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Services publics à l'abandon

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 May 2010 à 20:14

Hausse Et bientôt l’Électricité

L’Assemblée nationale examinera, à compter du 
8 juin, le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité. Ce texte, qui a pour but de livrer un quart de la production électronucléaire d’EDF à ses concurrents, provoquera 
une hausse des prix. Selon 
la Commission de régulation 
de l’énergie, la hausse pourrait être de 11,4 % dès cette année et d’un minimum de 3,1 % à 3,5 % par an entre 2011 et 2025.
 

L’usager, vache à lait des actionnaires de GDF Suez

Selon le Figaro, les prix du gaz, qui ont déjà bondi de 11, 7 % le 1er avril dernier, pourraient augmenter de 4,5 % le 1er juillet. Une troisième hausse serait possible en octobre.

Encore un mauvais coup contre le pouvoir d’achat des ménages. Ainsi, selon le Figaro, les prix du gaz pourraient augmenter de 4,5 % au 1er juillet, après avoir déjà bondi de 11,7 % le 1er avril. Selon le quotidien, cette nouvelle hausse pourrait ne pas être la dernière de l’année et une nouvelle inflation des prix pourrait intervenir au 1er octobre.

Pour justifier cette flambée, l’évolution des cours du pétrole brut est à nouveau mise en avant. Un argument régulièrement mis en cause par la CGT énergie, qui souligne qu’« une majeure partie du gaz acheté par GDF Suez est acquise dans le cadre de contrats à long terme négociés directement avec les pays producteurs ». Et que, dans ce cadre, les coûts d’approvisionnement sont inférieurs aux prix du marché et moins volatils. Mais surtout, la transparence sur les coûts d’approvisionnement n’est pas le fort de GDF Suez. Quels sont exactement les prix négociés dans le cadre des contrats à long terme ? Le gaz acheté dans ces contrats sert-il bien à satisfaire la consommation nationale, ou GDF Suez en use-t-il pour spéculer sur les marchés internationaux ? Selon une source interne, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), à qui pourtant revient la décision d’autoriser ou de refuser les hausses des tarifs réglementés, ne disposerait pas elle-même de ces informations. Pour l’heure, sans doute gêné par l’impopularité d’une telle annonce auprès de l’opinion publique, le gouvernement n’a ni confirmé ni infirmé cette hausse. Il se cache derrière le fait que la CRE n’a pas encore été saisie d’une demande officielle de la part de GDF Suez. Le groupe, qui doit faire connaître ses intentions au minimum vingt-et-un jours avant le 1er juillet, reste pour l’heure silencieux. Une fois la demande effectuée auprès de la CRE, le gouvernement pourra, s’il le décide, adresser une fin de non-recevoir aux actionnaires de GDF Suez qui se sont déjà partagés 4,47 milliards d’euros de bénéfice en 2009, après 6,5 milliards d’euros en 2008. En effet, s’il ne dispose plus formellement du pouvoir de décision, l’État conserve un droit de veto. Rappelons enfin qu’avec un tiers du capital, il demeure aussi le principal actionnaire de GDF Suez.

Pierre-Henri Lab

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jun 2010 à 22:24

La privatisation au bout des rails

Au nom de la concurrence, Bruxelles demande que la SNCF soit transformée en société anonyme. L’opposition gouvernementale ne convainc pas les syndicats.

Le gouvernement fait mine de vouloir conserver le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) de la SNCF. Le secrétaire d’État, Dominique Bussereau, a annoncé qu’il a saisi la Justice européenne pour maintenir ce statut. Cette réaction intervient alors que le quotidien économique les Échos a révélé hier que la Commission européenne exige de la France qu’elle transforme la compagnie ferroviaire en société anonyme. Dans une lettre en date du 11 février dernier, Bruxelles réclame cette transformation car, selon elle, le statut d’Epic offre à l’entreprise publique une garantie de l’État sur tous ses engagements, sans limite de montant, ni de durée. Aux yeux de la Commission, « cette garantie constitue une aide d’État incompatible » avec le fameux principe de concurrence libre et non faussée. La SNCF bénéficierait ainsi, selon elle, d’un avantage déloyal sur ses concurrents privés. Du côté de la SNCF, le directeur général en charge des affaires stratégiques, David Azéma, a déclaré aux Échos qu’« il n’y a pas de distorsion de la concurrence » et que « la propriété d’une entreprise par l’État n’est pas interdite par le traité de Rome ».

Les déclarations du gouvernement et de la SNCF ne sont pas de nature à suffire à rassurer les syndicats, qui depuis plusieurs années dénoncent un processus de « privatisation rampante » de la société nationale. Selon les fédérations de cheminots, les restructurations en cours dans l’entreprise visent à préparer un changement de statut en société anonyme puis une ouverture du capital. La CGT a réaffirmé hier que, « face aux nouvelles attaques des intégristes de la libéralisation, de la déréglementation, des privatisations, la Fédération CGT s’engage à tout mettre en œuvre pour arrêter le bras des casseurs et l’action des fossoyeurs des services publics ». Même tonalité chez SUD rail où l’on estime que « la privatisation s’accélère ».

Le scepticisme des syndicats vis-à-vis de l’opposition gouvernementale au changement de statut est d’autant plus compréhensible que les autorités françaises avaient engagé un recours similaire sur La Poste avant de la transformer en… société anonyme.

Pierre-Henri Lab

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jun 2010 à 23:02

SNCF. Ulysse, une odyssée risquée

Un courrier du ministère de l’Économie et des Finances que s’est procuré l’Humanité nourrit le doute sur le bien-fondé de l’externalisation de l’informatique de la SNCF.

Ulysse, le projet d’externalisation de l’informatique de la SNCF au profit d’IBM, comporte « des risques » pour l’entreprise. Et ceux-ci sont suffisamment significatifs pour que le ministère de l’Économie et des Finances s’en préoccupe. Dans un courrier en date du 7 janvier 2010 adressé au directeur général délégué à la stratégie de la société nationale, David Azéma, l’inspecteur général des finances et chef de la mission de contrôle économique et financier des transports, André Barilari, fait part d’« un certain nombre d’observations ». Une façon polie de ne pas émettre des réserves ?

INTERROGATIONS SUR LA COHÉRENCE DU PROJET

Bien qu’il affirme que « ce projet (d’externalisation – NDLR) ne suscite pas d’opposition » de sa part, il s’interroge sur sa « mise en oeuvre effective » tant elle apparaît « complexe ». Selon lui, « la multiplicité des structures » et « la gouvernance croisée », conséquentes à la filialisation et l’organisation par branches de la SNCF, « risquent de faire en sorte que l’équilibre du système ne soit jamais atteint » (sic). Pour conjurer le sort, l’inspecteur des finances estime « indispensable que le rôle dévolu à chaque acteur (SNCF et IBM – NDLR) soit bien défini » mais semble peu convaincu, au regard des expériences précédentes de ce type, que cela soit possible. Outre la viabilité du projet, le haut fonctionnaire nourrit visiblement des doutes sur sa légalité. Il écrit ainsi qu’il aurait « été souhaitable de disposer d’une étude juridique plus approfondie permettant d’avoir l’assurance » que le projet d’externalisation est « en cohérence avec la législation qui régit les marchés publics de fournitures et de prestations intellectuelles ».

André Barilari semble aussi s’interroger sur la capacité d’Ulysse à atteindre les objectifs financiers prévus par ses promoteurs. Il note que la SNCF espère, grâce à cette externalisation, réaliser une économie de 192 millions d’euros, et IBM empocher une rémunération de 64 millions d’euros. Or, pour atteindre ce résultat, il faudrait réaliser des gains de productivité situés « entre 2 et 5 % pour la production et de l’ordre de 10 % en moyenne pour les études » alors même que le chiffre d’affaires est en baisse. Autant dire que les craintes des syndicats de cheminots sur les conséquences sociales de l’externalisation de l’informatique sont fondées. L’inspecteur des finances pointe aussi le niveau de rémunération d’IBM et relève ainsi que son « taux de marge (…) apparaît encore élevé par rapport au standard de la profession  ».

INQUIÉTUDES SUR LA QUALITÉ DE SERVICE

Dernier point enfin, l’inspecteur des finances s’inquiète des possibles conséquences de l’externalisation sur la qualité de service. La voie lui paraît « étroite » pour qu’IBM puisse « atteindre les objectifs de réduction des coûts de telle sorte que les économies ne portent pas sur la qualité de service ». Se faisant, là encore, André Barilari conforte les critiques des syndicats qui prédisent une dégradation de la qualité de service à venir en raison des réductions d’emplois et de la baisse des moyens alloués à l’informatique qu’engendrera selon eux le projet Ulysse.

PIERRE-HENRI LAB

Externalisation, le précédent BNP Paribas

Entretien avec Fabrice Hallais, secrétaire général de l’Ugict CGT de BNP Paribas.

En quoi a consisté l’externalisation de l’informatique de BNP Paribas  ?

