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[ALBA]La République Bolivarienne du Venezuela

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T 34 allez vers le bas
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Depuis le: 26 Sep 2007
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Feb 2014 à 17:28

Message posté par soyouz

Rien de bien surprenant de la part d'un journal tel que libération. En tout cas ce qui est sur c'est que le vénézuela est en conflit intérieur, il faudrait encore plusieurs dizaines d'années avant que l'ancienne classe dirigeante qui tennait la manne du pétrole ait réellement été dissoute.

Le gouvernement a une part de responsabilité. Ce n'est pas la première fois que cela arrive et on connait les responsables, les putschistes de toujours :
 

CAPriles
 

 
Leopoldo Lopez
 

 
Maria Corina Machado
 

Le gouvernement devrait les mettre en prison une bonne fois pour toute, assez d'impunité. Pourquoi CAPriles n'est pas en prison pour les morts du 15 avril 2013 ? Il y a bien le juge Danilo Anderson qui a tenter de les mettre en prison mais il s'est littéralement fait exploser en 2004.
 

 
En attendant, ça ne me surprendrait pas que les US financent une révolution orange pour renverser Maduro.

On les nomment les manitos blancas. Voir aussi guarimbas.

On connaît bien leur méthodes, on voit ce qu'ils font en Russie, on voit ce qu'ils font en Ukraine, etc... Même avec seulement quelques dizaines de milliers de manifestants estampillés pro américains, ils arrivent à mettre en danger le gouvernement, même si à mon avis, dans tous les pays où on nous parle de grandes manifestations anti-gouvernementales (y compris au vénézuela), les faits sont volontairement exagérés.

Ce sont toujours les mêmes méthodes, les U$A financent des groupes d'opposition. C'est prouvé par wikileaks. Comme l'armée ne renversera pas le gouvernement (il défilent aux cris de "Somos chavistas y revolucionarios y socialistas y antimperialistas") le plan est de provoquer des troubles (en finançant et entrainant des émeutiers, en postant des franc tireurs sur les toit comme en 2002) pour avoir un prétexte pour intervenir militairement (comme ils essaient de le faire en Ukraine où il n'ont pas pu acheter le dirigeant, ensuite si cela ne fonctionne pas ils tentent de l'assassiner ou un coup d'état et enfin si cela à échoué une intervention militaire indirecte (comme en Syrie) puis directe si cela ne fonctionne pas). L'ampleur des troubles fait qu'il n'ont pu être spontanés. Des personnes ont été blessé par balles et plomb or les policiers anti émeute ne sont pas armé au Vénézuéla, ils ont juste des boucliers et des lance grenade lacrymogènes (même pas de matraques).

J'ai lu ce qu'en écrit les médias propagandiste français. Ils n'ont pas mentionnés :
 
L'incendie du ministère public vénézuélien.
 

ESTE%20NO%20ES%20UN%20PACIFISTA

L'incendie du tribunal suprême de justice
 

Odio%20y%20encono%20contra%20las%20instituciones

 

Luego%20se%20quejan%20de%20la%20inseguridad

Des manifestants pacifiques, de vrai démocrates comme en Ukraine (nazis aussi).
 

¿Qué%20culpa%20tienen%20los%20árboles?

DEBEN%20ASUMIR%20SU%20RESPONSABILIDAD

Bravos%20para%20destruir%20y%20cobardes%20para%20sumir%20sus%20responsabilidades
 

En%20carabobo%20quemaron%20vehículos%20que%20prestan%20servicios%20a%20las%20comunidades

resurgen%20las%20manitos%20blancas
Manitos blancas
 

¿Quién%20paga%20estos%20daños?

Esto%20no%20se%20organiza%20de%20la%20noche%20a%20la%20mañana
Le responsable des évènements, ayant appelé à une manifestation "pacifique".
 
tira%20la%20piedra%20y%20esconde%20la%20mano,%20como%20siempre.
Organise les troubles et ensuite se planque.
 
 
Aquí%20están%20los%20pacíficos%20de%20leopoldo
Manifestants "pacifiques" de l'opposition, aussi "démocrates" que les nazis ukrainiens.
 
mensajes%20de%20odio%20a%20través%20de%20las%20redes
(A propos de l'assassinat d'un partisan du gouvernement) Ca dégoute ? Non, je rend grâce à Dieu car il y a une merde de moins vivante ... et j'appuis l'extermination des maudits chavistes.
 
 
 
 
Fascisme !
 
 
Leopoldo López admet qu'il n'y a pas de policiers ni de gardes qui génèrent de la violence :
 
 
Les médias n'ont également pas mentionné qu'on tenter d'assassiner un journaliste de la télé publique.
 
 
Voyons maintenant la "répression" chaviste :
 
La police du "rrrégime" chaviste arrête un manifestant pacifique :
 
 
La police du "rrrégime" a aussi arrêté un manifestant faisant pacifiquement du saut d'obstacle (en France cela vaudrait quelques coups de matraques, une garde à vue, et des poursuites judiciaires) et le relâche après quelques minutes d'arrestation.
 
 
Le journal déchet Clarin d'Argentine a aussi réalisé un montage :
 

Portada%20de%20Clarín%20el%2013-2

 
 
 
En taule Leopoldo !
 


Edité par T 34 - 14 Feb 2014 à 18:04
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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T 34 allez vers le bas
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Feb 2014 à 20:18

3 morts et 66 blessés par la violence de la droite mercredi

Venezuela : amorce d’un putsch

 
 

Comment en finir avec un pouvoir qui a remporté toutes les élections sauf une (référendum) depuis 1998 alors que les médias lui sont massivement hostiles, que ces médias appartiennent à des oligarchies, que les oligarchies sont les chevaux de Troie des USA ?

Début de réponse ci-dessous.

Le Grand Soir

Caracas 13 février 2014, Agencia Venezolana de Noticias.

La procureure générale de la République, Luis Ortega Diaz, a informé ce jeudi que la violence qui s’est déchaînée mercredi en cinq endroits du pays à l’initiative de groupes violents de droite a fait 3 morts et 66 blessés.

« Produit de ces actions violentes, fascistes, terroristes, non seulement contre la procureur , les travailleurs du Ministère Public et de l’Etat vénézuélien, 3 personnes sont mortes », a-t-elle déclaré dans le programme en Harmonie avec le Ministère Public, transmis par Radio National du Venezuela.

Ce mercredi, dans une mobilisation organisée par des secteurs de la droite, des groupes de choc ont encouragé la violence au siège du Cabinet du Procureur et de l’Etat vénézuélien, dans le centre de Caracas. Là moururent 2 personnes : Juan Montoya, membre d’un collectif, et Bassil Da Costa, étudiant. Dans la nuit est morte une autre personne dans la municipalité de Chacao, état de Miranda.

La procureure a précisé que dans la capitale il y a eu 9 blessés, 41 dans l’état d’Aragua, 11 à Merida, 4 à Lara et 1 à Tachira. 17 des blessés sont des fonctionnaires de police ou des militaires, et 49 sont des civils. Il y a eu aussi 54 véhicules endommagés parmi lesquels 6 véhicules de l’Etat et les autres appartenant à des particuliers.

69 personnes ont été appréhendées qui seront présentées aujourd’hui devant les tribunaux de contrôle où on déterminera s’ils vont continuer à être privés de liberté.

Sans impunité.

La procureure a garanti que le Ministère Public effectuera toutes les investigations et les actions nécessaires pour déterminer les responsabilités matérielles et intellectuelles de ces faits.

« Cela ne va pas rester impuni. Nous allons enquêter (…) Nous allons faire justice » a-t-elle souligné.

« Ayez confiance dans les Institutions et en ceux qui sont au front, » a-t-elle demandé instamment au peuple.

Elle a noté qu’ils effectuent actuellement les démarches requises, y compris les perquisitions, les inspections et les arrestations.

« Nous allons faire tous les efforts pour atteindre la paix et prendre des sanctions contre les responsables  », a ajouté Ortega Diaz.

Elle a affirmé que depuis mercredi, les contrôles se développent dans tout le pays « avec curage et sans crainte » pour diriger les enquêtes malgré les attaques du siège de l’institution et a soutenu qu’elle-même serait à la tête des investigations.

De même, elle a rappelé que dans la vague de violence qui s’est déchaînée après le triomphe du président de la République, Nicolas Maduro, en avril 2013, le Ministère Public a agi avec fermeté.

En ce moment, des groupes de choc attaquent des sièges d’entités politiques et du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) ainsi que des zones populaires, avec un solde de 11 morts.

Ortega a indiqué, cependant, qu’il y a encore des ordres de capture en suspens, c’est pourquoi elle a rappelé aux corps de police qu’ils étaient dans l’obligation de les effectuer.

Attaque armée.

Ortega s’est référée au fait que l’Unité Criminalistique contre les Violations des Droits Fondamentaux du Parquet a collecté des douilles de balles dans différents endroits du siège, ce qui et en évidence le fait que les groupes violents ont utilisé des armes à feu contre une institution où travaillaient 800 personnes.


« Ils voulaient exécuter des actes terroristes et fascistes » a signalé Ortega, selon le portail internet de Radio Nacional de Venezuela.

« Nous sommes en présence, encore une fois, d’une situation identique à celle survenue en 2002 » quand des secteurs de la droite ont renversé l’ordre constitutionnel par la violence.

Il en résulte que les événements de ce mercredi ont été prémédités car les groupes avaient des musettes avec des instruments pour causer des désastres.

Elle a ajouté que le Parquet a du matériel photographique et des vidéos sous différents angles qui prouvent ce qsui s’est passé.

Ortega a indiqué que des secteurs de la droite veulent estomper l’appel de paix du Président et elle a estimé que de nombreux faits de violence qui surviennent dans le pays sont également dirigés. « Faites attention si des sbires n’ont pas trahi », a-t-elle ajouté.

Mercredi dans la soirée, le Président a indiqué que dans le pays, il y a un coup d’Etat en train.

« Il y a un groupe fasciste qui utilise les libertés publiques et la démocratie pour faire de la politique publique et se préparer à faire tomber le Gouvernement. »

AVN 13/2/14

(traduction Françoise Lopez pour [Cuba Si France Provence) http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2014/02/venezuela-3-morts-et...]

Le Président Maduro lance une alerte au monde entier : le gouvernement bolivarien fait face à une tentative de coup d’État

 
 

Le Président Nicolas Maduro a alerté l’opinion publique du coup d’État qui se prépare [au Venezuela] à partir des manifestations menées par des groupes de la droite vénézuélienne. Il a déclaré cela à la fin de son discours pour la commémoration du bicentenaire de la Bataille de la Victoire.

“Je lance une alerte à nos pays frères d’Amérique Latine et de la Caraïbe, je lance une alerte au monde entier. Le gouvernement que je préside, le gouvernement bolivarien, fait face à un plan de coup d’État contre la démocratie », a-t-il signalé.

Il a néanmoins déclaré que la Révolution bolivarienne allait triompher en s’appuyant sur la loi et le peuple vénézuélien, comme il l’a fait durant ces 15 dernières années de socialisme, ces 19 dernières élections desquelles la révolution en a gagné 18. « Mais pour eux cela n’est pas suffisant. Mais [la voie démocratique] est l’unique chemin, il n’y en a pas d’autre ».

Dans ce sens, il a cité le matériel audio diffusé par les animateurs du programme Zurda Konducta de la chaîne VTV, dans laquelle on peut entendre les voix de Fernando Gerbasi, diplomate de la 4ème République et participant dans diverses affaires de conspiration, et Ivan Carratu Molina, ex–chef de Maison Militaire (garde rapprochée du président) à l’époque de Carlos Andrés Pérez, matériel dans lequel il fait mention de plans de déstabilisation pour ce 12 février.

“J’exige qu’ils déclarent comment ils savaient à l’avance qu’il y aurait des morts aujourd’hui au Venezuela », a manifesté Maduro en soulignant qu’un de ces personnages indique que quelqu’un l’a alerté et qu’il s’agit de la même personne qui l’avait prévenu le 11 avril 2002 [date du coup d’état manqué contre le Président Chavez]. « Lâches ! Déclarez qui est cette personne, déclarez au Ministère Public de qui il s’agit”.

Ainsi, Maduro a prévenu qu’il fera tout pour que les coupables des événements de ce mercredi soient punis et qu’il n’acceptera plus d’impunité. « Je ne ferai pas un pas en arrière dans ma volonté de chercher la justice », a-t-il exclamé.

Il a finalement signalé : “Nous ne pouvons pas permettre que le sang continue de couler. Nous voulons la paix et la justice, a-t-il déclaré en rajoutant qu’il demande toute la solidarité des nations alliées face à cette tentative de déstabilisation et de tentative de coup d’état.

Traduction pour le blog Viva Venezuela (Chapitre français de la campagne internationale de solidarité avec la révolution Bolivarienne - Plateforme de réinformation sur le Venezuela).

Source : Présidence de la République bolivarienne du Venezuela


Le problème n’est pas Maduro, c’est le pétrole
 

Venezuela : la tentative de coup d’état se poursuit

 

Les actes violents se poursuivent aujourd’hui au Venezuela. Le bilan actuel est de trois morts, 66 blessés et de nombreux dégâts matériels. Alors que – comme d’habitude – les chiens de garde médiatiques mènent une campagne de presse contre le gouvernement et le peuple bolivariens du Venezuela. Le but de la manœuvre est de susciter les prémisses d’une guerre civile qui servirait de prétexte à une intervention de l’Empire du Nord pour rétablir l’ordre dans le pays, un de plus dans ce monde qui serait victime des atrocités fratricide d’une guerre civile fomentée de l’extérieur.

