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Secours Rouge/APAPC

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Secours Rouge/APAPC
    Envoyé : 30 Sep 2007 à 11:28
 
 
Ce 20 octobre 2007, le Secours Rouge/APAPC co-organise avec la Commission pour un Secours Rouge International
ainsi que ses membres italiens, suisses et allemands :

Ne pas oublier ! Ne pas pardonner !
Commémoration du massacre des prisonniers de la RAF à Stammheim

 
Débat, vidéoconférence et film.

Rendez-vous dans la grande salle du Pianofabriek 35 rue du Fort, 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)
de 19h à 23h.

 


Edité par raymondmarchand - 30 Sep 2007 à 23:42
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Depuis le: 26 Sep 2007
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  Citer Cam. KatyuSha Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2007 à 12:40
Pourrais-tu nous en dire plus Cam Raymond sur le massacre des prisonniers de la RAF à Stammheim ? et sur cette commémoration .
A l'Assemblée Nationale, les députés n'ont plus accés aux sites porno...pourtant l'on voit encore chaque jour M. Sarkozy cravacher ses ministres, niquer les parlementaires et baiser la démocratie =)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Apr 2008 à 23:57
Résistance et répression en Italie
 
Soirée d'information et de soutien aux militant(e)s arrêtés le 12 février en Italie
 
Le Secours Rouge organisera au Dolle Mol, 52 rue des Eperonniers 1000 Bruxelles, le samedi 19 avril 2008 à 19H une soirée d'information sur les militants du Parti Communiste politico-militaire (PC p-m) arrêtés le 12 février 2007.
Des camarades italiens du comité "Compagne e compagni per la costruzione del Seccorso Rosso" viendront nous parler de la situation des luttes et de la répression dans leur pays.
Cette soirée aura lieu avec la présence solidaire d'Inge Viet, ancienne militante du "Mouvement du 2 juin" et de la Rote Armee Fraktion.
Avec débats, infothèque, stands, petite restauration, etc.
 
 
 

 
 
Info à suivre...


Edité par Camarondeplata - 20 Apr 2008 à 14:53
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Apr 2008 à 13:22

Résistance et répression en Italie

 

1. Introduction

 

Depuis des années les médias affirmaient que le mouvement révolutionnaire italien était mort.  Et que, mis à part quelques brigadistes irréductibles emprisonnés, la lutte armée communiste révolutionnaire appartenait à l’histoire.

Le 12 février 2007, tous les médias d’Europe ont titré sur la grande opération policière dirigée contre le Parti Communiste Politico-Militaire (appelé erronément par les médias « Nouvelles Brigades Rouges »).  Quinze militants jeunes et anciens (de 21 à 54 ans, certains liés aux luttes armées des années 70/80), hommes et femmes, délégués syndicaux, activistes anti-guerre, animateurs des centres sociaux, prolétaires, étudiants étaient arrêtés, des armes, du matériel et des documents politiques étaient retrouves, plongeant l’Italie dans la stupeur.

Stupeur horrifiée dans le camp de la bourgeoisie qui a réagit de manière hystérique à tous les niveaux.  Tout d’abord, la police a ratissé large.  Ensuite, les médias et politiques ont multipliés les déclarations, passant du triomphalisme (en exaltant l’action policière), au catastrophisme (en découvrant à quel point le projet du Parti Communiste Politico-Militaire plongeait ses racines dans la classe ouvrière italiennes et les luttes populaires).

La vague de solidarité avec les militants arrêtés n’a rien fait pour rassurer le régime.

Dans de nombreuses villes, des slogans de solidarité ont été peints sur les murs des usines, des tracts ont été distribués et des affiches collées.  Des dizaines de collectifs et d’organisations politiques se sont déclarés solidaires.  Dans la vieille tradition des luttes ouvrière italiennes, les WC des usines étaient couverts de messages de soutiens aux prisonniers.  Le domicile du chef de la police politique à Padoue a fait l’objet d’une attaque incendiaire, etc.  Deux cents quinze actions de solidarité en trois mois !

Ces preuves de la popularité du projet de relance d’une lutte armée révolutionnaire ont achevé d’affoler la bourgeoisie.  Non seulement les patrons ont licencié les travailleurs qui avaient manifesté de la solidarité avec les militants arrêtés, mais ces travailleurs se sont vus immédiatement exclus du syndicat !  Les directions syndicales ont voulu organiser une « grève contre le terrorisme », et les partis politiques une « manifestation nationale contre le terrorisme » et ces deux projets ont avorté misérablement, achevant de transformer l’évènement en séisme politique.

