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La crise en France

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2008 à 10:48

Assemblée nationale : communiqué des député-e-s communistes et républicains

 

Paris 14 Octobre 2008

 

La prime aux voleurs pour sauver le capitalisme

 

Les député-e-s communistes et républicains voteront contre le collectif budgétaire présenté cet après-midi devant l’Assemblée nationale.

La solution préconisée par le gouvernement, même si elle est susceptible de faire baisser momentanément  les tensions nationales et internationales sur les marchés financiers, procure une prime à tous les prédateurs qui se sont servis sur l’économie réelle, qui ont nourri les fonds de pensions et les pratiques hypothécaires du type des subprimes.

Quoi qu’en dise le Président de la République, les contribuables paieront  la note. Ils le feront directement du fait des coupes claires effectuées dans tous les budgets sociaux de la loi de finance 2009. ils le feront aussi indirectement du fait des suppressions massives d’emplois auxquelles il est et sera procédé pour relancer la sphère financière.

Les député-e-s communistes rappellent l’urgence de réorienter l’argent pour satisfaire les besoins humains et non plus la spéculation. Il faut pour cela notamment se doter au plus vite d’un pôle financier public qui permettra la relance de l’économie réelle fondée sur la production de richesses.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2008 à 10:58

Questions sans réponse sur 360 milliards

Inquiétudes au Parlement sur les finances publiques et sur le statut privé de la société de recapitalisation bénéficiant des fonds d’État.

Le plan Sarkozy de sauvetage du secteur bancaire devait être adopté en un temps record, mercredi soir, le vote du Sénat étant attendu moins de 24 heures après celui des députés. Ceux-ci l’ont entériné par 224 voix pour (UMP, Nouveau centre et radicaux de gauche) contre 23 (dont les dix-huit PCF), mardi, le PS et les Verts s’abstenant. Une précipitation qui laisse d’inquiétantes zones d’ombre, vu les sommes en jeu : 360 milliards d’euros, soit plus que le budget total de l’État pour 2009 (350 milliards).

Premier point sensible : le statut des deux sociétés que crée le projet de loi pour lever les fonds sur les marchés  obligataires (c’est-à-dire en échange d’obligations émises par l’État à ses créanciers) et les prêter au secteur bancaire. « L’État pourra apporter, à titre onéreux (c’est-à-dire en échange d’intérêts - NDLR), sa garantie » dans la limite globale de 320 milliards d’euros « aux nouvelles émissions réalisées par une caisse de refinancement des établissements de crédits » et de 40 milliards d’euros « à une société de participations publiques dans les organismes financiers », précise le texte gouvernemental. Mais les députés ont été étonnés d’apprendre que la société chargée de la recapitalisation des banques, qui sera dirigée par Michel Camdessus, l’ancien directeur général du FMI, « ne sera pas majoritairement contrôlée par l’État, mais par… des banquiers ! Autrement dit, on fait appel aux coupables pour éviter les errements dont ils sont eux-mêmes responsables ! Se moque-t-on de nous ? » a demandé Jean-Pierre Brard (apparenté PCF). Même Charles de Courson (Nouveau centre) a demandé des éclaircissements.

Autre sujet d’inquiétude, l’impact de ces mesures sur les finances publiques. Selon Eric Woerth, ministre du Budget, celui-ci sera nul puisqu’« il s’agit en effet de garanties : il n’y a aucune dépense nouvelle. Au contraire, les garanties prévues pour le refinancement des banques seront rémunérées ». Mais, de l’aveu même du ministre, le fait d’« emprunter sur les marchés pour prendre des participations ou souscrire à des titres émis par des banques accroît effectivement la dette publique » au sens des critères de Maastricht. Pour lui, ce sera à Eurostat de confirmer si le dispositif « sera sans impact sur la dette publique ».

Sébastien Crépel

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Oct 2008 à 12:35

L’honneur perdu du capitalisme

par Jean-Paul Piérot

Quand plus rien ne va, il ne reste plus que la parole. Et Xavier Bertrand est dans son domaine un conteur hors pair. Comme si rien ne se passait, ni la crise financière que les États prétendent juguler à coups de milliers de milliards d’euros, ni l’économie réelle lourdement affectée, le ministre affirme que « la pire des choses serait d’arrêter les réformes »… Réformes, un bel euphémisme en vérité pour évoquer l’entreprise de démolition sociale et de pieuse soumission au grand patronat et au monde des affaires. Cette politique a affaibli les capacités de la France par son paquet fiscal au moment où, face à la récession, un plan de relance de l’économie s’impose, et il n’y faudrait rien changer ? Décidément, ces gens, dans leur aveuglement, sont plus dangereux encore que nous le supposions ! Xavier Bertrand cultive la métaphore marine du frêle esquif condamné en pleine tempête à maintenir le cap… On peut lui en opposer une autre plus terre à terre : quand on est dans une impasse, le seul moyen de s’en sortir est de rebrousser chemin, sinon on va dans le mur. Plus gravement, la poursuite de la politique dévouée au MEDEF conduit le monde du travail dans la régression.

Les marchés financiers - derrière lesquels il y a des hommes qui font des affaires - ont des ressources insoupçonnées d’adaptation dont témoigne le mouvement en dents de scie des places financières depuis plusieurs jours. On vend et on achète, on s’enrichit dans la crise. Warren Buffett, le multimilliardaire américain, n’est que la face visible de l’iceberg du capitalisme financier mondialisé. En matière de spéculation, l’annonce d’une perte de quelque six cents millions d’euros à la Caisse d’épargne est venue assombrir le climat, au lendemain du sommet européen. Christine Lagarde, qui avait tant vanté la solidité du système bancaire français, se dit « frustrée et découragée » par une nouvelle qui ne tombe pas « au meilleur moment ». Aurait-elle préféré que l’information fût retenue encore quelque temps, et que fût caché aux épargnants modestes que leur argent était ainsi livré en pâture sur le Monopoly des traders ? Y a-t-il d’autres cadavres dans les coffres-forts des établissements financiers ? La transparence s’impose.

