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Staline. Pour ou contre ?

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Oct 2007 à 00:23
ROLE DE STALINE EN 1917:
 
Serpov:

Il est évident que Staline a joué un role tout à fait secondaire lors de la Révolution d'Octobre. En revanche, il a joué un des roles principaux dans la guerre civile internationalisée (avec l'agression des 14 puissances impérialistes) en organisant la défense sur pas mal de fronts stratégiques (come à Tsaritsyne par exemple). Et n'oublions pas non plus qu'il a adhéré à la tendance bolchevique dés la création de celle-ci.

BOUCAU:
Staline a joué un rôle trés important dans la construction du Parti bolchévik de 1900 á 1917 parce qu'il n'a pas parti en exil. Aprés il était un dirigeant des plus importants en octobre 1917 aprés bien sûr Lénine mais peut-être aussi Sverdlov, Kamenev, Trotsky. Au pouvoir il a joué un rôle clé comme commissaire du peuple des nationalités dans l'alliance des peuples pour la défense de la Révolution et l'indépendance de Pologne et Finlande. Aussi a joué un rôle militaire clé comme le souligne le camarade. C'est vraiment un titan de la Révolution.
 
 
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Oct 2007 à 00:25
1917
Biographie de Staline:
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Oct 2007 à 01:21
Serpov:
 
 La question des répressions des années 30-40 doit être analysée d'un point de vue matérialiste. Les thèses sur l'autoritarisme d'un homme, le "despotisme asiatique", le "thermidor stalinien" sont infirmées par les faits.

Dans les années 30, l'opposition de droite et de "gauche" (Boukharine-Trotsky), qui fut battue démocratiquement lors des Congrés du Parti Bolchevik, s'unifia et se lança sur la base de son isolement à des actes de sabotage, attestées par les témoignages et les archives, par des rencontres entre opposants et milieux impérialistes ou pro-impérialistes (social-démocratie), quelle que soit la pensée subjective des leaders de l'opposition, leurs actes confinaient à la trahison objective, ces gens représentaient la voie bourgeoise de restauration du capitalisme.

Comme la révolution française, la révolution soviétique devait se défendre contre l'ennemi extérieur, tous les Etats capitalistes fascistes ou non, mais aussi intérieur agissant comme "5ème colonne" de l'impérialisme.

La répression nécessaire à l'égard des contre-révolutionnaires fut entachée de sérieuses erreurs, à coté des ennemis avérés du socialisme périrent ou furent condamnés d'honnêtes militants ou citoyens. Des déviations bureaucratiques dans l'appareil d'Etat y compris régional sur la base de la décentralisation des décisions, la présence de provocateurs "gardes blancs", trotskistes, nationalistes, clandestins dans les organismes punitifs de l'Etat, des délations commises par des éléments troubles, ambitieux ou rééls opposants entrainèrent des abus divers sévèrement condamnés au 18ème Congrés du PC(b)US (1939).

1937 vit dans le même temps, la défaite des tenants de la restauration du capitalisme. La sévérité des tribunaux est indissociable de la montée du danger de guerre mondiale, d'un rapport de forces favorable au fascisme en Europe et Asie, des complots permanents de l'impérialisme qui n'a jamais admis l'existence d'un Etat socialiste, de la nécessité d'empêcher la jonction des oppositions de tous bords avec l'occupant en cas d'agression.

La campagne de criminalisation du communisme, dont la France, est aux avants-postes (Furet, Courtois) évoque les "100 millions de morts du communisme", les 60 millions de prisonniers du "goulag"* (120 millions pour Soljenitsyne ). L'ouverture des archives par les autorités bourgeoises de Russie permet de contrecarrer ces mensonges anticommunistes. De 1917 à 1953, il y eut 3 777 380 condamnations pour "crimes et activités contre-révolutionnaires"; parmi elles : 282 926 furent condamnés à la peine capitale - 799 455 bénéficièrent de mesures de clémence. Dans les camps de travail, au plus fort, il y avait 1.9 millions de prisonniers (1951) soit un chiffre inférieur à celui des détenus aux Etats-Unis en 2000 pour une population comparable.

Les Congrés du PCUS de 1956 et 1961 (XXème et XXIIème Congrés) ont été l'occasion d'une violente campagne antistalinienne. L'oeuvre de Staline comme dirigeant soviétique et du MCI a été niée de manière nihiliste. L'histoire a montré que l'antistalinisme est le cheval de Troie de l'opportunisme dans le mouvement communiste.

La reconstruction d'un véritable Parti communiste, la lutte contre la campagne de criminalisation du communisme exigent une analyse matérialiste de la période stalinienne.

Sur le plan international, plusieurs partis communistes : PC de Grèce (KKE), divers PC de Russie : Parti communiste bolchevik de Nina Andreeva, Russie laborieuse de Viktor Anpilov, Parti communiste ouvrier de Russie de Viktor Tioulkine, Union des PC russe/biélorusse de Chénine, Parti du travail de Belgique,.........ont réévalué hautement l'oeuvre et les mérites de Staline. Cette analyse matérialiste se fonde sur l'analyse de classe des phénomènes sociaux, des luttes de classe, des conditions objectives de l'édification du socialisme.

Le "stalinisme" c'est la construction du socialisme, la théorie et la pratique de cette édification pour la première fois dans l'histoire, dans des coditions d'une difficulté inouie : guerre civile continue, encerclement capitaliste, danger et guerre du fascisme, inexistence d'expérience de gestion même locale pour la classe ouvrière.

De plus, le prolétariat du reconstituer ses rangs par deux fois : aprés la guerre civile internationalisée et la seconde guerre mondiale où nombre d'ouvriers tombèrent les armes à la main pour la défense de l'URSS.

La reconstruction d'une nouvelle avant-garde communiste exige la connaissance et la défense de l'oeuvre théorique et pratique de Staline, de considérer le rapport de Krouchtchev sur "le culte de la personnalité" comme antimarxiste et antiscientifique. C'est là une ligne de démarcation entre opportunisme et reconstruction marxiste-leniniste.


