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Vers une TROISIEME Guerre Mondiale

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jul 2013 à 16:18

« Sécurité » garantie par Lockheed

 
 

C’est le satellite le plus lourd (presque 7 tonnes) jamais lancé avec un missile Atlas : le Muos-2 a été mis en orbite il y a quelques jours depuis Cap Canaveral. La constellation de cinq satellites, dont deux déjà en orbite et fonctionnant, sera pleinement opérationnelle en 2015, annonce Lockheed Martin, le principal constructeur du Mobile User Objective System (MUOS), le système de communications de nouvelle génération, « élément critique de la sécurité nationale USA ».

À travers les grandes antennes paraboliques de quatre stations terrestres, dont une à Niscemi (Sicile), il reliera les unités navales, aériennes et terrestres pendant qu’elles sont en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde. Lockheed Martin communique aussi avoir mis au point le premier des nouveaux satellites Gps III pour la U.S. Air force, qui à partir de 2014 rendront les chasseurs bombardiers et les drones encore plus létaux.

Lockheed Martin, encore, donne deux informations importantes sur le chasseur F-35, dont elle est le principal constructeur. Elle vient de livrer le centième des 3mille systèmes de pointage électro-optique, qui garantissent « la sécurité des pilotes » en leur permettant de focaliser les objectifs à une grande distance et de lancer des missiles et des bombes à guidage Gps et laser en restant hors du rayon d’action de celui qui est attaqué. Et à la base aérienne Eglin en Floride, où 28 F-35 ont déjà effectué 2 300 heures de vol, le centième pilote est entré en phase d’entraînement. Selon le programme, seront formés ici chaque année, dans le centre d’entraînement de Lockheed, 100 pilotes et 2 200 techniciens de manutention. Italiens compris, entraînés à l’utilisation des chasseurs à décollage conventionnel et de ceux à décollage court et atterrissage vertical.

L’Italie – confirme Lockheed Martin sans aucun doute sur l’issue de la décision parlementaire – recevra 90 chasseurs F-35 dans ces deux versions, qui permettront à ses forces d’ « atterrir pratiquement n’importe où, y compris des bases, pistes endommagées, localités lointaines et navires avec capacités aériennes ». Ainsi se précise le scénario dans lequel seront employés les F-35 italiens. Les pilotes, formés (y compris mentalement) aux États-Unis, seront reliés par l’intermédiaire du MUOS à la chaîne de commandement du Pentagone, qui leur assignera les objectifs à frapper dans des localités lointaines (Moyen-Orient, Asie, Afrique). Grâce aux nouveaux satellites Gps III et aux systèmes de pointage électro-optique, ils largueront des bombes et des missiles à grande distance des objectifs, en rentrant sains et saufs à la base. Après les premières vagues d’attaque, même les F-35 italiens à décollage court et atterrissage vertical pourront atterrir sur des bases et des pistes endommagées, en ouvrant la voie aux forces d’invasion. L’éventuelle riposte de missiles du pays attaqué pourra être neutralisée, assure le Pentagone, grâce au nouveau radar à haute résolution An-Tpy-2, construit par Raytheon, qui sera aussi fourni aux alliés européens. C’est un radar qui, étant « rapidement déployable en position avancée » sur le pays attaqué, renforcera le « bouclier anti-missile » que les États-Unis sont en train de réaliser pour la « sécurité de l’Europe ». L’Italie aussi en aura quand elle partira à l’attaque avec le F-35, défini par Lockheed Martin comme « le chasseur de cinquième génération qui garantira la sécurité de la prochaine génération italienne ». Cela vaut donc la peine de dépenser 14 milliards d’euros d’argent public pour les 90 F-35, qui pourraient même être plus nombreux, comme l’a annoncé le ministre (italien de l’attaque, Ndt) Mauro.

Les sacrifices d’aujourd’hui serviront à garantir la « sécurité » de demain. Dans l’avant-poste d’où partent les « guerres humanitaires » de l’empire.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 23 juillet 2013 de il manifesto,

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130723/m...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



Edité par T 34 - 27 Jul 2013 à 23:21
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2013 à 14:42

Deux fausses démocraties qui menacent le monde

Préparatifs de guerre nucléaire contre la Chine ?

par Paul Craig Roberts * 

Toutes les versions de cet article : [Español]

Amitai Etzioni a soulevé une question importante : « Qui a autorisé les préparatifs de guerre contre la Chine » ( Who Authorized Preparations for War with China ? , The Yale Journal of International Affairs, june 12, 2013.) Etzioni dit que le plan de guerre n’est pas le genre de plan pour le « cas où » qui pourrait être à portée de main en cas d’événement improbable. Etzioni signale également que le plan de guerre du Pentagone n’a pas été ordonné, et n’a pas été revu par les autorités civiles US. Nous sommes confrontés à une armée US « néoconisée » et hors de contrôle mettant en danger les américains et le reste du monde.

Etzioni a raison quand il dit que cette décision prise par une armée néoconisée est capitale. La Chine est évidemment consciente que Washington se prépare à la guerre contre elle. Si le Journal Yale le sait, la Chine le sait aussi. Si le gouvernement chinois est réaliste, il est conscient que Washington envisage une attaque nucléaire préventive contre la Chine. Aucun autre type de guerre n’a de sens du point de vue de Washington. La « superpuissance » n’a jamais été en mesure d’occuper Bagdad, et après 11 ans de guerre a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés. Ce serait la fin pour Washington s’il entrait dans une guerre conventionnelle contre la Chine.

Quand la Chine était un primitif pays du tiers-monde, elle a combattu l’armée américaine et l’a acculée dans une impasse en Corée. Aujourd’hui, la Chine a la deuxième plus grande économie du monde et est rapidement en train de dépasser l’économie US en faillite détruite par la délocalisation des emplois, la fraude des bankster et la trahison des grosses firmes et du Congrès.

Le plan de guerre du Pentagone pour la Chine est appelée « AirSea Battle ». Le plan se décrit lui-même comme « forces inter opérationnelles aériennes et navales qui peuvent exécuter en réseau et de manière intégrée des attaques en profondeur pour perturber, détruire et défaire les capacités de la stratégie d’interdiction d’accès de zone de l’ennemi. »

Oui, ça veut dire quoi ? Cela signifie des milliards de dollars de plus de profits pour le complexe militaro-sécuritaire tandis que les 99 pour cent sont écrasés et dominés. Il est également clair que ce jargon absurde ne peut vaincre une armée chinoise. Mais ce genre de rodomontades peut conduire à la guerre, et si les abrutis de Washington obtiennent leur guerre, le seul moyen que Washington a de la gagner est d’utiliser les armes nucléaires. Les radiations, bien sûr, tueront aussi les usaméricains.

