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La démocratie selon l'UMP

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Apr 2013 à 21:38

Paris: ça vole bas entre Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet

Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris, a décidé d'engager des "poursuites judiciaires" contre sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a mis en doute sa probité, a annoncé lundi son avocat.

Cette passe d'armes intervient au lendemain d'un sondage BVA pour Le Parisien montrant que l'actuelle première adjointe de Bertrand Delanoë n'aurait plus qu'une courte avance (51% contre 49%) sur l'ancienne ministre UMP. Le Journal du dimanche a fait état dans son édition du 31 mars d'une confidence de "NKM" se plaignant "des leçons de morale" d'Anne Hidalgo.

Insinuations calomnieuses

Elle avance qu'Anne Hidalgo "a été condamnée en 2012 à 20.000 euros d'amende pour travail déguisé à l'Atelier parisien d'urbanisme" (Apur). "C'est parfaitement faux", écrit Me Patrick Klugman dans un communiqué ce lundi. "Anne Hidalgo réprouve particulièrement le fait que Nathalie Kosciusko-Morizet ait souhaité initier sa campagne à Paris par de telles insinuations calomnieuses et n'accepte pas que sa probité puisse être mise en cause. Elle m'a donc mandaté pour donner une suite judiciaire à ces propos qui sont inacceptables de la part d'une élue de la République", ajoute-t-il.

La veille, Anne Hidalgo avait fait part de "sa consternation" à la lecture "des propos mensongers de Nathalie Kosciusko-Morizet". "Avec ses propos inacceptables dans le Journal du Dimanche, Nathalie Kosciusko Morizet montre qu'elle n'a pas compris que l'élection démocratique à Paris n'a rien à voir avec la guerre interne sans foi ni loi de l'UMP", a réagi pour sa part le Parti socialiste.

Mauvaise foi

Le député UMP Bernard Debré a dit s'étonner de la "mauvaise foi" et de la "nervosité d'Anne Hidalgo", réaffirmant que l'élue avait bien été condamnée au titre de présidente de l'Atelier d'urbanisme de Paris. "Contrairement à ce que Madame Hidalgo essaie de faire croire, être dispensé de peine ne signifie en aucun cas être innocent", écrit-il dans un communiqué.

Sur son site internet, l'Atelier d'urbanisme de Paris indique que le tribunal d'instance de Paris a rendu en appel un jugement de dispense de peine au bénéfice de l'Apur (personne morale) et de Francis Rol-Tanguy (personne physique), directeur au moment des faits, concernant les dépassements des durées quotidiennes et hebdomadaires maximales de travail constatés durant l'année 2010.



Edité par T 34 - 16 Jul 2013 à 22:44
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Apr 2013 à 16:38

Face à la proposition de l’UMP de donner à une rue de paris le nom de Margaret-Thatcher...

Pour une rue Bobby-Sands à Paris

Par Ian Brossat, Président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris, et Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris.

Le conseiller UMP Jérôme Dubus a annoncé sur son blog qu’il proposerait au Conseil de Paris de donner à une rue de la capitale le nom de Margaret-Thatcher. En déficit de personnalité et de leader, la droite cherche sa bonne fée dans le passé, et outre-Manche, et ne choisit certainement pas par hasard l’une des personnalités les plus contestables de la fin du XXe siècle. Incarnation de l’ultralibéralisme jusqu’à la caricature, Margaret Thatcher a coûté très cher aux Britanniques, qui en payent encore aujourd’hui la facture : infrastructures dégradées, secteur public dévasté, salariat précaire, éducation publique en chute libre… À son arrivée au 10 Downing Street, 8 % des familles britanniques vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Elles seront plus de 22 % à son départ. La Dame de fer qu’admire l’UMP a toujours été du côté des plus forts et des plus riches. Du côté du manche et des bourreaux. Et tant pis pour les autres, avec lesquels elle fut impitoyable. En une décennie, les 10 % les plus pauvres du Royaume-Uni perdront 10 % de leurs revenus. Les 10 % les plus riches, choyés par une politique fiscale avantageuse, verront les leurs croître de 60 %.

Les mandats de Margaret Thatcher sont ceux de l’inégalité sociale, de l’arbitraire et de l’entêtement. Par haine des syndicats, elle abandonne les ouvriers à leur sort. La grande grève des mineurs en 1984-1985 demeure exemplaire de son mépris pour le peuple. Et l’on se souvient d’elle bien plus empressée à recevoir Augusto Pinochet en grande pompe qu’à sanctionner le régime sud-africain raciste. On se souvient aussi qu’elle n’a pas hésité à laisser agoniser des prisonniers politiques irlandais grévistes de la faim à la prison de Maze. Parmi eux, un jeune homme de vingt-sept ans, Bobby Sands.

Indépendantiste irlandais et parlementaire britannique, élu quelques semaines avant de mourir de faim, Robert Gerard Sands a payé de sa vie l’entêtement thatchérien. Il est mort, avec plusieurs de ses codétenus, pour avoir défendu le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En proposant une rue Thatcher, l’UMP voudrait que Paris rende hommage à une idéologie de l’inégalité, de l’individualisme et du profit à tout prix – une idéologie dont nous savons les conséquences. L’UMP veut honorer la casse du droit du travail, des services publics et de l’éducation pour tous.

Nous proposons une autre idée : une rue Bobby-Sands, comme il en existe déjà à Saint-Herblain, Saint-Denis, Vierzon, Saint-Étienne ou au Mans. L’UMP a ses convictions d’un autre âge, sa détestation sociale. Nous leur préférons le courage d’un homme qui a donné sa vie pour son peuple et pour la dignité des prisonniers politiques. Nous préférons un homme qui a incarné la résistance au thatchérisme, qui représente la mémoire des militants de l’égalité et de l’autodétermination.

L’UMP choisit le camp des ennemis de la justice et de la liberté. Elle nous trouvera dans le camp d’en face.

Ian Brossat

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Apr 2013 à 19:54

Sur le social, les lointains échos de Fillon

L’ancien premier ministre n’abandonne pas le cap antisocial qu’il avait suivi sous la mandature Sarkozy.

Dans l’épisode précédent de la guerre interne à l’UMP, François Fillon endossait le rôle du gentil. Son entretien avec les Échos paru hier rectifie cette image : il est toujours celui qui a conduit la politique antisociale du précédent gouvernement. En témoignent les mesures qu’il propose pour rectifier le « caractère inadapté » des propositions de François Hollande.

L’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy réactive ce qui aurait sans doute été une des étapes obligées d’un deuxième quinquennant Sarkozy : l’augmentation de la durée légale de travail. Un « retour aux 39 heures »... « payées 35 » ! Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, il propose la triple peine : non seulement, pour réduire encore le « coût du travail de l’ordre de 5 à 6 % », de « compenser par une hausse de la TVA », dont on sait qu’elle touchera tous les ménages sans distinction de revenus ; mais aussi remet-il en selle « l’objectif » de « repousser l’âge légal (de départ à la retraite) à soixante-cinq ans ». Pour être complet, il appelle également à une « réforme de l’indemnisation chômage ».

