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Energie nucléaire : que faire ?

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Energie nucléaire : que faire ?
    Envoyé : 01 Oct 2007 à 14:10
Un petit texte pour lancer le topique.
 
Bienvenue à nos amis Sortir du nucléiaire, fondation Hulot et autres Greenpeace !!

En France, 78% de l'électricité est d'origine nucléaire. C'est l'une des plus compétitives d'Europe."


Grâce à son parc de 58 réacteurs, la France atteint un taux d'indépendance énergétique proche de 50%, lui garantissant une grande stabilité d'approvisionnement.


Le nucléaire est une énergie qui n'émet pas de gaz à effet de serre. Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique, phénomène désormais bien compris des scientifiques, et défini comme inéluctable, il apparaît indispensable d'utiliser des modes de production d'énergie qui n'agissent pas sur ce réchauffement, afin de ne pas l'aggraver encore. Le nucléaire a sans aucun doute, aux côtés d'autres énergies, comme les énergies renouvelables, un rôle important à jouer pour contribuer à préserver l'environnement.


Si l'industrie nucléaire produit des déchets, dangereux en raison des rayonnements qu'ils émettent, ce problème, qu'il faut gérer, ne constitue pas pour autant une difficulté insurmontable et un danger inéluctable, à la différence du changement climatique. Les déchets produits occupent un faible volume et peuvent être gérés de manière sûre. 90% des déchets radioactifs produits en France disposent d'ores et déjà d'un mode de gestion industriel. Les recherches en cours ont pour objectif d'éclairer les choix sur le mode de gestion futur des déchets à vie longue, qui représentent 10% de la production annuelle des déchets radioactifs.


"Du point de vue de la sécurité d'approvisionnement et de l'indépendance énergétique"


la France assure 78% de sa production d'électricité, ce qui lui permet d'atteindre un taux d'indépendance énergétique voisin de 50%. La France n'est donc plus obligée d'importer des quantités massives de combustibles fossiles pour produire son électricité. Le nucléaire ne connaît pas les mêmes contraintes que le pétrole ou le gaz.
 
• Ses réserves sont plus importantes (250 années de consommation en réserve avec les systèmes utilisés actuellement et plusieurs milliers d'années avec les réacteurs de quatrième génération, surgénérateurs), et leur disponibilité n'est pas soumise aux mêmes aléas géopolitiques.
 
• L'uranium se situe en effet dans des régions du monde très diversifiées : Canada, Afrique, Australie, Asie centrale. En outre, le groupe français  est associé à la propriété et à l'exploitation d'importants gisements d'uranium dans ces régions.       
 
• Le prix de l'uranium, peu élevé, n'intervient que pour environ 5% dans le coût total de production du KWH électrique (contrairement aux combustibles fossiles qui représentent de 50 à 70% de coût). Le coût de production de l'électricité nucléaire est donc très stable.

"Du point de vue de l'environnement"


Depuis 1970, en France, 50% des émissions de CO2 ont été évitées grâce au recours à l'énergie nucléaire. Le nucléaire permet d'éviter chaque année l'émission de 700 millions de tonnes de CO2 ( émissions égales à celles que produiraient 200 millions de voitures) en Europe de l'ouest, dont 360 millions en France. Un Français émet en en moyenne 1,8 fois moins de CO2 qu'un Allemand et 2,9 moins qu'un Américain. En France, la production d'électricité, à 78% nucléaire et à 14% d'origine renouvelable (essentiellement hydraulique), n'est ainsi à l'origine que de 10% des émissions nationales de gaz à effet de serre, contre 40% au niveau mondial. Concernant la question des déchets nucléaires, près de 90% de ceux produits en France disposent d'ores et déjà d'une solution industrielle fiable et sûre. Ils sont stockés en surface dans deux centres de stockage gérés par l'Andra, dans la Manche et dans l'Aube. Pour les 10% restants, le CEA, aux côtés d'autres organismes et institutions, est pleinement engagé dans un processus de recherche, encadré par la loi du 30 décembre 1991 : il étudie et développe des solutions techniques, efficaces et sûres pour la gestion des déchets radioactifs : réduire leur quantité et leur nocivité, les conditionner, les entreposer ou les stocker en profondeur. Ces solutions existent, mais il importe de les amener à un niveau de maturité scientifique et technique suffisant, tout en intégrant le volet économique, pour offrir le choix de modes de gestion des déchets le plus complet. En 2006, un débat aura lieu au parlement pour décider, au vu des résultats de recherche obtenus, quelle solution définitive doit être adoptée.


