Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Culture générale > Histoire

Uranium "appauvri"

 Répondre Répondre
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Uranium "appauvri"
    Envoyé : 15 Jan 2011 à 16:25

Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?

 

Joelle PENOCHET
Il y a vingt ans cette année était initiée, pendant la première guerre du Golfe, une nouvelle guerre nucléaire, non visible, avec l’utilisation par les armées occidentales d’armes à l’uranium appauvri (UA). Ce produit, à la fois radiologique et chimique, empoisonne l’environnement des zones touchées pour des milliards d’années et provoque chez les populations des malformations congénitales et des épidémies de cancers et de leucémies. A Falloujah, les conséquences pourraient être plus graves que celles des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Depuis 1991, un crime contre l’humanité se déroule dans le silence, et à une échelle inédite.

« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. »

Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945

Banalisation d’armes de destruction massive à l’UA lors des nouvelles guerres d’agression

Les armes à l’UA furent d’abord testées en laboratoire dans les années soixante-dix au à LOS ALAMOS (USA), avant de l’être en grandeur nature en Iraq en 1991. En l’absence de réactions de la communauté internationale, leur emploi s’est banalisé et elles sont utilisées lors de toutes les nouvelles guerres menées par les pays occidentaux, sous des formes de plus en plus sophistiquées et puissantes, à des doses croissantes de radioactivité : en Yougoslavie (en Bosnie en 1994-1995, au Kosovo en 1999), de nouveau en Iraq, en 1998 lors de l’opération « Renard du désert » et depuis l’invasion de 2003, en Afghanistan depuis 2001, et enfin, par Israël, au Liban en 2006, et lors de l’opération « plomb durci » à Gaza en 2009. Le PR ROKKE affirme que l’utilisation d’UA par Israël remonterait à la guerre de 1973.

Chaque nouvelle guerre permet une amplification des tests précédents. Alors que les charges d’UA contenues dans les obus antichars utilisés en 1991 ne dépassaient pas 5 kg, celles des bombes téléguidées déversées sur Irak depuis son invasion en 2003 s’élèvent à plus de cent tonnes.

Pour les militaires, l’uranium appauvri possède des avantages inégalés. Tout d’abord, l’extrême densité de ce métal (1,7 fois supérieure à celle du plomb) et ses propriétés pyrophoriques (lors de l’impact sur sa cible, il s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène) confèrent aux armes qui en sont équipées une très grande vélocité (pouvant dépasser mach 5) et une capacité de destruction décuplée. Elles peuvent détruire les bâtiments et les blindages les plus résistants en quelques secondes, et traverser des dizaines de mètres de béton pour détruire des bunkers souterrains.

Allié à une très faible quantité de titane, l’UA remplace le tungstène, coûteux et peu fusible. En outre, c’est un produit fourni quasi gratuitement par l’industrie nucléaire, qui se débarrasse ainsi à bon compte de déchets (1) dont le stockage est très coûteux.

C’est pourquoi les armées de près de cinquante pays, et, en ce qui concerne l’armée américaines, tous les types d’armes en sont équipés aujourd’hui, des simples balles aux bombes « intelligentes » guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles et les ogives des bombes super puissantes dites « bunker busters ».

Ainsi, les GBU-39, engins téléguidées dont le dard à l’uranium appauvri multiplie la force de pénétration, sont capables d’atteindre avec une précision inégalée une cible située à 110 km. Grâce à l’UA, les bombes ne pèsent que 113 Kg, avec les mêmes capacités de pénétration que les bombes de 900 Kg. Cette miniaturisation obtenue grâce à l’UA permet d’augmenter leur nombre dans les avions de combat (F15 ou F16) et, par conséquent, le nombre de cibles.

Classées « conventionnelles », ces armes sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, dont Israël, la Turquie, la Russie et la France.

Un déchet nucléaire recyclé comme munition « classique »

L’uranium appauvri (UA) est doublement toxique. Chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic, etc.). Mais il est surtout fortement radiotoxique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs civils et militaires. 0,2% d’U235 et 99,75% d’U238 dont la demi-vie (dite " période ") est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). Si on l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40%, ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux :

« Le terme d’uranium « appauvri » est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d’armes « enrichies à l’uranium » (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon)

En outre, l’UA utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement, qui contient des produits de fission hautement radioactifs, comme l’uranium 236 (U236), le plutonium (PU238 et 239), le technétium99 ou le ruthénium106 qui potentialisent sa nocivité.

Ainsi, au lieu de diminuer, son activité s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits à vie beaucoup plus courte lors de sa désintégration : si, quand il est pur, il n’émet que des rayons alpha (très irradiants, mais peu pénétrants), ses deux descendants, le thorium (TH234) et le protactinium (PA234) émettent des rayons bêta et gamma (très pénétrants).

Lors de l’impact sur la cible, l’UA s’enflamme au contact de l’oxygène, provoquant une chaleur extrême (entre 3.000 et 6.000 degrés), qui vaporise dans l’atmosphère des particules d’oxyde d’uranium de taille nanométrique (de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et à tout masque à gaz.

Les micro-particules d’oxyde d’uranium, à 90% insolubles, sont vaporisées dans l’atmosphère lors de l’impact des munitions sur leur cible. Propagés par les vents et la pluie sur des centaines de kilomètres, ces aérosols contaminent les sols, les nappes phréatiques, la végétation, les animaux et toute la chaîne alimentaire. En février 2003, les USA avaient refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Or, les dommages causés à l’environnement deviennent très rapidement irréversibles.

Leonard DIETZ, un physicien retraité du laboratoire du Knolls Atomic Power (Etat de New York), considère que “quiconque ingère des particules possède une dose permanente, qui ne décroîtra jamais.". Ainsi, le phantasme des responsables du projet Manhattan, qui recommandaient l’usage de gaz radioactifs contre les populations ennemies, s’est concrétisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium est devenu une arme de destruction massive, utilisée par les armées de terre, de l’air et par la marine

En 2005, la pollution due aux guerres radiologiques menées contre l’Irak, l’ex-Yougoslavie et l’Afghanistan, avait déjà atteint une vingtaine de pays voisins. Elle continuerait de s’étendre à tout l’hémisphère Nord et pourrait contaminer bientôt l’ensemble de la planète, comme le nuage de Tchernobyl, ou les particules issues des essais nucléaires aériens (MORET, 2005). Une étude menée en Grande Bretagne a montré que l’uranium dans l’air a « sensiblement » dépassé le fond naturel au cours du bombardement de l’Irak, en mars et avril 2003.

A l’échelle planétaire, il sera difficile d’évaluer le nombre de cancers, leucémies et malformations génétiques dus à l’uranium appauvri parmi l’ensemble des co-facteurs intervenant dans ces maladies (pesticides, hormones et métaux lourds dans l’alimentation et l’eau de boisson, polluants divers, tabac, etc.)

Les déchets de l’industrie nucléaire occidentales transforment les pays agressés en « déchetteries radioactives »

Les pays attaqués deviennent ainsi de véritables « déchetteries radioactives », comme l’a souligné le PR Doug ROKKE, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, chargé du « nettoyage » de l’Arabie Saoudite et du Koweït en 1991 après la « guerre de 1991 », lui-même victime du « syndrome du Golfe Persique ».

Pendant la guerre du Golfe, environ 800 tonnes d’UA avaient été utilisées. Depuis l’invasion de l’Iraq par l’alliance anglo-américaine en 2003, c’est plusieurs milliers de tonnes de ce produit mortifère qui auraient été répandues sur l’Irak (1.700 selon Jane’s Defense). En réalité, ce pays n’avait jamais cessé d’être bombardé avec les mêmes armes depuis 1998 dans les zones déclarées unilatéralement « de Non-vol » par les Etats-Unis (administration CLINTON-GORE) et la Grande-Bretagne.

Dès avant la nouvelle agression contre l’Iraq de 2003, une étude sur les effets de l’UA à long terme, entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide d’un spectromètre gamma avait montré que le tiers des végétaux collectés présentait un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes de plantes sauvages collectées et près du tiers des animaux étaient contaminés.

En Europe, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Bien que les tests aient lieu en milieu confiné, la radioactivité en principe soigneusement contrôlée, et le personnel soumis à une surveillance particulière, on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

Pourquoi l’uranium « appauvri » lorsqu’il est déversé par centaines ou milliers de tonnes sur les pays agressés, devient-il un produit banal ?

Les populations piégées en masse et impuissantes

La quantité de radioactivité relâchée sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d’Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur l’Irak (NICOLS, 2004). Les populations sont condamnées à vivre dans un environnement contaminé, pratiquement sans possibilité de se faire soigner. En effet, l’infrastructure médicale de l’Iraq a été presque entièrement détruite, et la pénurie de praticiens et de médicaments - déjà presque inexistants pendant les treize ans d’embargo (1990-2003)-, ne permet plus de délivrer de soins. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante. En Afghanistan et à Gaza (soumise à un blocus), la situation est tout aussi précaire.

Une catastrophe sanitaire de grande ampleur : des épidémies de cancers et de leucémies, des malformations génétiques monstrueuses

JPEG%20-%2013.5%20ko

« L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. »

PR A. DURAKOVIC, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone

La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestions de boissons et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe alors dans la circulation sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxiocité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent sur les alvéoles pulmonaires, d’où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée dans le sang est éliminée dans les urines, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent.

Des épidémiologistes ont mis également en évidence des atteintes du cerveau, des organes reproducteurs, de la thyroïde, des muscles, des ganglions lymphatiques et du système neurologique, ainsi qu’un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, la multiplication des cas de mongolisme, de leucémies et de malformations congénitales.

Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable à la radioactivité, parce qu’ils la concentre trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur système métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existe pas de seuil d’innocuité.

Selon le chercheur Leonard DIETZ, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1 360 rem, soit plus de trois cents fois la dose annuelle autorisée chez les chercheurs de l’industrie nucléaire.