Les visages de l’opposition extraits du reportage photo du Correo del Orinico

Le Venezuela étant une cible privilégiée de par son double caractère de pays riches de ressources naturelles et de mauvais exemples pour ceux qui voudraient dominer le spectre complet, la planète et ses habitants.

Depuis l’élection de Maduro, le coup d’état permanent s’était manifesté à travers une opération à grande échelle de déstabilisation économique, le détournement par millions de tonnes de produits de bases, la pratique de marges bénéficiaires atteignant les 1000%, la spéculation monétaire, et dans une guerre psychologique qui passe par la désinformation, utilisant des images de manifestations en Égypte ou du tournage d’un film sur les bandes violentes pour illustrer les articles stigmatisant une police brutale ou le climat d’insécurité qui règne dans le pays.

Il existe également des groupes de gauchistes armés, prônant la révolution par les armes et l’éradication du capitalisme par extinction des capitalistes, dont les bases de replis voisinent à la frontière colombienne avec celles de paramilitaires colombiens infiltrés, qui sèment la terreur chez les peuples indigènes et petits paysans qui voudraient voir appliquer la réforme agraire mise en route par Chavez et récupérer leurs terres volées toujours aux mains de riches terranientes, qui parfois se cachent sous une façade chaviste. Au cours des derniers mois, les meurtres d’indigènes et de paysans ont connu une recrudescence inquiétante au Venezuela.

Dans les composantes de violence se retrouve également les groupes de narcos et les délinquants en bande. Mais ce qui est très différents de pays comme le Mexique, la Colombie ou le Honduras, c’est que – insuffisamment jusqu’ici – ici, aidé par le peuple le gouvernement les combat, alors que dans les pays cités précédemment, narco, paramilitaires et autres bandes sont très clairement des alliés des oligarchies transnationales et des gouvernements oligarchiques locaux qui s’approprient le territoire, les diverses bandes contribuant à semer la terreur qui chasse les habitants de leur terre ou les extermine.

Et comme partout en Amérique Latine, au cours de ces 10 dernières années, un courant de jeunes, néonazis, qui témoignent une admiration inconditionnelle pour Hitler, a fait son apparition, curieusement ils ont pour slogan le nom même du groupe "Patria, honor y familia" de "très" droite auquel Caprilès Radonski et sa famille sont affiliés. La montée du néonazisme, partout en Amérique Latine, qui cible en particulier de très jeunes gens est à tenir à l’oeil.

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Patria, honor y familia,

Deux gros échecs déjà pour les fascistes (et l’usage du terme est fondé) vénézuéliens depuis les élections qui ont fait de Maduro, le président du Venezuela suite à la disparition de Chavez, le premier est l’élection – de justesse de Maduro – et ses suites immédiates, les exactions ordonnées par Capriles qui ce sont heurtées à la capacité du peuple bolivarien de garder le calme dans des circonstances parfois très difficiles, alors par exemple, que des groupes d’opposants tentent de pénétrer dans des logements de chavistes, lançant des pierres, frappant la porte, lançant des menaces contre des militants et leur famille. Un de ces bolivariens dit que « Ouf, ils n’ont pas réussi à entrer, mais s’ils devaient toucher un seul cheveu de mes enfants ou de ma femme, je les tue, je vais chercher mes copains ex-paras comme moi,et on les traquera jusqu’à la mort ». Les opposants n’hésiteront pas à mettre le feu de nuit à des logements sociaux dont les habitants incluant de jeunes enfants ; seront sauvés de justesse par un voisin insomniaque… De telles actions sont à double tranchant. A travers elles, le peuple à une vision de ce que serait un gouvernement de cette extrême droite, qui mènerait le Venezuela vers la terreur arbitraire et la répression ciblée qui culmine au Honduras. Et donc, grâce à la possibilité d’une critique active, impitoyable et constructive contre les écarts faits au « Plan de la Patrie », programme sur lequel Chavez avait été élu, il sert les coudes avec le gouvernement.

Pendant ses premiers jours d’existence, le gouvernement de Maduro – Cabello – Jaua était sur le fil… encore une fois, c’est la maturité d’un peuple à la conscience politique élevée qui a fait la différence. C’est cela aussi, le legs de Chavez, un sens des responsabilités personnelles et collectives d’un peuple conscient de ses droits, aussi parce que le peuple est encouragé à lire la Constitution et à prendre connaissance de toute nouvelle loi, mais aussi à participer à leur élaboration. Ce qui ne va pas toujours sans mal, comme c’est le cas en ce moment en ce qui concerne les semences et les transgéniques… je reviendrai sur ce sujet quand la tempête sera passée. Le Venezuela n’est plus un pays libre de transgéniques ni de semences Monsanto. Et des luttes se mènent aussi sur ce terrain.

La deuxième phase de tentative de déstabilisation massive aurait du se dérouler en décembre lors des élections communales de décembre dernier. Caprilès Radonski entendait bien en faire une plateforme de discrédit du gouvernement et de plébiscite de l’alliance d’opposition la MUD dont son parti Primero Justicia est un membre très à droite. Manque de bol, à quelques semaines du scrutin, le gouvernement qui battait de l’aile en conséquence des effets de la guerre économique intensive qu’affronte le pays, a joué un magistral quitte ou double, et a gagné. Maduro a demandé à l’Assemblée Nationale de lui accorder une Ley Habilitante qui lui permettrait de gouverner par décret pendant un an pour tout ce qui concerne les matières économiques… Il lui fallait pour cela obtenir 3/5 des voix de l’Assemblée Nationale, il les a eues - sa première grande victoire strictement personnelle qui lui délie les mains - à partir de là un spectaculaire redressement économique a été initié et les élections communales furent un immense succès pour le PSUV et ses alliés, qui confirme le raz-de- marée des régionales de 2012, qui a vu la victoire chaviste dans 20 états sur 23, autrement dit dans le système étasunien, un tel score représente une majorité plus qu’absolue dans une élection présidentielle… et le paltoquet qui joue le rôle de président des EU, ferait bien de la boucler… Et les communales, un an plus tard… le Grand Pôle Patriotique (alliance bolivarienne) obtient 240 des 337 mairies, mais aussi presque un million de voix de plus que la MUD (GPP 5.216.522 soit 48.69%, MUD 4.373.910 soit 39.34%) ce qui montre que depuis les élections sur le fil d’avril l’écart, s’est largement creusé entre les 2 formations, en faveur du gouvernement et de ceux qui le soutiennent.

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Eso es lo que piensan

Bien sûr que pour beaucoup ce n’est pas un soutien inconditionnel, loin de là, nombreux sont ceux qui voudraient voir la fin du capitalisme au Venezuela, d’autres défendent le modèle de Souveraineté Alimentaire qui souhaite voir une réduction drastique de l’industrialisme et extractivisme débridés qui sont un pillage des richesses, un incroyable gaspillage et une menace pour la survie de l’humanité. Et qui était aussi défendu par Chavez, faut-il le rappeler ? Et qui réunit des associations régionales et planétaires qui ne cessent de se renforcer, comme la Via Campesina, partenaire privilégié de la réforme agraire dans le Venezuela de Chavez, et dont l’implantation planétaire compte deux cents millions de membres et au moins autant de sympathisants. Mais tous ces critiques là et d’autres sont critiques en tant que co-héritiers de Chavez, dont ils entendent bien poursuivre l’œuvre inachevée comme une grande majorité du peuple du Venezuela, y compris ceux qui leurré par la campagne présidentielle « bolivarienne » du candidat Radonski ont été dessillée par les exactions que ce dernier avait ordonnées immédiatement après sa défaite et visaient toutes ces acquis du chavisme qu’il prétendait reprendre à charge et protéger.

Capriles est politiquement mort, et la MUD discute le choix d’un nouveau candidat, ce qui ne va pas sans de profondes divisions internes. L’empire lui doit « impérativement » reprendre le Venezuela sous sa coupe pour pouvoir poursuivre son projet de reprise en main de l’Amérique Latine et de domination du monde. Et voici qu’aujourd’hui Leopoldo Lopez est sur le devant de la scène, jusque-là, il était resté dans l’ombre parce que trop clairement catalogué comme fasciste, ce qui ne lui permet pas d’être un candidat recevable pour la MUD, composée aussi de partis « modérés » et de gauche « déçue »… Mais les prochaines élections sont loin, la possibilité d’un referendum révocatoire de mi-mandat présidentielle aussi, l’Assemblée de la CELAC a été un grand succès et le fait qu’elle ce soit tenue à Cuba est un soufflet aux visages occultes de Washington. Et donc nous entrons dans une stratégie qui ne s’embarrasse plus de faux semblants.

C’est donc le chef de guerre Lopez et sa copine Machado (qui a accompagné Caprilez dans tous les déplacements qu’il a fait au cours des derniers mois sur tout le continent pour organiser la subversion) qui reprennent les choses en main avec manifestement le but de mettre le feu aux poudres, quand bien même ils doivent assassiner et blesser un grand nombre de gens et détruire quantité de bien public pour y parvenir..

Aujourd’hui les actes de violences et les provocations se sont multipliés, de même que les manifestations de soutien au gouvernement. Les derniers chiffres officiels sont de trois morts et 66 blessés,

Arragua 41 blessés, Lara 4, Mérida 11, Táchira 1, Caracas 9 et trois morts, dont au moins deux par balles, plusieurs blessés dont un cameraman ont également été victimes de tirs. Il a été procédé à 69 arrestations.

Peu importe à Washington dans sa nouvelle stratégie que les opposants suivant Lopez soient une infime minorité, ni que lui-même soit un fasciste notoire, organisant le paramilitarisme d’opposition, il n’est plus question ici d’élection, mais bien de coup d’état suivi d’une intervention militaire de l’Empire, ce qui importe donc, c’est que même peu nombreux, les uns fassent la figuration qui justifie l’affirmation d’un peuple mécontent, pendant que d’autres usent d’une violence d’une telle intensité, aidé par quelques sicaires aux cibles bien choisies, afin que se produise l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres.

Et tout pourrait basculer, rapidement, il faut donc que le gouvernement agisse avec fermeté vis-à- vis des organisateurs, des meneurs et des délinquants payés pour déstabiliser le pays, pendant que le peuple s’unit pour éteindre les incendies et faire barrage à la violence sans tomber dans la provocation. Et j’insiste, il est vital pour la poursuite des projets d’expansion de l’Empire Corporatiste du Nord de remettre la main sur le Venezuela à tout prix, et il y met les moyens. Après, que le Venezuela sombre dans une guerre civile meurtrière serait tout à son avantage. S’il agit maintenant, c’est qu’il estime avoir quelques atouts dans son jeu. Lesquels ?

En tout cas le gouvernement bolivarien du Venezuela n’a pas tardé à réagir, et la nuit dernière un ordre de capture a été lancé contre Leopold Lopez.

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Ordre de capture lancé contre Leopold Lopez.

Un des atouts de Washington est très certainement la campagne de diabolisation du peuple bolivarien du Venezuela menée par les médias aux ordres qui manipulent de manière éhontée l’opinion publique occidentale et parfois locale, puisque contrairement à la légende, en Amérique Latine une écrasante majorité des médias de grande audience est au mains des oligarchies. Contribuer à créer un mouvement de soutien à ce peuple digne, constructif, combatif, inventeur de nouveaux possibles pour lui-même, la région, et le monde est certainement ce que nous pouvons faire de mieux pour lui venir en aide, et à nous même. Sans l’épine dans le Talon d’Achille des Corporations et de leur Monde-Marché que représentent les peuples en mouvements d’Amérique Latine, et le mur de contention du Venezuela, je ne donne pas cher de notre avenir...

Anne Wolff

CHAVEZ VIVE, LA LUCHA SIGUE !


EN COMPLEMENT

l’Humanité.fr 14 février 2014
Venezuela. L’opposition de droite poursuit sa contestation dans la rue

Que se passe-t-il au Venezuela ? Des informations contradictoires et controversées continuent d’affluer depuis que de nouvelles manifestations de la droite et d’étudiants liés à l’opposition ont dégénéré, mercredi, dans le centre de Caracas et en province.

La procureure Luisa Ortega Diaz, a indiqué que les violences ont fait trois morts, blessant gravement 66 autres personnes dans la capitale mais également dans les Etats d’Aragua, de Merida et du Tachira. Parmi ces victimes, on dénombre dix sept militaires ou policiers et 49 civils. Au moins 80 personnes ont été arrêtées. La magistrate a pris soin de préciser que ces actes – partie prenante d’un plan de coup d’Etat, selon le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro- ne resteraient pas « impunis ». Une politique de fermeté qui sera interprétée comme un coup de force anti-démocratique par l’opposition et les médias qui la soutiennent mais qui répond à la demande d’une frange de l’opinion publique, lasse de l’indulgence dont jouissent les auteurs de ces violences politiques qui entretiennent un climat d’instabilité depuis la victoire du socialiste Nicolas Maduro, en avril 2013. Pour rappel, à l’issue de cette élection, l’opposition de droite avait, une nouvelle fois, refusé de reconnaître son échec, appelant à descendre dans les rues pour contester les résultats. Des édifices publics, symboles du chavisme, dont notamment les dispensaires de santé gratuits, avaient alors été incendiés. Ces attaques post-électorales s’étaient soldées par la mort de neuf personnes dont au moins sept « chavistes ». Sans émouvoir plus que cela les médias. A croire que les morts, en fonction de leurs origines sociales ou de leurs étiquettes politiques, ne sont pas tous dignes d’être traités à égalité dans les médias.

