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[ALBA]La République Bolivarienne du Venezuela

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Mar 2014 à 23:21
C'est pas directement lui qui est responsable des pénuries mais son incapacité à redresser la situation, pourquoi depuis que Chavez est là le pétrole n'a pas servi à industrialiser le pays mais a été dilapidé dans la bourgeoisie, la corruption, et surtout les programmes sociaux ? Depuis les années 90 le Venezuela est de plus en plus dépendant de la quasi-unique ressource du pays : le pétrole.
Certes certaines pénuries sont provoquées artificiellement, certes la bourgeoisie a contribué volontairement à la ruine économique comme Manuel Sutherland (économiste vénézuélien) l'a bien montré mais le gouvernement a aussi sa part de responsabilité, par son attentisme sur le plan économique.

Maduro c'est pareil, l'an dernier il dit qu'il va radicaliser la révolution qu'il va changer de système économique, le mois dernier il a dit pareil. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Rien du tout, il a juste pris quelques mesurettes juste avant les élections de décembre à destinée démagogique, qui vont juste empêcher le fonctionnement normal du système capitaliste et la bourgeoisie va intensifier la guerre économique. Plus le temps passe et plus je me dis qu'on peut rien attendre du gouvernement vénézuélien, les alternatives socialistes ne sont que dans les discours, ce sont pourtant les remèdes à la situation désastreuse du Venezuela.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 09:20
Message posté par Cayan

pourquoi depuis que Chavez est là le pétrole n'a pas servi à industrialiser le pays mais a été dilapidé dans la bourgeoisie, la corruption, et surtout les programmes sociaux ?


Elaborer des programmes sociaux c'est dilapider la ressource ?

Je te conseil de relire - pour commencer - l'ensemble de ce fil au lieu d'écrire autant de conneries.

De plus, ce fil est une sélection d'article, si tu veux exposer tes "théories" ouvre un fil ici:

http://www.forum-unite-communiste.org/forum_topics.asp?FID=11

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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 10:58

Pas terrible comme article d'Investig' action, mais qui a le mérite de rappeler certains faits :


 

Pourquoi une inflation élevée au Vénézuela ?

D’après Keane Bhatt et Gregory Wilpert l’attention exclusive portée par les médias à l’inflation et à la pénurie de denrées alimentaires au Vénézuela déforme la situation réelle. En dépit de ces problèmes, le Vénézuela reste le pays le plus égalitaire d’Amérique latine avec un chômage faible et une pauvreté en diminution. Les émeutes actuelles masquent une lutte de pouvoir au sein de l’opposition.

Il ne souffre aucun doute que le Venezuela connaît de sérieux problèmes économiques. 56% d’inflation est un chiffre très élevé et chaque Vénézuelien est confronté quotidiennement aux pénuries alimentaires. Le gouvernement du président Maduro a sous-estimé ce problème et doit l’aborder de façon beaucoup plus énergique, selon Keane Bhatt du North American Congress on Latin America(NACLA).
Ces faits doivent cependant être nuancés et complétés par d’autres facteurs qui sont aussi déterminants pour l’économie. Le Venezuela n’a que 6% de chômage. En 2013, la pauvreté a diminué de 19% ; autrement dit, malgré l’inflation, le revenu familial moyen continue d’augmenter. Il en est déjà ainsi depuis 10 ans, avec une augmentation annuelle de 2,7 % en moyenne. En outre, l’inflation avant 1999 – l’année où Hugo Chavez est devenu président – était constamment plus élevée qu’à l’heure actuelle.
Selon Gregory Wilpert, fondateur et rédacteur en chef de Venezuelanalysis, il y a des raisons historiques et politiques pour lesquelles le Venezuela a une haute inflation depuis si longtemps. En 2013, elle s’élevait à 56% ; en 2014, elle diminuera probablement jusque 40%, ce qui reste, il est vrai, élevé. Le Venezuela connaît des problèmes d’inflation depuis les années 1980, celle-ci était à l’époque de 50 % en moyenne.
Sous Chávez, elle était en moyenne de 22 %, à l’exception de l’année 2013 sous son successeur Maduro. Plus inquiétant est qu’entre-temps le pourcentage de pénuries alimentaires augmente. En décembre, il se montait à 20% des importations totales nécessaires ; en janvier, il était déjà monté à 28%. 

