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sans papiers et question nationale

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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2007 à 18:12
Au PCF majoritaire ou chez les anarchistes, ce serait plutôt considéré comme un "mouvement social" progressiste contre le méchant fasciste Sarkozy.


rappel: tu prétends toi aussi que la lutte des sans papiers n'est pas une lutte de classe. Si ce n'est pas non plus une lutte antifasciste, c'est quoi pour toi? Un épiphénomène? rien du tout? une jacquerie?

Je pense que la "vile populace" qui peuple nos quartiers populaires n'est jamais à la hauteur de l'idée que tu te fais du prolétariat dans ta tête!

Ps: tes allusions au sujet de mao ou des "actions" de la CC "en partie actu" sont de plus en plus obscures: c'est volontaire?
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 09:25
Je crois que les sans papiers ne peuvent pas constituer à eux-seuls une classe sociale dans la mesure ou le fait d'être sans papiers n'est pas nécéssairement déterminé par la place dans le rapport de production.


- être sans papiers, c'est ne pas pouvoir travailler dans le public. De plus c'est être condamné à travailler dans les boulots de merde, sans syndicats ni exigences, pour des embauches à la journée. il y a donc une place toute trouvée pour les sans papiers dans le rapport de production: la pire.

- que les sans papiers ne soient pas "une classe à eux seuls", personne n'a dit le contraire. Sauf si tu penses que dire "lutte des sans papiers = lutte de classe" c'est dire "sans papiers = nouvelle classe"!!! Dans ce cas, tu dois te faire une idée bizarre des luttes de classe dans ta tête: du genre, la lutte de classe, c'est quand tous les ouvriers sans exception se mettent à lutter ensemble pour provoquer une révolution socialiste! dans ce cas aucune grève ouvrière ponctuelle n'est une lutte de classe... ce qui est cocace pour quelqu'un qui se revendique de Marx.
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Ares allez vers le bas
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Oct 2007 à 13:37
ok avec toi Vlad mais alors soyons simples au niveau vocabulaire sans oublier que" ce qui se conçoit clairement s'énonce simplement".
Simple ne voulant pas dire simpliste.
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Enilast allez vers le bas
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Nov 2007 à 17:30

Message posté par guillaume

- être sans papiers, c'est ne pas pouvoir travailler dans le public. De plus c'est être condamné à travailler dans les boulots de merde, sans syndicats ni exigences, pour des embauches à la journée. Il y a donc une place toute trouvée pour les sans papiers dans le rapport de production: la pire.

Tout à fait d'accord, des sans papiers ayant une bonne place dans le rapport de production je ne pense pas que sa existe. Parfois les patrons les payent même pas et ils sont obligé de payer des marchands de sommeil, de s'entasser dans des squats ou de dormir chez de la famille, les sans papiers sont sans doute le groupe la plus exploité en France.

Pour ma part je pense que la lutte des sans papiers et la lutte des classes en général vont ensemble car employer des sans papiers nivelle les salaires et acquis sociaux vers le bas, les régulariser permets de conserver ces acquis et qui sait de  trouver de nouveaux camarades de luttes c'est dans l’intérêt  des  exploités  de  soutenir les sans papiers contre les exploiteurs.
Par contre je ne crois pas vraiment qu'il y est une histoire de racisme quand un patron emploi un sans papier qu'il soit roumain, chinois, algérien, malien ... (il y aurai des français sans papiers le patron se generai pas^^) tout ce qui compte pour lui c'est que la main d'œuvre ne coute pas cher et qu'elle soit docile.

Au passage même ceux qui ont des papiers peuvent pas bosser dans le public faut être obligatoirement français.

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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Nov 2007 à 11:19
Bien sur! Le racisme, c'est surtout une idéologie qui sert à la bourgeoisie pour diviser les masses sur des bases ethniques et nationalistes... mais les patrons quant à eux n'ont pas besoin d'être racistes! au contraire, ils préféreront bien souvent à titre personnel un émir du pétrole saoudien à un prolo bien français!

Par contre, dans le débat "s'agit-il vraiment d'une lutte de classe?", j'ajoute que sur Lille, de nombreux ouvriers CGT métallo et chimie (et pas seulement des militants "de base", même si celà se fait par devers le syndicat et même contre sa volonté parfois) offrent une solidarité régulière et résolue au CSP59, auxquel ils participent.
Ca c'est de la conscience de classe DANS LES FAITS, et non sur le papier!!
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 10:25
Je suis d'accord, je pense que les mouvements syndicaux contribuent à structurer une véritable lutte des classes.    
    

Edité par Vladimir - 22 Nov 2007 à 10:26
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Dec 2007 à 13:31
ARRESTATION ET MISE EN GARDE A VUE D’ARMAND DE LA COMMISSION JURIDIQUE :

RUMEURS ET MANIPULATIONS CREENT L’AFFAIRE DREYFUSS DU REGIME SARKOZY!


