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Ecologie-Environnement-Nature.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Ecologie-Environnement-Nature.
    Envoyé : 28 Sep 2007 à 20:24

RESPECTONS LA NATURE 

 

 

Je lève la tête au ciel

Mon Dieu que la vue est belle

Je l'admire, il est si bleu

Et quand je ferme les yeux

Tout est calme et silencieux

Pas un bruit, pas un mot

Si c'n'est le chant des oiseaux

Je les regarde s'envoler

En enviant leur liberté

Poussés par le vent

Qui me caresse doucement

Comme pour m'apaiser

De c'monde où l'on est trop souvent stressé

Ca fait tel'ment de bien de se poser

Nous qui sommes trop souvent agités

J'peux enfin m'vider de cette tension

De toute cette pression

J'y puise de son énergie

Elle en a à revendre à l'infinie

C'est là que j'oublie

Tous mes tracas, mes soucis

C'est l'endroit où je vais me ressourcer

On a tendance à l'oublier

On n'y pense pas pourtant

Pourtant, c'est important

C'est elle qui m'remonte le moral

Chaque fois que je vais mal

On peut dire ce que l'on voudra

C'est si peu et tellement à la fois

On oublie souvent son utilité

Pourtant c'est elle qui nous fait respirer

Elle, qui est à la base de tout

Pourquoi l'oublions-nous

Parce qu'en la détruisant

C'est nous-même que nous déracinons

Son équilibre, en le brisant

C'est aussi le nôtre que nous perdons

Il faudrait s'en apercevoir

Avant qu'il ne soit trop tard

C'est profondément dommage

De pas s'rendre compte qu'elle est notre héritage

Sans elle, qu'est ce qu'on deviendra, dîtes-moi

Avons-nous pensé à ça

Elle est notre futur

                                                          Diane O.    



Edité par T 34 - 27 Jun 2010 à 15:33
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 20:28
De manière générale, dans les médias dominants, on parle beaucoup des émissions de gaz à effet de serre mais il existe bien d’autres urgences. Les autres problèmes gravissimes pour lesquels il faut agir vite sont les suivants : la faim dans le monde, la pollution, l’alimentation en eau potable, la déforestation, la santé, l’emploi. Il existe une grande différence de « niveau de vie » entre les pays dits "riches" et les pays pauvres. Les uns profitent des autres. Il n’y a pas d’autres mots. Pendant que les uns "s’enrichissent" et se gavent, les autres s’appauvrissent et se meurent. Plus le temps passe, et plus les problèmes deviennent importants. Il est nécessaire de « dépasser les égoïsmes personnels ». Les nations dites « développées » doivent accepter de se remettre en question. Elles doivent diminuer très fortement leur train de vie. Elles doivent comprendre qu’il existe des priorités : une nature sauvage et préservée, des vols d’aras multicolores, une végétation luxuriante, une population en bonne santé et qui possède un bon niveau d’éducation. On parle beaucoup de croissance/décroissance. On ne peut pas stopper la « consommation ». L’économie s’effondrerait. Le chômage deviendrait massif. Par contre, il est possible de réorienter l’économie vers des secteurs qui posent moins de problèmes en matière d’environnement. Il est possible de produire moins mais mieux. Le train est déjà un peu en marche. On pensera à l’agriculture biologique, au tourisme vert respectueux des paysages, des écosystèmes et des populations. On pensera aux activités sportives et culturelles. Il existe des marges de manœuvre dans le domaine des services à la personne, dans le domaine de l’immatériel. En ce qui concerne l’électronique, il reste beaucoup de progrès à faire avant que les composants soient 100% recyclables. Il faut s’accorder sur la définition du mot « recyclable ». On ne peut pas se contenter d’un a minima. Il faut exiger le maximum. Les ingénieurs qui travaillent dans le domaine ont du pain sur la planche. Peut-être que s’ils effectuaient des simulations par ordinateur, ils arriveraient rapidement à concevoir des éléments 100% inoffensifs, qui n’ont aucun effet sur l’environnement, entièrement démontables, entièrement réexploitables et pourquoi pas complètement biodégradables. Jusqu’à récemment encore, des cargaisons de vieux matériel partaient en décharge dans certains pays "pauvres. Il paraît que des efforts ont été faits pour que cela cesse. Mais il conviendra de s’assurer que tout est bien retraité sur place c’est à dire dans nos pays.

La déforestation. Origine du problème. Remédiations.

Le béton est un matériau dont l’impact sur l’environnement est négatif. Il est peu attractif d’un point de vue esthétique. Il est gris et massif. Lors de sa fabrication, les émissions de CO2 sont assez importantes. Lorsqu’ils arrivent en fin de vie, les bâtiments en béton sont dynamités. Ils s’effondrent. On obtient des tas de gravats et de la vieille ferraille qu’il faut évacuer. Les gros débris sont concassés. Ils donnent des granulats. Ceux-ci sont réutilisés pour la voirie. Le béton est encombrant et envahissant. Il ne peut être réutilisé dans le domaine de la construction. On ne peut pas fabriquer du béton de qualité à partir du vieux béton et donc le volume des déchets va en s’accroissant. Les matières réellement réutilisables sont par exemple le verre, l’acier inoxydable, le cuivre, l’aluminium.

Le bois massif peut également être réutilisé. De plus, il peut disparaître sans laisser de traces, sans polluer. Il est biodégradable. Une fois le processus de dégradation achevé, il ne reste plus que de l’eau, de l’humus et des sels minéraux. Les produits de la dégradation sont réutilisés par les arbres en place. Le processus est naturel et très performant. Il fonctionne depuis des centaines et des centaines de millions d’années. Le bois est chaleureux et très esthétique. Il attire. Les arguments en faveur de son utilisation sont de taille. De manière un peu grossière, on pourrait penser que son emploi dans les nouvelles constructions permettra de résoudre certains problèmes de pollution et d'écologie. C’est ce que la majorité des consommateurs pensent. Profitant de l’effet de mode, les fabricants, les vendeurs et certaines multinationales exploitent le filon au maximum. Comme pour le pétrole, la demande va en s’accroissant. Les opérateurs et autres « business angels » savent très bien que les massifs forestiers sont en danger mais ils se gardent bien de le signaler au public. Pourtant, il va falloir stopper net l’exploitation intensive du bois. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Chaque année, dans le monde, c’est l’équivalent d’une surface grande comme l’hexagone qui disparaît. Nous assistons en direct et de manière accélérée au saccage d’un patrimoine mondial inestimable. Les forêts primaires sont détruites à grande vitesse. Le monde de la finance le sait tout comme les « business angels » savaient que le pétrole était transporté dans des pétroliers en mauvais état. Parfois, ils osaient passer à la télévision à une heure de grande écoute pour le dire. C’était une manière de faire passer un message cynique à l’ensemble de la population.