Fabrice Hallais. Au début des années 2000, la banque a décidé de créer avec le géant américain de l’informatique une société commune, baptisée BPII. Cette société a pris en charge la production informatique de la banque (gestion des comptes des clients, transactions…) Au départ, les salariés de BPII étaient tous détachés de BNP Paribas ou d’IBM. Très vite, BPII a procédé à ses propres recrutements. Cela a permis à BNP Paribas et à IBM d’appliquer aux informaticiens la convention collective Syntec. Celle-ci est moins favorable aux salariés que les conventions collectives du secteur bancaire ou de l’industrie. Syntec offre à peine plus de garanties que le Code du travail. Dans le domaine de l’informatique, les rémunérations sont souvent supérieures à ce qui se pratique dans d’autres secteurs. 
Et surtout en perpétuelle progression. En effet, les salariés sont très majoritairement des cadres, tandis que leur niveau de qualification est en constante augmentation. Le choix d’externaliser l’informatique relève donc avant tout d’une stratégie visant à réduire les coûts salariaux pour améliorer la rentabilité financière de la banque.

L’externalisation au profit d’IBM a-t-elle conduit à des délocalisations  ?

Fabrice Hallais. Il n’y pas eu de délocalisation vers les pays où la main-d’œuvre est moins coûteuse dans 
le cadre de BPII. Les exigences 
de sécurité et celle de confidentialité des données qui entourent les opérations bancaires s’y prêtent peu. Cela dit, BNP Paribas a délocalisé la conception de ses programmes informatiques vers des pays comme l’Inde ou le Maroc. Ce qui n’est pas sans poser problème car, malgré les cahiers des charges, les logiciels conçus dans ce cadre se révèlent souvent inadaptés aux besoins des utilisateurs et ne sont pas toujours réalisés dans des délais maîtrisés. Pour concevoir un outil informatique adapté à la banque, il faut des informaticiens qui connaissent bien les métiers 
de la banque. L’informatique bancaire est une discipline à part entière.

L’externalisation a-t-elle eu des conséquences sur la qualité du service  ?

Fabrice Hallais. L’externalisation a conduit à une perte de compétence informatique chez BNP Paribas. Conséquence, les délais pour réparer une panne peuvent être plus longs. 
On constate aussi une hausse du nombre de bogues et une perte importante de connaissance.

Entretien réalisé par Pierre-Henri Lab

SNCF. Une table ronde prévue le 14 juin

Soucieux du devenir des 2 000 informaticiens de la SNCF et des 1 500 sous-traitants et des conséquences sur la qualité de service de l’externalisation de l’informatique, les syndicats de cheminots CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT sont mobilisés et exigent l’abandon du projet. Confrontée à une forte mobilisation des salariés depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF s’est résignée à organiser une table ronde, le 14 juin prochain. Reste à savoir si cette rencontre portera sur l’intérêt même du projet ou si, comme elle s’y emploie régulièrement sur d’autres dossiers, la direction tentera de contenir les syndicats dans 
un rôle d’accompagnement de ses choix  ?
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2010 à 20:19
Pillage

De l'énergie pour les actionnaires

Le projet de loi Nome (nouvelle organisation du marché de l’énergie), qui est examiné à partir de mercredi à l’Assemblée nationale, vise à forcer le passage du secteur privé vers le contrôle de la distribution de l’électricité.

Par Jean-Paul Piérot

Le projet de loi Nome (nouvelle organisation du marché de l’énergie), qui est examiné à partir de mercredi à l’Assemblée nationale, vise à forcer le passage du secteur privé vers le contrôle de la distribution de l’électricité, en réduisant la part des prix réglementés au nom du sacro-saint principe de « la concurrence libre et non faussée ». Parmi les conséquences attendues : une hausse des prix fixés par l’État qui les rapprochera des prix du marché et permettra aux opérateurs privés de conquérir à peu de frais des profits faramineux.

Plus rien ne doit échapper au marché, tout ce qui peut rapporter gros aux actionnaires doit être soustrait à la société, voilà crûment exprimée la philosophie des théoriciens de l’ultralibéralisme. Les adeptes de la révolution conservatrice, en pointe dans les années Bush aux États-Unis, tiennent toujours le haut du pavé, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Une implacable logique entraîne le gouvernement Sarkozy-Fillon à en faire toujours davantage pour démolir pierre par pierre le modèle économique et social de la France. Des compromis scellés au terme des luttes ouvrières et dans les combats de la Résistance sont aujourd’hui remis en question systématiquement par la droite au pouvoir. « En finir avec 1945 », écrivait Denis Kessler, célèbre figure du patronat financier, peu après l’élection de Nicolas Sarkozy. La réalisation de sa requête s’écrit sous nos yeux au fil des mesures prises ou annoncées contre les retraites, de la réduction des emplois dans les services publics au gel des dépenses publiques, à la déréglementation et aux privatisations engagées dans les sociétés nationales.

La libéralisation de la distribution de l’électricité ne profitera pas aux citoyens. Et jusqu’à aujourd’hui ils ne s’y sont pas trompés, restant pour la quasi-totalité d’entre eux fidèles au prix réglementé. Les Français n’ont pas prêté foi aux offres alléchantes et trompeuses des marchands d’énergie déréglementée. Au passage, le projet de loi ouvre au secteur privé la possibilité d’engranger à peu de frais de juteux profits sur la production nucléaire.

Cette mise aux normes du pays aux appétits du marché n’est pas qu’une affaire française, objectent les dirigeants français, qui renvoient la balle aux institutions européennes, dont ils ne feraient que transposer les oukases. C’est une manière de brouiller les cartes. Car s’il est vrai que la libéralisation et l’ouverture à la concurrence dans le domaine énergétique, postal ou ferroviaire découlent des directives européennes, qui en a décidé ? Qui siège autour de la table des Conseils des ministres de l’UE et du Conseil européen ? Ce sont les mêmes, à Bruxelles et à Paris. Jeu de rôle ou schizophrénie ?

Or c’est bel et bien la majorité parlementaire qui a avalisé la privatisation de GDF par la fusion avec Suez, qui a ouvert le capital d’EDF, ce sont bien les députés sarkozystes qui ont changé le statut de La Poste, en dépit de l’hostilité manifeste de l’opinion publique exprimée lors d’une votation citoyenne. Ainsi, lorsque le gouvernement feint de ne pas entendre la Commission européenne qui réclame la transformation de la SNCF en société anonyme, tout cela ressemble à un jeu de dupes.

La bataille pour la défense du caractère de service public de la production et de la distribution de l’énergie et pour la pérennité des services publics participe de la riposte générale contre l’offensive ultralibérale qui secoue actuellement la France et l’Europe.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jun 2010 à 19:43

Main basse sur les tarifs 
de l’électricité

Le projet de loi Nome, dont l’examen a débuté hier soir à l’Assemblée, va provoquer une hausse de 11% des tarifs dès cette année. L’opposition socialiste et communiste votera contre ce texte, qui prévoit la mise à disposition d’un quart de la production nucléaire aux concurrents d’EDF.

Les députés UMP et Nouveau Centre vont-ils donner le feu vert à une flambée des tarifs réglementés de l’électricité  ? L’examen du projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité, auquel s’opposent parlementaires communistes et socialistes, a débuté hier soir à l’Assemblée nationale. Or, son adoption définitive, prévue avant la fin de l’année, devrait conduire à une hausse sans précédent et complètement artificielle de la facture. Selon les prévisions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les tarifs réglementés devraient bondir de 7,1% à 11,4% dès cette année et continuer d’augmenter de 3,1% à 3, 5% par an entre 2011 et 2015.

une augmentation artificielle des tarifs

Cette flambée sera la conséquence mécanique de l’obligation faite par la loi à EDF de mettre à la disposition de ses concurrents 25% de sa production nucléaire. Cette disposition vise à permettre à GDF Suez, Poweo ou encore Direct Énergie de gagner des parts de marché dans la fourniture d’électricité aux particuliers et aux entreprises. En effet, malgré le fait que la France a, comme l’exigeait Bruxelles, totalement ouvert son marché intérieur en 2006, la concurrence reste très marginale puisque 97% des Français sont restés fidèles aux tarifs réglementés. Et pour cause  : peu ou pas producteurs d’électricité, les nouveaux opérateurs ne sont pas en mesure de 
faire des offres commerciales compétitives. Pour qu’ils y parviennent, le premier ministre, François Fillon, a donc décidé de leur donner accès à un quart de la production nucléaire. Mais « cette spoliation d’un bien de la nation », comme le dénonce la CGT énergie qui rappelle que les 54 réacteurs nucléaires actuellement en service ont été financés par les usagers, par le biais de leurs factures, a un prix. Elle va provoquer un surenchérissement du coût du mégawatt. Alors qu’il est aujourd’hui de 34 euros, il devrait atteindre 42 euros. Un bond de 25% que supporteront les usagers, entreprises comme particuliers. La loi Nome comporte d’autres dispositions qui suscitent l’opposition du PCF, du PS et de la CGT. Les tarifs réglementés pour les entreprises seront purement et simplement supprimés. Ce qui ne sera pas sans conséquences, dans cette période de crise, pour les entreprises dites électro-intensives. Pour les particuliers, l’existence des tarifs réglementés est officiellement garantie, mais la loi va conduire à, progressivement, réduire leur intérêt pour le consommateur. Désormais, c’est la CRE qui les fixera, tandis que leur calcul devra intégrer « une référence
au marché » dont les prix sont supérieurs en moyenne de 40%.

LA CNR BIENtôt privatisée au profit de GDF SUEZ ?

La loi Nome pourrait être aussi l’occasion pour le gouvernement de privatiser la Compagnie nationale du Rhône. Cette entreprise qui gère les aménagements du fleuve et en particulier les barrages hydroélectriques pourrait passer sous le contrôle total de GDF Suez, qui en possède déjà 49%. Un amendement déposé en ce sens a été rejeté en commission par les parlementaires, mais la CGT comme le PCF craignent qu’il ne refasse surface au cours de l’examen du texte.


