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Texte engagé.

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Crépuscule allez vers le bas
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Texte engagé.
    Envoyé : 09 Dec 2009 à 16:30

Bonjours.

Au temps perdu, il m'arrive d'écrire quelques textes qui ressemble parfois à de la poésieLOL.
Bref, Si j'ose, puis-je donc me permettre de vous faire partagé l'un de mes écris (celui-ci en duo avec un annarchiste).
Il va bien de soi que TOUTES critiques, c'est-à-dire concernant le fond ou/et la forme du texte, l'orthographe, les commentaires etc seront les bienvenus.
 
Merci pour ceux qui se seront donné la peine de lire.
 
 
 
 
 
Le soulèvement des damnés.
 
Mon frère, mon camarade, sors de là et nettoie ton visage
Essuie-toi de toute cette crasse et balance tes outils
Lève toi ! Extirpe toi ! Cesse de faire le petit soumis
N'obéit plus à ces bâtards et vomis leur toute ta rage !
Brise cette chaîne horrifique, détache tout tes maillons
N'ait plus peur de leurs menaces et prie pour la révolution

Regarde tes pères, le teint pâle et le corps famélique
Tu fais peine à voir, le miroir de ta vie est blafard
Tu a beau crier, personne ne t'entend, tu n'es qu'un cafard
Sors de ta condition pouilleuse et crache sur ce monde de flics
Ils te sclérosent par la peur, tu es programmé comme une machine
Demain tu auras un code barre et un numéro de série "login"

T'en as pas marre ?! Tes tympans plient sous le bruit du fer
Tu te corrodes et tout ça pour une pitance bien maigre
Tu n'es qu'un esclave, soumet-toi et tu seras intègre
Les usines saignent, c'est une hémorragie de poussière
Tu les entends les puissants ? Ecoute les se payer ta tête
Ils sont en chaleur, ils baisent, jouissent et font la fête

Mon frère, mon camarade, lève-toi et sors de ta mort imagée
Tout appartient au Capital alors il faut tout détruire
Brûle tout les édifices et laisse les flammes nous éblouir
Bats-toi ! La liberté ne viendra qu'avec la bataille rangée
La "Premiere Internationale" n'est plus, une autre va éclore
Et lorsque tu seras libre, tu connaîtras enfin ce qu'est l'âge d'or.


Mes amis, le jour de la revanche approche,
Jour où l'on bannira tous ceux qui nous reprochent
De n'être que des esclaves bons à produire,
De n'être des bêtes qui doivent se reproduire,
Pour assurer leur élevage égoïste,

Fini de notre vie malheureuse et triste,
Où l'on nous frappent lorsque l'on a aboyés,
Où l'on nous tuent lorsque l'on veut se révolter,
Il est l'heure de faire sonner les sirènes
Des usines, l'heure de faire sortir la haine.

Ouvriers ! Sortez des chantiers, pelle au poing,
Frappez tous ceux qui vous font crever de faim.

Détruisons tous ceux qui nous barrerais la route !

Paysans ! Sortez de ces terres maudites,
Sadiques et chimiques qui puent le pesticide.

Détruisons tous ceux qui nous barrerais la route !

Fonctionnaires ! Brûlez tous ces papiers,
Ces livres tant remplis de malhonnêteté.

Détruisons tous ceux qui nous barrerais la route,
Notre masse fera pleuvoir bien plus d'une goutte !
 
 
Crépuscule et Nazguul.
 
Merci encore.

 
 
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  Citer stoni Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jan 2010 à 14:22

Salut,

je me suis inscrit exprès sur ce forum pour vous répondre. Je suis tombé sur ce sujet au hasard, et le fait que personne n'avait réagi m'a attristé.

Je dis "vous" car apparemment vous avez écrit ce texte à deux.

Je me permets de corriger les fautes d'ortho et de grammaire.

Qu'est-ce que c'est, une chanson ? Un poème ?

C'est pas mal, et l'important quand on écrit c'est de toute façon de se faire plaisir.

