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Economie : Ne demandons rien, prenons tout

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Nov 2007 à 09:02
Eh oui! Faut bien trouver de l'argent pour rémunérer Sarkozy et ses ministres après leur hausse de revenus.
 
S'il n'y avait que ça.....
 
Mais ils n'ont l'ombre d'un premier kopek pour financer leur politique : Le Grenelle de l'environnement ? Ecolo-clownnerie sans financement.
Les pècheurs gueulent ? Pas de problème, on baisse pas la TIPP mais on les contente, comment, avec quel pognon, on verra plus tard.
Et puis n'oublions pas le paquet fiscal, ce cadeau de 15 milliard d'euros au mieux lotis.
 
Le pays va battre des records d'endettements, pour mieux ressembler aux...USA.
 


Edité par Fidelista - 08 Nov 2007 à 09:03
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Nov 2007 à 06:22
Ca ressemble aussi a ce qu'avait fait thatcher en angleterre: créer du déficit par des cadeaux pour certains pour justifier la suppression de droits sociaux, de fonctionnaires et privatiser encore plus.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 14:45

Financer les retraites, oui… mais touche pas à mes stock-options !

La taxation des stocks-options aurait pu rapporter trois milliards par an à la Sécurité sociale, mais députés et sénateurs en ont décidé autrement. Des critiques se font entendre au sein même de l'UMP.
 
 
 
Tandis que depuis plus d'une semaine le pays est « bloqué », « paralysé », immobilisé et « pris en otage » pour une réforme des régimes spéciaux qui devrait rapporter 200 millions par an, députés et sénateurs viennent d'adopter une disposition pour renflouer les caisses de la sécurité sociale en taxant les stock-options. Question : mais pourquoi si peu de publicité autour d'une mesure qui vise à financer, entre autres, les caisses de retraites, sans pour une fois pénaliser les salariés ? Un début de réponse vient sans doute de la timidité de ces nouveaux prélèvements : 2,5% de contributions employeurs à la distribution des stocks-options, et 2,5% de contribution salariée sur la plus-value. Les calculs les plus optimistes estiment les recettes de cette nouvelle imposition à 200 millions à peine par an. Pas de quoi sauter au plafond, d'autant qu'elle ne s'applique qu'aux stocks-options qui seront distribuées à partir du 16 octobre 2007 et qui ne commenceront donc à rapporter qu'à l'horizon 2012… Dis, c'est encore loin l'équilibre des comptes ? Tais-toi et rame.
 
De trois milliards à 200 millions
 
Côté socialiste, évidemment, on pointe cette goutte d'eau dans l'océan des cadeaux faits aux plus riches. Sur la base du fameux rapport de la Cour des comptes rédigé par le très peu gauchiste Philippe Seguin, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, continue de réclamer un alignement de la taxation des stock-options sur celle des salaires : « si ce type de revenus était soumis aux mêmes charges sociales que les autres et si toutes les stocks-options étaient imposées, et pas seulement celles émises à partir du 16 octobre, cela rapporterait trois milliards d'euros ! » Pourtant, son parti communique peu sur le sujet… Serait-ce parce que Dominique Strauss-Kahn a, le premier, légiféré en faveur des stocks-options ? Ou, plus simplement, parce que le PS peine à communiquer sur quelque sujet que ce soit ?

Le pouvoir des lobbys

Curieusement, c'est au sein même de la majorité que l'on entend les plus vives critiques sur cette disposition : « On compte environ 100 000 bénéficiaires de stock-options, dénonce le député UMP Yves Bur, mais elles se concentrent surtout dans les mains d'un millier de gens qui sont souvent des grands patrons. J'étais pour qu'on taxe les stock-options déjà distribuées. Il ne me paraît pas anormal que les plus riches et les cadres dirigeants payent un peu pour la sécurité sociale… » Le député du Bas-Rhin se réjouit malgré tout d'avoir « ouvert le débat » et commencé à remettre en cause certaines exonérations fiscales dont bénéficient les plus privilégiés, malgré « quelques réticences » – c'est le moins qu'on puisse dire – du côté de sa majorité. Une chose est sûre, ces trois milliards ne sont pas près de tomber dans les caisses de l'Etat. « Il y a un lobbying très actif de certaines structures en faveur de ces formes de revenus », regrette Yves Bur. Selon que vous serez patron ou cheminot, vous défendrez vos acquis dans la rue ou… dans les couloirs du Sénat !
 