Les violences dans la capitale ont fait trois morts.

Officiellement, la marche de mercredi avait pour objectif de protester contre la criminalité, la cherté de la vie et les pénuries. Des éléments du cortège ont fait feu sur plusieurs ministères, tandis que des groupes dits « chavistes » se seraient violemment interposés. Comment les événements se sont-ils enchaînés ? A l’heure où ces lignes étaient écrites, il était difficile, dans la confusion, de discerner la part des faits et celle des interprétations.
Une chose est sûre, le nouveau cycle de tensions, qui s’est ouvert au lendemain de l’élection présidentielle de 2013, se prolonge. Certes, la polarisation politique a été une constante au Venezuela ces quinze dernières années. Mais, depuis le mois d’avril dernier, elle représente un péril pour la stabilité du pays.

Des pénuries récurrentes orchestrées par le patronat

Sur le plan institutionnel, l’opposition, défaite une nouvelle fois dans les urnes lors des municipales de décembre, poursuit son travail de sape. Il semble que les secteurs les plus droitiers de la coalition de droite ont pris le dessus. Sur le plan économique, le pays est le théâtre de pénuries récurrentes. On le sait, elles sont orchestrées par le patronat qui détient des secteurs clés de la production et de la distribution. Elles sont aussi le fruit de réelles faiblesses du gouvernement. La nation de Bolivar reste trop dépendante de la rente pétrolière et de ce fait, de ses importations. La bataille que se livrent la droite et la gauche depuis l’accession du défunt président Chavez au pouvoir n’oppose pas des démocrates à des rouges autoritaristes. Elle est l’expression de la lutte des classes à l’œuvre au Venezuela. Et elle ne s’achèvera pas de sitôt. La droite entend poursuivre sa contestation dans la rue. Le gouvernement appelait hier ses partisans à manifester contre la violence de l’opposition.

Cathy Ceïbe
http://www.humanite.fr/monde/venezuela-lopposition-de-droite-poursuit-...

 

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La révolution bolivarienne en péril : comment la bourgeoisie commerciale parasitaire peut-elle faire la loi au Venezuela après 15 ans de révolution ?

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ (largement inspiré des analyses du Parti communiste venezuelien)

Les manifestations violentes qui touchent Caracas depuis plusieurs jours sont un révélateur inquiétant de la puissance sociale de la bourgeoisie traditionnelle, ses appuis politiques dans la rue : comment est-ce possible après 15 ans de processus révolutionnaire ?

Le président Maduro a lancé l'alerte contre la menace d'un « coup d’État fasciste », avec la complicité de certains hauts gradés, l'appui de l'impérialisme, l'action dans la rue de groupes fascistes. Il y a bien péril en la demeure bolivarienne.

Tout a commencé par une manifestation menée par les patrons de la presse privée dénonçant la « dictature », la « censure » du pouvoir, dans laquelle s'est engouffrée l'opposition de droite : des groupes étudiants provocateurs à la « manifestation citoyenne contre l'insécurité ».

Il n'est pas à exclure que le pays sombre dans la guerre civile, il y est peut-être déjà – selon un schéma analogue à ce qui se passe en Ukraine – quand dans la rue s'affrontent « bandes fascistes » et « collectifs révolutionnaires ».

Qui est responsable ? La bourgeoisie vénézuélienne, bien sûr, qui cherche à prendre sa revanche sur quinze ans de processus révolutionnaire. Pas seulement les patrons de la presse, mais surtout la bourgeoisie commerciale parasitaire, étonnamment hégémonique en 2014.

Une bourgeoisie commerciale parasitaire toute-puissante

En effet, cette dernière contrôle encore la quasi-totalité de l'import-export du Venezuela, dans un pays complètement dépendant de l'extérieur : d'un côté par les exportations de pétrole (95 % des recettes !), de l'autre par les importations de produits industriels, agricoles, matières premières.

La manne pétrolière exceptée, le Venezuela est très largement déficitaire, les importations étant de 47 milliards d'€, les exportations (non-pétrolières) de 2,5 milliards. Pire, entre 2011 et 2012, si les importations ont augmenté de 35 %, les exportations ont baissé de 20 %.

La bourgeoisie commerciale utilise sa position hégémonique depuis un an pour créer des pénuries artificielles, surtout sur les produits alimentaires : pénuries de sucre, lait, café, huile jusqu'aux papiers toilette, servant sa propagande médiatique internationale anti-révolutionnaire.

Elle déstabilise le pays politiquement, fomente la misère sociale tout en s'assurant sur le marché noir des profits-extra.

Le capital privé se porte plutôt bien après quinze ans de révolution, la part du secteur privé est passée de 68 % en 1999 … à 71 % en 2013. Des entreprises privées concentrées dans le secteur du commerce : elles représentent 55 % des entreprises du pays, contre 5 % pour l'industrie.

Pire, depuis quinze ans, le pays est encore plus dépendant de la rente pétrolière, il s'est désindustrialisé – 18 % du PIB en 1980, 14 % en 2013 pour l'industrie – et aujourd’hui 95 % de ses biens sont importés, y compris les produits pétroliers raffinés. Un comble.

Cette bourgeoisie commerciale profite de ce pouvoir dans la société, étant improductive, inefficace, non-compétitive, parasitaire : elle importe neuf fois plus que ce qu'elle exporte en 2013. Les importations ont été multipliées par 5 depuis 2003, les exportations non-pétrolières divisées par 2.

Un pouvoir trop despotique avec le capital privé … ou trop laxiste ?

Cette bourgeoisie parasitaire profite de la désindustrialisation du pays, de son monopole sur le commerce extérieur, au mépris de la vie des vénézuéliens. Un exemple parmi d'autres, l'importation de produits pharmaceutiques a augmenté de 1358 % depuis 1999 !

Cette bourgeoisie commerciale s'enrichit grâce à une spéculation massive. Elle importe les produits à taux normal pour les revendre à taux plein aux Vénézuéliens victimes des pénuries. Ainsi, en décembre 2013, un scandale a éclaté d'un trafic de voitures américaines.

Des entreprises locales achetaient des voitures américaines, qu'elles revendaient deux à quatre fois leurs prix au marché noir … les acheteurs désirant posséder une valeur-refuge en période d'hyper-inflation, et réaliser un profit supérieur en la revendant, pariant sur l'inflation future. De la spéculation pure !

Pour prospérer, cette bourgeoisie commerciale a besoin impérativement de l'aide de l’État, elle qui souffre d'un déficit en devises entre ses 3 milliards de $ d'exportations et ses 47 milliards de $ d'importations. Elle bénéficie des ventes étatiques de devises américaines à tarif préférentiel, 317 milliards de $ en 2013 pour le secteur privé dont 44 milliards pour la bourgeoisie commerciale.

Or, cette bourgeoisie commerciale profite de la monnaie vénézuélienne sur-évaluée malgré les récentes dévaluations : 1 $ valait 2 bolivars en 2008, 4 bolivars en 2010, 6 aujourd’hui (pour les produits de base) … mais au marché noir le taux va de 10 bolivars à 50 bolivars pour 1 $ !

Contrairement à ce que prétend l'idéologie dominante, on a affaire à un pouvoir trop peu « despotique » avec le capital privé, et trop laxiste, si ce n'est complaisant.

Ainsi, le pays compte 80 % de chaînes de télévision privées (contre 9 % publiques) qui dénoncent la « dictature chaviste », et elles ont encore … 94,6 % de parts de marché en 2010, contre 97,96 % en 1999 !

De la même façon, l'octroi de 300 milliards de $ de devises au capital privé (dont 45 milliards pour l'export-import) a permis une fuite massive illégale de capitaux – sous contrôle de change strict – ainsi 117 milliards de $ supplémentaires (de 53 à 164 milliards de $) ont été placés sur des comptes à l'étranger, entre 2003 et 2013. Quel pouvoir despotique que ce Venezuela bolivarien !



Le Venezuela d'aujourd'hui : un patronat qui profite de l’État et spolie le peuple

Le cercle vicieux est en place : les spéculateurs privés achètent des devises à l’Etat à taux préférentiel (qui grâce au pétrole réalise 97 % des exportations, donc récupèrent autant en devises), puis vendent au pays à des prix 3 à 10 fois sur-évalués, réalisent des profits monstres, gonflent la facture des importations … donc nécessitant encore plus de devises.

La conclusion de ce schéma, c'est la situation du Venezuela en crise aujourd’hui.

Du côté de l’État, désindustrialisation qui alimente le déficit commercial, une dette publique qui s'envole nécessitant des emprunts à taux d'intérêts maximum (20 milliards de $ en 2012), une corruption généralisée via une rente qui renforce l'effet désindustrialisation, enfin une économie parallèle qui échappe à l’État et profite aux spéculateurs.

Du côté de la population, la première conséquence, c'est la paupérisation, avec une inflation qui atteint les 53 % en 2013, les pénuries dans les secteurs de base.

Grâce à la politique de hausse du salaire minimum (10 % en janvier 2014), le choc est contenu – mais pas annulé – pour les salariés les plus pauvres, mais les salariés des couches populaires et moyennes, les petits épargnants sont eux écrasés par cette hausse des prix. Ainsi, en 2013, le salaire minimum n'a été augmenté que de 40 %, ne compensant pas l'inflation.

Du côté des spéculateurs, c'est un jackpot permanent pour une bourgeoisie abreuvée de subsides étatiques, profitant des contradictions du régime incapable de juguler la spéculation, rackettant une population aux abois.

Chiffre terrifiant sur la façon dont la bourgeoisie a pu utiliser les failles de la révolution bolivarienne : en 1999, le capital s'appropriait 49 % du revenu total du pays, en 2010, c'était 63 %. Les 14 millions de salariés vénézuéliens ont perdu 14 points du revenu en 11 ans !

Sortir de la crise, les propositions du Parti communiste : nationaliser d'abord !

Faut-il être pessimiste ? Il faut être lucide sur les périls, mais optimiste sur les possibilités de la situation. L'analyse du Parti communiste du Vénézuela, peut nous éclairer tant le premier allié de la révolution sait manier la critique constructive.

Ce 9 février dernier, le secrétaire-général du PCV Oscar Figuera réservait des critiques assez dures : « Le manque de critique, le laxisme face à la corruption peuvent conduire à l'échec de la révolution ».

Derrière ce constat dur mais lucide, il y a aussi des raisons d'être optimiste, d'abord la présence d'une base sociale reconnaissante envers l’œuvre sociale de 15 ans de révolution.

Le taux de pauvreté est passé de 50 à 25 %, la pauvreté extrême de 20 à 7 %, tandis que le taux d'alphabétisation, d'accès aux soins de santé et d'alimentation suffisante approche désormais des 100 % - notamment grâce à l'apport des médecins et éducateurs cubains.

Grâce à la redistribution de la rente, des politiques sociales limitées mais réelles, des millions de Vénézuéliens sont sortis de la pauvreté, ont pu accéder à une vie meilleure. C'est ce qui explique qu'en 2013 malgré la crise, les déstabilisations, le contre-coup de la personnalisation, Maduro ait pu battre Capriles, d'extrême justesse, sauvant la Révolution.

Les luttes sociales, à la base, ont permis des avancées qui ont forcé Chavez à radicaliser sa révolution. On peut prendre l'exemple de la nationalisation de SIDOR en 2008 issu d'une lutte des métallurgistes contre leur patron privé couvert par le gouverneur local chaviste.

Ces masses acquises à la révolution sont aujourd’hui désorganisées, sans perspective, faute à un parti, le PSUV (Parti du socialisme unifié du Venezuela) créé en 2005 sur des bases « attrape-tout » qui en a fait une auberge espagnole dans laquelle se sont engouffrés les « bo-bo » : la bourgeoisie bolivarienne, prospérant dans l'appareil d'Etat, le secteur commercial de la rente pétrolière.

En 2005, le PCV avait refusé de se dissoudre dans le PSUV, prédisant ces limites, préférant préserver son indépendance de classe. Bien lui en prit. Si le PCV subit les foudres en 2005 de Chavez l'accusant de trahison, en 2010, face à la trahison des autres forces pseudo-révolutionnaires, il reconnaissait que « les communistes sont le seul allié qui lui reste ».

Il reste un espoir que cette masse trouve une organisation de classe qui lui corresponde, syndicale et politique.

Sans triomphalisme, l'audience du PCV croît lentement mais sûrement dans la population : passant de 0,9 % (50 000 voix) aux élections de 2000 à 3,3 % aux élections de 2012 (500 000 voix). Le PCV a même gagné ses neuf premières mairies en décembre, y compris contre certains candidats chavistes corrompus.