A mon avis, vous vous êtes un peu empêtrés dans les rimes. ça se sent que des fois ça vous a genés (genre "login", c'est pas très joli quand même).
Alors ne faites pas de rimes, on s'en fout !

Après je trouve que la thématique, le champ lexical et les images sont quand même très classiques. Vous devriez vous lâcher et écrire quelque chose de plus personnel.
Dans un poème, un texte ou une chanson, on est pas obligés d'utiliser un langage soutenu, le vôtre l'est un peu trop, et on sent que vous n'utilisez pas ce genre de terme tous les jours.


Je conçois cependant que cela a dû vous demander beaucoup de temps, d'efforts et tout, et franchement je vous en félicite.

Vous avez quel âge sans indiscrétion ?

Bon sinon vous avez l'air en pétard, je plains les capitalistes qui croiseront votre route !

Le soulèvement des damnés.
 
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Brise cette chaîne horrifique, détache touS tes maillons
N'aiE plus peur de leurs menaces et prie pour la révolution

Regarde tes pères, le teint pâle et le corps famélique
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Tu a beau crier, personne ne t'entend, tu n'es qu'un cafard
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Ils te sclérosent par la peur, tu es programmé comme une machine
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T'en as pas marre ?! Tes tympans plient sous le bruit du fer
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Tu n'es qu'un esclave, soumetS-toi et tu seras intègre
Les usines saignent, c'est une hémorragie de poussière
Tu les entends les puissants ? Ecoute les se payer ta tête
Ils sont en chaleur, ils baisent, jouissent et font la fête

Mon frère, mon camarade, lève-toi et sors de ta mort imagée
Tout appartient au Capital alors il faut tout détruire
Brûle touS les édifices et laisse les flammes nous éblouir
Bats-toi ! La liberté ne viendra qu'avec la bataille rangée
La "Premiere Internationale" n'est plus, une autre va éclore
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Mes amis, le jour de la revanche approche,
Jour où l'on bannira tous ceux qui nous reprochent
De n'être que des esclaves bons à produire,
De n'être des bêtes qui doivent se reproduire,
Pour assurer leur élevage égoïste,

Fini de notre vie malheureuse et triste,
Où l'on nous frappe (nt) lorsque l'on a aboyé (s),
Où l'on nous tue (nt) lorsque l'on veut se révolter,
Il est l'heure de faire sonner les sirènes
Des usines, l'heure de faire sortir la haine.

Ouvriers ! Sortez des chantiers, pelle au poing,
Frappez tous ceux qui vous font crever de faim.

Détruisons tous ceux qui nous barreraiENT la route !

Paysans ! Sortez de ces terres maudites,
Sadiques et chimiques qui puent le pesticide.

Détruisons tous ceux qui nous barreraiENT la route !

Fonctionnaires ! Brûlez tous ces papiers,
Ces livres tant remplis de malhonnêteté.

Détruisons tous ceux qui nous barreraient la route,
Notre masse fera pleuvoir bien plus d'une goutte !
 

Le blog de Stoni ou le blog communiste le moins sérieux au monde.
http://stoni1983.over-blog.com/
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jan 2010 à 17:32
Je te remercie d'avoir posté ce commentaire et de t'être donné la peine de m'avoir corrigé. Les 4 premières strophes sont de mon ami l'anar' et, le reste, de moi. Je ne sais plus son âge, quant à moi j'en ai 19. C'est censé être un poème.


"Dans un poème, un texte ou une chanson, on est pas obligés d'utiliser un langage soutenu, le vôtre l'est un peu trop, et on sent que vous n'utilisez pas ce genre de terme tous les jours."

J'en prend note et merci encore camarade pour l'observation faite.

Crépuscule.



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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jan 2010 à 17:39
On n'est pas obligé d'écrire comme on parle pour autant.
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  Citer stoni Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jan 2010 à 20:10
Pour Crépuscule : je t'en prie, j'écris moi-même et j'aime bien filer un petit coup de main aux copains (je te rassure, en fait cet aspect magnanime n'a qu'un but : asseoir ma structure narcissique en ayant l'air sympa). Un geste n'est jamais gratuit, camarade !