"Du point de vue économique"


L'électricité produite en France est actuellement l'une des plus compétitives d'Europe. Pour un fonctionnement en base, le nucléaire, avec un coût de production de 28,4 euros par mégawattheure TTC, apparaît plus compétitif que le gaz (35 euros/MWh TTC) et le charbon (32 à 33,7 euros/MWh TTC). (source : étude publiée fin 2003 par la DGEMP)


Ces résultats intègrent la totalité des coûts présents et futurs pour la filière nucléaire, c'est-à-dire la recherche-développement, le traitement des combustibles usés, le démantèlement des installations et la gestion des déchets.


"Le contexte énergétique"


Le contexte énergétique requiert aujourd'hui des adaptations indispensables aux nouvelles réalités socio-économiques internationales. La croissance de la population mondiale qui doit passer de 6 milliards, en ce début de siècle, à près de 8 milliards d'individus dans les années 2020, pèsera fortement sur la demande mondiale en énergie et en électricité. Cette croissance sera surtout marquée dans les pays émergents (Chine, Inde...) dans lesquels la population se regroupe dans des grandes villes. Il faudra donc recourir à des moyens de production d'électricité très concentrés.


Au cours du XXIe siècle devrait s'opérer un rééquilibrage des énergies dans le monde sous l'effet combiné de la baisse attendue des réserves en hydrocarbures, du besoin de tous à pouvoir accéder à une énergie économique - garantie du développement - et de l'attention croissante portée à la protection de l'environnement. L'énergie nucléaire devrait trouver sa place dans ce rééquilibrage: son combustible (l'uranium) ne connaît pas les mêmes contraintes que le pétrole ou le gaz. Ses réserves sont plus importantes et leur disponibilité n'est pas soumise aux mêmes aléas géopolitiques. Elle ne contribue pas au réchauffement climatique comme le charbon, le pétrole et le gaz, qui sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les déchets qu'elle produit sont gérés avec les meilleures technologies disponibles aujourd'hui et des solutions techniques existent pour compléter le dispositif actuel, dont la mise en oeuvre pourra être décidée dans les toutes prochaines années.


Les recherches menées au CEA sur de nouveaux concepts de réacteurs devraient permettre de proposer une énergie nucléaire encore plus compétitive économiquement, plus sûre, produisant moins de déchets radioactifs et répondant à d'autres besoins que la fourniture d'électricité.

http://www.cea.fr/jeunes/themes/l_energie_nucleaire/questions_sur_le_nucleaire




Edité par Fidelista - 02 Oct 2007 à 19:10
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2007 à 15:56
BRAVO!
un argumentaire pertinent que je vais imprimer pour le diffuser à quelques copains verdâtres.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Oct 2007 à 19:41
Message posté par Ares

BRAVO!
un argumentaire pertinent que je vais imprimer pour le diffuser à quelques copains verdâtres.
 
Pure connerie : La chaine de l'énergie nucléaire est une chaine pourrie car elle ne respecte pas l'ensemble des contraintes logiques : Extraction, production, destruction des déchets.
 
On ne sait que faire des restes à par des bombes, ou les expédier dans les pays du tiers monde, ou stocker les saloperies chez nous en imaginant que la science trouvera bien une solution pour les générations futures.
 
Encore une obligation imposé par les lobbies industriels. Si l'argent destiné au développement de super-phénix avait été utilisé pour développer une énergie propre, sans avoir pour but un bénéfice rapide, nous n'en serions plus la.
 
