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Economie : Ne demandons rien, prenons tout

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jan 2008 à 10:34

36 % de marge pour Leclerc

L’épicier communicateur dénonce la gourmandise de ses fournisseurs pour mieux masquer la sienne.

Le coup avait été préparé d’avance. Au lendemain de la publication par l’INSEE d’une inflation de 2,6 % en France pour 2007 - avec une hausse moyenne de 3,1 % des prix alimentaires -, Michel-Édouard Leclerc a sorti une publicité dans plusieurs quotidiens. Il annonce que six produits, dont trois denrées alimentaires, seront retirés de la vente dans les magasins qui portent son nom. Il met en cause les hausses abusives demandées dans leur catalogue 2008 par les marques industrielles. Celles épinglées dans la pub de Leclerc oscillent entre 18,29 % et 20,63 %.

Hier matin, l’Institut de liaison et d’études des industries de consommation (ILEC) tenait aussi une conférence de presse. Les chiffres fournis à cette occasion indiquent que les distributeurs comme Leclerc, Carrefour et les autres réalisaient une marge totale rapportée au prix de vente de 26 % sur les produits de marque en 1998. Cette marge n’a cessé de croître depuis cette date pour atteindre 36 % en 2007 ; après 35 % en 2006, 34 % en 2004 et 2005.

Il n’y a donc pas une seule catégorie de coupables concernant les hausses de prix de ces dernières années. Selon l’ILEC, les produits vendus aux distributeurs par les industriels ont augmenté de 5 % en euros courants entre 1998 et 2007 inclus, soit une baisse de 10 % en euros constants. Autre constat de l’ILEC, les produits estampillés à la marque des enseignes de la distribution augmentent désormais plus vite dans les magasins que ceux qui portent le logo des industriels : + 3,9 % depuis 2006 contre + 2 %. Même si les marques des distributeurs restent moins chères que celles des industriels, il apparaît que les sous-traitants des distributeurs ne peuvent comprimer indéfiniment leurs coûts de production.

Gérard Le Puill

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Feb 2008 à 11:22

Des « sub-primes » au scandale de la Société générale :

la crise explosive du capitalisme contemporain.

Libéraux ou « keynésiens », les économistes bourgeois prétendent que la crise des sub-primes et le scandale de la Société générale sont le résultat, soit d’ « excès » spéculatifs, soit d’ « incidents atypiques ». En attendant, l’affaire des sub-primes risque de devenir le détonateur d’une récession mondiale ; quant à la Générale, elle risque d’être rachetée à bas prix par une OPA hostile ou/et d’être recapitalisée à grands frais par le contribuable français, comme l’a déjà été le Crédit lyonnais, qui avait coûté plus de 1000 F à chaque Français.

A l’encontre de ceux qui s’efforcent de masquer le caractère profondément contradictoire du capitalisme, il faut au contraire rappeler ce qui s’est vraiment passé. Les sub-primes n’ont été qu’une des multiples procédés utilisés par le capitalisme bancaire américain pour relancer artificiellement le marché intérieur (en l’occurrence, celui du logement) en poussant les « classes moyennes » à s’endetter pour compenser la baisse réelle des salaires aux Etats-Unis. On sait en effet que la « croissance » des USA depuis l’ère Reagan (années 80 et suivantes) a massivement profité aux grands privilégiés du système (8% des Américains possèdent la moitié de la richesse du pays) alors que les salaires réels sont inférieurs ou égaux en 2008 à ceux de la fin des années 80.

Dans le monde entier, la surexploitation des salariés a pris un tour effrayant : et ce n’est pas seulement là un résultat de l’avidité des capitalistes, ni même un effet de la contre-révolution qui a détruit le camp socialiste en donnant un avantage mondial au Capital dans sa lutte de classe incessante contre le Travail. La surexploitation est avant tout le résultat de la baisse tendancielle du taux de profit, cette loi du capitalisme décrite par Marx dans Le capital, qui a pour cause l’augmentation incessante du travail mort dans la production des richesses au détriment du travail vivant (pour des raisons qu’il est impossible de détailler ici, le capitaliste est contraint de réduire sans cesse la part de la main d’œuvre dans la production de richesse, alors que la plus-value constitutive du profit capitaliste provient exclusivement du travail humain, ce qui fait qu’elle tend à baisser par rapport à l’ensemble de l’investissement). Dans ces conditions, pour maintenir son taux de profit, le capital surexploite toujours davantage le travailleur en rognant sur le salaire, en augmentant le temps de travail, en diminuant le salaire indirect (retraites, sécu, indemnités chômage, services publics gratuits..). Mais les travailleurs qui gagnent moins en travaillant plus sont forcés de réduire leur consommation : privés de marché intérieur par l’austérité qu’ils imposent aux salariés, tous les Etats capitalistes s’efforcent alors d’exporter sur le marché mondial ; mais celui-ci est vite encombré et la surproduction (à base de sous-consommation) menace. Pour maintenir la consommation à tout prix, il ne reste plus qu’à pousser les salariés à s’endetter. Pour maintenir le taux de profit, il faut spéculer, court-circuiter la production, « trader » à l’échelle planétaire en prenant des risques insensés. Mais tôt ou tard toutes ces manœuvres « magiques » sont rappelées à la réalité : celle des richesses effectivement produites, celle de la demande effectivement solvable…

On voit ce que donne l’explosion partielle d’une bulle spéculative (immobilière par ex.) ; que se passera-t-il si un jour l’ensemble des créanciers exigent ensemble le remboursement de l’énorme dette insolvable des USA, dont la monnaie de singe n’est maintenue comme étalon mondial que par les guerres à répétition déclenchées par Washington (on ne réclame pas le paiement de ses dettes au gendarme planétaire…). Que se passera-t-il si la production chinoise, qui s’exporte massivement (l’industrie de montage chinoise n’écoule que 30% sur son marché intérieur), ne trouve plus preneur en raison des mesures protectionnistes prises par un nombre grandissant de pays, plus libéraux en paroles mais protectionnistes en fait (voir les 100 milliards de dollars d’argent public investis par le l’ultra-libéral G.W. Bush dans l’économie privée pour tenter de conjurer la récession !).

En réalité nous sommes à la veille d’énormes crises de surproduction. Sarkozy a beau annoncer qu’il ira « chercher la croissance française avec les dents », on voit mal comment il pourrait extraire la France, dont le surendettement provient à la base de la casse décennale de l’industrie, de l’énorme crise planétaire en gestation. D’autant qu’en se privant de sa monnaie nationale, en remettant cette gestion à la Banque de Francfort (unique-ment préoccupée par l’économie allemande, dont le souci premier est l’inflation), en détruisant le secteur public indus-triel et bancaire, en affaiblissant sciemment le pouvoir d’achat populaire (franchises médicales, blocage du salaire réel des fonctionnaires, destruction des services publics, etc.), le pouvoir maastrichtien s’est volontairement privé de tout moyen réel de développer la production.

Raison de plus pour dénoncer le capitalisme et rappeler aux travailleurs qu’ils ne pourront sécuriser leur emploi et assurer un développement harmonieux à la société qu’en abolissant la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange qui est la source de la crise interminable qui mine la société dans le sillage d’un système socio-économique pourrissant et dépassé.

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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Mar 2008 à 14:47
Commission Luttes du Pôle de Renaissance Communiste en France
     
     
     Après le succès de la grève dans l'Education  Nationale
     
     
     La journée d’action des enseignants des lycées et collèges, à l’appel
des syndicats concernés de la FSU, de la CGT, de Sud et de FO, a été un
franc succès : plus de 55 % de grévistes dans le pays avec des
établissements en grève à plus de 90 % dont certains étaient déjà en lutte
avant même le 18 mars. Partout, les grévistes ont dénoncé les suppressions
de postes annoncées (11 000 cette année, 80 000 d’ici 2012 !), la baisse des
salaires réels et plus largement la casse de l’école de la République. A ce
titre, les conclusions de la commission Pochard, visant à formater
l’Education nationale sur le modèle managérial anglo-saxon et à réduire à la
portion congrue l’accès à l’éducation des classes populaires, suscitent à
juste titre une vive opposition parmi les enseignants.