La guerre nucléaire est dans l’agenda de Washington. La montée des néocons nazis a rejeté les accords de désarmement nucléaire que Reagan et Gorbatchev avaient faits. L’extraordinaire livre particulièrement véridique sorti en 2012, « The Untold History of the United States », par Oliver Stone et Peter Kuznick, décrit la rupture post-Reagan avec l’arrivée de la notion de l’attaque nucléaire préventive en tant que première option de Washington.

Pendant la guerre froide les armes nucléaires avaient un but défensif. Le but était d’empêcher une guerre nucléaire par les Etats-Unis et l’URSS chacun ayant le pouvoir de rétorsion suffisant pour assurer la « destruction mutuelle certaine ». MAD, comme on l’appelait, signifiait que les armes nucléaires n’avaient aucun avantage offensif de part et d’autre.

L’effondrement de l’URSS et le fait que la Chine se concentrait sur son économie plutôt que sur son armée ont abouti à donner l’avantage à Washington en matière d’armement nucléaire qui, selon Keir Lieber et Daryl Press, deux personnages us de Dr Folamour, donne la capacité de première frappe à Washington. Lieber et la presse écrivent que le « déclin précipité de l’arsenal de la Russie, et la lenteur de la modernisation des forces nucléaires de la Chine », ont créé une situation dans laquelle ni la Russie ni la Chine ne pourraient riposter à la première frappe de Washington.

Le « AirSea Battle » du Pentagone, Lieber et l’article de presse du Foreign Affairs ont informé la Chine et la Russie que Washington envisage une attaque nucléaire préventive sur les deux pays. Pour s’assurer que la Russie ne puisse pas riposter, Washington place des missiles anti-balistiques sur les frontières de la Russie, en violation de l’accord USA-URSS.

Parce que la presse US est un ministère de la propagande d’un gouvernement corrompu, le peuple US est dans l’ignorance totale du fait que les néocons de Washington envisagent une guerre nucléaire. Les Usaméricains ne sont pas plus au courant de ça qu’ils ne le sont de la récente déclaration de l’ancien président Jimmy Carter, rapportée seulement en Allemagne, selon laquelle les Etats-Unis d’Amérique ne sont plus une démocratie qui fonctionne.

Le déclenchement d’une guerre nucléaire par les États-Unis d’Amérique a été rendu possible il y a onze ans, lorsque le président George W. Bush, à la demande de Dick Cheney et des néocons qui dominaient son régime, a signé le Nuclear Posture Review 2002.

Ce document néocon, signé par le président le plus débile que les Etats-Unis d’Amérique aient jamais eu, a entraîné la consternation et la condamnation du reste du monde et a lancé une nouvelle course aux armements. Le président russe Vladimir Poutine a immédiatement annoncé que la Russie allait dépenser toutes les sommes nécessaires pour maintenir la capacité nucléaire de riposte de la Russie. Les Chinois ont montré leurs performances en frappant un satellite dans l’espace avec un missile. Le maire de Hiroshima, ville victime d’un énorme crime de guerre US, a déclaré : « Le Traité de non-prolifération nucléaire, axe central de l’accord international visant à l’élimination des armes nucléaires, est sur le point de s’effondrer. La principale cause est la politique nucléaire des Etats-Unis qui, en déclarant ouvertement la possibilité d’une première frappe nucléaire préventive et en appelant à la reprise des recherches en mini-nucléaires et d’autres soi-disant ’armes nucléaires utilisables’, semblent vénérer les armes nucléaires comme ils vénèrent Dieu. »

Des sondages de partout dans le monde montrent de façon constante que Israël et les Etats-Unis sont considérés comme les deux plus grandes menaces pour la paix et la vie sur terre. Pourtant, ces deux gouvernements criminels se pavanent en prétendant être les « plus grandes démocraties du monde. » Ni l’un ni l’autre de ces deux gouvernements n’accepte d’endosser de responsabilités, quelles qu’elles soient, sur le droit international, les droits de l’homme, les Conventions de Genève, ou ses propres lois statutaires. Les États-Unis et Israël sont des gouvernements voyous, en régression à l’époque de Hitler et de Staline.

Les guerres post seconde guerre mondiale proviennent toutes de Washington et Israël. Aucun autre pays n’a des ambitions expansionnistes impériales. Le gouvernement chinois n’a pas saisi Taiwan, ce que la Chine pourrait faire si elle le voulait. Le gouvernement russe n’a pas saisi les anciennes parties constituantes de la Russie, comme la Géorgie, qui, poussée par Washington pour lancer une attaque, a été immédiatement submergée par l’armée russe. Poutine aurait pu pendre la marionnette géorgienne de Washington et réintégrer la Géorgie dans la Russie, dont elle faisait partie depuis plusieurs siècles et à laquelle beaucoup de géorgiens pensent appartenir.

Au cours des 68 dernières années, la plupart des agressions militaires peuvent trouver comme sources les États-Unis d’Amérique et Israël. Pourtant, ces deux fauteurs de guerres prétendent être victimes d’agressions. C’est Israël qui possède un arsenal nucléaire qui est illégal, non reconnu, et non comptabilisé. C’est Washington qui a élaboré un plan de guerre basé sur la première frappe nucléaire. Le reste du monde a raison de voir ces deux gouvernements voyous irresponsables comme des menaces directes pour la vie sur terre.

Paul Craig Roberts pour son blog

Traduction : Avic pour le Réseau International

Texte Original  : Planning for Nuclear War ?
Two Faux Democracies That Threaten the World
. USA, July 24, 2013.

El Correo. Paris, le 29 juillet 2013.

La CIA y el control del Clima
 


Edité par T 34 - 04 Aug 2013 à 20:47
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Oliver Stone critique la politique des États Unis en Asie

Tokyo, 5 août (RHC-DPA) – Le cinéaste étasunien Oliver Stone a critiqué, la politique pratiquée par les États Unis, vis-à-vis de l'Asie lors d'une visite à Hiroshima à la veille de l'anniversaire du lancement de la bombe atomique qui a rasé cette ville japonaise.

«  Actuellement les États Unis procèdent à une militarisation de l'Asie comme jamais auparavant. Ceci est très dangereux pour le monde » a déclaré le gagnant de trois Oscars à la presse japonaise.

Le directeur de « Platoon » participera demain aux cérémonies en souvenir des victimes du massacre d'Hiroshima, qui a eu lieu le 6 août 1945. «  Nous ne devons pas oublier Hiroshima » a-t-il ajouté.

Après avoir visité le Musée de la Paix de la ville, Oliver Stone a avoué que lui-même croyait que le lancement de la bombe atomique sur Hiroshima et trois jours après sur Nagasaki était justifié.

Il a expliqué qu'il a changé d'opinion. «  La justification des bombes atomiques est seulement un mythe » a-t-il déclaré aux journalistes japonais. Le cinéaste se réunira aussi avec des victimes de l'attaque étasunienne et se rendra ensuite à Nagasaki.

Le 6 août 1945, le bombardier "Enola Gay" des forces aériennes étasuniennes a lancé sur Hiroshima la première bombe atomique utilisée dans une guerre , qui portait le nom inoffensif de "Little Boy".

