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[ALBA]La République Bolivarienne du Venezuela

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:47
Compte-rendu de la visite du Président HUGO CHAVEZ

Paris, 19 octobre 2005

C’était la sortie de la semaine. L’endroit où il fallait être vu. On avait,
comme disait Desproges, invité le gratin, avec les nouilles dessous. Le
Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo CHAVEZ était en
visite éclair en France. Après avoir en fin d’après midi rencontré Jacques
CHIRAC à l’Elysée, il était reçu par Georges SARRE (MRC) dans la Mairie du XIème
arrondissement de Paris.

Un public trié sur le volet, où l’on côtoyait des personnalités politiques ou
journalistiques, allant de Jean Pierre Chevènement (MRC) à Bernard Cassen
(président d’honneur d’ATTAC), en passant par Maurice Lemoine, Serge Halimi et
Ignacio Ramonet, du Monde Diplomatique, Karl Zéro, Jean François Khan (en
espérant qu’il n’ai pas la mauvaise idée de vouloir écrire ce qu’il pourrait
être tenté de considérer comme un article) ou Danièle Mitterrand, était venu
saluer Hugo Chavez. 200 personnes en tout et pour tout, comme vous l’aurez
remarqué pas forcément reconnues pour la teneur révolutionnaire de leur
discours. Quel hétéroclisme dans cette assemblée, où l’on rencontrait dans un
même salon ceux qui, alors que le gouvernement chaviste était en pleine
tourmente, ont travaillé à leur niveau pour sa défense, ceux qui étaient là pour
se faire voir, et ceux qui désespérément tentent de se raccrocher au train de la
réforme bolivarienne en marche. Notons, en plus des organisateurs déjà cités,
l’implication du collectif ALBA France, de l’association Cuba Si France, de Cuba
Si France Provence et la présence du P.C.F.

Parler d’Amérique Latine, c’est commencer à rêver. Ecouter deux heures de
discours d’Hugo Chavez sur le processus révolutionnaire à l’œuvre au Venezuela,
c’est entrer de plein pied dans ce rêve. Mais ne nous y trompons pas, Camarades,
la partie est loin d’être gagnée. Le Venezuela ne crie pas victoire aujourd’hui,
même si le processus révolutionnaire a bien été enclenché et que la construction
du socialisme est en marche. Hugo Chavez attire donc notre attention sur le
nombre d’expériences de cette sorte qui, en plein déroulement, se sont
retrouvées au point de départ, « tel Sisyphe voyant son rocher dévaler la pente
au moment d’attendre le sommet… » Le processus bolivarien en effet est
aujourd’hui attaqué de tous côtés par les médias de la plupart des pays et par
le gouvernement étasunien qui accuse le Venezuela de vouloir initier des
recherches nucléaires pour pouvoir les atomiser. A travers le Venezuela, il
importe que nous en ayons tous conscience, c’est aujourd’hui l’avant-garde de la
Révolution qui est attaquée. Une Révolution qui revendique son
internationalisme, au travers d’actes aussi concrets que l’instauration
d’accords comme Pétroandine, Pétrocaribe, ou l’ALBA. Une révolution qui n’a
cessée de proposer son aide aux peuples démunis, y compris au peuple
nord-américain (« Ce n’est pas d’aller à la Maison Blanche qui est mauvais,
c’est d’y aller à genoux »).

Selon Hugo CHAVEZ, le Venezuela aujourd’hui n’a pas le choix : il doit renforcer
son processus révolutionnaire, « pour ne pas retomber dans la barbarie ». Il
doit continuer à avancer sur le chemin de la construction d’un nouveau
socialisme, fier, libérateur, égalitaire, propre au Venezuela marqué par le
poids de l’histoire et les expériences soviétique ou cubaine. C’est pour
défendre ce processus, dont les premières victoires sont déjà visibles, avec le
succès du plan de santé publique Barrio Adentro ou du plan d’alphabétisation
Robinson (le 28 octobre, le Venezuela sera déclaré libre d’analphabétisme), tous
deux en coopération avec Cuba, que le Venezuela a besoin de notre aide. C’est
pour faire pendant aux mensonges médiatiques, pour rétablir la réalité du
premier pays qui ose s’engager dans la construction du socialisme après la chute
de l’Union Soviétique, et qui tente de le faire sereinement, en accord avec le
peuple, dans le respect des principes de démocratie participative que le
Venezuela a besoin de notre aide

"Ahora si, la historia tendrá que contar con los pobres de América." Plus de 40
ans après qu’Ernesto Guevara ait prononcé cette phrase à la tribune des Nations
Unies, le processus de révolution bolivarienne nous laisse espérer en voir enfin
une concrétisation à l’échelle continentale.

Olivier LOPEZ

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/9032
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:47
 
DANS LA SERIE "BIEN FAIT POUR LEUR GUEULE"


''L'effet Robertson'' amène le Président Chavez à expulser l'organisation évangélique ''Nouvelle tribus''

Le gouvernement vénézuélien a annoncé qu'il expulsera du pays l'organisation religieuse américaine "Nouvelles tribus" qui est arrivée dans ce pays il y a 60 ans, parce qu'il la considère comme "une vraie pénétration impérialiste" ainsi que l'a déclaré mercredi le Président Hugo Chavez.

La mesure s'est produite deux mois après que le télé-prédicateur américain Pat Robertson a demandé au gouvernement américain qu'il ose éliminer le président Hugo Chavez, qui, selon son opinion, constitue une "menace terrible pour les Etats-Unis".

Même si Roberston s'est excusé publiquement de ses affirmations, et que la Maison Blanche s'est prononcée contre les opinions de l'évangéliste, le gouvernement vénézulien a commencé à faire des recherches sur les missions religieuses d'origine nord-américaine en poste dans le pays, et fin août, il a décidé de ne plus en permettre de nouvelles ni de renouveller des visas aux missions américaines.

Le président Hugo Chavez a estimé que les religieux faisant partie de cette organisation sont membres de l'Agence Centrale d'Intelligence américaine. De plus, il a récemment affirmé avoir reçu un rapport sur leurs activités dans l'Orénoque indiquant "qu'elles obtiennent une information sensible et stratégique et qu'elles exploitent les indiens".

"Nouvelles Tribus" a commencé son travail au Vénézuela en 1946. Actuellement, elle est présente dans douze tribus avec 160 missionnaires nord-américains dont certains sont nord-américains et d'autres des mêmes tribus, et sont situés dans des états comme Amazonas, Apure, Bolivar et Monagas.

Son travail consiste à prêcher l''Evangile, établir des églises dans les tribus indigènes, traduire la Bible dans des langues autochtones et développer des programmes éducatifs, d'alphabétisation, de santé et des projets agricoles. Le siège de l'organisation est à Sanford, en Floride aux Etats-Unis.

Chavez a dit hier lors d'un acte de commémoration du Jour de la Résistance Indigène et de rétrocession des terres aux communautés indigènes, célébré dans la localité de Barranco Yopal, qu'il a demandé un rapport au ministre de l'Intérieur et de la Justice, Jesse Chacon, sur les activités des missions nord-américaines dans le pays.

"Ils ont des usines pour l'énergie solaire, des usines électriques, des systèmes de radio pour communiquer, ils ont des pistes bien maintenues d'où arrivent des avions de l'extérieur sans passer par la douane dans des zones où les indigènes vivent dans la pauvreté" a soutenu Chavez, après avoir averti que la mesure est irrévocable.

Presque toute la totalité des institutions évangéliques vénézuéliennes ont manifesté leur rejet de cette décision de Chavez et son soutien au travail qu'apporte l'association "Nouvelles Tribus", en rappelant de plus qu'en 60 ans de présence de "Nouvelles Tribus" au Vénézulea, aucun missionnaire n'a été emprisonné pour avoir réalisé des activités d'espionage.

Traduit de l'espagnol par Géraldine Renouard

Source : ALC/ACPress.net/TopInfo

Source : http://www.topchretien.com/topinfo/affiche_info_v2.php?Id=9815
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:48
 
Bush en terrain hostile...


Émeute mardi soir à Buenos Aires à trois jours de l'ouverture du sommet des Amériques en Argentine. Des passagers rendus furieux par le retard des trains de banlieue ont mis le feu à des wagons avant de se livrer des batailles de rue avec les policiers. Le sommet des Amériques, auquel doit notamment participer le président américain George Bush, se tiendra les 4 et 5 novembre dans la station balnéaire de Mar del Plata, à 400 km au sud de la capitale.

Et il y aura de l'ambiance. Bush va tenter de relancer son projet de zone de libre échange des Amériques. De son côté le président vénézuélien Hugo Chavez va mener une bataille pour l'en empêcher. Il a lancé un appel aux gouvernements d'Amérique Latine pour qu'ils regardent la réalité en face, a-t-il dit. Bush, selon Chavez, se livre à un chantage . La zone de libre échange qu'il veut mettre sur pied serait une constitution impérialiste placée au dessus des lois de chaque pays. Côté américain c'est un autre discours. Le libre commerce pourrait apporter la prospérité à la région.