     Le succès du 18 mars confirme la réalité d’une mobilisation populaire
qui, depuis des semaines, s’exprime notamment à travers de nombreuses grèves
dans le privé pour l’augmentation des salaires ou contre la casse de
l’emploi (Carrefour, Arcelor, Michelin, L'Oréal, Valéo, Snecma, Seafrance,
Rhodia, Miko, Smoby, Ford, Kleber…), qui s’exprime aussi à travers les
résultats électoraux ou les enquêtes d’opinion qui montrent non seulement
l’impopularité du gouvernement et de sa politique mais en outre le soutien
croissant de la population aux mouvements sociaux (67% à présent - source
BVA).

     Or, le gouvernement, arc-bouté sur ses parrains des monopoles
capitalistes avides de profits maximums et de l’Europe par nature
anti-sociale, est bien décidé à « maintenir le cap des réformes » et
s’apprête à démonter les acquis sociaux et démocratiques issus de 1936, 1945
et 1968. La fonction publique est directement dans la ligne de mire. Le
projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la
fonction publique » ouvre ainsi la porte au licenciement des fonctionnaires,
au recours à l’intérim, et à la liquidation définitive du statut de la
fonction publique et du service public, préparée par une commission au sein
de laquelle la présence de Franco Bassani, ministre de la Fonction publique
du gouvernement Berlusconi, n’est pas fortuite. Mais sont aussi menacés à
très brève échéance les retraites par répartition, la sécurité sociale, le
droit du travail et les conventions collectives… le tout alors que se
multiplient les attaques contre l’emploi, les salaires, la laïcité, le droit
de grève, les travailleurs dits « sans papiers » ou la souveraineté
populaire, piétinée entre autres par l’adoption parlementaire de la
constitution européenne avec l’appui du parti socialiste.
     
     Le problème stratégique qui se pose donc au monde du travail et à ses
organisations est, aujourd’hui plus que jamais, de parvenir à renforcer les
mobilisations par des perspectives victorieuses, alors que depuis des années
le pouvoir parvient à vaincre les secteurs en lutte les uns après les
autres, avec la complicité de directions syndicales promptes à vendre les
intérêts des travailleurs, à l’instar de la jaunissante CFDT. Face à un
pouvoir qui veut appliquer coûte que coûte sa monstrueuse « feuille de
route » antisociale, on ne battra pas Sarko-Fillon-Parisot en ripostant
seulement au coup par coup et branche par branche, sans travailler
activement à la convergence des luttes. Il ne peut pas être question non
plus « d’attendre 2012 », comme l’affirment en choeur les dirigeants du PS,
car à cette date, et à défaut de riposte globale, il ne restera rien de
l’héritage social et républicain, ni de la capacité de décision du peuple
français.

     C’est pourquoi, dans le but d’aider tous ceux qui refusent les
régressions à entrer en résistance de manière concertée et convergente, le
PRCF propose aux organisations ayant déjà agi à ses côtés dans le passé sur
tel ou tel point de s’adresser ensemble à l’ensemble des forces
républicaines et progressistes ayant voté Non en 2005 mais aussi aux
syndicats de lutte afin de construire une manifestation nationale unitaire
susceptible de remettre les forces populaires et démocratiques en position
offensive contre l’ensemble de la politique euro-libérale de Sarkozy-Fillon
et de leurs commanditaires : MEDEF, commission européenne, FMI, OMC…
     
     En cet anniversaire de mai 1968, il n’est guère d’autre voie pour le
mouvement populaire que de le commémorer de la meilleure manière qui soit,
c’est-à-dire en construisant l’action unie des travailleurs contre la
régression sociale généralisée.
     
     
Le 19 mars 2008
Tiocfaidh Ar La - Notre Jour Viendra

       www.jrcf.org
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 09:32

Que faire face à la crise qui s’approfondit ?

Krach . Tandis que se confirment les menaces sur la croissance avec l’entrée en récession des États-Unis, la question de l’alternative aux diktats des marchés financiers se pose.

L’extrême gravité de la crise qui secoue la planète financière depuis l’été dernier constitue désormais un fait établi. Tout comme la diffusion de ce krach vers l’économie réelle. Une très large majorité d’économistes états-uniens se disent maintenant convaincus que le pays est d’ores et déjà entré en récession. Certains d’entre eux évoquent, à l’instar de l’ex-président de la Réserve fédérale (FED), Alan Greenspan, l’émergence de la crise la plus « douloureuse » de l’après-guerre. Et de craindre des enchaînements très pernicieux où la diminution drastique de la consommation de ménages en difficulté alimenterait à son tour la contraction de l’activité.

En fait les premiers signes de tels scenarii ont déjà fait leur apparition. Ainsi les ventes d’automobiles ont-elles reculé de plus de 5 % aux États-Unis l’an dernier. Les citoyens, bien souvent surendettés, ont décidé de réduire leurs nouvelles dépenses. Et cela sans même qu’ils fassent partie de ces quelque deux millions de familles ayant perdu leur logement à la faveur de la fameuse crise des subprimes qui fut l’élément déclencheur de la crise (voir notre infographie).

des effets ravageurs sur l’emploi

Ce sont les logiques de libéralisation et de déréglementation impulsées ces deux dernières décennies, avec le soutien actif des dirigeants politiques des deux bords de l’Atlantique, qui ont provoqué cette enflure financière dont l’éclatement pourrait avoir des effets si ravageurs pour l’activité et l’emploi.

Des appels de plus en plus insistants se font entendre pour une prise en charge publique de la catastrophe. L’argument est simple : il n’existerait plus que ce moyen pour éviter que la défiance, entre elles, des banques - potentiellement détentrices d’éventuels gros paquets de créances douteuses - ne s’accentue. Ce qui renforcerait le phénomène d’assèchement du crédit.

Faisant suite à d’autres personnalités et spécialistes du monde de la finance, le ministre japonais des Services financiers, Yoshimi Watanabe, supplie ainsi les États-Unis, dans une interview parue hier dans le Financial times, d’« utiliser l’argent public » pour venir en aide à leurs banques en détresse. En d’autres termes, il s’agirait de faire payer l’addition d’années de gabegies spéculatives aux contribuables.

La difficulté des banques centrales à remettre à flot le système en dépit des injections de plusieurs centaines de milliards de liquidités ou de la baisse très spectaculaire des taux d’intérêt de la FED, ramenés mardi dernier à seulement 2,25 %, alimente ces demandes pressantes d’intervention de la puissance publique, issue bien souvent désormais - suprême ironie de l’affaire - des plus farouches partisans du « marché libre et non faussé ». À l’instar des autorités britanniques qui viennent de nationaliser pour quelques mois la banque Northern Rock, promise à la faillite, moyennant bien entendu des coupes sombres dans les effectifs.

trouver un autre financement de l’économie

Mais cette démarche, qui consiste à tenter de sauver le système en volant au secours des spéculateurs, ne manquerait pas d’avoir à son tour des effets très contre-productifs. Elle pourrait, au mieux comme en 2001 aux lendemains du krach Internet, réalimenter la pompe à gonfler une nouvelle bulle spéculative. Et, compte tenu de la gravité de la situation actuelle, elle pourrait plus sûrement encore alimenter les enchaînements qui nourrissent la récession : les pressions financières sur les citoyens provoquant de nouveaux « rabougrissements » du pouvoir d’achat, déjà si fortement mis à mal en France et en Europe.