Et pendant de temps-là, le MEDEF affiche l’exubérance. Après avoir occupé le temps d’un colloque l’hémicycle du Parlement européen, le grand patronat organisait vendredi à Paris un G5 du patronat international. Un message subliminal pour indiquer que le monde des affaires tient bien le manche des orientations politiques suivies en Europe et dans le monde. On eut droit à un satisfecit en direction de l’Union européenne, qui vient d’adopter ce fameux plan Paulson à l’européenne, qu’on pourrait plus justement appeler le plan tonneau des Danaïdes. Le grand patronat se veut l’inspirateur de toute réforme des systèmes monétaires et financiers internationaux malmenés par la crise. Il annonce la création d’un groupe de travail qui pourra « formuler des recommandations aux chefs d’État »… En ces temps où l’infaillibilité du libéralisme est quelque peu chahutée, le parti de la finance postule au rôle d’avant-garde de l’aggiornamento du capitalisme mondial.

La crise, qui révèle l’incapacité du capitalisme à assurer un développement harmonieux de la planète, est peut-être en train d’ouvrir une nouvelle séquence politique. Nicolas Sarkozy l’exprime avec sa faconde habituelle en se posant en refondateur d’un système qui serait plombé par ses « déviances » : en dépit des déclarations tonitruantes sur un nouveau Bretton Woods, le monde de l’argent est sur la défensive. Il tente de relégitimer la société du marché, de la libre concurrence, en un mot de restaurer « l’honneur perdu du capitalisme ». Une partie est engagée dont l’issue est incertaine. En définitive, celle-ci dépendra de la capacité ou non des forces politiques, syndicales et sociales à défendre un projet alternatif à un ordre économique et social, que la majorité des citoyens et des peuples réprouvent mais supportent et subissent, faute d’avoir conscience qu’il est dépassable.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Oct 2008 à 19:02
La crise à la Caisse d'Epargne :
 
Episode 1 /
La CA avoue avoir perdue 600 millions d'euros sur les marchés à risque.
 
Episode 2 /
L'agité de l'Elysée demande aux responsables de la CA de "prendre leurs responsabilités". En langage courant ça veut dire "vous dégagez"
 
Episode 3 /  Charles Milhaud, le président du directoire de la CA annonce qu'il démissionne. Evidemment, ce n'est pas un homme d'argent mais un homme qui "veut notre bien"

Voici la rémunération de Charles Milhaud, depuis 2002:
2002: 514 000 euros
2003: 453 000 euros
2004: 664 000 euros
2005: 914 500 euros
2006: 1 064 000 euros
2007: 1 584 000 euros

Episode 4 / En réalité, Charles Milhaud démissione du directoire mais pas complétement de la Caisse d'Epargne avec laquelle il ira au terme de la fusion avec la Banque Populaire.
Pas de source, même les articles dans le cache de google on disparu.
Par contre, pour le numéro 2 également démissionnaire, c'est plus clair :
 
 
Epilogue : Nicolas Sarkozy passe pour un con entre deux gesticulations de réunionnites. Les mêmes spécules et les mêmes sont indéboulonnables. Et les mêmes restent en place.
 
 


Edité par Fidelista - 21 Oct 2008 à 04:57
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Oct 2008 à 17:57

Ce que les grands patrons disent de la crise, loin des micros

coulisses . Pendant que Laurence Parisot tente de fédérer la contre-offensive libérale internationale, d’autres prétendent regarder la crise en face. Et, dans l’atmosphère feutrée du MEDEF, certains se laissent aller parfois…
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Oct 2008 à 12:03

Un plan de rigueurqui ne dit pas son nom

Budget . En pleine crise, le gouvernement défend un projet comme si de rien n’était, avec le gel des dépenses pour les services publics et de nouveaux cadeaux au patrimoine et au capital.

Dans la tourmente du capitalisme qui rend toutes ses prévisions économiques aléatoires, le gouvernement tient sa ligne de communication. Si la croissance n’est pas au rendez-vous, comme le prévoit le FMI (0,2 % pour 2009, au lieu d’1 % selon le gouvernement), mieux vaut laisser filer les déficits que de demander aux Français de se serrer à nouveau la ceinture, clame-t-il en substance lors de la discussion du budget de l’État pour 2009 à l’Assemblée nationale. Une présentation faite pour désamorcer les accusations de rigueur budgétaire, au moment où le gouvernement fait montre d’un laxisme coupable aux yeux de l’opinion vis-à-vis des banquiers qui ont mis l’économie en faillite. 79 % des Français considèrent en effet, selon un sondage BVA pour les Échos et France-Inter, que « si l’État peut prêter 40 milliards aux banques, il peut en accorder un peu plus pour les plus démunis ».

Pas de crise pour les riches

En réalité, le projet de loi de finances pour 2009 se situe dans la plus pure orthodoxie libérale de ses prédécesseurs, accélérant l’austérité pour le plus grand nombre et les largesses fiscales pour quelques-uns. Ainsi, s’il n’est pas question, selon le rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP), « de compenser d’éventuelles moins-values des recettes par des économies supplémentaires ou par un alourdissement de la pression fiscale », le « principe d’une stabilisation en volume des dépenses de l’État » est reconduit. Cela se traduit par une absence totale de marges de manoeuvre budgétaires pour faire face à la crise, de toute façon déjà « préemptée » par « l’augmentation de la charge de la dette de l’État de 2,7 milliards ».

En cause, le dogme de la « modération de la dépense » maintenu contre vents et marées. Ces économies se feront principalement par la mise en oeuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) (sans que, bizarrement, aucun chiffrage ne soit disponible, note Gilles Carrez) et la réduction des effectifs de la fonction publique de l’État. À noter pour cette dernière que s’ajoutent les 30 529 suppressions de postes programmées auprès de 50 000 équivalents temps plein en moins transférés ou décentralisés à d’autres - opérateurs ou collectivités, soit une réduction de 77 407 postes, pour une économie de 776 millions d’euros en 2009.