Extrait de "200 Thèses pour une identité communiste révolutionnaite" (thèses 115-121-122), édité par l'URCF (Union des révolutionnaires communistes de France : http://www.urcf.net/)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Oct 2007 à 22:03
http://membres.lycos.fr/edipro/Histoire/Histoire.htm

SOLIDAIRE -Hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique- n°22 (840) 26 mai 1993. page 12

International 
Un autre regard sur Staline (2ème partie)
Soutien massif des paysans
à la collectivisation de l'agriculture

A la campagne, l'impulsion essentielle de la collectivisation provenait des paysans les plus opprimés. (Photo de Arkady Sjiskin, prise dans les années 30)

Dans son livre "Un autre regard sur Staline" Ludo Martens traite longuement de la période de collectivisation entamée en Union soviétique en 1929. D'innombrables livres anticommunistes nous apprennent que la collectivisation a été "imposée" par la direction du parti et par Staline et comment elle fut réalisée sous la terreur. C'est une contre-vérité. L'impulsion essentielle pour les épisodes violents de la collectivisation fut le fait des masses paysannes les plus opprimées.
"Un paysan de la région des Terres noires déclare: "J'ai vécu toute ma vie parmi les ouvriers agricoles. La révolution d'Octobre m'a donné de la terre, j'ai reçu des crédits d'année en année, j'ai acheté un mauvais cheval, je ne peux pas travailler la terre, mes enfants sont misérables et ont faim, je n'arrive simplement pas à améliorer ma ferme, malgré l'aide des autorités soviétiques. Je crois qu'il n'y a qu'une seule issue: rejoindre une colonne de tracteurs et faire que ça marche" (1).
Lynne Viola écrit: "La collectivisation, quoiqu'elle fut initiée et appuyée par le centre, se concrétisait, pour l'essentiel, dans une série de mesures politiques ad hoc, en réponse aux initiatives débridées des organes du parti et du gouvernement au niveau de la région et du district. La collectivisation et l'agriculture collective ont été modelées, moins par Staline et les autorités centrales, que par l'activité indisciplinée et irresponsable de fonctionnaires ruraux, par l'expérimentation des dirigeants des fermes collectives qui devaient se débrouiller et par les réalités d'une campagne arriérée (...)." Lynn Viola poursuit: "L'Etat dirigeait par des circulaires et des décrets, mais il n'avait ni l'infrastructure organisationnelle ni le personnel pour imposer sa voie ou pour assurer l'application correcte de sa politique dans la gestion de la campagne. Les racines du système de Staline à la campagne ne se trouvent pas dans l'expansion des contrôles de l'État, mais dans l'absence même de ces contrôles et d'un système d'administration ordonné, ce qui, en retour, avait comme résultat que la répression devenait l'instrument principal du pouvoir à la campagne".(2) Cette conclusion, tirée d'une observation attentive de la marche réelle de la collectivisation, permet de faire deux remarques.
La thèse du "totalitarisme communiste" exercé par une "bureaucratie du parti omniprésente" n'a aucun rapport avec la réalité de l'exercice du pouvoir soviétique sous Staline. C'est une formule par laquelle la bourgeoisie crache simplement sa haine aveugle contre le socialisme réel. En 1929-1933, l'État soviétique n'avait ni les moyens techniques, ni le personnel qualifié nécessaire, ni l'encadrement communiste suffisant pour diriger de façon planifiée et ordonnée la collectivisation; la décrire comme un État tout-puissant et totalitaire est absurde.
A la campagne, l'impulsion essentielle de la collectivisation provenait des paysans les plus opprimés. Le parti a préparé et initié la collectivisation, des communistes des villes l'ont encadrée, mais ce bouleversement gigantesque des habitudes paysannes ne pouvait réussir que si les paysans les plus opprimés étaient convaincus de sa nécessité.

L'appareil du parti
 "terrible machine totalitaire"?

"Dire que Staline a collectivisé par la terreur et qu'il a provoqué les excès est faux. La direction du parti a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que la grande révolution de la collectivisation se déroule dans des conditions optimales et aux moindres frais. Mais elle ne pouvait pas empêcher les antagonismes profonds d'éclater comme elle ne pouvait pas "sauter" pardessus l'état d'arriération de la campagne.
Pour comprendre la politique du Parti bolchevik lors de la collectivisation, il est nécessaire de savoir qu'au seuil de l'année 1930, l'appareil du parti et du gouvernement à la campagne restait extrêmement faible - l'exact opposé de la "terrible machine totalitaire" imaginée par les anticommunistes dans leur délire. La faiblesse de l'appareil communiste a été une de ces conditions qui ont permis aux koulaks de lancer toutes leurs forces dans un combat enragé contre la nouvelle société.
Au 1er janvier 1930, on compte 339.000 communistes sur une population rurale d'environ 120 millions de personnes ! Vingt-huit communistes pour une région de 10.000 habitants(3). Des cellules du parti n'existent que dans 23.458 des 70.849 soviets de village et, d'après le secrétaire de la région de la Volga Centrale, Khataevich, certains soviets de village sont "des agences directes des koulaks"(4). Les anciens koulaks et les anciens fonctionnaires du tsar, mieux formés aux ficelles de la vie publique, ont largement infiltré le parti. Le noyau du parti est constitue de jeunes paysans qui ont combattu dans l'Armée rouge lors de la guerre civile. Cette expérience politique a façonné leur manière de voir et d'agir. Ils ont l'habitude de commander et savent à peine ce qu'éducation et mobilisation politique veulent dire. "La structure de l'administration rurale était lourde, les lignes de commandement confuses, la démarcation des responsabilités et des fonctions vague et peu définie. Par conséquent, dans l'application de la politique rurale, on virait souvent soit vers l'inertie extrême, soit vers le style de mobilisation comme lors de la guerre civile".(5)
C'est avec cet appareil, qui sabotait ou dénaturait souvent les instructions du comité central, qu'il fallait livrer combat aux koulaks et à la vieille société. "Pour l'essentiel, dit Kaganovitch le 20 janvier 1930, nous avons à créer une organisation du parti à la campagne, capable de gérer le grand mouvement pour la collectivisation"(6).