Edité par Fidelista - 22 Nov 2007 à 14:47
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 17:04

Passe d’armes à l’Assemblée nationale

Interpellé par André Chassaigne (PCF), le premier ministre répond : « Je suis dans la bonne voie. »

« Face à l’ampleur du mouvement social, le gouvernement n’a plus les moyens du blocage et des manoeuvres : il doit reculer », estimait hier matin le Parti communiste. Dans l’après-midi, le député communiste André Chassaigne portait le fer contre le premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. « Vous êtes très fort pour présenter la réforme des régimes spéciaux au nom de l’équité quand il s’agit de demander aux cheminots, aux agents de la RATP et à ceux d’EDF et GDF de travailler plus longtemps pour gagner moins », a lancé le député du Puy-de-Dôme. Il a de même distribué « des rubans tricolores » à François Fillon pour avoir présenté comme « modernisation de l’État » la suppression de dizaines de milliers d’emplois et la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires, pour prétendre réformer la justice « en rayant de la carte des dizaines de tribunaux »… « Là où vous méritez la marianne d’or, a poursuivi André Chassaigne, c’est quand vous dressez les Français les uns contre les autres pour masquer les milliards de cadeaux faits aux privilégiés de la fortune. » Et le député communiste a demandé au gouvernement de répondre aux revendications du mouvement social sur le pouvoir d’achat, les retraites et les franchises médicales. « Ceux qui dressent les Français les uns contre les autres sont ceux qui refusent le jugement des urnes », a répondu François Fillon. « Plus j’entends vos critiques et plus je me dis que je suis dans la bonne voie », a-t-il ajouté, accusant les communistes de vouloir que la France reste « le pays où on travaille le moins », « dont la dette est le premier budget », « celui qui refuse de regarder en face le scandale d’Outreau » en refusant de réformer la carte judiciaire, « celui où les entreprises sont le plus imposées ». Et à François Hollande qui proposait la tenue d’un « Grenelle du pouvoir d’achat », le premier ministre a répondu : « Ce n’est pas en généralisant les 35 heures dans les PME que l’on va favoriser l’augmentation des salaires. »

Olivier Mayer

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Nov 2007 à 13:27

Encore des cadeaux aux riches !

Sénat . L’UMP supprime l’impôt de Bourse mais frappe l’épargne solidaire et les ménages modestes.

Alors que le gouvernement pleurniche sur l’état des finances publiques pour imposer des sacrifices aux Français, il ne se passe plus de semaine sans que la majorité de Nicolas Sarkozy vote de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus riches, avec ou sans l’aval du gouvernement. Vendredi, le Sénat a encore alourdi la facture. Des exemptions fiscales qui s’ajoutent au paquet fiscal de quinze milliards d’euros et autres mesures votées depuis cet été.

Examinant le budget 2008, les sénateurs de la majorité ont voté la suppression de l’impôt sur les opérations boursières au 1er janvier, renchérissant sur les députés qui l’avaient programmée pour 2009. La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a applaudi la mesure. Les sénateurs ont profité de l’occasion pour relever le seuil d’imposition sur les plus-values d’actions de 20 000 à 25 000 euros, à la demande du rapporteur général Philippe Marini (UMP), générant un allégement d’impôt de quinze millions d’euros supplémentaires. En revanche, ils ont supprimé la réduction d’impôt applicable à l’épargne solidaire servant à financer la lutte contre les exclusions, l’insertion, l’aide au développement, l’écologie, collectée par des organismes comme le Crédit coopératif. Hier, en commission, ils ont aussi décidé la hausse de la redevance télé, contre l’avis de l’Élysée, de 116 à 120 euros payés même par les ménages modestes, et indexé à l’avenir son montant sur la hausse des prix.

Pour Thierry Foucaud (PCF), « la coupe est pleine » : « On nous propose de supprimer l’impôt en Bourse au moment même où l’on supprime l’exonération de redevance audiovisuelle pour 700 000 retraités modestes ! (…). Ni sur le pouvoir d’achat, ni sur l’emploi, les engagements du président de la République ne sont tenus. La défense acharnée des privilèges de la fortune n’est pas ce dont la France a besoin. »

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Nov 2007 à 16:58
Un véritable membre du PCF devrait provoquer une crise, voilà le seul usage que l'on puisse faire d'un siège de député dans un tel régime
 
Sarkozy doit démissioner, il ne peut y avoir d'autres alternatives
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Nov 2007 à 17:10

Heu, tu m'expliques comment un groupe d'élus minoritaires peut provoquer une crise ?

