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[11/09] Sujet consacré à l'escroquerie du siècle

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2011 à 20:29

Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

 

Grégoire Lalieu

 
Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.

 
Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »
 
Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.
 
Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.
 
Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 
 
Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.
 
 
Les différentes vies de ben Laden
 
Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.
 
Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort.
 
 
Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ? Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ? Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ?
 
En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique. Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.
 
 
 
Il était une fois, le choc des civilisations
 
Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.
 
Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »
 
Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »
 
Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »
 
A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident.
 
Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.
 
 
 
L’ennemi public numéro un
 
Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.
 
Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable. En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.
 
Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.
 
La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.
 
Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.
 
Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.
 
Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.
 
Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.
 
On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.
 
 
 
Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 
 
Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »
 
Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.
 
Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.
 
Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »
 
 
 
L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient
 
L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.
 
Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.
 
D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.
 
 
Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?
 
La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique un raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.
 
Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.
 
On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.
 
Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.
 
Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.

Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.

 

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Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 04:26
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2011 à 16:16

Une analyse communiste du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre, prétexte à une décennie d'interventions impérialistes, par le PC portugais

bush-obama1

 

A propos du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001

Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

On marque cette année le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre contre les tours du World Trade Center, qui ont coûté la vie à plusieurs milliers de citoyens nord-américains et que le PCP a condamné sans équivoque, dès la première heure.

Alors que dix ans sont passés depuis ce crime terrible contre le peuple des États-Unis, la réalité démontre clairement que – vérifiant les mises en garde du PCP – les attentats du 11 septembre ont été utilisés par l'impérialisme, et en particulier l'impérialisme nord-américain, pour déclencher une escalade de guerre et d'agression visant à imposer sa domination planétaire, à contrôler les principales ressources énergétiques mondiales et à favoriser les intérêts et les profits du grand capital.

Sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » et de la « sécurité des États-Unis » furent envahis et occupés des pays souverains, causant des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés et des désastres humanitaires et civilisationnels d'une ampleur tragique. Furent créés des camps de concentration et un réseau mondial de prisons secrètes, à la marge des systèmes judiciaires et légaux. Fut justifiée et encouragée la torture. On a propagé le racisme et l'intolérance, favorisant la montée de forces d'extrême-droite et xénophobes. Sous couvert de la « lutte contre le terrorisme », se sont développées des théories racistes dont un exemple marquant est la théorie du « choc des civilisations » avec les conséquences que nous voyons désormais.

La paranoïa sécuritaire déclenchée sous le prétexte des attentats du 11 septembre 2001 a également servi à la diffusion de la fausse dichotomie sécurité/liberté avec l'adoption de législations restreignant et prévoyant la suspension des droits démocratiques. Elle est venue à l'appui de l'approfondissement de la militarisation des relations internationales, dont sont particulièrement l'expression l'augmentation exponentielle des budgets militaires ; le développement de nouvelles armes plus puissantes, y compris de destruction massive ; l'instrumentalisation du Conseil de sécurité des Nations unies, le mépris pour le Droit international et pour la Charte de l'ONU ; le renforcement de l'OTAN comme organisation globale offensive, bras armé des principales puissances impérialistes et aussi la militarisation en phase d'accélération et d'aggravation de l'Union européenne, s'affirmant de plus en plus comme une puissance impérialiste, interventionniste et avec des ambitions de domination mondiale.

Le Portugal a également participé activement à l'offensive de l'impérialisme déclenchée sous prétexte des attentats du 11 septembre. Dans les dix dernières années, la tendance à la soumission totale aux intérêts et aux ordres de l'OTAN s'est approfondie dans un mépris patent de la Constitution de la république portugaise, notamment de son article 7. Le sommet de la guerre aux Açores, la participation des forces militaires et policières portugaises dans l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan, la participation du gouvernement portugais au crime qu'ont constitué les « vols de la CIA », la réalisation du sommet de l'OTAN au Portugal qui a adopté un « nouveau concept stratégique » encore plus agressif, le soutien du Gouvernement portugais au crime commis contre le peuple Libyen, sont, entre autres, des exemples éclairants d'une politique étrangère portugaise contraire aux intérêts nationaux et aux valeurs de la paix, de l'amitié et de la coopération entre les peuples.

Comme le PCP en avait averti, le changement de président à la tête des États-Unis n'a pas changé la réalité des événements du post-11 septembre, en dépit d'un changement dans le discours et d'une alliance plus étroite avec les puissances impérialistes européennes. Les guerres en Irak et en Afghanistan se poursuivent avec l'Administration Obama, ce dernier pays ayant même été le théâtre d'une nette escalade dans les effectifs des troupes d'occupation. La barbarie impérialiste s'est maintenant tournée vers la Libye, et menace la Syrie, l'Iran et l'Algérie ainsi que d'autres pays. Le camp de concentration de Guantanamo est est toujours en place. Le Patriot act et d'autres législations d'exception profondément anti-démocratiques, aussi. Se sont intensifiées les manœuvres d'agression, de subversion et de terrorisme d’État de la part des puissances impérialistes.

Il est particulièrement choquant et révélateur de sa nature criminelle que pour le dixième anniversaire du 11 Septembre, l'impérialisme soutienne de nouveau, en Libye et dans d'autres pays, des terroristes liés au fondamentalisme islamiste, y compris des groupes qui sont sur la liste des organisations terroristes élaborée par le Département d’État des États-Unis lui-même. Le terrorisme ne cesse pas d'être, juste parce qu'il est parrainé par les États impérialistes.

L'agressivité et le bellicisme impérialistes vont de pair avec la violente offensive contre les conditions de vie et de travail des peuples, dont l'offensive des centres de commandement de l'Union européenne contre les peuples de l'UE est un exemple significatif. Le PCP met en garde contre les énormes dangers pour la paix mondial résultant de l'agressivité d'un impérialisme en profonde crise économique – dont il ne sait comment sortir – et en déclin relatif face à de nouvelles puissances émergentes.

Le PCP estime qu'il est urgent de mettre en échec l'escalade de guerre et de violence, qui menace de porter l'Humanité à de nouvelles catastrophes. Au moment où on marque les 10 ans d'un terrible crime sur lequel une explication incontestable, les réels contours et les responsabilités restent encore à établir, le PCP appelle les travailleurs et le peuple portugais à redoubler d'efforts dans leur lutte pour la paix, contre l'impérialisme et ses guerres, les agressions et les ingérences, contre l'OTAN, contre toutes les formes de terrorisme, y compris le terrorisme d’État.

 
 


Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 17:21
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Pero no lo contó la TV

 
Une chanson sur le 11 septembre
 
 
 
Pero no lo contó la TV
 
 
Junio 2001 William Cooper advertía
Que algo gordo se venía, que a BL culparían
Pero el líder no sería responsable del ataque
De bandera falsa armada que muy pronto ocurriría
Billy pudo percatarse que ni el FBI lo hallaba
Y de repente CNN publicaba con su cara
Una entrevista muy osada realizada en su escondite
Para amenazar al Norte en un recado cero creíble

Pero no lo contó la TV
 
11 de septiembre 2 aviones comerciales
Eludieron los radares arrasando 3000 almas
La seguridad más grande del planeta fue burlada
Por un grupo de rebeldes con navajas talibanes
Nunca había ocurrido antes que colapse un edifico
Y se derrita en caída libre cual si hubiese un precipicio
Claramente cada torre fue un derrumbe controlado
Se llama Nanotermita el componente utilizado

Pero no lo contó la TV
 
Humo negro destilaban porque oxigeno faltaba
Y eso revelaba que al ardor ya poco le quedaba
Nunca pudo comprobarse la teoría del colapso
Cada dato del informe resultó manipulado
7 horas transcurridas de las torres ya caídas
Y un tercero se desploma el World Trade Center Seven
El motivo del derrumbe no hay manera que lo prueben
Sin lugar a dudas otra detonación asistida

Pero no lo contó la TV

Los testigos que escaparon padecieron explosiones
En los pisos inferiores alejados del impacto
Unas angulares puntas en las vigas que quedaron
Acusaron un meticuloso método de corte
Que es exactamente el modo en que un derrumbe se organiza
Para conseguir la convergencia que se hace cenizas
Porque no hay forma en que tanto acero en bloque se derrita
Sin embargo hierro líquido cayendo se veía

Pero no lo contó la TV

No se hallaron casi cuerpos por la fuerza del colapso
Pero un pasaporte intacto en las ruinas encontraron
Por supuesto era de un terrorista ya identificado
Un seguro responsable y coautor del atentado
A 3 días y sin pruebas 19 son culpados
Todos ellos musulmanes radicales conocidos
Del grupete de suicidas 6 aún estaban vivos
Nunca fueron retirados del legajo de imputados

Pero no lo contó la TV

Un boeing 757 que no pudo ser filmado
Hizo un hueco en el pentágono de 5 metros magros
Tan preciso fue el impacto que bordea en el milagro
38 metros de metal fueron gasificados
Solo un caza logra un giro de dos siete cero grados
Y aun así es una proeza yendo a 800 por hora
El lugar más impermeable del la historia fue violado
Penetrado por un aviador novato, flor de mago...

Pero no lo contó la TV

Hubo un 4to avión raptado del que dicen fue estrellado
Por los mismos tripulantes que se habían amotinado
Pero hay quienes escucharon los misiles y el impacto
Que regaron 8 millas del avión en mil pedazos
Siendo el peor ataque terrorista nunca visto
Se ignoraron todas las medidas que usualmente aplican
Para colmo el protocolo de defensa letifican
Meses antes para hacer aún más turbio el acertijo

Pero no lo contó la TV

Cada jefe negligente militar que estaba al mando
Consiguió ser promovido a un cargo superior en rango
La familia de Bin Laden exiliada de un plumazo
Y un Osama mal doblado adjudicándose el trabajo
Al Qaeda es un invento de la CIA que entrenaba
Guerrilleros en países con terrenos petroleros
Varios adiestrados en la tierra norteamericana
Que ahora los declara ser el cuco que nos mete el miedo

Pero no lo contó la TV


Steve Pieczenik un alto estratega de estados unidos
Reveló que Osama en dos mil dos ya estaba fallecido
Por un serio problema renal que incluso ya durante
La administración de Clinton lo tenía agonizante
Todo el terrorismo que la prensa publicita a full
Fue gestado en la gobernación de Carter y de Bush
Ya también lo ha utilizado Obama con el mismo fin:
Limitar las libertades, los derechos e invadir.

Pero no lo contó la TV

Es tan obvio que debajo del la ruina que dejaron
Hay más mierda que la que jamás hemos imaginado
No sabemos quien gobierna este mundo en el que estamos
Ni por qué clase de seres hemos sido dominados
Somos un rebaño de ignorantes muy bien adiestrados
A pagar por cada cosa del planeta que habitamos
Tristemente lo aceptamos sin siquiera cuestionarlo
Porque estamos del comienzo totalmente programados

Pero no lo dirá la TV
Porque no lo contó la TV
No lo contó la TV
Pero no lo contó la TV  
 
Traduction
 
Mais la Télé ne l'a pas dit
 

Juin 2001 William Cooper averti

Que quelque chose de gros arrivait, qu'ils accuseraient Ben Laden 
Mais le leader ne sera pas responsable de l'attaque

De fausse bannière qui très bientôt arrivera

Billy pu s'apercevoir que la FBI le trouvera

Et soudain CNN publia avec son visage

Une interview très osée réalisée dans sa cachette

Pour menacer le Nord dans un message à la crédibilité zéro

 

Mais la télé ne l'a pas dit

11 septembre 2 avions commerciaux

Echappèrent aux radars éliminant 3000 âmes

La sécurité la plus grande de la planète fut trompée

Par un groupe de rebelles avec des canifs talibans

Jamais auparavant un édifice ne s’écroula

Et tomba en chute libre comme s'il y avait un précipice

Clairement chaque tour fut une démolition contrôlée

Nanothermite se nomme le composant utilisé

 

Mais la télé ne l'a pas dit

 

De la fumée noire s'échappait parce que l'oxygène manquait
Et ceci révèle qu'il lui restait peu de vigueur

Jamais on n'a pas prouver la théorie de l'effondrement

Chaque donnée du rapport fut manipulé

7 heures passèrent après que les tours eurent chuté

Et un troisième s'écroula, le Wolrd Trade Center 7

La raison de l'effondrement il n'y a pas de manière de le prouver

Sans aucun doute une autre détonation assistée.

 

Mais la télé ne l'a pas dit

Les témoins qui échappèrent endurèrent des explosions

Dans les étages inférieurs éloignés de l'impact

Des bouts en forme d'angles des poutres qui restèrent

Accusant une méticuleuse méthode de découpe

Qui est exactement la manière dont un effondrement s'organise

Pour obtenir la convergence qui provoque des cendres

Parce qu'il n'ya pas de manière que tant d'acier en bloc fonde

Cependant du fer liquide chutant se vit.


Mais la télé ne l'a pas dit

On ne trouva presque pas de corps à cause de la force de l'effondrement

Mais un passeport intact dans les ruine fut trouvé

Naturellement c'était celui d'un terroriste déjà identifié

Un responsable certain et coauteur de l'attentat

Après 3 jours et sans preuves 19 sont accusés

Tous étant des musulmans radicaux connus

Du groupe de suicidaires 6 sont encore vivants

Jamais il ne furent enlevé de la liste des imputés.


Mais la télé ne l'a pas dit

Un Boeing 757 qui ne pu être filmé

Fit un trou dans le pentagone de 5 petits mètres

Si précis fut l'impact qu'il est proche du miracle

38 mètres de métal furent gazéifié

Seul un chasseur réussit un virage de 270 degrés

Et même ainsi c'est une prouesse en allant à 800 à l'heure

Le lieu le plus imperméable de l'histoire fut violé

Pénétré par un aviateur novice, tel un magicien ...

 

Mais la télé ne l'a pas dit

Il y eu un quatrième avion dont ils disent qu'il fut fracassé

Par l'équipage même qui s'était mutiné

Mais il a ceux qui écoutèrent les missiles et l'impact

Qui répandirent sur 8 milles l'avion en mille morceaux

Etant la pire attaque terroriste jamais vue

Furent ignoré toutes les procédures qui usuellement s'appliquent

Le comble fut que le protocole de défense s'anima

Des mois avant pour rendre encore plus trouble la devinette.


Mais la télé ne l'a pas dit

Chaque négligent chef militaire qui était au commandement

Réussit à être promu a un poste supérieur

La famille Ben Laden fut exfiltré à toute vitesse

Et un Oussama mal doublé fut rendu responsable du travail

Al Qaida est une invention de la CIA qui entraina

Des Guérilleros dans des pays avec des sites pétroliers

De nombreux étant entrainé sur la terre nord-américaine

Qui maintenant  qu'ils sont les futé qui leur font peur.


Mais la télé ne l'a pas dit

Steve Pieczenik un haut stratège des Etats-Unis

Révéla que Oussama en 2002 étant déjà mort

A cause d'un sérieux problème rénal qui y compris durant

L'administration Clinton l'avait amené à l'agonie

Tous les terrorismes dont la presse fit la publicité à fond

Fut conçus durant le gouvernement de Carter et de Bush

Maintenant Obama l'utilise pour le même but

Limiter les libertés, les droits et envahir.

 

Mais la télé ne l'a pas dit

C'est si évident qu'en dessous des ruines qu’ils laissèrent

Il y a plus de merde que jamais nous n'avons pu imaginer

Nous avons qui gouverne ce monde où nous sommes

Ni par quel classe d'êtres humains nous sommes dominés

Nous sommes un troupeau d'ignorants très bien dressés

A payer pour chaque chose de la planète que nous habitons

Tristement nous l'acceptons sans même le questionner

Parce que nous sommes depuis le commencement totalement programmés


Mais la télé ne le dira pas

Mais la télé ne l'a pas dit
Mais la télé ne le dira pas

Mais la télé ne l'a pas dit 

 


Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 18:36
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Lutte antiterroriste : quelles conséquences pour les populations ?

Le 11 septembre 2001 et la fabrique du consentement

Par Jean-Claude Paye, sociologue (*)

Si traditionnellement, la guerre est une marque de la souveraineté, il en est de même pour la guerre contre le terrorisme, mais ici il s’agit non seulement d’un acte de souveraineté extérieure, mais aussi intérieure, de gestion des populations. Elle est à la fois acte d’hostilité et opération de police, action contre des «États voyous» et possibilité de criminaliser des mouvements sociaux. Les textes permettent en effet de poursuivre toute action dont l’objectif est d’influencer la politique gouvernementale ou de faire pression sur une organisation internationale.

Les lois antiterroristes offrent à l’exécutif la capacité d’annuler toute forme d’opposition et de rejeter toute différenciation, même celle distinguant l’acte de sa simple éventualité. La loi n’est plus codification, cran d’arrêt face à l’arbitraire. Au contraire, elle inscrit dans le droit qu’il n’y a plus de limite à l’exercice du pouvoir.

Dans tous les pays européens, les droits de la défense sont affaiblis. Aux États-Unis, ils sont complètement supprimés pour les étrangers désignés comme terroristes par l’exécutif. Des deux côtés de l’Atlantique, les citoyens sont soumis à des mesures de surveillance qui, autrefois, étaient réservées au contre-espionnage. Les civils peuvent être soumis à des mesures de privation de liberté plus contraignantes que celles appliquées aux prisonniers de guerre.

La lutte antiterroriste abolit la distinction entre ennemi et criminel. Elle fusionne droit de la guerre et droit pénal. Les populations peuvent apparaître comme des ennemis aux yeux de leurs propres gouvernements. Cette situation est déjà enregistrée et légitimée par le droit pénal américain. Le Military Commissions Act de 2006 insère dans la loi la notion «d’ennemi combattant illégal», devenue «ennemi belligérant non protégé» en 2009. Le pouvoir exécutif états-unien peut désigner comme «ennemi» n’importe quel ressortissant d’un pays avec lequel il n’est pas en guerre et même ses propres citoyens. L’administration ne doit pas motiver sa décision, ni apporter le moindre élément matériel.

La mutation juridique et politique est profonde puisqu’elle renverse les relations établies entre les populations et leur gouvernement, le rapport entre l’instituant et l’institué. Ce ne sont plus les populations qui instituent le pouvoir, mais ce dernier qui détermine, parmi ses ressortissants, qui est un citoyen et qui est un ennemi, qui doit être exclu de la société. La transformation est telle que l’ordre symbolique de la société est touché.

Une personne est terroriste car elle est nommée comme telle. Ces textes établissent ainsi une identité entre le mot et la chose. Elles nous placent hors langage, en dehors de son pouvoir séparateur, et consacrent le règne de l’image. Elles nous enferment dans la psychose. La substitution de l’image au langage nous ramène à un stade archaïque de fusion avec la figure de la mère, ici, celle de l’État maternant. Actuellement, la mère symbolique, en opposition aux formes paternelles du pouvoir, ne nous convie plus à la soumission, mais au consentement. Il s’agit d’une structure sociale où les individus sont plongés dans l’effroi et s’abandonnent à l’État. Ils acceptent la destruction de leurs libertés et renoncent au droit de disposer d’eux-mêmes en échange d’une protection qui les annule.

Comme fusion maternelle avec le pouvoir, la lutte antiterroriste évacue toute conflictualité. L’image maternante du pouvoir produit un déni du politique. Elle rejette les conflits et la différence. Elle s’adresse avec amour à des monades homogénéisées, avec lesquelles elle établit une relation intime virtuelle.

L’enjeu de la lutte antiterroriste est de prendre la place du sacré, de fonder un nouveau réel occupant le lieu du symbolique. Comme dans la phénoménologie de Husserl, l’image du 11 septembre nous demande de suspendre toute connaissance liée à la perception des faits. Les lois de la physique doivent être mises en parenthèses. Toute question, toute référence aux objets, relève de la théorie du grand complot, car leur matérialité s’oppose à ce qui est donné à voir. Elle fait écran au regard du pouvoir, à sa capacité de donner un sens sans avoir besoin de passer par les choses. L’icône du 11 septembre donne directement à voir l’invisible. Tel le regard de la Gorgone, elle se saisit de nous et nous aveugle, car nous regardons sans voir. Le réel nous est imposé sans la médiation de la raison, sans l’interposition du bouclier de Persée, de cet écran qui permet de voir, tout en étant protégé du feu du regard.

Ici, tout est productions d’images. Les différentes notions, spécifiant l’acte et l’organisation terroristes, se présentent comme des constructions abstraites. Elles n’ont pas pour objet de s’attaquer à une forme de criminalité particulière. Les Codes pénaux contenaient déjà tout ce qui est nécessaire pour faire face à la matérialité des délits. Ces images ont une autre fonction, elles nous regardent. Elles nous intiment de nous taire, de ne prononcer aucune parole, ni d’établir aucune coupure avec le pouvoir maternel. Tel le regard de Méduse, elles nous transforment en statues de pierre.

(*) Dernier ouvrage : De Guantanamo à Tarnac : 
l’emprise de l’image. Éditions Yves Michel. 
À paraître en octobre 2011.

Jean-Claude Paye

Source

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Éditorial par Jean-Paul Piérot

Fin d’un cycle ?

Les années Bush furent parmi 
les plus sombres de l’histoire contemporaine 
aux États-Unis.