Projet de loi pour un vrai service public d'électricité (au Vénézuéla)
 
Pendant qu'en France le gouvernement privatise le service public d'électricité en pratiquant un véritable pillage de ce service au profit des capitalistes au Vénézuéla une nouvelle loi sur l'électricité est en projet.
 
Cette loi a trois grandes lignes :
 
L'accès à l'électricité est un droit humain et non une marchandise
 
L'état gère le service public de l'électricité
 
La vision socialiste de l'entreprise qui gère ce service
 
Cette loi permettra d'unifier le système électrique vénézuélien qui a été fragmenté durant la IVème république etfonctionnait sans coordination. De plus les investissement était faibles ce qui posat quelques problèmes au gouvernement bolivarien (on se souviendrat de la sècheresse de cette année et du rationnement électrique).
 

Grève contre la privatisation 
du réseau routier

La CGT PTRI (personnels techniques des réseaux et infrastructures) appelle à un mouvement de grève reconductible le 14 juin pour la création d’emplois et contre la privatisation rampante du réseau routier national. « Le premier ministre a demandé la création d’un opérateur routier national. C’est-à-dire que le gouvernement s’apprête à faire cadeau au patronat du BTP des routes payées par les contribuables », dénonce le syndicat.



Edité par T 34 - 14 Jun 2010 à 21:38
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jun 2010 à 20:16

En grève pour la route, et vice versa !

Les agents des onze directions interdépartementales de la route protestent contre une possible privatisation de leur service.

Inquiétude chez les agents chargés de l’entretien des routes nationales. La CGT a appelé hier les 7 500 salariés des onze directions interdépartementales de la route (DIR) à la grève. À Marseille, à Clermont-Ferrand et à Créteil, opérations escargot et manifestations sont venues relayer les revendications syndicales. Sur la liste des préoccupations des agents figurent notamment une demande de création de postes supplémentaires, ainsi que le maintien de leur régime de retraite. Au-delà de ces revendications, ce sont les propositions formulées par François Fillon dans un courrier adressé le 28 octobre 2009 à l’inspection générale des finances (IGF) qui retiennent l’attention des syndicalistes.

Dans le cadre de la prochaine vague de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le premier ministre a en effet demandé à l’IGF d’examiner un ensemble de dix-sept propositions concernant les politiques publiques en matière de transports, dont la plus importante concerne la création d’un « opérateur national routier ». Ce dispositif national regrouperait en son sein l’ensemble des onze DIR. La CGT voit derrière ce projet de réforme le spectre d’une marche vers la privatisation de la gestion des routes nationales.

Le syndicat reproche au gouvernement, dans un communiqué, de « s’apprêter à faire cadeau au patronat du BTP des routes payées par les contribuables ». Le personnel gréviste craint en effet la mise en place de péages sur les routes nationales. Dernière inquiétude pour les agents des DIR, les plans de restructuration qui seraient à craindre en cas de passage au privé des routes nationales.

Hugo Castanera et Viviane Clermont

La SNCF condamnée 
aux prud’hommes

Le conseil de prud’hommes de Paris vient de rendre son jugement dans l’affaire opposant 120 cheminots, soutenus par la fédération des syndicats SUD rail, à la direction de la SNCF. Le tribunal a condamné l’entreprise publique à dédommager les agents pour non-respect de la réglementation du travail. Pour ces 120 agents, la SNCF n’a pas l’accord des 35 heures. 2 134 jours de repos n’avaient pas été attribués aux demandeurs, conséquence, selon SUD rail, d’une « politique de suppressions massives d’emplois ». En 2010, l’entreprise publique devrait supprimer 2 300 postes de cheminots.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jun 2010 à 21:36

La Compagnie du Rhône n’est pas à vendre

L’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité concerne directement la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Les salariés ont déclenché une grève la semaine dernière contre la privatisation. La CNR est détenue à un peu plus de 50 % par l’État, le reste par GDF Suez. Un statut remis en cause à l’Assemblée nationale par un amendement UMP qui laisserait la voie libre à Suez pour s’emparer de la CNR. Les salariés estiment que Suez, sans projet industriel, utilise la CNR pour récupérer des concessions de barrages. « Grève historique par son ampleur », écrit le journal Le Progrès, constatant que près de 85 % des 1330 salariés ont suivi le mot d’ordre de grève « du mécano au cadre sup… Du jamais-vu dans cette entreprise portée par Édouard Herriot. »


Les lycéens des Ardennes privés de transports

Le conseil général de droite a décidé de mettre fin à la gratuité des transports scolaires pour les lycéens, estimant qu’il n’est plus en mesure d’assurer, à lui seul, son financement intégral qu’il assume depuis 1963. L’assemblée se dit « confrontée à des charges qui augmentent et des recettes qui stagnent ». Ce qui n’empêche pas son président et sénateur UMP, Benoit Huré, de défendre une réforme des collectivités dont le but est de priver les départements de ressources fiscales propres, pour les cantonner dans leurs seules prérogatives sociales. Qui est responsable, le Benoît Huré président du conseil général ou le Huré Benoît sénateur qui vote les lois ?


Disparition programmée des services publics à Montauban

Rien n’arrête la maire UMP de Montauban (Tarn-et-Garonne) , Brigitte Barèges, élue en 2001. Après les ordures ménagères, l’eau, la piscine, le parc Chambord, elle veut privatiser, par un partenariat public-privé, l’éclairage public, la vidéoprotection et les communications électroniques. La gauche souligne que les 7,3 millions d’euros que la commune va devoir débourser en vingt ans suite à ces privatisations ne sont que des estimations, sans garantie sur la facture finale.

 


Edité par T 34 - 16 Jun 2010 à 21:37
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2010 à 20:51

Hausse des prix du gaz comprise entre de 2% et 4,7% au 1er juillet

 
Les tarifs du gaz naturel pour les particuliers vont connaître une augmentation comprise entre 2% et 4,7% au 1er juillet, a annoncé jeudi la Commission de régulation de l'Energie (CRE).

Les tarifs vont augmenter de 0,228 centimes d'euros par kilowattheure (kWh) selon la CRE, qui n'était pas en mesure de fournir une hausse moyenne des prix.

L'autorité de régulation a donné son aval à une demande soumise par le groupe GDF Suez, anciennement Gaz de France.

La hausse des prix ne sera pas de même ampleur selon le type d'usage des abonnés au gaz.

Ainsi, la facture augmentera de 2 euros sur l'année pour les 1,4 million de foyers qui n'utilisent le gaz que pour faire la cuisine.

Pour ceux qui s'en servent aussi pour leur eau chaude (1,2 million de clients), la hausse sera de 8 euros par an.

Enfin, pour les 6,3 millions de consommateurs qui font leur cuisine, ont leur eau chaude et se chauffent au gaz la facture va gonfler de 45 euros sur l'année.

Près de 90% des 10,8 millions de foyers raccordés au gaz naturel sont soumis aux tarifs réglementés, qui sont proposés essentiellement par GDF Suez.

Depuis cette année, ces tarifs ne sont plus fixés par les ministres de l'Economie et de l'Energie. C'est désormais GDF Suez qui décide des éventuels changements de prix, sous le contrôle de la CRE.

Les prix du gaz avaient déjà augmenté de 9,7% le 1er avril, soit une hausse des factures annuelles allant de 12 à 85 euros pour les ménages, la première depuis août 2008 et la plus forte depuis novembre 2005.

Les prix du gaz auront donc augmenté de 15% environ depuis le début de l'année 2010.

La hausse des tarifs s'explique par la remontée des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) au cours du 1er semestre.

En outre, la baisse de l'euro renchérit mécaniquement le prix des hydrocarbures importés en France, vendus en dollars.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jul 2010 à 19:39

SNCF : une stratégie low cost

La SNCF a annoncé une probable offre low cost sur les TGV pour 2012. Objectif affiché : la rentabilité.

La SNCF envisage de lancer une offre low cost dans le TGV en 2012. Dans le cadre du "plan d’affaires 2015", les objectifs des cinq branches ont été présentés pour assurer la rentabilité de l’entreprise et contrer l’ouverture à la concurrence. "C’est une hypothèse de travail pour redresser un modèle économique dégradé : celui du TGV", explique un représentant de la CGT-Cheminots.

L’objectif est clair : la SNCF vise une augmentation de 28 % du chiffre d’affaires d’ici 2015. Mais l’évolution de la grille tarifaire à la SNCF n’est pas nouvelle. Depuis le désengagement de l’Etat sur certaines activités de la SNCF, l’entreprise prend modèle sur le transport aérien et met en place des offres promotionnelles sur certaines lignes. "Le low-cost existe déjà : le service « IDTGV » propose des tarifs intéressants si l’on s’y prend à l’avance", explique la CGT. L’idée est de diversifier ce type d’offres pour optimiser les gains. La grille tarifaire est donc devenue très opaque, au consommateur de s’y retrouver pour payer un billet moins cher. La SNCF a pris le parti de laisser l’usager faire son marché parmi les prix, qui peuvent parfois aller du simple au double sur le même TGV. Ces pratiques mettent en lumière les inégalités en matière de prix : les plus fortunés pourront partir quand ils le souhaitent tandis que les petits revenus devront s’y prendre trois mois à l’avance sans pouvoir choisir leur date.