Les limites d’une économie pétrolière

Le Venezuela vit d’un flux continu de petrodollars, qui pousse vers le haut les salaires et les prix et attise durablement l’inflation. Le gouvernement essaye d’aborder le problème d’une façon inorthodoxe, à l’écart de l’économie de marché globalisée. La conséquence en est une énorme fuite de capitaux de la part de l’élite économique, surtout après le coup d’état manqué de 2002.
Le gouvernement a réagi en édictant des règles strictes pour l’exportation de devises depuis 2003. Elles fonctionnent bien dans une certaine mesure mais ont eu pour conséquence une croissance du marché noir. Il existait déjà – comme dans tous les pays d’Amérique latine – mais a augmenté énormément depuis 2003.
La conséquence en est que des produits (parmi lesquels des denrées alimentaires) sont importés au cours de change officiel et sont de suite réexportés en contrebande, par exemple vers la Colombie, où ils sont revendus à 3, 4 ou 5 fois le prix officiel. Ce sont exclusivement des personnes de la classe moyenne et de l’élite qui ont accès au marché noir.
Le gouvernemenet de Maduro y a réagi beaucoup trop passivement, d’où l’inflation élevée de l’année dernière. Rafael Ramírez, président de la société pétrolière publique vénézuelienne PDVSA, a pour cela directement décidé qu’il y avait de nouveau de l’espace pour un marché libre de change, à côté de celui des autorités. Cela va quelque peu adoucir le problème mais pas le résoudre fondamentalement d’après Wilpert. Le problème fondamental reste toujours la dépendance exclusive de l’économie vénézuelienne d’un seul sector, le pétrole. Le gouvernement ne parvient pas encore à le résoudre.

Plusieurs mesures adoucissent l’inflation

Une des raisons pour lesquelles le chômage diminue néanmoins et le revenu moyen continue à grimper est que, dans un grand nombre de secteurs, des conventions salariales permettent aux salaires d’être indexés. Cela ne se passe pas automatiquement au Venezuela. Le salaire minimum est également lié à l’inflation. Grâce à cela, le Venezuela reste le pays le moins inégalitaire de l’Amérique latine.
En outre, les pénuries alimentaires sont relatives. En moyenne, les Vénézueliens mangent mieux et de façon plus saine que jamais auparavant. Avant Chavez, le niveau alimentaire moyen était de 2000 calories par personne et par jour ; il est à présent de 3000 environ. Ce qui se passe est qu’une semaine on ne trouve plus de lait nulle part, et, la semaine suivante, on ne trouve plus de farine ou certains légumes nulle part. Cela ne signifie cependant pas que l’on meure de faim entre-temps.
Il ne souffre cependant aucun doute que cet état de fait engendre des frustrations et cause de l’énervement chez les gens, en particulier les longues files d’attente. C’est de ces frustrations que sont nés les mouvements de protestations de ces dernières semaines. On doit cependant faire une différence entre les motivations des premières manifestations et les motivations de l’opposition politique après que cette dernière ait pris la direction de ces mouvements de protestation.

Les étudiants ont pris l’initiative

L’initiative est venue de plusieurs organisations étudiantes qui voulaient protester contre les problèmes économiques mais aussi contre la grande insécurité.Les étudiants des grandes universités privées ont assez vite renié les accords visant à manifester seulement pacifiquement, ce vis-à-vis de quoi la police a alors réagi très sévèrement. Le dirigeant de l’oppostion en a au départ pris ses distances.
Le mouvement étudiant au Vénézuela est – comme dans le reste de l’Amérique latine – divisé en une aile droite et une aile gauche. L’aile droite consiste essentiellement en étudiants des universités privées d’élite. Ils suivent Leopoldo López, candidat au pouvoir de l’opposition de droite. Il s’agit en effet de dizaines de milliers de manifestants mais pas de mobilisations populaires massives.
Ce sont des groupes bien organisés qui bloquent systématiquement des carrefours importants et causent des embouteillages chaotiques et interminables. En outre, ces mouvements de protestation se déroulent dans des quartiers de classes moyennes relativement aisés. On ne les voit pas dans les quartiers pauvres de la ville. Dans ces quartiers, Maduro dispose encore d’un soutien massif de la population.