Côté recettes, là non plus, pas de changement de cap. Le « paquet fiscal » monte en puissance, avec 5,4 milliards d’euros de moins-value sur les rentrées fiscales en 2009. En pleine crise, plus de 3,2 milliards (+ 200 millions) seront consacrés aux baisses d’impôt sur la fortune (ISF) et au « bouclier fiscal », ainsi qu’aux allégements de droits de succession. Un coût trois fois supérieur aux suppressions d’emplois mentionnées précédemment… Mais le gouvernement va plus loin dans les cadeaux au capital, en programmant la disparition sur trois ans de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) sur le chiffre d’affaires, au rendement annuel de 1,6 milliard. Dans un premier temps, seules les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 500 000 euros ne paieront plus l’IFA, en attendant sa suppression pure et simple en 2012. Une perte de recettes estimée à 336 millions d’euros pour 2009.

foi de charbonnier

« Vous nous présentez un budget comme si rien ne s’était passé, un budget complètement dans la lignée des précédents et qui ont contribué de fait à alimenter la crise, par la réduction de l’investissement public et des services publics, la poursuite des exonérations de toute nature favorisant l’accumulation du capital sans contreparties - exigées en termes de développement économique, d’emplois rémunérés, de progrès social », a accusé hier Jean-Claude Sandrier (PCF). « Le blizzard est venu, et voici le gouvernement fort dépourvu, a commenté de son côté le président de la commission des Finances, Didier Migaud (PS). Quelles sont donc les variables d’ajustement d’un budget qui repose sur des hypothèses quelque peu chancelantes ? On imagine une baisse des dépenses d’intervention et un tour de vis demandé aux collectivités territoriales. » Pour lui, « s’il y a la crise financière, qui peut justifier un assouplissement des critères de Maastricht, il y a surtout les politiques budgétaire et économique qui sont menées et ne sont manifestement pas les bonnes ». Face aux critiques, le ministre du Budget affiche la foi du charbonnier. « Nous voulons parvenir à l’équilibre des finances publiques, et nous y arriverons ! Les circonstances mondiales peuvent nous conduire à modifier tel ou tel paramètre, mais rien n’est changé en ce qui concerne les objectifs ou les délais pour les atteindre », a déclaré Éric Woerth.

Sébastien Crépel http://www.humanite.fr/2008-10-22_Politique_Un-plan-de-rigueurqui-ne-dit-pas-son-nom

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2008 à 16:56

Le plan anticrise des parlementaires communistes

Les députés et sénateurs PCF et apparentés proposent d’agir face à la récession par la création d’un pôle public bancaire et l’augmentation immédiate des salaires.

Les parlementaires communistes et républicains ont tenu, hier, une conférence de presse pour présenter des propositions « concrètes, réalistes, crédibles » contre la récession. Y participaient la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale, Jean-Claude Sandrier, le député apparenté PCF Jean-Pierre Brard et la - sénatrice Marie-France Beaufils. « Nous sommes dans une crise - extrêmement profonde, selon un cycle bien connu de suraccumulation et de destruction propre aux crises du capitalisme », a affirmé Jean-Pierre Brard.

Première proposition avancée par Marie-George Buffet : la constitution d’un « pôle financier public avec la Caisse des dépôts, la Banque postale, la CNP, OSEO, les Caisses d’épargne réorientées vers des missions non spéculatives et conformes à l’intérêt général », et « ayant pour mission de garantir l’accès à des crédits à faible taux » en faveur de la recherche, l’emploi et l’investissement productif. Pour la secrétaire nationale, il est temps aussi d’« ouvrir en grand la question des salaires », avec « l’organisation d’une conférence nationale avec tous les acteurs » pour augmenter le SMIC « à 1 500 euros sur deux ans, avec une première étape à 1 300 euros dès maintenant », et « garantir le pouvoir d’achat » des pensions et des minima sociaux.

Les parlementaires communistes appellent par ailleurs à « supprimer le bouclier fiscal » et à opérer un « prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes » pour financer un plan de relance. Celui-ci passe notamment par « le lancement d’un programme de construction de 200 000 logements sociaux » par an pendant cinq ans et le retrait de la loi Boutin, « le retour à un véritable service public des transports et de l’énergie », la garantie totale des dépôts bancaires des épargnants jusqu’à 100 000 euros et dégressif au-delà, la « redéfinition d’une politique d’actionnariat d’État », etc.

Au-delà, Marie-George Buffet a rappelé l’urgence d’une réorientation de la construction européenne, avec « la fin de l’indépendance de la BCE » et « une harmonisation sociale par le haut », et de la lutte contre le dumping, avec « l’éradication des paradis fiscaux et une taxation des importations aux frontières de l’UE » en cas de non-respect « des normes sociales et environnementales ». Après le premier - forum de la gauche qui portait sur la mondialisation, mardi soir, la secrétaire nationale du PCF a appelé à poursuivre la confrontation à gauche en dépit des divergences, en y mêlant la population dans « des milliers de rencontres » dans le pays. « Nous devons continuer, la voie est étroite et difficile, mais nous ne pouvons pas éluder le débat sur des questions comme l’Europe ou celle d’une nouvelle croissance et du progrès », a-t-elle déclaré, rappelant l’urgence d’une « inversion des logiques » face aux « politiques de pansement en bout de course ».

Sébastien Crépel

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  Citer stalinou Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 02:58
Certes enilaste tu as raison, désolé pour ton pseudo^^

Mais je pense franchement que le manque de nourriture ammenne les gens à réfléchir, ils ne doivent plus voter pour la star'ac mais pour leur avenir.

A l'heure actuelle, seule une minorité d'ouvriers s'intéressent vraiment à la politique, ce que nous déplorons, mais comment changer cela, je pense à cette homme qui à 26 ne sait pas ce qu'est la cgt, vous me direz que c'est de la faute aux syndicalistes, je répondrais qu'ils avaient fait une permanence tous les vendredis après-midi spécialement pour les intérimaires, histoire d'expliquer leur droit, et celle-ci était vide. Il y a un manque certains d'esprit de révolte parmis la nouvelle génération.