Les forêts primaires sont donc progressivement détruites parce que les volumes de bois utilisés par les industries sont beaucoup trop importants. Et les forêts européennes ne sont pas suffisamment exploitées. En France, actuellement, la surface boisée représente 27 % du territoire. Ce pourcentage reste constant alors que les forêts primaires sont détruites. Ce n’est pas normal. Selon l’association Greenpeace, nous aurions assez de matière première pour alimenter l’ensemble des industries pendant environ un siècle.

Les forêts primaires constituent un patrimoine mondial. Elles viennent du fond des âges. Elles sont à la fois solides et fragiles. Elles sont présentes à la surface de la terre depuis des millions d’années. Elles ont très bien résisté aux assauts du temps. Elles constituent un ensemble équilibré. Elles sont fragiles parce qu’elles peuvent être facilement coupées ou brûlées.

Plan d’action pour préserver les forêts primaires, pour libérer les territoires de l’emprise néfaste des multinationales :
-utiliser exclusivement du bois européen.
-mettre en place une politique active de récupération de tous les objets usagés en bois. Plus un seul morceau de bois ne doit partir dans les incinérateurs. Les débris peuvent servir de matière première pour la fabrication des panneaux de particules.
-abandon total du bois dans le secteur de la construction tant en intérieur qu’en extérieur. Il faut remplacer les charpentes en bois par des charpentes métalliques.
-arrêt de l’utilisation du bois comme combustible. Cheminées, chaufferies…
-mettre en place de manière active la culture du chanvre. Les tiges sont très riches en fibres de cellulose.
-étendre les surfaces de culture du bambou. C'est une plante qui pousse très vite et qui fixe bien les sols. Utilisations multiples.
-les filières papier doivent être moins gourmandes en cellulose. Diminution du grammage.
-les entreprises « transnationales » qui exploitent les forêts primaires doivent être démantelées. La main d'œuvre qu'elles utilisent doit bénéficier d'une réforme agraire. Le personnel restant est priés de plier bagage et de venir chercher la matière première en Europe. Il en existe suffisamment. Il reste possible d'exploiter en très petites quantités le bois provenant des forêts artificielles qui ont toutes été plantées avant 2007. Par exemple, il pourra être exporté sous forme de petites statuettes artisanales. Elles seront vendues un bon prix. Une bonne idée de dépense pour les riches.

Parallèlement à cela, il faudra reboiser au maximum. Planter un grand nombre d’arbres permettra, entre autres, de compenser un peu les émissions de gaz à effet de serre. En 2006, la France a émit environ 500 millions de tonnes de gaz à effet de serre. Elle se situe dans le peloton de tête des pays européens. Reboiser le territoire à hauteur de 60% permettra de stocker environ 100 tonnes de CO2 chaque année. On disposera de bois en abondance. Pour toutes les régions du monde, les opérations doivent se faire en respectant aux maximum la biodiversité et en se fiant à ce qui existait avant l’intervention de l’homme. Par exemple en France, les forêts devraient être identiques à celles que l’on pouvait rencontrer dans l’Antiquité.

Sous les tropiques et en zone équatoriale, le reboisement sera délicat. On peut espérer que le tapis végétal arrivera à reconquérir les espaces qui ont été défrichés. Rien n’est moins sûr. Si les sols des pays se situant en zone tempérée sont généralement constitués d’une bonne couche de terre, sous les tropiques et à l’équateur, il n’en est pas de même. Ils sont peu épais. Ils sont relativement pauvres. Ils sont fragiles. Lorsque les arbres sont abattus, ils sont rapidement lessivés par les trombes d’eau qui tombent chaque jour. Ils deviennent durs et stériles. On rétorquera qu’il est possible de les enrichir, qu’il est possible de les reconstituer. Un sol retravaillé et enrichi ne conviendra pas. La végétation est habituée à croître sur des terrains pauvres. En admettant qu’un certain nombre d’arbres et de plantes se développent sur un nouveau sol, artificiel celui-là, la différence de composition sera telle que l’on n’obtiendra pas le même type de forêts. C’est absolument certain. L’équilibre ne sera plus le même. Par exemple, l’enrichissement des sols avec du compost ne vaut que pour l’agriculture. Pour que la forêt regagne du terrain de manière naturelle, il faut que les sols soient intacts. Il ne faut surtout pas que l’homme intervienne.

Les forêts artificielles plantées par l’homme peuvent contaminer des zones vierges de toute intervention. Les essences d’arbres qui sont choisies parce qu’elles présentent des particularités intéressantes peuvent venir concurrencer les forêts naturelles. Elles peuvent les contaminer progressivement. Au bout d’un moment, la limite entre ce qui est artificiel et ce qui est naturel devient impossible à déterminer. Là encore, les conséquences sont irréversibles.

Il convient de prendre les mesures nécessaires pour préserver les vastes domaines encore intacts. Il n’est pas question de créer des parcs naturels pour conserver de modestes poches de biodiversité. Il faut préserver l’ensemble de ce qui est resté intact.

1917

Quelques données:

"L’industrie du papier qui a, en France, dans sa stratégie de communication, intégré les arguments environnementaux, met en avant l’argument suivant : « En France, consommer du papier fait du bien à nos forêts. »

C’est l’image d’une industrie du papier responsable, pratiquant une gestion durable des ressources forestières qui n’utiliserait que des déchets de scierie, des branches et le produit des coupes d’éclaircie, sans avoir d’impact sur la forêt. Ainsi les papetiers, en fabriquant du papier, aideraient à l’entretien des forêts, ce qui, par exemple, permettrait d’éviter les incendies. Mais si aucun bois n’est importé de forêts primaires pour la fabrication du papier en France – ce qui n’aurait aucun sens – et s’il n’y a plus aucune forêt primaire en Europe occidentale, 59,2 % de la consommation de papier en France restent cependant satisfaits par les importations.

Le papier importé

Or d’où vient ce papier importé ? Précisément, majoritairement des pays nordiques, les plus grands producteurs de papier au monde étant canadiens ou finlandais. Pour la production de papier, les forêts primaires du Nord sont ainsi détruites, souvent en pratiquant la coupe à blanc – tous les arbres d’une parcelle sont coupés. Il s’ensuit une perte irréparable pour ces écosystèmes. Même si, dans certains cas, des arbres sont replantés, la forêt primaire est irrémédiablement perdue, tout comme la biodiversité qu’elle contenait.

On est donc assez loin de l’image d’un secteur industriel qui ne couperait aucun arbre et qui n’aurait aucun impact sur les forêts primaires…

En outre, les géants de l’industrie du papier développent, depuis plusieurs années, leur activité dans les pays du Sud, notamment en Asie du Sud-Est ou en Indonésie, et en Amérique latine, exerçant une pression supplémentaire sur des forêts tropicales déjà menacées de disparition. On peut estimer que près de 20 % du papier consommé viennent des régions de forêts primaires. Cette exploitation forestière contribue activement à la destruction de la biodiversité, menace la culture et les modes de vie des peuples indigènes qui vivent dans ces régions de forêts anciennes. De plus, ces forêts primaires sont indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique et contre l’érosion des sols."