On pourrait penser que Chavez est seul à s'opposer à Bush. Dans la réalité il en va autrement. Un pays comme le Brésil, un pays en forte croissance économique, ne souhaite pas voir un concurrent sur les marchés sud-américains. A cela il faut ajouter que le gouvernement du président Lula n'entend pas accepter un projet dicté par les Américains. Les Brésiliens veulent montrer qu'ils restent maîtres de leur politique.

Et puis il y a le Mercosur, cette alliance entre le Brésil, l'Uruguay, l'Argentine et le Paraguay qui préfère accroître ses liens commerciaux avec l'Union européenne plutôt qu'avec son grand voisin du nord. Et pour la petite histoire, celui qui va prendre la tête des manifestants anti-Bush est un certain .... Diego Maradona.

Source :
http://www.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0181721_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.INTE


Edité par Fidelista - 26 Sep 2007 à 12:48
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:48
 
Le Venezuela achète un satellite chinois


CARACAS, 2 novembre (XINHUANET) -- Le Venezuela a signé mardi un accord avec la Chine sur l'achat d'un satellite chinois, en vue de développer son autonomie en matière de télécommunications, a annoncé le gouvernement vénézuélien.

Lors de la cérémonie de signature, le président vénézuélien Hugo Chavez a remercié la Chine pour son soutien scientifique et technologique, affirmant que ce satellite contribuerait à aider le Venezuela à développer sa propre industrie de télécommunications.

Ce satellite, baptisé "Simon Bolivar", héros national d'Amérique latine, sera mis en orbite en 2008, a fait savoir le ministère de la Science et de la Technologie.

Le satellite est conçu pour fournir des services de télécommunications à l'ensemble du Venezuela, et notamment dans les localités peu peuplées.

Par ailleurs, l'engin pourra également contribuer à la détection anticipée des catastrophes naturelles.

Source : http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-11/02/content_178629.htm

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:48
 
Bras de fer Bush-Chavez à Mar del Plata


AMERIQUES. Deux visions de la globalisation sur fond de manifestations altermondialistes.

C'est l'histoire de deux hommes. Qui se haïssent. Ils ne se parlent jamais. Ne se rencontrent jamais. Se croisent parfois, mais seulement quand c'est obligatoire. Et même là, ils font tout leur possible pour éviter le voisinage immédiat sur la photo de famille. Ainsi il sera intéressant de voir où ils se tiendront sur celle qui immortalisera le 4e Sommet des Amériques, qui a commencé ses travaux vendredi soir dans la station balnéaire argentine de Mar del Plata. Les deux hommes en question font partie des 34 chefs d'Etat qui participent à la rencontre. Jugé «non démocratique», Fidel Castro n'a pas été invité.

Le premier s'appelle Hugo Chavez, tonitruant président du Venezuela. Le colonel parachutiste a du pétrole, beaucoup. Du pétrole léger et de bonne qualité dans le lac de Maracaibo. Et du pétrole lourd, plus difficile à raffiner, dans la vallée de l'Orénoque. Le premier est exploité depuis les années 1920, assurant une richesse initiale à quelques générations de caudillos autoritaires. Le second commence tout juste à l'être, et il pourrait rapporter gros. Le cours du baril étant ce qu'il est, le président vénézuélien ne manque pas de moyens pour exporter sa «révolution bolivarienne» alentour, distribuant généreusement du brut à prix réduit à tous ses voisins d'Amérique du Sud et des Caraïbes. A La Havane, Fidel Castro apprécie. Il est devenu le meilleur ami du colonel de Caracas, envoyant par bataillons les excellents médecins cubains exercer au Venezuela. Et partout dans le cône sud des Amériques, Chavez est devenu une icône, héraut d'un altermondialisme d'Etat fourre-tout, qui emprunte autant à la rhétorique marxiste qu'au souvenir de Simon Bolivar.

Au pouvoir depuis 1998, Chavez ne craint qu'une chose: un coup d'Etat ourdi par la CIA, putsch dont les plans, dit-il, sont enfermés dans un tiroir dont Bush détient la clé. Depuis deux ans, pas un jour ne se passe sans que l'homme de Caracas n'adresse une pique à la Maison-Blanche. Certaines sont drôles: la semaine dernière, le président vénézuélien s'en est ainsi pris à Halloween, coutume américaine inspirée selon lui par «le terrorisme, et destinée à effrayer les peuples». Aussitôt, à Caracas, la police annonçait une importante saisie de... citrouilles, de masques et de squelettes en carton. D'autres sont plus sérieuses, comme les menaces récurrentes du Venezuela de stopper ses exportations de pétrole vers les raffineries du Texas. Le Venezuela est le troisième fournisseur d'or noir des Etats-Unis.

En face, l'autre homme fulmine. Car si George Bush pourrait éventuellement se passer de l'or noir vénézuélien - encore qu'une interruption brutale des livraisons serait très mal perçue par les marchés du brut, très nerveux - il ne parvient pas à enrayer l'ascension politique d'Hugo Chavez en Amérique du Sud.

Condi Rice les mains vides

Au printemps, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice avait bien fait une tournée dans la région (Brasilia, Buenos Aires, Bogota), contournant soigneusement le Venezuela. L'idée-force, qui n'est pas neuve, est celle du «containment». Puisque Chavez ne peut pas, pour l'instant, être renversé, autant l'isoler diplomatiquement. Ecoutée poliment, Rice était pourtant revenue à Washington les mains vides.

Aujourd'hui, en effet, les leaders d'Amérique du Sud sont plus sensibles aux arguments du trublion de Caracas (du brut et du cash) qu'aux projets libre-échangistes de l'administration Bush. A Mar del Plata en effet, Bush va essayer de relancer le projet de zone de libre-échange de l'Alaska à la Terre de Feu, dans les limbes depuis près d'une décennie. Lancée sous la présidence Clinton, cette idée avait pourtant connu un succès initial. Mais dix ans plus tard, la totalité des gouvernements d'Amérique du Sud sont passés à gauche, et la libération des forces du marché est passée au second rang de leurs priorités. La première? La lutte contre la pauvreté, qui touche 220 des 512 millions d'habitants d'Amérique du Sud.

Pour Bush, hier soir, le sommet n'a pas très bien commencé. Avant même l'ouverture de la partie diplomatique, un meeting altermondialiste battait le pavé, conspuant les Etats-Unis et leur vision du monde. A la tête des manifestants: l'ancienne star du football argentin, Diego Maradona, et l'un de ses meilleurs amis, un certain Hugo Chavez.

Source : http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=167083


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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:49

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:50
Les cercles bolivariens appellent à voter pour le Parti communiste vénézuélien
mercredi 16 novembre 2005

http://www.lescommunistes.org/breve.php3?id_breve=517

A propos des élections législatives qui se dérouleront au Venezuela le 4 décembre prochain, les cercles bolivariens ont décidé d’appuyer toutes les forces de changements en appelant à voter pour les listes du PCV (Parti Communiste Vénézuélien) et de l’UVE (Unité des Vainqueurs Electoraux, chaviste).

Les porte-parole des Cercles Bolivariens ont annoncé cette décision au PCV lors de la XXIe session plenière du Comité Central.

« Ce fut une décision consensuel de toutes les assemblées du pays », « la décision est évidemment associé à une affinité politique et idéologique avec le PCV, en plus il faut signaler que les hommes et femmes qui agissent comme porte-parole des équipes politiques régionales du réseau de chaque état, beaucoup procèdent, précisément, du Parti Communiste et ils ont été étroitement lié avec la pratique révolutionnaire », ont-ils signalé.

Ils ont également évoqué que la condition inévitable pour concrétiser le processus bolivarien est l’union des forces révolutionnaires. « Nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de créer les conditions pour donner à ce processus une instance de direction unique ».
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:50
Le président Chavez taxe les compagnies pétrolières étrangères

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, semble décidé à mettre au pas les compagnies pétrolières installées au Venezuela, accusées de "piller le pays". Après tout, le pétrole est le nerf de sa révolution bolivarienne. Les mesures annoncées par le gouvernement — modification des contrats d'exploitation et augmentation de la fiscalité — inquiètent les compagnies étrangères. Mais les richesses du sous-sol vénézuélien et l'arrivée de nouveaux concurrents (Chine et Brésil) les poussent à la conciliation.


Huitième producteur de brut et cinquième exportateur mondial, le Venezuela fournit près de 15 % des importations américaines.Avec 313 milliards de barils, le pays détient les plus grandes réserves de pétrole du monde, devant l'Arabie saoudite . Il produit 2,6 millions de barils par jour, selon l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Encore peu exploité, le gaz suscite des convoitises.

