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La démocratie selon l'UMP

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: La démocratie selon l'UMP
    Envoyé : 16 Oct 2007 à 13:19

Copé, affairiste à temps partiel

cop_Le scoop provient de Capital.fr, révélé dans une Brève datée du 13 septembre : Jean-François Copé a rejoint le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette et Nouel. Information seulement reprise par Les Echos et l'Obs.com. Elle a pourtant de quoi faire bondir ! Ce sémillant représentant de la droite décomplexée y travaille à temps partiel les vendredis et samedis. Jean-François "cloporte" Copé a donc besoin d'argent. Il ne dispose pour vivre que de ses seules indemnités de maire de Meaux et de député de Seine-et-Marne, soit environ 9500 € net mensuels ! Une misère, pour qui croit que les classes moyennes en France gagnent 4000 euros net. Il avait proféré cette ahurissante énormité - pour mémoire, le revenu médian des Français est de 1 484 euros exactement - alors qu'il était ministre du Budget ! Ces gens-là vivent décidément dans un autre monde. Donc Copé n'entend pas se contenter de ses indemnités d'élu, pourtant très confortables. Il est guidé par l'appât du gain, ce qui n'est pas un crime. En cela, il est cohérent avec l'idéologie dominante de la droite bling-bling. Qu'il s'enrichisse, soit. Mais qu'en pensent ses administrés meldois ? Et les électeurs de sa circonscription de Seine-et-Marne ? Voilà un type à qui l'exercice de ses deux mandats (ajoutons aussi pour la bonne bouche la présidence de la Communauté d'agglomération de Meaux et celle du groupe UMP à l'Assemblée nationale) lui laisse deux jours par semaine pour faire ses lucratives affaires personnelles ! Ce mépris de l'électeur n'est pas le seul problème soulevé par son nouvel emploi. Copé est certes avocat : il a prêté serment au mois de mai dernier devant la Cour d'appel de Paris. Mais pourquoi donc un cabinet tel que Gide Loyrette et Nouel, l'un des plus importants en France - il rassemble 650 avocats dans 21 bureaux disséminés dans le monde entier - engage-t-il ainsi un avocat débutant ? Il est clair que ce n'est pas le juriste Copé qui les intéresse, mais le politicien Copé. D'ailleurs, Capital.fr écrit qu'il "devrait mettre son important carnet d’adresses au service de certains dossiers clés de ce cabinet international". Cela ne choque-t-il donc personne? Un élu de la République va faire jouer ses relations - au vu de la position de Copé, lesdites relations se situent dans les milieux du pouvoir - au profit d'intérêts privés (et pour le plus grand bénéfice de son portefeuille personnel) : on n'est quand même pas loin du trafic d'influence ! Juré, craché, Copé ne s'occupera pas d'affaires en rapport avec l'Etat, se défend son entourage. Utile précision : Gide Loyrette et Nouel est justement conseil de l'Etat pour la fusion GDF/Suez ! Drôle de mélange des genres... Le président du groupe parlementaire du parti majoritaire montre ainsi l'exemple et donne tout son sens à la volonté proclamée par son chef, depuis propulsé à l'Elysée, de "remettre de la morale dans la politique". 

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Nov 2007 à 09:35
trés révélateur de la "qualité" du personnel politique de la bourgeoisie et de la privatisation de toutes les activitées, de la disparition d'un secteur strictement public de façon aussi voyante et décompléxée....
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Feb 2008 à 14:37

Jet privé pour Washington : Estrosi s'excuse

Le Canard Enchaîné avait révélé que les services du secrétaire d'Etat à l'outre-mer avait loué le 23 janvier dernier un jet privé pour un déplacement éclair à Washington, qui aurait coûté en tout 138.000 euros. "Si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté", explique aujourd'hui Christian Estrosi.
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Feb 2008 à 14:52

J'ai entendu à diverses reprises, que les "frais" occasionés par les déplacements et autres conneries d'apparats du nain hongrois équivalent déjà à l'ensemble des dépenses de Chirac sur son septennat 1995-2002 !

De mémoire Sarko étaient des plus virulent contre les frais de bouches de notre ancien président...



Edité par Jef. - 06 Feb 2008 à 14:52
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Feb 2008 à 17:35
Message posté par Jef.

De mémoire Sarko étaient des plus virulent contre les frais de bouches de notre ancien président...
 
Oui mais justement parce qu'il le considairait comme une petite bite incapable.
Lui, il va faire mieux dans tous les domaines.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 11:11
De mémoire Sarko étaient des plus virulent contre les frais de bouches de notre ancien président...
 
 
Le Nain n'apprécie peut-être pas la cuisine de la France moisie...
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 13:50
 nain hongrois
j'aimerais qu'on évite ce genre d'attaque...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 15:56
Il n'y a aucune attaque contre les personnes de petites tailles, ni contre le peuple hongrois. Des hongrois eux-mêmes ont relevés que la prononciation française de Sarkosy signifie litérallement "dans la merde".
 