Sur la remarque d'Emile, non bien sûr tu n'es pas obligé d'écrire comme tu parles (même si certains auteurs le font, c'est surtout un effet de mode imposé par le monde éditorial).
Enfin si tu as envie d'écrire comme tu parles, rien ne t'empêche de le faire !
En tout cas, il vaut mieux écrire dans un registre de langue dans lequel on est à l'aise : c'est plus simple pour faire passer son idée.

Beaucoup de jeunes auteurs croient qu'il faut en mettre plein la vue, recourir à des figures rhétoriques complexes, à une langue soutenue, mais vraiment, ce n'est pas important.

Le problème quand on s'essaie à utiliser des figures syntaxiques qu'on ne maîtrise pas très bien, c'est que l'image, ou le fait, que l'on veut exprimer a du mal à passer. Si l'auteur n'est pas sûr de son coup, le lecteur sera le premier à s'en rendre compte.

Ce petit texte est ma foi fort sympathique - si je puis dire.
Les images violentes sont les plus percutentes : quand vous dites "vomir", "baiser", les sensations de violence, et de dégout, que vous souhaitez faire passer, eh bien, elles passent très bien ! Là c'est authentique.

Comme quoi des mots simples sont les plus efficaces. Ce sont des mots que vous devez utiliser souvent (surtout "baiser" ha ha ha).




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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Dec 2010 à 21:46

Qui ne dit mot consent !

une bonne actualisation d'un texte qui date des années 30 en Allemagne !

Un hymne en l'honneur de ceux qui acceptent tout.


- Quand ils ont commencé à expulser massivement des sans-papiers, je n'ai rien dit parce que j'avais mes papiers et que je trouvais que chacun devait respecter la Loi.

-Quand ils sont venus chercher les Roms, je n'ai rien dit parce que je pensais qu'ainsi je perdrais moins de temps aux feux rouges à cause des mendiants-laveurs de pare brise.

- Quand mon voisin, salarié à France Télécom s'est suicidé, je n'ai rien dit parce que je pensais que c'était un privilégié et que je trouvais qu'il en faisait un peu trop sur son "malaise au travail" et qu'il s'était plutôt suicidé parce que sa femme voulait le quitter.

- Quand ils ont voulu reculer l'âge de la retraite je n'ai rien dit parce que je pensais qu'il fallait travailler plus longtemps pour pouvoir payer les pensions de vieux de plus en plus nombreux.

- Quand ils ont tiré sur les jeunes qui manifestaient, je n'ai rien dit, je pensais que la place d'un lycéen est en classe et pas dans la rue.

- Quand ils ont fini de privatiser les services publics comme les trains, je n'ai rien dit, je trouvais ces fonctionnaires trop privilégiés et de toute façon, je ne prenais plus le train, il était trop cher.

- Quand ils ont militarisé la police et bâillonné les juges, je n'ai rien dit, je trouvais les uniformes plus virils et j'espérais qu'ainsi enfin les assassins d'enfants ne seraient plus relâché dans les rues.

- Quand ils ont arrêté et interné les anarchistes, j'étais plutôt content et je n'ai rien dit, ces gens sont dangereux.

- Quand ils ont supprimé toutes les aides à la culture, je n'ai rien dit, de toute façon je ne rencontre jamais d'artistes et je préfère regarder TF1 pour me détendre.

- Quand ils ont réinstallé la peine de mort, je n'ai rien dit, je pensais que les terroristes et les assassins d'enfants devaient payer à hauteur de leurs crimes.

- Quand ils ont supprimé le système de retraites par répartition, j'ai commencé à cotiser à Sevriana, un fond de pension dirigé par le frère du président, en me disant que mon argent était en de bonnes mains.