La solidarité a été active hors d’Italie : occupation de l’office du tourisme italien à Paris, rassemblement devant les représentations diplomatiques italiennes à Berlin, à Bruxelles, à Barcelone et à Lille, une action à la gare de Zurich, meetings à Bâle, Berne, Zurich et Berlin et maintenant Bruxelles, incendies de la chambre de commerce italienne à Berlin et de l’importateur Alfa Roméo/Ferrari pour la Suisse, bombages sur les consulats italiens de Stuttgart et de Charleroi, etc.  La première audience du procès, ce 27 mars, a été l’occasion d’une nouvelle vague de solidarité, incarnée par la délégation internationale envoyée par le Secours Rouge à Milan.

 

2. Répression et amalgame

 

Parmi les quinze militants et militantes arrêtés le 12 février et les autres militants arrêtés par la suite, seuls quatre se revendiquent du projet de constitution du Parti Communiste Politico-Militaire. Comme à chaque fois, la répression à frappé au plus large, à la fois pour être certaine d’éradiquer la menace d’une relance de la lutte armée communiste en Italie, et à la fois pour intimider les forces radicales d’oppositions, telles celles qui animent les centres sociaux.  Dans cette optique, la police et la justice italienne préfèrent  enfermer pendant de longues années et briser la vie de quelques « hommes en trop », plutôt que de baisser la garde  répressive.

Chaque connexion devient l’occasion d’un soupçon, et chaque soupçon l’occasion de poursuites judiciaires.  Qu’un des inculpés ai fréquenté ou évoqué un local politique ou une conférence politique, ce local devient alors une « base terroriste » et la conférence une « conspiration terroriste ».

Le rôle qu’Alfredo Davanzo (arrêté le 12 février) a joué dans la fondation du Comité (français) pour un Secours Rouge lors de son exil forcé à Paris, la notoriété des Conférences internationales de Bâle, organisées par la Commission pour un Secours Rouge International, les relations de travail entre militants légaux, tout est instrumentalisé pour nourrir l’image d’un vaste complot terroriste, et pour réprimer non seulement les organisations révolutionnaires armées, mais toute forme de lutte et de résistance.  En Belgique, Le Soir et La Libre Belgique (des 17-18 février 2007) ont donné écho à cette campagne de la presse et de la justice italienne.

 

3. Les origines du Parti Communistes Politico-Militaire

 

Après avoir connu un développement immense dans les années 70, les organisations révolutionnaires armée en Italie subirent de lourdes défaites au début des années 80.  Plus de vingt militants ont été tués durant cette décennie par des policiers qui commencent à appliquer systématiquement la torture, et plus de 4.000 militants sont emprisonnés.  L’unique organisation survivante sera les Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant, les BR/PCC, qui tirèrent des conclusions sur le changement de la situation et décidèrent une nouvelle ligne : « la retraite stratégique ».

Il fallait reculer, se positionner sur une ligne moins ambitieuse, tout en continuant la lutte armée, mais avec une autre intensité et à un autre rythme.  On commençait aussi à prendre la mesure d’une défaite qui n’était pas uniquement celle du mouvement révolutionnaire mais plus largement celle de la classe : depuis l’offensive du patronat de Fiat en octobre ’80, le rapport de force avait basculé et cela se manifestait à tous les niveaux, dans toutes les situations.  La capacité à voir tout cela, et à le situer aussi dans son contexte international et dans une perspective historique, fut ce qui permit aux BR/PCC d’alimenter le débat et de progresser malgré tout.

Ce débat donnera lieu en 1984 à une division de l’organisation entre deux entités qui poursuivront leur chemin parallèlement durant des années.  Elles seront simplement appelées au début « première position » et « deuxième position ».

La première, restant majoritaire, fut donc dépositaire de la continuité des BR/PCC, la deuxième constitua l’Union des Communistes Combattants (UCC).  Le centre du débat avait été la critique soulevée par la « deuxième position » sur l’axe stratégique qui avait jusque là dirigé les BR : la « stratégie de la lutte armée ». La critique insistait sur la déconnexion grandissante entre les Brigades Rouges et les dynamiques de la classe, et relevait un certain éclectisme des références qui avaient présidé et formé l’expérience armée.  La « deuxième position » affirmait vouloir un « retour au léninisme », dans le sens ou dans les pays impérialistes, le processus révolutionnaire est partagé entre la dynamique de l’avant-garde (qui dégage et expérimente les stratégies) et celle des masses qui ne sont disposées à l’affrontement armé que dans de bref moments historiques de crise révolutionnaire. 