Ils sont au regret de l'avoir comme ressortissant d'origine et comme président de la France.
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 16:26
je sais bien que tu n'y pensais pas mais il nous vaut mieux éviter ce genre d'attaques qui peuvent être mal comprises....
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 17:28
Si tu m'entendais parler dans ma banlieue !... Wink
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 17:35
Qui a écrit "CONFUSIONNISME trés proche de la crapule libérale et anti-communiste allemande Cohn-Bendit" ?Wink
 
Les mots de la citation ont été soulignés par babeuf.


Edité par babeuf - 07 Feb 2008 à 17:36
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 23:22
il n'y a là aucune attaque se réferant au physique et dire que Cohn Bendit est allemand est un fait pas un reproche....et c'est un hommage à GeorgesWink
quant à crapule, je n'ai rien trouvé de vraiment méchant, alors je me suis rabattu sur ce vieux terme qu'utilise volontiers ce sale individu....
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jul 2008 à 00:10
Comme chaque année ils reviennent ...
 
... non je ne parle pas des étourneaux  qui chient partout , ni des criquets migrateurs qui dévorent les champs par milliards et encore moins des migrations régulières du peuple bombardeur au moyen-orient et dans le reste du monde.
 
Il s'agit de bien pire encore.
 

Banzaï !

 
Les horripilantes caravanes des jeunes UMP reprennent cette année, dans le but d'aller faire chier les français jusque dans les chiottes à la turque du camping des flots bleus. Pas moyen de se planquer et d'échapper à l'omniprésident. Ils ne nous laisseront donc aucun répit, aucun repos. Les ssssalauds.

Mais cette année, ils ont une nouvelle initiative intéressante. En plus des fameuse tongs à empreinte UMP, ils vont distribuer «un kit sécurité routière, avec gilet fluorescent discrètement siglé,» dont Xavier Bertrand a dit : «C’est jaune mais ce n’est pas si moche avec le logo UMP !».
(Selon la rumeur, François Chérèque et Bernard Thibault se battraient pour avoir aussi un joli gilet jaune au logo UMP)

Le politburo propose que tous les sympatisants UMP le portent en permanence et va se renseigner sur les prix des gros 4x4 à pare buffle.
 
Publié par vlg


Edité par T 34 - 02 Nov 2011 à 07:14
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Apr 2009 à 16:41
La démocratie selon l'Union pour une Minorité de Privilégiés
 
 
“Même les hommes politiques ont le droit de ne pas savoir répondre à des questions, c’est plutôt honnête de l’admettre”, a estimé, de son côté, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre (Source : LePoint.fr 24/04/09)

Et oui les hommes politiques de l’UMP ne savent pas répondre à toutes les questions, surtout à celles qui concernent le peuple et les besoins du peuple..Par contre ils peuvent certainement répondre à la question « qu’est ce qu’il y a sur la carte de chez Maxims »
Sorti de la bourgeoisie, faisant des lois pour celle-ci, et étant à mille lieux des intérêts du peuple, il est évident que l’UMP ne sait répondre aux questions du peuple, comme celles-ci par exemple : quand n’aurons-nous plus peur du lendemain ? quand retrouverons-nous du travail ? quand les licenciements vont-ils s’arrêter ? ou quand allez vous vous arrêtez de subventionné les banques et les entreprises pour vous occuper du peuple.. ?

Frédéric Lefebvre l’a dit « les hommes politiques ont le droit de ne pas savoir répondre à des questions » non ils n’en ont pas le droit, mais à l’UMP, on fait surtout de la politique pour servir les intérêts de la bourgeoisie, donc on a le droit de ne pas répondre aux questions que se pose le peuple !
l’UMP ne réponds pas aux questions du peuple, mais on s’en était déjà rendu compte

NDLR


Une députée (UMP) condamnée pour licenciement abusif
 
(source : Le Républicain Lorrain 02/04/09)

Le tribunal de prud’hommes de Nancy a condamné la députée de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord, pour le licenciement sans cause réelle ni sérieuse de son attachée parlementaire, Sonia Mayance. Celle-ci avait été embauchée en septembre 2007 et licenciée en juillet 2008. Mme Mayance avait porté le contentieux devant les prud’hommes pour licenciement abusif et travail dissimulé. L’attachée parlementaire estimait que les nombreuses heures supplémentaires non rémunérées relevaient du travail illégal.

Perte de confiance

Dans un jugement très développé, le conseil des prud’hommes relève qu’il «n’est pas contestable que la coordination ou l’animation de l’équipe d’un député nécessite des affinités politiques avec celui-ci, ainsi qu’un goût pour la politique et qu’au sein d’un tel emploi la frontière entre l’activité professionnelle et l’engagement politique est parfois ténue ». Le conseil observe qu’il aurait donc fallu mettre en place une procédure spécifique pour comptabiliser ce qui relevait des heures supplémentaires, procédure qui n’existait pas.
Les motifs du licenciement relevés dans la lettre n’ont pas été suffisamment étayés pour l’instance prud’homale. Que ce soit la ponctualité ou l’orthographe, les preuves apportées ont été rejetées par le conseil. Il manque d’élément objectif sur les «difficultés relationnelles avec les collègues ». Enfin la perte de confiance «ne peut jamais constituer en tant que telle une cause de licenciement ».
Pour ce licenciement sans cause réelle ni sérieuse, les prud’hommes ont condamné Valérie Rosso-Debord à payer 14 700 € de dommages et intérêt à Sonia Mayance, soit quatre mois de salaire. Hier soir, la députée confiait son soulagement de voir reconnue sa bonne foi et son intention de ne pas faire appel.


