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Secours Rouge/APAPC

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jul 2008 à 21:18
 

Voici le communiqué rédigé conjointement par les quatre militants du « Secours Rouge » arrêtés le 5 juin dernier depuis leurs prisons. Bertrand Sassoye reste en prison. Wahoub Fayoumi, la journaliste de la RTBF, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah ont été libérés jeudi par la chambre des mises en accusation (CMA) de la cour d’appel de Bruxelles.  Leur texte a été rédigé le 12 juin. Il ne contrevient pas aux conditions de libération fixées par la CMA qui leur interdit dorénavant de se rencontrer.


       1. Qui sommes-nous ?


Nous sommes 4 communistes.

Cela signifie que nous pensons que le système capitaliste est devenu un obstacle à tout véritable progrès social, politique, culturel, environnemental, économique et scientifique.

Nous croyons l'humanité capable de dépasse ce blocage en raison des contradictions et des crises engendrées par le capitalisme lui-même. Nous pensons que les catégories marxistes restent de loin les meilleures pour penser et transformer la société. Nous ne réfléchissons pas en terme de « gens » ou de « citoyens », mais en terme de classe : d'un côté ceux à qui le capitalisme profite, la bourgeoisie, de l'autre côté l'immense majorité de ceux qui ont objectivement tout à gagner d'une révolution communiste : le prolétariat.

L'héritage politico-stratégique du marxisme-léninisme est selon nous le plus porteur d'avenir pour le prolétariat. C'est un héritage difficile où il faut faire la part de ce qui a vieilli et de ce qui a gardé son actualité, où il faut faire la part des erreurs, parfois tragiques, et des avancées.

Mais c'est un héritage immensément riche et glorieux, qui n'a absolument aucun équivalent, dont nous nous revendiquons avec fierté et que nous essayons de faire vivre dans nos lettres.

C'est pour cette raison que nous militons dans le Bloc Marxiste-Léniniste, c'est dans cet esprit que nous militons sur le front syndical et sur celui de la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires.


       2 . L'attaque de la répression.


Le blitz policier du 5 juin et les dix-huit mois d'espionnage maniaque qui l'ont précédé débouchent sur un dossier dont la vacuité a été remarquablement exposée par nos avocats en Chambre du Conseil et en Chambre des mises. Cette attaque de la répression a trois caractéristiques remarquables :


1 Elle met en évidence le caractère réel de la nouvelle loi anti-terroriste. Cette loi permet n'importe quoi contre n'importe qui, surtout lorsque son application se double, comme c'est le cas pour notre affaire, de la mise en pratique de la loi sur les « méthodes particulières de recherche ». Les juristes démocrates avaient mis en garde contre ces lois qui ne font qu'avaliser l'arbitraire et lâcher totalement la bride aux diverses polices.

 
2. Cette attaque a un caractère politique évident. Nos engagements dans le Bloc ML et dans le Secours Rouge étaient au centre de l'enquête. A peine le quart des questions que les enquêteurs nous ont posées concernaient notre prétendu lien au Parti Communiste Politico- Militaire. Par contre, on nous a interminablement interrogés sur le Secours Rouge, sur les meetings qu'il avait organisés, sur les personnes qui assistaient à ces meetings, etc. Que la solidarité révolutionnaire ait été dans le collimateur ne fait aucun doute.

3. Le fait que nous ne collaborions pas à l'enquête est considéré comme un élément de culpabilité. Nous voudrions nous expliquer sur ce dernier point.

       3. Ne pas dire !

3.1 Démocratie, fascisme et répression

Lorsque les nazis ont pris le pouvoir en 1933, des dizaines de milliers de communistes ont été arrêtés, déportés et assassinés grâce aux dossiers de police de la République démocratique de Weimar. C'est ainsi que Goering, devenu chef de la police du Land de Prusse s'est servi des listes de communistes à arrêter dressées par son prédécesseur, le Préfet de police démocrate Severing.

Ce n'est pas un épisode isolé. Chaque fois que la bourgeoisie perd confiance en la démocratie pour assurer son pouvoir et garantir ses privilèges, elle lui substitue cette autre forme de pouvoir communément appelée « fascisme ».

Le passage de la démocratie au fascisme est toujours un traumatisme pour les peuples. Pas pour l''appareil d'Etat bourgeois. Cet appareil (ministères, armées, polices, etc.) sert le fascisme comme il a servi la démocratie, et est le plus souvent l'opérateur du passage de l'un à l'autre. C'est cette continuité qui garantit l'efficacité de l'opération. Lorsque les militaires ont pris le pouvoir en Argentine, ils ont utilisé les dossiers de police du régime démocratique auquel ils succédaient pour arrêter, torturer, assassiner et faire disparaître 30 000 personnes en quelques semaines.

3 .2 Les principes de sécurité

Fondés sur la discipline collective et la discrétion, les modes de fonctionnement peuvent se résumer à 4 principes :

1. Ne pas révéler les noms des militants et des sympathisants que nous pouvons côtoyer;

2. Ne pas révéler l’existence ni la configuration de structures organisationnelles ;

3. Ne pas révéler la nature des interactions ;

4. Étendre cette discrétion au profit de toutes les forces progressistes, quelques désaccords qu’il puisse y avoir entre eux et nous.

Ainsi lors de la guerre de libération de l'Algérie, et dès 1960, la Force de Police Auxiliaire française a utilisé des techniques d'infiltration ayant finalement, après obtention des renseignements recherchés, mené à de nombreuses arrestations et tortures des membres du Front de Libération nationale combattant pour leur indépendance. 

Plus proche de nous, des alter mondialistes ont été victimes d'une répression féroce, à Gênes en 2000 ou ailleurs, due à des renseignements obtenus par des méthodes d'interrogatoire mettant en place la dénonciation.

 
3.3 Deux impératifs politiques

L'application pure et simple de ces principes ferait des forces communistes de simples cercles de conspirateurs. En réalité, ces principes s'opposent à deux impératifs également indispensables, ce qui oblige à chaque instant les communistes à gérer une tension entre ces impératifs politiques et de sécurité.

Le premier impératif qu'entravent les règles de sécurité, c'est celui du lien entre les forces communistes et le prolétariat. Ce n'est qu'en multipliant ces liens que les communistes pourront développer les forces révolutionnaires jusqu'à rendre celles-ci capables de renverser le pouvoir bourgeois.

Le second impératif qu'entravent les règles de sécurité, c'est celui de la démocratie interne.

Autant les forces révolutionnaires ont besoin d'une organisation et d'une discipline rigoureuses, autant elles ont besoin d'un débat d'idées interne qui seul permet une politique adéquate à la réalité sociale.

Les principes de sécurité et les techniques qu'ils commandent (le cloisonnement, par exemple) doivent donc souvent céder dans une mesure bien réfléchie, à ces deux impératifs. Mais si il est bien un domaine où il ne souffre aucune exception, cest dans les rapports entre les communistes et l'appareil policier et judiciaire au service de la bourgeoisie.