Et l'argument qui tue :
 
Savez vous quel sera le monument du 20eme siècle qui survivra plus longtemps que les pyramides d'Egypte ?
 
Le cercueil de Tchernobyl.


Edité par Fidelista - 12 Oct 2007 à 19:42
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  Citer CIoud Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Oct 2007 à 23:49
Tchernobyl est une erreur,le nucleaire n'est pas plus dangereux que les autres énergie du moment qu'il est bien reglementé.(par contre quand il y à un probleme ca fait mal...)
 
Le probleme du nucléaire comme l'a dit fidelista c'est que ces dechets sont difficilement recyclable et il ne peut donc, à mon gout , être considerer comme une énergie durable.Il peut remplacer le charbon et le gaz pour limiter les émissions de CO2 mais cela ne peut être définitif car ces dechets nous apporterons obligatoirement des problèmes dans un futur plus ou moins proche.
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2007 à 12:46
On pourra faire confiance - concernant le sujet brûlant du nucléaire - à la science quand elle ne sera plus envahie par des intérêts de classe.

Edité par KGB Shpion - 13 Oct 2007 à 12:47
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2007 à 11:48
La terre se vide de son pétrole: la seule alternative pour les pays dont l'indépendance et la survie dépendent du développement économique, c'est le nucléaire.
Je me félicite que la corée du nord, l'iran se soient dotés de cette énergie alternative.
sa dangerosité ne lui est pas essencielle: elle diminuera avec le progrès scientifique.

L'énergie nucléaire est propre, c'est déjà ça.
en ce qui concerne les déchets, envoyons les dans l'espace et basta.
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2007 à 12:07
guillaume
 
La terre se vide de son pétrole: la seule alternative pour les pays dont l'indépendance et la survie dépendent du développement économique, c'est le nucléaire.
 
Non, ça c'est le discours du lobby du nucléaire.

L'énergie nucléaire est propre, c'est déjà ça.
 
Encore non, on ne sait que faire des déchets hautement toxiques durant des centaines d'années.

en ce qui concerne les déchets, envoyons les dans l'espace et basta
 
Effectivement, des propulseurs à voiles solaires en direction du soleil, mais la encore, la chaine de retraitement génère énormément de profits, pour qu'au bout du compte, tout ça se retrouvent balançé à gauche et à droite.
 
Quoiqu'il en soit, le débat sur le bien fondé de l'énergie nucléaire est obsolète, puisqu'ils nous ont imposé cette voie. Et maintenant, on en fait quoi ?


Edité par Fidelista - 14 Oct 2007 à 12:10
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2007 à 12:10
CIoud
 
le nucleaire n'est pas plus dangereux que les autres énergie du moment qu'il est bien reglementé.
 
Ce n'est pas la réglementation qui pose problème, mais la maitrise des processus extrèmement sophistiqués, et encore actuellement, il existe des niveaux critiques de non-retour à la normale ou l'accident majeur est inévitable.
Alors vous je sais pas, mais vu le nombre de "pétards" atomiques disséminés, j'ai bien les jetons.


Edité par Fidelista - 14 Oct 2007 à 12:11
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 13:14
Guiillaume
 
La terre se vide de son pétrole: la seule alternative pour les pays dont l'indépendance et la survie dépendent du développement économique, c'est le nucléaire.

Fidelista
Non, ça c'est le discours du lobby du nucléaire.

J'ai trouvé une opinion mesurée, "centriste"...Wink
 
A quelle échéance ?