La « première position » proposait une continuité.  Elle avait une solidité qui a fait qu’elle ait pu assurer une continuité de lutte armée jusqu’à récemment.  Mais son gros problème est celui de la « conquête des masses » : comment peut-elle réaliser une relation aux dynamiques de masses ?

Cette question, et d’autres animeront le débat en ces années là, des petits noyaux armés se forment et se rapportent plus ou moins à ces deux positions.

Après plusieurs grandes opérations de guérilla, l’UCC sera défaite par deux vagues d’arrestations et elle n’arrivera plus à se relever.  De la « deuxième position » résistera et se développera une aile militante, qui donnera finalement naissance au projet de constitution de Parti Communiste Politico-Militaire.

 

 

Infligeons démenti sur démenti aux médias du régime qui tentent, contre toute évidence, de faire croire que les camarades ne sont que les échos mourants d’une époque révolue !

 

Jamais la lutte révolutionnaire anti-capitaliste n’a davantage été d’actualité – et la solidarité avec les militants réprimés pour leur engagement révolutionnaire est un front important de cette lutte !

 

Abattre le capitalisme !

Construire la solidarité!

 

Secours Rouge/APAPC

 
 
 
Prisonniers du PC p-m lors de l'ouverture de leur procès à Milan le 27 mars 2008.  Source : presse italienne.


Edité par Camarondeplata - 20 Apr 2008 à 14:54
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Apr 2008 à 14:40

Belle réussite hier de la soirée d’information organisée par le Secours Rouge, en soutient aux militants arrêtés le 12 février 2007 en Italie.  Entre 50 et 60 personnes présente dans la petite salle au dessus du Dolle Mol (en français, La taupe folle) mise gracieusement à notre disposition par le collectif anarchiste gèrant le célèbre bistrot du centre de Bruxelles, après qu’une autre salle (plus grande) nous ai fait  faux bond à la dernière minute.

 

Toute l’info ici : http://www.secoursrouge.org/

 



Edité par Camarondeplata - 10 Nov 2008 à 08:37
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 May 2008 à 23:01

La conférence du 19 avril en vidéo !
La conférence "Lutte et répression en Italie" avec l'intervention solidaire de Inge Viet, organisée par notre Secours Rouge, a été filmée et mise en ligne par les soins du Dolle Mol.

Voir ici : http://www.secoursrouge.org/

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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jun 2008 à 13:37

Pour cause d'examens, je n'ai pas beaucoup posté ces derniers temps mais je pense que ceci est important :

Deux membres des CCC arrêtés

Rédaction en ligne

jeudi 05 juin 2008, 11:30

Pierre Carette et Bertrand Sassoye, deux des quatre membres des Cellules communistes combattantes (CCC), ont été arrêtés ce jeudi matin à Bruxelles, selon la chaîne de télévision flamande VTM. Pour non respect des conditions de leur libération conditionnelle.

Deux%20membres%20des%20CCC%20arrêtés

Pierre Carette à sa sortie de prison en 2003. P-Y Thienpont - Le Soir

Le parquet de Bruxelles a confirmé l’arrestation mercredi de Pierre Carette et de Bertrand Sassoye. Ils ont été arrêtés pour ne pas avoir respecté les conditions de leur libération conditionnelle, a expliqué le porte-parole du parquet.

Ils avaient été les deux derniers des quatre membres des CCC à bénéficier d’une libération conditionnelle. Pierre Carette avait été le dernier à être libéré en 2003.

Les quatre membres des CCC ont été condamnés en 1988 à la perpétuité par la cour d’assises du Brabant pour une vingtaine d’attentats commis en Belgique. Un de ces attentats, le 1er mai 1985 contre l’immeuble de la Fédération des Entreprises de Belgique, à Bruxelles, a coûté la vie à deux pompiers. Les quatre membres des CCC ont été arrêtés en 1985 à Namur.

Les Cellules Communistes Combattantes, mieux connues sous le sigle des CCC, ont régulièrement fait la « une » des journaux belges dans les années 1984 et 1985. Elles ont revendiqué une trentaine d’attentats commis en Belgique durant ces deux années.

La série d’attentats des CCC a débuté le 2 octobre 1984 à Evere. Le premier attentat visait deux firmes dépendant du groupe « Litton Industries ».

Les explosions se sont alors succédé à un rythme accéléré, visant tant l’OTAN que des firmes travaillant pour l’Organisation de l’Atlantique Nord. Les cibles américaines, des objectifs politiques, militaires, ainsi que des banques et d’autres objectifs économiques sont pris pour cibles par les CCC.

