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Côte d'Ivoire

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Ni-Ni

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Dec 2010 à 22:35
"Le fait qu'il ne fasse pas partie des réseaux de la Françafrique et qu'il le fasse savoir a pu nourrir quelques illusions chez les progressistes, en Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde. Mais les déclarations tonitruantes et provocatrices ne fondent pas une politique populaire d'indépendance nationale"

Oui, c'est clair ! Cela dit, Gbagbo s'est toujours affiché comme un proche du PS, en particulier des ex-PSU, il n'a donc jamais fait illusion pour des communistes...
Mais la question n'est pas là. La question est que dans les semaines qui viennent il va y avoir une invasion impérialiste de la Côte d'Ivoire (et non une guerre civile !), même si c'est par tirailleurs ECOMOG interposés.
Dans cette perspective ON FAIT QUOI ?

Et "Laurent Gbagbo a dû faire face depuis son élection à la présidence en 2000 à de multiples attaques de ses rivaux et à l'hostilité de l'impérialisme français" c'est encore une fois un peu court pour décrire les exactions des "gentils" rebelles, et leurs connexions qui remontent trèèèès loin dans la tragique histoire récente de l'Afrique... qui remontent à la mort de Sankara en fait (mais c'est vrai que le "parti frère" du PCOF ne l'aimait pas beaucoup). Pourtant, les documents (de Survie et autres) sur la question pullulent... Y aurait-il comme une retenue à dévoiler "l'impérialisme profond" tricolore ?

J'ai une question con aussi : si demain le très "pro-BRIC" Mélenchon se met à soutenir Gbagbo... que va faire le PCOF ? LOLLOLLOL
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Dec 2010 à 22:24
Un autre point de vue, de la gauche anti-impérialiste du Tchad (en PDF) :
http://www.afriquesenlutte.org/IMG/pdf/Tchad_CPActuspr_Cote_d_Ivoire4.pdf

Beaucoup, là encore, de gbagboïsme idéaliste... Mais un bon aperçu des sentiments des masses de gauche africaines, et un rappel intéressant de quelques vérités et quelques pourquoi du comment...
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Dec 2010 à 22:07

Côte d'Ivoire: des intellectuels contre le recours à la force

Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.

Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe Beyala et l'auteur malienne Aminata Dramane Traoré, se déclarent "profondément convaincus qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire serait de nature à aggraver une situation qui est suffisamment tragique, et plongera à coup sûr le pays et la sous-région dans la tourmente".

Le texte est aussi signé par l'un des plus proches soutiens de Laurent Gbagbo en France, Guy Labertit, ancien délégué pour l'Afrique du PS.

"Les signataires de la présente lettre ouverte en appellent aux opinions publiques de toutes les nations et aux gouvernements de tous les pays épris de démocratie, de paix et de liberté, afin d'enrayer la menace de guerre qui plane sur ce pays", poursuivent-ils.

La Côte d'Ivoire est en crise après le refus du président sortant Laurent Gbagbo de céder sa place à son rival Alassane Ouattara, reconnu victorieux de l'élection présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) envisage d'aller jusqu'à renverser militairement M. Gbagbo s'il ne cède pas sa place, alors que les violences post-électorales ont fait au moins 173 morts, essentiellement des partisans de Ouattara, selon les Nations unies.

"L'histoire de l'Afrique de l'Ouest et de la Côte d'Ivoire montre qu'une telle intervention à Abidjan se traduirait par une résistance civile et des actions sanglantes devant une armée d'occupation; puis certainement des massacres urbains entre Ivoiriens et/ou entre Ivoiriens et étrangers", mettent en garde les signataires, qui appellent à une "solution pacifique".

Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2010 à 13:27
 Le doute s’installerait-il à droite ? Est-ce une élucubration de plus de Didier Julia ou une réelle ligne de fracture au sein de la bourgeoisie ?

 

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne : « Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. »

(…)

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien. [Je sais, ledit Yannick n’est pas vraiment communisteWink…]

(…)

Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.

Bien sûr, je n’ai sûrement pas la même conception des liens à avoir avec ce "pays d’avenir"…

Je ne fais pas de publicité, mais si vous soulez la source passez par El diablo...




Edité par babeuf - 30 Dec 2010 à 13:27
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2010 à 15:20
Point de vue des Communistes algériens sur la situation en Côte d’Ivoire

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme

Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire! Dehors les troupes étrangères ! Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle.

La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré. Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Bgagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour "crimes contre l’humanité". Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien Etat colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine"!

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré. La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections.Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des "Forces nouvelles" soutenues par l’impérialisme français.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manoeuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies.

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manoeuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes. Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour "labelliser" les résultats du scrutin électoral. Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle "islamo-nationaliste" qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui "expliquer" soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains "câbles" non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et de progrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

PADS 25 décembre 2010

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112031
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2010 à 15:37
@Babeuf : Julia, comme Probst, Evanno ou encore LE PEN, expriment surtout je pense une nostalgie de l'époque Houphouët, de sa "stabilité" : le "temps béni des néo-colonies". Ça transparaît pas mal dans leur discours. Comme dans celui de Lugan d'ailleurs, qui se félicite qu'avec l'alliance "nordiste-baoulé" (Bédié-Outtara) on ait retrouvé la "formule magique" houphouëtiste (il a aussi la franchise fasciste de dire que Gbagbo c'est "l'électorat dé-tribalisé d'Abidjan", pour le regretter bien sûr).

Finalement, et ça transparaît bien dans leur discours, la connerie c'était le coup d'État de Noël 99, avalisé par Chirac et Jospin. Et maintenant, ça va à nouveau être la merde et ils veulent éviter ça : c'est la ligne de la "solution négociée" que porte aussi, dans une autre tonalité, Villepin. Pour eux il faut tenir compte que Gbagbo tient la CI "utile" (portuaire, pétrolière et cacaoyère) où vivent 15.000 ressortissants tricolores. Un certain nombre de multinationales BBR s'étaient très bien accommodées de la "cohabitation forcée" de Gbagbo avec un gouvernement PDCI-RDR-"rebelles" depuis 2005... Ils voudraient maintenir ce statu quo.
Ils se disent aussi que si c'est le Nigéria (= Royal Dutch Shell, = les Anglo-saxons) qui viennent mettre ADO sur le trône, c'est les Anglo-saxons qui vont tirer les marrons du feu. Et si Gbagbo s'en sort gagnant, ce sera les Chinois, les Russes, les capitaux arabes du Golfe ou libanais...

Mais globalement, je pense qu'on (aussi bien les pro-Outtara pour dire "voyez les soutiens de Gbagbo" QUE LES PRO-GBAGBO) leur donne trop d'importance... Ce sont des hommes d'un autre siècle pour ne pas dire d'un autre monde. Des nostalgiques de la "bonne vieille Françafrique" du pacte Dawls-Foccart, de la "bonne vieille politique arabe" avec Julia qui préside les "amitiés frano-irakiennes". Ils ne comprennent pas que nous sommes entrés dans la phase terminale de la crise, comme en 29, et dans une guerre mondiale rampante et non déclarée...

Pour vous dire franchement : le FN est devenu un danger cette année avec Marine Le Pen. Jusque là, avec un dinosaure comme JMLP, il n'a jamais séduit les monopoles et donc jamais connu le succès de ses homologues européens (tous plus ou moins au pouvoir aujourd'hui)...




Edité par Pedro - 30 Dec 2010 à 15:38
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Dec 2010 à 22:50

Gbagbo recrute Roland Dumas et Jacques Vergès

Deux célèbres avocats français, l'ancien ministre Roland Dumas et Jacques Vergès, vont défendre Laurent Gbagbo, chef d'Etat ivoirien contesté et ont lors de leur visite jeudi à Abidjan dévoilé leur stratégie: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise née de la présidentielle du 28 novembre, l'ex-ministre socialiste des Affaires étrangères et le sulfureux ténor du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par M. Gbagbo au palais présidentiel. A la sortie, Jacques Vergès, 85 ans, connu pour avoir défendu l'auteur d'attentats vénézuélien Carlos ou le dictateur serbe Slobodan Milosevic, a défendu l'homme fort d'Abidjan. M. Gbagbo "est devenu un symbole" car il "représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas", "et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a-t-il lancé devant la presse.