Des milliers de projectiles porteurs d’UA sont disséminés à des profondeurs variables dans les sols des zones bombardées. Dans toutes les régions contaminées, les enfants qui jouent avec les objets argentés ou leurs débris radioactifs trouvés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, les spécialistes prévoient cinq cas de cancers solides à venir dans les 10 à 30 années suivantes.

L’attaque du génome : le plus grand crime contre l’Humanité dans l’Histoire

« S’ils nous avaient tués une seule fois, cela serait moins grave... mais... ils vont continuer de nous tuer pendant des générations » (un Afghan cité par le Dr Mohamed MIRAKI, Le génocide silencieux)

JPEG%20-%2019.8%20ko

L’uranium appauvri et les autres isotopes de l’uranium provoquent dans les organismes vivants des changements génétiques et somatiques qui ont été démontrées scientifiquement au niveau de la cellule, au niveau micro-moléculaire, qu’il s’agisse de l’ADN ou de l’ARN, ainsi qu’au niveau des tissus, des organes, et de l’organisme entier. L’UA se fixe sur le placenta des femmes enceintes et contrarie le processus de formation de l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés des malformations congénitales monstrueuses, jusqu’alors extrêmement rares, dont le nombre a triplé en dix ans). Des enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres, comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50, celles de Tchernobyl, de l’Agent Orange au Vietnam, ou de la catastrophe de Bhopal (Inde) avec des organes l’extérieur du corps (comme le cerveau), aveugles, avec un seul œil au milieu du front, ou avec des anomalies du cœur (absence d’oreillettes ou de valvules) ou des poumons.

Selon le Dr. Roger COGHILL, spécialiste anglais des radiations : « une seule particule d’UA logée dans un ganglion lymphatique peut dévaster le système immunitaire entier ».

La contamination de l’environnement sera éternelle, et les anomalies génétiques s’aggraveront inéluctablement d’une génération à l’autre.Il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome.

En Iraq, le génocide perpétré par la coalition anglo-américaine et ses alliés depuis l’embargo décrété en 1990 a déjà entraîné plus de trois millions de morts (1).

Mais combien pourra-t-on compter de morts différées causées par l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri ?

En Iraq - Après la fin officielle de la « guerre du Golfe » (1991), l’armée américaine a tiré près d’un million d’obus à l’UA en trois jours sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite (en violation de l’article 3 de la convention de Genève), sur la route de Bassora, rebaptisée depuis « l’autoroute de la mort ». Très rapidement, certaines régions du sud de l’Irak accusaient une augmentation de 350 % par an de cas de leucémie, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.

Les études effectuées par le PR Siegwart-Horst GUNTHER, spécialiste des maladies infectieuses et président de la Croix Jaune internationale (Autriche), faisaient apparaître un collapsus du système immunitaire avec de fortes proportions d’infections, des symptômes ressemblant à ceux du SIDA, des herpès et des zonas, des dysfonctionnements hépatiques et rénaux, et des leucémies.

L’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) avait prévu un excès d’un demi-million de morts en Irak après la guerre de 1991. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales et de 350% par an de cas de leucémies. La dose de radioactivité atteignant les enfants de moins de quinze ans représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée - les enfants concentrant la radioactivité trois à quatre fois plus que les adultes. Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? »

Alors qu’en 1991, les régions touchéess par l’UA étaient surtout rurales, en 2003, sont essentiellement touchées les zones urbaines, comme les agglomérations de BAGDAD et de FALLOUJAH.

GIF%20-%2031.1%20ko
En orange : les villes très contaminées-Source : Guardian, 22 janvier 2010

En juillet 2010, le prestigieux International Journal of Environmental Research and Public Health, a publié les résultats d’une étude intitulée « Cancer, Mortalité infantile et Ratio sexuel des naissances à Falloujah, en Irak, entre 2005 et 2009 ». Elle avait porté sur 4.843 habitants de la ville martyre soumise par les forces anglo-américaines à un déluge de feu du 7 au 29 novembre 2004 avec des armes à l’UA (mais aussi au phosphore, au plasma et au napalm) (1)

Cette étude, dirigée par Christopher BUSBY, physicien britannique de renommée internationale, fait apparaître une surmortalité infantile, le quadruplement des cancers et des malformations congénitales et l’apparition d’anomalies de ratio entre sexes (860 garçons pour 1000 filles). Le taux de leucémie est trente-huit fois plus élevé, le taux de cancer infantile douze fois plus grand, et le cancer du sein dix fois plus fréquent que dans les populations des pays voisins. Le taux de mortalité infantile (80 décès pour 1000 naissances) y est quatre fois plus fort. Le risque relatif de développer un cancer chez les moins de 14 ans est plus de douze fois celui d’une ville d’Egypte.

JPEG%20-%2013.8%20ko

Les formes de cancers de Falloujah sont semblables à celles des survivants et des descendants des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Le PR BUSBY a déclaré en juillet dernier à la chaîne italienne RAI 24 que l’augmentation « extraordinaire » des maladies reliées aux radiations de Falloujah est encore plus élevée qu’à Hiroshima.

Les médecins locaux auraient reçu des menaces pour les dissuader de témoigner.

Une nouvelle étude, dont les résultats seront publiés courant janvier 2011 dans la même revue, fait le lien entre l’utilisation de nouvelles armes lors de l’assaut de la ville en 2004 par les troupes américaines et la "hausse spectaculaire" du nombre d’avortements spontanés, de malformations congénitales ("11 fois plus nombreuses que dans le reste du monde"), de cancers et de leucémies (39 fois plus nombreuses) quelques années plus tard. Au cours du premier semestre de 2010, le nombre de malformations de nouveaux-nés à Falloujah a grimpé à des niveaux sans précédent. En mai 2010, 15% des enfants nés à l’hôpital présentaient une anomalie génétique, et plus d’un sur dix était prématuré. Des chiffres largement sous-estimés, une grande partie des habitants continuant de privilégier l’accouchement à domicile.

Les chercheurs veulent confirmer leur hypothèse que les populations sont exposées "de façon chronique à un agent environnemental » à l’aide de tests complémentaires. Ils appellent l’OMS à lancer rapidement l’étude programmée sur les bébés de Fallujah pour déterminer la cause de cette « épidémie d’anormalités ». Mais, compte-tenu des précédents, il est permis de se demander une nouvelle fois si tous ses résultats seront révélés...

JPEG%20-%2015.4%20ko
Petite fille malformée de Falloujah

En ex-Yougoslavie – Des armes à l’UA furent utilisées dans les Balkans lors des bombardements aériens des forces de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine (1994-1995), en Serbie, au Kosovo et au Monténégro (1999).

Dix ans après les attaques sur la Serbie, où 15 tonnes d’uranium appauvri avaient été larguées durant 78 jours en 1999, on a constaté un accroissement du nombre de cas de cancer signalés. Au Kosovo (où 20 tonnes d’UA ont été disséminés sur 105 cibles), les médecins ont vu augmenter le nombre de tumeurs solides : "Dans l’ensemble du Kosovo, le taux de cancer avant 1999 était de 10 pour 300.000, et aujourd’hui, il s’élève à 20 pour 60.000. » (Nebojsa SRBLJAK). Les enfants, dont l’organisme est plus sensible aux effets de la radioactivité, ont subi une multiplication par dix des cas de leucémie. Un déplacement de certaines populations serait souhaitable, comme dans la région de Tchernobyl après la catastrophe mais, dans les pays victimes de l’Uranium appauvri « c’est un sujet que personne ne veut aborder » (Slavica JOVANOVIC).

Pourtant, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), qui a envoyé en 2000 une mission focalisée sur onze sites du Kosovo, a conclu qu’il n’y avait « pas de contamination importante détectable de la surface du sol par de l’uranium appauvri. Un certain nombre de points de contamination ont été identifiés par la mission, mais la plupart n’ont été jugés que légèrement contaminés ».

JPEG%20-%208.5%20ko

En 2001, un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) aboutit à une conclusion similaire. Toutefois, l’expert britannique Keith BAVERSTOCK, qui faisait partie de l’équipe de l’OMS, a déclaré que « toutes les données dont disposait l’OMS n’avaient pas été incluses dans le rapport ». Il faut rappeler que l’OMS est paralysée par l’Accord qu’elle a conclu en 1959 avec l’AIEA, organisme dont l’objectif est "d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité du monde entier". Ainsi, l’article 3 de l’Accord prévoit que les deux organismes "peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis”. Cela explique que l’OMS bloque depuis 2001 la publication d’un rapport explosif sur les effets de l’UA.

En Afghanistan – Le Dr Daud MIRAKI rapporte qu’à Tora-Bora, les femmes et les animaux multiplient les fausses couches. « Déjà avant la naissance, les fœtus sont atteints de cancer ». On retrouve les mêmes malformations congénitales qu’en Irak. Parmi les multiples témoignages recueillis par le Dr MIRAKI : « Ma femme était enceinte et nous attendions avec joie notre second enfant. Le jour de la naissance, ma femme a dit qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle avait mal à l’abdomen. Quand le bébé est né, c’était à peine un humain… Quand ma femme l’a vu, elle s’est évanouie et elle est morte en cinq jours » (Zar GHOON, décembre 2002).

La pollution des rivières et des fleuves (notamment l’Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable), ont rapidement alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient été très tôt dépêchées dans le pays pour mesurer le niveau de contamination après les premier bombardements de 2001. Juste après un "tir ami", des équipes de reporters "embarqués" (embedded) dans les forces d’agression avaient été rapidement enlevés et enfermés dans un abri. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques de contamination à l’UA.

