Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > France

La crise en France

 Répondre Répondre Page  <1 131415
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2013 à 22:25

Une jeunesse abandonnée, précarisée et bernée

Michel FIZE, Sociologue au CNRS, Auteur du Livre noir de la Jeunesse (2007).

Malgré les efforts louables et constants de l’actuel gouvernement avec les emplois d’avenir et les contrats de génération, la situation des jeunes en France demeure extrêmement préoccupante. Outre un chômage de masse qui touche environ le quart de la jeunesse active de ce pays, la précarité professionnelle est aujourd’hui le vécu quotidien de la plupart des moins de vingt-cinq ans. À cette précarité s’ajoute, comme un effet secondaire incontournable, une modestie de revenus qui entraîne un retard conséquent dans la prise d’autonomie. Ainsi n’est-il plus rare de voir aujourd’hui des jeunes de vingt-huit, trente ans (voire plus) « immobilisés » chez leurs parents, faute de ressources suffisantes pour vivre seuls.

Aucune catégorie de jeunes n’échappe à présent à la menace d’exclusion ni au risque de la précarité d’existence. Longtemps protégés par une origine sociale « avantageuse », les étudiants, dont les origines se sont diversifiées (même si l’on observe un recul significatif de la représentation des jeunes de milieux populaires dans l’enseignement supérieur), mènent désormais, au moins pour beaucoup d’entre eux, une vie compliquée. Grosso modo, la moitié doit travailler pour financer ses études, un tiers n’a pas l’argent nécessaire pour consulter un médecin ou prendre des médicaments. Et je n’évoquerai pas ici les problèmes de logement dont on sait la gravité. À ces difficultés se greffe une dépréciation continue des titres scolaires. Le déclassement social, par rupture de la concordance entre niveau d’études et niveau d’emploi, étant à présent « acquis » (et semblant irrémédiable), c’est maintenant l’accès à l’emploi lui-même qui est de plus en plus contrarié. Il ne sert à rien de répéter, comme l’a fait encore récemment l’Observatoire national de la jeunesse, que les non-diplômés sont les plus pénalisés face à l’emploi (cette idée n’est pas neuve et ne réussit qu’à scléroser le débat), le fait marquant est maintenant ailleurs : il est dans le glissement progressif des diplômés eux-mêmes sur la pente de l’exclusion (de 7 à 10 % d’entre eux seraient aujourd’hui concernés), soit un doublement, voire un triplement en vingt ans. Et il ne sert encore à rien de répéter qu’il y a de « bons » et de « mauvais » diplômes (ce qui est certes vrai, mais pour combien de temps ?). Les jeunes diplômés, y compris ceux issus des grandes écoles, ne sont plus à l’abri des difficultés d’insertion professionnelle (dans le meilleur des cas, celle-ci est retardée).

Nous gagnerions donc du temps à considérer avec courage que le diplôme, devenu boulimique avec la massification universitaire (il existe aujourd’hui plus de 4 000 diplômes nationaux), s’il reste protecteur, se fragilise de plus en plus. Les jeunes diplômés chômeurs se comptent aujourd’hui par millions de par le monde.

Plus encore qu’ailleurs, le diplôme est en France un leurre, une vaste escroquerie. Qui, de surcroît, n’évalue pas toujours les réelles compétences, ou toutes les compétences, des individus. Diplôme qui, enfin, pour l’employeur, n’est pas la valeur suprême, mais le simple préalable à… l’entretien d’embauche. Pour lui, le patron souverain, face au jeune en quête d’un emploi, fût-il le premier, c’est d’abord l’expérience qui compte. Aucune offre désormais qui ne soit accompagnée de la mention : « expérience exigée ».

Alors, malgré les efforts tout aussi louables et constants des jeunes pour « s’en sortir », beaucoup perdent aujourd’hui patience ou confiance. Partout sur la planète, se lèvent, plus déterminés que jamais, des indignés, des révoltés, des révolutionnaires même, et ces derniers, à côté de leurs aînés, guère mieux lotis qu’eux, grondent contre cette misère accumulée, ces politiques impuissantes. Partout aussi, des « exilés volontaires », des jeunes quittant leur pays, espérant meilleure fortune ailleurs.

