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La crise en France

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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Dec 2008 à 14:53
Sarkozy abandonne la France à la crise économique: Le faux plan de relance comparé à un vrai plan de développement écologique et social


Excellent article du Parti de Gauche


article de Jacques Généreux. Secrétaire national à l'économie au Parti de gauche




Il n’y a pas de plan de relance


N. Sarkozy, avait annoncé un « plan de soutien massif à l’activité économique ». Discours massif, mais plan chétif, pire même : inexistant (voir le détail plus bas). Les 26 milliards annoncés (1,3% du PIB) seraient déjà insuffisants et quatre fois inférieurs à ce qu’entreprennent les chinois et les américains pour soutenir leur économique (5% du PIB). Le plus gros poste du plan de relance (11,5 Md) consiste seulement à rembourser les dettes de l’État quelques mois plutôt que prévu, ce qui ne changera strictement rien à la situation nette des entreprises.


Le second poste de ce plan (10,5 Md) prévoit l’avancement de projets d’investissements dont au moins la moitié ne peuvent raisonnablement être mis en chantier dès 2009. Les mesures en faveur du logement (1,6 Md) n’auront pas d’effets sensibles avant deux ans et restent dérisoires par rapport aux besoins (70 000 nouveaux logements au lieu des 300 000 par an aujourd’hui nécessaires, sans parler du déficit en crèches, en centres d’hébergement d’urgence, en infrastructures sportives, culturelles et de service public dans les banlieues, etc.).


Reste quelques centaines de millions de cadeaux pour les ménages qui ont encore les moyens de s’endetter pour acheter une voiture, ou aux entreprises qui ont encore assez de clients pour embaucher. Et enfin, la portion congrue pour les chômeurs et les bénéficiaires des minimas sociaux.


Au total et au mieux, l’économie française bénéficiera en 2009 d’un soutien public limité à 5 ou 7 Md (0,25% à 0,35% du PIB), une goutte d’eau dans l’océan de la crise économique ; 15 à 20 fois moins que la relance engagée aux États-Unis ou en Chine !




Scandale social et erreur économique : Sarkozy oublie le pouvoir d’achat et la consommation


En 2007, N. Sarkozy se présentait aux Français comme le « Président du pouvoir d’achat ». Aujourd’hui, on sait qu’il est le « Président du pouvoir de la tchatche ». Plus son discours se fait républicain et keynésien et plus il redistribue le pouvoir d’achat des salariés aux détenteurs du patrimoine et des plus hauts revenus. Plus il défend la « valeur travail » et plus il soutient les revenus du capital.

Le gouvernement sait trouver tous les milliards d’euros nécessaires pour sauver les banques et les marchés financiers responsables de la crise, mais il ne consent aucun effort significatif pour défendre le pouvoir d’achat et l’emploi des salariés victimes de la crise. Il ne consacre qu’un vingtième de son soi-disant plan de relance à distribuer une maigre obole aux travailleurs privés d’emploi. Rien pour les salaires ! Rien pour la modération des loyers prohibitifs dans le secteur privé ! Rien contre les taux d’intérêts usuraires imposés par les banques aux ménages surendettés.

Au scandale social, s’ajoute l’erreur économique la plus grossière. Déjà, avec le paquet fiscal de 2007, la droite gaspille 15 Md par an, à gonfler les revenus des plus riches (bouclier fiscal, exonération des successions, etc.) et à rendre les heures supplémentaires moins onéreuses que les heures ordinaires. Ce dernier mécanisme est particulièrement pervers en période de récession : il incite les entreprises à licencier et à réduire l’emploi, quitte, en cas de besoin, à reporter une surcharge de travail sur les salariés. Le seul moyen de soutenir rapidement l’activité économique consiste à soutenir le pouvoir d’achat, l’emploi, et la consommation des salariés aux revenus modestes ou moyens. Non content de ne rien faire en ce sens, le gouvernement maintien un mécanisme d’incitation au licenciement, et supprime par dizaines de milliers les emplois dans les services publics.





L’analyse du soi-disant « plan de relance »


- 11,5 Md€ de trésorerie avancée en 2009 aux entreprises : hormis quelques centaines de millions d’intérêts éventuellement économisés par les entreprises, aucun effet net sur leurs moyens financiers.
- 10,5 Md€ d’investissement dans les infrastructures (4 Md€ Etat, 4 Md€ entreprises publiques, 2,5 Md€ collectivités territoriales) : simple avancement de projets déjà décidés et dont les délais de mise en œuvre renvoient leurs effets réels sur la fin 2009 ou sur 2010.
- 1,6 Md€ pour le logement (doublement du prêt à taux zéro, 70.000 logements supplémentaires) : les professionnels de l’immobilier n’en attendent aucun effet avant 2010-2011.
- 220 millions d’euros pour une « Sarkozette » (prime à la casse de 1000 € pour les véhicules de plus de 10 ans) : comme la « balladurette » et la « jupette » en leur temps, n’aura qu’un effet d’aubaine limité à court terme, et un effet de recul du marché automobile au moment de sa suppression.
- 700 millions d’euros pour l’exonération des cotisations sociales sur les embauches au niveau du SMIC, soit 180 € par mois, dans les entreprises de moins de 10 salariés : effet d’aubaine pour les employeurs qui auraient embauché de toute façon, les autres ne recommenceront à embaucher qu’avec le retour de la croissance.
- 500 millions d’euros pour améliorer la prise en charge du chômage partiel : la portion congrue pour les premières vraies victimes de la crise, les salariés !
- 760 millions d’euros pour une prime de 200 euros aux allocataires de minimas sociaux en mars prochain : la charité au lieu de l’emploi, l’aumône plutôt que la hausse des salaires et, comble de la provocation, même pas tout de suite mais dans 4 mois !
- 0 euros pour la simplification de l’accès aux marchés publics. On baisse la garde en matière de contrôle des conditions d’attribution des marchés publics, ce qui ouvre la voie au favoritisme clientéliste ou crapuleux mais ne change strictement rien au volume des commandes aux entreprises.
- Au total : à peine plus de 2 Md€ (0,1% du PIB !) sûrs pour 2009 (4 dernières mesures) et peut-être 5 à 7 Md€ en tout selon la rapidité de mise en chantier des investissements publics. Soit au mieux de 0,25% à 0,35% du PIB, c'est-à-dire rien !



Pour un vrai plan de relance écologique et social

- Abrogation du paquet fiscal et redistribution fiscale des 15 Md d’euros libérés au profit des 60 % des ménages les moins riches, avec un taux de redistribution d’autant plus élevé que le revenu est faible.
- Indexation de la hausse des loyers sur la hausse des salaires.
- Droit automatique de transformation des crédits « revolving » en prêt personnel à taux plafonné (prélude à une réforme structurelle du crédit à la consommation).
- Conditionnement de toutes les aides publiques aux entreprises (y.c. exonération de charges) à la conclusion d’un accord salarial en 2009.
- Augmentation du SMIC, compensé par l’Etat en 2009 et 2010, dans les PME qui maintiennent l’emploi.



Mesures d’urgence pour soutenir l’activité des entreprises

- Plan de garantie des crédits aux PME
- Un plan de l’ordre de 100 Md d’investissements publics sur deux ans, qui combine soutien de l’activité, politique sociale (logement) et écologie :

* Rénovation écologique du parc de logements sociaux
* Mise en chantier de 300 000 logements par an
* Remplacement progressif du parc automobile des collectivités publiques par des véhicules propres (électrique ou hybrides)
* Rénovation des établissements publics d’enseignement
* Construction de crèches, de maisons des jeunes, de centres d’hébergement d’urgence
* Comblement du déficit en crèches publiques
* Rénovation du réseau ferroviaire et développement d’infrastructures pour le ferro-routage
* Extension règlementaire des exigences en matière de recyclage et aide à l’investissement privé dans ce secteur
* Recherche et développement des énergies nouvelles


Mesures d’urgences pour éviter la montée du chômage

- Arrêt des plans de suppression d’emplois publics
- Création d’emplois pour combler les déficits patents dans les services publics (hôpitaux, éducateurs spécialisés, police de proximité, tribunaux, inspection du travail, etc.)
- Autorisation administrative préalable des licenciements économiques pour éviter les plans sociaux purement préventifs destinés à maintenir la rentabilité financière.
- Surtaxation des bénéfices distribués dans les entreprises qui réduisent le nombre de salariés employés.

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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Dec 2008 à 15:04
Les mensonges économiques de la droite (suite du précédent article de Jacques Généreux)





La droite dit : il ne faut pas relancer la consommation car cela soutiendrait surtout les importations de produits étrangers.


FAUX : Même si 30% de la demande supplémentaire se porte sur des importations, cela vaut la peine de profiter des 70% restant pour les entreprises françaises. De plus, l’effet sur les importations est compensé par les plans de relance simultanés de tous nos principaux partenaires commerciaux qui soutiennent nos exportations. La France est le 5e exportateur mondial de biens et services et le 2e exportateur européen ; elle profite donc au moins aussi largement de la relance de la demande chez ses partenaires que ces derniers profitent de la relance en France. L’invocation des difficultés extérieures de la France, mors du plan de relance Mauroy en 1981, est ridicule. En 1981, la France était le seul pays à relancer massivement la demande tandis que ses partenaires commerciaux adoptaient des politiques de rigueur ; la principale contrainte extérieure de la France était par ailleurs la spéculation contre le Franc, qui (l’a-t-on oublié ?) n’existe plus !   