            La transition aboutissant à inverser les parts respectives des énergies d'origine fossile et de celles d'origine non fossile dans la consommation sera de longue durée. Même si elle est amorcée dès à présent elle ne s'achèvera qu'au delà de 2100. Le nucléaire et les renouvelables qui représentent les alternatives possibles ne constituent aujourd'hui qu'une fraction encore faible du total de la fourniture d'énergie primaire, de l'ordre de 15 %. Il est peu probable, compte tenu de l'inertie des systèmes énergétiques, qu'à l'horizon des 15 à 25 prochaines années cette part puisse augmenter de façon très importante et rapide. D'autant que ces solutions alternatives posent des problèmes sur le plan de la rentabilité économique, du caractère parfois intermittent de la fourniture d'énergie (renouvelables), de la sécurité, ou encore de l'acceptabilité sociale et des investissements (nucléaire). La diversification, incontournable, du bouquet d'énergie pendant la période de transition ne se fera donc que très progressivement.

 

Source : Institut français du pétrole,

http://decouverte.ifp.fr/IFP/fr/decouvertes/gds_debats/transition_energetique/gerer/index.htm


 
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 13:38
Refuser le nucléaire dans le contexte actuel, pour un pays qui cherche son indépendance vis à vis des impérialisme, c'est se tirer une balle dans le pied.
La "théorie de la décroissance", c'est la traduction idéologique de la dépolitisation et de l'ignorance des progressistes actuels. cette théorie ne vaut rien.

J'entend par énergie propre, une source qui produit comme déchet H2O et non CO2.

L'origine des maux, c'est le capitalisme, pas la science.
Toute opinion qui développe un rejet des découvertes scientifiques (nucléaire, ogm, clonage, etc.) plutot qu'un rejet du capitalisme qui instrumentalise ces découvertes, appartient au registre du lobby anti-nucléaire, et plus généralement josé-boviste.
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 16:31
babeuf :
Source : Institut français du pétrole
 
Le problème est que ce même institut avait fait des prospectives durant les premiers chocs pétroliers (Années 70), des estimations des réserves mondiales de pétrole, et qu'en réalité à ce jour (30 ans après) ces chiffres ont été multiplié par 3, sachant que nous n'en sommes même pas au "pike oil". J'émettrais donc un gros bémol sur les prédictions de cet institut.


Edité par Fidelista - 15 Oct 2007 à 16:31
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 16:41
guillaume
Toute opinion qui développe un rejet des découvertes scientifiques (nucléaire, ogm, clonage, etc.) plutot qu'un rejet du capitalisme qui instrumentalise ces découvertes, appartient au registre du lobby anti-nucléaire, et plus généralement josé-boviste
 
J'entend bien, mais si Bové affirme que le ciel est bleu, je ne vais pas le contredire.
De plus, il ne s'agit pas de rejet mais de principe de précaution.
 
Pour le nucléaire, c'est trop tard, et la privatisation des fournisseurs d'énergie annonce d'autres Tchernobyl.
 
On a une bonne visibilité sur les OGM puisqu'utilisé depuis 10 ans aux USA, et ont sait qu'hormis d'avoir contaminé l'ensemble des cultures, il n'y a eu aucun gain de productivité.
 
Pour le clonage, le problème est beaucoup plus complexe puisqu'empiétant sur les mystiques religieuses. Et le tripatouillage au passage, de l'ADN, c'est pire que de jouer avec le feu car cela peut provoquer l'extinction de l'espèce par absence de fécondation naturelle si risque de contamination il y a.
 
Ce n'est pas le tout de rejeter le capitalisme, il faut savoir pourquoi aux fins de le pousser dans ses retranchements les plus extrèmes Wink et de démontrer son inutilité à la péreinisation de la planète.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 17:50
Message posté par Fidelista

babeuf :
Source : Institut français du pétrole
 
Le problème est que ce même institut avait fait des prospectives durant les premiers chocs pétroliers (Années 70), des estimations des réserves mondiales de pétrole, et qu'en réalité à ce jour (30 ans après) ces chiffres ont été multiplié par 3, sachant que nous n'en sommes même pas au "pike oil". J'émettrais donc un gros bémol sur les prédictions de cet institut.
 
Les p'tits gars de l'Institut reconnaissent eux-mêmes la difficulté de l'exercice...
 

