Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

GRECE

 Répondre Répondre Page  <1 252627
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Aug 2013 à 17:41

Un nouveau modèle « stock-flow » pour la Grèce montre que le pire reste à venir. 

Toutes les versions de cet article : [Español]

Dimitri Papadimitriou, Gennaro Zezza et Michalis Nikiforos ont conçu un modèle dense reposant sur les stocks et les flux (stock-flow) pour analyser la trajectoire forcée de l’économie nationale grecque et pour évaluer les alternatives existantes aux politiques d’austérité régnantes. Il s’agit d’un modèle macro-économique basé sur la nouvelle analyse de Cambridge, le même type de modèle qu’utilise l’Institut Levy d’analyse stratégique aux Etats-Unis.

Ce que les résultats de leurs simulations laissent apparaître c’est que le Commission Européenne (CE) et le Fond Monétaire international (FMI) ont été assez et de façon constante optimistes sur l’économie grecque et sur les effets de la poursuite des politiques d’austérité ; ils sont encore optimistes, même après que le FMI ait admis la surévaluation des bénéfices de la contraction fiscale. Voici, par exemple, les anciennes et actuelles projections de la Commission sur le chômage grec, comparées avec les résultats réels et des projections de l’Institut Levy pour 2016.

Comme vous verrez, la projection produite par le Modèle de l’Institut Levy pour la Grèce (MILG) montre une trajectoire beaucoup plus désastreuse sur la hausse du chômage, comparée avec les dernières projections de la CE. Si les politiques en vigueur se poursuivent, le taux de chômage peut augmenter d’un ruineux 27,4 % jusqu’à presque un 34 % vers la fin 2016.

La stratégie de la « dévaluation interne » de la Troika (CE/FMI/BCE) – basée sur l’idée qu’une réduction inévitable des salaires augmentera la compétitivité, propulsant une croissance soutenue sur les exportations, ne convient pas. Couper les salaires au moyen d’un consentement du gouvernement contribue à descendre la consommation domestique. Et comme on peut le voir plus bas, bien qu’un accroissement des exportations grecques ait accompagné le démarrage de la contraction fiscale, les exportations n’ont pas augmenté suffisamment pour compenser la diminution des autres composantes de la demande globale (depuis leurs minimum, les exportations ont à peine augmenté à 8 000 millions d’Euros ; dans la même période, les dépenses publiques seules ont baissé de quelque 13 000 millions d’Euros).

Les auteurs reconnaissent qu’il est possible que les exportations augmentent encore, mais il est peu probable que l’accroissement des exportations nettes soit suffisant pour compenser la chute en piqué de l’investissement, de la consommation et des dépenses du gouvernement (et les dernières données montrent que les exportations grecques de fait ont diminué pendant le dernier trimestre de 2012). « L’implication de nos découvertes », concluent les auteurs, « c’est qu’ il va falloir beaucoup temps pour atteindre une croissance dans les exportations via la dévaluation interne, et que cela n’augure rien de bon pour les exportations [grecques] les fortunes décadentes de ses principaux partenaires commerciaux. »

La dévotion continue de la Troika aux doctrines intellectuelles défectueuses produit des contradictions sérieuses quant aux finalités des objectifs de déficit pour la Grèce et les espoirs concomitants sur la croissance et l’emploi. Ce nouveau modèle de stocks et de flux rend cela plus évident : les auteurs montrent qu’un stimulant fiscal d’une valeur approximative de 41 000 millions d’Euros serait nécessaire pour que la Grèce atteigne les objectifs de la Troika en terme de PIB vers la moitié 2016. Cela requerrait une augmentation du déficit de la Grèce jusqu’à 12 % du PIB. Il est inutile de dire qu’un stimulant fiscal de tel ordre - ou de n’importe quel autre montant est hors des plans de la Troika.

Papadimitriou, Nikiforos et Zezza réclament un « Plan Marshal » pour la Grèce : de l’investissement, financé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), dans un programme développé vers la création de postes de travail dans le service public ; un programme qui a obtenu des résultats impressionnants dans d’autres pays et, à plus petite échelle, y compris en Grèce.

L’analyse stratégique pour la Grèce (« A Levy Institute model for Greece. Mai 2013 » le document complet est accompagné d’ une fiche technique qui détaille la spécificité du modèle et présente avec plus de détails comment ont été traités les données. (Voir plus bas dans cette page).

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 4 août 2013.

* Michael Stephens est analyste économique, chercheur du Levy Economics Institute.

Documents joints

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Aug 2013 à 18:58

Grèce : La troïka transforme la récession en dépression. Sauvetage ou noyade ?

 
 

Six ans de récession, une chute impressionnante du PIB de 231 milliards en 2009 à 193 milliards d’euros en 2012, un taux de chômage de 27 % (il passe de 7,5% à 26,9% entre le 2ème trimestre 2008 et avril 2013), de 57 % pour les moins de 25 ans et une explosion des cas de suicides… Le panorama de la Grèce est catastrophique et alarmant pour le reste de l’Europe. Comme en Argentine en 2001, des enfants s’évanouissent sur les bancs d’école faute de nourriture. On constate une recrudescence des cas de séropositivité alors que les dépenses de santé ont chuté de plus de 20% en 2 ans (elles sont passées de 7,1% du PIB en 2010 à 5,8% en 2012). Pendant ce temps, le parti nazi Aube Dorée, qui siège au Parlement, profite du délabrement social pour répandre sa haine. Les créanciers ont transformé la récession en dépression et la troïka (UE – FMI - BCE) ne fait qu’assombrir chaque fois plus le tableau.