JPEG%20-%2018.1%20ko

Au Liban – L’analyse des échantillons de sol et d’eau des sites touchés par les bombardements de 2006 a montré que l’armée israélienne avait utilisé des armes à l’UA : « …le peuple libanais a été sacrifié aux cancers, aux leucémies et aux malformations congénitales, comme les peuples des Balkans, d’Afghanistan et d’Iraq » (PR BUSBY). Sur une photographie prise par le photographe David SILVERMAN parue dans The Guardian, on peut discerner clairement le dard de l’UA sur les obus bombes américaines à guidage laser GBU 28.

A Gaza - Dès les premiers jours de l’opération « Plomb Durci » (27 décembre 2009 – 3 janvier 2009), le chirurgien norvégien Mads GILBERT a trouvé la présence de matières radioactives dans le corps des blessés. Une enquête publiée en janvier 2009 par l’association Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), menée sur plusieurs mois en liaison étroite avec les intéressés et l’aide d’un expert auprès du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a conclu à la présence hautement probable d’uranium appauvri (jusqu’à 75 tonnes) dans le sol et le sous-sol de Gaza. En avril 2009, l’analyse d’échantillons de terre et de poussières a de nouveau confirmé la présence d’uranium appauvri, de césium, de thorium et de différents produits chimiques cancérigènes…

Chez les vétérans des nouvelles guerres nucléaires - La « guerre du Golfe » a représenté, pour les Etats-Unis et ses alliés, une opération militaire très facile avec une victoire rapide, en raison de l’immense supériorité militaire de la coalition de 34 pays sur un pays désarmé et déjà exsangue en raison de l’embargo.

A leur retour, des milliers de soldats en très bonne santé avant leur départ commencèrent à souffrir de multiples pathologies. La cause en resta mystérieuse jusqu’à ce qu’en 1993 le PR Asaf DURAKOVIC, l’un des grands experts internationaux sur les effets des radiations, associât leurs symptômes à leur présence dans le Golfe. Ces soldats avaient été exposés à l’uranium appauvri lors de « feux amis », pendant les opérations de nettoyage ; puis ils étaient restés à proximité des chars détruits par les armes à l’UA lors de l’opération dans le désert, voire avaient posé pour des photos-souvenirs sur les tanks contaminés. Bien qu’officier supérieur de l’US Army pendant la première guerre du Golfe, le PR DURAKOVIC ignorait la présence d’uranium appauvri dans les nouvelles armes.

JPEG%20-%2031.3%20ko
Un enfant de vétéran de la guerre du Golfe né sans bras, comme de nombreux enfants irakiens

Dix ans après la guerre du Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). En 2005, sur 580.000 vétérans américains de la « guerre du Golfe », on dénombrait 325.000 victimes de pathologies permanentes et 11.000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Une étude du Department of Veterans Affairs sur 21.000 vétérans de la guerre du Golfe a montré, par rapport aux autres soldats, un doublement des enfants morts-nés pour les hommes et un triplement pour les femmes. Plus de 13.000 vétérans de la guerre du Golfe (1991) seraient morts aujourd’hui, alors que seulement 250 furent tués et 7.000 furent blessés sur le terrain. Un reportage du Washington Post de 2006 a montré que sur 580.000 vétérans du Golfe, 518.000 étaient invalides, dont la moitié de façon définitive. Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace (VFP) ou Irak Veterans Against the War(IVAW), militent activement contre ces nouvelles guerres radiologiques et chimiques, et participent aux manifestations pacifistes.

La grande différence entre les victimes des deux camps réside dans le fait que les vétérans ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à passer toute leur vie dans un environnement de plus en plus radioactif. En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir réparation dans leurs pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, pour la plupart encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont de toutes manières trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. De surcroît, elles sont les victimes de leurs agresseurs !

Autour des sites d’expérimentation des pays occidentaux - Dans les centres d’expérimentation des pays occidentaux, les expériences doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d’oxyde d’uranium dans l’atmosphère (à Gramat dans le Lot, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l’on trouve autour de nombreux sites des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés.

Dans l’Indiana (USA), un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 80 a été reclassé en «  zone de sacrifice national », condamnée pour l’éternité.

JPEG%20-%2023.8%20ko
Le site de tir à l’uranium du Centre d’Études Atomiques de Gramat. Photo : DIRE LOT

A Bourges (Cher), au cours des essais en plein air qui ont été réalisés pendant des décennies sans étude d’impact, de nombreuses flèches à l’uranium appauvri ont été perdues dans les champs ! On soupçonne l’oxyde d’uranium, d’avoir migré dans les eaux souterraines. Les populations, très inquiètes, exigent avec les associations de connaître le taux de pollution de leur environnement. Le DR BEHAR, président de l’Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN) demande "une enquête indépendante d’un laboratoire extérieur après une enquête approfondie sur le régime des eaux et le type de nappe phréatique concernées".

JPEG%20-%2013.2%20ko

Le black-out sur l’utilisation de ces armes illégales dure depuis 20 ans !

Les gouvernements occidentaux coupables de ces atrocités maintiennent une chape de plomb sur les conséquences de l’utilisation de ces armes nucléaires, restée tabou jusqu’en 1991 (un rapport de l’OTAN de 1990 avait préconisé « des campagnes de relations publiques… étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public »). La désinformation, qui présente l’UA comme un produit anodin, permet aux pays responsables (à la fois juges et parties) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés et de l’indemnisation des victimes, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de l’UA dans les conflits.

GIF%20-%205%20ko

Alors que la toxicité chimique est peu contestée par les instances officielles, la toxicité radiologique de l’uranium appauvri est systématiquement niée. Ainsi, en France, les militaires touchés par le "syndrome du Golfe" se voient privés de tout droit, à l’instar des victimes des essais nucléaires français. L’association AVIGOLFE, créée en juin 2000 par Hervé DESPLAT, l’une des victimes, veut faire la lumière sur les causes des maladies développées par les civils et les militaires depuis leur retour en France (causes que les responsables de l’étude épidémiologique de l’INSERM ont refusé d’étudier). En 2001, la Mission parlementaire d’information a reconnu que les obus français contenaient bien de l’U 236, mais elle a refusé d’auditionner le PR DURAKOVIC (ancien médecin colonel des Armées américaines présent sur le terrain lors du conflit), qui avait détecté des traces d’U236 dans les urines des soldats américains, canadiens et britanniques.

Les autorités italiennes, qui ont finalement du reconnaître le lien entre les pathologies de leurs casques bleus et l’usage des armes à uranium appauvri en ex-Yougoslavie, ont créé un fonds d’indemnisation en 2007. Début 2010, la Belgique a inscrit dans sa Constitution l’interdiction de la production et de l’usage des munitions à l’uranium appauvri.

Les pays de l’OTAN se sont abstenus ou ont voté contre la réalisation d’études approfondies pour disculper ou incriminer, une fois pour toutes, l’uranium appauvri

Des personnalités issues des milieux universitaires, de la recherche, du droit, d’associations, d’organisations internationales et de parlements nationaux demandent l’interdiction des armes à l’uranium appauvri pour « sauvegarder l’avenir de l’humanité » (Ramsey CLARK)

JPEG%20-%2025.8%20ko

Des personnalités de renommée internationale, comme Rosalie BERTELL, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey CLARK, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et des associations nord-américaines ou françaises, tentent depuis des années de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir « l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, de la production, des essais, des transports, de la détention et de l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires. »

Elles demandent « que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classé « substance radioactive dangereuse », que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés ».

Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, sont pourtant déjà illégales (conventions de La HAGUE de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite « Convention des armes inhumaines »), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent de grandes souffrances ou des blessures sérieuses au corps ou à la santé des civils, des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, restent meurtrières bien après la fin des conflits.

Francis BOYLE, professeur de droit international à l’Université de l’Illinois, rappelle que le Protocole de Genève de 1925 interdit « en temps de guerre, l’usage d’asphyxiants, de toxiques ou d’autres gaz, et de tout analogue liquide, substance ou procédé. » Il fait remarquer, que, « comme le démontre le traité sur les mines terrestres, une coalition d’ONG et de militants déterminés, agissant de concert avec au moins un État sympathisant, a la possibilité de mettre en place un traité international pour régler les problèmes humanitaires » pour mettre fin à l’emploi de ces armes de génocide.

Leur utilisation a été condamnée par la résolution 96/16 de la sous-commission aux Droits de l’Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, « en appel du principe de précaution », un moratoire sur l’utilisation des armes à uranium appauvri (mais pas sur leur fabrication !). En mai 2008, une nouvelle résolution demandait un moratoire sur l’utilisation de ces armes. Au début de l’automne 2010, des parlementaires européens issus de l’ensemble du spectre politique, qui souhaitent organiser une audition d’experts, ont écrit à tous les Etats membres dans le but d’obtenir une nouvelle résolution.

Après le l’Irlande et le Costa Rica, le parlement de Nouvelle Zélande doit débattre au cours de cet automne de l’interdiction généralisée de possession, de fabrication, de vente, de test et de transit de toutes les armes et de tous les blindages (comme celui du char Leclerc) contenant de l’uranium appauvri.

Dernièrement, la France, unique pays européen producteur et vendeur de ces armes, a voté, en la seule compagnie des Etats-Unis et d’Israël, contre une résolution de l’ONU cherchant à établir une commission d’enquête sur les effets de l’UA.

Il est plus que jamais nécessaire que ces appels soient enfin entendus. Sinon, des régions entières de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, et des populations toujours plus nombreuses seront condamnées à une mort lente et atroce. A terme, la planète entière sera contaminée.

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être menée, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ». Albert Camus

Joëlle Pénochet

source : http://www.internationalnews.fr/art...

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2011 à 13:22

Avec l’uranium, les US, pays notoirement tueur ont augmenté leur puissance meurtrière, par Ernesto Carmona

Changement de Société remercie Maurice Lecomte, qui a proposé et traduit cet article.