On calcule que plus de 70 000 sur les 350 000 habitants sont morts, mais en décembre de cette année-là le chiffre atteignait 140 000.

Trois jours plus tard, les États Unis ont lancé une seconde bombe atomique sur Nagasaki.

Washington arme « Tel Aviv » pour exercer des pressions sur le nouveau président iranien

 
 

Dans le cadre de ses tentatives menées pour faire pression sur le nouveau président iranien, Hassan Rohani, le président américain Barak Obama emprunte deux voies contradictoires : en acceptant de livrer à l’entité sioniste de nouvelles armes développées, B. Obama espère pousser le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à renoncer à ses obsessions d’attaquer l’Iran. Se sentant aussi fort, ce dernier, estime B. Obama, relancerait les négociations avec les Palestiniens.

Parallèlement, le président américain tente d’exercer des pressions sur son homologue iranien et de l’inciter à assouplir la position de Téhéran à l’égard du dossier nucléaire et des négociations avec le G6 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

« Afin d’empêcher M. Netanyahu de frapper les installations nucléaires iraniennes et déclencher une guerre au Moyen-Orient, M. Obama fournit les armes nécessaires à Israël », affirme un diplomate européen. « Cela est susceptible de convaincre la nouvelle administration iranienne de ne pas chercher à se doter de la bombe nucléaire », ajoute-t-il.

« Il ne reste que de nous persuader nous-même, poursuit le diplomate, que nous pourrons armer "Tel Aviv" pour exercer des pressions sur Téhéran convaincre le président russe Vladimir Poutine d’exercer des pressions sur ses alliés iraniens ».

« Ce plan américain a été conçu en mars dernier lors de la visite de B. Obama à al-Qods occupée (Jérusalem) », confie un diplomate français, ajoutant que le président américain a insisté sur la solidité de son alliance avec M. Netanyahu, dont ce dernier a douté pour de longues années.

Et le diplomate de poursuivre : « C’est pour ce même objectif que le ministre de Guerre israélien Moshe Yaalon s’est rendu le 14 juin dernier à Washington et s’est entretenu avec son homologue américain Chuck Hagel. »

Selon la même source, aucun écueil financier n’entrave le plan d’armement. Outre les aides militaires annuelles de 3 millions de dollars, Washington a décidé de fournir à « Israël » une somme de 37 milliard de dollars distribués sur 15 mois.

« Parmi les équipements offerts à Israël, figurent des avions avancées F35, des radars, des batteries anti-aériennes et d’autres anti-missiles, des chars, des missiles sol-air ainsi que des avions C-135 Stratolifter dédiés au ravitaillement en vol », indique le diplomate.

En dépit de ce soutien américain stratégique, le chef de la diplomatie américaine John Kerry, a tenté, pendant 20 heures, de convaincre M. Netanyahu de geler la colonisation en Cisjordanie occupée, en vain. Le PM sioniste a refusé de renoncer à la construction de nouveaux logements dans les implantations, anéantissant ainsi les soi-disant retombées positives des négociations sur la cause palestinienne.

Source : Al-Ahed, traduit par l’équipe du site



Edité par T 34 - 14 Aug 2013 à 19:21
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 18:16
L’art de la guerre

La nouvelle confrontation militaire Ouest-Est

Manlio Dinucci Μάνλιο Ντινούτσι

Depuis que Poutine est revenu à la présidence, la Russie a renforcé sa « rhétorique anti-américaine », en se servant de « vieux stéréotypes de la guerre froide » : c’est ce qu’a déclaré le président Obama après avoir annulé la rencontre prévue pour septembre. La goutte qui a fait déborder le vase a été l’asile concédé par la Russie à Edward Snowden, coupable d’avoir rendu publiques les preuves que les services secrets US espionnent tout et tout le monde. Mais il y a bien autre chose.

Moscou s’oppose au « bouclier anti-missiles », qui permettrait aux USA de lancer une première frappe nucléaire en sachant qu’ils peuvent neutraliser la riposte. Moscou est opposée à l’ultérieure expansion de l’OTAN à l’est et au plan USA/OTAN de démolir la Syrie et l’Iran dans le cadre d’une stratégie qui cible la région Asie/Pacifique. Tout ceci est perçu à Moscou comme une tentative d’acquérir un net avantage stratégique sur la Russie (et, en outre, sur la Chine).

Ne s’agit-il que de « vieux stéréotypes de la guerre froide » ? On ne dirait pas, vu le programme annoncé par l’OTAN le 8 août. Il prévoit « des manœuvres militaires plus ambitieuses et plus fréquentes» surtout dans les régions adossées à la Russie. Du 25 août au 5 septembre des chasseurs-bombardiers de l'OTAN (y compris italiens) [et français, NdT], à double capacité conventionnelle et nucléaire, participeront en Norvège à la manœuvre « Brilliant Arrow » (Flèche brillante) du Commandement aérien allié, à la tête duquel vient d’être nommé le général Frank Gorenc, qui commande aussi les forces aériennes US en Europe.
 

Puis aura lieu en novembre la manœuvre aérienne « Steadfast Jazz » (Jazz inébranlable), qui verra le déploiement de chasseurs-bombardiers de l'OTAN en Pologne, Lituanie et Lettonie, à la frontière russe. En septembre-octobre des navires de guerre de l'OTAN participeront à la grande manœuvre « Brilliant Mariner » (Marinier brillant) en mer du Nord et en mer Baltique. Est aussi prévu l’envoi d’autres navires de guerre de l'OTAN en Mer Noire, où s’est déroulée en juillet la manœuvre « Sea Breeze 2013 » (Brise de mer 2013) à laquelle ont participé les marines de dix pays* (Italie comprise) (la France y était présente au titre d’observateur avec le Qatar, les Émirats arabes unis, et la Libye, NdT) sous les ordres du Commandant des Forces navales USA en Europe, qui commande en même temps la Force conjointe alliée à Naples.
 
Les USA et les alliés de l'OTAN sont donc en train d’accroître la pression militaire sur la Russie, laquelle, évidemment, ne se limite pas à ce qu’Obama appelle une « rhétorique anti-américaine ». Après que les USA ont décidé d’installer un « bouclier » de missiles même sur l’île de Guam dans le Pacifique occidental, le Commandement des forces stratégiques russes a annoncé être en train de construire un nouveau missile de 100 tonnes « en mesure de dépasser n’importe quel système de défense de missiles ». D’ici la fin de cette année on effectuera 16 lancements expérimentaux de missiles balistiques intercontinentaux de divers types. Et le premier sous-marin nucléaire de la nouvelle classe Borey est déjà en navigation : long de 170 mètres, capable de descendre à 450 mètres de profondeur, armé de 16 missiles Bulava d’un rayon de 9 000 Km et 10 têtes nucléaires multiples indépendantes, il peut manœuvrer pour éviter les missiles d'interception. Le nouveau sous-marin fait partie des huit que la marine russe recevra d’ici 2020 (pour remplacer les précédents), avec 16 sous-marins multirôle et 54 unités de surface.
 