(En plus elle est quand même juriste d’entreprise Valérie Rosso-Debord, ça la fout mal…)


 
(source : Le Républicain Lorrain 02/04/09)

Le tribunal de prud’hommes de Nancy a condamné la députée de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord, pour le licenciement sans cause réelle ni sérieuse de son attachée parlementaire, Sonia Mayance. Celle-ci avait été embauchée en septembre 2007 et licenciée en juillet 2008. Mme Mayance avait porté le contentieux devant les prud’hommes pour licenciement abusif et travail dissimulé. L’attachée parlementaire estimait que les nombreuses heures supplémentaires non rémunérées relevaient du travail illégal.

Perte de confiance

Dans un jugement très développé, le conseil des prud’hommes relève qu’il «n’est pas contestable que la coordination ou l’animation de l’équipe d’un député nécessite des affinités politiques avec celui-ci, ainsi qu’un goût pour la politique et qu’au sein d’un tel emploi la frontière entre l’activité professionnelle et l’engagement politique est parfois ténue ». Le conseil observe qu’il aurait donc fallu mettre en place une procédure spécifique pour comptabiliser ce qui relevait des heures supplémentaires, procédure qui n’existait pas.
Les motifs du licenciement relevés dans la lettre n’ont pas été suffisamment étayés pour l’instance prud’homale. Que ce soit la ponctualité ou l’orthographe, les preuves apportées ont été rejetées par le conseil. Il manque d’élément objectif sur les «difficultés relationnelles avec les collègues ». Enfin la perte de confiance «ne peut jamais constituer en tant que telle une cause de licenciement ».
Pour ce licenciement sans cause réelle ni sérieuse, les prud’hommes ont condamné Valérie Rosso-Debord à payer 14 700 € de dommages et intérêt à Sonia Mayance, soit quatre mois de salaire. Hier soir, la députée confiait son soulagement de voir reconnue sa bonne foi et son intention de ne pas faire appel.

 



Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:10
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 May 2009 à 21:00
Un ministre, combien ça dépense ?
 
Alors que les Britanniques découvrent avec stupeur le détail des dépenses privées effectuées par les ministres, les élus ou leur entourage avec les deniers publics, la France est loin d'une telle transparence. Depuis sept ans, un député de l'Aisne, René Dosière, désormais apparenté PS, traque les dépenses de l'Etat. Après avoir permis de lever le secret qui régnait sur le budget de l'Elysée, il a entrepris d'y voir plus clair dans les dépenses de fonctionnement des ministères.
 
Il lui aura fallu attendre près de neuf mois pour obtenir des réponses aux questions qu'il avait posées en août 2008. Ces réponses, parvenues simultanément d'une vingtaine de ministères et de secrétaires d'Etat, ont été publiées au Journal officiel du 5 mai. Elles portent sur l'exercice 2007.

Un bon point au ministère de la justice, qui fournit la ventilation de certains chapitres de dépenses. Tous les ministères n'ont pas fait preuve de la même transparence.

La ministre de la justice, Rachida Dati, n'habite pas le logement de fonction, d'une superficie de 127 mètres carrés, qui lui est attribué place Vendôme. Elle est en revanche grosse consommatrice de véhicules de fonction. Pour elle et les vingt membres de son cabinet, elle dispose d'une flottille de 20 véhicules, conduits par 19 chauffeurs. Mme Dati est également une grande voyageuse : 416 370 euros en frais de déplacements aériens (incluant les membres de son cabinet), ce qui la place en "pole position" des ministres baladeurs, si l'on excepte les membres du gouvernement qui, de par leurs fonctions, sont appelés à de fréquents déplacements à l'étranger : affaires étrangères (2,24 millions), commerce extérieur (1 million), économie (893 107 euros), coopération et francophonie (763 579 euros). La palme revient toutefois à la ministre de la culture qui, avec un budget de 562 346 euros, se montre particulièrement attirée par les voyages.

Avec 269 012 euros de frais de représentation, la justice se range plutôt parmi les ministères dépensiers pour ce chapitre, avec l'éducation nationale (399 898 euros) et la santé (470 584 euros). Ces ministères restent toutefois loin du 1,4 million d'euros engagés par le ministère de la culture et des 3,25 millions d'euros des affaires étrangères.

Plus intrigantes sont les dépenses de communication, d'études et de sondages, du ministère de la justice, pour 3,177 millions d'euros. Selon le ministère, ce chapitre se répartit sur quatre grands postes : impression (542 188 euros), veille presse (489 015 euros), organisation d'une campagne "métiers" (487 000 euros), formation des magistrats à la communication (363 958 euros).