Olivier Appert, Président de l'IFP, prévient que le sujet divise, "très lointain pour certains, très

actuel pour d'autres". Il rappelle également que la prévision est un art difficile, et en cite pour exemple les prédictions du Club de Rome, reprises plus tard par BP, qui annonçaient avant le premier choc pétrolier de 1973 un pic de production mondiale en 1985, alors que la production n'a cessé d'augmenter depuis grâce aux progrès techniques. L'incertitude sur la date du pic et sa forme fait encore aujourd'hui l'objet d'âpres débats, notamment parce qu'elle dépend de données elles-mêmes incertaines à savoir les progrès à venir dans le domaine de l'extraction du pétrole, la découverte de nouveaux gisements et la croissance de la consommation pétrolière. Plus problématique à court terme est la faiblesse des investissements en faveur de l'exploration, du transport, et de la production de pétrole et de gaz. En conséquence, il n'y a plus assez de marge de manœuvre  pour faire face à une éventuelle rupture d'approvisionnement.

http://pme-pmi.ifp.fr/IFP/fr/decouvertes/gds_debats/avenir/reserves/IFP_ReservesDePetrole_OuEnEstOn.pdf

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Oct 2007 à 19:34
babeuf
Les p'tits gars de l'Institut reconnaissent eux-mêmes la difficulté de l'exercice...
 
C'est pas étonnant, d'ailleurs à la lecture de leurs commentaires, il faut en déduire que le pétrole n'a pas comme débouché principal les transports, individuels ou collectifs. La filière agricole et BTP, glouton de pétrole, sont déja prêt à passer à l'huile*. Par contre, chaque objet que vous touchez à tous moments dans vos foyers, à une part de pétrole non négligeable.
C'est ainsi que le transport subira une mutation "écologique" pour conserver la part de consommation inhérente au bon fonctionnement du capitalisme : Création de la demande/Offre
 
Nous allons revoir de bon vieux procédé de propulsion, tel le principe Hydrogène ou hybride huile/électrique. Encore de beaux jours pour nos capitalistes profiteurs qui distillent les bonnes inventions en  fonction de leurs interêts.
 
* Rudolf Diesel, extrait :
"ce moteur a élé conçu, non pas pour tourner avec du gasoil, mais pour fonctionner avec des huiles végétales"
 
 
 
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Oct 2007 à 17:51
Les auteurs du texte suivant sont farouchement  opposés au développement de la filière nucléaire. Une chose est sûre: la croissance économique est un mythe. Un exemple: quand il n'y aura plus de forêts primaires pour fournir en bois et en papier les pays dits "riches", les décideurs s'apercevront peut-être que l'on a chosi une mauvaise route. Mais il sera trop tard. Pour ma part je suis contre les maisons individuelles, gourmandes en matières premières et en énergie. Je suis pour un habitat groupé avec des commerces de proximité. Je suis contre les voitures qui dépensent plus de 1 litre au cents. Il existe déjà des voitures qui consomment moins de un litre aux cents.
 
Le texte donc:
 
Le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre

Briefing presse – septembre 2007 Greenpeace France - 22, rue des Rasselins, 75020 Paris - Tel. 01 44 64 02 02 - Fax : 01 44 64 02 00 - www.greenpeace.fr

Le nucléaire n’est pas une solution à l’effet de serre

À l’heure où les changements climatiques, les promoteurs de l’industrie nucléaire sont tentés de promouvoir, un argument que contestent toutes les associations de défense de l’environnement pour de multiples raisons.