1917
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 20:30
La forêt amazonienne en danger
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

Huit cents scientifiques américains et européens tirent - une fois de plus - la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la déforestation en Amazonie et sur les énormes risques écologiques et climatiques à craindre dans les prochaines décennies, à l'échelle régionale et mondiale.

Dans les régions les plus touchées par la déforestation, les températures durant la saison sèche auraient augmenté de 1 à 3 °C selon Carlos Nobre, chercheur à l'INPE (Institut national brésilien des investigations spatiales). Quant à Pedro Leite Silva Dias, de l'Université de São Paulo, il estime qu'il «pourrait y avoir une connexion entre les anomalies des pluies en Europe et aux Etats-Unis et ce qui se passe en Amazonie». Cet effet à longue distance n'est pas une vue de l'esprit : vingt ans d'observation ont amené Brian Kaskins, de la Reading University, en Grande-Bretagne, à établir un rapport entre les moussons du sous-continent indien, les inondations en Europe et la sécheresse en Australie.

Réunis la semaine dernière à Brasilia pour la troisième conférence du Projet à grande échelle sur la biosphère et l'atmosphère de l'Amazonie, les 800 spécialistes venus du Brésil, d'Amérique du Nord et d'Europe ont dressé un bilan alarmant de la situation. Mais la nouvelle n'est hélas pas vraiment un scoop : depuis une vingtaine d'année, la déforestation volontaire de l'Amazonie ne cesse de croître. Actuellement, chaque année, entre 20.000 et 25.000 km2 de forêt sont détruits. Vente du bois, progression de l'agriculture intensive, réalisation d'un réseau routier à grande échelle et exploitation sauvage de mines, souvent illégale, constituent quatre bonnes raisons de couper les arbres ou de recourir à la désastreuse technique du brûlis, qui a déjà ravagé une partie de l'Afrique.

A eux seuls, ces énormes incendies ont déjà un impact non négligeable selon les scientifiques. En chargeant l'atmosphère en lourdes particules de matière organique, ils freinent la condensation de vapeur d'eau. Les nuages se forment plus lentement et beaucoup ne provoqueront des pluies que loin de l'Amazonie, sur les côtes Pacifique et Atlantique. Mais ce n'est pas forcément un cadeau pour ces régions : "c'est une pluie acide, porteuse en outre de produits d'autres écosystèmes" explique Maria Assunçao da Silva Dias, de l'INPE.

Pour l'avenir, le pronostic est plutôt sombre. D'après Carlos Nobre, le réchauffement climatique global à lui seul transformera 20 % de la forêt amazonienne en savane d'ici cinquante à cent ans. Mais si la déforestation se poursuit au rythme actuel, c'est 60 % de l'Amazonie qui devrait, durant cette période, se transformer en savane, conduisant à un désastre humain, écologique et climatique.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 20:35
Au Pérou, l'Amazone à son plus bas niveau depuis au moins 30 ans
Latinreporters.com

Serait-ce un nouvel indice du dérèglement climatique planétaire après le tsunami, l'ouragan Katrina et le typhon qui a frappé récemment le Japon ? L'Amazone, le fleuve le plus puissant de la terre, est à son étiage le plus bas depuis au moins 30 ans rapporte le quotidien péruvien El Comercio.

Selon un correspondant à Iquitos, la capitale de l'Amazonie péruvienne, le fleuve aurait baissé de niveau : là où la profondeur du fleuve atteint normalement 15 mètres, elle n'est plus que de 80 cm. C'est notamment le cas à la confluence de l'Itaya et de l'Amazone, en aval d'Iquitos, au lieu-dit La Barra. Cette situation met en péril tout le trafic fluvial de charges et de passagers.

L'Amazone et ses affluents constituent l'unique voie de communication de cette région sans routes et où l'avion n'a qu'un rôle marginal avec le reste du pays.

Selon le président de la Commission de l'Environnement du Loreto (département dont Iquitos est le chef-lieu), Luis Campos Baca, la principale cause de ces basses eaux exceptionnelles est la déforestation intense de l'Amazonie. Elle aurait entraîné un dérèglement du régime de l'évapo-transpiration de la forêt, qui génère 50% des pluies tombant sur le bassin fluvial amazonien. L'autre moitié des pluies provient des glaciers qui sont en recul dans les Andes, où l'Amazone prend sa source. "Avec la déforestation, les pluies se réduisent et ne sont plus cycliques", explique M. Campos Baca au Comercio.

Pour que les grosses barges qui approvisionnent Iquitos puissent venir s'amarrer au port, il a été nécessaire de procéder à d'importantes opérations de dragage. Mais celles-ci ont été suspendues faute de moyens suffisants. Les responsables locaux du trafic craignent que les basses eaux se révèlent être dans les prochains jours les pires de l'histoire.

Pour le président de l'Association des armateurs du Loreto, Jorge Lopez, le dragage n'est pas une solution. Au contraire même, considère-t-il, il pourrait provoquer à terme de plus graves conséquences, accélérant l'érosion des rives défrichées à plus de 40%. Cela ne manquerait pas d'accroître l'ensablement de l'Amazone et rendre de la sorte la navigation encore plus aléatoire.

Aujourd'hui, une barge de 500 tonneaux met 25 jours, au lieu de 4 à 6 avec un étiage normal, pour parcourir, sur l'Amazone et son affluent l'Ucayali, le trajet Iquitos-Pucallpa, soit quelque 600 km. Elle doit désormais louvoyer pour suivre le cours du fleuve là où il est le plus profond afin d'éviter les risques d'échouement sur les bancs qui affleurent.

Le cargo péruvien Yacupuma, qui assure une rotation entre Iquitos et Houston par l'Amazone, n'a pas pu entrer en territoire péruvien et a jeté l'ancre à un peu plus de 1.000 km en aval, au Brésil. Sa cargaison est en train d'être transvasée sur des barges. En raison du faible étiage du fleuve également dans la partie brésilienne, il doit limiter sa cargaison à 7.000 tonneaux, alors que sa capacité est de 17.000.

Son armateur, le capitaine Gonzalo Mestanza Becerra, considère que le coût de l'exportation des bois tropicaux, un de ses principaux frets et principale ressource d'Iquitos, va être multiplié au moins par sept à cause de ce transfert.

Le comble, souligne le correspondant d'El Comercio, est qu'Iquitos, ville de 800.000 habitants cernée par quatre fleuves et située au coeur du bassin fluvial le plus grand du monde, connaît depuis plusieurs semaines une sérieuse pénurie d'eau potable.