Comme d'habitude, c'est à la télévision que M. Chavez a annoncé sa décision. Les entreprises pétrolières ont ainsi appris que les impôts sur l'exploitation passaient de 34 % à 50 %. "Ce n'est pas tant les mesures prises que la méthode qui choque", note un cadre de Chevron Texaco. Les téléspectateurs sont ravis d'apprendre que les compagnies étrangères devront payer leurs arriérés d'impôts. Il y en aurait pour plus de 3 milliards de dollars. Si le chef de l'Etat accuse les entreprises de fraude fiscale, celles-ci reprochent au gouvernement de modifier les règles sans concertation. Sommée de payer 131 millions de dollars, la Shell a porté l'affaire devant la justice.

Une hausse des royalties et la mise en application de la loi sur les hydrocarbures — qui modifie les contrats en vigueur — ont également été annoncées. A partir de 2006, seules pourront exister des joint-venture, dont l'entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) détiendra la majorité du capital, selon des modalités indéterminées.


PROGRAMMES SOCIAUX


L'ouverture de l'industrie pétrolière aux compagnies étrangères date des années 1990. Vingt-deux firmes privées ont alors pris pied au Venezuela, dont la française Total, devenue le premier investisseur privé, avec 7 milliards de dollars. Au classement par pays, les Etats-Unis arrivent largement en tête. PDVSA a sous-traité l'exploitation de certains champs et signé des "associations stratégiques" pour la mise en valeur des pétroles extralourds de l'Orénoque. Alors que le brut vénézuélien se vendait à moins de 14 dollars le baril, des conditions extrêmement favorables furent offertes, avec des royalties au taux de 1 %, unique au monde. Depuis, le prix du baril s'est envolé. "Il est normal que la fiscalité change lorsque les profits augmentent", admet Luis Xavier Grisanti, président de l'Association vénézuélienne des hydrocarbures, qui regroupe les entreprises privées.

La grève de décembre 2002 et les 18 000 licenciements qui s'en sont suivis ont affaibli PDVSA, qui n'a pu retrouver son niveau de production ante. Financés par le pétrole, les programmes sociaux de M. Chavez coûtent cher. PDVSA a besoin des investisseurs étrangers pour atteindre l'objectif, fixé pour 2012, de 5,8 millions de barils par jour. En sept ans de révolution bolivarienne, la part des firmes privées dans la production est passée de 11 % à 40 %.

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-711178,0.html


Edité par Fidelista - 26 Sep 2007 à 12:50
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Washington veut sensibiliser l'Amérique latine et l'Europe contre Chavez

WASHINGTON

Le chef de la diplomatie américaine pour l'Amérique latine, Tom Shannon a
indiqué jeudi que son pays allait tenter de "sensibiliser" les pays d'Amérique
latine et européens contre la "menace" que représente, selon Washington, le
président du Venezuela Hugo Chavez.

"Il existe un consensus croissant sur le continent américain et dans le monde
pour estimer que la démocratie au Venezuela court un grave danger", a estimé le
responsable américain au cours d'une audition à la Chambre des représentants.

"Le gouvernement travaille avec l'OEA (Organisation des Etats américains),
l'Union européenne (UE) et le Conseil de l'Europe, entre autres, pour soutenir
la société civile vénézuélienne, dénoncer les abus contre la démocratie", a-t-il
dit.

"Nous cherchons également à sensibiliser nos partenaires en Amérique du Sud et
en Europe sur la menace que représente pour la stabilité régionale l'achat
d'armes par le gouvernement vénézuélien et son soutien à des mouvements
politiques radicaux", a-t-il ajouté.

Hugo Chavez entretient des relations conflictuelles avec le gouvernement de
George W. Bush qu'il accuse de vouloir le renverser, voire l'assassiner, tandis
que Washington a qualifié ouvertement le président vénézuélien de "facteur de
déstabilisation" pour la région.

http://www.cyberpresse.ca/article/20051117/CPACTUALITES/511171313/5024/CPDMINUTE
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:52
Chavez qualifie Bush «d'assassin, génocidaire et fou»

Agence France-Presse

Caracas, Venezuela


Le président du Venezuela Hugo Chavez, présenté jeudi officiellement par
l'administration américaine comme une «menace» pour l'Amérique latine, a réagi
en qualifiant le président des États-Unis George W. Bush d'«assassin,
génocidaire et fou».

«Le plus grand danger pour la planète est le gouvernement des États-Unis (...)
Le peuple des États-Unis est gouverné par un assassin, un génocidaire et un
fou», a lancé M. Chavez dans la nuit de jeudi à vendredi à Caracas.

Soulignant que le gouvernement américain «se réserve le droit d'intervenir de
manière grossière dans n'importe quel pays», Hugo Chavez a affirmé que «les
Vénézuéliens sont là pour résister».

http://www.cyberpresse.ca/article/20051118/CPMONDE/511180893/1030/CPMONDE
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L'Argentine et le Venezuela se rapprochent


Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a reçu son homologue argentin Nestor
Kirchner dans une rencontre qualifiée d'historique.

L'Argentine a obtenu du pétrole et de l'argent pour payer son immense dette en
échange d'un appui au Venezuela qui tente de devenir membre permanent du
Mercosur.

L'Argentine et le Venezuela se sont rapprochés à l'occasion d'une rencontre
entre les deux présidents de gauche et d'une importante délégation de ministres,
de fonctionnaires et d'entrepreneurs.

L'exportation de pétrole du Venezuela vers l'Argentine augmentera de cinq
millions de barils. Ces importantes ressources énergétiques seront payées en
technologies agricoles plutôt qu'en argent pour aider l'Argentine à se sortir de
son marasme économique.

Le président vénézuélien s'est également engagé à acheter des bonds du trésor
argentin pour aider son homologue à payer sa dette faramineuse. L'Argentine doit
effectuer des remboursements de sa dette de l'ordre de 2,25 milliards de
dollars, dont 1 milliard aux organismes multilatéraux comme le Fonds monétaire
international (FMI). Le Vénézuéla a déjà acheté pour 950 millions de dollars
d'obligations du trésor argentin.

Les deux partis se sont aussi engagés à faire progresser l'ambitieux projet de
gazoduc de 12 000 kilomètres entre les deux pays, mais qui pourrait aussi être
étendu aux pays membres du Mercosur.

Le Mercosur, l'alternative du Sud

Les gains du Venezuela ne se mesurent pas en argent, mais en capital politique
sur la scène régionale.

Le président Chavez souhaite que son pays devienne un membre permanent du Marché
commun du Sud (Mercosur), une association économique créée en 1991 qui regroupe
l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay.

M. Chavez et son homologue Kirchner estiment que l'avenir économique de la
région ne passe pas par l'intégration économique aux États-Unis, mais à celle du
Mercosur. Ils espèrent ainsi créer un contre-poids à la Zone de libre-échange
des Amériques (ZLEA), défendue par les États-Unis.

a.shtml">http://radio-canada.ca/nouvelles/International/2005/11/22/003-Argentine-Venezuel\
a.shtml

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:53
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a accusé l'opposition, vendredi 2 décembre, de vouloir "conduire le pays sur le chemin de la violence", en boycottant les élections législatives de dimanche. En quatre jours, cinq partis politiques se sont désistés. Fort de l'appui des classes populaires, le "chavisme" est donc assuré de garder sa majorité à l'Assemblée nationale et peut viser la totalité de ses 167 sièges. Mais M. Chavez doit affronter un nouvel adversaire : l'abstention. "Seule une forte participation peut légitimer ces élections tenues sans opposition", souligne un observateur international.


Le chef de l'Etat a annoncé le déploiement de réservistes pour empêcher tout débordement. Vendredi, deux explosions dans la caserne de Fort Tiuna au coeur de Caracas ont contribué à faire monter la tension. Onze personnes, munies de cocktails Molotov, auraient été arrêtées dans l'Etat du Zulia et 23 kg d'explosifs saisis dans le centre du pays.

Le Mouvement vers le socialisme (MAS, gauche) reste seul en lice dans les rangs de l'opposition. Un Nouveau temps, la formation politique de Manuel Rosales, gouverneur du Zulia, a en effet rejoint le mouvement de désertion enclenché, mardi, par le parti Action démocratique (AD). Mais en dépit des appels de l'opposition, qui conteste l'utilisation du vote électronique et l'impartialité des opérations, le Conseil national électoral a confirmé sa décision de ne pas reporter le scrutin.

Victime d'une tentative de putsch en avril 2002, Hugo Chavez dénonce un "coup d'Etat électoral". Une chambre unipartite ne peut que desservir l'image de son gouvernement, soupçonné de dérives autoritaires. Avant même le retrait de l'opposition, les sondages prévoyaient une forte abstention (entre 55 % et 70 %). Faute d'adversaires, les électeurs de la majorité pourraient bien être tentés de rester chez eux. Jeudi soir, dans un discours télévisé virulent, Hugo Chavez a donc appelé ses électeurs à "contre-attaquer" en se rendant massivement aux urnes. Le président a repris la thèse de l'agression impérialiste : "Je ne vais pas accuser les chiens mais le maître des chiens : le gouvernement des Etats-Unis", a-t-il déclaré, en affirmant détenir des preuves de la participation de la CIA. Washington, qui ne cache pas son aversion pour M. Chavez, a démenti toute implication dans le boycottage électoral.