Le nucléaire est inefficace en terme de réduction d’émissions de CO2

Admettons qu’on relance massivement le nucléaire à l’échelle mondiale d’ici 2030. Selon l’économiste Benjamin Dessus et l’ancien expert du Comité à l’énergie atomique Philippe Girard1, multiplier par trois le nombre de centrales dans le monde ne réduirait les émissions de CO2 que de 9 %..Un résultat très faible en termes de lutte contre les changements climatiques, qui impliquerait un investissement astronomique – 780 milliards d’euros, un tiers de l’aide publique au développement ! –, et qui entraînerait l’épuisement des réserves mondiales d’uranium dès 2030…

Le nucléaire n’alimente pas les secteurs les plus émetteurs de CO2 Contrairement au pétrole ou au charbon, le nucléaire émet certes peu de gaz à effet de serre. Mais il représente moins de 3 % de la consommation finale d’énergie au niveau mondial – seulement 17 % en France, où il est pourtant omniprésent. Les besoins couverts par le nucléaire ne concernent que l’électricité, soit au maximum un quart de nos besoins énergétiques. Il est totalement inopérant dans d’autres secteurs fortement émetteurs de CO2, comme les transports. Ainsi, les 440 réacteurs actuellement en activité dans le monde ne permettent d’économiser que 4 à 6 % des émissions de CO2.

Le nucléaire est hors délais face à l’urgence climatique

Pour lutter contre l’effet de serre, c’est aujourd’hui qu’il faut transformer les modèles énergétiques des pays développés et aider les pays en développement à s’engager dans une bonne maîtrise de l’énergie. Dans 20 ou 30 ans, il sera trop tard. Impossible, donc, de miser sur des débouchés hypothétiques comme le nucléaire de 4e génération, qui ne sera pas opérationnel avant 2040, ou encore la fusion nucléaire, qui ne serait disponible qu’après 2050 ! Il sera trop tard pour agir.

Le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable

Les ressources en combustibles nucléaires sont limitées dans le temps. Les réserves d’uranium, qui alimentent les réacteurs, sont estimées à 60 ans au rythme de consommation actuelle. Un délais très court, qu’il faudrait encore revoir à la baisse si le secteur devait se développer. Un tel constat exclut une relance massive sur la base de réacteurs classiques à uranium enrichi. Quant à aux réacteurs de 4e génération, qui fonctionneraient à partir de plutonium, ils ne seront pas disponibles avant 2040 et fonctionnent à partir de plutonium, un combustible qui multiplie les risques de prolifération et de détournement des matières fissiles.

Le nucléaire est incompatible avec une politique d’efficacité énergétique

Le constat est unanime : prendre des mesures d’efficacité et de sobriété énergétiques est une priorité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elles recèlent un potentiel supérieur, elles sont plus rentables et leurs effets sont plus rapides que le nucléaire. Le dispositif français, caractérisé par sa surcapacité, entraîne à l’inverse un phénomène de gaspillage énergétique considérable :

les centrales ont besoin de fonctionner jour et nuit pour être amorties, quelle que soit la demande d’énergie ;
la surcapacité induit des réflexes de gaspillage considérables et maintient l’idée selon laquelle plus de consommation équivaut à plus de confort ;

1 Voir le scénario « Sunburn » de Benjamin Dessus et Philippe Girard, dans les Cahiers de GlobalChance, n° 21, mai 2006, www.agora21.org/global-chance/GC-N-21.pdf

Briefing presse – septembre 2007 Greenpeace France - 22, rue des Rasselins, 75020 Paris - Tel. 01 44 64 02 02 - Fax : 01 44 64 02 00 - www.greenpeace.fr

cette surcapacité crée des excédents qui sont revendus à un coût marginal et qui sapent le développement des alternatives ;

le système électrique ultra-centralisé imposé par le nucléaire provoque un gaspillage (autoconsommation des centrales et pertes en ligne sur le réseau électrique) qui représente l’équivalent de la production de 7 réacteurs.

Le développement du nucléaire se fait aux dépends des renouvelables Le nucléaire cannibalise environ 80 % des budgets de recherche et développement dans le secteur de l’énergie et freine ainsi l’expansion des énergies renouvelables. Le nucléaire est très sensible aux changements climatiques

En été, le rendement d’une centrale se dégrade. Les réacteurs doivent même être arrêtés si la température devient excessive… Ainsi, en 2003, durant la canicule, alors que le pays entier – les agriculteurs notamment – manquait d’eau, il a fallu arroser le toit de la centrale de Fessenheim pour la maintenir en fonctionnement. Au regard des conséquences prévisibles des changements climatiques, des épisodes comme celui de Fessenheim ne manqueront pas de se reproduire. L’alimentation en eau des centrales, se fera au détriment de la biodiversité des cours d’eau, ou au prix de la création de circuits fermés complexes et coûteux… Tandis que les risques d’inondations ne manqueront pas de menacer ces installations une majorité de centrales situées à proximité de rivières ou de la mer.