Par : Richard Uzta
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 23:14
Afrique / Moyen-Orient
Afrique: la poubelle informatique des Etats-Unis

Niger : 400 000. C’est le nombre d’ordinateurs envoyés chaque mois au Niger par les entreprises de recyclage américaines. Cette pratique permet d’éviter les dépenses afférentes à un recyclage classique du matériel devenu inutilisable. Un sujet préoccupant car les ordinateurs contiennent des produits dangereux pour l’homme comme pour l’environnement. Et les prévisions ne sont pas rassurantes : 63 millions d’ordinateurs américains seront obsolètes en 2005.

Source : Rapport de Basel Action Network (ONG) 24 octobre 2005

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 23:16

Matériel informatique de seconde vie : L’Afrique, la poubelle !

mardi 3 octobre 2006.
 
Les ordinateurs souvent obsolètes sont envoyés dans les pays sous-développés sous forme de dons ou simplement de marchandises. L’Europe, l’Amérique... les pays développés ont trouvé un dépotoir pour le matériel électronique usagé : l’Afrique.

Matériel électroménager, matériel roulant, matériel informatique de seconde vie sont envoyés en Afrique. A l’instar des autres objets désignés sous le nom « France au revoir », le matériel informatique, bien emballé conduit dans les pays pauvres, est souvent hors d’usage, bon pour la poubelle. Ainsi, le continent le moins équipé en matériel informatique est en passe de devenir le plus pollué par ce phénomène.

De véritables ordures destinées à la casse sont ainsi parquées dans des containers pour les pays du Sud.Ces ordinateurs sont souvent le fruit de la coopération entre associations, ONG... Des techniciens du domaine sont sollicités pour tester la qualité de ces objets de seconde main ; souvent, c’est la désolation.

 
Sylvestre Ouédraogo de Burkina NTIC
« Nous sommes un centre de formation en informatique sollicité fréquemment par des entreprises et des organisations afin de vérifier les différents dons de matériel informatique acquis dans le cadre des coopérations centralisées ou décentralisées. Cependant, on remarque souvent que l’ensemble des instruments reçus sont hors d’usage, ordinateurs troués, gâtés », a souligné le coordonnateur du Burkina NTIC, Sylvestre Ouédraogo. Aussi, certains commerçants fouillent dans des dépotoirs, récupèrent du matériel informatique et les importent au Burkina où ils ne peuvent pas être réutilisés. Parmi les pays africains, le Nigeria semble être le pays le plus touché par ce phénomène.

Selon une organisation internationale, Basel Nation Network (BAN) qui oeuvre dans la lutte contre le « commerce toxique » à l’échelle mondiale, cinq cents (500) containers de matériel informatique d’occasion arrivent chaque mois au Nigeria.

Dans les pays développés, la collecte de ces objets d’occasion se fait souvent par des associations dont le but est d’aider à réduire la fracture numérique. Un technicien qui a voulu garder l’anonymat témoigne qu’un « commerçant burkinabé a importé un grand lot de matériel informatique d’occasion récupéré dans des poubelles américaines dont tout était hors d’usage ». Affaire florissante du moment, des entreprises se jettent dans l’importation de matériel informatique. Cependant, des déchets se rencontrent beaucoup plus dans des dons de matériel.

Une importation pleine de conséquences

Mme Catherine Ouédraogo- Besseau de l’entreprise Contact Buro est pionnière dans la vente et la maintenance de matériel informatique au Burkina. Elle a expliqué que son matériel informatique provient de grandes sociétés comme France Telecom, les banques françaises, Bouygues qui renouvellent leur parc informatique. « Je trie les déchets. Tout ce qui est mis sur le marché est de bonne qualité », a -t -elle lancé. Le matériel informatique obsolète cause pas mal de problèmes aux pays dépotoirs.

Au Nigeria, selon le constat de Basel Action Network, 75% du matériel de seconde main envoyé est inutilisable et est détruit dans des conditions nocives pour la santé des populations vivant à proximité des décharges. Selon un professeur de chimie à l’université d’Ibadan au Nigeria, Oladele Osibanjo, les substances chimiques qui émanent de la destruction du matériel informatique « peuvent provoquer des avortements chez les femmes enceintes qui vivent près des décharges » .

Une solution à la fracture numérique

Aussi, les nappes phréatiques sont contaminées par les déchets nocifs, ce qui, à terme constitue une véritable catastrophe pour la santé publique. De nombreux décideurs occidentaux ou acteurs de développement continuent d’estimer que le matériel de seconde main envoyé en Afrique est utile au développement des pays du tiers monde.

La fracture numérique fait allusion à la fracture sociale, la disparité entre riches et pauvres. Selon l’informaticien Dr Sylvestre Ouédraogo, la fracture numérique signifie que même dans le « village planétaire » , on assiste au fait que les pays du Nord plus riches sont, en matière de technologie,plus développés que ceux du Sud plus pauvres. Pour lui, le matériel informatique de seconde main peut être une solution à la fracture numérique.

Cependant, il faudrait que l’Afrique se dise que le numérique est une source de profit et d’accroissement de valeur ajoutée. Ainsi les pays africains, poursuit-il, doivent penser aux stratégies judicieuses et adéquates pour notre intégration au « village planétaire ». Autrement, l’Afrique achèterait beaucoup de matériel qui ne servirait à rien.

« L’Afrique doit créer ses propres industries d’ordinateurs comme en Europe. Au lieu de constituer un vaste marché pour les pays développés » a argumenté M. Ouédraoogo. Toutefois, on peut se demander pourquoi de nos jours les Occidentaux parlent de fracture numérique et n’en font pas cas dans les autres domaines comme ceux de l’automobile, de l’aviation...L’Afrique traditionnellement grande consommatrice doit maintenant produire.

Boureima SANGA (bsanga2003@yahoo.fr)



Edité par Fidelista - 29 Sep 2007 à 14:33
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 23:46
Cuba a depuis longtemps fait de la protection de l’environnement une priorité nationale.
 
Près de 30% des espèces de la planète courent un grave danger de disparition, d’où la proposition de créer notamment une organisation des Nations unies pour l’environnement (ONUE) [2].

Aujourd’hui, le temps de la lucidité est venu, a déclaré le président français, cinq ans après son discours à Johannesburg au cours duquel il avait lancé un cri d’alarme au sujet de la maison qui brûle. Chaque jour qui passe aggrave les risques et les dangers, a signalé Jacques Chirac qui a stigmatisé quelques grands pays qui doivent être convaincus et qui, enfermés dans une espèce de mythe libéral, refusent en réalité d’accepter les conséquences de leurs actes [3].