Dans le plan de sauvetage de la rentabilité de l’entreprise, la SNCF a d’ailleurs trouvé divers moyens d’augmenter ses recettes. Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef adjoint du magazine Que choisir, explique : « La SNCF a la volonté de multiplier les services payants, et à terme facturer tout autre service annexe. « TGV family » par exemple offre une possibilité de prise en charge des enfants à la sortie du train pour 3 euros supplémentaires. » Certaines cartes de réduction sont aussi devenues un casse-tête pour les usagers. Avec la carte senior, il est de plus en plus difficile d’obtenir les 50 % de réduction initialement prévus. Enfin selon Arnaud de Blauwe, « La souplesse se paye de plus en plus : jusqu’à maintenant, on n’avait aucune difficulté pour changer son billet. Désormais, il faut payer un supplément selon le moment où l’on veut l’échanger. »

Les probables offres low cost sur le TGV ne seraient-elles qu’ "un écran de fumée pour cacher une plus forte hausse des tarifs en 2011 ?", s’interroge Arnaud de Blauwe. Il faut se demander également si l'offre ne va pas remplacer des billets qui étaient déjà bon marché ou se traduire par une hausse des autres tarifs TGV.  Quant aux conséquences sur les conditions de travail et la hausse de la productivité pour les salariés, on ne peut rien présager pour le moment.

Sarah Masson

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Aug 2010 à 00:18

Les tarifs d'EDF augmentent encore

Videz le porte-monnaie ou éteignez les lumières ! EDF s’apprête à pratiquer le 15 août la plus forte hausse de ses tarifs depuis son entrée en Bourse en 2010. Comptez +3% à la maison (1.5% si l’on déduit l’inflation), +4% pour les artisans et professions libérales, +4.5% pour les PME-PMI et +5% pour les grandes entreprises.

Le groupe, société anonyme désormais, et ses actionnaires ont le sourire aux lèvres. Si l’on en croit John Honoré, analyste à la Société Générale, cette augmentation des tarifs réglementés devrait provoquer un bond de 950 millions d'euros du bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) d'EDF sur les 12 mois à venir. C’est « une énorme surprise positive », abondent les analystes de Bank of America Merrill Lynch. Aussi, 15h50, alors que le CAC40 est stable à +0.12% de variation, l’action EDF affiche la plus forte hausse du jour : +4.98%.

On se réjouit moins du côté des consommateurs. « Cumulé à la hausse importante des tarifs du gaz (+15% cette année, ndlr), ça commence à faire vraiment beaucoup pour les ménages », a réagi Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir. « C'est une très mauvaise nouvelle à un moment où il y a une crise aiguë du pouvoir d'achat », a renchéri Thierry Saniez, délégué général de la CLCV.

Selon le gouvernement, cette nouvelle hausse tarifaire se justifie par les importants investissements que doit consentir EDF afin de rénover son parc de production ou de développer les énergies renouvelables. EDF va investir 8 milliards d'euros en 2010 dans ses centrales et son réseau électriques, une somme en hausse de 15% par rapport à 2009, souligne ainsi le ministère de l'Energie.

Le gouvernement communique surtout sur le caractère « différencié » de la hausse de ces tarifs, celle-ci étant pensée pour favoriser les « comportements vertueux ». Concrètement, les ménages qui consomment beaucoup d'électricité (abonnement supérieur à 18kVA) seront à l'avenir obligés de souscrire un abonnement de type heure creuse/heure pleine ou Tempo. Il s'agit d'inciter les ménages à consommer moins lors des pics de la demande (en particulier le soir en hiver), pendant lesquels la France doit importer de l'électricité ou la produire à partir d'énergies polluantes (charbon, fioul). Si on en croit le ministère, « la grille tarifaire doit permettre à ceux qui ont un comportement vertueux de gagner de l'argent ». Enfin, afin de lutter contre la précarité énergétique, le gouvernement annonce qu'il va augmenter de 10% l'aide proposée aux ménages les plus en difficultés dans le cadre du « tarif de première nécessité ».

Mais cette augmentation « ne dit pas son ‘nome’ », dixit François Brottes, député PS. Elle est « destinée à anticiper les effets du projet de loi portant nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME) ». Les analystes de la Bank of America l’affirment aussi spontanément : cette hausse des tarifs « montre que le gouvernement comprend que la conséquence de la loi Nome est une hausse des prix de l'électricité ». Or, « la loi NOME n'entrera pas en vigueur avant octobre ou novembre prochain, soit bien après cette nouvelle hausse de l'été 2010, ce qui permettra de réduire artificiellement l'impact de la réforme législative sur les tarifs de l'électricité », explique le député PS de l’Isère. « Malgré cet artifice, le gouvernement aura du mal à masquer longtemps les conséquences de ses choix politiques », ajoute-t-il. Il s’agit en effet d’un choix tout à fait politique, idéologique, dans la parfaite lignée du libéralisme et de la concurrence libre et parfaite prônée par les eurocrates.

L'UFC Que Choisir a raison de redouter une « flambée des prix » après l'adoption de cette loi NOME, en seconde lecture au Parlement en septembre. Celle-ci va obliger EDF à céder, à prix coûtant, jusqu'à un quart de la production d'électricité de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc...). Selon des hypothèses de travail de la Commission de régulation de l'Energie (CRE), cette loi pourrait provoquer une hausse des tarifs de 11,4% puis de 3,5% par an, soit jusqu'à 25% d'ici à 2015 !

Le ministère de l'Energie assure pour sa part que la loi « ne traite pas de la question du niveau des tarifs réglementés » et n'a donc « aucune incidence sur le mouvement tarifaire ». Cependant, l’actif du Gouvernement a de quoi encourager à la méfiance voire à la lutte. Le contrat de service public signé le 24 octobre 2005 entre EDF et l'Etat prévoyait que « l'évolution des tarifs de vente de l'électricité aux particuliers » ne serait « pas supérieure au taux de l'inflation » jusqu'en 2010. Or depuis lors, les tarifs ont augmenté de 10% et l'inflation de 7,5%.

M. Guiho



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 18:25
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Tarifs EDF : +9% pour un demi-million de foyers

Mercredi 4 août, le Gouvernement annonçait pour le 15 août une augmentation des tarifs EDF de l'ordre de +3% pour les particuliers. Il s'avère aujourd'hui que l'addition pourra être franchement plus salée selon le type d'abonnement souscrit. L'an dernier, 1.5 million de clients avaient déjà vu leur facture augmenter de plus de 15%.

Videz le porte-monnaie ou éteignez les lumières ! EDF s’apprête à pratiquer le 15 août la plus forte hausse de ses tarifs depuis son entrée en Bourse en 2010. Comptez +3% à la maison (1.5% si l’on déduit l’inflation), +4% pour les artisans et professions libérales, +4.5% pour les PME-PMI et +5% pour les grandes entreprises. En moyenne.

Le groupe, société anonyme désormais, et ses actionnaires ont le sourire aux lèvres. Si l’on en croit John Honoré, analyste à la Société Générale, cette augmentation des tarifs réglementés devrait provoquer un bond de 950 millions d'euros du bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) d'EDF sur les 12 mois à venir. C’est « une énorme surprise positive », abondent les analystes de Bank of America Merrill Lynch. Aussi, 15h50, alors que le CAC40 est stable à +0.12% de variation, l’action EDF affiche la plus forte hausse du jour : +4.98%.

On se réjouit moins du côté des consommateurs. « Cumulé à la hausse importante des tarifs du gaz (+15% cette année, ndlr), ça commence à faire vraiment beaucoup pour les ménages », a réagi Caroline Keller, de l'UFC Que Choisir. « C'est une très mauvaise nouvelle à un moment où il y a une crise aiguë du pouvoir d'achat », a renchéri Thierry Saniez, délégué général de la CLCV.

Selon le gouvernement, cette nouvelle hausse tarifaire se justifie par les importants investissements que doit consentir EDF afin de rénover son parc de production ou de développer les énergies renouvelables. EDF va investir 8 milliards d'euros en 2010 dans ses centrales et son réseau électriques, une somme en hausse de 15% par rapport à 2009, souligne ainsi le ministère de l'Energie.

Le gouvernement communique surtout sur le caractère « différencié » de la hausse de ces tarifs, celle-ci étant pensée pour favoriser les « comportements vertueux ». Concrètement, les ménages qui consomment beaucoup d'électricité (abonnement supérieur à 18kVA) seront à l'avenir obligés de souscrire un abonnement de type heure creuse/heure pleine ou Tempo. Il s'agit d'inciter les ménages à consommer moins lors des pics de la demande (en particulier le soir en hiver), pendant lesquels la France doit importer de l'électricité ou la produire à partir d'énergies polluantes (charbon, fioul). Si on en croit le ministère, « sauf exception marginale, aucune option tarifaire ne conduit à une revalorisation hors de proportion avec la revalorisation moyenne». Mieux, « la grille tarifaire doit permettre à ceux qui ont un comportement vertueux de gagner de l'argent ». Enfin, afin de lutter contre la précarité énergétique, le gouvernement annonce qu'il va augmenter de 10% l'aide proposée aux ménages les plus en difficultés dans le cadre du « tarif de première nécessité ».