Le vice-président de la République, José Vicente Rangel, a dit regretter la décision des opposants et a pronostiqué la naissance d'une véritable opposition nationale "qui n'aurait pas son siège à Washington". Selon le gouvernement, seuls 380 candidats — sur un total de 5 516 — auraient formalisé le retrait de leur candidature.

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-717108@51-711321,0.html


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Venezuela : L'opposition se dérobe, Chavez triomphe


L'opposition se dérobe, Chavez triomphe Amérique latine Les partis d'opposition boycottent les législatives de dimanche au Venezuela, ce qui risque d'accroître les tensions entre Washington et le régime de Caracas.

Lamia Oualalou

[02 décembre 2005]

EN DÉCIDANT un boycott quasi général des élections législatives de dimanche, l'opposition vénézuélienne a lancé une opération suicide des plus médiatisées. Des centaines d'observateurs du monde entier - et notamment de l'Union européenne - sont au Venezuela depuis plusieurs jours pour s'assurer de la bonne tenue du scrutin. Lundi, les deux principaux partis de l'opposition Accion Democratica (AD) et Copei, qui se sont partagé le gouvernement du pays pendant quarante ans avant l'élection de Hugo Chavez en 1998, ont annoncé leur retrait de la campagne, au motif que les machines électroniques ne préservent pas l'anonymat des votants.

Le gouvernement est populaire

«C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, dans une situation où le gouvernement utilise les ressources publiques pour faire campagne», explique Alfonso Marquina, de AD. Et tant pis si le conseil électoral a accepté la demande de l'opposition de retirer les bornes destinées à l'identification des empreintes digitales incriminées. Hier, c'était au tour du parti Primero Justicia d'annoncer le boycott des élections.

A Caracas, diplomates et observateurs s'interrogent : non seulement leur présence était assurée de compliquer toute tentative de fraude, mais, de surcroît, celle-ci serait inutile. Tous les sondages donnaient en effet aux partisans d'Hugo Chavez une majorité écrasante (entre 130 et 145 députés sur 167). Cette victoire annoncée n'a rien d'étonnant : l'opposition ne s'est pas relevée de la victoire de Chavez au référendum qui remettait son mandat en jeu en août 2004. L'argent du pétrole, qui coule à flots depuis que le baril a atteint 60 dollars, a permis au gouvernement d'asseoir sa popularité, grâce à de multiples programmes sociaux et à la reprise économique. Dans ce contexte, AD, à la tête aujourd'hui de 23 députés à l'Assemblée, aurait pu selon les projections n'en plus compter que trois. Une humiliation. «Ils préfèrent laisser planer le doute qu'ils ont encore un pouvoir politique en se retirant», estime Calixto Ortega, député du Mouvement pour la Ve république (MVR, parti du président).

La stratégie de l'opposition s'apparente à une fuite en avant. En refusant le scrutin, elle prend le risque de disparaître du paysage politique, provoquant de surcroît la colère de ses partisans, qui assisteront impuissants au raz de marée chaviste. Le gouvernement a annoncé qu'il maintiendrait les élections dimanche, dût-il en remporter plus de 95% des sièges. D'un point de vue international, le calcul n'est pas moins périlleux. Après avoir approuvé le coup d'État avorté contre Chavez en avril 2002 et organisé une grève au sein de l'entreprise pétrolière PDVSA qui a plongé le Venezuela dans la récession, l'opposition veut aujourd'hui délégitimer le processus électoral.

La stratégie d'isolement de Washington

La majorité des pays européens n'approuvent pas ce boycottage, qui est franchement rejeté par les voisins latino-américains. Mercredi, le président brésilien Lula da Silva a profité d'une rencontre avec son homologue argentin Nestor Kirchner pour afficher sa proximité avec Hugo Chavez, jugeant son arrivée au pouvoir comme «un changement extraordinaire».

Restent les États-Unis, qui pourraient tirer parti du scrutin pour renforcer leur pression contre Chavez. Sean McCormack, le porte-parole du département d'État, a déclaré que Washington n'était pour rien dans la décision de l'opposition de se retirer du scrutin. «Comme tous les peuples, les Vénézuéliens ont le droit à des élections libres et justes», a-t-il affirmé, avant d'ajouter que son gouvernement était «préoccupé par le fait que ce droit était de plus en plus en danger» au Venezuela.

«La Maison-Blanche a clairement une stratégie d'isolement», estime Hal Klepak, professeur d'histoire latino-américaine et d'études stratégiques au collège militaire royal du Canada. «En répétant que le Venezuela est dangereux pour son peuple et pour le reste du continent, sans preuve, ils sont en train d'initier un cercle vicieux, poussant effectivement le régime à des excès, comme cela s'est déjà vu dans l'histoire, en Bolivie, au Guatemala et au Nicaragua», souligne l'historien. «La seule stratégie est celle de l'Europe et du Brésil, qui tentent d'inclure et d'associer Caracas de toutes les façons possibles, pour lui éviter de se radicaliser», dit-il. En décembre, le Venezuela devrait devenir membre à part entière de l'alliance économique du cône Sud, le Mercosur.

http://www.lefigaro.fr/international/20051202.FIG0161.html?074802
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OUIIIIIIIIIII !!!!!!

Les candidats pro-Chavez remporteraient tous les sièges en jeu, selon un député vénézuélien

CARACAS (AP) -- Les candidats proches du président Hugo Chavez seraient en passe de remporter la totalité des 167 sièges en jeu lors des législatives de dimanche, a déclaré un député proche du pouvoir, rendant compte de résultats toujours officieux, alors que le décompte se poursuivait.
"Selon les chiffres dont nous disposons, les 167 membres de l'Assemblée nationale (...) sont des partisans du projet national" sous la houlette de Hugo Chavez, a déclaré Willian Lara, un des dirigeants du Mouvement de la Cinquième république (MVR) du président.
"Le Mouvement de la cinquième république a gagné, en tout, 114 députés", a ajouté Lara, précisant que le reste des députés élus appartiendraient à des partis également proches de Chavez.
Selon Jorge Rodriguez, président du Conseil national électoral, avec 79% des bulletins comptabilisés, la participation était de 25%. Les responsables électoraux ont fait état d'un vote se déroulant dans le calme dimanche.
Des caravanes de voitures de partisans de Chavez ont investi les rues de Caracas, fêtant la victoire à coups d'avertisseurs à l'issue du vote boycotté par cinq partis d'opposition, se plaignant du système électronique de vote et dénonçant la partialité du Conseil électoral.
Auparavant, le président Chavez, après avoir voté dans une école, avait balayé le boycott de cinq partis d'opposition: "ce sont de vieux partis qui sont déjà morts", a-t-il lancé. "Le monde entier sait qu'une véritable démocratie est en marche ici au Venezuela", a-t-il ajouté.
Il a accusé l'administration américaine "impérialiste" d'être à l'origine de ces défections dans le but de déstabiliser son pays, dont les relations avec Washington sont tendues depuis son arrivée au pouvoir en 1998.
De son côté, Maria Corina Machado, qui dirige le groupe d'observateurs Sumate, soutenu par les Etats-Unis, a qualifié le vote d"'illégitime". "Nous allons avoir un parlement à parti unique qui ne représente pas de vastes secteurs de la société", a-t-elle estimé dans un communiqué.
Pour Gerardo Blyde, du parti d'opposition Justice d'Abord, a estimé, face à l'abstention massive, que "le silence a unifié les Vénézuéliens".
Les députés "bolivariens", partisans de Chavez, contrôlent 52% de l'Assemblée nationale sortante, soit 89 sièges sur les 165 que compte actuellement la chambre basse. Dans la future Assemblée, qui comptera 167 sièges, ils ambitionnaient de détenir une majorité des deux tiers, afin de faire passer des réformes constitutionnelles très contestées par l'opposition.
Ils comptent surtout pouvoir permettre à Chavez de rester à la présidence au-delà de 2012, limite actuelle en cas de réélection en décembre 2006. AP

http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20051205.FAP0753.html?0433

Victoire des partisans de Chavez au Parlement contestée par l'opposition

Agence France-Presse - CARACAS


Les partisans du président Hugo Chavez ont affirmé avoir remporté une victoire totale dimanche au Parlement du Venezuela, succès aussitôt qualifié d'"illégitime" par l'opposition qui a boycotté ces élections législatives, dont le scrutin a été marqué par une forte abstention.

La coalition emmenée par le parti du chef de l'Etat, le Mouvement de la Vème république (MVR), a annoncé qu'elle avait remporté l'intégralité des sièges à l'assemblée nationale.