Sommes-nous sortis de l’après-11 septembre ? 
Au lendemain des attentats, une question barrait la une de l’Humanité : « Quel monde après ça ? » Au-delà 
de l’effarement, de l’horreur ressentie 
en voyant ces employés du World Trade Center 
se précipiter dans la mort et de la compassion à l’égard des familles de victimes, des millions de citoyens des États-Unis se sont demandé : « pourquoi nous haïssent-ils tant ? » Derrière ce « ils », se nichait une confusion entre l’action monstrueuse de terroristes bien définis et la vision du monde extérieur. Derrière ce « ils », une partie des Américains percevaient comme un écho défiguré des désordres d’un monde, marqué par l’injustice, les frustrations et les ressentiments accumulés à l’encontre 
de la première puissance économique et militaire 
de la planète. Mais Ben Laden n’était pas un révolté et encore moins un libérateur. Sujet du royaume allié d’Arabie saoudite, il avait été le jouet de l’administration américaine tant qu’il faisait la guerre aux Soviétiques 
en Afghanistan. L’islamisme politique, dangereux avatar de la désespérance et ennemi mortel des politiques progressistes, n’avait pas toujours été dans le viseur 
des stratèges américains. Bien au contraire.

Les États-Unis ont répondu de la pire manière aux questions graves que posait le choc du 11 septembre 2001. Les néoconservateurs alors au pouvoir ont saisi l’occasion que leur offraient les instigateurs des attentats pour engager le monde occidental dans une véritable croisade au nom de la théorie dangereusement farfelue du «choc des civilisations». Les années Bush furent parmi les plus sombres de l’histoire contemporaine aux États-Unis. L’Europe a suivi Bush dans l’aventure guerrière en Afghanistan, dont 
le bilan, dix ans après, est édifiant : les talibans que l’Otan prétendait bouter hors du sol afghan ont renforcé 
leur influence sur le terrain et les promesses d’un État 
de droit et d’aide au développement ne sont toujours pas au rendez-vous.

Sur la base de mensonges qu’une grande partie des Occidentaux ont fait semblant de croire – cette fois-ci à la notable exception de la France –, Bush 
a conduit en Irak une guerre de destruction massive 
dont le pays porte pour longtemps les stigmates. 
Cette politique a fort logiquement encouragé les plus bellicistes en Israël qui ont étouffé dans l’œuf 
le processus de paix avec les Palestiniens. George Bush a laissé derrière lui un monde plus dangereux, plus instable, plus injuste. L’Amérique, avec l’élection de Barack Obama, a tourné les pages les plus sinistres du règne 
des néoconservateurs. La nouvelle administration 
a mis fin au scandale de l’internement au camp 
de Guantanamo, où Bush autorisait la torture, les troupes américaines se sont désengagées de l’Irak et la question du retrait d’Afghanistan est sur la table.

Mais surtout, ce sont les peuples arabes 
qui ont infligé la plus grande défaite politique 
à l’ex-président américain, en s’engageant dans 
des révolutions démocratiques, exemplaires en Tunisie et en Égypte, qui ont laissé de côté les promoteurs de l’ordre islamiste. On voudrait espérer que le cycle Bush-Ben Laden est définitivement clos, que l’ONU elle-même sortira de sa tutelle en décidant d’admettre dans ses rangs la Palestine, lors de l’Assemblée générale qui s’ouvre dans deux semaines à New York. Les peuples sont peut-être 
en train de reprendre l’initiative. Les manifestations sociales massives qui se succèdent en Israël ajoutent 
une touche d’espoir sur ce tableau du monde. Mais rien n’est écrit d’avance.

Jean-Paul Piérot

Source


Francis Wurtz : « George Bush a développé une vision apocalyptique du monde »

Député honoraire du parlement européen.

11 septembre 2001. Entretien avec le député honoraire du parlement européen.

Quelle a été l’influence des attentats du 11 septembre 2001 sur la décennie écoulée ?

Francis Wurtz. En décidant de mener la guerre au terrorisme, plutôt 
que de s’attaquer aux racines profondes du mal, les États-Unis de George Bush ont donné un tour sécuritaire sans précédent qui s’est soldé par un échec retentissant. Cela a conduit à une vision apocalyptique du monde qui a légitimé les guerres en Afghanistan et en Irak. En 2003, au moment même où George Bush célébrait la victoire de ses troupes en Irak, l’Union européenne mettait au point son actuelle doctrine stratégique qui épouse cette vision américaine du monde. L’autre principale conséquence 
du 11 septembre est la mise à mal d’acquis démocratiques 
et de liberté au nom de la sécurité et de la prévention du crime. 
Depuis le 11 septembre 2011, il n’y a plus de droit sanctuarisé.

Mort de Ben Laden, retrait programmé de l’Otan d’Afghanistan, printemps arabe...Une page des relations internationales est-elle 
en train de se tourner ?

Francis Wurtz. On ne tournera pas une page simplement parce que l’on commémore le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York. Même si des événements significatifs et très sains 
sont apparus, comme le mouvement des Indignés ou le printemps arabe, mettant en cause cette conception de l’ordre intérieur et international, un changement ne va pas intervenir comme cela. La logique de force prévaut toujours même si l’opinion publique est davantage prise en considération. Les États-Unis ne peuvent plus faire n’importe quoi. Pour que cela change réellement, il faut qu’il y ait un courant politique suffisamment fort pour porter une conception alternative des relations internationales. Autant il y a des éléments d’une telle aspiration, autant on est encore loin du compte. C’est pourquoi, il faut inscrire ce changement 
sur le prochain agenda des forces démocratiques dans le monde.

Francis Wurtz sera présent à l’agora de la Fête de l’Humanité le dimanche 18 septembre à 17 h 30.

Entretien réalisé par Damien Roustel

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Edité par T 34 - 12 Sep 2011 à 01:06
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Sep 2011 à 16:10

L’effroyable imposture du 11 septembre 2011 à Paris.

 
 

Les télés étaient là. Les Français avaient été préparés par un déluge d’émissions de radio et de télé, d’articles à décerveler, c’est-à-dire à extirper la réflexion au profit de l’émotion. Tout ce que la classe médiatico-politique compte de célébrités (=médiocres médiatisés) avait passé une semaine à psalmodier, à l’unisson comme avant le référendum sur la Constitution européenne.

Deux tours avaient été dressées au Trocadéro. La télé fait des plans serrés. Pas de vue d’ensemble, pas de vue aérienne. Une voix off balbutie : « …devant plusieurs centaines de personnes ». RFI en a compté une centaine. Enlevez les organisateurs, la presse, les techniciens, les policiers en civil, les touristes, les curieux, et il reste le maire de Paris, l’ambassadeur des USA et quelques américanophiles.

Vous ne devez pas être informés de ce fiasco. Il ne va pas dans le bon sens, il montre que le peuple avait choisi de ne pas se prêter à cette mascarade.

Et c’est ainsi que Paris est grand !

Théophraste R. (N’oublions pas que Salvador Allende était socialiste, contrairement à Bertrand Delanoë qui usurpe le mot).


 
Le 11 septembre mouruent 3000 innocents à New York, les gringos ont initié deux guerres préventives, 2 millions d'innocents assassiné en Irak, Afghanistan, Pakistan, Yémen, ils ont assassinés de Saddam Hussein et Ben Laden, 10 années après ils continuent avec la menace terroriste deleur Al Qaida. Je me demande : Merde, a quoi a servi ce nouveau génocide yanki ?
 


Edité par T 34 - 12 Sep 2011 à 19:33
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Sep 2011 à 17:59

Pour en finir avec le 11 Septembre, partie immergée du Nouvel Ordre Néolibéral

 
Chems Eddine CHITOUR

« Les négationnistes du 11 septembre sont des ennemis de la démocratie ou, au mieux, les idiots utiles de l’extrémisme. ls doivent être dénoncés comme tels » Laurent Joffrin

C’est par ces mots que le débat d’idées est engagé, induisant de ce fait, la promesse de toutes les foudres pour ceux qui seraient tentés d’avoir un avis contraire, dans la plus pure tradition de l’intolérance comme ce fut le cas pour le négationnisme à propos de l’ampleur de l’holocauste. Un grand sondage H.E.C. Junior Conseil pour ReOpen911 : 58% des Français doutent de la version officielle des attentats du 11 septembre.

Il n’empêche ! La liberté de parole a ses limites en Occident qui se veut donneur de leçon. Le quotidien danois Jyllands Posten, situé à droite, avait publié en 2005 les douze représentations de Mahomet, qui déclenchèrent l’affaire que l’on sait. Les questions liées à la liberté d’expression lui tiennent donc particulièrement à coeur. Des ruines de Ground Zero a émergé une culture de l’outrage qui, poussée à l’extrême, conduit à des restrictions de liberté bien plus drastiques que de simples dispositifs techniques tels que les caméras de surveillance ou les scanners dans les aéroports. (1)

Que s’est-il passé le 11 septembre : version officielle et doutes

La version officielle nous dit quelques heures après la chute des 3 tours du WTC que 19 terroristes ont détourné des avions et les ont fait écraser sur les tours et sur le Pentagone occasionnant la mort de près de 3000 personnes. Cet événement a eu des répercussions dans le monde entier et va structurer encore ce nouveau siècle pendant de longue année. Pour la première fois de son existence, l’Empire est attaqué sur son sol.

Pourtant, des doutes se sont fait jour malgré l’enquête officielle sur les causes et les commanditaires de ces attaques. Ce qui est vrai c’est que deux avions ont percuté les tours du WTC mais ces tours sont-elles tombées sous le choc et l’incendie ou ont-elles été aidées dans leur chute par une autre cause ? Justement, deux énigmes ont retenu l’attention. Les explosions et la chute inexpliquée du bâtiment 7, non touché par les impacts des avions. En août 2006, le professeur Graeme MacQueen publiait une étude complète sur les témoignages recueillis auprès du département incendie de New York (Fdny) dans les mois qui suivirent le 11 septembre. Au travers d’un corpus de témoignages venant de 503 pompiers et secouristes, qui représente environ 12.000 pages et en appliquant une méthode de pointage rigoureuse, il a extrait 177 témoignages provenant de 118 témoins soutenant l’occurrence d’explosions au World Trade Center. Si des explosions ont joué un rôle critique dans ces chutes, la version officielle avec Al Qaîda en son centre pourrait devoir être révisée de manière radicale, voire complètement abandonnée. (2)

« Il n’y a pas de livre d’Histoire, écrit Ariane Walter, professeur de philosophie, plus passionnant, plus riche, plus indispensable, pour comprendre les secrets du 11 septembre que « La route vers le nouveau désordre mondial » de Peter Dale Scott. Oui, le 11 septembre a aussi été un coup d’Etat d’une partie du gouvernement américain. L’habileté de Scott est de nous dire : ne croyez pas que le 11 septembre soit, dans l’histoire des Etats-Unis, un événement soudain et unique. 50 ans de politique l’ont amené, préparé, construisant une situation monstrueuse qui ne pouvait que le produire. « Le 11 septembre doit être envisagé comme le point culminant d’un mécanisme à l’oeuvre depuis un demi-siècle, conduisant à des décisions prises en secret par de petites coalitions, à la militarisation du maintien de l’ordre, à des plans prévoyant la séquestration des dissidents, ainsi qu’à des opérations, des transactions et des actifs gouvernementaux échappant au contrôle de nos représentants et enfin par la gouvernance de ceux qui financent les partis politiques plutôt que par ceux qui s’y impliquent. » Mais les maîtres réels des Etats-Unis, seront Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Brzezinski. Qui a monté l’attentat ? Al Qaîda ? Les US ? Le Mossad ? L’Arabie Saoudite ? Le Pakistan ? Al Qaîda, en particulier est l’enfant de la CIA ». (3)

Sarah Difallah s’interroge pour sa part et écrit : « La CIA aurait-elle pu empêcher les attentats ? Les Etats-Unis avaient-ils prévu d’attaquer l’Irak avant le 11 septembre ? Si de nombreuses théories du complot se sont développées depuis les attaques du 11 septembre, c’est que de nombreuses zones d’ombre, nourries par les silences et les ambiguïtés du gouvernement américain au lendemain de l’attentat, demeurent. Le rapport de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis, publié le 22 juillet 2004 est considéré comme bâclé par beaucoup de familles de victimes. Dans son ouvrage « 11 questions sur le 11 septembre » (Ed. Jean-Claude Gawsewitch, 2011), Medhi Ba rappelle que le rapport de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA) publié en mai 2002, indique « qu’en raison des informations disponibles et du temps imparti, la séquence des événements qui ont conduit à l’effondrement de chacune des tours ne peut être établi de manière définitive ». Pourtant en 2008, l’Institut officiel de normalisation américain (NIST) rend publics les résultats de sa propre enquête qui conclut, elle, à un effondrement dû à la chaleur de l’incendie. Les structures métalliques ont tout simplement fondu » (4)

« Le refus des autorités américaines d’enquêter sur les explosions entendues par de multiples témoins n’a fait qu’alimenter les théoriciens du complot. Pendant une heure et demie, des avions détournés ont volé dans le ciel américain et tout près du Pentagone sans être inquiétés. Officiellement, la guerre en Irak a été déclenchée en réponse aux attaques sur le sol américain et parce que George W. Bush jugeait que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive qui menaçaient la sécurité des Etats-Unis. Dans une enquête documentaire, il est parvenu à démontrer que depuis 1998, sous la pression des néoconservateurs, les Etats-Unis souhaitaient prendre le contrôle de l’Irak. Il révèle également avoir obtenu les notes de l’assistant de Donald Rumsfeld, ancien ministre de la Défense de George W. Bush, prises lors d’une réunion dans l’après-midi du 11 septembre ». Retranscrivant les propos de son patron, il écrit « Judge whether good enough hit S.H at same time. Not only UBL » (Juger si c’est assez bon pour attaquer Saddam Hussein en même temps. Pas seulement Usama Ben Laden). (4)

Les conséquences matérielles du 11 septembre

Du côté américain 5000 morts en Irak et 1500 en Afghanistan 500 milliards pour l’Afghanistan et 1000 milliards de dollars en Irak depuis le 7 octobre 2001 date des premières frappes. Sans beaucoup se tromper, on peut avancer que cette guerre faite aux taliban a fait et fait plusieurs milliers de morts principalement parmi les civils, notamment « grâce » aux drones pilotés par des militaires du fin fond du Texas dans des salles climatisées et qui sèment la mort et la désolation au sein d’une population qui n’a pas vu la paix depuis plus de trente ans. En Irak, c’est aussi la tragédie, on parle de plus d’un million de morts et de milliers de déplacés, un effondrement de l’Etat à qui il faudra une génération pour se remettre le jour où les attentats journaliers qui font des centaines de morts par mois cesseront. Certes les Américains sont partis, il ne reste que 50.000 GI’s qui gardent les puits de pétrole. Pendant ce temps, les Irakiens atomisés s’étripent.

S’agissant de la cause palestinienne, pour Hussam Itani du journal Al Hayat, le 11 septembre 2001 a balayé l’Intifada. Israël a tiré profit de l’insensibilité exprimée par la rue palestinienne devant la tragédie du 11 septembre pour placer ses opérations contre les Palestiniens sous l’étiquette de la « lutte internationale contre le terrorisme ». Sharon pouvait dire : « Nous avons notre Bin Laden » à propos de Arafat...

« Dix ans après, écrit Alain Gresh, rédacteur au Monde diplomatique, « la guerre contre le terrorisme », qui visait à éradiquer toute menace, y compris celle des Etats dénoncés comme « voyous », est un échec, et la rhétorique belliciste de Washington s’est atténuée. Les Etats-Unis devraient se retirer d’Irak d’ici à la fin de l’année, laissant derrière eux un pays détruit, avec un gouvernement divisé et corrompu, qui sera plus proche de Téhéran que de Washington. En Afghanistan, malgré les déclarations lénifiantes, la montée en puissance des taliban apparaît irrésistible, tandis que le Pakistan s’enfonce dans la crise. Quant à Al Qaîda, si son chef Oussama Ben Laden et nombre de ses hauts dirigeants ont été tués, elle a essaimé au Maghreb, au Yémen, au Nigeria, etc. » (5)

« Le prix de ces guerres, avant tout payé par les peuples qui en ont été les victimes, pèse aussi sur les Etats-Unis et plus largement sur l’Occident, de deux manières. Elles ont permis une remise en cause des libertés au nom de la lutte contre le terrorisme, légalisé la torture, les enlèvements, les écoutes illégales, les assassinats ciblés, etc., pratiques qui se sont étendues malgré l’élection du président Barack Obama, comme le montre le maintien du bagne de Guantanamo ou l’utilisation sans restriction de drones. » (5)

L’Islam, le bouc émissaire du néolibéralisme qui prospère

La douleur des familles américaines au même titre que les douleurs des afghans et irakiens qui ont perdu des membres de leur famille dans ces conflits est réellement une tragédie. « Une vie ne vaut rien , mais rien ne vaut une vie » disait André Malraux . Il n’empêche qu’il faut s’interroger sur le fait suivant : « A qui profite ces crimes ? Ce désordre, cette haine attisée ? » Une réponse possible qui, malgré les idéologues comme Samuel Huntington qui appellent de leurs vœux « un choc des civilisations », le vrai coupable c’est cette mondialisation-laminoir et ce néo-libéralisme qui instrumente tout ce qui peut servir sa cause, à savoir la domination du monde par une poignée de puissants qui pousse le monde à sa perte. Résultat des courses, le bouc émissaire depuis la fin de l’Empire soviétique est l’Islam : « ce pelé, ce galeux d’où viennent tous nos maux » dirait Jean de la Fontaine. On attise les tensions interreligieuses et il n’est pas étonnant de ce fait, que des médias bien intentionnés poussent à la roue et bercent dans le sens de l’intolérance l’imaginaire des Occidentaux et notamment des Américains.

On dit qu’après le 11 septembre - partant de la certitude que le 11 septembre est imputé aux terroristes islamiques - les Américains s’interrogent sur la place de l’Islam dans la société américaine, notamment après la menace du pasteur extrémiste Terry Jones qui a finalement « suspendu » son projet de brûler 200 exemplaires du Coran, jour anniversaire des attentats contre le World Trade Center le 11 septembre 2010 . Il est vrai que nous avons eu auparavant les caricatures du Prophète (Qsssl), et ensuite le Discours de Ratisbonne du « panzer cardinal ». On dit que 80% des conflits actuels mettent aux prises des musulmans. (Irak, Iran, Afghanistan, Soudans, Yémen.. Sahel...) Et si toutes ces guerres sont voulues ? Si tout ceci est mis en place pour faire diversion ? Pour que le néolibéralisme continue à laminer les faibles ? Et si le terrorisme fait le lit du néolibéralisme ou l’inverse comme nous l’avons écrit ? (6)

Pour Alain Gresh « le terrorisme est devenu un concept attrape-tout permettant aux Etats de justifier leur politique de répression. Malgré les révoltes arabes et la marginalisation des groupes islamistes radicaux et violents, malgré l’affaiblissement d’Al Qaîda, les discours sur « la menace islamiste » ont profondément infiltré les sociétés et les mentalités en Occident et déstabilisé les minorités d’origine musulmane, entraînant un repli communautaire et la montée d’un climat islamophobe qui fait le lit d’une nouvelle droite radicale. D’autre part, ces guerres déclenchées par Washington ont coûté des sommes folles, entre 3000 et 5000 milliards de dollars pour les seuls Etats-Unis, selon le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Elles ont accéléré l’éclatement de la crise financière (favorisée aussi par les cadeaux aux banques) et réduit les marges de manœuvre de l’Etat. Dix ans après les attaques contre le World Trade Center, c’est le relatif déclin des Etats-Unis, désormais confrontés à la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud, etc., qui caractérise la situation mondiale. Le 11-septembre n’aura été, finalement, qu’une étape dans ce basculement du monde ». (5)

C’est le même constat que fait Fukuyama : « Les attaques ont marqué le début de la fin de l’hégémonie des Etats-Unis sur le monde de l’après-guerre froide. (...) Les attaques du 11 septembre 2001 ont porté un coup d’arrêt dramatique à cette période. Elles ont ouvert une décennie catastrophique pour l’Amérique, sur tous les plans : diplomatique, militaire et économique. (...) Depuis dix ans, elle a perdu de sa superbe. Ses choix de politique étrangère et de politique économique se sont révélés erronés. Le modèle de croissance américain s’est avéré très fragile et les attaques terroristes ont servi de révélateur à la vulnérabilité du pays. (...) Une certaine islamophobie s’est développée au sein d’une partie de la droite américaine. C’est un sentiment latent chez certains Américains qui peut aisément être exploité par les politiciens car le thème demeure mobilisateur ». (7)

En mars 2011, Peter T. King, parlementaire républicain de l’Etat de New York et président de la commission sur la Sécurité nationale de la Chambre des représentants, prévoyait de tenir des auditions sur la radicalisation des musulmans américains. Quand on veut combattre son ennemi, il faut connaître son « potentiel ». Une étude a été lancée. Combien de musulmans dans le monde ? « Cette étude ne manquera pas d’alimenter la polémique aux Etats-Unis et en Europe », déplore le Washington Post. Et pour cause, « il s’agit peut-être de la première tentative de dresser un état des lieux de la population musulmane dans les différents pays du monde », souligne le quotidien américain. Les musulmans seront 2,2 milliards en 2030.