S'y ajoutent "divers marchés" liés à l'"organisation d'événements", sans plus de précision, (213 124 euros), l'"achat d'outils de communication" (315 910 euros) ou, plus modestement, l'achat de journaux (159 252 euros). Saluons donc la contribution de la garde des sceaux à l'activité économique de la presse, à raison de 436 euros de journaux achetés par jour. De même, celle-ci a-t-elle veillé à la bonne santé de l'industrie des sondages en passant commande de trois études pour un total de 118 129 euros.

En matière de communication, la justice est pourtant loin d'être la plus dépensière. Le record appartient au ministère de l'économie, avec un budget de 12,86 millions d'euros. Ainsi la campagne de promotions des mesures issues de la loi Travail, emploi et pouvoir d'achat a-t-elle coûté, à elle seule, pas moins de 810 000 euros. Bercy a dépensé 1,76 million d'euros en études et sondages, 2,26 millions d'euros en "actions éditoriales" et 1,19 million d'euros en "actions événementielles" sans plus de détail.

Autre grand "communicant", le ministère de la défense, dont les dépenses de communication, d'études et de sondages se sont élevées à 8,173 millions d'euros en 2007. Nettement plus que l'éducation nationale : 4,770 millions d'euros, dont 767 725 euros au titre des études et sondages. Les affaires européennes (3,857 millions) et la culture (3,4 millions) complètent ce hit-parade.

Bizarrement, un gros ministère comme la santé affiche de très faibles dépenses de communication (387 798 euros), moins que les 647 888 euros consacrés par le secrétariat d'Etat aux sports qui lui est rattaché.

Depuis l'épisode de l'appartement de fonction d'Hervé Gaymard, qui contraignit ce dernier à démissionner de son poste de ministre de l'économie en 2005, les consignes de rigueur ont semble-t-il été appliquées. Tous les ministres ne disposent pas d'un logement de fonction, et, parmi ceux qui en ont un, tous ne l'utilisent pas à des fins d'habitation. Ceux qui y habitent sont tenus, depuis une circulaire du 9 juillet 2007, d'en acquitter les charges.

Sur ce plan, tous les ministres ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi l'agriculture met-elle à disposition du titulaire du poste un appartement de 264 mètres carrés. Une situation bien plus enviable que celle réservée à la ministre du logement : celle-ci doit se contenter d'un modeste 60 mètres carrés.

Patrick Roger
 


Edité par T 34 - 13 May 2009 à 21:01
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2009 à 19:22

Fournitures en toc et clients UMP

Lundi, Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Commerce, se rendaient dans un Intermarché à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Objectif : vanter, devant les médias, les mérites des « Essentiels de la rentrée », des fournitures scolaires à bas prix, négociées avec les enseignes. Avec à la clé un passage au JT de 13 heures de TF1.

Problème : les parents ne se bousculent pas dans cet hypermarché. Que faire ? un journaliste de France Inter raconte alors l’arrivée d’une dizaine de mères de famille, qui s’empressent de gonfler les rangs du supermarché. Une conseillère municipale de la mairie UMP de Villennes-sur-Seine, chariot plein, entame une conversation idyllique avec Luc Chatel. Mise en scène ? L’entourage du ministre nie en bloc. Le journaliste conclut à un excès de zèle des militants locaux.

I. D.

Un redécoupage entaché de partialité

Pour moi démocratie signifie : pouvoir exploiter les autres impunément.
 
Législatives . Le Conseil des ministres adopte une réforme électorale qui fait polémique.

C’est fait, ils vont redécouper. Sur proposition du secrétaire d’état à l’Intérieur, Alain Marleix, et après avoir reçu un avis favorable du Conseil d’État, le Conseil des ministres de rentrée a adopté, mardi 24 août, deux projets de loi sur le redécoupage électoral pour le prochain scrutin législatif. Le premier texte ratifie l’ordonnance qui supprime 33 circonscriptions législatives et en crée 33 nouvelles. Si l’argument utilisé pour justifier cette réforme est de « réduire les disparités démographiques apparues depuis le découpage de 1986 » et d’attribuer un siège de député pour 125 000 habitants, contre 106 000 aujourd’hui, dans les faits, ses conséquences sur le rapport des forces électorales est préoccupant. Cela jette le doute sur la légitimité et les vraies raisons de ce redécoupage. En effet, sur les 33 circonscriptions supprimées, 22 sont détenues par la gauche (19 PS, 2 Verts et 1 PCF). Et cela sans parler des très nombreuses circonscriptions, puisque 285 seront, sous une forme ou sous une autre, touchées dont les territoires seront modifiés. Dans quel sens ? De plus, 11 circonscriptions, et c’est nouveau puisque cela résulte des modifications institutionnelles de juillet 2008, seront créées pour les Français résidant à l’étranger. Or, sur la base des résultats de la dernière élection présidentielle, cela conduirait à envoyer à l’Assemblée nationale 9 députés de droite et 2 de gauche.