Pour l’heure, et faisant un dernier détour par la France, nous pensons que la solidarité nationale doit continuer d’opérer. Et ce n’est pas faire preuve d’assistanat que d’aider les plus démunis par le versement de telle ou telle allocation pour les aider à vivre ou survivre : bourse d’étude, RSA… La plupart des gens, et des jeunes notamment, « ne font pas exprès » de ne pas travailler. Ils aimeraient être comme les autres : des travailleurs, socialement reconnus. Comment donc, tandis que les portes de l’emploi sont largement fermées, dire à tous ces gens, à l’image de certains politiques, qu’ils se doivent impérativement de respecter la valeur travail, d’admettre 
que le travail est un devoir ? Non, Messieurs les politiques, le travail est un droit, et même un droit constitutionnel ; il est donc une 
obligation politique autant qu’une obligation économique.

Un conseil pour finir : n’accablons plus les « emplois aidés » qui seraient, a priori, des emplois « indignes ». En quoi de tels emplois, soutenus par l’État, seraient-ils des emplois inférieurs aux emplois d’entreprise – quand on sait que ces derniers sont très souvent des emplois précaires ? Pourquoi donc un contrat de deux ou trois ans offert par une association serait-il, par définition, un moins bon emploi qu’un emploi économique en CDD de six mois ? Ce n’est pas la nature de l’employeur qui importe mais la qualité du contrat, la durabilité de l’emploi. Ce sont les mécanismes de formation, les passerelles vers des activités professionnelles de 
« droit commun » qui font souvent des emplois aidés de réels emplois d’avenir. 
Ce sont au contraire la précarité et l’absence de perspectives professionnelles qui font 
des emplois « marchands » des emplois en réalité défaillants.

Michel FIZE



Edité par T 34 - 23 Aug 2013 à 23:57
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2013 à 18:32

En France, les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres…de plus en plus pauvres

 
 

Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire. Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés [1] ».

Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté. « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre [2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture [3].

Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée [4] ».

Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes [5].

Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté. Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation [6].

Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire [7] ».

A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres », selon le rapport [8].

A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ». La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France [9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie [10].

En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela [11].

Les riches sont de plus en plus riches

Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population [12].

Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Les dix premiers du classement ont vu leur richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste [13].

Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/30742/na+franca+os+ricos+sao+cada+vez+mais+ricos+e+os+pobres%85+cada+vez+mais+pobres.shtml

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano. http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr 

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

[1 Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », République française, décembre 2012. https://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-pauvrete_gouvernement-decembre2012.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).

[2 Ibid.

[3 Ibid.

[4 Ibid.

[5 Ibid.

[6 Ibid.

[7 Ibid.

[8 Ibid.

[9 Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal-logement en 2013 », 2013. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18-chiffres.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).

[10 Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », op. cit.

[11 Ibid.

[12 Eric Treguier, « Niel débarque dans le top 10 des plus grandes fortunes aux côtés de Arnauld et Bettencourt », Challenges, 11 juillet 2013.

[13 Ibid.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Sep 2013 à 23:54

Michel Simon « Comme une fraîcheur, une pureté retrouvée »

20 avril 2012, en pleine campagne présidentielle, l’Humanité des débats demande à Michel Simon : « Le peuple a-t-il réinvesti la gauche ? » Malgré son emploi du temps de militant surchargé, le sociologue nous répond.

« Que se passe-t-il, au plus profond de notre peuple, qui explique ce que nous sommes en train de vivre ? Nous nous interrogions, Guy Michelat et moi, sur les changements intervenus avec le krach boursier de 2008. Notre enquête de juin 2010 en a révélé l’ampleur parfois stupéfiante. En 1966, 28 % seulement de la population estimait que les gens comme eux vivaient plus mal qu’avant. Cette proportion monte à 58 % en 2001. Elle bondit à 71 % en 2010. Dès ce moment, les inquiétudes associées à cette « mal vie » portent d’abord sur le social (emploi, pouvoir d’achat). Le sentiment d’insécurité vient nettement derrière, la crainte d’être « envahi » par les immigrés arrive en queue de peloton.