En 1898, Dreyfus, juif sous officier de l’armée française est accusé de "trahison au service de l’Allemagne". Le dossier est vide, la rumeur et la manipulation sur fond d’un antisémitisme propagé au sein du tissu social et politique français en fond un bouc émissaire tout désigné. Il est condamné à la peine de mort puis en 1935 après des décennies de mobilisation des forces démocratiques il est acquitté à titre posthume.

L’arrestation et la mise en garde à vue d’Armand Nwatschock, membre de la commission juridique du CSP59 rappelle cet épisode honteux de l’histoire de France. Depuis des semaines, Armand est mis sur écoute (ce qui doit être le cas de tous les militants du CSP59), il est filé, puis comme il nous l’a dit en réunions plusieurs personnes ( une vingtaine) lui ont signalé avoir été convoquées à la Police de l’Air et des Frontières (PAF) pour s’entendre questionner sur : pour les hommes « est ce que vous avez donné de l’argent à Armand ?», pour les femmes « est ce que vous avez couché avec Armand? », pour les responsables associatifs « pourquoi tel chèque a été fait à Armand? ». Ce matin à 6h du matin, c’est la descente de police chez Armand. Le porte parole du CSP59 est appelé pour être entendu à 16h30. Une perquisition est faite dans les locaux de l’IDM financés par la Mairie de Lille et le Conseil Régional 59/62, locaux qui abritent le CSP59 où un tract, celui qui annonce l’arrestation, est pris par les policiers. Les questions au porte parole du CSP59 portent sur « la position d’Armand dans la commission juridique qui le mettrait en situation de trafic d’influence », « comment est organisé le CSP59? », et patati et patata, etc. L’épouse d’Armand et ses enfants sont entendus. A l’épouse il est demandé d’où viennent les 1670 euros trouvés à la maison. Cette somme correspond à la partie non dépensée de la tontines à laquelle participe la femme d’Armand. Aux enfants il est révélé que, lors d’une écoute téléphonique d’octobre dernier, Armand a demandé à sa fille de 17 ans de lui « descendre une enveloppe ». Ce qu’elle a fait faire par son frère de 14 ans. « Que contenait cette enveloppe? », « Papa amène t-il des enveloppes à la maison? » et patati et patata.

Les policiers enquêteurs font état de dénonciations (?!) d’Armand pour le délit très grave qui motiverait l’arrestation. Le CSP59 réitère que la charge de la preuve est impérative. En effet, comment croire au sérieux de telles allégations quand on a subit la surenchère répressive sarkosiste des mois de juillet/août dernier qui est notoirement connu? Comment croire au sérieux de telles allégations quand on voit les sans papiers annoncés régularisés subir le chantage de la préfecture qui tente de faire passer pour des "menteurs" ceux qui allaient en préfecture et ramenaient les décision prises par le préfet. Quand on assiste au chantage « vous arrêtez d’aller aux manifestations sinon vous ne serez pas régularisés ». Comment ne pas penser que ces pratiques inqualifiables au nom de la REPUBLIQUE trouvent UN PROLONGEMENT DANS CETTE TENTATIVE DE DISCREDITER LE CSP59. L’objectif qui nous apparaît clair dans cette arrestation est de discréditer le CSP59 pour nous faire passer devant l’opinion pour des « trafiquants, des voyous ». En attendant que le peuple se rende compte où est la voyoucratie, le CSP59 revendique le droit à adhérer et participer comme nos camarades de la LDH et du Mrap à la commission préfectorale.

Il y a aussi dans cette affaire quelque chose qui semble charrier tous les clichés colonialiste sur le « bacshish inhérent à la culture des africains ». A notre connaissance jusqu’ici c’est la préfecture du nord qui a été éclaboussée par ce type de pratique étrangère à notre mouvement social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste. Dans nos assemblées générales, un travail de conscientisation sur le principe que seule la lutte paye est mené depuis 12 ans bientôt. Les sans papiers savent, c’est dit et répété à volonté, qu’ils, qu’elles peuvent interpeller l’assemblée générale sur toute dérive, toute injustice quelle qu’elle soit. « Tout le monde n’a pas le courage face aux chefs » peut-on nous rétorquer. Mais si cela est en partie vrai, alors est-il possible que « tout le monde » se taise? Cela nous semble impossible.

Des questions ont été posées sur la « trésorerie » du CSP59. Le porte parole du CSP59 a expliqué que durant plusieurs années c’est la mamie Suzanne qui a tenue celle-ci, que des commissions sont mises en place selon les besoins comme par exemple pour le concert du 30 septembre 07 financé par le PS, le PCF, les Verts, la LCR, la FSU, Le SDEN CGT, Sud, CGT et Sud cheminots, etc. Il en a été de même pour l’argent collecté pour les expulsés, de l’ordre de 1800 euros, qui ne sont pas encore envoyés parce que justement le CSP59 a demandé à la CGT confédérale et à la FSU d’acheminer cet argent par l’intermédiaire de syndicats ou d’associations officielles au Maroc et en Guinée aux expulsés avec des preuves officielles. Ce projet est en cours.