Les propositions avancées par le PCV pour approfondir la révolution correspondent aux nécessités historiques du Venezuela : nationalisation des secteurs-clés et une politique d'industrialisation étatique ;mise en place d'un Système de contrôle intégral des importations public ; création d'une Sécurité sociale 100 % publique ; Loi organique du travail favorable aux travailleurs ; installation de Conseils ouvriers dans les entreprises publiques comme privées.

En dépit de ces critiques envers une révolution inachevée, le PCV a appelé ce 14 février à l'unité des forces révolutionnaires pour faire barrage aux déstabilisations fascistes : avec le PCV, solidarité avec la révolution bolivarienne menacée !



Edité par T 34 - 16 Feb 2014 à 21:52
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 17:01
C'est drôle mais je souhaite presque que Maduro se fasse renversé pour éviter qu'il y ait d'autres morts socialistes et que ce pays s'effondre en direct parceque cette personne c'est une sorte de Hollande local, à part quelques mesurettes à destinée purement démagogique, qu'est-ce qu'il a fait ? Non seulement il ne fait rien de sensé, mais en plus il continue de dire que tout va changer. Avant de mourir le commandant Chavez avait écrit un testament (devenu loi !) dans lequel il envisageait la planification centralisée, la nationalisation du commerce extérieur et la prédominance du secteur public afin d'industrialiser le pays de manière intensive et devenir indépendant économiquement, Maduro ne le met toujours pas en application, tant pis...

Début 2014 : arrêt de la production de Petro-Vietnam et de Toyota au Venezuela à cause des difficultés économiques, ça commence bien décidément.

Autant je crachais sur les insurgés néolibéraux en avril dernier, là je les comprends, le Caracazo en 89 c'était pour les mêmes raisons...
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 18:29

Message posté par Cayan

C'est drôle mais je souhaite presque que Maduro se fasse renversé pour éviter qu'il y ait d'autres morts socialistes et que ce pays s'effondre en direct parceque cette personne c'est une sorte de Hollande local, à part quelques mesurettes à destinée purement démagogique, qu'est-ce qu'il a fait ? Non seulement il ne fait rien de sensé, mais en plus il continue de dire que tout va changer.

Tu préfères un Pinochet vénézuélien ? Réfléchis avant de dire des bêtises. Je veux bien de cette "démagogie" là en France. On est d'accord pour dire que ce n'est pas parfait au Vénézuéla mais eux au moins ils avancent malgré leurs contradictions et nous on s'enfonce.

Début 2014 : arrêt de la production de Petro-Vietnam et de Toyota au Venezuela à cause des difficultés économiques, ça commence bien décidément.
La guerre économique de la bourgeoisie vénézuélienne tu en as entendu parlé ? 

Autant je crachais sur les insurgés néolibéraux en avril dernier, là je les comprends, le Caracazo en 89 c'était pour les mêmes raisons...
As tu déjà entendu parlé des choses suivantes ? : CIA, USAID, NED, ingérence, opération ajax, sabotage de l'économie chilienne et coup d'état contre Allende, "révolutions" colorées, soutien des Etats-Unis au terrorisme, etc, et de l'expression "toujours les mêmes". Et au sujet de l'Ukraine tu comprends aussi les nazis (ceux que les médias nomment "démocrates") soutenus par les U$A et l'UE ?
 

 


Edité par T 34 - 15 Feb 2014 à 18:32
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 20:54
Je connais la guerre économique, et je sais aussi que les mesurettes de Maduro pour lutter contre celle-ci sont minables (juste avant les élections, c'est pas pour rien tu sais) ; si tu fais baisser les prix et fais plafonner les profits et que tu ne planifies pas l'économie, tu empêche juste le capitalisme de fonctionner normalement alors que t'es justement dans une économie capitaliste, c'est complètement con. Le parti communiste du Venezuela a raison de dénoncer la tournure réformiste du gouvernement.

Et les deux arrêts de production que j'ai cité, Petro-Vietnam, au cas ou tu ne connaîtrais pas c'est une entreprise d'Etat du Vietnam, l'allié diplomatique du Venezuela, donc rien à voir avec la guerre économique sur ce coup.

Edité par Cayan - 15 Feb 2014 à 20:55
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 21:26

Nicolas Maduro

Monde - le 15 Février 2014

Rien de nouveau au Venezuela

La chronique venezuelienne de Jean Ortiz. Ce titre peut surprendre, mais en réalité il confirme tout ce que nous avons déjà écrit. La révolution bolivarienne, qui avance dans un cadre électoral, pacifique, démocratique, de pluralisme politique, se heurte depuis des mois à une stratégie "à la chilienne", de déstabilisation politique et économique, par tous les moyens.

La "guerre économique" est le premier d'entre eux. Malgré les nationalisations, la massivité des investissements publics, l'élargissement des secteurs d'Etat, associatif, coopératif, d'économie mixte,  le privé reste largement majoritaire. Le puissant Medef local, Fedecámara, ouvertement factieux, "donna" au pays son chef, Pedro Carmona, comme président éphémère lors du coup d'Etat contre Chavez en 2002.

Le capitalisme tient les leviers

Dans les faits, dans ce Venezuela qui se fixe comme cap le "socialisme du XXIème siècle", "l'agenda socialiste 2013-2019", le capitalisme reste toujours dominant. Il possède encore les principaux leviers de l'économie et peut ainsi provoquer hausse des prix, inflation, spéculation, pénuries de produits de base, etc. Comme au Chili de l'Unité populaire, il s'agit de fatiguer la population pour qu'elle se retourne contre le gouvernement. Pour défendre leurs intérêts de classe, pour ne pas être "déplacées", ces classes dominantes depuis toujours, depuis "l'Indépendance", sont prêtes au pire, au bain de sang.

Le gouvernement Maduro s'est donné comme ligne stratégique "la pacification" du pays, la riposte constitutionnelle, légale, populaire (énorme manifestation ce samedi dans les rues de Caracas). Il a multiplié envers l'opposition les gestes d'apaisement et de dialogue, notamment pour que les élus puissent faire face ensemble, concrètement, à la corruption endémique et à la violence enracinée. Chaque main tendue a apaisé les tensions quelques jours durant, au grand dam des secteurs fascisants, minoritaires, mais qui semblent avoir pris la direction de la MUD (opposition). Leopoldo Lopez, de "Voluntad popular", et la député Maria Corina Machado ont ouvertement appelé à "mettre le feu à la rue".

Les témoignages vidéos abondent. Dans n'importe quel pays démocratique, cela tombe sous le coup de la loi, même si David Pujadas, pitoyable perroquet de ses maîtres, comme jadis "Radio Paris ment...", fait mine de l'oublier et renverse les rôles. Tous ces valets de l'empire ne nous feront pas oublier, qu'en 1989, un président social démocrate, Carlos Andrés Perez, ami de Mitterrand, Gonzalez, Soares, fit tirer sur le peuple des miséreux descendus dans le centre de Caracas pour protester contre "l'austérité de gauche", les "thérapies de choc" du FMI (3000 morts).

"Pouilleux"

N'oublions pas non plus que, dans un pays où régnaient le bipartisme et l'alternance sociaux démocrates (AD)-démocrates chrétiens (Copei) (codifiée par un pacte en 1958), l'opposition pèse électoralement entre 45 et 50%; si le Venezuela est devenu le pays le moins inégalitaire du continent, cela s'est fait au détriment des privilèges des couches bourgeoises, très consuméristes, américanisées, et qui n'acceptent pas que des "pouilleux" puissent profiter de la manne pétrolière, de la santé et de l'éducation, devenues gratuites (soit dit en passant: tout cela endette l'Etat).

Les autorités bolivariennes sont par conséquent contraintes de résister, avec sang-froid, de boucher les trous de la "guerre économique", de ralentir les avancées structurelles indispensables, de consolider les acquis au lieu d'accélérer.

La stratégie de "coup d'Etat permanent" de l'opposition, de putsch rampant, comme en 2002, oblige le gouvernement à les déjouer, avec retenue, quitte à ralentir "l'agenda socialiste". Mais n'est-ce pas l'un des objectifs des factieux?

Comme pendant les "mille jours" de Salvador Allende, des groupes para-militaires d'extrême-droite, financés en sous-main par des agences, des "instituts", des ONG nord-américains, tentent d'instaurer le chaos, de faire régner la violence et l'insécurité. Les médias antichavistes (hégémoniques) et les "médias-mensonges" internationaux, au premier rang desquels l'AFP, dénoncée par le président Maduro, attribuent les exactions, les morts, à la "répression chaviste", alors que la Garde nationale, la police, ont reçu l'ordre de n'intervenir que défensivement, alors même que les "combattants de la liberté" s'en prennent masqués et armés aux centres sociaux, incendient des dispensaires médicaux dans les Etats les plus conservateurs: Táchira, Mérida, Nueva Esparta, Lara... Lors du coup d'Etat d'avril 2002 contre Chavez, les tirs et les morts du pont Llaguna à Caracas furent attribués aux chavistes, avant que l'intox ne soit démasquée. Mais calomnie, ment, manipule, même si ultérieurement le mensonge se dégonfle, il en reste toujours quelque chose...

4 millions d'emplois créés

Ce "quelque chose" a pour fonction d'occulter un bilan social reconnu par tous les grands organismes internationaux Le 1999 à 2013, les investissements sociaux, massifs, ont permis la création de près de 4.200.000 emplois. Ces investissements ont représenté, en 2013, 54% du budget de l'Etat. C'est vrai que l'inflation est très haute, mais le gouvernement a augmenté de 59% le salaire minimum entre mai 2013 et janvier 2014. Il se bat pour que "ceux d'en  bas" soient le plus possible épargnés.

L'économie, encore trop basée sur la "rente pétrolière", contraint le pays à dépendre des importations, du dollar et de sa bulle spéculative; cette déformation structurelle permet la fuite des capitaux, la spéculation sur la monnaie...Il est difficile à l'Etat de pouvoir déployer pleinement un rôle moteur, malgré les mesures anti-"guerre économique" prises récemment. La "loi des coûts et des prix justes" limite à 30% les marges bénéficiaires du commerce privé. Cela en a rendu certains fous furieux. Elles pouvaient atteindre 1000%. Ces pauvres victimes crient à l'autocratie, au "populisme", à la dictature...

Les Etats-Unis et le pétrole

La diversification de l'économie , un certain protectionnisme, sont rendus difficiles aussi par l'insertion du pays dans l'économe mondiale. Des solutions devraient être possibles avec l'Alba, le Mercosur... De plus, la coopération avec la Chine assure les exportations de pétrole, mais elle se traduit, en retour, par l'ouverture aux produits chinois. A la campagne, le nombre des paysans a fortement diminué, attirés vers la ville, avant le chavisme, par les retombées de la rente pétrolière. Le Venezuela possède les plus grandes réserves pétrolières au monde. S'il ne produisait que des bananes, il perdrait tout intérêt pour Washington.

Le Venezuela bolivarien, du "socialisme du XXIième siècle", a fait reculer l'hégémonie et la tutelle des Etats-Unis. Ceux-ci tentent par conséquent, désormais, de "reprendre la main". Le Venezuela est un pays clé pour les processus de libération et d'intégration latino-américains,  mais aussi pour la gauche de transformation sociale, en Europe et ailleurs.

Solidarité internationaliste

Voilà pourquoi la lutte des classes y est si dure, pourquoi la transition sera longue; acharnée; les lignes de fracture se sont aiguisées, mais les pauvres des "ranchitos" sont enfin "visibles", acteurs d'un processus révolutionnaire inédit, endogène, contagieux, qui mérite la haine des sabreurs de peuples, des nantis, des petits soldats à la botte du Medef, de Pujadas, des "collabos" d'aujourd'hui, des néo-socio-ultra-libéraux, de ceux qui sont en train de faire de la France une "république bananière". Qui mérite surtout la solidarité internationaliste, en toute lucidité, une vraie compréhension, sans regard européo-centré, la mobilisation concrète, la bataille d'idées, la tendresse des militants, de tous les humanistes.

A Brunete, Belchite, Teruel, se jouait aussi le sort de Paris. Nombreux sont ceux qui en 1936, 37, 38, ne le comprirent pas. Nous sommes aujourd'hui, plus directement que jamais, concernés par ce qui  se joue à Caracas.

  • A lire aussi:

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Jean Ortiz

La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 22:08
Venant de commettre un copier/coller du seul journal réellement
DE RÉFÉRENCE L’HUMANITÉ
permets, camarade Cayan, un petit parallèle

Ton intervention semble empreinte de bonne foi, enfin je l'espère, mais en l'inscrivant et la soutenant en pleine contre-offensive réactionnaire des possesseurs des moyens de productions d'un pays sournoisement attaqué tu viens de prendre le risque d'être, toi-même, assimilé à ces méprisables crapules vomissant de toutes leurs pores tous les miséreux de ce beau pays qui s’étant révoltés contre des "dirigeants" tout semblable aux nôtres, et tous ces miséreux  sont , faut-il te le rappeler, toujours le résultat de la politique économique orchestrée et  organisée par ces factieux.

Le parallèle qui m'est venu en te lisant est le détestable souvenir de quelques camarades (je continue à les nommer camarades) ayant ici même éructer sur le fil Libye-solidarité.contre un des nombreux amis de Chavez, Khadafi.
Tiens, tiens, tiens comme par hasard tous les deux disparus

Terminons. Libre à toi d'accorder un quelconque crédit dans la politique INTERNATIONALISTE menée par 2 sociétés solidement implantées dans 2 pays encore capitalistes, que je sache, le Vietnam et le Japon.
 