Roland Dumas, 88 ans, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place". "Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il souligné. Selon l'ancien ministre, reprenant le discours du camp Gbagbo, elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président sur le plan international mais dépourvu de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan.

Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits à l'hôpital militaire d'Abidjan par une avocate de choc de Laurent Gbagbo, la présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé. L'Onuci, dont M. Gbagbo veut le départ, "a poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues", a-t-elle accusé, promettant des "suites judiciaires".

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jan 2011 à 14:55
Si ces deux là lisent le forum et ce topique, Bagbo à toutes ses chances ! Big%20smile
 
Plus sérieusement où étaient les grands démocrates lors du putch au Honduras ? 


Edité par Jef. - 03 Jan 2011 à 15:00
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jan 2011 à 23:25

 

Survie France

 

[Notes de Servir le Peuple] - Les passages soulignés le sont par SLP.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, les victimes de cette élection ne sont pas à chercher du côté des candidats. Tout porte à croire que chaque camp préparait depuis longtemps le troisième tour. Celui dans lequel s’opposent actuellement Gbagbo et la « communauté internationale ».

Mais c’est bien la population ivoirienne, à qui l’on servait depuis 2007, que la présidentielle allait clore la crise, qui se retrouve otage d’une situation politique binaire et violente. Les positions sont tranchées et les moyens mis en avant extrémistes.

De Marcoussis aux isoloirs, huit ans de statu-quo militaire, de tensions toujours entretenues, de régression sociale et de marginalisation de la société civile. Huit ans ponctués d’accords politiques de dupes, de reconduction des contrats aux Bouygues et Bolloré. Huit ans dont le bilan le plus marquant est celui des exactions. Celles des rebelles, celles des milices et paramilitaires loyalistes, ou celles des soldats français.

On se souvient de Michel de Bonnecorse, conseiller de Chirac pour l’Afrique, sortant, en janvier 2007, d’une audience avec Blaise Compaoré, le président burkinabé. C’était quelques semaines avant les accords de Ouaga qui firent du leader rebelle, Guillaume Soro, le premier ministre de Gbagbo [ça alors !]. Bonnecorse annonçait (Billets n°157) un règlement de la crise seulement à l’issue des élections : « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre, ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu, soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »

Il sous-entendait des élections sans réunification du pays et sans désarmement des rebelles. Au lendemain des accords de Ouaga, la rumeur annonçait Gbagbo tranquille jusqu’en 2010. Bonnecorse et la rumeur ont eu raison. Dans son communiqué de presse du 23 décembre, « Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier », Survie constatait donc la « responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse » actuelle. Rappelant plus particulièrement la tuerie de novembre 2004, l’association Survie réclamait de la France « le retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.  » [Illusion totale de Survie sur la nature impérialiste de l'ONU]

Par ailleurs, le descriptif du Programme d’appui au processus électoral impulsé par l’UE au travers du PNUD annonçait : « Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

De 2006 à aujourd’hui, deux programmes se sont succédé, au bénéfice principalement de la Commission électorale Indépendante (CEI) pour des montants de 58 et 75 millions de dollars. Les organisations de la société civile en ont aussi bénéficié, dans une moindre mesure.

La résurrection du vieux parti d’Houphouët-Boigny ?

Fin 2010, c’est enfin l’heure du vote pour les Ivoiriens. Le premier tour a vu la mise à la retraite de l’ancien président Henri Konan Bédié, héritier du vieux parti unique (PDCI) d’Houphouët- Boigny.

L’entre-deux tours a vu la réactivation de l’accord politique scellé à Paris en 2005 réconciliant Ouattara et Bédié pour défaire Gbagbo au second tour. Oublié, le fait que le second instrumentalisa l’ivoirité, dans les années 1990, pour écarter le premier de l’arène politique. Le PDCI et le RDR de Ouattara, né d’une scission PDCI, se retrouvent artificiellement réunis au sein du nouveau parti Houphouëtiste, le RHDP.

Commission électorale non indépendante contre Conseil constitutionnel aux ordres

La composition de la CEI a été fixée par l’accord de Pretoria de 2005, qui se réfère aux signataires de l’accord de Linas-Marcoussis. Ces derniers accords rassemblaient trois mouvements rebelles – qui rapidement n’en firent plus qu’un –, quatre partis aujourd’hui rassemblés au sein du RHDP, le FPI de Gbagbo, et deux partis plus ou moins associés à Gbagbo. Compte tenu de son alliance réussie avec les rebelles et les Houphouëtistes, la CEI est très majoritairement favorable à Ouattara. Pour compenser sa composition partisane, les décisions de la CEI doivent être prises par consensus. Début 2010, Gbagbo avait obtenu la démission de la CEI après des manoeuvres douteuses de son président lors de la constitution des listes électorales. Le camp présidentiel avait tenté en vain de changer la distribution des cartes. À peine évoquée, l’idée d’y faire entrer la société civile avait avorté.

En revanche, le Conseil constitutionnel, calqué sur le modèle français, est contrôlé par le camp Gbagbo. Le scénario qui a mené au bicéphalisme actuel est le suivant : alléguant des fraudes, les membres de la CEI favorables à Gbagbo ont bloqué tout consensus sur les résultats du second tour. Le porte-parole de la CEI – issu des rebelles – tenta de passer outre et voulu annoncer des résultats régionaux. Devant les caméras, il en fut empêché par deux autres membres. Après trois jours de blocage, le Conseil constitutionnel prit le dossier en main. Avant que ce dernier ne se prononce, Youssouf Bakayoko, le président de la CEI, se rendit à l’hôtel du Golf, d’où il déclara Ouattara vainqueur. Le lendemain, le Conseil constitutionnel invalida le scrutin dans sept départements et déclara Gbagbo vainqueur.

La question de la fraude

Les chiffres de la participation ont alimenté les soupçons de gonflement des suffrages. La bonne participation annoncée le jour du vote (estimée entre 65% et 70%) est devenu excellente quelques jours plus tard avec les chiffres de la CEI (84% au premier tour, 81% au second). Six départements auraient connu un bond de participation entre les deux tours de 6 à 9,5 points, atteignant de 87% à 94% de participation au second tour. Tous ces départements, contrôlés par les rebelles, ont accordé leurs faveurs à Ouattara. Dans son rapport sur le second tour, la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a regretté de ne pas pouvoir confronter ses données avec les procès verbaux recueillis par la CEI. Pour aller dans ce sens, il faut noter que la confrontation des données régionales ou nationales est insuffisante. Dans le même ordre d’idée, le nombre d’observateurs (100 observateur de l’UE, 1000 de la CSCI) devrait être accompagné de leur répartition sur le territoire, surtout dans le cas ivoirien. On sait par exemple que les renforts militaires de l’ONUCI, arrivés du Libéria pour les élections, se sont concentrés dans les zones où la mixité ethnique est la plus forte : Abidjan, Bouaké et les régions de l’ouest et du centre-ouest.

La « République du Golf »

Depuis les accords de Marcoussis, l’hôtel du Golf, où résident les ministres issus de la rébellion, est sécurisé par les casques bleus. Lorsque Bakayoko s’y rend, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain s’y trouvent déjà. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Ouattara devant les caméras occidentales avant de s’envoler pour Paris.

Depuis, Ouattara et Soro vivent dans l’hôtel, véritable enclave sous protection de l’ONUCI et des militaires rebelles. Leur stratégie pour obtenir le départ de Gbagbo a connu trois phases. La première fut l’appel à leur partisans avec, le 16 décembre, un mot d’ordre lancé pour « libérer la RTI [Radio Télévision ivoirienne]  », qui s’est transformé en mot d’ordre de grève – peu suivi, sauf dans les transports. La seconde est la demande aux institutions internationales de geler les comptes de l’État ivoirien, de sanctionner l’entourage de Gbagbo et de ne plus reconnaître les ambassadeurs nommés par Gbagbo. Et finalement, l’appel à une intervention militaire étrangère pour déloger Gbagbo.