Lutte de pouvoir interne au sein de l’opposition

Les plus grands concurrents de Capriles pour la direction de l’opposition de droite, Leopoldo López et María Corina Machado, ont immédiatement choisi le camp des manifestants les plus violents et ont fait de ces protestations ce qu’elles sont devenues aujourd’hui : une revendication pour le limogeage du président actuel.
Ils ne veulent pas se soumettre, sous la direction de Capriles, à la stratégie de se concentrer sur l’échéance de 2016, lorsque Maduro aura rempli la moitié de son mandat. En principe, il y aura alors un référendum pour décider ou non de sa reconduction. Maduro a toujours été élu avec une très petite marge. Ils reprochent essentiellement à Capriles le fait que sa stratégie d’affaiblir Maduro lors des élections municipales et provinciales du 8 décembre 2013 ait échoué – après son élection de justesse en 2013. Le parti de Maduro a conservé 56% des voix, malgré l’inflation élevée et les problèmes économiques.
Maduro peut se vanter, comme expliqué déjà ci-dessus, de la croissance économique, d’un chômage en baisse et d’une diminution de la pauvreté.Comme Capriles a perdu trois fois à la suite en moins d’un an (d’abord contre Chavez lui-même, ensuite contre Maduro et finalement lors des élections municipales de décembre 2013), López et Machado mettent sa direction en question.
Ce qui se passe actuellement n’est pas tellement – d’après Gregory Wilpert – une tentative de coup d’état qu’une lutte de pouvoir au sein de l’opposition. Que l’opposition en ressorte divisée n’est pas vraiment un problème pour López et Machado. Ils considèrent que cela se résoudra bien pour 2016.

Une autre vision de la société

Ce que l’on lit dans les médias occidentaux, avec leur focus exclusif sur l’inflation et d’autres points négatifs, sans tenir compte du contexte global, n’est, d’après Bhatt et Wilpert, qu’un récit unilatéral et déformé de la réalité. Ce récit nie également le contexte historique de l’Amérique latine, un des continents les plus inégalitaires au monde. 
Avant Chávez, il y avait au Venezuela deux partis au pouvoir - le schéma latino-américain classique – qui se combattaient l’un l’autre mais avaient des idéologies sociales interchangeables. Entre-temps, le pouvoir réel – sur les matières premières, la richesse du continent – était dans les mains d’une petite élite économique.
Depuis Chávez, ce pays connait un nouveau processus de développement qui, avec des hauts et des bas, rompt radicalement avec le passé. La population d’un grand nombre d’autres pays s’en est inspiré. La diminution de l’inégalité sociale dans la société effraye l’élite et la classe moyenne. 

Des déclarations paranoïaques contre des expériences concrètes

En 2006, WikiLeaks a révélé des mémos internes de l’ambassade américaine à Caracas qui démontraient la stratégie de sabotage contre le président élu. Ces mémos ne souffraient d’aucune ambiguités : des blocus économiques, des provocations de mécontentement social, tout s’y trouvait.

Que le gouvernement du Venezuela réagisse maintenant de façon paranoïaque aux protestations récentes, trouve donc sa base dans les expériences concrètes du passé. Le langage exagérément théatral du président Maduro correspond à la culture politique de l’Amérique latine. En ce qui concerne ce dernier point, les dirigeants de l’opposition et de la majorité se valent.
Traduit pour Investig'Action par Stephane Pepin
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 14:36
Élaborer des programmes sociaux c'est dilapider les ressources dans le sens ou il n'y a pas de revenus en contrepartie, le Venezuela est sans cesse en déficit. Les programmes sociaux et l'assistance sociale ont augmenté la demande, et faute de réponse de la part des forces productives nationales (bah oui le pétrole ne sert pas aux investissements productifs et la bourgeoisie n'investit pas non plus) pour satisfaire les besoins croissants le Venezuela importe avec l'argent du pétrole.

Drôle de construction du socialisme, en étant de plus en plus dépendant économiquement, jusqu'à un degré extrême et alarmant.

Et je croyais l'avoir déjà dit mais mon message n’apparaît pas, je l'ai peut-être posté autre part ou on l'a supprimé par mégarde mais toute façon Maduro ne peut pas faire grand chose, les nécessaires nationalisations/planification sont impossibles car les fonctionnaires vénézuéliens sont parmi les plus corrompus au monde (notamment à cause des pétro-dollars). Ce pays va s'effondrer j'ai bien peur qu'il n'y ait rien à faire, car avant de s'attaquer aux problèmes économiques qui sont très urgents, il faudrait d'abord s'en prendre à la corruption, ce qui n'est pas gagné.