Avec l’État et les collectivités, l’ancien chef de gouvernement ne se montre pas plus tendre. La modernisation de l’action publique ne va pas assez loin, selon lui. Il demande le retour à la révision générale des politiques publiques (RGPP), notamment « reprendre immédiatement le 1 (non-remplacement des départs à la retraite – NDLR) sur 2 dans la fonction publique », en l’étendant « aux collectivités locales ». Pour ces dernières, il demande « la fusion des départements et des régions, des communes et des communautés de communes ». Une réforme couplée à « la réduction du nombre de parlementaires et la réorganisation du Parlement », qui éloignerait encore le citoyen et ses instances représentatives. Mais vu d’en haut, cela n’a sans doute rien de choquant.

Grégory Marin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 May 2013 à 19:14

L’UMP veut faire dans le social

Jean-François Copé lance sa « révolution civique » en tentant de faire croire que, de parti de cadres, l’UMP est devenue un parti populaire.

La droite n’en finit plus de s’approprier les termes chers à la gauche depuis sa lutte contre le mariage pour tous. Et cette fois-ci, Jean-François Copé ne fait pas dans la demi-mesure en parlant de « révolution civique ». Prévu depuis janvier et lancé en avril, le dispositif s’est implanté dans trente-deux départements avec un objectif : devenir « un nouveau lieu de fraternité et de solidarité » et ainsi venir en aide à ceux qui ressentent un « sentiment d’abandon » pour « compenser l’immobilisme de la gauche ». L’UMP propose aux militants d’offrir leur temps libre à ceux qui en ont le plus besoin avec des cours particuliers ou encore de l’aide dans l’orientation des jeunes ou dans la recherche d’emploi.

« L’État providence a vécu », estime la secrétaire générale adjointe, Camille Bedin. Il serait donc temps de trouver un modèle de substitution. Son efficacité est clairement remise en cause, avec celle des institutions de l’État que, rappelons-le, l’UMP a détériorées durant ses différents mandats. Et à l’approche des municipales, le risque de « propagande », comme le souligne un porte-parole du PS, Eduardo Rihan Cypel, n’est pas non plus négligeable. Mais faire du social ne s’improvise pas. La droite décomplexée, héritière du sarkozysme, propose parallèlement de supprimer les 35 heures et d’alléger le Code du travail, tentant ainsi de rassurer certaines branches du parti. Se coupant de cette stratégie bancale du populisme, François Fillon analyse la situation dans un documentaire diffusé sur France 3 mercredi : « Nicolas Sarkozy pense que le FN est à combattre parce qu’il affaiblit la droite. Moi, je pense que le FN est à combattre parce qu’il est hors des limites du pacte républicain. » La divergence reste tenace.

Audrey Loussouarn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 May 2013 à 17:16

Ils ont osé le dire

Roger Karoutchi, sénateur (UMP) 
des Hauts-de-Seine : « Si l’électorat de gauche 
vote moins, il y a quand même une chance que dans un paquet de villes moyennes, 
à Paris et dans les grandes 
villes, il y ait des basculements (à droite 
aux municipales de 2014). »

Ce qui s’appelle 
avoir confiance 
en la popularité de ses idées. Ou être lucide.


Jean-Christophe Cambadélis, député (PS) de Paris :  « Il était difficile de développer pleinement 
notre politique de redressement dans la justice alors qu’il fallait passer 
la serpillière après 
Nicolas Sarkozy. »

On n’est pas loin 
du coup de balai, alors ?

Les primaires UMP à Paris  n’attirent pas les foules.

Depuis le 22 avril, seulement 4 000 militants ou sympathisants UMP se sont inscrits sur Internet pour participer à l’élection du candidat à la mairie de Paris. La fédération recense pourtant 28 000 adhérents. L’élection nécessiterait 50 000 votants pour être rentabilisée. La surexposition de la candidate favorite des sondages, Nathalie Kosciusko-Morizet, pourrait bien faire penser aux militants que les jeux sont déjà faits. Il n’est pas question d’annuler pour autant le scrutin qui se déroulera du 31 mai au 3 juin.
 
Guaino fédère l’UMP contre les juges.
 
Une centaine de députés UMP soutiennent leur collègue Henri Guaino, qui avait vertement critiqué la mise en examen, dans le cadre de l’affaire Bettencourt, de Nicolas Sarkozy pour « abus de faiblesse ». Dans leur lettre ouverte au procureur de Paris, « ils s’étonnent de la décision du parquet d’ouvrir une enquête préliminaire sur les propos de Guaino » après que l’Union syndicale des magistrats a déposé plainte contre lui, écrit le Figaro. Comme l’élu des Yvelines, qui a d’ailleurs affirmé qu’il refuserait de répondre aux questions de la police, ils réaffirment que le juge Gentil « a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice ». Parmi les signataires figurent Jean-François Copé et ses proches, Christian Jacob, Michèle Tabarot ou Claude Goasguen, mais peu de fillonistes, à l’exception de Laurent Wauquiez.
 


Edité par T 34 - 14 May 2013 à 17:41
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 May 2013 à 19:12

Petits arrangements entre faux amis

Revoter pour la présidence ? Fillon et Copé s’en remettent à la « sagesse des militants ».

Pour des adversaires brouillés après la fraude qui a entaché le scrutin dans lequel ils se présentaient tous deux au poste de président de l’UMP, François Fillon et Jean-­François Copé se voient beaucoup. Lundi, une rencontre entre les deux ­adversaires s’est conclue sur la nécessité de soumettre l’idée d’un nouveau vote, qui serait ­organisé en septembre, à l’approbation des militants.

Les adhérents de l’UMP devaient être consultés « dans la dernière semaine de juin » sur les nouveaux statuts du parti qui prévoient, notamment, la mise en place d’une « primaire ouverte » en 2016 pour avaliser une candidature à l’élection présidentielle de 2017. L’échéance était prévue de longue date, mais le nouveau président de l’UMP comme l’ancien premier ministre comptent en profiter pour les faire répondre à la question : « Voulez-vous revoter pour la présidence du parti ? »

L’interrogation est, paraît-il, posée par un certain nombre de cadres à chaque rendez-vous des fédérations. Mais les adhérents n’en veulent pas, explique Xavier Bertrand, un temps favorable à un référendum interne : « À chaque fois, il n’y a que deux ou trois mains qui se lèvent », reconnaît-il. Bruno Le Maire qui, depuis la sortie de son livre, Jours de pouvoir, assure une tournée permanente dans les fédérations UMP, acquiesce, se disant « satisfait » de la solution trouvée et s’en remettant à la « sagesse des militants ».