La droite dit : il faut donner la priorité à l’investissement, car c’est lui qui créera les emplois de demain (vieille rengaine du « théorème de Schmidt », chancelier Allemand dans les années Giscard).


FAUX : Nous avons besoin d’emplois tout de suite et pas dans deux ou trois ans. Au nom de ce faux théorème, depuis trente ans, les politiques néolibérales ont réduit la part des salariés dans le revenu, au profit du capital, et cela ne s’est pas traduit par un dynamisme particulier de l’investissement productif, mais par le gonflement des placements spéculatifs et le surendettement des ménages ; c’est-à-dire les deux causes majeures de la crise actuelle. C’est la progression du pouvoir d’achat et la stabilité de l’emploi qui font les perspectives de débouchés pour les entreprises et incitent ces dernières à investir. La France n’a pas besoin d’un supplément d’épargne, mais d’un supplément de demande solvable.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Dec 2008 à 10:59

À 0,1 % près

PIB . Le pays évite de justesse la récession.

Ce sera sans doute pour l’année prochaine. En 2008, La France évite de justesse l’entrée en récession, avec une croissance de 0,1 % au troisième trimestre confirmée hier par l’INSEE. Mais elle n’y coupera probablement pas en 2009. L’INSEE s’attend ainsi à ce que le pays bascule dans la récession au début de l’année prochaine pour la première fois depuis 1993. Néanmoins, l’Hexagone affiche une assez bonne résistance à la crise, dans la mesure où la plupart de ses voisins, Allemagne en tête, ont déjà sombré dans la - récession.

Techniquement, un pays est considéré en récession après deux trimestres consécutifs de baisse de son produit intérieur brut (PIB). Et entre avril et juin, le PIB avait reculé de 0,3 %. Avec 0,1 % au troisième trimestre, la France devrait, au final, s’en sortir avec une croissance de 0,8 % cette année, contre 2,1 % en 2007, d’après l’INSEE et la Banque de France. Le gouvernement espère, lui, toujours « environ 1 % » pour 2008 et compte sur son plan de relance de 26 milliards d’euros pour parvenir à une croissance comprise entre « 0,2 % et 0,5 % » en 2009.

Ce plan, essentiellement ciblé sur l’investissement, est pourtant jugé insuffisant par de nombreux économistes. Selon Alexander Law, analyste au cabinet Xerfi, interrogé par l’AFP, il faudrait y ajouter une série de mesures en faveur des ménages « qui ont un peu été laissés de côté ». Un soutien d’autant plus nécessaire que la remontée « rapide et brutale du chômage va continuer d’exercer une terrible pression sur les revenus des ménages », prévient l’économiste.

M. F.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jan 2009 à 13:10

PCF. « Ce n’est pas aux salariés de payer la crise »

Pierre Laurent et Marie-George Buffet ont présenté, hier, un « plan d’urgence contre la crise » et annoncé trois journées nationales d’action, les 22, 23 et 24 janvier prochain.

Comme décidé au Conseil national du PCF réuni vendredi, sa direction exécutive a présenté, hier, les grands axes de son plan d’urgence économique et sociale. « Cela fait maintenant trois mois que Nicolas Sarkozy prétend combattre la crise, et cela fait trois mois que les conséquences de la crise s’aggravent, que les vagues de licenciement déferlent, que le pouvoir d’achat dégringole », a constaté Pierre Laurent lors d’une conférence de presse, hier, au côté de Marie-George Buffet, au siège du PCF.

Actions dans des dizaines de sites

« Face à cet état d’urgence, les annonces gouvernementales ne sont susceptibles ni de prévenir les conséquences à venir de cette crise, ni de traiter ses racines », estime Pierre Laurent, pour qui les 428 milliards dégagés depuis l’automne réalimentent la pompe à spéculation. « Tous les experts reconnaissent que ce plan est l’un des moins ambitieux des pays capitalistes. Et surtout il ignore totalement la relance du pouvoir d’achat. » De surcroît, « le gouvernement poursuit une politique de "réformes" qui a des effets dépressifs extrêmement graves sur l’investissement et l’emploi public », notamment à l’hôpital, tandis que « les collectivités locales sont asphyxiées ».

Pour lui, « ce n’est pas aux salariés de payer la crise des marchés financiers ». « En finir avec les politiques d’écrasement des dépenses publiques et sociales aurait le double mérite de répondre à des besoins criants et de créer les conditions d’une relance intérieure saine ». Le Parti communiste appelle donc « ses militants à être de toutes les ripostes, et à y porter des choix politiques alternatifs » pour « mettre à contribution les profits et les dividendes, et mettre sous protection les salaires et l’emploi » et « relancer l’investissement public et privé ».

Pierre Laurent a annoncé « trois journées de mobilisation nationale les 22, 23 et 24 janvier, devant des dizaines de sites touchés par les suppressions d’emplois, devant des sièges de grandes banques, devant des grands centres commerciaux », pour « organiser l’action avec les salariés » et populariser ce plan d’urgence.

Rencontres à gauche et avec les syndicats

Mais le PCF ne compte pas s’arrêter là. « Ce constat qui est le nôtre est de plus en plus partagé dans le pays », analyse Pierre Laurent, soulignant « la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier » et « le ton plus combatif à gauche, après avoir été parfois bien seuls à appeler à la riposte ces derniers mois ». Afin de « favoriser les convergences », le PCF entend donc « rencontrer dans la prochaine période les formations politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations » pour échanger « sur la situation et les actions à envisager ».

Par ailleurs, les communistes seront de toutes les luttes déjà décidées, avec le 24 janvier « un temps fort sur la question de la santé et de la situation hospitalière » pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Un quatre-pages sera édité à cette occasion à plus d’un million d’exemplaires. Enfin, au lendemain de ces trois journées d’action, « nous poursuivrons notre mobilisation durant la semaine de la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier, à laquelle nous apporterons tout notre soutien ».

Sébastien Crépel

Les principales mesures proposées par le PCF :

Sécuriser l’emploi

Le PCF propose « la suspension immédiate de tous les projets de suppressions d’emplois » et l’organisation de « tables rondes quadripartites » (directions d’entreprises, État, élus, syndicats) pour des « contre-propositions » aux licenciements et au chômage partiel. La « mise à contribution des profits, des dividendes versés aux actionnaires, et la réduction des intérêts payés aux banques avant toute autre mesure », dans le « sens de la proposition de loi Bocquet », l’« utilisation de crédit à taux zéro pour les PME en cas de rupture de trésorerie sous condition de renoncement aux suppressions d’emploi », des « mesures de taxation dissuasive et de conditionnement des aides » contre les délocalisations, la « modulation de l’impôt sur les sociétés » pour pénaliser la priorité aux rendements financiers sur l’emploi.

Relever le pouvoir d’achat

« Relèvement immédiat du SMIC, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse et des minima sociaux », convocation ce trimestre d’« une conférence nationale sur les salaires et le pouvoir d’achat » pour engager des négociations, « une baisse significative de la TVA sur les produits de première nécessité et sur les transports ».

Relancer l’investissement public et privé

« L’annulation des suppressions d’emplois publics et du rationnement des budgets publics », « l’abandon des critères d’austérité du pacte de stabilité » et « la renégociation en lieu et place de ce pacte d’un pacte européen pour l’emploi et la croissance », un « plan d’aide exceptionnelle aux collectivités locales » et « l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007 ». Le « lancement d’un plan national d’investissement dans la santé » comprenant « un plan d’urgence emploi formation », la construction de 900 000 logements publics sur cinq ans, la « modernisation du transport ferroviaire, en particulier le lancement d’un plan fret ambitieux » et la « relance d’une grande politique publique de la recherche ».

Mise en place d’une « charte pour une industrie automobile durable et créatrice d’emplois en Europe » développée par l’eurodéputé communiste Jacky Hénin pour « lutter contre les politiques de délocalisation et de dumping social et salarial des constructeurs », soutien au logement social par « l’ensemble de l’épargne populaire » qui « doit être à nouveau intégralement centralisée par la Caisse des dépôts ».

Réorienter les 360 milliards d’aide aux banques

Le PCF réaffirme sa proposition d’un « pôle public et financier ». Il demande également la « refondation des missions et du rôle de la Banque centrale européenne » et des « pouvoirs d’intervention nouveaux » par « la création de cellules de crise ou de commissions transparentes, ouvertes aux élus et aux syndicats, dans les départements ou les bassins d’emplois, pour contrôler et batailler sur l’utilisation des milliards » du plan de relance.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jan 2009 à 17:45

La récession est bien là

La Banque de France annonce une baisse de 1,1 % du PIB pour le dernier trimestre 2008.