C'est ce que ça donne quand on essaye de réformer le capitalisme en insultant la bourgeoisie qui a le pouvoir économique, et de vider les caisses de l'Etat dans les programmes sociaux sans produire...

Alors que Maduro se fasse renverser par un éventuel coup d'Etat je m'en tape complètement, ça éviterai de ridiculiser le socialisme (qui n'a de rapport avec le Venezuela que sur le papier d'ailleurs). Je l'ai soutenu, mais un an après on voit bien qu'il ne fait que parler, à quoi servent ses "pouvoirs spéciaux" contre la corruption et la guerre économique ? A rien.

Edité par Cayan - 29 Mar 2014 à 14:38
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 15:12
Message posté par Cayan

mais un an après on voit bien qu'il ne fait que parler,


Celui qui ne fait que parler c'est vous.

Au revoir et saluez Trotsky de ma part.
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 18:19
Message posté par Cayan



Drôle de construction du socialisme, en étant de plus en plus dépendant économiquement, jusqu'à un degré extrême et alarmant.



L'économie de rente pétrolière est justement la condition de l'indépendance, et plus tard de la diversification (comme l'industrialisation de l'agriculture). Le reste de votre intervention n'a aucun sens, c'est juste votre défaitisme qui parle (et aussi l'emprise qu'a l'information bourgeoise et ses filtres sur vos raisonnements). Vous rejetez des réformes sociales qui ont révolutionné la vie d'un peuple en 15 ans seulement, au nom d'arguments réactionnaires qu'on entend à longueur de journée par notre bourgeoisie et certainement aussi par la bourgeoisie vénézuelienne (programme sociaux=déficit improductif=du capital indisponible=>argument des marchés financiers pour tout privatiser)

cqfd : les révolutions réelles dans le monde se foutent pas mal du soutien des petits-bourgeois occidentaux  qui de leur pays impérialiste, je cite se foutent "d'éventuels coup d'état". Les révolutions ne sont pas faites pour vous


Edité par AllXS - 29 Mar 2014 à 18:20
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 19:05
Ah parceque ce qui se passe au Venezuela c'est une "révolution réelle" ? On croirait entendre un Mélenchon, surtout pas un marxiste.

Ouvrez les yeux, qu'est qui a changé fondamentalement dans la structure économique du Venezuela depuis 15 ans ?

Message posté par AllXS


L'économie de rente pétrolière est justement la condition de l'indépendance, et plus tard de la diversification (comme l'industrialisation de l'agriculture).


Le pétrole aurait du servir à industrialiser le pays on est d'accord, mais ça n'a pas été le cas, le Venezuela se désindustrialise depuis la fin des années 90, les importations crèvent le plafond. Un changement d'orientation maintenant semble très peu probable.
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  Citer soyouz Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 20:14
Je ne suis pas d'accord, peu importe ce que fait l'état vénézuelien, il doit bien avoir des raisons sérieuses de le faire. Ce n'est pas à nous de décider ce qui est mieux pour eux. En tout cas un coup d'état fasciste (comme celui qui se prépare ou comme ceux qui ont déjà été tentés) serait la pire des choses car il pourrait à moyen terme conduire à une démoralisation et à une victoire totale de la bourgeoisie.

Ce qu'a fait Chavez en terme d'éducation, d'éradication de la pauvreté est très important car on industrialise pas un pays en un claquement de doigt, il faut des gens compétents et formés, et même 15 ans ça ne suffit pas hélas.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 00:20

Message posté par Cayan

pourquoi depuis que Chavez est là le pétrole n'a pas servi à industrialiser le pays mais a été dilapidé dans la bourgeoisie, la corruption, et surtout les programmes sociaux ?
Les programmes sociaux ne sont pas de l'argent jeté par les fenêtres (hormis pour la doxa capitaliste). C'est un investissement à long terme. Si Chavez n'avait pas investi dans le social et bien il aurait perdu tout soutien (un peu comme s'il avait dit le changement c'est maintenant tout en poursuivant la politique néolibérale de son prédécesseur pour se retrouver nu un soir d'élections municipales) et aurait été renverser car le peuple ne serait pas descendu dans la rue à chaque fois que la bourgeoisie tente de le renverser. C'est très long pour recueillir ses fruits, Cuba n'avaient pas de bons indicateur de santé durant les années 1970 (bien qu'il y ait eu un progrès notable), son économie était encore totalement dépendante du sucre. Et 40 ans après son économie s'est diversifié grâce aux investissements dans les programmes sociaux (et cela aurait pu être encore mieux sans la fin de l'URSS et si Cuba avait eu plus de ressources naturelles) et Cuba est leader dans le domaine de la médecine. Il faut du temps pour éduquer un pays, un doctorat c'est 20 ans d'études + 6 ans de vie préscolaire, résultat 26 ans pour un doctorat, c'est une génération.