Le nucléaire est réservé aux pays riches

« Les sommes colossales englouties dans le nucléaire mondial ne serviront jamais à la moitié pauvre de l’humanité », écrivait le chancelier Willy Brandt dans son testament2. La lutte contre les changements climatiques est l’affaire de tous, y compris des pays en voie de développement qui utilisent principalement des sources d’énergie fortement émettrices en carbone. Or pour ces pays, pas question pour eux de geler les lourds investissements exigés par le nucléaire pendant des périodes excessivement longues au regard des délais de construction… De plus, la construction de centrales nucléaires nécessite un important réseau électrique de lignes très haute tension pour absorber la grosse quantité d’électricité produite en un lieu. Un tel réseau,très cher et fragile, n’existe pas dans la plupart des pays émergents. Sans compter le développement d’une industrie lourde et des personnels hautement qualifiés à former, payer… Le nucléaire est donc une solution qui n’est pas universelle contrairement aux énergies renouvelables.

Le nucléaire est exclu des mécanismes de Kyoto

Les pays membres de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques ont exclu le nucléaire des mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto, c’est-à-dire des mécanismes qui permettent à un pays de faire autre chose que diminuer ces propres émissions (marché de CO2, développement d’infrastructures dans un pays du sud, etc.). Pourquoi ?

parce qu’il est impossible de s’engager sur des délais de construction et donc de donner une valeur aux émissions, qui restent toujours incertaines ;
parce qu’un mécanisme économique d’incitation comme le prévoit Kyoto a peu d’influence sur des choix avant tout politiques et dépendant des autorités publiques, comme c’est le cas du nucléaire ;
enfin parce que les questions de la prolifération, de la surcapacité des réacteurs, des déchets etc. se posent avec encore plus d’acuité dans les pays en développement. ..........................................................................................................................

Greenpeace Extrait Suite PATAPHYSIQUE GEOGRAPHIQUE



Edité par 1917 - 16 Oct 2007 à 18:19
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Oct 2007 à 18:12
1917
Je suis contre les voitures qui dépensent plus de 1 litre
 
 
 
 
 
 
 
 


Edité par Fidelista - 16 Oct 2007 à 18:13
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 00:16
Oui enfin, le nucléaire est compétitif parce que l'uranium n'est pas cher. Les compagnies multinationales ( Areva...) se sont arrangées  pour avoir à payer le moins possible. Les entreprises exploitent les ressources minières. Il n'y a aucune retombée pour les populations locales. CF ce qui se passe au Niger. Paraît-il que les mines sont très polluantes. Elles polluent l'environnement et il y a des problèmes de cancer.
 
Il paraît que la Chine et les autres grands pays industrialisés se disputent les gisements. Donc il ne doit pas y en avoir tant que cela.
 
Les centrales nucléaires ne sont pas construites selon des normes antisismiques. 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 09:30

1/ Croissance

Je suis pour la croissance socialement utile.

Par exemple, je ne suis pas d’accord avec le fait que la production, l’utilisation et la destruction de voitures particulières à durée de vie courte, polluantes, flattant l’ego de consommateurs abêtis et individualistes soit comptées tout de go comme de la création de richesse.

Source : moi-même (ça se voitWink).