Voter pour savoir s’il faut revoter, le procédé peut paraître étrange. Mais il comporte deux avantages. En premier lieu, en cas de réponse négative, il ­éviterait une nouvelle guerre des chefs, dont ni Copé, déjà en difficulté, ni Fillon, déjà en campagne préparatoire pour la primaire de 2016, ne veulent. Ensuite, il redonne un semblant de pouvoir décisionnel à des adhérents auxquels le feuilleton ­désastreux de l’hiver dernier a montré que la démocratie interne ne fonctionne pas à plein.



Edité par T 34 - 16 Jul 2013 à 22:44
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 May 2013 à 19:37

Primaire UMP parisienne : un fiasco annoncé

La primaire UMP part mal. Alors que le vote s'ouvre aujourd'hui et se clôturera lundi à 19h, les tensions entre les candidats, les failles du vote électronique, et le faible nombre d'inscrits entachent déjà le scrutin. Face à tous ces problèmes, le candidat Pierre-Yves Bournazel demande la suspension du scrutin. "Aucun d'entre-nous ne peut sortir aujourd'hui légitimé, pour affronter la majorité sortante en 2014".

Au premier jour du vote, la mobilisation est faible. Ce matin, les organisateurs qui attendaient entre 50 000 et 60 000 inscrits, n'enregistraient qu'entre 18 500 et 19 000 inscriptions sur le site en ligne.

Pourtant les organisateurs ont tout essayé pour rassembler le plus grand nombre de votants. Prévu dans un premier temps le 30 avril dernier, la clôture des inscriptions a finalement été repoussée au 28 mai puis dernièrement à une heure avant la clôture des votes qui aura lieu lundi à 19h. Si les chiffres ont gonflé ces derniers jours, l'UMP est loin du compte pour rentrer dans ses frais.  

Les failles du vote électronique

Le mode de scrutin, exclusivement sur internet, est lui aussi remis en cause. En plus du risque de fraude, le système de vote électronique, qui utilise une technologie Java, est difficilement accessible sur certains ordinateurs. Nathalie Kosciusko-Moriset s'est elle-même inquiétée jeudi soir dans un communiqué : " De nombreuses personnes inscrites sur le site des primaires rencontrent un important et récurrent problème technique de compatibilité de leur ordinateur pour le vote" s'est alarmée l'ancienne ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy .

Un mauvais départ pour ces primaires qui ont en plus révélé de profondes distensions entre les quatre candidats .

Des débats "nauséabonds"

La championne des sondages, Nathalie Kosciusko-Moriset, a subi la cabale des anti-mariage pour tous, qui lui reprochent de ne pas avoir voté contre la loi. Très remonté Guillaume Peltier, vice président de l'UMP, aurait ainsi souhaité que Nathalie Kosciusko-Moriset "ne soit pas désignée candidate de l'opposition" ajoutant qu'il appelait "l'ensemble [des] adhérents, [des] sympathisants, [des] militants à se mobiliser pour ceux qui défendent au mieux nos convictions et qui portent au mieux nos valeurs". Jean-François Legaret, candidat aux primaires et fervent opposant au mariage pour tous, s'en est également pris à Claude Goasguen soutien de NKM en termes fleuris : "Claude Goasguen est une grande gueule, je lui demande de la fermer".

Le FN appelle à voté contre NKM

D'après Le Canard enchaîné, le fédération parisienne du Front National a appelé à voter contre la député de l'Essonne. "Les 1 300 adhérents parisiens du FN ont été discrètement invités par leurs dirigeants à s'inscrire en masse sur internet, pour voter à la primaire UMP, en faveur de Pierre-Yves Bournazel ou de Jean-François Legaret" écrit le journal satirique.

Une position partagée par le bloc identitaire, groupuscule d'extrême droite dans un communiqué publié ce vendredi : " Le Bloc Identitaire appelle ses adhérents et sympathisants à participer à l'élection primaire du centre-droit à Paris, dans le but très clair de faire barrage à Nathalie Kosciusko-Morizet " ajoutant " NKM est la parfaite représentante de cette droite colonisée mentalement par la gauche, si ce n'est la représentante d'une gauche ayant colonisé la droite !".

"aucun d'entre-nous ne peut sortir aujourd'hui légitimé, pour affronter la majorité sortante en 2014"

Céline Agostini

Le vote électronique des primaires UMP pour les municipales déjà discrédité

Le vote électronique pour les primaires UMP en vue des municipales à Paris s’engage bien mal. Il se révèle extrêmement simple de voter plusieurs fois. "On peut effectivement voter pour deux personnes, mais c’est une décision qui est assumée" justifie la société à qui l’UMP a sous-traité le versant technique du scrutin.

Le vote électronique pour les primaires UMP s’est ouvert ce matin, à 8 heures. Et un journaliste de Metronews aurait déjà voté 4 fois, blanc « donc sans effet sur l'équilibre du scrutin ». De fait, il suffit simplement de rentrer sur le formulaire un nom et un prénom d’un électeur parisien, le programme vérifie sur les listes électorales parisiennes, de donner 3 euros et on peut voter. Il suffit donc de faire le tour des boites aux lettres de son immeuble, d’avoir un peu d’argent à perdre, et en théorie on vote autant de fois qu’on veut. Précisons toutefois que l’usurpation d’identité est sévèrement punie par la loi.
Philippe Goujon, patron de la fédération UMP de Paris, a d’ailleurs menacé de porter plainte contre les journalistes qui s’adonneraient à ce petit jeu. « Si ce journaliste a pu commettre cette fraude, c'est une fraude, et je le dis à ce journaliste, c’est passible de 15000 euros d'amende, et d'un an de prison ! » a-t-il lancé sur France Bleue ce vendredi.

Alors évidemment, le formulaire demande une adresse mail, un numéro de portable (un code de validation est envoyé par SMS) et un numéro de carte bleue, pour pouvoir s’acquitter des 3 euros. Mais on peut mettre toujours les mêmes numéros, malgré les identités différentes, cela ne pose aucun problème, les inscriptions sont validées. 

« Le vote électronique rend la fraude quasiment impossible. Toutes les précautions juridiques ont été prises » assure ce matin dans le Parisien Antoine Rufenacht, chargé du bon déroulement de la primaire UMP. Pourtant Docapost, l’entreprise qui a fourni le programme, explique à Metro : "On peut effectivement voter pour deux personnes, mais c’est une décision qui est assumée. Nous avons prévu le cas de couples qui n’auraient qu’un seul portable ou qu’un seul mail pour deux. Cela ne peut pas permettre une fraude à grande échelle”. EELV avait utilisé le même système pour ses primaires de 2011, mais avait demandé des photocopies de pièces d’identité pour chaque personne inscrite, avant d’envoyer les codes permettant de voter par voie postale.

Les gaffes de l’UMP avec l’outil Internet deviennent récurrentes. Après le fiasco du vote pour la présidence du parti, la pétition en ligne « je veux revoter » lancée justement par la favorite des primaires à Paris Nathalie Kosciusko-Morizet avait été totalement discrédité par un petit script surnommé « Tiberi » qui permettait de voter en boucle en générant des noms aléatoirement. Auparavant, les serveurs de l’UMP avaient laissé fuiter des fichiers contenant des informations personnelles de plusieurs centaines de députés, sénateurs et autres personnalités du parti. 