Comme il est question que les membres de la commission juridique soient entendus, le CSP59 demande que tous les camarades de la LDH, du Mrap, de la Cimade qui allaient en Préfecture soit aussi entendus, si on veut vraiment que la vérité et la justice éclate au grand jour dans cette incroyable et ubuesque affaire d’arrestation d’Armand.

Le CSP59 déclare aussi : - l’arrestation d’Armand ne nous détournera pas de l’objectif de la régularisation et de la lutte intransigeante pour le maintien de la visibilité collective des sans papiers. – Plus que jamais au moment où le parlement européen doit se prononcer sur le projet de passer la rétention des sans papiers de 32 jours à 18 mois, au moment où Hortefeux annonce 125.000 arrestations pour 25.000 expulsion, les sans papiers doivent affirmer concrètement qu’ils, qu’elles ne se cacheront pas, qu’ils, qu’elles refusent la clandestinité et agir collectivement en conséquence. – Donc mobilisation des sans papiers et soutiens tous les mercredis. – Mobilisation pour que justice soit rendue dans le scandale inqualifiable de l’Arche de Zoé le samedi 22 décembre à 14h à la place de la République à Lille. – Organisation de la défense judiciaire d’Armand pour que justice lui soit rendue.

Voir des magistrats et des avocats français gazés au lacrymogènes par la police à Carpentras, ville où à plusieurs reprises des cimetières juifs ont été souillés, montrent que laisser faire parce que c’est des étrangers, des sans papiers, c’est préparer sans le savoir son propre tour dans la marche forcenée d’un régime né du ralliement de l’électorat lepéniste dont la VRAIE RUPTURE EST D’AVEC LES VALEURS QUI ONT FAIT DE CE PAYS LA REPUBLIQUE BERCEAU DES DROITS DE L’HOMME. Le CSP59 est fier de son rôle indéniable de résistance à toute épreuve contre les projets de mise à mort de la REPUBLIQUE.

Lille, le 17/12/07


    

Edité par guillaume - 18 Dec 2007 à 13:32
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Dec 2007 à 13:36
communiqué de l'UN CGT Cegelec : CSP 59


L’Union Nationale des syndicats CGT de Cegelec apporte toute sa
solidarité et son soutien à Armand Nwatschock, membre de la commission
juridique du CSP59 et militant reconnu pour la cause des sans-papiers,
ainsi qu’à sa famille et ses proches. Nous apportons aussi toute notre solidarité à l’ensemble des sans papiers en lutte pour les papiers, contre l’exclusion, les expulsions,les discriminations, le racisme et la xénophobie. Nous apportons aussi notre soutien à Roland Diagne, lui aussi victime des rumeurs et des manipulations fomentées par un appareil « hortefien et sarkozien », chargé de haine et d’idéologie rétrograde.
Il est clair que le gouvernement des multinationales a décidé de mettre en place un état policier, basé sur la haine, le racisme, la xénophobie, la délation et l’individualisation. Ainsi tout « est bon » pour manipuler les esprits, pour semer le doute, pour créer les conditions qui amènent à cette répression tous azimuts.
Tout ceci ressemble étrangement aux conditions politiques des années trente, quand l’état frappait impunément, dans un pays en proie au réformisme, à la collaboration de classe et à la division syndicale et politique, ceux qui tentaient de s’opposer à sa politique réactionnaire.
Nous connaissons la suite, les ligues fascistes, l’unité dans les grèves ouvrières victorieuses de 36 suivies d’une guerre atroce où les troupes « coloniales » sont venues en force pour délivrer le sol de France du joug nazi et où les FTP MOI rassemblant 83 nationalités ont résisté dans la douleur à cet occupant raciste et violent.. Aujourd’hui, emprunt au « peoplisme » politique, le gouvernement des multinationales agit sans complexe pour détruire les droits fondamentaux du peuple et les droits sociaux gagnés de hautes luttes.
Les sans papiers ont ce droit d’obtenir des papiers pour vivre
dignement, et Armand Nwatschock fait parti de ces militants qui œuvrent à faire respecter ce droit, sans en tirer, nous en sommes sûrs, aucun profit, aucun bénéfice.
Aujourd’hui, la police du gouvernement des multinationales s’emploie à créer la psychose et l’intimidation, elle agit, non pas comme protecteur des citoyens, mais comme une milice qui veut mettre au pas les citoyens.
Pas une journée ne se passe sans qu’il n’y ait une répression violente contre des grévistes, des étudiants, des militants associatifs, syndicalistes ou progressistes et bien sûr contre les sans-papiers et les réfugiés.
Pas une journée se passe sans qu’il n’y ait un mort suite à un accident du travail, mais là l’impunité patronale est protégée et trop d’enquêtes sont bafouées et classées sans suite. Mais aujourd’hui, les « bonnes sans papières », travailleuses de l’ombre des beaux quartiers bourgeois sont miraculeusement régularisées (tant mieux) : la peur du scandale ?(et à ce prix là Monsieur, il faut garder cette marchandise rare Monsieur !)
Nous réitérons toute notre solidarité aux sans-papiers, à ceux qui les soutiennent dans leurs démarches et dans leur lutte dure mais héroïque face à un gouvernement policier des multinationales.
La solidarité est une arme.
L’Union Nationale des syndicats CGT de Cegelec et Filiales.