- Quand ils ont fini par fermer l'école publique, je n'ai rien dit, mais j'ai travaillé plus dur et j'ai réduit mes dépenses de loisirs pour économiser pour l'éducation privée de mes petits enfants. Même si l'un d'eux a dû quitter l'école à 16 ans et entrer dans une école militaire pour ne plus être à la charge de ses parents.

- Quand à la faveur d'une nouvelle crise économique mes économies pour ma retraite ont disparues, je n'ai rien dit et j'ai cherché un second emploi pour boucler les fins de mois.

- Quand ils ont interdit les syndicats, je n'ai rien dit, je n'ai jamais été syndiqué, je ne voulais pas être manipulé.

- Quand ils ont imposé deux partis uniques présidés par deux frères, je n'ai rien dit, je me suis dit qu'ainsi il serait plus simple de choisir pour voter.

- Quand ils ont supprimé le droit de vote des femmes, je n'ai rien dit, de toute façon je pensais que ma femme et ma fille votaient la même chose que moi.

- Quand ma femme a perdu son emploi et qu'elle m'a dit qu'elle n'en trouvait plus, je n'ai rien dit et j'ai cherché un troisième emploi pour la fin de journée et assumer ainsi mon rôle de chef de famille. De toute façon je trouve qu'elle cuisine mieux qu'elle ne travaille.

- Quand je suis arrivé à 62 ans j'ai été licencié de mes deux premiers emplois, parce que je n'étais plus assez efficace, je n'ai pu conserver que mon emploi au centre commercial, mais ils m'ont mis au rangement des caddies. Je n'ai rien dit, trop content de conserver une source de revenus.

- Quand mon fils est mort au travail à 45 ans alors que j'entamais ma 50ème année de travail, je n'ai rien dit parce que je pensais qu'il n'avait pas eu de chance.

- Aujourd'hui, en ce mois de février 2023, il fait froid sur le parking du supermarché où je range des caddies du haut de mes 69 ans, tout à l'heure je suis convoqué par la direction, je sais qu'ils vont me licencier. Comme je n'ai plus les moyens de payer notre loyer, je vais être expulsé de mon logement et comme j'ai déjà refusé de quitter les lieux, je suis sous le coup d'un mandat d'amener. La police m'a prévenu qu'elle passerait demain matin. J'ai bien cherché à contacter des syndicats ou des associations, comme il en existait il y a longtemps,

mais apparemment il n'y a plus personne pour m'aider à me défendre...

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Dec 2010 à 23:55
Bonsoir, voici un autre texte poétique fait de ma plume que je souhaiterais vous faire partager. Critique à faire sur le texte sera toujours le bienvenue. Merci !

Prélude.

En cette nuit où la misère est pluie,
Où des lieux ont cette souffrance infinie,
Aveuglés dans le brouillard des mensonges,
Noyés dans ces promesses qui sont songes.

Une armée, bleue, au service des seigneurs,
Créant le malheur sur les damnés qui ont peur,
Frappant, telle que la peste, sans pitié;
La faim, la mort, le désespoir sont meurtriers !

En ce jour où l'Homme séchera ses larmes,
Lèvera des yeux et dressera une arme,
Les rois sans couronne seront fuyant;
Apparaîtra une aurore aux doigts de sang !

Crépuscule.

Edité par Crépuscule - 06 Dec 2010 à 12:09
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Dec 2010 à 23:56
Bonsoir T 34, ce texte qui tu as publié me rappelle un autre poème que j'avais lu dont je ne me rappelle plus de l'auteur... C'était aussi du même style. Contre ce que l'on appelle "la pensé unique".

Crépuscule.
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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 08:36
Salut Crépuscule. Juste des remarques de grammaire. Qu'est-ce qui est bleu ? L'armée ? Si oui, elle est bleuE. Ensuite, qu'est-ce qui est "Meurtries par la faim, etc." ? Ton adjectif ne renvoie à aucun substantif. Ou si ce sont les damnés pas de "e" à la fin de meurtries.