Ernesto Carmona est un journaliste et écrivain chilien.

source : Cubadebate, 15 novembre 2011


« Pour protéger les civils », le président Obama a [possiblement] répandu des quantités inconnues d’Uranium appauvri létal dans des zones densément peuplées de la Libye, selon le récit du périodique journalistique d’histoire N ° 25 censuré par les grands médias des EU, selon le rapport annuel 2012 de “Project Censured“.

La guerre non déclarée d’Obama, et non autorisée par le Congrès, pourrait configurer le crime de dissémination sur la population libyenne des poussières toxiques d’oxydes [d’uranium] que détachent les revêtements d’uranium appauvri des projectiles d’artillerie lourde.


Cette préoccupation a été manifestée par des groupes comme la Coalition Internationale pour l’Interdiction des Armes à Uranium appauvri, qui surveille son usage militaire comme coquille des munitions antichar et des projectiles pénétrants capables de traverser de gros murs souterrains.

Jusqu’à la fin du mois de mars 2011, les EU n’ont pas introduit en Libye leurs avions A-10 Thunderbolts, probablement parce que ces appareils sub-soniques et lourdement blindés sont vulnérables aux missiles antiaériens tirés depuis l’épaule que les forces libyennes possédaient abondamment. Cependant, dès que les bombardements systématiques ont amélioré le contrôle aérien de l’OTAN, il est probable que ces avions spécialisés en attaques terrestres ont été ajoutés aux forces attaquantes.

L’A-10 a un canon automatique particulièrement important qui tire avec des calibres aussi inhabituellement importants de 30 millimètres. Les projectiles chargés sont souvent à uranium appauvri.

Les avions À – 10 ont été très employés dans le conflit balkanique. Les nouvelles autorités du Kosovo ont été consternées quand elles ont réalisé que dans son territoire, avaient été répandues environ 11 tonnes d’uranium appauvri provenant du revêtement des projectiles ayant laissé dans leurs sillages de dangereuses poussières radioactives.

Les jets de fabrication britannique Harrier, utilisés par les forces aéro-navales anglaises et aussi par des pilotes de la marine des EU, sont souvent équipés de canons créés pour des projectiles de 20 mm avec coquilles d’uranium appauvri.

Les militaires des EU sont friands des coquilles de projectiles fabriqués avec les restes issus de la fission de l’uranium 235, parce que cet “uranium appauvri” est un matériau extrêmement lourd qui, allié à d’autres matériaux donne un produit extraordinairement dur. Grâce au poids atomique de sa masse, les projectiles en “uranium appauvri” peuvent pénétrer même les blindages les plus durs et denses.

La haute température provoquée par la collision du projectile fait éclater l’uranium dans l’incendie, en une explosion hautement toxique et génératrice d’une chaleur extrême, causant un enfer à l’intérieur de l’enceinte ou du véhicule ciblé, dont les membres de l’équipage sont incinérés. Le problème est que, en plus d’être hautement toxique, l’oxyde d’uranium résultant de telles explosions est aussi un émetteur de particules alfa microscopiques qui inhalées ou ingérées par des êtres humains sont extrêmement carcinogènes et mutagènes.

Dave Lindorff dit, le 23 mars 2011 -dans www.ThisCantBeHappening.net (“Cela Peut Arriver”) : l’intervention des forces de l’OTAN empoisonne-t-elle la Libye avec uranium appauvri pour “protéger” les civils ? L’uranium appauvri inclus a rendu malades les soldats des EU qui l’ont manipulé durant les dernières guerres, comme celles du Koweit, du Kosovo, d’Iraq et d’Afghanistan, et aussi provoqué des malformations génétiques terribles chez les descendants de beaucoup de militaires américains.

Une ironie tragique

Les projections de poussières d’uranium pourraient aussi avoir affecté les “rebelles” appuyés par l’OTAN. Les images prises dans les premières heures de l’assaut dirigé par les EU contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, ont montré des civils et des rebelles libyens triomphants en fête autour des monuments ardents et fumants de ce qui avait été tanks ou véhicules blindés de transport des personnels de l’armée libyenne détruits par l’artillerie aérienne américaine britannique et franco-britannique.

Ces personnes que les images montrent si joyeuses devant le résultat des explosions des bombes franco-británico-états-uniennes, pourraient bien avoir inhalé des quantités inconnues de poussières mortelles provenant des armes à uranium préférées par les forces militaires occidentales dans la guerre antichars.

Ce serait une ironie tragique pour les rebelles de la Libye, si l’aide militaire qu’ils ont demandée aux EU et aux autres pays de l’OTAN, finissait par les contaminer avec la même poussière d’uranium appauvri qui a changé le destin de beaucoup de gens des peuples du Koweit, de l’Iraq, de l’Afghanistan et du Kosovo.

Les villes d’Irak où ces armes ont été largement utilisées par les UE, par exemple Bassorah, Samara, Bagdad, Mossoul -et surtout Falloujah qui a été pratiquement rasée dans un assaut de la marine en Novembre 2004- montrent aujourd’hui de nombreux cas de défauts et malformations de naissance [action sur le fœtus], et des taux anormalement élevés de leucémies, que les experts médicaux identifient comme emblématiques des effets du rayonnement des particules d’uranium.

Une étude supervisée par l’Université du Michigan, publiée en Décembre 2010 a montré que sur 547 naissances à l’hôpital général de Falloujah, 15% des bébés avaient des malformations de naissance, un taux plus de cinq fois plus élevé que la moyenne générale de 2 à 3%. L’étude a été réalisée en mai 2010, six ans après l’assaut américain sur cette ville avant de 300 000 habitants, où les EU ont utilisé ces armes, comme cela a été largement rapporté.

  • La première fois que ceci a fait l’objet d’une publication se situe en novembre 2004, en castillan – originellement dans Argenpress.info – permettant de connaître l’usage de l’uranium appauvri en Irak et en Afghanistan, dont les effets au sein de la population civile et dans les propres troupes américaines d’occupation ont été révélés pour la première fois dans Project Censured.
  • Cette note ; (“Les États-Unis savent tuer, mais ils tuent mieux avec les bombes à uranium : La guerre de l’uranium, la guerre ignorée”),
  • Et aussi le rapport original en anglais publié en 2004, par le site Web du Project Censured : http://www.projectcensored.org/top-stories/articles/4-high-uranium-levels-found-in-troops-and-civilians/

Sources.

“Intervention Toxique ? : Les forces de L’OTAN empoisonnent-elles la Libye avec l’Uranium Appauvri pour « Protéger les Civils ? »”. Dave Lindorff ; “Ceci Ne Peut Pas Arriver”, le 23 mars 2011. http://www.thiscantbehappening.net/node/530

Project Censured“ ;

http://www.mediafreedominternational.org/2011/04/12/are-us-forces-using-depleted-uranium-in-libya/

Conseiller d’Université : James Tracy, Florida Atlantic University

Chercheur Etudiant : Terry Nathasha Ulett, Florida Atlantic University

En français,

Ne manquez pas de lire un des rares documents sur la question. C’est du même auteur que celui de l’article. Depuis Hiroshima et Nagasaki, voici une estimation du soupoudrage radioactif effectué ;

« […] Le professeur Katsuma Yagasaki, scientifique de l’université de Ryukyus, Okinawa, a calculé que les 800 tonnes de DU disséminées en Afghanistan sont l’équivalent radioactif de 83 000 bombes de Nagasaki. La quantité de DU utilisée en Iraq équivaut à 250 000 bombes de Nagasaki.  […]»

DU = Uranium appauvri [because depleted !], mais il y a aussi la présence de ;

NDU = Uranium non appauvri !

En toute innocence ! Cela va sans dire !

Et en Libye, combien ?


Uranium appauvri: Le cheval de Troie de la guerre nucléaire, par Leuren Moret

source : http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-Trojan-Horse1jul04.htm

Traduction partielle de cet article : http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/message/507

Changement de Société remercie Maurice Lecomte, qui a proposé ce texte.

 
« La chaleur n’est plus une fournaise pour votre ennemi

si son intensité vous grille [vous-même] ! »


William Shakespeare (1564-1616)

L’utilisation d’armes à uranium appauvri par les Etats-Unis, défiant tous les traités internationaux, va lentement anéantir toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays poursuit cette pratique en toute connaissance de son potentiel destructeur.

 

●●●

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à uranium appauvri, illégales sous tous les traités internationaux, conventions et accords, ainsi que sous la loi militaire américaine. L’utilisation continue de ces armes radioactives illégales, qui a déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de rayonnement va continuer de contaminer d’autres parties du monde au fil du temps. C’est en effet une affaire concernant le monde entier et une question internationale. La raison profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri – Egypte, Moyen-Orient, Asie centrale et la moitié nord de l’Inde – aux impératifs géostratégiques américains décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier de 1997.


RÉGION DU SUD :

 

«Cette immense région, déchirée par des haines tant volatiles que versatiles, entourée de puissants voisins concurrents, est susceptible d’être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre États-nations, que plus probablement pour des violences ethniques et religieuses de longue durée. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver, mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. »
Brzezinski

 

Fig. 1: Carte de Brzezinski sur l’échiquier eurasien


 
Le fait est que les Etats-Unis et ses partenaires militaires ont “subrepticement” mené quatre guerres nucléaires en utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous cette forme d’aérosols, l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les Etats-Unis doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

 

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4,5 milliards d’années, l’âge de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit, là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait alors [elle croît avec la multiplication des "essais"-explosions] à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

 

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, le Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

 

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : Omnicide. »

 

 

« PROJET MANHATTAN 1943 », PLAN MODLE pour URANIUM APPAUVRI

 

Dans une note déclassifiée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’ « Usage des Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

 

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu du sol par des lance projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite… Il n’y a aucune méthode de traitement connue à de telles blessures… cela traverserait un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 

Comme Contaminant de Terrain :

 

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu au sol soit par voie aérienne, soit à partir du sol, l’hypothèse étant que le territoire est contrôlé par l’ennemi. Cela reviendrait à interdire le terrain à l’un ou l’autre belligérant, sauf à exposer ce personnel là aux radiations malfaisantes…Les endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue…pour le terrain ordinaire il n’y a aucune méthode de décontamination connue. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. …Les réservoirs ou les puits seraient contaminés et la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée.»