Edité par Ecnaroui - 18 Feb 2014 à 20:40
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Feb 2014 à 20:01
 

A lire les media internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est - de nouveau - à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans : le gouvernement bolivarien massacrerait – de nouveau - son peuple comme s’il s’agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l’accession d’Hugo Chavez à la présidence de la République. Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camps bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu’ils réprouvent et qui n’hésite pas à faire feu contre ses compatriotes. Un retour sur les derniers évènements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d’autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers évènements ukrainiens à quel point l’Empire fait preuve d’un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s’alignent pas sur ses intérêts.

Guerre interne dans l’opposition

L’opposition vénézuélienne n’est pas un bloc monolithique. Même si tous les partis partagent un programme commun (1), les stratégies de prises de pouvoir et surtout les ambitions personnelles ne manquent jamais de raviver les tensions au sein de la contrerévolution, Or le leadership qu’Henrique Capriles s’était construit depuis sa victoire aux primaires de la plateforme unitaire de l’opposition (Mesa de Unidad Démocratica - MUD) en février 2012 s’est quelque peu érodé au fil des quatre défaites électorales (2). Lors des élections municipales de décembre 2013, le parti de Leopoldo Lopez, Voluntad Popular a même remporté plus de mairies que Primero Justicia, le parti de Capriles.

Le questionnement interne suite aux défaites dans les urnes a ravivé les vieux démons d’une opposition prête à considérer légitime tous les chemins possibles pour conquérir le pouvoir.

Profitant d’un mécontentement compréhensible d’une partie de la population face à une guerre économique qui affecte quotidiennement les vénézuéliens (3), le secteur le plus extrême de l’opposition a décidé de passer à l’attaque.

Dés les premiers jours de l’année 2014, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado ou Antonio Ledezma appelaient au "soulèvement" comme moyen "démocratique" pour chasser le gouvernement (4). Les vrais démocrates apprécieront l’oxymore. Rappelons que l’unique moyen démocratique pour changer de gouvernement est la convocation d’un referendum révocatoire à mi-mandat, c’est à dire à partir d’avril 2016.

Leopoldo Lopez ne s’arrêtera pas là. Au cours d’un meeting, le 2 février 2014, il lance à ses partisans : "les problèmes dont souffre le peuple ont un coupable. Ce coupable est le pouvoir national (...) nous ne pouvons plus dire que le problème c’est seulement Nicolas Maduro. Le problème ce sont tous les pouvoirs publics nationaux" (5). Coup d’Etat, vous avez dit coup d’Etat ?

Au cours du même meeting, Maria Corina Machado affirmera que "la seule réponse possible, c’est la rébellion (...). Certains disent qu’il faut attendre les élections dans je-ne-sais-trop combien d’années (...) Le Venezuela ne peut plus attendre" (6). Le message de confrontation est lancé au gouvernement mais aussi à la MUD et à Capriles. La tentative de mainmise sur l’opposition par les secteurs les plus anti-démocratiques de l’antichavisme est confirmé par Leopoldo Lopez lorsqu’il convoque une manifestation pour le 12 février 2014 : "Notre lutte passe par la rue (...) je suis sûr que ce 12 février, nous verrons Henrique Capriles dans la rue. Je lance un appel [à tous les dirigeants de l’opposition] mais surtout à Henrique, qui a une très grande responsabilité, pour qu’il nous rejoigne dans cette clameur de changement" (7). Les urnes ou le putsch. Les leaders de l’opposition ont les cartes en mains...

Ce qui fut annoncé arriva

Le 12 février la manifestation convoquée se dirigea vers le siège du pouvoir judiciaire (Ministerio Publico) situé dans le centre populaire de la capitale. La plupart des dirigeants de l’opposition, dont Capriles Radonski, était aux abonnés absents. Le faible cortège était surtout composé d’étudiants des classes moyennes supérieures provenant des universités privées. Sur place, Leopoldo Lopez et Maria Corina Machado haranguaient la foule dans des termes similaires à ceux proférés quelques jours plus tôt, avant d’abandonner la manifestation sans prendre le soin de lancer le mot d’ordre de la dispersion de la manifestation. Alors que la majorité des étudiants quittait les lieux sans heurt, des groupes de choc prenaient le relais. Les pancartes pacifistes laissaient place aux jets de pierre et autres cocktails Molotov. Et tout bascula.

Au milieu des affrontements, des coups de feu furent tirés. Juan "Juancho" Montoya, un militant chaviste présent sur les lieux et Basil Da Costa un étudiant d’opposition mourraient tous deux assassinés d’une balle dans la tête. La police nationale réussit à repousser les fauteurs de trouble qui se replièrent à Chacao, arrondissement huppé de Caracas, dont le maire, Ramon Muchacho est membre du parti Primero Justicia. Quelques heures plus tard et alors que les affrontements s’étaient déplacés dans cette zone de la ville, Roberto Redman, un militant de l’opposition, qui avait porté le cadavre du jeune Basil, était à son tour assassiné. La machine médiatique internationale s’emballa. Le gouvernement fut accusé de sanglantes répressions alors que les forces de maintien de l’ordre n’utilisent aucune arme létale pour faire face aux groupuscules armés de l’opposition (8).

Les entreprises de communication privées dénoncèrent la censure gouvernementale après qu’une chaine câblée colombienne, NTN24, fut retirée de la programmation par les opérateurs de câble privés pour avoir enfreint la loi vénézuélienne de ne pas retransmettre en direct les images des violences de rue. Il ne s’agissait donc pas d’une censure opérée par le pouvoir, les media audiovisuels internationaux et nationaux ayant largement couvert la partie pacifique de la manifestation. En revanche, aucun media international ne s’est attardé à dénoncer les attaques à l’arme à feu contre le siège de la télévision publique VTV. Une employée de la chaine ayant même reçu une balle dans les côtes. Liberté d’expression à deux vitesses ?

Au soir du 12 février, on dénombrait en plus des trois morts, de nombreux blessés y compris chez les forces de l’ordre et les travailleurs du Metro de Caracas, pris d’assaut par les groupes de choc de l’opposition, 6 voitures de police incendiées, des sièges d’institutions publiques détruits, sans compter les nombreux dommages collatéraux dont ont souffert les habitants de Caracas.

Des critiques se firent entendre au sein même de l’opposition. Une journaliste du journal antichaviste El Universal, dénonça l’irresponsabilité et le manque de leadership de Leopoldo Lopez qui abandonna les étudiants lorsque les affrontements eurent commencé (9). Le maire de Chacao publia un tweet cinglant : "nous reconnaissons le manque de leadership de l’opposition. Seul l’anarchie règne. C’est ce que nous voulons ?" (10). Dans un premier temps, Capriles Radonski se fit écho de "la mainmise de groupes violents sur une manifestation pacifique" (11).

L’enquête démontrera, comme l’a indiqué le Ministre de l’intérieur et de la justice, Miguel Rodriguez Torres, que les deux personnes assassinées prés du Ministerio Publico le furent avec la même arme à feu, renforçant ainsi la thèse de l’infiltration de mercenaires paramilitaires d’opposition dans l’objectif de créer le chaos, et d’enflammer les tensions entre vénézuéliens. Un scénario similaire à celui vécu lors du coup d’Etat du 11 avril 2002 (12). Les plus vulnérables à cette stratégie sont malheureusement les jeunes étudiants qui croient pouvoir renverser un gouvernement appuyé par la majorité du peuple et par l’armée.

Comme dans n’importe quel pays démocratique, la justice recherche désormais le principal responsable de ces violences, Leopoldo Lopez, pour le mettre en examen. Nous n’osons imaginer ce qu’il se serait passé si de tels évènements avaient eu lieu dans n’importe quel pays occidental. Qu’aurait fait le pouvoir français si la manifestation Jour de Colère (qui comme la manifestation de Leopoldo Lopez n’avait de mot d’ordre commun que la chute d’un gouvernement élu) s’était soldé par trois assassinats et de nombreux blessés chez les forces de l’ordre. Il y a fort à parier que ses organisateurs seraient aujourd’hui sous les verrous sans que cela n’émeuve personne ni qu’aucun parti politique, pas même le Front National, n’en vienne à les défendre.

Mais s’il s’agit du Venezuela, les media y décèlent une persécution politique. Capriles Radonski, quand à lui s’est solidarisé avec Leopoldo Lopez, tout en insistant sur les différentes stratégies qui l’opposent á son ancien comparse (13). L’ancien candidat à la présidentielle a même appelé à une manifestation contre la violence et le paramilitarisme (sic), espérant ainsi récupérer à son compte les manifestants de ces derniers jours. Comble de l’ironie pour celui qui devrait assumer la responsabilité intellectuelle de l’assassinat de 11 militants chavistes au lendemain de sa défaite électorale aux élections présidentielles d’avril 2013 (14).

La main de l’Empire américain n’est pas une chimère

Alors que Nicolas Maduro a reçu des messages de solidarité et de condamnation des violences de l’opposition de la part de nombreux gouvernements et partis politiques de par le monde et de l’Union des Nations Sud-américaines (Unasur), le gouvernement des Etats-Unis prenait un ton menaçant. Lors d’une allocution télévisuelle, le président Maduro dénonçait que le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Amérique latine, Alex Lee, avait émis une série d’exigences (libération des responsables des violences, arrêt des poursuites contre Leopoldo Lopez, dialogue immédiat avec l’opposition) sous peine de "générer des conséquences négatives au niveau international" (15).

Cette menace à peine voilée est en fait le résultat de la participation active des Etats Unis dans les récents évènements qui secouent le Venezuela. Soulignons une fois, pour les éternels sceptiques, que la déstabilisation du gouvernement bolivarien n’aura de cesse que lorsque les Etats-Unis reprendront le contrôle du maniement de l’industrie pétrolière comme dans le passé.

En réponse, le président Maduro a décidé d’expulser du pays trois citoyens étatsuniens pour leur récente participation active dans la formation et le financement d’étudiants aux techniques de coup d’Etat soft (16).

Dans la nébuleuse d’informations sur la situation actuelle au Venezuela, de grossières manipulations médiatiques tentent de légitimer le discours de l’opposition qui dénonce la torture et la répression sanglante du gouvernement. Cette cyber-attaque est surtout un moyen de décrédibiliser le Venezuela au niveau international et de chauffer les esprits des partisans de l’opposition afin de générer une situation d’ingouvernabilité à l’instar des évènements actuels en Ukraine.

Rappelons que le Venezuela est le cinquième pays au monde qui se sert le plus de Twitter (17). Ce réseau social, abondamment utilisé dans les autoproclamées "Révolutions" arabes, est devenu une arme de premier choix dans la déstabilisation du gouvernement bolivarien. Ainsi, des photos de répressions et de tortures, reflétant des réalités étrangères, sont envoyées massivement aux jeunes vénézuéliens leur faisant croire que les scènes se déroulent dans leur pays (18). De retweet en retweet en passant par de nombreux hastags, un nombre non négligeable de jeunes opposants à la Révolution est ainsi manipulé.

Sur la photo suivante nous pouvons voir comment une manifestation à Sao Paulo devient une manifestation à Caracas


Sur la photo ci dessous une image aérienne d’un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l’opposition qui n’a pourtant jamais eu lieu


Les étudiants chiliens doivent sauter au plafond en voyant leurs camarades utilisés par l’extrême droite vénézuélienne


Un cas de torture dans le royaume d’Espagne devient un argument pour la droite vénézuélienne


Qui se doutait que les policiers égyptiens réprimaient des citoyens vénézuéliens ?


Rien n’arrête le cynisme de l’opposition. Les morts du conflit syrien sont transférés au Venezuela dans la ville de Maracay


Même le pauvre Loukanikos, icône animale de la révolte grecque, n’est pas épargné. Que fait la SPA ?

Le camp bolivarien doit donc une fois de plus faire face aux tentatives de déstabilisation de la contrerévolution au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales pour lutter contre la guerre économique et contre l’insécurité.

Même si le Peuple, l’armée et la police défendent les institutions démocratiques, la vigilance est de mise. Face à la désinformation des entreprises privées de communication, la solidarité internationale est plus que jamais de vigueur afin de déjouer la propagande médiatique contre la Révolution Bolivarienne. A un an de la disparition physique du Comandante Chávez, son Peuple est bien décidé à perpétuer son héritage révolutionnaire.

Romain Migus

Notes :

(1) Voir Romain Migus, El programa de la MUD, Caracas, ed. Barrio Alerta, 2012, disponible sur http://albaciudad.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/libro_el_programa_...

(2) Élections présidentielles du 7 octobre 2012 et du 13 avril 2013, élections régionales du 16 décembre 2012, élections municipales du 8 décembre 2013 (91% des états régionaux et 75% des mairies gagnés par le chavisme).

(3) La guerre économique et les réponses gouvernementales ne sont pas le sujet de cet article. Mais il est indéniable que la spéculation contre le bolívar, les ruptures de stock organisées, et la contrebande de produits de première nécessité vers la Colombie ont des conséquences immédiates sur la vie quotidienne. Pour un approfondissement de ce sujet, voir jacques Sapir, « La situation économique au Venezuela », Russeurope, 17/02/2014, http://russeurope.hypotheses.org/2001

(4) Voir “¡LaSalida es la calle ! ¡#LaSalida es la calle !”, Youtube, 25/01/2014, http://www.youtube.com/watch?v=MZBiTc6Z4Os (traduction de l´auteur).