L’Amérique, écrit Greg Jaffe du Washington Post vit à l’ère de la guerre sans fin. L’extrémisme religieux, les nouvelles technologies et l’armement toujours plus puissant ont propulsé le monde dans « une période de conflit persistant, » à en croire le dernier rapport du Pentagone sur les questions de sécurité planétaire. « Personne ne devrait se bercer d’illusions et penser que le monde industrialisé peut remporter ce conflit dans un avenir proche » (9). 1,6 milliards en 2010 et représenteront 26,4% de la population mondiale contre 23,4% actuellement. Aux Etats-Unis, le nombre de musulmans, passera de 2,6 millions en 2010 à 6,2 millions en 2030. (8)

« Aujourd’hui, poursuit le professeur Francis Fukuyama, ce qui m’inquiète le plus aux États-Unis n’est pas le problème de la dette. C’est plutôt la radicalisation du Parti républicain, avec les « Tea Parties » et la présence très forte des évangéliques. Y a-t-il un rapport entre les attentats et le regain d’audience de ces évangéliques ? C’est possible ». (7)

Sans faire dans la concurrence victimaire, et bien que rien ne remplace une vie, imaginons le nombre de 11 septembre subis du fait de la mort tragique de centaines de milliers d’Irakiens, de Palestiniens, d’Afghans, de Libyens ? Le 11 septembre inaugure un siècle de guerre, de conflits larvés et les potentats arabes pétroliers se tiennent le ventre. L’empire a besoin des ressources des pays faibles et va les « démocratiser » en fonction justement du Nouvel ordre mondial d’essence néolibérale. Les peuples et les cultures voire les religions ne doivent pas s’anathématiser ; le vrai défi pour tous les citoyens du monde est comment faire face à ce tsunami d’une mondialisation sans état d’âme dimensionnée à la taille des nantis et qui broie les faibles du Nord comme du Sud les identités et les espérances.

1. http //www.courrierinternational.com/article/2010/09/16/le-11-septe...

2. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/118-temoins-d-e...

3. Ariane Walter : Les origines de l’attentat du 11 septembre 2001 Agoravox 10 09 2011

4. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/le-11-septembre/201...

5. Alain Gresh http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-09-09-11-Septembre

6. C.E. Chitour : Le lit du terrorisme : le neolibéralisme prédateur L’Expression 10 09 2011

7. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/09/09/francis-f... 3222.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110910

8. Combien de musulmans dans le monde ? Courier international 31.01.2011

9. http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/08/l-am...étuelle


En Amérique, le respect de la vérité est mort

 
 
Paul CRAIG ROBERTS

Aux E.U. le 11 septembre 2011, le dixième anniversaire du 11-Septembre, les politiciens et leurs médias presstitués ont présenté aux Américains "Un jour de Souvenir," un exercice de propagande qui a cimenté dans le dogme le mensonge sur le 11-Septembre. Pendant ce temps-là, à l’Université Ryerson de Toronto au Canada, les Auditions Internationales de quatre jours sur les événements du 11 septembre 2001 (http://torontohearings.org), se sont terminées à 17 heures.

Au cours des quatre jours d’auditions, des scientifiques distingués, des académiciens, des architectes professionnels et des ingénieurs ont présenté les résultats d’années de recherche indépendante sur tous les aspects du 11/9 à un jury distingué. Ce jury comprenait le président honoraire de la Cour suprême italienne, qui a été un juge d’instruction ayant présidé des cas de terrorisme, ainsi que trois académiciens distingués de haute renommée et qualité de jugement. La tâche de ce jury distingué est de produire un rapport sur base de leur jugement des preuves présentées par les témoins experts.

Les Auditions de Toronto ont été diffusées en direct sur Internet. J’ai pu suivre beaucoup de présentations au cours des quatre jours. J’ai été impressionné par le fait que le très haut niveau d’intelligence et de compétence scientifique des témoins se doublait d’un haut niveau d’intégrité, une qualité rare dans la politique américaine et totalement absente dans les médias américains.

Comme je l’ai souligné dans mon interview récente sur le 11-Septembre avec James Corbett et le Centre de recherche sur la mondialisation, je suis journaliste, et non chercheur indépendant sur le 11-Septembre. Je prête attention lorsque la communauté qui se base sur des faits rencontre des problèmes avec la propagande officielle. Peut-être ceci reflète-t-il mon âge. Ma génération a été élevée dans la confiance envers les preuves et la méthode scientifique. George Orwell et d’autres auteurs nous ont avertis des conséquences de succomber à la propagande gouvernementale suite à la perte d’intérêt pour la vérité ou la manipulation gouvernementale du patriotisme.

Ma capacité de servir en tant que journaliste scientifique est favorisée par ma formation de licencié en sciences de l’Institut de Technologie de Géorgie, d’un doctorat de l’Université de Virginie et d’une formation postuniversitaire à l’Université de Californie (Berkeley) et à l’Université d’Oxford, où mon professeur était le distingué chimiste, physicien et philosophe Michael Polanyi. Dans les années 1960, j’ai été nommé le professeur associé temporaire de Génie chimique, à l’Université de la Californie, Berkeley, pour donner aux étudiants de science à Berkeley et avec Polanyi un cours sur ses contributions uniques à la connaissance. La maladie de Polanyi n’a pas permis au cours d’être organisé et m’a condamné à être un simple économiste.

Ceci ne signifie pas que je suis infaillible ou que mon rapport est correct. Si mon rapport vous stimule, allez visionner les présentations qui devraient continuer à être disponibles en ligne. Sinon, un CD sera édité. Essayez http://www.ustream.tv/channel/thetorontohearings

En tant que personne dont les propres contributions à l’économie, maintenant tardivement reconnues, sont "à l’extérieur de la boîte," je suis sensible à ceux qui peuvent échapper à la pression de leurs pairs pour faire avancer la vérité. Voici certaines des choses importantes que j’ai apprises aux Auditions de Toronto.

Les rapports du NIST (l’Institut National des Normes et la Technologie, une agence gouvernementale des Etats-Unis) sur les tours jumelles et le bâtiment 7 sont frauduleux. Les témoins aux Auditions de Toronto ont prouvé que le bâtiment 7 était une démolition contrôlée standard et que des incendiaires et des explosifs ont détruit les tours jumelles. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Quelqu’un qui déclare le contraire n’a aucune base scientifique sur laquelle s’appuyer. Ceux qui défendent l’histoire officielle croient à des miracles qui défient les lois de la physique.

Un nano-chimiste de l’Université de Copenhague, qui en collaboration avec une équipe de scientifiques a passé 18 mois à examiner les propriétés chimiques et physiques des poussières des tours, a trouvé la preuve de la présence de nano-termite dans la poussière et des quantités de particules non naturellement formées par de feux normaux de bureaux ou de bâtiments, qui indiquent qu’un autre explosif était également présent.

Ces découvertes expliquent les températures extrêmement élevées qui ont produit de l’acier fondu pour lequel existent des preuves indiscutables. Dans la dissimulation orchestrée, le NIST nie que l’acier fondu soit présent étant donné que sa présence est en contradiction avec les températures basses que le NIST reconnaît pouvoir être produits par des feux de bâtiments.

Le physicien David Chandler a prouvé sans l’ombre d’un doute que le bâtiment 7 est tombé sur sa partie visible (d’autres bâtiments cachent les étages du bas) à la vitesse de la chute libre, une indication sans équivoque que les explosifs avaient enlevé toutes les colonnes de soutien simultanément. Suivant les lois de la physique, il n’y a absolument aucune possibilité que le bâtiment 7 soit tombé selon les raison invoquées par le NIST. Le compte rendu du NIST est un déni total des lois connues de la physique.

De nombreux autres points forts ont été mis en avant au cours de la conférence que je ne développerai pas, du moins en ce moment, parce que la révélation de malveillance est à ce point puissante qu’elle constituerait un défi à la résistance émotionnelle et mentale de la plupart des lecteurs.

Les psychologues ont expliqué qu’il y a deux sortes d’autorité à laquelle les gens se soumettent. L’une, c’est l’autorité des personnes occupant de hautes positions gouvernementales. La croyance selon laquelle "notre gouvernement ne nous aurait pas menti " est pénétrante, particulièrement parmi les patriotes. L’autre source d’autorité, ce sont les experts. Cependant, pour croire des experts, une personne doit être éduquée, ouverte d’esprit et avoir confiance dans l’intégrité scientifique, professionnelle et académique.

Ces dernières années en Amérique, l’autorité scientifique et académique a acquis une mauvaise réputation parmi les chrétiens évangélistes qui s’opposent à l’évolution et parmi les adhérents anti-intellectuels du mouvement Tea Party qui s’opposent "aux élitistes", c’est-à-dire qui contestent des personnes qui s’appuient sur la connaissance mais dont la connaissance ne soutient pas les émotions du mouvement Tea Party.

En d’autres termes, des gens qualifiés, bien informés qui disent aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre sont écartés en tant qu’ « ennemi ». Une grande partie de la population américaine est conduite à croire la propagande gouvernementale. Sans des médias indépendants, dont ne disposent plus les E.U., on apprend aux gens que seuls « des dingues de la conspiration » défient l’histoire du gouvernement. Même sur Internet, c’est un thème récurrent sur Antiwar.com et CounterPunch.org, deux sites qui s’opposent aux guerres de l’Amérique, mais acceptent la propagande du 11/9 qui justifie les guerres.

C’est la raison, je pense, pour laquelle les E.U. évoluent dans une ère où les besoins émotionnels de la population produite par la propagande gouvernementale écrasent la science, les preuves et les faits. Cela signifie l’abolition d’un gouvernement responsable et de l’état de droit, parce que la protection de terroristes est plus importante.

Le monde qui se base sur les faits dans lequel « nous n’avons pas peur de suivre la vérité où qu’elle puisse mener » est en train d’être déplacé par le dogme. Quelqu’un qui doute de « notre gouvernement » est un anti-Américain, un pro-musulman, un communiste, qui devrait être arrêté et torturé jusqu’à ce que le criminel avoue qu’il est un terroriste.

L’événement du 11-Septembre se situe désormais à l’extérieur du domaine des faits, de la science et des preuves. C’est un dogme qui justifie les crimes de guerre de Bush/Cheney/Obama contre des Musulmans et leurs pays.

Cass Sunstein à été appointé par le régime Obama. C’est un professeur de la Faculté de droit de Chicago et de Harvard, qui estime que puisqu’il qu’il défie « la vérité » officielle, le mouvement du 11/9 devrait être infiltré par des agents du renseignement américain pour faire taire ceux qui doutent de la propagande gouvernementale, alors qu’ils se basent sur des faits.

Quand un professeur de droit de nos deux facultés de droit les plus prestigieuses veut supprimer la preuve scientifique qui défie la véracité gouvernementale, nous savons qu’en Amérique, le respect de la vérité est mort.

La notion selon laquelle un pays où la vérité est morte puisse être « une lumière du monde » est une absurdité.

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l’économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d’honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes," détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

Traduction : Jean-Luc Guilmot, http://www.vigli.org

(NdT. "En Amérique..." et dans la sphère atlantiste qui lui emboîte si bien le pas).

Article initialement publié en anglais le 12/09/11 sur http://www.infowars.com/does-911-truth-have-a-chance/

Puis en français sur http://www.vigli.org/En_Amerique_le_respect_de_la_verite_est...


En Amérique, le respect de la vérité est mort

 
 
Patrick Vallélian - L'Hebdo

Y a-t-il eu complot le 11 septembre 2001 ? Alors que la polémique entre les truthers et des debunkers fait rage, il est temps de jeter un regard critique sur des événements qui ont bouleversé l’ordre mondial, estime Daniele Ganser, professeur d’histoire à l’Université de Bâle. Comme beaucoup d’autres, il réclame une enquête indépendante et internationale.

Une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Impartiale et internationale… Daniele Ganser, professeur d’histoire à l’Université de Bâle, y pense depuis l’été 2004. Depuis que ce chercheur sur les questions de paix a lu le 9/11 Commission Report, le rapport officiel de la Commission d’enquête sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis.

Un pavé de plus de 550 pages qui a justifié à lui seul la guerre contre le terrorisme, les guerres en Irak et en Afghanistan et la chasse aux sorcières islamistes. Mais un pavé qui n’a pas convaincu ce scientifique qui travaillait à l’époque au Centre d’études sécuritaires de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

Trop de questions encore ouvertes. Trop de pistes abandonnées. L’impression d’un rapport orienté politiquement afin de justifier la guerre du monde libre contre l’Axe du mal. L’impression aussi et surtout de lire le scénario trop lisse d’un nouveau Pearl Harbour, d’un blockbuster mettant aux prises le bon président chrétien Bush au méchant musulman Ben Laden.

Bien caché en Afghanistan dans des grottes dignes du réduit national – un mensonge parmi d’autres des Cheney et Rumsfeld – Ben Laden aurait lâché 19 kamikazes sur les USA. On connaît la suite : quatre avions détournés, les deux tours jumelles de New York détruites, le Pentagone touché, 3000 morts le jour même, des centaines de milliers plus tard en Irak et en Afghanistan, mais aussi les prisons secrètes de la CIA, la torture légalisée, des Patriot Acts, des dépenses militaires en hausse partout dans le monde et surtout une traque de plusieurs centaines de milliards de dollars.

Celle de l’ennemi public numéro un qui a été finalement abattu le 1er mai 2011 d’une balle dans la tête dans une villa pakistanaise. Sans le procès qui aurait pu lever le voile sur les mystères et les mensonges autour du 11 septembre.

Pourquoi la WTC-7 s’est-elle effondrée ?

Mais revenons à 2004 et à Ganser. « Je me souviens avoir fait part à mes collègues de mes étonnements par rapport à la version officielle. Je ne comprenais pas, par exemple, pourquoi le rapport n’évoquait même pas la tour 7 du World Trade Center (WTC). Elle s’était effondrée vers 17 h, soit sept heures après les tours jumelles. Sans raison : aucun avion ne l’avait touchée. »

Etonnant oubli effectivement pour un bâtiment qui abritait le siège de l’Organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers (SEC) ainsi que des bureaux secrets de la CIA. Les autorités américaines expliqueront que ce monstre de 170 mètres de hauteur avait été touché par des débris projetés par le crash et qu’il y avait eu des feux, puis une grosse explosion de cuves d’huile de chauffage au sous-sol.

Le problème, c’est que jusqu’au 11 septembre, aucun incendie n’avait réussi à détruire une tour à ossature métallique dans le monde et surtout pas à provoquer son effondrement à la vitesse de la chute libre. Fallait-il y voir dès lors une démolition contrôlée par des explosifs ?

Des ingénieurs comme Hugo Bachmann, professeur émérite d’analyse structurelle et de construction de l’ETH de Zurich, y croient dur comme l’acier des tours vendu un peu à la sauvette à des recycleurs coréens et chinois sans que les enquêteurs aient vraiment pu l’analyser. Comme si l’administration Bush ne voulait pas laisser de traces, notamment celles de nanothermite, un explosif militaire qui aurait été retrouvé sur place.

« Ils m’ont pris pour un fou et m’ont conseillé de me taire, que ce ne serait pas bon pour ma carrière », sourit Daniele Ganser dont le parcours scientifique le fait passer pour un « type sérieux ». Né en 1972 à Lugano, il a étudié à Bâle, Londres et Amsterdam avant de travailler pour le très libéral Avenir Suisse.

« Il était impossible de remettre en cause la vérité d’évangile de la commission. Il fallait croire et ne pas questionner cet événement historique comme on le ferait avec d’autres », poursuit Ganser qui sait, en outre, ce dont les Etats, même démocratiques, peuvent être capables. Il a publié une recherche historique sur le terrorisme manipulé (Les armées secrètes de l’OTAN, Ed. Demi Lune).

« Après tout, le Rainbow Warrior de Greenpeace avait été coulé en 1985 par les services français », rappelle-t-il. Mieux même, par deux agents, les faux époux Turenge, qui étaient d’ailleurs de faux… Suisses.

Terrorisme par délit d’inité ?

Bref, Daniele Ganser est dès lors classé dans le camp des sceptiques sans que cela pèse trop sur sa carrière. Mais que remettent en cause finalement ces truthers ? La liste de leurs doutes sur des incohérences ou des omissions étonnantes est longue.

Il y a notamment ces transactions financières suspectes qui ont eu lieu peu de jours avant les attentats du 11 septembre 2001, notamment sur les titres d’United Airlines et d’American Airlines, les deux compagnies dont les avions ont été détournés et dont les cours se sont effondrés après le crime.

« Il s’agissait d’options de vente sur actions, dont la détention permet de parier sur la chute de cours boursiers. Tant le secteur aérien que le secteur financier furent concernés », indique Marc Chesney, professeur d’économie à l’Université de Zurich, avant de regretter l’absence d’un rapport digne de ce nom à ce sujet. Or le « butin » est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, voire plusieurs milliards.

D’autres, dont Robert Fisk, correspondant au Moyen-Orient du quotidien anglais The Independent et un des seuls Occidentaux à avoir rencontré Ben Laden, se demandent pourquoi les débris du vol 93 se sont dispersés sur des kilomètres alors que l’appareil est censé s’être écrasé dans un champ (a-t-il été abattu par un avion de chasse ?), comment les poutres des tours – dont le point de fusion est à 1480 degrés – ont cédé alors que le kérosène brûle au mieux à 820 degrés.

Fabrizio Calvi (11 septembre la contre enquête, Fayard) se demande, lui, pourquoi le rapport officiel n’évoque pas le rôle d’Ali Mohammed, taupe d’al-Qaida à l’intérieur de l’armée américaine et de la CIA. C’est pourtant lui qui met au point le modus operandi de l’attaque.

Bush ne savait-il vraiment rien ?

Les sceptiques estiment également que les attentats du 11 septembre n’ont pas pris l’administration Bush par surprise. Pour les truthers, le président Bush a même menti lorsque, après les attentats, il a juré sur l’honneur, la larme à l’oeil, que les attaques n’étaient pas prévisibles et qu’il n’avait rien pu faire pour sauver la vie des 3000 martyrs de l’attaque islamiste.

En fait, les signaux d’alerte étaient au rouge depuis quelques mois. Les services secrets allemands, égyptiens, jordaniens, pakistanais, israéliens, français, anglais… et même talibans avaient tiré le signal d’alarme. Aux USA aussi, des alertes retentissent.

En juin 2001, la FAA (Federal Aviation Administration) met en garde les compagnies aériennes contre de possibles détournements. En juillet 2001, un agent du FBI de Phoenix avertit que des partisans de Ben Laden prennent des leçons de pilotage dans un but terroriste et recommande de les traquer. Puis la CIA intercepte des messages islamistes prédisant une attaque « à grand spectacle » dans un proche avenir.

Le président Bush en est informé. Il reçoit le 6 août 2001 une note de renseignement de la CIA intitulée Ben Laden est décidé à frapper aux Etats-Unis qui lui annonce la couleur : des islamistes se trouvent aux USA et préparent des détournements d’avion. Un vieux scénario à vrai dire.

En 1995, l’incendie de l’appartement qu’occupe à Manille Ramzi Ahmed Yousef, le cerveau du premier attentat contre le World Trade Center en 1993, permet d’éventer l’opération Bojinka. Ce complot visait à faire exploser des avions de ligne à destination des USA ainsi qu’à détourner des appareils pour détruire les tours jumelles ou le quartier général de la CIA.

Des apprentis pilotes kamikazes étaient en formation aux USA alors qu’un certain Khalid Sheikh Mohammed était une des chevilles ouvrières du projet terroriste. Considéré comme le cerveau des attaques du 11 septembre 2001 et soumis à la torture (simulation de noyade) lors de ses interrogatoires, il sera jugé par un tribunal militaire d’exception, à Guantanamo Bay. A huis clos.

Derrière Ben Laden, l’Arabie Saoudite ?

Se sachant en danger, pourquoi les USA n’ont-ils dès lors pas pris des mesures pour éviter la catastrophe ? Tout simplement parce que le terrorisme islamiste n’était plus une priorité pour l’administration Bush, répond le journaliste Fabrizio Calvi. « La cible de Bush au début de sa présidence, c’était l’Irak et son pétrole. Il voulait renverser Saddam Hussein. »

Ben Laden n’est donc plus l’ennemi public numéro un qu’il était à l’époque du président Clinton. Une preuve ? Le Saoudien, pourtant recherché par toutes les polices, mais étrangement pas pour les attentats du 11 septembre, s’est fait soigner en juillet 2001 dans l’hôpital… américain de Dubaï pour une infection rénale. Il en profite pour rencontrer sa mère notamment ainsi que le représentant local de la CIA, relève Richard Labévière.

Et pour cause : « Ben Laden est l’enfant légitime des services saoudiens et de leurs parrains américains. » Un enfant traité dès 1979 par les services américains pour collecter de l’argent et enrôler des volontaires pour la résistance contre l’envahisseur soviétique. Eh oui, le terrorisme islamiste est aussi une invention américaine comme on l’oublie trop souvent.

Ben Laden ne retourne sa veste qu’en 1990, au moment où les troupes américaines entrent en Arabie saoudite pour la guerre du Golfe. « Notre pays est devenu une colonie des Américains », expliquait-il à Robert Fisk. Un avis partagé par des princes saoudiens qui ont financé et protégé Ben Laden. « Les attentats du 11 Septembre étaient motivés par la simple présence des forces américaines en Arabie saoudite », abonde Jacques Baud, spécialiste suisse en politique de sécurité. Un message que Bush recevra cinq sur cinq en 2003.

Complot ou incompétence ?

Mais cela n’explique toujours pas les ratés du 11 septembre. Pour Calvi, la catastrophe – totalement évitable – est due aux erreurs d’aiguillage, à l’incompétence, à la bureaucratie et à un réel manque d’imagination des services américains. Il y avait alors une guerre des services entre le FBI, la NSA, l’armée et la CIA. Une guerre qui affaiblissait la capacité de réaction du pays.