Pourtant l'ouvier dont je parle se trouve sur le poste boite de vitesse, le poste le plus dur de la ligne, perso je n'arrive pas à le tenir sans couller pourant j'ai 20 ans et une pas trop mauvaise condition physique. Il accepte cela sans rechignier, quand il est venu se plaindre, je l'ai envoyé vers phillipe, délégué syndicale de la ligne, il m'a simplement répondu, je peux pas (ne pas confondre avec veux pas) car sinon j'aurais un rapport négatif à la fin de mon contrat (précaire). Tous ont la frousse, voila notre problème et pour encore parler de karim, je l'ai approché sans lui parler de mes convictions, je l'ai laissé s'exprimer, et il m'a dit tout simplement, "on fait croire aux gens que pour être heureux, il faut posséder beaucoup de biens matériel, alors que ce n'est pas vrais, mais en le faisant, l'ouvrier prend des crédits pour par ex. sa nouvelle tv full hd, de ce fait si il fait grève il ne pourra honoré son engagement d'où la peur du huissier, vous comprenez camarades, ils maitrisent les travailleurs avec des crédits Angry
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  Citer stalinou Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 03:03
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Enilast allez vers le bas
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 09:14
désolé si je me suis mal exprimé camarade. On se révolte tous quand on souffre trop (sinon je vois pas a quel moment on se révolterai) mais la question est de savoir où va cette révolte. Si il n'y a personne pour lui donner un sens (un parti) la révolte s'essoufflera (comme les exemples que j'ai donné précédemment)
C'est pour sa que je doute que quelque chose de concret pour nous émerge de cette crise tant que nous n'avons pas d'organisation concrète. Si chacun fait sa petite révolte dans son coin, sa ne mène à rien.

Pour ce qui est de la conscience de classe, les ouvriers ont toujours été  qu'on le veuillent ou non les plus "consciencisé" dans la mesure où comme tu le dis au moins tu peux l'envoyer voir un mec qui galère parler avec des délégués, ya des permanences, vous êtes nombreux donc ya de la cohésion et de la camaraderie (tu peux parler de tes conditions !). D'ailleurs si un jour il y a une grêve tu verra que juste une grêve de ta boite peut prendre plus d'importance qu'une grêve national d'un secteur de metier.

Le problème c'est justement pour ceux qui ne sont pas ouvrier, quand tu bosse dans une PME, qu'il y a pas de syndicats, que chaque collège a une position hiérachique précise pour dominer l'autre etc tu ne songe même pas à entrer en lutte. Or c'est la situation des entreprises du secteurs tertiaires, et en ce moment c'est le secteur tertiaire qui domine. Les vacataires des calls center, les vendeuses dans les boutiques, les intérimaires qui jouent aux chaises musicales etc ils ne peuvent même pas aller voir un délégué du personel .
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 11:05

« La récession va durer »

Christine Lagarde veut croire à une embellie… pour fin 2009. D’ici là, elle prévoit un « ralentissement » très fort. La CGT conteste la « double peine » pour les salariés.

« Je pense que l’année 2009 ne sera pas une bonne année. » Après avoir chanté longtemps, et sur tous les tons, que la France allait échapper aux effets de la crise financière, Christine Lagarde a changé de registre depuis quelques semaines. « Nous sommes actuellement dans une phase de contamination de l’économie réelle par la sphère financière, et on en constate évidemment les effets », a-t-elle déploré, samedi, sur la Chaîne parlementaire. Pour l’heure, la ministre de l’Économie et des Finances récuse toujours le terme de « récession » : « Si on a un chiffre de croissance pour le troisième trimestre qui est négatif, le deuxième l’ayant été, alors on sera techniquement en récession. Aujourd’hui, on n’y est pas. Je pense néanmoins que les mesures que nous avons mises en place pour stimuler la concurrence, pour stimuler l’investissement, pour améliorer la compétitivité des entreprises, ajoutées aux mécanismes généraux qui sont en place dans les pays européens, devraient nous préserver d’une annus horribilis. » Ministre du Budget, Éric Woerth appuie, dimanche, dans le même sens. « On pense que la récession, en tout cas le ralentissement très fort, ne va pas se résoudre en cinq minutes, il va évidemment durer », promet-il sur France 2. Mais le colocataire de Christine Lagarde à Bercy veut croire à une embellie fin 2009 : « Il faut bien évidemment tirer les conséquences de la crise et en même temps les limiter dans le temps. On aura un ralentissement pendant encore quelques mois, et j’espère qu’à partir de fin 2009, au second semestre, je ne sais pas, les choses pourraient aller mieux. »

De son côté, Maryse Dumas demande au gouvernement, « assez indifférent », selon elle, « au drame qui est en train de se produire pour des millions de familles », de « massivement soutenir la consommation ». « Le gouvernement est seulement préoccupé d’obliger les chômeurs à accepter n’importe quel emploi et à « travailler plus pour gagner plus », conteste la secrétaire confédérale de la CGT sur France Info. Résultat, la consommation et la demande baissent. Au lieu que l’argent aille aux actionnaires et à la spéculation, il faut le rendre au travail. Depuis vingt ans, tout a été fait pour que l’exploitation du travail soit au maximum. Le partage dans la valeur ajoutée s’est déplacé de 10 % au détriment du travail et au profit du capital, ce qui a permis de constituer des sommes fabuleuses qui sont allées à la spéculation. Comme il fallait de la consommation pour que la production puisse s’écouler, on a développé l’endettement des ménages, c’est la raison entre autres de la crise. Pour les salariés, c’est la double peine : on a comprimé les salaires pour permettre la spéculation financière, et aujourd’hui, en raison de la crise financière, on leur dit "chômage technique" et on supprime les emplois… »

Thomas Lemahieu

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 11:11

Relance.

Par Pierre Ivorra, économiste

Il y a peu, Nicolas Sarkozy déclarait que la crise aurait des conséquences « sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat », mais il assurait aussi que la France pourrait s’en sortir « si nous décidons d’agir au lieu de subir ». Que faut-il faire pour relancer l’économie et éviter le désastre social ? Le président de la République a annoncé des mesures prétendument destinées à soutenir l’activité, notamment la création d’un fonds stratégique d’investissement d’État de 100 milliards d’euros. Piloté par la Caisse des dépôts et consignations, ce fonds empruntera de l’argent sur les marchés financiers et investira à leurs conditions. Sarkozy prétend ainsi soigner des banques, des entreprises « dopées » depuis des années à l’EPO du profit maximal, victimes de la « gonflette » financière, en leur injectant une hormone de croissance… financière.

