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Lycéens et étudiants contre le nazisme: 11/11/1940

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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Lycéens et étudiants contre le nazisme: 11/11/1940
    Envoyé : 11 Nov 2010 à 16:37
La manifestation des étudiants et lycéens contre le nazisme s'était faite à l'appel de l'Union des étudiants communistes (Suzanne Djian, Francis Cohen, François Lescure, Léon Lavallée). Si on lit l'article de l'Immonde aujourd'hui, on peut lire qu'ils manifestaient aux cris de "vive de Gaulle", mais aucune référence aux communistes. Comme personne ne connaissait De Gaulle, on peut penser que c'est de toute façon faux.

Quelles sont vos réactions face à cet événement et à la façon dont il est traité ? Avez-vous des précisions, commentaires... ?


Edité par Vladimir - 11 Nov 2010 à 16:38
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Nov 2010 à 16:56

A la télé ils ont rendu hommage à ces lycéens. Mais n'était ils pas manipulés par les gaulistes, leur place n'était elle pas au lycée, ils n'aurait pas du a manifester à leur age.

Ceci est bien sur ironique.
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Nov 2010 à 19:58
De toute façon ils ne risquaient pas d'être manipulés par les gaullistes, encore quasi-inexistants.
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2010 à 10:33
Il me semble que cette action spectaculaire est le fruit d'une convergence dans laquelle les communistes ont joué un rôle majeur.
Mais cela ne me choque pas que ce premier acte collectif, organisé, ample soit revendiqué par de nombreux courants, y compris une certaine droite extrême.

Bien sûr, ceux qui étaient trois pelés et deux tondus ont parfois tendance à prétendre qu'ils fournissaient les gros bataillons...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2010 à 16:45

Extrait de MATÉRIAUX POUR L’HISTOIRE DE NOTRE TEMPS • n° 74 / avril-juin 2004

 

La manifestation du 11 novembre 1940

 

Le 30 octobre 1940, une rumeur qui devient vite une nouvelle se diffuse au Quartier Latin. La Gestapo vient d’arrêter le matin même Paul Langevin, professeur au Collège de France et physicien de renommée internationale. Il avait été en mars 1934 un des membres fondateurs du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, avant d’être un compagnon de route du PCF.

S’il existe, pour les communistes, un symbole de l’intelligence française, c’est bien lui. L’émotion est forte au sein de l’Université et les tracts commencent à circuler : « L’arrestation du professeur Langevin est le signal de la lutte ouverte des puissances obscurantistes contre la culture et la pensée libre», peut-on lire sur l’un d’eux édité par l’Union des étudiants et lycéens communistes.

Un comité de défense est promptement réuni qui appelle à la libération immédiate du grand savant, tandis qu’une manifestation de protestation, qui réunit une cinquantaine de personnes, se déroule le 8 novembre devant le Collège de France à l’heure où Paul Langevin fait habituellement son cours. La Marseillaise retentit en dépit d’importantes forces de police qui bouclent le quartier.

[…] Les étudiants communistes, depuis plusieurs jours, diffusent des tracts d’appel pour les manifestations des 8 et 11 novembre 1940, après l’arrestation de Paul Langevin (coll. BDIC).appelant au recueillement sur la tombe du soldat

inconnu, le 11 novembre à 17 h 30.

L’appel est repris dans les facultés, les grandes écoles, les lycées. Il est souvent inscrit sur les tableaux noirs des amphithéâtres et des salles de classe. Claude Santelli, lycéen à Louis-le-Grand, mais qui travaillait souvent à la bibliothèque de la Sorbonne, se souvient d’avoir mis dans les toilettes de la bibliothèque un petit papier où il avait écrit « Lundi 11 novembre, tous à l’Étoile à dix-sept heures18. » Jean Matthyssens, étudiant à la faculté de droit de Paris, reçoit un tract appelant à manifester le 11 novembre et s’empresse de relayer l’information dans les lycées du quartier : « … à Louis-le-Grand, Henri IV, Saint-Louis, Fénelon, tandis que Careil allait à Carnot, à Chaptal, à Condorcet. Je me vois encore chez un curé qui faisait un petit bulletin paroissial et c’est lui qui m’a tiré énormément de tracts 19. »