 

2/ Réduction des gaz à effet de serre

Dans les pays de l'OCDE, les centrales nucléaires ont déjà contribué, depuis 40 ans, à nettement diminuer la production de gaz à effet de serre du secteur électrique. Sans l'énergie nucléaire, les émissions de CO2 des centrales des pays de l'OCDE seraient supérieures d'environ un tiers à leur niveau actuel. L'économie ainsi réalisée représente près de 1200 millions de tonnes de CO2 ou environ 10% des émissions totales de CO2 imputables à la consommation d'énergie.

Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/changement-climatique/energie-nucleaire.shtml

 

3/Réserves d’uranium

Selon l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et la World Nuclear Association (WNA) les réserves d'uranium sont estimées à plus de 2 millions de tonnes pour un coût de production inférieur à 40$ par kg d'uranium, correspondant à 30 ans de fonctionnement des réacteurs actuels. Si l'on considère un coût de production jusqu'à 80$ par kg, le montant des réserves peut être doublé , soit plus de 60 ans de consommation du parc actuel (il est à noter qu'un passage, si celui-ci était jugé nécessaire, à la technologie des réacteurs à neutrons rapides , qui peuvent valoriser l'ensemble des isotopes de l'uranium et non le seul uranium 235 , permettrait de multiplier ces dernières réserves par un facteur 50).

Il est par ailleurs difficile d'évaluer les ressources ultimes en uranium, la prospection ne faisant pas aujourd'hui l'objet d'un effort important en raison des stocks disponibles.

L'addition de toutes les ressources minières répertoriées aujourd'hui dépasse un total de 17 millions de tonnes soit environ 300 ans de consommation actuelle à des conditions d'accès toutefois très différentes.
Enfin, l'exploitation des ressources non conventionnelles (phosphates, eau de mer) permettrait de multiplier les réserves sus mentionnées par 100.
Source : OCDE – AEN = Agence pour l'Energie Nucléaire de l'OCDE

Source : http://www.industrie.gouv.fr/energie/comprendre/q-r-nuc-res.htm#3

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 09:34
1917
Oui enfin, le nucléaire est compétitif parce que l'uranium n'est pas cher
 
En réalité, le nucléaire n'est pas du tout compétitif en regard des couts de développement supporté par la nation. Et si l'on nous rabache le faible cout du Kilowatt/heure, c'est toujours en omettant soigneusement d'évoquer les 450 milliards d'euros d'argent public pour développer le programme nucléaire d'EDF. Je crois que Super-Phénix est un exemple probant de ce gigantesque gachis.
Et qui connait exactement les couts de démantelèment des centrales ?


Edité par Fidelista - 17 Oct 2007 à 09:52
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 09:51
babeuf

 "Sans l'énergie nucléaire, les émissions de CO2 des centrales des pays de l'OCDE seraient supérieures d'environ un tiers"

 
Cet argument ne peut aucunement légitimer les programmes nucléaires, qui ont absorbé l'ensemble de fonds de développements publics sous l'intence pression des lobbys militaro-inductriels. Un résultat équivalent, et certainement meilleur aurait été obtenue en mettant le cap sur les énergies non-polluantes.
Et c'est franchement pipeau, car le pétrole sera extrait jusqu'a sa dernière goutte, donc les émissions si elles sont différés et réduite momentanément par l'orientation nucléaire des sources d'énergies domestique, auront bien lieu, et les tonnes de merde prétenduement économisé sur l'atmosphère, se retrouveront quand même dans ce dernier.
 
"L'addition de toutes les ressources minières répertoriées aujourd'hui dépasse un total de 17 millions de tonnes soit environ 300 ans de consommation actuelle"
 
La encore, pure spéculation sans fondement, voir même malhonnête au vue de la démographie galopante en Asie, Inde, Pakistan. Ce chiffre sera certainement divisé par deux ou plus. Ce qui sur le fond, nous montre bien l'inutilité du nucléaire qui nous aura fourni a peine 150 ans d'énergie, et dont les déchets pollueront durant 500 a 1000 ans.
 
"Source : OCDE – AEN = Agence pour l'Energie Nucléaire de l'OCDE"
 


Edité par Fidelista - 17 Oct 2007 à 09:59
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