Pourtant, Latribune.fr relève que pour certains foyers, la hausse atteindra même +9%. Une information que le Ministère de l'énergie refuse de commenter : « Nous attendons l'avis de la Commission de régulation de l'énergie », a déclaré une porte-parole, un avis purement consultatif attendu autour du 15 août. Selon le site du quotidien économique, le prix de l'abonnement « Heures creuses/heures pleines » baissera de 25% à 90,96 euros pour une puissance inférieure à neuf kilovoltampères (kVA), tandis que le prix du kilowatt-heure augmentera de 7,3%. Mais pour l'option « Tempo » (prix modulé selon l'heure et le jour), le coût de l'abonnement augmentera de 3%, tout comme celui du kilowatt-heure. Pire, pour l'option « Base » (tarif unique), le prix de l'abonnement augmentera de 4,4% à 8,4% et celui de l'énergie de 1,5% à 1,8% pour les consommateurs dont l'installation électrique a une puissance inférieure à six kVA. Pour les puissances plus fortes (jusqu'à 36 kVA), le prix de l'énergie est stable et le prix de l'abonnement baisse de 0,3% à 16,2%. Enfin, les tarifs de l'électricité vont augmenter de neuf pour cent pour les 500.000 ménages ayant souscrit un abonnement « effacement jour de pointe ».

Cette augmentation « ne dit pas son ‘nome’ », dixit François Brottes, député PS. Elle est « destinée à anticiper les effets du projet de loi portant nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME) ». Les analystes de la Bank of America l’affirment aussi spontanément : cette hausse des tarifs « montre que le gouvernement comprend que la conséquence de la loi Nome est une hausse des prix de l'électricité ». Or, « la loi NOME n'entrera pas en vigueur avant octobre ou novembre prochain, soit bien après cette nouvelle hausse de l'été 2010, ce qui permettra de réduire artificiellement l'impact de la réforme législative sur les tarifs de l'électricité », explique le député PS de l’Isère. « Malgré cet artifice, le gouvernement aura du mal à masquer longtemps les conséquences de ses choix politiques », ajoute-t-il. Il s’agit en effet d’un choix tout à fait politique, idéologique, dans la parfaite lignée du libéralisme et de la concurrence libre et parfaite prônée par les eurocrates.

L'UFC Que Choisir a raison de redouter une « flambée des prix » après l'adoption de cette loi NOME, en seconde lecture au Parlement en septembre. Celle-ci va obliger EDF à céder, à prix coûtant, jusqu'à un quart de la production d'électricité de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc...). Selon des hypothèses de travail de la Commission de régulation de l'Energie (CRE), cette loi pourrait provoquer une hausse des tarifs de 11,4% puis de 3,5% par an, soit jusqu'à 25% d'ici à 2015 !

Le ministère de l'Energie assure pour sa part que la loi « ne traite pas de la question du niveau des tarifs réglementés » et n'a donc « aucune incidence sur le mouvement tarifaire ». Cependant, l’actif du Gouvernement a de quoi encourager à la méfiance voire à la lutte. Le contrat de service public signé le 24 octobre 2005 entre EDF et l'Etat prévoyait que « l'évolution des tarifs de vente de l'électricité aux particuliers » ne serait « pas supérieure au taux de l'inflation » jusqu'en 2010. Or depuis lors, les tarifs ont augmenté de 10% et l'inflation de 7,5%.

Mickaël Guiho

"Linky" de EDF : compteur intelligent ou compteur espion ?

Dans une fiche publiée sur son site, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) met en garde contre les risques portés par les nouveaux « compteurs électriques intelligents » d’EDF à l’égard de la vie privée. ErDF assure que toutes les données seront "cryptées", sans beaucoup plus de précisions.

Une Directive européenne votée et transposé en droit français en 2006, 80% de la population française, soit 35 millions de foyers, devra être équipée d’un « compteur intelligent » d’ici 2020. L’arrivée de tels compteurs en France pourrait être accélérée par l’adoption par la Commission européenne le 9 octobre 2009 d’une recommandation pour accroître l’utilisation de « technologies intelligentes » dans la lutte contre le réchauffement climatique.  ERDF (Electricité Réseau Distribution de France) parle de « révolution technologique ». Il s’agit de compteurs électriques capables de communiquer avec les systèmes informatiques des producteurs et distributeurs d’énergie. Ces compteurs relèvent la consommation électrique et envoie les informations à ERDF, le gestionnaire du réseau physique de distribution de l’électricité. Ils permettent également de piloter l’installation électrique à distance. Relevés de consommation, ouvertures et clôtures de contrat, changements de puissance : tout peut être fait par internet. Un modèle de compteur retenu par ERDF et baptisé « Linky » est actuellement testé en France et a déjà fait l’objet de polémiques : des dysfonctionnements systématiques, un coût plus élevé qu’initialement prévu (qui pourrait encore nourrir des velléités d’augmentation des tarifs EDF),… Une seconde expérimentation, avec un nouveau modèle de compteur, pourrait être menée.

Sur le papier, ces compteurs sont potentiellement attractifs tant pour les producteurs que pour les clients. La Cnil pense que les producteurs se serviront des informations collectées par ces compteurs « pour prévoir l'énergie qui sera consommée, afin d'adapter leur capacité de production le plus précisément possible. En effet, l'énergie électrique ne peut pas être stockée. Ces informations leur sont donc très utiles car elle permettent de faire des économies et de moins polluer ». Par ailleurs, « les avantages de ces compteurs sont multiples pour les usagers », selon la CNIL. En effet, grâce aux informations précises et personnalisées récoltées, les distributeurs pourront proposer des offres sur mesure. « Les distributeurs s'en serviront pour facturer leurs clients mais également pour leur proposer l'offre tarifaire qui semble la plus adaptée à leur consommation. […] Des abonnements spécifiques seront proposés par les distributeurs d'énergie, pour lesquels la tarification pourra varier fortement au cours de la journée ». De plus, « leur mise en place permettra d'effectuer à distance certaines opérations qui nécessitent aujourd'hui le déplacement d'un technicien ». La Commission inquiète bien peu de la disparition programmée des techniciens EDF. Une véritable « catastrophe économique » selon la CGT. « Ces compteurs vont aussi remplacer l’intervention clientèle », alerte Guy Habai, de la CGT Mines Énergie d’Annecy. « Avec les départs à la retraite non remplacés, nous descendrons à moins de 1200 techniciens d’ici 2020. Aujourd’hui, nous sommes six fois plus ! ». 

Plus que de leurs conséquences sociales et financières, la CNIL s’inquiète des risques qu’impliquent ces compteurs pour le respect de la vie privée. Elle insiste sur la précision des informations récoltées et transmises au gestionnaire. « Ces informations seront très précises, et seront transmises régulièrement, toutes les 10 à 30 minutes, via un réseau dédié. Cela peut permettre de déduire des informations très personnelles sur les habitudes des usagers, […] comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster…) ». Par ailleurs, les compteurs « intelligents » pourraient faire perdre aux clients le contrôle de leurs installations électriques. « Les compteurs communicants peuvent également agir directement sur l'installation électrique. Ils permettent notamment de modifier la puissance de l'abonnement, voire même de couper l'alimentation électrique à distance, via une interface web. Ces fonctionnalités devront être parfaitement sécurisées pour éviter toute utilisation frauduleuse ».

La CNIL prévient : « Les distributeurs d'énergie devront donc apporter des garanties sérieuses sur la sécurisation de ces données et leur confidentialité ». On en demandera autant concernant le contrôle de l’installation électrique. La Commission dit « suivre avec attention le développement de ces systèmes afin de s'assurer que les informations concernant les usagers seront traitées dans le respect de la loi Informatique et Libertés ». Compétente, elle a par ailleurs été « sollicitée par la Commission de Régulation de l'Energie afin de participer au groupe de travail en charge des compteurs intelligents, pour y apporter justement des recommandations en termes de gestion des données personnelles ».

Dans un communiqué, ErDF assure que « toutes les données de consommation sont cryptées », ce qui permet de « garantir la protection de ces informations personnelles ». « Ce cryptage préservera le système des attaques malveillantes », précise encore ERDF qui ajoute que « chaque agent est tenu au respect d’un code de bonne conduite par lequel il s’abstient de communiquer les informations personnelles ou commercialement sensibles à des tiers non autorisés ». Le client reste « seul propriétaire » de ses données de consommation qui ne peuvent être « communiquées à son fournisseur d’électricité qu’avec son plein accord », selon ERDF.

En novembre 2009, à l’occasion de la 31ème Conférence internationale de protection des données et de la vie privée, Elias Quinn, du Centre pour la sécurité énergétique et environnementale de l’Université du Colorado, avait préconisé « un strict encadrement juridique », pointant le risque d’une tentation par les compagnies électriques de vendre les données collectées par les compteurs intelligents. «  La vision instantanée de la consommation électrique s’apparente à une fenêtre ouverte sur le mode de vie de son utilisateur, constate t-il. Ne peut-on imaginer que des fabricants de somnifères soient intéressés par des clients allumant souvent leur lumière au milieu de la nuit ? ».