       4. La répression aujourd'hui

Même si nous sommes bien sûrs dans une situation infiniment moins dramatique que les exemples extrêmes de terreur blanche évoquées plus haut (IIIè Reich, Argentine et généraux) le respect des principes de sécurité ne relève pas seulement d'un automatisme ou d'une mesure conservatoire pour le long terme : il a pour aujourd'hui déjà un caractère d'auto-défense. Le dispositif répressif de « contre-révolution préventive » ne cesse de se développer, et ce sur tous les plans :

· Légal, avec la loi sur l’infraction terroriste, la loi sur les méthodes particulières de recherche, le mandat d’arrêt européen, etc.

· Technique, avec les progrès de l’identification par ADN, le couplage, via la numérisation, de la vidéo-surveillance et de la biométrie, etc.

· Organisationnelle, avec des institutions transnationales comme EUROPOL ou EUROJUST.

· Idéologique, avec le matraquage politico-médiatique sécuritaire et réactionnaire.

A l'heure où le pays leader de l'OTAN, les USA, légalise la torture ; à l'heure où les pays de l'Union Européenne se sont rendus complices des « vols secrets de la CIA » autrement de disparitions et de tortures dans des prisons secrètes, à l'heure où le FBI a détaché au siège d'EUROPOL une cellule pour y faire son libre marché du renseignement, le respect des principes de sécurité est impératif.

    5. Conclusions.

Politiciens, policiers et magistrats s'autorisent des moyens dont ils n'auraient pas seulement osé rêver il y a 10 ou 20 ans. Cette tendance s'aggrave, faute de résistance populaire et démocratique.

Le fait de considérer comme coupable notre refus de nourrir les dossiers de police participe de cette tendance.  Quel qu'en soit le prix, nous ne transigerons pas sur nos principes. Nous refusons de donner des informations susceptibles d'impliquer des tiers, quand bien même ces informations nous disculperaient. 

Nous appelons toutes les forces révolutionnaires, progressistes et démocratiques à se battre sur cette ligne de défense.
Nous les appelons à soutenir la grève de la faim de notre camarade Jean-François Legros qui,dans le cadre de cette offensive ciblant le Secours Rouge, a été incarcéré par le moyen d'une suspension de sa libération conditionnelle.

La solidarité est une arme !

Les communistes arrêtés pour leurs prétendus liens avec le PCPM, Constant Hormans, Abdallah Ibrahim Abdallah, Wahoub Fayoumi, Bertrand Sassoye. Prisons de Saint-Gilles, Berkendael, et Forest, le 25 juin 2008 à 18h.




Edité par Camarondeplata - 01 Jul 2008 à 21:32
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2008 à 11:48

Manifestation internationale le 19 juillet


Le Secours Rouge et le Secours Rouge International appellent à la mobilisation le samedi 19 juillet, à 18h, devant l'Hôtel de Ville de Saint-Gilles, pour se rendre après devant la prison de Forest où est toujours détenu Bertrand Sassoye.
Il est important de venir nombreux afin de réclamer la libération de notre camarade, mais également de manifester notre refus des lois liberticides et des méthodes particulières de recherche. L'initiative sera relayée le même jour en France, en Allemagne, au Liban, et en Suisse.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Aug 2008 à 20:11

Chèr(e)s ami(e)s, chèr(e)s camarades, 

J'ai été libéré hier de la prison de Forest.

La libération a suivi la procédure de la mainlevée. Autrement dit, ce n'est pas un décision de justice (chambre du conseil ou chambre des mises) qui a levé le mandat d'arrêt du juge d'instruction, mais c'est la juge d'instruction elle-même qui a décidé de me remettre en liberté.

C'est à votre mobilisation solidaire que je le dois, et si ce n'est que le lendemain que je vous en remercie, c'est que la fête de la libération a pris une dimension impressionnante, qu'elle s'est bien prolongée, qu'il m'a fallu un moment pour m'en remettre...

Cette fête de la libération était clairement une fête de la victoire de votre mobilisation solidaire.

La juge d'instruction en a fait l'aveu explicite en ordonnant à la direction de la prison, le jour de ma libération, de m'interdire de téléphoner à qui que ce soit – même à mon avocat! – « pour éviter toute manifestation publique à l'occasion de cette libération! » Visiblement, les manifestations improvisées par le Secours rouge à l'occasion de la libération de Wahoub, Constant et Abdallah n'avaient pas été oubliées!

Depuis le premier jour, les autorités policières et judiciaires ont été embarrassées de voir leurs manœuvres dénoncées publiquement. Leurs représentants l'ont ouvertement déclaré en chambre de conseil et en chambre des mises, et cette manière de veiller à ce que ma libération soit faite en cachette en est une nouvelle confirmation.

C'est une nouvelle confirmation qu'avec ses mobilisations de rue, la solidarité a, comme on dit, « tapé où ça fait mal ». Ce n'est pas si souvent que les mobilisations militantes parviennent à peser ainsi sur les rapports de forces, et c'est un puissant encouragement à développer la solidarité de classe.

L'ampleur et la vigueur de la réaction solidaire à cette attaque répressive a tout à fait désarçonné les divers policiers, juges et procureurs.

Non seulement le Secours Rouge a résisté à l'attaque de la répression, mais s'est lui-même mis à l'offensive contre cette répression. Il a été aidé dans cette tâche par les diverses forces organisées dans le Secours Rouge International (des initiatives solidaires ont eu lieu dans plusieurs villes d'Allemagne et de Suisse, mais aussi à Beyrouth, Milan, Paris et Istanbul) et d'autres forces de la solidarité internationale. Il a aussi été aidé par des forces et par des personnes qui ont des divergences profondes avec le Secours Rouge ou avec les convictions communistes des personnes poursuivies dans ce dossier, mais qui, par delà ces divergences, ont su comprendre qu'il fallait faire front ensemble contre cette offensive réactionnaire. L'enjeu dépasse en effet très clairement l'enquête « italienne » et même l'attaque contre le Secours Rouge qui a été menée sous couvert de cette enquête. L'enjeu, c'est le développement extraordinaire de l'arsenal répressif de la bourgeoisie (nouvelles techniques, nouvelles lois, nouvelles structures, etc.) et son utilisation contre toute forme de résistance. Plus spécifiquement dans cette affaire, l'enjeu est la nouvelle loi anti–terroriste et son champ d'application. On sait que dans son interprétation la plus large, elle pourrait même être d'application contre des piquets de grève. Et on sait que c'est cette interprétation que le parquet fédéral entend imposer en profitant des enquêtes contre des forces révolutionnaires pour élargir le champ de la répression, suivant la doctrine de la « contre–révolution préventive » où il ne faut pas attendre la menace pour briser toutes les résistances potentielles.

L'importance de la menace et la force du mouvement de solidarité doit nous inciter à poursuivre, étendre et qualifier la mobilisation. L'objet concret commun, le point de mire, doit être l'abrogation de la loi anti–terroriste. Si cet objectif se révèle hors de notre portée, la mobilisation qu'il oriente pourrait obtenir, sinon l'amendement de la loi, du moins d'inscription dans la jurisprudence de son interprétation la plus restrictive. Cette mobilisation sera pour le Secours Rouge l'occasion de dénoncer la véritable fonction de la justice de classe (maintenir le statu quo social, donc défendre le régime, donc briser ce qui le peut menacer), de dénoncer la doctrine de la « contre–révolution préventive », et de développer les forces de la solidarité.  