La nouvelle solution du FMI pour sauver son plan

Tous les travaux de la troïka reposent désormais sur un taux de dette publique de 124% du PIB en 2020. À croire que tout tourne autour de cet objectif fantaisiste, tant le Fonds monétaire international (FMI) s’applique à chaque fois à rectifier le tir pour garder cette cible en ligne de mire. La population grecque devrait-elle se satisfaire d’un tel horizon macro économique qui ne tient absolument pas compte de son bien-être ?
 
Passé les engouements sur la réduction du déficit extérieur, le dernier rapport du FMI sur la Grèce, rendu public fin juillet 2013, confirme que la population grecque reste étranglée par la charge d’une dette publique qui ne cesse d’augmenter. La baisse obtenue en 2012 à "seulement" 156,9 % du PIB, contre 170,3 % l’année précédente est totalement anéantie par un taux qui tourne en 2013 autour de 176 % du PIB. |1|
 
Alors qu’elle reconnaît à demi-mot son échec retentissant en Grèce, l’institution de Washington affirme de nouveau avoir la solution… Basé sur des pronostics de croissance qui ne cessent d’être revus à la baisse, son scénario "optimiste" repose sur une imaginaire reprise des exportations, des investissements et de la consommation afin d’atteindre ce fameux objectif d’endettement de 124 % du PIB en 2020 avant de passer sous les 110% en 2022, véritable obsession du FMI. Pourtant, ce taux de dette publique ne serait alors que légèrement inférieur à celui atteint 11 ans plus tôt, en 2009, lorsqu’il était de 129,7 % du PIB. Une avancée toute relative donc.
 
Il est de notoriété publique que les politiques économiques misent en œuvre depuis 3 ans par la troïka se soldent par des échecs flagrants en asphyxiant chaque fois plus la population. Le FMI doit trouver de nouvelles sources d’argent en plus de celles déjà programmées par son plan d’austérité (recettes de privatisations, baisse des dépenses par des coupes claires dans les budgets sociaux, etc.) pour que le pays puisse rembourser ses créanciers. En effet, le FMI estime que les finances publiques grecques auront besoin, en 2014 et 2015, d’une rallonge de près de 11 milliards d’euros pour faire face à leurs besoins de financement. Plus précisément 4,4 milliards d’euros à la fin de l’année 2014 et 6,5 milliards sur l’ensemble de l’année 2015. L’État est sommé de rembourser ses créanciers qui lui ont ouvert des lignes de crédit astronomiques qu’elles qu’en soient les conséquences.
 
Mais ce n’est pas tout : toujours selon le FMI, un nouvel effacement partiel de la dette publique grecque serait nécessaire dans les deux ans afin que celle-ci puisse redescendre, comme prévu par l’institution, à 124 % du PIB en 2020. Cet allègement serait de l’ordre de 4 % du PIB, soit environ 7 milliards d’euros à charge des partenaires européens. Bien évidemment et comme de coutume, le tout sans qu’aucune des mesures préconisées ne garantisse pour autant la réussite dudit « sauvetage ». D’ailleurs, en dehors de la troïka et du gouvernement grec, qui croit encore en leur efficacité ?

Cartoon:%20Greece%20is%20burning%20%28medium%29%20by%20firuzkutal%20tagged%20kutal,firuz,lifestyle,money,economy,crisis,finance,eu,hellas,greece
La Grèce brûle, par firuzkutal

Coup de théâtre et rappel à l’ordre

Le 29 juillet 2013, le comité exécutif du FMI se réunit pour approuver un nouveau versement de 1,72 milliard d’euros (2,27 milliards de dollars) à la Grèce. Une des conditions au prêt porte sur un plan de réduction du secteur public permettant le licenciement de 4 200 employés d’État. |2| Événement inhabituel, le Brésilien, Paulo Nogueira Batista, représentant 11 États d’Amérique centrale et du Sud, |3| s’abstient. « Les développements récents en Grèce confirment nos pires craintes. (…) La mise en place [du programme de réformes] a été décevante dans presque tous les domaines. Les suppositions de croissance et soutenabilité de la dette sont trop optimistes. », dit-il.
 
Même si le vote de 11 pays d’Amérique centrale et du Sud ne fait pas le poids face aux États-Unis qui conservent leur droit de véto depuis la création de l’institution – ils ne détiennent que 2,61% de droit de vote face au 16,75% des États-Unis – l’affaire bouscule l’habituel ronronnement soporifique propre à ces réunions. Le ministre des Finances brésilien Guido Mantega rassure la directrice du FMI Christine Lagarde sur le champ : cela ne se reproduira plus, le Brésil soutient le FMI dans son action, son représentant n’était pas mandaté pour s’abstenir. |4|
 
Le ministre rappelle son représentant « immédiatement » afin qu’il explique son comportement... Au lieu d’adopter une attitude de soumission et au-delà de l’incident diplomatique, le Brésil, si son gouvernement le voulait, est tout à fait en mesure d’affronter le FMI d’autant qu’il ne lui doit plus rien. Notons que l’abstention intéressée de Paulo Nogueira Batista fait référence à la crainte d’une perspective de non remboursement par la Grèce du prêt accordé par le FMI et pas à un désir de justice et d’aide désintéressée envers la Grèce.
 
Cartoon:%20European%20%28medium%29%20by%20yasar%20kemal%20turan%20tagged%20economy,union,european,crisis,greece


Européen, par yasar kemal turan

Un sauvetage… jusqu’à la noyade ?