Là-dessus et pas seulement, les médias européens, en particulier les médias italiens champions en désinformation [en compétition serrée avec les français, NdT], gardent pratiquement le silence. Ainsi la très grande majorité des gens a-t-elle l’impression que la guerre ne menace que des régions « turbulentes », comme le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, sans s’apercevoir que la « pacifique » Europe est en train, à nouveau, de devenir, dans le sillon des USA, la première ligne d’une confrontation militaire pas moins dangereuse que celle de la guerre froide.


* Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Géorgie, Allemagne, Italie, Roumanie, Turquie, Ukraine et USA (NdT)

 

Implications géopolitiques de l’incorporation de la Colombie à l’OTAN (Aporrea)

 
 

Petit résumé du contexte. Après les élections au Venezuela, le candidat d’extrême-droite évincé, Capriles a lancé ses hordes fascistes à l’attaque des acquis de la révolution bolivarienne (centre de santé, médias populaires, logements sociaux…) et appelé ses autres supporters a décharger leur hargne dans la rue, alors que les corporations d’entrepreneurs organisaient une pénurie des produit de base, en particulier du papier de toilette (comme dans le Chili d’Allende) et des sabotages provoquant des coupures de courant dans tout le pays. Des attaques cybernétiques ont également été menées. C’était le plan A qui consistait a provoquer un soulèvement populaire juste après les élections, ce qui aurait permis de faire appel à l’intervention humanitaire de Washington et ses alliés.

La déstabilisation du Venezuela a plusieurs enjeux, ses réserves de pétrole sont convoitées par les corporations, mais cet enjeu national n’est qu’une petite partie du programme qui est celui d’une recolonisation de l’ensemble de la région afin de mettre la main sur l’ensemble de ses ressources naturelles et de ses terres cultivables. Ce qu’a annoncé sans équivoque le secrétaire d’état Kerry dans une déclaration de guerre aux peuples souverains d’Amérique Latine, annonçant une approche vigoureuse de l’arrière-cour des E.U. Ce qui a entraîné de nombreux remous dans la région et l’accélération du processus de création de défense commune de l’Unasur.

Bref, depuis deux mois nous assistons à d’incessants mouvements d’action-réaction entre les menaces contre la souveraineté régionale venant de Washington et Miami, et les réponses des peuples et de leurs mandataires populaires. Ces mouvements consistent en préparatifs de guerre de la part de l’Empire et les réponses sont les créations de forces de dissuasions par les gouvernements démocratiques et des peuples menacés.

Les autres pays de la région étant déjà soumis depuis des durées plus ou moins longues à des guerres dites de basse intensité impulsées par Washington et ses alliés régionaux, dont la Colombie est la tête de pont en guerre depuis un demi-siècle. Malgré une avancée vers la paix réalisée par son actuel président Santos, la plupart des observateurs avertis guettaient le moment où il allait retourner sa veste et montrer son vrai visage et ses véritables ambitions, voilà qui est fait.

Santos se révèle à présent, avec le toujours actif Uribe, comme le principal traître et criminel régional, prêt à mettre la région à feu et à sang pour réaliser ses ambitions personnelles et complaire à ses maîtres. Rappelons qu’au cours de ces dernières semaines, plus d’un million de colombiens de toutes obédiences ont manifesté ensemble à Bogota en soutien au processus de paix entamés avec la guérilla, processus compromis par la déclaration de Santos et condamnés si la Colombie devenait allié extra de l’OTAN.

L’avancée dans l’épreuve de force vient d’opérer un bond en avant en intensité. Le Venezuela avait déjà été soumis à une telle épreuve, quand à la suite du coup d’état mené par le premier régime Obama au Honduras, celui-ci avait installé en Colombie, à la frontière du Venezuela, de nouvelles bases militaires obligeant le Venezuela à de grandes dépenses militaires pour assurer avec succès sa protection par la dissuasion, grâce aux incomparables qualités de stratège de Chavez.

Cette épreuve de force est aussi une heure de vérité, est-ce que les gouvernements progressistes tout à fait capables de conquérir des avancées sociales importantes en temps de paix vont être capables de défendre leurs acquis en empêchant le déclenchement d’une guerre qui risquerait d’annihiler tout espoir pour la planète, de trouver de nouvelles manières d’être habitée dans la paix et l’autodétermination des peuples.

C’est donc un moment très fort de l’histoire de l’humanité dont nous sommes témoins puisque sa survie est aussi un enjeu de cette guerre.

Implications géopolitiques de l’incorporation de la Colombie à l’OTAN

L’annonce faite par le président de Colombie Juan Manuel Santos disant que « au cours de ce mois de Juin il souscrira un accord de coopération avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour montrer sa volonté de s’y intégrer » a causé un choc prévisible dans Notre Amérique. Il l’a prononcée lors d’un acte de promotion de membres de l’armée réalisé à Bogota, occasion durant laquelle Santos signale que la Colombie a le droit de « penser en grand », et qu’il va chercher à être parmi les meilleurs « pas seulement de la région, mais du monde entier »

Il poursuivit ensuite en disant « Si nous obtenons cette paix –se référant aux conversations de paix qui sont en cours à Cuba, avec l’aval des amphitryons, Noruega et Venezuela – notre Armée est dans la meilleure position pour pouvoir se distinguer également au niveau international. Elle le fait déjà sur différents fronts », assure Santos. Et il pense le faire avec rien de moins qu’en s’associant à l’OTAN, une organisation sur laquelle pèsent d’innombrables crimes en tous genres perpétués en Europe même (souvenez-vous des bombardements en Yougoslavie), en Libye et actuellement sa collaboration avec les terroristes qui ont pris la Syrie d’assaut.
Les bombardements de l’OTAN sur la population civile en Libye.

Jacob David Blinder, essayiste et journaliste brésilien, fut un des premiers à s’alarmer face à cette décision du colombien. Jusqu’ici le seul pays d’Amérique Latine « allié extra OTAN » fut l’Argentine, qui obtint ce statut déshonorant durant les néfastes années de Menem, et plus spécifiquement en 1998, après avoir participé à la Première guerre du Golfe (1991-1992) et avoir accepté toutes les diktats imposés par Washington dans de nombreux domaines de la politique publique, comme, par exemple, le démantèlement du projet du missile Condor et la congélation du programme nucléaire qui depuis des décennies se développait en Argentine. De graves attentats qui provoquèrent une centaine de morts – à l’ambassade d’Israël et la AMIA – furent le solde de l’Argentine en représailles pour s’être jointe à l’organisation terroriste nord-atlantique.