Le 1er mai 1985, un des attentats des CCC tourne au drame. Il coûte la vie à deux pompiers et en blesse trois autres. Au cours d’un autre attentat visant le siège de la BBL à Etterbeek, un des terroristes a également tiré à la mitraillette en direction d’un agent de la firme Securitas, qui a été blessé au bras.

La série d’attentats s’est clôturée le 6 décembre 1985 par une attaque contre un pipeline de l’OTAN à Wortegem-Petegem (Deinze). Dix jours plus tard, Pierre Carette et ses compagnons d’arme étaient arrêtés à Namur.

Ils ont été arrêtés pour ne pas avoir respecté les conditions de leur libération conditionnelle : ils ont violé l’article 70 de la loi du 17 mai 2006, a précisé le parquet de Bruxelles. Il n’a pas voulu dire quelles conditions fixées à leur libération n’ont pas été respectées.(d’après Belga).

 
De plus, la police a perquisitionné un membre de la rédaction de la RTBF.
 
Bientôt des infos sur une connexion Al quaïda- Bloc ML ? La justice belge est capable de beaucoup de choses...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jun 2008 à 14:09
HONTEUX...Je n'ai absolument aucune phrase ou proposition constructive à ce sujet, juste de l'effarement, de la haine et une sincère solidarité avec nos camarades Belges...
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jun 2008 à 10:11
Encore des infos :
 
Communique Urgent!

Bruxelles, le 5 juin 2008

Ce matin vers 5h30 des perquisitions et arrestations de membres de Secours Rouge Belgique et Bloc Marxiste-Léniniste ont eu lieu à Bruxelles. Elles ont été menées avec la violence habituelle: policiers cagoulés, armés, gilets parballes, etc.
A l'heure actuelle, nous avons connaissance de deux arrestations, cinq perquisitions donc une à Paris (deux encore en cours).

Ce n'est pas la première fois, et ne sera pas la dernière non plus, que la répression du Système s'acharne contre les militants révolutionnaires, anticapitalistes, anti-impérialistes, antifascistes.

Lutter contre le terrorisme du système Capitaliste est légitime et nous ne comptons pas arrêter notre travail. Ses intimidations ne réussiront pas a arrêter le cours de l'histoire car l'histoire la font les peuples!

Nous vous appelons à diffuser ce communiqué le plus largement possible.

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME!

SECOURS ROUGE BELGIQUE
BLOC MARXISTE-LÉNINISTE

 

Et encore :



JUSTICE / Le réseau italien d’extrême gauche mène en Belgique

Retour à la case prison pour les anciens CCC

MARC METDEPENNINGEN

jeudi 05 juin 2008, 22:15

BERTRAND SASSOYE ARRÊTÉ À SAINT-GILLES DANS LE CADRE D’UNE ENQUÊTE SUR UN RÉSEAU ITALIEN. SON AMI, PIERRE CARETTE, INQUIÉTÉ POUR SES RELATIONS.

Retour%20à%20la%20case%20prison%20pour%20les%20anciens%20CCC

Belga

En quittant la prison de Louvain-Centrale, le 4 juin 2003 au terme de dix-sept années de prison, Pierre Carette avait sacrifié à l’usage pénitentiaire qui sied aux libérés : il avait laissé à ceux qui restaient sa poêle à frire et d’autres menus objets utiles dans l’univers carcéral. On ne sait si à son entrée, jeudi, à la prison de Saint-Gilles, il a récupéré la poêle d’un « sortant ».

Son retour à la « case prison » s’est organisé dans la violence. A l’aube, des agents de la section antiterrorisme de la police judiciaire fédérale, masqués comme tous les superflics, ont investi son appartement, cassant la porte, le sortant comme le criminel qu’il fut lors des années de plomb. « Son propriétaire a été très choqué, confie l’avocat de Carette, Me France Blanmailland. Je ne comprends pas le recours à de tels moyens s’il s’agit d’une simple violation des conditions mises à sa libération conditionnelle. »

Carette, chef historique des Cellules communistes combattantes (CCC), organisateur de 28 attentats dans les années de plomb (lire en page 4), dont celui fatal à deux pompiers rue des Sols à Bruxelles, est retourné à l’ombre au motif officiel qu’il aurait conservé des contacts avec Bertrand Sassoye et d’autres anciens codétenus (avec lesquels il partagea tant d’années). Un motif futile au regard de ce que la tolérance judiciaire permet à d’autres libérés conditionnels ? Sans nul doute.