Voilà la CGT que j'aime!!!!
    
    

Edité par guillaume - 18 Dec 2007 à 13:37
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Dec 2007 à 13:39
COMMUNIQUE DU SYNDICAT CGT RENAULT DOUAI: CSP59


Le syndicat CGT Renault Douai condamne avec la plus grande fermeté la machination ourdie contre nos camarades Armand Nwatsock et Roland Diagne par le pouvoir sarkozyste, visant à décrédibiliser le légitime combat des bénévoles oeuvrant à la régularisation de nos camarades sans papier.

Cette cabale fait suite à celle formentée contre notre camarade Gérard Six, pour avoir avec notre syndicat apporté un soutien sans faille aux initiatives organisées par le CSP59.

Sarkozy et Hortefeu restent fidèles aux attentes des électeurs du Front National, ils entendent ainsi accroître le capital sympathie des électeurs du F.N, quitte à bafouer les fondements et les valeurs de la république.
Le syndicat CGT Renault Douai appelle l’ensemble des démocrates à se mobiliser et à soutenir le CSP59.

Cuincy le 18 décembre 2007


Encore la CGT que j'aime!!!

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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jan 2008 à 12:27
Un excellent texte de Danielle Bleitrach, pour ceux d'entre nous qui ne seraient pas convaincu du fait que la lutte des sans papiers pour leur régularisation est une lutte de classe.

A ne pas manquer, le film de Ken Loach "It's a free world".

2008 janvier
La commission Attali proposerait de relancer l’immigration comme facteur de croissance. Les métiers de l’hôtellerie et du bâtiment connaîtraient des tensions faute de main d’oeuvre nous expliquent le Figaro et Challenge. Le vrai problème est politique: comment oser dire à la clientèle de Sarkozy, à l’extrême-droite ralliée, à ceux qui se sont jetés dans ce vote par peur de ces fainéants “qui viennent manger notre pain, bénéficier de nos lois sociales”, que de fait l’économie française a besoin de cette immigration, que sans elle bien des secteurs essentiels ne pourraient pas fonctionner ?
Comment également faire comprendre à la Gauche, aux dirigeants et militants communistes qu’ils sont face à un prolétariat et qu’ils n’ont ni à jouer les belles âmes, ni “les républicains” épris de sécuritaire mais bien à se battre contre l’exploitation de ce prolétariat, que c’est à ce prix que se réalise l’unité d’une classe que l’on divise? A ce moment-là, la position d’un Badiou exigeant que l’on honore l’ouvrier étranger n’apparaît plus seulement comme l’impossible d’une conscience philosophique communiste mais bien un renversement communiste, un fil tiré pour comprendre la mondialisation. Et là un film, celui de ken loach peut nous aider à renverser notre perspective: passer de la peur des classes laborieuses donc dangereuses, de la peur de l’étranger, et même de la philanthropie charitable à la lutte des classes dans une mondialisation où le sud est désormais dans le nord.

La commission Attali propose de relancer l’immigration, Facteur de développement de la population
Le Figaro révèle jeudi 10 janvier deux points avancés par la Commission Attali pour relancer la croissance..
Challenge reprend l’information et explique que le rapport préconiserait, d’une part, de relancer l’immigration, et d’autre part, de supprimer progressivement les départements.
La commission recommanderait d’ouvrir la délivrance de visas pour les métiers du BTP et de l’hôtellerie, qui connaissent des tensions. Le recours à l’immigration serait justifié par la nécessité de “faire face à un marché du travail en tension” et par le fait que “l’immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de création de richesse, donc de croissance”.
Après avoir justifié les pires lois répressives, la traque des enfants, voici que la presse aux ordres redécouvre même une étude de la division de la population des Nations unies publiée en mars 2007 et qui a montré que l’Union européenne aurait, dans les cinquante ans à venir, besoin de 700 millions d’immigrés pour compenser le vieillissement de sa population. La France, selon ces projections, devrait accueillir 94 millions d’immigrés, soit une fois et demie sa population.
La division «populations» des Nations unies a donc rompu avec un discours dogmatique sur la fermeture des frontières et sur l’immigration zéro, dominant en France depuis le milieu des années 70. «Pour la main-d’oeuvre des vingt-cinq années à venir, la seule solution pour combler les manques dus au vieillissement c’est l’immigration». Une solution à court terme qui soulève des objections. Dans les pays d’accueil d’abord, car, malgré les goulots d’étranglement, les taux de chômage restent importants. Et dans les pays de départ, car elle implique une ponction des plus diplômés. Quant aux profils recherchés par les pays d’accueil, ils ne correspondent pas à ceux des nationaux au chômage. Dans la plupart des cas, ces emplois sont trop ou trop peu qualifiés. «A court terme, les pays d’accueil tout comme les migrants y trouvent leur compte, pense-t-on mais il faudrait que les immigrés aient la possibilité d’aller et venir. Car, plus les frontières sont fermées, plus on les sédentarise.»
Pourtant malgré la pression patronale en faveur de l’appel à l’immigration pour certains secteurs, il y a toute chance pour que se poursuive et s’amplifie la politique répressive, les quotas d’arrestation de clandestin. Serait-ce parce que l’on ne veut pas des bidonvilles des années soixante? Ils sont déjà là !…
Il y a une autre hypothèse beaucoup plus sordide: l’appel à l’immigration a besoin de s’exercer dans un contexte de violence qui assure une main d’oeuvre taillable et corvéable sans limite. La traque, la violence contre l’immigré, le maintien en clandestinité est une des conditions de la “flexibilité” du marché du travail.