Un sujet sur le rôle des élus (je veux parler des élus communistes et de progrès) pourrait être lancé ?
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2007 à 13:12

Les personnes âgées aux revenus modestes paieront la moitié de la taxe audiovisuelle l’an prochain avant d’en acquitter la totalité dès 2009.

Moitié prix pour 2008, et plein pot dès 2009. Les députés ont décidé que les 780 000 personnes âgées, jusqu’alors exonérées de cette taxe, paieront 50 % du montant de la redevance télé en 2008, soit 58 euros. Voté aujourd’hui, cet amendement vise à « faire entrer progressivement ces personnes dans le droit commun», selon le rapporteur du budget médias Patrice Martin-Lalande. Le texte stipule que « pour l’année 2008, les redevables âgés de plus de 65 ans au 1er janvier 2004, disposant d’un revenu modeste, bénéficient d’un dégrèvement de 50 % de la redevance audiovisuelle ». Les députés PS, partisans d’une exonération totale, ont voté contre. Pour ces derniers, il s’agit d’« une régression sociale en défaveur de nos retraités.»

Fin programmée de l’exonération

D’après le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez, le maintien de l’exonération aurait coûté entre 40 et 60 millions d’euros à l’Etat. Le rétablissement de la redevance télé pour les foyers modestes s’explique par son adossement à la taxe d’habitation. Le calcul était alors moins favorable pour ces foyers que l’impôt sur le revenu.

 
MERCI QUI ?
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2007 à 13:18
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Dec 2007 à 11:23

L’alibi du dollar pour délocaliser

Le vent de transferts de production qui s’annonce chez Airbus et Dassault menace d’emporter loin d’Europe l’activité industrielle et l’emploi.

En confirmant lundi la décision de délocaliser en zone dollar ou à plus bas prix une partie de la production du constructeur aéronautique européen, Louis Gallois, le président de la maison mère EADS a jeté un pavé dans la mare. Une annonce qui ajoute encore à l’inquiétude et au désarroi des personnels, des PME-PMI sous-traitantes et plus largement de tous ceux qui, après le textile, l’automobile, la vente ces derniers jours des deux tiers des sites ex-Pechiney, assistent à l’hémorragie des activités industrielles.

s’installer en zone dollar

« Nous n’avons pas le choix », a martelé sur Europe 1 Louis Gallois pour qui « le principal problème » est devenu celui de la faiblesse du dollar face à l’euro. Rappelant que les avions sont payés en dollars mais les coûts et les salaires en euros. « Le seul moyen de préparer l’entreprise à un dollar que plus personne ne maîtrise, a-t-il poursuivi, c’est de s’installer malheureusement en zone dollar. » Le président de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, également président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), avait la veille abondé dans le même sens en parlant d’un prochain plan de délocalisation de l’avion Falcon.

Cela fait plusieurs mois que les principaux dirigeants de EADS et d’Airbus multiplient des mises en garde alarmistes allant jusqu’à affirmer que l’avenir du groupe était en jeu. Personne ne nie que le décrochage du dollar par rapport à l’euro pose de sérieux problèmes. Mais beaucoup de monde s’interroge tout autant sur le but effectivement poursuivi par une telle dramatisation. S’agit-il de faire pression sur les gouvernants français et européens qui se refusent ou se déclarent incompétents à intervenir en direction de la Banque centrale européenne (BCE) et de sa politique de l’euro fort ? Ou de plus, comme l’analysent la plupart des syndicats, le problème monétaire ne sert-il pas d’alibi pour durcir le plan Power 8, accentuer brutalement l’externalisation des activités et modifier en profondeur les structures industrielles d’Airbus ?

Le quotidien économique la Tribune, estime dans son édition de mardi que les deux principaux dirigeants « en font trop » alors que les comptes pour Airbus et EADS sont bien meilleurs que prévus. Airbus connaît un bond en avant exceptionnel de commandes. En cette fin novembre le chiffre record de 1 111 avions en 2005 est déjà dépassé. Au 31 décembre, les commandes devraient avoisiner le chiffre de 1 500. Les plannings des chaînes de production sont au complet pour les quatre à cinq ans à venir.

