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GRECE

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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: GRECE
    Envoyé : 12 Dec 2007 à 17:07

Grève générale en Grèce

Les avions sont cloués au sol et tous les vols ont été annulés. Le métro et le tramway ne fonctionneront que quelques heures, le temps d'acheminer les manifestants.

Ce mouvement de 24h à l'appel des syndicats vise à dénoncer les projets de réformes des retraites proposée par le gouvernement conservateur.

Pressé par l'Union européenne de réduire le coût du système, le premier ministre Costas Karamanlis envisagerait d'augmenter les cotisations sociales.

La grève fait la Une de la presse même si de nombreux journalistes ont également cessé le travail.

Cette réforme des retraites est dénoncée par ce salarié gréviste qui estime qu'"on demande toujours plus aux travailleurs et que bientôt la journée de travail ira de 8h à minuit comme au début du siècle dernier".

Une grande manifestation est d'ores et déjà prévue dans le centre d'Athènes.

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Dec 2007 à 17:55

En Grèce

Des dizaines de milliers de manifestants sur fond de grève générale

Mise en ligne 12/12/2007 10h48

En Grèce - Des dizaines de milliers de manifestants sur fond de grève générale

Des sites archéologiques, dont l'Acropole, étaient fermés, tandis que les avions étaient cloués au sol pour cause de participation des contrôleurs aériens au mouvement de grève. Photo © Corbis

Associated Press

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé mercredi dans le centre d'Athènes et à Salonique, dans le nord du pays, pour protester contre les projets gouvernementaux de réforme des retraites, dans le cadre d'un mouvement de grève générale.

D'après certaines estimations, quelque 80 000 personnes ont participé à deux cortèges dans le centre d'Athènes -survolé par un hélicoptère des forces de police. A Salonique, selon la police, ce sont 30 000 protestataires qui ont battu le pavé.

Des heurts ont éclaté sur une place du centre d'Athènes entre la police anti-émeutes et un groupe de 300 à 400 jeunes quelques minutes après qu'une voiture garée à proximité eut été incendiée. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. Aucune information faisant état de blessés n'a été diffusée dans l'immédiat.

Dans le cadre du mouvement de grève de 24 heures qui a débuté mardi à minuit, hôpitaux, banques, écoles, tribunaux et services publics ont cessé leurs activités. Seules les urgences fonctionnaient dans les établissements hospitaliers. Des sites archéologiques, dont l'Acropole, étaient fermés, tandis que les avions étaient cloués au sol pour cause de participation des contrôleurs aériens au mouvement de grève. Les transports publics, dont les bateaux assurant les liaisons entre le continent et les îles, étaient également touchés, tout comme le métro et le tramway à Athènes.

Giorgos Skiadotis, en charge des questions syndicales pour le KKE (communistes), a estimé que les salariés «ne devraient pas payer pour les erreurs et la mauvaise gestion des gouvernements passés» concernant les caisses de retraite. Il a accusé le gouvernement conservateur d'attaquer le système de sécurité sociale du pays, et jugé nécessaire de contrer cette attaque.

D'autres mouvements de grève sont prévus dans la semaine à venir. Les professionnels des services médicaux, dont les dentistes et les pharmaciens, sont appelés à cesser le travail pendant 24 heures mercredi tandis qu'un arrêt des activités est attendu mercredi et jeudi dans les tribunaux.

Les syndicats s'opposent aux efforts déployés par le gouvernement pour réformer le système des retraites du pays. Nombre craignent que ces réformes n'aboutissent à une réduction des pensions et à une hausse de l'âge de départ à la retraite.

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2007 à 16:25
SOULEVEMENT !
TITRE "Othiyitis" (le guide, le conducteur, ) journal de la KNE 'Jeunesse Communiste de Gréce) à propos de la gréve générale.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Feb 2008 à 17:09

La Grèce défend son système des retraites

Athènes . Les deux grands syndicats du pays ont appelé à une grève générale mercredi 13 février, contre le projet de réforme présenté au Parlement.

Et rebelote. Le 12 décembre dernier, la Grèce était paralysée par une grève générale et plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient défilé pour protester contre le projet de réforme des retraites initié par le premier ministre conservateur, Costas Caramanlis. Deux mois après, la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) et la Fédération des fonctionnaires (ADEDY), qui, à elles deux, représentent plus de 2,5 millions des travailleurs, ont appelé à renouveler le mouvement aujourd’hui, soit deux jours avant la présentation devant le Parlement des détails de la réforme.

Jusqu’à présent, le gouvernement conservateur est resté évasif sur ses projets répondant aux impératifs de la Commission européenne et du FMI qui somment la Grèce de veiller à la « viabilité de ses dépenses publiques », et qui visent donc à réduire le coût du système de retraites en ramenant à moins d’une dizaine les 170 caisses de retraite qui existent actuellement - ce qui conduirait de nombreux salariés à être régis par des régimes moins favorables. L’autre point clé de la réforme : une révision de la liste des professions « pénibles et insalubres », qui donnent droit à des départs en préretraite.

Premier concerné par la grève, le secteur des transports publics : aucun vol ne devrait transiter par la Grèce aujourd’hui ; les bateaux à destination des îles devraient rester à quai ; aucun train ne devrait circuler, ainsi que les transports en commun d’Athènes. Seule exception : le métro et les trams circuleront pendant six heures, le temps d’assurer le déplacement des manifestants du défilé, prévu en milieu de journée, dans le centre.

Administrations, services publics, établissements scolaires et universitaires devraient être également fermés, ainsi que les tribunaux et les hôpitaux, qui devraient n’admettre que les urgences. Comme lors de la précédente grève, les syndicats de journalistes se sont joints au mouvement et ne devraient assurer aucune couverture de l’actualité. Une série de professions libérales, dont les ingénieurs civils qui protestent contre la fusion prévue de leurs caisses avec d’autres moins bien loties, sont également mobilisées.