 

[…] Plus tard, gaullistes et communistes revendiquèrent la paternité de cet appel à manifester. En fait, la réalité est plus complexe. Ni les uns, ni les autres ne peuvent réellement se prévaloir de cette initiative. À l’époque les communistes ont assez peu évoqué cette manifestation. L’Humanité clandestine n’en parle quasiment pas, tandis que les gaullistes sont demeurés très prudents. Maurice Schumann, à Londres, dans l’émission Honneur et Patrie invite seulement les Français à quelques gestes symboliques : « En cette veille du 11 novembre, renouvelez sur les tombes de vos martyrs le serment de vivre et de mourir pour la France. »

C’est en fait d’une manière plus improvisée qu’organisée, sans que la provenance de la consigne à manifester soit clairement identifiée, peut-être venait-elle des lycées plus que des facultés, que se déroula cette marche à l’Étoile.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2010 à 17:19

Vladimir, je t'invite à consulter http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=333&PN=1 . A la date du 30 octobre 2007 un article est posté sur la manif du 11 novembre 1940.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2010 à 17:37

11 novembre 1940. Chronologie

31 juillet 1940. Premiers lancers de tracts et d’œufs au Quartier latin. Papillons placés dans les livres des bibliothèques dénonçant l’occupation allemande, la mainmise de Vichy sur l’université et son « dessein d’asservissement intellectuel de la France ».

3 octobre. Promulgation par Vichy de la loi sur le statut des juifs. Émotion suite à la destitution des enseignants juifs de l’éducation nationale.

30 octobre. Arrestation par l’occupant du professeur Paul Langevin, physicien mondialement connu, figure du combat antifasciste et du Front populaire.

8 novembre. Triple appel à riposter : par l’Union des étudiants et lycéens communistes (UECLF, clandestine, dirigée par Francis Cohen, Suzanne Djian et François de Lescure) : « Vendredi 8 novembre, à 16 heures au Collège de France, là où le professeur Langevin aurait dû faire son cours… N’offrez pas de prétexte à la répression. »

Appel lancé conjointement par François de Lescure, président de l’Unef légale, et Roger Marais, responsable de la corporation lettres, pour le 8, et au-delà pour le 11 novembre.

Premier tract de l’université libre, créée par le gendre de Langevin, Jacques Solomon, avec Georges Politzer et Jacques Decourdemanche, édité à cette occasion.

Quartier latin en état de siège. Au Collège de France, prise de parole de Joliot-Curie. Lancer de tracts, manifestation de moins de 100 jeunes sur le boulevard Saint-Michel aux cris de « Libérez Langevin ! », puis « À bas Pétain ! ». Dispersion au coin de la rue Soufflot.

11 novembre. Manifestation préparée par divers groupes patriotes, dont le Centre d’entraide aux étudiants démobilisés de Claude Bellanger, dans les lycées et facultés.

Toute la journée, les Parisiens fleurissent la statue de Clemenceau. La préfecture comptera 750 bouquets, et 5 600 personnes place de l’Étoile. Certains jeunes sont munis de deux cannes à pêche : «deux gaulles» ! Nombreuses cocardes tricolores. Parmi le millier d’interpellés : 917 hommes et 122 femmes, 545 lycéens et collégiens, 299 étudiants, 57 écoliers, 138 salariés (surtout des enseignants).

Dans l’après-midi, les cortèges de jeunes à l’Étoile sont dispersés par la police française, puis par l’intervention de soldats allemands.

Après la manifestation, l’université de Paris est fermée jusqu’aux congés de fin d’année. Le recteur, Gustave Roussy, est limogé et remplacé par Jérôme Carcopino.

Arrestation de jeunes responsables communistes : Jean Rozynoer, Claude Lalet, Bernard Kirschen, Othman Ben Alya, Maurice Delon, etc.

Source principale : les Jeunes 
et la Résistance, sous la direction
de Laurence Thibault. 
AERI/La Documentation française.

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