Pour sortir de ces impasses, l’heure devrait donc être à des alternatives fortes, envisageant d’urgence un tout autre financement de l’économie. Formidable anachronisme : les investissements ou le financement de l’activité des entreprises restent d’un domaine strictement réservé aux grands dirigeants de firmes ou à des rentiers. N’est-ce pas là que se situe, en réalité, l’une des causes principales de la crise ? Les salariés sont privés du moindre droit d’examiner les grands choix de gestion financière qui vont pourtant peser tant sur l’avenir de leur propre entreprise. Tous ceux qui souhaitent une vraie modernisation de la vie économique ne peuvent qu’aspirer à sortir de cette sorte de Moyen Âge.

Bruno Odent http://www.humanite.fr/2008-03-25_Politique_Que-faire-face-a-la-crise-qui-s-approfondit

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Aug 2008 à 00:15

Alain Girard: les caisses de l’Etat sont-elles vides ?

 
Je viens de lire sur LGS, un article sur la formation professionnelle dans les petites entreprises.
L’auteur démontre que la formation est au rabais, chose convenue seulement le hic, car si je post c’est que je pense qu’il ya un hic se retrouve derrière la fameuse phrase de Fillon, les caisses de l’état sont vides.
Partant de ce constat chacun comprendra que toute politique d’austérité pour la population, toute mesure de résorbtion des dits déficits soient justifiée.
De fait on retrouve derrière cette idée une notion déjà bien ancienne assénée par le Plan Barre , entre autres,plan qui ne fut condamné à l’époque que par le PCF , le parti socialiste attendant de juger sur pièces, en clair il approuvait.
 
La suite :
 

 

Patria socialismo o muerte

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Aug 2008 à 13:39
 
Afficionados de Daniele Bleitrach ?
Je lui ai demandé à maintes reprises de venir chez nous intervenir, mais il semblerait que nous ne sommes pas assez bien pour elle, je vais insister. Elle peut-être soporifique, mais ses analyses ne sont pas négligeable, bien au contraire.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2008 à 14:58

Croissance: les indicateurs économiques virent au rouge :stagflation en vue*

Croissance en baisse de 0,3%, inflation élevée, déficits commerciaux record, consommation en berne… Tous les indicateurs de l’économie française ont viré au rouge au deuxième trimestre 2008, même si le gouvernement s’efforçait jeudi de minimiser la situation, en balayant le spectre de la récession.

François Fillon a annoncé dans un communiqué qu’il réunirait lundi après-midi les ministres en charge de l’économie pour “analyser les causes de cette dégradation de la conjoncture internationale et identifier les réponses qui devront y être apportées“. AFP

Le pire est sans doute de savoir qu’il s’agit d’une crise mondiale qui débouche dans certains pays sur le fait de manger de la terre. On peut même estimer qu’il va y avoir à terme de centaines de milliers de morts de faim. En France, la crise est celle de la production, de l’exportation, de la consommation. Et l’on feint de découvrir qu’un système qui fait constamment pression sur les salaires, joue sur l’endettement des ménages pour suppléer à cette pression, conduit dans le mur. la France a de surcroit joué volontairement le déficit budgétaire au profit des riches en imaginant que cela produirait de l’investissement… Et elle va utiliser la crise que le gouvernement a produit, à la suite des autres gouvernements de droite comme de gauche, pour aller plus avant toujours tondre les mêmes. Cette politique là est un suicide au nom du profit et du marché mais il n’y a personne pour s’y opposer.

C’est la crise économique

 
* la stagflation dont j’ai déjà parlé à propos de l’économie nord-américaine est la conjugaison de la baisse de la croissance avec la hausse des prix, le pire scénario immaginable (voir le capitalisme est un junkie : http://socio13.wordpress.com/2008/08/10/le-capitalisme-est-un-junkie-par-danielle-bleitrach/)


Edité par T 34 - 15 Aug 2008 à 15:02
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Aug 2008 à 09:48

Recul de la croissance : F. Fillon en pompier pyromane

Réunion de crise à Matignon lundi face aux craintes de récession, après l’annonce des mauvais résultats économiques : le Premier ministre François Fillon a affirmé que la France n’avait "pas besoin d’un plan de relance", mais de "réformes de structures".

Le Premier ministre a réuni lundi 18 août les ministres concernés. Mais quelles sont les marges de manœuvres d’un gouvernement qui a déjà opéré des choix budgétaires favorables aux plus aisés tels le paquet fiscal ? point que la crainte d’un nouveau plan de rigueur vient à l’esprit de l’opposition de gauche (voir ici les réactions) qui pointe les responsabilités du gouvernement Sarkozy-Fillon dans cette crise.

A l’issue de la rencontre inter-ministérielle, François Fillon a d’ailleurs affirmé que la France n’avait "pas besoin d’un plan de relance".

"Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel", a-t-il déclaré, plaidant pour des "réformes de structure".

Selon le Premier ministre, il "n’est pas raisonnable de parler de récession" et l’année 2008 sera celle d’une "croissance positive" en France. Ces annonces faisaient suite aux mauvais résultats économiques publiés jeudi par l’INSEE.

Recul de la croissance

Le produit intérieur brut de la France s’est contracté de 0,3% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents après une croissance de +0,4% (révisée de +0,5%) au premier trimestre, selon les résultats provisoires des comptes nationaux publiés jeudi par l’Insee.

L’Allemagne a annoncé de son côté une contraction de 0,5% de son PIB au deuxième trimestre, l’Italie de 0,3%. C’est la zone euro qui subit ce recul économique.

L’économie de la zone euro s’est contractée de 0,2% au deuxième trimestre comparé au premier, soit le premier recul du Produit intérieur brut (PIB) depuis la création de la zone, selon des données publiées jeudi par l’office européen des statistiques Eurostat.

C’est la plus mauvaise performance réalisée par l’économie de la zone euro depuis sa création. Jusqu’ici, la pire situation remontait au deuxième trimestre 2003, avec une croissance nulle.

Le mauvais chiffre du deuxième trimestre pourrait alimenter les craintes d’une récession dans la zone euro, un risque évoqué depuis plusieurs semaines par certains économistes.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2008 à 18:56

Cervelles pleines / cervelles creuses...

Dans la série «la main invisible du marché libre règle tous les problèmes», nous avions déjà pourfendu l'âne qui voulait moduler le prix des vélib (souvenez-vous). Il semblerait qu'il se soit recyclé chez les l'Union Française de l'Électricité, qui représente les producteurs et distributeurs d'électricité de France, dont EDF. En effet, cette UFE a eu la brillante idée que voici :
Le collectif [...] souhaite que la tarification de l'électricité soit soumise à des pénalités ou des bonus en fonction de l'heure de consommation, pleine ou creuse.

Concrètement, ce système inciterait les foyers à moins utiliser l'électricité en heure pleine et davantage en heure creuse, explique le communiqué de l'UFE.

La réaction d'une proche du politburo (déjà excédée par le changement des périodes bleues/blanches à la SNCF) fut lapidaire :
«Ah ouais c'est trop bien : désormais on va allumer à midi et lire dans le noir dans son lit, se faire chauffer l'eau du thé à 2h du matin parce que tout le monde fait ça entre 7h et 8h ... Franchement, je comprends pas qu'ils n'aient pas encore mis au point ce système, c'est tellement génial !»

On ne saurait dire mieux.
On ajouterait juste une invitation au goulag pour l'UFE.