Le statut “d’allié extra de l’OTAN” fut créé en 1989 par le Congrès des Etats-Unis – non par l’organisation – comme un mécanisme pour renforcer les liens militaires avec des pays situés hors de l’aire de l’Atlantique Nord pour qu’ils puissent être d’une aide quelconque dans les nombreuses guerres et processus de déstabilisation politique que les Etats-Unis mènent dans les recoins les plus éloignés de la planète. L’Australie, l’Egypte, Israël, le Japon et la Corée du Sud furent les premiers à s’y intégrer et peu après l’Argentine le fit, et à présent la Colombie espère l’obtenir.

Le sens de cette initiative du Congrès nord-américain saute aux yeux, il s’agit de légitimer et de renforcer ses incessantes aventures militaires – inévitables pendant les trente prochaines années, si nous lisons les documents du Pentagone au sujet de futurs scénarios internationaux – avec une aura de « consensus multilatéral » qu’elles n’ont pas en réalité. Cette incorporation des alliés extrarégionaux de l’OTAN qui a été promue sur les différents continents, reflète l’exigence imposée par la transformation de l’armée des E.U. dans sa transition d’une armée préparée pour livrer des guerres dans des territoires limités en une légion impériale qui, avec ses bases militaires de différents types (plus de mille sur toute la planète, ses forces régulières, ses unités à « déploiement rapide » et la croissante armées de "contractants" (vulgairement : mercenaires) veut être préparée pour intervenir en quelques heures pour défendre les intérêts étasuniens dans n’importe quel point chaud de la planète. Avec sa décision Santos se met au service d’un aussi funeste projet.

A la différence de l’Argentine (qui bien sûr devrait renoncer sans plus tarder à son statut dans une organisation criminelle comme l’OTAN), le cas colombien est très spécial, parce que depuis des décennies la Colombie reçoit, dans le cadre du Plan Colombie, un important appui économique et militaire des Etats-Unis – de loin le plus élevé des pays de la région seulement dépassé par les débours réalisés en faveur d’Israël, de l’Egypte, l’Irak et de la Corée du Sud ainsi que quelques autres alliés stratégiques de Washington.

Quand Santos déclara que sa vocation est de se projeter dans le « monde entier », ce que cela signifie, c’est sa disposition à se convertir en complice de Washington pour mobiliser ses forces fort bien armées au-delà du territoire colombien, et pour intervenir dans des pays que l’Empire s’efforce de déstabiliser, en premier lieu, le Venezuela. Il est peu probable que son annonce signifie qu’il est disposé à envoyer des troupes en Afghanistan ou sur d’autres théâtres de guerre. La prétention de la droite colombienne, au pouvoir depuis toujours, a été de se convertir, spécialement depuis la présidence du narco-politique Alvaro Uribe Velez, en « Israël d’Amérique Latine » s’érigeant, avec l’appui de l’OTAN, en gendarme régional de la zone, pour agresser ses voisins comme le Venezuela et l’Equateur et d’autres – Bolivie, Nicaragua, Cuba ? – qui ont la hardiesse de s’opposer aux desseins impériaux. Ceci et pas autre chose est ce que signifie cette déclaration.

Mais il y a quelque chose de plus, avec sa décision Santos, de manière irresponsable, remet en question la marche des conversations de paix avec les FARC à la Havane (dont un des avals est précisément le Venezuela) assénant un dur coup aux colombiens et colombiennes qui depuis des décennies espèrent mettre fin au conflit armé qui a causé tant d’indicibles souffrances à son peuple. Comment les guérilleros colombiens pourraient–ils faire confiance à un gouvernement qui ne cesse de proclamer sa vocation d’ingérence et militariste, maintenant potentialisée par sa prétendue alliance avec une organisation aux connotations aussi criminelles que l’OTAN.

D’un autre côté ; cette décision ne peut qu’affaiblir – de manière préméditée, bien sûr – les processus d’intégration et d’unification supranationales en cours en Amérique Latine et dans les Caraïbes. La thèse des « Chevaux de Troie » de l’Empire, que nous avons planté de manière répétitive dans nos écrits à ce sujet, devient d’une actualité renouvelée par la décision du mandataire colombien. Que fera alors l’Unasur et comment pourra réagir le Conseil de Défense Sud-Américain dont le mandat conféré par les chefs d’état de nos pays est de consolider notre région en tant que zone de paix, comme une aire libre de la présence des armes nucléaires ou de destruction massive, comme une contribution à la paix mondiale pour laquelle il est requis de construire une politique de défense commune et de renforcer la coopération régionale dans ce domaine.

Il est indiscutable que derrière cette décision du président colombien se rencontre la main de Washington, qui a progressivement converti l’OTAN en une organisation criminelle au champ d’action mondial, débordant du périmètre de l’Atlantique Nord qui était sa limite originelle. On reconnait également la main d’Obama qui a impulsé, peu après le lancement de l’Alliance du Pacifique (tentative de ressusciter l’ALCA sous un autre nom), la provocatrice réception de la part de Santos du leader putschiste vénézuélien Henrique Capriles.

De même, on peut percevoir maintenant, toutes les implications géopolitiques liées à cette initiative de tension de la corde des relations colombano-vénézuélienne, menaçant ses voisins et précipitant l’augmentation de leurs dépenses militaires, affaiblissant l’UNASUR et la CELAC, s’alignant avec la Grande–Bretagne dans le différend avec l’Argentine au sujet des Malouines, étant donné que c’est la posture officielle de l’OTAN. Et qui mentionne cette organisation ne peut que se rappeler que, comme disent les spécialistes du sujet, les nerfs et les muscles de l’OTAN, les E.U. les apportent et les autres pays sont réduits au rôle de pions du ponte impérial. En somme un nouveau tour de vis de la contre-offensive impérialiste dans Notre Amérique, qui pourra seulement être repoussée par la mobilisation massive des peuples et l’énergique réponse des gouvernements véritablement démocratiques de la région. Cela sera une épreuve du feu qu’ils devront surmonter dans les prochaines semaines.

Traduit de l’espagnol par Anne Wolff pour Investig’Action - michelcollon.info

Source : Aporrea



Edité par T 34 - 19 Aug 2013 à 22:49
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2013 à 18:25

La tendance hégémonique de Washington conduit à la guerre

 

C’était il y a cinq ans que le président de la Géorgie, Mikheil Saakachvili, qui a été installé au pouvoir par la "révolution des roses" fomentée par Washington, avait lancé une invasion militaire de l’Ossétie du Sud, une province sécessionniste ayant son propre gouvernement. L’attaque géorgienne a tué des soldats de paix russes et de nombreux Ossètes.

La réponse militaire russe a écrasé en 5 jours l’armée géorgienne formée et équipée par les États-Unis au grand embarras de Saakachvili et de ses commanditaires de Washington.

Washington a commencé la formation et l’équipement de l’armée géorgienne en 2002, et continue de mener des exercices militaires conjoints avec la Géorgie. En Mars et Avril de cette année les États-Unis ont de nouveau mené des exercices militaires conjoints avec la Géorgie. Washington pousse à ce que la Géorgie soit admise comme membre de l’OTAN.