"Selon les chiffres dont nous disposons, les 167 élus à l'assemblée nationale sont tous des partisans du président Hugo Chavez", a déclaré William Lara, président du MVR qui revendique à lui seul 114 sièges.

Dans ce pays où le vote n'est pas obligatoire, le taux d'abstention a atteint 75%, a indiqué le Conseil national électoral (CNE) dont le président Jorge Rodriguez assure que le scrutin s'est déroulé "avec une normalité absolue".

Quelque 14,4 millions d'électeurs ont été appelés aux urnes pour désigner leurs députés (dont deux supplémentaires raison de la croissance démographique) pour un mandat de cinq ans, dans 23 Etats du pays ainsi que Caracas, la capitale.

Supervisé par des centaines d'observateurs de l'Union européenne et de l'Organisation des Etats américains (OEA), le scrutin a pris fin à 17h00 locales (21h00 GMT), une heure plus tard que prévu en raison de fortes pluies tombées à Caracas et dans l'est du pays.

La majeure partie de l'opposition, qui contrôlait 79 sièges dans l'ancienne assemblée, avait choisi de retirer ses candidats pour dénoncer l'usage de machines de vote électroniques suspectées de trahir la confidentialité de l'électeur, ainsi que la composition du CNE, jugé acquis à la cause du pouvoir.

Fustigeant la "forte abstention", Henry Ramos Allup, secrétaire général du parti social-démocrate Action démocratique (AD), principale formation d'opposition, a averti que le nouveau Parlement était "légal" mais "non légitime" car il ne représentait pas "toute la population vénézuélienne et encore moins la population électorale".

Le secrétaire général du parti de centre-droit Première Justice, Gerardo Blyde, a affirmé que le "silence" des électeurs montrait leur manque de confiance envers ces élections. "Personne ne peut être heureux devant le tremblement de terre politique que nous avons vécu face à des élections parlementaires qui donnent une photographie distincte de la photographie de la réalité sociale", a-t-il réagi.

Maria Corina Machado, la directrice de l'ONG d'opposition Sumate (Rejoins-nous) dont certains responsables sont poursuivis par la justice pour conspiration, a aussi estimé qu'il y avait "moins de démocratie" au Venezuela, affirmant que le peuple avait rejeté un "processus électoral vicié".

Le faible niveau de participation constitue un camouflet pour le président Chavez qui avait appelé dans une allocation télévisée diffusées quelques heures avant le scrutin la population à "user du droit de vote", dénonçant un "coup d'Etat électoral" de l'opposition, monté par les Etats-Unis.

Bête noire de Washington, le chef de l'Etat, âgé de 51 ans, proche allié du président cubain Fidel Castro, soupçonne l'administration américaine, déjà accusée de vouloir le renverser ou l'assassiner, de tenter d'empêcher sa réélection en 2006.

Le président vénézuélien s'était toutefois efforcé de minimiser à l'avance la portée des désistements de ces "groupes suprêmement minoritaires". Il avait d'ailleurs jugé comme "déjà morts" les partis absents, soutenant même que ces formations pourraient "devenir illégitimes mais aussi illégales" au regard de la législation électorale.

http://www.cyberpresse.ca/article/20051204/CPACTUALITES/512041137/5024/CPDMINUTE


Venezuela : victoire annoncée de Chavez aux législatives


Plus de 14 millions de Vénézuéliens étaient invités à se rendre aux urnes hier pour des législatives dont le résultat s'annonce controversé puisque cinq partis d'opposition ont décidé il y a quelques jours de boycotter le scrutin, les machines de vote électronique étant accusées de trahir la confidentialité des électeurs. Ce boycott permettrait aux partisans du président Hugo Chavez de s'adjuger la majorité des deux tiers au Parlement. L'abstention pourrait atteindre entre 55 % et 71 % selon les sondages, qui, avant même l'annonce du boycott, pronostiquaient la perte d'une trentaine de sièges pour l'opposition, qui en détenait 79 sur 165. Hugo Chavez a aussi annoncé qu'il se rendrait début 2006 en Iran, dont il soutient le programme nucléaire face à « l'impérialisme » des Etats-Unis et de leurs alliés européens.

http://www.lesechos.fr/info/rew_inter/4352396.htm

Venezuela: le parti au pouvoir réclame la victoire aux élections parlementaires

CARACAS, 4 décembre (XINHUANET) -- Le parti MVR, au pouvoir au Venezuela, qui visait à remporter une majorité des deux tiers des sièges lors des élections parlementaires, a annoncé dimanche qu'il avait réalisé son objectif par l'obtention de 114 sièges dans le Parlement qui en compte 167.

La victoire réclamée, si confirmée par le Conseil national électoral, permettra au président Hugo Chavez de mettre fin aux limites du mandat présidentiel et de tenter d'être réélu l'année prochaine.

L'élection, à laquelle n'ont pas pris part tous les importants partis d'opposition, a montré un faible taux de participation de 25%, selon le conseil national électoral.

Le président du conseil électoral, Jorge Rodriguez a expliqué que la faible participation était due aux "pluies torrentielles qui ont empêché les électeurs de se rendre aux bureaux de vote".

Il a aussi assuré au public la légitimité et la transparence du scrutin.

Des centaines d'inspecteurs électoraux de l'Union européenne et de l'Organisation des Etats américains ont déclaré le vote légitime.

Mais des groupes d'opposition ont déclaré qu'il y avait un grand nombre d'irrégularités et qu'ils avaient reçu "des plaintes en provenance de toutes les côtés du pays".

Les législateurs pro-Chavez détiennent maintenant 86 sièges à l'Assemblée nationale et les restants sont aux mains des quatre partis qui ont fait le blocus des élections.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-12/05/content_190718.htm">
http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-12/05/content_190718.htm
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Explosions à la veille des législatives au Venezuela: trois blessés

CARACAS, 3 décembre (XINHUANET) -- Trois personnes ont été blessées suite à trois petites explosions survenues à la veille des législatives de dimanche au Venezuela, dans le cadre du boycottage appelé par les partis d'opposition, a-t-on appris auprès du bureau du ministre vénézuélien de la Justice.

Un engin explosif a détoné vendredi après-midi près d'un bureau du gouvernment, faisant deux blessés, a déclaré Aryeli Vera, porte- parole du bureau du ministre de la Justice.

Deux autres explosions, probablement à la grenade, ont eu lieu dans la base militaire Fort Tiuna de Caracas, blessant grièvement un policier âgé de 31 ans, a ajouté Mme Vera.

Plus tôt dans la semaine, les principaux partis d'opposition ont annoncé leur intention de se retirer des élections, de crainte d'une éventuelle manipulation des machines de vote électroniques.

Ils critiquent par ailleurs la composition du Conseil national électoral (CNE), dont quatre membres sur cinq appartiennent, selon eux, au parti du président Hugo Chavez.

M. Chavez a condamné le boycottage de l'opposition en le considérant comme un complot soutenu par Washington pour le renverser, mais cette accusation a été immédiatement niée par le gouvernement américain.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-12/05/content_190592.htm

Venezuela: l'explosion d'un oléoduc est une attaque terroriste

CARACAS, 4 décembre (XINHUANET) -- Le gouvernement vénézuélien considère l'incendie d'un oléoduc, qui s'est produit dimanche de bonne heure, comme une attaque terroriste, a déclaré le vice- président Jose Vicente Rangel.

"C'est un acte de violence. C'est criminel, c'est un acte inacceptable", a-t-il affirmé dimanche à la chaîne de télévision d'Etat Venezolana de Television.

L'oléoduc Ule-Amuay, qui se situe dans le nord-ouest de la péninsule de Paraguana dans l'ouest du Venezuela, a été attaqué à l'explosif, a précisé le ministre de l'Intérieur, Jesse Chacon, ajoutant que des enquêteurs avaient trouvé des débris d'explosifs sur l'oléoduc.

Personne n'a été blessé par l'explosion et les pompiers ont éteint un fort incendie causé par l'explosion.

Selon M. Chacon, l'attaque est liée aux élections parlementaires prévues pour dimanche, desquelles la plupart des partis d'opposition se sont retirés.

La société d'Etat Petroleos de Venezuela a déclaré dimanche dans un communiqué qu'en dépit de l'incident, la livraison du brut au Centre de raffinage de Paraguana (CRP) était garantie.