D’autant que publiquement Carette s’afficha dans le passé avec Sassoye, dès sa sortie de prison et lors d’émissions de télévision ; toutes apparitions qui auraient pu, selon la logique retenue aujourd’hui, lui valoir un retour derrière les barreaux.

Le tribunal d’application des peines (TAP) devra dire, dans le mois, si cette violation des conditions de libération conditionnelle est susceptible de lui faire purger le reste de sa peine, soit encore treize ans.

Mais la cible de l’opération des unités antiterroristes menée jeudi n’était pas Pierre Carette, attiré par aspiration dans une enquête plus vaste dans laquelle il n’a rien à voir, ainsi que le confirme la porte-parole du parquet de Bruxelles, Estelle Arpigny.

Carette, cette fois-ci, ne semble qu’être la pièce rapportée de Bertrand Sassoye, autrefois son lieutenant au sein des CCC et vraie cible de l’opération des antiterroristes agissant sur instruction du parquet fédéral.

Arrêté, lui aussi, jeudi aux aurores par un assaut de cavalerie policière dans l’appartement qu’il occupait au-dessus de la brasserie Verschueren, établie au parvis de Saint-Gilles, Sassoye doit son réveil brutal à des informations de presse, rapportant en février 2007, le démantèlement en Italie d’un groupement d’extrême gauche « Parti Communiste politico-militaire » (PCPM).

Dans les articles relatant l’arrestation à Turin, Trieste, Milan et Padoue de quinze activistes de cette résurgence des « Brigades rouges », il était fait mention de contacts de ce groupe à vocation terroriste avec la Belgique.

« A la lecture de ces affirmations, raconte Lieve Pellens, du parquet fédéral, nous avons mené une commission rogatoire en Italie. » Et la pêche se révéla fructueuse, au moins en apparence. Les enquêteurs belges découvrirent sur des listings du PCPM, dans des relations d’écoutes téléphoniques, les noms de Bertrand Sassoye, de A., H. et W. qui furent placés sous surveillance avant leur interpellation en Belgique ce jeudi. Wahoub F. est une journaliste de la RTBF qui demeure à Saint-Gilles. Elle est une proche de Bertrand Sassoye et s’intéressa, personnellement et professionnellement, à différentes causes dont celle des sans-papiers. Son domicile saint-gillois et son bureau à la RTBF (lire en page 3) ont été également perquisitionnés.

Bertrand Sassoye, lui aussi, a rejoint comme Pierre Carette la prison de Saint-Gilles. La juge d’instruction Bernardo-Mendez devait lui signifier dans la nuit un éventuel mandat d’arrêt. Signifié ou pas, il se retrouve de toute façon en prison pour une période d’au moins quinze jours sous le motif retenu par le parquet de Bruxelles d’une violation de ses conditions de libération conditionnelle, acquise en 2000. Il se serait ainsi « rendu à l’étranger sans en aviser son agent de probation, aurait changé d’adresse sans le signaler à l’administration » et aurait « rencontré d’autres codétenus », dont son vieil ami Pierre Carette.

Lors d’une rencontre de presse organisée jeudi par les sympathisants de Bertrand Sassoye à la brasserie Verschueren de Saint-Gilles, il a été démenti toute implication dans les activités du PCPM. Lors du démantèlement de ce groupe d’extrême gauche en Italie, la presse transalpine évoqua la crainte du « retour des années de plomb », incarnées dans la période 70-80 par les agissements des Brigades rouges.

Le PCPM, qualifié par les services italiens de « groupe avec un offensif potentiel élevé », aurait préparé des opérations contre une villa de Silvio Berlusconi (l’actuel Premier ministre), des émetteurs de ses télévisions, le journal de droite Libero. Clap

Ces nouveaux « brigadistes rouges » auraient aussi envisagé l’élimination physique de personnalités académiques, comme Pietro Ichino, un professeur de droit social, réformiste convaincu.(NdR:mouais pas convaicu) Le leader du PCPM fut identifié sous les traits d’Alfredo Davenzo, 51 ans, déjà condamné dans les années 80, réfugié en France et installé clandestinement en Italie où il avait entrepris de relancer la structuration militaire des « nouvelles brigades rouges » qui entretinrent, autrefois des liens avec les CCC, comme les membres français d’Action directe ou de la Fraction armée rouge allemande qui bénéficièrent dans les années 80 de vols d’armes et d’explosifs commis en Belgique par le groupuscule de Carette et Sassoye.