Ensuite, les responsables de la sécurité ne faisaient pas confiance aux néoconservateurs qui avaient les clefs de la Maison Blanche en janvier 2001. Et ces derniers le leur rendaient bien… Autre bombe que vient de lâcher Richard Clarke, tsar de l’antiterrorisme US sous Clinton et Bush : les attentats auraient pu être évités si la CIA avait averti le FBI de la présence aux USA des kamikazes Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi. Or l’agence s’est tue. Elle voulait les retourner.

Mais y voir un complot serait aller trop loin, souligne Fabrizio Calvi. « Si cela avait été le cas, des centaines de personnes auraient été dans la confidence. Il y aurait eu des fuites. » Or, comme Anne, il n’a rien vu venir de concret.

« En cas de complot, seule une poignée de personnes sait ce qui se passe, rétorque Daniele Ganser. Les autres exécutent ce qu’on leur a ordonné de faire. Sans savoir qu’ils participent à une action plus vaste. » En outre, une opération d’influence de ce type n’aurait pas été une première pour les USA. En 1962, le plan Northwoods devait amener l’opinion publique américaine à soutenir une guerre contre Cuba en faisant en sorte qu’un faux avion charter américain soit abattu par la chasse de Castro.

Alors, complot ou pas ? Bush s’est-il tricoté un nouveau Pearl Harbour ? « Un événement catastrophique et catalytique » qu’appelaient de leurs vœux en 2000 les Dick Cheney, futur vice-président, ou Donald Rumsfeld, futur ministre de la Défense, dans un rapport intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique ». L’enjeu : faire des USA « la puissance dominante de demain ».

Dès lors, est-ce qu’une partie du gouvernement aurait laissé agir Ben Laden ? Ou pire, aurait organisé le coup en utilisant l’épouvantail Ben Laden qui jura après le 11 septembre n’y être pour rien alors que le FBI n’a jamais recherché le Saoudien pour sa participation dans les attentats américains ?

Après tout, ce gouvernement a menti sur la présence d’armes de destruction massive pour justifier la guerre en Irak en 2003. Tout comme le président Johnson avait utilisé un faux accrochage entre des navires nord-vietnamiens et américains pour justifier l’intervention US au Vietnam.

Fisk, attablé dans un restaurant de Beyrouth, sourit. « Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’administration Bush a quasiment tout raté. Alors comment aurait-elle pu cacher une telle affaire ? »

Commission sous influence ?

Tout le monde est d’accord sur un point : le doute autour du 11 septembre est surtout dû à la faillite de la commission d’enquête qui s’est appuyée sur des informations obtenues sous la torture ou a écarté des témoignages susceptibles de contredire ses thèses. Notamment ceux des survivants qui disent avoir entendu de grosses explosions dans les tours lors de leur effondrement.

« Ses impasses sont telles qu’elles lui valent le surnom de “commission des omissions”, ironise Fabrizio Calvi. Il est évident qu’une nouvelle enquête sérieuse serait nécessaire. » Mais le pire fut sans doute la nomination de Philip Zelikow au poste de directeur exécutif de la commission. Ce dernier était un proche de Condoleezza Rice et il fit son possible pour embrouiller les pistes… « Notre commission a été mise en place pour échouer », lâcha même son président Thomas Kean, amer.

A qui profite le crime ?

Si les USA voulaient utiliser le 11 septembre pour asseoir leur suprématie, avouons qu’ils ont échoué. Pour Fabrizio Calvi, la crise financière et la chute libre du dollar s’expliquent en grande partie par ces dépenses militaires inédites dans l’histoire du monde. L’empire a contre-attaqué. Mais il est aujourd’hui à bout de souffle.

Reste que le crime a néanmoins profité au complexe militaro-industriel mondial. Les dépenses militaires américaines ont bondi de 81% depuis 2001 pour s’établir à plus de 700 milliards de dollars en 2010. Tout comme les investissements dans la sécurité. Dans le même temps, des mesures limitant les libertés individuelles et permettant des actes de torture dignes de la Gestapo sont passées comme des lettres à la poste. Sans oublier que l’Occident a fermé les yeux sur une islamophobie ignoble qui a vu naître un meurtrier comme Anders Behring Breivik.

Mais s’agit-il là de la cause ou de la conséquence du 11 septembre ? C’est là que la discussion légitime sur cet événement historique, mais encore trop polluée par les disputes sans fin entre les truthers paranos et les debunkers obtus, doit avoir lieu. Le refuser serait aussi stupide que d’affirmer que tout a été dit sur les crimes nazis après le procès de Nuremberg.

« En dix ans, la société occidentale s’est construit des murailles juridiques, politiques et sécuritaires souvent en contradiction avec les valeurs qu’elle défendait avec succès depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La question de la délimitation entre besoin sécuritaire et valeurs de liberté n’a pas fait l’objet d’un débat », abonde Jacques Baud. Que le vrai débat autour du 11 septembre commence...

Comment l’ambassade américaine intervient en Suisse pour faire taire les truthers

Plutôt seul au début, Daniele Ganser a été rejoint depuis par des centaines, des milliers de sceptiques. Des hurluberlus complotistes ou des anti-américains primaires comme les appellent les debunkers, les démystificateurs ?

S’il est vrai que certains veulent nous faire croire que les petits hommes verts sont responsables des attentats du 11 septembre, il y a dans le lot des travaux troublants, réalisés par des architectes, des ingénieurs, des pilotes, des pompiers, des militaires, des policiers, des journalistes...

Des quidam, bien plus nombreux aux USA qu’en Europe, qui comme David Ray Griffin, professeur américain de théologie à la retraite et un des fers de lance du 9/11 Truth Movement, se sont dit qu’un gouvernement qui avait traîné les pieds à constituer la commission d’enquête pouvait aussi avoir camouflé une partie de la vérité. Ils voulaient ainsi replonger dans les faits pour savoir si la croisade « bushienne » contre l’Islam radical était « juste ».

C’est le cas du conseiller national vert bernois Alec von Graffenried qui a signé la pétition 911untersuchen.ch comme une centaine de personnes. Mise en ligne tout dernièrement par Stefan Schaer, un journaliste bernois, elle revendique… une nouvelle enquête. Tout comme l’ONG Human Rights Watch qui veut traduire les pontes de l’administration Bush pour crimes de guerre et torture après le 11 septembre.

« Je n’adhère à aucune théorie du complot, et je me considère comme un ami des Etats-Unis. Mais devant les soupçons actuels, il faut en avoir le cœur net », souligne l’élu. Reste que faire part de ses doutes est loin d’une sinécure. « On me reproche de faire partie de fous qui croient à des théories aberrantes. Comme si poser des question n’était pas possible sans “s’asseoir dans le même bateau” que des psychopathes... »

Des pressions que Daniele Ganser connaît. « L’ambassade américaine à Berne intervient systématiquement pour faire taire ceux qui remettent en cause la version officielle. » Et l’arrivée du président Barack Obama n’a rien changé à l’affaire.

http://www.hebdo.ch/dix_ans_de_mensonges_118292_.html


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Les commémorations orwelliennes du 11-septembre annoncent de nouvelles guerres

par Thierry Meyssan * 

Toutes les versions de cet article : [Español]

Le dixième anniversaire des attentats du 11-Septembre donne lieu à une débauche d’articles, de documentaires et de programmes audio-visuels pour certifier la version bushienne des événements, alors que l’opinion publique mondiale est devenue majoritairement sceptique. Pour Thierry Meyssan, qui est à l’origine du débat mondial sur l’interprétation des attentats, cette écrasante campagne médiatique est l’ultime tentative du système impérial pour préserver son apparente légitimité et justifier ses prochaines guerres.

Il est étrange d’observer la manière dont la presse occidentale célèbre le dixième anniversaire des attentats du 11-Septembre : alors que le sujet pourrait être abordé sous des angles très divers, un mot d’ordre s’est imposé ou a été imposé. Les médias rivalisent en matière de témoignages sur le thème : « Que faisiez-vous ce jour-là, à ce moment-là ? ». Cette approche illustre la volonté collective de ne pas prendre de recul, de ne pas analyser l’événement et ses conséquences, pour se limiter au seul registre de l’émotion instantanée, bref de ne pas faire de journalisme, mais du grand spectacle.

Cette commémoration s’accompagne d’injonctions orwelliennes : « Comment osez-vous douter de la version officielle face à la douleur des familles de victimes ? », ou encore « Ceux qui remettent en cause la version officielle sont des négationnistes ennemis de la démocratie ! ». Or, précisément, le respect des victimes —pas seulement celles qui sont mortes ce jour-là aux États-Unis, mais aussi celles qui sont mortes des conséquences en Afghanistan, en Irak, en Libye et ailleurs— exige que nous cherchions la vérité au lieu de nous contenter de mensonges abracadabrantesques. Et comment pouvons-nous faire vivre la démocratie si nous ne questionnons pas les vérités officielles, pire si nous remplaçons le débat argumenté par l’injure ?

Dès les jours suivants les attentats, à travers une série d’articles, puis dans les mois qui suivirent à travers des livres et des conférences, j’ai contesté la version bushienne de l’événement et j’ai accusé une faction du complexe militaro-industriel US dominée par les Straussiens de l’avoir commandité. Bien qu’initialement solitaire dans ma démarche et bien que conspué par la presse atlantiste, j’ai progressivement mobilisé l’opinion publique internationale, y compris aux États-Unis, jusqu’à ce que mes interrogations fassent irruption l’an dernier à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Plus les autorités US ont tenté de me contredire, plus elles se sont contredites elles-mêmes, et plus le doute s’est répandu. Aujourd’hui il est majoritaire.

Comme toujours lorsque le vent tourne, les opportunistes préservent leur avenir en prenant leurs distances avec la version qu’ils ont longtemps défendue et qui prend l’eau de toutes part.

Ce fut le cas hier de MM. Kean et Hamilton, les co-présidents de la Commission présidentielle sur les attentats qui se sont désolidarisés de leur propre rapport, c’est aujourd’hui celui de M. Clarke, le conseiller antiterroriste de MM. Clinton et Bush, qui accuse ses collègues de dissimulation. En 10 ans, les autorités états-uniennes et britanniques ont été incapables de produire les preuves qu’elles avaient pourtant promises à l’Assemblée générale des Nations Unies pour justifier de leur action en « légitime défense » en Afghanistan. A contrario, elles ont montré qu’elles avaient un lourd secret à cacher et elles n’ont cessé de multiplier les mensonges pour le masquer. Qui oserait encore prétendre, comme Colin Powell au Conseil de sécurité, que Saddam Hussein est complice du 11-Septembre, ou comme Tony Blair qu’Oussama Ben Laden a commandité les attentats de Londres ?

Durant ces dix années, des experts toujours plus nombreux ont montré les incohérences de la version bushienne, que d’autres experts ont défendue. Si les arguments de ces derniers étaient convaincants, la polémique se serait éteinte. Mais ce débat est si peu scientifique que le partage entre les experts recoupe une ligne de séparation exclusivement politique. S’ils approuvent l’invasion de l’Afghanistan et le Patriot Act, alors ils affirment que les structures métalliques des Tours jumelles n’ont pas résisté à la chaleur des incendies, que la Tour 7 était trop fragile et qu’un avion s’est désintégré à l’intérieur du Pentagone. Au contraire, s’ils sont horrifiés par l’expansion militaire impériale et par la légitimation de la torture, ils considèrent comme impossible que les Tours Jumelles soient les seules au monde à pouvoir s’effondrer ainsi, que la Tour 7 se soit effondrée par mimétisme, et qu’un gros Boeing se soit vaporisé à l’intérieur du Pentagone.

La version bushienne du 11-Septembre est devenue le dogme central de l’impérialisme. Nous sommes sommés d’y croire comme en une vérité révélée. Faute de quoi nous remettons en cause le Nouvel Ordre Mondial et sommes rejetés comme hérétiques et complices intellectuels du terrorisme.

La ligne de partage se résume ainsi : d’un côté, les élites occidentales ou globalisées s’accrochent à la version officielle, de l’autre la majorité des populations occidentales et le Tiers-monde crient au mensonge.

Le fond du débat n’est pas de savoir comment des individus ne figurant pas sur la listes des passagers embarqués dans un avion peuvent le détourner en vol, ni la manière dont un Boeing peut replier ses ailes pour entrer par une petite porte se volatiliser dans le Pentagone, mais de savoir si l’Occident a été à partir de ce jour-là la cible d’un complot islamique mondial, ou si une faction US a organisé cet événement pour se lancer impunément à la conquête du monde.

Les philosophes qui étudient l’histoire des sciences assurent que les erreurs scientifiques ne disparaissent pas toujours avec leur réfutation. Il faut parfois attendre la disparition de la génération qui les professait. Ce qui permet à une vérité de remplacer une erreur, c’est qu’avec le temps la vérité conserve un pouvoir explicatif, tandis que l’erreur la perd.

Dès 2001, je concluais mon analyse en mettant en garde face à une généralisation de lois liberticides. Je récusais la présentation d’Al-Qaida comme une organisation terroriste anti-occidentale et affirmait au contraire que c’était un milieu de mercenaires arabes utilisés par la CIA dans différents conflits en Afghanistan contre les Soviétiques, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo contre les Serbes, et en Tchétchénie contre les Russes, conformément à la stratégie Brzezinski. Enfin, j’annonçais l’imminente invasion de l’Irak et le remodelage du Moyen-Orient voulu par les néoconservateurs pour une fois alliés de Kissinger.

À l’époque, la presse de référence a tourné mes analyses en dérision sur quatre points principaux.

- Le Monde expliquait que les États-Unis n’attaqueraient jamais plus l’Irak car ils avaient déjà réglé le problème avec « Tempête du désert » et que seul mon antiaméricanisme primaire me poussait à envisager le contraire.
- Le Monde Diplomatique enseignait doctement que je ne connaissais rien à la politique US pour imaginer une alliance néocons-Kissinger.
- Le Washington Post nous abreuvait de détails sur le tentaculaire complot islamiste mondial que je refusais de prendre en compte, aveuglé que j’étais par la présence arabe en France.
- Et le New York Times faisait l’éloge du Patriot Act et de la création du département de la Sécurité de la Patrie auquel seul un pacifiste européen imprégné de l’esprit munichois pouvait s’opposer.

Pourtant, 10 ans après, sur les quatre points qui ont été contestés de mon analyse politique, chacun peut constater que j’avais raison et que mes détracteurs avaient tort. Ils cherchent aujourd’hui à se rattraper en concédant haut et fort que l’administration Bush a « utilisé » le 11-Septembre pour imposer son propre agenda. Avec le temps, ils finiront par reconnaître que je ne suis pas un voyant prédisant par hasard un avenir qu’ils ne soupçonnaient pas, mais qu’une analyse politique rigoureuse permettait de comprendre à l’avance que les commanditaires du 11-Septembre entendaient mettre en œuvre cet agenda.

Alors que l’OTAN vient de placer les compagnons de Ben Laden au pouvoir à Tripoli, il est plus que jamais indispensable de comprendre le 11-Septembre pour identifier les réels dangers qui menacent la paix dans le monde et pour y faire face. Comment ne pas voir que les personnalités qui célèbrent avec emphase cet anniversaire soutiendront demain de nouvelles guerres au Proche-Orient et en Afrique du Nord ?

* Thierry Meyssan. Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latinoaméricaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

Autres versions :

English - Português - italiano - Deutsch

Réseau Voltaire. Beyrouth, Liban, le 11 septembre 2011

Source

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Sep 2011 à 22:02

Et maintenant, que diriez-vous d’une minute de silence pour les morts en Afghanistan, Irak, Pakistan.... ? (Stop the War)

 
Lindsey GERMAN

Les commémorations du 11/9 ont donc eu lieu, mais n’attendez pas une couverture non-stop de la guerre en Afghanistan, avec son cortège d’histoires poignantes de parents, de conjoints et d’enfants tués.

A mes yeux, nous avons touché le fond avec l’omniprésence de Tony Blair dans les médias. Longuement interviewé pour l’émission Today et cité par de nombreux journaux nationaux, il a profité de cet anniversaire pour justifier sa guerre illégale contre l’Irak et encourager de futures attaques contre l’Iran en particulier.

Ce fût particulièrement scandaleux de le voir profiter de la sympathie naturelle ressentie envers ceux qui ont perdu des proches pour promouvoir de nouvelles guerres, tel un prêcheur démentiel. Et tous les va-t-en guerre l’ont rejoint dans sa mission en ignorant les morts et les destructions bien plus grandes provoquées par ces guerres présentées comme des représailles contre un acte original.

J’attends toujours des commémorations pour ceux qui sont morts dans la guerre en Afghanistan. Cette guerre, déclenchée il y a dix ans, a tué 20.000 Afghans aux cours des deux premiers mois, selon une estimation d’un rapport de l’ONU. Des dizaines de milliers sont morts depuis, ainsi qu’un million d’Irakiens.

Mais je ne vois pas les présidents passés et présent des Etats-Unis en train d’observer une minute de silence solennelle. Je suppose que nous n’avons pas d’histoires poignantes à raconter sur des parents, des conjoints et des enfants tués au cours de ces attaques. Je suis certaine que nous n’aurons pas droit à une couverture non-stop de deux semaines sur les moindres détails de la guerre en Afghanistan.

Le 11/9 est donc présenté comme une terrible tragédie vécue par le peuple américain dans son ensemble – tragédie provoquée par des « fanatiques », des « extrémistes », par « des gens qui haïssent notre mode de vie » (et qui se trouvent être tous des musulmans, évidemment). Mais il n’y a pas d’équivalent pour les Afghans ou les Irakiens qui subissent des guerres toujours provoquées par des méchants issus de leurs rangs et jamais par « l’appareil militaire des Etats-Unis » dont « les objectifs impériaux » les amènent à « haïr les musulmans ».

Pire encore, ces guerres sanglantes qui provoquent des morts, des blessés, des réfugiés déplacés pendant des années, des niveaux de violence et d’insécurité accrus, la peur, la corruption, des chefs de guerre, des tortures, des emprisonnements, ne sont pour la plupart du temps jamais mentionnées.

Les médias font passer leurs messages soit par ce qu’ils racontent que par ce qu’ils taisent. En ignorant ces guerres tout en insistant sur le 11/9, le clou est enfoncé. Le fait de ne pas parler de ces guerres fait croire aux gens qu’elles n’ont pas vraiment lieu ou qu’elles vont bientôt se terminer.

Je suppose que les attaques à Kaboul aujourd’hui par les Taliban sont destinées à contrer cette vision des choses et que c’est pour cela qu’elles ont eu lieu deux jours après le 11/9. Les attaques contre le quartier général de l’OTAN et l’ambassade des Etats-Unis envoient un message très simple : la guerre continue et les envahisseurs ne sont pas en train de la gagner. Ces derniers n’arrivent même pas à effectuer le transfert de pouvoir à leurs alliés afghans.

Un témoin oculaire à Kaboul à raconté à la BBC : « Il n’y a aucune sécurité à Kaboul. Ceci est la zone la plus sûre et si nous ne sommes pas en sécurité ici alors nous ne sommes en sécurité nulle part en Afghanistan. »

La véritable histoire de ces dix dernières années, celle qui devrait être criée sur tous les toits, c’est celle de l’échec de la guerre contre le terrorisme. La couverture médiatique du 11/9 était censée le cacher et non le révéler. Mais la réalité finit toujours par s’imposer.

Lindsey German

http://www.stopwar.org.uk/index.php/usa-war-on-terror/789-no...

Traduction « voyons voir, à raison d’une minute de silence pour 3500 morts US, ça ferait... 5 heures de silence pour autres ? Hum... avec les coupures de pub’, ça ferait trop long » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.


Que s’est-il passé le 11 Septembre 2001 ?

 
 
Robert BIBEAU

Depuis une semaine environ un maelstrom d’informations bidon s’étale au téléjournal et à la une de votre journal. Chaque chaîne télé, chaque poste radio, tous ces journaux propriétés de grands trusts médiatiques et chaque reporter ambitieux à la solde des médias obséquieux insistent mordicus pour vous asséner son commentaire insidieux.


Depuis une semaine environ un maelstrom d’informations bidon s’étale au téléjournal et à la une de votre journal. Chaque chaîne télé, chaque poste radio, tous ces journaux propriétés de grands trusts médiatiques et chaque reporter ambitieux à la solde des médias obséquieux insistent mordicus pour vous asséner son commentaire et vous faire partager son emphatique interprétation des événements qui ébranlèrent les puissances impérialistes en septembre 2001.

Cette débauche d’articles dissimule la vérité sur ce qui s’est vraiment passé en ces jours dramatiques. Mais ce n’est pas ce que Thierry Meyssan tente d’élucider depuis tant d’années qui devrait vous préoccuper. Quel intérêt y-a-t-il à prouver qu’ils ont dissimulé, caché la vérité, paraphrasé des contes de fées et psalmodié des contrevérités à propos de ces événements tant décriés (1) ? Tout cela n’a aucun intérêt pour les peuples opprimés.

Ce jour là, l’Empire a été frappé en plein coeur (New York – Washington – Pentagone) par des hurluberlus venus d’Orient, d’où l’empire avait extradé la misère en rapatriant la plus value, les immenses profits, les ressources naturelles et les richesses.

L’origine tiers-mondiste des kamikazes ne justifie pas la méthode utilisée mais elle permet de comprendre le motif de cette action anarchique.