Le Venezuela est un membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il produit 3,3 millions de barils de brut chaque jour et vend quotidiennement 1,5 million de barils aux Etats-Unis.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2005-12/05/content_190711.htm
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Grand chelem pour Chavez


Les partisans du président Hugo Chavez ont remporté la totalité des sièges de l'Assemblée nationale

Les partisans du président vénézuélien Hugo Chavez ont remporté la totalité des sièges dimanche à l'Assemblée nationale au terme d'élections boycottées par les principaux partis d'opposition."Le MVR (Mouvement pour la Ve République) a obtenu 114 députés, et les 167 membres de l'Assemblée nationale sont tous des partisans du projet rédigé dans le cadre de la Constitution bolivarienne", s'est félécité William Lara, chef de file du parti présidentiel. Jusqu'à present, les députés pro-Chavez détenaient 86 sièges et l'opposition 79. Dans ce pays où le vote n'est pas obligatoire, le taux d'abstention a atteint 75%, a indiqué le Conseil national électoral (CNE).
Les partisans de Chavez, élu pour la première fois en 1998, ont d'ores et déjà manifesté l'intention d'amender la Constitution pour en supprimer toute limitation du nombre des mandats présidentiels. Le chef de l'Etat devrait, quant à lui, en briguer un nouveau en décembre 2006.
Les principaux partis d'opposition ont boycotté les élections, accusant les autorités de partialité et de manipulations du système de vote électronique. Mais Chavez, fervent pourfendeur des Etats-Unis, a dénoncé ce choix inspiré selon lui par Washington pour le déstabiliser, allégations que la Maison-Blanche a qualifiées de propagande.
Quelques heures avant l'ouverture du scrutin, un oléoduc alimentant la grande raffinerie Amuay-Cardon, dans la région de Paraguana, a été endommagé par une explosion et un incendie que les autorités ont imputés aux adversaires du chef de l'Etat. Rafael Ramirez, le ministre de l'Energie, a déclaré que l'oléoduc affecté pourrait être remis en état dans les cinq prochains jours et que les exportations ne seraient pas affectées. Le Venezuela est le cinquième exportateur mondial de pétrole.

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=1477
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Désertion calculée de l’opposition vénézuélienne


Le meilleur moyen de ne pas perdre une élection est... de ne pas y participer. Assommée par sa cuisante défaite lors du référendum révocatoire gagné par le président Hugo Chávez, le 15 août 2004, avec 59,06% des voix, l’opposition vénézuélienne voyait approcher l’élection législative du 4 décembre 2005 avec appréhension. Pourtant sous son contrôle, les instituts de sondage ne lui octroyaient qu’une trentaine de sièges sur les 167 à pourvoir, alors qu’elle en possédait 79 dans l’ancienne Assemblée. A quelques encablures du jour fatidique, les principaux partis qui la composent - Action démocratique, Copei, Projet Venezuela, Primero Justicia - ont annoncé leur retrait en raison « d’absences de garanties suffisantes pour garantir la transparence du scrutin ».

Criant à la fraude, comme ils l’avaient fait au terme du référendum de 2004, dont les résultats furent pourtant validés par les observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA) et du Centre Carter (de l’ancien président des Etats-Unis), les opposants ont mis en cause la composition du Conseil national électoral (CNE) et la fiabilité du système électronique de vote. Conciliant, le CNE a accepté plusieurs de leurs demandes, dont celle de supprimer les appareils vérificateurs d’empreintes digitales censés, d’après ces opposants, violer le secret du vote. Cette décision a entraîné la publication d’un communiqué des observateurs de l’OEA se félicitant de l’accord obtenu. Rien n’y fit... Le boycott fut maintenu, avec l’appui bruyant de Súmate (organisation financée par le National Endowment for Democracy (1)), dont la dirigeante María Corina Machado a été récemment reçue par M. George Bush - sans doute pour la féliciter d’avoir signé le décret qui a dissous l’Assemblée nationale et tous les corps constitués, le 12 avril 2002, lors du coup d’Etat avorté contre le président Chávez.

L’appui de Washington se trouva confirmé lorsque M. McCormack, porte-parole du Département d’Etat, déclara le 30 novembre, « les Vénézuéliens, comme tous les autres peuples, ont le droit à des élections libres et justes », avant d’affirmer que son gouvernement était « préoccupé car ce droit est chaque fois un peu plus en danger (2) ». Sans apporter aucune preuve susceptible d’appuyer cette allégation. Le 3 décembre, le même McCormak, sans doute mal informé, déclara ne pas connaître le communiqué de l’OEA appuyant la réalisation du scrutin et garantissant le haut niveau technologique du matériel utilisé.

Tandis qu’explosaient quelques bombes de faible puissance à Caracas et sur un oléoduc, dans l’Etat de Zulia, les médias privés incitaient les électeurs à aller prier pour la démocratie, à l’église, plutôt que de se rendre dans les bureaux de vote.

C’est dans ce contexte que, le 4 décembre, en présence de plus de 400 observateurs, dont ceux de l’OEA et de l’Union européenne, les partis pro-gouvernementaux, seuls en lice ou presque, ont obtenu la totalité des 167 sièges à pourvoir. Dès le mardi 6 décembre, la mission d’observation de l’Union européenne a qualifié de « transparents » les résultats du scrutin, et son chef, l’euro-député Jose Albino, a déclaré avoir « observé avec surprise » le retrait des partis de l’opposition. Estimant que la décision du CNE de désactiver le dispositif de capture des empreintes digitales sur les machines électroniques avait constitué « une mesure importante » pour rétablir leur confiance, il a souligné que ces partis se sont retirés du processus électoral « sans avancer de nouvelles raisons (3) ».

Toutefois, à l’inverse de ce qui s’était passé lors du référendum de 2004, les « chavistes », peu motivés parce que seuls dans la compétition et donc assurés de la victoire, ne se sont pas déplacés massivement pour voter. Le CNE a estimé à 75% le taux d’abstention (chiffre susceptible d’être revu à la baisse une fois tous les bulletins dépouillés). A titre de comparaison, on notera cependant que ce désintérêt pour une consultation sans véritables enjeux n’a rien de nouveau au Venezuela : en 1998, Action démocratique, le parti alors dominant, n’obtint la majorité parlementaire qu’avec… 11,24 % des voix. Quant au dernier président élu – M. Rafael Caldera – avant l’arrivée au pouvoir de M. Chávez, il ne le fut, en 1993, que par 15 % du corps électoral.

En ce sens, on peut considérer que l’opposition vénézuélienne s’est purement et simplement suicidée. En son sein, et chez ses partisans, sa décision n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité. On aurait toutefois tort de ne voir dans son attitude qu’une action désespérée pour éviter une nouvelle déroute. Car ce type de manœuvre n’a rien de nouveau...

A l’aube des élections du 4 novembre 1984, et alors que le Nicaragua sandiniste luttait contre l’agression américaine, menée par contre-révolutionnaires (la contra) interposés, la Coordination démocratique nicaraguayenne, rassemblement des trois principaux partis d’opposition et du Conseil supérieur de l’entreprise privée (Cosep), a, de la même manière, boycotté le scrutin après avoir annoncé sa participation. C’est après un voyage aux Etats-Unis que son dirigeant, Arturo Cruz, décida de ne pas se présenter, Washington offrant alors jusqu’à 300 000 dollars aux dirigeants des partis qui se retiraient des listes, en vue d’ôter leur crédibilité aux élections. N’y participeront finalement que le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), dont nul ne pouvait douter antérieurement de la victoire, et quelques petites formations politiques. Le 4 novembre, alors que 75,4% des inscrits votent, les sandinistes obtiennent 63% des voix, et M. Daniel Ortega est élu président. Aux législatives, le FSLN obtient 61 des 96 sièges. Plus de 500 observateurs étrangers attestent de la régularité du scrutin. Cela n’empêche nullement Ronald Reagan de déclarer immédiatement qu’ « elles [les élections] compliquent les relations entre les Etats-Unis et le Nicaragua »...

Cette victoire sans adversaires permettra de délégitimer le premier scrutin démocratique organisé dans ce pays depuis 50 ans, et d’instiller, y compris en Europe, l’idée d’un Nicaragua sous la coupe d’un régime totalitaire. Rendant plus aisée l’entreprise de déstabilisation menée par la Maison Blanche et la contra...

De la même manière, Washington et l’opposition vénézuélienne ont agi pour discréditer la prochaine Assemblée nationale vénézuélienne, « mono-couleur » et « illégitime » puisque issue d’élections sans opposition, mettre en cause les institutions démocratiques et, face à l’opinion internationale, affaiblir M. Chávez en prétendant que son gouvernement glisse lentement mais sûrement vers la « dictature ». En quelque sorte, un banc d’essai dans la perspective de l’élection présidentielle qui se tiendra en 2006, et dont il est l’incontestable favori.

Maurice Lemoine
(1) Organisme « à but non lucratif » créé par Ronald Reagan au début des années 1980, et financé par le Congrès des Etats-Unis pour « soutenir la liberté partout dans le monde ». Le NED est considéré, sur des bases crédibles, comme un bras occulte de la CIA.

(2) BBC Mundo, Londres, 1er décembre 2005.

(3) AFP, Caracas, 6 décembre 2005.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/venezuela1205/
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Premier « Rassemblement latino-américain des entreprises sous contrôle ouvrier »

Chavez annonce de nouvelles expropriations

Plus de 400 personnes, représentant les travailleurs de 235 entreprises occupées et 20 syndicats nationaux, ont participé au Premier rassemblement latino-américain des entreprises sous contrôle ouvrier, à Caracas, les 27, 28 et 29 octobre.