« Rien ne bougera dans le pays, les travailleurs de Grèce éprouvent rage et ressentiment », annonçait, lundi, le porte-parole de la section des travailleurs du privé de la confédération GSEE, tandis que l’ADEDY reprochait dans un communiqué « les raids constants du gouvernement contre les fonds de Sécurité sociale » et prévoyait « de nouvelles grèves jusqu’à ce que le gouvernement change ses politiques ». Face à l’agitation contre le projet de réforme, le gouvernement s’est engagé, cet automne, à ne pas relever l’âge légal de la retraite, qui est de soixante-cinq ans pour les hommes et de soixante ans pour les femmes, et avait exclu une baisse du montant des pensions. Des engagements dont doutent également les syndicats.

Anne Roy

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2008 à 11:56
Le premier ministre, Costas Caramanlis, présente demain son projet de réforme au Parlement. Le pays était hier paralysé par une grève générale.

Quelques heures de circulation seulement pour les transports en commun hier à Athènes : juste le temps d’acheminer les manifestants vers les défilés du centre de la capitale. Pour le reste, rien. Postes, banques, écoles, hôpitaux, tribunaux, aéroports, ferries : la Grèce retenait son souffle, hier, paralysée par une grève générale. Secteur public comme privé, tous entendaient se défendre contre le projet de réforme du système de retraites que le premier ministre conservateur Costas Caramanlis va présenter au Parlement demain, en attendant un vote d’ici à la Pâques orthodoxe en avril prochain. À mesure que le calendrier du gouvernement se précise, la mobilisation suit. Et le défilé était peut-être un peu moins impressionnant que lors de la précédente grève générale du 13 décembre dernier, froid glacial oblige, mais la Grèce était au rendez-vous pour envoyer, selon les mots du leader syndical Yiannis Panagopoulos, « un message fort pour indiquer au gouvernement qu’il ne peut pas instaurer des changements qui blessent les droits des travailleurs ».

« C’est le seul moyen de se faire entendre », commentait hier une jeune fille devant le rideau baissé d’une station de métro à Athènes, témoignant sa sympathie pour le mouvement initié par la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600 000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200 000 adhérents), qui représentent 2,5 millions de travailleurs de tous les horizons et de toutes les classes sociales. Comme en décembre, les journalistes étaient par exemple eux aussi de la partie, bloquant la diffusion des journaux télévisés. « En Grèce, les pensions de retraite sont déjà misérables, entre 400 et 500 euros par mois, elles ne coûtent pas si cher au gouvernement, note un jeune militant grec. L’argument démographique selon lequel l’État ne va plus avoir les moyens de payer ne tient pas. Il faut aussi situer cette mobilisation dans le contexte d’un discrédit croissant de la population à l’égard du gouvernement qui rejaillit sur l’ensemble de la classe politique après une série de scandales. »

Quatre mois après les législatives de septembre, début janvier, les conservateurs de Néo Democratia chutaient dans les sondages, après la médiatisation d’une affaire privée ayant viré au scandale politique, impliquant le secrétaire général du ministère de la Culture Christos Zachopoulos, et l’ouverture concomitante d’une enquête par le parquet d’Athènes sur la gestion de fonds européens par ce même ministère. En décembre, le ministre de l’emploi avait été lui aussi contraint de présenter sa démission, quelques jours après une première grève générale, après que les médias ont révélé qu’il embauchait un jardinier au noir.

Anne Roy

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Feb 2008 à 19:06

Je suppose que ces articles sortent de l'Huma et si c'est le cas cela démontre l'incapacité de ce journal de parler de ceux qui ménent les luttes. En Gréce c'est un courant syndical puissant, membre de la FSM, militant dans et hors de la CGT réformiste, le PAME qui est à la pointe des puissantes luttes que ménet les travailleurs grecs. C'est d'ailleurs le chef du PAME qui est aussi le chef de la FSM.

voici une interview du leader du PAME Georges MAVRIKOS dans le journal du Parti-frére de Belgique, le PTB:
 

George Mavrikos (PAME ­ Grèce): «La social-démocratie syndicale veut juste donner une touche sociale à la paix sociale»

Le PAME est un courant syndical révolutionnaire en Grèce, qui travaille dans le syndicat unique de Grèce. Une nécessité face au courant social-démocrate qui avalise les privatisations et est inactive face au danger de guerre.

11-12-2002

George Mavrikos. En Grèce, la population active est constituée de 45% d'ouvriers et de 30% de paysans. Il n'y a qu'un syndicat, créé en 1918 par les communistes. Aujourd'hui, 30% des ouvriers sont syndiqués. Aux dernières élections sociales, le PAME a récolté 27% des voix.

Le PAME regroupe surtout des communistes, mais aussi des progressistes et des sans-parti. Ils ont une chose en commun: ils se basent sur le mouvement ouvrier. Le PAME compte 350 organisations de base et dirige 16 fédérations syndicales.

Qu'est-ce qui vous différencie du courant social-démocrate?

George Mavrikos. La social-démocratie dans les syndicats dit qu'il ne faut pas donner de forme révolutionnaire à la lutte. Elle veut juste donner une touche sociale à la paix sociale. «Les ouvriers vivent mieux maintenant, la lutte n'est plus nécessaire, nous trouverons bien des solutions par la négociation» dit-elle.

L'exemple de la compagnie aérienne Olympic Airways montre où cela mène. 60% des travailleurs sont affiliés au syndicat social-démocrate, 15% au Pame. L'Etat veut privatiser. La direction social-démocrate du syndicat va en discuter et revient en disant «il n'y a rien à faire».