(5) Voir “Protestas en Venezuela, 2 de Feberero de 2014 #LaSalida“, Youtube, 03/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=hyh3AEf5JDA (traduction de l´auteur).

(6) Ibid.

(7) Voir “Leopoldo López El 12F vamos a la calle con la consigna justicia y cárcel para los corruptos“, Youtube, 09/02/2014, http://www.youtube.com/watch?v=f9X67Jvw5Lk (traduction de l´auteur).

(8) Pour être plus précis nous soulignons que les forces de police utilisent des bombes lacrymogènes et des cartouches de gros sel, et un usage très limité de la force si l´on compare avec la répression des manifestations dans les pays européens.

(9) Testimonio de una periodista de El Universal : "Leopoldo no tuvo bolas. Le agarró la mano a su esposa, se fue y dejó a los carajitos alborotados", Aporrea, 13/02/2014. http://www.aporrea.org/oposicion/n245131.html

(10) “Vandalismo en Chacao : Ramón Muchacho se pregunta ¿quién asume la responsabilidad ?”, Noticias24, 12/02/2014

http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222431/vandalismo-en-chaca...

(11) “Capriles condena violencia en marcha estudiantil, Prensa Primero Justicia, 12/02/2014, http://www.primerojusticia.org.ve/cms/index.php?option=com_flexiconten...

(12) Voir “Fallecidos el 12F fueron con la misma arma de fuego”, YVKE Mondial, 14/02/2014, http://www.radiomundial.com.ve/article/fallecidos-el-12-f-fueron-asesi... . Sur les assassinats similaires pendant le coup d´Etat d´avril 2002, voir l´excellent documentaire de Angel Palacios, “Puente llaguno : clave de una massacre”, http://www.youtube.com/watch?v=fkrAI72ct-I

(13) “Capriles llama a movilizaciones contra la violencia y el paramilitarismo”, El Universal, 16/02/2014, http://www.eluniversal.com/nacional-y-politica/140216/capriles-llama-a...

(14) Voir Romain Migus, “Nuit de cristal au Venezuela”, Venezuela en Vivo, 17/04/2013, http://www.romainmigus.com/2013/06/nuit-de-cristal-au-venezuela.html

(15) “Venezuela rechaza declaraciones de secretario estadounidense John Kerry”, Telesur, 16/02/2014, http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/16/venezuela-rechaza-declar...

(16) “Funcionarios norteamericanos tienen 48 horas para salir de Venezuela”, Noticias24, 16/02/2014, http://www.noticias24.com/venezuela/noticia/222622/elias-jaua-funciona...

(17) “Venezuela : quinto país del mundo que más usa el twitter”. <>Ciudad CCS, 29/05/11, http://www.ciudadccs.info/?p=176192

(18) Telesur a réalisé une compilation de ces montages médiatiques. Voir : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151869482281179.1073741986...


Ramón Soto, étudiant : "CNN utilise d’anciennes images de moi pour tromper le monde."
 

Venezuela : une manipulation d’image particulièrement odieuse (Aporrea)

 
Image datée du 10 avril 2013 - Crédit : escuelabolivarianapoderpopular.blogspot.com

17 février – Ramón Soto est étudiant en Sciences Politiques et Juridiques de l’Université des Andes de l’État de Merida. Le 10 avril 20&3 il a été agressé sauvagement par des groupes financés par Voluntad Popular (VP) et les Gouvernement des États-Unis comme Juventud Activa Venezuela Unida (Javu), qui sont les troupes de choc de la droite, lors d’un meeting de la campagne de celui qui était alors candidat à la présidence Henrique Capriles Radonski, qui s’était achevé dans la violence.

Presque un an plus tard, Ramón Sota, qui appartient aux forces étudiantes révolutionnaires de la ULA et milite dans les mouvements des Jeunesses du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (Jpsuv), a de nouveau été agressé, cette fois par l’entreprise transnationale de communication CNN, dans sa version en espagnol.

“Il existe une série d’images de ma personne qui circulent dans les réseaux sociaux et qui sans aucun scrupules sont diffusées dans des programmes de télévision, par dessus tout par le canal CNN en Espagnol. Ils ont repris d’anciennes images de moi, qui datent du 10 avril 2013, quand j’ai été agressé par des hordes violentes qui étaient avec Henrique Capriles lorsqu’il était venu pour sa clôture de campagne », explique Soto lors d’une entrevue téléphonique accordée à l’Agence Vénézuélienne d’Information (AVN)

A ce sujet, il ajoute : « A présent ils utilisent ces images pour dire qu’il y a de la répression au Venezuela, et pour tromper le monde, et ce sont non seulement ces images qui sont diffusées, mais également d’autres qui sont prises dans d’autres pays, où issues d’événements anciens »

Pour Soto, l’agression contre lui va plus loin. La fausse information diffusée par CNN le classe comme membre du mouvement 13 de l’Université des Andes, groupe lié à VP et Javu et qui est coordonné par la membre de VP Gaby Arellano.

“Ce qui me dérange le plus, c’est qu’ils utilisent des images qui me font apparaître, moi, comme un membre du Mouvement 13 qui agit depuis l’Université des Andes, ce qui est un mensonge absolu, parce que je suis un membre de la Jeunesse du Parti Socialiste Unifié du Venezuela », souligne Soto

Faisant référence aux personnes qui manipulent ces groupes violents à Merida, Soto explique : “Gaby Arellano et Villoa Fernández sont les coordinateurs des actions du Mouvement 13, ils disent qu’ils sont étudiants, mais ce n’est pas vrai, ils se font passer pour des étudiants, ce sont des personnes qui n’assistent pas aux cours de l’Université mais qui y traînent depuis plus de 15 ans, y compris en y provoquant des faits de violences dans ses locaux”

La véritable agression et les mensonges des media

Ce Leader étudiant nous rappelle que précisément ces groupes - qui depuis le 12 février participent à des actions violentes qui ont provoqué la mort de 3 personne et plus de 70 blessés dans le pays – sont ceux qui lui ont causé plusieurs fractures du visage et qu’ils sont étroitement liés au politiques de la droite vénézuélienne.

“Moi, ce sont des membres du Mouvement 13 et de Javu , qui étaient présent à Mérida, fomentant des actions violentes et soutenant Capriles qui m‘ont agressé. L’agression que j’ai subie s’est produite après 4H30 de l’après-midi », se souvient Soto, qui après avoir reçu un coup de bouteille en plein visage a souffert d’une fracture de la cloison nasale, d’une fracture du maxillaire, d’une fracture orbitale, entre autres blessures, qui l’ont obligé à garder le lit pendant des mois, avant de subir une opération qui lui a permis d’améliorer sont état de santé.

Soto commente le fait que ce 10 avril de 2013 beaucoup de media montrèrent comme ce jour fut violent, cependant, nombre d’entre eux, liés aux intérêts de la droite ont utilisé ses images malgré qu’il s’agit d’une information hors contexte et mensongère.

“Les media se font l’écho de la manipulation fasciste et des faits violents que perpétue la droite. Les media sont responsables de l’information qu’ils diffusent, ils doivent la vérifier. C’est pour cela que je lance un appel à tous les media pour qu’ils vérifient les informations avant de les publier de quelque façon que ce soit », souligne le leader étudiant.

Pour Soto il est important que face à ces tromperies médiatiques qui prétendent associer le gouvernement révolutionnaire à des faits qui violent les droits humains, les forces révolutionnaires, la jeunesse et les étudiants qui luttent pour les véritables revendications du peuple doivent affronter le plan de coup d’état programmé par l’extrême-droite.

“L’appel que nous lançons depuis le mouvement étudiant de la révolution, est un appel à la paix, si certains veulent sortir pour manifester qu’ils le fassent de manière pacifique, sans violenter le droit d’autres personnes, le droit à la libre circulation et le droit à s’exprimer sans causer de dommage à qui et quoi que ce soit » affirme-t-il

Que s’est-il passé le 10 avril 2013 à Mérida

Après la visite d’Henrique Capriles a Mérida, les groupes d’extrême-droite ont activé la violence dans l’entité Andine avec pour conséquence la perte matérielle de plus de 300 000 bolivars (35OOO €) dans les édifices et locaux commerciaux adjacents à l’Avenue 26 de la ville, lieu où s’était effectuée l’action de prosélytisme »

Neuf personnes avaient alors été blessées par des objets contondants, parmi elles, 3 mineurs d’âge, un Sergent de la Garde nationale Bolivarienne et un Officier de Police de l’État de Mérida.

Le groupe de choc ont également pris d’assaut les installations de l’Institut de la Jeunesse de l’Etat de Mérida, du Ministère de l’Agriculture et des Terres, de YVKE Mondial les Andes (chaîne de radio populaire NdT), de la Corporation Méridienne du Tourisme, de la Fondation Régionale de l’Enfant Simón et du Gouvernement de l’État de Merida.

Ils avaient également attaqué le siège de l’Université Nationale expérimentale des Forces Armées (Unefa), où ces groupes ont volé la bannière de cette maison d’étudiants.

Pendant que ces faits se produisaient, l’ex président de Colombie, Alvaro Uribe Vélez, « informait » à travers son compte du réseau social Tweeter @AlvaroUribeVel de ce qui suit : « Communauté du Venezuela URGENCE 10 blessés par balles lors de la concentration de Capriles à Mérida, attaqués par des bandes armées communistes »

Traduction Anne Wolff

Source en espagnol :

Estudiante Ramón Soto : CNN utilizó imágenes viejas de mí para engañar al mundo

 

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Edité par T 34 - 21 Feb 2014 à 17:01
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Feb 2014 à 15:37
"au moment précis où le gouvernement prend des mesures radicales"


Ahah merci mec !
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Feb 2014 à 23:27

"Derrière ces étudiants se cache l'opposition putschiste", Salim Lamrani


http://vivavenezuela.over-blog.com/2014/02/derri%C3%A8re-ces-%C3%A9tudiants-se-cache-l%E2%80%99opposition-putschiste-salim-lamrani-el-watan.html

Salim Lamrani, Docteur ès Etudes ibériques et latino-américaines que nous avons interrogé sur les événements du Venezuela, exprime à El Watan étudiant une opinion alignée. Il considère pour sa part que les Etats-Unis jouent un rôle majeur dans la déstabilisation du Venezuela. Et que les étudiants contestataires ne sont pas représentatifs de l’ensemble du monde universitaire.

-Selon vous, quel serait le poids réel en termes de représentativité et de mobilisation des étudiants protestataires ?

Les actuelles manifestations au Venezuela sont une inquiétante réminiscence des événements d’avril 2002 qui avaient débouché sur un coup d’Etat contre le gouvernement démocratiquement élu du président Hugo Chávez. Rappelons qu’en 2002, des protestations similaires organisées par la droite vénézuélienne avaient fait plusieurs victimes aussi bien parmi les partisans du gouvernement que parmi ses détracteurs. La suite est connue de tous : une partie de l’armée en connivence avec les médias privés du pays et l’opposition radicale ont rompu l’ordre constitutionnel et imposé une dictature qui n’a heureusement duré que 48 heures grâce à la mobilisation massive du peuple.

Il ne faut pas se voiler la face, derrière ces étudiants – qui sont loin d’être représentatifs de l’ensemble des étudiants du pays – se cache l’opposition putschiste et antidémocratique – soutenue politiquement et financièrement par les Etats-Unis – qui a toujours refusé d’accepter la volonté populaire depuis 1998. Le but est de déstabiliser le pays afin de justifier par la suite un coup de force. Etant donné que la droite vénézuélienne est incapable depuis 1998 de prendre le pouvoir par la voie démocratique, elle opte pour la violence.

-Quelle est la part de légitimité à l’aspiration démocratique dans la contestation des étudiants qui manifestent dans les rues de Caracas contre la «vie chère et l’insécurité» ? Est-on devant une nouvelle confrontation qui oppose l’opposition libérale aux chavistes, accusés «d’absolutisme» par jeunes interposés ?

Dans l’histoire de l’Amérique latine, aucun gouvernement n’a disposé d’une aussi grande légitimité démocratique que celle d’Hugo Chávez, qui avait remporté 16 scrutins sur 17 en 15 ans. Pourtant, il était massivement décrié par les médias occidentaux qui en ont présenté une image caricaturale, loin de la réalité du processus bolivarien. Il me semble que la manière dont les médias occidentaux présentent la Révolution bolivarienne constitue l’un des plus grands échecs du journalisme. L’actuel président, Nicolás Maduro, a été élu lors d’un scrutin démocratique reconnu par les plus éminentes institutions internationales, de l’Union européenne en passant par l’Organisation des Etats américains et le Centre Carter.

Depuis son arrivée au pouvoir en avril 2013, il y a eu deux processus électoraux et il en est sorti vainqueur en toute transparence. L’insécurité et la vie chère sont un prétexte pour justifier des actes violents. Il est curieux de noter que les taux de criminalité les plus élevés se situent dans les Etats gouvernés par l’opposition. Quant à la vie chère, elle est due en grande partie aux spéculateurs qui accaparent des produits de première nécessité afin de créer artificiellement des pénuries. Les autorités ont pris des mesures actives pour lutter contre ces dérives qui constituent de graves délits. Parler d’«absolutisme» au Venezuela, dans un pays où 80% des médias sont privés et où l’opposition contrôle de larges secteurs de l’économie n’est pas sérieux.