Bertrand Sassoye, membre du Secours Rouge/APAPC (section belge du Secours Rouge International) et militant du Bloc Marxiste–Léniniste.

Bruxelles, le 30 juillet 2008

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2008 à 08:35
 
Troisième délégation du SRI à Milan en solidarité avec les camarades en procès

 

 

Chèr(e)s camarades,

 

C’est la troisième fois que la commission pour un SRI organise une délégation internationale devant le tribunal et dans la salle d’audience de la justice de classe, pour saluer les camarades en procès suite à l’opération contre-révolutionnaire "Tramonto" du 12 février 2007.

Ce ne sera pas la dernière fois que nous portons dans la rue et les salles des tribunaux notre solidarité de classe internationale. Dans ce sens, nous sommes en accord avec ce que les camarades du PC p-m disent dans leur document de solidarité avec les camarades accusés de participation à l’organisation communiste « militante gruppe » en jugement à Berlin : « La reprise du mouvement révolutionnaire passe aussi par les salles des tribunaux et les prisons, comme passages inévitables pour des militants sérieusement engagés dans la lutte révolutionnaire. Et aujourd’hui le conflit de classe, la contradiction entre les forces émergentes de classe et le système deviennent toujours plus forts à cause de son effondrement en spirale de la crise historique générale. »

C’est pourquoi la contre-révolution préventive s’agite au niveau international pour éviter, bloquer ou restreindre chaque tentative ou processus politique qui évolue dans ma direction révolutionnaire de la recherche d’une alternative de classe au système capitaliste.

Les instruments de la contre-révolution sont divers et, selon les exigences, la bourgeoisie utilise soit la répression pure, soit l’attaque idéologique, comme aujourd’hui l’état allemand avec un film sur les camarades de la RAF : Le groupe Baader Meinhof de Stefan Aust. C’est le film plus cher dans l’histoire du cinéma allemand avec une machinerie propagandiste énorme qui va bien au delà de l’Allemagne, avec une nomination aux Oscar avant même qu’il n’arrive dans les salles en Suisse et en Allemagne ! C’est un film avec une intention politique proclamée : « Nous l’avons réalisé d’une manière brutale et sanguinaire afin que tous comprennent que peu importe pourquoi ils l’ont fait ; ce qui importe c’est ce qu’ils ont fait et que cela ne doit jamais se reproduire » !

Pourquoi justement maintenant un film avec cette intention qui dépeint intentionnellement les camarades de la RAF comme des psychopathiques sanguinaires? Pourquoi les actions répressives comme "Tramonto" en Italie et en Suisse le 12 février, et cette été en Belgique ? Pourquoi les procès ces jours-ci à Berlin contre le « mg » ou à Stockholm contre le DHKP-C ?

Parce qu’hier comme aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se demandent quelle alternative de classe révolutionnaire peut exister à la misère et aux guerres du capitalisme. Et nombreux sont ceux qui entreprennent un parcours qui, historiquement, a porté le mouvement communiste international à beaucoup de conquêtes, en donnant les enseignements nécessaires à la continuité de la lutte de classe.

Dans cette phase historique du conflit nous ne sommes aucunement étonnés de ce que la contre-révolution s’avance sur le terrain préventif et qu’elle s’attaque aussi à la solidarité internationale de classe. Ainsi l’action du parquet fédéral suisse avant les vacances d’été, qui a amené au procès de Milan une nouvelle procédure intitulée « solidarité ». Cela explique que cette action ait été montée au niveau international en ajoutant au dossier d’accusation un dossier préparé par la contre-révolution suisse et, sûrement, un autre de la Belgique.

Le fait que le SR Belge ait été attaqué de cette façon massive le 5 juin 2008 montre clairement le caractère international de la contre-révolution préventive !

Il n’y a qu’une réponse possible : Construire et renforcer la solidarité de classe internationale – et la défendre ensemble là où elle est attaquée : « en attaquer un, c’est nous attaquer tous ! »

La solidarité de classe qui s’est développée après l’opération "Tramonto" ou cet été en Belgique montre le chemin : la solidarité de classe est une arme utilisée au niveau international et il n’y a pas de répression qui peut l’arrêter. Ce développement nous a permis de donner des réponses claires. L’unité dans la lutte est une arme que chacun utilise sur son territoire et, ensemble, nous la connectons au niveau international.

Sans cette arme les camarades belges ne seraient sortis de détention préventive et sans cette arme les camarades dans la salle du tribunal de Milan ne pourraient pas l’utiliser comme terrain de lutte.

 

Solidarité avec les camarades frappés de la répression en Italie, en Belgique et en Suisse

Solidarité avec les camarades en procès à Milan, à Berlin et à Stockholm

Solidarité avec tous les prisonniers politiques qui résistent dans les prisons impérialistes

Abattre le capitalisme – construire et défendre la solidarité de classe internationale

Répondre aux attaques coup pour coup.

 

Commission pour un Secours Rouge International

6 octobre 2008



Edité par Camarondeplata - 14 Oct 2008 à 08:47
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Nov 2008 à 15:19
Trois soirées de soutien financier pour les quatre inculpés du Secours Rouge

Début 2007, la police italienne découvre les photos de 4 militants belges chez un révolutionnaire italien actuellement en procès à Milan. Pendant un an et demi, la police belge espionne les 4 militants : écoutes téléphoniques, étude des mails et des comptes bancaires, caméras vidéo braquées sur les domiciles, etc. En vain : l’espionnage ne révèle que des activités politiques légales et publiques. Tentant le tout pour le tout, la juge d’instruction envoie le 5 juin, à 5h du matin, dans dix domiciles, des commandos antiterroristes, armés et cagoulés pour éveiller les militants, leurs familles et leurs proches. La presse relaie des informations fausses ou incomplètes, elle parle du « retour des CCC », affirme qu’on aurait retrouvées des explosifs… qui se révéleront être d’inoffensifs feux d’artifice. Car les perquisitions se révèlent également infructueuses. La juge s’acharne pourtant. Elle met les militants en prison et les inculpe de « participation à activité terroriste » ! Deux mois plus tard, les chambres du conseil avaient remis en liberté tous les inculpés. On nous dit que les lois antiterroristes « font leur maladie de jeunesse ». L’enjeu est bien plus grave. Il semble que le parquet cherche, dans cette affaire, à inscrire dans la jurisprudence l’interprétation la plus large possible des lois antiterroristes. Car le dossier n’est pas clos. Il faudra mener une bataille politique et juridique pour amener la justice à renoncer au procès. Cela impliquera des frais de justice et les honoraires des avocats des militants inculpés. C’est pour couvrir ces frais que ces soirées de solidarité sont organisées.

Vendredi 14 novembre, à 19 H, au Garcia Lorca
Concert de Dan Miller + repas. Entrée 10 euros.