PS: Sur le thème de la libéralisation des services, on recommande aussi ce récit, qui illustre si bien les mérites de la concurrence libre et non faussée pour l'usager le consommateur.
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2008 à 09:44
Vous cherchez un emploi? Faites vous incarcérer!!
PUB à visiter ABSOLUMENT!
http://nord.travail-penitentiaire.fr/index.htm
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Oct 2008 à 11:40
Manif de l'USTM-CGT du nord au salon de l'automobile

Lettre n° 30

Le MOLP peut s’exprimer librement et sans complexe puisque 4 de nos camarades étaient présents dans la manifestation du 10 octobre au salon de l’automobile, à l’appel de la CGT métallurgie et de certains syndicats CGT et Sud d’entreprises de la chimie.

La démonstration de force des métallos CGT et des sous-traitants, lors du salon de l’automobile le vendredi 10 octobre prouve que la classe ouvrière a une capacité de luttes que beaucoup croyaient perdus. 4000 prolétaires motivés, ont été prêts au combat et déterminés à investir coûte que coûte la vitrine du capitalisme automobile.

Un salon parisien, vitrine feutré de technologie et de luxe indécent, où se côtoient Ferrari et Dacia, dans un moment ou la classe ouvrière subit de plein fouet des attaques violentes sur ses conditions de vie dans et hors des lieux de travail, sur ses droits et ses acquis historiques.

On ne peut que constater que la lutte de classes, considérée par certains comme obsolète dans une économie re-mondialisée, est bien encore présente. Tout démontre ici que la capacité de luttes d’une classe nationale mais multiculturelle, opprimée et bafouée, est vraiment forte pour qui sait la conduire. Quand le syndicalisme revient à ses origines de classe et de masse, qu’il décide d’organiser et de mettre en ordre de bataille les masses et la classe sur ses propres revendications, afin de faire face à une classe dévergondée et indécente, cela provoque un affrontement qui a pris ici toute sa dimension dans une période de crise systémique du système capitaliste.

Cette démonstration de force des métallos, précédée de celles des chimistes de Goodyear il y a 15 jours, de celle des hospitaliers il y a 8 jours, de celle des agroalimentaires du début de semaine… démontre toutes les contradictions entre capital et travail, et qu’après une période de peur et de sentiment d’impuissance, c’est une forme de retour à l’effervescence des luttes dures dans un cycle de fièvre des marchés financiers corrompus, violents, machiavéliques et pourrissants qui ont grippé les rouages du capitalisme industriel, donc des revenus de la grande bourgeoisie.

Cette dernière est aujourd’hui prise au piège entre une mâchoire composée par la débâcle financière, la main mise des fonds de pensions et des fonds souverains des pays émergents, l’interventionnisme étatique, et la mâchoire de plus en plus aiguisée des masses en luttes.

L’expérience bicentenaire de la grande bourgeoisie qui possède les moyens de productions et d’échanges mondiaux risque d’exploser et de ratatiner les néo troublions opportunistes des sphères financières et politiques nationales et mondialisées qui ont menacés leurs affaires

La chute risque d’être brutale pour les traders fous et certains banquiers véreux, mais avec des répercutions mécaniques sur les classes ouvrières puisque la bourgeoisie voudra récupérer ses pertes, et seule cette classe peut lui permettre de refaire la part du gâteau perdu par les apprentis sorciers de la cuisine capitaliste.

Ces dernières démonstrations de luttes prolétariennes sont en total décalage positif sur le curseur de la règle qui gradue réformisme d’un côté et lutte de classe de l’autre, quand on mesure l’appel du 7 octobre à la grève mondiale. Un appel fiasco, un fiasco mondial et national qui n’a réuni que quelques milliers de manifestants en France, pour la plus-part élus et mandatés (certains ont été menacés de se voir supprimer des mandats syndicaux, s’ils ne participaient pas).

Un camouflée pour la CSI et la CES, et au niveau national pour les confédérations et les fédérations. C’est encore la démonstration par la preuve, que des appels de genre, en opposition voire en négation des réalités de la luttes de classes pays par pays, est une gabegie, une escroquerie morale qui est destinée à empêcher la monter des luttes.

Négliger la défense des droits et acquis nationaux du prolétariat et des classes dites moyennes, sans exprimer les revendications de la base en luttes, pour faire croire que les peuples ne veulent plus lutter pour l’abolition du capitalisme, telle a été la stratégie de ces structures créées de toute pièce par le capital Leurs rôles est de faire pour nuire à la remontée d’un syndicalisme de classe et de masse, et de nuire à un syndicalisme de progrès social et socialiste.

Le 7 octobre est une manche perdue pour la CSI, organe du capitalisme mondial, et la CES et ses inféodés, organes de l’impérialisme européen. Les masses de travailleurs ne sont plus dupes des manipulations des aristocraties syndicales qui les ont aveuglées et bernées.

Ces masses prolétariennes et ouvrières ont bien compris que les appareils réformistes sont contre eux, qu’ils ne savent ni ne veulent créer l’unité nécessaire pour défendre et reconquérir les droits nationaux gagnés par les travailleurs eux-mêmes.

A force de le répéter, de ne pas céder, de prendre le risque de l’exclusion, les bases de classe ont dévoilé le vrai visage des commandements syndicaux. Des hiérarchies bien souvent composées d’opportunistes bien aux ordres pour nier les réalités de classe et les légitimes revendications transversales des travailleurs, c'est-à-dire les légitimes revendications d’une classe qui s’oppose à sa classe antagonique.

Ainsi, le 10 octobre, le masque est tombé, et les travailleurs ont vu. En effet, la volonté d’une masse en lutte organisée par des vrais généraux, a débordé une hiérarchie timide devant les grilles fermées de l’antre du capital automobile.

Cette entrée triomphante de 3000 prolétaires dans les allées, portant haut les drapeaux rouges, vociférant leurs revendications devant des badauds médusés, la descente des marches et le franchissement du tunnel d’une vague qui entre dans le bâtiment tel un tsunami social avait un parfum de revanche de classe, ce fût un réel moment d’émotion, de joie et de sentiment de force…les prolos étaient dedans, les bourgeois ou leurs caniches, hébétés, tremblaient pour leurs expos… !


La vague rouge, puissante et déterminée, guidée par les généraux de la lutte de classe syndicale du Nord-Pas de Calais, marchait vers les stands de Renault, Peugeot, Citroën, Goodyear, Continental, Valeo, Bosch….    pour clamer et montrer la colère face à ceux qui crée la misère.

Une journée noire pour les exposants, une journée lumineuse d’espoir pour 4000 salariés d’une classe en lutte.

Une journée qui en amène d’autres, car si le patronat, les hiérarchies fédérales syndicales, et les politiques… n’ont pas compris le sens de cette manifestation sommes toute pacifique, ou qu’ils minimisent son importance et sa détermination, ou s’ils voudraient avec un revers de la main, mépriser les revendications… les prochaines semaines risquent d’être réellement puissantes et inconfortables pour certains, et les nuits seront longues pour les forces de l’ordre.

Un regret, le manque évident de la présence d’intellectuels patentés de la lutte de classes (?)


Le MOLP                                                                                                                     Fait à Paris le 11 octobre 2008



Edité par guillaume - 12 Oct 2008 à 11:42
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2008 à 13:43
Une grande manifestation, condensé des luttes des derniers mois, a rassemblé vendredi des salariés de toute la filière au Mondial de l’auto.

« Renault, PSA, Ford, Valeo, Bosch, Faurecia, Delphi, Lear, Autoliv, Magnetti Marrelli, Goodyear, Michelin… » Micro à la main et l’oeil sur sa feuille, Michel Ducret, coordinateur automobile CGT, énumère les délégations. Vendredi au Mondial de l’automobile, toutes les grosses boîtes de la filière étaient représentées, et même « de multiples PME ». Ils étaient 4 000 à 5 000 selon le syndicat. Parti du quai d’Issy-les-Moulineaux, le cortège des employés de la filière automobile s’étirait à midi sur quelques centaines de mètres, bloquant voitures et tramways, en direction du salon. « Nous y allons pour montrer que l’image de modernité qu’ils veulent donner n’est qu’une vitrine, sans aucun rapport avec la réalité du travail des salariés », soulignait Fabien Gache, délégué central CGT chez Renault, au lendemain des annonces de soutien à la filière par Nicolas Sarkozy.