La plupart des analystes considèrent comme peu probable que Saakachvili, de son propre fait, ait violé l’accord de paix et attaqué les troupes russes. C’est certain que Saakachvili y a été autorisé par son sponsor Washington.

La tentative de Saakachvili de récupérer les territoires a été l’occasion pour Washington de tester la Russie. Washington a vu l’attaque comme un moyen d’embarrasser le gouvernement russe et comme un moyen de tester la réponse de la Russie et sa réaction militaire. Si la Russie n’avait pas répondu, le gouvernement aurait été dans l’embarras par son incapacité à protéger ses intérêts et la vie de ceux qu’elle considère comme ses citoyens. Et si la Russie réagit, elle pourrait être dénoncée, comme l’a fait le Président George Bush, comme un tyran qui a envahi un pays « démocratique » avec un président installé par Washington. Ce qui était encore plus intéressant pour Washington c’était la possibilité d’observer les tactiques de l’armée russe et ses capacités opérationnelles.

L’Ossétie du Nord fait partie de la Russie. Ossétie du Sud s’étend en Géorgie. En 1801, l’Ossétie et la Géorgie sont devenus une partie de la Russie et par la suite faisaient partie de l’Union soviétique. Selon la loi russe les anciens citoyens soviétiques ont le droit d’être des citoyens russes. La Russie a permis à la Géorgie de devenir indépendante, mais l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie se sont séparées de la Géorgie dans les années 1990.

Si Washington réussit à faire entrer la Géorgie dans l’OTAN, alors une tentative par la Géorgie de récupérer ce qu’elle considère comme des territoires perdus créerait une escalade du conflit. Une attaque de la Géorgie voudrait dire une attaque des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie. Malgré le risque pour l’Europe d’être entraîné dans une guerre contre la Russie, ce mois-ci le chef de la Garde nationale du Danemark était en Géorgie, mandaté par Washington, pour discuter de la coopération entre les ministères de la défense du Danemark et de la Géorgie sur les questions de sécurité régionale.

La Géorgie est située à l’Est de la mer Noire. Quelles "questions de sécurité régionale" la Géorgie peut-elle avoir avec le Danemark et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ? L’OTAN avait été créée pour défendre l’Europe occidentale contre une attaque soviétique.

La Finlande et la Suède sont restées neutres pendant la guerre froide, mais elles sont maintenant toutes les deux recrutées par l’OTAN. L’OTAN a perdu son but avec l’effondrement de l’Union soviétique. Pourtant, elle a été considérablement élargie et inclut désormais les anciens éléments constitutifs de l’Empire soviétique. L’OTAN est devenue une couverture pour les agressions militaires américaines et fournit des troupes pour les guerres de Washington. Les troupes de Géorgie se battent pour Washington en Afghanistan et se sont battus pour Washington en Irak.

Washington a maintenu l’OTAN en vie et en a fait une armée de mercenaires qui sert son empire mondial.

Dans une provocation à la fois de la Russie et de la Chine, les États-Unis mène actuellement des exercices militaires en Mongolie. Les troupes de la Corée et du Tadjikistan, qui faisait autrefois partie de l’Union soviétique, y participent également. Washington appelle de telles opérations "construire l’interopérabilité entre les nations de maintien de la paix." Évidemment, les forces militaires étrangères sont incorporées dans l’armée de l’Empire.

Les Américains savent-ils que Washington mène des exercices militaires partout dans le monde, qu’il est en train d’encercler la Russie et la Chine avec des bases militaires, et qu’il dispose désormais d’un commandement pour l’Afrique ? Le Congrès et le peuple américain ont-ils signés pour Amerika Uber Alles ? Ne devrait-on pas arrêter Washington et le complexe militaire / sécuritaire avant que les agressions de Washington ne déclenchent une guerre nucléaire ?

Paul Craig Roberts

Traduction : Avic http://avicennesy.wordpress.com/



Edité par T 34 - 24 Aug 2013 à 22:56
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2013 à 20:59

le grand boum de l’armement

Il y a ceux qui vivent 
sous les bombes et ceux qui les vendent. Et dans un monde tragiquement belliqueux le petit milieu des marchands d’armes ne connaît pas la crise. Visez plutôt : entre 2008 et 2012 le secteur a connu une croissance de 30 %. Passant sur la période 
de 56,5 milliards 
de dollars à 73,5 milliards. 
Les marchands d’armes sont hilares quand on leur parle de récession mondiale ! Surtout que les prévisions sont plus qu’alléchantes. Selon 
la très sérieuse étude de la compagnie d’intelligence économique IHS Jane’s publiée récemment, le marché devrait encore doubler d’ici à 2020. Autant dire que la boulimie guerrière qui s’empare des pays occidentaux ces derniers temps, France en tête, trouvera de quoi se fournir en machines de mort. Et il faudra bien plus qu’un tweet du pape
(« Plus jamais la guerre, plus jamais la guerre », a envoyé le souverain pontife lundi en neuf langues sur le réseau), pour stopper le business morbide, mais tellement lucratif du secteur. Et c’est le grand pays de la liberté, les États-Unis d’Amérique qui sont aux manettes. Sur les vingt premiers groupes industriels producteurs d’armement, seize sont américains. L’Europe, avec EADS, tenait tout de même en 2009 la 7e place devant l’italien Finmeccanica, mais loin derrière le second du classement, le britannique BAE Systems. Selon l’étude d’IHS Jane’s, les pays dits émergents commencent eux aussi à pointer 
leur nez pour s’équiper : l’Inde est le premier importateur mondial, avec une augmentation de plus de 70 % de ses achats entre 2008 et 2012. Viennent ensuite l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Turquie, avec des hausses allant de 116 % 
à 172 % ! En 2021 les 
États-Unis devraient consacrer un budget de 472 milliards de dollars pour leur armement, tandis qu’on estime qu’il faudrait 30 milliards pour mettre fin durablement au problème de la malnutrition 
dans le monde.



Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:02
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Sep 2013 à 23:51

La militarisation chimique, une aubaine pour les industriels

Les pays occidentaux portent une lourde responsabilité dans la prolifération de ces armes, via l’exportation d’agents toxiques.

Ce n’est que dans les années 1980, bien loin de la dévastation qu’elles ont semée tout au long de la Grande Guerre, que le monde, jusque-là obnubilé par la menace nucléaire, a redécouvert les armes chimiques. D’abord avec la guerre Iran-Irak, lorsque Saddam Hussein, encouragé par Washington, fit usage d’un arsenal constitué avec l’aide des Occidentaux (France, Allemagne, États-Unis). Puis, en 1988, lors du gazage systématique des populations kurdes d’Irak. Malgré l’émotion suscitée par le martyre de la ville d’Halabja, les États-Unis de Ronald Reagan bloquèrent toute condamnation onusienne. Six mois à peine après ce massacre, la Maison-Blanche gratifiait même Saddam Hussein d’une aide d’un milliard de dollars.