Vendredi 14 novembre, à 20 H, au Cinéma Nova
Cinéma-débat (Film: Opération spring).

Vendredi 12 décembre, à 19 H, au Garcia Lorca
Concert de Mary M, Daniel Hélin et Ioanes + buffet. Entrée 10 euros.


 


Edité par Camarondeplata - 05 Nov 2008 à 15:38
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Nov 2008 à 15:35
A propos des incidents du contre-sommet de Vichy, le SR a reçu le témoignage suivant:

" Nous rentrons de Vichy, après une soirée très mouvementée.
Des arrestations, il y en a eu, et tout laisse penser qu'il y en a eu beaucoup après 23h.
Explication: la manif a démarré correctement jusqu'au moment ou elle tombe sur un barrage anti-émeute en plein centre ville, absolument pas au programme négocié entre préfecture et organisateurs, fortement garni en robocops.
Nous sommes obligés de bifurquer dans une petite rue, ce que fait la tête de manif, mais pas la suite qui stationne longuement devant le barrage. Premières escarmouches. La tête de manif arrive devant l'hôtel de ville, où des prises de parole devaient avoir lieu, amputée d'une bonne partie de ses troupes. Hésitations.
Redémarrage sans prise de parole, mais dans les rues adjacentes, les affrontements entre Anars / Libertaires et police ont commencé.
Passage devant la gare, fort regroupement d'Anars visiblement prêts à en découdre. La manif, au moins en tête, remonte vers Cusset, à peu près en bon ordre, suivie par un nuage de lacrymo, feux de poubelles, feux de bagnoles, charges. Elle arrive sans encombres à l'espace Chambon, lieu du meeting.
Les allocutions se dérouleront dans un vacarme indescriptible, orchestré par les groupes anars (et quels autres?), qui veulent interrompre le meeting et entrainer les 1000 participants séance tenante à un sitting devant le commissariat où leurs copains sont en garde à vue. Ils ont commencé à dépaver la cour, barricade et feu de poubelles à l'entrée de l'espace Chambon cerné par les flics. Débat impossible. Le maire de Cusset a négocié avec la CRS une sortie immédiate "sans agression" et en groupe, des participants au meeting.
Il est évident que cette "évacuation" faite, les flics auront chargé les jeunes qui tenaient la barricade et procédé à de multiples arrestations. Inquiétude pour les gens venus de loin qui devaient dormir dans la salle de meeting. Inquiétude pour les jeunes. (certains n'avaient manifestement pas plus de 15 ans) inquiétude pour l'instrumentalisation qu'Hortefeux et sa clique ne manqueront pas de faire de ces débordements...
A signaler: un, (des?) car au départ de Lyon a subi un contrôle d'identité (illégal) au moment du départ. Il semble qu'on ait pratiquement pas vu de lyonnais au rassemblement. Idem pour un car de Grenoble, qui lui, est arrivé.
Nombre de contrôles arbitraires ont été réalisés à l'encontre de voitures, de voyageurs en train aussi, selon des bruits insistants.
Il est de première importance que ces entraves à la liberté de manifester remontent sur la liste de discussion."


Edité par Camarondeplata - 05 Nov 2008 à 15:42
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Nov 2008 à 15:41

Communiqué de l'équipe légale du contre-sommet de Vichy sur la répression policière
 

 L'équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce qu'une solidarité en parole et en acte s'exprime en vue d'éventuels procès et à ce que soit mis en place des mobilisations publiques face à la répression
 Le 3 novembre, plus de 2000 manifestant- e-s se sont retrouvées dans les   rues de Vichy  pour protester contre les politiques de répressions des  migrants. Il est rapidement apparu qu'une bonne partie d'entre eux souhaitaient ne pas se cantonner à un simple défilé et voulaient tenter de bloquer les rues et de perturber le sommet. Divers moyens ont été utilisés pour essayer d'atteindre la zone rouge et de dépasser les barrages policiers : cordes attachées aux grilles et tirées, projectiles, barricades. La réaction des policiers mobilisés massivement  (plus d'un millier de CRS, gardes-mobiles, polices montée, Brigade-Anti- Criminalité) a été immédiate. Ils ont inondé les rues de gaz lacrymogène et ont refoulé petit à petit les manifestant- e-s jusqu'au meeting officiel à l'Espace Chambon dans Cusset. C'est là que des barricades ont été remises en place face aux tirs de flashballs de  la police.

Plus tard dans la nuit, des policiers sont venus au camping  attribué  aux manifestant- e-s. La quinzaine de personnes qui y dormaient en ont été expulsés par surprise à coup de pied dans la tête à travers les tentes, puis suivis dans les rues de la ville. Mardi matin plusieurs groupes de
personnes ont été arrêtés, simplement parce qu'elles se rendaient à la gare ou marchaient dans les rues.
En tout et pour tout, une quarantaine d'interpellations ont été effectuées à notre connaissance par les forces de police. Certaines sont arrivées lors de course-poursuites et de nombreuses autres à l'occasion de fouilles sur des manifestant- e-s, lorsque ceux-ci détenaient par  exemple des masques en carton pour se protéger des gaz lacrymogènes.
Plus d'une vingtaine de personnes ont été relâchées assez rapidement après des contrôles d'identité renforcés. Une quinzaine d'autres ont vu leurs Garde à Vue prolongées de 24h. Le parquet n'a pas  décidé  s'ils passeront en comparution immédiate, si leur procès sera reporté ou s'ils seront mis en examen ultérieurement. Nous ne connaissons pas encore les conditions d'arrestation exactes de toutes les personnes arrêtées. Les éventuels chefs d'inculpations n'ont pas encore été rendus publics.
Pourtant, les témoignages concordent pour dire qu'une dizaine des personnes encore retenues ont été prises au hasard par la BAC. Les policiers en civil courraient en effet après une partie du cortège se rendant à l'Espace Chambon et ont arrêté ceux qui étaient le plus à la traîne, en les gazant et matraquant au sol. Pourtant, même en l'absence de faits avérés répréhensible par la justice du côté des manifestant- e-s, il est tout à fait possible que le parquet cherche à les inculper lourdement.
L'équipe légale pour le contre-sommet de Vichy s'est constituée pour soutenir  les manifestant- e-s face à la répression policière et organiser une solidarité collective vis à vis de tou-te-s les inculpé-e-s. Elle a aussi pour objectif de donner une autre version des faits que la vision policière qui filtre à travers la presse et s'étalera dans les tribunaux Nous rappelons à ce titre que des tactiques de blocage et de perturbation sont reprises massivement depuis plus de dix ans  internationalement à l'occasion des grands sommets (G8, Banque Mondiale, FMI, sommets européens...). Elles ont été très présentes ces dernières années en France lors de manifestations d'étudiant-e- s, de lycéen-ne-s,de salariés et de soutiens aux sans-papiers. Rappelons aussi qu'en ces temps sarkoziste, la répression de la contestation sociale est de plus
en plus dure aussi bien dans la rue que dans les tribunaux… S’il est vrai que les tactiques de perturbation du sommet  ont  fait hier débat au sein des manifestant- e-s, il était clair aussi qu'une large partie d'entre eux sont restés aux côtés de ceux qui voulaient pénétrer dans la zone rouge et qu'ils comprenaient très bien leurs objectifs. Dans les rues couvertes de fumées, on retrouvait aussi bien des groupes non-encartés, que des syndicalistes et militant-e-s diverses organisations, participants au blocage ou observant à minima avec une certaine bienveillance et ne pas laisser cours à la répression policière. Alors que la solidarité est plus que jamais de mise, on regrette que certains des porte-paroles des collectifs qui appelaient par ailleurs avec tous les mots les plus indignés à s'insurger contre "le sommet de  la honte", semblent prêts à condamner les centaines de personnes venus dans la dynamique de perturber concrètement ce sommet, et qui ont pour  beaucoup participé activement à  la mobilisation. En tentant de les faire passer pour de "mystérieux casseurs" sortis de nulle part, isolés et irréfléchis, ils rejoignent et cautionnent le discours policier. En cherchant à dénier un sens à des actions politiques par ailleurs amplement argumentées dans certains des appels à la mobilisation, les voies officielles relayées par les médias tentent d'invisibiliser et de neutraliser les démarches qui sortent du cadre acceptable pour Hortefeux et consorts. Elles se portent ainsi garantes d'un processus de criminalisation des mouvements sociaux et participent directement à la légitimation d'éventuelles condamnations.
 L'équipe légale pour le contre-sommet de Vichy appelle à ce qu'une solidarité en parole et en acte s'exprime en vue d'éventuels procès et à ce que soit mis en place des mobilisations publiques face à la répression.