-Le Venezuela est-il en train de vivre un printemps latino ou est-ce un énième épisode de ce qu’on appelle la «Guerre froide 2.0» ? Quel serait le rôle réel des Etats-Unis dans les événements qui secouent le Venezuela ?

La démocratie vénézuélienne est en grand danger du fait des activités violentes et subversives de l’opposition. Le pouvoir se gagne dans les urnes et non pas par le crime. Les Etats-Unis jouent un rôle majeur dans la déstabilisation du Venezuela. Il s’agit-là du cinquième producteur mondial de pétrole et l’arrivée au pouvoir de Chávez a permis au pays de retrouver sa souveraineté politique, économique et énergétique. Désormais, les richesses nationales sont destinées à la majorité et non plus uniquement aux multinationales étasuniennes et à l’oligarchie pétrolière du pays.

-La division politique qui marque le Venezuela depuis l’arrivée de Chavez a-t-elle fini par scinder la jeunesse vénézuélienne en deux camps qui s’affrontent avec deux notions antagoniques de la «révolution» ?

Aucun gouvernement vénézuélien n’a autant fait pour la jeunesse du pays que celui d’Hugo Chávez et Nicolás Maduro, que ce soit en termes d’éducation, de santé, d’accès à la culture et aux loisirs. Les manifestations de certains étudiants – l’immense majorité procédant des classes aisées du pays – ne sont pas représentatives de l’ensemble du monde universitaire. La Révolution bolivarienne, les 80% de la population qui n’avait pas voix au chapitre auparavant.

-Comment conjecturez-vous la suite des événements ? Y a t-il un risque d’enlisement vers une situation d’instabilité sécuritaire dans la région ?

Toute l’Amérique latine a condamné les violences au Venezuela et rejette les tentatives putschistes de l’opposition. Les institutions sont fortes au Venezuela et les dirigeants ont 15 ans d’expérience dans la lutte contre la subversion. De toute manière, l’Amérique latine n’acceptera jamais un autre 11 avril 2002 (coup d’Etat contre Chávez).

source: El Watan

Derrière%20ces%20étudiants%20se%20cache%20l’opposition%20putschiste%20%28Salim%20Lamrani%20-%20El%20Watan%29

«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2014 à 05:15
Voici des images exclusives de la répression au Venezuela !
 
A 0 min 16 on peut même voir Maduro réprimer personnellement.
 
a "la fuerza" reprimen en PLAZA ALTAMIRA Febrero / 2014
 
 
On a aussi signalé l'envoi de troupes cubaines du côté obscur pour la répression.

Teochoro%20muestra%20fotos%20de%20la%20llegada%20de%20las%20tropas%20cubanas%20traídas%20para%20agredir%20a%20estudiantes

 
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2014 à 16:45
http://www.medelu.org/Strategie-de-la-tension-au

Stratégie de la tension au Venezuela


Tout commence, en apparence, dans l’Etat de Táchira. Le 6 février, au terme d’une manifestation théoriquement convoquée pour protester « contre l’insécurité », un groupe de quelque 80 étudiants cagoulés incendie la guérite de la résidence du gouverneur, brise le portail et s’en prend violemment au bâtiment, avec un solde de onze blessés, dont neuf policiers. Dans les jours qui suivent, réclamant la libération des personnes arrêtées lors de ces désordres, d’autres manifestations se déroulent dans l’Etat de Mérida, débouchant à leur tour sur des actes de violence et de nouvelles détentions. Le 12 février, les événements s’emballent et prennent une tournure dramatique : à Caracas, une nouvelle démonstration se termine, devant l’immeuble du Ministère public (le siège du pouvoir judiciaire), par de violentes échauffourées qui font trois morts par armes à feu et plus de 60 blessés.

Les chocs entre « étudiants » et forces de l’ordre reprennent de plus belle le 15 février, près du Parque del Este, dans la capitale, où la journée de « protestation civique » se termine par de multiples dégradations et la mise à sac, par des groupes de choc, de stations de métro [1]. Le lendemain, c’est sur la place Altamira – bastion emblématique de l’opposition depuis la tentative de coup d’Etat d’avril 2002 contre Hugo Chávez – et devant les locaux de la chaîne nationale Venezolana de Televisión que les contestataires établissent leurs quartiers, avec, en corollaire, pour leur répondre, un classique déluge d’armes non létales – gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc.

Ce qui, quelques jours auparavant, avait débuté comme une banale fronde étudiante a, entre temps, changé de nature. Avec pour chefs de file Leopoldo López, coordinateur national du parti Volonté populaire et ex-maire de Chacao (un quartier chic de Caracas), la députée María Corina Machado, très appréciée dans les secteurs les plus radicaux, ainsi que le maire « social-démocrate » du grand Caracas, Antonio Ledezma, les dirigeants de l’opposition appellent au soulèvement contre le régime « autoritaire », « corrompu » et « incompétent » du président Nicolas Maduro. Ce que d’aucuns nomment déjà avec gourmandise « le printemps vénézuélien » vient-il de commencer ?

Le pays traverse une période délicate, nul n’en disconvient. Insécurité, pénuries (dont la très médiatisée absence de papier toilette dans les rayons des supermarchés), marché noir et surtout inflation galopante (56 % en 2013) y ont, ces derniers temps, semé, selon le camp où le citoyen se situe, l’inquiétude ou l’exaspération.

Un contrôle des changes ayant été instauré en 2003 par Chávez pour empêcher la fuite des capitaux, les Vénézuéliens qui ont besoin de dollars pour importer ou voyager à l’extérieur doivent passer par un organisme d’Etat et les acheter à un prix imposé, nommé « préférentiel ». La quantité de dollars disponibles à ce taux étant restreinte, alors que la demande demeure importante, un marché noir a surgi, sur lequel la monnaie américaine se négocie à des prix faramineux – jusqu’à douze fois le taux officiel de 6,3 bolivars par dollar. « Ce qui a réellement poussé l’inflation, il y a près d’un an, explique l’économiste Marc Weisbrot, co-directeur du Center for Economic and Policy Research, à Washington, fut la réduction de l’octroi de dollars pour le marché extérieur. Ceux-ci ont été réduits de moitié en octobre 2012 et pratiquement éliminés en février 2013. De sorte que beaucoup d’importateurs ont dû acheter davantage de dollars au marché noir. C’est de là qu’est venu le pic d’inflation [2]. »

Dans l’analyse du phénomène, beaucoup en sont restés là, pointant du doigt la responsabilité ou l’incompétence des cercles dirigeants au sein desquels, de fait, se déroule un débat – ouverture, poursuite de la même politique, radicalisation ? – sur les mesures à prendre pour mettre un terme à ces distorsions [3]. Mais bien peu ont mis l’accent sur la partie immergée de l’iceberg : comme au Chili, au cours des mois qui ont précédé le renversement et la mort de Salvador Allende, c’est bel et bien une entreprise de déstabilisation économique qui fait tanguer le Venezuela.

En novembre 2013, l’affluence populaire pour acheter « à des prix justes » les produits électroménagers de la chaîne Daka, après que, occupée par le gouvernement, elle ait vu ses biens confisqués à Caracas, Punto Fijo, Barquisimeto et Valencia, a mis un coup de projecteur sur les méthodes utilisées pour spéculer, saboter l’économie, ou les deux à la fois : après avoir obtenu plus de 400 millions de dollars publics, de 2004 à 2012, pour importer ces biens à bas prix, Daka pratiquait une surfacturation pouvant aller jusqu’à 1 000 % en les revendant. Au même moment, une inspection du magasin d’électronique et d’audio-visuel Pablo Electronica détectait une augmentation injustifiée des tarifs (de 400 à 2000 %). On pourrait remplir des pages entières d’exemples, tant ils sont légion. Dès lors, dans son offensive contre « la guerre économique », le pouvoir a mis en place un plan ambitieux de régulation des prix des biens et des services, et en a incontestablement récolté les fruits : le 8 décembre, alors qu’on les disait (ou croyait, ou souhaitait) moribondes, les forces chavistes remportaient les élections municipales, prenant ou conservant 76,42 % des mairies du pays (256 municipios) et devançant la Plateforme d’unité démocratique (MUD : 22,69 %, 76 municipios) de plus d’un million de voix. Depuis, la « Loi organique des prix justes », entrée en vigueur le 11 janvier 2014, limite les marges bénéficiaires sur les biens et les services à 30 %.

De quoi augmenter les pénuries s’insurgent les opposants et les économistes libéraux ! Mais quelles pénuries ? Pas un jour ne se passe sans que, comme le 5 février, dans l’Etat de Táchira, les autorités ne découvrent 939,2 tonnes – 939,2 tonnes ! – de riz, sucre, beurre, lait, café, huile, etc., dissimulés dans des entrepôts et soustraits aux rayonnages des magasins. Pas un jour ne s’écoule sans que, comme le 8 février, dans le Département d’Apure, on ne saisisse 32 tonnes d’aliments – et 4 992 rouleaux de papier hygiénique ! – destinées à partir en contrebande vers la Colombie. Ce même 8 février, le superintendant Luis Mota Domínguez informait que venaient d’être trouvés, dans trois dépôts de la Distribuidoras y Ensambles de Venezuela, située à Valencia (Etat de Carabobo), plus de 49 000 appareils électroménagers – machines à laver, cuisinières, réfrigérateurs, etc. – importés depuis plus de trois ans grâce aux millions de dollars « préférentiels » octroyés par le gouvernement. Alors des pénuries, effectivement, et pour cause, il y en a.

L’opinion ainsi travaillée par ces séquences de film catastrophe, l’opposition peut passer (ou re-passer) à l’action. Regroupée au sein de la MUD, elle n’a pas accepté la victoire de M. Maduro à l’élection présidentielle d’avril 2013, avec 50,66 % des voix. Cette marge étroite incita le candidat battu pour la deuxième fois en six mois [4], M. Henrique Capriles Radonski, à refuser de reconnaître le verdict des urnes et à lancer ses partisans dans une campagne de « désobéissance civile » qui provoqua onze morts et des dizaines de blessés. Washington ne donnant plus le « la » dans la région, depuis la naissance de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) et de la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (Celac), la campagne internationale entreprise sur le thème de la « fraude électorale » ne donna pas les résultats escomptés et cette poussée de violence s’interrompit momentanément.

Toutefois, pariant sur la panique suscitée, y compris au sein des milieux populaires, par la déstabilisation de l’économie, par l’annonce ou l’invention des pénuries, la droite dure pensait pouvoir donner le coup de grâce à la révolution bolivarienne à l’occasion des élections municipales du 8 décembre dernier. Elle les transforma en plébiscite et en vote-sanction contre la gestion de M. Maduro. Pari perdu. Au fil des mois, en gouvernant d’une main ferme, celui-ci a su renforcer sa légitimité. Après cette quatrième défaite en quelques mois [5], la perspective de reprendre le pouvoir se ferme à nouveau pour la droite : dans un pays accoutumé à voir se succéder les scrutins, il n’y aura plus d’élections avant les législatives de fin 2015 et un éventuel référendum révocatoire en 2016 !

Attendre, une fois de plus ? De la démocratie, certains secteurs de l’opposition vénézuélienne ont une conception toute particulière. Tout comme M. Leopoldo López, Mme María Corina Machado considère que, pour provoquer « le naufrage du régime », il n’est plus possible de respecter le calendrier électoral. C’est donc avec le slogan « la salida » (« la sortie ») que l’un et l’autre appellent à l’insurrection. En avril 2002, déjà, M. López a activement participé au coup d’Etat contre Hugo Chávez et figure sur la liste des signataires du décret qui, à l’instigation du bref dictateur, le patron des patrons Pedro Carmona, a alors dissous le Congrès et tous les pouvoirs constitués. Accusé d’irrégularités administratives lorsqu’il était maire de Chacao, il a été jugé en 2008 et s’est vu interdire toute postulation à une charge publique jusqu’en 2014. Comme lui (qui se voit en « président de transition »), Mme Machado (qui se rêve en « première présidente » du Venezuela), multiplie les contacts, en Colombie, avec l’ex-président Alvaro Uribe ou ses proches, ainsi qu’aux Etats-Unis où la visite qu’elle fit le 31 mai 2005, dans le Bureau ovale, au président George Bush, n’est pas passée inaperçue.