On ne pourrait pas accueillir toute la misère du monde ? C’est bien autre chose: l’immigration est le résultat du pillage du Tiers monde, du soutien à des dictatures, des guerres autour des ressources, mais c’est aussi la pression sur le travail, la recherche de flexibilité…
Il s’agit d’une entente entre le patronat et les politiques…
Le patronat, les mafias veulent cette main d’oeuvre mais il s’agit de l’apeurer, de la rendre docile…

C’est de cela dont nous parle Ken Loach
Le film de Ken Loach: “It’s a free world”: interview de l’auteur
C’est un monde libre ? Qu’est ce que la liberté? Une question philosophique ? Très compliqué mais ce qui est sur c’est que cela n’a rien à voir avec le marché… dans ce monde libre, la liberté du libre renard dans le libre poulailler il ne s’agit pas de jouer le jeu mais de le changer.
www.commeaucinema.com/interview=le-monde-selon-ken-loach,102072.html -

Conclusion
En voyant ce film je n’ai cessé de penser à Brecht, à la mère courage et à bien d’autres pièces. Angie n’est pas tout à fait ce personnage de cantinière issu de la guerre de trente ans, qui pour nourrir ses enfants traîne sa roulotte derrière les armées et déclare que la guerre est bonne pour les affaires. Ses enfants en mourront, pour Brecht il s’agissait de la mère Allemagne choissant le beurre et les canons, le nazisme comme réponse à sa misère.
Angie est une femme d’aujourd’hui, plus instable, plus “libérée”, qui sait jouer “avec malice” de ses atouts, mais elle est aussi dans une guerre, la mondialisation comme une guerre civile contre le tiers monde que l’on prive de ses ressources et de ses travailleurs les plus qualifiés, une guerre civile entre les pauvres que l’on tente de provoquer pour mieux les exploiter, un patronat mafieux…
Il y a une sorte de crescendo dans la violence qui culmine quand Angie et son fils regardent un film de guerre en attendant la livraison de la pizza. L’enfant est enlevé par les travailleurs immigrés qui réclament le paiement de leur salaire, Angie est attachée par des hommes encagoulés, on s’attend au pire. Paradoxalement les hommes ne sont pas violents, ils expliquent à Angie la mort de leur enfant sur un tracteur, les conditions terribles, ils réclament simplement leur dû, en ouvrant le dialogue… Comme la violence est à la télé, dans le film regardé par la mère et l’enfant, comme elle est dans les conditions de travail, de logement d’un patronat mafieux, elle est dans le système, mais elle est suspendue entre les ouvriers, les tentatives de dialogue sont nombreuses malgré les langues étrangères, on raconte, on se raconte…
Ce film nous fait avancer parce qu’il ne parle pas des “sans papiers” comme nous avons coutume de le faire, il parle de l’exploitation capitaliste, il décrit un système face auquel la seule réponse est le communisme. Il ne suffit pas d’être anti-capitaliste, il faut être communiste parce que nous n’avons pas les moyens d’être simplement anti-capitaliste, le système nous dévorera un par un comme Angie, parce qu’il faut bien vivre et s’en sortir comme sur le radeau de la méduse par cannibalisme. Le seul terrain non piègé est le communisme. Affirmer la nécessité du communisme, retrouver le “prolétaire de tous les pays”, ce n’est pas attendre le soir du grand soir pour agir, c’est donner à l’action quotidienne un sens.
C’est d’ailleurs pourquoi je refuse désormais non seulement de voter pour la gauche ou pour l’anti-libéralisme et même pour l’anti-capitalisme, c’est-à-dire aller mener une compétition inégale dans un terrain totalement miné et où en fait on est seul devant des règles du jeu destructrices des êtres humains comme de l’environnement. Il ne me reste plus qu’à tenter de reconstruire des collectifs qui ont le seul but auquel le système est irréductible : le communisme, justice et paix, tendresse entre les êtres humains parce qu’Angie dans son obsession ne perd pas seulement son ancrage de classe mais l’amour et l’amitié. Il reste encore dans la scène finale cet échange de regards entre deux femmes, l’une payant l’autre en lui parlant du logo de l’entreprise de marchand d’homme” un arc enciel” qui peut-être lui portera bonheur… et Angie lui demande son nom, il y a cette rencontre sans laquelle l’individu est détruit, meurt de solitude dans la foule, un regard, une parole…
Danielle Bleitrach


source: http://socio13.wordpress.com:80/2008/01/10/immigration-une-commission-un-cineaste-revoir-peut-etre-notre-conception-du-probleme/
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 11:40