Nous continuerons à  recueillir des témoignages sur la manifestation et les arrestations et à assurer un relais dans les temps à venir. Un soutien financier est à prévoir en cas de procès.
 Les comparutions immédiates auront lieu demain (mercredi) à 14h au tribunal de Cusset (rue Gambetta). Il est important qu'un maximum de  personnes puisse s'y rendre pour les soutenir dès demain matin.
{{L'équipe légale recherche en urgence des garanties de représentations (certificats d'études, de travail et de domicile, promesses d'embauches etc…) de la part des proches des personnes inculpées. Les garanties doivent être faxées le plus rapidement possible à maître Borie : 04 73  36 37 65.}
Contact tel pour plus d'informations : 06 43 78 77 98
Contact mail : vichy2008@riseup. net
 Pour envoyer des témoignages écrits et des soutiens financiers :
Caisse de solidarité c/o La lutine
91 rue  Montesquieu. 69 007 Lyon
 

> http://nantes. indymedia. org/article/ 15214

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2008 à 11:43
Histoire du Secours Rouge

Pour ceux que cela intéresse, sur le site du Secours Rouge/APAPC, vous trouverez un bref historique illustré du Secours Rouge International, de sa section belge, de l'expérience historique de 1922-1943, et des différentes tentatives de refondation.
 
http://www.secoursrouge.org/Histoire.php
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Feb 2009 à 13:29

Belgique: Stands d'info à la soirée du 7 mars

Samedi 7 mars, le Secours Rouge organise au Garcia Lorca une soirée d'information sur le thème des Black Panthers. Une essaiste française, visiteuse de prison de Mumia Abu Jamal, viendra présenter un conférence qui sera précédée d'un film sur l'assassinat de Fred Hampton.

La salle située entre la salle de conférence/projection et le bar/restaurant sera aménagée pour l'installation de stand d'information. Une talble sera mise à la disposition de toute organisation ou collectif solidaire des prisonniers communistes, anarchistes, antifascistes, anti-impérialiste. Un mail au site du SR suffira pour réserver une table.

Les bénéfices de la soirée financeront la défense légale des 4 inculpés du Secours Rouge.

Voir la page du site consacrée à la soirée du 7



Edité par Camarondeplata - 27 Feb 2009 à 13:35
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  Citer Franck Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Mar 2009 à 22:00
Excellente initiative.
 
Le COLLECTIF POUR LA LIBERATION DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, militant communiste libanais incarcéré en France depuis 1984 pour des actions de résistance antisioniste et libérable depuis 1999, sera présent.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2009 à 11:28
Extraits du rapport 2008 du "Comité T" relative à l'affaire du 5 juin contre notre Secours Rouge

"Force est de constater que, sous l’emprise du Parquet fédéral, des juges d’instruction semblent avoir perdu leur position de tiers devant enquêter à charge et à décharge et se positionner du côté de l’accusation. Nous verrons qu’une telle tendance s’est manifestée, par exemple, dans le cadre du dossier « Secours rouge ».
(...)
On assiste, en effet, à un glissement vers l’affirmation d’une présomption de culpabilité -
et de dangerosité -, qui a notamment mené à soumettre plusieurs personnes à une détention injustifiée dans l’affaire dite du Secours rouge.
Le 6 juin 2008, un juge anti-terroriste bruxellois a placé sous mandat d'arrêt quatre membres de Secours rouge, vieille organisation d'inspiration communiste visant à aider ceux qui, détenus, seraient victimes d'une répression à caractère politique.
Très rapidement, pourtant, les tribunaux ont considéré que les mandats d'arrêt de trois des quatre personnes placées en détention préventive ne se justifiaient pas.
Dans cette affaire (et indépendamment de ce que la suite de l’enquête pourrait éventuellement révéler), les moyens employés paraissent démesurés et injustifiés. En effet, la mise en détention préventive survient plusieurs mois après que des photos suspectes (qui fondent notamment le soupçon de lien avec le terrorisme) aient été transmises aux autorités belges par l’Italie et, surtout, après une année de vérifications de toute nature n’ayant apporté aucun élément nouveau à charge des personnes soupçonnées.
Une telle démarche aurait-elle été possible sans le climat qui entoure la mise en oeuvre d’une législation d’exception? En effet, dès lors que la législation antiterroriste se donne pour but de protéger les citoyens contre les actes les plus graves menaçant leur sécurité, son application tend à devenir en soi-même la preuve de l’existence d’un danger, même en l’absence d’éléments objectifs.
Pire encore, l’étiquette de « terroriste » semble impliquer, aux yeux de certains représentants du parquet, une incapacité d’amendement et une dangerosité irréductible des individus mis en cause.
Au même moment, en effet, deux autres membres de Secours rouge étaient remis en
détention pour non respect des conditions mises à leur libération conditionnelle.
Une nouvelle fois dans un très court délai, les tribunaux ont considéré que les conditions
mises à la libération conditionnelle avaient bel et bien été respectées.
Cependant, durant quelques jours, les médias ont crié aient crié à la « rechute des ex-CCC » dans une tempête de manchettes très dommageables pour les personnes qui en furent l'objet.
"

Lire l'intégralité du rapport 2008 du "Comité T" (.pdf)

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Sep 2009 à 18:37

Bruxelles: 19-20 septembre - Week-end de discussion et d'étude sur la répression

Nous assistons depuis un certain nombre d'années à une multiplication des attaques judiciaires et politiques contre les mouvements et les organisations de résistance: interpellation de manifestants; poursuites contre des militants défendant les sans-papiers; intimidations judiciaires de grévistes syndicalistes; emprisonnements de membres et sympathisants de partis politiques révolutionnaires et d'organisations de lutte; adoption et mise en place de la batterie de nouvelles lois 'anti-terroristes'. Face aux offensives des défenseurs du système social et politique criminel dans lequel nous vivons, nous devons nous armer.