La Banque de France a publié vendredi sa note de conjoncture pour le quatrième trimestre de 2008. Le produit intérieur brut a chuté pour les trois derniers mois de l’année de 1,1 % alors que la Banque de France prévoyait une contraction de la croissance de 0,7 %. C’est donc une très mauvaise nouvelle qui ramène les prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année 2008 à + 0,7 %, une décélération brutale comparée aux 2,4 % de croissance en 2007. Le budget 2008 ne sera pas tenu puisque le gouvernement le fondait sur une prévision de croissance de 1 %.

La récession est bien là et il faut rappeler qu’une contraction de l’activité de 1,1 % en un trimestre ne s’était jamais vue. La plus forte enregistrée depuis trente ans était de 0,7 % au premier trimestre de 1993. Certains commentateurs semblent se consoler en indiquant que cette récession est « moins dramatique qu’en Allemagne ou qu’au Royaume-Uni ». D’après la note de la Banque de France, les perspectives pour l’industrie sont très négatives, mais la consommation des ménages résiste malgré la détérioration du marché du travail. Il semble cependant que la consommation, qui maintient l’activité, résiste en puisant dans l’épargne des Français. Une véritable relance exigerait donc des mesures pour le pouvoir d’achat et en particulier les salaires, mesures totalement absentes du plan de relance de Nicolas Sarkozy. On ne peut pas en tout cas envisager une relance par l’offre : la Banque de France indique que « les prévisions des chefs d’entreprise restent orientées, dans l’ensemble, dans le sens d’une poursuite de la baisse d’activité dans les prochains mois ».

Olivier Mayer

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jan 2009 à 11:36

Quand les aides publiques s’envolent en dividendes

Alors que l’État s’apprête à socialiser une nouvelle fois les pertes des banques françaises pour rassurer les marchés, celles-ci se préparent de leur côté à privatiser les bénéfices.

Pas exceptionnel, mais un bon cru tout de même. En 2008, la majorité des grandes banques françaises seront bénéficiaires. Le quotidien économique les Échos listait, jeudi dernier, les résultats des six premières banques qui devraient bénéficier d’ici à quelques semaines d’une nouvelle injection de 10,5 milliards d’euros d’argent public. En tête, BNP Paribas devrait atteindre un résultat net proche des 3 milliards d’euros, malgré « une perte de plus d’un milliard d’euros » au quatrième trimestre. La Société générale a, elle, annoncé, mercredi, un bénéfice de 2 milliards. Le Crédit agricole devrait, selon les données publiées dans la presse, afficher un résultat net d’un milliard. Et les profits du groupe pris dans son ensemble, c’est-à-dire avec les caisses régionales, pourraient dépasser les 3 milliards. À l’inverse, la Caisse d’épargne et la Banque populaire seront dans le rouge, plombées par les pertes de leur banque de financement et d’investissement commune, Natixis.

Cette dernière devrait accuser une perte annuelle proche de 2 milliards d’euros. Des résultats qui, dans leur globalité, doivent faire pâlir d’envie leurs consoeurs européennes qui affichent des pertes abyssales, à l’instar de la Fortis Bank, issue du démantèlement du belgo-néerlandais Fortis, qui annonçait, jeudi dernier, des pertes pouvant aller jusqu’à 19 milliards d’euros. De l’autre côté de la Manche, la Royal Bank of Scotland devrait battre tous les records, avec une perte estimée à 31 milliards en 2008…

La recette de la bonne santé des banques françaises ? Une spécificité qui les protège en partie. Contrairement à leurs concurrentes anglo-saxonnes, elles sont principalement des banques de dépôt. La Société générale et BNP Paribas, même si elles ont des activités de financement et d’investissement, restent principalement destinées aux petits épargnants et sont donc moins exposées aux fluctuations du marché. Pour retrouver le chemin de la rentabilité, les banques ont trouvé un subterfuge. Avec la baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne, elles profitent d’un loyer de l’argent très bon marché. Pour reconstituer leurs marges, elles ont donc décidé tout simplement de ne pas répercuter intégralement cette baisse aux emprunteurs. Une pratique dénoncée par l’association 60 Millions de Consommateurs, qui a publié, début janvier, une enquête sous le titre « Les banques ne jouent pas le jeu ». Selon le mensuel, les banques « ne répercutent pas la baisse des taux et ne se font plus concurrence ». Elles « profitent de la confusion actuelle pour augmenter leurs marges et rejeter les dossiers (de crédits immobiliers - NDLR) présentant le moindre risque », dénonce de son côté l’Institut national de la consommation. Côté entreprises, le constat est malheureusement identique. Selon une enquête réalisée pour l’Union professionnelle artisanale (UPA), 19 % des chefs d’entreprise dénoncent « une renégociation des conditions de découvert bancaire, un accroissement des garanties demandées, la réduction du montant des crédits, ou la hausse du coût du crédit » au cours des derniers mois.

Les 10,5 milliards d’aides d’État ne viseraient-ils pas à rassurer les marchés plutôt qu’à relancer véritablement le financement de l’économie ? « C’est la plus grande incertitude. D’un côté nous remarquons les résultats net 2008 des banques. Les propos du gouverneur de la Banque de France qui déclare que nos banques sont "saines et solides". De l’autre, elles acceptent ces aides sous forme de prêts avec un taux d’intérêt à 8 %, soit un taux supérieur au marché », confie Luc Mathieu, secrétaire fédéral CFDT des banques. Au vu des résultats, certaines banques n’ont pas besoin d’être recapitalisées. Au départ, Nicolas Sarkozy avait précisé que seules celles qui en feraient la demande bénéficieraient des aides de l’État. Or, depuis un an et demi de crise financière, les banques sont accusées de dissimuler des actifs qui pourraient causer des pertes. Les investisseurs sont à l’affût du moindre signe de faiblesse. À titre d’exemple, depuis l’affaire Kerviel et la perte de 5 milliards d’euros par la Société générale, la banque a perdu en Bourse 60 % de sa valeur. Les grandes banques françaises ont donc joué la solidarité entre elles pour calmer les marchés après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers. La première tranche d’aides publiques avait stabilisé la Bourse parisienne.

Avec l’avalanche de mauvaises nouvelles économiques, les marchés financiers enregistrent le second choc, celui de la récession mondiale, les valeurs bancaires sont sévèrement attaquées. Et cette fois les banques se désolidarisent. Selon le Monde, le Crédit agricole aurait pris « la décision de ne pas participer à ce tour de table ». « L’argent proposé par l’État est cher (entre 8 % et 12 % d’intérêt), nous nous sommes recapitalisés avec succès en avril 2008, nous ne ressentons pas la nécessité de participer à l’opération », explique un dirigeant régional. À l’inverse, la Société générale pourrait profiter du deuxième plan de recapitalisation des banques de 10,5 milliards d’euros proposé par l’État français. « Nous n’avons pas un besoin immédiat de capital, mais cette deuxième tranche devrait nous donner plus de confort et de souplesse pour continuer à prêter dans un environnement encore très incertain », a déclaré Frédéric Oudéa, directeur de la Société générale, dans un entretien au Journal du dimanche.

Clotilde Mathieu http://www.humanite.fr/2009-01-26_Politique_Quand-les-aides-publiques-s-envolent-en-dividendes

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2009 à 00:11

Ils font les poubelles pour se nourrir

(source: LaDepeche.fr 01/04/08 )

 

La scène est aussi brève que sidérante. Jusqu’ici invisibles, aux abords du Casino de Saint-Georges, une silhouette, puis deux, puis cinq, puis huit sortent de l’ombre et se précipitent sur les poubelles du magasin. Les gestes sont assurés, précis, rapides : ouvrir le couvercle, déchirer les sacs, farfouiller le plus loin, le plus profond possible. Le visage de Mado, cheveux en bataille, s’éclaire. Elle vient de dégoter un rare trésor : « Un bout de viande ».

Mado en « crève de honte » depuis deux ans qu’elle fait les poubelles pour manger à sa faim. « Vous croyez que c’est une vie, ça ! Je ne veux pas finir clocharde mais je vois bien que j’y suis… » Entre pudeur et sentiment d’humiliation, la vieille dame se ressaisit pour renvoyer la société à sa responsabilité : « C’est pas moi qui devrais avoir honte. J’ai travaillé 40 ans ! 40 ans dans la confection pour finir comme ça ? » Une retraite de 579,85 € bouffée à moitié par le loyer, quatre enfants qui l’ont oubliée depuis longtemps, Mado se débat seule pour continuer à survivre. « Voyez, pour manger il faut que je fasse les poubelles avec les SDF. »

Max est de ceux-là. A 31 ans, il vit dans un squat du côté de la place Belfort en compagnie d’une quinzaine de personnes. « Dans la merde, je m’y suis mis tout seul », avoue-t-il. Max entrevoit une issue : quand son genou le fera moins souffrir - sa dernière rencontre avec la police n’a rien eu de courtoise et a laissé des traces, accuse-t-il - il cherchera du boulot dans l’entretien d’espaces verts. En attendant, il se nourrit dans les poubelles des grands magasins, parfois du McDo (lire par ailleurs), souvent dans celles des supérettes, : « Casino Saint-Georges, c’est l’opulence. Champion Caffarelli c’est pas mal mais c’est un peu plus chaud : faut rentrer dans le local à poubelles… »

En ce début de soirée, il plonge dans les conteneurs remplis à ras la gueule, rue Lapeyrouse. Le vigile des Galeries Lafayette a bien repéré le manège ; tous les soirs de ramassage il se reproduit. Mais il hésite : dénoncer Max à la direction ? Laisser faire ? Il laisse faire.