Un collectif… pour les expulsions

Ancien du FN, du MNR, d’Unité radicale et désormais à la tête du Bloc identitaire, Fabrice Robert, la trentaine bien tassée, n’a toujours pas fait le deuil d’une pensée adolescente que résuma à merveille la production de son groupe, Fraction Hexagone. Mais peut-être se dit-il qu’après la condamnation de Philippe Vardon, le patron de Jeunesse identitaire, pour « reconstitution de ligue dissoute », mieux vaut se contenter de cet outil qu’est le Net. Et de l’agit même pas propre de ces groupuscules servant aux sans-abri de la soupe au cochon… Si, chez le très jeune enfant, l’imitation est à la fois outil de communication et de découverte du monde, à l’ultradroite elle est une dégénérescence qui l’enferme. Ainsi, pour faire face au Réseau Éducation sans frontières, Fabrice Robert, dans son mimétisme nauséabond, vient de mettre en place le collectif « Expulsion sans frontières ». Le slogan ? « Ils sont entrés malgré nous ? Ils partiront ! Grâce à nous, grâce à vous ! » Pas encore de numéro vert pour dénoncer la présence dans son immeuble de sans-papiers, mais, sur le site, quelques photos, dont celle d’une directrice d’école, les yeux barrés de noir, avec ce commentaire : « La mafia te dit merci » pour avoir empêché l’expulsion d’un minot. Et de faire la promotion, somme toute assez étonnante pour le patron d’une organisation dont les pontes cumulent les condamnations, de cette loi qui dit qu’il est illégal d’empêcher une expulsion en promettant de s’opposer aux actions des militants de RESF. Fabrice Robert espérerait-il là une amnistie pour « services rendus à la nation » ?

Sébastien Homer

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 19:04
Excellent film comme(presque) toujours avec Ken Loach...tout est dit et avec quelle finesse, quelle vérité ! C'est concret, réaliste, terrible.
Foncez le voir !
A ne pas manquer, le film de Ken Loach "It's a free world". comme dit justement Guillaume.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jan 2008 à 10:19

Xénophobie d’État

Par Olivier Le Cour Grandmaison, université d’Évry-Val d’Essonne (*).

Plus de 25 000 expulsions pour l’année 2008 ! Tel est donc l’objectif vaillamment fixé par le diaphane premier ministre à Brice Hortefeux. Une fois encore, pour des motifs électoralistes liés à la préparation des municipales, « l’éloignement des étrangers en situation irrégulière », comme on dit de façon délicatement euphémisée, est conçu comme une priorité nationale. Dressons donc un premier bilan de la politique menée en ce domaine. L’énumération qui suit n’a pas la prétention d’être exhaustive - hélas, elle peut être aisément complétée par de trop nombreux exemples. 5 juin 2007. Une Camerounaise de neuf ans est maintenue au centre de rétention de Lyon-Saint-Exupéry avec son père en voie d’expulsion. 19 juin. Mme Thérèse Kopia, centrafricaine de soixante-huit ans, mère de six filles résidant en France de façon régulière, certaines y ont acquis la nationalité, d’autres disposent de titre de séjour, grand-mère de dix-neuf petits-enfants français, est arrêtée au domicile de l’une d’elles, alors qu’elle prend un bain, et immédiatement placée en rétention.

Le lendemain, elle est emmenée à Roissy à des fins d’expulsion. Gardée à vue pendant deux jours, en raison de son refus d’embarquer, elle comparaît libre le 19 juillet devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Le parquet requiert une peine de quatre mois de prison avec sursis et une interdiction de résider sur le territoire français.

21 septembre. Pour échapper à un contrôle de police, Chulan Zhang Liu, chinoise sans papiers résidant boulevard de la Villette à Paris, décède après s’être défenestrée ; c’est le cinquième cas en deux mois. 29 septembre. Deux enfants de cinq et trois ans scolarisés dans une école maternelle de Digoin, en Saône-et-Loire, sont privés de cantine au motif que leur mère, ressortissante de la République démocratique du Congo en situation irrégulière, a été placée en centre de rétention pour être renvoyée dans son pays alors qu’elle est enceinte de huit mois. Pour se justifier, le maire UMP affirme : « Contrairement à la scolarisation, l’accueil à la cantine n’est pas une obligation. » Nouvelle politique justifiant des pratiques inédites ? Non, continuité des orientations mises en oeuvre par l’ancien ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui, élu président de la République, délègue à d’autres le soin de les appliquer et d’accroître leur sévérité si besoin est.