Signée en 1993, à Paris, la Convention pour l’interdiction des armes chimiques (Ciac) est entrée en vigueur en 1997. Fin 2011, plus de 50 000 tonnes d’armes chimiques avaient été détruites sous le contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Ce qui représentait 72 % de la quantité déclarée par les États en partie détenteurs de ce type d’armes (Albanie, États-Unis, Russie, Inde, Irak, Libye). En 2011 toujours, Moscou et Washington, qui possèdent les plus gros arsenaux chimiques, obtenaient des prorogations de cinq ans pour les détruire, n’ayant pas tenu le délai de dix ans suivant l’entrée en vigueur de la Convention. Mais ce processus international n’a pas endigué la prolifération, aggravée par la complicité des pays occidentaux, qui sont, avec l’Inde, les principaux exportateurs d’agents chimiques nécessaires à la mise au point de ces armes non conventionnelles. Cette « militarisation chimique » fut d’autant plus juteuse pour les firmes occidentales que des produits très répandus, comme des pesticides, des produits pétrochimiques ou même de simples colorants alimentaires, peuvent entrer dans la composition de substances toxiques militaires.

« Les acheteurs potentiels (...) n’ont eu aucun mal à se procurer aux États-Unis, mais surtout en Allemagne, les produits et installations requis. Les accords commerciaux les plus licites ont été passés, offrant au tiers-monde soit des agents chimiques précurseurs soit des usines de transformation », constataient, en 2000, des parlementaires français dans un rapport d’information sur la prolifération des armes de destruction massive. Ce document évoquait déjà le cas de Damas, le pays n’étant pas signataire de la Ciac. La Syrie, notaient les rapporteurs, « reste cependant dépendante de fournisseurs étrangers (...). Elle a changé de fournisseurs à plusieurs reprises : l’Égypte au début des années 1970, l’URSS à la fin de la décennie, l’Occident après le refus d’assistance notifié par l’URSS en 1983 ».

Armes chimiques : les vérités cachées sur les arsenaux et sur la "Convention"
 
Manlio Dinucci Μάνλιο Ντινούτσι
 
Le matraquage politico-médiatique sur les armes chimiques de la Syrie, qui selon les « preuves » secrètes de la CIA auraient été utilisées par les forces gouvernementales, génère l’impression diffuse que la Syrie soit désormais la seule à posséder de telles armes et qu’elle en menace le reste du monde. Puissance des armes de distraction massive, capables de focaliser l’attention de l’opinion publique sur un point singulier, en faisant disparaître tout le reste.

Soldats de la 55ème Division britannique atteints par des gaz,  10 Avril 1918

L’Allemagne a été la première à utiliser des armes chimiques en 1915-1917 : chlore liquide et phosgène, puis gaz moutarde (baptisé ypérite), vésicant et asphyxiant. En riposte, la Grande-Bretagne et la France produisirent elles aussi ce gaz létal. Le gaz innervant Tabun, qui provoque la mort par asphyxie, fut découvert en 1936 par des chercheurs de la société allemande I.G. Farben (celle-là même qui produisit le Zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz). En 1936 l’Italie utilisa des armes chimiques en Éthiopie , ce qu'elle avait déjà fait en Libye en 1930. En Allemagne, on produisit des agents chimiques encore plus létaux, le Sarin et le Soman. Ceux-ci ne furent pas utilisés par Hitler, probablement parce qu’au début de la guerre il craignait une rétorsion des USA et de la Grande-Bretagne, qui avaient de gros arsenaux chimiques, et dans la phase finale, parce qu’il ne lui restait plus assez d’avions pour lancer des attaques.  Pendant la guerre froide la course aux armes chimiques s'accéléra avec la découverte du gaz innervant le plus toxique, le VX, dont la production commença en 1961 aux USA. On y commença donc à produire les premières armes chimiques binaires, autrement dit des projectiles, bombes et têtes de missiles qui contiennent deux composants chimiques séparés, et donc relativement inoffensifs, lesquels en se mélangeant pendant la trajectoire se combinent en une substance toxique. Ce sont les USA et URSS qui ont accumulé les arsenaux chimiques les plus grands et plus létaux. Mais le « club chimique » s’est rapidement élargi à d’autres pays.



1269 fûts d'acier contenant du gaz innervant VX, entreposés au Newport Chemical Depot, dans l'Indiana, aux USA

La guerre froide finie,  la Convention sur les armes chimiques est entrée en vigueur en 1997 : elle en interdit l’usage et institue la destruction des arsenaux existants. Mais seize ans plus tard, aussi bien les USA que la Russie n’ont encore détruit complètement leurs arsenaux, car ils n’ont pas observé les cadences fixées. Selon les données officielles, les USA conservent environ 5 500 tonnes d’armes chimiques. La Russie en a beaucoup plus, environ 21 500, héritées des arsenaux soviétiques. Une évaluation simplement quantitative est cependant trompeuse : les USA, LA Russie et d’autres pays technologiquement avancés gardent la capacité de construire des armes chimiques binaires sophistiquées et joignent toujours aux manœuvres de guerre nucléaire celles de guerre chimique. Mais même si l’on ne s’en tenait qu’à la dimension quantitative, les USA, qui conduisent la campagne contre les armes chimiques en Syrie, en possèdent environ 6 fois plus : selon une estimation, probablement gonflée, des services de renseignement français,  la Syrie aurait environ 1 000 tonnes d’agents et précurseurs chimiques (substances pouvant produire des armes chimiques).

Pourquoi la Syrie n’a-t-elle pas signé la Convention sur les armes chimiques ? La réponse est essentiellement : parce que les armes nucléaires israéliennes sont pointées sur elle. Et pas que ça. Israël a aussi construit depuis les années 1960 un arsenal sophistiqué d’armes chimiques. Mais, tout comme son arsenal nucléaire, il reste secret car Israël a signé mais pas ratifié la Convention sur les armes chimiques.  Selon un rapport de Foreign Policy, fondé sur un document de la CIA, des recherches poussées sur les armes chimiques ont été menées au Centre israélien de recherche biologique et ces armes ont été produites et stockées dans le désert du Néguev, à Dimona, où on produit aussi des armes nucléaires. Même le Jérusalem Post le rapporte. Et même si Israël n’avait pas conservé cet arsenal, écrit la revue spécialisée Jane’s, il possède la capacité de « développer en quelques mois un programme d’armes chimiques offensives ». On comprend ainsi pourquoi l’Egypte n'a pas non plus signé la Convention sur les armes chimiques.

 

Agent Orange sur le Vietnam: "pas une arme chimique"

Les USA et Israël n’ont jamais violé officiellement l’interdiction de l’utilisation d’armes chimiques, puisque l’agent chimique Orange à la dioxine, massivement utilisé par les USA au Vietnam, et les bombes chimiques au phosphore blanc utilisées par les USA en Irak, Yougoslavie, Afghanistan et Libye, et par Israël à Gaza, ne sont pas considérées comme des armes chimiques.