Il faut agir vite, maintenant : « Entre le moment où ils sortent les poubelles et celui où passent les camions, il y a un quart d’heure. » Max exhibe son butin : « Quatre champignons, une boîte de 12 œufs et une de 6, même pas périmés mais il y en a deux cassés, de la mozzarella… J’ai aussi une horloge et deux plateaux… Ils jettent de tout. Même des fringues, des fois. Ce jean’s, dit-il en pinçant la poche droite de son pantalon, je l’ai trouvé dans une poubelle. »

 

Restauration rapide dans les bennes de Mc Do

Il arrive à Pascal, étudiant sans le sou de la fac du Mirail, de faire les poubelles des Mc Do de la ville. Plus par provocation que par goût pour les produits qu’il lui est arrivé de confectionner, lorsqu’il était « équipier » dans l’un de ces restaurants, à Poitiers.

« Mc Do, c’est le symbole du système. C’est un peu facile de toujours les prendre pour cible, mais bon. J’aime bien l’idée de manger sur le dos de ce symbole de l’aliénation capitaliste. Au Mc Do, en plus, au bout de vingt minutes, tous les produits sont obligatoirement jetés. Ceci dit ce n’est pas très bon… Ils sortent les poubelles à minuit. Tu vois dans quel état se trouvent le Big Mac et les chickens de 12 h 30 ! » plaisante-t-il. Un cadre de l’entreprise confirme : les restaurants fonctionnent sur le principe du flux tendu. « On fait tout pour jeter le moins possible, mais au bout de vingt minutes, c’est périmé. Ce qu’on jette représente peut-être moins d’1 % de la marchandise. Des gens qui font les poubelles du Mc Do, franchement, je n’en ai pas vu beaucoup : une fois en un an… »

 



Mélanie : « En glanant sur les marchés j’économise 15 € par semaine »

Protégée par son parapluie rouge cerise, Mélanie s’est accroupie entre cagettes et cartons. A l’heure où le marché Cristal replie ses tréteaux, cette étudiante en licence d’anglais à la fac du Mirail glane les fruits et légumes invendus.

Mélanie dévoile le contenu de son cabas : quatre poivrons, des clémentines, un poireau, des tomates. Elle n’est arrivée que depuis un quart d’heure. « La semaine dernière, je suis tombée sur deux bons kilos d’avocats non traités. J’en ai fait du guacamole pour l’apéritif… »

À la réflexion, Mélanie reconnaît qu’elle récupère ainsi fruits et légumes par conscience de l’incroyable gaspillage que produit la société de consommation. Mais son choix est avant tout guidé par des raisons économiques que connaissent parfaitement les étudiants : « J’ai un budget de 200 € par mois. Ma mère me paye le loyer - 415 € - pour quelques mois encore. Ensuite il va falloir que je me débouille toute seule. En ramassant des fruits et des légumes sur les marchés, j’économise une bonne quinzaine d’euros par semaine. »

fruits de la croissance

Mélanie n’a pris l’habitude de glaner en fin de marché que récemment : « Au début on se sent un peu honteux, mais rapidement on s’aperçoit que beaucoup de monde le fait ; et des gens très différents : de l’étudiant à la petite mamie, jusqu’à la mère de famille. »

La plupart ont en commun une bonne connaissance des fins de mois difficiles. A 32 ans et 60 ans, André et Bernard perçoivent 440 maigres euros chacun du RMI. Dans leur sac Lidl, une grosse feuille de chou vient de rejoindre quelques champignons. « C’est trop cher ! Les prix des légumes ont encore augmenté, on ne peut pas se les payer », se désole André. En ce samedi, la récolte est un peu maigre et ils reviendront le lendemain : « On trouve de meilleurs produits le dimanche. Ils sont plus frais », a-t-il constaté.

À la différence d’André, Bernard ou Mélanie, Jean-Yves ne glane pas par nécessité mais par militantisme, dit-il. Par « résistance à la société de consommation », explique ce fonctionnaire convaincu d’une alternative possible dans la décroissance. En attendant, il jubile : « On subit ce système. autant profiter de ses failles. » Et, pour le bon mot : « Ils nous bassinent avec la croissance : je n’ai qu’à me baisser pour en récolter les fruits. »

 



La pauvreté augmente en ville

Les Restos du cœur ne constituent qu’un indice de l’état de pauvreté. D’autres associations distribuent des repas aux plus démunis, mais l’évolution des chiffres émanant des Restos traduisent une situation qui a tendance à se dégrader en ville.

Selon Maurice Dhumeau, l’ex-président des Restos, il faut relativiser la diminution du nombre de repas distribués : « Elle s’explique sans doute parce que nous sommes plus rigoureux dans les critères d’attribution, et aussi parce que nous ne sommes pas la seule association à distribuer des repas. La baisse concerne l’ensemble du département. A Toulouse, les chiffres sont en augmentation. » La hausse du nombre de personnes hébergées, passés de 96 en 2005 à 139 en 2007 en témoigne.

Par ailleurs, souligne-t-il, le profil des bénéficiaires des Restos du cœur a changé : « Auparavant nous avions beaucoup de couples avec enfants. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de familles monoparentales, de jeunes qui travaillent sous des contrats précaires, et des personnes âgées qui peinent à joindre les deux bouts avec leurs toutes petites retraites. »

 
Et bientôt en France, les toits de cartons ?
 
 


Edité par T 34 - 04 Feb 2009 à 00:23
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2009 à 17:36

Les retraités ! 600000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté ! qui s’en émeut ?

(source : Web-libre.org 03/02/09)

Le saviez-vous ? que 600000 retraités, vivaient en France en dessous du seuil de pauvreté ! soit avec 628 euros mensuels !

La Fondation Abbé Pierre, dans son rapport annuel, fait état que les hommes politiques, n’ont pas encore pris la mesure du phénomène qui se passe actuellement en France, et qui fait que 600000 retraités en France, vivent en dessous de ce que l’on appelle le « seuil de la pauvreté » !.
Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne, affirme qu’après 30 ans d’élévation du niveau de vie des retraités, « la parenthèse heureuse s’est refermée depuis trois ans ». Il souligne que 600000 personnes vivent aujourd’hui avec une allocation de solidarité de 628 euros mensuels, soit en dessous du seuil de pauvreté, selon la norme européenne qui est de 752 euros. Ce Monsieur, espère être entendu par le gouvernement, car le phénomène s’est amplifié depuis septembre 2008 avec la crise financière et sociale. De plus en plus de personnes âgées, doivent se rendre dans les associations caritatives, comme les restaurants du cœur, ou aux maraudes d’aide aux sans-abris, pour réclamer des produits alimentaires. Patrick Doutreligne, dit que, le vieillissement de la population « ne semble pas pris en compte par les pouvoirs publics ».
Il faudrait que de toute urgence, la situation financière des retraités, soit revue à la hausse ! certains de nos « vieilles » et de nos « vieux », risquent de plus en plus de mourir de faim et de froid ! C’est une situation qui est indigne pour un pays comme la France et pour tous les français ! Une pension de retraite, attribuée à une personne qui a atteint la limite d’âge après avoir exercé une activité professionnelle, doit pouvoir la faire vivre décemment. Il faut absolument revaloriser les petites retraites ! Sinon la situation va s’aggraver ! Si vous avez auprès de chez vous, des retraités, prenez de leurs nouvelles, allez parler avec eux, ne les laisser seul ! aidez les, le cas échéant ! les vieilles personnes n’ont pas l’habitude de raconter leurs misères financières ! elles ont pour la plupart d’entre elles, honte de demander de l’aide, uniquement par fierté ! C’est un devoir de solidarité ! pour nous tous.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2009 à 11:58
Et ça va faire que s'amplifier, c'est fini les retraités un peu privilégiers des années 80/90, c'est les lois Fillon qui s'appliquent à présent, soit une retraite amputée de 20% à 30% par rapport à avant !
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Feb 2009 à 20:37

Crise : les Restos du cœur ne sont pas au chômage

(source : ladepeche.fr 08/02/09)

 
Solidarité. 2 280 repas ont été servis par les bénévoles la semaine dernière. C’est 7% de plus que l’année dernière. La crise est passée par là…

 

Les bénévoles des Restos du cœur ont du pain sur la planche. Crise, hiver rigoureux qui n’en finit pas ?… Les temps sont durs, très durs pour ceux en situation de précarité. Ainsi la semaine dernière, l’association a servi 2 280 repas aux 485 personnes inscrites. C’est 7 % de repas de plus que la saison dernière, 5 % de familles et 30 % de personnes inscrites en plus. Une véritable explosion. Qui sont ces bénéficiaires ? « Certains ont un emploi mais ne s’en sortent pas et ont du mal à joindre les deux bouts. Le loyer, les charges… le coût de la vie fait que..», remarque Yvon Besset qui est à la tête de l’équipe locale. « Il y a aussi les intérimaires à qui l’on ne confie plus de nouvelles missions ou encore, les contrats aidés qui ne sont pas renouvelés. Il y a également les personnes bénéficiaires du RMI, lequel n’a pas été indexé sur la flambée des prix ». Les bénévoles reçoivent cette année, et c’est nouveau, beaucoup de familles - recomposées ou monoparentales souvent-, des adultes avec des enfants qu’il faut aider.