Un soutien colossal 

La collectivisation de la campagne a coupé court à la tendance spontanée de la petite production marchande à polariser la société en riches et en pauvres, en exploiteurs et exploités. Les koulaks, les bourgeois ruraux, ont été réprimés et éliminés en tant que classe sociale. Le développement d'une bourgeoisie rurale dans un pays où 80% de la population vivait toujours à la campagne aurait asphyxié et tué le socialisme soviétique. La collectivisation a empêché cela. La collectivisation et l'économie planifiée ont permis à l'Union soviétique de survivre dans la guerre barbare, la guerre totale que les nazis allemands lui ont livrée. Pendant les premières années de la guerre, la consommation de blé a dû être réduite de moitié mais, grâce à la planification, les quantités disponibles étaient équitablement distribuées. Ainsi, entre 1942 et 1944, 12 millions d'hectares de terres nouvelles ont été mises en culture en Sibérie(7). Les régions occupées et ravagées par les nazis représentaient 47% de la superficie des terres cultivées. Les fascistes y détruisirent 98.000 exploitations collectives. Grâce à la supériorité du système socialiste, la production agricole a pu, pour l'essentiel, rattraper le niveau de 1940 dès l'année 1948(8).
"La majorité écrasante des paysans s'est montrée très attachée au nouveau régime d'exploitation. On en a eu la preuve au cours de la guerre, puisque dans les régions occupées par les troupes allemandes, et en dépit des efforts faits par les autorités nazies, la forme d'exploitation kolkhozienne s'est maintenue"(9). C'est l'avis d'un sympathisant du système communiste, qui peut être utilement complété par cet autre témoignage d'Alexandre Zinoviev, un adversaire de Staline. Enfant, Zinoviev avait été témoin de la collectivisation. Il écrit: "Lors de mes retours au village, et aussi bien plus tard, je demandais souvent à ma mère et à d'autres kolkhoziens s'ils auraient accepté de reprendre une exploitation individuelle au cas où cette possibilité leur aurait été offerte. Tous me répondirent par un refus catégorique". "L'école du bourg ne comptait que sept classes mais servait de passerelle vers les écoles techniques de la région qui formaient des vétérinaires, des agronomes, des mécaniciens, des conducteurs de tracteurs, des comptables. A Tchoukhloma, il y avait une école secondaire. Tous ces établissements et ces professions étaient des éléments d'une révolution culturelle sans précédent. La collectivisation avait contribué directement à ce bouleversement. Outre ces spécialistes locaux relativement formés, les villages virent en effet affluer des techniciens venant des villes, dotés d'une formation secondaire ou même supérieure. La structure de la population rurale se rapprocha de celle de la société urbaine. Je fus témoin de celte évolution dès mon enfance. Cette transformation extrêmement rapide de la société rurale fournit au nouveau système un soutien colossal dans les larges masses de la population. Et cela malgré toutes les horreurs de la collectivisation et de l'industrialisation"(10). Les réalisations extraordinaires du régime soviétique lui valurent "un soutien colossal" parmi les travailleurs et un "dégoût des horreurs" parmi les classes exploiteuses." 

LUDO MARTENS

1) Davis, RW., "The socialist offensif, the collectivisation of soviet agriculture", 1929-1930, MacMillan Press, 1980, p. 160.

2) l.ynne Viola, "The Best sons of the fatherland - Workers in the vanguard of soviet collectivisation", Oxford University press, New York, 1987, p. 215-216.

(3) Viola, p. 29.

(4) Davies, p. 226.

(5) Viola, p.29.

(6) Davies, p. 225-226.

(7) Bettelheim, "L'économie soviétique", éd. Recueil Sirey, Paris, 1950, p. 83 - 90.

(8) Bettelheim, p.84.

(9)Bettelheim,p.113-114.

(10) Zinoviev Alexandre,"Les confessions d'un homme en trop", ed. Olivier Orban, 1990, pp.53,56. 


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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 13:44
sur Staline comme je ne sais encore pas quelles sont ces fameuses "erreurs" qu'il a commis est ce que qqun veut bien m'en indiquer une ou deux......
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  Citer Cam. KatyuSha Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 14:22
Son entourage .
A l'Assemblée Nationale, les députés n'ont plus accés aux sites porno...pourtant l'on voit encore chaque jour M. Sarkozy cravacher ses ministres, niquer les parlementaires et baiser la démocratie =)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 14:41
Message posté par Ares

sur Staline comme je ne sais encore pas quelles sont ces fameuses "erreurs" qu'il a commis est ce que qqun veut bien m'en indiquer une ou deux......
 
Je donne un exemple.

Sa réaction, au début de l'invasion germano-fasciste, a été, d'un point de vue strictement militaire, inappropriée.

Ce n'est pas moi qui l'affirme mais un bon nombre de personnes proches de Staline (comme le maréchal Joukov).

 

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Cam. KatyuSha allez vers le bas
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  Citer Cam. KatyuSha Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 16:16
Pourrais tu détailler Cam. Babeuf qu'elle fut sa réaction ?
A l'Assemblée Nationale, les députés n'ont plus accés aux sites porno...pourtant l'on voit encore chaque jour M. Sarkozy cravacher ses ministres, niquer les parlementaires et baiser la démocratie =)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 16:52
Je laisse parler Joukov qui remet ladite erreur du père Joseph Smile dans son contexte.

« (…) Je crois que le moment est venu de parler de l'erreur la plus grave qui ait été commise à l'époque, erreur qui fut à l'origine de beaucoup d'autres. Il s'agit de l'estimation erronée de la date probable de l'agression des troupes fascistes allemandes.

Le plan des opérations de 1940, qui était encore, après avoir été précisé, en vigueur en 1941, prévoyait:

- en cas de menace de guerre, mettre l'ensemble des forces armées en état de préparation totale au combat ;

- effectuer immédiatement dans le pays la mobilisation ;

- porter les effectifs des troupes au niveau du temps de guerre prévu par le plan de mobilisation ;

- concentrer et déployer toutes les forces mobilisées dans les districts proches des frontières occidentales, en accord avec les plans des régions militaires proches des frontières et le plan du commandement en chef.