Une consolation pour les familles qui ont vu leurs enfants naître malformés par l’agent Orange ou mourir brûlés par le phosphore blanc.

 

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Phosphore blanc sur Gaza, janvier 2009: "pas une arme chimique" 

Traduit par Marie-Ange Patrizio

Merci à Mondialisation.ca
Source: http://www.ilmanifesto.it/attualita/notizie/mricN/9860
Date de parution de l'article original: 12/09/2013
 
Armes chimiques, les vérités cachées sur les arsenaux et sur la Convention



Edité par T 34 - 16 Sep 2013 à 20:27
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Sep 2014 à 21:59
Ils veulent la guerre !






À Paris se sont réunis près de trente pays qui veulent la guerre ! Tout fier, le Président français (qui ne représente plus guère la France) n’est pas avare de bons sentiments : il nous parle de lutte contre le terrorisme, de démocratie, d’humanité en danger, d’unir nos efforts, etc.

Ce serait plus convaincant s’il n’avait pas lui-même aidé, protégé, armé ces mêmes terroristes de Daesh qu’il présentait comme des modérés quand il les appelait à se battre contre la Syrie présidée par Bachar el Assad !

Depuis plus de trois ans, l’armée arabe syrienne se bat effectivement contre ces mercenaires, qu’ils se dénomment Daesh ou autrement. Et alors que ces mêmes mercenaires sont en train d’être défaits en Syrie, il se passe quelque chose d’étonnant. À ce qu’on dit, 15.000 de ces hommes de main déferlent en Irak, bousculent l’armée irakienne, s’emparent de plusieurs villes importantes et, très opportunément, font main basse sur une grande quantité d’argent liquide « oublié » dans les banques du coin ainsi que sur des armes toutes neuves qui se trouvaient là ! Bizarre tout de même que tout ça soit tranquillement stocké à portée de main du premier terroriste venu, dans un pays où règne un chaos savamment entretenu par les États-Unis ! Bizarre aussi que le renseignement étasunien n’ait rien vu venir ! Il est vrai que ce même renseignement étasunien avait très clairement vu les armes de destruction massive de Saddam Hussein tout comme il a récemment vu des colonnes de chars russes se diriger vers le Donbass !

Bref, ces terroristes de Daesh déferlent et rien ne semblerait nous dit-on pouvoir les arrêter… sauf si on leur fait la guerre, en Irak comme en Syrie !

Il faut quand même savoir que dans la région, les Étasuniens ont plusieurs objectifs de guerre qu’ils n’ont jusque-là jamais atteints. D’abord la partition de l’Irak en trois parties : chiites, sunnites et kurdes, histoire que l’Irak disparaisse pour de bon et soit remplacé par trois entités dont il serait facile d’attiser les antagonismes. Et surtout détruire la Syrie qui a le toupet de mener une guerre victorieuse contre ces mercenaires envoyés par l’Occident avec le soutien actif (et financier) de pays arabes qui se vautrent dans la soumission à l’impérialisme, tels l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats…

Justement, en Irak, Daesh s’installe sur la zone qui aurait vocation à être une terre sunnite ! Les Kurdes du PKK sont vivement encouragés à occuper ce qui pourrait être une sorte de Kurdistan (ça ne fait pas trop plaisir à la Turquie, parce que ça lui prend un bon bout de son territoire, mais elle a choisi son camp - le mauvais – et cela a un prix… qu’elle n’a pas fini de payer !). Le restant, chiite, pourrait rester dans les mains du petit gouvernement irakien.

Ainsi donc, trente pays se sont réunis à Paris, justement ceux qui financent, protègent et dirigent dans les faits, les terroristes à qui ils prétendent faire la guerre. Pournous convaincre de la malfaisance de « l’ennemi » et nous appeler à soutenir leur éradication, des vidéos de décapitations sauvages apparaissent sur le net. Et elles sont « authentifiées » par les services de renseignements étasuniens ! Ben voyons !

C’est bizarre tout de même. Ceux qui combattent effectivement ces groupes de mercenaires depuis des années, ceux qui ont l’expérience de ce combat, ceux qui ont montré toute leur détermination dans l’atteinte de cet objectif, c’est-à-dire la Syrie et son armée, le Hezbollah, l’Iran, leurs alliés russe et chinois, ceux-là ne sont même pas invités !

En somme, sachant que les mercenaires de Daesh sont des hommes de main de l’Occident (à savoir les États-Unis, les pays de l’Union européenne, Israël et les pays arabes à leur solde), sachant que Bachar el Assad, la population syrienne et l’armée arabe syrienne mènent depuis plus de trois ans une lutte victorieuse contre cet Occident qui se bat par procuration en armant, finançant, instruisant des hordes barbares, sachant que la population française, dans sa majorité jamais consultée, soutient la Palestine et la Russie agressées par ce même Occident, on est en droit de considérer que cette nouvelle guerre a trois objectifs.

Le premier est de pérenniser la division en trois entités confessionnelles de l’actuel Irak. Le deuxième est de chercher à tuer Bachar el Assad et de semer le chaos en Syrie, comme ont été tués Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein, en éliminant au passage le Hezbollah, présent en Syrie et ultime rempart au Liban contre les agressions d’Israël. Le troisième objectif de guerre est à usage interne (en tout cas en France, mais on peut supposer que les autres pays européens sont sur la même longueur d’onde) : museler le peuple !

En France, une loi est en cours d’adoption. Elle est de même nature que le « Patriot Act » étasunien : supprimer les droits du peuple pour sécuriser le capital !

Il ressort que la liberté de circuler sera suspendue, votre passeport pouvant être confisqué au moindre soupçon policier. Il suffira par exemple que vous ayez exprimé une opinion favorable au Hezbollah ou à la Résistance palestinienne !

Internet est évidemment une cible. L’accès aux sites qui combattent l’impérialisme pourra être interdit, toujours sur décision policière. Et les auteurs pourront être condamnés à de lourdes peines.

Mais ces trois buts de guerre ne sont pas encore atteints ! La Syrie a déjà déclaré qu’elle ripostera à toute agression sur son territoire ; elle a de nombreux atouts en main. La Chine et la Russie ne resteront pas de leur côté les bras croisés ! Les coalisés pourraient ainsi avoir de belles surprises balistiques et informatiques !

En France même, les protestations contre les lois liberticides arrivent de toutes parts, et on se dirige clairement vers un gouvernement autoritaire ! Et nul besoin d’être devin pour voir qu’au-delà des enjeux militaire et économique, il y a celui du contrôle de l’opinion. Or « l’opinion », c’est chacun de nous : alors, protestez, dénoncez, manifestez, faites chauffer les réseaux sociaux !


D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-ils-veulent-la-guerre-124670761.html
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