Lors des perquisitions diligentées par le parquet de Milan, des armes (kalachnikov et mitraillette yougoslave M70) et des documents séditieux furent découverts. Des écoutes témoignaient de la détermination du groupe. L’une d’elle révéla que ces terroristes disposaient d’explosifs T4. Dans une autre, enregistrée à l’aide micros disposés dans un restaurant chinois où la tête du PCPM conférait de stratégie, l’un de ses leaders, le truand Bruno Ghirardi, se vantait d’être entré sans être contrôlé dans le bureau du procureur antiterroriste de Milan, Armando Spataro.

Le ministre de l’Intérieur de l’époque Giulano Amato avait déclaré que le démantèlement du PCPM témoignait « d’une présence en Italie de poches brigadistes non encore éliminées. L’organisation que nous avons démantelée n’est pas la dernière et nous le savons ».

PCPM et ex-CCC liés ? La filiation révolutionnaire de Carette et de Sassoye a toujours été revendiquée par les deux militants. De là à avoir décidé de repasser à l’acte ? C’est ce que l’enquête devra établir.

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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2008 à 16:13
Je continue à relayer : Communiqué du Secours Rouge :
 
Ce vendredi, quatre personnes ont été inculpées : Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF ; Constant Hormans, transporteur routier ; Abdallah Ibrahim Abdallah, réfugié politique libanais ; et Bertrand Sassoye, serveur dans une brasserie et ex-membre des CCC.

Qu’ont en commun ces quatre personnes ?

Nullement la reconstitution d’une pseudo organisation « terroriste » mais bien une action soutenue dans le cadre de luttes politiques et sociales (sans-papiers, les dockers, luttes syndicales, …), ainsi que leur participation aux activités légales et légitimes du Secours Rouge/APAPC (www.secoursrouge.org).

Le Secours Rouge/APAPC travaille au développement de la solidarité face à la répression de classe : prisonniers politiques, répression sociale (grèves, occupations, etc.), faits de solidarité internationaliste (solidarité avec les sanspapiers ou avec les peuples en lutte).

Le travail du Secours Rouge consiste notamment en des soirées publiques comme celle organisée à Bruxelles en avril dernier sur la répression en Italie, lors de laquelle des personnes sont venues témoigner du cadre juridique dans lequel se sont déroulées les arrestations des Inculpés du 12 février. (http://www.secoursrouge.org/dos_9.php)

S’appuyant sur l’application des nouvelles « méthodes particulières de recherche »(NdR : merci le Patriot Act !), le Parquet fédéral et la police ont organisé de multiples interpellations et perquisitions qui trouvent un relais complaisant, quasi enthousiaste, dans les médias.

Ce relais s’est rapidement transformé en désinformation, en propagation de raccourcis mensongers et d’amalgames dangereux qui contribuent à la criminalisation de la solidarité avec les prisonniers politiques.

Il faut aujourd’hui, en Belgique, refuser la criminalisation du Secours Rouge, de ses militants et de la solidarité internationale.

Libérons nos camarades !

La solidarité est notre arme !

Secours Rouge/APAPC, le 6 juin 2008

A l’instant où nous écrivons ces lignes, nous apprenons qu’une autre personne, militant également au Secours Rouge, a été appréhendée par la police.

Ce samedi 7 juin, 18h Rassemblement de soutien devant la prison de Berkendael

Compte de solidarité (frais de justice et avocats) : 083-9777055-40

 

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  Citer Vasily Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2008 à 13:22

nouvelle arrestation j'ai vu ca au journal a l'instant

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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2008 à 14:12

Le CLEA ( Comité pour la liberté d'expression et d'association ) fait une "page spéciale" sur cettte "affaire" : http://leclea.be/pages/menace-qui-grandit.html

Il est clair selon moi que les arrestations visant le Secours Rouge sont dans la même lignée que l'acharnement judiciaire dont a été ( sous réserve de Cassation ) Bahar Kimyongür et les autres.
L'objectif est de briser toute résistance , qu'elle qu'elle soit.
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2008 à 14:19
Pendant ce temps là , quelque part en Belgique...Angry
 

Rassemblement de Blood and Honour à Lebbeke

dimanche 08.06.2008, 12:26

Le mouvement néonazi international Blood and Honour s’est réuni de façon inopinée samedi soir à Lebbeke, annonce dimanche la VRT. Selon le bourgmestre de Lebbeke, la police était prête à intervenir, mais il n’y a pas eu d’incident. Quelque 300 membres belges et étrangers étaient réunis pour un concert au centre paroissial Ons Huis à Lebbeke. Le bourgmestre François Saeys fait savoir que le chef de corps Wim De Maesschalck est allé contrôler la situation sur place, mais tout est resté calme. La présence de Blood and Honour dans cette commune de Flandre orientale était totalement imprévue : le groupe néonazi avait annoncé qu’il se réunirait dans les environs d’Anvers. L’association garde souvent le lieu de ses manifestations secret le plus longtemps possible, pour éviter que le rassemblement soit interdit et pour tromper la police. Aucun incident n’est à déplorer.
 