Il faut bien comprendre que la troïka, avec son « sauvetage » à la Grèce, ne cherche en réalité qu’à lui imposer une cure libérale radicale tout en endettant encore plus l’État afin de museler définitivement les pouvoirs publics. Ainsi, cette nouvelle tranche du FMI s’inscrit dans un vaste plan d’endettement accru de la Grèce à l’égard de la troïka. En effet, la Grèce a reçu le 31 juillet une tranche de prêt de 4 milliards d’euros de la part des autorités européennes : 2,5 milliards d’euros ont été versés par la zone euro via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), et un prêt de 1,5 milliard qui arrivera à échéance en 2048, versé par le Mécanisme européen de stabilité (MES), appelé à terme à remplacer le FESF, généré par les banques centrales des pays européens sous forme de restitution à Athènes des intérêts sur la dette grecque. Autrement dit, une partie des intérêts que la Grèce a versé aux pays de l’UE, qui lui ont prêté de l’argent dans le cadre du mémorandum de 2010, lui sera reversée sous forme de prêt. L’Europe libérale va-t-elle pousser le cynisme jusqu’à demander des intérêts sur les intérêts versés par la Grèce ? Ces prêts sont odieux car, outre qu’ils étaient liés à des violations de droits humains, ils étaient alors rémunérés à des taux très élevés (environ 5%). Quand l’Allemagne ou la France se finançaient à 10 ans à 2%, ces pays s’enrichissaient en prêtant à 5% à la Grèce.
 
Dans la foulée de la fermeture de la télévision publique grecque, |5| on trouve parmi les conditions aux prêts, une nouvelle loi sur la fonction publique, adoptée le 18 juillet à quelques heures de la visite à Athènes du ministre des finances allemand, Wolfgang Schaüble – visite pour laquelle le centre d’Athènes s’est transformé en ‘no man’s land’ surveillé par la police. Cette loi institue le licenciement massif des fonctionnaires en pleine contradiction avec la Constitution grecque et permet le sacrifice de plusieurs milliers d’employés qui devront travailler huit mois avec un salaire réduit avant d’accepter une nouvelle proposition, sous peine d’être mis à la rue. Au total, 4 200 personnes sont concernées : officiers de police municipale, enseignants, gardiens d’écoles... Une loi sur la réforme du code des impôts adopté dans l’urgence le 25 juillet 2013 complète la loi votée le 18 juillet. En maigre compensation, le gouvernement a obtenu des négociations avec la troïka un abaissement provisoire de 10 points de la TVA sur la restauration, à 13 % contre 23 % depuis plus d’un an.
 
Par ailleurs, entre autres mesures, la troïka prévoit de privatiser les services de transport public d’autobus longue distance, les sociétés de gestion et d’assainissement d’eau à Athènes (EYDAP) et Thessalonique (EYATH), la compagnie de gaz (DEPA), la plus grosse entreprise de raffinerie et distribution de pétrole (ELPE, Hellenic Petroleum S.A), la loterie nationale, l’organisation grecque de pronostics de football (OPAP)…
 
Après ses échecs successifs pour renverser les crises en Asie en 1997 (en Thaïlande, Indonésie et Corée du Sud) ou ailleurs, le FMI poursuit sa croisade contre la souveraineté des peuples en Europe dont la Grèce est son laboratoire expérimental. Les dernières déclarations du FMI affirmant vouloir réduire les politiques d’austérité ne valent rien et sous couvert d’objectif de réduction de la dette, l’institution de Washington est prête au pire sous le regard avide du parti nazi grec. Afin d’entamer un virage en défense du peuple grec, il faut annuler la dette de la Grèce à l’égard de la troïka car elle est odieuse |6|. Il faut également annuler les autres dettes illégitimes et abroger toutes les mesures anti sociales imposées depuis 2010. La troïka, qui enfonce la Grèce dans une crise humanitaire assassine, doit dégager, vite.
 

Notes

|1| Rapport FMI, juillet 2013 : http://www.imf.org/external/pubs/ft...

|2| Brazil Summons IMF Rep Home After Abstention on Greece Debt Vote. David Biller, Sandrine Rastello, Bloomberg, 1 aout 2013. http://www.bloomberg.com/news/2013-...

|3| Ce groupe présidé par le Brésil comprend le Cap Vert, la République Dominicaine, l’Équateur, la Guyane, Haïti, le Nicaragua, Panama, Surinam, le Timor oriental, Trinité-et-Tobago.

|4| “[Mr Nogueira Batista] did not consult the government, nor was he authorised by us to vote in this manner and the finance minister has ordered him to return to Brazil immediately to explain himself” Brazil’s finance ministry said.

|5| Communiqué de presse du CADTM, 14 juin 2013, Grèce, coup de force du gouvernement et de la Troïka. http://cadtm.org/Grece-coup-de-force-du

|6| Renaud Vivien, Éric Toussaint, Grèce, Irlande et Portugal : pourquoi les accords conclus avec la Troïka sont odieux ? http://cadtm.org/Grece-Irlande-et-P...

 
Source: http://cadtm.org/Grece-La-troika-transforme-la
Date de parution de l'article original: 08/08/2013
 


Edité par T 34 - 14 Aug 2013 à 19:04
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Aug 2013 à 16:12

euro-greece

Dans l'Union européenne, ceux qui travaillent le plus sont les Grecs ... loin devant les Allemands

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

« Les Grecs, ces fainéants », ce préjugé solidement ancré dans les têtes, relayé par les médias dominants afin de faire passer la politique de casse sociale sans précédent orchestrée par l'UE, se révèle pourtant à l'analyse un mensonge éhonté.

