euros en 2006 en France (+5% par rapport à 2005), ce qui équivaut à 2% du montant des retraites versées par les régimes par répartition.

Les cotisations ont atteint 9,9 milliards d'euros (+13%) pour l'ensemble des produits d'épargne retraite.

Les bénéficiaires de deux produits créés par la loi Fillon et jouissant d'avantages fiscaux, le plan d'épargne populaire (Perp) et le plan d'épargne pour la retraite collective (Perco), ont aussi sensiblement augmenté. Fin 2006, 1,9 million de personnes détenaient un Perp (+12%) et 202.000 un Perco (+98%).
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2008 à 17:33

Un plan pour "réguler" le capitalisme

Le plan de 360 milliards d’euros de soutien aux banques a été voté grâce aux seules voix de la majorité UMP et Nouveau Centre. PS et Verts ont décidé de s’abstenir et les communistes ont voté contre cette "prime aux voleurs pour sauver le capitalisme".

Défendu par la ministre de l’Economie Christine Lagarde, le texte du gouvernement, présenté lundi lors d’un Conseil des ministres extraordinaire et adopté dans la matinée - sans être amendé - par la commission des Finances, est officiellement appelé "projet de loi de finances rectificative pour le financement de l’économie".

Modifier le budget 2009 ?

Ce projet, qui devrait être définitivement adopté par le Parlement mercredi soir après un vote conforme attendu au Sénat, traduit le plan en faveur des banques face à la crise : garantie des crédits interbancaires jusqu’à fin 2009 et recours possible à une recapitalisation pour leur éviter la faillite.

Alors que l’UMP et ses partenaires centristes du NC avaient exhorté lundi l’opposition à le voter, la gauche a refusé, estimant que les mesures prévues étaient nécessaires mais pas suffisantes.

Si, en commission des Finances, les députés PS ont voté un article clef du projet de loi, ils ont choisi, en réunion de groupe, de s’abstenir sur l’ensemble du texte.

Le plan de Nicolas Sarkozy "ne résout qu’une partie des problèmes", a justifié le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

"Ce qu’il est possible de faire pour sauver le système bancaire, il doit être possible de le faire aussi pour sauver les Français de la récession" en soutenant "l’emploi" notamment, a-t-il dit, réaffirmant qu’il fallait complètement modifier le projet de budget pour 2009, débattu la semaine prochaine.

Le PS avait exclu dès lundi d’émettre un vote négatif.

"L’abstention, c’est pour moi la négation de l’engagement politique", a aussitôt réagi Jean-François Copé, patron des députés UMP. "C’est désolant et consternant. Tout cela doit être le fruit de je ne sais quelle cogitation du Politburo du PS" avant le congrès de Reims, a-t-il dénoncé.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a de son côté dénoncé "une décision irresponsable", soulignant que plusieurs gouvernements européens de gauche avaient adopté ces mêmes mesures.

Non à la "prime aux voleurs"

Les communistes ont, eux, estimé, dans un communiqué intitulé "la prime aux voleurs pour sauver le capitalisme", que "la solution préconisée par le gouvernement, même si elle est susceptible de faire baisser momentanément les tensions sur les marchés financiers, procure une prime à tous les prédateurs qui se sont servis sur l’économie réelle".

"Quoi qu’en dise le président de la République, les contribuables paieront la note", ont-ils affirmé.

L’inscription à l’ordre du jour de ce texte modifie l’agenda de l’Assemblée, retardant notamment la suite du débat sur le Grenelle de l’environnement.

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