La diffusion des attitudes sécuritaires et xénophobes demeure certes très préoccupante. Mais on est loin des « pics » de 1993 et 1995. L’échec de l’opération « identité nationale » ou de la tentative d’exploiter les tragédies de Montauban et de Toulouse ne doit rien au hasard. Plus nouveau encore : la montée d’un antilibéralisme à connotation clairement anticapitaliste témoigne de ce qui bouge en profondeur dans la vision du monde social. En 1988, la Bourse suscitait une réaction négative chez seulement 29 % des Français. Ils sont 53 % en 2001, 74 % en 2010. L’idée d’une connivence de fond entre « le patronat et les milieux d’affaires » et le pouvoir politique marque une progression du même ordre. Simpliste, ringard, proclament nombre de commentateurs. À les entendre, les élites n’ont vraiment pas le peuple qu’elles méritent…

Mais dans le même temps, le rejet des responsables politiques, le refus de faire confiance à la gauche comme à la droite pour gouverner le pays culminent, en juin 2010, à des niveaux record. Dans des conjonctures aussi explosives, tout peut arriver si ne se dessine pas une véritable alternative à gauche. On vérifie, comme dans les années 1930, le rôle décisif de l’initiative et de l’inventivité politiques. L’irruption du Front de gauche et son impact sur l’ensemble du champ politique constituent sans doute la principale nouveauté de cette campagne (…).

Au-delà de sa personne, cette sympathie pour Jean-Luc Mélenchon repose sur son exceptionnelle aptitude à donner vie et visage aux aspirations de très larges fractions de la population. « Il nous parle », entend-on, parce qu’il parle d’abord de ce qui « nous » taraude, nous, les petits, les obscurs, les sans-grade (…). Cette réactivation des valeurs fondatrices de la gauche véhicule une force émotionnelle extraordinaire. Revoyons le meeting de Toulouse. Beaucoup de jeunes. Ils sont joyeux, c’est la fête. Et voici que l’orateur proclame : « Rendre un individu meilleur, c’est rendre toute la société meilleure » ou : « Si un être humain est à terre, aidons-le à se relever. » Le voici qui exalte une France multicolore et fraternelle, l’amitié universelle entre les peuples. Instantanément, ces visages rieurs se font graves, et des paupières s’humectent. Nous ne bâtissons pas sur du sable. Il y a, dans ces immenses rassemblements, comme une fraîcheur, une pureté retrouvée. Veillons à ce que rien ne vienne compromettre cette confiance naissante. »

Michel Simon

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Sep 2013 à 16:57

Les inégalités selon Emmanuel Todd et Thomas Piketty

Fête de l'Humanité. Au cours d'un débat au Village du Livre ce dimanche, le démographe comme l'économiste ont partagé le constat d'une montée des inégalités sociales. Mais ils divergent sur les réponses à apporter.

« En ce début de XXIe siècle, on voit une remontée des patrimoines qu'on a pas vue depuis la Belle Époque », lance Thomas Piketty dès les premières minutes de la discussion. Mais immédiatement, l'économiste ajoute que cette remontée de l'ensemble de patrimoines s'accompagne, comme par le passé, d'une forte croissance des inégalités. Cette spirale inégalitaire s'explique, selon lui, par le passage du taux de rendement du capital au dessus du taux de croissance de la production. Le phénomène, récurrent dans une société à croissance faible, provoque logiquement une augmentation du degré de concentration du patrimoine dans les mains de quelques uns.