Mickaël Guiho

Source
16/08/2010
 

Les bons conseils de M. Borloo

Hier, 15 août, jour de l’Assomption, il n’y a donc pas 
eu de miracle pour les usagers de l’électricité : la hausse des prix de 3 % réclamée par EDF est bien entrée 
en vigueur. Un mauvais coup estival au portefeuille des Français que le gouvernement a tenté d’estomper 
en parlant d’une augmentation modérée, « inférieure 
à 4 euros par mois pour 90 % des foyers ». En réalité, 
cette hausse, deux fois plus élevée que l’inflation, 
est l’une des plus fortes des vingt dernières années. D’autant plus sévère pour les usagers qu’elle s’ajoute 
à celle de 15 % sur les tarifs de gaz cette année. 
On ne pourrait mieux s’y prendre pour accroître encore 
le nombre de familles en situation de précarité énergétique. Heureusement pour elles, il y a 
le gouvernement et ses bons conseils en… économie familiale. En 2008, Christine Lagarde s’était 
distinguée en lançant son fameux «faites du vélo !» 
en guise de pommade pour les automobilistes frappés par la flambée des prix de l’essence. Cette fois, c’est 
le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, qui s’y colle en faisant valoir que la douloureuse d’EDF «pourra 
être compensée par des gestes simples de maîtrise de la consommation d’énergie». Si vous trouvez votre facture trop chère, ne vous en prenez qu’à vous-même… De quoi faire péter les plombs à plus d’un usager au budget 
ultra-serré et plongé dans le noir pour cause d’impayé.

Yves Housson



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 18:27
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Aug 2010 à 17:57

GDF Suez accusée de gonfler ses factures

Des réclamations visent de plus en plus le fournisseur de gaz, mettant en cause des pratiques douteuses de facturation de l'abonné.

Les litiges concernant le fournisseur de gaz s'accumulent dans les associations de consommateurs et sur le bureau du Médiateur de l'énergie, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France ce jeudi. Nombre des 10 millions de clients de l'opérateur historique se plaignent de «pratiques douteuses» de la part du groupe, visant à gonfler les factures. L'an dernier, près d'une réclamation sur deux adressée au Médiateur de l'énergie concernait GDF Suez, soit 5740 plaintes et d'ores et déjà 3600 plaintes en 2010, constate dans le quotidien Guillaume Girot, chef du service recommandations auprès du médiateur de l'énergie.

En cause principalement, l'envoi de factures fondées sur des estimations gonflées, et le curieux principe de hausses appliquées rétroactivement. Même si les factures, après relevé d'un technicien, peuvent aboutir à une facture rectificative, basée sur la consommation réelle, c'est l'abonné qui a ainsi largement contribué à la trésorerie du groupe florissant, avec 31 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France.

Quant aux hausses rétroactives, elles sont autorisées par le législateur, qui a accompagné la déréglementation du marché de l'énergie. La loi permet aux fournisseurs de réévaluer tous les trois mois leurs tarifs, mais au lieu de réaliser l'ajustement une fois par an au pro rata, GDF se base sur le dernier tarif en cours, le plus élevé... Un consommateur peut ainsi relever qu'une hausse de tarif intervenue au 1er avril 2010 lui a été facturée dès la mi-2009.

Selon GDF Suez, seules 0,3% des factures feraient l'objet d'une réclamation.  Mais « les plaintes contre EDF sont également en augmentation constante », confirme Caroline Keller de l’UFC-Que choisir.



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 18:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2010 à 16:22

Saignée historique des effectifs de l’État

L’Humanité s’est procuré le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Les effectifs diminuent fortement dans la fonction publique d’État tandis que la précarité progresse. Nombre de missions sont abandonnées.

Pour la première fois depuis 1980, les effectifs de la Fonction publique ne sont pas en progression en 2008. C’est le fait saillant du rapport annuel sur l’état de la fonction publique qui va être présenté aujourd’hui au conseil supérieur de la fonction publique et que l’Humanité s’est procuré. Avec 5,3 millions de personnels en 2008, les effectifs des 3 fonctions publiques réunies n’ont progressé que de 1800 agents. Le rapport note également une importante montée de la précarité. Il révèle que 872 600 agents publics sont des non titulaires, soit près d’1 agent sur 5.

 un exercice comptable

Sans surprise la fonction publique d’État (FPE) est la plus touchée par la diminution des effectifs. Lancée en juillet 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) devait permettre de réduire les déficits publics «en modernisant l’État». En guise de modernisation, elle a surtout consisté en un exercice comptable visant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. « 100 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés », se félicitait Nicolas Sarkozy en juin 2010 dans une lettre au premier ministre . Pour la seule année 2008, les effectifs de la FPE ont fondu de 77 500 postes dans les ministères et les établissements publics à caractère administratif (ÉPA). La diminution du nombre des agents publics de l’État se traduit par une dégradation très inquiétante des missions de service public. On le ressent particulièrement dans l’Éducation nationale. Elle a perdu plus de 110 000 postes depuis dix ans et cette regression s’est brusquement aggravée. D’une perte de 1% en moyenne annuelle, on est passé à une diminution de près de 4% en 2008. Mais cette dégradation est générale. Des missions sont déléguées au privé comme à Pôle emploi, désorganisé par la fusion avec l’Assedic et les diminutions de postes. Dans l’équipement, les missions de conseils aux communes et d’ingénieries sont abandonnées. De même pour ce qui concerne les services de contrôle et de répression des fraudes.

La situation est différente dans la fonction publique territoriale (FPT). Les effectifs des agents des collectivités locales, qui représentent 35% des agents publics, ont progressé de 69 000 postes. Il faut noter que des transferts ont été effectués de l’Etat vers les collectivités locales. Mais l’essentiel des postes créés dans la FPT, 500 000 en 10 ans, répond à l’explosion de la demande sociale (le RMI ou l’APA par exemple) prise en charge essentiellement par les communes et les départements. Le désengagement de l’Etat oblige d’autre part les collectivités locales à s’investir davantage dans des domaines comme la culture ou l’environnement. Enfin la progression des effectifs dans la fonction publique territoriale accompagne l’accroissement de la population. Ce dynamisme 
– reproché par le pouvoir aux collectivités locales au nom de la rigueur– est aujourd’hui freiné par leur étranglement financier. Le rapport annuel montre que si elle reste forte, la progression des effectifs dans la FPT s’est ralentie en 2008 (3,9% contre 5,4% en 2007).

L’évolution est comparable dans la fonction publique hospitalière (FPH). Les personnels des hôpitaux publics et établissements autonomes d’hébergement pour personnes âgées représentent 1 045 042 personnes fin 2008. Depuis 1998, les effectifs de la FPH ont augmenté de 1,8 % en moyenne annuelle. En 2008, les effectifs augmentent globalement de moins de 1%.

 de sombres perspectives

L’inquiétude est d’autant plus grande que la tendance à la diminution des postes est loin de s’être inversée depuis 2008. Et les perspectives sont des plus sombres. Le rapport met en évidence une pyramide des âges qui verra le départ de 300 000 agents publics à la retraites d’ici 2012. Si un poste sur deux n’est pas remplacé, cela signifie une disparition brutale de 150 000 nouveaux emplois publics.

Olivier Mayer

Les salaires n’y ont rien gagné

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires régresse. Les syndicats militent pour une revalorisation du point d’indice.

Nicolas Sarkozy avait promis moins de fonctionnaires mais mieux payés. Sur le premier point il a tenu sa promesse. Mais sur le second ? La baisse du nombre des agents publics n’a pas profité à ceux qui restaient. Loin de là. Le rapport des services du ministère indique que le traitement moyen mensuel net s’établit à 1 141 euros pour les agents payés au plus petit indice, tout juste au-dessus du smic. Pour les agents au sommet de la grille indiciaire, il s’établit en moyenne à 3 173 euros. Il ne s’agit pas du salaire indiciel mais du revenu moyen. En effet, le salaire des agents de la fonction publique comprend un élément commun à tous les agents fondé sur la grille indiciaire et des indemnités. Le régime indemnitaire représente une partie importante du salaire. Dans la FPE, les primes et indemnités – incluant la rémunération des heures supplémentaires – représentent 15,5% du salaire brut en 2008 dans la fonction publique territoriale, le régime indemnitaire représente 17,4% de la rémunération totale des titulaires et 10,2% de celle des non-titulaires. Dans la fonction publique hospitalière, le régime indemnitaire représente 23,4% de la rémunération totale des personnels. Côté FPT, l’autonomie de gestion des employeurs territoriaux explique en partie les disparités de taux de primes selon le type de collectivité. En 2010, le point d’indice de la fonction publique a augmenté de 0,5%, bien en dessous de l’inflation. Il sera bloqué en 2011.

O. M.

CGT services publics. Baptiste Talbot «Il faut pénaliser le recours aux non-titulaires»

Secrétaire général de la CGT services publics, Baptiste Talbot réagit à la montée de la précarité dans la fonction publique.

Les effectifs de la fonction publique stagnent en 2008 pour la première fois depuis trente ans, ceux des collectivités territoriales ont continué de croître (+ 69 000 emplois). Le bilan montre aussi que la fonction publique territoriale affiche la part la plus élevée d’agents non titulaires : plus d’un sur cinq. Quels commentaires cela vous inspire-t-il ?

