Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

Sport et mercantilisme

 Répondre Répondre Page  <123
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jan 2013 à 18:54

Brésil: des cours d'anglais aux prostituées pour le Mondial de foot 2014

"Aujourd'hui, n'importe quelle profession exige l'anglais", explique Pollyana Temponi, 27 ans, qui se prostitue depuis trois ans et qui se réjouit que ces cours d'anglais "lui serviront à négocier le prix et à définir ce que veut le client".

Ces leçons d'anglais sont proposées par l'Association des prostituées de l'Etat du Minas Gerais (Aspromig), dont Belo Horizonte est la capitale. Toutes les prostituées de cette ville du sud-est du Brésil où se déroulera l'une des demi-finales du Mondial-2014 de football, y auront droit gratuitement.

"Elles apprendront les expressions du quotidien mais aussi le vocabulaire technique du sexe, a déclaré mardi à l'AFP, Cida Vieira, présidente de l'association. Elles devront être capables de parler avec le client de ses fantasmes." Selon elle, une vingtaine de professionnelles du sexe se sont déjà inscrites et 300 inscriptions sont attendues d'ici à la fin de l'année.

Le français et l'espagnol aussi

Mais la présidente d'Aspromig redoute que la demande explose. Les candidates intéressées pourront également apprendre l'espagnol ou le français. "Il y a 80.000 prostituées à Belo Horizonte, dans les rues, les boîtes de nuit, les instituts de massage et la demande ne cesse de croître", a-t-elle dit, soulignant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de la lutte des prostituées pour réglementer la profession. L'Aspromig compte déjà des psychologues et des médecins volontaires et compte plus de 4.000 prostituées inscrites.



Edité par T 34 - 15 Jan 2013 à 21:30
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jan 2013 à 20:41

Dopage: tout ce que Lance Armstrong n'a pas avoué

"Oui, oui, oui. Je me suis dopé", a reconnu l'ex-septuple vainqueur du Tour de France lors d'un entretien télévisé, la nuit dernière. Mais ses aveux ressemblent à une opération de communication pour cacher le plus sordide de son programme de dopage le plus sophistiqué de l'histoire.

Le détail de ses mensonges par omission.

  • Pas d'organisation autour de lui

Lance Armstrong a reconnu avoir pris de l'EPO, de la testostérone, des transfusions sanguines, des hormones de croissance, des corticoïdes, sur tous ses Tours victorieux (1999-2005) et même dès avant son cancer des testicules, en 1996. Une tricherie qu'il a tenté de justifier en estimant que le dopage "faisait partie du boulot", et de minimiser en soutenant qu'il n'avait jamais forcé ses équipiers à le suivre, ce qui a dû surprendre nombre d'entre eux, l'ayant accusé d'incitation systématique.

Ces aveux laissent de marbre Christian Prudhomme, le patron du Tour: "On ne sait rien du système dénoncé par le rapport de l'agence américaine (Usada) qui parlait d'un système accablant. Il faut qu'on en sache plus là-dessus, qu'on aille au bout des choses de telle manière que cela ne puisse plus se reproduire. On a eu droit à un exercice de communication millimétré avec des réponses à l'évidence étudiées. On ne peut pas se doper comme il l'a fait pendant des années sans complicité. Nous (Les organisateurs du Tour de France, NDLR) disons depuis longtemps que le coureur ne doit pas être le seul à payer."

Lance Armstrong a éludé les questions sur l'organisation mise sur pied de dopage à grande échelle. Le rôle attribué au docteur Ferrari? C'est une "bonne personne", explique-t-il. Armstrong n'a pas répondu à la question sur la place dans son organigramme du médecin italien, son praticien référent, dont la propre organisation devrait être mise au jour dans quelques semaines par le Parquet de Padoue

  • Pas de connivences haut placées

Une autre omission concerne les raisons qui lui ont permis, durant plus de dix ans, d'entretenir ce "gros mensonge". Collusion, complicité, complaisance... "Vous êtes propre sur les courses! C'est juste une question de timing", a-t-il prétendu, évoquant les cures hivernales, loin des contrôleurs, qui permettent de ne pas avoir recours au dopage sur les compétitions tout en continuant d'en tirer les bénéfices. Et ce jusqu'en 2005, date de l'introduction des contrôles inopinés qui ont changé la donne juste avant l'arrêt de sa première carrière. Certes, mais il est de notoriété publique, surtout depuis les révélations de l'Usada, que Lance Armstrong bénéficiait souvent de la bienveillance des "chaperons" lors de ses contrôles sur le Tour de France, voire qu'il était parfois prévenu de l'arrivée des préleveurs.