Il y a un peu plus d'un an, l'institut de sondage américain Pew Research Center réalisait un sondage révélant que, pour quasiment tous les Européens (sauf les Grecs eux-mêmes!) : les Allemands sont ceux qui travaillent le plus et les Grecs ceux qui travaillent le moins en Europe.

La réalité contredit les idées reçues. Selon les chiffres publiés par l'OCDE ceux qui dans l'Union européenne ont le plus travaillé dans l'année 2012 sont … justement les Grecs avec 2 032 h par an.

En dernière place, on retrouve les Hollandais avec 1 379 heures par an et avant-derniers les Allemands avec 1 413 heures par an de travail.

La moyenne des pays de l'OCDE se trouve à 1 776 heures. Seuls les Mexicains (2 250) et les Chiliens (2 047) travaillent plus que les Grecs parmi les 36 pays de l'OCDE.

Les employés grecs travaillent donc en moyenne 40% de plus que les Allemands.

Certains analystes ont cherché à relativiser les chiffres en insistant sur le poids des travailleurs indépendants en Grèce, ou sur le développement massif du temps partiel en Allemagne.

Toutefois, même en éliminant ce type de travailleurs du calcul, le temps de travail reste encore bien supérieur en Grèce

Une des raisons mises en avant pour explique ce différentiel résulte notamment du recours plus important côté Allemand des congés maternité, maladie et des vacances. Quatre semaines de plus en moyenne que pour les Grecs.

Les différences de productivité entre travailleurs Grecs et travailleurs Allemands interpellent, d'une part sur les mécanismes différenciés de l'extraction de la plus-value. D'autre part sur le processus de spécialisation inégale imposée par le division internationale du travail, organisée ici par l'UE.

Ces chiffres battent en brèche les caricatures et permettent de chercher les véritables raisons derrière l'attaque subie par les travailleurs grecs dans le processus d'intégration européenne intensifiant l'exploitation des travailleurs de tous les pays européens.


 


Edité par T 34 - 28 Aug 2013 à 01:34
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2013 à 22:51

Soldes sur les produits périmés

Le Journal officiel grec a publié la décision d’autoriser la vente de denrées dont la date de péremption a expiré pour censer aider la population qui subit depuis cinq ans l’austérité.

Les supermarchés grecs peuvent, depuis dimanche, laisser sur leurs étagères les produits dont la date figurant après la mention « à consommer de préférence avant » est dépassée. La décision a été publiée le 22 août au Journal officiel et n’est pas sans provoquer une certaine irritation. Selon le journal Ekathimerini, les principales chaînes de supermarché ont prévenu, lundi, qu’elles ne vendraient pas de produits alimentaires périmés.

En fait, la possibilité de vendre des ­produits périmés existait déjà. La nouveauté est que les vendeurs devront ­exposer leur marchandise expirée sur des étagères particulières, où elle sera vendue à prix réduit. L’idée est, selon l’exécutif, de fournir des produits à bas coût aux familles à bas revenu. « Cette mesure ne comporte aucun danger pour les consommateurs et leur santé », s’est ­défendu Giorgos Steriou, secrétaire général du ministère du Développement, car elle ne concerne que les produits ayant une longue durée de vie.

« Avec cette mesure, le gouvernement crée des étagères pour les pauvres », s’est indignée la Fédération panhellénique des associations de consommateurs, qui « veut des bas prix, mais pas de cette ­manière ». Après cinq années de politiques d’austérité, la situation est intenable, et le ­gouvernement tente de poser des rustines sur un pays élimé. Entre 2011 et 2012, le revenu moyen a diminué de 17,8 %. Et ce, alors que les impôts augmentent, dans le but de remplir les objectifs de réduction de la dette fixés par la troïka, à savoir la Banque centrale européenne, la ­Commission européenne et le Fonds monétaire international. Parallèlement à cette mesure, le gouvernement d’Antonis Samaras, qui espère pouvoir revenir « dès 2014 » sur les marchés pour emprunter, poursuit ses manœuvres pour licencier des fonctionnaires. 12 500 employés publics devraient être placés en « disponibilité », à savoir mutés de force, d’ici à la fin du mois, et 12 500 autres d’ici à la fin de l’année. 4 000 fonctionnaires seront licenciés. Une grève contre ce plan est programmée par Adedy, le syndicat du public, les 18 et 19 septembre.

Depuis le mois de juin, plusieurs ­milliers d’enseignants ont déjà été placés en « disponibilité ». 3 495 d’entre eux, professeurs de matières estimées « secondaires », à savoir en langues étrangères, dessin, musique, théâtre, informatique, devraient être mutés dans le primaire ou dans des services administratifs.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Sep 2013 à 12:48

kke_390_1309.jpg

Attaque brutale des fascistes de l'Aube dorée contre des militants communistes : la réponse massive du KKE



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ce jeudi soir, l'attaque criminielle et meurtrière des fascistes de l'Aube dorée contre les communistes s'est vue opposée une réaction résolue des habitants de Perama (un quartier ouvrier du Pirée), avec une manifestation massive.

Comme l'a dénoncé le KKE, l'attaque sournoise et meurtrière de membres de l'Aube dorée s'est produite dans la nuit du 12 septembre à Perama contre des militants et cadres du KKE et de la KNE qui collaient des affiches pour le 39 ème festival de la KNE-Odigitis. Neuf personnes ont été blessées par cette attaque brutale et transportées à l'hôpital, parmi eux le président du Syndicat des métallurgistes du Pirée, Sotiris Poulikogiannis, et plusieurs autres membres du Bureau du syndicat.