À gauche, le Parti socialiste paraît jouer « petit bras ». François Hollande a présenté un plan dans lequel il y a une recherche confuse d’alternatives. Il y a chez lui un certain souci de sélectivité, il ne propose pas d’aider les entreprises sans contrepartie. Il considère que, pour stimuler l’investissement, « il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices » et l’augmenter « pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes ». Mais ne faut-il pas plutôt réserver cette aide à celles qui investissent certes mais en développant l’emploi, en assurant une promotion des qualifications et de la formation ? Il ne s’agirait pas en effet de soutenir des projets augmentant l’accumulation de moyens matériels au détriment du travail vivant et qui se révéleraient destructeurs nets d’emplois  !

Le dirigeant socialiste, contrairement à Sarkozy, essaie de donner un contenu social à la relance en proposant de soutenir le pouvoir d’achat. Il considère qu’il faut conditionner les exonérations de cotisations sociales dont bénéficie le patronat à la signature d’accords salariaux. L’intention est louable, la réalisation beaucoup moins, cela revient à demander aux salariés de financer eux-mêmes leurs augmentations de salaires.

Pourtant, il y a là une vraie question : il ne peut y avoir de relance efficace, durable, en France et en Europe sans mesures de soutien à l’emploi, la formation, aux salaires en lien avec des investissements matériels ou des projets de recherche. Nous ne sommes plus en 1929 ou même en 1945, avec la révolution informationnelle, il ne peut y avoir de croissance forte sans développement des capacités humaines ! Par ailleurs, pourquoi s’en tenir à des dispositions fiscales ? Les communistes proposent d’utiliser les 27 milliards d’exonérations de charges sociales pour une prise en charge de tout ou partie du coût des crédits aux entreprises dès lors qu’il s’agit de financer de tels investissements porteurs de développement humain et de coopération. Les initiatives politiques en faveur d’un nouveau crédit peuvent changer le cours de la crise, empêcher les mauvais coups annoncés par Sarkozy. Il faut en effet mesurer que, si le budget de l’État s’élève en France à 355 milliards d’euros, l’encours brut annuel des crédits au secteur privé représente 1 845 milliards d’euros (1), cinq fois plus !

Il faut remarquer que, ni du côté de la droite ni du côté du PS, on ne propose de faire jouer à la Banque centrale européenne (BCE) un rôle actif dans le dispositif de relance. Cela supposerait évidemment de ranger au placard le pacte de stabilité. Pourtant, la BCE pourrait pratiquer elle aussi cette politique sélective du crédit, refinancer les banques dans cet esprit, favoriser par la création monétaire le développement de dépenses publiques de soutien à l’emploi et la formation.

(1) Statistiques de la Banque de France.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Nov 2008 à 17:26

Les pays de l’Union européenne ont adopté à la mi-octobre un plan dit anticrise. Pressés de voler au secours de leurs systèmes bancaires, ils ont considéré que la crise en cours relevait de ces « circonstances exceptionnelles » qui, dans le pacte de stabilité « relooké », autorisent un dépassement provisoire des déficits publics. François Fillon déclarait, de son côté : « Nous respecterons nos engagements. Simplement, les critères de Maastricht seront appliqués avec souplesse. » Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le propos n’est pas si contradictoire. La droite envisage en effet une application à géométrie variable du pacte de stabilité.

 

Ce pacte est l’instrument dont les pays de la zone euro se sont dotés pour coordonner leurs politiques budgétaires nationales et éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs afin de maintenir un euro fort face au dollar, de favoriser le développement des marchés financiers en Europe et les exportations de capitaux des groupes du continent vers les États-Unis.

 

Adopté en 1997, il prolonge le traité de Maastricht en instituant notamment une surveillance multilatérale entre les États qui doivent présenter leurs objectifs budgétaires à moyen terme en vue de respecter les critères limitant les déficits. Il définit également une procédure dite « des déficits excessifs » enclenchée dès qu’un État dépasse ces limites. Lors du Conseil européen de mars 2005, en raison des difficultés à respecter ces dernières, les gouvernements de l’UE ont décidé de réviser le pacte en aménageant une possibilité de dépasser provisoirement les seuils fixés en cas de « circonstances exceptionnelles ».

 

Le plan « anticrise » français, notamment le dispositif de recapitalisation des banques d’un montant de 40 milliards d’euros, va évidemment accroître la dette. Si tout cet argent est utilisé, cela représente 2 points de plus d’un endettement qui sans cela était déjà au-dessus du critère définissant un endettement maximal, équivalent à 60 % du PIB. Mais les banques, selon nos dirigeants, relèvent de l’exception et non de la règle. La règle, par contre, ils comptent l’assener sur les doigts des fonctionnaires demandant la revalorisation des salaires, des populations réclamant le maintien de leur hôpital, des enseignants protestant contre les suppressions de postes, des élus locaux revendiquant des moyens pour leurs collectivités. On peut penser que pour la droite leur situation n’a rien « d’exceptionnel » !

 

La perspective est d’autant plus redoutable que Nicolas Sarkozy a renouvelé son engagement de maintenir un déficit de 0,5 % en 2011 et un ratio de la dette publique inférieur à 60 % du PIB. Cette promesse va être agitée comme un épouvantail et c’est seulement aux yeux du peuple qu’elle risque d’être brandie ! D’où la programmation d’un rationnement considérable de la dépense publique utile.

 

Est-ce là un principe sain de gouvernement ? Le pays le plus puissant de la planète, les États-Unis, s’autorise une dette publique qui atteignait 72,5 % du PIB avant la crise ! Le déficit public n’est pas en soi un problème, cela dépend et de la nature des recettes (d’où sont-elles tirées ?) et de celle des dépenses (pour l’éducation ou pour la guerre…), il peut aider à la création de richesses. L’Europe a ainsi tout intérêt à se débarrasser du carcan du pacte de stabilité, mais cela ne suffit pas, il faut trouver de nouvelles sources de financement. À ce titre, la Banque centrale européenne a la possibilité de jouer un rôle décisif, elle peut, grâce à son pouvoir de création monétaire, soutenir une relance concertée des dépenses publiques de développement, contribuant ainsi à mobiliser tout le système bancaire européen en faveur de l’emploi et de la croissance.

 

Pierre Ivorra, économiste.