Ce nouveau redécoupage, qui maintient le nombre de députés à 577, soit 556 pour la métropole, 10 pour les collectivités d’outre-mer et 11 pour les Français de l’étranger, a suscité de vives critiques à gauche. La députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, dont la circonscription est supprimée, estime que ce redécoupage enterre « la possibilité d’alternance », confirmant ce que disait, il y a quelque mois Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs : « La droite est en train de sanctuariser 200 à 250 circonscriptions pour elle. » Pour le PCF, qui depuis le début des discussions avec le gouvernement refuse tout « tripatouillage électoral », il eut mieux valu, comme le souligne Jean-Charles Nègre, au nom de la coordination nationale du PCF, « saisir cette occasion, si Nicolas Sarkozy avait réellement voulu améliorer la démocratie, pour introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin ». Pour la gauche, le redécoupage est entaché de partialité.

Max Staat

 
Le%20comité%20Balladur%20prépare%20la%20restauration%20de%20la%20France

L’UMP réclame son pourboire

Dès le feu vert donné par la Commission européenne à la France pour baisser son taux de TVA dans la restauration, le secrétaire général de l’UMP et ancien ministre Xavier Bertrand a arrosé les marchands de soupe et de limonade de France et de Navarre d’une bafouille intitulée : « engagement pris, promesse tenue ». Au menu : les mérites de Nicolas Sarkozy qui, contrairement au chef précédent, sait faire bouillir la marmite des présumés copains. Au verso du tract accompagnant la missive, un bulletin d’adhésion à l’UMP, précisant le montant de la cotisation (35 euros la simple, 45 euros pour un couple), au-dessus duquel on pouvait lire : « Nous nous sommes engagés, vous vous êtes engagés, nous avons réussi » (sic).

Mais tandis que le réceptionniste du parti présidentiel réclamait, un peu grossièrement, son pourboire, voilà qu’un gâte-sauce de député niçois se met à dos toute la clientèle en demandant qu’on arrête les frais (lire ci-dessus). Entre cuisine et réception y aurait-il du tiraillement dans la gargote de l’UMP ?

P. J.



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 16:07
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2009 à 15:32

Vers un bipartisme au forceps dans les territoires

Collectivités . Nicolas Sarkozy aurait signifié aux parlementaires UMP sa volonté de faire élire les conseillers territoriaux au scrutin majoritaire à un tour.

Nicolas Sarkozy devait confirmer, hier, lors d’un déjeuner avec les élus de la majorité parlementaire, son intention d’instaurer un scrutin majoritaire uninominal à un tour pour les conseillers territoriaux, selon une information parue dans le Figaro du matin. Ces élus sont appelés à remplacer les actuels conseillers généraux et régionaux dans la future réforme des collectivités locales. Annoncé initialement pour le mois de juillet, puis reporté une première fois à septembre, le passage en Conseil des ministres du projet de loi devrait être effectif le 14 octobre.

Hier, en fin d’après-midi, rien n’avait filtré de l’échange sur le sujet entre le président de la République et les députés et sénateurs UMP. Mais, selon le quotidien de droite, la religion du chef de l’État serait faite. Après avoir envisagé de ne pas inscrire le mode de scrutin dans la loi, il aurait tranché pour que tout figure dans le projet, après « une discussion avec les chefs de parti ». Deux cas de figure sont à l’étude : soit une élection calquée sur celle des sénateurs, c’est-à-dire à la proportionnelle dans les zones rurales, ou majoritaire dans les zones urbaines. Soit un scrutin fondé sur le « modèle allemand », c’est-à-dire un vote uninominal majoritaire à un tour par circonscription territoriale. Cette dernière hypothèse s’accompagnerait d’une « dose » de proportionnelle.

L’introduction d’un tel mécanisme de scrutin à un tour serait une première en France qui, si elle se confirmait, serait synonyme d’un grave recul démocratique, offrant une hégémonie électorale assurée aux deux partis dominants, quand bien même ceux-ci seraient minoritaires en voix. L’UMP y voit le moyen de renforcer le rassemblement des composantes de la droite autour de Nicolas Sarkozy, esquissé par le rapprochement récent du MPF de Philippe de Villiers et des chasseurs de CPNT, et de verrouiller les modes de scrutin autour d’un bipartisme institutionnalisé. À gauche, un tel projet pourrait accélérer la volonté de regrouper toute la gauche sous la bannière du Parti socialiste.

Pour faire bonne mesure, le président de la République assure vouloir la représentation de toutes les sensibilités politiques, via l’introduction de la proportionnelle. Un voeu pieux, si l’on considère que les sénateurs UMP ne veulent en aucun cas dépasser le seuil « maximal » de 20 %, et que beaucoup dépendra du nombre de sièges à pourvoir dans les territoires. Ainsi, dans une circonscription comptant dix sièges, dont deux désignés à la proportionnelle, ceux-ci reviendraient automatiquement aux… deux partis arrivés en tête !

Sébastien Crépel

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Le glas de la démocratie locale

Par Patrice Cohen-Seat, avocat, membre du Conseil national du PCF.