Mais ce n’est pas du tout cette action d’éclat qui constitue le tournant et l’événement historique le plus important. Cette interprétation des événements du onze septembre 2001 est l’apanage des médias bourgeois et des États impérialistes clients ou fournisseurs de l’Empire qui voudraient de la sorte tous vous embrigader dans un Requiem funèbre orwellien justifiant la fascisation des États capitalistes, la suspension de l’Habeas corpus, des libertés civiles et de la présomption d’innocence au nom de la lutte contre un terrorisme qu’ils ont eux-mêmes financé – et incubé.

Depuis cette journée fatidique du 11 septembre 2001, mère de toutes les attaques meurtrières, disent-ils, combien d’innocentes victimes, femmes, vieillards, enfants, honnêtes gens sont tombés sous les bombes terroristes des faiseurs de paix et de pseudo démocratie ? Des centaines de milliers, le saviez-vous ? Et des centaines de milliers d’autres ont été blessés soi disant collatéralement, ou ont retrouvé leur résidence bombardée, leur champ miné, ou leur usine saccagée, le saviez-vous ? Dans le tiers-monde essentiellement, voilà pourquoi vous l’ignoriez.

Saviez-vous que depuis 2001 des millions de civils congolais (six millions environ, des noirs il est vrai !) sont morts assassinés – déchiquetés, parfois même dévorés – cannibalisés – dans le fond de la savane africaine à l’abri de la plume indolente et indifférente de nos reporters larmoyant sur la tragédie new-yorkaise (3 500 victimes) ?

Ils ont répété à satiété à la télé qu’après ces événements tragiques plus rien ne serait jamais pareil, que notre monde avait changé à tout jamais. Qu’y a-t-il de plus usuel et familier que les crises économiques successives, les guerres de rapines et de conquêtes en série, la pauvreté et les famines endémiques, les SDF et les sans abris harcelés, les jeunes pourchassés, le chômage et les épidémies, la soif et la faim généralisées dans tout le tiers-monde ? Les soupes populaires et les comptoirs alimentaires trop achalandés, les vieillards maltraités et la misère urbaine dans nos mégalopoles délabrées ? Jamais ce monde du XXIe siècle n’aura autant ressemblé à celui du XXe siècle mais en plus misérable et en plus insécuritaire.

On nous apprenait récemment qu’au XXIe siècle au lieu de compter dix mille organismes super riches concentrant entre leurs mains cupides l’essentiel de la richesse mondiale, ils ne seraient plus que 737 entités à posséder le capital et à diriger nos destinées (2). Aucun changement de fond à l’horizon dans cette information.

Il y a pourtant un aspect qui, lui, a véritablement et radicalement changé la réalité contemporaine. Cet événement survenu à la suite du onze septembre n’a pas eu lieu aux États-Unis mais à cause des États-Unis et de sa mise en oeuvre de représailles guerrières, meurtrières et terroristes.

Jusque là, si l’on excepte ce que certains ont considéré comme une fausse victoire du peuple vietnamien (Noam Chomsky), il était convenu que les petits peuples, particulièrement ceux du tiers-monde, ne pouvaient résister à la formidable machine de guerre sophistiquée de l’Empire, tout comme il était admis que tout petit pays devait plier l’échine et verser son tribut aux magnats de la finance, à la Banque Mondiale, au FMI et aux trusts impérialistes, dès que le maître de l’Empire leur faisait signe de se soumettre à leur suzerain.

Voilà que le 7 octobre 2001, aux confins de l’Asie, aux limites de la Chine impérialiste et de la Russie capitaliste, un petit peuple sous développé, sans drones ni artillerie lourde, sans avions furtifs ni porte avions, un peuple armé de son seul courage et de vieux fusils, tenait tête à l’Empire et se préparait à lui infliger une défaite cinglante (3). Après l’invasion afghane dont George W. Bush avait prématurément proclamé la victoire définitive sur un porte avion désarmé, alors que ses troupes étaient incapables de pacifier ce pays temporairement occupé.

Après la résistance afghane rien ne sera plus jamais pareil, cette fois l’expression est justifiée.

Depuis lors les États-Unis se dirigent vers la faillite budgétaire et aucun peuple n’a été assujetti par la force des armes à l’impérialisme états-unien. Les Ivoiriens poursuivent leur révolte et déstabilisent ce pays néo-colonial français ; les Iraquiens achèvent de chasser le dernier soldat Yankee d’occupation ; l’Empire ne réussit rien de palpable ni en Somalie ni au Pakistan, il y perd même du terrain ; la Syrie et l’Iran n’ont pas été soumis ; le Liban a chassé le gendarme américano-sioniste de ses terres en 2006 ; le peuple gazaouïs ne se soumet pas et résiste ; au Yémen, la partie s’éternise entre l’ancien et le nouveau scélérat candidat à la présidence ; en Libye rien n’est joué et la résistance persiste et s’organise (4) ; même en Égypte et en Tunisie l’Empire n’est pas encore assuré de totalement liquider la révolte populaire avec ses élections bidon pseudos « démocratiques » (5).

Non vraiment rien ne va plus pour l’Empire américain depuis ce jour où de noirs avions ont quitté ses porte avions d’invasion afin de réprimer un petit peuple qui n’avait rien à voir avec ces attentats macabres du onze septembre. L’Empire avait juste oublié qu’un autre empire s’était quelques années auparavant cassé les dents sur ces farouches afghans.

Les crises économiques, financières, boursières, budgétaires récurrentes, le chômage et la misère humaine, bientôt de nouveaux défauts de paiement, marquent indubitablement ce nouveau millénaire. Rien là qui soit vraiment différent d’auparavant, si ce n’est la succession de défaites militaires américaines. Voilà qui est inédit et terriblement rafraîchissant.

Depuis le 7 octobre 2001 chaque peuple dans le monde a appris que l’impérialisme états-unien n’était pas invincible, que c’était un tigre de papier et un colosse aux pieds d’argile que chacun d’entre eux pouvait battre et chasser de chez-lui en autant qu’il reste uni, déterminé et combatif.

En effet, le monde a bien changé entre le 11 septembre et le 7 octobre 2001 !

Robert BIBEAU



Edité par T 34 - 19 Sep 2011 à 22:37
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Sep 2011 à 16:22

La version officielle du 11 septembre expliquée en 5 minutes

 
 
via pilhaouer

Vidéo désopilante sur un évènement bien commémoré

Le 11 septembre 2001 des méchants se sont attaqués à des innocents de l’empire du bien.

Il s’agissait d’un complot dont les ficelles sont parfaitement dévoilées dans cette vidéo sauf si cette vidéo émane de conspeloteurs (*) ce qui ne lui ôterait pas tout intérêt puisque débusquer le mensonge reste un bon moyen d’atteindre la vérité.

Pour tout savoir et éliminer les doutes :

 
 
(*) orthographe contestée peut-être liée à l’actualité récente décortiquée par la présentateuse Claire Chazal,
 

 
 
 
 
 
 


Edité par T 34 - 29 Sep 2011 à 21:14
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2011 à 19:58

11/9 : j’ai immédiatement compris que ça signifiait de nouvelles guerres

 

John Catalinotto

 
John Catalinotto*, travailleur au World Trade Center, nous parle des attentats, il y a dix ans, de leurs conséquences, des doutes relatifs à la version officielle de l’administration Bush et de la montée en puissance du mouvement anti-guerre. Interview réalisée par Rüdiger Göbel.

Le 11 septembre est considéré comme une date de rupture dans l’histoire récente. Où étiez-vous au matin du 11 septembre 2001, au moment où des avions ont foncé sur les tours du World Trade Center  ?


À l’époque je travaillais à temps complet pour une compagnie d'assurance maladie dans la tour 1 du World Trade Center. Notre section se trouvait au 31ème étage. Le travail commençait à 8h 45 et le premier avion a percuté le bâtiment à 8h 46. J’ai eu de la chance. Nous avions des horaires flexibles et d’ordinaire je commençais et finissais tard. La veille j’avais travaillé très longtemps à la rédaction d’un article pour mon journal, le Workers World. J’étais encore sur cet article quand l’avion s’est encastré dans la tour. Je faisais souvent à pied en longeant l’Hudson les cinq kilomètres qui séparaient le WTC de ma maison, à Chelsea. Ce mardi matin-là il faisait un temps clair, superbe, et normalement je serais sûrement allé au travail à pied.



Quand et comment avez-vous appris qu’il y avait eu un attentat ?


À 9 heures, juste comme je quittais ma maison, mon beau-frère m’a appelé. Il m’a dit : « Une chance que tu sois encore chez toi. Tu travailles bien au World Trade Center ? 

- Oui, pourquoi ? quelqu’un l’a fait sauter ? » ai-je répondu. En 1993 il y avait déjà eu une explosion à la tour 1 du WTC, ce qui m’avait fait regretter que la compagnie d'assurance y transfère ses bureaux, même si de là-haut on avait une vue splendide sur le port de New-York.


J’ai d’abord cru qu’il y avait eu un accident provoqué par un petit avion. J’ai même appelé tout de suite à mon travail, pour demander si je devais venir, mais personne n’a décroché. Pendant que j’appelais mes proches pour leur dire que j’allais bien, j’ai entendu à la radio qu’un deuxième avion s’était encastré dans la tour 2 et un troisième dans le Pentagone. J’ai compris immédiatement que cela voulait dire : il va y avoir une guerre.



Avez-vous perdu des parents ou amis ?


La quasi-totalité des 3000 morts soit se trouvaient dans les étages situés au-dessus du point d’impact, soit étaient des passagers des avions ou appartenaient aux forces de police et aux pompiers en service dans les tours lorsqu’elles se sont effondrées. Environ 1800 personnes étaient employées par mon assurance. À peu près la moitié étaient déjà dans le bureau au moment des faits. Treize sont morts ; j’en connaissais personnellement une seule, à qui je remettais des données tous les trois mois. L’un de mes collègues les plus proches était dehors et regardait l’incendie en haut de la tour 1, quand le deuxième avion a percuté la tour 2. À côté de lui une femme a été touchée par la roue détachée d'un avion et tuée sur le coup. Mon collègue a dû enjamber son corps pour quitter les lieux.



Quelle a été votre première réaction ? Qui avez-vous rendu responsable de cet événement ?


Dès que j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un accident, j’ai tout de suite compris que l’administration Bush utiliserait les attentats pour justifier une guerre. J’ai pris contact avec les camarades qui travaillent à notre hebdomadaire et j’ai insisté pour que nous nous rencontrions immédiatement afin de changer le contenu du prochain numéro et de lancer une attaque politique contre le gouvernement. Peu importait le responsable direct. Il y avait déjà eu des attentats contre le navire de guerre US « le Cole », alors qu’il était à l’ancre près d’Aden, au Yémen, et auparavant contre l’ambassade américaine au Kenya. La plupart des gens pensaient que les auteurs de ces attentats étaient les mêmes que ceux du WTC. Il me semblait inévitable que l’administration US utilise le traumatisme que cet attentat avait causé à la population pour mobiliser le pays en faveur d’une guerre. En outre j’avais peur qu’il y ait d’autres attentats. Être capable d’une analyse politique des faits ne suffisait pas, loin de là, à m’immuniser contre les sentiments qui régnaient alors à New-York.



Au fil des ans, un « mouvement pour la vérité » s’est constitué ; il met en question la version officielle que New York et Washington donnent des attentats et parle d’un accord des services secrets états-uniens, voire même d’un « inside job » pur et simple. Quel écho ces thèses trouvent-elles aux USA et que doit-on en penser ?


Se méfier des sphères dominantes et des grands groupes de médias états-uniens est une attitude parfaitement saine. Ils mentent en permanence. Ils sont également capables des pires crimes, comme ils l’ont prouvé tout récemment encore en Irak, Afghanistan et Libye. C’est pourquoi les déclarations officielles ont éveillé des doutes chez beaucoup de progressistes, car elles ne fournissaient pas de réponses satisfaisantes à leurs questions.


En outre il a toujours existé des relations complexes entre l’impérialisme US et des groupes tels qu’Al-Qaïda. Washington les a employés et armés contre l’Union soviétique en Afghanistan. En Irak, Al-Qaïda a provoqué des conflits interreligieux et rendu difficile une unification des mouvements de résistance irakiens. De plus, faire d’ Al-Qaïda « l’ennemi public n°1 » a été utile à une époque où les impérialistes n’avaient plus de rival sérieux, comme naguère l’Union soviétique. Mais ces groupes font aussi concurrence aux USA et ce sont des forces états-uniennes qui ont tout récemment exécuté le chef d’Al-Qaïda. Si l’on prend en compte tous ces facteurs, on pourrait penser qu’au sein des services secrets états-uniens quelqu’un/certains auraient pu savoir que l’un de ces groupes commettrait un attentat aux USA. Et n’ont peut-être rien fait pour l’empêcher.


Ici de plus en plus de gens mettent en doute la version officielle. Personnellement je ne pense pas qu’il s’agisse d’une quelconque opération sophistiquée, impliquant de larges pans de la machine des services secrets officiels. Plus que de dévoiler un complot, je juge important d'examiner les conséquences du « 11 septembre » et l’utilisation que les dirigeants ont faite des attentats pour servir leurs plans guerriers. J’ai lu récemment dans Junge Welt une citation prêtant à un ex-ambassadeur états-unien en Allemagne ces propos : « Je ne sais pas ce qu’ils auraient fait sans le 11 septembre. Ou bien rien, ou on aurait cherché un autre prétexte. » Les attentats ont offert aux impérialistes l’occasion de conquérir ces parties du monde encore relativement indépendantes. Plus important encore que le 11 septembre était la chute de l’Union soviétique. Quel que soit le jugement que l’on porte sur l’URSS, sa simple existence a renforcé la position des anciens pays coloniaux.


De fait, l’administration Bush a immédiatement profité du 11 septembre pour lancer une guerre contre l’Afghanistan et s’est également juré d’en faire une contre l’Irak. Des livres écrits par des membres du cabinet Bush le révèlent. George W. Bush, Colin Powell, d’autres encore, ont proféré cent fois des mensonges face à l’opinion publique pour justifier la guerre. On en a des preuves. Pourtant la découverte de ce complot n’a pas conduit à punir la bande à Bush, ni même empêché Obama de recommencer en Libye.


Il faut mobiliser contre la guerre et pas seulement dévoiler des complots si nous voulons entraîner les gens dans la lutte.



Dans la foulée, le Président George W. Bush a déclaré la « guerre sans limites contre le terrorisme » et lancé en octobre 2001 les premières attaques contre l’Afghanistan. Cette « vengeance » semblait voulue et approuvée par une grande majorité d’Etats-uniens. Y avait-il déjà des voix, des groupes, qui refusaient la guerre et faisaient le lien entre les attentats et la politique étrangère des USA ?



Je dirais cela autrement. L‘administration Bush avait décidé de faire la guerre. Les forces dominantes et leurs médias étaient d’accord à 100% et au sein du gouvernement et des élus très peu de voix discordantes se faisaient entendre. Il régnait une évidente unanimité. Pourtant il était possible à l’époque de mobiliser des gens à contre-courant. Bizarrement c’étaient des New-Yorkais ou des gens des environs qui étaient plus réfléchis et moins assoiffés de vengeance que le centre du pays.

 


La contestation a été le fait d’une alliance entre des gens de l’aile gauche, anti-impérialiste du mouvement progressiste, des pacifistes et des gens liés à des Églises progressistes. Il y a eu des veilles contre la guerre à New-York. Fin septembre 7000 personnes ont manifesté à Washington contre la guerre en Afghanistan et l’utilisation des attentats pour militariser le pays.



Cela a dû être difficile de s’opposer à la guerre contre le terrorisme, il y a dix ans ?


 Eh bien non, manifester n’a pas été si difficile que vous le croyez. Bien sûr au début seuls quelques groupes ont pris le risque de se retrouver isolés. D’un autre côté des groupes impérialistes plus résolus, comme le nôtre, avaient une occasion, si ténue soit-elle, d’orienter ceux qui se demandaient, dans le climat qui gagnait alors : « Pourquoi un attentat précisément aux USA ? » et qui cherchaient une réponse. On a pu s’en rendre compte lorsque les préparatifs pour la guerre en Irak ont commencé ; c’est alors que les opposants à la guerre ont été les plus nombreux.


Il y a même eu des proches de victimes du 11 septembre qui ont exprimé leur désaccord quand le gouvernement a utilisé ces victimes pour justifier sa guerre.


Au Sénat il a été impossible de trouver des opposants, comme cela s’était encore produit en 1964 quand les sénateurs Ernest Gruening de l’Alaska, et Wayne Morse de l’ Orégon avaient voté contre la résolution du Golfe du Tonkin qui ouvrait la voie à la guerre au Vietnam. Seuls quelques membres isolés du Congrès se sont opposés, par exemple la Californienne Barbara Lee et la Géorgienne Cynthia McKinney. McKinney vient d’achever une tournée dans plus de vingt villes d’Amérique du Nord. Devant un public comptant en général plusieurs centaines de personnes elle a appelé à se mobiliser contre la guerre en Libye.



Sous l’administration Bush, on a enfermé des détenus dans des cages à Guantanamo et on a fait enlevé et torturer des musulmans dits « terroristes présumés ». Comment la population états-unienne a-t-elle réagi à cette montée de la brutalité ?


Comme à peu près tout ce qu’a fait l’administration Bush en huit ans, l’organisation du camp de Guantanamo a été un crime. Mais cela n’a pas dérangé la grande majorité de ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent dans ce pays. Et donc les médias n’ont répercuté que la position du gouvernement à ce sujet. Il n’y a pas eu non plus de mouvement massif contre Guantanamo. Seules quelques organisations de juristes progressistes, comme le « Committee for Constitutional Rights » (Comité pour la défense des droits constitutionnels) ont pris la défense des détenus de Guantanamo et porté plainte contre le gouvernement pour illégalité. Elles ont ainsi obtenu la libération de quelques prisonniers et l’interdiction de faire juger les autres par des tribunaux militaires. Obama avait promis de fermer Guantanamo, mais le camp est toujours en fonctionnement.



Il me semble que le mouvement contre la guerre s’est renforcé surtout à cause de la montée de la résistance irakienne. Plus il mourait de GI en Irak, plus les guerres de Bush devenaient impopulaires.


Les manifestations les plus importantes ont eu lieu avant le début de la guerre, en janvier -février 2003. Et puis c’est retombé durant les premiers mois d’occupation. Mais il y a encore eu une énorme manifestation à Washington D.C. en septembre 2005, peu après l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans. Cette manifestation répondait au succès de la résistance irakienne, qui avait donné à beaucoup l’impression qu’on s’acheminait vers une situation à la vietnamienne. Lors de la guerre au Vietnam l’héroïsme des combattants vietnamiens pour la libération du pays, le grand nombre de victimes chez les GI et la crainte d’être appelés a conduit à une résistance massive au sein des universités et dans toute la jeunesse en général. Ce qui a eu pour effet de provoquer une niveau de résistance plus stratégique chez les gradés, qui a commencé à menacer la cohésion de l’armée. Et parallèlement on vivait la grande époque du mouvement des Noirs pour la liberté et l’égalité, qui a eu un effet d’entraînement sur toutes les autres luttes.

Au printemps 2006, des conflits interreligieux qui faisaient suite à l’attentat à la bombe - suspect - contre la Mosquée d’Or de Samarra ont affaibli la résistance irakienne. Et il y a eu peu de victimes chez les GI. Aussi bien aux USA que chez les soldats le mouvement contre la guerre s’est affaibli, bien que les sondages montrent qu’un pourcentage croissant de la population y est opposé.



C’est le slogan « Change » qui a fait gagner à Barak Obama les élections de 2008. Il avait annoncé le retrait total des troupes d’Afghanistan et la fermeture de Guantanamo. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre à l’expiration de son mandat. Il a été mis fin à la « guerre contre le terrorisme » en ce sens que l’administration Obama a cessé d’employer ce terme, mais parallèlement le nombre des troupes US engagées en Afghanistan a énormément augmenté et une « guerre des drones » a été lancée contre le Pakistan. Avez-vous partagé l’espoir que beaucoup ont mis en Obama et pensé que sa victoire électorale signerait le début d’un véritable changement dans la politique étrangère des USA ?


À la fin du mandat de Bush des millions de gens, aux USA et ailleurs, ont été soulagés, parce qu’ils espéraient que l’impérialisme états-unien en finirait désormais avec les guerres et occupations. Aux USA beaucoup espéraient qu’au moins l’administration démocrate de Barack Hussein Obama limiterait les attaques contre les droits et le niveau de vie des travailleurs ainsi que les droits civils de la population afro-américaine. Les immigrés entrés illégalement - plus de 11 millions - espéraient qu’Obama mettrait fin à la précarité de leur statut.


Aux USA, dont l’histoire est tellement marquée par l’esclavage et la terreur exercée pour soumettre les gens d’origine africaine, et face au racisme toujours virulent, l’élection d’un homme politique fils d’un Noir et portant un prénom musulman a sûrement eu un effet psychologique et politique considérable. La population noire a voté à 95% pour Obama, les Latinos à 70%. La grande majorité des travailleurs syndiqués a aussi voté pour lui .


Mais parallèlement Obama a reçu beaucoup plus de subsides de Wall Street que son challenger républicain John Mc Cain. Obama était un candidat acceptable pour les classes dirigeantes. Des analystes appartenant à cette classe - Zbigniew Brzezinski, David Gergen - considéraient Obama, en raison de son travail au Sénat et de son action politique à Chicago comme un politicien expérimenté, capable d’amener républicains et démocrates à collaborer et à conclure des compromis. Ils souhaitaient un front politique commun pour sortir de la crise économique dont les effets dévastateurs étaient apparus dans les dernières années Bush.