 

Exposition interne :

 

« …Les particules inférieures à 1μ [micron] se déposeraient le plus probablement dans les alvéoles où, soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang…et pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, la nourriture, ou l’air, …ou encore pourraient être prélevées des poumons ou du système gastro-intestinal par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

Les deux produits de fission et le déchet d’uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui lui fait commencer sa combustion à la très basse température de sa friction dans le canon de l’arme, en fit dès le début et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était en outre abondamment disponible du fait que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonnés sur l’Irak bien avant 1991 :

 

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon…et il répandrait une vive terreur… »

(Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

 

DES SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

 

Les armes à uranium appauvri ont été fournies en premier par les Etats-Unis à Israël pour un usage sous supervision des Etats-Unis dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent ce tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

Les militaires US admettent utiliser des projectiles à uranium appauvri au moyen de tanks et d’avions, la présence de ces ogives de missiles et de bombes étant classifiée ou désignée comme « dense » ou «métal mystérieux ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme «uranium appauvri » ou « métal dense », indiquant une densité ne pouvant-être que celle de l’uranium appauvri ou du tungstène pour pouvoir s’adapter aux dimensions de l’ogive.

Poids des ogives

Le poids d’une ogive inclut l’explosif (~20 %) et l’enveloppe. Le lest métallique dit “dense” ou la doublure (soupçonné d’être du DU) est évalué à 50-75 % du poids de l’ogive – nécessité de doubler la densité des versions précédentes. AUP = Pénétrateurs Avancés. S/CH = Charge Spéciale. BR = Système à Têtes Multiples. (S/CH+AUP). P = Pénétrateurs en Vieux “Métal Lourd”. © Dai Williams 2002

 

Source : armes à Uranium Appauvri en 2001-2002 : questions de santé professionnelle, publique et environnementale – Mystérieux Métal Cauchemardesque en Afghanistan ? Études rassemblées et sources du domaine public compilées par Dai Williams, première édition du 31 janvier 2002.

 

Figure 2 – Armes via cibles dures pour systèmes guidés : bombes intelligentes et missiles de croisière avec ogives en “métal dense” ogives (mis à jour de Septembre 2002).

 

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères des bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive à uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisée depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussières radioactives et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

 

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.


En raison de maladies mystérieuses et de malformations à la naissance chez les nouveaux nés rapportées après la guerre parmi ;

des Vétérans du Golfe [et leurs familles],

des civils dans le sud de l’Irak,

ainsi que des maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU ayant servis en Yougoslavie,

sont apparues des inquiétudes grandissantes relatives aux effets des radiations et aux dommages causés à l’environnement et ont soulevé l’indignation internationale quant à l’utilisation d’armes radioactives par les Etats-Unis après 1991. A la réunion de 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir des Etats-Unis de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

 

« Il incombe au reste du monde…de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

 

ILLEGALES EN DROIT INTERNATIONAL

 

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits de l’Homme :

TESTS de LÉGALITÉ RELATIVE aux ARMES EN DROIT INTERNATIONAL ;

TEST de TEMPORALITÉ – Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL – Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST de TERRITORIALITÉ– Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST d’HUMANITÉ – Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

 

L’avocate humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests relatifs à la légalité des armes au regard du droit international, et que cet armement est en outre illégal sous la définition d’une arme « poison ». Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU a déterminé en 1996 que l’uranium appauvri est une arme de destruction massive qui ne devrait pas être utilisée :

 

RÉSOLUTION 1996/16 sur L’ARRÊT de L’UTILISATION de L’URANIUM APPAUVRI

L’utilisation militaire de l’Uranium Appauvri viole
le droit international humanitaire actuel, incluant ;

  • le principe qu’il n’y a aucun droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ;
  • Interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 § le HCIV ; Art. 35 §2 GP1),
  • la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1)
  • aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

Le déploiement et l’utilisation de l’Uranium Appauvri violent les principes internationaux de protection des droits humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 de la Sous-Comission des Nations Unies relative aux droits de l’homme.

QUATRE GUERRES NUCLÉAIRES

 

« Les militaires sont juste bas-du-front,stupides,

des bêtes à utilisercomme des pions dans la politique étrangère »

- Henry Kissinger

Bien que limitée aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement dans l’histoire du monde. Les puits de pétrole incendiés, les bombardements de pétroliers et de puits de pétrole ayant répandu des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. La dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, avec ses effets à long terme et de grande envergure ont eu et auront un effet environnemental mondial. De la fumée des incendies de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans
l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale étendront rapidement la contamination radioactive dans le monde entier. L’altération des vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres domaines produira de nouvelles sources de contamination radioactive au fil des saisons dans les années futures. C’est ainsi que [déjà et par exemple], sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre d’une forte augmentation des cancers du sein, des leucémies et des diabètes infantiles.

LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIÈRE,

AUCUNE CLASSE SOCIO-ÉCONOMIQUE et AUCUNE RELIGION.


Le mépris du respect fondamental de la vie pour l’atteinte des objectifs politiques états-uniens a été décrit par des soldats américains au sol, et dans les airs, le long de la Route de la Mort en Irak en 1991 ;

 

«Les soldats irakiens sont des garçons ou des jeunes hommes. Ils présentaient un bien triste spectacle, aucune chance au combat ne leur ayant été laissée. Leurs dirigeants leurs avaient coupé les tendons d’Achille de sorte qu’ils ne pouvaient pas s’enfuir et puis les avait abandonnés. Leurs armes en mauvais état et leur peu de munitions étaient abandonnées sur place. Ils avaient faim, froid et peur. La haine que j’avais envers tout Irakien s’est dissipée. Ces personnes n’avaient rien à faire sur un champ de bataille. »

(S Hersh, New Yorker, le 22 mai 2000)

Des pilotes américains, acteurs des bombardements et mitraillages au moyen des armes à uranium appauvri, devant le recul des soldats irakiens impuissants qui avaient déjà cédé, s’écrient ;

« Nous les avons grillés !… Nous avons touché le jackpot !… Une véritable chasse aux perdreaux !… L’harponnage d’un poisson dans un bocal !… Une flopée de canards apeurés sur leurs culs !… Il n’y avait juste rien de plus jouissif !… Cela a été le plus grandiose Quatorze Juillet que je n’ai jamais vu !… Ces chars faisant simplement «boom» !… Avec toute cette substance qu’ils vomissaient d’eux !… Ils sont juste devenus translucides de [leur] fusion !… C’était merveilleux !… »

(Los Angeles Times et Washington Post, tous les deux du 27 Février 1991)

Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe sont revenus aux États-Unis d’une guerre qui n’aura duré que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement américain sur les bébés nés après cette guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% d’entre eux présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Nombre sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres anomalies. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des enfants, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent « est-il normal ? »

 


MALADIES CONNUES INFLIGÉES par l’ INTERNALISATION des PARTICULES d’URANIUM APPAUVRI

Tableau 1: Compilé par Leuren Moret à partir de ses entretiens avec des Vétérans de la guerre du Golfe et leurs familles

 

Consultez : http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/du-diagnosis.html

Site ; Bouclier du Désert/Tempête du désert ; http://www.ushostnet.com/gulfwar/articles.htm04/1504

 

 

 

Les soldats ayant servi dans les véhicules de combat Bradley, où il est fréquent de s’asseoir sur les caisses de munitions empilées, munitions à uranium appauvri, sont maintenant nombreux à rapporter des cancers du rectum.

Pour la première fois, les médecins en Yougoslavie et en Irak ont annoncé l’apparition de plusieurs cancers sans rapport avec ceux développés par les patients parmi les familles qui vivent dans des zones fortement contaminées. Plus étrange encore, ils rapportent que le cancer était inconnu des générations précédentes. Le développement de cancers très rares et insolites ainsi que de malformations congénitales ont également été signalés avec une augmentation bien au-delà des normes d’avant 1991, non seulement dans les pays déchirés par la guerre, mais également dans les pays transfrontaliers voisins de la zone contaminée.

Le Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, a participé à un rapport ;

(http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm ) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant les années à venir. L’OMS lui a refusé la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Le Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias ;

(http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm/ ) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, a partagé l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

 

« CRAIGNEZ L’URANIUM APPAUVRI. » – clamait G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche.

 

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas en raison de sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis des efforts considérables pour promouvoir la fausse plainte que ces tirs à l’uranium appauvri des forces de la coalition avaient causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a diffusé d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux atouts majeurs de propagande. »

« Uranium est un mot ayant d’effrayantes consonances dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge est relativement facile à vendre, et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »


« Mais les scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

 

La guerre US en Afghanistan a montré clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où on estime que 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

 

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils naître déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’avais perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie de ce génocide invisible que l’Amérique nous a amené, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »
(Jooma Khan de la province de Laghman, mars 2003)

 

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement consécutivement à l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait, « selon leur estimation de 50 tonnes de poussière résiduelles d’uranium appauvri restantes dans la région, il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000] ». Les estimations relatives à la quantité d’armes à uranium appauvri utilisée en 1991, vont maintenant des 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres organismes scientifiques. Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9 millions en corrélation avec la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Durant la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données – causant à peu près 22 millions de nouveaux cas de cancer. Au total, le nombre estimé de patients atteints de cancer, en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990 !

LES PARALLÈLES


« La guerre ne peut réellement causer aucun boum économique, du moins pas directement, puisque une augmentation de richesse ne peut jamais résulter d’une destruction de biens. »
- Ludwig von Mises

 

Les parallèles entre l’Iraq, la Yougoslavie et l’Afghanistan sont étonnamment similaires. Les armes utilisées, les traités injustes offerts par les US, le bombardement et la destruction de l’environnement et de toutes les infrastructures. Dans chaque ville d’Irak et de Yougoslavie, la télévision et les stations de radios ont été bombardées.