On le fait avec deux distributions par semaine en deux fois : les lundi et jeudi sont ainsi réservés aux habitants des Fontanilles et des villages, les mardi et vendredi à ceux de Castelnaudary intra muros. Que donne-t-on ? « Un protide, un accompagnement, un dessert, un fromage et du pain ». Ce dernier est donné par les boulangers de la ville. Quant aux autres denrées viennent par camion de Carcassonne.

 

Une campagne de quatre mois

La campagne d’hiver dure, en principe du 1er décembre au 30 mars. La quarantaine de bénévoles qui s’y investit dont une vingtaine très régulièrement ne se contente pas de distribuer des denrées alimentaires. On conseille également sur la façon de cuisiner certains légumes Ils le font également avec des produits d’hygiène une fois par mois. Ils aident également les personnes en difficulté dans leurs démarches administratives, les dirigent vers les services ad hoc, leur prennent également les rendez-vous avec. Les Restos, ce sont également des prêts de livre, un vestiaire aussi. Yvon Besset a même eu l’idée d’un point information où il affiche sur un tableau toutes les informations pratiques. Et en plus de tout cela, il y a le petit-déjeuner, un coin de rencontre, une tasse fumante qui réchauffe autant le corps que le cœur où l’on échange, discute entre bénéficiaires et bénévoles.

France: la production industrielle en baisse de 1,8% en décembre (Insee)



Edité par T 34 - 15 Feb 2009 à 17:19
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Feb 2009 à 17:16

La France compte-t-elle huit millions de pauvres ?

(source : Observatoire des Inegalités 12/02/09)

La France compte huit millions de pauvres, selon le seuil de pauvreté utilisé par l’Insee. Une conception discutable du phénomène. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Mar 2009 à 02:15
 
(source : Les Echos 09/03/09)

Beaucoup de demandeurs d’emploi, en fin de CDD ou d’intérim, n’ont acquis que de faibles droits à indemnisation. Faute de reprise d’emploi, ils risquent de basculer rapidement vers le revenu minimum d’insertion.

C’est un dommage social de la crise qui risque de ne pas passer inaperçu d’ici quelques mois. Le nombre de demandeurs d’emploi passant entre les mailles du filet de sécurité de l’assurance-chômage pourrait exploser au second semestre et venir grossir les rangs des allocataires du régime de l’allocation de solidarité spécifique et, surtout, du revenu minimum d’insertion (bientôt remplacé par le revenu de solidarité active).
La crise actuelle du marché du travail a, en effet, un profil bien particulier. Le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, l’a confirmé lors de la dernière réunion du Conseil d’orientation de l’emploi, la semaine dernière : la grande masse des nouveaux inscrits sont des précaires - fins de CDD et, encore plus, fins de mission d’intérim. Or, leurs droits à indemnisation sont, le plus souvent, inférieurs à ceux des salariés en CDI licenciés et vont donc s’épuiser rapidement.

Réadmission automatique

A titre indicatif, en 2007, année faste sur le marché de l’emploi, la durée moyenne d’indemnisation des CDD et intérimaires était de 30 % inférieure à la moyenne. Ces chômeurs ne seront pour autant pas concernés par la prime de 500 euros annoncée par Nicolas Sarkozy, qui va bénéficier aux jeunes primo-demandeurs d’emploi. Le coup de pouce au chômage partiel ne les touchera pas non plus. En 2003 et 2004, années marquées par un ralentissement de la croissance et non une récession, la remontée du nombre de bénéficiaires du RMI avait déjà été sensible (lire ci-dessus), accrue il est vrai par l’affaire des « recalculés » : 600.000 personnes avaient vu brutalement leurs droits à indemnisation réduits en janvier 2004 à la suite d’une réforme de l’Unedic.
Afin, d’ailleurs, de s’épargner une nouvelle polémique de ce type, le bureau de l’Unedic devrait modifier demain une mesure prévue pour les intérimaires dans la réforme de l’assurance-chômage. Pour leur éviter de devoir refaire toutes les démarches administratives d’inscription en cas de délai entre deux missions, celle-ci a mis en place un système de réadmission automatique. Avec un risque d’effet pervers : les droits à indemnisation (4 mois) seraient eux aussi automatiquement consommés, même pour une durée de quinze jours entre deux missions d’intérim. Le projet de circulaire qui sera soumis aux partenaires sociaux demain prévoit de supprimer la réadmission automatique.
L. DE C., Les Echos

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2009 à 11:57

Moralité

Continental, Faurecia, Sony, Total… les mauvais coups pleuvent en giboulée. Il ne se passe pratiquement plus un jour épargné par un nouveau drame social. Derrière les cas les plus emblématiques, impliquant des groupes internationaux ou des stars du CAC 40, combien de plans de licenciements, de travailleurs contraints au chômage partiel (que Nicolas Sarkozy préfère appeler « activité partielle »), ne parviennent pas à franchir le mur de l’information nationale ? Et pourtant, chacune de ces décisions, concoctées dans le secret entre des directions et les gros actionnaires avant bien souvent d’être annoncées avec la violence d’un coup de massue, bouleverse un bassin d’emploi, un canton, une ville, fait basculer des vies, brise des familles.

L’affaire Continental revêt une dimension nationale dans la mesure où elle réunit à elle seule les aspects les plus saillants du mode de gestion des machines et des hommes selon les normes du capitalisme financier. Elle nous livre plusieurs enseignements. En premier lieu, elle met en relief la nocivité de la guerre économique à laquelle se livrent les groupes industriels et financiers. OPA, mariages forcés, fusions-acquisitions laissent derrière elle maints champs de ruines. La course à la « profitabilité » aux marges les plus élevées, aux 15 % de profit, est menée par des managers presse-citron qui accélèrent les cadences, soumettent les travailleurs, ouvriers et cadres à un stress destructeur, pour réduire les effectifs salariés. Vus des conseils d’administration, les salariés ne sont qu’une variable d’ajustement sur les courbes des profits. Moins d’emploi, davantage de plus-value extorquée sur le salarié… et, si nécessaire, en l’occurrence pour payer les 10 milliards de dettes contractées par Schäeffler pour acquérir Continental, on casse l’outil industriel et on jette les travailleurs au chômage. L’industrie automobile et les équipementiers subissent de plein fouet les effets d’un pouvoir insuffisant dans les couches populaires. Salaires trop bas, actionnaires bien servis. Qui d’autre fait la crise que les tenants du capital ? Qui d’autre paie la crise que l’immense majorité, le monde du travail ?

Autre enseignement, terriblement douloureux, qui s’impose à des hommes et des femmes ayant consenti les plus grands efforts pour sauver leur entreprise. La direction les a trompés, après avoir fait des bénéfices sur les heures gratuites que les ouvriers ont fournies en contrepartie de la promesse du maintien de l’emploi… C’est immoral, sans aucun doute et chacun, à droite, se sent obligé d’exprimer une colère de circonstance. Mme Lagarde se dit « choquée ». Et le gouvernement de relancer son opération communication de la « moralisation » du capitalisme. Quelques excès seront corrigés dans les paradis fiscaux lors du G20 de Londres aux allures de poisson d’avril. Le scandale de Continental - chantage à l’emploi, parole reniée, et prédation - tout révoltant qu’il soit, n’est pas un avatar d’un capitalisme sans morale. L’exigence de profit, l’exploitation, l’indifférence au sort des travailleurs participent de la logique même du capitalisme. Prétendre « moraliser » le capitalisme est une mystification de plus visant à marteler l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative au capitalisme en crise.

Moralité : le monde du travail, les syndicats, la gauche n’ont pas à nourrir l’illusion d’un capitalisme « moral ». Mais à contraindre le patronat à des reculs et les gouvernements à assumer leurs responsabilités. Face à des groupes qui jouent la crise contre les emplois, l’interdiction des plans de licenciements dans des entreprises qui font des profits et versent des dividendes aux actionnaires sera une mesure de salut public. Elle ne rendra pas le capitalisme plus « moral » mais commencera à limiter les capacités de nuisance d’un capitalisme prédateur.

JP Pierrot
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2009 à 20:47
 
(soruce : Le Monde 20/03/09)

La dernière note de conjoncture de l’Insee, rendue publique vendredi 20 mars, est alarmante. Sur fond de chute historique du commerce mondial et de dégradation du climat des affaires, elle prévoit une prolongation de la récession au premier semestre dans toutes les économies avancées.
En France, les précédents records de contraction du produit intérieur brut (PIB) de 1993 (- 0,9 %) et de 1975 (-1 %) seraient enfoncés. Le débat sur la nécessité de nouvelles mesures contre la crise, d’ailleurs préconisées par le Fonds monétaire international (FMI) pour les pays du G20, ne manquera pas de rebondir.