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  Citer Silimaure Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jun 2008 à 09:22
Ces chiens de nazis Angry
Ils sont la preuve de la déchéance de l'humanité tout entière, ils représente les crimes les plus monstrueux du monde.
Le monde va changer de base,nous ne sommes rien, soyons tout.
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Vasily allez vers le bas
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  Citer Vasily Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jun 2008 à 00:13

3 inculpés PCPM libres - parquet fait appel

La Chambre du Conseil a ordonné mercredi le maintien en détention préventive de Bertrand Sassoye, l'ancien membre des Cellules communistes combattantes (CCC), et la libération des trois autres inculpés Wahoub Fayoumi, Abdallah Ibrahim Abdallah et Constant Horsmans.

Le parquet fédéral a annoncé son intention d'interjeter appel contre l'ordonnance et de ce fait les inculpés resteront en détention préventive jusqu'à leur comparution devant la Chambre des mises en accusation. Les quatre inculpés sont soupçonnés d'avoir pris part aux activités du mouvement terroriste italien Partito Comunista Politico Militare (PCPM). (NLE)

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  Citer WAR-AXE Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jun 2008 à 09:21
Oui, il y a même eu un joli article (pour une fois) dans Le Soir à propos des différences de traitement entre nos camarades du secours Rouge, emprisonnés avec comme seule preuve un minimum valable des photos/renseignements antropométriques retrouvés dans un potager italien, et ces chiens de B&H, qui ont pour unique sanction de la part de la commune dûs diminuer leur beuglante raciste et haineuse... Dans quel monde on vit, tout de même...
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jun 2008 à 11:12
Voici la lettre de prison écrite par Wahoub Fayoumi, consultable en ligne sur le site du Soir :
 

Le Cauchemar, lettre de prison

Rédaction en ligne

mardi 17 juin 2008, 07:08

Je suis journaliste. Mais ce n'est pas pour ça que j'écris aujourd'hui. Ce texte est mon témoignage. Quelque chose d'immense et d'effrayant m'est arrivé, il y a plus d'une semaine.

C'était jeudi. Le 5 juin, c'est l'anniversaire de mon compagnon. A 5h00 du matin, on frappe à la porte. Je dormais encore, je m'habille vite, ça a l'air important. Lorsque j'ouvre, je vois des policiers dans la cage d'escalier. Il y en a beaucoup. Je pense à un cambriolage. On me dit que c'est pour une perquisition. Chez moi ? « Vous venez chez moi ? » je dis. Oui. Je leur demande pourquoi. « On ne sait pas. On a juste un mandat. » Ils entrent. « Vous êtes seule ? Vous êtes sûres ? » Ils sont 6 ou 7. Ce n'est pas normal. « Que ce passe-t-il ? » je dis. Sur le papier, il y a écrit « terrorisme », « urgence ». « Vous êtes privée de liberté, madame. » On ne réalise rien à ce moment-là. On ne comprend simplement pas les mots. La tête tourne. Ils fouillent. Tout. La cuisine, la salle de bain, mes vêtements, mes livres. Ils mettent des choses de côté, ils disent « on saisit ». ça dure 3 heures. Ils prennent les ordinateurs, des affiches, des livres, un bouquin en arabe. Je leur dit « je dois aller au travail. » « Je ne pense pas que ce soit possible. » Je voudrais téléphoner, mon GSM est déjà saisi. Mon équipe attendra à Reyers, mon compagnon aussi, je ne verrai pas mon frère qui prépare un voyage de plus d'un an en Espagne et au Mali. Personne ne saura où je suis aujourd'hui.