Edité par T 34 - 16 Jul 2013 à 22:45
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jun 2013 à 17:39

Primaire UMP: silence dans les rangs, réclame le superviseur en chef

Primaire%20démocratique%20à%20Paris%20à%20la%20mode%20UMP

Selon Antoine Rufenacht, président du Conseil supérieur de la primaire UMP à Paris, parler de fiasco est "un peu excessif", alors que les preuves de triche électorale possible ont été apportées.

Pour le grand arbitre en chef de cette primaire, peu importe que l'on puisse voter autant de fois que l'on souhaite sous des noms d'emprunts, comme nous l'avons démontré dès le début du scrutin vendredi matin. Le principal est de faire taire les alarmes émises par deux candidats vendredi soir.  "Le silence est obligatoire et je demande avec insistance aux uns et aux autres de se taire", a exorté sur Europe 1 Antoine Rufenacht, au lendemain des déclarations du benjamin de cette primaire, Pierre-Yves Bournazel, réclamant une "suspension" du scrutin en raison de la "défaillance du système".

"On verra lundi"

"Les choses peuvent se redresser, les votes se déroulent normalement (...) et nous verrons bien lundi soir à 19H00 le résultat du vote et ceux qui voudront ensuite engager un contentieux ou engager des polémiques (...) eh bien ils le feront", a poursuivi le président du scrutin, qui avait opposé une fin de non-recevoir à M. Bournazel.

La fraude possible au cours de cette élection ne paraît pas l'émouvoir: "Dans tous les scrutins, il y a toujours des possibilités de fraude". "La fraude existe (dans tout scrutin) et existera toujours, il faut qu'elle soit aussi faible que possible, qu'elle soit aussi marginale que possible", a-t-il dit, affirmant qu'actuellement, la triche était "marginale". "Si cela n'était pas marginal, lundi, il appartiendra à tel ou tel candidat d'engager une procédure contentieuse", a-t-il insisté.



Edité par T 34 - 03 Jun 2013 à 19:07
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jun 2013 à 19:35

Primaires UMP à Paris : victoire pour NKM mais pas pour l’UMP

 

Les déboires connus pour la désignation de la candidate à Paris font office de mauvais présage pour la primaire de l’UMP pour 2017.

Avec 58,16 % des voix, Nathalie Kociusko-Morizet remporte haut la main sa place de tête de liste UMP aux minicipales à Paris. Pourtant, payant possiblement son excès de confiance, elle est loin de ce que lui prévoyaient les sondages (78 %). Evitant le second tour, elle a été immédiatement adoubée, en surface, par ses ex-concurrents. Lucide, l’eurodéputée annonce que « la victoire sera commune ou nous perdrons ». Désormais rassemblé derrière elle, Pierre-Yves Bournazel, soutenu par la Droite forte et chez qui l’on voyait un possible adversaire lors d’un deuxième tour, est finalement le perdant de cette élection avec sa troisième position (10,75 %). Après NKM, vient Jean-François Legaret (20,4 %). Enfin, Franck Margain a obtenu 10,34%. En tout, 20 074 parisiens ont voté, quand il en fallait 55 000 pour rentabiliser les 150 000 euros mis en jeu.

« L’emmerdeuse », comme l’appelait Chirac, a été félicitée du bout des lèvres par quelques têtes pensantes du parti. François Fillon apporte son « soutien total et actif » à celle qui, rappelons-le, n’avait pas réussi à rassembler ses 7 000 parrainages pour l’élection à la présidence du parti. Elle devrait annoncer avant le 14 juillet dans quel arrondissement elle se présentera. Les vaincus eux, attendent le rapport technique du prestataire de l’organisation du scrutin. Antoine Rufenacht, président de l’autorité de la primaire, assure que des « poursuites » pour « usurpation d’identité » pourraient être lancées.

Un signe de déliquescence qui inquiète l’UMP pour sa primaire en vue de la présidentielle de 2017. Isabelle Balkany affirme ainsi qu’elle ne « voter(a) pas de statuts (la) prévoyant » quand Jean-Pierre Raffarin lui, avoue son scepticisme face à cette « idée assez socialiste ». Du côté d'Anne Hidalgo, forte d’une longueur d’avance, on n’a « peur de personne ». L’adjointe PS de Delanoë a présenté son équipe de campagne. Deux surprises dans ses rangs : Dominique Versini, ancienne ministre UMP et Alain Lhostis, conseiller PCF de Paris.

Audrey Loussouarn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jun 2013 à 23:41

La foire aux mensonges

Jacob bat en retraite. Toujours prêt à déplorer les « privilèges » des fonctionnaires, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale est, en revanche, opposé à toute modification du régime de retraite des députés. Ces derniers peuvent cotiser plus durant leurs deux premiers mandats ? Normal, selon Christian Jacob : « La durée moyenne d’un mandat parlementaire, c’est sept ans (…) et on n’a jamais vu d’élus qui ont été députés pendant quarante ans ! » Christian Jacob va un peu vite en besogne. Lui-même en est à dix-huit ans de mandat. Mais certains de ses collègues font beaucoup mieux, comme Jean Tiberi, député de Paris de 1968 à 2012. Soit quarante-quatre ans.


L’UMP en balance. Il y a les menteurs et ceux qui défendent les menteurs. À ce petit jeu-là, le député (UMP) Guy Geoffroy s’est distingué, cette semaine, en se faisant le porte-parole des opposants au projet de loi sur la transparence. À l’Assemblée, notre homme a qualifié les « lanceurs d’alerte » (nouveau statut de ceux qui dénonceront une fraude fiscale) de « délateurs ». Et son collègue Alain Marsaud de renchérir : « Balances ! Sycophantes ! » On a connu l’UMP moins regardante lorsqu’elle défendait la délation de la petite délinquance.

Paolo Stuppia

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jun 2013 à 23:37

À l’UMP, un vote sur fond de droitisation des idées

Copé%20confirmé%20président%20jusquà%20novembre%202015

Les adhérents de l’UMP votent sur la révision de statuts. Mais au-delà de la guerre des chefs, c’est finalement la guerre idéologique qui sévit au sein de ce parti à la recherche d’une nouvelle identité.

Nouveau départ pour l’UMP. Enfin, sur le papier. Les nouveaux statuts du parti, inscrits noir sur blanc, attendent leur validation par les adhérents à jour de leur cotisation 2012. Ils peuvent, depuis ce matin et jusqu’à dimanche, voter sur Internet. Mais si l’unité se manifeste sur l’adoption de nouvelles règles de fonctionnement, scénario le plus probable qui devrait mettre fin à la guerre pour la présidence du parti en abandonnant l’idée d’une nouvelle élection interne, qu’en est-il de celle de l’idéologie même du parti ? Car au-delà d’une guerre d’ego, c’est bien celle des courants qui gangrènent les fondements de l’héritier du RPR. L’UMP tente de trouver sa ligne directrice. Elle enchaîne les conventions, depuis quelques mois, pour réécrire un programme crédible pour les élections de 2014, puis de 2017.