Ces quelques exemples révèlent plusieurs éléments essentiels. Systématiquement rabattu sur la figure plus inquiétante encore du « clandestin », l’étranger est désormais devenu de façon officielle l’incarnation de dangers multiples qu’il faut conjurer au plus vite par la réunion de moyens matériels, financiers et policiers exceptionnels.

En dépit d’évolutions inscrites dans la longue durée, comment qualifier cette situation marquée par une inflexion substantielle qui fait du renvoi forcé des étrangers en situation irrégulière l’une des priorités nationales, assumée et exécutée par un ministère ad hoc dont la fonction est aussi de défendre une identité nationale « menacée », entre autres, par ces « flux migratoires », dit-on ? À quel type de pratiques et de discours ressortissent celles et ceux qui viennent de retenir notre attention ? De quoi sommes-nous aujourd’hui les témoins ? De l’avènement d’une xénophobie d’État qui ne cesse de mettre en scène, et en discours, la peur de l’étranger contre lequel des dispositions exorbitantes du droit commun doivent être arrêtées, puis mises en oeuvre par des pouvoirs publics mobilisés comme jamais pour combattre les dangers annoncés. Politique de la peur et de la stigmatisation donc qui ne peut que valider, encourager et contribuer au développement des sentiments xénophobes déjà présents chez une partie de la population. Et au terme de ce processus, sans terme véritable, ceux-là mêmes qui spéculent ainsi sur le rejet de l’autre prétendront agir conformément aux craintes de l’opinion publique et pour défendre les Français dont ils se disent à l’écoute. Triomphe de la démagogie érigée en principe pour mieux conquérir le pouvoir et le conserver. Double politique de la peur en fait ; il ne s’agit pas seulement de la susciter et de l’entretenir chez les nationaux mais d’en faire aussi un instrument tourné cette fois contre les étrangers, à qui il faut faire peur et rendre la vie aussi pénible et précaire que possible pour mieux « endiguer les flux migratoires. » De là la multiplication des contrôles policiers effectués en des lieux et à des heures choisis, des visites domiciliaires et des expulsions auxquels s’ajoutent des réformes incessantes et toujours plus restrictives qui créent une instabilité juridique structurelle pour les personnes concernées.

De là aussi la violation grave et répétée d’une convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et de dispositions législatives qui précisent que« l’étranger mineur ne peut pas faire l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière (article L. 511-4, Ceseda) ». Selon les services de la Cimade, environ 400 enfants auraient été placés en centre de rétention au cours de l’année 2005.

En ces matières, les forces de police, couvertes parce qu’encouragées par leur autorité de tutelle et par le pouvoir politique dans son ensemble, méconnaissent ainsi, depuis longtemps déjà, un traité international, pourtant ratifié par la France, et des dispositions juridiques nationales votées par le Parlement comme le constatait M. Alvaro Gil-Robles, commissaire européen aux Droits de l’homme, dans son rapport officiel publié en janvier 2006. Ces différents faits et pratiques révèlent ceci : les principes républicains, invoqués de façon solennelle par les uns et les autres, couvrent leur violation légitimée par les impératifs de la sécurité et de la mise en scène démagogique des résultats, lesquels permettent au président de la République et à Brice Hortefeux de faire croire qu’ils disent ce qu’ils font et qu’ils font ce qu’ils disent, alors qu’ils sont à l’origine de pratiques illégales dont certaines ont été jugées telles par le Conseil d’État et par le commissaire européen précité ! De cette situation, le chef de l’État et tous les membres du Conseil des ministres sont responsables et coupables, de même les personnalités dites de gauche qui, par leur seule présence au gouvernement, cautionnent cette politique.

À défaut d’avoir pu empêcher l’adoption des nouvelles mesures scélérates contenues dans la loi relative à « la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile » votée le 23 octobre 2007, tous ceux qui les condamnent doivent refuser de les appliquer et rendre publics leurs effets dramatiques.

(*) Membre de l’observatoire de l’institionnalisation de la xénophobie. Dernier ouvrage paru. Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Fayard, 2005.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Feb 2008 à 11:33

Les fonctionnaires de l’Isère contre la chasse aux immigrés

Plusieurs syndicats appellent les salariés de la préfecture à entrer en résistance contre les arrestations de sans-papiers.

C’est à la suite de plusieurs interpellations « pièges » en préfecture à l’encontre de sans-papiers, en particulier alors qu’une personne du Réseau éducation sans frontières accompagnait l’un d’eux, que les fonctionnaires de divers services de l’État de l’Isère ont décidé d’informer, hier, leurs collègues de la préfecture sur leur possibilité de résistance à la politique du chiffre mise en place par le gouvernement.

Syndicalistes à la CGT, à SUD ou au SNU-FSU, ils venaient des directions départementales des affaires sanitaires et sociales, du travail, de l’emploi, des impôts, du conseil général et de l’ANPE. Tous ces services publics sont de plus en plus pressés de participer à la chasse à l’immigré « clandestin », en le signalant en préfecture, voire en soumettant directement les photocopies des dossiers à l’agrément préfectoral. Ce qui explique que la colère de ces fonctionnaires dont ce n’est pas le métier soit plus exacerbée que les réticences des agents directement aux ordres du pouvoir préfectoral.