La façon dont l'attaque a été menée et les outils qui ont été utilisées – ils sont sortis des rues environnantes en voiture et en motos, ont attaqué les membres du KKE et de la KBE de façon sournoise avec des barres de fer et des clubs auxquels ils avaient attaché des objets tranchants – prouvent la nature sauvage de l'attaque. A la tête des membres de l'Aube dorée – certains agissant à visage couvert, d'autres avec des casques ou des tee-shirts de l'Aube dorée – se trouvent des fascistes et des voyous bien connus à Perama.

L'attaque brutale qui s'est produite jeudi prouve la nature nazie de l'Aube dorée qui s'en prend constamment au KKE pour la raison qu'il lutte pour le renversement d'un système capitaliste pourri qui nourrit le fascisme et le nazisme.

L'attaque contre les membres du KKE – parmi eux des cadres du Syndicat des métallurgistes du Pirée et des syndicats de la zone de réparation navale dont l'activité est une épine dans le pied du patronat – révèle bien leur rôle de larbins du système.

Les travailleurs, les chômeurs, les couches populaires pauvres doivent dénoncer de façon ferme et isoler les fascistes de l'Aube dorée, et leurs agissements brutaux, et ils doivent lutter avec le KKE pour le renforcement de l'Alliance populaire sur les lieux de travail et dans les quartiers.

Condamnation de cette attaque brutale

Des dizaines de syndicats, d'organisations de masse et de partis politiques de toute la Grèce ont condamné, par le biais de communiqués, l'attaque meurtrière contre les membres de l'Aube dorée. Ce vendredi 13 septembre, un grand nombre de travailleurs, de chômeurs, de jeunes, de gens des couches populaires ont rejoint le KKE et la KNE dans une des plus importantes manifestations qui aient été organisées dans ce quartier ouvrier ces dernières années.

Voir ici la vidéo de la manifestation

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Sep 2013 à 20:42

Grèce: mort d'un rappeur antifasciste poignardé par un militant d'extrême droite

Pavlos Fryssas, un artiste de hip-hop de 34 ans connu sous le nom de scène Killah P, sympathisant d'extrême gauche, est décédé des suites de blessures au couteau dont un membre du parti néo-nazi Aube dorée a reconnu être l'auteur, dans la nuit de mardi à mercredi près d'Athènes.

Le suspect, interpellé en possession d'un couteau, a reconnu l'homicide et admis "appartenir à un parti politique". Il s'agit, selon la police, du parti néo-nazi Aube dorée. Une perquisition était en cours mercredi matin dans les locaux du parti, non loin du centre d'Athènes. Aube dorée a réfuté toute implication dans les faits, dénonçant une "exploitation politique"

La victime est décédée à l'hôpital où elle a été transportée, grièvement blessée, par les secours intervenus à la suite d'une rixe qui s'est déroulée dans la soirée dans la banlieue de Keratsini, à l'ouest d'Athènes. Le jeune homme était un chanteur de hip-hop de 34 ans, Pavlos Fryssas, militant antifasciste et sympathisant d'un petit mouvement d'extrême gauche, Antarsya, selon les premiers éléments de l'enquête. "Les fascistes l'ont tué pour son action antifasciste", a réagi Antarsya, appelant à des rassemblements à 15h00 sur les lieux du drame et dans tout le pays. Le "Front uni contre le fascisme et la menace raciste" a décrit dans un communiqué une véritable "embuscade" tendue à la victime et un "groupe de jeunes antifascistes" par une quarantaine de militants néo-nazi "vêtus de noir", portant des gants et armés de gourdins. Le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, a "dénoncé" ce meurtre à la radio Alpha et a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir de tels faits.

Selon plusieurs médias, la rixe a éclaté à l'extérieur d'une cafeteria pour un différend lié au football qui a pu dégénérer en raison de l'appartenance politique des protagonistes. Keratsini est une commune voisine de Perama, près du port du Pirée, où huit jeunes communistes avaient été blessés vendredi lors d'une attaque attribuée à un groupe du parti néo-nazi Aube dorée, alors qu'ils collaient des affiches.

Le parti Aube dorée qui a envoyé l'an dernier 18 députés au Parlement grec, est actuellement crédité de la troisième place dans les sondages d'opinion. Ce parti est soupçonné d'avoir orchestré des attaques contre des immigrés, ce qu'il dément, et plusieurs de ses députés sont poursuivis pour violences (voir l'article ci-dessous).

  • À écouter :un titre de Killah P.
 

De Clément Meric à Pavlis Fyssas : fascistes assassins ! (Parti de gauche)

Le chanteur grec de hip hop Pavlos Fyssas engagé dans la lutte anti fasciste a été assassiné cette nuit à coups de poignard au Pirée par un groupe organisé ayant prémédité son crime. Ses agresseurs ont été identifiées comme étant membres de l’Aube Dorée.

Au delà de l’émotion forte qui nous étreint, le Parti de Gauche proclame son entière solidarité avec les rassemblements qui se tiennent et se tiendront dans les rues de Grèce pour dénoncer ce crime et montrer le visage de l’humanisme anti fasciste.

Nous soutenons le peuple grec qui le premier sur le sol européen vit les conséquences dramatiques des politiques totalitaires de l’Union européenne.

Nous ne céderons jamais face à la terreur que tente d’imposer l’extrême droite. Les Z réapparaitront sur les murs des rues grecques. La soif de vie et d’égalité des anti fascistes ne s’étanchera jamais, même sous les coups meurtriers.

Magali Escot, membre du bureau national du Parti de Gauche

Les enseignants grecs reprennent la rue

À cause d’un système éducatif déstructuré par les réformes, des enseignants sont « mis à disposition » en attendant le reclassement ou le licenciement forcés. Ils lançaient hier une semaine de manifestations dans le public.