Eviter "l'eau tiède"

Pourtant, perdue entre les orphelins de Sarkozy et l’ambition grandissante de la partie la plus « décomplexée » qu’elle accueille, l’UMP ne trouve pas de cohérence. Sur le terrain, cela se voit. Avec l’épisode de Villeneuve-sur-Lot, elle a constaté que le FN peut devenir un adversaire redoutable. Pour contrer cette menace, les fillonistes cherchent, comme Laurent Wauquiez, à « réinventer » le parti en « assum(ant) sa propre identité ». Ce qui n’exclut pas de se laisser tenter par une certaine droitisation. Bruno Le Maire, par exemple, jugé habituellement modéré, fait désormais campagne pour une stratégie claireéviter ": aller « au bout de nos idées, en étant plus fermes » et éviter « l’eau tiède », qui « n’a jamais fait gagner une élection ». L’influence même de la Droite forte, premier courant de l’UMP en audience et qui s’autoproclame héritier du sarkozysme et de sa France forte, est évidente. Son cofondateur, Guillaume Peltier, ex-militant FN, s’est fait connaître par ses propositions audacieuses comme la suppression du financement public des syndicats et celle du droit de grève des enseignants.

Droite forte

La Droite forte attire même ceux qui étaient réticents à la division de l’UMP en courants, comme Alain Marleix, ex-secrétaire national de l’UMP. Il s’affiche désormais avec les leaders du mouvement. Comme hier, lors du dépôt de propositions de loi à l’Assemblée. Et pas des moindres: supériorité des accords d’entreprise sur le Code du travail, restriction des aides sociales aux résidents étrangers, mais aussi interdiction à vie d’allocations sociales pour les fraudeurs considérés comme récidivistes. Quarante-cinq députés ont signé cette dernière proposition. Certains se disent gaullistes, humanistes ou de la Droite populaire. Consécration ultime: le courant organise son premier rendez-vous national en juillet. La fête de la Violette annonce déjà des invités de marque: Copé, Hortefeux, Bertrand et… Le Maire.

Audrey Loussouarn



Edité par T 34 - 01 Jul 2013 à 19:25
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jul 2013 à 21:53

L’UMP fait de la primaire l’école du candidat à l’Élysée

Un vote des adhérents devait inscrire, hier, dans les nouveaux statuts du parti, le principe d’une primaire présidentielle. La concession faite aux fillonistes ne fait pas les affaires de Copé, ni de Sarkozy.

Jusqu’ici guère attachée à des statuts hérités du RPR, l’UMP, avec la crise Fillon-Copé de l’an dernier, devait clarifier, lors d’un vote à 100 % électronique des militants, dont le résultat était attendu hier soir, la fonction du parti. Désormais, la machine de guerre électorale qu’est traditionnellement un parti de droite, calera son tempo sur les élections. Le congrès national de l’UMP se tiendra dans la foulée de l’échéance présidentielle, afin d’élire son président. Si l’élection est gagnée, seul un secrétaire général sera désigné, le président du parti étant du même coup celui de la République. Jamais à droite, même sous l’État RPR, la fonction présidentielle n’avait été aussi clairement identifiée comme partisane.

Le vote militant devait entériner également dans les statuts le principe de la primaire en vue de la présidentielle. Révolution culturelle de nature à « transformer la vie politique à droite », estime le filloniste Jérôme Chartier, pour qui « le mythe du candidat naturel, c’est terminé ». Cela fait moins les affaires de Copé, hostile à la primaire mais obligé de composer. Quant à Nicolas Sarkozy, qui parlait en 2011 d’« incompatibilité culturelle » entre la primaire et son camp, il serait tenu de concourir lui aussi pour la place de candidat à la présidentielle de 2017, s’il voulait revenir. Même si 87 % des sympathisants UMP, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, souhaitent son retour – mais seulement quatre Français sondés sur dix.

Les 315 000 adhérents revendiqués – ils seraient moitié moins, en réalité, depuis la guerre fratricide – étaient appelés également à se prononcer sur l’opportunité d’organiser un nouveau vote pour désigner leur numéro un : une majorité ne voulait pas revivre les affres de la fin 2012. Jean-François Copé devrait continuer de gérer le parti jusqu’en 2015, l’ancien premier ministre peaufinera sa stature par des voyages à l’étranger, les autres – Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire ou François Baroin – poursuivront leur propre tour de France et leurs réflexions. Pour l’heure, trois d’entre eux (Fillon, Bertrand et Le Maire) sont candidats déclarés à la primaire de 2016.

Un UMP-thon local et national ?  La fédération parisienne de l’UMP a lancé, en fin de semaine dernière, un appel aux dons pour combler un trou estimé à 100 000 euros : le vote électronique pour la primaire des élections municipales de 2014, présenté comme deux fois moins cher qu’un vote papier, leur a tout de même coûté 150 000 euros. Parallèlement, le staff national travaille à un plan d’économies, à la suite de la baisse de la dotation publique, passée de 30 à 20 millions d’euros en regard des résultats des législatives de 2012. La vente du siège national aurait même été un temps envisagée…

Lionel Venturini

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jul 2013 à 16:32

Nicolas Sarkozy sur toutes les lèvres à l’UMP

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Nicolas Sarkozy se rend ce lundi à l'UMP pour un "bureau politique extraordinaire" afin d'y délivrer "un message de soutien", après l'invalidation jeudi dernier de ses comptes de campagne présidentielle. À la Fête de la violette de la Droite forte ce week-end, le courant ultra-droitier de l’UMP, les militants ne jurent que par l’ex-président, éclipsant les autres figures du parti, Copé et Peltier compris.

La Ferté-Imbault, envoyée spéciale. Camille Pascal, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, est fier de son anecdote. En 1814, l’empereur était en exil, prisonnier. Et c’est en agrafant une violette à leur uniforme que les grognards lui apportèrent leur soutien. Pour eux, il reviendra… et il est revenu. Tout est dit. Même absent, Nicolas Sarkozy est omniprésent. Et cette Fête de la violette, « fleur de l’hiver qui annonce le printemps », selon Guillaume Peltier, fondateur avec Geoffroy Didier de la Droite forte et initiateur de l’événement, fut, samedi, à La Ferté-Imbault, l’occasion d’appeler leur prophète à revenir les sauver. La Droite forte, premier courant de l’UMP, veut convaincre au-delà des adeptes de l’ex-président. Mais, que ce soit Jean-François Copé ou Brice Hortefeux à la tribune, les militants scandent le même prénom: «Nicolas».