Baptiste Talbot. On se félicite que la dynamique de l’emploi dans la territoriale se poursuive en 2008, alors que nous étions déjà sur des politiques de l’État visant à restreindre le financement des collectivités. Cela nous semble être un signe de vitalité de la démocratie locale, de reconnaissance des besoins sociaux existants. Cela se comprend aussi au vu de l’augmentation de la population. S’agissant des non-titulaires, ils représentent en effet un taux important et anormal de l’emploi dans la fonction publique territoriale, de l’ordre de 20%. C’est une situation que la CGT continue de dénoncer. Nous pensons que les possibilités de recours au non-titulariat mises à disposition des élus locaux sont beaucoup trop importantes, et qu’en plus, il y a des abus. Ce qui est frappant, cependant, c’est qu’il y a une stabilité depuis dix ans de la proportion de non-titulaires dans la fonction publique territoriale. La nouveauté, c’est la forte hausse du pourcentage de précaires depuis dix ans dans les fonctions publiques d’État (de 12% à 14%) et hospitalière (de 9% à 14%). Entre 2007 et 2008, l’État supprime 70 000 postes (dans la fonction publique d’État, NDLR), mais il «réussit» à y créer malgré tout 12 000 emplois supplémentaires d’agents non titulaires ! Alors qu’il se veut un gestionnaire vertueux, l’État est en train de démontrer qu’on peut à la fois baisser les effectifs et développer la précarité. Il faut se rappeler que, pendant toute une période, on nous a expliqué qu’en coupant dans les moyens et en baissant le nombre de postes, on allait améliorer, et la rémunération et la qualité des emplois, et donc éventuellement réduire la précarité.

Être non titulaire, qu’est-ce que cela représente, socialement, pour les agents ?

Baptiste Talbot. Cela signifie généralement qu’on est nettement moins payé, à qualification comparable. L’écart salarial moyen titulaire non titulaire avoisine les 20%, d’après une étude officielle de l’Insee (Insee Premières n°1108, 2006).

Le rapport tend à relativiser le problème du non-titulariat, en relevant que, dans la territoriale, ce recrutement répond souvent à des besoins occasionnels ou saisonniers…

Baptiste Talbot. On a du mal à croire qu’un emploi sur cinq corresponde à de telles situations. De toute évidence, il y a une précarité structurelle qui est voulue par les employeurs publics, comme un outil de flexibilité.

Quelle incidence le recours aux non-titulaires a-t-il sur le service rendu ?

Baptiste Talbot. Dans la fonction publique territoriale où il y a un lien très fort entre l’administration et le politique, le fait qu’il y ait un volant de non-titulaires important peut être un danger pour le citoyen en termes d’égalité du service rendu. L’agent non titulaire est, par définition, plus exposé aux pressions politiques et partisanes qu’un titulaire.

Quelles revendications défendez-vous ?

Baptiste Talbot. Il y a nécessité, d’abord, d’un plan de titularisation des non-titulaires en place, et il faut restreindre de manière drastique le robinet. Nous sommes même pour des mécanismes de pénalisation financière au-delà d’un certain taux de non-titulaires dans les collectivités, et plus largement dans les différents établissements publics, y compris dans les fonctions publiques d’État et hospitalière.

Entretien réalisé par Yves Housson

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Sep 2010 à 19:10

La privatisation des TER sur une voie rapide

La Commission européenne veut accélérer la mise en concurrence de tous les réseaux. À la Fête de l’Humanité, usagers, syndicalistes et élus de gauche s’en sont inquiétés.

La privatisation des TER (transports express régionaux) est en marche. La Commission européenne devrait adopter, la semaine prochaine, une délibération achevant la libéralisation complète du chemin de fer, après celle du fret et des grandes lignes, au plus tard en 2019. Cette ultime attaque aux services publics nationaux fut, samedi dernier, à la Fête de l’Humanité, au cœur du débat qui a réuni syndicalistes, usagers, élus des conseils régionaux, le responsable des trains de proximité de la SNCF et un sénateur UMP, François Grignon, auteur d’un rapport commandé par le secrétaire d’État aux Transports sur les conditions d’ouverture à la concurrence des TER. Le sénateur a d’emblée révélé la pensée intime du gouvernement en déclarant : «La concurrence sera inéluctable, elle sera imposée au niveau européen. Il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance.»

L’aveu du rapporteur a été conforté par Jean-Pierre Farandou, le directeur de SNCF Proximités : «L’entreprise doit se préparer au rouleau compresseur de la concurrence qui avance en Europe.» Une affirmation dénoncée par Didier Le Reste, le secrétaire de la fédération CGT des cheminots : «La régionalisation des TER est un succès. Or, nous sommes rattrapés par les politiques de libéralisation que pousse la SNCF en supprimant des milliers d’emplois. Si un opérateur privé arrive, la SNCF sera en difficulté.» Prenant exemple sur l’échec catastrophique de la libéralisation du fret, Didier Le Reste demande une «vérité des prix». L’ouverture du marché oblige forcément la SNCF à «adapter l’entreprise pour un service à meilleur coût», selon Jean-Pierre Farandou qui propose de travailler à une nouvelle source de financement.

Jean-Michel Bodin, vice-président (PCF) de la région Centre, réitère la demande d’un bilan du transfert de compétences de 2002 : «Le rapport Grignon a été commandé sous prétexte que le système actuel coûtait cher. C’est une farce monumentale ! Aujourd’hui, ce sont les entreprises publiques SNCF et RFF qui ne peuvent pas répondre aux besoins des usagers.» «Le manque d’effectifs de la SNCF devient catastrophique. Le TER montre un bilan positif. Si le réseau est saturé, en mauvais état, c’est de la responsabilité du propriétaire, l’État», ajoute Jean-Yves Petit, vice-président (Verts) de la région Paca, qui admet que «certaines régions se posent la question de freiner l’offre». Le TER victime de son succès ? Si l’État voulait accélérer la privatisation, il ne s’y prendrait pas autrement.

Jacques Moran

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Sep 2010 à 20:08

Le tour de passe-passe d'EDF pour ne pas s'acquitter du tarif social

EDF a refusé d'attribuer le tarif social de l'électricité à des bénéficiaires de la CMU en s'arrangeant avec la règle édictée par un décret de 2004.

EDF a privé de tarif social de l’électricité nombre de consommateurs les plus démunis. C’est le journal Le Parisien qui dévoile l’information dans son édition du 20 septembre. Le quotidien a eu accès à une recommandation du médiateur national de l’énergie. Dans celle-ci, il reproche au groupe son interprétation du décret datant d’avril 2004 qui permet aux bénéficiaires de la couverture médicale universelle complémentaire (CMUC) de réduire de 30% à 50% leur facture d’électricité.

Le décret avait instauré, à partir du 1er janvier 2005, le TPN, le tarif de première nécessité. Mais seulement 20% des ayant-droits de la CMUC se sont vus accorder le tarif. Mi-2010, seuls 650 000 personnes étaient bénéficiaires du TPN, au lieu de 940 000, six mois plus tôt. Car EDF s’est en partie soustrait au décret. Les plaintes des consommateurs en attestent. Au lieu de calculer le TPN à partir d’un abonnement simple, d’une puissance maximale de 9 kVa (kilovoltampères), EDF a fait en sorte d’exclure du TPN tous ceux ayant souscrit un abonnement d’une puissance supérieure à 9kVa. Le médiateur a donc rappelé à l’ordre l’entreprise. "La puissance et le tarif souscrits ne sont pas des conditions d’attribution du TPN mais seulement des données à prendre en compte dans son calcul."

EDF a répondu vouloir rectifier au plus vite les choses. Mais comme le rappelle Le Parisien, le TPN appliqué à sa juste mesure coûterait 73,4 millions à l’entreprise, soit 30% de hausse en 2 ans. Un prix sans douté trop élevé pour qu’EDF daigne apporter la lumière à un prix raisonnable dans tous les foyers.

Frédéric Mazéas

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2010 à 15:12

Virginie Gensel (CGT) :« La loi Nome est une entreprise de destruction massive »

Le débat au Sénat de la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité débute aujourd’hui. La secrétaire générale de la CGT énergie, Virginie Gensel, dénonce l’examen en catimini d’un texte qui va faire flamber les tarifs.

Où en est vous de votre mobilisation contre la loi Nome ?

Virginie Gensel. Depuis le début, la CGT se bat contre cette loi et ses conséquences désastreuses. Nous nous sommes fixé comme objectifs d’informer et de débattre avec le maximum de citoyens, car ils seront touchés en premier lieu. En effet, la première conséquence que nous avons identifiée est la hausse inéluctable des tarifs de l’électricité, pour les usagers comme pour les industriels. Certes, avec le tarif régulé aux usagers, l’État pourra choisir le moment et la manière de pratiquer cette hausse. Mais pas d’hypocrisie, l’objectif de cette loi est bien l’homogénéisation par le haut des prix au niveau européen afin de spéculer sur ce produit de première nécessité pour les usagers, et l’économie, qu’est l’électricité.

Nous nous sommes organisés également pour que tous les députés et sénateurs soient interpellés localement afin de rendre des comptes à leurs électeurs sur ce qu’ils s’apprêtent à voter : la casse du système électrique et énergétique. J’ai personnellement écrit à chaque sénatrice, chaque sénateur pour leur demander de renoncer à cette loi scandaleuse.

Nous avons mis en place, cet été, un site d’information (1) et participé à la campagne d’affichage du CCE. Mais, malgré tout, nous nous sentons un peu seuls sur un sujet politique d’une telle importance !

Qu’attendez-vous du débat 
au Sénat ?