La mobilisation des jeunes patriotes

On note dans le gouvernement de Gbagbo la présence de Charles Blé Goudé, le « général » auto-proclamé des « jeunes patriotes ». Blé Goudé organise des meetings dans certains quartiers d’Abidjan pour mobiliser contre Ouattara, Soro, l’ONUCI, Licorne. Sans appeler directement à la violence, il dérape volontiers, annonçant un génocide à venir perpétré par les « forces impartiales », appelant des manifestations « à mains nues » à déloger par tous les moyens Soro, ses rebelles de la « République du Golf » et les « forces impartiales ».

Il appelle en même temps à ne pas s’en prendre aux résidents français, ni à leurs entreprises. Blé Goudé espère montrer, en mobilisant les foules, que Gbagbo est indélogeable.

Les deux visages d’Abidjan

Il existe actuellement deux visages d’Abidjan. La capitale ivoirienne est fortement divisée, comme le montrent les chiffres acceptés par les deux parties, même s’ils sont légèrement à l’avantage de Gbagbo avec 52% des suffrages exprimés et 83% de participation au second tour. D’une part, les quartiers huppés et une partie des quartiers populaires ont majoritairement voté Gbagbo [L'ascension de Gbagbo, comme l'émergence du "bolivarisme" en Amérique du Sud ou de l'AKP en Turquie, est liée à l'émergence d'une nouvelle bourgeoisie voulant un "capitalisme national indépendant". Mais il ne faut pas oublier que cette bourgeoisie représente au maximum 5% de la population d'Abidjan ! L'assise de Gbagbo est largement populaire (et désethnicisée)]. Les autres sont, depuis la manifestation du 16 décembre, sous l’étroite surveillance des « corps habillés » – policiers, gendarmes, paramilitaires... – restés fidèles à Gbagbo. La journée du 16 a enregistré entre vingt et trente morts selon les deux camps. À en croire l’ONU, un mois après le second tour, le bilan serait proche de 173 morts, principalement parmi les partisans de Ouattara. La peur règne dans les quartiers Dioulas. Des informations inquiétantes circulent, faisant état de barrages tenus par des paramilitaires anglophones, d’enlèvements de nuit. Le 19 décembre, un charnier aurait été découvert près d’Abidjan. L’ONU n’a pas encore pu se rendre sur place.

Soro et Choi, le représentant de l’ONU, évoquent des escadrons de la mort à la solde de Gbagbo, des mercenaires angolais, libériens ou sierra-léonais. Le diplomate français, Alain Le Roy, chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a confirmé la présence de mercenaires libériens.

Retour à la case CPI ?

Comme en 2003, la possibilité de traduire Gbagbo et son entourage devant la justice internationale est évoquée. La liste des crimes impunis en Côte d’Ivoire est longue, tant de la part des loyalistes que des rebelles. Mais jusqu’ici les menaces d’inculpation sont restées au stade du chantage diplomatique.

Début 2003, les médias français se sont fait l’écho d’une enquête en cours liant l’entourage du président ivoirien aux escadrons de la mort qui sévissait à Abidjan (Billets n°113). Elle est toujours restée à l’état d’enquête ouverte et ne s’est jamais concrétisée par une inculpation. Il s’agit manifestement d’un dossier qu’on gardait sous le coude... Le Monde et Paris- Match ont été condamnés pour avoir lié la présidence ivoirienne aux escadrons de la mort. La mouvance rebelle proche d’Ibrahim Coulibaly (surnommé « IB », ancien garde du corps de la famille de Ouattara, mêlé au renversement de Bédié en 1999 et présenté en 2002 comme le parrain de la rébellion) avait constitué un dossier sur les crimes du régime Gbagbo, mais pendant l’été 2003, elle avait été mise hors jeu, suite à l’arrestation d’IB par la DST à Paris, après une enquête du juge Bruguière (Billets n°188).

C’est à ce moment que Soro a vraiment pris les rênes de la rébellion, que le chemin de fer ivoiro-burkinabé exploité par Bolloré a pu à nouveau circuler. C’est aussi à cette période que l’État ivoirien a renoué avec le grand patronat français. En mai 2008, Gbagbo pouvait déclarer « il faut quand même que les gens sachent que dans tous les grands choix que nous avons opérés, ce sont les entreprises françaises que nous avons choisies » [Survie oublie ici qu'à cette date, comme d'ailleurs sans interruption depuis 2005 (et dans les premiers mois de 2003, après Marcoussis), Gbagbo a toujours cohabité avec des gouvernements très largement composés d'opposants : PDCI, RDR, Forces "nouvelles", avec SORO lui-même comme Premier ministre depuis 2007*... Imposer cette "cohabitation" à Gbagbo était le but de la guerre !].

*D'ailleurs ces manifestants contre les prix de l'alimentaire, en 2008, ne se trompaient pas d'interlocuteur...

Impatience française

Pour le Grigri International (24 décembre), « Aurore Bergé, ambitieuse candidate en 2008 à la direction des Jeunes populaires de l’UMP » est la première à annoncer une victoire de Ouattara, le lendemain du second tour. Deux jours plus tard, le site d’information Euronews affichait un bandeau annonçant la victoire du même Ouattara, avant de s’excuser, invoquant un « problème technique » – (sic) [ouppps ! même...]. Mais dès la nuit du second tour, le journaliste Jean-Paul Ney annonçait sur son site (LesGrandesOreilles) la victoire de Ouattara en accumulant des faits grossièrement faux : « Le couvrefeu n’est plus respecté par les gens qui dansent dans les rues », « le mouvement militaro-civil pour la libération du peuple (MCLP) menace de faire sauter le président sortant », « À Paris, une source de la DGSE confirme la victoire sans appel de Ouattara ».

L’audiovisuel français tape d’ailleurs fort en matière de désinformation. Sur France 5 les téléspectateurs ont appris qu’en 2000, c’est Gbagbo qui a surfé sur l’ivoirité pour évincer Alassane Ouattara (C dans l’air, 06 décembre). Antoine Glaser, dans une grande confusion, met tout sur le dos de Gbagbo sur France Inter « [Gbagbo] est arrivé au pouvoir en ayant écarté Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Et finalement les socialistes à l’époque quand Henri Konan Bédié a [subi] le coup d’état, on était en cohabitation, Jacques Chirac à l’époque avec le conseiller Michel Dupuech, ils étaient pour remettre Bédié au pouvoir. Les socialistes ont dit non, il y a notre camarade Laurent Gbagbo qui peut quand même arriver » N’oublions pas enfin Michèle Alliot- Marie (Europe 1, 1er décembre) : « La Côte d’Ivoire a toujours été un modèle de démocratie en Afrique ».

Sanctions

Il existe un groupe d’experts nommé par l’ONU dont nous avons salué le travail à plusieurs reprises (Billets n°192). Son rôle est de contrôler l’efficacité de l’embargo sur les armes et de rapporter les infractions relevant du comité des sanctions. On s’étonne que son rôle n’ait pas été mis en avant à l’heure où tombent de nouvelles sanctions. Il a sans doute le tort d’avoir mené son travail en zone rebelle aussi bien qu’en zone gouvernementale. C’est sans doute pour cette raison que son rapport annuel, qui aurait dû être publié mi-octobre, est inaccessible ! Notons que parmi la soixantaine de personnes sous le coup de sanctions de la part de l’UE figure l’ex-légionnaire Frédéric Lafont (Billets n°196).