La mise en vigueur des mesures prévues par le plan d'opérations et le plan de mobilisation ne pouvait être effectuée qu'en vertu d'une décision explicite du gouvernement. Cette décision ne fut prise que dans la nuit du 21 au 22 juin 1941. Au cours des mois qui précédèrent la guerre, les directives que donnaient les dirigeants du pays ne prévoyaient pas de mesures particulières qu'il eût fallu prendre dans les délais les plus brefs au cas où le pays se serait trouvé dans une période de grave menace de guerre.

Ici, naturellement, se pose la question suivante: pourquoi les dirigeants du pays, qui avaient à leur tête J. Staline, n'ont-ils pas appliqué les mesures prévues dans le plan des opérations qu'ils avaient eux-mêmes ratifié ?

Le plus souvent, on impute à J. Staline la responsabilité de ces erreurs et de ce manque de prévoyance. Sans aucun doute J. Staline a-t-il commis des erreurs. Mais on ne peut pas étudier les causes de ces erreurs sans prendre en considération les suites d'événements et de phénomènes historiques objectifs qui constituent tout un ensemble de facteurs d'ordre économique et politique.

Lorsque l'on connaît déjà les conséquences que les événements ont eues, il n'y a rien de plus facile que de se placer mentalement au début de ces événements et de porter ensuite toute sorte de jugements de valeur. Mais il n'est rien de plus difficile que de dominer tout l'ensemble des problèmes en plein affrontement des forces, de s'orienter parmi une multitude d'opinions, d'informations, de faits, à l'instant précis où l'on est en présence d'une situation historique donnée.

Après avoir comparé entre elles et analysé les conversations qu'eut, en ma présence, dans ce cercle d'hommes qui étaient ses familiers, J. Staline, je suis arrivé à la ferme conviction que toutes ses pensées et tous ses actes n'étaient inspirés que par un seul désir: éviter la guerre, et par une seule conviction: qu'il parviendrait à l'éviter.

J. Staline comprenait bien quelles calamités pouvait infliger aux peuples de l'Union Soviétique la guerre contre un ennemi aussi puissant et expérimenté que l'Allemagne fasciste. Il faisait donc tout son possible, lui et notre parti tout entier, pour l'éviter.

De nos jours, en général, et grâce aux publications à grand tirage accessibles à tous, nous avons tous devant les yeux les faits qui auraient dû nous alerter au sujet de l'attaque qui se préparait contre l'U.R.S.S., les concentrations de troupes à nos frontières, etc. Mais, à l'époque, comme le montrent les documents qui ont été découverts après la défaite de l'Allemagne fasciste, J. Staline trouvait sur son bureau beaucoup d'informations d'un tout autre genre. En voici un exemple. Appliquant l'instruction qu'il reçut d'Hitler au cours de la conférence du 3 février 1941, le chef d'état-major du commandement suprême, le maréchal Keitel, diffusa une «directive concernant l'intoxication de l'adversaire». Afin de cacher les préparatifs de l'opération «Barbarossa» le service de renseignement et de contre-espionnage de l'Etat-Major général avait préparé et entrepris toute une série d'actions dans le but de propager des rumeurs et des informations fausses. Les mouvements de troupes vers l'Est étaient représentés comme «la manoeuvre d'intoxication la plus importante de l'histoire, destinée à détourner l'attention des derniers préparatifs pour l'invasion de l'Angleterre».

On avait imprimé en grande quantité toute une documentation concernant l'Angleterre. On avait affecté aux unités des interprètes d'anglais. On préparait l'«isolement» de certains districts sur les côtes de la Manche, du Pas-de-Calais et de la Norvège. On faisait circuler des informations au sujet d'un corps aéroporté inexistant. On avait installé, le long des côtes, des batteries de fusées factices. On propageait parmi les troupes deux variantes de fausses informations. L'une disait que les troupes allaient jouir d'une période de repos à la veille de l'invasion de l'Angleterre, l'autre qu'elles seraient autorisées à traverser le territoire soviétique pour entreprendre des opérations contre l'Inde. Pour rendre plus vraisemblable l'information concernant le débarquement en Angleterre, on avait préparé deux plans d'opérations qui reçurent les noms de code «Requin» et «Harpon». La propagande allemande ayant cessé ses attaques habituelles contre l'Union Soviétique, ne se déchaînait plus que contre l'Angleterre. Les diplomates prirent part à cette campagne d'intoxication, etc.

De telles données, de telles informations, s'ajoutant aux déficiences de l'état général de préparation à la guerre de nos Forces armées, avaient déterminé chez J. Staline cette prudence extrême qu'il montrait lorsqu'on lui suggérait d'appliquer les mesures prévues par le plan des opérations et le plan de mobilisation, et dont dépendait la préparation des actions défensives qui devaient repousser l'éventuelle agression.

J. Staline tenait aussi compte, comme cela a déjà été dit, du fait que, à cause de l'abandon du système territorial et de l'acceptation du principe d'une armée de cadres, nos unités, petites et grandes, avaient à ce moment à leur tête des cadres de commandement et des cadres politiques qui ne s'étaient pas encore familiarisés avec l'art opérationnel tactique propre aux commandements dont ils étaient investis.

Guidé par les décisions du XVIIIe Congrès du parti et les directives du Comité central qui ont suivi ces décisions et qui avaient trait à la sélection, l'instruction et l'éducation des cadres, le commandement, de concert avec les organisations du parti et les organes politiques de l'armée, sut faire, avant l'été 1941, un travail d'instruction très important. Ce travail permit d'élever le niveau théorique général des cadres et de perfectionner leur habileté pratique. Malgré cela, en 1940-1941, ce problème n'était pas encore résolu. La promotion à des postes de commandement élevés d'officiers jeunes et qui n'avaient encore jamais combattu diminuait, pour un certain temps, la capacité de combattre de l'armée. A la veille de la guerre, dès qu'il fallut prendre des mesures importantes d'organisation, on s'aperçut du manque de cadres de corn mandement qualifiés, de spécialistes, de personnel de l'Arme blindée, d'artilleurs, de personnel navigant et technique. C'était le résultat de l'augmentation numérique de nos Forces armées. On estimait que tous ces défauts pourraient, pour l'essentiel, être éliminés vers la fin de 1941.