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Leopoldo Lopez et Alvaro Uribe, 15 décembre 2011. (DR)

On notera au passage que l’offensive des secteurs extrémistes que l’un et l’autre représentent a, outre l’objectif de chasser M. Maduro du pouvoir, celui de mettre sur la touche M. Capriles, deux fois vaincu à la présidentielle et accusé de mollesse dans ses campagnes et la contestation des résultats. Dans le cadre de la lutte féroce qui se livre au sein de la MUD pour le contrôle de l’opposition, ce dernier fait le grand écart, se montrant (relativement) critique quant à la tactique de mobilisation de Volonté populaire, afin de conserver l’électorat de droite plus modéré, sans se couper totalement – « Nous sommes différents, mais nous sommes solidaires » – des radicaux. Avec même, parfois, quelques éclairs de lucidité : « Si le peuple humble ne participe pas [aux manifestations], a-t-il déclaré lors d’une interview donnée à CNN [6], ce serait mentir à ceux qui ont un espoir, à ceux qui sortent pour marcher, ce serait leur mentir que de leur dire qu’ils vont trouver la solution [la fameuse « salida »] du jour au lendemain. »

S’il est parfaitement vrai que comparaison n’est pas raison, et que la paranoïa n’est pas bonne conseillère, on ne peut manquer de noter les similitudes entre l’actuelle escalade et l’enchaînement des événements qui ont mené au coup d’Etat d’avril 2002. En ce sens, les trois morts du 12 février attirent l’attention. D’après les premiers éléments de l’enquête, tous trois, comme nombre des victimes d’il y a douze ans, ont été abattus d’une balle dans la tête ; politiquement aux antipodes, deux d’entre eux, l’opposant Bassil Da Acosta et le militant chaviste Juan Montoya, ont été tués, à proximité l’un de l’autre, par la même arme, dans le quartier de La Candelaría. On se souvient que le 11 avril 2002, des francs-tireurs tirant à la fois sur les manifestants de l’opposition et sur les « bolivariens » avaient chauffé les esprits à blanc, créé la confusion, et permis au groupe d’officiers félons ayant organisé cette opération de type militaire de renverser Chavez, accusé d’avoir donné l’ordre de tirer sur ses opposants [7].

Comme à l’époque on accusait les Cercles bolivariens – organisation populaire, d’essence pacifique, soutenant la révolution – d’être à l’origine de ces assassinats et d’agir comme les chemises noires de Mussolini, les « colectivos » (collectifs), organisations de base issues des quartiers populaires, sont aujourd’hui mis en cause, présentés comme des « bandes de délinquants protégées et armées par le chavisme » – quand ce n’est pas comme des « Tontons macoutes », ainsi que l’a fait El País, le 18 février [8].

Imité par beaucoup, ce quotidien espagnol avait, à l’époque, pendant l’incarcération de Chávez, du 11 avril au soir au 13 en fin d’après-midi, célébré le coup d’Etat : « L’armée, poussée par la rue, a mis un point final au rêve d’une rhétorique révolution bolivarienne menée par un ex-golpiste qui, après avoir gagné les élections, s’est transformé, depuis le pouvoir, en un autocrate dangereux pour son pays et le reste du monde (…) La goutte qui a fait déborder le vase et a soulevé les militaires a été la répression déclenchée par la police et les francs-tireurs fidèles à Chávez, qui ont causé quinze morts et une centaine de blessés au troisième jour d’une grève générale qui a uni paradoxalement syndicats et patrons [9].  »

Douze ans plus tard, unie dans sa même détestation de la gauche latino-américaine, en général, et de la vénézuélienne en particulier, l’internationale médiatique a été rejointe par la nébuleuse des « réseaux sociaux » qui, de tweet en retweet, à coups de photos de répression sanglante et de torture prises sous d’autres cieux, mais attribuées au gouvernement bolivarien, s’activent à le délégitimer [10].

Enfin, mais faut-il le préciser, ce n’est plus le président George W. Bush qui y va de son coup de pouce aux séditieux, mais l’administration de M. Barack Obama. En réponse au secrétaire d’Etat John Kerry, qui a condamné la « violence insensée » exercée contre les manifestants, le ministre des Affaires étrangères Elías Jaua a notifié le 17 février à trois diplomates américains en poste à Caracas – au… service des visas – qu’ils avaient 48 heures pour quitter le pays au motif de leur participation « à l’organisation et la promotion de groupes qui ont tenté de générer de la violence au Venezuela  ». « Ce sont des fonctionnaires qui vont dans les universités, a précisé le président Maduro. Nous les avons surveillés pendant des réunions dans des universités privées, ces deux derniers mois [11]. »

Alors que, deux jours auparavant, dans le centre de la capitale, des dizaines de milliers de Vénézuéliens, parmi lesquels des colonnes de jeunes et d’étudiants des Universités publiques, défilaient pour l’appuyer, le chef de l’Etat a assuré qu’il ferait poursuivre de la même manière « les opposants et les chavistes qui recourraient à la violence [12 ». Sous le coup d’un mandat d’arrêt pour celles du 15 février et pour ses appels à la sédition, et passé à la clandestinité, M. López est réapparu le 18 février, à la tête de manifestants « vêtus de blanc », pour aller déposer une pétition au ministère de l’Intérieur et de la Justice. Au terme de cette manifestation non autorisée, qui s’est néanmoins déroulée sans incidents dans l’est de Caracas, il s’est spectaculairement rendu à des fonctionnaires de la Garde nationale, avant d’être emmené dans un véhicule de police, non sans avoir dénoncé « une justice injuste et corrompue ».

Au même moment, les travailleurs de la compagnie pétrolière nationale PDVSA manifestaient eux aussi dans le calme, jusqu’au palais présidentiel de Miraflores, où M. Maduro appela à la paix. Toutefois, la production de « martyrs » permettant de dénoncer « la répression » et de se poser en victime devant l’opinion internationale, nul ne peut exclure que de futures provocations n’endeuilleront pas le pays. C’est ainsi que, au cours de la manifestation précitée, M. Maduro a lancé une très grave accusation – « Nous avons reçu l’information que la droite, la plus extrême droite de Miami et du Venezuela (…) a mobilisé des groupes pour le [Leopoldo López] chercher et le tuer afin de créer une crise politique et déclencher une guerre civile au Venezuela. » – avant de préciser que le gouvernement garantit l’intégrité physique de l’opposant. Trouvant l’histoire « trop belle pour être vraie », d’aucuns, sans aucun doute, hurleront à la loufoquerie ou à la manipulation. Toutefois, devant une caméra de CNN, l’épouse de M. López n’a pas démenti l’information : « Le gouvernement s’est montré préoccupé par cette situation et a pris contact avec la famille pour assurer la sécurité de Leopoldo [alors dans la clandestinité], et c’est ce qui a été fait » Qu’on se souvienne du 11 avril 2002 : pour arriver à leurs fins, les factieux n’ont pas hésité à faire tirer sur leurs propres partisans, utilisés comme chair à canon.

En attendant, dans l’après-midi du 18 février, des groupes criminels ont tiré sur une coopérative textile « chaviste », à Los Cortijos (Etat de Miranda), faisant un mort et plusieurs blessés. A Valencia, c’est une marche de l’opposition se dirigeant vers la Plaza de Toros qui s’est terminée avec huit blessés par balles. A Barquisimeto, le central téléphonique a été incendié…

Ce qu’on appelle la stratégie de la tension.


Caracas, manifestation d’appui à la révolution bolivarienne, 15 février. (DR)



«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Feb 2014 à 11:28

Brévissime leçon de journalisme pour ceux qui croient encore à l’information

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Dans le cadre de la formation permanente de la génération actuelle de journalistes européens dont l’Histoire retiendra qu’ils n’ont pas hésité à appuyer, à quelques milliers de kilomètres de distance, une enième tentative de renverser un gouvernement de gauche démocratiquement élu en Amérique Latine, l’heure est venue d’un modeste bilan en dix questions…

1 – Pourquoi affirmer que le Venezuela est en proie à une “guerre civile” alors que les violences sont circonscrites à la frontière avec le paramilitarisme colombien et à 18 municipalités – gouvernées par l’opposition – sur 335 ?

2 – Si la majorité de la population a voté pour un programme de gauche lors d’élections validées comme “transparentes par les observateurs de  l’Union Européenne, de l’Organisation des États Américains, de l’UNASUR, de l’Association des Juristes Latino-américains et qualifiés de “meilleur mode de scrutin du monde” par l’ex-Président Jimmy Carter, pourquoi faire passer l’idée que le gouvernement bolivarien représente une minorité et que les violences sont le fait d’une majorité ?

3 – Pourquoi, alors que la presse écrite et les ondes de radio et télévision, du local à l’international, sont sous l’hégémonie de grands groupes privés opposés aux politiques du gouvernement bolivarien et qui ont co-organisé un coup d’État meurtrier en avril 2002, faut-il faire croire depuis quatorze ans que le gouvernement bolivarien "contrôle les médias" ?

4 - Pourquoi occulter les images et les voix de la majorité des citoyen(ne)s  qui ont manifesté pacifiquement – coordinations étudiantes,  syndicales, travailleurs vénézuéliens, mouvements sociaux latino-américains comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil, et que la quasi-totalité des gouvernements du continent expriment leur soutien au gouvernement bolivarien du Venezuela  (Même la chancelière María Angela Holguin, ministre du gouvernement de droite colombien, a rappelé ce 21 février que Nicolas Maduro a été "élu par une majorité populaire et a maintenu un caractère démocratique") ?

5 - Si la pénurie d’aliments est telle qu’on le dit, comment expliquer que les secteurs populaires ne participent pas aux incendies et aux destructions ? Comment comprendre les chiffres de la FAO et de l’OMS qui confirment que le Venezuela a pratiquement éradiqué le problème de la faim et qu’il est un des pays souffrant du taux le plus élevé d’enfants et de jeunes obèses ?

6 – Pourquoi l’épicentre des manifestations contre la “pénurie” est-il la Plaza Altamira, coeur des résidences huppées d’habitants de peau blanche, et non, comme ce serait logique, les quartiers populaires et de population métisse, le Venezuela possédant la plus grande proportion d’afro-descendants de l’Amérique du Sud si on excepte le Brésil ?

7 – Pourquoi le “porte-parole” des manifestations est-il Leopoldo López, héritier d’une des familles les plus riches du pays et dont le groupuscule aujourd’hui rebaptisé "Voluntad popular" est impliqué dans les tentatives de coup d’État de 2002 et de 2013 ? 

8 - Pourquoi alors que les étudiants et syndicats des pays néo-libéraux défilent contre les privatisations, contre le chômage, pour plus de droits sociaux et d’égalité, n’a-t-on entendu parler ici d’aucune revendication à ce sujet de la part d’une fédération étudiante ?

9 – Pourquoi si nous sommes en présence d’un “mouvement social” issu d’une lutte populaire, celui-ci se sent-il obligé de retwitter des photos de tortures ou de répression prises en réalité au Chili, en Espagne ou en Syrie ?

10 - Pourquoi, alors que les étudiants de l’éducation supérieure dépassent les 2 millions 600 mille, et que l’UNESCO reconnaît le Venezuela comme le 5ème pays mundial en nombre d’universitaires (ce chiffre ayant cru de plus de 800% depuis la révolution), les manifestations ne regroupent-elles que quelques centaines de personnes ?

T.D., avec Matías Bosch Carcuro, Rome-Caracas 21 février 2014.

Notes :

1. Voir "Confiance des citoyens latino-américains dans la démocratie : record au Vénézuéla, agonie au Mexique (Latinobarometro / John L. Ackerman)" http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/11/13/confiance-des-citoyens-latino-americains-dans-la-democratie-record-au-venezuela-agonie-au-mexique-latinobarometro-john-l-ackerman/

2. Voir “Noam Chomsky, Greg Grandin, Michael Moore, Oliver Stone et une douzaine d’experts états-uniens demandent au New York Times d’enquêter sur sa désinformation quotidienne à propos du Venezuela”,  http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/05/15/noam-chomsky-greg-grandin-oliver-stone-et-une-douzaine-dexperts-etats-uniens-demandent-au-new-york-times-denqueter-sur-sa-desinformation-quotidienne-a-propos-du-venezuela/

3. Lire “Le Venezuela hors de LCP ("La Caverne de Platon") : pays le plus heureux d’Amérique Latine selon des experts de l’ONU, 2ème selon l’Université de Columbia et 5ème pays le plus heureux du monde selon Gallup” http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/06/02/le-venezuela-hors-de-la-caverne-de-platon-2eme-pays-le-plus-heureux-damerique-latine-selon-luniversite-de-columbia-et-5eme-pays-le-plus-heureux-du-monde-selon-gallup/

4. Lire “Belgique-Venezuela : les aventures d’un "conseil de déontologie journalistique", http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/02/15/belgique-les-aventures-dun-conseil-de-deontologie-journalistique/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/22/brevissime-cours-de-journalisme-pour-ceux-qui-croient-encore-a-linformation/
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2014 à 02:36
Il s'habille bien Maduro. Big%20smile
 



Edité par T 34 - 24 Feb 2014 à 02:37
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2014 à 22:07
C'est Lénine ?
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2014 à 23:39
Oui.
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2014 à 16:14
Patria socialismo o muerte

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Mar 2014 à 20:44
Chrysler va bientôt arrêter sa production au Venezuela à cause du manque de matières premières.
Source

Encore un signe de l'effondrement à venir du Venezuela. Je plains son peuple d'avoir un président aussi mou et mauvais.
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  Citer Maraud Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Mar 2014 à 18:18
En quoi le président du pays est reponsable du manque de matière première?
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Fidelista allez vers le bas
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Mar 2014 à 18:56
Message posté par Maraud

En quoi le président du pays est reponsable du manque de matière première?


En rien, d'autant plus qu'il s'agit d'une minorité richissime qui organise la pénurie pour déstabiliser le pays et mettre les conséquences sur le dos du gouvernement.
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