Offensive sarko-américaine

Devançant l’Élysée, l’administration américaine a été la première à soutenir le « nouveau président » Ouattara. L’offensive diplomatique américaine contre Gbagbo éclaire d’un jour nouveau deux incidents relevés précédemment (Billets n°195) : l’interdiction faite au président du FPI de se rendre aux États-Unis cet été et l’arrestation d’un militaire envoyé par le gouvernement ivoirien pour acheter du matériel de maintien de l’ordre peu avant les élections. Le duo franco-américain à l’ONU s’est dans un premier temps heurté à la Russie avant que celle-ci accepte la position occidentale.

L’Union africaine s’est alignée tandis que la CEDEAO, emmenée par le Nigérian Jonathan Goodluck, prenait les devant, menaçant très tôt Gbagbo d’un recours à la force. Le téléphone a bien fonctionné entre Obama, Sarkozy et Goodluck.

Dès le 8 décembre, donc moins d’une semaine après la dispute électorale, Soro déclarait au Parisien : « J’espère pouvoir compter sur la capacité de tous les défenseurs de la démocratie, des Africains comme de la communauté internationale, pour imposer à Gbagbo de céder le pouvoir comme hier les Etats-Unis l’ont fait avec Charles Taylor au Liberia. » Soro a retrouvé sa hargne du début de la rébellion, celle qui laissait deviner qu’il s’appuyait sur de puissants appuis.

Cet appel fait froid dans le dos à plus d’un titre. L’Ecomog – l’armée nigériane sous couvert de la CEDEAO – avait été envoyée combattre Charles Taylor et c’est bien ce dont on menace aussi Gbagbo. Mais cette force et ses nombreuses exactions sont de sinistre mémoire. Elle fut totalement inefficace. Assez ironiquement, la rébellion ivoirienne dont Soro est le leader avait reçu le soutien du criminel de guerre Charles Taylor. Ce sont finalement des milices libériennes, appuyées par les États-Unis et, régionalement par Gbagbo, qui renversèrent Taylor. Quant au Sierra Leone, l’Ecomog n’y a pas évité l’intervention britannique. Si le Nigeria intervenait en Côte d’Ivoire, ce serait le signe d’un tournant stratégique considérable.

Le consentement de l’Élysée pour cette solution, serait un nouveau signe de la proximité de vue entre le locataire de l’Élysée et la diplomatie américaine. Certains réseaux français verraient d’un très mauvais oeil une intervention anglo-saxonne lourde en Françafrique [s'exprimant sans doute par la voix de Probst, Evanno, Dumas etc.].

Du point de vue régional, le tandem Foccart-Houphouët avait donné à la Côte d’Ivoire un rôle de pivot de l’impérialisme français dans l’aire ouest-africaine face au géant nigérian. Cette rivalité avait atteint son paroxysme avec la guerre du Biafra et dans une moindre mesure la guerre du Libéria.

Au moment de l’arrivée annoncée d’un bâtiment militaire néerlandais à la demande des autorités françaises (RNW, 22 décembre), on lit dans un télégramme de la diplomatie américaine que les Néerlandais sont un allié très important en Europe qui « envisage d’accroître sa présence militaire en Afrique », particulièrement, mais pas seulement, en Côte d’Ivoire.

Mi-décembre, le premier ministre kenyan suggérait de déloger Gbagbo par la force. Deux semaines plus tard, l’UA lui demande d’assumer ses propos et « d’assurer le suivi de la situation en Côte d’Ivoire et de renforcer les chances de succès des efforts en cours » !

 

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Edité par Pedro - 06 Jan 2011 à 23:25
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2011 à 19:24

L'UE renforce ses sanctions contre Gbagbo

L'Union européenne a renforcé samedi ses sanctions à l'encontre de Laurent Gbagbo et de 84 de ses partisans, gelant entre autres les avoirs de 11 entités économiques de Côte d'Ivoire, dont les principaux ports, la compagnie pétrolière nationale et trois banques. Les Vingt-Sept s'étaient entendus fin décembre pour infliger un deuxième train de sanctions à Gbagbo et à ses proches, de manière à le contraindre à céder le pouvoir à Alassane Ouattara, considéré par la communauté internationale comme le vainqueur légitime de l'élection présidentielle du 28 novembre. Les sanctions comprennent l'interdiction de visas vers l'Europe et le gel de leurs avoirs européens, ainsi que le gel des avoirs de 11 entités économiques liées au gouvernement de Gbagbo, parmi lesquelles la société énergétique SOGEPE, la société de raffinage SIR ou encore la Radio-télévision ivoirienne (RTI). Les sanctions ont pris effet samedi à leur parution au Journal officiel de l'Union européenne. Les premières sanctions concernaient seulement 19 proches de Gbagbo. Selon le Journal officiel, la RTI est coupable "d'incitation publique à la haine et à la violence".

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Feb 2011 à 02:59

Troisième jour d'affrontements en Côte d'Ivoire

Des combats ont éclaté jeudi dans l'ouest de la Côte d'Ivoire entre l'armée fidèle au président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion alliée à son rival Alassane Ouattara, alors qu'à Abidjan des habitants fuyaient par centaines un quartier après de violents affrontements.

Après bientôt trois mois de crise née de la présidentielle du 28 novembre, la situation se détériorait à la fois dans la stratégique capitale économique et dans le "Grand Ouest", proche du Liberia, région la plus instable du pays.

A Abidjan, après deux jours d'affrontements meurtriers entre Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo et un groupe armé à Abobo, fief de M. Ouattara, des habitants fuyaient par centaines ce quartier désormais surnommé "Bagdad" en raison de la violence qui y règne. Des combats ont également éclaté dans l'ouest, près de la frontière avec le Liberia et la Guinée, selon l'ONUCI, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire. "C'est une violation du cessez-le-feu qui tenait ces six dernières années", a déclaré son porte-parole, Hamadoun Toure. "La donne a changé. Avant, il s'agissait d'affrontements entre policiers et manifestants. Maintenant, si c'est le début de combats entre deux forces armées, cela pourrait avoir des conséquences graves pour le pays, voire même la région", a-t-il ajouté.

Ces nouveaux développements constituent donc une escalade importante dans la crise politique en cours depuis novembre dernier, lorsque Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle, remportée selon la communauté internationale le 28 novembre par le chef de l'opposition Alassane Ouattara. Depuis lors, soutenu par l'armée, Gbagbo est resté dans le palais présidentiel, Ouattara, son gouvernement et ses partisans s'étant installé dans un hôtel sur le bord de la lagune d'Abidjan, transformé en bunker et sous protection de l'ONU. Les quartiers pro-Ouattara, y compris Abobo, sont depuis régulièrement pris pour cible par les forces fidèles à son rival, accusées d'avoir tué plus de 300 personnes depuis le vote. Mais la donne semble avoir basculé mardi, les "commandos invisibles" alliés à Ouattara étant passés à l'offensive: dans un communiqué diffusé dans la nuit, ils ont revendiqué avoir tué 27 policiers pro-Gbagbo mardi à Abobo, et s'être emparés de plusieurs véhicules de la milice ainsi que de nombreuses armes.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Feb 2011 à 02:00

Guérilla urbaine en Côte d’Ivoire

Les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, qui ont fait au moins 15 morts, persistent et s’étendent.

Déjà critique, la situation s’est brutalement dégradée en Côte d’Ivoire. Tandis que le 28 février, la médiation de l’Union africaine doit présenter des «résolutions contraignantes» pour dénouer la crise postélectorale, les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, s’étendent. La capitale, Yamoussoukro, n’est plus épargnée par la guérilla que se livrent les deux camps avec des tirs nourris, hier, dans le quartier de Dioulabougou. La veille, les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo, et des membres des Forces nouvelles (FN), la rébellion qui sévissait dans le Nord dans les années 2000, sous les ordres de Guillaume Soro, premier ministre d’Ouattara, se sont accrochés dans la province des Dix-Huit-Montagnes (ouest). Quatre-vingts hommes des FDS auraient été tués, d’après les FN. Une information difficile à vérifier. Depuis mardi, le quartier d’Abobo, à Abidjan, est le théâtre de violents heurts. Au moins une quinzaine de personnes ont été assassinées, majoritairement des fidèles de Gbagbo, sous les feux d’un groupe agissant pour le compte d’Ouattara. Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, voit là des rebelles du Nord se faisant passer pour des civils.