Ce point soulève une autre question: Quel était le niveau de connaissance de l'Union cycliste internationale (UCI) des dérapages d'Armstrong? Y-a-t-il eu collusion avec Hein Verbruggen, son patron de l'époque et ami du Texan? Armstrong a affirmé à Oprah Winfrey que l'UCI n'avait "rien fait disparaître", sous-entendu aucun test positif. En revanche, il a chargé la fédération internationale dans l'affaire des donations (125.000 dollars), prétendant que ces sommes avaient été réclamées par l'UCI "qui avait besoin d'argent".

  • Rien sur l'argent détourné

En matière financière, l'ex-cycliste n'a pas non plus évoqué les procès pendants, notamment contre l'US Postal dont il a utilisé les fonds (publics) pour financer son programme de dopage, ni contre la compagnie d'assurances SCA Promotions (qui lui réclame 12 millions de dollars). Il n'a rien dit non plus sur le risque de prison pour parjure sous serment devant le grand jury, dans le cadre du procès l'ayant opposé à cette même compagnie.

Source


Dopage: trop tard, Lance, trop tard! (analyse)

Pour Jean-Emmanuel Ducoin, les aveux ou explications de Lance Armstrong lors d'un entretien diffusé aux Etats-Unis jeudi soir arrivent trop tard.

"Il a profané le mythe" du Tour de France et "accéléré le processus de spectacularisation d’un nouveau genre de coureurs, proches des héros virtuels, monétisables, préfigurant un futur cauchemardesque où seraient rois les acteurs de la métamorphose des corps, enfantés dans les horreurs des pires prédictions du bio-pouvoir". Analyse.

Les larmes n’y changeront rien – les regrets non plus… Le « oui je me suis dopé », de Lance Armstrong, accompagné, face caméra, de quelques sanglots peut-être sincèrement assumés, restera bien sûr dans l’histoire du sport quand les images seront diffusées, ce jeudi, sur la chaîne américaine CBS. Dans le genre mélodrame façon showbiz, Oprah Winfrey sait y faire. Bien d’autres avant le Texan sont passés sur le divan de l’animatrice starifiée. Les douleurs de l’enfance ; le parcours tout en vigueur d’un enfant battu par l’un de ses supposés « pères » ; et puis la genèse d’un caractère hors du commun, capable de vaincre un cancer qui aurait dû le terrasser, mais capable aussi d’imposer dans le peloton un ordre mafieux, par le mensonge coopté par tous (ou presque) et l’appétence du pouvoir absolu.

Trop tard, Lance, trop tard ! S’il faut se réjouir que
l’ex-septuple vainqueur du Tour ait enfin avoué avoir triché, comment ne pas comprendre qu’il s’est soumis à la pression de ses proches et des membres de sa fondation contre le cancer, Livestrong, au bord du gouffre. Et comment taire sa frustration que cette confession vienne si tardivement. Car, depuis la lecture du volumineux rapport de l’agence antidopage américaine, l’Usada, le « cas » Armstrong s’écrivait déjà au passé, 
tant étaient accablantes 
les conclusions de cette enquête dans laquelle nous avions découvert – sans vraiment le découvrir – ce que l’Usada appelle « une conspiration du dopage le plus sophistiqué jamais révélé dans l’histoire ». Le plus grand scandale de l’histoire du sport moderne.

S’il avait avoué plus tôt, beaucoup plus tôt, par exemple après la rémission de son cancer en 1997, ou lors 
des nombreux scandales qui éclaboussèrent les années 2000 jusqu’à son come-back, le cyclisme aurait gagné du temps pour réfléchir à sa refondation, sinon 
à sa révolution. Nous avons beau nous dire qu’à chaque fois qu’un repenti s’exprime, c’est un pas de franchi vers le renouvellement des mœurs, nous ne pouvons que constater l’ampleur du mal enduré. Armstrong a écorné la légende de Juillet. Il a profané le mythe. Il a accéléré le processus de spectacularisation d’un nouveau genre de coureurs, proches des héros virtuels, monétisables, préfigurant un futur cauchemardesque où seraient rois les acteurs de la métamorphose des corps, enfantés dans les horreurs des pires prédictions du bio-pouvoir.