Les centres éducatifs ont été ciblés, et les magasins où était vendu le matériel éducatif ont été détruits pratiquement le même jour. Pendant la durée des sanctions de l’ONU, l’Iraq n’avait même pas droit à des stylos pour les écoliers. Des vestiges culturels et des trésors historiques ont été visés et détruits dans les trois pays, une sorte de nettoyage culturel et historique, un traumatisme psychologique national collectif.

La contamination radioactive permanente et la dévastation environnementale de ces trois pays est sans précédent, s’ensuivant une énorme augmentation des cancers et des malformations congénitales suite aux attaques. Celles-ci s’amplifieront au cours du temps avec des effets inconnus dus à l’exposition chronique, à l’augmentation du niveau interne de rayonnement de la poussière d’uranium appauvri et des effets génétiques permanents transmis aux générations futures. En clair, il s’agit d’un plan de génocide depuis le début.

 

Fig. 3: Carte des régions, dans un rayon de 1.609 kilomètres [1.000 miles] autour de Bagdad et de l’Afghanistan, ayant été contaminées par l’uranium appauvri depuis 1991. Les poussières d’uranium appauvri seront reprises et recyclées dans toute cette région sèche, et également diffusées travers le monde. La quantité déjà présente de radiations dans l’atmosphère du fait des essais atmosphériques déjà réalisés a été multipliée par plus de 10 fois avec les radiations issues des explosions des munitions à uranium appauvri depuis 1991. En 2002, le gouvernement américain a admis que chaque personne vivant aux États-Unis entre 1957 et 1963 a été contaminée en interne par des radiations. Notez que la région contaminée correspond au «Sud» de la région mentionnée sur l’échiquier eurasien de la Fig. 1.


 

Qu’est-il arrivé aux droits de l’homme, aux droits de l’enfant, à la société civile et à l’humanité commune ?

Il revient aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à uranium appauvri et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne restera que quelques générations encore épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement – nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol.

 

« Notre patrimoine génétique de vie collective, en évolution depuis des millions d’années, a été gravement endommagé durant ces cinquante dernières années. Le temps restant pour renverser cette culture de « MOUTONS de PANURGE » nous est compté. Dans le futur, que pourrez-vous bien dire à vos petits-enfants de ce que vous aurez fait de meilleur avec votre vie pour contrer ce processus de mort ? »

(Rosalie Bertell, 1982)


LES BUTS-MOTIFS PROFONDS :

G O D ! …No GOD! but [Gold, Oil, Drugs][Or, Pétrole, Drogues] !

« Nous devons devenir à tout prix, sinon les propriétaires, du moins les contrôleurs à la source d’une partie significative du pétrole dont nous avons besoin. »
(Commission Britannique Royale, s’accordant à la politique de Winston Churchill envers l’Irak 1913).

« Il est clair que notre nation soit dépendante d’une grande quantité de pétrole étranger. De plus en plus de nos importations proviennent d’outre-mer.»
(Le président étasunien G.W. Bush, Beaverton, Oregon, 25 septembre 2000).

« S’ils branchent les radars nous ferons exploser leurs maudits SAMs (missiles à décollage vertical). Ils savent que nous possédons leur pays. Nous possédons leur espace aérien… Nous dictons leur manière de vivre et de parler. Et c’est ce qu’il y a de grand dans l’Amérique d’aujourd’hui. C’est une bonne chose, spécialement quand il y a là-bas, beaucoup de ce pétrole dont on a besoin. »
(Général étasunien William Looney en 1999, se référant à l’Irak).

 

Il y a des millions d’années, avant que l’Inde n’entre en collision avec le continent Eurasien provoquant l’érection de l’Himalaya, l’antique et peu profonde mer Téthys s’étendait de l’Atlantique à ce qui est maintenant la Méditerranée, la mer Noire, Caspiennes et d’Aral. De riches gisements de pétrole se situent maintenant là où la vie antique a accumulé et “cuit” dans des conditions adéquates de grands gisements anciens de sédiments. Bien avant 1991, Unocal en Afghanistan, Amoco en Yougoslavie et diverses autres compagnies pétrolières étaient intéressées par les gisements de pétrole de l’Irak, ayant conduit une vaste exploration pour aboutir à la caractérisation des gisements de pétrole dans les régions asiatiques du Centre et Moyen-Orient, y compris la moitié du nord de l’Inde.

 

La Grande-Bretagne a maintenu un grand intérêt pour les gisements de pétrole du Moyen-Orient pendant un siècle et a été l’associée militaire le plus loyal des Etats-Unis depuis la première guerre à l’uranium appauvri de 1991 en Irak. L’Allemagne, un autre partenaire militaire en Yougoslavie des forces maintenant en Afghanistan, a été un des bénéficiaires économiques majeurs de l’éclatement de la Yougoslavie et la colonisation des Balkans.

 

Les intérêts américains en Yougoslavie avaient beaucoup à voir avec la construction du pipeline d’Asie centrale vers les ports en eau chaude méditerranéens de Yougoslavie. Un partenaire silencieux et caché des Etats-Unis est le Japon. Il a fourni de grandes quantités de liquidités pour financer l’opération de 1991 en Irak et les guerres yougoslaves de 1995/99, ainsi qu’une aide supplémentaire en Afghanistan en fournissant non seulement de la trésorerie, mais le carburant pour la guerre, des navires de guerre sous l’égide des forces japonaises d’autodéfense dans l’Océan Indien. Nippon Steel, Mitsubishi, et Halliburton sont maintenant des associés dans un projet d’oléoduc en Asie centrale. En 2004, malgré l’opposition de ses citoyens, le gouvernement japonais a envoyé des forces d’autodéfense en Irak pour la «reconstruction». Cette mesure prise par le gouvernement japonais de placer des troupes sur le terrain dans une zone de guerre, mènera à l’annulation de l’article 9 de la Constitution japonaise, qui interdit à jamais que le Japon puisse se livrer à une agression militaire.

 

LE TRIANGLE DE FER (tout sous un même toit) :

ARMÉE, GRANDES ENTREPRISES, POLITIQUE 

 

La liberté d’une démocratie n’est plus garantie si le peuple tolère la croissance d’un pouvoir privé au point où il devient plus fort que leur État démocratique lui-même. Cet état est, dans son essence, le fascisme – quand un individu, un groupe, ou tout pouvoir privé a pris le contrôle du gouvernement.

  • Franklin Delano Roosevelt

 

Mais qu’est-ce que le pétrole, les alliés partenaires militaires, les guerres à l’uranium appauvri, et la politique étrangère américaine ont à faire avec les armes nucléaires? La réponse m’est venue en 1991 lorsque je suis devenu un dénonciateur au Laboratoire des Armes Nucléaires de Livermore, près de San Francisco, en Californie. Richard Berta, l’inspecteur régional de l’Ouest pour le ministère de l’Énergie, m’a dit ; “Le Pentagone existe pour les compagnies pétrolières … et les laboratoires d’armes nucléaires existent pour le Pentagone.”

L’uranium appauvri a été utilisé à partir de 1991, pour trois raisons ;

 

Pour tester les effets radio-biologiques des armes nucléaires de la 4ème génération, qui sont encore en cours de développement

Pour flouter, flouer et briser la distinction entre armes conventionnelles et nucléaires

Pour rendre plus facile la réintroduction des armes nucléaires dans l’arsenal militaire américain.

 

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont les premiers dans la recherche et le développement de la production d’armes nucléaire de la quatrième génération, suivis par le Japon et l’Allemagne à égalité au second rang, tandis que la Russie et d’autres pays suivent.

Figure 4: L’uranium appauvri et les armes nucléaires de 4ème génération



Carte du 12/12/03 de Mika TSUTSUMI

Le Groupe Carlyle, une des plus grosses société privée en capitaux propres, la 12ème plus grande affaire de défense ayant une marge bénéficiaire énorme est “un arrangement” d’affaires entre les familles Bush, Ben Laden, des Saoudiens riches, l’ancien Premier Ministre britannique John Major, James Baker III, Afsaneh Masheyekhi, Frank Carlucci, Colin Powell, d’autres anciens administrateurs du gouvernement américain et la fille de Madeleine Albright. Le Groupe Carlyle est le gardiende la communauté des investisseurs saoudiens. Il possède 70% de Lockheed Martin Marietta, le plus grand entrepreneur militaire des États-Unis et du fait que Carlyle est privée, n’a aucun contrôle ni responsabilité quelle qu’elle soit. Un journaliste se compare à “un chien dans un jeu de quilles” pour décrire sa démarche de compréhension ou d’enquête sur le Groupe Carlyle, comme quelque chose ressemblant à une partie de boxe avec un fantôme. Le Groupe engage comme lobbyistes les meilleurs politiciens connus du monde entier, afin d’influencer la politique de guerre, et en privé, tirer profit de leurs précédentes politiques publiques. Le conflit d’intérêts est évident : le Président George W. Bush, comme son père l’ancien Président George Bush, crée des guerres à l’échelle mondiale afin d’alimenter le marché des armes et monnayer la “protection” états-unienne. Lockheed Martin Marietta possède maintenant les Laboratoires Sandia, un entrepreneur privé fabricant les détonateurs des armes nucléaires, qui se sont installés le plus facilement du monde de l’autre côté de la rue Los Alamos où les Laboratoires nationaux Livermore fabriquent les bombes nucléaires. C’est un membre du corps professoral qui organisera un Comité du Ruban Bleu” qui désignera l’institution choisie pour l’attribution du contrat, soit l’université du Texas.