L’escalade de la violence risque de ne pas s’arrêter là. Charles Blé Goudé, ministre de Laurent Gbagbo et leader des Jeunes Patriotes, a appelé ses troupes à s’organiser en «comités d’autodéfense» afin d’interdire à la mission onusienne (Onuci), qu’il accuse de véhiculer les FN, de circuler. L’expansion des accrochages et leur degré de brutalité «présentent un risque de redémarrage d’un conflit armé», s’est inquiété Hamadoun Touré, le porte-parole de l’Onuci.

Cathy Ceïbe

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2011 à 02:52

Abidjan bascule dans la violence

À Abobo, de violents affrontements opposent les forces de sécurité restées fidèles à Laurent Gbagbo à un groupe armé pro-Ouattara. Pris entre deux feux, les habitants fuient.

Trois mois après un scrutin présidentiel censé clore une décennie de crise politico-militaire, la Côte d’Ivoire menace de basculer dans la guerre civile. Depuis plus d’une semaine, le quartier d’Abobo, fief d’Alassane Ouattara, dans le nord d’Abidjan, est déchiré par de violents affrontements entre forces de sécurité (FDS) restées fidèles à Laurent Gbagbo et insurgés pro-Ouattara. Alors que les deux camps s’affrontent à l’arme lourde et à la kalachnikov, des milliers d’habitants, pris entre deux feux, terrorisés, fuient le secteur, désormais surnommé «Bagdad» par les Abidjanais. Près de 2 000 personnes avaient trouvé un précaire refuge, hier, dans les missions catholiques d’Abobo et d’Anyama, plus au nord. S’il est très difficile d’établir un bilan, les corps sans vie retrouvés chaque jour dans les rues d’Abobo témoignent du caractère meurtrier des combats. Hier encore, des tirs se faisaient entendre en plusieurs lieux de la capitale économique, jusque dans le quartier cossu de Cocody. Dans une situation des plus confuses, l’identité des protagonistes de ces affrontements suscite des interrogations. Les attaques au lance-roquettes visant les forces de sécurité seraient le fait d’un groupe armé que la presse ivoirienne surnomme le «commando invisible». Selon les forces de sécurité et le camp Gbagbo, ce groupe serait en fait constitué d’éléments des Forces nouvelles, la rébellion qui contrôle le nord du pays depuis le putsch manqué de 2002. Soupçons balayés d’un revers de main à l’Hôtel du golf, où l’on parle d’habitants d’Abobo ayant pris les armes et d’éléments des FDS ralliés à Alassane Ouattara. Toujours à Abobo, trois casques bleus de l’Onuci ont été pris pour cible, samedi. Choi Young-Jin, envoyé spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, évoquait hier à Dakar «des tirs directs de militaires du camp pro-Gbagbo». Les accusations de partialité lancées par Laurent Gbagbo contre la force onusienne, dont il demande le départ, expliqueraient, selon le représentant spécial, la recrudescence «d’actes hostiles» visant les personnels de l’ONU.

La semaine dernière, la capitale politique, Yamoussoukro, au centre du pays, était elle aussi le théâtre de violents combats. L’ouest du pays n’est pas non plus épargné. Alors que la médiation de l’Union africaine s’enlise, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, appelait hier à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Rosa Moussaoui

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2011 à 06:17

Côte d'Ivoire: la guerre civile menace

Depuis la mi-février, la crise née du scrutin de novembre, opposant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, menace chaque jour davantage d'aboutir à une déflagration et renforce la crainte de l'ONU d'une "résurgence de la guerre civile". Les violences ont fait au moins 365 tués depuis fin 2010, selon l'ONU. La crise en Côte d'Ivoire a également poussé plus de 70.000 personnes à fuir le pays, principalement vers le Liberia voisin.

  • L'ONU craint une guerre civile

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé jeudi sa préoccupation face au "risque de résurgence de la guerre civile" en côte d'Ivoire. Les quinze membres du Conseil de sécurité "appellent toutes les parties à la retenue pour empêcher" une nouvelle guerre civile, a souligné l'ambassadeur de Chine Li Baodong, qui exerce la présidence tournante du Conseil. Les membres du Conseil de sécurité condamnent "les menaces, les destructions et les actes de violence gratuite". Ils "demeurent profondément inquiets de la récente escalade de la violence, spécialement à Abidjan, après des attaques contre des résidents ivoiriens, y compris des femmes", a-t-il ajouté.

  • Ouattara en appelle à la Cour pénale internationale

Une délégation d'Alassane Ouattara a annoncé aujourd'hui vouloir présenter un projet de résolution devant le Conseil des droits de l'ONU faisant référence à de possibles poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le président sortant Laurent Gbagbo. "Nous devons sortir du discours pour passer à l'action", a déclaré Gervais Jean-Baptiste Kacou, ministre des Affaires Etrangères de M. Ouattara, considéré par la communauté internationale comme le président élu de Côte d'Ivoire, lors d'un briefing sur la situation dans ce pays. Accompagné de Jeannot Kouadio Ahoussou, ministre de la Justice, il a ajouté que Côte d'Ivoire est "en situation de perdition" et "au bord de la guerre civile".

Cette résolution, qui devrait également demander l'ouverture d'une enquête internationale sur les violences, devrait être présentée lors de la session annuelle du Conseil qui se tient à Genève jusqu'au 25 mars. Un débat consacré à la situation en Côte d'Ivoire devrait en outre se tenir le 14 mars sous la présidence de la Haut Commissaire Navi Pillay, selon des sources diplomatiques.

  •   Six morts à Abidjan jeudi

Abidjan a connu jeudi de nouvelles violences avec la mort d'au moins six femmes, tuées par balles par les forces du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo qui ont dispersé un rassemblement dans le quartier d'Abobo, fief d'Alassane Ouattara. La montée des tensions depuis la mi-février ne cesse d'inquiéter à l'extérieur, où l'on redoute que la crise née du scrutin de novembre ne tourne à la guerre civile.

Cinquante personnes avaient déjà été tuées dans la semaine précédent cet incident, portant à au moins 365 le nombre de tués depuis fin 2010, selon l'ONU.Les violences de jeudi sont survenues à Abobo. Plusieurs centaines de femmes s'étaient réunies dans la matinée à un rond-point du quartier et scandaient les slogans "Gbagbo, dégage!" ou "Alassane président". Quand les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au dirigeant sortant, à bord notamment d'un blindé, "sont arrivées au niveau du regroupement, elles ont ouvert le feu", a raconté un témoin. "Six femmes ont été tuées sur-le-champ", a-t-il dit, tandis que d'autres témoins évoquaient des bilans plus lourds. Il y a eu "beaucoup de blessés", ont-ils précisé.

Abobo a aussi été le théâtre d'affrontements d'une tout autre nature la semaine dernière, avec des combats à l'arme lourde entre FDS et insurgés. Sur les 50 décès survenus dans des violences dans la semaine écoulée, "26 civils" ont été tués à Abobo, selon Guillaume Ngefa, un responsable des droits de l'Homme au sein de la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci. En outre, "plus de 200.000 personnes" ont déjà fui le quartier (au moins 1,5 million d'habitants), a-t-il dit.

  • Les ONG sonnent l'alarme

La crise en Côte d'Ivoire a poussé plus de 70.000 personnes à fuir le pays, principalement vers le Liberia voisin. "Dans l'est du Liberia, le HCR a enregistré quelque 40.000 personnes depuis novembre. Ces derniers ont été rejoint depuis le 24 février par 32.800 nouvelles arrivées", a indiqué l'agence onusienne dans un communiqué.

Médecins dans frontières (MSF) s'est inquiété vendredi d'une "grave dégradation" de la situation dans l’ouest de la Côte d'Ivoire et à la frontière libérienne, où "les populations fuient les violences et le personnel médical déserte des structures de santé". Dans un communiqué, l'organisation humanitaire annonce que, "face à l’intensification des affrontements, elle adapte son intervention et demande à toutes les parties au conflit de laisser ses équipes médicales soigner les patients de quelque bord qu’ils soient".