Lance n’était qu’un revenant du cancer. Cela lui offrait 
du crédit et de la compassion. Il disait qu’il n’avait plus rien d’autre à perdre « que la vie ». Comment a-t-il pu trahir à ce point les malades ? Tel est son drame intime. Avec quelques-uns (citons prioritairement Pierre Ballester, David Walsh et Damien Ressiot), nous ne tirons aujourd’hui aucune gloire d’avoir eu raison avant tout 
le monde en combattant le « système Armstrong » 
en un temps où la glorification de l’Américain était 
la règle imposée. Nous n’étions pas nombreux. Désormais, tout le monde sait que le cyclisme, lui aussi, mérite que des journalistes cherchent la vérité 
et la disent. On ne joue pas impunément avec l’Histoire du Tour de France.

Jean-Emmanuel Ducoin

Source


Edité par T 34 - 17 Jul 2013 à 19:53
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2013 à 19:45

Matchs truqués: pour Europol, le foot est gangréné par la corruption

 

Le football "devrait prendre bonne note" de la vaste enquête menée par Europol qui a dénombré, dans une enquête rendue publique ce lundi, 680 matches présumés truqués, y compris des matches éliminatoires de Coupe du monde et des rencontres de Ligue des champions, au sein d'un vaste réseau de corruption dans le football actif de 2008 à 2011.

Le football "devrait prendre bonne note", a assuré le directeur d'Europol Rob Wainwright, expliquant qu'il allait transmettre les résultats de l'enquête à Michel Platini, le président de l'UEFA (fédération européenne de foot). De son côté, Ralf Mutschke, ancien directeur d'Interpol devenu le M. Sécurité de la Fifa, avait averti le 16 janvier qu'aucune région du monde n'était à l'abri des matches truqués.

  • Ce que dit l'enquête

"C'est le travail d'un cartel criminel sophistiqué et organisé qui est basé en Asie et travaille avec des relais en Europe", a déclaré Rob Wainwright. Ce cartel criminel basé à Singapour est à la tête de ces opérations qui ont eu lieu à partir de 2008, aurait réalisé plus de 8 millions d'euros de bénéfices dans le cadre des matches truqués, pour une mise totale de 16 millions d'euros.

L'enquête a été menée par les autorités allemandes, finlandaises, hongroises, autrichiennes et slovènes en collaboration avec Europol et a été soutenue par huit autres pays européens.

  • 380 matchs identifiés

Dans un premier temps, quelque 380 matches truqués ont été identifiés, principalement en Europe, dans le cadre desquels environ 425 arbitres, dirigeants de clubs et joueurs, notamment, sont impliqués, a précisé à l'AFP Friedhelm Althans, enquêteur en chef de la police de Bochum, en Allemagne. La plupart des matches truqués ont été joués dans les championnats turcs, allemands et suisses, selon Europol, mais d'autres matches à travers le monde sont concernés.

2 matchs dans le viseur. Europol a d'ailleurs notamment montré les images d'une rencontre internationale entre les moins de 20 ans argentins et boliviens en 2010 lors de laquelle un arbitre hongrois avait accordé un penalty plus que litigieux en faveur de l'Argentine. Deux rencontres de Ligue des Champions, dont une jouée sur le sol britannique, ont en outre été mises en cause, a précisé Rob Wainwright, sans pour autant préciser de quelles rencontres il s'agissait.

Quatorze suspects ont déjà été condamnés, pour un total de 39 ans de prison, mais une centaine d'autres doivent encore comparaître.