En Europe aussi les classes dirigeantes étaient contentes de voir partir Bush, car son administration - surtout au cours des quatre premières années - avait imposé son agenda avec arrogance, au détriment des intérêts impérialistes européens. Les grands groupes médiatiques européens ont donné d’Obama une image extrêmement positive. La grande manifestation à Berlin avant son élection a même rassemblé beaucoup plus de gens que ses réunions électorales aux USA. Peu après son élection, le Comité des Nobel lui a décerné le Prix Nobel de la paix, bien qu’il n’ait absolument rien fait pour la paix où que ce soit.


Après l’élection d’Obama, j’ai été content moi aussi du rejet infligé au programme politique de Bush, et plus encore de voir un Afro-Américain devenir Président des USA, mais je n’attendais pas de changements importants dans la politique étrangère agressive de l’impérialisme états-unien. Même si Obama avait été le politicien progressiste et pacifiste que beaucoup voulaient voir en lui, il n’aurait été qu’un individu isolé, solidement tenu en laisse par les forces gigantesques des classes dirigeantes. Les banques, les firmes pétrolières, le complexe militaro-industriel avaient tout pouvoir pour réduire les marges de manœuvre de n’importe quel politicien. C’était plus vrai encore pour Obama qui, à la différence des politiciens issus de la classe dirigeante - Franklin Roosevelt dans les années 30 et John F. Kennedy - ne disposait d’aucun appareil politique ou de liens personnels avec la classe dirigeante, qui lui aurait fourni un appui pour mener une politique un peu plus indépendante. Et bien qu’il n’ait jamais été un leader des droits civiques de la population afro-américaine, le simple fait d’être un Afro-Américain a suffi à en faire la cible des pires forces racistes et réactionnaires.


Le Pentagone a bien montré que la guerre était toujours son affaire lorsque l’administration Obama a voulu soumettre à examen sa politique afghane, à l’été et l’automne 2009. Au beau milieu de ce processus, le général Stanley McChrystal a défié Obama en déclarant publiquement qu’il était absolument nécessaire de « renforcer les troupes » en Afghanistan. Cela a complètement sapé l’autorité d’Obama. Le Président a accepté l’envoi des renforts massifs exigés - 100 000 soldats, soit trois fois les troupes envoyées par Bush. En contrepartie, il n’a reçu que l’engagement du Pentagone de commencer le retrait des troupes en juillet 2011. Quand les troupes se retireront-elles tout à fat d’Irak et d’Afghanistan ? uniquement quand l’occupation échouera et que la charge deviendra intolérable pour les finances publiques. Ce n’est toujours pas le cas. Entre temps l’administration Obama a élargi son intervention au Pakistan et lancé des attaques de drones au Yémen et en Somalie.



Et qu’en est-il des contre-pouvoirs dans votre pays ?


Après quelques années de stagnation, le mouvement anti-guerre connaît un renouveau. Le 9 avril dernier des dizaines de milliers de gens ont manifesté à New-York contre les guerres en Afghanistan et Irak ainsi que l’agression de l’OTAN contre la Libye. Les revendications de nombreux mouvements contre les restrictions budgétaires, dans des dizaines de villes et d’États fédéraux, incluaient la fin des guerres ; des groupes de jeunes et de travailleurs qui s’inspiraient des contestations de masse en Espagne et en Grèce et y puisaient du courage ont érigé des villages de tentes.


Il est difficile de dire quelque chose d’intelligent sur la politique étrangère actuelle des USA sans évoquer la crise économique du capitalisme. Cette crise a mis Obama, depuis sa prise de fonctions, dans l’impossibilité de jouer le rôle qui lui revenait, c’est à dire celui d’un politicien habile capable d’amener républicains et démocrates à des compromis. En 2009 le chômage a connu une montée rapide, officiellement un doublement à 10%. Mais en réalité, en comptant les partiels, il y a plus de 17% de chômeurs, soit 25 à 30 millions. Des millions d’entre eux sont des chômeurs de longue durée, sans aucun espoir de trouver un job. La situation des Afro-Américains et des Latinos est particulièrement difficile, le taux de chômage chez eux est près du double de la moyenne ; il est encore plus élevé chez les jeunes.


Même si aux élections il n’y a pas un grand écart entre démocrates et républicains, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’opposition massive au bellicisme, au racisme anti-émigrés, aux coupes dans les budgets sociaux et aux campagnes antisyndicales, loin de là. Ces luttes menées par la base sont rarement répercutées dans les médias états-uniens et encore moins à l’étranger, mais depuis le début de la crise financière en 2008 c’est tout le pays qui est en ébullition.


La première réaction importante a eu lieu dans le Wisconsin, épicentre, depuis février 2011, de la résistance « d’en bas ». Le gouverneur Scott, avec l’appui de la nouvelle droite et du Tea Party avait alors tenté de faire passer une loi qui prévoyait des coupes dans les prestations sociales et de surcroît ôtait aux travailleurs du public le droit de négocier des conventions collectives. Mis le dos au mur, les syndicats de services du Wisconsin ont bien dû se défendre. Parallèlement des étudiants en lutte contre les restrictions budgétaires dans les universités ont pris l’initiative d’occuper le Capitole de l’État, à Madison.


Les quatre mois de mobilisation des travailleurs du Wisconsin ont été l’un des plus magnifiques témoignages, depuis des décennies, de la ténacité, de la force et des capacités d’organisation des syndicats. Cette lutte a déclenché une vague de solidarité nationale et internationale et accru le soutien de l’opinion publique aux syndicats. Les révoltes du monde arabe s’y sont invitées, lorsque des travailleurs et étudiants de Madison ont arboré des T-shirts portant l’inscription « Walk like an Egyptian  » (En marche comme un Égyptien). Les dix-huit jours d’occupation du Capitole et les manifestations massives ont culminé le 12 mars : 185 000 manifestants ont encerclé le Capitole à Madison. Malheureusement, depuis, les choses se sont calmées dans le Wisconsin et les syndicats s’efforcent uniquement d’obtenir un vote en faveur de la destitution du gouverneur afin qu’il n’achève pas sa mandature. Ces évènements ont toutefois montré ce qu’il était possible de faire, même dans les conditions très défavorables auxquelles vont être confrontés les travailleurs dans les années qui viennent. Comme je suis un optimiste, je compte voir émerger un mouvement de masse avec une base très large, réunissant les travailleurs organisés et les communautés où ils vivent, et qui ne vise pas qu’à défendre les travailleurs et les pauvres, mais aussi à faire échouer la tentative des grandes puissances impérialistes de recoloniser le monde.



Que ferez-vous ce 11 septembre ?


Pour le dixième anniversaire du « 11 septembre » je serai avec d’autres militants et habitants de New-York juste à l’endroit où se trouvait le World Trade Center. Nous contrerons une manifestation raciste projetée ce jour-là par des islamophobes. En commun avec la vaste alliance « Emergency Mobilization Against Racism, War and Anti-Muslim Bigotry » formée en 2010 et qui a organisé le 11 septembre dernier une contre-manifestation du même type rassemblant quelques dizaines de milliers de gens, nous espérons étouffer une manifestation qui sera sûrement beaucoup moins importante mais qui se donne pour but de faire naître la haine et la peur pour empêcher la construction d’un centre islamique dans le voisinage de Ground Zero.


Nos protestations s’adressent aussi à la tentative de l’administration US et des responsables locaux d’exploiter les sentiments de ceux qui ont à déplorer des pertes humaines le 11 septembre 2001 pour justifier de nouvelles guerres d’agression. Dans la phase actuelle de la crise économique, le plus important est de s’opposer aux forces qui veulent rendre les immigrés et les musulmans responsables des coupes croissantes dans les programmes sociaux, la croissance du chômage et la poursuite des guerres.





* Anti-impérialiste engagé depuis la crise des missiles de Cuba en octobre 1962, John Catalinotto a milité de 1967 à 1971 comme civil au sein de l’American Servicemen’s Union contre la guerre au Vietnam. Depuis 1982 il est rédacteur en chef de l’hebdomadaire Workers World. Membre de l’International Action Centers (IAC), fondé en 1991 par Ramsey Clark, militant des droits humains et ex-Ministre de la Justice ; depuis 1999 porte-parole de l’IAC dans les conférences internationales. Il a collaboré de 2001 à 2004 à l’Answer Coalition, fondée en 2001 pour contrer la propagande belliciste après le 11 septembre. Il a apporté son soutien à la coordination internationale des opposants à la guerre en Irak.

John Catalinotto a publié deux livres : Metal of Dishonor sur l’uranium appauvri et Hidden Agenda : The U.S.-NATO Takeover of Yugoslavia. À l’heure actuelle il enseigne les mathématiques à la City University de New York.




Source : jungewelt.de

Traduction : Investig'Action




Edité par T 34 - 12 Oct 2011 à 01:13
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Les Guignols de l'Info et la Theorie du Complot (Ben Laden)
 

 


Edité par T 34 - 04 Nov 2011 à 22:46
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Mathieu Kassovitz contre la rhétorique de disqualification

 
Lalo Vespera

Le 4 octobre dernier s’est tenu devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, le procès que l’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz a intenté il y a deux ans déjà à deux journalistes de Radio France et de l’Express et un blogueur du Journal du Dimanche pour "injures publiques", à la suite des commentaires infamants qui ont été formulés à son sujet concernant la position qu’il avait exprimée publiquement à propos du 11-Septembre durant l’émission de débat de Frédéric Taddeï "Ce soir ou jamais", le 15 septembre 2009 [1]. Mathieu Kassovitz avait, à cette occasion, remis en cause les conclusions de l’enquête officielle sur les attentats de 2001. Et dès le lendemain, le réalisateur avait connu un lynchage médiatique d’une incroyable violence.

Le procès qui a offert une tribune inhabituelle au débat sur le 11-Septembre, a aussi obligé les opposants au réalisateur à se découvrir par rapport à l’instrumentalisation d’insultes déplacées, comme "révisionniste", ou d’insinuations autour du négationnisme. Cet événement nous offre donc l’occasion de mieux comprendre les méthodes des inquisiteurs installés au sein des médias grand public et usant d’une rhétorique de disqualification [2], ce procédé qui consiste à utiliser des éléments de langage d’une force symbolique disproportionnée et sans rapport avec le problème visé. Il apparaît que cette manœuvre, une fois décryptée, a clairement pour objectif de réduire au silence la libre parole à propos du 11-Septembre et décourager à l’avance les sorties médiatiques d’autres personnalités sur le même sujet. Le jugement du procès doit être rendu le 15 novembre.

Caillassage rhétorique

En septembre 2009 est diffusée sur France 2 la série documentaire "Apocalypse" qui retrace la Seconde Guerre mondiale sur la base d’images en partie inédites et en couleurs, offrant aux nouvelles générations l’occasion de saisir la portée de ce conflit majeur du siècle dernier. La série est un événement : saluée par la critique, elle obtient aussi un succès d’audience hors norme pour un tel format. Mathieu Kassovitz en est le narrateur. Il raconte la trame, les enjeux et les conséquences dévastatrices de cette guerre qui coûta la vie à près de 50 millions d’êtres humains dont une majorité de civils.

Le choix des responsables de la série est judicieux. Le réalisateur de "La Haine" est une personnalité unique dans le paysage artistique français. Il est jeune et allie à la fois une forme de réussite, de goût du risque et d’intégrité. C’est un comédien populaire qui a rencontré un large public en choisissant des rôles parfois difficiles, comme dans l’excellent film de Costa-Gavras AMEN, un des meilleurs rôles de Kassovitz. Mais ce dernier est avant tout un cinéaste atypique qui a travaillé à la fois en France et aux Etats-Unis. Il a su prendre des risques et il a cette image d’un homme du présent, à la fois indépendant d’esprit, sensible et engagé [3].

Dans le cadre de la promotion de la série, Mathieu Kassovitz est invité à différentes émissions de télévision. Et à l’occasion de la rentrée, Frédéric Taddeï a choisi de poser en débat pour sa première émission de la saison la question : "Peut-on contester ce que l’on dit du 11-Septembre ?" Plus précisément, il s’agit, à l’occasion de la sortie du livre d’Éric Raynaud : 11-Septembre, les Vérités cachées, de déterminer s’il est légitime ou non que ce sujet, abondamment débattu sur Internet, soit également traité par les grands médias traditionnels. Kassovitz est sur le plateau pour répondre. Et son point de vue sur les attentats de 2001 est déjà connu des spécialistes du sujet, à savoir la remise en cause de la version délivrée par l’administration Bush.

Le débat a le mérite d’être plutôt posé et la parole des intervenants respectée, grâce au professionnalisme et à la perspicacité de Taddeï qui, pour un soir, ouvre son plateau à ce sujet devenu incroyablement tabou. Après le lynchage médiatique subi par Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard à la suite de leurs déclarations publiques concernant le 11-Septembre, Mathieu Kassovitz sait qu’il prend des risques en intervenant ainsi. Mais il a le courage de poser les questions qui dérangent, et le fait sur un registre beaucoup plus structuré et soutenu que ses prédécesseurs. Kassovitz connait bien le dossier qu’il explore depuis plusieurs années. De son point de vue, le récit de l’administration Bush est "obligatoirement questionnable" et l’information officielle ne peut être prise "comme argent comptant". Le cinéaste remet en perspective l’enjeu des expéditions guerrières des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan et la diabolisation de l‘Islam qui a suivi les attentats, indiquant que la question des intérêts stratégiques et l’émergence d’un nouveau bouc émissaire peuvent permettre de lire la réalité d’aujourd’hui à la lumière de ce que l’histoire de l’Allemagne nazie nous a appris. Et s’ils ne sont jamais péremptoires, les propos de Mathieu Kassovitz ne souffrent guère d’ambiguïté : son intervention va déclencher une véritable tempête médiatique.

Vidéo 11 Septembre : Kassovitz s’interroge chez Taddei... par ReOpen911

Il est recommandé de visionner cette vidéo jusqu’à la fin où se situe un point intéressant du débat
 

En effet, dès le lendemain de l’émission, Mathieu Kassovitz est à son tour victime de la "police de la pensée" qui lui inflige un véritable caillassage rhétorique dans la presse, à la radio et la télévision. Stigmatisant violemment Mathieu Kassovitz et son « étonnante diatribe révisionniste », Renaud Revel, responsable de la rubrique médias à l’Express, compare le réalisateur de "La Haine" à l’historien révisionniste Robert Faurisson, tandis que Lilian Massoulier, dans un blog du JDD, le rapproche de Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d’Hitler. Quant à Patrice Bertin, sa chronique sur France Info épingle un Mathieu Kassovitz en « révisionniste et fier de l’être ». Ces trois chroniqueurs ainsi que d’autres acteurs des médias dont Nathalie Levy qui reprend l’expression de « Faurisson du 11-Septembre » sur France 5, vont ainsi user sans vergogne de cette arme d’une redoutable efficacité qu’est la rhétorique de disqualification.

Et là aussi, contrairement à ses prédécesseurs, Mathieu Kassovitz ne se laisse pas intimider et tient tête aux snipers qui tentent de l’abattre. Le 25 septembre 2009, il porte plainte contre Renaud Revel (l’Express) et Lilian Massoulier (JDD), et quelques jours plus tard, contre Patrice Bertin (Radio France). Son avocat Me William Bourdon déclare : « En étant assimilé à un négationniste et à un adepte de Goebbels, Mathieu Kassovitz considère qu’il fait l’objet d’outrages d’une exceptionnelle gravité, qui portent douloureusement atteinte à sa réputation, à son honneur, et au-delà à sa famille dont il rappelle qu’une grande partie a disparu dans les camps de concentration nazis. »

Cette séquence nous permet d’observer à la fois la distorsion et l’impasse qui caractérisent le traitement médiatique des événements du 11-Septembre : Face à Mathieu Kassovitz, personnalité française respectée qui fait valoir la nécessité de mettre en débat la version officielle délivrée par l’administration Bush, les critiques sont d’une violence si extrême, si démesurée que tout débat s’en trouve inhibé. Le sujet du 11-Septembre, déjà tabou, devient un non-sujet au sein des médias corporatistes. Désormais, toute remise en question ne sera tout simplement plus du tout abordée, quelle que soit l’importance des révélations qui tombent au fil des mois et des années, accentuant le fossé qui sépare la théorie officielle des faits, témoignages et autres indices qui la rendent peu vraisemblable et fortement sujette à caution.

Hicham Hamza, journaliste à Oumma avait très justement fait remarquer qu’ « au-delà de ce lynchage médiatique, récurrent dès qu’une personnalité publique revendique l’exercice du doute méthodologique sur le déroulement des attentats de Manhattan et du Pentagone, il sera intéressant d’observer l’évolution de la procédure judiciaire inaugurée avec aplomb par Mathieu Kassovitz. Si [l’injure publique] est reconnue, une jurisprudence en la matière sera établie, libérant la parole critique sur le sujet tabou ; à l’inverse, si la plainte devait être rejetée, il est à craindre que l’omerta ne se renforce, diabolisant davantage quiconque osera pointer du doigt les multiples incohérences et anomalies relatives à la mythologie officielle du 11-Septembre. »

Début 2011, Eric Hazan et Alain Badiou ont publié aux éditions La fabrique, un ouvrage salutaire intitulé L’antisémitisme partout qui démonte le procédé par lequel certains intellectuels instrumentalisent à l’envi l’insulte en lien avec la question juive ou la Shoah afin de neutraliser la capacité de parole de leurs adversaires dans des cas de figure qui n’ont par ailleurs strictement aucun rapport avec le crime abominable dont ont été victimes les juifs d’Europe. L’usage abusif du terme "révisionniste" relève ici, exactement de la même logique.

Inquisiteurs et fiers de l’être

Le groupe de personnalités qui s’est chargé de régler son compte médiatique à Mathieu Kassovitz ne sort pas de nulle part. Il s’agit d’individus qui pour certains ont été croisés sur d’autres opérations de sabotage visant le "mouvement international pour la vérité sur le 11-Septembre". Il s’agit de journalistes, d’animateurs ou de blogueurs qui ont pour point commun de communiquer à partir d’éléments de langage, à l’identique des hommes politiques, dans un registre particulièrement agressif et qui n’hésitent pas à employer des expressions d’une violence démesurée, tel qu’ici le terme "révisionniste", sans rapport signifiant avec le sujet dont il est question dans le débat qui nous occupe : le droit au doute concernant le récit officiel délivré par un gouvernement – et donc, par essence partisan – sur les événements du 11-Septembre.

Dans le théâtre médiatique au centre duquel a été dressé un bûcher à l’occasion de l’intervention de Mathieu Kassovitz, ce dernier prend aussitôt le rôle de la sorcière qu’il faut brûler du fait de l’affront commis consistant à s’interroger en public sur la nature "orwellienne" de la réalité telle qu’elle nous est décrite par cette version officielle. Face à lui, se lève brusquement un curieux groupe d’inquisiteurs, formé de personnalités qui ont pour professions ou pour habitudes de déambuler dans le paysage médiatique français et qui semblent comme programmés pour jaillir tels des Zébulons dès qu’est prononcée la date du 11-Septembre afin de s’offusquer si d’aventure une opinion dissidente ose toujours se manifester.

Marin Karmitz, présent sur le plateau de Taddeï le même soir, face à Kassovitz, craque la première allumette et tente de conclure le débat en assimilant ceux qui doutent de la version officielle sur le 11-Septembre à des négationnistes réfutant l’existence des chambres à gaz. Mathieu Kassovitz, dont une partie de la famille a été victime de la Shoah, s’opposera avec force à cet amalgame abject et sans fondement. Mais le signal vient d’être donné, la chasse est ouverte et les chiens peuvent être lancés.

Dès le lendemain, Renaud Revel reprend le flambeau dans son blog sur les médias au sein du site de l’Express, et s’en prend à la fois au réalisateur et à l’intervieweur qui lui fait face, Frédéric Taddeï qu’il accuse de ne pas avoir su "recadrer" son invité. Bien entendu, Revel manie un fusil à deux coups, il envoie un message aux personnalités trop bavardes, mais aussi et surtout aux producteurs, animateurs et journalistes susceptibles de leur accorder un temps de parole… Et il conclut son papier délirant en lançant : « Kassovitz en Faurisson du 11-Septembre, il ne manquait plus que cela. »

Dans son article publié sur AgoraVox, William Castel démontera avec pertinence la manœuvre tordue entreprise par Renaud Revel : « Faurisson nie l’existence des chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale. Kassovitz, lui, prend acte des zones d’ombre du 11-Septembre (que tout le monde admet) et trouve justifié un questionnement sur cet événement, voire un soupçon sur l’administration Bush, dont l’attitude fut plus que trouble avant, pendant et après les attentats, et dont les mensonges sont avérés. Comment peut-on oser mettre en relation ces deux noms ? Kassovitz nie-t-il l’existence de quoi que ce soit ? Nie-t-il les morts ? Les avions crashés ? Le héros du film Amen de Costa-Gavras est-il suspect d’antisémitisme ? Comment le rédacteur en chef d’un hebdomadaire de cette importance peut-il se laisser aller à pareille comparaison - surtout après la salutaire mise au point faite par Kassovitz lui-même durant l’émission ? Injurier en toute impunité : on nous avait fait croire que c’était l’apanage des blogueurs sans contrôle... Les journalistes seraient-ils devenus des blogueurs comme les autres ? »

De son côté, Hicham Hamza indique : « Assimiler le descendant d’une famille de déportés, et parrain du collectif Devoirs de mémoire, à un négationniste patenté, voilà qui ne manque pas de sel. Cet amalgame abject consistant à mettre sur un même plan l’analyse critique du récit politico-médiatique du 11-Septembre et la négation de la Shoah a régulièrement d’illustres défenseurs parmi les faiseurs d’opinions, tel le directeur de Libération, Laurent Joffrin, qui a repris à son compte la même escroquerie intellectuelle lors d’une interview accordée à une radio suisse.  »

Sur France Info, Patrice Bertin, ex-patron de la rédaction de France Inter, se déchaîne lui aussi contre Kassovitz, s’aventurant à jouer avec les mots de Jean-Marie Le Pen et son "point de détail" avant de s’enflammer dans sa petite chronique : « Voilà [que Mathieu Kassovitz] met en cause ce qu’il appelle la version officielle américaine du 11-Septembre et qu’il fait un parallèle avec les nazis et la propagande de Goebbels selon lequel plus le mensonge est gros, mieux il passe. Fermez le banc. Il y a un mot pour ça : révisionniste et fier de l’être ! » Bertin est comme parti en croisade, et lors du procès, il persiste et signe : « Je ne regrette strictement rien. Si je pouvais refaire ma chronique aujourd’hui, je réemploierais le mot "révisionniste". »

Une troisième chronique est publiée sur un blog du site du Journal du Dimanche. L’auteur se nomme Lilian Massoulier et son billet s’intitule délicatement "Kassovitz redonne des couleurs à Goebbels".