Nous avons présenté aux ouvriers une pétition contre la privatisation. 5.000 l'ont signée, sur 9.000 travailleurs! C'est beaucoup plus que nos propres affiliés! Avec cette pétition, nous voulons imposer à la direction du syndicat, une autre manière de lutter. Nous nous battons pour l'unité de la classe ouvrière. C'est difficile, car nous n'avons pas l'argent que le gouvernement donne au syndicat officiel. Mais chaque pays devrait avoir un tel mouvement.

Cette différence s'est-elle aussi montrée dans la question de la lutte contre la guerre?

George Mavrikos. Lors des guerres contre la Yougoslavie, l'Irak et l'Afghanistant, les élus sociaux-démocrates disaient aussi «non à la guerre, nous voulons la paix». Mais ils ne répondent pas à la question «qui est responsable et qui profite de la guerre». Seul le mouvement révolutionnaire dit que c'est le capital qui profite de la guerre. Puis il y a eu le grand mouvement pour un autre monde (le mouvement anti-mondialisation), mais quel monde? Ils ne le disent pas.

En fait, ils veulent un autre capitalisme, un capitalisme maquillé. Pour un autre monde, il faut se lier à la véritable lutte ouvrière anticapitaliste, permanente et qui touche tous les aspects de notre société. (A.C.)


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2008 à 09:19
Tu condamnes un peu vite ces articles, en effet parcélèrent. Trouve moi un autre quotidien national capable d'en parler et qui prends fait et cause sur les revendications et la grève ?
 
As-tu des documents traduits sur le mouvement en cours ?
 
Merci
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2008 à 13:02
je dis que ne pas citer le syndicat de masse et de classe des travailleurs grecs sous pretexte, tu le sais bien, des relations excécrables, ou plutot désormaisde l'absence de relations entre le pcf-pge et le KKE, est une petite manoeuvre basse et mesquine bien dans la ligne de l'Humanité mutée. Qu'ils parlent et soutiennent des revendications du mouvement social hellene c'est le moins pour un journal qui se prétend communiste et ne constitue en rien un événement susceptible d'être salué comme un acte de solidarité prolétarienne.....quand on voit le même journal taire le meeting de solidarité avec Cuba il y a deux ans ou la déclaration des PC sur les Kosovo.
Désolé Jeff mais même si il y a des bonnes choses dans l'Humamutée ce canard Lagardérisé n'est plus communiste.
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2008 à 15:08

Retraites : le parlement grec adopte la réforme

Les manifestations de la journée ont dégénéré en affrontements avec la police devant le parlement. Pavés contre bombes lacrymogènes. La réforme élaborée par le gouvernement conservateur sera parvenue à fédérer tout le pays contre l'équipe au pouvoir.

La grève nationale de 17 jours a plongé la Grèce dans le chaos : rues jonchées de détritus, coupures d'électricité, transports paralysés, marchés financiers fermés. Il faut dire que les conservateurs avaient été réélus en septembre sur la promesse de ne pas toucher au régime de retraites.

La réforme allonge la durée des cotisations obligatoires, incite les salariés à travailler au-delà de l'âge de la retraite et opère un regroupement des fonds de pension.

Particulièrement lésées par cette réforme : les mères de famille. Alors qu'il leur suffisait de travailler 15 ans pour partir en retraite, elles devront désormais attendre d'avoir 55 ans.

En revanche, les femmes enceintes voient leur congé maternité passer de 4 à 10 mois.

D'autre part, l'âge de retraite pour les femmes passe de 62 à 65 ans, comme c'est déjà le cas pour les hommes. Il est également relevé pour les métiers physiquement éprouvants.

Les socialistes du Pasok travaillent cependant à réunir suffisamment de signatures pour obliger le gouvernement à soumettre la réforme à referendum.

http://fr.news.yahoo.com/euronews/20080321/twl-retraites-le-parlement-grec-adopte-l-115566a.html
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2008 à 16:31
Message posté par KGB Shpion

En revanche, les femmes enceintes voient leur congé maternité passer de 4 à 10 mois.

 
Que les gens ne se leurrent pas, ils cherchent avec cette mesure des 10 mois à faire abandonner le travail aux femmes et à ne pas répondre au besoin d'accueil de la première enfance.
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Dec 2008 à 00:49

Communiqué des JRCF à l’adresse des communistes grecs et de la jeunesse grecque en lutte.    07/12/08

 

Il s’appelait Andréas. Il avait 15 ans. Il est mort, tué par un policier.

Quelques soient les circonstances, ce jeune jetait-il des pierres sur la voiture de police, rien ne justifie ce qu’on ne peut appeler qu’un assassinat.

3 balles ont été tirées, l’une d’elle a tué Andréas.

Andréas qui ajoute son nom à la longue liste des jeunes assassinés par la police en Grèce.

Et cela depuis longtemps : la police a de mauvaises habitudes héritées de plusieurs décennies de régimes fascistes ou fascisants, jamais épurée, jamais sanctionnée.

Depuis  la guerre civile, la droite dure, les Colonels, le massacre de Polytechnique, et même depuis le retour de la démocratie bourgeoise, les flics tuent.

La réaction ne s’est pas faite attendre et c’est par milliers que les jeunes Grecs manifestent leur indignation et leur colère dans toute la Grèce.

La KNE, la Jeunesse Communiste de Grèce, sera au premier rang de la protestation pour exprimer l’horreur du crime mais aussi pour dénoncer les actes des éléments provocateurs qui servent objectivement les dessins de la réaction.