  • 300 autres en voie de l'être

Cette première enquête, désormais close, a révélé qu'environ 300 autres matches auraient été truqués à travers le monde. Ceux-ci font l'objet d'une enquête. "Des sommes d'argent allant jusqu'à 100.000 euros par match ont été payées en liquide", a raconté l'enquêteur allemand Freidhelm Althans. Selon ce dernier, le réseau employait des "courriers" transportant des enveloppes pouvant contenir jusqu'à 100.000 euros par match, qui servaient à rémunérer joueurs et arbitres. "Nous avons réuni des preuves dans 150 cas", a-t-il précisé.

Des complices prenaient ensuite des paris sur internet ou par téléphone avec des bookmakers en Asie, où sont acceptés des paris qui seraient illégaux en Europe. "Un match truqué pouvait impliquer jusqu'à 50 suspects dans dix pays sur différents continents. Même deux matches éliminatoires de Coupe du monde en Afrique, et un en Amérique centrale, sont suspects", a précisé Freidhelm Althans. "

Matchs truqués: pour Pascal Boniface, «le crime organisé s’est mondialisé »

Directeur de l’Iris et coauteur du livre blanc Paris sportifs et corruption, Pascal Boniface revient sur l’affaire des matchs truqués mise au jour par l’enquête d’Europol

Fin janvier, l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) a lancé le programme « Quels réseaux nationaux dans l’Union européenne pour lutter contre la corruption sportive?». Financé par la Commission européenne et l’Association européenne des loteries et Totos d’État, ce programme a pour but « d’informer et d’éduquer les pouvoirs publics et les organisations sportives sur les enjeux et les moyens d’action à développer pour préserver l’intégrité du sport ». Son directeur, Pascal Boniface, coauteur du livre blanc Paris sportifs et corruption, revient sur le scandale de plusieurs centaines de matchs truqués, liés à des paris sportifs, révélé par l’enquête d’Europol.

 

Ce nouveau scandale 
vous surprend-il ?

Pascal Boniface. Ce n’est pas une surprise. On savait que ce type de scandale pouvait ressurgir car il y avait déjà eu un précédent avec le procès de Bochum en octobre 2010 (32 matchs truqués en Allemagne, Belgique, Croatie, Hongrie, Slovénie et Suisse) dont cette affaire semble être soit la continuation, soit une amplification.

 

Des matchs des tours préliminaires de Ligue 
des champions ou de Ligue Europa sont souvent concernés, pourquoi ?

Pascal Boniface. Ce n’est pas un phénomène nouveau. On en parle dans notre livre blanc. Comme ces clubs moins en vue ne peuvent pas passer ce tour préliminaire, certains dirigeants décident alors de monnayer leur élimination.

 

La corruption concernerait donc plutôt des petites équipes ?

Pascal Boniface. Le schéma classique de la corruption, ce sont des matchs qui attirent peu l’attention dans des divisions très inférieures de pays importants ou des divisions 1 ou 2 de pays plus périphériques dont les revenus des joueurs n’ont rien à voir avec ceux des stars du football et qui sont donc plus facilement achetables. Ces matchs sont moins observés que ceux de Ligue des champions qui passent sur tous les écrans et où des erreurs trop flagrantes et répétées d’arbitrage ou de joueurs se verraient. Dans un match non télévisé de première ou deuxième division d’une ligue très périphérique des 
Balkans, il y a moins de chances qu’on dépiste des tricheries...

 

Dans cette affaire, jusqu’à présent, il n’y a pas de matchs truqués dans l’Hexagone. 
La France est-elle à l’abri ?

Pascal Boniface. Il y a eu des soupçons sur deux matchs de Ligue 2 l’an dernier. Le système d’alerte mis en place par la Française des jeux et l’Arjel a permis immédiatement de remarquer des paris anormaux sur ces matchs et tout de suite un système d’arrêt des paris a été mis en place. Il serait illusoire et vain de se croire à l’abri, grâce à ce système de surveillance la France est juste moins exposée.

 

L’interdiction des paris 
est-elle une solution?

Pascal Boniface. Interdire les paris, c’est comme interdire la vente d’alcool, ça développerait le crime organisé et la mafia. L’enjeu est plutôt de réguler les paris, d’avoir des opérateurs fiables qui contrôlent les parieurs. Par ailleurs, il y a un problème plus important, c’est que le sport français dépend beaucoup des jeux pour son financement.

 

Le réseau criminel incriminé est basé à Singapour. L’Asie est-elle une plaque tournante?