Voulant préserver la paix qui était la condition même de l'édification du socialisme en U.R.S.S., J.Staline voyait que les gouvernements de l'Angleterre et des Etats-Unis faisaient tout pour pousser Hitler vers une guerre contre l'Union Soviétique, il voyait que l'Angleterre et les autres Etats occidentaux qui se trouvaient dans une situation militaire difficile et voulaient éviter la catastrophe étaient intéressés au plus haut point par une agression allemande contre l'U.R.S.S. C'est la raison pour laquelle il se défiait à un tel point des renseignements concernant la préparation de l'Allemagne à l'attaque contre l'Union Soviétique quand ces renseignements lui venaient des gouvernements occidentaux. (…) »

 

Source : http://www.marx.be/FR/cgi/emall.php?action=get_doc&id=7&doc=352

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  Citer Cam. KatyuSha Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 18:10
Merci
A l'Assemblée Nationale, les députés n'ont plus accés aux sites porno...pourtant l'on voit encore chaque jour M. Sarkozy cravacher ses ministres, niquer les parlementaires et baiser la démocratie =)
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 19:39
Babeuf cette analyse est peut etre juste mais PMde La Gorce la conteste totalement dans "39 45 u,e guerre inconnue"
l'ouvrage est axé sur les stratégies militaires des puissances en conflit et PMdeLa Gorce prétend que les initiatives de Staline au début de la guerre furent parfaitement appropriées et que Kroutchev (et Joukov) ont une mauvaise lecture de sa stratégie.
Je ne suis pas capable de juger mais PMDLG m'a convaincu sans doute parceque je voulais l'être.
Mais je dois dire que ses critiques des erreurs alliées ou allemandes, son honneteté intellectuelle y sont pour beaucoup.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2007 à 09:33
L'analyse de Joukov est technique et circonstanciée. Il est toujours conscient, que durant cette période, il avait affaire en la personne de Staline à un homme hors du commun.Smile
 
Quant à Kroutchev, c'est uniquement par pitié que je n'évoque pas son "analyse" (ex. Staline faisant de la stratégie sur un globe terrestre...LOL).
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2007 à 21:38
j'aimerais beaucoup que tu lises le livre de de la Gorce pour que tu me donnes ton avis
mon père l'a offert à Annie Lacroix Riz et j'ai hâte de savoir ce qu'elle en pense....
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 13:24
Le charme pas très discret de la bourgeoisie patriote en Russie...Wink
 

03.10.2007

Fronde des enseignants russes face à un nouveau manuel d'histoire

Présenté en juin, le "Livre pour l'enseignant sur l'histoire contemporaine de la Russie (1945-2006)", tiré à 10.000 exemplaires, a mis le feu aux poudres. Commandé par le chef de l'Etat en personne, le manuel a été rédigé par un collège "d'experts" dont la majorité des membres appartenait à l'appareil de l'Etat. Le proche conseillé de Vladimir Poutine, Vladislav Sourkhov ayant pris part à la rédaction et s'illustrait comme principal superviseur des travaux.

Cet ouvrage, qui doit "aider l'élève à former sa propre conception du monde", hérisse les enseignants qui l'accusent de "justifier les répressions staliniennes" et de porter aux nues l'ère Poutine. "Les chercheurs contemporains ont tendance à expliquer les purges (staliniennes) par la volonté (de Staline) de mobiliser la société pour la pousser à accomplir des taches irréalisables", écrit le manuel. L'ouvrage, qui présente Staline comme "un des dirigeants les plus efficaces de l'URSS", explique également qu'"à la suite des purges une nouvelle couche administrative s'est formée, adaptée aux objectifs de modernisation" du pays. "Autrement dit, les répressions étaient indispensables ?", s'interroge l'enseignant Leonid Katsva, lui-même auteur d'un manuel d'histoire, qui ne voit dans tout cela qu'une "réhabilitation du stalinisme".

Le scandale soulevé par la publication du livre courant juin a poussé le président à recevoir une délégation de professeurs et d'historiens afin de leur expliquer son point de vue sur la question: Après les manuels des années 1990 qui imposaient aux Russes "un sentiment de culpabilité", les nouveaux manuels doivent inculquer aux élèves "un sentiment de fierté". Même si cette fierté doit se construire sur les bases fictives d'un révisionnisme éhonté.L'historien Anatoli Outkine, auteur du chapitre sur la politique étrangère de l'URSS dans le livre contesté, raconte avoir été lui-même boursier du Fonds du milliardaire américain Georges Soros, peu après l'éclatement de l'URSS.
"La Russie comptait un million de lycéens et tous les manuels étaient démodés", se souvient-il. "Nous avons traduit des manuels occidentaux, souvent brillants mais anti-russes, ou écrit nos propres livres d'histoire en nous référant à l'Occident", dit-il. Pour lui, "il est temps de refaire ces manuels qui présentent l'histoire soviétique comme une succession de défaites et de répressions". Le livre incriminé préfère souligner que "l'URSS est sortie de la Seconde guerre mondiale comme une vraie super-puissance".
 

Les observateurs internationaux s'inquètent Smilede voir émerger un élan de réhabilitation d'un criminel tel que Staline. Celui qui causa la mort de plus de 20 millions de soviétiques et la déportation de peuples entiers, voit sa côte de popularité remonter en flèche dans la Russie de Poutine. Il est dépeint comme un stratège qui porta l'URSS vers la victoire de 1945 et qui fit grandir son pays.Smile Une part non négligeable des jeunes générations voient en lui un personnage positif. SmileLe "manuel" présente la période "étudiée" comme un enchainement de victoire et de gloire pour l'URSS et la Fédération de Russie qui lui succéda, occultant les désastres, les crimes et les intrigues politiques jonchant ce brillant parcours.