Que nos camarades Grecs reçoivent l’expression de notre fraternelle solidarité et qu’ils transmettent à la famille du jeune Andréas notre profonde émotion pour cet acte odieux qui mérite une punition exemplaire. Au-delà du policier meurtrier c’est le pouvoir réactionnaire de Caramanlis qui est responsable de ce climat de violence policière par sa politique anti–sociale dictée par l’UE et le capital grec.

Tout cela est lié au climat de fascisation de l'UE. Et nous connaissons cela ici, où la Sarkozie accompagne la crise du capitalisme et criminalise la montée des luttes contre le néo-libéralisme.

Mais le peuple Grec et à sa tête le grand KKE (Parti Communiste de Grèce) et un mouvement syndical de classe et de masse avec le PAME, lutte avec force et détermination contre le pouvoir. La dernière grève générale a été massivement suivie et le pouvoir est tenté de passer en force, ce qui crée des tensions dangereuses dans le pays.

C’est bien ces agressions contre la vie des travailleurs et du peuple qui provoquent ces exaspérations qui ont abouti au drame, à la mort d’Andéas.

Dans cette épreuve, les JRCF se tiennent aux côtés de la KNE et de la jeunesse grecque.

Edit T 34 : Comme ça c'est plus lisible.


Edité par T 34 - 08 Dec 2008 à 19:40
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Dec 2008 à 18:05

Déclaration d’ Aleka Papariga, SG du CC du KKE, sur l’assassinat du jeune à Exarchia.

 

A ce moment-ci, ce qui est le plus essentiel, c’est l’intervention organisée en masse du peuple, la présence distincte du mouvement ouvrier, du mouvement des élèves, des étudiants, de tous les employés, culminant à la grande grève de mercredi, car la lutte contre la violence et la suppression étatiques est en même temps une lutte pour le travail, les salaires, les pensions, l’éducation, la santé.

 

Pour longtemps, on a suit un « cache – cache » entre les agresseurs prétendument inconnus et la police, ce qui nous a induit beaucoup de questions et d’inquiétudes. Ce « cache – cache » a conduit à la mort d’un enfant innocent. A cet égard, nous considérons que la protection se trouve dans un mouvement puissant, organisé et protégé par le peuple lui – même. Aujourd’hui, ce qui est nécessaire c’est la condamnation politique du gouvernement, la condamnation politique de tout le réseau et des mécanismes du terrorisme, des mécanismes visibles et invisibles de la suppression étatique, ainsi que de ses connexions.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas de se venger en détruisant des magasins, en incendiant et en enflammant des voitures. Tout cela est en faveur de la suppression étatique et de tous ceux qui veulent imposer le conservatisme et la peur au peuple, ainsi que l’abstention par toutes les mobilisations de masse. Ils veulent freiner un mouvement organisé de masse qui pourra dévaster non seulement le gouvernement de la ND, mais tout gouvernement conservatif qui mène une politique contre le peuple ; un mouvement qui pourra ouvrir la voie pour un vrai renversement en faveur du pouvoir ouvrier populaire.

 

===============

Communiqué du Bureau de Presse du KKE sur l’assassinat du jeune à Exarchia

 

Le Parti Communiste de Grèce (KKE) réprouve l’assassinant de l’adolescent de 15 ans par un policier à Exarchia. La grande responsabilité du gouvernement de la Nouvelle Démocratie (ND) pour le climat cultivé et pour l’éducation des forces de sécurité, va de soi.

 

En même temps, le KKE constate que les incendies aveugles ne constituent pas la réponse à l’autoritarisme étatique. La réponse, c’est la réaction immédiate et la lutte organisée du mouvement de masse ayant comme but de ne pas camoufler les vrais motifs de cet événement.


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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Dec 2008 à 19:43
 
On connaît l’historique de la situation quasi insurrectionnelle qui s’est déroulée en grèce, et qui a embrasé les principales villes du pays, aujourd’hui un calme précaire règne. Mercredi est prévue une grève générale de vingt-quatre heures à l’appel des syndicats. Tout le monde attend avec inquiétude cette journée. Calme précaire parce que l’incident rapporté  et la manière dont il a créé une colère et une violence collective laisse augurer que, comme le dit  le Figaro, il s’agit d’une crise “civilisationnelle”(sic), pour ne pas oser dire que le capitalisme est désormais entrée dans une crise profonde et qu’il se déchire et déchire de toute part. Ce n’est pas non plus un hasard si c’est la jeunesse, une sorte de mai 68 du désespoir, qui s’est soulevée et pas seulement celle des quartiers pauvres, mais les étudiants. C’est parce qu’en Grèce comme partout ailleurs c’est aux jeunes que l’on demande de s’ajuster à la crise de la société , de renoncer à tous les acquis de leurs parents et grands parents et ce pour que d’autres s’enrichissent d’une manière scandaleuse, une jeunesse spoliée qui ne voit autour d’elle que corruption et décomposition, pourriture des institutions. Il y a aussi comme partout une attaque contre le service public, l’éducation, la recherche… Tout a commencé par une manifestation pour défendre la santé publique. Crise de la jeunesse mais aussi crise latente en particulier révélée dans sa profondeur parles incendies de 2007 qui avaient témoignés de  l’incurie de l’Etat, la manière dont il était gangréné par la corruption et l’affairisme, la réélection de la droite et du premier ministre, Kostas Karamanlis a poussé jusqu’au bout une politique destrucrice et de profit pour les capitalistes et les profiteurs de toute espèce, une politique qui est celle de l’Europe…