Comment la réforme Sarkozy des collectivités territoriales s’inscrit dans un choix de société

La réforme Sarkozy des collectivités territoriales a un point commun avec les traités européens : derrière un fouillis délibérément inextricable de dispositions « techniques » se cache une dimension essentielle d’un véritable projet de société. C’est cela qu’il faut dévoiler si l’on veut donner aux citoyens la possibilité de saisir l’enjeu, de se mobiliser et d’empêcher la réforme.

Le mot « réforme » est d’ailleurs trop faible : ce projet met sur des rails - dont il sera ensuite très difficile de sortir - un processus visant à supprimer l’essentiel des communes et, à terme, de tous les départements, à dépecer le territoire national en quelques grandes féodalités (une quinzaine de régions et une dizaine de métropoles), à enlever aux 500 000 élu(e)s locaux ce qui fait leur raison d’être (proches des citoyens, et donc porteurs de leurs exigences), à donner à l’État central des pouvoirs qu’il n’avait même pas avant la décentralisation, et à livrer aux appétits du capital privé, dans sa logique de rentabilité, de concurrence et de priorité à la demande solvable, la plus grande partie des fonctions aujourd’hui assurées par les services publics territoriaux dans un objectif d’égalité des citoyens et de cohésion nationale. L’un des objectifs majeurs - le président de la République ne s’en cache pas du tout - est de diminuer drastiquement le « coût » d’un système qui enlève des sommes considérables à la « profitabilité » du capital. Un chiffre parmi beaucoup d’autres : 73 % des investissements publics proviennent des collectivités territoriales, favorisant la constitution d’un patrimoine public qui profite donc à tous. Quel manque à gagner pour le capital privé ! Toute la réforme vise à mettre fin à de « scandaleuses anomalies » de ce type, au moment même où des voix s’élèvent aux quatre coins du monde, à commencer par celle d’Obama, pour souligner combien le système social français a mieux permis que les autres de résister à la crise. Et cela, justement, parce qu’il met « hors marché » une partie très significative de la satisfaction des besoins. Le renforcement du bipartisme dans les institutions locales et le coup fatal porté à une culture qui doit beaucoup au « communisme municipal » faciliteraient considérablement la poursuite de cet objectif. Mais la méthode employée est autrement ambitieuse. Il s’agit de mettre fin, ou tout au moins d’affaiblir considérablement ce particularisme français qui, en mettant des centaines de milliers d’hommes et de femmes élu-e-s et de fonctionnaires au contact très proches des citoyens, oriente vers la satisfaction de leurs besoins une partie importante de la richesse nationale. La démocratie locale est un frein désormais insupportable aux ambitions du capital financier. Et l’on parachève le travail en étouffant financièrement les possibilités des collectivités territoriales de mettre en oeuvre des politiques spécifiques. Apparemment « technique », la suppression de la « compétence générale » des départements et des régions leur interdira, par exemple, de mener des politiques volontaristes dans des domaines qui ne seront plus strictement de leur « compétence » : culture, sport, etc. L’interdiction des financements croisés, et l’obligation pour les communes de financer elles-mêmes au moins 50 % d’un projet, quel qu’il soit, réduira mécaniquement leur capacité d’initiative dans une très grande proportion.

Reste ce qui est sans doute le coeur de l’affaire. Cette réforme est une étape importante dans la réalisation d’un projet de société redoutable. Il est néo-étatiste à outrance : l’État ne payera plus, comme dans ce qui fut qualifié « d’État providence », mais il pilotera tout. C’est le glas non seulement de la décentralisation qui avait cheminé cahin-caha depuis trente ans, mais d’une démocratie locale très riche et originale, qui est au coeur du génie propre de la France depuis plusieurs siècles. Il est ultralibéral et vise à substituer le marché, ses aveuglements et ses injustices aux acquis essentiels d’une culture de service public. C’est ainsi une société de la concurrence de chacun contre tous (personnes ou territoires) qui avance contre une société de solidarité. C’est une société qui oppose l’individualisme à l’idée essentielle de projet collectif dont les instruments sont mis à bas. Et face à l’isolement et à la solitude des personnes qui en résultent, on en appelle à Dieu pour recréer du sens (la place accrue voulue par Sarkozy pour les religions) et au communautarisme pour reconstruire des solidarités hors des valeurs républicaines de laïcité et d’égalité.

La réforme des collectivités territoriales s’inscrit dans ce choix de société. L’affaire est si importante que, profitant de la déconfiture politique et intellectuelle de la gauche et de la mainmise sur les médias de Sarkozy et de ses amis intimes de TF1, France Télévisions et autres, les plus hautes autorités de l’État s’abaissent, pour faire passer tout ça, à mentir effrontément en appliquant la tristement célèbre maxime : « Plus c’est gros, plus ça passe ! » Ainsi des arguments misérablement populistes selon lesquels un trop grand nombre d’élu-e-s coûterait trop cher (en fait, 0,04 % du coût du système !) ou que le « mille-feuille » administratif français serait incompréhensible : quiconque lit les textes des projets de loi est effaré des extravagantes usines à gaz proposées à la place.