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BELAALI Mohamed
 
« 900 chômeurs de plus, merci patron », pouvait-on lire sur les affichettes des salariés licenciés de la Camif. « Pour l'instant, on essaie de digérer la nouvelle », confie aux journalistes un salarié de Texas Instrument qui vient de supprimer 350 postes. « Le groupe a simplement besoin de 4 millions d'euros pour passer l'hiver. L'Etat annonce des centaines de milliards pour les banques, nous ne demandons que des millions » déclare un syndicaliste de la Camif. Sanofi supprime 927 emplois, la Redoute 672, HP 580, Deshoulières 188, Renault et Peugeot mettent une partie de leurs salariés au (...) Lire la suite »
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Nov 2008 à 20:53

Halte à la casse sociale généralisée de Sarko-Thatcher et de son Union Européenne de malheur !


Au moment même où Sarko puise à plein seaux dans les poches des contribuables, majoritairement salariés, pour renflouer le grand capital privé aux abois, la clique ultra-patronale au pouvoir multiplie les mauvais coups contre le monde du travail: travail du dimanche étendu (sur ce point on ne consulte pas "Sa Sainteté" Benoit XVI...), destruction des indemnités chômage, 30 000 suppressions de postes dans la fonction publique et l'Education nationale, suppression des jours de congé des cadres et, cerise sur le gâteau, possibilité pour les salariés "qui le désirent" de travailler jusqu'à 70 ans! X. Bertrand, le Tartuffe "social" de l'UMP a même le culot de présenter cette énorme régression sociale comme une "liberté supplémentaire" en alléguant qu'il s'agit, comme pour le travail dominical, de laisser jouer le "volontariat". Quelle monstrueuse hypocrisie! En réalité, derrière cette "liberté" il y a :

-         les accords de Barcelone cosignés en 2002 par Chirac et Jospin et qui prévoyaient de porter l'âge moyen de départ à la retraite à 69 ans, comme c'est depuis longtemps le cas en Grande-Bretagne avec l'accord des "socialistes" Blair et G. Brown !

-         et surtout la fameuse décote, mise en place avec l'aide de Chérèque en 2003 par Fillon, et qui contraint les salariés qui ne veulent pas partir avec une retraite de misère, à travailler de plus en plus longtemps AU DETRIMENT DE LEUR SANTE et de leur droit à un repos bien gagné! Drôle de "liberté" dont le contenu réel, typique du régime capitaliste, est le chantage à la pauvreté!

Quant à l'argument repris en chœur par les sarko-journalistes selon lequel "de nos jours on vit plus longtemps", il est proprement scandaleux; d'abord parce que dans nombre de professions, notamment ouvrières, on continue de mourir jeune (les ouvriers vivent en moyenne dix ans de moins que les "cadres supérieurs"); ensuite parce que la qualité de la vie n'est évidemment pas la même entre 55 et 65 ans et... après. Mais cela, les richards qui se font bronzer tout l'été sur des yachts payés par Bolloré, n'en ont évidemment rien à faire !

 

Enfin, le plus grave est que cet argument "libéral" du "libre choix de chacun" revient à faire de la LOI un principe facultatif. Bref, le Tartuffe élyséen qui prétend vouloir "réguler le capitalisme international" est le premier à DEREGLEMENTER à outrance le marché du travail dans son propre pays! La contradiction n'est d'ailleurs qu'apparente entre cet "étatisme international" et cet "ultralibéralisme local": ce que veut SArko-MEDEF et son UE de malheur, c'est un Etat-fouettard pour les salariés et un Etat-Providence pour le grand capitalisme dont il est le commis, avec la complicité des "socialistes" Lamy (OMC) et DSK (FMI) qui pilotent les institutions du capitalisme mondialisé en crise...

 

Enfin, au moment où les plans de licenciements se multiplient, où le chômage des jeunes grimpe en flèche, il est immoral et indécent que quelques parlementaires de la honte à la solde du patronat, aient pu voter, -avec l'accord tacite du gouvernement et de la présidence de l'Assemblée-, un amendement qui nous ramène directement au 19ème siècle et qui va se traduire à l'arrivée par le maintien d'un taux de chômage élevé (et donc d'une pression à la baisse sur les salaires), par une remontée de la mortalité des travailleurs âgés et par une précarité encore plus grande de la jeunesse confronté .

Ce mauvais coup est aussi un outrage aux états-majors syndicaux qui continuent, Chérèque et Thibault en tête, non seulement d'étouffer l'aspiration des salariés au "tous ensemble en même temps", non seulement de "négocier" les régressions les plus honteuses voulues par Sarko-MEDEF, non seulement de fermer les yeux sur le caractère fascisant du régime (dont la rencontre des ministres européens organisée par Hortefeux à VICHY sur l'immigration est un symbole provocateur), mais de poignarder dans le dos ceux qui luttent (désaveu par la confédération CGT de la juste lutte des courageux cégétistes des NMPP, procès en sorcellerie de la Confédé contre l’UL CGT de Douai).


C'est pourquoi le PRCF réitère à TOUTES les forces communistes, internes ou externes au PCF, sa proposition de porter ensemble dans les masses la proposition d'une manifestation commune de tous les progressistes opposés à Sarko-MEDEF et à l'UE contre l'ENSEMBLE de leur politique qui tue la France ouvrière et républicaine. Devant de telles attaques, les travailleurs ne comprendraient pas que ceux qui se disent "communistes" ou "socialistes", n'aient en tête que leurs "congrès" respectifs alors que le sort du vrai communisme et de la vraie gauche populaire se joue d'abord dans la rue, dans la construction du tous ensemble en même temps.

 

Le PRCF suggère également que tous les syndicalistes de lutte réfléchissent à une initiative nationale permettant aux salariés du public et du privé, aux retraités et aux chômeurs, de faire entendre leur voix ENSEMBLE et EN MEME TEMPS !

 

La crise capitaliste peut être porteuse d'une magnifique contre-attaque des salariés comme viennent de le montrer les camarades de Renault-Sandouville, ceux des NMPP, les enseignants manifestant le 19 octobre, etc. ; mais si les réactions ne sont pas suffisamment fortes et unies, si elles ne bousculent pas les compromissions des leaders syndicaux acquis à la CES (Confédération européenne des Syndicats), la crise peut aussi permettre à Sarkozy d'accélérer sa "rupture" jusqu'à la liquidation ultra-rapide des conquêtes sociales engrangées par le monde du travail depuis la Commune, sans oublier la menace qui plane sur l'indépendance nationale de la France et sur l'ensemble des libertés démocratiques.