Il ne s’agit pas seulement d’une jeunesse défavorisée mais d’une génération

Andreas, 15 ans, était le fils d’un ingénieur et d’une bijoutière du quartier huppé de Kolonaki. Ce n’était ni un extrémiste ni un marginal. Samedi soir, il se trouve pourtant parmi le groupe qui jette des pierres contre un véhicule des «gardes spéciaux» qui circule dans le quartier universitaire d’Exarchia près du centre d’Athènes. Un acte de défiance vis-à-vis de policiers qui ont la réputation d’être embauchés sur favoritisme politique? Le véhicule s’arrête, un policier sort et tire à trois reprises en direction d’Andreas. Mortellement touché à la poitrine l’adolescent s’écroule. Les blogs aidant, dans la nuit de samedi à dimanche l’information circule comme une traînée de poudre. Des incidents éclatent aussitôt dans plusieurs villes universitaires: Thessalonique en Macédoine, Ioannina en Epire, Patras et Tripoli dans le Péloponnèse, Héraklion Hania et Rethymno en Crête, Komotini en Thrace, mais aussi dans des îles comme Corfou et Mytilène. Des voitures, des magasins et des postes de police sont incendiés tout au long du week-end. Des affrontements ont eu lieu avec la police un peu partout. Les plus violentes que la Grèce ait connues depuis de nombreuses années. Le bilan des incidents est d’au moins 34 blessées, dont une femme dans un état grave et quatre policiers.

Génération 700 euros
Andreas appartenait à ce que l’on appelle la génération des 700 euros. Peu politisée, elle exprime sa révolte lors de matchs de football ou lors de manifestations. Une violence révélatrice d’un malaise plus profond. La société grecque est en crise. Une crise économique doublée d’une crise des valeurs. A force de voir les incidents se répéter, on redoutait une bavure. Depuis le secrétaire général du syndicat des policiers jusqu’à la députée du parti communiste grec, Liana Kanéli, nombreux sont ceux qui soulignaient depuis quelque temps que «la mort allait être un jour au rendez-vous» .  £Dans le pays, la confiance n’est plus là. A peine un an et demi après son élection, le gouvernement conservateur de Costas ­Caramanlis fait face à des scandales à répétition. Le dernier en date implique le Mont-Athos et des moines hommes d’affaires. Même l’Eglise orthodoxe à laquelle appartiennent plus de 80% de la population est mise en cause .
“(1)

Tous les partis ont condamné le meurtre du policier, mais on attend avec impatience l’analyse en profondeur du parti Communiste grec pour compléter l’information que nous recevons des agences de presse.

Les scènes que l’on a pu voir dans les médias et dans les vidéos sont celles d’une insurrection urbaines, les rues sont bloquées, les commerces, les portes d’église et les voitures sont brulées, pourtant il n’y a pas de pillage.  Les forces de gauche ont manifesté à la fois pour arrêter la violence et surtout pour dénoncer le meurtre qui l’avait provoquée, les manifestants étaient plusieurs milliers à commencer à manifester dans le centre d’Athènes, dimanche midi, comme dans cinq autres grandes villes du pays (Salonique, Patras, Iraklion, Ioannina).

Dimanche soir, les échauffourées avec la police n’ont fait que croître. Cinq policiers ont été blessés à Athènes et un dans la ville de Patras, dans le Péloponnèse. L’école polytechnique et la faculté de droit sont toujours occupées par des étudiants, préparant leur «révolte» selon les déclarations de l’un d’entre eux.

“le chef du commissariat d’Exarchia, quartier où s’est déroulé le drame, a été suspendu. Les deux policiers qui se trouvaient à bord du véhicule visé par les manifestants samedi ont été inculpés, celui qui a tiré sur le jeune homme pour «homicide volontaire» et le second pour «complicité».

Dans ce quartier estudiantin d’Exarchia, aux pieds de l’Acropole, les faubourgs ont été désertés. Connu pour être un repaire de jeunes anarchistes, ce quartier est quadrillé en permanence par les forces de l’ordre. Une présence qui irrite les jeunes depuis qu’un adolescent avait été tué, déjà par une bavure policière en 1985. À l’époque, l’opinion publique s’était émue et des manifestations s’étaient déroulées dans tout le pays. Les forces de police étaient déjà sur les dents ces dernières semaines, où elles ont affronté des étudiants et des manifestants contre la faillite du système de santé.

Aujourd’hui, toutes les institutions grecques sont mises en cause : l’État, englué dans ses scandales, l’Église, les politiques, les juges et maintenant la police. Cette dernière, sur le qui-vive, se prépare à des suites mouvementées dans toutes les villes du pays. Aujourd’hui en fin d’après-midi, deux autres marches sont prévues par la gauche. Et mercredi, la grève générale, prévue de longue date, risque de nourrir cette crise «civilisationnelle» que connaît la Grèce”.(2)

Sommes-nous à la veille d’un mai 68 noir qui embraserait peu à peu le monde, une révolte de la jeunesse condamnée à la perte d’emploi, exaspérée de voir l’école, la santé sacrifiée au profits, de constater que les institutions démocratiques font eau de toute part. Nous sommes au début d’une crise économique et sociale d’une extrême violence. Est-ce que les partis politiques prendront enfin partout dans le monde la mesure de leur reponsabilité, en france plus que partout ailleurs ou nous avons à la tête un individu qui est incapable de proposer autre chose que la mise en faillite de la santé, de l’éducation des droits sociaux, les cadeaux à ses amis banquiers, et la répression des faibles depuis la maternelle jusqu’à l’adolescence en passant par le malade mental et le SDF… En attebndant le gros morceau: la répression des travailleurs en lutte, de ceux qu’on licencie massivement, une colère majoritaire, celle des masses.

Le parti communiste grec et d’autres petits partis de gauche organisent de grandes manifestaions cet après-midi lundi.