Faire du raffut au grand raout de l’auto, l’initiative était prévu d’aussi longue date que les plans sociaux qui frappent le secteur actuellement. 4 900 chez Renault en France, 1090 chez PSA, 2700 menacés chez Ford Blanquefort, et d’autres encore. Des constructeurs aux équipementiers, la manifestation était donc un condensé des plus gros conflits sociaux des derniers mois. Deux délégations, parmi les plus touchées, ouvrent la voie : les Goodyears Amiens et les Renault Sandouville. « Moi, je m’en fous des belles bagnoles, lance Philippe, électricien chez Goodyears. Sarkozy lâche 400 millions pour soutenir les voitures vertes, alors qu’il nous disait que les caisses étaient vides. Et nous, ils nous suppriment une équipe et nous font passer en 4 × 8. C’est ça qu’on vient dénoncer ! » De son côté, Nicolas, employé de Renault Sandouville, s’énerve contre les mesures d’accompagnement proposées dans le cadre des mille suppressions d’emplois sur son site : « C’est du foutage de gueule. Et en plus, ils nous ont annoncé qu’ils allaient faire 2 000 embauches pour 2012. Pourquoi ils suppriment des postes maintenant alors ? » Et le reste est à l’avenant. Chez l’équipementier Faurecia de Sandouville, on parle d’« un GPEC en train de se transformer en PSE, avec un plan de 120 suppressions de postes sur 285 ». À la Barre-Thomas Rennes, sous-traitant de PSA, on évoque un troisième plan social, qui ferait plonger les effectifs de 1 250 à 600.

En début d’après-midi, la marée de manifestants s’engouffre dans le bâtiment, faisant voler drapeaux et confettis, distribuant tracts et explications aux visiteurs. Comme à Frédéric, dix-neuf ans, élève à l’école de design Saint-Geneviève où il apprend à dessiner des conceptscars. En discutant avec un intérimaire de PSA, il a appris hier le concept d’emplois induits : « Il m’a expliqué comment les sous-traitants sont impactés par la crise. » Un de ces amis le coupe. Il espère, comme Frédéric, bosser un jour pour un grand constructeur et se demande, bien sûr, « si on risque pas d’avoir nous aussi du mal à trouver du travail avec cette histoire de crise ».

Dans le bâtiment, la foule passe devant le stand BMW, tourne devant celui de Chrysler, avant de filer en sifflant vers les espaces Renault et PSA. L’Ondelyos, un prototype noir profilé comme un vaisseau spatial, est vite recouvert d’autocollants rouges. Un peu plus loin, un ouvrier âgé observe, pensif et peut-être triste, le Zero Emission Vehicle. Une voiture électrique, avec son « vitrage vert acide pour une isolation thermique optimum », son « ouverture des portes par reconnaissance digitale » et ses micro-caméras en guise de rétroviseurs. L’homme, qui du bout des doigts fait défiler les caractéristiques de l’engin sur l’écran tactile de présentation, étouffe un juron. Pendant ce temps, de la tête du cortège qui s’éloigne, monte un nouveau slogan : « Sans nous, pas d’bagnole ! »

Mehdi Fikri http://www.humanite.fr/2008-10-11_Politique_Les-travailleurs-de-l-automobile-font-du-raffut-au-Salon

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 20:20

Le jour du saigneur

Comme notre président nous a refait le sketch éculé de la «vendeuse du bon côté des Champs-Elysées » dans son soporifique discours des Ardennes (pour la relance de l’emploi) supposé étayer le bien fondé de sa volonté de faire travailler les plus pauvres le Dimanche, faisons le point sur le sujet :

Le travail le dimanche a beaucoup d’avantages (pour le gouvernement) :

- A la différence des Etats-Unis (où les magasins sont ouverts le dimanche depuis des dizaines d’années), La France épargne, beaucoup, trop au gout du marché. Cette épargne est intolérable pour notre gouvernement : Il lui faut mettre la main dessus. Le travail le dimanche est là pour ça. Dans une société où le pouvoir d’achat rapetisse à vue d'œil, avec son offre exceptionnelle d'une journée supplémentaire pour dépenser c'est, pour les plus fauchés, l’aubaine d’un endettement supplémentaire qui, à une carte près, les conduira directement au surendettement.

- Le travail le dimanche occupera les travailleurs les plus précaires. Cette solution à l’avantage de plaire à ceux qui ne travaillent pas (ou plus) et qui se déclarent favorables à ce que les autres, ceux qui travaillent, travaillent vraiment tout le temps. Je ne donne pas de nom, je ne cite pas d’âge : on va encore me tomber dessus.

- Le travail le dimanche comblera, comme à son habitude, l’ennui existentiel de l’occident, fatigué par la réduction de ses désirs à l’acte d’achat mais qui combat cette déprime, avec le seul pouvoir à sa disposition : En achetant encore plus. Du point de vue d’une élite qui n’a pas plus d’imagination que ceux qu’elle contraint : Pourquoi ne pas appliquer une recette qui gagne tous les autres jours de la semaine ?

- Face à la menace permanente de la crise (bien plus terrible qu’un Ben Laden ou un Dieudonné), sous le joug du terrorisme de la croissance coûte que coûte (puisque apparemment notre économie ne tolère même pas le ralentissement, alors la baisse pensez-vous…) voici le travail étendu au dernier sanctuaire de liberté sociale et intime : Le dimanche. Prochain stade : La mise en place dans un terminal de carte bleue dans vos rêves (on y arrivera probablement avant que l'homme ne retourne sur la lune).

On le voit donc, à l’inverse des discours pseudos progressistes du gouvernement qui, à base de sondages orientés, tentent de vous persuader que vous y trouverez "liberté", "épanouissement" et "pouvoir d’achat", le travail le dimanche n’arrangera rien à vos bidons. Il s'agit de court-circuiter l’ennui et une potentialité d’insurrection d'un peuple en mettant la main sur son épargne. Cette "modernisation" surfant sur un asservissement supplémentaire, favorisera pauvreté et frustration.

A la fin de cette journée culturelle en centre commercial avec la petite famille, parions que beaucoup auront encore la rage de ne pas pouvoir acheter plus.
 
 
Comme notre président nous a refait le sketch de sa "copine vendeuse salarié sur les Champs-Elysées" pour la 7e fois dans son discours soporifique des Ardennes sur les mesures à prendre pour la relance de l'emploi, afin de justifier sa volonté de faire travailler les plus pauvres le Dimanche, j'ai pensé bon de faire le point sur le sujet...
 


Edité par T 34 - 30 Oct 2008 à 20:28
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2008 à 21:49
 
le 28 octobre 2008
13 % des salariés occupent un emploi précaire.

13 % de salariés occupent un emploi précaire. Il s’agit pour une très grande part de contrats à durée déterminée, qui représentent 1,8 millions de personnes et 8 % de l’ensemble des emplois. Les deux-tiers travaillent dans le secteur privé. L’intérim et les contrats aidés forment chacun 2 % de l’ensemble des emplois salariés.

La précarité est loin de concerner l’ensemble des emplois. Pour partie, l’exagération du phénomène a un impact sur les salariés : si une grande partie du marché du travail est dégradée, autant se contenter de ce que l’on a et ne pas réclamer davantage.