L’humanité est en train de détruire, à une vitesse effrayante, les ressources et les équilibres qui ont permis son développement et qui déterminent son avenir, affirme l’Appel de Paris. Nous sommes parvenus au seuil de l’irréversible, de l’irréparable, poursuit le texte, qui appelle à prendre les mesures qui s’imposent pour conjurer des périls qui menacent la survie même de l’humanité [4].

Plus de 200 délégués de 70 nations se sont réunis dans la capitale française dont les Etats-Unis, qui n’ont pas signé l’Appel. Washington refuse d’ailleurs toujours de signer les accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre alors qu’il est responsable de plus de 25% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Les conclusions du GIEC insistent sur la responsabilité humaine dans les changements climatiques [5].

Le commissaire européen pour l’Environnement, Stavros Dimas a fait part de son énorme préoccupation au sujet du dernier rapport du GIEC et a lancé un appel en faveur d’un nouvel accord mondial pour mettre un terme au réchauffement de la planète. La hausse des températures provoque inévitablement une augmentation du niveau de la mer, des précipitations abondantes, des vagues de chaleur et des cataclysmes naturels de plus en plus fréquents et violents. Par exemple, les glaciers de l’Himalaya ont perdu 21% de leur superficie depuis 1962 [6].

Mais, cette prise de conscience écologique arrive un peu tard. En effet, Cuba avait lancé un avertissement sur les dangers qui menaçaient l’environnement il y a près de quinze ans. Le 12 juin 1992, Fidel Castro prononçait son discours lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement :

Une importante espèce biologique court le risque de disparaître à cause de la liquidation rapide et progressive de ses conditions naturelles de vie : l’homme [...].Il est nécessaire de signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de la destruction atroce de l’environnement [...]. Avec seulement 20% de la population mondiale, elles consomment les deux tiers des métaux, les trois-quarts de l’énergie que l’on produit dans le monde. Elles ont pollué les mers et les fleuves, elles ont pollué l’air, elles ont affaibli et perforé la couche d’ozone, elles ont saturé l’atmosphère de gaz qui altèrent les conditions climatiques avec des effets catastrophiques dont nous commençons à souffrir. Les forêts disparaissent, les déserts s’étendent, des milliards de tonnes de terre fertile finissent chaque année dans la mer. De nombreuses espèces disparaissent [...]. Si l’on veut sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies de la planète. Moins de luxe et moins de gaspillage dans quelques pays pour qu’il y ait moins de pauvreté et moins de faim sur une grande partie de la Terre [...]. Appliquons un ordre économique international juste [...] Payons la dette écologique et non la dette externe [...]. Demain il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire il y a longtemps [7].

Cuba a depuis longtemps fait de la protection de l’environnement une priorité nationale. Par exemple, la superficie des forêts a augmenté de 33 631 hectares en 2006 et représente désormais 24,54% du territoire national. L’île dispose ainsi de 2 696 589 hectares de forêts, sans compter les 170 253 hectares de jeunes plantations de moins de trois ans. Grâce au programme national d’amélioration des sols, 515.000 hectares ont été traités en 2006, ce qui a permis de diminuer de 3,8% la pollution de l’environnement par rapport à 2005. Cuba est l’un des seuls pays du monde dont la superficie forestière actuelle est supérieure à celle d’il y a 50 ans [8].

Le savoir-faire cubain en matière de préservation de la nature est reconnu par de nombreuses institutions internationales. Le projet cubain d’énergie renouvelable de l’Université d’Oriente a ainsi obtenu en 2006 le prix mondial Energy Globe qui récompense chaque année les initiatives destinées à favoriser une utilisation plus efficace et durable des ressources naturelles dans le domaine de la consommation d’énergie. Ce prix est décerné conjointement par plusieurs institutions mondiales telles que les Nations unies, le Conseil Européen de l’Energie renouvelable et la Banque mondiale, entre autres [9].

En 2006 encore, World Wild for Fund, la plus importante organisation internationale pour la protection de l’environnement avec plus de 5 millions d’adhérents et une présence dans plus de 100 pays, a souligné dans son rapport annuel Planète Vivante 2006 que Cuba était la seule nation du monde à avoir atteint un développement durable :

Le développement durable est un engagement à ‘améliorer la qualité de vie humaine tout en vivant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes qui nous font vivre’. L’Indice de Développement Humain est utilisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) comme indicateur de bien-être et l’empreinte est une mesure de la demande sur la biosphère. Les progrès des nations vers un développement durable peuvent donc être mesurés en croisant l’IDH et l’empreinte. L’IDH est calculé sur la base de l’espérance de vie, de l’alphabétisation, de l’éducation et du PIB par personne. Le PNUD considère qu’un pays a un indice de développement humain élevé si sa valeur d’IDH est supérieure à.0,8. Pour l’empreinte, on considère qu’une empreinte inférieure à 1,8 hectare global par personne, c’est-à-dire la biocapacité moyenne disponible par personne, est indicative d’une durabilité à l’échelle globale. Un développement durable réussi implique au moins que le monde, dans son ensemble, réponde conjointement à ces deux critères [...]. Ni le monde dans son entièreté, ni aucune région prise séparément ne répond conjointement aux deux critères de développement durable. Seul Cuba y parvient, d’après les données que ce pays fournit aux Nations Unis [10].

En matière de protection de l’environnement - tout comme en matière de santé, d’éducation, de massification de la culture et de la pratique du sport -, le monde a beaucoup à apprendre de Cuba. Ce petit pays sous-développé, confronté à des sanctions économiques extrêmement sévères de la part des Etats-Unis, a démontré qu’en mettant la science et la technologie au service de l’homme et de l’environnement, il était possible de préserver la nature. Il est temps d’ouvrir les yeux à travers le monde et de prendre exemple sur l’Archipel des Caraïbes pour sauver la planète. Il en va de la survie de l’espèce humaine.

Notes :

1.       Intergovernmental Panel on Climate Change, Climate Change 2007 : The Physical Science Basis. Summary for Policymakers, Paris, février 2007.

2.       Reuters, Chirac sonne la mobilisation générale pour l’environnement, 3 février 2007 ; Alicia Rivera, Cambios climáticos alteran la tierra. En peligro 30% de las especies, Granma, 31 janvier 2007.

3.       Ibid.

4.       Hervé Kempf, Quarante-six pays appellent à créer une ONU de l’environnement, 6 février 2007.

5.       Granma, La Tierra en serio peligro por cambios climáticos, 3 février 2007.

6.       Ibid.

7.       Fidel Castro Ruz, Discurso pronunciado por el Comandante en Jefe en la Conferencia de Naciones Unidas sobre Medio Ambiente y Desarrollo, en Río de Janeiro, Brasil, el 12 de junio de 1992, Granma, 3 février 2007.

8.       Granma, La superficie des forêts augmente dans l’île, 27 décembre 2006.

9.       Energy Globe, National Energy Globe Winners, 2006 ; Agencia Cubana de Noticias, Le projet cubain d’énergie renouvelable gagne le Prix mondial ‘Energy Globe’, 29 janvier 2007.