Tiocfaidh Ar La - Notre Jour Viendra

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Nov 2008 à 16:40

Finance et économie réelle

Par Pierre Ivorra, économiste

La crise financière, c’est celle « d’un système… qui, en quelque sorte, a trahi l’esprit du capitalisme », déclarait en octobre Nicolas Sarkozy. La finance a-t-elle dévoyé le bon gros capitalisme de papa qui serait tout gentil, vertueux, ou l’a-t-elle poussé jusqu’à ses extrémités, faisant apparaître au grand jour son être profond ? Freud expliquait déjà que les états de crise révèlent toujours une personnalité, le jugement est sans aucun doute valable aussi pour les sociétés. Il n’y a pas d’un côté la finance sale, dérégulée, aux mauvaises manières, et de l’autre le vrai capitalisme propre sur lui, qui travaille, se lève tôt le matin.

Pour penser ainsi, il faut croire que le président de la République doit être privé de la lecture des Échos. Le journal financier signalait par exemple, le 13 octobre dernier, que le holding de la famille de Wendel, symbole s’il en est du capitalisme, avait vu la note de sa dette abaissée au rang des « obligations pourries ». Trop endettés, les descendants des maîtres de forges ! Dans son édition du 31 octobre, le même quotidien signait un éditorial intitulé : « Le mur de la dette est de retour ». Il s’inquiétait du fait que, sur les 24 derniers mois, la dette nette des entreprises du CAC 40, hors valeurs bancaires, « a bondi de 25 %, à 250 milliards d’euros ». Tout cela évidemment fait désordre.

Le journal citait parmi ces mauvais élèves du CAC 40 particulièrement deux groupes, Veolia Environnement, 16,5 milliards d’euros de dettes, soit l’équivalent de 18,65 ans d’années de bénéfice, et Vinci, le géant du BTP, 15,8 milliards de dettes, 9,61 années de résultat. La chute des titres de ces sociétés et la montée de leur endettement ont fait exploser le ratio dettes sur valeur des actifs que les agences de notation et tous les analystes financiers suivent à la trace.

D’où vient cet endettement ? Essentiellement de la croissance financière externe, d’une politique d’acquisitions à marche forcée en France et en Europe. En 2007, Veolia a acheté une société allemande pour 1,45 milliard, une américaine pour 788 millions, une italienne pour 388 millions… La dette est ainsi montée, en dépit d’une augmentation de capital. Le groupe Vinci, lui, n’a pas fini de digérer l’acquisition d’Autoroutes de Sud de la France (ASF) en 2006, d’autant qu’il ne s’est pas arrêté en si bon chemin, il a persisté en 2007. Ces deux sociétés ne sont pas de vilains petits canards, le « mur de la dette », pour reprendre le langage des Échos, étend son ombre sur bien des entreprises qui se réveillent avec une « gueule de bois » qui n’est que la suite des ivresses d’hier.

Certaines statistiques permettent de mesurer l’ampleur du phénomène, notamment l’importance des sorties de capitaux pour partir à la pêche de la bonne affaire hors des frontières. Ainsi, à la fin juillet 2008, les investissements en capital social à l’étranger des entreprises installées dans l’Hexagone, c’est-à-dire les prises de participations dans des sociétés situées hors de nos frontières, en Europe et aux États-Unis principalement, s’est élevée à 65 milliards d’euros sur un an. Le mouvement s’est accéléré puisque, pour les douze mois de 2007, ces investissements n’étaient que de 56,6 milliards.

Les groupes français se sont engagés dans une spirale : avec ces opérations, ils faisaient grimper la valeur de leurs titres en Bourse et, en dopant ainsi le cours de leurs actions, ils se contraignaient eux-mêmes à augmenter leurs résultats. Plus ils accumulaient d’argent, plus il leur en fallait. Mais ce gonflement financier s’est opéré contre la croissance réelle, l’emploi, les dépenses pour les hommes, jusqu’à ce que ce soufflé se dégonfle brutalement. C’est bien tout le système qui est malade !

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Nov 2008 à 21:38
 
Les suppressions d’emplois annoncées depuis septembre 2008 en France sont indexées, et répertoriées pour chaque site de production du territoire, sur Google Maps. Chaque entreprise est identifiée, avec le nombre de postes supprimés, le secteur d’activité, le type de plan social mis en place. Cette carte est mise à jour en temps réel par plusieurs utilisateurs qui veillent sur l’actualité

Plans sociaux

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Dec 2008 à 13:09
Misère de la charité
 

« Si dans 10 ans on existe encore, ça voudra dire qu’on aura perdu », disait Coluche en 1985. Vingt-trois ans après, les Restos du cœur non seulement sont toujours là, mais fleurissent un peu partout comme, paradoxalement, la misère qui leur permet d’exister et de se développer. Chaque année, des millions de repas sont distribués par des bénévoles dévoués et sincères à des centaines de milliers de pauvres sans parler des milliers de bébés aidés par des « Restos et points Bébés du cœur ». Ces chiffres sont en augmentation constante. Il s’agit d’une véritable institution aimée par les grands médias et aidée par l’Etat. Mais c’est aussi et surtout le miroir d’une société qui célèbre, presque dans la joie, année après année la détresse et la souffrance humaine.

Des hommes et des femmes attendent sagement alignés derrière une ligne imaginaire, souvent dans le froid et sous la pluie, de recevoir leurs colis alimentaires dans l’indifférence quasi générale. Qui sont-ils ? Ce sont des femmes seules avec ou sans enfants, retraités avec pension de misère, jeunes précaires, travailleurs pauvres, personnes en fin de droit, Rmistes, bénéficiaires des minima sociaux, agriculteurs, SDF, etc. etc. L’afflux massif de retraités aux Restos montre à quel point les pensions sont insuffisantes pour vivre et mourir dignement.