Toutes les gammes d’avions seront concernées par les délocalisations, et en premier les sous-traitants et les fournisseurs, a averti Louis Gallois. Il a précisé que des parties d’avions comme les portes, des éléments de fuselage, d’aile, seront fabriquées à l’extérieur de l’Europe. Une première chaîne d’assemblage A 320 ouvrira ses portes l’an prochain en Chine. La direction assurait récemment aux syndicalistes qu’il n’y aurait pas de transfert de technologie. Or, un centre de fabrication d’éléments en composite verra le jour en 2009 dans l’empire du Milieu. Airbus pourrait également ouvrir des chaînes d’assemblage aux USA pour fournir des avions ravitailleurs à l’armée US, en Russie, ainsi qu’une autre usine de composites à Abu Dhabi. Des discussions sont en cours pour produire au Japon 5 % du futur A350.

Délégué syndical central Force ouvrière à Airbus Toulouse, Jean-François Knepper, considère que les dirigeants du groupe européen exagèrent l’impact du déséquilibre euro-dollar. Il rappelle que le coût en euros des salaires ne représenterait que 19 % du prix d’un avion et que les mécanismes de couverture de change auxquels Airbus est assuré courent jusqu’en 2010 pour un euro à 1,35 dollar. « Depuis dix-huit mois, ce ne sont pas ces problèmes monétaires qui nous ont fait perdre le plus d’argent, les erreurs d’organisation et de management nous ont coûté 5 milliards d’euros. » Il s’insurge tout à la fois contre l’absence de réaction des dirigeants politiques vis-à-vis de la politique de la BCE et contre les désengagements industriels chez le constructeur européen. « Quelle est cette stratégie qui consiste à conduire la politique d’un groupe non pas en fonction du produit, des marchés et programmes à venir mais des fluctuations monétaires ? » Et d’ajouter qu’avec cette politique là, jamais Airbus n’aurait vu le jour en 1970.

Recours massif aux pays à bas coûts

La dramatisation à l’extrême de la faiblesse du dollar est aussi un prétexte, selon le responsable CGT, Xavier Petrachi, pour justifier les délocalisations, réduire les coûts et imposer un nouveau schéma industriel. « L’impact sur le carnet de commande n’est que de 6 %, il est plus fort sur la rentabilité financière attendue des actionnaires, il ne met pas en cause la pérennité de l’entreprise. » Xavier Petrachi dénonce le refus d’investissement d’Airbus dans l’usine de Méaulte prochainement cédée, alors que des usines de pièces en composite verront le jour en Chine et dans l’émirat d’Abu Dhabi. Recours massif aux délocalisations vers les pays à bas coûts, mise en concurrence exacerbée des salariés… Autant de pratiques qu’il n’hésite pas à qualifier de « colonialistes ». Que restera-t-il demain d’Airbus, questionne-t-il ? « Il y a peu, ils faisaient encore référence au maintien du coeur de métier, maintenant ils veulent même externaliser du coeur de métier. » L’un comme l’autre assurent que les annonces de Louis Gallois déboussolent fortement les personnels.

Alain Raynal, l'Humanité du 6/12/07

Quand l'euro est faible et le dollar fort c'est pas bon, quand s'est le contraire non plus ! Ils veulent nous faire gober n'importe quoi !
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2007 à 20:51

Un texte révélateur :

Kadhafi: Dassault invite Yade à "s'occuper de ses affaires"

PARIS - Serge Dassault a estimé mardi qu'il "fallait savoir ce que l'on veut" après la polémique concernant la venue du colonel Moammar Kadhafi en visite officielle en France et conseillé à la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade -qui s'était publiquement émue de la venue du chef d'Etat libyen- de "s'occuper de ses affaires".

"Qu'elle s'occupe de ses affaires: Sarkozy dirige la France, il fait vendre des produits à l'étranger et c'est très bien, c'est un bon président, donc tout va bien, il ne faut pas s'y opposer", a déclaré sur Public Sénat le PDG du groupe Dassault, à qui la Libye a commandé la veille 14 avions Rafale.

"Il faut savoir si on veut développer l'emploi en France ou si on veut faire la morale à tout le monde. Si on fait la morale à tout le monde, on ne vend rien", a poursuivi le sénateur UMP de l'Essonne, ajoutant que Mme Yade devrait "s'occupe(r) des petits pays où il y a des problèmes, mais pas des problèmes industriels".

"Il ne faut quand même pas exagérer et faire la polémique", a-t-il lancé.

Rama Yade avait déclaré dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France" daté de lundi que le colonel Kadhafi devait "comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", avant de nuancer ses propos un peu plus tard.

La commande passée par la Libye, "décidée" mais "pas encore signée" selon M. Dassault, devrait fournir "du travail pour un an pour 20.000 personnes", a-t-il précisé. "Tout le monde dit: 'alors, l'emploi, le chômage (...) Voilà une bonne façon de résoudre le chômage".