Virginie Gensel. D’en faire un moment supplémentaire pour médiatiser le très mauvais coup qui se prépare, une des lois les plus importantes depuis la loi de nationalisation de 1946 au dire de responsables politiques. Nos syndicats vont faxer une motion aux responsables politiques durant ce débat afin de les alerter sur ce qu’ils s’apprêtent à voter. Il est parfaitement sidérant d’entendre certains d’entre eux dans la majorité reconnaître que «l’harmonisation des tarifs de l’énergie au niveau européen est une erreur historique. Il faudrait prendre en compte la réalité des systèmes de production de chaque pays», alors que ces mêmes personnes vont voter comme un seul homme. C’est un vrai dévoiement de nos institutions. Les parlementaires ne font plus qu’obéir aux ordres de l’Élysée. C’est intolérable. Les élus doivent rendre des comptes aux citoyens. Ils sont à la manœuvre d’une entreprise de destruction massive de tout ce qui a construit la société française au lendemain de la guerre, avec les services publics nationalisés au cœur de l’efficacité et de la solidarité. Les usagers, par leurs factures, ont financé les centrales nucléaires et, aujourd’hui, il faudrait qu’ils paient une deuxième fois par l’augmentation des tarifs ? C’est très grave et inacceptable.

Comment faire reculer 
le gouvernement ?

Virgine Gensel. Faire en sorte que les citoyens prennent conscience des conséquences graves de cette loi et, en ce sens, il nous faut un vrai débat national et pas un vote en catimini ! Le système énergétique est un élément stratégique de politique industrielle et sociale. Il ne faut pas laisser ce gouvernement livrer ce formidable outil aux appétits financiers, qui vont mener encore plus à une concurrence fratricide et destructrice entre EDF et GDF Suez. Et que l’Europe ne serve pas d’alibi à ce mauvais coup. Un triste exemple récent nous montre que le président de la République sait refuser toute critique venant de Bruxelles alors qu’il ne respecte pas les lois européennes. C’est pitoyable !

(1) www.poursavoir.fr

Entretien réalisé par 
Pierre-Henri Lab

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Oct 2010 à 17:52

La SNCF veut des TGV plus chers

La SNCF souhaite mettre fin à l'encadrement de ses tarifs sur les TGV, ce qui pourrait entraîner une plus grande amplitude des prix, avec notamment une hausse du tarif des premières classes, affirme le quotidien Les Echos vendredi. Actuellement, les prix doivent évoluer dans une fourchette autour d'un tarif de référence fixé par l'Etat mais l'entreprise voudrait assouplir cette contrainte pour financer ses lignes déficitaires. Selon le quotidien économique, la compagnie ferroviaire est en négociation depuis quelques semaines avec le gouvernement "afin que celui-ci lui octroie une plus grande liberté pour la fixation des tarifs de ses trains vedettes". Il s'agirait de faire disparaître "une grande partie" des tarifs de référence fixés chaque année par le gouvernement. Interrogé par Les Echos, le député Hervé Mariton (UMP), rapporteur spécial du budget des transports, explique qu'il s'agit "d'une contrepartie à l'instauration de la nouvelle taxe pour le financement des lignes interrégionales déficitaires".

Les lignes interrégionales déficitaires, qui doivent faire l'objet d'un contrat entre l'Etat et la SNCF, seront financées par une taxe de 1% sur les billets de trains et les péages des autoroutes. Si la SNCF obtenait gain de cause auprès du gouvernement, "cela pourrait se traduire par une hausse des prix pour les premières classes sur certaines destinations ou par la suppression de la distinction entre période normale et période de pointe", croit savoir Les Echos. La SNCF s'est engagé en outre à proposer 50% de billets Prem's en plus sur l'année, sa catégorie de tarifs les plus bas. Hervé Mariton souhaite toutefois "que tout cela soit encadré" car "la liberté tarifaire est une chose un peu curieuse en soi, dans une période où la concurrence n'existe pas réellement".

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Oct 2010 à 20:12

Electricité : encore une hausse des tarifs !

Après la hausse historique du 15 août dernier, où les tarifs avaient été augmenté de 3% pour les ménages et de 4 à 5,5% pour les entreprises, le gouvernement a confirmé lundi qu'une hausse des tarifs réglementés de l'électricité, pouvant dépasser les 3%, était envisagée début 2011, dans le but d'alléger le coût pour EDF du rachat de l'électricité solaire.

"Ca peut être une augmentation et, en toute hypothèse, elle est plafonnée à 0,3 centime par kilowatt/heure" (soit 3 euros par mégawatt/heure, MWh), a indiqué la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sur Europe 1.

"C'est Jean-Louis Borloo qui a la responsabilité de cette affaire-là", a-t-elle ajouté.

Les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers (tarifs bleus) sont actuellement fixés à 93,1 euros par MWh. Une hausse de 3 euros correspondrait donc à 3,22% d'augmentation de la facture pour les ménages.

Le gouvernement vient en effet d’accepter un amendement au projet de loi de finances 2011 permettant de relever la taxe dite de "contribution au service public de l’électricité" (CSPE), payée par chaque consommateur et qui finance notamment le rachat de l'électricité photovoltaïque, a confirmé le ministre du Budget, après une information du journal Les Echos.

"Je le confirme d'autant plus que j'étais au banc (de l'Assemblée nationale, ndlr) puisque c'est moi qui ai accompagné la discussion budgétaire tout au long de la semaine dernière", a déclaré de son côté le ministre du Budget, François Baroin sur LCI.

"Je ne confirme ni le pourcentage, ni même l'augmentation garantie", a-t-il toutefois ajouté.

L'amendement prévoit que la CSPE pourrait passer de 4,50 à 7,50 euros par MWh, dès janvier si le gouvernement ne s’y oppose pas expressément par un arrêté avant le 31 décembre.

Jusqu'à présent, le gouvernement s'est gardé d'augmenter la CSPE pour éviter de prendre la responsabilité d'une hausse impopulaire du prix de l'électricité.

 


Edité par T 34 - 27 Oct 2010 à 14:41
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2010 à 00:08

Linky, compteur pas si économe

Nouvelle polémique autour du futur compteur d’électricité, testé par ErDF.

Présenté comme « intelligent » et « économe », le nouveau compteur d’électricité, baptisé Linky, qui doit être installé en France à partir de 2012, fait l’objet de nouvelles critiques. Déjà fustigé, entre autres, pour son coût exorbitant (entre 4,2 et 8,4 milliards d’euros, soit 120 à 240 euros par usager sur dix ans !), ce petit boîtier s’avérerait potentiellement plus économe… en emplois qu’en énergie.

C’est une note confidentielle de l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie, révélée par l’AFP, qui l’indique : inutile d’attendre du compteur des économies d’électricité si les ménages ne sont pas informés de leur consommation. Or, justement, Linky ne dispose pas, pour l’heure, d’un « affichage pédagogique en temps réel ».

Ce système, jugé trop coûteux à installer d’emblée, ne sera proposé que dans un second temps par les fournisseurs d’électricité (EDF, GDF Suez, Poweo, etc.), et ce, bien sûr, via un service payant !

Pour l’UFC-Que Choisir, cette étude constitue une nouvelle preuve que « Linky n’a pas été conçu pour réaliser des économies d’énergie, mais est simplement présenté comme tel pour être mieux vendu aux consommateurs ». Linky « est surtout très utile à EDF », ajoute Caroline Keller, de l’UFC. La filiale d’EDF pourra en effet effectuer les relevés de ses compteurs – voire les couper – à distance, économisant ainsi sur le coût de déplacement de ses techniciens, voire sur les emplois de ces derniers...

Autant d’éléments qui ont conduit les élus de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) à réclamer des modifications dudit compteur. Outre ce manque d’informations, Linky serait coupable, selon eux, de « dysfonctionnements au niveau du réglage du disjoncteur », pouvant « provoquer des coupures à répétition ».

Alexandre Fache

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2010 à 21:24

Poweo va-t-il lâcher ses petits clients

L’opérateur privé d’électricité réfléchit à se séparer de l’activité de détail, trop peu rentable.

Celles et ceux qui, depuis l’ouverture de marché de l’électricité, ont choisi de se fournir chez un concurrent d’EDF pourraient bientôt se retrouver à court de jus. En effet, Poweo, détenu à 43,2 % par l’électricien autrichien Verbund, pourrait annoncer d’ici à la fin de l’année à ses clients particuliers qu’il se retire de ce marché. Dans un communiqué publié mercredi, l’opérateur privé d’électricité et de gaz fait état d’un chiffre d’affaires sur le troisième trimestre en chute de 20,8% sur la vente d’électricité et 17,3% sur le gaz. La faute, estime-t-il, au «maintien de conditions réglementaires», c’est-à-dire aux tarifs réglementés fixés par l’État qui empêchent les opérateurs privés de vendre l’électricité plus cher. Avant même l’adoption de la nouvelle organisation du marché de l’électricité (loi Nome) mercredi à l’Assemblée nationale, dont l’objectif est de favoriser la concurrence en obligeant EDF à céder un quart de sa production à prix coûtant, Poweo annonce des «mesures de restructurations» afin de «mettre un terme à cette situation».

Selon les quotidiens économiques, deux options seraient sur la table. La première amènerait l’opérateur à se concentrer sur la production et à privilégier les gros clients professionnels et industriels. En clair, les contrats des particuliers qui arrivent à échéance ne seraient pas reconduits. La seconde, qui semble selon les Échos, en bonne voie, s’incarnerait dans une alliance avec un concurrent, notamment Direct Énergie (500 000 clients), également en difficulté. Les activités de détail des deux groupes pourraient être fusionnées.

Outre qu’ils ne peuvent pas librement augmenter leurs prix, les opérateurs privés pâtissent aussi du peu d’engouement des Français pour la concurrence. Trois ans après la libéralisation du marché, l’opérateur public dessert toujours 95% de la population.

Paule Masson

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