Enfin, d'un point de vue métrique : as-tu fait exprès de composer des vers de mètres différents ? Est-ce que c'est censé être des vers libres ?

A ta place, j'enlèverais les points à la fin de tes paragraphes (et mettrai une virgule par exemple), ils n'ont pas lieu d'être et ça casse la protase. De même le syntagme "Meurtries par la faim, etc.", j'attends ta réponse mais c'est pareil je trouve qu'il plombe un peu le sonnet en son centre.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 10:41
 

Un communiste amoureux c'est émouvant non ?

Et là, il y a de l'engagement..

Je n'ai jamais trouvé le bon mot à la place de "désarmé".


 

MIE-LIEUE

 

 

Créer un espace complice

Dans ce monde en perpétuelle lice

Enfanter un devenir policé :

Discours-fleuve et fluide pensée

 

Au petit jour tituber ses premiers pas incertains

Illuminé par la lumière de la nuit des aïeux lointains

Sous les tendres morsures du souffle printanier

Cherchetrouver le sein jamais renié

Un rai, un halo, un éblouissement :

La vie se découvrant en son commencement

 

Jeter toutes ses forces dans la bataille

De la marmaille qui se débraille

Courir vers les mondes inconnus

A portée des jambes menues

Retenir contre son coeur balbutiant et volatil

Le parfum doux et amer des jours que l'on file

 

Un jour, entre deux jeux et deux voeux, la nuit

Courte

Une fois, après l'indicible et avant l'indisable, la foi

Longue...

 

Retenir, chaviré, ses cheveux

Amoureux

Retenir, fougueux, sa fugue

Gentil Lug

 

Connaître, misérable et splendide, ce que peut être

Le lieu du naître

Maldire, [désarmé] et conquérant, ce que peut dire

Le meilleur et le pire

 

Lors d'une gouailleuse journée de solstice

Ne pas se garder de la faille, du précipice

Lorsque la Nature use de tous ses subterfuges

Ne trouver qu'en Elle le refuge

 

Le Métier s'est cassé à force de recommencements,

De faux-semblants, de blancs, de prestes amants

L'Ouvrage s'est maintenu au gré du courage

De tous les âges en délivrant le Message

 

Décréer dans le don ultime

Céleste et intime ?

S'apparenter à tout jamais

Sans faire de façon au fil de mai...

 

 

Suresnes, le 30 juillet 1995


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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 12:00
Message posté par Emile

Salut Crépuscule. Juste des remarques de grammaire. Qu'est-ce qui est bleu ? L'armée ? Si oui, elle est bleu<span style="font-weight: bold;">E</span>. Ensuite, qu'est-ce qui est "Meurtries par la faim, etc." ? Ton adjectif ne renvoie à aucun substantif. Ou si ce sont les damnés pas de "e" à la fin de meurtries.Enfin, d'un point de vue métrique : as-tu fait exprès de composer des vers de mètres différents ? Est-ce que c'est censé être des vers libres ?A ta place, j'enlèverais les points à la fin de tes paragraphes (et mettrai une virgule par exemple), ils n'ont pas lieu d'être et ça casse la protase. De même le syntagme "Meurtries par la faim, etc.", j'attends ta réponse mais c'est pareil je trouve qu'il plombe un peu le sonnet en son centre.


Salut Emile.

Merci tout d'abord pour ton commentaire.

Je vais régler les erreurs de grammaire... Les mètres sont différents tout simplement parce que les strophes ( ce qui mène à dire que ce ne sont pas des vers libre étant donné qu'il y a des strophes et des rimes à chacune d'entre elles ) passe d'une chose à l'autre :

Strophe 1 : Situation dans laquelle se trouve le peuple.
Strophe 2 : L'armée qui fait des ravages.
Strophe 3 : l'Espoir qu'il y ait la révolution.

Erreur aussi pour "meurtries"... Je me suis relus et en effet le dernier vers de la deuxième strophe pose problème !!!