Une question se pose quant aux fins réelles du pouvoir en place: tente-t-on de remodeler les esprits et la mémoire collective? Après avoir fait éditer cette littérature nauséabonde, le Kremlin avait entrepris de lancer sur les ondes une chaine destinée aux plus jeunes: Bibigone. Une chaine voulue depuis plus de 10 ans par le président Vladimir Poutine et qui fait la part belle aux productions russes. Son objectif affiché est de libérer les esprits des jeunes russes des productions étrangères et occidentales. Bibigone a été lancée le jour de la rentrée scolaire en septembre dernier.

 

 

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Oct 2007 à 13:21
Merci BABEUF ça fait plaisir!.....
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Oct 2007 à 12:20
Mise en évidence faite sur le site "communisme et bolchevisme": un trucage dans le documentaire "Staline, le tyran rouge" (diffusé dans les écoles!)... détournement d'un film soviétique dénonçant la famine orchestrée par les blancs en 1920, par l'auteur du documentaire laissant croire qu'il s'agit d'images de la famine ukrainienne prétenduement orchestrée par Staline!!

http://www.communisme-bolchevisme.net/Joseph_Staline_et_les_mensonges_de_la_bourgeoisie.htm#le%20tyran%20rouge

(cliquer sur "staline, le tyran rouge"- deux liens vidéo: la séquence du documentaire et la séquence originale du film soviétique)
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Nov 2007 à 10:21
L'Express partenaire de ce docu-chiotte sur Staline a fait un numéro avec couverture consacré à Staline avec comme morceau de choix un article de jean-jacques MARIE auteur d'un immortel "Staline" et qui utilise un ton et des propos dignes de Goebbels....il faut dire qu'il est....trotskiste !
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Nov 2007 à 18:45

vous verrez que le jour ou un capitaliste arrivera a transformer un pays moyenâgeux en 2ème puissance mondiale capable de mettre en échec une des meilleure armée du monde  tous sa en moins  de 20 ans ,il sera adulé et érigé en héros mais bon on sait tous que ça arrivera pas ...
Au moins Staline lui a sut le faire, après on peut pas dire que sa a été une partie de plaisir autant pour lui  que pour les russes . Je n'imagine même pas le drame qui se serai produit si l'URSS et l'armée rouge, n'était pas là (8 millions de sacrifiés a la guerre et aucune cérémonie en leurs honneurs en France !!!) , il y aurai surement pas eux de coup d'arrêt à Stalingrad, les nazis aurai pu se réapprovisionner en pétrole dans le Caucase ... bref on sait pas comment sa aurai finit cette histoire .
Staline a aussi laissé derrière lui quelque chose de très important derrière lui, l'URSS qui a quand même apporté son soutient moral politique militaire et financier à pas mal de mouvement indépendantistes et  ouvrier .
Je n'ai jamais compris pourquoi ceux qui critiquent Staline ne se sont jamais intéressés au cadre historique de la Russie au début et au milieu du 20ème siècle sa répondrai à pas mal de leurs questions .

Message posté par Ares

L'Express partenaire de ce docu-chiotte sur Staline a fait un numéro avec couverture consacré à Staline avec comme morceau de choix un article de jean-jacques MARIE auteur d'un immortel "Staline" et qui utilise un ton et des propos dignes de Goebbels....il faut dire qu'il est....trotskiste !

Je suis tombé dessus à la B.U  j'ai même pas réussit a finir de lire l'article Dead... mais bon quand tu voix le titre " le véritable portrait de Staline" je crois qu'on sait à quoi s'attendre .





Edité par Enilast - 19 Nov 2007 à 18:47
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Nov 2007 à 14:28
Enilast tu as tout à fait raison. Tu résumes simplement et clairement qq bonnes raisons d'apprécier comme il se doit l'oeuvre de Staline
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Dec 2007 à 08:28

Loin de l’Histoire, une opération à grand spectacle

Communisme, les falsifications d’un « livre noir »

LE bilan des « crimes du communisme » établi par l’historien français Stéphane Courtois dans son « Livre noir » sonne comme un réquisitoire. L’auteur dresse un scandaleux parallèle entre communisme et nazisme et invoque l’idée d’un tribunal de Nuremberg pour juger les responsables. Qu’importe que les chiffres cités soient manipulés, voire faux, que plusieurs coauteurs se soient dissociés de Stéphane Courtois, nombre de journalistes, sans avoir pris la peine de lire le livre, en ont fait un éloge dythirambique.

Par Gilles Perrault

Longtemps après, les chiffres restent approximatifs et ne fournissent guère qu’un ordre de grandeur. Pour la répression de Sétif (1945), les estimations vont de 6 000 à 45 000 morts. A Madagascar (1947), il y aurait eu 80 000 victimes. En Indochine (1946-1954), les chiffres varient selon les sources de 800 000 à 2 millions de morts, et en Algérie (1954-1962) de 300 000 à 1 million. Même sans tenir compte de la Tunisie et du Maroc, et en s’abstenant d’évoquer les responsabilités françaises dans des catastrophes plus récentes, comme le génocide rwandais, cette sinistre comptabilité atteste que, si l’on rapporte le nombre de ses victimes à celui - médiocre - de sa population, la France se place dans le peloton de tête des pays massacreurs de la seconde partie du siècle.

Elle persévéra avec tant d’obstination que l’observateur pourrait en déduire que le crime était ontologiquement lié au régime politique en place. Car c’est bien de crime qu’il faut parler. La répression menée pendant deux décennies sur deux continents présente les caractéristiques du crime contre l’humanité tel que défini par le nouveau code pénal français : « Pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains (...) »

La seule organisation politique d’importance à se dresser contre cet enchaînement aussi cruel qu’imbécile fut le Parti communiste français (PCF). La mémoire de ses vétérans est peuplée des souvenirs d’une lutte difficile menée dans une solitude presque absolue. En face, ce passé-là passe très aisément, et M. François Bayrou, héritier politique d’une démocratie- chrétienne impliquée plus qu’aucune autre formation dans la répression colonialiste, ne s’encombrait pas de réminiscences importunes lorsqu’il brandissait, à la Chambre, Le Livre noir du communisme vers le bord opposé de l’hémicycle. La mémoire aussi peut être à géométrie variable.