Pascal Boniface. C’est une chaîne globale. Avec la mondialisation, le crime organisé s’est internationalisé et les mafias asiatiques peuvent aujourd’hui parier sur des championnats européens. D’autre part, avec le développement des jeux en ligne, les sommes sont plus conséquentes.

 

L’arsenal législatif est-il suffisamment adapté ?

Pascal Boniface. En France, on peut penser qu’il est assez sévère et fonctionne à peu près correctement. On peut bien sûr le perfectionner. La prochaine frontière, c’est l’élargir au niveau mondial. Aujourd’hui, les risques sont faibles par rapport aux gains, c’est la raison pour laquelle le crime organisé investi dans ce champ-là. Après la prostitution, le trafic d’êtres humains, les drogues, les mafias internationales se mettent aux paris sportifs. La police et la justice doivent s’adapter au niveau international face à cette tentative de conquête de nouveaux territoires.

Des matchs arrangés partout dans le monde.  L’annonce d’Europol, lundi, a fait l’effet d’une bombe. L’enquête de l’Office européen de police a en effet mis au jour l’existence de plusieurs centaines de matchs truqués à travers le monde, dont deux rencontres du tour préliminaire de la Ligue des champions et quatorze rencontres de qualification pour la Ligue Europa. Ces trucages, répertoriés à partir de 2008, sont liés à des paris sportifs. À la tête de ces opérations, un cartel criminel basé à Singapour a réalisé plus de 8 millions d’euros de bénéfices. Dans un premier temps, quelque 380 matchs truqués ont été identifiés, principalement en Europe, dans lesquels environ 425 arbitres, dirigeants de clubs et joueurs, notamment, sont impliqués. La plupart de ces matchs ont été joués dans les championnats turcs, allemands et suisses. Cette enquête, désormais close, a révélé qu’environ 
300 autres matchs auraient été truqués à travers le monde. Ils font l’objet d’une autre enquête.

Entretien réalisé par Nicolas Guillermin



Edité par T 34 - 06 Feb 2013 à 20:39
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Mar 2013 à 15:39

La «zlatanisation» du football en marche

PAR ALAIN HAYOT, DOCTEUR EN SOCIOLOGIE ET ANTHROPOLOGIE,
 CONSEILLER REGIONAL PACA FRONT DE GAUCHE.

Les chocs PSG-OM sont l’occasion de s’interroger sur l’évolution du football, sport le plus médiatisé parce que le plus populaire et le plus universel. Depuis la mainmise du Qatar sur le club de la capitale, les journalistes et les médias, sportifs ou non, sont fascinés par ce nouveau PSG qu’ils voient déjà champion d’Europe. Ils ont même inventé un nouveau verbe à l’aide du prénom, Zlatan, du joueur vedette acheté à prix d’or Ibrahimovic. « Zlataner » décrirait son style de jeu particulier, alliant une grande technique à une présence physique parfois limite, inspiré des arts martiaux dont il a été un pratiquant. Mais au-delà du style arrogant, voire violent, du joueur, le verbe « zlataner » nous parle de performance et d’efficacité à n’importe quel prix, au risque de mettre en danger les joueurs adverses. Il ne parle plus de jeu et de compétition saine mais de concurrence sauvage où tous les coups sont permis et tous les moyens sont bons pour gagner.