Emeutes en Grèce εξέγερση décembre 2008

Danielle bleitrach
(1) Caroline Vallois-Yotis dans la Tribune de Genève du 8/12/2008

(2) Le Figaro en ligne 8/12/2008

Grève en Grèce, le 21 octobre 2008

Communication du bureau international du Parti communiste grec, KKE (traduction depuis l’anglais - vivelepcf).

Des centaines de milliers de manifestants ont marché dans à travers Athènes et les principales villes grecques en protestation contre les privatisations, le blocage des salaires et la réforme du système de retraite.

Le gouvernement conservateur du premier ministre Costas Karamanlis entend en effet accélérer son programme de privatisation et réviser le système de pension du pays.

Son plan comprend la suppression des dispositifs de retraites anticipées, la fusion de caisses de retraites avec des fonds de pension et l’absorption des retraites complémentaires.

Dans tout le pays, les services publics ont dû rester fermés, des centaines de milliers de travailleurs ayant rejoint la grève nationale à l’appel du PAME [Front général des travailleurs militants] et de deux syndicats officiels.

Près de 200 vols intérieurs et internationaux, de nombreuses liaisons ferroviaires ont été annulées. Des ferries sont restés dans les ports.

Les transports publics ont été interrompus plus de 12 heures. Les hôpitaux d’Etat ont fonctionné avec des effectifs minimum alors que les écoles, les universités et les bureaux de poste n’ont pas ouvert leurs portes. Un grand nombre d’usines, d’entreprises privées, des milliers de petits commerces sont également restés fermés.

Des employés de banque, des juristes, des journalistes, des ingénieurs civils se sont joints aussi au mouvement de grève. Les journaux n’ont pas paru, les chaînes de radio et de télévision n’ont pas émis pendant 24 heures. Le pays est effectivement resté paralysé.

Dans beaucoup de secteur, le taux de grévistes a dépassé les 90%.

De grandes assemblées et des manifestations ont été organisées par le PAME dans les 63 plus grandes villes du pays pour réclamer :

- le rejet du projet de budget pour 2009 qui doit être soumis au Parlement cette semaine.

- le rejet des mesures en faveur des banques et du grand capital prises en lien avec la crise.

- le salaire de base à 1400 euros.

- l’arrêt de toutes les privatisations

- des mesures pour les travailleurs immigrés

- la solidarité avec la grève des étudiants

Les manifestants ont condamné le plan de 28 milliards d’euros décidé par le gouvernement pour venir à l’aide des banques frappées par la crise financière internationale. Sur une banderole, on pouvait lire : « pas un euro pour soutenir les capitalistes ».

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Dec 2008 à 15:04
 
A 15h30, Athènes s’est arrêtée. Une pause dans les heurts qui avaient éclaté durant la matinée devant le Parlement en marge de la manifestation des enseignants, après la nuit la plus violente depuis le début de la révolte, il y a quatre jours. Silence absolu dans l’église de Paleo Faliro, dans la périphérie de la ville, où allaient commencer les funérailles d’Alexis Grigoropoulos, l’adolescent de 15 ans assassiné samedi dernier d’une balle tirée par un policier dans le quartier d’Exarchia, à quelques pas du Politecnico, dans le coeur d’Athènes. Sept mille personnes, en majorité des jeunes, ont adressé un dernier adieu à Alexis, reposant dans un cercueil blanc recouvert de fleurs. A la sortie, un long applaudissement et un seul slogan : “Athanatos”, immortel. Ce n’est qu’en arrivant au cimetière que la colère a de nouveau explosé, déclenchée par la présence de la police. Bien peu de choses comparé à ce que l’on avait vu au cours des jours précédents, mais les mêmes images : pierres contre lacrymogènes.

Une journée de trêve relative, somme toute, en vue de la grève générale d’aujourd’hui qui pourrait porter le coup fatal au gouvernement titubant de Karamanlis, bien que la température reste bouillante dans la capitale, mais également à Salonique, alors que des heurts très violents ont également éclaté à Larissa dans la journée d’hier. Après trois jours de combats sans pause, le centre d’Athènes faisait penser hier à une ville bombardée. Seuls les chiffres peuvent permettre d’appréhender ce qui s’est passé dans la troisième nuit de guérilla urbaine, de lundi à mardi : 130 locaux commerciaux détruits (en majorité des sièges de multinationales, des boutiques de luxe et des symboles du capitalisme comme McDonald’s), des banques dévastées, des voitures en flammes, des bâtiments incendiés et les locaux des ministères de l’Economie et des Affaires étrangères endommagés. [... ]

Bref, une véritable catastrophe que la ville essaie à présent d’évaluer avec précision. Et qui provoque une tempête sur le gouvernement, avec le premier ministre Karamanlis qui promet aux commerçants le “remboursement” des dégâts et les médias qui soulignent, au contraire, l’incapacité des forces de l’ordre dans la gestion des protestations. [... ] Mais, plus que l’énumération des dégâts, ce qui compte réellement c’est le pourquoi de cette révolte. Une révolte qui, bien qu’initiée par les anarchistes, s’est propagée en un rien de temps aux lycéens et aux étudiants universitaires, à la gauche radicale, ainsi qu’aux enseignants, en grève depuis lundi contre les coupes dans le budget de l’éducation et la réforme proposée dans ce cadre. La manifestation de ces derniers, à laquelle participaient de nombreux étudiants, à représenté l’enième étincelle qui a relancé la révolte, à l’image de ce qui s’était passé la veille avec les cortèges des communistes du KKE et de la coalition des gauches radicales (rigoureusement séparés). Ainsi pendant des heures, la Place de la Constitution s’est transformée en scène de heurts. Au même moment, à Salonique, plusieurs milliers d’étudiants s’opposaient à la police et brisaient des vitrines, tandis qu’à Patras, des manifestants attaquaient un commissariat de police.