Etudions, Discutons et Agissons. Les samedi 19 et dimanche 20 septembre: deux journées d'études avec des témoignages, des explications, du débat et des cours de sécurité informatique.

  • Espace Morichar
  • 29-33 Place Morichar 1060 St Gilles
  • (entrée gratuite)
  • Sleeping gratuit possible la nuit du samedi ou dimanche (venir avec le sac de couchage)

Programme du samedi:

  • 13 h 00: Présentation des deux journées
  • 13 h 15: Début des témoignages (CAS, CLEA, SR, grévistes, syndicalistes, etc.)
  • 16 h 30: Pause
  • 17 h 00: Questions aux intervenants
  • 19 h 00: Fin de la journée avec un repas et un film: La Bataille d'Alger.

Programme du dimanche:

  • 10 h 00: Formation à la sécurité informatique (Secours Rouge)
  • 12 h 00: Pause
  • 13 h 00: Exposés sur la répression (par des avocats spécialisés)
  • 14 h 30: Pause
  • 15 h 00: Questions et débats avec les avocats
  • 16 h 30: Pause
  • 17 h 00: Discussions en groupes sur les thèmes abordés lors du week-end.

Organisation: Comité d’Actions et de Soutien aux Sans-Papiers de l’ULB (CAS), Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA), Comité des Opprimés Immigrés(COI), Secours Rouge/APAPC (SR).

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Sep 2009 à 19:01

Initiation au cryptage informatique

Lors de l’arrestation des membres du Secours Rouge le 5 juin dernier, les médias ont fait grand cas des communications cryptées entre la section belge du SRI et le secrétariat international de Zurich, et interceptées par la police. Un an et demi plus tard, les services spécialisés de la police fédérale ne sont toujours pas parvenu à décrypter ces mails...

Le cryptage des mails ne fait pas partie de la culture militante en Belgique, alors qu’il est extrêmement répandu en Allemagne ou en Suisse, et alors qu’en Belgique même, il est courant dans le domaine commercial et bancaire. Il est important de généraliser les techniques de cryptage. Crypter toutes les communications politiques, même les plus banales, est essentiel pour tous ceux qui veulent éviter de nourrir les fichiers policiers.

Le logiciel utilisé par le Secours Rouge International est le classique PGP (Pretty Good Privacy). Philip Zimmermann, son développeur, a mis PGP en libre téléchargement en 1991. Le gouvernement a ouvert une enquête contre lui pour violation des lois limitant l'exportation pour les produits cryptographiques aux seuls clients validés par le gouvernement US. Zimmermann a développé PGP dans un souci de droit à la vie privée et de progrès démocratique: 'PGP donne aux gens le pouvoir de prendre en main leur intimité. Il y a un besoin social croissant pour cela. C'est pourquoi je l'ai créé. (...) Si l'intimité est mise hors la loi, seuls les hors-la-loi auront une intimité. Les agences de renseignement ont accès à une bonne technologie cryptographique. De même les trafiquants d'armes et de drogue. Mais les gens ordinaires et les organisations politiques de base n'avaient pour la plupart pas eu accès à ces technologies cryptographiques de 'qualité militaire' abordable. Jusqu'à présent.'

PGP est un logiciel de chiffrement et de signature de données utilisant la cryptographie asymétrique mais également la cryptographie symétrique. Il est d’une extrême facilité d’emploi. Il est basé sur un processus appelé 'public-key' ('clé publique'). Tout utilisateur dispose d'une clé privée (une série de caractère, idéalement plus de 20, choisis par lui) et d'une clé publique produite par le programme et liée à la première par un algorithme complexe. La clé publique peut être transmise sous forme de 'pièce jointe', dans le corps d’un mail, par clé USB, disque, ou n’importe quel support de données. Elle peut être interceptée et connue sans nuire à la qualité du cryptage.

L’utilisateur communique donc sa clé publique à tous ceux qui doivent lui envoyer un message crypté. Ceux-ci cryptent leur mail ou leur document (traitement de texte, image, tableur) qu’ils lui destinent avec sa clé publique (ce qui se fait en deux 'clics'). Pour décrypter, l’utilisateur tape dans le logiciel sa 'clé privée', connue de lui seul. A l’inverse, pour envoyer un message crypté, l’utilisateur doit disposer de la clé publique de son correspondant. Une fois qu’il a crypté le message, seul le correspondant pourra le décrypter avec sa 'clé privée'. Même le crypteur n’est pas en mesure de décrypter son message.

Dans le cadre de ce week-end d'étude, le Secours Rouge organise une formation à l’utilisation de PGP. Si vous apporter votre ordinateur portable, vous pourrez vous faire installer PGP et faire des essais de cryptage jusqu’à ce que vous en maîtrisiez la technique (dix minutes suffisent...). Si vous apportez une clé USB, vous pourrez avoir une copie du programme pour l’installer chez vous (version Linux, PC ou Apple).

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jan 2010 à 12:06

Nos prochaines activités:

Le jeudi 28 janvier à partir de 19h, à une soirée 'mémoire' consacrée à la guerre civile espagnole dans la salle de cinéma du Pianofabriek, avec projection à 19h30 du film 'Mourir à Madrid' de Frédéric Rossif (1963) retraçant l’histoire de la guerre d’Espagne. La projection sera suivie d’une discussion et du verre de l’amitié. Un stand de livres sur la guerre d’Espagne sera tenu par la librairie Aden.

Le vendredi 29 janvier à 11h, au cimetière de Saint-Gilles, dépôt d’une gerbe de fleur au monument des antifascistes belges morts en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. Rendez-vous pour le départ de Saint-Gilles brasserie Verschueren (parvis St-Gilles) à 10h. Rendez-vous sur place, à Uccle, au café Le Silence, face à l’entrée du cimetière, 70 rue du Silence (tram 51 direction 'silence', avant-dernier arrêt 'crematorium').

Le vendredi 29 janvier à 19h30, soirée d’information sur la situation actuelle des prisonniers politiques communistes et antifascistes détenus par l’Etat espagnol, et notamment sur la situation du secrétaire général du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué): Manuel Perez Martinez alias 'camarade Arenas'. Cette activité aura lieu dans la salle de réunion du Pianofabriek, et sera suivie d’une discussion sur les possibilités de faire converger en Belgique les solidarités avec les différents groupes de prisonniers antifascistes détenus par l’Etat espagnol (gauche nationaliste basque, anarchistes, etc.). Une brochure sur la situation des prisonniers communistes et antifascistes en Espagne sera publiée à cette occasion.

voir notre dossier Espagne

Logo

http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 May 2011 à 14:52

Stop! Pas de procès contre les 4 du Secours Rouge


1. Une affaire qui commence secrètement

Le 12 février 2007, des dizaines de militants communistes, syndicalistes et antifascistes sont arrêtés dans plusieurs villes italiennes. La police italienne enquêtait sur une organisation clandestine, le Parti Communiste Politico-Militaire, qui éditait un journal clandestin, et envisageait des attentats contre une résidence et une chaîne de télévision de Berlusconi. Parmi les milliers de documents en tout genre, la police italienne trouve, enterrées dans le potager d’un des militants italiens arrêtés, les photos de quatre membres du Secours Rouge, une organisation de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires.
La police italienne communique secrètement l’information à la police belge. Pendant un an et demi, celle-ci va espionner les 4 et leur entourage avec des moyens inouïs : caméras cachées devant les domiciles, interception des conversations téléphoniques et des mails, filatures, check de tous les voyages à l’étranger par scanning des listes des compagnies aériennes ferroviaires et routières, examen des anciennes communications (remontant jusqu’à 2004 dans un cas !), etc.