Serge Dassault a enfin salué les talents de commercial du président Sarkozy, "plus efficace", "plus volontaire" et "plus rapide" que son prédécesseur. "Entre nous, avec Chirac, on n'a rien vendu", a-t-il conclu. AP


Ils sont géniaux ces capitalistes, ils nous disent tout. (Pour une fois!)



Edité par KGB Shpion - 11 Dec 2007 à 20:51
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Dec 2007 à 12:54

Ils sont géniaux ces capitalistes, ils nous disent tout. (Pour une fois!)

C'est beau hein !? Smile


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Dec 2007 à 15:02

La nouvelle politique internationale dans laquelle Nicolas Sarkozy entraîne notre pays s’affirme chaque jour avec un peu plus de cynisme. La visite du colonel Kadhafi porte clairement la marque de cette indécence. À écouter le président français, pour calmer la voix de ceux qui s’inquiètent, il suffirait de savoir compter, en milliards d’euros de contrats de préférence. Déjà, lors de l’obscure négociation sur la libération des infirmières bulgares, l’Élysée s’était réfugié derrière l’heureux dénouement qu’elle constituait pour renvoyer dans les cordes toutes les interrogations qu’elle suscitait.

Pour Nicolas Sarkozy, la fin justifie décidément les moyens. Hier après-midi, en quelques heures, il s’est d’abord réjoui de sa première rencontre avec le dirigeant libyen et de ses premiers résultats sonnants et trébuchants, puis il a réaffirmé publiquement sa confiance à Rama Yade, sa secrétaire d’État aux Droits de l’homme qui, le matin même dans le Parisien, comparaît pourtant cette visite à « un baiser de la mort », avant de mettre un sacré bémol à ses propos dans la journée. Orchestré ou non - l’avenir de Rama Yade au gouvernement le dira - l’incident était clos. Les affaires pouvaient continuer, après que le chef de l’Élysée eut cloué au pilori « les leçons de droits de l’homme données entre le café de Flore et le Zénith ». Un peu de populisme n’a jamais fait de mal à son homme…

Outre que la défense des droits de l’homme est une affaire bien plus sérieuse et fondamentale que ne le laissent entendre les propos de Nicolas Sarkozy, les questions posées par sa politique internationale dépassent le seul défi des droits humains. Derrière les contrats signés, notamment militaires, se profile une dangereuse politique dans le bassin méditerranéen, cadrée par les objectifs stratégiques du projet de « grand Moyen-Orient » américain, redéfinissant au passage le rôle assigné au Maghreb dans les relations entre une Europe forteresse et une Afrique toujours dominée et réservoir d’immigration choisie. La Libye est devenue un maillon essentiel de la stratégie américaine en Méditerranée, et tous les gestes de rapprochement entre Paris et Tripoli ont reçu la bénédiction de la Maison-Blanche. C’est manifestement en monnayant son insertion dans ce dispositif stratégique que le dirigeant libyen achète sa respectabilité, et c’est là aussi le problème.

Car ce n’est pas la normalisation des relations avec la Libye qui est en soi inquiétante - au contraire il faut se réjouir de voir un pays sortir de l’isolement, a fortiori du terrorisme -, mais c’est le contenu de ce rapprochement qui pose question. La diplomatie ne peut avancer dans l’ombre. La commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares doit faire la clarté sur les contreparties négociées avec la France. Concernant les droits de l’homme, la France ne peut se taire devant un régime qui bafoue toutes les règles d’un État de droit. Quant aux contrats signés, il ne suffit pas d’aligner les chiffres, il faut parler contenus. Les Libyens ont droit au développement. La Méditerranée dont elle est un grand pays a besoin de paix et de codéveloppement. Les contrats et les coopérations annoncés sont-ils au service de ces objectifs ou visent-ils seulement à l’équipement d’un super-gendarme régional ? Voilà ce que sur quoi Nicolas Sarkozy doit s’expliquer devant les Français.

Au lieu de cela, le chef de l’État balaie d’un revers de main toutes les objections et revendique l’opacité d’une politique que sa mise en scène médiatique ne peut en aucun cas dissiper. Nicolas Sarkozy prétend remplir les caisses de notre pays. En réalité, après les effets dévastateurs de son discours à Dakar en juillet, et l’accueil plus que mitigé lors de son voyage en Algérie, le tollé suscité par sa gestion des rapports avec la Libye montre qu’il ne cesse de dilapider le capital de la France aux yeux du monde.