« Au bureau » comme ils disent, c'est l'interrogatoire. Des questions sur mon nom, mon âge, mon loyer, mon numéro de carte de banque, mes opinions politiques, mes amis. Des heures passent, je commence à trembler. Aux questions auxquelles je réponds « je ne sais pas », ils insistent. Avant de comprendre ce qu'ils veulent. Le choc se diffuse lentement, à chaque question. C'est l'après-midi. J'aperçois des hommes cagoulés, armés. Ils viendront me chercher. Il doit être 17 ou 18 heures. Je suis menottée, attachée par une corde que tiennent deux hommes. Je suis masquée, je ne peux rien voir. Trajet en voiture. Sirènes hurlantes, escorte. Arrivée au Palais de Justice. Des couloirs, des ascenseurs, je ne vois rien. On s'arrête. Un homme m'enlève les menottes, mains sur la tête ; un autre, le masque. Je suis face à un mur gris. Une porte se ferme. Je n'ai vu personne. Je n'ai rien vu à part cette porte grise qui s'est fermée, grise comme les murs, comme le rebord en béton. Les murs lisses, affreusement lisses. Il n'y a aucune ouverture. J'ai l'impression d'étouffer. Envie de taper sur ces murs lisses. Je ne dois pas pleurer. Personne ne m'a dit un mot. J'attends. Des heures. 20h ? 22h ? Interrogatoire chez la juge d'instruction. « Vous n'avez pas tout dit ». Un cauchemar qui se poursuit. Je ne sais pas où j'ai mal. Ça va s'arrêter, j'en suis sûre. Je pleure quand elle parle de ma famille. C'en est trop.

A nouveau le cachot. Ma tête est raide. Je m'allonge sur le rebord en béton. Quelle heure est-il ? Est-ce que le temps s'allonge ou se rétrécit ? On reviendra me chercher. Chez la juge, dans ce bureau allumé au fond d'un couloir. « J'ai hésité » elle dit. Alors je sais. Sur mon mandat d'arrêt, il est 2h30.

C'était il y a une semaine et quatre jours. Beaucoup de choses à dire sur le mandat d'arrêt, sur l'inculpation, sur les méthodes.

Des méthodes de cowboys, des interrogatoires où on renverse la charge de la preuve. On m'a épié, surveillée, mise sur écoute, analysé mes comptes bancaires et mon écriture, depuis plus d'un an. Attendait-on de moi que je conforte une hypothèse de départ ? Que je donne des noms qui alimenteraient leur idée ? Leur enquête est restée désespérément vide. Est-ce pour cela que je suis en prison ? Sommes-nous là parce qu'il DOIT y avoir quelque chose ? Il suffirait alors de bien peu : d'affirmer des solidarités, d'avoir des idées politiques. Je l'ai entendu à notre charge, ces idées politiques ont été présentées comme en soi terroristes !

Je n'ai jamais caché mon engagement. Il est public, libre et réfléchi. Défendre des étudiants, des sans-papiers, des prisonniers politiques, se battre pour un monde plus juste, ce ne sont pas des engagements dont on doit avoir honte. Si je n'avais pas été ici, j'aurais été devant ces prisons, j'aurais écrit des communiqués, j'aurais contacté des associations.

La souffrance de ma mère et de mes frères, la solitude de mon compagnon, la tristesse de mes amis, l'incompréhension sur mon lieu de travail, la privation de liberté de quatre militants, la criminalisation de la solidarité, sont-ils des prix à payer ?

Wahoub

Prison de Berkendael

 
Etat de "droit" , qu'il disait...
Vive le socialisme !
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2008 à 14:39
...pour arrêter quatre militants du secour rouge, le régime a envoyé de véritable forces spéciales
 
La prochaine fois, que feront-ils? Envoyer directement un char?! Et la fois d'après, un hélicoptère?!
 
Je ne pense pas exagérer quoi que ce soit, vu la paranoïa provoquée par ces lois anti terroristes (qui visent pourtant à légitimer le terrorisme d'Etat...comme disait l'autre "que vous soyez riche au puissant...") et l'augmentation massive des budgets militaires, en Belgique comme ailleurs
 
Pendant ce temps, le peuple a faim et les nazis pavoisent
 
Une démocratie, qu'ils disaient...
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  Citer Vasily Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jun 2008 à 01:30
et l'aviaton belge va participe a la guerre en afghnistan.........
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Romain allez vers le bas
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2008 à 15:07
Pour Bahar Kimyongür et ses coaccusés , c'est reparti pour un tour :
 
 
De plus, hier, des parlementaires belges ont rendu visite à W. Fayoumi. Commentaire de Jean Cornil (PS)-de mémoire : "La loi anti-terroriste doit servir à prévenir des atteintes graves à notre démocratie, pas à mettre des militants en prison (...). Ce n'est pas la loi que j'ai votée qui est appliquée ici..."
Le "syndrome Bolkestein" ne les quittent décidément plus !!
Vive le socialisme !
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