Pour Emmanuel Todd, qui se définit comme anti-marxiste parce qu'il considère l'éducation comme supérieure aux conditions économiques, une des différences entre la Belle Époque et la période actuelle tient dans la place donnée au capital culturel et intellectuel. Alors que par le passé, la spirale inégalitaire était contre-balancée par un mouvement égalitaire de l'alphabétisation, notre époque se caractérise par un accroissement des inégalités culturelles comme des inégalités économiques. « Tous les clignotants sont au rouge » conclut-il.

Une autre réponse que la guerre?

Pour Thomas Piketty, la résolution des problèmes issus de la concentration du patrimoine impose une augmentation très importante de l'impôt pour les couches les plus riches. « À l'heure de l'informatique et des mouvements de capitaux contrôlés par informatique, il n'y a aucune difficulté technique contre ce genre de mesure. Et on ne va pas faire croire que les Bahamas et Jersey nous font peur quand on est prêt à bombarder la Syrie », précise-t-il, avec un brin d'ironie.

Emmanuel Todd est très pessimiste en ce qui concerne la possibilité d'une réponse apportée par les gouvernants. Cependant il remarque que « l'appauvrissement généralisé d'une population possédant un capital culturel et éducatif aussi élevé est inédit dans l'histoire. » « La réponse des populations sera certainement liée à la rapidité de leur appauvrissement », ajoute le démographe. Alors quelle réponse ? Pour lui, la question fondamentale est de savoir si notre société développée saura apporter une autre réponse que la guerre pour remettre à plat (au moins en partie) les inégalités.

Florent Lacaille-Albiges

Inégalités à la hausse

D’après l’Insee, en 2011, le niveau de vie de la moitié la plus aisée de la population s’est amélioré, celui des plus modestes a reculé.

Selon la dernière enquête de l’Insee « Revenus fiscaux et sociaux », portant sur l’année 2011, le niveau de vie médian des Français s’est stabilisé, mais les inégalités se sont creusées. Seule la situation de la moitié la plus aisée de la population s’est améliorée, tandis que la moitié la plus modeste a vu la sienne se détériorer. Alors que 2011 annonçait la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, « président du pouvoir d’achat », les inégalités continuaient donc de s’accentuer. En cause, l’augmentation des disparités salariales, avec des bas salaires qui pâtissent de la faible revalorisation du Smic. Si l’on note une augmentation des revenus du patrimoine, elle participe également à la hausse des inégalités : ces revenus représentent moins de 6 % en moyenne du revenu disponible pour 90 % de la population, alors qu’ils en constituent 27 % pour les 10 % des personnes les plus aisées. Selon l’Insee, 8,7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, lequel s’élève à 977 euros par mois, la moitié d’entre elles vivant avec moins de 790 euros par mois. La hausse du taux de pauvreté touche particulièrement les jeunes adultes et les chômeurs : « En effet, la part des jeunes ayant un emploi recule ; ils sont proportionnellement plus souvent au chômage ou inactifs. » Avec un pouvoir d’achat en baisse de 1,2 % en 2012, le plus fort recul depuis 1984, le pire est donc à craindre pour cette même année.

Lucile Roy

Les actionnaires du CAC 40 ne connaissent pas la crise

Les entreprises cotées envisagent de distribuer près de 40 milliards d’euros, au titre des résultats de 2013, 
à leurs actionnaires, soit la moitié des bénéfices réalisés. Les dividendes progressent ainsi de 5 % en un an.