Pierre Laurent
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Dec 2007 à 10:34

Travail du dimanche : Les parlementaires PCF : « Un cadeau indécent »

Le Sénat a ouvert la brèche, l’Assemblée nationale a suivi, avec la bénédiction du gouvernement. Non sans l’hostilité unanime de la gauche, l’ouverture le dimanche des commerces d’ameublement a été incluse dans la rédaction finale de la loi Chatel sur la concurrence, votée définitivement jeudi par le Parlement. Seul le gouvernement pouvait encore amender le texte, mais il n’en a rien fait. « L’objectif est toujours de doper les profits de la grande distribution », a regretté le député André Chassaigne (PCF), dénonçant « un cadeau indécent ». « Au lieu de remédier à la faiblesse des rémunérations des salariés, vous institutionnalisez tant la concurrence déloyale des grandes surfaces à l’égard du petit commerce que le racket de la grande distribution sur les petits producteurs », a-t-il dit. Pour la sénatrice Odette Terrade (PCF), cet « amendement Ikea-Conforama-Leroy Merlin » fait « droit aux attentes de patrons voyous qui, depuis des années, violent la loi sur le repos dominical ». Le groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat a dénoncé une disposition qui va « renforcer la précarité du travail dans un secteur où les salaires sont particulièrement faibles et où un grand nombre de travailleurs ne bénéficient pas de contrat à temps plein. (…) L’alternative, c’est l’augmentation des salaires et le droit au repos des salariés, c’est la mise en commun des richesses produites ».

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Dec 2007 à 12:35
Les plumitifs de la bourgeoisie ont parfois des instants de lucidité...
 
Quelques années de rééducation dans une contrée lointaine (la Bretagne ?Wink) et nous en ferons un bon propagandiste ! 
 
 
Gagner plus ? Trois obstacles.


Le pouvoir d'achat de la majorité des Français stagne depuis plusieurs années. Le président Sarkozy s'efforce de faire face à cette question, qu'il avait déjà mise en avant, au printemps, lors de sa campagne électorale. Les réponses apportées visent à lever un premier obstacle, qui tient à l'insuffisance de l'activité des travailleurs en France. En revanche, elles risquent de se révéler inopérantes si elles ne surmontent pas les deux autres obstacles, qui viennent d'un côté de la surévaluation de l'euro, de l'autre de la faiblesse de l'actionnariat des travailleurs français.

  

par Gérard Lafay

 

Un premier obstacle découle du fait que, depuis de nombreuses années, nos gouvernements ont mis en place un "traitement social" visant à limiter la montée du chômage recensé. Tantôt ils ont avancé l'âge de la retraite, d'abord en le fixant autoritairement à 60 ans, puis en multipliant les préretraites en deçà de cet âge. Tantôt ils ont voulu réduire le nombre d'heures travaillées par chacun, en le limitant à 35 heures par semaine (lois Aubry). Toutes ces mesures ont été financées par l'Etat. Le résultat est double. D'une part, la France est l'un des pays industrialisés où la part de l'emploi dans la population totale est l'une des plus faibles. D'autre part, très logiquement, elle est aussi l'un de ceux où la part des dépenses publiques dans le produit intérieur brut (PIB) est l'une des plus élevées. Fort heureusement, le gouvernement mis en place par le président Sarkozy commence à prendre des mesures afin de surmonter ce premier obstacle, en concrétisant son slogan "travailler plus pour gagner plus".

Le deuxième obstacle n'est pas propre à la France, mais il concerne toute la zone euro. Dans l'espace économique mondial, le niveau relatif des salaires découle, dans une large part, du taux de change réel, c'est-à-dire du niveau relatif des prix vis-à-vis du reste du monde. Cette question est essentielle dans les conditions de croissance, tant pour l'attractivité de l'investissement productif intérieur que pour la compétitivité du commerce extérieur. Pendant longtemps, elle n'était mise en relief que par quelques-unes, étant niée par la plus grande partie des observateurs. Mais les faits sont têtus. Aujourd'hui la surévaluation de l'euro apparaît de plus en plus évidente, non seulement vis-à-vis du dollar américain, mais encore davantage vis-à-vis du yuan chinois. En étant trop cher, l'euro interdit aux entreprises de procéder à des hausses substantielles de salaires, de même qu'il empêche l'économie de reprendre un rythme élevé de croissance.