Ajoutez à cela le recrutement, à un prix exorbitant, d’un joueur proche de la quarantaine dont la valeur sportive n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il fut : David Beckham est là pour vendre des maillots et surtout pour présenter une vitrine « glamour » et « populaire » au mauvais sens que les tabloïds donnent à ces termes, à un club, le PSG, qui en est dépourvu. En quelque sorte, Beckham est un leurre et un coup marketing. Ce qui se passe au PSG est la métaphore parfaite du capitalisme contemporain, de ses impostures, de ses violences et des valeurs régressives qu’il tente d’imposer. On ne s’en étonnera pas : le PSG est désormais la propriété d’un État, sorte de multinationale riche à milliards grâce au pétrole, qui pratique tout à la fois un ultralibéralisme échevelé, un fondamentalisme religieux digne du Moyen Âge, un esclavagisme vis-à-vis de la majorité de sa population, des immigrés surexploités et sans droits. Un pays où les femmes subissent une domination patriarcale totale et un État qui a un des taux de production de CO2 le plus élevé au monde… Et pourtant, le pouvoir sarkozyste lui a ouvert portes et fenêtres et l’actuel gouvernement va l’autoriser à investir dans nos quartiers et nos cités populaires. Et l’on prétend lutter contre la propagation de l’intégrisme et du terrorisme religieux, et des systèmes mafieux qui les exploitent ? La « zlatanisation » du football, cette mainmise outrancière de l’argent sur le sport, fait le lit, dans notre jeunesse, des pires valeurs, à l’opposé d’une ethnique humaniste, solidaire et fraternelle, que le sport est censé véhiculer. Certes, ce phénomène ne se résume malheureusement pas au PSG, ni même au football. Salaires indécents pour quelques-uns, dopage organisé, corruption avec les paris et les matchs truqués, violences et discriminations, le sport connaît une dérive inquiétante. À l’inverse, il est possible, en s’appuyant sur l’école, la vie associative et le bénévolat, sur les valeurs de partage et de démocratie, de libérer le sport de la domination de l’argent pour en faire un droit pour toutes et tous. C’est juste une affaire d’émancipation humaine.

ALAIN HAYOT

 


Edité par T 34 - 26 Mar 2013 à 17:56
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Apr 2013 à 17:53

Taxe à 75%: le foot français ne paiera pas grand chose

Experts en optimisation fiscale, les clubs de Ligue 1 ont peu à craindre de la taxe à 75% sur les salaires à 1 millions d'euros et plus annoncée par le gouvernement

Le nouveau dispositif de taxe à 75% concernera toutes les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d'euros, a confirmé le gouvernement, douchant en apparence les espoirs des clubs de football qui croyaient pouvoir y échapper, lesquels se voient comme des PME, dit sans rire le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët.

L’arbre de la déclaration d’Ayrault assurant que « toutes les entreprises seront touchées par la taxe à 75% » masque en réalité le maquis fiscal qui permettra aux clubs professionnels d’échapper pour l’essentiel à la taxation. Qui rappelons-le, taxe les salaires, non les revenus. Or en la matière, les clubs sportifs professionnels sont passés maitres dans l’optimisation fiscale.

Droit à l'image

Entre le lissage des revenus sur 5 ans, les exonérations prévues par le régime fiscal des impatriés et des montages plus exotiques encore, les joueurs phares du championnat peuvent largement échapper à la taxe comme à l’impôt. La mauvaise santé des clubs de L1 tient plus à l’inflation ininterrompue des salaires des joueurs, dopée par les droits TV, qu’à la fiscalité.

L’exemple récent du « droit à l’image collective » est éclairant:  imaginé par le foot de haut niveau, coutumier des dérogations fiscales -le président de la L1 Frédéric Thiriez les négociait à l’Elysée du temps de Sarkozy- sa suppression en 2009 devait entraîner nombre de dépôts de bilan, selon les ligues professionnelles. Il n’en fut rien, et le coup de grâce fut porté par un rapport de la Cour des comptes, démontrant alors que sa mise en place n’avait ni interrompu les départs des meilleurs joueurs français vers l’étranger, ni permis le retour massif des joueurs les plus réputés. Juste écrémé la ligne budgétaire du sport amateur du Ministère des Sports.

L'exemple Beckham

Quant aux très gros salaires du football, il y a bien longtemps que les revenus qu'ils touchent en club sont inférieurs à ceux qu'ils accumulent via leurs contrats de sponsoring. L'arrivée de David Beckham au PSG est à ce titre exemplaire. Les communicants du joueur anglais ont claironné que le "Spice boy" venait "gratuitement" au PSG. Certes, il ne touchera aucun salaire puisque celui-ci (2.200 euros) doit être redistribué à des associations caritatives. Mais il aurait négocié 20% de royalties sur la vente de maillots à son nom, selon Telefoot. Soit 22 euros par maillot. Ce qui pourrait représenter 2,3 millions d'euros sur les cinq mois de sa pige parisienne, au rythme où ses maillots se vendaient lorsqu'il était au Real Madrid!