Modération pour les uns et opulence pour les autres. Sur 80 milliards d’euros de bénéfices cette année, les actionnaires des entreprises du CAC 40 devraient s’en partager 39,9 milliards d’euros, selon les estimations de Fact-Set. Loin, très loin de la règle des trois tiers vantée, en son temps, par Nicolas Sarkozy : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l’investissement.   coupons à la hausse Total arrive sur la première marche des distributions de dividendes, avec 5,66 milliards d’euros, suivi de près par Sanofi, avec 3,71 milliards d’euros. Deux géants qui ont annoncé un plan de restructuration avec des fermetures de sites industriels en France, dont celui de la plate-forme chimique de Carling, en Moselle, ou l’unité de recherche pharmaceutique de Toulouse… Par rapport à l’an dernier, la hausse des rémunérations d’actionnaires est estimée à 5 % et celle-ci « pourrait être plus marquée si la conjoncture continue de s’améliorer », note un expert interrogé dans les Échos. « Puisque l’environnement s’améliore et que les grandes sociétés peuvent se financer à taux bas, elles n’ont plus besoin de se constituer un matelas de cash en cas de coup dur comme par le passé. On sent dans le discours des chefs d’entreprise que l’heure est au retour aux actionnaires », commente Christian Parisot, stratégiste chez Aurel BGC. 2013 serait ainsi la deuxième année consécutive de progression des coupons des géants de la cote, après un recul des dividendes versés au titre de l’exercice 2011. Si bien qu’ils devraient revenir quasiment au niveau de ceux de l’exercice 2010 (40,2 milliards d’euros).   gel des salaires À l’inverse, les salariés devront, eux, se contenter d’une augmentation générale d’1,2 %, à peine plus haute que l’inflation, prévoit, de son côté, le cabinet Aon-Hewitt. Quant à ceux de PSA, ils se voient proposer tout simplement un gel de leur rémunération durant trois ans, dans les négociations en cours sur un accord de compétitivité. En outre, les entreprises cotées se lancent dans un grand programme de rachat d’actions. Une opération qui permet d’augmenter mécaniquement le bénéfice par action de la société. Depuis le début de l’année, celles du SBF120 ont consacré 6,1 milliards d’euros à racheter leurs propres actions, soit 1,3 milliard de plus qu’en 2012. Autant dire que les petits changements de taxation des dividendes des entreprises induits par la loi de finances pour 2013 n’ont eu aucun effet. En revanche, la hausse de la TVA et les baisses de dépenses publiques qui seront appliquées l’an prochain vont à coup sûr affecter les salariés.ÇA ROULE POUR LES PDG DU CAC. La somme des salaires des patrons des 40 entreprises 
cotées à Paris représente 92,7 millions d’euros en 2012. 
Le salaire moyen est de 2,3 millions d’euros, ce qui revient 
à 140 années de Smic. On constate une légère baisse 
en comparaison avec 2011. C’est dû aux parts variables 
de salaires qui ont diminué. 14 PDG ont gagné plus 
en 2011, contre 4 qui ont vu leurs revenus rester stables. 
En tête des meilleurs revenus 2012, on retrouve Maurice Lévy, 
de Publicis, avec 4 800 000 euros.

Clotilde Mathieu

Jeunes : génération toujours sacrifiée sous Hollande

Alors que le président continue sa politique minimale pour l’emploi des moins 
de trente ans, 
les organisations 
de jeunesse 
et les syndicats exigent des droits élémentaires, 
comme celui à une retraite décente.

Comment sortir du tunnel de la précarité ? Alors que les moins de trente ans sont touchés de plein fouet par la crise économique et qu’aucune embellie ne se profile à l’horizon, le débat « Les jeunes, un avenir à construire », samedi à l’agora de l’Humanité, donnait des pistes d’action. De l’école à l’insertion sur le marché du travail, tout est à repenser. Pour Ivan Dementhon, président de l’Union nationale des lycéens (UNL), « il est nécessaire que les jeunes s’expriment sur leur système éducatif ». Car l’apprentissage d’un métier est semé d’embûches et mène trop souvent les étudiants vers la case Pôle emploi. Rien d’étonnant pour Emmanuel Zemmour, président de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), « les politiques de jeunesse en France sont des politiques de gestion des flux plus que des politiques de formations pour l’avenir ». Pour défendre le droit à l’éducation, il préconise de donner les moyens de l’autonomie aux étudiants, en faisant par exemple financer leur cursus par la solidarité nationale, mais aussi en leur garantissant un droit à la formation. « Souvent, les jeunes se retrouvent face à un mur, dans des filières ultraspécialisées », explique-t-il. Si, en France, l’égalité des chances reste un mirage, la perspective du retour au plein-emploi relève aussi de l’utopie. Pourquoi, dans ces conditions, « ne pas partager le temps de travail et les richesses pour aller vers l’émancipation sociale ? » interroge Gwendal Ropars, secrétaire national de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Pour Nordine Idir, secrétaire national des Mouvements des jeunes communistes de France (MJCF), donner un avenir à la jeunesse passe également par une sortie de « la logique marchande en matière de transports, de logement… et par la promotion du service public ».