Dans sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait critiqué le comportement de Jean-Claude Trichet, de même que sa rivale Ségolène Royal. Que fait-il aujourd'hui ? Il se contente de reprendre périodiquement la même antienne, sans que ses exhortations aient le moindre effet. Pis encore. Il veut faire voter par le Parlement une nouvelle version du traité européen, quasi identique au projet de Constitution rejeté par le peuple français le 29 mai 2005. Or cette version entérine, ipso facto, l'erreur de conception inhérente au traité de Maastricht ainsi qu'une logique de libre-échange naïf. En fait, ce sont précisément ces deux éléments qui expliquent la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne et l'absence de toute politique commerciale de rétorsion face au dumping monétaire. Ce seul fait réduit à néant les décisions courageuses que peut prendre le président Sarkozy sur le plan national.

Le troisième obstacle tient à l'évolution générale du capitalisme au niveau mondial qui, depuis la chute du communisme, accroît de plus en plus les revenus du capital tandis que, dans les pays développés, les revenus du travail stagnent pour le plus grand nombre. La solution est de mettre en place une forme française de capitalisme, où les travailleurs deviennent en même temps des actionnaires, parvenant à détenir la majorité du capital des entreprises. Cette solution avait déjà été amorcée par le général de Gaulle, avec l'ordonnance de janvier 1959 sur l'intéressement et celle d'août 1967 sur la participation, complétées depuis lors par d'autres dispositions. Mais la part des travailleurs reste marginale dans le capital de la plupart des grandes entreprises. Au lieu de vouloir débloquer les fonds de participation, afin de favoriser la consommation de façon conjoncturelle, il faut accomplir une véritable réforme structurelle. L'objectif est de développer ces mécanismes sur une grande échelle en mettant en place, à côté de l'actionnariat direct, des formes collectives d'actionnariat diversifié, par la création institutionnelle de fonds de pension par métier.

 Le président Sarkozy est sur le point de surmonter le premier obstacle. Il réussira à élever graduellement le pouvoir d'achat des Français s'il fait sauter les deux derniers. Sinon, il est condamné à l'échec.

 

Gérard Lafay est professeur d'économie internationale à Paris-II.



Edité par babeuf - 31 Dec 2007 à 12:35
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jan 2008 à 10:56
MERCI pour cet article (qui m'avait échappé....)
je le fait lire !
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2008 à 10:39
Marché du travail  : Le patronat parle d’accord « historique », les syndicats restent dubitatifs. La CGT ne signera pas. Les quatre autres confédérations débattent cette semaine.

Pour le MEDEF, le projet d’accord dit de « modernisation du marché du travail » intervenu vendredi soir entre les partenaires sociaux « invente la flexisécurité à la française ». L’organisation patronale se dit satisfaite par plusieurs points. Une période d’essai interprofessionnelle est instaurée et sa durée plus longue que celles en vigueur dans les conventions collectives. Un nouveau contrat de travail est créé, le « CDD pour la réalisation d’un projet défini », dont le terme est « incertain ». La rupture à l’amiable du CDI voit le jour, ce que le MEDEF considère comme un « acquis majeur », du fait que « la séparation ne pourra pas être contestée devant les tribunaux ». L’UPA, qui représente les artisans, à l’origine entre autres de la possibilité de licencier sans avoir à en supporter le coût un salarié reconnu « inapte au travail pour des raisons non professionnelles », juge aussi le projet d’accord « globalement équilibré ».

Pour devenir valide, le texte doit trouver au moins trois signatures syndicales. Or, de ce côté, l’analyse s’avère plus compliquée. Hormis la CGT, dont les négociateurs ont déjà annoncé qu’ils « proposeraient au Comité confédéral national de ne pas signer cet accord », les autres organisations sont partagées entre tenter de sauver les quelques avancées qu’elles ont arrachées, en signant, où prendre le risque que la loi promise par le président de la République les ignore.

La CFTC réunit aujourd’hui un conseil extraordinaire. Sa chef de délégation, Gabrielle Simon, va prononcer une introduction neutre, convaincue que « les syndicats ont limité les dégâts et ne pouvaient sans doute pas obtenir mieux », mais que « le dispositif reste non équilibré ». Dans cette négociation, la « petite » CFTC a fait preuve d’une réelle pugnacité, multipliant les propositions. En 2003, la centrale chrétienne avait déjà refusé d’approuver la réforme Fillon des retraites. Sa décision aujourd’hui, va donner le « la ».