Tordre les faits

UN livre ? Des livres. Un assemblage hétéroclite auquel l’introduction et la conclusion de Stéphane Courtois, maître d’oeuvre, s’emploient avec vigueur à donner sens. L’éditeur nous confie que le regretté François Furet avait accepté de rédiger la préface. Elle eût été en tout cas intelligente. Stéphane Courtois relève d’une autre pratique : son texte consacre l’irruption de la technique publicitaire dans la démarche historienne. (Aussi, appréciant à sa juste valeur « le choc des photos », déplore-t-il longuement la pauvreté iconographique de l’ouvrage.) Ses postulats atteignent sans effort à l’efficacité du slogan. Le communisme porte en lui la terreur comme la nuée l’orage. C’est inscrit depuis toujours et à jamais dans son code génético-politique.

Thomas More, auteur d’ Utopia, décapité en 1535 sous Henri VIII, n’a-t-il pas un monument à sa gloire sous les murs du Kremlin ? Plutôt que d’inscrire à l’inventaire des crimes, sans commentaire, la déportation des Allemands de la Volga, en 1941, n’eût-il pas été équitable d’indiquer que des considérations d’ordre stratégiques évidentes pouvaient lui donner au moins un début de justification à l’heure où le pays luttait pour sa survie ? Après tout, les Etats-Unis internèrent sans autre forme de procès, pendant toute la durée de la guerre, des milliers d’immigrés japonais souvent installés de très longue date et qui ne présentaient assurément pas le même danger potentiel.

Tant d’acharnement obsessionnel déconcerte. Les raisons de s’horrifier ne sont-elles pas suffisantes ? L’instrumentalisation propagandiste des victimes ne marque- t-elle pas du mépris pour leurs souffrances ?

C’est que Stéphane Courtois a fixé à sa campagne une cible ambitieuse. Sachant que les crimes nazis, et notamment la tentative d’extermination des Juifs d’Europe, s’inscrivent dans la mémoire collective comme l’abomination absolue, il veut établir une analogie entre nazisme et communisme. Avec 25 millions de victimes pour l’un et une évaluation de 100 millions pour l’autre, la preuve serait apportée que le second est quatre fois plus criminel que le premier. Certes, les victimes ne se comparent pas. Juifs et Tsiganes furent assassinés en tant que tels. Citant les discours des bolcheviks, que la rhétorique révolutionnaire tenait à l’écart de la nuance, Stéphane Courtois doit bien admettre que, s’ils vouaient à la liquidation leurs ennemis bourgeois, koulaks, etc., c’était « en tant que classe ». Il introduit donc le concept d’un « génocide de classe » qui serait l’exact équivalent du « génocide de race ». L’imposture intellectuelle sidère par son audace. Aux yeux des nazis, un Juif restait de sa conception à sa mort défini par sa judéité.

Un bourgeois dépouillé de ses biens sort de la bourgeoisie. La Révolution française a voulu, et dans une certaine mesure accompli, la liquidation de l’aristocratie en tant que classe, ou caste. Mais les « ci-devant » dépossédés de leurs titres et privilèges n’étaient pas automatiquement promis à l’échafaud, où ils furent moins nombreux à monter que les ouvriers ou les paysans. Stéphane Courtois écrit : « La mort de faim d’un enfant de koulak ukrainien délibérément acculé à la famine par le régime stalinien  » vaut«  la mort de faim d’un enfant juif du ghetto de Varsovie acculé à la famine par le régime nazi. » La comparaison ne vaut rien car l’enfant ukrainien survivant à une famine circonstancielle avait une vie devant lui, alors que l’enfant juif rescapé de la faim n’avait pour avenir que la chambre à gaz de Treblinka.

Dans son acharnement à tordre les faits, Stéphane Courtois va jusqu’à enrôler le responsable SS Rudolf Hess, selon lequel sa hiérarchie lui aurait fait parvenir une documentation pédagogique sur les camps soviétiques. Mais Rudolf Hess allait créer un camp sans précédent, ni équivalent - Auschwitz - qu’aucun être sensé se songerait à comparer aux pires établissements du Goulag. Quoi qu’ils en aient, Stéphane Courtois et ses semblables buteront toujours sur l’irréductible singularité de la Shoah.

Le temps et l’espace annulés

AVEC Nicolas Werth, qui consacre plus de deux cent cinquante pages - un livre dans le livre - aux « violences, répressions, terreurs en Union soviétique », nous quittons une littérature évoquant la pire agit-prop des années 30 et réintégrons avec soulagement l’histoire. Mais pourquoi faut-il que ce travail remarquable paraisse sous un si douteux pavillon ? Pourquoi surtout s’être fourvoyé dans un projet à ce point réducteur ? Le maître d’oeuvre, Stéphane Courtois, qui affectionne le spectaculaire, nous livre son pronostic à propos de Staline : « Sans doute émergera-t-il, aux yeux de l’Histoire, comme le plus grand homme politique du XXe siècle, réussissant à hisser la petite Union soviétique de 1922 au rang de superpuissance mondiale. »

Le moins qu’on puisse dire est que la contribution de Nicolas Werth ne livre pas la clé d’une incontestable ascension. Que la société soviétique ait été cette société violentée et martyrisée qu’il décrit avec minutie, personne n’en doute. Mais elle ne fut pas que cela, car ni le travail forcé au Goulag, d’un rendement économique plus que médiocre, ni la coercition exercée sur les esprits ne peuvent rendre compte d’une dynamique qui transforma effectivement le pays. Limiter l’histoire de l’URSS à celle de la terreur est aussi réducteur, toutes proportions gardées, qu’une histoire de la IV e République qui ne traiterait que de ses turpitudes coloniales en négligeant le fait que ce malheureux régime sut par ailleurs ragaillardir et lancer sur la voie de la prospérité une France épuisée par la guerre et l’occupation.