Et puis il a des changements dans l'économie qu'on ne raconte pas dans les journaux français. Par exemple les infrastructures, la création d'une usine de satellites. Ou quelque chose qui peut sembler insignifiant : l'acquisition d'un microscope électronique, c'était le premier du pays alors que c'est quelque chose qu'on trouve dans n'importe qu'elle université de province en France.
 
Au niveau agricole la production à augmenté de 170% mais en même temps la population est passé de 20 millions à 30 millions. C'est comme si en France on était passé de 60 millions à 90 millions en 15 ans.
 
Et en plus l'opposition sabote.
 
Donc c'est toujours la merde comme depuis 500 ans, mais une merde avec un système de santé gratuit, un système d'éducation gratuit, la pauvreté qui baisse, le chômage qui baisse, le mal logement qui baisse, le bonheur qui augmente, une révolution qui en entraine d'autres et cerise sur la gâteau un leader charismatique qui chante bien (je ne parle pas de Maduro).
 
Donc le processus révolutionnaire vénézuélien continue à avancer dans le bon sens malgré tout ses défauts.
 
Le Vénézuéla n'existait pas avant Chavez. On parlait du Brésil pour le carnaval, les indiens et les animaux d'Amazonie, de l'Argentine pour les gauchos et les asados, du Chili pour le grand méchant, du Pérou et de la Bolivie pour les Incas, de l'Equateur pour les chapeaux panama, de Panama pour le canal, du Nicaragua pour Sandino, de la Colombie pour les narcotrafiquants, du Mexique pour la nourriture, Villa, Zapata et les Aztèques et mayas. D'Haïti pour la pauvreté, de Cuba pour la Révolution, le rhum, les cigares et la salsa.
 
Et puis il y avait le territoire inhabité qu'on nommait Vénézuéla, on s'avait juste que deux types nommés Bolívar et Sucre lui avait donné l'indépendance (et sont morts juste après et sont les deux seules personnes ayant habité au Vénézuéla car à l'époque il n'y avait pas d'habitants), des animaux dans les marécages des Llanos et sur les tépuys et aussi un peu de pétrole.
 
Ensuite un jour d'avril 2002 vint Chavez qui créa le peuple vénézuélien, et depuis on sait qu'il y a un peuple qui existe et qui vit.
 
Message posté par Cayan

Alors que Maduro se fasse renverser par un éventuel coup d'Etat je m'en tape complètement, ça éviterai de ridiculiser le socialisme
C'est exactement ce que certains disaient sur Allende. C'est le problème des gauchistes, ils relaient les critiques des médias bourgeois car ce processus révolutionnaires n'est pas à 100% comme ils le voudraient (ce qui ne sera jamais le cas).
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 11:10
Message posté par T 34

Au niveau agricole la production


A ce sujet, la théorie de l'industrialisation est bien jolie; mais dans la situation concrète du ici et maintenant du Vénézuela (et de l'Amerique latine en général) la suffisance alimentaire et la défense sont des secteurs qui plus prioritaires que l'industrie.

Ce n'est pas des usines performantes qui arrêteront une invasion armée, ni qui donneront à manger à la population en cas de blocus.