Sur ces trois chroniqueurs Revel, Bertin et Massoulier, impliqués dans le procès, seul Patrice Bertin sera présent au tribunal, les deux autres accusés étant représentés par leur avocat. En 2009, bien d’autres personnalités des médias s’étaient jointes à ce trio pour participer au lynchage : Jean-Marc Morandini et Frédéric Bonnaud sur Europe 1, Franz-Olivier Giesbert et Bruce Toussaint sur Canal+, Nicolas Poincaré et Nathalie Levy sur France 5 ou encore Bénédicte Charles dans l’hebdomadaire Marianne qui suite à l’article de l’Express, avait pris la défense de Frédéric Taddeï mais ne manquait pas d’enfoncer davantage Mathieu Kassovitz. Aucun de ces courageux snipers n’accompagnera ses collègues au tribunal, non pas que ces personnalités se soient montrées plus nuancées dans leurs accusations, au contraire… le plus souvent. Mais ils ont pratiqué la rhétorique de disqualification en privilégiant l’insinuation plutôt que l’insulte directe, ce qui leur assure une totale impunité.

Justice, sémantique et duplicité

Lorsque les chroniqueurs s’en prennent à Mathieu Kassovitz dans les médias, l’accusation de "révisionniste" dont ils se régalent marque par la violence de l’insulte et la volonté de nuire. Mais il est intéressant de constater que les mêmes chroniqueurs ou leur avocat, une fois au tribunal, tentent d’éviter les conséquences de la calomnie qu’ils ont diffusée en s’appuyant cette fois sur la définition neutre du terme afin de réduire le débat à un simple enjeu sémantique.

Pourtant, "révisionniste" est une expression choisie par les adversaires de Kassovitz pour sa force d’évocation visant à limiter la portée des propos du cinéaste en le discréditant. Il est évident que ce mot lourd de sens implique dans l’esprit du public, une forme de complicité mentale avec les nazis, qui s’attache à tout individu accusé de cette volonté de manipulation de l’histoire. Et il faut vraiment faire preuve d’une mauvaise foi de politicien pour soutenir le contraire. Sur le plan médiatique, cette manœuvre vise donc clairement à nuire à la personne qui en est victime en enveloppant son discours dans le caractère abject de la pensée néonazie. Et comme Mathieu Kassovitz l’a précisé lui-même durant le procès, la difficulté pour se défendre serait encore plus grande s’il n’était pas juif lui-même…

Le révisionnisme a deux significations principales : « Pour les historiens, il s’agit d’un terme sans connotation particulière qui désigne une démarche critique consistant à réviser de manière rationnelle certaines opinions couramment admises en histoire, que ce soit par le grand public (le plus souvent), ou même par des historiens de profession non spécialistes de la période ou du domaine d’études considéré. »

Mais « la notion de révisionnisme peut également désigner, par abus, la remise en cause de certains aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale par la négation, la minimisation ou la contestation de certains éléments du génocide commis par les nazis. La plupart des historiens utilisent le terme de négationnisme, alors que les négationnistes se désignent eux-mêmes par le terme de "révisionnisme". Ainsi, en histoire, le révisionnisme diffère du négationnisme, et il ne faut pas confondre ces deux termes. »

Sans état d’âme quant à la duplicité de leur propre conduite, les inquisiteurs qui ont stigmatisé Mathieu Kassovitz en abusant de la violence qu’implique le sens du mot "révisionniste" dans sa deuxième définition se dissimulent donc ensuite derrière la définition première du terme pour échapper à toute sanction. Et la logique de défense des chroniqueurs qui ont attaqué Kassovitz va être de circonscrire le procès au débat qui consiste à déterminer si le terme "révisionniste" qui a été utilisé constitue, ou non, une insulte. Cet aspect sémantique détermine d’ailleurs la question à laquelle la justice devra répondre le 15 novembre.

Le terme "négationniste" est considéré par la loi comme une insulte grave et donc punie comme il se doit devant les tribunaux, alors que l’attribut "révisionniste" est davantage envisagé par la justice comme un terme neutre. Ce qui est remarquable est le fait que cette nuance parfaitement marquée en termes juridiques ne fait en rien écho à la proximité des deux expressions au niveau de leur signification culturelle. Etre qualifié de "révisionniste" renvoie automatiquement à l’insulte "négationniste", elle-même subordonnée à l’infamie que représente l’antisémitisme dans notre culture.

Pour le procès, le chroniqueur de France Info, Patrice Bertin, a choisi comme témoin Ivan Levaï, son ancien directeur de l’information à Radio France. L’avocat de Mathieu Kassovitz, interrogeant Ivan Levaï, lui a demandé s’il apprécierait de se faire qualifier de révisionniste. Ce dernier s’est gardé de répondre de façon directe à la question, et il a jonglé avec une anecdote à propos de Robert Faurisson qu’il avait invité autrefois à son émission Expliquez-vous et qu’il avait qualifié à l’antenne de "négationniste". Et selon Ivan Levaï, en comparaison de négationniste, le terme "révisionniste" utilisé par Patrice Bertin concernant Kassovitz est un terme neutre. Donc, lorsque Bertin balance dans sa chronique à propos de Mathieu Kassovitz "révisionniste, et fier de l’être", l’auditeur est supposé comprendre que ce n’est en rien péjoratif… Et Levaï qui a un sens de l’humour dont il n’est pas conscient, nous indique, pour appuyer son argumentaire, que Patrice Bertin a toujours été l’un des journalistes qui a enseigné la précision à ses collègues : « N’employez pas n’importe quel mot à propos de n’importe quoi, n’importe quand. »

On notera en tout cas avec étonnement que le terme "révisionniste" n’a pas été utilisé sur d’autres controverses de l’histoire récente, ni sur les différences d’opinions à propos d’événements dont l’interprétation évoluait au cours des dernières années. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi en mai 2002 (photo ci-contre) et tous ceux qui les soutiennent ne sont pas traités de révisionnistes, pas davantage que François Léotard à l’occasion de ses affirmations relayées par Rue89 en janvier 2011. Pourtant, ces personnes ont réfuté la version officielle délivrée au départ pour ce crime initialement attribué à Al-Qaida, soutenant que cet attentat meurtrier était en fait un acte organisé par les services secrets pakistanais (ISI) en réponse à l’arrêt des paiements de rétro-commissions par la France. Ce changement d’interprétation implique une réécriture des événements et pourtant, à ce jour, aucun acteur de cette affaire n’aura évoqué le concept de révisionnisme.

Une telle différence de traitement est remarquable sur deux événements subissant une controverse similaire. Elle démontre que la motivation profonde de ceux qui s’opposent à la libre parole concernant le 11-Septembre n’a rien à voir avec le fait qu’une révision opérée sur le déroulement de l’histoire récente relèverait d’un processus assimilable au négationnisme contestant l’existence des chambres à gaz durant la Seconde Guerre mondiale, et donc condamnable pour cela. La motivation est tout autre.

Une manœuvre "orwellienne"

Le groupe de chroniqueurs qui s’est attaqué à Mathieu Kassovitz au lendemain de son intervention, bénéficie d’une tribune médiatique plus ou moins quotidienne et d’un accès privilégié aux relais publics d’information. Il s’est mobilisé avec force pour opposer un contre-feu violent à cette prise de position localisée, ponctuelle, voire isolée de Mathieu Kassovitz sur les événements du 11-Septembre… prise de position citoyenne, par ailleurs parfaitement légitime, et finalement assez contenue. Cet état de fait détermine par quelle méthode il est possible de réprimer dans les médias toute expression qui embarasse les gardiens du récit officiel sur le 11-Septembre [4].

Pour bien comprendre la manœuvre effectuée pour contrer la prise de parole dissidente de Mathieu Kassovitz et situer l’aberration que représente l’usage du terme "révisionniste" dans le cadre du débat sur le 11-Septembre, il est impératif de cerner le contexte de cet usage. Le signifiant culturel du "révisionnisme" pointe par association vers le négationnisme et l’antisémitisme. Etrangement, ces accusations reviennent régulièrement dans les discours visant à stigmatiser, neutraliser, voire criminaliser le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, en particulier sous la plume de journalistes.

Dans l’article "Pourquoi les complotistes sont des ennemis de la démocratie" écrit par Laurent Joffrin à l’occasion du dixième anniversaire des attentats, le directeur de publication du Nouvel Observateur emploie à cinq reprises le terme "négationnistes" pour parler des citoyens qui s’interrogent sur la version officielle de l’administration Bush. En 2009, l’Express avait publié de son côté un dossier intitulé "Les nouveaux réseaux antisémites" dans lequel un encart nous expliquait avec une tranquillité déconcertante que toute version alternative au récit officiel des événements du 11-Septembre devait être considérée comme une œuvre de manipulation opérée au seul bénéfice d’organisations ou de personnalités antisémites notoires. Mais bien entendu, les adversaires de Mathieu Kassovitz ne pouvaient pas sauter aussi directement dans l’infamie de par le simple fait que Kassovitz est lui-même juif. Ils ont donc choisi d’opérer une sorte de pirouette aussi improbable que sordide consistant à circonscrire leur attaque entre une accusation directe de révisionnisme et une insinuation tordue autour de la thématique négationniste.

Dans leur ouvrage "L’antisémitisme partout", Hazan et Badiou remettent en perspective l’instrumentalisation de l’insulte associant la notion d’antisémitisme, ainsi que le profil de ceux qui en abusent et la manière dont fonctionne une chaîne de mots qui permet de marier artificiellement des concepts qui n’ont rien à voir entre eux : « Il s’agit, par des étapes et des connexions tout à fait singulières, de mettre en lien des choses qui […] n’ont aucun rapport entre elles. Intéressons-nous plus particulièrement aux détails rhétoriques de construction de ce lien. L’une des chaînes, très souvent à l’œuvre, se déplie ainsi : l’anticapitalisme a pour noyau l’antiaméricanisme, l’antiaméricanisme a pour centre l’antidémocratique, et l’antidémocratique - c’est là que se fait le saut ultime - a pour pivot l’antisémitisme » [5].

Dans la rhétorique de disqualification qui s’applique au mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, ce même type de chaîne de liens artificiels est bien connu : l’usage du doute concernant un événement qui souffre de zones d’ombre est assimilé à du "conspirationnisme", l’usage du même doute concernant le même événement après quelques années seulement est désormais nommé révisionnisme, le révisionnisme est associé au négationnisme qui est naturellement subordonné à l’antisémitisme. Et le tour est joué : un citoyen qui se pose quelques questions sur le récit de l’administration Bush à propos du 11-Septembre est donc un antisémite en puissance. « Tous ces procédés, si tirés par les cheveux qu’ils soient, finissent par former une rhétorique d’intimidation dont le seul but est de coller sur des adversaires l’étiquette "antisémite", avec l’idée qu’une fois appliquée, on ne pourra pas plus s’en défaire que le capitaine Haddock de son célèbre sparadrap. » précisent Hazan & Badiou [6]. Il s’agit ici d’une forme de terrorisme intellectuel et de totalitarisme sur la pensée qui nous rapproche dangereusement du monde de "1984", imaginé par George Orwell.

La volonté de nuire

En s’attachant à comprendre les intentions et à évaluer les résultats du procédé, il apparaît qu’un aspect important de la rhétorique de disqualification s’inscrit par essence dans une manœuvre propagandiste. En effet, le nombre des détracteurs au sein des médias qui réagissent de concert pour condamner Mathieu Kassovitz ne représente pas forcément la somme d’initiatives spontanées et disparates qui seraient emportées par un sentiment sincère d’indignation. Ces détracteurs ont en commun un objectif pour le moins saugrenu au regard des valeurs d’une grande nation démocratique : convaincre l’opinion publique que toute opinion dissidente sur le 11-Septembre est monstrueuse et inacceptable, et qu’à ce titre elle n’a pas sa place sur un média grand public. Et en dehors de quelques suiveurs éventuellement inconscients du rôle qu’ils sont amenés à jouer, l’ensemble des réactions virulentes qui stigmatisent le dissident Kassovitz résulte d’une effarante volonté de lui nuire, d’entacher sa réputation et de lui ôter toute crédibilité, lui encore plus qu’un autre, précisément parce que ses questions et ses arguments sont fondés, plausibles et donc efficaces.

Il est impressionnant d’observer comment des chroniqueurs vaguement mondains et souvent ancrés à gauche vont soudain se métamorphoser, lorsqu’ils parlent du 11-Septembre en croisés féroces investis d’une mission civilisatrice… Tout cela pour garantir l’intégrité d’une mythologie officielle délivrée par l’administration néoconservatrice de George W. Bush. En agissant ainsi, ils contribuent à installer un couvercle sur la marmite du 11-Septembre, et à le visser assez fort pour que ce sujet ne soit plus jamais débattu. Cette manœuvre nécessite pour le moins, de la détermination et quelques années d’efforts soutenus, et avant cela, de la réflexion. C’est ce que révèle, entre autres, le choix subtil et précis d’éléments de langage identiques repris par plusieurs chroniqueurs. Nous l’avons vu avec ce terme "révisionniste" qui possède une symbolique si forte qu’elle permet de disqualifier de tout débat entre gentlemen, les renégats qui en sont affublés.

Par ailleurs, dans cette entreprise de marginalisation opérée sur Mathieu Kassovitz, il est essentiel pour ceux qui en sont responsables d’éviter l’amorce au sein de l’opinion publique, d’un débat dans le débat qui déterminerait si oui ou non les arguments du cinéaste méritent d’être entendus. Le débat citoyen est précisément l’outil premier que les inquisiteurs veulent détruire afin que la vérité sur le 11-Septembre ne rencontre jamais ce levier qui lui permettrait à coup sûr d’émerger, tant la version officielle sur cet événement révèle une quantité inouïe d’anomalies et d’incohérences lorsqu’on lui accorde un minimum d’attention. La rhétorique de disqualification agit ici comme une sorte de feu nucléaire qui pulvérise toute forme de débat et anéantit le cadre d’un dialogue rationnel et serein avec la personne qui en est victime. Il s’agit, à l’inverse, de créer le chaos de la pensée, la confusion à l’identique de celle qui régnera quelques semaines plus tard sur le plateau de Guillaume Durand, dans l’émission "L’objet du Scandale" [7] où Kassovitz et Bigard, invités pour défendre leur point de vue alternatif à la version officielle, vont être placés dans une position intenable par leur hôte et leurs contradicteurs. A tel point que le débat rationnel qu’ils avaient souhaité ne pourra tourner qu’à la foire d’empoigne, et l’émission en deviendra littéralement inaudible durant certains échanges. Les inquisiteurs avaient, ce soir-là, de quoi savourer le fruit de leurs efforts. Il ne manquait plus, à cette occasion, qu’ils déroulent dans leur dos une banderole étoilée avec la mention : Mission accomplie.

Le courage d’être dissident

Ainsi, c’est une guerre totale qui est lancée pour étouffer la dissidence en ne lui laissant aucun espace d’expression dans les médias grand public. Et ce qui est apparu insupportable aux tenants de la réalité que nous jugeons "orwellienne", c’est que, lors de l’émission de Taddeï, Mathieu Kassovitz ait pu s’exprimer posément, qu’il ait pu exprimer des arguments légitimes et convaincants sur la nécessité de s’interroger sur la version officielle des événements du 11-Septembre. Cela ne pouvait être admis. Cela ne devait pas se reproduire. Et cela ne s’est d’ailleurs jamais reproduit depuis. Aucune personnalité populaire, aucun leader d’opinion à la suite de l’intervention de Kassovitz n’a osé ou n’est parvenu à s’interroger aussi clairement sur le sujet à la télévision [9]. C’est dire la puissance de l’organisation "orwellienne" qui agit ici.

Pourtant cette puissance doit être à tout prix contenue, car quel que soit le jugement qui sera rendu à l’issue de ce procès, la dérive continue. Après avoir ignoré, puis en bonne partie bâillonné la contestation de la version officielle sur le 11-Septembre, les adversaires du "mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre" cherchent maintenant à déterminer comment criminaliser cette dissidence. Et le débat officiel glisse peu à peu vers la possibilité d’une loi visant à sanctionner le conspirationnisme (dans lequel la rhétorique de disqualification inclut depuis longtemps la remise en cause de la version officielle du 11-Septembre). Cette loi pourrait être construite sur le modèle de la loi Gayssot sanctionnant le négationnisme. Et la boucle alors serait bouclée.

En 2005, Guillaume de Rouville, dissident de la première heure, a écrit pour L’Idiot du Village, un article intitulé "Le 11-Septembre et le nouveau dogme révisionniste : Les complots n’existent pas" où l’auteur démontre comment le véritable révisionnisme est en fait à situer du côté des autorités qui, par intérêt, veulent imposer un dogme selon lequel les complots ne sont pas envisageables en démocratie. « Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches. » Et Guillaume de Rouville remarque : « Quand on ose s’interroger librement sur les attentats du 11-Septembre et que l’on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l’index par la police de la pensée dominante. Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11-Septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole. Ce sont ces hommes qu’il faudrait croire sur parole. Autrement dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées […]. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. […] Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d’ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire.  »

Mathieu Kassovitz est têtu. Et c’est tant mieux. Pour lui, le 11-Septembre tel qu’il est retranscrit par le récit de l’administration Bush ne fait pas partie de notre Histoire. Les anomalies de ce récit sont trop insupportables, les doutes et les interrogations des citoyens, trop nombreux. Le sondage effectué par HEC pour ReOpen911 en 2011 révèle que 58% des Français doutent de la version officielle sur les attentats du 11-Septembre. Mathieu Kassovitz est désormais pour tous ces citoyens français, le dernier visage connu qui incarne un élan vital de résistance dans le combat pour faire valoir la recherche de la vérité. Et au-delà des manœuvres infamantes de ses détracteurs, Mathieu Kassovitz n’avance pas "le front honteux et la tête basse". Il a le courage d’affirmer ses convictions, le courage d’être dissident.

Ainsi, nous verrons le 15 novembre prochain, si le parquet reconnait à des citoyens français, le droit d’exprimer librement et défendre en toute légitimité leurs idées à propos du 11-Septembre sur des médias grand public. Et nous saurons surtout si leurs détracteurs sont autorisés, en retour, à les injurier en toute impunité, ou si la justice choisit de condamner cette aberration.

Lalo Vespera

membre de ReOpen911

SOURCE http://reopen911.info/11-septembre/edito-mathieu-kassovitz-c...

[1] Rappelons que le 25 septembre 2009 Mathieu Kassovitz a porté plainte contre Renaud Revel (L’Express) qui a comparé Mathieu Kassovitz à Robert Faurisson, Lilian Massoulier (le JDD) qui écrit que "Mathieu Kassovitz redonnait des couleurs à Goebbels", puis quelques jours plus tard contre Patrice Bertin (Radio France) qui a parlé d’un "point de détail comme dirait l’autre", et de "révisionniste fier de l’être". Tandis que Nathalie Lévy (France 5) qui a repris l’expression de Renaud Revel de "Faurisson du 11-Septembre", était finalement écartée de sa plainte. Une polémique bien résumée sur Agoravox et Oumma.

[2] L’expression "rhétorique de disqualification" s’est imposée comme désignation de la manœuvre décrite dans le présent article, grâce aux propos de David G. Boo, interviewé par Guillaume de Rouville qui m’a suggéré ces termes pour la problématique de l’instrumentalisation des insultes connotées.

[3] Le nouveau film réalisé et interprété par Mathieu Kassovitz, "L’ordre et la morale" sort sur les écrans français le 16 novembre, le lendemain du rendu du jugement. Le film raconte l’histoire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie en 1988 (interview de Mathieu Kassovitz sur le film).

[4] A quelques très rares exceptions près : http://www.reopen911.info/News/2011/11/02/les-10-ans-du-11-s...

[5] "L’antisémitisme partout – Aujourd’hui en France" de Eric Hazan & Alain Badiou, La fabrique éditions : page 24.

[6] Ibid. : page 28.