C’était un événement véritablement historique. Pour la première fois, des travailleurs de différents pays engagés dans des occupations d’entreprise ont discuté de leurs problèmes, partagé leur expérience et tiré les conclusions politiques de leur lutte. Un tel rassemblement ne pouvait se tenir que dans le Venezuela révolutionnaire, où il avait le soutien du gouvernement Chavez.

Lors de la réunion d’ouverture, qui s’est tenue dans le théâtre Teresa Carreño, le président Chavez a expliqué que c’est le capitalisme qui ferme les entreprises, et que celles-ci « doivent être remises en activité par les travailleurs ». Il a comparé la lutte des entreprises occupées à la lutte d’indépendance, au XIXe siècle, contre la domination espagnole, et a souligné « la capacité des travailleurs de notre continent à rompre leurs chaînes et se débarrasser du capitalisme ». La tribune était composée de plusieurs ministres vénézueliens, de dirigeants syndicaux de plusieurs pays du continent et de travailleurs de différentes entreprises occupées.

Les expropriations d’entreprises qui se déroulent sur le continent font partie de la lutte pour la véritable souveraineté et contre la domination des Etats-Unis, a expliqué Chavez. Mais en même temps, il a clairement expliqué que « le peuple et les travailleurs américains ont leur rôle à jouer dans cette lutte. »

Chavez a également exposé ses vues concernant le mouvement syndical et ses rapports avec le gouvernement bolivarien. Il a salué la formation de l’UNT, l’Union Nationale des Travailleurs, tout en précisant que la nouvelle confédération syndicale « n’est pas et ne doit pas être un appendice du gouvernement. Elle doit être autonome et libre. » Il faut en finir avec le vieux modèle « des syndicats qui négociaient dans le dos des travailleurs, ou des dirigeants qui, comme au Venezuela, s’enrichissaient tout en négociant avec les patrons. »

Chavez a proposé la création d’un réseau d’entreprises occupées, de façon à ce qu’elles puissent collaborer et partager leurs expériences. Finalement, il a annoncé l’expropriation de deux nouvelles compagnies : Sideroca et l’usine de sucre de Cumanacoa. A cette annonce, les 3000 travailleurs présents se sont levés et ont crié avec enthousiasme : « asi, asi, asi es que se gobierna ! » (voilà, voilà comment il faut gouverner !).

L’usine de Sideroca, à Zulia, produit des conduits métalliques pour l’industrie pétrolière, et a été abandonnée par ses propriétaires il y a six ans de cela. Le 6 septembre dernier, un groupe d’anciens salariés, ainsi que des habitants de la localité, ont occupé l’usine pour empêcher les propriétaires d’y récupérer les machines. Depuis, ils en réclamaient l’expropriation sous le contrôle des travailleurs. L’usine de sucre, à Cumanacoa, ne tournait qu’à 50% de ses capacités depuis sa privatisation, en 1992, et ce taux d’utilisation est même descendu jusqu’à 20%. Les travailleurs et des producteurs locaux de canne à sucre en réclamaient, eux aussi, l’expropriation.

Comme l’a dit par la suite le brésilien Serge Goulard, coordinateur du Conseil Unifié des Travailleurs (CUT) : « voilà un Président qui se range dans le camps des salariés — non simplement en parole, mais dans les faits concrets que sont ces deux expropriations. »

Chavez a annoncé que d’autres expropriations allaient suivre, et a mentionné l’usine de traitement de tomates de Caigua, à Guarico. Les travailleurs de cette entreprise en ont pris le contrôle le 7 juillet, après un conflit portant sur le non-paiement des salaires. Les salariés se sont aussi rendus compte que le propriétaire voulait vendre les stocks de pâte de tomate. Là encore, ils ont demandé que l’entreprise soit expropriée et placée sous leur contrôle.

Le président a précisé que le but de ces expropriations n’était pas de faire en sorte que les travailleurs « s’enrichissent du jour au lendemain », mais plutôt de faire profiter de la production à l’ensemble de la communauté. Dans le même registre, des travailleurs de Caigua ont déclaré : « Nous ne voulons pas créer 57 capitalistes. Nous sommes sur la voie du socialisme. »

Le débat sur les occupations

Il y a eu un débat sur les formes de propriété que les entreprises sous contrôle ouvrier devraient prendre. Des camarades brésiliens qui travaillent dans des entreprises sous administration ouvrière ont insisté sur la revendication de nationalisation sous le contrôle des salariés.

Serge Goulard était catégorique : « Nous sommes contre l’idée d’ “ économie solidaire ”. En fait, cela revient à transformer les salariés en capitalistes et à affaiblir la classe ouvrière. En se livrant au jeu de la concurrence capitaliste, les travailleurs ne parviendraient qu’à ruiner d’autres entreprises. Nous sommes pour la nationalisation – mais la nationalisation sous contrôle ouvrier, de façon à prévenir l’émergence d’une nouvelle bureaucratie. »

Il a ajouté que cette lutte n’avait de sens que dans le cadre de la lutte pour « la nationalisation des banques et des multinationales, de façon à planifier l’économie dans l’intérêt du peuple. » Et de conclure avec énergie : « Il ne peut y avoir de socialisme dans un seul pays, et encore moins dans une seule entreprise ! »

Au sujet du débat que Chavez a ouvert sur le « socialisme du XXIe siècle », Serge Goulard a dit : « La révolution vénézuélienne a ceci d’extraordinaire qu’elle confirme ce que les marxistes ont toujours expliqué. Elle a commencé comme une lutte contre l’impérialisme et pour la souveraineté nationale. Mais par la suite, la classe ouvrière est entrée en scène avec sa lutte contre le sabotage de l’industrie pétrolière, et la révolution est allée de l’avant. De même avec la nationalisation de Venepal, le 19 janvier 2005. La révolution a commencé comme une lutte anti-impérialiste, mais à présent, soit elle devient socialiste, soit elle sera écrasée. […] La question qui va se poser est celle de la nationalisation des banques et des multinationales. Or seuls les travailleurs peuvent l’accomplir. »

Orlando Chirino, coordinateur national de l’UNT, au Venezuela, a expliqué le contexte dans lequel les occupations d’entreprises avaient lieu. « C’est une expression de la dégénérescence du capitalisme, qui mène à la dérégulation, à la flexibilisation et à une exploitation accrue des salariés. Le capitalisme ne joue plus le rôle progressiste qu’il a pu jouer dans le passé. » L’ensemble du processus ne va pas sans contradictions et difficultés. Dans le cas du Venezuela, en particulier, la plupart des travailleurs impliqués dans des occupations n’ont pas d’expérience syndicale ou de lutte, et ils feront face à de nombreux problèmes. Mais pour Orlando Chirino, les emplois doivent être sauvés, et le rôle des syndicats est de donner au mouvement instinctif d’occupation « une expression consciente, avec comme objectif final la socialisation des moyens de productions. »

Chirino, comme les représentants de la compagnie nationale d’électricité vénézuélienne, CADAFE, qui est sous administration ouvrière, ont souligné que le contrôle ouvrier était énormément progressiste et constituait « le seul moyen de vaincre le bureaucratisme et la corruption qui menacent la révolution bolivarienne. »

Internationalisme et anti-impérialisme

Le rassemblement avait également un caractère nettement anti-impérialiste. Grâce à la présence d’une délégation de la COB (la Centrale Ouvrière de Bolivie), les traditions révolutionnaires des mineurs et des travailleurs boliviens ont marqué la réunion. Jaime Solares, le secrétaire de la COB, a expliqué que la révolution bolivienne subissait la menace d’une intervention internationale, comme en témoigne la création récente d’une base américaine dans la région de Chaco, au Paraguay, tout près de la frontière avec la Bolivie.

La situation en Haïti a également été discutée. Julio Turra, du CUT brésilien, a clairement établi que « les troupes brésiliennes, en Haïti, sont au service de l’empire. » La déclaration finale des syndicats en a appelé au « retrait des troupes d’occupation d’Haïti, d’Irak et d’Afghanistan. »

Il y avait également une forte opposition à l’Accord de libre-échange des Amériques (ALCA), dont l’administration américaine est le promoteur. Comme l’a expliqué Ricardo Moreira, du PIT-CNT uruguayen, « la seule véritable intégration n’est pas l’intégration commerciale, mais l’intégration reposant sur la classe ouvrière, qui est la classe la plus révolutionnaire. »

Les travailleurs sans patron

Finalement, après trois jours de travail et de discussions intenses, 500 travailleurs, représentants syndicaux et officiels du gouvernement vénézuélien se sont rassemblés pour le meeting de clôture.