FO réunit son bureau confédéral cet après-midi. Le négociateur de la centrale, Stéphane Lardy, a cultivé les ambivalences quant à une signature ou non de son syndicat. Lui aussi a multiplié les propositions concrètes. Opposé à l’instauration d’une séparation à l’amiable, il a bataillé pour qu’au moins l’homologation de cette rupture, qui doit vérifier la liberté de consentement du salarié, revienne au juge prud’homal. Jeudi soir, Stéphane Lardy répétait encore que « pour FO, c’est un point obligé pour signer ». Le patronat n’a pas suivi et a maintenu sa proposition que ce soit la direction du travail qui constate l’accord de séparation entre les deux parties. Vendredi soir, Stéphane Lardy a néanmoins souligné « un certain nombre d’avancées », appelant à privilégier « une vision globale et non article par article ». Un feu vert de FO pourrait entraîner une signature à quatre.

Notamment celle de la CFE-CGC, puisque son négociateur, Alain Lecanu, n’a cessé de répéter en fin de partie privilégier le scénario « d’une signature à quatre ou à zéro ». Le comité directeur de la centrale se prononcera demain.

Vient ensuite la CFDT, qui réunit son bureau national jeudi soir, après les autres. Marcel Grignard, son négociateur, n’a jamais caché sa préférence pour un « engagement au plus grand nombre possible ». Ce syndicat, qui se donnait « un devoir de réussite », considère le résultat de la négociation en demi-teinte. « L’accord marque des avancées considérables, mais au regard des ambitions du marché du travail, le compte n’y est pas », commentait Marcel Grignard vendredi soir. La prudence est de mise, même si la CFDT note des avancées comme l’abrogation implicite du Contrat nouvelle embauche (CNE), le doublement de l’indemnité légale de licenciement ou la création d’une prime spécifique pour les jeunes demandeurs d’emploi.

Alors que Laurence Parisot, présidente du MEDEF, parle d’une « réforme historique », les syndicats se contentent de considérer le projet d’accord comme une « étape », notamment en terme de transférabilité des droits. Les salariés pourraient en effet préserver les droits acquis au titre de droit individuel à la formation en période de chômage (au maximum, 120 heures acquises en six ans), de même que leur mutuelle (la partie salariée restant à leur charge). Cela leur suffira-t-il pour signer ?

Paule Masson, le 14 janvier 2008

A cette heure, la CFTC et FO ont signé avec le patronat, nul doute que la CFE-CGC fasse de même...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2008 à 10:41
Contrat de travail suite :
 

Contrat de mission et rupture à l’amiable

Le contrat de mission

Il est institué, « à titre expérimental », pour « les ingénieurs et cadres », un « contrat à durée déterminée à terme incertain et d’une durée minimum de douze mois, conclu pour la réalisation d’un objet défini ». Le contrat ne peut excéder trente-six mois. Il comprend une « durée approximative » dont « la réalisation constitue le terme du contrat ». Le salarié remercié touche l’indemnité de précarité, soit « 10 % de la rémunération totale brute ».

La « rupture conventionnelle »

Il est instauré un mode de rupture convenue « en commun », « exclusif de la démission et du licenciement ». La liberté de consentement est « garantie » par la possibilité pour le salarié de se faire accompagner de la personne de son choix, la création d’un « droit de rétractation » de 15 jours suivant la signature de la convention de rupture, l’homologation de l’accord définitif par le directeur départemental du travail...

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 11:34

Xavier Bertrand a déclaré hier matin sur France 2 que, en cas d’accord des syndicats sur la réforme du marché du travail, le contrat nouvelle embauche, créé en août 2005 par Dominique de Villepin, serait « totalement derrière nous ». Le ministre du Travail a beau jeu de déclarer mort un contrat moribond, l’Organisation internationale du travail ayant déjà retoqué ledit contrat en raison de sa période d’essai trop longue (2 ans pendant lesquels l’employeur peut licencier sans justification). Le projet d’accord invite effectivement à franchir un pas supplémentaire. L’article 10 affirme « l’obligation de motiver les licenciements » et demande aux pouvoirs publics « de prendre les dispositions pour que ce principe s’applique à tous les contrats de travail ». L’article 4 fait naître une période d’essai interprofessionnelle, qui ne peut excéder 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les techniciens et 4 mois pour les cadres, renouvelable une seule fois.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 15:23
 
La Caisse des dépôts ne sera pas le chevalier blanc "des entreprises mal gérées"
 
 

 
En effet, ce serait trop voyant, mieux vaut distribuer des subventions régionales et leur proposer des crédits d'impots et des remises fiscales.
 
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