Bien loin de donner à comprendre le passé, un tel choix l’opacifie et fait même du présent une énigme. La frivolité aveugle des Occidentaux, les intellectuels au premier rang, est sévèrement stigmatisée dans le livre, Stéphane Courtois allant jusqu’à s’étonner étrangement du fait que, de nos jours, « des groupes ouvertement révolutionnaires sont actifs, et s’expriment en toute légalité (souligné par nous), traitant par le mépris la moindre réflexion critique sur les crimes de leurs prédécesseurs (...) ».

A l’Est, les populations concernées ont à coup sûr plus de lucidité et gardent mémoire du passé. Si le régime qu’elles ont subi se réduisait à une lugubre succession de répressions sanglantes, comment comprendre que l’idée communiste conserve parmi elles tant d’adeptes ? Comment expliquer que la Pologne, la « nation-ennemi » dont Andrzej Paczkowski nous rappelle les très rudes épreuves, ait, une poignée d’années après l’implosion du bloc soviétique, élu le plus démocratiquement du monde un président et une majorité parlementaire néocommunistes ?

Que dire enfin d’un esprit de système qui annule le temps et l’espace ? Pour le maître d’oeuvre, l’idéologie communiste doit être toujours et partout la responsable unique d’une terreur monotone. Rétif aux amalgames sommaires, Jean-Louis Margolin indique l’importance de la tradition confucéenne dans les pays communistes d’Asie, Cambodge excepté, et souligne son rôle spécifique dans leur histoire récente, y compris dans ses aspects les plus tragiques. Pascal Fontaine aurait pu, s’agissant de Cuba, rappeler la tradition régionale du caudillisme que François Maspero a parfaitement mise en lumière à propos de Fidel Castro. Par quelle aberration peut-on enfin englober dans la même condamnation des sandinistes nicaraguayens qui remirent démocratiquement en jeu leur pouvoir et les fous furieux du Sentier lumineux ?

Un grand absent : l’adversaire. Chaque expérience communiste est décrite comme si elle se déroulait en vase clos, coupée du monde extérieur. Pourquoi Nicolas Werth s’abstient-il d’évoquer l’interventionnisme étranger acharné à juguler la jeune révolution bolchevique ? S’il est un événement central dans l’histoire de Cuba, c’est bien la tentative de débarquement en 1961 d’une force d’invasion inspirée et armée par la plus puissante nation du monde. Elle rend compte, par exemple, du quadrillage de l’île par les comités de défense de la révolution (CDR). Mais l’épisode majeur de la baie des Cochons n’est mentionné que pour nous apprendre que Castro s’en servit comme « prétexte » pour interdire... la revue La Quincena !

La volonté américaine d’en finir à tout prix avec l’expérience sandiniste, y compris en bloquant les ports par des champs de mines, n’est pas une seule fois évoquée. On sait pourtant combien le complexe d’encerclement, l’intervention étrangère et le blocus offrent un terreau fertile à la paranoïa répressive. Leur évacuation permet sans doute aux auteurs de décrire des forces du mal révélant leur essence intrinsèquement perverse face à un monde s’astreignant strictement au rôle du spectateur horrifié ou passif. Mais l’escamotage annule une dialectique qui forme la trame même de l’histoire et sans laquelle elle devient cette « histoire contée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien ».

Autre absent : le facteur humain. Faut-il redire après tant d’autres que les militants communistes adhéraient à un projet qui se voulait universel et libérateur ? Que cet idéal ait été dévoyé ne retire rien à leurs motivations. Elles suffiraient à elles seules à les différencier de leurs adversaires nazis dont le programme affiché consistait à soumettre à une « race » déclarée supérieure des peuples tenus pour inférieurs et condamnés à l’asservissement quand ils n’étaient pas voués à l’extermination. Un nazisme acceptable pour l’humanité n’est pas concevable : il y a contradiction dans les termes.

Même le bilan terrifiant des victimes accumulées par la perversion de l’idéal communiste ne parvient pas à abolir l’espoir dont il fut porteur à travers le monde. Sans doute l’histoire de l’Internationale communiste possède-t-elle ses chapitres noirs, mais la réduire au schéma expéditif qu’en donnent Stéphane Courtois et Jean-Louis Panné ressortit à la caricature. Il y a plus de vérité sur les « commis-voyageurs de la révolution » chez Malraux, Koestler ou même Jan Valtin que dans ces pages qui voudraient les enfermer dans le rôle de machines à tuer, mais ne les empêcheront pas de voyager encore longtemps dans l’imaginaire des hommes.

La sanction historique et définitive du nazisme, c’est sa défaite : les prétendus surhommes ont été désarmés et renvoyés dans leurs foyers. L’honneur et l’avenir du communisme, ce sont des militants à l’image d’un Artur London qui, après avoir voué sa vie à une cause généreuse, souffert torture et déportation du fait de l’ennemi, connut la tragédie d’être martyrisé par ceux qu’il croyait les siens, rompu par une mécanique impitoyable, et en ressortit pourtant fidèle à l’idéal de sa jeunesse.

Le poids du présent

QUANT au Livre noir du capitalisme, il s’écrit tous les jours sous nos yeux et dans nos vies. Populations courbées sous la dictature des marchés financiers ; chômage ravageur ; guerres tribales déclenchées avec cynisme pour prendre le contrôle, par-delà les fantoches locaux, des richesses du sous-sol ; diktats économiques imposés par les institutions internationales et qui, en réduisant drastiquement les dépenses publiques consacrées à la santé, font chuter l’espérance de vie ; innombrables migrants condamnés à l’exil pour échapper à une condition désespérée... Et si chaque système doit se juger au nombre de ses victimes innocentes, de quel poids pèseront les 40 000 enfants qui, selon l’Unicef, meurent chaque jour de malnutrition dans le tiers-monde ?

Le malheur des hommes mérite mieux qu’un livre tapageur. L’espérance d’y remédier exige davantage qu’une opération de propagande.

Gilles Perrault.

Communisme, Histoire

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Gilles Perrault

Auteur de Go !, Fayard, Paris, 2002. A noter la réédition, en poche, du Garçon aux yeux gris, LGF, Paris, 2003.

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