(sans compter qu'on n'est plus au 19e siècle. A l'époque l'"industrialisation" c'était du gros artisanat, on pouvait partir de pas grand chose et faire du gros oeuvre; aujourd'hui sauf pour une usine de clous ou de poutres metalliques (que le Vénézuela a, ceci dit) il faut une cacaptié technologique très poussée pour une usine. Ce qui implique toute une industrie technologique en amont, et toute une infrastructure éducative et scientifique encore plus en amont (et, ça tombe bien, le Vénézuela a énormement investi et avancé à ce niveau, avec des choses absolument inimaginables il y a une decenie, comme un satelite propre avec base de contrôle sur le territoire national))
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 11:30
Quelques chiffres:
(ce serait interessant si quelqu'un pouvait mettre en parallèle les chiffres correspondants en Europe)

* 64% des rentrées de la Republique sont reinvestis en inversion sociale (du "gaspillage" selon certains).
* baisse de la pauvreté de 28,9% de la population en 1999 à 19,6% en 2013
* baisse de l'extrême pauvreté de 10,8% à 5,5% de la population.
* 85% de scolarité.
* population univeristaire est passée de 500.000 en 1999 à 2.600.000 en 2014
* 97% a accès à l'eau potable
* 18 medecins par 10.000 habitants avant la revoluion; 59 medecins par 10.000 h aujourd'hui (et en plus leur repartition geographique et sociale est plus equilibrée)
* taux de mortalité infantile passé de 25,8 pour mille à 13,9 pour mille.
* 7.000 centres de santé construits
* recuperation de la capacité visuelle pour un million et demi de personnes (pour les personnes concernées c'est quelque chose d'incomensurable)
* 250.000 personnes beneficiées par la mission sourire (chirurgie esthetique pour corriger les derformations bucales, telles que bec de lièvre, etc.).
* taux de sous alimentatyion passé de 8% à 2,7%.
* chômage passé de 16% à 5,6%
* salaire minimum a augmenté en valeur réelle
* énorme percée dans l'accès aux télécommunications (les faits que des milliers de personnes aient maintenant une adresse légale y fait beaucoup)
* nationalisation des entreprises de base et stratégiques (pétrole, gaz, éléctricité, télécommunications, sidérurgie, pêche, armement); participation majoritaire de l'état dans d'autres (production d'appareils de télécommunications, materiel agricole, vehicules)

Et il y a aussi l'aspect international:
* l'ALBA
* petrocaribe et petrosur
* telesur
* la création du SUCRE
* UNASUR

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 16:58
Message posté par Gorri


64% des rentrées de la Republique sont reinvestis en inversion sociale (du "gaspillage" selon certains).


C'est un chiffre très honorable mais c'est exactement ou je veux en venir. Si Chavez avait aussi consacré les revenus du pétrole à accroître les forces productives au lieu de pratiquement tout miser sur les programmes sociaux le Venezuela ne serait pas dans le chaos dans laquelle il est actuellement.

Chavez voulait améliorer les conditions de vie de son peuple sur le moment mais maintenant elles sont en train de s'effondrer, à titre de comparaison Staline voulait améliorer les conditions de vie de son peuple plus tard une fois la base économique édifiée, si nécessaire en exigeant du peuple de se serrer la ceinture temporairement, résultat ? L'URSS est devenue une puissance mondiale et le peuple soviétique avait la capacité d'avoir tout.
Staline l'avait compris, l'économie c'est la priorité, sinon tout te retombe dessus.

Je respecte beaucoup Chavez, mais il faut admettre que c'était un mauvais président. Il était charismatique, il savait parler, il défendait bien les intérêts des peuples à l'international, mais il a globalement mal géré son pays.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 17:56

T'es sur un forum communiste au cas ou ça t'aurait échappé. Tu dégages. Et bonjour A Trotski.

Edité par Fidelista - 30 Mar 2014 à 17:58
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  Citer soyouz Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 19:01
De toute façon c'est ridicule de comparer le vénézuela à l'urss. L'urss avait beaucoup plus d'espace, de ressource et une démographie plus importante.

Le Vénézuela n'a pas pour prétention de devenir une super puissance il me semble.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 May 2014 à 20:00

C'est officiel le salaire minimum vénézuélien (890.72 $) est passé au dessus du salaire minimum espagnol (888.79 $). Ceci sans compter que l'éducation et la santé sont gratuite au Vénézuéla et le fait que la parité de pouvoir d'achat favorise le travailleur vénézuélien. Le chômage est de 6,6% contre 25,3% en Espagne (cela semble avoir baissé en Espagne mais c'est faux, la baisse n'est du qu'aux émigrants).

 
Et maintenant ils sont où ceux qui nous pronostiquent une faillite du Vénézuéla ?