2. Les perquisitions, les arrestations

Devant l’absence totale de résultat de cet espionnage (reconnue officiellement dans le dossier), le juge d’instruction opte pour la « fuite en avant » et ordonne une vague de perquisitions et d’arrestations. A l’aube du 5 juin 2008, les commandos antiterroristes, cagoulés et l’arme au poing, défoncent les portes et procèdent aux arrestations. Les membres du Secours Rouge, mais aussi diverses personnes de leur entourage (y compris un mineur d’âge), sont menacés avec des armes. Une membre du SR est perquisitionnée, menacée d’une arme et embarquée alors qu’elle n’est même pas inculpée. En deux jours, 7 personnes seront interpellées (dont 6 membres du SR) et 6 seront incarcérées.
La police tente de révoquer les libérations conditionnelles sous prétexte que les conditions n’ont pas été respectées, mais les Tribunaux d’application des peines lui donneront systématiquement tort. Une campagne médiatique reprend les mensonges énormes distillés par la police (« des explosifs ont été trouvés », « la renaissance des CCC » etc.). Les interrogatoires révèlent que le principal intérêt des policiers est dirigé contre les activités du Secours Rouge. Les 4 sont invités par exemple à identifier, sur photo, des personnes ayant assisté à des meetings publics du SR. Les 4 refusent, comme ils refusent de répondre aux questions des enquêteurs et de décrypter les mails, ce qui est leur droit mais qui sera tout même évoqué comme éléments à charge.

3. La solidarité, les libérations et les suites judiciaires

Le 11 juin, et alors que le mouvement de solidarité prend de l’ampleur, et que les mensonges parus dans la presse les premiers jours sont mis à nu, la Chambre du Conseil décide de trois libérations. Contre l’avis du Parquet fédéral qui a fait appel en vain: le 26 juin, Abdel, Constant et Wahoub  sortent de prison. Bertrand sera libéré le 29 juillet 2008.
Mais le parquet fédéral, qui s’est déjà tristement illustré dans l’affaire DHKP-C/Bahar Kimyongur, s’acharne. Il veut un procès et des condamnations. Une chambre du Conseil doit se réunir le 11 mai pour décider si il y a lieu d’organiser un procès contre les 4 du Secours Rouge.

Contre les lois d’exceptions, le parquet  fédéral et la justice de classe,
Mobilisons-nous pour l’arrêt des poursuites contre les 4 du Secours Rouge!
Rassemblement MERCREDI 11 MAI à 13h sur les marches du Palais de Justice de Bruxelles

http://noproces.wordpress.com/


Edité par Camarondeplata - 10 May 2011 à 14:59
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 May 2011 à 22:12

Les enjeux de l’affaire du 5 juin

 

— la position du Secours Rouge —

 

 

Le Secours Rouge a une longue expérience d’engagement aux côtés des militants communistes, anarchistes, syndicalistes, antifascistes et anti-impérialistes exposé à la répression policière et judiciaire. Le Secours Rouge comprend son activité comme une partie de la lutte générale contre le capitalisme, son système et ses institutions et le fait que, cette fois-ci, nous soyons amenés à défendre nos propres membres ne change strictement rien aux principes qui guident notre action.

 

1. Combattre la justice de classe et refuser les débats sur les choix faits par les militants réprimés!

 

La justice, comme toutes les autres institutions est un produit et un rouage du système capitaliste. Sa finalité est d’assurer la pérennité de ce système. La possibilité d’exploiter des contradictions existe (contradiction entre la volonté de la justice de sauvegarder l’image de son indépendance et sa vocation d’écraser les forces révolutionnaires, mais aussi contradictions entre divers rouages et coteries de cette machine complexe), et elle doit être utilisée, mais ces contradictions ne doivent pas masquer la nature profondément contre-révolutionnaire de l’appareil policier-judiciaire. Dans ce cadre, les notions de « culpabilité » ou d’« innocence », éventuellement utilisables, à des fins tactiques, par les avocats, ne sont pas pertinentes pour les forces de la solidarité de classe.

La lutte de classe a besoin, pour se développer victorieusement, de théories, d’analyses et de stratégies. Par voie de conséquence, l’avenir de la lutte révolutionnaire passe aussi par la confrontation d’idées entre révolutionnaires, et par la capacité au mouvement révolutionnaire à faire surgir les idées justes et à abandonnée les idées fausses. Cependant, face à la répression, les divergences entre révolutionnaires doivent faire place à un front solidaire. En tant que force de solidarité, le Secours Rouge s’abstient de se prononcer sur les choix théoriques, politiques, stratégiques et tactiques des militants confrontés à la répression de classe.

 

2. Analyser les développements de la contre-révolution et valoriser l’auto-défense militante

 

Dans le cadre général de reflux, ces dernières décennies, des forces révolutionnaires, les dispositifs répressifs se sont développés non seulement sur les plans technique (biométrie, vidéosurveillance, expertise ADN, etc.), organisationnel (Europol, Eurojust, conventions internationales, etc.) et légal (lois anti-terroristes, mandat d’arrêt européen, listes noires, etc.). Ces développements ont donné une dimension nouvelle à la doctrine de contre-révolution préventive née dans les années ’70. En effet, les politiques répressives sont de plus en plus  pro-actives : il ne s’agit pas de poursuivre des personnes ayant commis une infraction mais de neutraliser toutes celles qui en pourraient commettre, ce qui implique un développement spectaculaire de l’espionnage policier.

En Belgique, à  toutes les lois et à tous les dispositifs "antiterroristes" directement dictés par l’UE s’ajoutent  la loi sur les « méthodes particulières de recherche » définitivement adoptée le 23 décembre 2005. Ces méthodes ont été utilisées dans le cadre du dossier contre nos membres. Il existe donc un  "dossier répressif confidentiel" dont les pièces (par exemple les films des caméras cachées, les enregistrements des micros) ne seront accessibles qu’au Procureur et au Juge d’instruction. Ni les accusés, ni les avocats, ni même le juge ne pourront accéder à ce dossier ! Ils devront se contenter de procès-verbal rédigé par les policiers à partir de ces films et enregistrements…

Le refus de nos membres de collaborer à l’enquête (pas de déclaration, refus de décrypter des fichiers et des mails…) est présenté comme élément à charge selon le vieux discours : « si vous êtes innocent, vous n’avez rien à cacher ». Nous devons lutter sur ce terrain pour défendre et populariser ce principe qui veut que rien de ce qui touche à la militance ne doit nourrir les dossiers de police. Le mouvement militant doit sans cesse améliorer ses compétences et ses moyens pour résister à l’espionnage policier.