Une dégradation accélérée. En l’espace de trois mois, les conjoncturistes de l’Insee ont revu à la baisse leurs prévisions pour la France de manière draconienne. En décembre 2008, ils s’attendaient à un repli du PIB de - 0,4 % au premier trimestre 2009 et de - 0,1 % au deuxième. Ils tablent désormais sur des reculs bien supérieurs (- 1,5 % et - 0,6 %), en raison notamment de la poursuite du déstockage des entreprises et d’une accélération de la chute de l’investissement.
A la mi-2009, l’”acquis de croissance” serait très nettement négatif (-2,9 %). Et pour que la récession puisse se limiter à - 1,5 % sur l’année, comme le prévoit le gouvernement, il faudrait que la croissance se redresse à + 1,9 % au troisième et au quatrième trimestre, fait remarquer Eric Dubois, responsable du département conjoncture de l’Insee. Dans l’environnement économique actuel, c’est impensable.

330 000 emplois détruits en six mois.
Le président de la République et le premier ministre vont devoir faire face à une dégradation inédite du marché du travail et à ses conséquences sur la société française.
L’Insee prévoit une accélération spectaculaire des pertes d’emploi au premier semestre: 387 000 postes seraient détruits dans les secteurs marchands non agricoles en six mois.
Seule la progression de l’emploi salarié dans les secteurs non marchands permettrait de réduire à 330 000 le nombre total de destructions d’emploi au premier semestre, après un recul de 90 000 en 2008.


281 000 chômeurs de plus. Quant au nombre des demandeurs d’emploi, il continuerait d’augmenter fortement. Le taux de chômage, au sens du bureau international du travail (BIT) , s’accroîtrait d’un point en six mois, à 8,8 % (9,2 % avec les DOM). Il y aurait 281 000 chômeurs supplémentaires au premier semestre.
L’Insee fait remarquer que, pour la première fois depuis 2004, la dégradation de la conjoncture a pesé sur le comportement de la population : 12 000 personnes au second semestre 2008 et 35 000 au premier semestre 2009 auraient renoncé ou renonceraient à entrer sur le marché du travail du fait de la crise.
Les jeunes sont particulièrement touchés par la récession. Leur taux de chômage progresse beaucoup plus vite que celui des adultes. Des mesures en leur faveur devraient être annoncées sous peu.


L’envolée des déficits. Le gouvernement devra revoir ses prévisions de déficit. A l’heure actuelle, le déficit public 2009 est fixé à 5,5 % du PIB . Mais si la récession est supérieure d’un point au - 1,5 % prévu - ce qui est possible- , il s’alourdira mécaniquement de 0,5 point de PIB et dépasserait alors le record de 6 % établi en 1993.
Quant au déficit budgétaire 2009, passé du simple au double (104 milliards d’euros), il augmenterait de plusieurs milliards.

Maintien du pouvoir d’achat. Seule note un peu moins négative, le pouvoir d’achat des ménages progresserait encore début 2009, grâce au repli de l’inflation et au dynamisme des prestations sociales.
Le gouvernement trouvera sûrement là de quoi conforter la stratégie qu’il affiche depuis des mois : faire de l’emploi la priorité absolue.
Claire Guélaud

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2009 à 20:03
 
(source : LeTelegramme.com 26/03/09)

Avec 80.000 chômeurs de plus en février et 215.000 de plus en trois mois, la France prend un rythme de destruction d’emplois inédit.

Surtout les jeunes et les hommes.
Pour le troisième mois consécutif, le nombre de chômeurs augmente en France à un rythme encore jamais vu dans le pays. En février, la hausse est de 79.900 dans la nouvelle catégorie A (lire ci-dessous), soit 3.000chômeurs de plus par jour. Cette nouvelle poussée, qui frappe davantage les jeunes et les hommes, reflète aussi la précarité plus grande du marché du travail, où la proportion accrue de CDD et d’intérimaires permet des ajustements plus rapides des effectifs. Environ un tiers des nouvelles inscriptions proviennent de fins de missions d’intérim ou de CDD. Même si elles ne représentent que 4% du total, les entrées au chômage après un licenciement économique grimpent (+31,4% sur un an). Le Mouvement national des chômeurs et précaires a réclamé «un plan d’urgence» financé par la suppression du bouclier fiscal.

Un nouveau baromètre.
Finies les catégories 1 à 8 de demandeurs d’emploi. Voici les catégories A à E.L’ancien chiffre phare, la catégorie 1, recensait les chômeurs déclarant rechercher un emploi à plein en CDI et ayant travaillé moins de 78heures dans le mois précédent. La nouvelle catégorie A compte les chômeurs n’ayant pas du travaillé dans le mois et à la recherche de n’importe quel type de contrat (voir infographie). L’ensemble A, B et C regroupe les inscrits à Pôle emploi tenus de faire une recherche, soit l’équivalent des catégories 1, 2, 3, 6, 7 et 8 dans l’ancienne classification. Les catégories D et E (ex-catégories 4 et 5) comptabilisent les chômeurs inscrits mais non tenus de faire des actes positifs de recherche parce qu’en stage, en formation, en maladie ou bénéficiaires de contrats aidés.

Une envolée en Bretagne.
Dans la région, le nombre de chômeurs de catégorie A s’envole de 5% à 99.400. Il y a deux ans, ils étaient 82.200. C’est en Ille-et-Vilaine que la hausse est la plus forte (+6,8%), devant les Côtes-d’Armor (+ 5,5%), le Morbihan (+4,4%) et le Finistère (+3,3%).

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2009 à 18:19
 
(source : L’Humanité)

Variable d’ajustement des entreprises, près de 140 000 d’entres eux ont perdu leur emploi en 2008, les intérimaires ont subi avant les autres la baisse de production. L’histoire de Philippe, chauffeur routier de 52 ans, il en est à son sixième mois sans mission.

Philippe habite depuis dix ans au seizième étage d’une HLM aux Coteaux, la plus grande ZUS de Mulhouse. Le 26 décembre 2008, pour la première fois, il a frappé, au rez-de-chaussée de sa tour, à la porte de l’association SOS Chômeurs. Avec en main un bon donné par l’assistante sociale du secteur, il est venu demander l’aide alimentaire : un colis de produits frais que les personnes en difficulté peuvent acheter pour 4 euros, deux fois par semaine. « Avant, je n’avais jamais fait appel à l’association », raconte ce chauffeur routier de cinquante-deux ans, marié et père de trois enfants. Intérimaire, il enchaînait depuis dix ans des missions pour diverses entreprises de transport. Mais, depuis le 4 octobre, « plus rien, pas un seul coup de fil ». Comme les Assedic, submergées par la vague d’inscriptions au chômage, ont tardé à instruire son dossier, il s’est retrouvé presque sans ressources pendant trois mois.

Dix années sans repos

Depuis le mois dernier, Philippe touche enfin son allocation chômage de 1 040 euros mensuels. Son épouse a même trouvé un travail, comme femme de ménage. Mais pour lui, toujours rien à l’horizon : « Quand j’appelle les agences d’intérim, c’est toujours le même refrain : “On n’a rien.” Et c’est le cas dans tous les domaines, pas seulement le transport. » Comme il ne peut pas « rester sans rien faire », il donne un coup de main à l’association SOS Chômeurs. « Je leur ai récupéré une vieille camionnette, je bricole dessus et c’est moi qui la conduis pour aller chercher les denrées à la banque alimentaire », raconte le grand gaillard. « Maintenant, j’ai aussi le temps de m’occuper de mes filles. »


Le basculement dans le chômage est d’autant plus brutal que, jusqu’au 4 octobre 2008, il a travaillé sans relâche. C’est à vingt-six ans, au début des années quatre-vingt, qu’il débute comme chauffeur routier. À l’époque, il est en CDI, mais après une parenthèse de cinq ans au Sénégal, où il monte une boîte de transport qui fera faillite, il se retrouve le bec dans l’eau. On est en 2000, pour reprendre le métier en France, il doit passer une remise à niveau de trois jours, qu’aucun employeur ni l’ANPE ne veut lui payer. « Une boîte d’intérim a accepté de la prendre en charge, à condition que je travaille pour elle ensuite.