Une rentrée sous haute tension. Hier, les enseignants des collèges et lycées grecs ont repris la rue afin de lancer la semaine de grève dans la fonction publique. 7 000 fonctionnaires entendaient ainsi contester le plan de réorganisation du secteur. Pendant l’été, le Parlement a adopté une loi prévoyant la création d’un « pool de mobilité » visant à mettre en disponibilité 25 000 fonctionnaires. La législation prévoit une réduction de 75 % du salaire de ces employés en attendant le reclassement ou le licenciement forcés, en échange d’un plan d’aide financier de la troïka (BCE-UE-FMI). En outre, les collèges grecs ont débuté cette nouvelle année scolaire avec 16 000 enseignants de moins qu’à la rentrée précédente. « On veut en finir avec l’inamovibilité des fonctionnaires. Le gouvernement a promis des mutations mais cette réorganisation va conduire au chômage », juge Savas Savas, le président de la section syndicale de l’Olme (enseignants du secondaire) au Pirée. Si le ministère de l’Éducation ne table pas sur « une mobilisation durable », un appel à la grève de l’ensemble de la fonction publique a été lancé pour mardi et mercredi. Lors de la manifestation devant le ministère de la Réforme administrative, les manifestants ont par ailleurs essuyé des jets de grenades lacrymogènes de la police antiémeute.



Edité par T 34 - 18 Sep 2013 à 21:54
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2013 à 20:58

La presse grecque sous le choc d'un crime fasciste

Le meurtre, dans la nuit de mardi à mercredi, d'un rappeur antifasciste par un militant d'extrême-droite du parti néonazi Aube dorée occupait jeudi tous les titres de la presse, partagée entre consternation, révolte et appels au sursaut à l'adresse du gouvernement.

Eleftherotypia, journal de gauche, avait repeint en noir sa Une sur laquelle se détachait, traversé d'une larme de sang, le profil de Pavlos Fyssas, 34 ans, poignardé à mort à la sortie d'un café de Keratsini, dans la banlieue d'Athènes par un militant du parti néonazi Aube dorée. "Le meurtre de sang-froid d'un citoyen par un sympathisant d'Aube dorée doit réveiller chacun", invoquait le quotidien libéral Kathimerini. "Le monstre du nazisme tue" !, s'exclamait le quotidien Ethnos.

Les obsèques du jeune homme, rappeur engagé contre le fascisme, ont débuté en fin de matinée à Keratsini, en présence de centaines de personnes. Vingt-quatre heures après les faits, la chronologie du drame s'est précisée et renvoie l'image d'une action concertée de la part de partisans d'Aube dorée contre des "ennemis" politiques. Les premiers éléments de l'enquête laissent apparaître qu'il s'agissait d'un groupe d'une trentaine de personnes, qui attendaient la victime et ses amis à la sortie d'un café où ils regardaient un match de football. Ces hommes décrits comme étant vêtus de noirs pour la plupart, avaient été appelés en "renfort" par des compagnons à l'intérieur du café, selon la police. Dans le groupe embusqué à l'extérieur de l'établissement, un homme de 45 ans a asséné des coups de couteau mortels à Pavlos Fyssas.

La Ligue grecque des droits de l'homme a dénoncé dans un communiqué "une escalade de la violence nazie" à la faveur d'une absence de réaction du pouvoir politique aux provocations et incidents initiés par Aube Dorée depuis plusieurs mois. "On passe des étrangers à l'ennemi intérieur", titrait Eleftherotypia, une allusion aux analyses qui font de cet événement un projet concerté du parti Aube dorée pour amplifier son action, jusqu'alors essentiellement ciblée sur les immigrés.

Dans un communiqué, le responsable de la comission Europe du PCF, Gilles Garnier "condamne vigoureusement les actes des militants d'Aube dorée et demande que cesse la complaisance, pour ne pas dire la complicité, d'une partie des forces de police et le silence assourdissant et l'inaction du gouvernement grec" et appelle "au rassemblement ce jeudi à 19h00, devant la Fontaine Saint-Michel à Paris aux côtés des militants de Syriza et de l'ensemble des forces démocratiques et anti-fasciste de France".

Lire aussi :

Militant anti-fasciste assassiné en Grèce : « Un pas de plus dans l'horreur » (Gilles Garnier - PCF)

Mobilisation jeudi 19 à 19h place Saint-Michel à Paris en soutien à Pavlos Fyssas, assassiné par un néo-nazi

De Clément Meric à Pavlis Fyssas : fascistes assassins ! (Parti de gauche)

Les néonazis grecs manient la batte

Neuf militants du Parti communiste de Grèce ont été expédiés à l’hôpital après avoir subi l’agression de cinquante néonazis de l’Aube dorée, lors d’un collage d’affiches.

L’Aube dorée se sent pousser des ailes. Jeudi soir, une cinquantaine de personnes, vêtues de noir et armées de barres de fer et de battes de base-ball ont attaqué une trentaine de militants qui collaient des affiches pour le 39e festival de la Jeunesse communiste de Grèce (KNE) dans le quartier populaire de Perama, au Pirée. Neuf communistes ont été blessés et conduits pour plusieurs heures à l’hôpital.