A Abidjan, MSF "observe également une inquiétante dégradation de la situation et s’efforce d’apporter un soutien aux structures hospitalières".

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a lui aussi annoncé vendredi avoir suspendu ses opérations dans l'ouest en raison de la détérioration de la situation sécuritaire. L'insécurité a poussé "plus de 200.000 personnes" hors d'un quartier d'Abidjan, selon la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci. Elle a également obligé le HCR a suspendre la construction d'un camp de déplacés dans l'ouest du pays.

  • Le Nord privé d'électricité et d'eau

Depuis mars, le nord, sous contrôle de l'ex-rébellion alliée à Alassane Ouattara, est privé de courant, une situation dont la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE) a rendu responsable le gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo. Le système de distribution d'eau nécessitant la fourniture en électricité, des coupures d'eau ont aussi été constatées à Bouaké (centre), fief des FN.

Une porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires, Elisabeth Byrs a indiqué que l'ONU est "très préoccupé par la détérioration de la situation et son impact sur la population civile". "Les besoins ne cessent d'augmenter, la coupure d'approvisionnement en eau et électricité dans les régions centre, ouest et nord met en danger la vie des populations, en particulier des enfants, des femmes enceintes ou allaitantes", a-t-elle déploré.

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Les médicaments n’arrivent plus en Côte d’Ivoire en raison de l’embargo

Les médicaments n’arrivent plus en Côte d’Ivoire en raison de l’embargo

Selon Parfait Kouassi, président de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire, interrogé sur RFI, l’embargo maritime a «fait stopper tout net l’ensemble des flux 
de médicaments sur la destination Côte d’Ivoire depuis 
le 11 février». Les médicaments sont dès lors débarqués à Dakar, avant d’être réacheminés. Il n’y a pas pour 
le moment de pénurie, malgré des ruptures de stock pour les produits de dialyse. L’embargo a été instauré 
par l’Union européenne en vue de forcer Gbagbo 
à quitter le pouvoir, après l’élection contestée 
du 27 novembre 2010.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Mar 2011 à 03:54

Abidjan s’embrase, la médiation piétine

Face à l’accroissement des violences qui laisse planer le spectre d’une nouvelle guerre civile, 
les dirigeants africains demandent l’arrêt des combats et cherchent toujours une issue à la crise.

Éclipsée par le soulèvement libyen, la Côte d’Ivoire continue d’être le théâtre de violences sur lequel se concentre l’attention de nombreux acteurs.

Samedi, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, s’est rendu à Abidjan pour transmettre un «message» aux deux prétendants à la présidence ivoirienne, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Selon un proche de l’UA, il s’agit d’une invitation à une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) qui doit se tenir le 10 mars à Addis-Abeba. Ouattara y aurait répondu favorablement tandis que Gbagbo et Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel n’ont toujours pas réagi. La visite de Jean Ping fait suite à une réunion, vendredi à Nouakchott, du panel de chefs d’État désignés par l’UA pour tenter de trouver une issue à la crise ivoirienne. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Sud-Africain Jacob Zuma, le Tanzanien Jakaya Kikwete, le Tchadien Idriss Déby et le Burkinabé Blaise Compaoré ont exigé «l’arrêt immédiat des tueries» et prévoient de se réunir de nouveau à une date non précisée.

Divisé entre partisans de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara depuis l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le pays est en proie à une recrudescence des violences entre les deux camps. Jeudi dernier, une manifestation de femmes pro-Ouattara, à Abobo, dans l’agglomération d’Abidjan, a été réprimée, entraînant la mort de sept d’entre elles. Accusées par des témoins et par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, les Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à Gbagbo, ont nié toute responsabilité dans cet acte qualifié de «barbare» par Ouattara. La commune d’Abobo avait déjà été, en février, le lieu d’affrontements lors de manifestations anti-Gbagbo, entraînant la mort de huit membres des FDS. Selon Amnesty International, des actes de viols ont été enregistrés et impliquent les deux parties : les FDS du président sortant et les Forces nouvelles, l’ex-rébellion nordiste du premier ministre nommé par Ouattara, Guillaume Soro. Cette montée des violences réciproques a engendré une crise humanitaire. Des milliers de réfugiés ont déjà fui le pays vers le Liberia ou le Togo.

l’ONU enquête sur une éventuelle livraison

Toujours hésitante quant à une intervention militaire, l’ONU enquête pour l’heure sur une éventuelle livraison d’armes en provenance du Zimbabwe, en violation de l’embargo en vigueur depuis 2004. Mercredi, l’ONU avait reconnu l’erreur faite en accusant la Biélorussie d’avoir livré des hélicoptères au camp Gbagbo. Alors que les pro-Ouattara, parmi lesquels Guillaume Soro, demandent une intervention militaire extérieure pour évincer le président sortant, la Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud s’y opposent. L’idée d’un recours à la force, défendue par le Nigeria, divise les pays d’Afrique de l’Ouest.

Par Jéromine Gammaire, vingt ans, Saint-Just (Eure). Loïc Ramirez, vingt-quatre ans, 
Nanterre (Hauts-de-Seine).

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Côte d'Ivoire: Gbagbo prend le contrôle du cacao

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé hier la prise de contrôle par l'Etat de la filière cacao, en pleine bataille avec Alassane Ouattara et ses alliés, tandis qu'Abidjan a été en proie à de nouvelles violences et que les combats continuaient dans l'ouest.

Laurent Gbagbo a décidé que l'achat et l'exportation du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, seraient désormais du ressort de l'Etat et non plus essentiellement des multinationales, selon une ordonnance publiée hier. Le président sortant tente de contrer la paralysie de la filière cacao, entraînée en particulier par les sanctions de l'UE, notamment l'embargo de fait sur les ports d'Abidjan et de San Pedro (ouest), premier port d'exportation de cacao au monde.

Alassane Ouattara avait ordonné fin janvier l'arrêt des exportations de cacao, un appel respecté par les grands négociants et chocolatiers, alors que le café et le cacao représentent 40% des recettes d'exportations de la Côte d'Ivoire et environ 20% de son PIB.

La quartier d'Abobo, théâtre d'une escalade militaire

Sur le terrain, les violences se poursuivaient comme depuis la mi-février, faisant craindre à l'ONU une "résurgence de la guerre civile". Plus de 370 personnes ont été tuées depuis fin 2010 dans le pays, selon les Nations unies.

Depuis environ deux semaines, les violences ont redoublé à Abobo, avec des affrontements sanglants entre Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à Laurent Gbagbo et insurgés armés, accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), alliée d'Alassane Ouattara. Au moins trois personnes sont mortes dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque attribuée par le camp Gbagbo aux "rebelles" alliés à son rival dans le quartier d'Abobo à Abidjan, fief de Ouattara. Alors que sept femmes ont été tués jeudi dernier, dans ce même quartier, lors d'une manifestation contre Laurent Gbagbo.

Dans l'ouest du pays, au lendemain de leur prise de Toulépleu, cité proche du Liberia, les FN ont progressé mais s'affrontaient en fin de journée aux miliciens pro-Gbagbo et aux FDS dans les environs de la ville de Blolékin, à quelques dizaines de kilomètres de là. La reprise des combats dans l'ouest depuis la prise par les FN de deux petites localités fin février fait craindre une reprise générale des hostilités le long de l'ancienne ligne de front de 2002-2003. Les FN contrôlent depuis lors le nord du pays, le sud restant aux mains du régime Gbagbo.