Des hommes et des femmes pauvres dans un pays riche ! Des hommes et des femmes broyés par la machine infernale de l’économie de marché ! Une économie qui produit sans trêve richesse pour les uns et misère pour les autres. Cette misère plonge donc ses racines dans cette recherche sans limites du profit.

De la gestion des situations provisoires, les Restos se sont transformés, sous la pression du chômage et de la précarité, en une véritable institution condamnée à durer et à se développer. Leur sort est intimement lié au capitalisme. La crise de celui-ci va leur envoyer des bataillons entiers de laissés-pour-compte : « avant même le démarrage de la campagne, les inscriptions sont en hausse de 5 à 10% par rapport à l’année dernière »(1) déclarait Olivier Berthe, président de l’association. Les Restos du cœur, comme d’ailleurs toutes les associations caritatives, ont un « bel » avenir devant eux !

Ces aspects de la charité sont souvent ignorés par les grands médias notamment la télévision. Les images qu’elle diffuse tendent à occulter les véritables causes de la misère. Par contre, les concerts, spectacles et autres show organisés en faveur des Restos, eux, sont bien montrés. Artistes, sportifs de haut niveau, hommes et femmes politiques…bref, tout ce beau monde est ainsi mobilisé et projeté régulièrement sur la scène médiatique. Cette médiatisation à outrance de la charité permet de mieux exploiter la générosité des bénévoles et des citoyens et d’éviter du même coup tout travail de réflexion sur les racines politiques et économiques de la misère. Cela permet également à l’Etat de se décharger sur les associations caritatives et de remplacer les prestations fondées sur le droit par la charité et la morale avec tous ses préjugés et toutes ses culpabilisations. L’Etat, par le biais de la loi Coluche, offre aux généreux donateurs une réduction d’impôt égale à 75 % du montant du don. Un manque à gagner qui aurait pu contribuer par exemple à la construction des logements sociaux dont les familles et leurs enfants qui errent dans les rues par milliers ont tant besoin. Dans son projet de loi de finances pour 2009, le gouvernement prévoit une baisse de 30 % des crédits alloués à la construction des logements sociaux ; consacrant par là son désengagement de la politique du logement social au moment même où il fait beaucoup de bruit avec le droit au logement opposable.

Les riches, eux, peuvent se donner bonne conscience à peu de frais en jetant quelques miettes aux plus démunis qui doivent de surcroît se courber pour les ramasser. Cette forme de violence sociale, soigneusement masquée par l’idéologie dominante, reste invisible.

L’Histoire nous enseigne que les avancées sociales, petites et grandes, n’ont jamais été données par générosité ou par charité, mais toujours arrachées de haute lutte.

Mohamed Belaali

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Dec 2008 à 21:25
 
M. le médiateur,

Je vis en Guyane Française, département français d’outre-mer de 200 000 habitants, qui occupe une surface équivalente à celle du Portugal sur le continent sud-américain (au nord du Brésil).
Nous sommes aujourd’hui le dimanche 30 novembre 2008. Depuis le lundi 25 novembre, des barrages placés sur tous les carrefours névralgiques du réseau routier empêchent toute circulation dans ma région. Ces barrages sont le résultat d’un mouvement de protestation contre le niveau trop élevé du prix de l’essence (50% plus élevé qu’en France métropolitaine).

[...]
 
Je vous écris donc pour vous sensibiliser à ce décalage surprenant en termes de traitement de l’information, qui me paraît personnellement tout à fait incompréhensible.  Je souhaiterais que vous, dans votre rôle de médiateur, puissiez obtenir de la rédaction de France 2 qu’elle reconnaisse que le traitement de l’information sur la situation en Guyane est en effet incroyablement insuffisant, et qu’elle remédie à cette situation.  La question n’est pas anodine pour nous, car le manque d’information sur notre situation dans les médias nationaux peut parfaitement contribuer à la lenteur de la solution de la crise.
 
Si en revanche la rédaction de France 2 considère qu’elle est bien suffisamment informée, et que le traitement donné à la situation en Guyane est tout à fait normal, tant quantitativement (une poignée de secondes au JT), que qualitativement (l’ensemble de la situation que je vous ai décrite résumée à un report de tir de fusée, événement en soi assez commun), alors j’aimerais vraiment en comprendre la justification.  Je n’y peux, dans mes réflexions actuelles, n’en imaginer que deux causes possibles auxquelles je souhaite ne pas croire.  La première est qu’un département français situé loin de la métropole n’a pas exactement le même statut, au niveau de l’importance à lui accorder, qu’un autre département français ; vous comprendriez bien sûr que si c’était le cas, cela ne pourrait être interprété de notre part, habitants de la Guyane, que comme une forme de discrimination scandaleuse.  La seconde est qu’on ne veuille pas montrer aux habitants de France métropolitaine qu’on peut vraiment tout bloquer quand les choses vont mal … de peur que cela ne leur donne des idées.

En vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien porter à mon courrier, je vous prie de croire, M. le médiateur, en l’assurance de ma très grande considération.

Pascal Vaillant Montjoly, Guyane

 
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Dec 2008 à 01:09
BNP-Paribas : on a retrouvé les 34 milliards de bénéfices... aux objets perdus


BNP-Paribas bénéficie de 2,55 milliards d'aide de l'Etat, dans le cadre du plan français de soutien à l'économie. Or, en un simple coup d'oeil, on constate que la banque a déclaré 34 milliards de bénéfices cumulés depuis 2004 ! D'où la question : "Mais où sont passés les biffetons" ?

La réponse est sans équivoque. Baudoin Prot, banquier en chef, explique, fier et tout sourire quoi qu'un peu gêné, que "chez BNP Paribas, on est attachés et on continuera d'être attachés à la création de valeurs pour nos actionnaires". N'en jetez plus : 14 milliards d'euros pour les actionnaires. Pour le reste, des primes aux traders, aux dirigeants, et des investissements... Pas de baisse de tarifs à la gentille clientèle, pas (ou très peu) de constitution de réserves de trésorerie. Et au fond, pourquoi se gêner... puisqu'en cas de pépin, c'est l'Etat qui crache (au bassinet) ? Et les clients, disciplinés, qui paieront les intérêts mais c'est un détail...


VIDEO-Extrait de "Pièces à Conviction", diffusé sur France 3
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