Ceci dit, ces données sous-estiment l’ampleur du phénomène. D’abord parce qu’une partie des salariés en contrat à durée indéterminée sait que leur situation reste très fragile, qu’ils peuvent être licenciés rapidement. Ensuite parce que le taux de précarité varie en fonction de l’âge, pour les jeunes la situation est plus délicate. Les deux seules catégories qui sont épargnées sont celles qui disposent d’un statut protecteur ou d’un diplôme qui leur permet de retrouver plus facilement un emploi en cas de licenciement.

L’emploi selon les statuts
Unité : milliers et %
Nombre
Taux

Salariés 22 497 100
Dont :
Fonctionnaires 4 472 20
Salariés du privé en CDI 15 199 68
Emploi précaire 2 826 13
Détail de l’emploi précaire
Intérimaires 547 2
Contrats à durée déterminée 1 829 8
- du privé 1 261 6
- du public 569 3
Stagiaires et contrats aidés 450 2
- du privé 290 1
- du public 160 1
Ne comprend pas les apprentis
Source : Insee, enquête emploi. Année des données : 2007

L’évolution

La précarité a essentiellement augmenté entre 1982 et 1990, puis de 1993 à 2001. Après avoir baissé de 2002 à 2004, le taux s’est remis à progresser. Le ralentissement économique actuel a deux effets. Dans un premier temps, ce sont les intérimaires et les contrats à durée déterminée qui ne seront pas renouvelés. Mais si l’incertitude s’installe, on pourrait à nouveau voir la part de l’emploi précaire s’accroître.

Evolution de la précarité en France
Unité : milliers et %
Nombre de salariés précaires
Taux de précarité

1982 1070 5,8
1983 1011 5,4
1984 959 5,2
1985 1135 6,1
1986 1342 7,2
1987 1484 7,9
1988 1631 8,6
1989 1717 8,8
1990 1710 8,7
1991 1625 8,2
1992 1713 8,6
1993 1870 9,5
1994 1887 9,5
1995 2160 10,8
1996 2221 11
1997 2317 11,4
1998 2451 11,8
1999 2473 11,6
2000 2751 12,6
2001 2690 12
2002 2585 11,5
2003 2567 11,4
2004 2569 11,4
2005 2677 11,8
2006 2721 11,9
2007 2826 12,4

Source : Insee, enquêtes emploi

publié par l’observatoire des inégalités.

Articles sur le même thème :
L’état des inégalités en France 2009 : un panorama complet des inégalités
L’Observatoire des inégalités publie son état des lieux des inégalités en France 2009 aux éditions Belin. Un portrait inédit au plus près de la réalité sociale dans une période d’incertitude.
le 29 octobre 2008

 

 
par Guirec Gombert (avec AFP)

Le Pdg d’AGF Allianz, Jean-Philippe Thierry, a gagné 23.2 millions d’euros en 2007. (Jean-Christophe Marmara/ Le Figaro)
Les 50 premiers patrons français ont touché en moyenne un revenu de 383 000 euros, en hausse de 20% en un an, selon le magazine «Capital».

Numéro 1 des patrons français les mieux payés : Jean-Philippe Thierry. A la tête d’AGF Allianz, il a empoché 23.2 millions d’euros en 2007, soit 1.9 million par mois. Deuxième du classement du magazine «Capital», Pierre Verluca, le patron de Vallourec. Avec une rémunération en hausse de 32%, il a gagné 12.4 millions l’an dernier, quand le «profit de sa société augmentait d’à peine 8%», selon le mensuel économique. Gérard Mestrallet, le Pdg de Suez est sur la troisième marche avec un revenu annuel de 12.2 millions d’euros. Suivent Jean-Louis Beffa, le Pdg de Saint-Gobain (10.2 millions d’euros) et Xavier Huillard (10 millions d’euros), le patron de Vinci.

Le classement du magazine, à paraître jeudi, a été établi en prenant en compte les salaires, avantages en nature (voitures de fonction) ainsi que les plus-values sur les stocks-options, lesquelles, «vitaminées par la flambée de la Bourse», ont «rapporté 70% de plus» aux patrons qu’en 2006, note «Capital». Ainsi, les 50 premiers grands patrons d’entreprises cotées en Bourse ont en moyenne touché un revenu de 383 000 euros en 2007, l’équivalent de 310 Smic. Cette année faste pourrait toutefois être la dernière «avant le krach » pour les salaires des grands patrons. «L’effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées des stock-options » rendues «moins juteuses voire carrément impossible », poursuit «Capital».
Les dividendes dopent les rémunérations

Mais ces salaires ne sont rien comparés aux sommes empochées par les patrons qui ont misé sur leurs propres sociétés. Ainsi, Bernard Arnault, a touché 4.1 millions d’euros de salaire en tant que Pdg du groupe de luxe LVMH. «Une goutte d’eau» au regard des 376 millions d’euros de dividendes reçus en 2007 en tant qu’actionnaire principal du groupe.

Le luxe est d’ailleurs un secteur qui paie bien. François Pinault, fondateur de PPR, a empoché 259 millions d’euros de dividendes et Liliane Bettencourt, la première actionnaire de L’Oréal, 256 millions d’euros.



Edité par T 34 - 30 Oct 2008 à 22:02
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Nov 2008 à 10:11

Salaires et profits

Par Pierre Ivorra, économiste

Pour juguler la crise, relancer la croissance, suffit-il de déplacer le curseur entre salaires et profits, au bénéfice des premiers et au détriment des seconds, simplement en augmentant les salaires ? Il faut dire que sur moyenne période, le mouvement a été impressionnant. En 1981, en France, la part des salaires dans la création annuelle de richesse (le produit intérieur brut) est de 63,2 %, celle des profits de 23 %. Dix ans plus tard, en 1991, elle tombe à 57,9 %, celle des profits remonte à 30,1 %. Cette répartition va franchir le cap de l’année 2000 en restant à peu près égale. En 2007, cependant, selon des données provisoires, si les salaires représentent une proportion similaire de la richesse nationale (57,6 %), les profits continuent de gonfler, accaparant 31,7 % du PIB.

Ce reflux salarial peut d’autant plus susciter de la colère qu’il s’est accompagné d’une montée du chômage, de la précarité, de la pauvreté à un bout de la société, d’une formidable explosion de la richesse à l’autre bout, avec de plus un développement de toutes les formes de spéculation sur les êtres et les choses.

Comment donc déplacer enfin le curseur dans le bon sens ? Il faut en premier lieu compren-

dre le sens de cette répartition de la valeur ajoutée. L’évolution de la part salariale ne mesure pas directement celle du pouvoir d’achat. Certes, le freinage des salaires a un impact, mais d’autres facteurs ont un effet encore plus important. Ainsi, ce n’est pas un hasard si cette excroissance des profits et cette décroissance relative des salaires sont contemporaines d’une ascension quasiment continue du chômage. C’est dire qu’elles mesurent surtout le recul du contenu en emplois de la croissance économique, et aussi, de façon contradictoire, à la fois la montée de la qualification des travailleurs et son insuffisance.

Cette répartition reflète l’état des relations entre le capital et le travail mais pas uniquement sous l’angle de leurs conflits. Elle est avant tout la conséquence de la mise en oeuvre d’un type de productivité fondée sur le remplacement des salariés par des machines, qui contribue à élever le rapport entre capital matériel et valeur ajoutée produite et, par là même, à renforcer l’exigence de profit. On a recours à davantage de capital pour produire la même quantité de richesse, et, proportionnellement, à moins de travail, mais ce capital accru demande à être rentabilisé encore plus.

Cette productivité, qui privilégie l’accumulation de moyens matériels au détriment de l’emploi, des salaires, de la formation, de la satisfaction des besoins sociaux, a ses propres limites, elle suscite à terme une insuffisance de demande salariale de consommation individuelle et collective (éducation, formation, logement, culture…) et provoque au final des crises telles que celle que nous connaissons. La violence et l’originalité de la crise actuelle tiennent cependant à ce qu’elle intervient à la suite d’une énorme accumulation mondiale de capitaux matériels mais aussi financiers et spéculatifs, et dans le contexte d’une révolution technologique sans précédent.