Gbagbo refuse de se rendre à Addis-Abeba

Le panel de l'Union africaine sur la crise ivoirienne, qui a exigé sans succès "l'arrêt immédiat des tueries", a invité les deux rivaux à participer jeudi à une réunion en Ethiopie. Retranché au Golf hôtel d'Abidjan sous un blocus des FDS et protégé par des Casques bleus, Alassane Ouattara a accepté l'invitation. Laurent Gbagbo et Paul Yao N'Dré, président du Conseil constitutionnel également convié - ont refusé de se rendre à Addis-Abeba, jeudi 10 mars.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Mar 2011 à 03:36

Scènes de guerre en Côte d’Ivoire

L’ouest du pays est le théâtre de violents combats entre les forces de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo, et les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés de Ouattara. La situation humanitaire se dégrade dangereusement.

«Les tueries sont quotidiennes. Nous avons peur. Nous avons le sentiment d’être pris en otages.» Ce cri d’alarme est celui d’un habitant d’Abidjan, alors que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire menace de se muer en guerre civile.

Dans l’ouest du pays, de violents combats ont opposé, ces derniers jours, les forces de sécurité (FDS), restées loyales à Laurent Gbagbo, appuyées par des miliciens, aux ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés d’Alassane Ouattara. Dimanche, ces derniers ont pris le contrôle de la ville de Toulépleu, proche de la frontière avec le Liberia, au sud de la zone contrôlée depuis 2002 par les FN. Celles-ci viseraient désormais la ville de Bloléquin, plus à l’est, avec l’objectif de redescendre ensuite vers le port de San Pedro, par lequel transite l’essentiel de la production cacaoyère de la Côte d’Ivoire. «La ville contrôlée par les FN s’est vidée de ses habitants après de violents combats. La population a fui pour se réfugier dans la forêt et les villages environnants» ou prendre le chemin du Liberia, affirmait hier un habitant de Toulépleu cité par l’AFP. «Nos maisons sont pillées par les rebelles», rapportait un autre témoin.

À Abidjan, où les deux camps se sont déjà affrontés à l’arme lourde dans le quartier d’Abobo, la situation reste très tendue. «Les affrontements continuent. Les FDS n’hésitent pas à tirer sur les partisans de Ouattara lorsqu’ils tentent de se rassembler. La nuit, des brigades invisibles sèment la terreur. Des éléments des Forces nouvelles s’attaquent à des partisans de Laurent Gbagbo. Dans les deux camps, on tue», se désespère un habitant.

La situation humanitaire, elle, ne cesse de se dégrader. À Abidjan, les affrontements de ces dernières semaines auraient fait des milliers de déplacés, selon le Comité international de la Croix-Rouge. Plus de 60 000 Ivoiriens auraient déjà fui vers le Liberia. Dans le nord, l’ouest et le centre du pays, des coupures d’eau et d’électricité affectent les conditions sanitaires et l’accès aux soins d’urgence. «Il nous est presque impossible de procéder à des actes chirurgicaux, car nous n’avons qu’un seul générateur électrique», a confié un médecin de Man à une mission d’Amnesty international. Cité par la même ONG, un travailleur social de Duékoué rapporte que «les gens puisent désormais l’eau dans des marigots et des rivières», s’exposant ainsi au risque de contracter des maladies hydriques comme le choléra. Quant aux stocks de médicaments, ils chutent dangereusement, alors même que l’embargo décidé par l’Union européenne sur les ports ivoiriens entrave l’approvisionnement du pays en produits pharmaceutiques. Tous les ingrédients d’une grave crise humanitaire sont réunis.

Un bilan meurtrier

Selon l’Onuci, cinquante personnes ont trouvé la mort dans des violences entre le 24 février et le 3 mars, ce qui porte à au moins 365 le nombre de personnes tuées depuis fin 2010. À ce bilan s’ajoute la mort de sept femmes, tuées jeudi à Abidjan, dans le quartier d’Abobo, alors qu’elles participaient à une manifestation pro-Ouattara. Vendredi, à Nouakchott, les chefs d’État mandatés par l’UA pour trouver une issue à la crise ivoirienne ont appelé 
à «l’arrêt immédiat des tueries et exactions».

Rosa Moussaoui

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Mar 2011 à 00:23

Ban Ki Moon, très hypocrite aujourd'hui, déclare qu'il est contre la zone d'exclusion aérienne au dessus de la Côte d'Ivoire mise en place par Laurent Gbagbo pour empêcher son rival Alassane Ouattara. Cette prise de position n'empêche pas Ban Ki Moon d'être pour une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Mar 2011 à 00:11

Le G8 menace Laurent Gbagbo

Les fidèles d’Alassane Ouattara ont lancé lundi des attaques autour d’Abidjan.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 ont apporté hier leur soutien à Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Selon Alain Juppé, chef de la diplomatie française, le G8 pourrait menacer de nouvelles sanctions Laurent Gbagbo, président sortant qui refuse de quitter le pouvoir. Hier matin sur Europe 1, Alain Juppé déclarait : «Les sanctions financières, ça ne marche pas à quinze jours, ça marche à plusieurs mois. On voit bien aujourd’hui que Laurent Gbagbo est progressivement asphyxié», à la suite des mesures prises précédemment.

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier. Le premier a reçu l’investiture du Conseil constitutionnel ivoirien. Le second, proclamé vainqueur par la Commission électorale indépendante, est reconnu par les États-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine.

Ce nouvel appui des chefs de la diplomatie du G8 intervient alors que les fidèles d’Alassane Ouattara lancent une offensive sur Abidjan et renforcent leur contrôle sur le nord du pays. Depuis le quartier d’Abobo qu’ils contrôlent en partie, les rebelles des Forces nouvelles ont attaqué lundi un camp de CRS dans le quartier d’Adjamé, au nord de la ville. Ils ont été repoussés par des gendarmes venus du camp d’Agban. Ces deux camps sont cruciaux, car ils contrôlent l’accès au Plateau, cité administrative où se trouve le palais présidentiel. Lundi, les quartiers, jusque-là plus ou moins épargnés, de Youpougan (ouest) et d’Adjamé (nord) ont été le théâtre d’affrontements à l’arme lourde. La situation semblait s’être calmée hier, même si quatre personnes ont été tuées, à la suite de tirs près d’un barrage routier tenu par de jeunes partisans de Laurent Gbagbo.

Gaël De Santis

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Côte d'Ivoire: 410 morts, dont 12 ce jeudi

Douze morts à Abidjan après des tirs à l'arme lourde qui ont visé à la mi-journée le quartier d'Abobo, fief d'insurgés favorables au président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. La nouvelle tombée ce jeudi après-midi confirme le basculement de la Côte d'Ivoire dans la guerre civile. L'escalade militaire entre les deux camps rivaux fait craindre des pertes de plus en plus importantes chez les civils, alors que les violences post-électorales ont déjà fait 410 morts depuis mi-décembre dont 18 pour la semaine écoulée, selon l'ONU.

"Notre division des droits de l'Homme a documenté 18 nouveaux cas de décès, dont 4 femmes, portant à 410 le nombre de personnes tuées dans le pays depuis la mi-décembre 2010", a indiqué le porte-parole de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré. Les nouvelles victimes ont été enregistrées à Abidjan comme à l'intérieur du pays, a-t-il déclaré, sans toutefois donner de détails.

Mercredi, l'Onuci avait appelé à "mettre un terme immédiatement" à l'"escalade de la violence" dans le pays, en particulier à Abidjan, où la crise post-électorale menace de dégénérer en guerre civile. La mission onusienne, forte de dix mille hommes et qui a notamment pour mandat la protection des civils, a mis "un accent particulier sur le sort des enfants qui souffrent de la crise post-électorale".

Les militaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo affrontent depuis mi-février des insurgés pro-Ouattara à Abobo, qui opèrent désormais aussi dans d'autres quartiers d'Abidjan. Le camp Gbagbo a reconnu récemment que le quartier d'Abobo était "truffé" de "rebelles". Mais depuis le début de la semaine le secteur Port-Bouët 2, une enclave pro-Ouattara dans le quartier de Yopougon (ouest), bastion de M. Gbagbo, semblait le nouvel épicentre des violences.