World Wild for Fund, Rapport Planète vivante 2006, 2006, p. 21.


Edité par Fidelista - 29 Sep 2007 à 14:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Sep 2007 à 00:13
Par exemple, la superficie des forêts a augmenté de 33 631 hectares en 2006 et représente désormais 24,54% du territoire national. L’île dispose ainsi de 2 696 589 hectares de forêts
 
J'ajouterai qu'en 20 ans (1986-206) Cuba a reboisé 10% de son territoire passant d'environ 15% à environ 25% de son territoire. En France la superficie boisée est passée de 15% en 1800 à 25% en 2000. Conclusion ils vont 20 fois plus vite que nous.
 


Edité par T 34 - 29 Sep 2007 à 00:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Sep 2007 à 14:16

DISCOURS PRONNOCÉ À RIO DE JANEIRO PAR LE COMMANDANT EN CHEF À LA CONFÉRÉNCE DE NATIONS UNIES SUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT, LE 12 JUIN 1992.



Monsieur le Président du Brésil, Fernando Collor de Mello ;


Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, Butros Ghali ;


Excellences :


Une espèce biologique importante court le risque de disparaître, et ce, à cause de la suppression rapide et progressive de ses conditions naturelles de vie.  Cette espèce, est l'homme.


Nous ne prenons conscience que maintenant du problème, lorsqu'il est presque trop tard pour l'empêcher.


Il faut souligner, que ce sont les sociétés de consommation  les responsables principales de l'atroce destruction de l'environnement. Elles ont leurs origines dans les anciennes métropoles coloniales et les politiques impériales, lesquelles du coup, ont engendré le retard et la pauvreté, dont souffrent à présent l'immense majorité de l'humanité.  Elles consomment les deux tiers de métaux et les trois quarts de l'énergie produits dans le monde, alors qu'elles ne concentrent que 20 pour 100 de la population mondiale.  Elles ont empoisonné les mers et les fleuves, contaminé l'air, épuisé et percé la couche d'ozone ; elles ont saturé l'atmosphère de gazes, qui modifient les conditions climatiques, dont nous commençons déjà à subir les effets catastrophiques.


Les forêts disparaissent, les déserts s'étendent, des milliers de tonnes de terre fertile chaque année se jettent dans la mer.  De nombreuses espèces disparaissent.  L'accroissement de la population et la pauvreté, nous mènent à déployer des efforts désespérés pour survivre, même au détriment de la nature.  Les pays du tiers monde ne peuvent pas en être responsables. Jadis colonies, nations exploitées et pillées, aujourd'hui,  par un ordre économique mondial injuste.


Interdire le développement à ceux qui en ont plus besoin, ne peut pas être la solution.  En effet,  tout ce qui favorise le sous-développement et la pauvreté, constitue aujourd'hui une violation flagrante à l'écologie.  Des dizaines d'hommes, de femmes, et d'enfants, en meurent chaque année au tiers monde, plus qu'au cours de chacune de deux guerres mondiales.  L'échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure, attaquent l'écologie et poussent la destruction de l'environnement.


Si l'on veut épargner l'humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles dans le monde.  Moins de luxe et moins de gaspillage dans une poignée de pays, afin qu'il y ait moins de pauvreté et moins de faim dans une grande partie de la Terre.  Il est nécessaire de mettre fin au transfert au tiers monde,  de mode de vies et d'habitudes de consommation,  qui ruinent l'environnement. La vie humaine doit être plus rationnelle. Il est indispensable d'instaurer un ordre économique international plus juste.  Les sciences doivent être mise au service du développement  soutenu sans pollution. C'est la dette écologique qui doit être payée et non la dette extérieure. C'est la faim qui doit disparaître et non l'homme. 


Puisque les dites menaces du communisme sont disparues, il n'y a plus de prétextes pour la guerre froide, pour des courses aux armements, ni des dépenses militaires.  Qu'empêche-t-il donc d'allouer,  dans l'immédiat,  ces ressources, pour promouvoir le développement du tiers monde et  lutter contre la menace de destruction écologique de la Planète ?


Les égoïsmes doivent cesser, les hégémonismes doivent cesser, l'insensibilité, l'irresponsabilité et le mensonge doivent cesser.  Demain il sera trop tard pour faire ce qu'on aurait du faire il y a longtemps.


Merci (Ovation)



Edité par T 34 - 14 Oct 2007 à 18:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 20:16
Sinon les Cubains doivent être les plus gros producteurs mondiaux de compost  , forcement à Miami avec tout les Gusanos c'est bon pour faire du compost. LOL
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  Citer Popa Nowel Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 21:33
    Autre mesure prise par le gouvernement cubain:le remplacement des ampoules incandescentes de l'île par des ampoules phosphorescentes importées de Chine qui consomment beaucoup moins.Multiplié par 11 millions d'habitants on imagine l'économie d'énergie...de plus j'ai lu sur Granma International qu'ils comptaient replanter 135 millions d'arbres au cours de l'année...excusez du peu!
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 21:42
Et gratuitement en plus
En plus pour les ampoules ça a été appliqué au Vénézuela sur le modèle cubain (dans d'autre pays d'Amérique latines aussi). L'Australie a décidée de faire de même mais à la manière capitaliste : par des exonerations d'impots ce qui prendra plus de temps et consomera plus d'énergie.


Edité par T 34 - 10 Oct 2007 à 23:50
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 23:40
La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Fabrice Nicolino

Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions

%28JPEG%29 Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme « écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.

En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’État, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».

Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser la place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim. Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.

Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu’on croit. Car derrière l’automobile individuelle, il y a nous.

En librairie le 3 octobre
Pour en savoir plus sur le livre et son auteur rendez-vous sur le blog de Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2007 à 18:08
C’ est une première : l’Équateur renonce à exploiter une partie de ses réserves pétrolières !
 

25 septembre 2007




Discours du Président de la République de l’Equateur, l’économiste Rafael Correa.



Dialogue de haut niveau sur le changement climatique de la 62ème assemblée générale des Nations Unies


New York, le 24 septembre 2007.

Monsieur le Président, Excellences :

Permettez-moi pour commencer, d’exprimer au nom du peuple de l’Equateur et de mon Gouvernement, notre satisfaction pour la réalisation de ce Dialogue de Haut Niveau sur le Changement climatique, et de souhaiter le meilleur des succès à tous les Etats Membres pour les conclusions qui seront adoptées au cours de cette rencontre si importante.

Le Dialogue qui nous réunit aujourd’hui est un signal clair que le changement climatique a cessé d’être une préoccupation d’initiés, pour devenir une préoccupation au plus haut niveau politique. Dans ce contexte, notre engagement pour contrer le changement climatique nous oblige à une réflexion sur le modèle actuel de développement.