C’est dire que pour changer le cours actuel de la répartition du PIB, il est nécessaire de s’attaquer à ce type de productivité. C’est dans cet esprit qu’a été avancée par les communistes, dès le milieu des années quatre-vingt, l’idée de nouveaux critères de gestion en faveur d’une nouvelle efficacité sociale visant à économiser les capitaux matériels et financiers et à privilégier le développement humain, l’emploi, la formation, avec de bons salaires rémunérant des travailleurs plus qualifiés, tout cela permettant au final d’augmenter la valeur ajoutée produite. On augmenterait ainsi les salaires et aussi le gâteau.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Nov 2008 à 16:16
Bonjour à tous
 
Je tiens à signaler ici une action que j'ai entrepris avec quelques camarades : un comité de chomeurs. Celui ci, nommé "Comité de défense des chomeurs du Val de Fensch", a pour vocation d' imposer à la bourgeoisie locale le recrutement et la formation des différents chomeurs de la Vallée de la Fensch, en Moselle, et ce malgrè tous les problèmes économiques actuels. Manifestations, occupations, blocages et réunions publics sont à l'ordre du jour. Un blog retraçant ces actions sera créé. Tongue
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de nos actions Wink
                                                                                 Amitiés révolutionnaires
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Nov 2008 à 17:26
Message posté par stef57

"Comité de défense des chomeurs du Val de Fensch
 
Génial, vive souhait de succés pour le comité !
 
__________________________________________
 
 

Les aides aux entreprises

 Par Pierre Ivorra, économiste

L’ampleur des aides d’État aux banques et aussi le sentiment que cette mobilisation sans précédent ne fait pas pour autant reculer le spectre de la récession, des licenciements et de l’appauvrissement de masse, peuvent à juste titre faire douter de l’opportunité de ces mesures. Nicolas Sarkozy en est probablement conscient et c’est d’ailleurs pour cela qu’il veut donner le sentiment qu’il va contrôler le cheminement des sommes avancées. Mais suffit-il que cet argent parvienne jusqu’aux entreprises pour considérer que la méthode est la bonne ? S’il sert à financer un plan social, une délocalisation, un investissement destructeur de postes de travail ou une opération de spéculation, il aura été prêté à contre-emploi.

Il faut donc forcément s’interroger sur l’opportunité, la nature des aides aux banques et aux entreprises en général, et sur leurs critères d’attribution. Dans son rapport de 2007, la mission gouvernementale chargée de conduire un « audit de modernisation » sur le sujet estimait à près de 65 milliards d’euros l’ensemble de ces aides, dont 90 % sont financées par - l’État. Mais près du tiers de cette somme sert en fait à baisser le coût du travail.

Afin, prétendument, de favoriser l’embauche des non-qualifiés, une partie des cotisations sociales patronales est prise en charge. Ces aides ont des effets pervers. Elles contribuent à déstabiliser le système de protection sociale. Elles incitent notamment les entreprises à pratiquer des politiques de bas salaires et d’emplois précaires afin de bénéficier des exonérations. Cela tire toute la grille des rémunérations vers le bas. Cette conception de l’action publique a un objectif central : accroître la rentabilité des capitaux, dégager des ressources supplémentaires afin d’alimenter les marchés financiers.

Ce gâchis de fonds publics justifie-t-il pour autant que l’on mette fin à toute aide aux entreprises ? C’est considérer que pour garder les mains blanches, mieux vaut les laisser dans les poches ! C’est renoncer à toute velléité d’intervention dans les gestions patronales pour leur donner un autre cap. Par l’action, la proposition rassembleuse, on peut orienter l’argent vers l’emploi et la formation plutôt que vers la Bourse. Pour cela, il faut se donner les moyens de favoriser l’intervention des salariés et des populations dans les gestions d’entreprise afin de les changer.

Assimiler toute aide aux entreprises à une aide aux patrons, indépendamment d’un examen des critères et de la finalité de l’aide, c’est, d’une certaine façon, considérer que l’entreprise, ce n’est que le patron. Il faut évidemment donner un objectif radicalement différent aux aides publiques, en finir avec les cadeaux et, dans cet esprit, se donner les outils pour réduire le coût du capital plutôt que celui du travail.

Le crédit, l’argent prêté par les banques, peut être l’outil privilégié d’un tel projet. Cela suppose que la puissance publique prenne en charge tout ou partie des intérêts des prêts accordés aux entreprises pour des investissements matériels et de recherche. Les taux - d’intérêt de ces crédits seraient d’autant plus abaissés pour chaque entreprise qu’elle programmerait de l’emploi efficace et de la formation pour un meilleur emploi.

La puissance de ce système de crédit réside dans l’effet de levier que procure la prise en charge d’intérêts, c’est-à-dire la « bonification » des crédits. Pour un euro attribué par le fonds c’est près de vingt euros de crédits bancaires qui sont mobilisés. Ce nouveau crédit pourrait être mis en oeuvre du local au mondial et déjà à l’européen, depuis les fonds pour l’emploi et la formation, à constituer dans les régions, et au niveau national jusqu’au FMI. Il pourrait aussi inspirer l’action de la BCE.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Nov 2008 à 20:44
 
 
Travailler plus pour gagner plus, travailler jusqu’à 70 ans, travailler le dimanche, le lundi, le mardi et tous les autres jours, travailler jour et nuit avec des heures supplémentaires et plus de trente cinq heures par semaine ! Les hommes et les femmes (et bientôt peut-être les enfants) sont ainsi réduits à l’état de machine à produire sans trêve du travail.

Dans la nuit, celle du vendredi à samedi pendant le week-end de la Toussaint, les députés ont adopté, au détour de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, une mesure permettant aux employeurs de faire travailler les salariés « volontaires » jusqu’à 70 ans. Le ridicule de la justification contraste tristement avec les conséquences de la mesure : « Vous savez depuis combien de temps on en parle de ce dossier ? Depuis le départ du professeur Montagnier. Parce que le professeur Montagnier était trop âgé pour chercher et pour trouver en France, mais il ne l’était pas assez pour aller aux Etats-Unis et avoir des succès aux Etats-Unis. (…) L’an dernier, même chose, Guy Roux. Guy Roux trop âgé pour rester en activité, pour entraîner. Alors on s’était dit qu’il fallait faire bouger les choses... » (1)

Il faut préciser qu’à 35 ans l’espérance de vie d’un ouvrier, par rapport aux autres catégories sociales, n’est que de 41 ans c’est-à-dire il ne pourra profiter, en moyenne, de sa retraite que quelques années et dans des conditions matérielles et sanitaires déplorables, cumulant ainsi vieillesse et misère. Pire, son espérance de vie, toujours à 35 ans, mais sans incapacité n’est que de 24 ans (sur les 41) contre par exemple 34 pour un cadre (2).

Avant cette retraite très tardive, la vie du salarié se confond presque avec sa force de travail. Son temps libre ou libéré du travail salarié se réduit de plus en plus. De moins en moins il aura du temps à consacrer à sa famille, à ses amis, à la lecture, à l’écriture, au sport, à la pêche à la vie politique et associative, bref à la vie tout simplement. Le travail salarié tend à le priver de toutes ses fonctions sociales indispensables à son développement physique et intellectuel. Il lui laisse tout de même le temps, après une journée de travail bien chargée, de se « divertir » notamment devant le petit écran (qui le poursuit un peu partout) en regardant des émissions aussi médiocres que vulgaires. Les mots et les images qu’il reçoit, en plus des spots publicitaires, forment son cerveau à des représentations légitimant l’ordre établi.