L’enthousiasme était palpable, et avant que le meeting ne commence, tous les travailleurs ont levé le poing en criant le slogan popularisé par le mouvement d’occupation argentin : « aquí están, estos son, los obreros sin patrón » (Nous voici, c’est nous, les travailleurs sans patron).

Les conclusions des différents ateliers ont été lues et approuvées. Un document commun, L’engagement de Caracas, a été lu par un dirigeant de l’usine de traitement de tomates de Caigua, et approuvé au milieu des acclamations. Les travailleurs des entreprises sous contrôle ouvrier ont également présenté leur propre déclaration politique, qui expliquait l’importance de cette Rencontre. « Nous sommes là pour faire avancer notre mouvement, pour le défendre, pour nous entraider et pour renforcer la lutte contre l’ennemi commun des peuples – le capitalisme, qui sème la guerre et la misère à l’échelle mondiale. » Cette déclaration défendait également le droit d’occuper des entreprises : « Les capitalistes, les spéculateurs financiers et les multinationales sont responsables de la faillite des entreprises. Toute usine qui ferme est un cimetière d’emplois. […] Par conséquent, les travailleurs, à la campagne comme à la ville, ont le droit d’occuper des entreprises et des terres pour défendre leurs emplois. »

Cette déclaration expliquait également quels étaient le caractère et les objectifs de ce mouvement : « Nous voulons avancer vers une économie qui soit intégralement sous le contrôle des travailleurs, de façon à ce qu’elle puisse faire l’objet d’une planification dans l’intérêt de tout le peuple. Notre mouvement est anti-impérialiste et anti-capitaliste. C’est un mouvement organisé de la classe ouvrière contre la propriété privée des grands moyens de production, laquelle ne peut survivre qu’à travers la guerre, l’exploitation et l’oppression des peuples. »

Le même texte met en garde le mouvement contre les menaces qui pèsent sur lui : « Les capitalistes et leurs institutions internationales nous poursuivent devant la justice et s’efforcent de nous écraser. Mais ils cherchent aussi à nous affaiblir en entraînant les travailleurs dans différentes formes de collaboration de classe, en leur faisant miroiter la perspective d’une intégration individuelle dans le système capitaliste. » Pour résister à cela, il a été convenu de mettre en place un réseau international des usines sous occupations et sous contrôle ouvrier. « A compter de ce jour, nous nous lèverons comme un seul homme chaque fois que, dans n’importe quel pays, le gouvernement nous attaquera ou cherchera à fermer une entreprise que nous contrôlons. »

Cette déclaration se conclue sur l’appel suivant : « Ils volent la terre ; nous l’occupons. Ils font la guerre et détruisent des nations ; nous défendons la paix, l’intégration des peuples et leur souveraineté. Ils divisent ; nous unissons. Parce que nous sommes la classe ouvrière. Parce que nous sommes le présent et le futur de l’humanité. Nous en appelons à la poursuite et à l’élargissement de cette lutte. Nous devons nous réunir à nouveau, l’année prochaine, pour renforcer notre unité et la lutte que nous menons ensemble, avec la classe ouvrière et les peuples, contre l’ennemi commun de l’humanité. Nous vaincrons ! »

Ce meeting marquera l’histoire du mouvement syndical latino-américain. Comme l’a dit le syndicaliste paraguayen Ricardo Moreira, « nous avons montré que les travailleurs peuvent diriger des entreprises, et cela signifie que nous pouvons aussi diriger la société. »


Jorge Martin


Edité par FlexAdmin - 26 Sep 2007 à 13:38
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:56
Venezuela : Les putschistes voulaient ensanglanter la journée électorale, par Diario Vea.

Jesús Moreno, vendredi 9 décembre 2005.

Des anciens militaires vivant aux Etats-Unis, ainsi que des militaires d’active qui n’ont pas encore été identifiés, préparaient un coup sanglant à l’occasion des élections parlementaires du 4 décembre. Ils avaient prévu d’employer 40 bazookas AT4 anti-chars, des fusils, 40 carabines, des grenades, des armes pour 100 millions de dollars ou de bolívars [les conversations interceptées ne perm ettant pas de préciser]. Ils disposaient d’officiers complices dans les trois bases où ils envisageaient d’agir : l’Unité Blindée de San Juan de los Morros, attaquer le Fuerte Tiuna [base centrale de l’armée vénézuélienne à Caracas] et la base de La Carlota [aéroport dans le centre de Caracas].

Ils envisageaient également d’attaquer des institutions de l’Etat, comme l’Assemblée Nationale et le Conseil National Electoral ; ils envisageaient également de tirer contre le peuple, prévoyant pas moins de 15 000 morts dans les premiers jours de l’action, afin de terroriser le peuple s’il avait prétendu sortir pour défendre le gouvernement.

Ce plan a été dénoncé par des membres de l’Assemblée Nationale, et ils ont présenté de longs documents vidéos, des conversations entre les différents membres du complot, où on peut entendre les actions qu’ils envisageaient de réaliser, avant et après les élections, pour renverser le gouvernement.

La dénonciation a été faite par les députés Nicolás Maduro, Cilia Flores, Pedro Carreño, Ricardo Sanguino et Darío Vivas ; lesquels ont affirmé que ce qui a été montré hier ne représentait qu’une partie des preuves dont ils disposent à propos de ce plan. Demain, à l’occasion d’une conférence de presse, ils donneront d’autres éléments ainsi que des noms des personnes impliquées.

Cilia Flores a expliqué que le plan comportait des éléments nationaux et des éléments internationaux, c’est ce qui est connu comme le Plan B dont nous avions parlé avant les élections, et qui peut expliquer le retrait d’une partie des partis d’opposition, à qui Cilia Flores elle a demandé : AD, Copei, Primero Justicia, Nuevo Tiempo [du gouverneur de l’Etat de Zulia Manuel Rosales] savaient-ils que ces actions allaient se produire ? Ils doivent des explications au pays, a signalé Cilia Flores.

L’homme clef de ces opérations serait le général Carlos González Caraballo. Sont également impliqués le colonel Gustavo Díaz Vivas, qui était l’aide de camp de Pedro Carmona Estanga, et le colonel Antonio María Guevara Fernández, qui portait le pseudonyme de Domingo Muñoz.

Le député Pedro Carreño a expliqué que le plan a été conçu selon la technique dite de la « compartimentation », c’est-à-dire que chacune des actions se développe séparément, chaque réussite renforce l’ensemble du plan, tandis que les échecs n’empêchent pas la poursuite du plan général. C’est à peu près ainsi que les choses se sont déroulées cette fois. La première étape était constituée de quelques foyers d’actions terroristes, pour indiquer le début de l’action. La deuxième, le retrait de l’opposition aux élections législatives. Troisièmement, commencer l’offensive sanglante en attaquant les bases militaires et la Gobernación de l’Etat de Guárico, ainsi que d’autres institutions du pays, sans considération pour le bain de sang que cela pouvait provoquer. Comme l’a déjà dit le général Oswaldo Sejú Raffo, il pouvait y avoir jusqu’à 15 000 victimes, ce qui aurait immédiatement justifié l’intervention d’une force de paix interaméricaine, évidemment conduite par les Etats-Unis.

Traduction M Poggi Numancia

Source : http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3004
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 12:56
Venezuela
Cataclysme dans l’opposition


Diario Vea
Jesús Moreno

Mardi 13 décembre 2005


Bien que l’abstention ait provoqué un cataclysme au sein des partis
d’opposition, une campagne médiatique bien orchestrée nous présente de façon
festive le résultat des élections du 4 décembre en affirmant qu’il reflète la
perte de popularité du président Chávez.

Cependant ils occultent le fait que leur retrait des élections et, par voie de
conséquence, leur absence de l’Assemblée Nationale a provoqué au sein de
l’opposition un véritable raz-de-marée, lequel met tout particulièrement en
danger les cogollos qui les dirigent.

Le MAS [Mouvement au Socialisme] est le premier atteint ; une rébellion des
cadres moyens et de la base a demandé les démissions immédiates de Leopoldo
Puchi, secrétaire général, et de Felipe Mujica, président de l’organisation.

Primero Justicia a dès le début connu des problèmes dans l’Etat de Zulia, où
les dirigeants étaient en désaccord avec la décision du retrait des élections.
Puis quelques jours plus tard, samedi et dimanche passés [10 et 11 décembre], de
nombreux dirigeants, à Caracas et dans les régions où ils ont quelque influence,
se sont prononcé pour la démission de la direction nationale, considérant
erronée la décision de retirer Primero Justicia du lieu du débat politique par
excellence, l’Assemblée Nationale ; ce qui est revenu à sacrifier la possibilité
de se constituer en important parti de l’opposition à Chávez et au projet
bolivarien.

Ainsi la fête médiatique de ces organisations de l’opposition ne durera
apparemment pas longtemps parce qu’ils vont devoir affronter la dure réalité de
leurs conflits internes.


Traduction : Numancia Martínez Poggi

http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSolidarityProject/message/9381
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