Edité par T 34 - 05 May 2014 à 22:35
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jul 2014 à 21:19
60 ans
 

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Un canto a la Revolución: Homenaje al Comandante Hugo Chávez Frías

 

 



Edité par T 34 - 07 Aug 2014 à 21:42
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Aug 2014 à 18:12

Pour rendre hommage à Hugo Chavez, la police de caractère « ChavezPro » est née

 
 

(Reuters) - Des partisans de l'ancien président vénézuélien Hugo Chavez ont trouvé une nouvelle façon d'honorer la mémoire de leur leader décédé en 2013. Ils ont créé la police de caractère « ChavezPro » reproduisant le style d'écriture d'« El Comandante ». Dévoilée à l'occasion de la date d'anniversaire de l'ex-chef de l'Etat qui aurait eu 60 ans lundi 28 juillet, cette police est téléchargeable et utilisable gratuitement dans les logiciels adéquats.

Pour numériser l’écriture d’Hugo Chavez, un groupe de jeunes graphistes de Caracas, qui se disent « anti-impéralistes », ont utilisé les lettres écrites lorsque l’ancien dirigeant était en prison après l’échec de son coup d’Etat en 1992.

L’écriture de Chavez est devenue familière pour les Vénézuéliens habitués à voir l’ancien chef de l’Etat passer des heures, devant les caméras de la télévision nationale, à écrire et signer des contrats. Sa signature, rouge, a été reproduite sur des t-shirts, des casquettes de base-ball ou encore sur les murs des villes du pays dans une entreprise de déification critiquée par l’opposition qui y voit avant tout une manière de camoufler les échecs de son successeur Nicolas Maduro.

Note : Police disponible ici.
Comment ajouter une police sous Windows ==> très simple voir Google

 


Edité par T 34 - 03 Oct 2014 à 18:43
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Feb 2015 à 15:44

Jean Ortiz
Samedi, 14 Février, 2015 - 13:55

Venezuela: démantèlement d’une tentative de coup d’Etat

Des jeunes officiers des Forces armées nationales bolivariennes ont permis qu’avorte, en la dénonçant, une tentative de putsch impliquant de hauts gradés de l’aviation militaire, et des civils liés surtout à l’organisation d’extrême droite « Primero justicia ».

Le Venezuela est confronté depuis le coup d’Etat d’avril 2002 à ce que l’on pourrait appeler, pour reprendre la célèbre formule : un « coup d’Etat permanent » ; une « guerre de basse intensité », implacable, menée sous la supervision et la planification nord-américaine, par une opposition haineuse, revancharde, putschiste.

Il s’agit, pour cette coalition qui va de l’ultra-droite aux ex-sociaux-démocrates, de parvenir à battre le chavisme par la conjugaison déstabilisatrice de tous les moyens possibles :

  • 1/ guerre économique

Accaparement et stockage illégal à des fins spéculatives d’aliments, de médicaments, de produits sanitaires... Spéculation tous azimuts, hausse des prix, contrebande. Tout cela afin de fatiguer la population par des pénuries organisées, de provoquer la colère, d’inciter aux pillages.

Un embargo financier international se met également peu à peu en place...

  • 2/ guerre idéologique de tous les instants

Désinformation, mensonges, manipulations, faux sondages, afin de créer un climat défaitiste à l’intérieur et de brouiller l’image internationale du pays, de l’isoler, en créant un effet-repoussoir (les « experts » en intox ont attribué au Venezuela le plus important « risque pays » !! Il faut oser !)

  • 3/ stratégie de la violence

Sabotages, conspirations, infiltrations massives de groupes paramilitaires par la frontière colombienne (ils sont aujourd’hui disséminés partout dans le pays), assassinat de dirigeants chavistes, ingérences des diplomates nord-américains en poste à Caracas, de la CIA, des « fondations » made in USA ou Aznariennes, pour tenter de diviser le chavisme et l’armée. Et, au final, réussir la deuxième phase de l’opération « Salida (« sortie » du président légitime Nicolas Maduro)» par des « guarimbas » sanglantes, un soulèvement cette fois-ci réussi... Les Etats-Unis y « mettent le paquet » et sont décidés à aller jusqu’au bout afin d’abattre cette révolution populaire qui se prononce pour une « voie socialiste » et qui dispose de deux siècles de réserves pétrolières... au service du progrès social.