Selon la police, au moins deux des agresseurs sont membres de l’Aube dorée, formation néonazie qui, avec 7 % des suffrages, a fait élire 18 parlementaires en juin 2012. « C’est une attaque lâche et meurtrière menée par une cinquantaine de membres de l’Aube dorée. Ils portaient les logos du parti, et nous avons même vu leurs visages. On les connaît », a expliqué Vangelis Maroupas, responsable du Parti communiste de Grèce (KKE) à radio Alpha. Le secrétaire du syndicat de la métallurgie fait partie des blessés et plusieurs cadres des syndicats de la réparation navale « dont l’activité dérange les employeurs » faisaient partie des personnes attaquées, informe le KKE, qui estime que cela confirme combien l’Aube dorée joue le « rôle de larbin du système ».

L’Aube dorée a, comme elle en a l’habitude, démenti. Ce n’est pas la première fois que l’extrême droite – qui cherche ces derniers mois à étendre son influence en organisant des distributions de nourriture aux seuls citoyens grecs – est accusée de violences. L’Aube dorée est soupçonnée d’avoir organisé à plusieurs reprises des attaques contre des immigrés. Depuis leur élection, des députés néonazis ont été surpris avec des armes à feu au Parlement, ou encore à l’aéroport d’Athènes.

Contre les antifascistes, les tentatives d’intimidation sont physiques, mais aussi judiciaires. Plusieurs membres et dirigeants de l’Aube dorée ont porté plainte en 2009 contre Savas Michael-Matsas, secrétaire d’EKK, une formation marxiste-léniniste, qui avait publié un tract reprenant le slogan antifasciste habituel : « Le peuple n’oublie pas, les fascistes il les pend. » Une autre plainte avait été déposée contre Konstantinos Moutzouris, membre de Nouvelle Démocratie (droite) et ancien recteur de l’École polytechnique. Ils l’accusaient d’avoir laissé le site Internet Indymedia émettre depuis l’université. Ce n’est que début septembre qu’ils ont été relaxés.

Dimanche, un député d’extrême droite, Antonis Gregos, a fait le salut hitlérien lors d’une cérémonie commémorant le massacre de 120 Grecs à Giannitsa par les troupes allemandes et les collaborationnistes, le 14 septembre 1944.



Edité par T 34 - 19 Sep 2013 à 21:19
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Ecnaroui allez vers le bas
Moderateur
Moderateur
Avatar

Depuis le: 28 Feb 2009
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 659
  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Feb 2015 à 17:35

25/02/2015

Efkharisto !

4505891_mab1052-010137-01-02_545x460_autocrop.jpg

Je ne sais si le gouvernement grec a capitulé, gagné astucieusement du temps ou résiste encore et toujours à l’envahisseur. Je ne sais si, comme veulent nous le faire gober les medias mainstream avec cette jubilation soulagée de ceux tellement vendus aux puissants qu’ils prennent en affront personnel de voir en gros plan leur propre servilité ou leur lâcheté tandis qu’ailleurs à mains nues on lutte encore à échapper à l’ordre établi, Tsipras a déposé les armes.

Ce que je sais, c’est que je ne donnais pas cher de leur peau, seuls face au rouleau compresseur de l’argent, à se fracasser contre le sordide et que durant un mois Tsipras, Varoufakis… auront si bien mené la danse et se seront si admirablement battus dos au mur, jusqu’à faire souffler un vent de panique dans les institutions établies et dans les atermoiements inquiets des petits kapos zélés à hurler en meute, que c’est déjà une victoire.

S’ils se résignent et le sort est loin d’être jeté, ils ne l’auront pas fait sans se battre. Et c’est inestimable.

_80582307_025627698-1.jpg

Oui, ce que je sais, c’est que l’audace de résister aux injonctions de Bruxelles ne pouvait qu’être insupportable à tous ceux qui, sans même combattre, ont capitulé à peine élus. Et que quoi qu’il arrive, rien que d’avoir essayé, l’honneur est sauf et la Grèce a retrouvé sa dignité et son honneur.

Dans ce monde vautré où la reptation en forme d’allégeance est devenue un passeport pour la carrière, simplement d’avoir osé est un encouragement au possible. Car ce qui se joue avec la Grèce n’est pas seulement le dogme de l’austérité, du nouvel ordre mondial et de la suprématie de la technocratie sur la démocratie, mais aussi et surtout la peur du « mauvais exemple » et de la contagion de l’espérance.

Or, on ne doit rien espérer.

Yanis+Varoufakis+Alexis+Tsipras+Attends+New+haBtpJDAhtol.jpg

Non, je ne sais si dans ce rapport de force, comme le titre Médiapart, entre un article anti Maduro et la pitoyable chronique du fils de son père, le néojeunecon Glucksman « l'Allemagne fait plier la Grèce, première capitulation ... ». Ce que je sais, c’est que Médiapart file étrangement du mauvais coton à l’international et que chopper une rallonge de 4 mois en cédant à minima n’est pas une reddition, quitte à faire grincer les valets de pisse de la propagande Tina.

Quand Mélenchon dans son programme annonçait qu’une fois élu, fort de la France, il ferait gronder sa voix et taperait du poing sur la table pour renverser le rapport de force, franchement je trouvais l’argument bien faiblard pour lutter contre à peu près le reste du monde et son mur de pognon.

J’avais tort.

Car si Tsipras et les siens avec ce merveilleux mais si petit pays, si peu d’armes et si peu d’amis, est arrivé un tant soit peu à tenir la dragée haute, même quelques semaines à la toute puissance européenne et à faire, même un instant, changer la peur de camp, alors que dire de la France, 5 ou 6eme puissance mondiale, forte de son droit de veto à l’ONU, de son armée et de sa frappe nucléaire, sans compter ce qu’elle symbolise encore, même au rabais, en termes de valeurs universelles aux yeux du monde.