C’est comme ça que j’ai commencé dans l’intérim. » Pendant dix ans, les missions se succèdent. Parfois une semaine, parfois plusieurs mois, dans une multitude d’entreprises. Philippe décrit, sans se plaindre, un métier dur, « sans collègues », où les horaires à rallonge sont la norme. « Le stress a augmenté parce que les camions sont beaucoup plus performants, déplore-t-il. Il faut rouler vite pour respecter les délais fixés par le patron, qui ne tient pas compte de l’état du trafic, de la météo, de la fatigue du chauffeur. Et on croise des milliers de gens sur la route ! »

Des salariés en location

En dix ans, il a tout fait : la navette de nuit entre Mulhouse et Paris, Lille ou Lyon, le transport frigorifique, les matériaux dangereux. Plus tranquille, le camion de chantier pour le BTP, qui permet d’être à la maison chaque soir et d’accepter une mission en extra dans la nuit du vendredi au samedi. Au total, ses journées grimpent à douze ou treize heures de travail, ses semaines à soixante-dix ou quatre-vingts heures. « Parfois je restais quatre jours sans mission, je me reposais un peu. » Des vacances ? « Jamais. Un intérimaire ne prend jamais de vacances ! » assène-t-il comme on cite un article de loi. « Quand l’agence t’appelle, il faut être disponible tout de suite. » Il résume la condition d’intérimaire : « Aujourd’hui, les chauffeurs sont en location, comme les camions ! Quand l’entreprise n’en a plus besoin, elle rend les deux. On est devenus presque des objets. » Et dans la répartition du travail, les intérimaires récupèrent toujours les « mauvaises tournées, avec plein de chargements à faire ». Un jour, un chauffeur lui a dit : « Toi, tu es un intérim, c’est normal que tu fasses ce que les autres ne veulent pas faire. »


Lucide, il affirme pourtant avoir fini par « choisir de rester en intérim », pour le salaire. « Un chauffeur en fixe est payé trente-cinq heures au SMIC, les patrons ne paient jamais les heures supplémentaires. En intérim, je photocopie le disque du camion et l’agence facture les heures réelles. C’est le seul moyen que j’ai trouvé de faire respecter la loi. Je suis arrivé à de très bons salaires, avec des semaines à 500 ou 700 euros. Quand on m’a proposé l’embauche, c’était beaucoup moins bien payé. »

Une baisse d’activité généralisée

Même aujourd’hui, il ne regrette pas ce choix. « Si j’avais été en fixe, je serais passé à la trappe aussi, exactement pareil, estime-t-il. Sur le bassin de Mulhouse, quatorze entreprises de transport importantes ont mis la clé sous la porte en trois mois. » Et de décrire l’enchaînement qui a abouti à son chômage. « Ici, toute l’activité tourne autour de l’usine Peugeot. Les pièces détachées, les pneus, les phares, les pare-chocs arrivent d’autres usines ou bien de sous-traitants. Dès qu’il y a moins de production, il y a moins de transport. À côté de ça, les gens consomment moins, ça fait moins de marchandises à transporter vers les supermarchés. Dans le bâtiment, il n’y a plus de nouveaux chantiers, il reste seulement les travaux publics. Tout ça, c’est du travail en moins pour les chauffeurs. »


Philippe et sa famille n’ont pas d’argent de côté, mais « pas un centime de crédit, c’est ce qui nous sauve aujourd’hui », explique-t-il, laissant filtrer sa colère : « Cette crise, elle est provoquée par une minorité de friqués qui en profitent. Voyez Total, qui annonce 14 milliards d’euros de bénéfices et qui fout 600 personnes dehors. Et les Américains qui perdent leurs maisons, bradées aux enchères ! C’est un système monstrueux, le capitalisme. Nous, les chômeurs, on est la plus grande entreprise de France, la plus grande force de France ! Si des structures nous montaient bien contre le système Sarkozy, il serrerait les fesses, celui-là ! »

Fanny Doumayrou

(source : Le Monde 28/03/09)

Un tas de détritus en guise de barricade, des citernes remplies de restes de palettes brûlées… Le décor de la cour d’entrée n’est pas engageant. Mais derrière, le parking offre un tout autre spectacle : bicyclettes d’enfants et trottinettes à l’entrée, et plus loin, un barbecue. Les “cuisiniers” s’affairent : deux cents bouches à nourrir chaque jour.


Bienvenue chez FCI Microconnections (ex-Areva, rachetée en 2005 par le fonds américain de capital investissement Bain Capital), à Mantes-la-Jolie (Yvelines), usine occupée, jour et nuit, depuis le 24 février, par la moitié de ses 400 salariés.
Le site, qui réalise des microcircuits électroniques pour cartes à puce, comprend un centre de recherche et développement - les salariés non grévistes, que la direction a dispensé de venir travailler - et une unité de fabrication - les grévistes. Cette division possède également une autre usine, à Singapour.


Malgré l’ordonnance de référé, prise jeudi 26 mars par le tribunal de grande instance de Versailles, qui donne aux grévistes “24 heures pour quitter (les lieux) spontanément”, sinon ” la force publique pourra” les expulser, les intéressés étaient toujours là, samedi matin 28 mars, se préparant à faire la quête qu’ils organisent chaque jour dans la région. Car les 26 et 27 mars, les réunions avec la direction n’ont pas permis de débloquer la situation.


Une grève atypique, en raison de sa durée, mais aussi de son motif. Qui n’est pas l’annonce d’un plan social, mais la forte inquiétude que ressentent les salariés. Le 26 mars, pourtant, la direction a indiqué, dans une note d’information, qu’il n’y a “aucune délocalisation” et qu’elle “s’est engagée à ce qu’il n’y ait aucun plan social en 2009 ou en 2010″. Mais les grévistes n’y croient pas. “Nous avons suffisamment d’éléments écrits démontrant qu’à moyen terme le site est voué à être fermé” au profit de celui de Singapour, explique Rachid Brihi, avocat du cabinet Grumbach et associés, qui défend les grévistes.


Les volumes de production du site ne cessent de diminuer (2,4 milliards d’unités en 2007, 2,2 en 2008, 2 prévus par la direction en 2009, indique la CGT). Et selon les syndicats, depuis mi-2008, la production est devenue plus importante à Singapour qu’à Mantes-la-Jolie. “Nous demandons la communication de la comptabilité et des volumes des deux sites, et qu’il y ait une répartition équitable entre eux, mais la direction ne veut nous donner aucun chiffre sur Singapour”, dénonce Eric Scheltienne, délégué syndical CGT.


Sa méfiance est alimentée par des informations inquiétantes, données par la direction, avant les promesses rassurantes. Ainsi, le 28 janvier, lors du comité d’entreprise, FCI évaluait, dans ses prévisions pour le premier trimestre, un sureffectif variant de 34 à 42 salariés, selon les mois. Et le 16 février, elle annonçait encore des mesures de restriction : le gel des embauches, la fin de l’intérim, le report des augmentations salariales, etc. “Nous avons aussi appris qu’elle avait proposé à des salariés des licenciements négociés déguisés en faute, indique M. Scheltienne. Tout cela a fait déborder le vase.” “Nous avons tous grandi dans la région, nous connaissions FCI avant même d’y entrer, raconte un opérateur. C’est une bonne boîte, le travail est intéressant. Mais on nous a menti.”


Lors du rachat de l’entreprise, “le maintien des quatre sites français avait été garanti pour trois années. Nous serons arrivés à l’échéance… en novembre 2008″, remarque Gilles Visse, le délégué syndical CFDT. Tout est donc possible désormais. D’ailleurs, l’usine de La Ferté-Bernard (Sarthe) fermera en avril.
“Nous voulons négocier, dès aujourd’hui, des indemnités élevées, à verser en cas de futur plan social, précise M. Scheltienne. Car demain, quand Singapour aura la maîtrise de tout le processus, nous ne serons plus en position de force pour le faire.” Mais la direction de FCI refuse, comme elle a rejeté la proposition syndicale d’une médiation.


Francine Aizicovici



Edité par T 34 - 29 Mar 2009 à 18:24
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2009 à 11:27

Un choc venu uniquement de l’extérieur ? par Pierre Ivorra, économiste

Sommes-nous en présence d’une crise qui ne serait qu’externe et pas du tout « française », comme l’affirme François Fillon (1) ? Le premier ministre dit cela pour dédouaner sa politique de toute responsabilité, mais n’est-il pas finalement drôle qu’un tel argument soit utilisé par le représentant d’une famille politique qui, avec la gauche sociale-libérale, a intégré la France au sein de marchés tellement globalisés qu’il y a de plus en plus interpénétration de l’extérieur et de l’intérieur ? La crise ne met effectivement pas en cause que le seul capitalisme français mais tout le système capitaliste aujourd’hui mondialisé.

Un vaste marché mondial financier s’est constitué, brassant des milliers de milliards de dollars. Les dirigeants des banques, des fonds, à la recherche d’une rentabilité maximale, arbitrent entre tous les placements possibles à l’échelle des continents. La globalisation financière s’insère en outre dans la mondialisation de l’ensemble de l’économie. Sous la férule de l’Organisation mondiale du commerce, les marchés de biens sont de plus en plus intégrés ; les multinationales font des choix de production à l’échelle des zones régionales et du monde.

La liberté de circulation des capitaux, qui, avec les nouvelles technologies de l’information, a été l’outil décisif de cette globalisation, a été impulsée par le FMI, la Banque mondiale, l’administration américaine, avec le soutien des gouvernements européens, français notamment. Elle s’est inscrite à la suite d’une série de décisions contribuant à déréglementer les relations monétaires et financières internationales : fin de la parité de l’or et du dollar (1971), flottement généralisé des monnaies, resserrement des politiques monétaires et de crédit (1976). Au sein de l’Union européenne, la liberté de circulation des capitaux est l’un des quatre piliers de l’Acte unique (février 1986), avec la liberté de circulation des marchandises, des services et des personnes.

De fait, on assiste à une certaine harmonisation des politiques économiques des États qui, pour attirer les capitaux, les autorisent à se déplacer, s’interdisent officiellement d’intervenir dans la gestion des entreprises, privatisent, déréglementent, réduisent les impôts sur le capital. Tous les systèmes de production nationaux, les politiques budgétaires, fiscales et sociales sont mis en concurrence. Les firmes multinationales peuvent choisir leurs lieux d’implantation. La baisse des coûts salariaux devient le credo chanté en choeur. Une formidable accumulation de capitaux baladeurs et parasitaires s’est ainsi constituée, étouffant la croissance réelle.