Au milieu des 1 500 visiteurs: Margaux et Chloé, venues en famille. Peltier ou Didier, elles ne connaissent pas. Elles sont là pour Sarkozy, victime de tant d’«attaques». Jeunes adhérentes, elles assument ce culte du chef. Chloé, la plus âgée, estime que «lui, au moins, respectait ses engagements». Quant à l’idée d’un courant comme organisateur d’un événement national, Bernard, de la région parisienne, craint des «divisions», malgré la «dynamique» de Guillaume Peltier. «L’UMP n’est pas assez réactive. Rien ne va plus, confirme sa femme, Annie. Nicolas doit revenir.»

«Ne plus s’excuser d’être de droite»

Le président de l’UMP, après quelques allusions à son mentor, vante ses propres mérites d’«aptitude au commandement», après sa décision de lancer une souscription suite à la décision du Conseil constitutionnel de ne pas rembourser la campagne présidentielle. L’optique, selon Copé, est de «ne plus s’excuser d’être de droite» et parler enfin «immigration, sécurité et autorité» en luttant contre «l’assistanat». Et Nicolas Sarkozy dans tout cela? «Il y a une attente considérable. Cela en dit long sur l’impact qu’il a sur notre famille politique», dira-t-il plus tard. Les références aux discours phares de l’ancien leader sont partout: Trocadéro, Villepinte, Concorde… Peltier a beau faire l’autopromotion de son courant, «avant-garde», on l’oublierait presque.

Pour Geoffroy Didier, la Droite forte fait du «néo-sarkozysme», sans pour autant dire «si elle est plus à droite ou plus à gauche de l’UMP». Il ne faut juste «pas avoir peur» de proposer. Et l’événement montre que «l’UMP devra compter sur le courant, avec ou sans le retour de Sarkozy». Peu importe, pour Brice Hortefeux, mentor de Geoffroy Didier, que toute l’UMP ne soit pas d’accord avec les idées du courant, puisque cette «Droite forte détendue» est «fidèle au sarkozysme» et «ne laisse personne indifférent». Franck, militant de quarante ans, en fait partie. « S’il y a une droite molle, elle n’a rien à faire là », estime cet homme de la région parisienne. Il approuve complètement les tendances du courant. Empruntées au Front national ? Il souffle, irrité. « On a des racines chrétiennes, c’est indéniable… Arrêtons de construire des mosquées ! » Bruno Le Maire, lui, se détache de ce discours : « Je ne connais pas de droite forte ou faible. Il ne faut pas céder aux sirènes de l’extrême droite. » Comme une pique à ses hôtes.

L’ex-candidat fait son retour. Après le rejet de ses comptes de campagne présidentielle par le Conseil constitutionnel et sa démission de cette instance dans la foulée, Nicolas Sarkozy fera son retour sur la scène politique nationale aujourd’hui, en participant à une réunion extraordinaire du bureau politique de l’UMP. Le parti est plongé dans une grave crise financière, sommé de trouver près de onze millions d’euros, dont le jugement des sages le prive en lui ôtant le droit au remboursement de la moitié des dépenses de campagne de son ex-candidat. Une décision qualifiée de « disproportionnée » à l’UMP, qui aurait déjà récolté plus d’un million d’euros depuis le lancement d’une souscription, vendredi, selon Jean-François Copé.

  • A lire aussi:

Ses comptes rejetés, Sarkozy démissionne

Les comptes de campagne de 2012 de Sarkozy invalidés

Audrey Loussouarn

Le sarkozysme, ADN de la Droite forte

Ce courant de l’UMP a réussi à se faire un nom grâce à une politique populiste et à un marketing bien rodés, décryptés dans le livre la Droite forte, année zéro, de Marika Mathieu.

«Comment un fils d’une famille de gauche, professeur dans un lycée public, porte-parole de Philippe de Villiers en 2007 devient-il porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2012 ? » Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP, se pose lui-même la question. C’est bien sur cet homme, ancien jeune du FN, que l’UMP base ses espoirs de reconquête. Le jeu des buzz, qu’il entretient avec le secrétaire général adjoint, Geoffroy Didier, sur les chaînes d’information en continu, leur donne des ailes. Et leurs propositions, toujours choc, font le lit de l’UMP. Comme le décrit très bien Marika Mathieu, l’auteure du livre la Droite forte, année zéro : Jean-François Copé pense la même chose tout bas mais ne peut le dire tout haut.

Ces deux compères issus de la génération ont l’ambition de se défaire du complexe de l’héritage gaulliste, « ni de droite ni de gauche ». De quoi exaspérer les ténors. Leur arrogance est à la limite de l’humiliation. Pour cause, ils s’approprient le sarkozysme, leur « ADN ». « Qu’ils aillent se confronter au suffrage universel, qu’ils gagnent des galons avant de réclamer des dividendes ! » dira Patrick Ollier.

En 2012, personne ne veut signer leur motion. La stratégie des deux jeunes loups BCBG est comparée à un « coup marketing », à un « hold-up », et même à du « populisme ». Mais « Plic et Ploc » arrivent premiers et gagnent en légitimité. Ils dépassent leurs maîtres, sidérés : Raffarin et sa France moderne et humaniste, Ollier et ses gaullistes, Wauquiez et sa droite sociale, et même Mariani et sa droite populaire qui incarne habituellement cette droite « décomplexée ». Le courant s’enflamme : Droite forte, contre « droite molle ». Le reste de l’UMP suit. Car, quand on perd du pouvoir, soit on se remet en cause, soit on se radicalise, selon Jérôme Sainte-Marie, de CSA. Le précepteur des nouvelles aspirations : la droite maurrassienne de Patrick Buisson, oncle de cœur de la Droite forte. Au menu : inscription de la tradition chrétienne dans la Constitution, création d’une charte des musulmans – et, dans le même temps, ajouter le mot laïcité à la formule « Liberté, Égalité, Fraternité » –, mais aussi instauration d’un référendum annuel. Le programme est brouillon. On les compare aux « chevau-légers », cavalerie redoutée pour ses charges surprenantes et dévastatrices. Certains diront qu’ils ont plus d’ambition que de conviction. Mais qu’importe. Pour l’UMP, c’est en s’appropriant les thèses du FN qu’elle pourra le supplanter.



Edité par T 34 - 09 Jul 2013 à 18:01
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Fillon défie Sarkozy en lui déniant le rôle d'"homme providentiel"

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Lors d'une réunion publique à la Grande Motte, trois jours après la venue de Nicolas Sarkozy lundi devant le bureau politique de l'UMP, François Fillon a déclaré : "Je ne lie pas l'avenir de l'UMP à un homme", "l'UMP ne peut vivre congelée, au garde à vous, dans l'attente d'"un homme providentiel", "chacun a le droit de vouloir servir son pays et chacun aura le droit d'être candidat aux primaires, mais personne ne peut dire "circulez! il n 'y a rien à voir, le recours c'est moi!"....

François Fillon a mal digéré lundi soir, la prestation de Nicolas Sarkozy, accueilli en star par le bureau de l'UMP et des partisans, venus se masser devant le parti, en criant "Nicolas président". Lui, a contrario, avait essuyé quelques sifflets

Déjà, l'ex Premier ministre avait franchi un pas en annonçant, début mai depuis Tokyo où il était en déplacement qu'il serait candidat en 2016 à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017, et cela "quoi qu'il arrive".