Le gouvernement en difficulté

Pendant ce temps, le gouvernement en difficulté ne sait pas quel chat fouetter. Pressé par la gauche, à partir des socialistes du PASOK qui demandent sa démission, Karamanlis a tenté hier d’obtenir carte blanche de toutes les forces politiques pour pouvoir adopter la manière forte avec les manifestants. Seule possibilité pour sortir de l’impasse : “Justice sera faite, mais isolez les insurgés” a dit le premier ministre, qui s’est entretenu de manière séparée avec le Président de la République Karolos Papoulias et tous les dirigeants de l’opposition, communistes y compris. Sa tentative est claire. Le premier ministre veut avoir le consentement de tous les partis politiques pour l’application de la manière forte. Lundi soir déjà, la rumeur indiquait l’état d’urgence allait être déclaré. Hypothèse démentie ensuite par le porte-parole du gouvernement. Mais l’opposition a toutefois continué à le presser de trouver une solution, en mettant au second plan les protestations des jeunes. Le socialiste Giorgos Papandreou a demandé l’organisation d’élections anticipées. La Coalition de Gauche et le parti d’extrême-droite Laos demandent également la démission du gouvernement. Tandis que l’appel de Karamanlis aux syndicats de repousser la grève générale n’a pas été entendu. Sa requête a été ignorée et le pays sera bloqué en réponse à la crise économique et aux événements de samedi dernier.

Christos Kittas, recteur du Politecnico, a déposé hier sa démission pour protester contre l’incapacité du gouvernement à protéger un bâtiment fraîchement restauré de l’université qui a été gravement endommagé. Mais il n’y a pas que cela. Le recteur a également souligné que lui-même et de nombreux autres – claire allusion aux membres du gouvernement - ont désormais perdu tout contact avec les étudiants. Une déclaration qui est passée inaperçue et n’a été commentée par aucun de ses collègues, ni par le ministre de l’Education, Evripidis Stylianidis, qui quelques heures après l’assassinat d’Alexis, a regardé un match de football avec le sourire aux lèvres. Une espèce d’affront, surtout en raison du fait que l’origine des protestations estudiantines réside dans la réforme universitaire qui ouvrira les portes aux investissements privés. Une lutte qui dure depuis des mois et a déjà donné lieu à de nombreuses manifestations. Une fois encore, les étudiants italiens de l’Onda [le mouvement d’opposition au projet de coupe budgétaire dans l’enseignement voulu par la ministre italienne de l’Education, ndt.]. Lesquels se trouvent également à la veille d’une grève générale [la journée de grève générale est prévue pour ce vendredi 12 décembre en Italie, ndt.].

Pavlos Nerantzis, il manifesto, 10 décembre 2008.

Traduction d’Alexandre Govaerts

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Dec 2008 à 15:21
C'est quand même excellent ce qui se passe là-bas, plus la jonction inopinée avec un mouvement social (prévu de longue date). Voir les bons pères de famille dire que "quelque part" (où on sait pas, mais c'est déjà un grand pas en avant) les jeunes ont raison de se révolter (saut qualitatif fondamental) alors qu'ici en 2005, les honnêtes citoyens qui se lèvent tôt (monsieur!) n'en avaient qu'après la "racaille" (immigrée sous-entendu).

Victoire au peuple de Grèce !
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Dec 2008 à 16:20
 
Sur l’assassinat d’un jeune de 15 ans, Nous condamnons l’assassinat du jeune de 15 ans Alexis Grigoropoulos par un policier à Exarchia (quartier du centre ville d’Athènes).

Les responsabilités de la direction de la police sont très lourdes.

Ceci est clairement le résultat des orientations et de la formation réçue par les forces de sécurité, qui visent le « peuple ennemi », le mouvement populaire, le mouvement des travailleurs et des jeunes en lutte.

La répression de l’état va de paire avec les attaques contre la vie et contre les droits des jeunes travailleurs, des attaques contre l’enseignement et contre l’horaire de travail avec la flexibilisation des relations du travail. L’objectif de cette répression est d’intimider les ouvriers, les salariés, les écoliers-étudiants et la jeunesse général.

Les incendies et les destructions n’ont rien à voir avec le mouvement populaire des masses. Ces événements ne servent qu’à légaliser le climat de terrorisme qui règne aujourd’hui. C’est un alibi pour la politique de la Nouvelle Démocratie (parti au gouvernement), de la même manière que cela l’a été pour la politique des gouvernements précédents, dont l’objectif est clairement la répression du mouvement populaire et des travailleurs.

La seule réponse à cette situation ne peut être que le mouvement populaire organisé, la mobilisation organisée et combative des jeunes. Celui-ci doit montrer les véritables raisons et les responsables dans l’état de la situation. Il ne faut pas faire comme par le passé lors de la torture des immigrés ou dans le cas des violences policières à l’encontre des jeunes étudiants à Thessalonique. Nous appelons l’ensemble des jeunes à montrer leur indignation, leur opposition et leur condamnation et par une lutte organisée et en revendiquant que les responsabilités politiques et pénales soient établies. La jeunesse doit fermer les écoles, les Universités, les hautes écoles et les écoles de promotion sociale. On encourage toutes les organisations de masses à voter la condamnation des services de répression et d’organiser des manifestations. La jeunesse doit prendre part massivement et de manière organisée, ensemble avec le mouvement populaire et le mouvement des travailleurs : Au rassemblement contre le terrorisme d’état.