 

Lors de la réunion de mai 2003 de l’Université des Administrateurs/Régents de Californie que j’ai suivie, l’Amiral Linton Brooks était présent comme nouveau responsable du programme d’armes nucléaires sous le Ministère de l’Energie. Celui-ci a informé le Lieutenant Gouverneur Cruz Bustamante et les Administrateurs/Régents de l’Université de Californie que le contrat de gestion avec les laboratoires d’armes nucléaires qui était tenu de manière incontestable par l’Université de Californie depuis plus de 60 ans, serait soumis à l’offre concurrentielle en 2005. Cette privatisation et le transfert du contrat de gestion du programme d’armes nucléaires des Etats-Unis mettront le contrôle de ce programme américain auprès du groupe Carlyle. La relation incestueuse entre le gouvernement américain, les entreprises privées, et les familles Bush et Ben Laden fournit beaucoup de réponses aux questions qui subsistent dans tous les esprits au sujet de nombreuses décisions semblant incongrues et des politiques mises en œuvre.

 

 

Leuren Moret a travaillé dans deux laboratoires d’armes nucléaires des États-Unis à titre de géoscientifique. En 1991, elle devient une dénonciatrice dans le laboratoire d’armes nucléaires de Livermore. Elle a depuis travaillé en tant que citoyenne de la science indépendante et spécialiste des rayonnements dans les communautés du monde entier, et a contribué à la sous-commission d’enquête sur l’uranium appauvri de l’ONU. Ses recherches sur les effets environnementaux et la santé publique du faible niveau de rayonnement provenant des retombées des essais atmosphériques, des centrales nucléaires, et de l’armement à uranium appauvri, est disponible sur Internet et au ; http://www.mindfully.org

En 2003, elle a témoigné devant le Tribunal Pénal International pour l’Afghanistan tenu au Japon, et est intervenue à la Conférence mondiale sur les armes à uranium appauvri à Hambourg, en Allemagne, et devant la Cour mondiale des femmes au Forum social mondial à Bombay, en Inde en Janvier 2004. Elle est un éditrice et Contributrice de GLOBAL OUTLOOK-PERSPECTIVES MONDIALES-, commissaire à l’environnement de la ville de Berkeley, et présidente sortante de l’Association pour les femmes géoscientifiques.

Pour en savoir plus, aller sur Mindfully.org par Leuren Moret : http://www.mindfully.org/

 

 

 

 

Sites web :

 

Tribunal Pénal International pour l’Opinion Ècrite sur l’Afghanistan. Juge N. Bhagwat : aussi http://www.traprockpeace.org/tokyo_trial_13march04.doc

 

Question 11: Qu’est-ce que le gouvernement américain sait sur l’uranium appauvri : http://traprockpeace.org/moret_25nov03.pdf

 

Conférence Mondiale sur les armes à uranium appauvri : http://www.uraniumweaponsconference.de/

 

Rayonnement et projets de santé publique: http://www.radiation.org

 

«Une comparaison des effets à retardement de la radiobiologie de l’uranium appauvri à l’encontre de la quatrième génération d’armes nucléaires » par A. Gsponer, J.-P. Hurni, et B. Vitale, 4ème Conférence internationale de la Société Nucléaire yougoslave, Belgrade, du 4 Septembre au 30 Octobre 2002. http://arXiv.org/abs/physics/0210071

 

«Les armes nucléaires de quatrième génération: les principes physiques des explosifs thermonucléaires, fusion par confinement inertiel, et la quête d’armes nucléaires de quatrième génération » par André Gsponer et Jean-Pierre Hurni http://www.inesap.org/publ_tech01.htm

 

54 minutesde télévision néerlandaiseVPROCarlyle Group” documentaire surInternet: http://www.vpro.nl/info/tegenlicht/index.shtml?7738514+7738518+7738520+11838857

 

Documentaire vidéoPlayer surle groupe Carlyle, par VPROhollandaise[vidéode 500 kbpsréelle]la télévision ; http://cgi.omroep.nl/cgi-bin/streams?/tv/vpro/tegenlicht/bb.20030516.rm?title=Bekijk%20de%20uitzending%20DE%20IJZEREN%20DRIEHOEK%20in%20%20realvideo%20BREEDBAND%20tot%20500%20kbs

 

Documentaire vidéoPlayer surle groupe Carlyle, par VPROtélévisionhollandaise[100kbpsréel de la vidéo] ; http://cgi.omroep.nl/cgi-bin/streams?/tv/vpro/tegenlicht/sb.20030516.rm?title=Bekijk%20de%20uitzending%20DE%20IJZEREN%20DRIEHOEK%20in%20realvideo%20SMALBAND%20tot%20100%20kbs


Vue d’ensembledocumentaire -Animation Flashinteractive -avec des liens versles biographies et lesarticles(néerlandais) etdes sections spécifiques devidéo ; http://www.vpro.nl/info/tegenlicht/carlyle/


Traduction anglaise del’introductionde la traductionnéerlandaise desdeux premièresminutesde ce programme.

 

La guerre en Irakest terminée.

Lesdécombresencore fumants,alors que lespremiers bulldozerssont déjàdans le pays.

 

Après que lesforces de la coalition aient détruit Bagdad, ce sont aujourd’hui principalement des sociétés américaines qui sont à reconstruire l’Irak.

Un point intéressant est que ces entreprises ont généralement des gens parmi ceux qu’il salarient qui ont été des politiciens. Est-ce un conflit d’intérêts ou une nouvelle manière (mondialisée) de faire des affaires ?

Une des sociétés qui fonctionnent de cette manière est Carlyle Group. Sur leur listing de paies sont des gens comme George Bush (père), M. James Baker III et l’ancien Premier ministre John Major.

Carlyle Group est une banque privée d’investissement qui n’attire pas souvent l’attention du public, mais il est un des plus grands investisseurs américains (ndlr: Etats-Unis) dans l’industrie de la défense, les télécoms, les biens et les services financiers.

Qu’est le Carlyle Group? Qui sont les personnes derrière ce nom ? Et combien de puissants regroupe Carlyle ?

● Perspectives mondiales: http://www.globalresearch.de



Edité par T 34 - 12 Dec 2011 à 21:15
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jan 2012 à 17:12

Les USA n’ayant pas ratifié le traité de Rome qui institue la Cour pénale internationale, leurs ressortissants ne seront pas poursuivis pour leurs crimes.

 

De l’agent orange à l’uranium appauvri

 
Jean-Pierre DUBOIS

En Occident, les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité (avérées ou non) sont réservées à l’ennemi du moment, celui contre lequel nos gouvernements s’apprêtent à déchaîner le feu de leurs armées.

Mais que penser des dirigeants des Etats-Unis ?

L’AGENT ORANGE

C’est en 1962 que John F. Kennedy déclenche l’opération Ranch Hand, une guerre chimique contre la population du Vietnam qui consiste à répandre sur les forêts et les récoltes des millions de litres de défoliant : l´agent orange. [1]

Fabriqué par Mosanto, l’agent orange - qui contient de la dioxine - est responsable du développement de maladies chez les personnes exposées, notamment de plusieurs sortes de cancers.

En outre, la stabilité de la dioxine fait qu’elle continue d’agir bien après son épandage provoquant des malformations à la naissance d’enfants dont les parents ont été contaminés : cécité, diabète, troubles mentaux, déficits moteurs et intellectuels, malformations diverses.

Vietnam : Epandage de l’agent orange

Trente ans après la fin des hostilités, environ 60.000 adultes et plus de 200.000 enfants souffraient toujours de l’agent orange. [2]

L’opération Ranch Hand a duré jusqu’en 1971. Près de 80 millions de litres de ce défoliant auraient été déversés sur le Sud du Vietnam. Un cinquième des forêts auraient été atteintes et 400.000 hectares de terrains agricoles contaminés.

On estime de 2,1 à 4,8 millions le nombre de Vietnamiens qui ont été directement exposés à l’agent orange entre 1961 et 1971. Auxquels il faut ajouter un nombre inconnu de Cambodgiens et de Laotiens, des civils et militaires américains, sud-coréens, canadiens, australiens et néo-zélandais. [3]

Enfants vietnamiens victimes de l’agent orange

L’URANIUM APPAUVRI

En 2004, sous le mandat de G.W. Bush, plus de 15.000 soldats de l’armée américaine donnent l’assaut à la ville de Fallouja (Irak). Pendant plusieurs semaines les raids de l’aviation se succèdent larguant des centaines de tonnes de missiles.

Parmi ces projectiles figuraient des bombes au phosphore blanc, une arme chimique et incendiaire interdite contre les populations. Mais c’est l’usage massif de bombes à l’« uranium appauvri » qui a eu les conséquences les plus graves sur la santé des habitants de Fallouja.

Réalisé pour France-Info en juin dernier, le documentaire de Feurat Alani - Irak : Les enfants sacrifiés de Fallouja – montre les effets terribles de l’emploi de ces armes : des bébés naissent avec la tête difforme, des organes en moins ou des membres atrophiés. Un nouveau-né sur cinq serait atteint de malformations graves. A ces malformations apparues à partir de 2005, s’ajoute des cancers à des taux jamais atteints ailleurs.

Enfants de Fallouja (photographie de Feurat Alani)

Selon une étude scientifique publiée en 2010, sur la période 2006-2009, le taux de mortalité à Fallouja s’élèverait à 80 ‰, quand des pays voisins comme l’Egypte et la Jordanie affichent respectivement 19,8 et 17 ‰. [4]

Pour Feurat Alani, « chaque famille ou presque a son "bébé-monstre" à Fallouja ».

Sous-produit de l’enrichissement de l’uranium naturel, l’uranium appauvri présente une densité très élevée, propriété utilisée dans les applications militaires pour la fabrication de blindages et de projectiles. [5]

Avant Fallouja, l’armée américaine a utilisé des munitions à uranium appauvri lors de la première guerre du Golfe et dans les Balkans (30.000 obus ont été tirés au Kosovo et 10.000 en Bosnie). [6]

Pour la population civile, les dangers résident dans les poussières et les aérosols dissipés par l’effet pyrophore [7] des ogives d’obus à uranium appauvri. Ces particules peuvent être inhalées ou ingérées dans les aliments, l’eau potable ou les sols contaminés.