Pour l’idéologie dominante, le travail salarié est présenté comme source de tout développement et de tout épanouissement physique et psychique.

Mais les statistiques, elles, montrent une réalité bien différente. Ainsi l’épidémie de troubles musculo-squelettique (TMS) provoquée par des gestes répétitifs a quasiment doublé entre 2000 et 2006 (3). Les accidents mortels du travail continuent à tuer beaucoup de salariés (537 exactement en augmentation de 13,3 % en 2006) notamment sur les chantiers (4).

4 à 8,5 % des décès par cancer sont imputables à l’activité professionnelle selon le Plan national santé-environnement 2004. Le travail reste, hélas, en tête des facteurs des risques de cancer. L’amiante, entre autres substances toxiques et cancérigènes, continue à faire des victimes. Le travail salarié génère également des souffrances psychiques (harcèlement, humiliations, stress, dépression, etc.) et pousse parfois le salarié, ouvrier ou cadre, à commettre l’irréparable. La multiplication des cas de suicides sur le lieu de travail ou lié au travail est une réalité dramatique mais qui tend, malheureusement, à se banaliser.

Pour la classe dominante, le temps libéré pour vivre n’est que paresse, mère de tous les vices. La « fainéantise » est le péché …capital. Les chômeurs par exemple ne sont que rarement présentés comme des victimes des lois et des mécanismes implacables du capitalisme. Ils sont, par contre, souvent montrés comme des paresseux qui ne cherchent pas et ne veulent pas travailler. Les chômeurs sont donc seuls responsables de leur triste sort. Or le chômage, en exerçant une pression à la baisse sur les salaires, constitue une véritable aubaine pour les entreprises. Ainsi non seulement il faut faire travailler le salarié plus longtemps, mais sa rémunération doit être la plus faible possible.

Derrière ce fétichisme pour le travail se cache le capital, le vrai, c’est-à-dire ce rapport social qui permet d’exploiter le travail. L’une des caractéristiques de ce capital là, est qu’il a une passion sans bornes pour le travail. Car c’est le seul et l’unique moyen qui lui permet de faire du profit sans lequel il lui est impossible de survivre. Le capital ne s’inquiète guère de la santé des salariés, ni de leurs souffrances au travail. Toutes les avancées sociales dont bénéficient aujourd’hui les travailleurs lui ont été arrachées de haute lutte.

« Le capital est du travail mort, qui semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage » (5).

Mohamed Belaali

Patria socialismo o muerte

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  Citer jimmy Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Nov 2008 à 20:22
tous ceux qui veulent faire du "travail" une valeur ont au fond d'eux l'idée qu'il faut justement encourager / exhorter les gens à travailler, et sous-entendent ainsi qu'il y a un problème de motivation à travailler en France

quand on voit qu'une partie de la "gauche" se met à parler elle aussi de valeur-travail ...




Edité par jimmy - 29 Nov 2008 à 20:25
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jan 2009 à 17:48

Daniel Paul « Halte au pilotage des groupes par les actionnaires ! »

Pour Daniel Paul, député PCF de Seine-Maritime, la puissance publique et les salariés doivent pouvoir discuter les choix des constructeurs. Entretien.

Le PDG de Renault affirme que la « survie » des constructeurs est en jeu et prévoit la suppression de 150 000 à 200 000 emplois en Europe dans l’automobile. La crise est-elle aussi grave, selon vous ?

Daniel Paul. La crise est grave. Carlos Ghosn et le vice-président de la Commission européenne ont évoqué des surcapacités importantes. En même temps, il est clair qu’une partie des décideurs dans l’automobile veut faire passer un certain nombre de choses au compte de la crise, de la mutation. J’ai entendu parler de remise en cause des 35 heures, de suppression de cotisations patronales et de la taxe professionnelle (TP)… Comme si le fait de payer 250 euros de TP sur un véhicule de 20 000 euros changeait quoi que ce soit à la volonté d’achat ! À l’évidence, il y a cette volonté de charger la bête pour tirer les choses vers le bas…

Le gouvernement envisage d’apporter 5 à 6 milliards d’euros d’aides aux constructeurs. Y êtes-vous favorable ?

Daniel Paul. Je ne nie pas la nécessité d’aider un secteur confronté à des mutations fortes, liées aux problèmes d’environnement, de choix de véhicules, de carburant. Mais comment se fait-il que, dans un secteur aussi développé, organisé, ces questions n’aient pas été mises sur la table déjà depuis plusieurs années ? Et à partir du moment où la puissance publique - de la commune jusqu’à Bruxelles en passant par les départements, les régions, l’État - intervient, comment ne pas demander que le contrôle le plus strict se fasse sur l’utilisation de cet argent ? Pour cela, il faut donner aux salariés des droits d’intervention. Il faut aussi une présence de l’État dans le capital des entreprises considérées. Les députés communistes ont fait la proposition non pas de nationaliser Renault ou PSA, mais de mettre la barre de la participation de l’État à un niveau (la minorité de blocage, soit 33,33 % - NDLR) qui lui permette de dire non à un certain nombre de choses.

Le gouvernement dit vouloir demander aux constructeurs des « contreparties » aux aides annoncées, notamment le maintien des sites de production en France… Cela va-t-il dans le bon sens ?

Daniel Paul. Si on nous annonce que l’État veut monter au capital au-delà des 33,33 %, je dis « chiche ! » À condition qu’il joue ensuite son rôle, pas seulement d’actionnaire mais de puissance publique imprimant une politique industrielle. Quant au refus des délocalisations, c’est encore heureux ! Les délocalisations des fabrications qui marchent le mieux aujourd’hui ont déjà été faites, comme celles de la Twingo et de la Clio, qui ont été décidées avec l’objectif de profiter des coûts plus bas dans un certain nombre de pays.

Faudrait-il demander le rapatriement de ces productions ?

Daniel Paul. Ça s’étudie. On nous dit que l’offre de production en France est supérieure à la demande. En réalité, le marché a seulement baissé de 0,7 % en France en 2008. Mais ce qui a été acheté par les consommateurs, ce sont essentiellement des voitures produites à l’extérieur et, pour une grande partie, des véhicules qui étaient produits autrefois en France. Il s’agit donc de faire en sorte que nos fabrications automobiles, et toute la filière qui va avec, se positionnent sur le marché pour répondre aux demandes des consommateurs.

En attendant, les annonces se multiplient de plans sociaux, de mises au chômage partiel… Quelles mesures préconisez-vous ?

Daniel Paul. On ne peut certes pas, du jour au lendemain, faire revenir des productions. Mais nous pourrions, par exemple, utiliser ce temps de chômage technique pour faire de la formation, de la formation réelle, pour améliorer les qualifications de façon à augmenter la qualité des productions. Parallèlement, il faut arrêter les remises en question de droits acquis.

Il s’agit que les décisions à prendre, dans tous les domaines, soient partagées, et donc que l’on donne aux syndicats, aux élus locaux, à la puissance publique, un pouvoir de discussion des décisions. Sinon, c’est un recul industriel, social, énorme qui serait à l’ordre du jour. Il faut en finir avec le pilotage de l’industrie par les actionnaires.

L’idée de remettre en cause la distribution de dividendes fait son chemin…

Daniel Paul. Heureusement. Nous avons proposé qu’il y ait au moins une année off. Les salariés de l’automobile souffrent depuis plusieurs mois. La moindre des décences serait qu’il n’y ait pas de bonus pour les dirigeants, pas de distribution de dividendes, et que légralité des moyens éventuellement dégagés en 2008 soit consacrée à la compensation des pertes de salaires subies par les salariés, ainsi qu’à la recherche et au développement.

Entretien réalisé par Yves Housson

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