Et s'il n'a pas souhaité toucher de salaire au PSG, c'est surtout pour ne pas que le Fisc mette son nez dans ses 30 à 35 millions d'euros de revenus générés par ses contrats d'image ainsi que ceux de sa femme. Pas de salaire. Pas d'impôt. Les Beckham ont préféré se domiciler à Londres.

"On paiera"

En Ligue 1, seul le PSG devrait tirer à boulet rouge contre la taxe à 75%. Le club compte 12 des vingt premiers millionnaires du championnat. « Cette taxe n’impactera que les énormes clubs, comme le PSG, et pour eux ça ne changera rien, ils vont juste dépenser un peu plus », explique Lionel Maltese, professeur en marketing sportif à Aix-Marseille université et à Kedge Business School. D'où la réaction pas vraiment effarouchée de Nasser Al Khelaïfi. Le président du Paris Saint-Germain a déclaré ce lundi sur France Info: "Si la loi c'est 75%, on est en France, on le fera. Je pense que ce n'est pas bien pour le football en France, que ce n'est pas bien pour les clubs français, que ce n'est pas bon pour l'image de la Ligue 1 dans le monde", a-t-il ajouté

En revanche, le jusqu'alors gros bonnet du foot français Jean-Michel Aulas ne s'est pas fait entendre. Il cherche justement à se "débarrasser" de ses trois millionnaires Gourcuff, Gomis et Lisandro et sait que cette taxe à 75% ne va pas changer grand chose aux moins bons résultats sportifs et financiers de son Olympique lyonnais. La construction de son stade est autrement plus coûteuse.

  • A lire aussi:

Taxe à 75%: les pros du ballon inquiets

Taxe à 75%... les annonces de François Hollande

12 joueurs du PSG parmi les 20 premiers millionnaires de la Ligue1

Classement établi par France Football

1. Zlatan Ibrahimović (PSG) – 15millions d’euros
2. Thiago Silva (PSG) – 9,6millions d’euros
3. Ezequiel Lavezzi (PSG) – 9,4millions d’euros
4. Yoann Gourcuff (Lyon) – 5,8millions d’euros
5. Salomon Kalou (Lille) – 5,7millions d’euros
6. Mathieu Valbuena (Marseille) – 4,6millions d’euros
7. Mamadou Sakho (PSG) – 4,4millions d’euros
8. Thiago Motta (PSG) – 4,3millions d’euros
9. Maxwell (PSG) – 4,3millions d’euros
10. André Ayew (Marseille) – 4,2millions d’euros
11. Alex (PSG) – 4,1millions d’euros
12. Salvatore Sirigu (PSG) – 3,9millions d’euros
13. André-Pierre Gignac (Marseille) – 3,8millions d’euros
14. Benoît Trémoulinas (Bordeaux) – 3,6millions d’euros
15. Bafétimbi Gomis (Lyon) – 3,5millions d’euros
16. Lisandro López (Lyon) – 3,2millions d’euros
17. Gregory van der Wiel (PSG) – 3,1millions d’euros
18. Kévin Gameiro (PSG) – 3millions d’euros
19. Jérémy Ménez (PSG) – 3millions d’euros
20. Javier Pastore (PSG) – 2,9millions d’euros

Lionel Venturini avec S.G.



Edité par T 34 - 30 May 2013 à 16:03
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2013 à 17:10

Qatar. Du foot pour 200 milliards de dollars

Je n’ai rien contre le football. J’avoue même un certain goût pour la chose, sans excès. Mais là, comme on dit, je tombe de l’armoire. Le Qatar, selon un rapport publié par le cabinet Deloitte et repris par Le Figaro projette d'investir 200 milliards de dollars (156 milliards d'euros) durant les dix prochaines années pour accueillir la Coupe du monde 2022 de football.

Des sommes folles qui seront dépensées en équipements sportifs comme des stades et des centres d'entraînement. Pas seulement.

Dans un pays majoritairement occupé par le sable ajoute Le Figaro, de nombreuses infrastructures de transport doivent être bâties. L'étude du cabinet Deloitte chiffre ainsi à quelques 140 milliards de dollars (110 milliards d'euros) les investissements à réaliser dans les routes, les métros ou les aéroports, précisant que seuls 13% de ces marchés ont déjà été conclus. De quoi faire saliver les grands groupes du bâtiment d’autant que les infrastructures hôtelières sont  insuffisantes pour accueillir les supporters attendus pour la Coupe du monde.