Athènes, 7-12-2008, le Bureau de Presse du CC de la JCG (KNE)

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 20:15
"Les incendies et les destructions n’ont rien à voir avec le mouvement populaire des masses. Ces événements ne servent qu’à légaliser le climat de terrorisme qui règne aujourd’hui"

Ca me dérange toujours un peu ce genre de petite phrase au détour d'un communiqué "de soutien", renvoyant dos à dos la révolte des jeunes et la répression étatique. D'autant que contrairement aux émeutes de 2005 ici, le mouvement est largement compris et soutenu par la population. Par exemple un instituteur, en marge de la grève générale de mercredi : "les gens comprennent que les jeunes brulent des banques, parce qu'ici tout le monde est endetté". Les gens galèrent pendant que les exploiteurs s'engraissent, ils voient leurs enfants gagner 500€ avec un bac+5...

La révolution grecque est en marche... ou pas (élections - piège à cons, nouvelle majorité de "gauche" etc.) Mais laissons lui sa chance...


Edité par Pedro - 11 Dec 2008 à 20:45
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 22:20
Manifs de soutien à Madrid, Barcelone, Rome, Bologne, Berlin, Londres. Appel à un rassemblement vendredi à Paris. Attaques de consulats à Bordeaux et Moscou.

Pour la première fois la réaction à une exaction policière franchit les frontières d'un pays. C'est extraordinaire !!!
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 23:02
D'ailleurs ça inquiète certains en France.
 
 

PARIS (AFP) — La crise en Grèce est suivie de près par les politiques français, l'opposition y voyant un "avertissement" et Nicolas Sarkozy s'inquiétant, tandis que l'UMP met en garde contre un "amalgame".

La situation à Athènes a été évoquée mercredi au Conseil des ministres, mais le gouvernement est encore réticent à la commenter.

François Fillon "suit la situation avec attention" mais appelle à "se garder des comparaisons hasardeuses", indique à l'AFP le cabinet du Premier ministre.

Plus disert, un proche du chef du gouvernement juge qu'en France aussi, "les gens ont le sentiment d'une paupérisation globale, de l'arrivée d'une vague de pauvreté dans le pays".

"Avec un tel sentiment, l'idée de la révolte peut venir assez vite, poursuit cette source. Mais François Fillon n'est pas dans cet état d'esprit funèbre. Sa réponse, c'est continuer la réforme".

Selon un député UMP présent au déjeuner des députés mercredi à l'Elysée, Nicolas Sarkozy aurait exprimé à propos de la Grèce "un souci de prévenir ce genre de situation dans notre pays".

Interrogé, selon un autre participant, sur une éventuelle amnistie fiscale, le président se serait dit "pas assez dingue pour proposer" un tel projet.

"Les Français adorent quand je suis avec Carla dans le carrosse", aurait-il ajouté, "mais en même temps ils ont guillotiné le roi (Louis XVI, ndlr). C'est un pays régicide. Au nom d'une mesure symbolique, ils peuvent renverser le pays, regardez ce qui se passe en Grèce".

Pour l'heure, l'UMP met en garde contre un "amalgame" entre les manifestations grecques et les mouvements lycéens et étudiants en France.

"En Grèce, les émeutes remettent en cause la société verticale, une corruption endémique, l'absence de perspectives d'avenir, et l'immobilisme", selon Chantal Brunel, une porte-parole du parti. "En France, les syndicats protestent contre le changement et la volonté de réformer".

A gauche en revanche, le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, d'origine grecque, voit "un avertissement" dans les rues d'Athènes, et souligne qu'en France, "la précarisation des jeunes et des étudiants n'est plus à démontrer".

La centriste Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, pointe elle aussi "le climat de dégradation extrême qui est celui de tout le système éducatif".

"Dans les messages qu'on reçoit de partout en France, dit-elle, on voit que ce sont aussi aussi bien les élèves - lycéens, IUT, facs - que les enseignants et parents d'élèves qui se mobilisent".

Le député Verts Noël Mamère estime pour sa part que les émeutiers grecs "ne sont pas des anarchistes, ce sont des gens formés à l'université".

"Il y a une vraie difficulté à vivre pour beaucoup de nos compatriotes, une inquiétude sur le lendemain. La période de crise dans laquelle nous allons entrer peut devenir menaçante", note enfin le député UMP François Baroin.

Dans ce contexte, ce chiraquien volontiers critique envers sa propre majorité appelle le pouvoir à "se consacrer sur l'essentiel", à savoir "la relance économique".

 
Grèce: "tirer des leçons"
 
Le député Vert Noël Mamère a estimé aujourd'hui que "Nicolas Sarkozy devrait tirer la leçon de ce qui se passe en Grèce", interrogé sur les émeutes qui secouent ce pays depuis cinq jours. "Nicolas Sarkozy devrait tirer la leçon de ce qui se passe en Grèce. Ce ne sont pas des anarchistes, dans les rues d'Athènes, ce sont des gens qui ont été formés à l'université", a-t-il déclaré.

"Si le président français continue de privilégier toujours les mêmes catégories, en n'accordant que des aumônes de 200 euros aux plus défavorisés, en installant un climat de tension dans la société avec ses lois sécuritaires, son hystérie sécuritaire, il ne faudra pas s'étonner que le manche lui revienne dans la figure", a-t-il ajouté.

"Il y a en France un problème d'appauvrissement des classes moyennes, de rejet du politique, et un creusement des inégalités entre les différentes classes sociales", a-t-il ajouté. "On a affaire à une crise systémique qui touche l'ensemble des pays démocratiques qui se croyaient épargnés de bouleversements tels que ceux que connaissent la Grèce", a déclaré M. Mamère.
Source : AFP


Edité par T 34 - 12 Dec 2008 à 18:37
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Dec 2008 à 18:32
Ici un excellent article de la presse bourgeoise (Reuters) qui commence à se poser de sérieuses questions : http://fr.news.yahoo.com/4/20081212/twl-grece-europe-bd5ae06_1.html
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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