C’est donc jouable plus que jouable.

Grèce-Tsipras-Varoufakis.jpg

En ce sens la Grèce, quelle que soit l’issue du combat, a ouvert une brèche essentielle. Et c’est pourquoi on ne peut être qu’impitoyable avec Hollandremou qui aura échoué sans même avoir tenté. Qui n’aura rien osé, rien risqué et aura mis tout son conformisme résigné à bien faire ses devoirs et à recevoir les félicitations du jury Merkel:

- Persévérez mon petit François, satisfaisant mais peut mieux faire…

- Merci maîtresse !

Dans le peu à se mettre sous la dent alternative : efkharisto ! Merci aux grecs de nous avoir montré qu’avec des convictions, un peu de ruse et le sentiment de n’avoir rien à perdre et donc tout à gagner, David contre Goliath avait sa chance.

"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu." (Brecht)

Tsipras est là, Hollandréou t’es où ?

tgb

La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2015 à 00:04
En Grèce, les instituts de sondage ont menti





À la veille du scrutin, les instituts de sondage ont tenté en Grèce  de manipuler la population. L’un, réalisé par la société Alco, donnait le oui gagnant « d’une courte tête », avec 44,8 % contre 43,4 % pour le non. Un autre, réalisé par l’Université de Macédoine, affirmait que le oui et le non étaient à peu près à égalité avec 42,5 % pour l’un et 43% pour l’autre. On appréciera le sérieux de ces « sondeurs », quand on voit que le non l’a emporté avec plus de 61 % !

Un tel écart entre les prévisions et les résultats sur une question aussi simple – répondre oui ou non à une seule question – ne peut pas s’expliquer par les aléas des sondages. Il faut y voir certainement une volonté de duper la population en cherchant à lui enlever tout espoir dans l’issue du scrutin.

Mais ces sondages ne sont qu’un aspect de cette tentative du capital pour décourager la population grecque. Comme ce qui s’est passé en France lors du référendum sur le TCE (traité de fonctionnement de l’Union européenne) en 2005, toute la presse a fait une intense campagne pour le oui dès qu’elle a compris que le référendum aurait bien lieu.

Dans le cas de la Grèce, l’Union européenne a cherché à faire renoncer Tsipras dès l’annonce de la tenue du référendum par ce dernier. Il faut se souvenir qu’en 2011, le Premier ministre de l’époque, Giórgios Papandréou, avait eu lui aussi l’intention d’avoir recours à ce genre de consultation populaire mais, sous la pression des instances européennes, il y avait renoncé en à peu près 24 heures !

Mais là, Tsipras a tenu bon et les médias comme les sondeurs se sont déchaînés. À la télévision (privée), non seulement les temps de paroles en faveur du non ont été ridicules par rapport à l’exposé des motifs du vote oui, mais les conditions d’expression n’avaient pour simple but que de ridiculiser les tenants du non. La cohorte des experts, les journalistes, le patronat, les « citoyens responsables »… Bref, tous ceux qui ont du bien ont expliqué que le peuple était face à une alternative : le oui ou le chaos ! C’est exactement ce que nous avons connu en 2005.

Remarquons que le Parti communiste grec (KKE) a appelé sans grand succès au vote nul (en Grèce, le vote étant obligatoire, un appel à l’abstention est illégal). La participation n’a d’ailleurs pas été si mauvaise avec deux tiers de votants. C’est-à-dire que les Grecs (le peuple, et particulièrement les jeunes) se sont prononcés en faveur du non, et ce en dépit des pressions, des intimidations et des humiliations. Comme en France en 2005…

Ce « comme en 2005 » signifie aussi que ce scrutin ne nous éclaire guère sur l’avenir. La résistance des Grecs va surement être mise à rude épreuve. Le capital bancaire ne renonce pas à mettre dans sa poche chaque euro retiré des salaires, des pensions de retraites, des hausses de fiscalité, et toutes ces douceurs qui font ses délices autant que le malheur des peuples.

Ne faisons bien évidemment pas dire à ce scrutin ce qu’il ne veut pas dire. Les Grecs n’ont pas dit « non à l’euro », ni « non à l’Union européenne ». Ils ont simplement (mais fermement) dit « non aux conditions de remboursement d’une dette illégitime qui nous jette dans la misère ».

Remarquons également que les Grecs n’ont exprimé aucune volonté d’abandonner l’euro pour la drachme. Actuellement, ce sont plutôt certains stratèges des banques européennes qui envisagent d’expulser la Grèce de la zone euro, dans le but de lui faire regretter son vote. Un peu comme un mafieux qui assassine tout en le faisant savoir son débiteur devenu insolvable du fait de prêts forcés, dans le seul but de terroriser ses autres débiteurs.

Voyons néanmoins le côté positif des choses ! Imaginons que, de gré ou de force, la Grèce soit amenée à renouer avec une monnaie nationale déconnectée de l’euro. Ce serait un véritable pied-de-nez pour le capital grec (les banques, les armateurs et leurs amis). Parce qu’une monnaie déconnectée de l’euro rendrait ce même capital déconnecté du soutien européen, de la BCE, de la Commission européenne, du FMI grâce auxquels il pouvait jusque-là s’en mettre plein les poches. Exit donc le pillage des finances publiques ! Seul face au peuple grec, il lui faudrait de nouveau se lancer dans la production industrielle, mais en ayant affaire à une classe ouvrière expérimentée. Voilà la réalité de la souveraineté nationale retrouvée !


D.R.

http://www.resistance-politique.fr/en-grece-les-instituts-de-sondage-ont-menti/
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1 252627

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 6,314 secondes.