Nous ne rêvons pas. Un micro pays dont la tradition sportive se limite à la course de chameaux et qui doit sa richesse à la manne pétrolière et à la surexploitation des travailleurs venus de toute la région va dépenser 200 milliards de dollars pour une Coupe du monde de foot. Ce « modèle » de démocratie protégeant, armant et finançant les extrémistes de tous poils, bien en cours dans la France officielle du temps de Sarkozy et aujourd’hui de Hollande, investit en Europe, surtout en France dans le luxe, l’hôtellerie, le sport et les médias. C’est au Qatar que vient de s’ouvrir une «  représentation diplomatique » des talibans afghans. Et c’est dans ce « magnifique » endroit que devrait se tenir la Coupe du monde de football de 2022. A moins que d’ici là…

José Fort



Edité par T 34 - 01 Jun 2014 à 03:21
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2015 à 19:52
 

Curieuse embrouille à la FIFA




« Grâce à la justice américaine », affirme sans ambage 20 Minutes, « les révélations s’enchaînent depuis une semaine ». Une procureur étasunienne explique ainsi benoîtement que « ces gens » avaient pour mission de construire des terrains de foot pour les enfants et en ont profité pour s’enrichir. C’est un véritable scandale qui secoue le monde du football.

La FIFA est une organisation à but non lucratif. Elle est à ce titre exonérée d’impôts. Association de droit suisse, elle est également, c’est le moins qu’on puisse dire, liée « aux milieux d’affaires internationaux ». Rappelons que le football professionnel (dont les clubs et les joueurs appartiennent tous à des entreprises capitalistes dont le but n’est pas le sport, mais le profit) est financé par des droits télé et la pub (poliment rebaptisée « sponsoring »). Il devrait en principe être exempt de corruption. Découvrir que la corruption y existe, c’est pourtant découvrir que l’eau, ça mouille !

Encore qu’aucune preuve de cette corruption, aurez-vous remarqué, ne soit positivement établie : on nous met sous le nez de supposés corrompus, sans avoir identifié ni les corrupteurs (ceux qui payent), ni les avantages espérés. On est ainsi censé croire que la « justice » étasunienne soit porteuse de morale… ce qui n’est pas tout à fait certain.

Mais il y a plus grave. La Russie dénonce la volonté étasunienne d’imposer ses normes juridiques en dehors de son territoire. En effet, Washington a exigé de la police suisse qu’elle arrête des ressortissants, pour l’essentiel d’Amérique Latine, pour de présumés faits qui ne se sont même pas produit aux États-Unis. L’IRIB (Iran) partage cet avis, relevant que « les États-Unis se comportent de facto en gouvernement mondial, sanctionnant ici, récompensant là ».

Et il semble bien que la haine que les Étasuniens portent à la FIFA, et à son ex-président Sepp Blatter, tient au fait que, malgré leur candidature, ils n’ont pas été retenus pour organiser le mondial en 2018 et en 2022. Pis, c’est la Russie qui accueillera la coupe du monde de football en 2018.

Les arrestations opérées en Suisse (pauvre Suisse qui n’arrête pas d’avaler des couleuvres étasuniennes) à deux jours du Congrès de la FIFA avaient bien pour but d’empêcher la réélection de Sepp Blatter afin de remettre en cause l’attribution du mondial à la Russie en 2018. La réaction du Congrès a été assez claire : contre Blatter, l’Occident (États-Unis et Europe réunis) ; pour Blatter, le reste du monde, à commencer par l’Afrique…

Des pressions ultérieures ont fini par avoir raison du président de la FIFA, sans toutefois pouvoir remettre en cause l’attribution du mondial à la Russie. Ceci montre que la lutte entre l’impérialisme et l’anti-impérialisme est partout. Les conflits autour du football montrent décidément une extension assez imprévue de la lutte de classe.

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/curieuse-embrouille-a-la-fifa/



Edité par T 34 - 08 Jun 2015 à 00:47
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <123

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 6,492 secondes.