Le changement climatique n’a pas de frontières ; cependant il faut souligner que sa distribution et ses impacts sont inéquitables. Tandis qu’un citoyen moyen des Etats-Unis génère 6 tonnes de carbone par an, ou un européen moyen environ 3 tonnes par an, la moyenne mondiale des émissions de carbone par personne est d’environ 1,3 tonnes annuelles, avec une grande asymétrie. Une réalité qui établit clairement où sont les plus importantes responsabilités dans l’atteinte à l’environnement et à la vie sur la planète.

Cette exposition des faits ne prétend pas ignorer les émissions croissantes de quelques pays en voie de développement, [1]mais de mettre en évidence que le modèle actuel de croissance, basé sur l’utilisation intensive des combustibles fossiles et dans la consommation excessive, est un modèle non durable, qui ne bénéficie qu’à une minorité "privilégiée" de la société moderne, mais qui nous affecte tous énormément.

Durante les dernières années, les désastres climatiques ont coûté la vie à plus de 3 millions de personnes dans le monde, ont affecté à 800 millions d’autres, avec des dommages immédiats qui dépassent les 23 milliards de dollars. De ces dommages, 90% se sont produit dans les pays en voie de développement.

Monsieur le Président,

L’Equateur est un pays marginal en termes d’émissions (moins de 1% du total mondial), mais dans lequel les conséquences du changement climatique pourraient occasionner la transformation graduelle des forêts tropicales par des savanes ; le remplacement de la végétation semi-aride par la végétation aride ; une perte significative de la biodiversité ; le recul des glaciers et des changements dans le régime de précipitations avec des impacts potentiels sur la disponibilité de l’eau pour la consommation humaine. (...)

Cependant, l’Equateur est disposé à de grands sacrifices, avec justice et créativité, pour contrer le réchauffement global. L’initiative du gouvernement équatorien de maintenir le pétrole du champ pétrolier ITT dans le sous-sol, - réserve qui se trouve dans une zone écologique hautement sensible appelée Yasuní -, signifie l’engagement de ne pas exploiter les près de 920 millions de barils de pétrole et, de cette façon, de conserver une des régions renfermant la plus grande biodiversité du monde. Cependant, cela impliquera de cesser de recevoir d’énormes investissements et près de 720 millions de dollars par an, quantité significative pour un petit pays de 13 millions d’habitants et près de 6 millions de pauvres. Nous sommes disposés à faire cet immense sacrifice, mais nous exigeons la co-responsabilité de la communauté internationale et une compensation minime pour le bien-être environnemental que nous générons, et duquel bénéficie toute la planète.

Le modèle Yasuní-ITT, impulsé par le gouvernement équatorien, évitera l’émission de 111 millions de tonnes de carbone provenant de la combustion du pétrole. Le coût d’opportunité pour l’Equateur de ne pas exploiter le pétrole est d’au moins 10 à 15 dollars par baril. Cependant, l’Equateur demande au reste de l’Humanité une contribution de seulement 5 dollars par baril, pour conserver la biodiversité, protéger les peuples indigènes en isolement volontaire qui habitent là-bas et éviter les émissions de dioxyde de carbone. Le total de la compensation sollicitée auprès du reste de l’Humanité est d’environ 4,6 milliards de dollars. Cela serait un extraordinaire exemple d’action collective mondiale pour réduire le réchauffement global, pour le bénéfice de toute la planète.

Monsieur le Président,

Notre proposition prévoit de plus la création d’un Fond Fiduciaire Yasuní-ITT, dans le cadre du Plan National de Développement, qui inclut, entre autres, la diversification des sources d’énergie, le développement de capacités et d’investissements en éco-tourisme, et l’application d’un agenda intégral qui comprend la santé, l’éducation, et la réhabilitation environnementale.

En plus du soutien technique et économique, la proposition équatorienne cherche à transformer les vieilles conceptions de l’économie et le concept de valeur. Dans le système de marché l’unique valeur possible est la valeur de change, le prix. Le projet Yasuní-ITT se base surtout sur la reconnaissance des valeurs d’usage et de service, des valeurs non financières de la sécurité environnementale et du maintien de la diversité planétaire. Il s’agit d’inaugurer une nouvelle logique économique pour le XXIème siècle, dans lequel on compenserait la génération de valeur, et pas seulement la génération de marchandises.

Pour la première fois un pays pétrolier, l’Equateur, où un tiers des ressources de l’Etat dépend de l’exploitation de cette ressource, renonce à ces revenus pour le bien-être de toute l’humanité et invite le monde à se joindre à cet effort à travers une juste compensation, pour qu’ensemble nous asseyions les bases d’une civilisation plus humaine et plus juste.

Merci beaucoup.

Rafael Correa


-  Source :
Yasuní por siemprewww.amazoniaporlavida.org/fr

-  Source :
Yasuní por siemprewww.amazoniaporlavida.org/fr



Le parc naturel Yasuní a été reconnu par des scientifiques du monde entier comme étant la zone de plus grande biodiversité de la planète. Dans une hectare du parc Yasuni, on a pu distinguer 644 variétés d’arbres. Il y a autant de variétés d’arbres et d’arbustes dans un hectare du parc qu’il existe d’arbres autochtones dans toute l’Amérique du Nord. Ce parc a été déclaré Réserve Mondiale de la Biosphère par l’UNESCO .

La Réserve de la Biosphère est aussi le lieu de vie du peuple autochtone Huaorani et des peuples en isolement volontaire. Ce sont les derniers êtres libres de l’Equateur, d’authentiques guerriers, qui vivent dans ce qu’on appelle les "sociétés de l’abondance", car ils produisent le minimum suffisant pour satisfaire leurs besoins. (...)

Pour en savoir plus
Yasuní por siempre www.amazoniaporlavida.org/fr

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Nov 2007 à 02:42

Terre : le dilemme de l'ONU, marché roi ou écologie

La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger, et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler" : le constat est posé par Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Présentant le rapport "GEO 4 - Avenir de l'environnement mondial", le 25 octobre à New York, il a souligné la vigueur du lien entre système économique et dégradation de l'environnement. "GEO 4", résultat du travail de 1 400 scientifiques et experts, dresse un tableau alarmant de la situation écologique de la planète, mais souligne aussi combien son évolution dépend du choix des politiques économiques.


Vingt ans après le Rapport Brundtlan,d qui, en 1987, avait inventé le concept de développement durable, la majorité des indicateurs sont au rouge : climat (les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère ont augmenté d'un tiers depuis vingt ans), biodiversité (les populations d'amphibiens ont été divisées par deux dans le même laps de temps), pollutions (celle de l'air est responsable de 500 000 morts par an, selon l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS), artificialisation des sols (un étalement urbain "anarchique" en Amérique du Nord), etc.