Mais considérer que la crise actuelle est celle du capitalisme financiarisé et mondialisé, pointer du doigt la lourde responsabilité des États-Unis et du dollar ne signifie pas que l’Europe et ses gouvernements, que les groupes multinationaux à base européenne et française n’aient aucune responsabilité dans cette crise. D’une part, parce que cette déréglementation a été décidée par les politiques, en étroite harmonie avec les dirigeants de ces multinationales. D’autre part, parce que ces dernières y ont trouvé leur compte.

Environ 42 % du capital des sociétés du CAC 40 sont contrôlés par des actionnaires étrangers, anglo-saxons notamment. À l’inverse, les groupes français sont très présents en Europe et aux États-Unis. Cette internationalisation a été soutenue par tous les moyens par les politiques publiques, notamment par le concours de l’euro fort, porté par des taux d’intérêt élevés, et elle explique la rapidité de propagation de la crise, partie de Wall Street. Si la crise nous a atteints, c’est parce que notre propre système était déjà sérieusement contaminé.

(1) Au soir de la journée de grève et de manifestation du 19 mars, sur TF1.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2009 à 16:42

(source : Resistance inventerre 28/03/09)

90 000 personnes supplémentaires aidées cette année (+12,5%).
> Près de 800 000 personnes accueillies au total
> Près de 100 millions de repas servis au cours de cette campagne
> 2 000 centres d’activités sur toute la France.Une situation sans précédent
Le 27 mars 2009, la distribution alimentaire d’hiver des Restos du Cœur prendra fin. Cette année, l’association a fait face à une hausse sans précédent de 12,5 % du nombre de personnes accueillies au niveau national. Dans dix-sept départements (*) ruraux ou semi-ruraux, cette augmentation a dépassé les 20 %.

Pour venir en aide à ces 90 000 personnes supplémentaires (soit près de 800 000 personnes accueillies chaque jour de cet hiver), les Restos du Cœur ont débloqué un budget complémentaire de 5 millions d’euros pour réapprovisionner les 2 000 centres de distribution jusqu’à fin mars.


La collecte nationale organisée dans les grandes surfaces les 6 et 7 mars derniers a mobilisé 500 magasins de plus que l’an passé (3 200 au total) et devrait permettre de recueillir 50 % de denrées supplémentaires. Cette générosité, plus forte encore que les années précédentes, permettra de poursuivre les distributions alimentaires, tout l’été, pour les personnes les plus en difficulté.

(*) : Ain (01), Alpes de Haute-Provence (04), Ardennes (08), Corrèze (19), Corse (20A), Cote d’Or (21), Indre-et-Loire (37), Lot (46), Lozère (48), Maine-et-Loire(49), Oise (60), Orne (61), Pyrénées Atlantiques (64), Pyrénées Orientales (66), Tarn-et-Garonne (82), Var (83), Vienne (86).



Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:08
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2009 à 18:26
 
(source : Europe 1 28/03/09)

Trois salariés de l’usine Celanese ont lancé samedi une grève de la faim “tournante”. Cette “action symbolique” consiste à organiser sur place un jeune de 24 heures et devaient être relayés par d’autres salariés dimanche, a expliqué Alain Masse, représentant CGT.”Ils ont de l’eau et du café à volonté et ils dorment sur place. Cette action permet de maintenir une unité car il y a un passage de témoin entre les salariés, cela créé une solidarité”, a-t-il expliqué. Cette “grève de la faim tournante” a été votée vendredi par les salariés, a précisé le syndicaliste, affirmant que des salariés d’usines voisines, menacées par la fermeture de l’usine Celanese, pourraient y participer.


En parallèle, des salariés plantent également des croix devant l’usine pour symboliser, “avec un cimetière, la mort de la société”, a indiqué M. Masse.

L’annonce de la fermeture de l’unité de Pardies, qui emploie quelque 350 personnes, a provoqué de vives réactions d’élus et la crainte d’une contagion de perte d’emplois dans la région.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Apr 2009 à 16:48

Suite de l’affaire FCI.

« Chronique de six semaines de grève à Mantes-la-Jolie

connectique . Les salariés de FCI Microconnections occupent leur usine des Yvelines depuis six semaines. Ils craignent une délocalisation à Singapour.

L’usine porte les traces de six semaines d’occupation : résidus de palettes brûlées, murs recouverts de slogans et la « popote », où s’affairent les cuistots du jour : 200 bouches quotidiennement, mais avec le sourire et la bonne humeur. « Ce n’est pas au bout de six semaines de grève qu’on va craquer. » Comme tous ses collègues grévistes de l’usine FCI Microconnections (ex-Areva, rachetée en 2005 par un fonds américain) de Mantes-la-Jolie (Yvelines), Émilie* est « remontée à bloc ». Depuis le 24 février, cette usine spécialisée dans la fabrication de microcircuits électroniques pour cartes à puce est occupée jour et nuit par la moitié de ses 400 salariés. Non pas en raison d’un plan social, mais par crainte d’une délocalisation à Singapour, où est implantée une usine jumelle.

prime amputée, report des augmentations

« Jusqu’en début d’année 2008, le site de Mantes assurait deux tiers de la production, contre un tiers pour celui de Singapour. Puis, en avril, la tendance s’est inversée, relate Éric Scheltienne, délégué CGT. Mais le conflit n’a pas démarré de ça. » En septembre, un plan de réduction des coûts est assorti d’un gel des embauches. Début 2009, nouvelles déconvenues : restrictions budgétaires, prime amputée, report des augmentations de salaires. Fin janvier, FCI annonce que le site de Mantes est en sureffectif d’une quarantaine de salariés. Le directeur du groupe, Pierre Vareille, évoque « la détérioration du marché » en annonçant le recours renforcé au chômage partiel ou l’encouragement aux départs volontaires. La goutte d’eau, c’est lorsque la direction propose aux anciens « des licenciements négociés, déguisés en fautes ». Après avoir demandé en vain à obtenir des informations précises sur les comptes, les salariés votent la grève. Massivement.

Ils ne veulent pas un chèque mais la « transparence » et des assurances fermes quant à l’avenir du site de Mantes. Ils veulent la communication des volumes et des comptes de la division « pour contrôler la répartition équitable de l’activité entre les deux sites de FCI », dixit Éric Scheltienne. « On ne veut pas que Mantes crève au profit de Singapour, tout comme on ne veut pas l’inverse. » Ils veulent un accord d’entreprise avec des indemnités élevées en cas de plan social. FCI a beau promettre que ce n’est prévu ni en 2009 ni en 2010, personne n’y croit.

« On tiendra le temps qu’il faudra »

Jeudi dernier, le tribunal de grande instance de Versailles, saisi par la direction de FCI, laquelle a mis les voiles depuis quatre semaines et refuse toute négociation, a donné aux grévistes « vingt-quatre heures pour quitter (les lieux) spontanément », sinon « la force publique » les expulsera. Mais le référé rejette toute astreinte. « C’est un jugement favorable pour nous », interprètent les salariés qui attendent de pied ferme les forces de l’ordre.

« On tiendra le temps qu’il faudra, répète Émilie. C’est vrai, c’est dur », admet la jeune femme. Comme tous ses collègues, elle a réduit ses dépenses et ses sorties. Pour elle, le soir, « c’est steak surgelé et pâtes ». « Les fins de mois sont très, très difficiles », confirme Nathalie, dont le mari chôme un jour par semaine. Nabil, lui, vient d’aller voir son banquier pour étaler les échéances de son crédit. Hier, avec plusieurs collègues, le jeune homme est allé au siège du groupe, à Versailles, chercher les chèques-déjeuners que la direction leur a prélevés mais pas distribués, mais, dit-il, « (j’)ai la chance d’avoir de la famille sur qui compter ». Ce n’est pas le cas d’Anita, qui a dû faire une demande de crédit pour pouvoir payer ses traites. « Je vis seule et j’ai un loyer élevé, témoigne-t-elle. Heureusement que tout le monde est solidaire ici. » Habitants, commerçants, élus de gauche, tous soutiennent le mouvement. « C’est important financièrement, mais aussi moralement. Car même quand vous êtes chez vous, vous ne pensez qu’à FCI », dit Pascal, dix-neuf ans d’ancienneté.

Les grévistes savent bien que FCI pourrait leur reprocher de tout faire pour fermer l’entreprise. « Le risque, on l’a mesuré, mais on a pris notre décision. On l’assumera jusqu’au bout, confie Éric Scheltienne. La boîte, on ne veut pas la fermer, mais la préserver. Clap» Et il prévient : « Même si on est expulsés, on continuera la grève. »

(*) Tous les prénoms ont été modifiés, par souci d’anonymat.

Alexandra Chaignon »

 

Source : http://www.humanite.fr/2009-04-01_Politique_Chronique-de-six-semaines-de-greve-a-Mantes-la-Jolie

Et oui, quelques fois j’ai la faiblesse coupable de lire L’Huma…Wink



Edité par babeuf - 02 Apr 2009 à 16:49
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