François Fillon a joué le registre du modeste jeudi soir: "Nous devons tous faire nos preuves, moi le premier. Depuis plusieurs mois, je multiplie les déplacements, comme un militant parmi les militants". "Rester sur son piédestal en attendant que la gauche s'effondre et en espérant être plébiscité par les Français: ça, c'est l'assurance d'échouer", a-t-il ajouté.

 



Edité par T 34 - 16 Jul 2013 à 22:46
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jul 2013 à 21:03

Le plan de redressement de l’UMP

 
 
Misère sociale en France : Kadhafi ayant cessé le versement de la pension alimentaire, l’UMP en est réduit à faire la manche en attendant une décision des services sociaux.

Le site de mauvaise foi "LeGrandSoir.info" a révélé ce matin la retranscription d’une réunion à huis-clos des dirigeants du parti qui proposaient une stratégie appelée "l’arnaque du banquier". Voici un extrait :

« nous allons commencer par mettre un mouchoir sur nos convictions libérales (rires dans la salle), le temps d’être renfloués par les pouvoirs publics (huées dans la salle). Une fois les caisses remplies (ouaaais !!! dans la salle), on redeviendra des libéraux purs et durs (tonnerre d’applaudissements). »

Mais cette stratégie, « un peu trop gros » selon Copé, n’a finalement pas été retenue. L’UMP a préféré lancer un appel aux caisses noires dons. Toujours selon le site de mauvaise foi "LeGrandSoir.info", voici le texte initialement proposé :

« Bonjour Messieurs, Dames. Excusez-nous de vous déranger pendant la crise, nous savons que les temps sont durs pour tout le monde. Mais si vous aviez une ou deux pièces (avec vue sur les Champs Elysées) ou un ticket-repas (chez Fauchon), nous vous en serions bien reconnaissants. (l’UMP) »

Mais cette version, « criante de vérité mais trop négative » selon Copé, n’a finalement pas été retenue non plus. En dernier ressort, le choix s’est porté sur un slogan plus laconique : « L’UMP lance un appel aux cons »

Toujours selon Copé, « c’est court, facile à retenir, et ça dit tout. Et ça parle à beaucoup de monde. »

Théophraste R.
"pas mieux"

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jul 2013 à 22:46

À l’UMP, le retour de Sarkozy ne contrarie pas les ambitions

 

À l’heure où le parti annonce avoir réuni 5 millions d’euros de souscription, ses membres, Copé et Fillon en tête, continuent d’essayer de faire oublier le retour de l’ancien président.

Brice Hortefeux, prêcheur du sarkozysme, l’avait pourtant prédit lors de la Fête de la violette du 6 juillet : « Les infidèles (à Nicolas Sarkozy – NDLR) en sont toujours pour leurs frais. » S’agirait-il de François Fillon qui, piqué au vif après avoir été évincé par la très médiatique réapparition du sauveur de la droite, s’est rebiffé jeudi soir, lors d’un discours à la Grande-Motte (Hérault) ? « Chacun a le droit de vouloir servir son pays et chacun aura le droit d’être candidat aux primaires, mais personne ne peut dire : “Circulez ! Il n’y a rien à voir, le recours c’est moi !” », a-t-il lancé devant une petite ­assemblée, avant d’ajouter que « l’UMP ne peut vivre immobile, congelée, au garde-à-vous, dans l’attente d’un homme providentiel ». Il avait essuyé un tacle cinglant de la part de Sarkozy le lundi soir : « Je voudrais dire à tous ceux qui ont des ambitions que je suis bien placé pour les connaître et les comprendre, que je les ai eues avant… peut-être même plus fortes. » Mais Fillon ne veut pas être comparé à l’ex-président. Il s’en détache un peu plus, demandant un « bilan » des années de pouvoir sarkozyste. Se comprend-il dedans, lui qui fut l’une des têtes de l’exécutif durant tout le quinquennat ? Il ne le précise pas. Selon lui, en tous cas, « quand on perd des élections, on ne cherche pas d’excuses ».

L’épisode de mégalomanie rue de Vaugirard en a lassé d’autres. Les Français sont 52 % à souhaiter que Nicolas Sarkozy se retire définitivement de la vie politique, selon un sondage BVA pour le ­Parisien, publié hier. Jean-François Copé l’a toujours répété : il sera à « ses côtés, quelle que soit sa décision ». Pour autant, il n’hésite pas à profiter de la situation. Le maire de Meaux a confié au Parisien que, « stratégiquement », il avait « intérêt à rester en dehors » de la passe d’armes entre Fillon et Sarkozy. Car il veut faire oublier l’épisode de l’hiver… en se lançant des fleurs par exemple. « Depuis mon arrivée (…) pas de contrats mirifiques avec des agences extérieures ou de meetings géants ! Une gestion rigoureuse », observe-t-il dans le Journal du dimanche d’hier, comme une autre forme d’inventaire des mandats de Sarkozy. Lui qui réclamait la fin de la « politique politicienne » sait désormais ce qui est bon pour la « reconquête du cœur des Français ». « Ceux qui pensent que l’on peut gagner 2017 sans gagner 2014 se trompent », souligne encore et toujours Copé. Et là, Fillon comme Sarkozy sont ciblés. La question de sa prétendue « mise sous tutelle » par l’ancien président de l’UMP en était presque inutile. Copé y répond tout de même : « Drôle d’idée ! »

Audrey Loussouarn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jul 2013 à 02:22

Sarkothon : le PCF donne un euro à l'UMP pour redresser ses comptes

La section du Parti communiste d'Oullins, dans le Rhône a décidé de montrer à l'UMP ce qu'est la "solidarité" en faisant don de... un euro pour aider le parti de Nicolas Sarkozy "à remonter la pente savonnée par le Conseil constitutionnel pourtant essentiellement composé de membres nommés par la droite".

"Comme tous les Français, nous avons appris vos déboires financiers suite à l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, sur décision du Conseil constitutionnel (pourtant essentiellement composé de membres nommés par la droite…)", écrit Bertrand Mantelet, secrétaire de la section PCF d’Oullins dans une lettre adressée à la fédération de l’UMP du Rhône. "Profondément républicains et soucieux du fonctionnement démocratique de notre pays, les adhérents de la section communiste d’Oullins ont pris la décision de participer au redressement de votre parti. C’est pourquoi vous trouverez ci-joint un chèque de 1 euro qui, nous l’espérons, vous aidera à remonter cette pente savonnée par le Conseil constitutionnel", poursuit la lettre.

Toujours sur le même ton ironique, Bertrand Mantelet rajoute qu'il "n'a pas été aisé de rassembler cette somme, les militants communistes ne faisant pas partie de ceux qui ont profité de la crise; aucun n'exerçant dans les milieux de la finance, du CAC 40 ou des produits de luxe".