Le PNUE observe que la crise écologique s'articule à la crise sociale. Le contraste est marqué entre la pression écologique intense que subit la biosphère et l'expansion économique qui a fait passer le produit annuel par être humain de 6 000 dollars à 8 000 dollars entre 1987 et 2007. Mais de façon très inégale, insiste le rapport : "Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes." L'environnement reflète ces inégalités : "Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d'autres régions en y exportant la production et ses impacts."

Les valeurs culturelles propres au système économique dominant ont aussi un effet majeur. Ainsi, "un modèle de développement "du Nord" prévaut toujours avec, par exemple, un développement urbain basé sur la dépendance envers la voiture".

Le PNUE va plus loin en présentant des scénarios imaginant les évolutions d'ici à 2050, selon différentes politiques. Ce travail de scénarisation a été élaboré par plusieurs groupes d'experts internationaux, en se fondant sur les modèles de prospective existant dans plusieurs institutions. Il définit quatre scénarios.

Pour chacun, un but est privilégié :

- Marché d'abord : "Le gouvernement aide le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale."

- Politique d'abord : "Le gouvernement met en place des politiques fortes afin d'atteindre l'objectif tout en accordant toujours beaucoup d'importance au développement économique."

- Sécurité d'abord : l'accent est mis "sur la recherche de la sécurité, qui l'emporte sur d'autres valeurs, et place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent".

- Ecologie d'abord : cela "implique la collaboration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour améliorer l'environnement et le bien-être de tous".

Sans surprise, le "scénario écologique" atteint le mieux l'objectif d'amoindrir l'ampleur de la crise écologique. Il suppose que la démographie évolue selon le bas de la fourchette prévue par l'ONU, soit 8 milliards d'habitants en 2050. Le taux de croissance annuel de l'économie mondiale est modéré, mais loin d'être nul, puisqu'il conduit à un triplement du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Le "scénario marché" poursuit la logique dominante des années 1990 : on y suppose que la population atteindra 9 milliards d'individus en 2050 et que la croissance multipliera par cinq le PIB mondial. Il aboutit à une situation écologique très dégradée en 2050, comme le "scénario sécurité" - qui induit quant à lui des "conflits permanents" à travers la planète. "Dans le scénario marché d'abord, l'environnement et la société évoluent le plus rapidement vers - voire au-delà - des points de basculement où des changements soudains et irréversibles pourraient survenir."

La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué. Les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec la recherche illimitée de la croissance économique : "La perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre."

L'analyse du PNUE ne devrait pas changer, à court terme, le sens des politiques économiques, qui restent focalisées sur la libéralisation et la croissance. Mais, venant à l'appui du diagnostic pessimiste du GIEC sur le climat, et quelques jours avant que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne les effets du changement climatique sur les pays les plus pauvres, il témoigne que la communauté environnementaliste entend dorénavant peser sur les choix économiques engageant l'avenir.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-979249@51-628865,0.html

**********************2007-2050: 43 ans seulement pour tout changer.
Une petite page de rappel du camarade Koba:

http://www.communisme-bolchevisme.net/dossier_ecologie_et_marxisme.htm


Mais les analyses ne sont pas toujours assez poussées. Toutefois, c'est un très bon recueil de textes.

Dans de très bonne revues comme France-URSS, année 1953, on a la bonne surprise de lire que les soviétiques s'intéressent aux tracteurs électriques et aux cellules photoélectriques. Un timbre soviétique  daté de 1991 indique que qu'il faut arrêter de couper les forêts sous entendu les forêts primaires.




Edité par 1917 - 17 Nov 2007 à 05:32
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jan 2008 à 22:45

25-01-2008

Forte accélération de la déforestation en Amazonie

D’après L’Institut National Brésilien pour la Recherche Spatiale, le rythme de la déforestation s’est fortement accéléré, en Amazonie, au cours des derniers mois de l’année 2007. Les premières analyses des images satellites laissent apparaître une perte d’environ 3,200 km2 entre les mois d’août et décembre, et selon l’Institut, l’étude définitive des données pourrait faire ressortir une surface détruite deux fois supérieure.
Les chiffres provisoires, des six derniers mois, publiées hier jeudi par l’organisme brésilien sont sans équivoque :
- Août 2007, perte de 243 Km2.
- Septembre 2007, perte de 611 Km2.
- Octobre 2007, perte de 457 Km2.
- Novembre 2007, perte de 974 Km2.
- Décembre 2007, perte de 948 Km2.
Gilberto Camara, le directeur de l’Institut, a précisé qu’un rythme aussi important de déforestation n’avait jamais été mesuré sur cette période de l’année.

Après cette publication, le gouvernement brésilien a dû reconnaître que, contrairement à ses annonces récentes qui se voulaient rassurantes, la situation devenait à nouveau très préoccupante.

Cette évolution semble directement liée à la forte croissance de la demande mondiale en carburants d’origine végétale, demande qui nécessite l’exploitation de surfaces agricoles de plus en plus importantes. C’est, sans aucun doute, un argument supplémentaire pour tous ceux qui dénoncent, l’absurdité et le danger de faire rouler des véhicules avec des agrocarburants.


Edité par 1917 - 26 Jan 2008 à 22:49
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jan 2008 à 23:03
C'est pareil en Malaisie.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jan 2008 à 12:53

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Mar 2008 à 01:19
Destruction Forests Tasmanie.

Au large de l’Australie, la Tasmanie abrite encore de magnifiques forêts primaires.

Ces forêts disparaissent pourtant sous les tronconneuses et les bulldozers au rythme de 44 terrains de football/jour...

Une fois les gros arbres coupés, des hélicoptères lancent des bombes de napalm pour incendier les souches et détruisent toutes la biodiversité végétale comme animale.

Afin de "verdir" les bois issus de ce carnage écologique, les industriels locaux ont eu l’idée de créer un éco-label sans aucun soutien des associations de protection de l’environnement locales... qui dénoncent ces pratiques scandaleuses depuis des années.

Puis, ils ont demandé à l’éco-label PEFC la "reconnaissance mutuelle".

L’objectif ? Gagner en visibilité et en crédibilité, en commercialisant ces bois sous le label PEFC qui est beaucoup plus reconnu en Europe et... PEFC a accepté !

Réalisée par Heidi Douglas cette vidéo montre l’impact de l’exploitation forestière sur la biodiversité. Ce film a reçu le prix "Inspire, Involve, Inform" au festival Earthvision International 2005.

Photo : foe.org

Watch the video :

http://internationalnews.over-blog.com/article-17564234.html

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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2008 à 18:55
l écologisme,ce "totalitarisme vert"comme l appellait mitterand est un prétexte pour empecher les pays du tiers monde de s industrialiser,une aubaine pour l occident de laisser sa chasse gardée dans le sous devellopement
le pouvoir est au bout du fusil
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