[7] Guillaume Durand consacra deux émissions de l’Objet du Scandale au débat sur le 11-Septembre : La deuxième avec Kassovitz et Bigard le 28 octobre 2009, et la première le 30 septembre 2009, qui avait fait l’objet d’un traitement consensuel « entre experts » où pourtant les erreurs furent légion. Guillaume Durand, en grand organisateur du chaos, osa ainsi annoncer que « si d’ici la fin de l’émission il n’avait pas réduit en bouillie les idées de Mathieu et Jean Marie, il n’aurait pas fait son travail  », il évacua la question du WTC7 pour la fin de l’émission, ce que contesta JM Bigard, il ne corrigea pas les erreurs de la première émission, et surtout il déclara qu’il n’avait pas invité cette fois d’experts, « pour éviter que le débat ne tourne à des questions d’expert », en contradiction avec sa première émission, ce qui visiblement ne l’étouffait pas.

[8] Le rapprochement est inévitable, avec la date du 1er mai 2011 qui, dans le récit officiel, vit le corps de Ben Laden sombrer sans avoir été identifié visuellement « quelque part en mer d’Oman » depuis le porte-avion polyvalent USS Carl Vinson (celui qui était intervenu à Haïti). M. Obama a dit « Justice has been done », sorte de version démocrate du « mission accomplished » de GW Bush 8 ans plus tôt.

[9] Roland Dumas a fait part de ses doutes sur la version officielle du 11-Septembre très brièvement, lui aussi dans l’émission de Taddeï, le 16 décembre 2010, mais ce dernier, éventuellement échaudé par l’épisode Kassovitz, ne l’a pas invité à poursuivre son propos. Dumas aura ensuite l’occasion de développer son point de vue, mais dans une interview réalisée dans de médiocres conditions et diffusée uniquement sur internet.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Dec 2011 à 22:40

La CIA retarde par des menaces la diffusion d’un film documentaire prouvant ses dissimulations avant le 11/9

 
 
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Oui, il y a bien eu conspiration avant les attentats du 11-Septembre. C’est maintenant avéré, et des voix s’élèvent haut et fort aux USA pour le dénoncer. Mais ce n’est pas du complot de Ben Laden et d’al-Qaïda dont il est question. Le complot qui défraie la chronique actuellement aux USA, c’est celui de certains responsables et agents de la CIA qui auraient volontairement caché aux autres agences de renseignements US des informations cruciales sur deux des supposés terroristes du 11/9 bien avant les attentats.

A l’origine de la polémique, un documentaire réalisé par une poignée de journalistes américains. Leur projet alors appelé "Footnote44" remonte à 2007, dans la foulée de "9/11 : Press for Truth", Kyle Hence, John Duffy et Ray Nowosielsky s’intéressent à une note de bas de page du Rapport final de la Commission sur le 11-Septembre, la fameuse "footnote 44" du chapitre VI du Rapport officiel (voir Notes). Au passage, cela ressemble fort à une preuve patente du caractère douteux et superficiel du Rapport final. En effet, n’en déplaise à M. Joffrin et aux autres ardents pourfendeurs de conspirationnistes (lire notre réponse sur le Blog ReOpen911), les faits sont graves et donnent lieu outre-Atlantique à une bataille rangée entre d’anciens hauts fonctionnaires de la Maison Blanche et ceux qui étaient à la tête de la CIA à l’époque. Et même si le rôle des prétendus 19 pirates de l’air du 11/9 reste confus et peu etayé, et que cette bataille pourrait n’être qu’une sorte de diversion pour détourner l’attention, nous assistons quand même après 10 ans, à un véritable vacillement de la version officielle, puisque l’origine de cette profonde remise en cause vient des officiels de l’époque eux-mêmes !

Le documentaire dérange : la CIA a menacé de poursuivre les deux journalistes auteurs d’une enquête sur le sujet, en ressortant une loi ad-hoc jamais appliquée ! Ils se proposaient de diffuser en podcast sur Internet leur documentaire et leurs interviews le jour du 10e anniversaire des événements. Ce n’est probablement que partie remise, malgré les intimidations et les menaces, et si c’est le cas, cela mérite que l’on félicite ces deux journalistes américains, John Duffy et Ray Nowosielski, déjà auteurs d’un documentaire remarquable que nous avions acheté, traduit et mis en ligne sur notre site : "11/9 : En quête de vérité" disponible en DVD aussi. Ce film de 2006 est à voir en priorité pour ceux qui connaissent peu le sujet, car il retrace le combat des familles de victimes pour finalement obtenir de l’administration Bush, après 14 mois de bataille, la formation d’une Commission d’enquête sur le 11-Septembre (*).

* * * *

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE :

Les menaces de poursuites fédérales par la CIA retardent la diffusion du film documentaire détaillant la malveillance de certains analystes de la CIA dans l’affaire du 11-Septembre, qui ont pourtant été promus et protégés depuis.

Communiqué de presse envoyé le 13 septembre 2011 par Ray Nowosielski, réalisateur

(Retrouvez les informations sur ce podcast sur le site secrecykills.com)

Traduction GV pour ReOpenNews

De récentes menaces proférées par la CIA envers deux journalistes freelances ont retardé la diffusion d’une émission d’investigation diffusée sur Internet (un podcast) où figuraient les noms d’analystes de la CIA qui s’étaient rendus complices d’obstructions dans la communication de renseignements-clefs avant le 11/9. Le podcast présente notamment certaines révélations faites par d’anciens hauts responsables de l’administration US, comme Richard Clarke, Pasquale D’ Amura, Bob Baer, et Mark Rossini, qui relaient les préoccupations déjà formulées par l’ex-président de la Commission d’enquête sur le 11/9, Thomas Kean.

Austin, Texas – 12 septembre 2011.

Jeudi dernier, la CIA a menacé les journalistes auteurs du documentaire « Who is Rich Blee ? » de possibles poursuites judiciaires si leur émission d’investigation révélait les noms des deux analystes de la CIA au centre d’une affaire d’obstruction et de mauvaise utilisation de renseignements dont beaucoup pensent qu’ils auraient pu permettre d’éviter les attentats du 11-Septembre.

Tout comme l’agent du FBI Ali Soufan et le Lieutemant-Colonel Anthony Shaffer avant eux, les membres de l’équipe journalistique, dont John Duffy et Ray Nowosielski, ont fait l’objet d’intimidations et d’actes de censure de la part d’officiels du gouvernement suite à leurs révélations (whistle blowing) sur la véritable histoire de deux des supposés pirates de l’air du 11/9, Nawaf al-Hazmi et Khalid Al-Mihdhar.

Le podcast dont la diffusion était initialement prévue le 11 septembre 2011 raconte comment trois analystes de la CIA travaillant [sous les ordres de] Richard Blee, l’ex-chef méconnu qui a supervisé pendant longtemps l’équipe de la CIA en charge de la recherche de Ben Laden (la CIA’s Bin Laden Station), ont délibérément induit en erreur leurs collègues, et ont dissimulé certains renseignements au FBI et à la Maison Blanche à propos de la présence de deux agents connus d’al-Qaïda aux USA.

Quatre enquêtes gouvernementales se sont intéressées à la façon dont la CIA avait traité les informations sur le 11/9, y compris les actions et les informations personnelles de deux agents de la CIA. [Les deux journalistes] Nowosielski et Duffy ont réussi à déduire l’identité des deux employés de la CIA à partir de recherches sur Internet basées sur des détails fournis par ces enquêtes et d’autres sources. Lorsque les producteurs ont divulgué les identités des deux agents lors d’entrevues, les personnes interviewées n’ont pas rectifié ces noms. La réponse de la CIA a fourni la confirmation finale.

Lors de mises à jour du projet postées sur le site secrecykills.com, les producteurs ont annoncé l’ajournement du podcast et ont diffusé des informations concernant une sombre affaire impliquant des violations de protocoles par dizaines, des histoires d’intimidation, des cas d’obstruction par la CIA, avec au centre de la plupart de ces affaires, les deux fameux agents de la CIA.

Dans son livre « Disconnecting the dots : 9/11 Was Allowed to Happen », Kevin Fenton, écrivain et spécialiste du sujet, a documenté 35 de ces incidents survenus entre janvier 2000 et le 11 septembre 2011.

Le Prix Pulitzer Lawrence Wright, interviewé pour le podcast, a expliqué aux producteurs que les agissements de l’un des deux analystes de la CIA, qui est toujours employé par l’Agence, concernent l’obstruction à la justice dans l’enquête criminelle du FBI sur la mort de 17 marins à bord de l’USS Cole.

Les producteurs ne sont pas les premiers à subir la censure du gouvernement sur ce sujet. Le mois dernier, le New York Times rapportait les efforts de la CIA pour censurer le livre autobiographique d’Ali Soufan, un agent spécial de terrain travaillant pour le contre-terrorisme au FBI. Avant le 11/9, Soufan s’était intéressé à Mihdhar et Haazmi à cause de leurs liens avec l’attentat à la bombe contre l’USS Cole au Yémen. La CIA avait fait retirer les références à la photo d’un passeport de Mihdhar que la CIA avait refusé de fournir à Soufan malgré trois requêtes écrites.

Scott Shane du New York Times écrit aujourd’hui que « M. Soufan accuse des officiels de la CIA d’avoir dissimulé volontairement au FBI, avant les attentats du 11/9 des photos et des documents capitaux concernant des agents d’al-Qaida, malgré trois demandes écrites, et d’avoir menti à ce sujet devant la Commission sur le 11/9. »

Le Lieutenant-Colonel Shaffer, interviewé pour le podcast, a lui-même subi des intimidations, et a été sanctionné et diffamé par le Pentagone après qu’il eut fait part à la Commission sur le 11/9 de détails sur la façon dont, à trois reprises, des responsables (anonymes) du DoD avaient empêché son opération Able Danger de se réunir avec le FBI avant les attentats.
En 2000, Able Danger, un projet de collecte d’information (data-mining) avait localisé Mohammed Atta dans une cellule terroriste de Brooklyn, et avait aussi identifié Hazmi et Mihdhar dans une cellule à San Diego, l’épicentre de l’intrigue autour de l’Alec Station de Rich Blee, Rom Wilshere et deux de leurs subordonnés (dont les noms sont toujours non publics) qui avaient eux-mêmes caché à plusieurs reprises leurs informations au FBI.

Bien que Shaffer ait été interrogé par le président de la Commission sur le 11/9 Philip Zelikow et son collaborateur Dieter Znell, la Commission ne fait aucune mention de l’opération Able Danger dans son rapport final.

Dans l’émission podcast prévue, le président de la Commission sur le 11/9 Tom Kean est interrogé à propos d’une courte note de bas de page dans le chapitre 6 du rapport final, se référant à un document des renseignements, vu par plus de 50 personnes à la CIA, mais qui a été bloqué avant d’atteindre le FBI. Pour Kean, l’incident n’était pas dû à un cafouillage ou à un quelconque cloisonnement : « Oh, mais cela n’avait rien à voir avec de la négligence ou de l’inattention. C’était résolument volontaire. Je n’ai absolument aucun doute là-dessus. C’était volontaire. »

Tandis que Kean explique tout cela par un penchant pour le secret, Richard Clarke, l’ex-chef du contre-terrorisme de la Maison Blanche sous Bush, va plus loin, évoquant de la malveillance et de possibles activités illégales d’espionnage domestique de la part de la CIA. Les commentaires de Clarke diffusés dans une vidéo fin août 2011 ont provoqué une réponse formelle de George Tenet, Cofer Black et Richard Blee, et la réponse à leur tour des producteurs.

« Ce fut peut-être le moment où les services secrets US ont été le plus proche de déjouer le complot du 11/9 », explique Nowosielski, « mais au lieu d’empêcher les attentats, la CIA a empêché les renseignements concernant deux cibles privilégiées d’atteindre les bonnes personnes, et ce, de façon répétée. Et encore aujourd’hui, la CIA protège ces individus pourtant responsables [de ces agissements] en intimidant ceux qui veulent simplement connaître la vérité qui se cache derrière une choquante affaire d’obstruction. »

Dans un email datant de jeudi, la CIA a prévenu Nowosielski qu’il pourrait faire l’objet de poursuites au titre de l’Intelligence Identities Protection Act, une loi s’appliquant aux employés du gouvernement qui violent les autorisations de sécurité, loi qui n’avait encore jamais été utilisée contre des journalistes.

La réponse « en ligne » des producteurs est la suivante : « Le code éthique de la Société des journalistes professionnels stipule que ‘les journalistes doivent être dégagés de toute obligation envers des intérêts autres que celui du droit de savoir du public’ et ‘rester vigilants et déterminés à mettre les puissants face à leurs responsabilités.’ Le jour où les travaux / enquêtes des journalistes sur des malversations au sein des agences gouvernementales nécessiteront l’approbation desdites agences, avant parution, ce jour-là, transparence et responsabilité auront disparu. »

http://www.reopen911.info/News/2011/09/14/la-cia-retarde-par...

John Duffy et Ray Nowosielski, tous deux diplômés de la Chicago’s Columbia College Film School, ont produit en 2006 le documentaire très apprécié par la critique : « 9/11 Press for Truth »

Contact :

Ray Nowosielski ray (@) bandedartists.com

Traduction GV pour ReOpenNews


Notes reopen911 :

(*) Vous pouvez aussi visionner ce documentaire en haute définition sur DVD en vous rendant à la Boutique ReOpen911

dossier du projet initial des réalisateurs "Footnote44" en fichier pdf

la note de bas de page N°44 du chapitre 6 du Rapport de la Commission sur le 11/9 :

CIA cable, ‘Activities of Bin Laden Associate (Flight 77 Hijacker) Khalid Revealed,’ Jan. 4, 2000. His Saudi passport — which contained a visa for travel to the United States — was photocopied and forwarded to CIA headquarters. This information was not shared with FBI headquarters until August 2001. An FBI agent detailed to the Bin Laden Unit at CIA attempted to share this information with colleagues at FBI headquarters. A CIA desk officer instructed him not to send the cable with this information. Several hours later, this same desk officer drafted a cable distributed solely within CIA alleging that the visa documents had been shared with the FBI. She admitted she did not personally share the information and cannot identify who told her they had been shared.

Traduction

Message de la CIA : ‘les activités de Khalid, un complice de Ben Laden (vol AA77) mises en évidence‘, 4 janvier 2000, son passeport saoudien – qui contenait un visa pour voyager aux USA – a été photocopié et transmis au quartier général de la CIA. Cette information n’a pas été partagée avec le quartier général du FBI jusqu’en août 2001. Un agent du FBI détaché à l’unité de la CIA en charge de Ben Laden (ndlr. Alec Station) a tenté de partager cette information avec des collègues au quartier général du FBI. Une cadre administratif de la CIA lui a demandé de ne pas diffuser ce message avec cette information. Plusieurs heures plus tard, la même femme cadre administratif a publié un message distribué seulement au sein de la CIA. Il affirmait que les documents relatifs au visa avaient été partagés avec le FBI. Elle a admis qu’elle n’avait pas personnellement partagé l’information et qu’elle ne peut pas identifier qui lui a dit qu’ils avaient bien été partagés.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jan 2012 à 20:03
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  Citer Radek Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2012 à 10:48
Voici donc, concernant le 11 septembre, quelques-unes des théories du complot les plus répandues, compilées par Michael Albert et Stephen Shalom (Z magazine) [cf Agone n° 47, p. 38] :

- Le World Trade Center n'a pas été détruit par des avions mais par des explosifs.

- Les avions n'ont pas été détournés par des pirates de l'air, mais commandés par contrôle à distance par le Norad.

- Les avions ont bel et bien ététournés, mais les pirates de l'air ont été manipulés et les avions pris en charge, à l'insu de ces derniers, par le Norad.

- Les pirates de l'air travaillaient en réalité pour le gouvernement américain.

- Les services de renseignements américains étaient au courant du complot, mais intentionnellement, ils ne firent rien afin de provoquer un massacre qui mobiliserait la population en faveur d'une guerre contre le terrorisme, voulue par le gouvernement.

- La conspiration a été organisée, en réalité, par le Mossad.

- Le Mossad était au courant de la conspiration, mais il ne fit rien, dans l'espoir que le massacre mobiliserait le public en faveur de la guerre d'Israël contre les Palestiniens.

- La tour 2 du World Trade Center a été frappée par un missile.

- Il y a eu une conspiration conjointe d'éléments dévoyés de la CIA, du Mossad, d'autres agences gouvernementales, de Mobil (qui aurait fait l'objet d'une enquête dans le cadre d'une affaire criminelle, toutes les preuves rassemblées contre la compagnie se trouvant dans les bureaux du FBI situés dans le World Trade Center), et le crime organisé russe (qui profitait tout particulièrement du trafic de l'héroïne dans lequel les talibans étaient en train d'interférer.

Pour ma part, je considère que la version officielle reste la plus plausible et que les opérations impérialistes qui ont suivi sont à mettre sur le compte de l'opportunisme et du cynisme des pouvoirs américains, favorisés par les liens qui les lient au complexe militaro-industriel. Le temps perdu à échaffauder des scénarii pour impliquer nos ennemis, à tout prix, serait bien mieux utilisé à combattre ce qu'ils font ouvertement, aux yeux de tous.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2012 à 13:43
Message posté par Radek

 Pour ma part, je considère que la version officielle reste la plus plausible
 
                                                       Clap   LOL
 
Inutile de caricaturer ce sujet avec des hyphotèses fumeuses aux fins de faire passer celles et ceux qui s'interrogent, pour des dingues.
 
Commence donc par nous démontrer comment un avion de ligne s'évapore en tapant la Pentagone.
 
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  Citer Radek Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2012 à 16:09
Salutations Fidelista,
Je suis satisfait de constater que tu considères les hypothèses conspirationnistes énumérées comme étant fumeuses. Concernant ton invitation à ce que je démontre comment un avion de ligne s'évapore, je ne le peux pas, mais je suppose que tu t'en doutais. Si j'étais joueur, je te demanderais bien de me démontrer qu'il n'y a pas eu d'avion à s'écraser sur le Pentagone, mais, et je suppose que tu t'en doutes, tu n'aurais aucun élément probant à apporter pour affirmer une telle assertion.
Seulement, comme je l'ai indiqué (d'ailleurs, c'était l'unique objet de mon intervention), j'estime qu'à ce jour, rien ne permet de douter sérieusement de la version officielle et que j'ai plus de raisons de douter des théories complotistes avancées, pour la raison essentielle qu'elles sont extraordinairement compliquées à mettre en oeuvre et, aussi, qu'elles n'étaient pas nécessaires.
Je sais qu'il a existé, qu'il existe et qu'il existera toutes sortes de complots ourdis par les Etats. Mais, plus de dix ans après, il faut admettre que les attentats du 11 septembre sont bien ce qu'ils ont paru être : Al-Qaïda a déjoué les services américains.
Libre à toi, bien entendu, de continuer à t'interroger sur l'absence de débris sur des photos sur internet, ou ce genre de choses. Je ne te considère absolument pas comme un dingue (certains conspirationnistes le sont cependant) : se montrer sceptique sur les versions officielles est une attitude plutôt saine, mais dans ce cas précis, je crois que tu t'obstines à tort.
Pour moi, c'est du temps perdu, et je regrette déjà d'avoir fait état de mon opinion, car je sais à quel point ce genre de sujets peut devenir passionné, d'autant plus quand il s'agit d'un dialogue de sourds. J'y ai contribué à ma façon, et c'était une erreur.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2012 à 18:10

11-Septembre : l’Arabie Saoudite mise en cause par deux ex-élus américains

 
 
Deux ex-élus américains ont mis en cause l’Arabie saoudite dans le cadre d’une enquête sur le 11-Septembre, l’un d’eux évoquant un possible lien "direct" entre le gouvernement saoudien et certains des auteurs des attentats.

Selon le New York Times, qui a le premier évoqué ces déclarations, celles-ci ont été déposées vendredi dernier dans le cadre de procédures en cours devant la justice fédérale à New York depuis 2002.

L’ancien sénateur démocrate de Floride Bob Graham, qui avait dirigé une commission d’enquête du Congrès sur les attentats, se dit dans ces déclarations "convaincu qu’il y avait un lien direct entre au moins certains des terroristes qui ont perpétré les attentats du 11-Septembre et le gouvernement d’Arabie Saoudite".

Cité par le quotidien américain, l’ex-sénateur démocrate du Nebraska Bob Kerrey, qui était membre de la commission du 11 Septembre, a écrit que "des questions importantes restaient sans réponse". "Des éléments sur l’implication plausible d’agents présumés du gouvernement saoudien dans les attentats du 11-Septembre n’ont jamais été complètement poursuivis".

Ces déclarations sous serment viennent en réponse à des affirmations des autorités saoudiennes qui, dans la même procédure, ont fait valoir qu’elles avaient été "exonérées" de tout lien avec les attentats, selon l’Association des familles de victimes du 11-Septembre.

Les avocats des autorités saoudiennes cherchent déjà à les exclure de la procédure judiciaire, selon le New York Times. Les familles des victimes ont en tout cas "applaudi" les déclarations des deux anciens sénateurs.

Quinze des 19 pirates de l’air ayant commis les attentats du 11-Septembre étaient Saoudiens, mais l’Arabie Saoudite a toujours démenti tout lien avec ces attentats.

LeVif.be, avec Belga. http://www.levif.be/info/actualite/international/11-septembr...


Vidéo EEUU pudo haber prevenido el 11S, ¿una nueva cortina de humo?

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Edité par T 34 - 10 Apr 2012 à 22:27
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amarioo64 allez vers le bas
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  Citer amarioo64 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Apr 2012 à 12:00
http://www.youtube.com/watch?v=QDuYXq5MvVA&feature=youtu.be

video a voir absolument :)
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