L'UMP a ausitôt répliqué non sans humour, le secrétaire départemental adjoint, Grégory Morel, a décidé de poster le courrier des communistes d'Oullins sur sa page Facebook.

La lettre de Bertrand Mantelet :

 

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La mystérieuse conférence rémunérée de Jean-François Copé à Brazzaville

Copé%20au%20Congo

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé ce dimanche la "politique business" et le "mélange des genres" pratiqués par Jean-François Copé, en allusion à la "conférence rémunérée" à laquelle a participé le président de l'UMP la semaine dernière à Brazzaville. Une semaine auparavant, Rachidat Dati y était déjà.

"Un chef de parti de notre pays n'a pas à être payé pour des prestations au service d'intérêts privés à l'étranger. Cette politique business du président de l'UMP en Afrique est profondément choquante, elle est contraire à tous les principes d'éthique et de transparence", a écrit Harlem Désir dans un communiqué. Selon lui "ce mélange des genres doit cesser".

Contacté par l'AFP, l'entourage de Jean-François Copé a confirmé la participation du numéro un de l'UMP la semaine dernière à un forum économique organisé dans la capitale du Congo par le magazine Forbes. Il a en revanche refusé de commenter les propos de Harlem Désir.

30.000 euros la prestation?

Le président de l'UMP comptait parmi les intervenants du Forum Forbes Afrique 2013 aux côtés de patrons, d'hommes d'État africains, de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU. L'ancien Premier ministre belge et eurodéputé Guy Verhofstadt et l'homme d'affaires français Matthieu Pigasse (coactionnaire du groupe Le Monde, dirigeant de la banque Lazard) étaient également annoncés au programme. Selon le Journal du dimanche (JDD), citant "un spécialiste" non identifié, Jean-François Copé "pourrait avoir empoché 30.000 euros" en donnant cette conférence mercredi dernier à Brazzaville.

Pour Harlem Désir toutefois cela ne doit pas concerner "des responsables politiques en fonction". "Il est contraire à l'éthique de monnayer son image, et peut-être son influence, de dirigeant politique français, en échange de sommes d'argent sur lesquelles n'existe aucune forme de transparence", insiste-t-il.

Brazzaville semble être la destination à la mode pour les cadres de l'UMP. Mi-juillet, Rachidat Dati s'y trouvait déjà et avait été reçue par le président Denis Sassou-Nguesso.

  • A lire aussi:

Nicolas Sarkozy empoche 100.000 dollars de Goldman Sachs

Nicolas Sarkozy intervient pour une banque spécialsite des paradis fiscaux

Sarkozy, Blair, Schroeder, les bonnes affaires des anciens gouvernants

 


Edité par T 34 - 31 Jul 2013 à 19:16
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L’UMP n’est plus dans l’urgence

L’UMP pourrait avoir jusqu’à fin septembre pour rembourser 
les 11 millions d’euros.

La menace était pourtant claire : l’UMP avait jusqu’au 31 juillet pour rembourser le prêt de 11 millions d’euros après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel. Mais voilà, le parti peine à les réunir. Il comptabilise 7,2 millions d’euros, à deux jours de l’échéance. Cependant, pas de panique, l’UMP est « en discussion pour obtenir un délai jusqu’à la fin septembre », selon Catherine Vautrin, sa trésorière, qui se fait le relais d’une négociation entreprise entre Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy et les banques prêteuses, le 8 juillet dernier, soit quatre jours après le lancement de la souscription…

Mais pour manifester l’état d’urgence, l’UMP a pourtant mis les bouchées doubles. L’Association des amis de Nicolas Sarkozy a cédé gracieusement 20 000 euros, tandis que l’ancien et l’actuel chefs du parti vont rencontrer prochainement de grands donateurs. Autre technique : inonder d’e-mails et de SMS, signés Copé, les boîtes de messagerie des particuliers, même étrangers aux activités du parti. Au point que la Cnil le soupçonne d’avoir racheté à des entreprises privées des listings de coordonnées téléphoniques et Internet pour étendre sa clientèle.

L’UMP se vante aujourd’hui d’avoir reçu les dons de 86 000 personnes, loin cependant des 315 000 adhérents recensés par le parti. Jean-François Copé se félicite à chaque annonce d’un nouveau million réuni, allant jusqu’à prétendre que cet engouement montre que l’UMP « va de mieux en mieux parce qu’elle incarne un chemin d’alternance pour les Français ». Pour éviter que cette « alternance » n’ait plus de voix, il y a toujours une solution, elle aussi alternative : ouvrir plus grand le portefeuille de Nicolas Sarkozy, qui s’était porté caution solidaire des 11 millions d’euros.

Audrey Loussouarn

Même les parlementaires UMP renâclent à éponger leur dette  
 
« Historiquement, les élus ne sont pas les meilleurs en matière de contribution au financement de leur parti. » L’ancien ministre UMP Luc Chatel lançait, hier, avec d’autres cadres du mouvement, un appel aux parlementaires qui n’avaient toujours pas participé à la souscription, lancée pour faire face au déficit induit par le non-paiement du remboursement des frais de campagne de Nicolas Sarkozy, dont les comptes ont été rejetés par le Conseil constitutionnel. Car si près de « 100 000 » donateurs ont réuni près de neuf millions d’euros, une centaine de parlementaires ont joué 
les pingres : « 30 % des députés et des sénateurs 
du parti manquant à l’appel », selon Catherine Vautrin, 
la trésorière de l’UMP. Ceux-là mêmes qui, à l’instar 
de Bernard Debré, critiquent Nicolas Sarkozy pour 
ne pas avoir, en tant que caution solidaire du prêt contracté, fait un « effort supplémentaire » ?
 


Edité par T 34 - 02 Aug 2013 à 22:49
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Aug 2013 à 23:38
Copé veut un droit d'inventaire de l'ère Sarkozy
 
Copé%20veut%20un%20droit%20dinventaire%20de%20lère%20Sarkozy

Sans prononcer le mot d'inventaire,  Jean-François Copé veut un débat "sérieux et objectif" sur le précédent quinquennat  sans qu'il se transforme en procès  contre Nicolas Sarkozy et François Fillon .

Dans une interview accordée aux journaux du groupe Nice-Matin, Jean-François Copé estime  que le moment est opportun un an avant les municipales. "L'UMP ayant désormais une équipe dirigeante définitivement confortée par le vote massif des militants au mois de juin dernier, elle est en ordre de marche pour un dialogue sincère et sans langue de bois avec les Français".

Ce débat a été réclamé en premier par l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis par Hervé Mariton, Gérald Darmanin, ou Laurent Wauquiez, jugeant qu'il était temps de procéder à "l'inventaire" du précédent quinquennat pour mieux se préparer au prochain.

La proposition de Jean-François Copé a suscité samedi matin des réserves parmi les ténors de l'UMP, qui redoutent qu'elle ne ravive les divisions, après l'épisode désastreux de l'élection à la présidence de l'UMP, fin 2012, qui avait vu le parti de droite se déchirer entre "copéistes" et "fillonistes".

 

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