Mardi, un imam avait été tué par balle lors de violences, suscitant une vive émotion dans le pays. Plusieurs organisations internationales se sont émues des pertes civiles de plus en plus importantes dans ce conflit. "Les risques sont importants de voir les affrontements s'étendre en très peu de temps à l'ensemble de la ville, avec des conséquences importantes sur la sécurité des civils", selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). Médecins sans frontières (MSF) s’inquiète aussi des "graves répercussions" de ces affrontements sur la population. L'Onuci a par ailleurs enquêté sur des allégations de charnier dans le secteur de N'dotré, dans le nord d'Abidjan, mais a indiqué jeudi n'avoir "identifié aucun type de charnier" à cet endroit.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Mar 2011 à 04:41

Scènes d’exode à Abidjan

La capitale économique ivoirienne s’enfonce dans une spirale de violences meurtrières, mettant aux prises les forces de sécurité restées fidèles à Gbagbo et les insurgés pro-Ouattara.

Fuir. C’est la hantise de milliers d’habitants d’Abidjan qui ont pris d’assaut, ces derniers jours, les gares routières d’Adjamé et de Yopougon. Pris entre deux feux, ils cherchent à rejoindre leurs villages pour se mettre à l’abri des violences meurtrières qui déchirent la capitale économique.

Vendredi soir, encore, des combats à l’arme lourde ont éclaté dans le quartier d’Abobo, théâtre, depuis plusieurs semaines, d’une guérilla urbaine conduite par un «commando invisible» lié au camp Ouattara. La veille, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire avait accusé les «forces armées du camp» Gbagbo d’avoir tué entre 25 et 30 civils par des tirs de mortier, massacre qui pourrait constituer un «crime contre l’humanité», selon le haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Démentant toute implication des Forces de défense et de sécurité, le camp de Laurent Gbagbo parle de «complot» et dénonce une «synergie entre l’ONU, la France, les rebelles contre la Côte d’Ivoire». «Ce jeudi 17 mars, Abobo n’était pas un théâtre d’opérations pour les forces régulières. C’est une zone qui est actuellement partagée entre deux factions rebelles avec des intentions très contradictoires», a affirmé à l’AFP le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello.

Alors que les violences armées s’étendent à toute la ville, jusqu’aux abords du Plateau, son cœur administratif, le ton est encore monté samedi. Charles Blé Goudé, chef des Jeunes patriotes pro-Gbagbo, a appelé ses partisans à «s’enrôler dans l’armée». Dans l’autre camp, les Forces armées des forces nouvelles, coupables d’exactions recensées dans le rapport 2010 d’Amnesty International, ont été intégrées par Alassane Ouattara à une «nouvelle armée» nationale baptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Dans ce contexte d’embrasement, la France, elle, se réjouit de la chute, qu’elle pense prochaine, de Laurent Gbagbo. «L’étau que nous avons resserré autour de (lui) va fonctionner, il faut qu’il s’en aille et laisse place au seul président légitime, Alassane Ouattara», a répété, samedi, Alain Juppé, chef de la diplomatie française.

Rosa Moussaoui

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2011 à 02:22

Côte d'Ivoire: Ouattara prend le pas sur Gbagbo

Deux jours après le début de leur offensive, les forces d'Allassane Ouattara ont progressé vers le sud et vers Abidjan. C'est la première fois que le camp du président ivoirien reconnu par la communauté internationale à l'issue des présidentielles du 28 novembre dernier, choisit clairement la force pour tenter de clore une crise post-électorale qui a fait plus de 460 morts selon l'ONU, et menace de faire basculer le premier exportateur mondial de cacao dans la guerre civile.

 

  • Les forces de Ouattara progressent

Les partisans d'Allassane Ouattara affirment qu'ils contrôlent désormais les trois-quart du pays. C'est ce qu'a affirmé ce mercredi matin Ally Coulibaly, son ambassadeur en France du président, sur RTL. "Les forces républicaines (...) mettront tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas de guerre civile. Il n'y aura pas de guerre civile, les choses vont se régler assez rapidement. Face à l'obstination de Laurent Gbagbo (président ivoirien sortant) il a fallu recourir à la force, les Ivoiriens ont donc pris leur destin en main pour éviter le massacre des populations civiles", a-t-il justifié.

Au lendemain du lancement de la vaste offensive des Forces républicaines de M. Ouattara, plusieurs grandes villes sont tombées: Bondoukou (est), près de la frontière ghanéenne, Abengourou (sud-est), Daloa (centre-ouest) et Duékoué (ouest), important carrefour stratégique menant à San Pedro, le plus important port d'exportation du cacao au monde, situé 300 km plus au sud.

C'est à Duékoué que les Forces républicaines, qui regroupent essentiellement l'ex-rébellion pro-Ouattara tenant le Nord depuis son putsch raté de 2002, ont rencontré la plus vive résistance. Les combats - à l'arme lourde notamment - ont duré toute la journée de lundi et plusieurs heures mardi.

 

  • Interrogations sur l'état du clan Gbagbo

Face à l'offensive des forces pro-Ouattara, le clan Gbagbo a demandé mardi soir "un cessez-le-feu immédiat et à l'ouverture du dialogue sous la médiation du haut représentant de l'Union africaine (UA)". "Nous avons reçu un courrier de l'UA nous invitant à une négociation dans le cadre de l'UA, du 4 au 6 avril à Addis Abeba. On n'a pas encore répondu mais il n'y a pas de raison de refuser une occasion de dialoguer", a expliqué le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello. L'affaiblissement du camp Gbagbo a été évoqué par le clan d'en face. Selon l'ambassadeur en France d'Allassane Ouattara, Laurent Gbagbo n'a "plus d'argent". "Il fait du saupoudrage, il continue d'acheter quelques personnes mais réellement il n'a aucun moyen pour payer les fonctionnaires."

Isolé diplomatiquement, de plus en plus asphyxié économiquement et sur la défensive militairement, Laurent Gbagbo n'a pas lâché les armes. Hier, son chef d'état-major des forces armées et de défense (FDS) a annoncé que "le moment d'enrôlement effectif" pour les milliers de jeunes qui s'étaient enregistrés la semaine dernière, "était arrivé" et aura lieu à partir de mercredi.

 

  • L'ONUCI accuse le clan Gbagbo d'atrocités

La Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) a accusé "des forces loyales" au président sortant d'avoir "tiré sur des civils innocents" lundi dans le quartier de Williamsville, "faisant une dizaine de morts". En outre, "un groupe de jeunes pro-Gbagbo ont imposé le supplice du pneu à un jeune homme brûlé vif dans le quartier de la Riviera. Un autre groupe a sauvagement agressé deux fonctionnaires de l'Onuci qui vaquaient à leurs occupations", a affirmé la force onusienne. Le porte-parole du gouvernement Gbagbo a démenti ces informations, estimant qu'il s'agissait d'une "diversion" de l'Onuci (lire notre article: 410 morts, dans 12 aujourd'hui)

 

  • Amnesty international somme l'ONUCI d'intervenir en faveur des réfugiés

Selon Amnesty International, au moins 10.000 civils se sont réfugiés dans la mission catholique de Duékoué, dans l'ouest du pays, après avoir fui les récents combats dans ce carrefour stratégique désormais contrôlé par les forces d'Alassane Ouattara. La mission catholique accueillait déjà 5.000 déplacés. "Le mandat de l'Onuci (mission de l'Onu) requiert des forces de maintien de la paix qu'elles protègent les civils en cas de menace imminente de violence physique. Ils doivent agir immédiatement afin d'éviter de nouvelles effusions de sang", a déclaré Véronique Aubert, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty.

L'immense majorité des habitants de Duékoué - en particulier les autochtones de l'ethnie guéré, souvent considérés comme partisans du président sortant - avaient fui en brousse ou rejoint des localités plus à l'est pour échapper aux combats. Alors que près d'un million de personnes ont déjà été déplacées et que quelque 112.000 Ivoiriens se sont réfugiés au Liberia, les Nations unies se préparaient à un fort afflux de réfugiés au Ghana.

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