Mais ce n’est pas la politique d’emploi menée par François Hollande, à grands coups de contrats d’avenir et de génération ou d’emplois francs, qui va inverser la tendance. Comme le souligne Gwendal Ropars, « ça ne répond pas aux attentes. Depuis les années 1970, les jeunes de moins de vingt-cinq ans n’ont plus accès aux droits communs ».

De son côté, Juliette Perchepied, responsable du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), défend mollement son président : « On avance beaucoup trop lentement. Il faut que les jeunes bénéficient des mêmes droits que les autres en matière de RSA, de protection sociale… »

Dernière attaque en date, le gouvernement socialiste va priver les moins de trente ans d’un autre droit fondamental, celui à une retraite décente. « On est une génération sacrifiée, déplore Lucas Nédélec, des Jeunes écologistes, on nous demande toujours de travailler plus longtemps, quelle que soit la majorité au pouvoir. » Comme le rappelle Sophie Binet, des Jeunes CGT : « L’allongement de la durée de cotisation ne sert qu’à faire baisser les pensions, car les gens ne travaillent pas plus longtemps ! » Le 18 septembre, jour de la présentation de la réforme des retraites au Conseil des ministres, la CGT appelle d’ailleurs les jeunes salariés à se mobiliser.

Cécile Rousseau



Edité par T 34 - 17 Sep 2013 à 22:42
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2013 à 23:39
La démocratie, l’argent et la crise : un système savamment organisé





Si les États membres de l’Union européenne continuent d’appliquer les politiques d’austérité, il pourrait y avoir entre quinze et vingt-cinq millions de nouveaux pauvres. Un nombre équivalent à celui des citoyens européens vivant actuellement aux Pays-Bas ou en Autriche… Cette inflation de la misère ferait grimper le nombre de pauvres à quelque 146 millions, soit plus du quart de la population européenne.

C’est l’avertissement lancé par Oxfam, confédération d’ONG luttant contre la pauvreté et l’injustice dans le monde, dans son rapport intitulé : « le piège de l’austérité – l’Europe s’enlise dans les inégalités ». Lequel conclut que les politiques d’austérité menées par les États membres pour surmonter la crise de la dette souveraine et accéder aux programmes de sauvetage n’ont réussi ni à réduire le coût de la dette, ni à favoriser la croissance.

« En Afrique, en Asie et en Amérique latine, certains pays ont mis vingt ans pour revenir aux niveaux d'avant la crise. En Europe, ces politiques minent de façon irréversible les caractéristiques du modèle économique et social européen tel qu'il s'est développé au cours du XXème siècle. Notre analyse indique que les effets de ces politiques empêchent les plus pauvres de se ressaisir, y compris lorsque la croissance sera de retour en Europe », explique Maurizia Iacchino, présidente d’Oxfam Italie.

Le rapport d’Oxfam souligne que les mesures d’austérité favorisent la concentration des richesses aux mains des 10 % les plus riches, alors que les inégalités ne cessent de se creuser dans les pays qui les ont adoptées. De même, sans l’adoption urgente de mesures de relance de la croissance, sans investissement dans les services essentiels, sans lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, l’écart entre les riches et les pauvres au Royaume-Uni ou en Espagne pourrait dans les dix prochaines années devenir similaire à celui du Soudan du sud ou du Paraguay.