 

 

Solidarité avec tous les militant(e)s révolutionnaires, communistes, syndicalistes, anarchistes, anticapitalistes et anti-impérialistes réprimés par la justice bourgeoise !

 

Abattre le capitalisme !

 

Construire la solidarité !

 

 

Secours Rouge/APAPC

Bruxelles, 10 mai 2011

www.secoursrouge.org

 

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jul 2011 à 03:26
22 militants pro-palestiniens belges de retour à Bruxelles  


C’est finalement à 1 heure du matin que les 22 premiers militants belges de la mission internationale "Bienvenue en Palestine" sont arrivé dans le hall d’accueil de Zaventem. Ils n’ont finalement pas pris le vol annoncé de Tel Aviv mais un vol via Francfort. Parmi eux, les militants de notre Secours Rouge. Un nombreux comité d’accueil occupait le hall, scandant des slogans pro-palestiniens

38 Belges, militants pro-palestiniens étaient détenus en Israël (sur 124 au total). Comme d’autres manifestants, ils voulaient se rendre en Cisjordanie mais Israël leur refuse l’accès au territoire sans motiver, pour le moment, leur enfermement. Deux militants qui ne contestaient pas cette interdiction d’entrer sur le territoire israélien étaient rentrés en Belgique cette nuit. 14 autres militants doivent être rapatriés ce lundi (en trois vols). Le cas des deux derniers militants n’est pas encore fixé.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2011 à 19:56

Espagne : sept prisonniers communistes et antifascistes gravement malades

En Espagne, sept prisonniers et prisonnières antifascistes sont gravement malades, une campagne est animée pour leur libération. Il s’agit de :

Enrique KUADRA ETXEANDIA, militante des GRAPO. Depuis 23 ans en prison, en 4 fois, autant en Espagne qu’en France. Cancer de la prostate. Sa prochaine opération nécessitera une récupération très délicate, impossible en prison. Détenu 2.000 km de sa famille.

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, secrétaire général du PCE(r), âgé de 67 ans. Depuis 18 ans en prison, en 3 fois. Grave maladie oculaire, hernie du hiatus et faiblesse générale. Détenu à l’isolement à 840 km de sa famille.

María José BAÑOS ANDUJAR, militante des GRAPO. Depuis 18 ans en prison, en 2 fois. Elle a besoin de l’implantation d’un rein et elle est malade du H.I.V. Depuis 2010, elle est dans l’attente d’une implantation d’une déviation coronaire. Détenue à 2.000 km de son entourage.

Manuel ARANGO RIEGO, militant du PCE(r),  âgé de 65 ans. Depuis 10 ans en prison, en 2 fois. Il souffre d’une grave sciatique chronique. Graves problèmes de mobilité. Hyper médicalisé. Détenu à 670 km de sa famille.

Carmen MUÑOZ MARTÍNEZ, militante du PCE(r). Depuis 28 ans en prison, en 2 fois. Elle souffre d’un cancer du sein dont elle a du être opérée puis se soumettre à de dures séances de chimiothérapie et d’autres séances de réhabilitation. Etat de santé général très mauvais. Hyper médicalisée. Détenu à 800 km de sa famille.

Laureano ORTEGA ORTEGA, militante des GRAPO. Âgée de 49 ans. Depuis 22 ans en prison, en 3 fois. En septembre 2010, elle a souffert d’une attaque au coeur qui lui a valu une entrée en hospitalisation dans un état très grave et désormais très médicalisée et épuisée. Détenue à l’isolement, à 2200 km de sa famille.

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, militante du PCE(r).  Âgée de 57 ans. Depuis 8 ans en prison, en 2 fois. Elle a de l’arthrose et de l’ostéoporose générale, une flebite, une sinusite chronique grave, des cataractes et les vertèbres lombaires qui nécessitent plusieurs opérations obligatoires pour ne pas finir définitivement en chaise roulante. Détenu à 240 km de sa famille.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2011 à 14:33

Indignés : les délateurs sont parmi eux...

Tel qu’en lui même, accueillant des positionnements politiques différents, le Secours Rouge n’avait pas à se prononcer sur le mouvement des "indignés". A titre individuel ou dans le cadre de leurs autres engagements politiques, certains des membres du SR ont gardé une distance critique, d’autres se sont impliqués, en participant notamment à l’occupation du "carré Moscou". Avec l’arrivée des "indignés", le SR a veillé à remplir son rôle anti-répression en produisant et en faisant traduire un guide juridique pour préparer les marcheurs étrangers à la réalité répressive belge. De la même manière, nous avons participé à l’atelier sur le thème de la répression. Et c’est là que cela s’est gâté...

Dans la perspective de la manifestation du 15 octobre, un représentant des marcheurs de Madrid a refusé l’idée de limiter les photographes à l’intérieur de la manifestation. Il a justifié cela de trois manières : 1° les images assurent la popularité du mouvement, 2° elles montrent la transparence du mouvement, 3° elles permettent à la police d’identifier les "casseurs". Ce troisième point était revendiqué et assumé. Pire encore, il était question « comme en Espagne » de se préparer à isoler/dénoncer les "casseurs" en faisant un cercle autour d’eux pour les signaler à la police.

Le dernier texte posté sur Indymedia nous éclaire sur la base politique de cette logique collabo : « L’idée étant de dépasser la question de la mentalité supposée anti-police pour une compréhension effective du droit de chacun, policier et citoyen compris. Éviter dans la mesure du possible les situations critiques. (...) Les policiers sont un ordre, les manifestants un autre, il faut installer un espace intermédiaire. »

Nous pensons que les policiers sont/représentent/défendent un monde, et que nous sommes/représentons/défendons un autre, que ces mondes sont inconciliables, et que l’espace occupé par l’un est forcément un espace conquis sur l’autre. Il ne s’agit pas d’une « mentalité anti-policière », il s’agit d’une analyse politique du rôle de la police dans une société : perpétuer l’ordre existant. Nous refusons de travailler avec des délateurs et ces policiers bénévoles, et nous nous retirons de l’atelier « legal team ».

Toutefois, nous savons qu’au-delà du noyau madrilène-collabo (et de quelques-uns de ces supporters belges), un grand nombre des personnes attachées au mouvement des "indignés", et qui refusent la violence politique, rejettent l’idée de dénoncer les "casseurs". Et nous voulons croire qu’ils seront en majorité à la manifestation du 15 octobre. Que ceux-là sachent (et les casseurs aussi...) que notre sortie de l’atelier « legal team » des "indignés" ne nous empêchera pas d’être présents pour soutenir tout militant confronté à la répression.

http://www.secoursrouge.org/

Edité par Camarondeplata - 14 Oct 2011 à 14:35
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