Concernant les fins de vers j'ai toujours habitude de terminer mes strophes par un point ( . ) qu'une virgule( , ) mais je pense que je vais plutôt remplacer par un point d'exclamation ( ! ) pour donner un peu de vie au texte.

Merci pour tes observations. J'espère avoir répondus à ce que tu voulais.

P.S. Tu pourras constater que j'ai édité le texte, le dernier vers de la deuxième strophe étant modifié.

Crépuscule.

Edité par Crépuscule - 06 Dec 2010 à 12:12
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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 15:26
Je te proposai de remplacer les points par des virgules car tes sept premiers vers ne constituent pas une phrase principale ; ce sont des compléments ou des relatives, et je croyais que la dernière strophe avait pour but d'être la principale. Je vais pas rentrer dans des considérations sur l'histoire de la poésie mais en général le point conclut une phrase, un sens. Ici n l'occurrence tes sept premiers vers sont le début d'une phrase mais il n'y a pas de fin.

Ensuite, on peut très bien écrire des vers libres avec des strophes. La strophe sert souvent à créer une unité de sens.

Edité par Emile - 06 Dec 2010 à 15:27
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 16:57
Dans le cas de la poésie je pense que la syntaxe, la grammaire, voire l'orthographe peuvent être mises au service du contenu, du message.

Edité par babeuf - 06 Dec 2010 à 16:58
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 17:12
Message posté par Crépuscule

Bonsoir T 34, ce texte qui tu as publié me rappelle un autre poème que j'avais lu dont je ne me rappelle plus de l'auteur... C'était aussi du même style. Contre ce que l'on appelle "la pensé unique".
 
C'est un poème de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.
 
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 17:26
T 34,

Ah ! C'est exactement le poème auquel je faisais référence. Merci pour l'identité de l'auteur ! ;-)
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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 17:30
Bien sûr Babeuf mais je pense que Crépuscule n'en est qu'à ses débuts. Avant de créer leurs propres règles poétiques, les plus grands poètes ont commencé par imiter leurs aînés et écrire dans un style "classique". De plus faire péter la syntaxe (genre pas de principale) est une pratique assez récente de la poésie et pas très courante de plus. Ce genre de procédé doit mettre en valeur le contenu, et a des implications. Je ne suis pas sûr que Crépuscule abolisse la phrase principale par modernisme ou un quelconque truc du genre (mais je peux me tromper) aux vues des images et du sens qui reste compréhensible.
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Dec 2010 à 17:50
(Re) Bonsoir Emile,

Il est est vrai que je débute _plus ou moins_ en ce qui concerne la poésie.

Je cite : "les plus grands poètes ont commencé par imiter leurs aînés"

Bien que je ne serais sans doute pas un grand poète il m'étais toutefois arrivé d'imiter, voir être inspiré par de grand poète ( exemple Arthur Rimbaud )

Le champs paisible.

Au loin, un brouillard vermeille se lève,
Accompagné d'un chant doux et mélodieux,
Chaque arbres ont des trous profond dont coule,la sève.
Paysage évoquant un délice aux yeux.

La terre est chaudement retourner,déformer,
Laissant échapper quelque braises incandéscente,
Les ruines recouverte d'un noir cendré
Acceuil au pied, un obus inquiétant.

Tout près, s'évapore ce rouge des mourrants,
Rejoins les gémissements,mal des soldats,
Chaque blessés ont des plaies dont coule, le sang.
Paysage évoquant un délice froid.

Crépuscule.

Je te laisse deviner sur quel texte de Rimbaud je me suis inspiré... ;-)

Concernant le texte ( prélude ), il est vrai que j'utilise beaucoup l'image poétique afin que le contenu soit assez compréhensible. Je ne "rentre pas dans les détails" mais je survole.

les deux premières strophes décrivent des choses sans pour autant décrire la source de celles-ci. La dernière strophe montre bien de qui il s'agissait.

Edité par Crépuscule - 06 Dec 2010 à 17:50
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