Il est intéressant de constater que certaines institutions internationales traditionnellement engagées en faveur de politiques d’austérité commencent à revoir leur copie. Le FMI s’est dernièrement livré à une étude de l’impact des politiques dites de consolidation budgétaire, et son rapport est sans ambiguïté : l’austérité réduit plus fortement que prévu l’activité économique et donc les rentrées fiscales, provoquant un creusement des déficits. Ce point de vue est également partagé par d’éminents économistes tels que le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001. Pour lui, « la raison pour laquelle l’austérité est particulièrement mauvaise, c’est le problème sous-jacent du manque total de demande. Lorsqu’il y a austérité, la demande chute. Et quand la demande chute, la croissance recule et le chômage augmente. Lorsque le chômage augmente, les salaires baissent en raison de la compétition pour les emplois, et les services sociaux sont réduits. Tous les aspects de l’inégalité sont donc exacerbés ». CQFD.

Le rapport d’Oxfam est accompagné d’une étude de cas, pays par pays. L’étude pour la France montre que les politiques d’austérité y ont un impact sur les niveaux de pauvreté et d’inégalité. Le pouvoir d’achat a diminué d’1,2 % en 2012 (la plus forte baisse depuis 1984), tandis que dans le même temps, les coûts de l’électricité, du gaz ou du pétrole augmentaient. La dette publique a crû de 3 % depuis 2011, creusant encore le déficit budgétaire. Si l’on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, 7,8 millions de personnes (soit 13 % de la population totale) étaient considérées en 2006 comme pauvres en France. En 2010, ce chiffre est passé à 8,6 millions (14 % de la population), dont 2,7 millions d’enfants. Cela représente une augmentation de près de 800.000 pauvres en moins de cinq ans…

Cette augmentation de la pauvreté a particulièrement touché les familles monoparentales, les retraités, les femmes et les jeunes de moins de 18 ans, parmi lesquels le taux de pauvreté a atteint 19,6 %. Entre 2009 et 2010, les salaires au sein des 20 % des personnes les plus pauvres ont diminué de 1,3 %, alors qu’ils ont augmenté de 0,9 % pour les 20 % les plus riches.

Entre 2000 et 2010, le revenu moyen des ménages faisant partie des 10 % les plus pauvres a augmenté de 5,3 % (soit 400 €), alors que celui faisant partie des 10 % les plus riches a augmenté de 18,9 % (soit 8.950 €). En 2010, la partie la plus pauvre de la société a gagné sept fois moins que la partie la plus riche, contre 6,3 fois en 2000.

Au sommet de la pyramide des revenus, ceux issus des placements financiers représentent une part importante des ressources. Si certains se plaignent des effets de la crise, la fortune des super-riches a connu la plus grande augmentation au cours de la période 2004-2010. Les 10 % les plus riches ont augmenté leurs revenus de près de 7 %. Quant au cercle hyper restreint des 0,01 % les plus riches, il a vu sa fortune croître de 32,3 % !

Plus que jamais, l’État représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du peuple par le Capital. Dans la république dite démocratique, la richesse exerce son pouvoir d’une façon indirecte mais d’autant plus sûre, à savoir l’alliance entre le gouvernement et l’argent. Aujourd’hui, dans les régimes que nous connaissons en Occident, la domination des banques a développé jusqu’à en faire un art peu commun les moyens de défendre et de mettre en œuvre la toute-puissance de la richesse. La république démocratique est alors la meilleure forme politique possible du capitalisme ; le Capital, après s’en être emparé, assoit son pouvoir si solidement, si sûrement, que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis.

Dans ce contexte, le vote, par son inutilité, ne devrait pas apparaître comme un enjeu central, les représentants élus ne représentant qu’eux-mêmes et leurs intérêts de classe. Alors que 2014 sera marquée par les élections municipales et européennes, il semble indispensable de réfléchir aux limites de la « démocratie » dans sa forme actuelle… et aux moyens d’abattre le système qui s’en prévaut.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-la-democratie-l-argent-et-la-crise-un-systeme-savamment-organise-121107202.html
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1 131415

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,102 secondes.