Comment mettre ce projet en échec ? D’abord, il faut en révéler et en dévoiler la réalité. Les élu(e)s locaux - singulièrement les communistes, qui ont une légitimité reconnue à le faire - peuvent y contribuer beaucoup. Les assemblées élues peuvent jouer un rôle important en se prononçant partout sur le projet. Et l’idée de populariser l’exigence d’un référendum pour repousser un projet bien pire que la récente réforme constitutionnelle est à mon avis à étudier sérieusement. Rien ne sera possible, dans tous les cas, sans que le plus grand nombre de femmes et d’hommes puissent appréhender le sens du projet de société dans lequel s’inscrit la réforme, et d’y opposer une alternative aussi fondamentale, globale et cohérente : l’implication citoyenne au soutien d’une démocratie proche des réalités et des besoins, le service public au service du bien commun et de l’intérêt collectif, la solidarité et la recherche incessante de l’égalité par des institutions qui organisent les coopérations et les projets partagés, l’ambition d’une nouvelle République ouverte au monde, capable d’inscrire les destins individuels dans des projets collectifs porteurs de sens. C’est à ce prix - qui demande un travail important et urgent - que nous réussirons à créer une mobilisation victorieuse.

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Les élus des départements alertent l’opinion publique

Les présidents PCF de l’Allier et du Val-de-Marne expliquent pourquoi la population doit intervenir dans le débat sur la réforme des collectivités.

L’Assemblée des départements de France s’est close, la semaine dernière, par des résolutions alarmantes sur l’avenir de leurs collectivités. Même si les élus de droite ont refusé, sur ordre de l’Élysée, de les voter, ces résolutions menacent de ne plus participer au financement de projets nationaux. Elles réclament le recouvrement des sommes dues par l’État au titre des charges transférées, s’opposent à la suppression de la taxe professionnelle (TP) et à la création du conseiller territorial en remplacement du conseiller général et régional. « C’est un mauvais coup porté aux collectivités en général et c’est l’annonce de la fin des départements », dit Jean-Paul Dufregne, président (PCF) du conseil général de l’Allier, un département rural, avec un taux de chômage, d’allocataires du RMI et du RSA plus élevé que la moyenne nationale. La réforme fiscale privera l’Allier de millions d’euros, avec des effets désastreux sur les services publics et, ajoute Jean-Paul Dufregne, « la réforme institutionnelle en découlera de fait puisque nous serons obligés de limiter nos interventions. Les présidents de conseil général deviendront des préfets élus. La partie se joue maintenant, avec la loi de finances 2010 ». La baisse des interventions des départements aura un effet sur l’économie locale. Dans un département urbain comme le Val-de-Marne « toutes les actions que nous avons pu mener, par exemple pour la réhabilitation du parc de logements sociaux, qui est une compétence de l’État, nous ne pourrons plus les faire avec la réforme », dit Christian Favier, le président du conseil général. La baisse des aides à la vie associative, aux communes mettra à mal de nombreux projets. Autre exemple. Le Val-de-Marne accorde une aide de 20 euros par jour et par enfant aux crèches municipales. « Demain, si cette compétence n’est pas maintenue, nous ne pourrons plus verser ces aides », souligne Christian Favier.

En fait de modernité proclamée, c’est une véritable reprise en main de l’État qui fait porter la responsabilité aux collectivités des restrictions des services publics. Et c’est, insistent les deux présidents, un déni de démocratie, un coup porté à la mission de proximité des élus. Jean-Paul Dufregne anime dans l’Allier une série de 14 réunions publiques avec les élus pour écouter les gens, en faire des acteurs. Le futur conseiller territorial ne pourra évidemment pas assumer cette mission à l’échelle d’une région. « Le poids de l’action politique va diminuer et les dossiers seront traités en direct par l’administration », dit-il. « Comment le conseiller territorial pourra-t-il siéger, comme le font les conseillers généraux, dans les 100 collèges du Val-de-Marne, les 800 de la région ? Ça se traduira par un éloignement avec les habitants, avec la collectivité scolaire et la collectivité locale », souligne Christian Favier.

À l’instar de leurs collègues dans la plupart des départements, les élus de l’Allier et du Val-de-Marne alertent et mobilisent l’opinion publique.

Jacques Moran

Les élus PCF-PG contre la liquidation des collectivités

Parlement . Les députés et sénateurs communistes, républicains et du Parti de gauche réunis à Vierzon ont affiché leur volonté de riposter à la réforme qui démantèle la démocratie locale.

Vierzon (Cher),

envoyé spécial.