Le plan putschiste « Jericho », révélé le 12 février 2015, prévoyait notamment le bombardement de centres stratégiques de la capitale par un avion étranger « Tucano », repeint aux couleurs du Venezuela. Le plan impliquait des conspirateurs qui avaient tenté déjà l’opération en mars 2014 ; trois généraux furent arrêtés à l’époque. Les conjurés ont été arrêtés et emprisonnés le 11 et le 12 février . Les officiers impliqués étaient en contact avec l’ambassade nord-américaine qui leur avait octroyé un visa de sortie, au cas où, et une quantité importante de dollars. Le général de brigade de l’aviation, Oswaldo Hernández Sánchez, et le député Julio Borges, du parti « Primero justicia » apparaissent comme les principaux instigateurs, soutenus par un réseau de militaires qui avaient été mis à l’écart, et des civils de l’opposition, dont le maire (Antonio Ledezma) de la capitale métropolitaine. Sont impliqués également le lieutenant Henry Javier Salazar Moncada, le capitaine Héctor José Noguera Figueroa (en fuite), et le lieutenant écarté Peter Alexander Moreno Guevara, ainsi que le lieutenant Ricardo José Antich Zapata.

Le « golpe » devait avoir lieu, précisément ce 12 février, après publication d’un manifeste appelant à la constitution d’un gouvernement provisoire.

Dans les dernières semaines de 2014, le gouvernement nord-américain avait fait adopter une provocatrice loi d’ingérence, dite « loi de sanctions » contre un groupe de dirigeants et d’officiers chavistes, leur refusant entre autres l’obtention d’un visa s’ils souhaitaient se rendre aux Etats-Unis. Il s’agit, pour les instigateurs, les marionnettes et leurs marionnettistes, de saper le moral des Forces armées et de la population, d’attiser la déstabilisation d’un pays cauchemar de l’ordre (le chaos) néolibéral. Avec tous les fers au feu. Au prix du sang.

Rappelons-nous le Chili d’Allende et de Neruda. Ne laissons pas faire !

SOURCE



Edité par Ecnaroui - 14 Feb 2015 à 17:00
La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Mar 2015 à 10:31

Chroniques Latines

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...
Jean Ortiz
Vendredi, 13 Mars, 2015 - 10:15

Il faut en finir avec le totalitarisme social au Venezuela!

En soutenant l'opposition vénézuélienne nous contribuons à remettre les pauvres à leur place, par Jean Ortiz, (agent de la NED et de l'USAID).

Il faut en finir avec le totalitarisme social au Venezuela!

  • 1998: six millions d'enfants scolarisés
    2013: 13 millions
    1998: 895.000 étudiants
    2011: 2,3 millions (majorité de fils de gueux)
  • 2013: taux de scolarisation dans le primaire: 93,2%
    dans le secondaire: 73,3%
    cinq millions d'enfants nourris gratuitement à l'école
  • Malnutrition: 21% en 1998
    3% en 2012
  • Espérance de vie: 72,2 ans en 1999
    74,3 en 2011

OUI MAIS YA PAS LA LIBERTE

  • Médecins: 20 pour 100.000 hab. en 1999
    80 en 2010, accès gratuit aux soins
    mortalité infantile: 19,1 (enfants nés vivants) pour 1000 en 1999
    10 pour 1000 en 2012

OUI MAIS PAS YA LA LIBERTE

  • 938 radios et télés (toutes chavistes)
    quotidiens "El Nacional" et "Tal Cual" interdits par le régime pour apologie du chavisme
  • décembre 2005: l'UNESCOVSKY déclare l'illettrisme éradiqué au Venezuela
  • Mission "Barrio Adentro" dans les quartiers pauvres (classes dangereuses)! 524 millions de consultations médicales gratuites
  • retraites : 387.000 pensionnés en 1999
    2,4 millions en 2013
  • Depuis 1999: plus d'un million d'hectares de terres distribués aux peuples aborigènes
    plus de 50.000 coopératives créées
  • Le référendum révocatoire
  • Des auto-gouvernements locaux
  • Femmes seules et handicapées: allocation: 80% du salaire minimum
  • Le pétrole au service du peuple vénézuélien et de 15 pays du continent (à prix "cassé")
  • Un statut pour les travailleurs des rues
  • Enseignement gratuit à  tous les niveaux
  • 17 élections depuis 1998, toutes supervisées par Carter et la CIA

OUI MAIS MADURO EST UN DICTATEUR POPULISTE

(sources: Pravda Granma, radio Tirana, Internationale communiste)

SOURCE

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