Hier matin, la distribution de tracts, devant la préfecture de l’Isère, ne manquait pas de piment. Patrick Sinsard, syndicaliste CGT à la DDASS, en fait le bilan : « Il y a des agents qui ont affirmé se poser les mêmes interrogations que nous, alors que d’autres étaient complètement fermés, voire hostiles. Nous avons vraiment senti que nous n’étions pas les seuls à nous poser des questions, même si, en préfecture, cplus difficile qu’ailleurs. Pour certains, c’était presque un soulagement. Mais, il ne faut pas se faire d’illusion, ils sont isolés, peu organisés syndicalement, ils n’ont aucun débat sur l’éthique professionnelle, comme nous essayons de l’entretenir dans nos différents services. Mais, quand en préfecture, ils en arrivent à piéger des gens dans leurs propres murs, ils ont beau être chargés de faire respecter la réglementation, il y a des choses moralement inadmissibles. Ils ne peuvent pas ignorer les conséquences sur les gens, sur les familles, ce qu’est un centre de rétention, ce que signifie les expulsions… »

De là à les appeler à la désobéissance, il y a un pas que les syndicalistes ne franchissent pas encore. « Nous voulons leur faire savoir que nous partageons leurs questions, que s’ils ont des velléités de résister, nous proposons de constituer un réseau, d’y réfléchir ensemble. Il y a la désobéissance pure, mais avant, il est possible de faire de la résistance passive, d’échanger des informations. Après, tout dépend de la façon dont se développe le rapport de force. » Il n’empêche que la police a voulu relever les identités des distributeurs de tracts, « ce qu’elle n’a jamais fait quand nous sommes intervenus sur le pouvoir d’achat ».

Émilie Rive

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  Citer EtienneB Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Feb 2008 à 12:04
Bonjour à vous.
J'habite à Calais et comme vous le savez surement de nombreux sans-papiers y sont présents. Et quand je les ai vus cet hiver entassés autour d'un feu pour se réchauffer, je pense qu'il faudrait se battre pour leur régulation systématique, et qu'il faut d'abord penser à l'Homme plutôt qu'à la fonction dans la société.
"Front National, Bloc identitaire, Fraction hexagone..." ces mots me font gerber.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Feb 2008 à 13:42

François Fillon en veut de plus en plus. Les rafles comme celle qui vient d’avoir lieu dans un foyer de travailleurs du 13e arrondissement à Paris vont se poursuivre de plus belle, c’est ce que vient d’annoncer le premier ministre, François Fillon. « On s’était fixé un objectif de 25 000 reconduites à la frontière en 2007. On est à 24 000. L’objectif est de 26 000 pour 2008 », dit-il en précisant : « La ligne, c’est d’abord la lutte sans merci contre l’immigration clandestine. » Le président de la Ligue des droits de l’homme, Jean-Pierre Dubois, a aussitôt réagi : « Si les mots ont un sens, ça veut dire "nous allons mener une guerre sans merci contre les sans-papiers". Bientôt, on en viendra à un point où ils seront moins protégés que les criminels en état d’arrestation, ça devient du bétail humain. »

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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Feb 2008 à 15:07
d'abord penser à l'Homme plutôt qu'à la fonction dans la société.
tu es raison mais....lorsqu'on accueille un immigrés il faut du boulot et un logement sinon on devient des traficants d'êtres humains non ?
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Feb 2008 à 17:35
EtienneB me corrigera peut être, mais j'ai compris que Calais était un lieux de transit pour l'immigration vers la Grande-Bretagne. Je pense donc qu'il faut dans cette région (et avec des moyens européens) établir des structures d'accueil dignent avec les services nécessaires. La première des choses accorder l'égalité des droits citoyens (des papiers), s'est par ce moyen que l'on combattra le travail clandestin et son usage par le patronnat qui les utilisent en compétition avec les travailleurs locaux.
Même droits pour tous s'est la solution.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2008 à 13:45
Ils ne sont pas exactement dans le sujet, mais ces quelques extraits tirés d'un document de 1991 me semblent excellents pour énerver la bête...Wink
 
« (…)

La France peut-elle continuer à accueillir de nouveaux immigrés ? Non

(…)

N’y a-t-il pas des abus dans l’utilisation de la loi française qui permet le regroupement familial ? Si, il faut les supprimer

(…)

L’existence d’une nombreuse population immigrée dans une même ville ne conduit-elle pas à des déséquilibres dans l’utilisation des ressources communales qui mécontentent d’autres couches de la population ? Si, et il faut y remédier.

(…)

Drogue, violence, délinquance : faut-il fermer les yeux quand des immigrés sont dans le coup pour ne pas être traité de raciste ?

Non, absolument pas.

(…) »



Edité par babeuf - 21 Feb 2008 à 13:49
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2008 à 18:16
d'un document de 1991
de qui ?
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