Les députés et sénateurs communistes et républicains et du Parti de gauche et les eurodéputés du Front de gauche se sont retrouvés à Vierzon, jeudi et vendredi, pour leurs journées parlementaires. Originalité cette année, les élus avaient choisi de croiser leurs analyses avec des intellectuels et personnalités du monde de la culture. Après une première matinée consacrée au rendez-vous de 2010 sur les retraites, avec l’économiste de l’OFCE, Henri Sterdyniak, et le secrétaire confédéral de la CGT, Éric Aubin, puis à la rencontre d’une délégation de postiers et d’électriciens en lutte (voir l’Humanité du 25 septembre), les parlementaires ont confronté leurs points de vue sur la crise avec le cinéaste et écrivain Gérard Mordillat et le comédien Robin Renucci.

reconcentration des pouvoirs

Mais la séance consacrée à la réforme des collectivités, le vendredi, a constitué le point culminant de ces deux jours, alors que le budget de l’État pour 2010, débattu dans les prochaines semaines, anticipe la disparition de leur principale ressource, la taxe professionnelle (TP). Pour le président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), le député André Chassaigne, il faut distinguer « le dit, le mi-dit, et le non-dit » du gouvernement sur les véritables intentions de son texte. « Le dit, c’est la présentation du mille-feuille pour faire croire à un empilement inutile de collectivités. Le mi-dit, c’est le rapport Balladur, qui prône la refonte des territoires au nom de la "compétitivité". Et le non-dit, c’est la boulimie de la marchandisation du monde, qui exige de couper les résistances des communes. »

Un choix qui se traduit par une « reconcentration des pouvoirs aux mains de l’État », grâce à la liquidation de l’autonomie des collectivités. « Le gouvernement veut que les élus locaux mettent en oeuvre la politique décidée par le président de la République, en asséchant les ressources financières des collectivités qui leur permettent de faire leur politique », explique la sénatrice Marie-France Beaufils. « L’État a-t-il un rôle à jouer ? Oui », estime cependant la présidente du groupe au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, mais comme garant de l’égalité entre les territoires.

propositions alternatives

D’où le travail de propositions alternatives que les parlementaires veulent finaliser pour une « organisation territoriale qui s’appuie sur la richesse démocratique que constitue l’existence des communes », ont réaffirmé Roland Muzeau et Jean-Claude Sandrier, respectivement porte-parole des députés communistes et président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, dans un point de presse en clôture de ces journées. « Nous nous opposerons résolument à la réduction des moyens des collectivités » dans le budget 2010, prévient Roland Muzeau. Les deux députés ont condamné au passage la proposition de l’UMP Jean-François Copé d’imposer les indemnités liées aux accidents du travail. « On n’arrête pas l’infâme ! Pourquoi ne pas imposer les familles des suicidés au travail, tant qu’à faire ? » s’est indigné Jean-Claude Sandrier. Les élus ont également adopté une motion de soutien aux producteurs de lait présentée par le sénateur de Côtes-d’Armor, Gérard Le Cam.

Sébastien Crépel

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Oct 2009 à 19:47

La Poste L’UMP perd son sang-froid

La mobilisation citoyenne pour La Poste met en rage les ténors de la droite.
 

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La droite marque le coup. Les 2,1 millions de bulletins de vote sur la réforme du statut de La Poste semblent être restés au travers de certains gosiers. À commencer par celui du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, jamais en reste d’une provocation. Dimanche, il avait attaqué fort en dénonçant la « vaste manipulation organisée par des associations ou partis de gauche qui veulent faire croire à un projet de privatisation de La Poste ». « On voudrait, à partir d’une question truquée, faire un référendum ! De qui se moque-t-on ? » s’indignait-il. La confirmation du succès de la votation citoyenne l’a fait, lundi, sortir définitivement de ses gonds. « Les témoignages nous arrivent chaque jour sur les conditions staliniennes du vote avec des gens qui se sont amusés à voter 22 fois, juste pour voir », a-t-il prétendu lors du point de presse de l’UMP du lundi. « On me dit que Louis de Funès et Marlon Brando ont voté », ironise-t-il avec la finesse qui semble être l’apanage actuel des plus fidèles sarkozystes. Et le porte-parole de l’UMP de fantasmer sur « un vote organisé par SUD et Besancenot » où « tous les jours des gens se font sortir de leurs soi-disant bureaux de vote à coups de poings », avec « le Parti socialiste dans la roue »… N’en jetez plus ! Tâchant de se hisser au niveau de leur porte-parole, son adjoint Dominique Paillé et la secrétaire nationale de l’UMP Danièle Giazzi ont vilipendé la « pantalonnade orchestrée par une minorité rassemblant certains syndicats et associations de gauche », cette votation réalisée « au mépris des règles démocratiques élémentaires, sans contrôle, sans liste d’émargement, sans légalité aucune ». Ils y voient « la tentative désespérée de mobilisation d’une gauche liquéfiée », qui « n’aime pas nos entreprises publiques qui méritent plus de respect que cette mascarade ». L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin en abandonne même sa posture de sage pour railler « la fausse démocratie » où « on bourre les urnes avec une information mensongère ». D’après lui, 2 millions de personnes, « ce n’est pas le peuple, à 2 millions, ce n’est pas une majorité de Français ». La rage de l’UMP ne devrait pas décourager les opposants à la réforme : plus qu’une preuve de sa force, elle ressemble à un accusé de réception.

Olivier Mayer

 
On a de la chance en France, si on faisait ça au Honduras ils feraient un coups d'état.


Edité par T 34 - 08 Oct 2009 à 15:50
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