La toxicologie chimique de l’uranium appauvri, plus importante que sa toxicité radiologique, est comparable à celle des métaux lourds comme le plomb ou le mercure.

L’ordre règne à Fallouja

L’OMERTA

Robert James Parsons [8] a révélé que « les agences des Nations unies ont imposé une chape de silence sur la dangerosité radiologique et chimique de cette arme » et qu’il a fallu attendre janvier 2001 pour que l’Organisation mondiale de la santé « envisage » d’enquêter sur les effets de l’uranium appauvri sur les populations du Golfe.

Les Etats-Unis n’ont pas ratifié le traité de Rome qui institue la Cour pénale internationale. Ce qui met ses dirigeants et chefs militaires à l’abri de toute poursuite pour leurs crimes.

[1] L’agent orange doit son nom aux bandes de couleur orange inscrites sur les fûts dans lesquels il était stocké.

[2] Dans une maternité d’Ho-Chi-Minh-Ville sont conservés tous les fœtus « monstrueux » dans du formol, on peut y voir des frères siamois partageant une seule tête disproportionnée, un tronc a deux têtes, des cas d’anencéphalie (absence de cerveau), de microcéphalie (petit cerveau)...

[3] Les soldats américains (68.000) et coréens (20.000), qui ont été victimes de l’agent orange, ont obtenu des fabricants le versement d’une indemnité à titre de compensation (environ 250 millions de dollars). En revanche, l’association vietnamienne des victimes de l’agent orange/dioxine a vu sa plainte rejetée par la justice américaine.

[4] International Journal of Environmental Research and Public Health.

[5] La plus caractéristique des munitions à uranium appauvri est l’obus-flêche. Il est doté d’une barre à uranium appauvri longue d’environ 25 cm. Son impact sur un char provoque une fusion du blindage et une projection de métal liquide dans l’habitacle. Le char explose en 5 secondes.

[6] En 2001, après la guerre du Kosovo, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a réclamé l’interdiction de la fabrication, des essais, de l’utilisation et de la vente d’armes à l’uranium appauvri afin de préserver les générations présentes et futures.

[7] Lors de l’impact, l’uranium appauvri se divise en très fines particules dont certaines prennent feu spontanément : c’est la caractéristique d’un métal « pyrophore ».

[8] Loi du silence sur l’uranium appauvri, Le Monde diplomatique, février 2001.

Jean-Pierre Dubois

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2012 à 01:01
Siegwart-Horst Günther, médecin, antifasciste, Juif et courageux lanceur d’alerte-Interview du découvreur du syndrome de la Guerre du Golfe
 

Brigitte Queck Бригитте Квек

Monsieur le Professeur, vous êtes connu dans le monde entier pour avoir découvert le syndrome de la Guerre du Golfe, autrement dit avoir mis en évidence l’utilisation d’uranium appauvri dans la guerre menée par les USA et la Grande-Bretagne contre l’Irak. Comment y êtes-vous parvenu ?

En 1990 j’ai été nommé professeur à l’Université de Bagdad. C’était l’époque de l’embargo contre

Siegwart-Horst Günther est né le 24 février 1925 à Halle. Il est spécialiste de médecine tropicale et chercheur sur les symptômes de l’intoxication par les munitions à uranium appauvri.

À l’époque nazie, il avait le grade de sous-lieutenant ; plusieurs fois blessé, il est entré dans le groupe de résistants du comte Stauffenberg. Après la découverte du complot, il a été interné à Buchenwald.

Une fois l’Allemagne libérée du fascisme il a fait, entre 1945 et 1950, des études de médecine humaine à Iéna et a fait sa thèse de doctorat avec le professeur Döderlein.

Devenu le plus jeune professeur de la RDA, il a eu un poste au Caire en 1956. De 1963 à 1965 il a travaillé à Lambaréné avec Albert Schweitzer. Ensuite il a exercé comme professeur de médecine en Égypte, Syrie, Israël et Irak. De 1990 à 1995 il a travaillé au Centre hospitalier universitaire de Bagdad.

Après la deuxième Guerre du Golfe, il a réuni quelques restes de munitions à uranium appauvri utilisées par les USA en Irak et les a emportés à Berlin en 1996 pour les faire analyser par des laboratoires. Ces examens ainsi que 3 laboratoires ayant travaillé indépendamment les uns des autres ont confirmé la dangerosité de ces projectiles en raison de leur radioactivité.

l’Irak. À Noël j’étais chez moi. Peu après, l’Irak été bombardé par les USA et la Grande-Bretagne. Je suis revenu en Irak après la Deuxième guerre du Golfe.
Sur la route qui me menait de Bagdad à Amman j’ai remarqué des projectiles qui m’ont semblé étranges. À Bassorah, à la frontière du Koweït, j’avais vu un enfant jouer avec des capsules de munitions. L’un de ces enfants avait contracté ensuite une leucémie, maladie tout à fait atypique chez un enfant, et en était mort peu après. 
 
J’ai fait ramasser les munitions par la police locale. J’ai emporté l’un des projectiles ainsi que des capsules en Allemagne et je les ai fait analyser par 3 universités. Des tests de laboratoire effectués par l’Institut Luise Meitner, le Centre hospitalier de l’Université libre de Berlin-Charlottenburg et l’Université Humboldt de Berlin ont apporté la preuve que les USA avaient utilisé en Irak des armes interdites par les Conventions de Genève.
 

Qu’ont exactement révélé ces analyses ?

Le projectile que j’ai rapporté en Allemagne (connu depuis sous le nom de munition à l’uranium appauvri) a une surface rêche qui libère une poussière radioactive quand on la touche. Une manipulation inadéquate du projectile crée un danger de contamination radioactive par absorption pouvant porter atteinte à la santé.
 
La dose libérée par la surface du projectile est d’environ 11 microsieverts (=joule/kg) à l’heure. En une heure seulement, la manipulation de ces munitions expose les soldats - ou les enfants des zones en guerre qui jouent avec ces projectiles - à une dose de radioactivité que les scientifiques considèrent déjà comme dangereuse lorsqu’elle est absorbée en une année!
 
En outre, cette munition radioactive provoque fatalement des cancers, des déficiences immunitaires, des malformations et autres atteintes du même ordre !

Pourquoi, selon vous, l’OTAN utilise-t-elle ces munitions à uranium appauvri ou des bombes contenant des substances radioactives dans les zones de guerre ?

 
L’industrie de l’armement fabrique des munitions à uranium appauvri parce qu’elles sont lourdes, de densité élevée et donc à même de pénétrer comme dans du beurre dans l’acier ou le ciment. On atteint alors des températures de 1000 à 2000 degrés Celsius ! Les blindés, ou les habitations et les ponts brûlent alors presque sans résidus et libèrent une fine poussière d’uranium, d’un diamètre inférieur aux globules sanguins, inodore et sans saveur, que les vents et les tempêtes transportent tout autour du globe. Les particules d’uranium qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques y ajoutent d’incommensurables dommages.
 
Si l’on considère que certains des composants de ces munitions à l’uranium appauvri dont une demi-vie de plusieurs millions d’années, on mesure à quelle menace on soumet notre mère la terre, ses habitants et la nature.

Que s’est-il passé lorsque vous avez refusé de payer la lourde amende que vous avait infligée le Tribunal administratif du Jardin zoologique (quartier de Berlin, Ndlt) pour avoir introduit en fraude un « projectile radioactif » selon le protocole de la Préfecture de police berlinoise ?

On m’a jeté en prison comme un criminel et j’y ai été maltraité, comme je l’ai exposé dans mes ouvrages qui documentaient le problème : «  Témoins muets d’une guerre » et « Munitions à l’uranium appauvri : des soldats gravement lésés, des nouveau-nés malformés, des enfants qui meurent.»

C’est donc somme toute à vous que nous devons d’avoir apporté la preuve, grâce aux analyses de ces projectiles effectuées par 3 instituts de recherche allemands, que les munitions et bombes à uranium appauvri sont bien des armes nucléaires ?

Oui, bien sûr. Vous pourrez lire dans le mandat d’amener du Tribunal administratif du Jardin zoologique à Berlin en date du 15 janvier 1993 les lignes suivantes :
 
« Vous êtes accusé, à Berlin et autres lieux de République fédérale, d’avoir conservé par-devers vous des déchets radioactifs, en infraction avec la loi sur le nucléaire ou une prescription légale découlant de cette loi, puisque vous êtes entré en République fédérale vers la mi-juillet 1992 en possession d’une capsule d’uranium métallique pour l’utiliser comme objet de démonstration, ce qui vous a amené à la déposer au service de médecine nucléaire de l’hôpital Rudolf Virchow... »
 

Bien qu’au début des années 90 beaucoup se soient moqués de vous et vous aient traité de conspirationniste, les gouvernants n’ont que trop bien reconnu le danger que vous leur faisiez courir en répandant la vérité et ont essayé de vous imposer silence en 1999, Peu avant le début de la guerre en ex-Yougoslavie, où cette arme a également été utilisée, (Wilms, un scientifique indépendant, a parlé de 100 tonnes environ de munitions radioactives utilisées pour la seule guerre en Yougoslavie, principalement au Kosovo).

Oui. Le prétexte en a été un versement que m’avait refusé la caisse de retraite. Le Tribunal administratif de Husum en date du 14 juillet 1999 employait ces termes lapidaires :
« Je dois vous rappeler une fois de plus qu’il nous est ici impossible d’effectuer un versement ou de contraindre en quelque manière la Caisse des retraites. Cette procédure ne concerne que la question de savoir si l’on peut ou doit vous placer sous curatelle...

On vous a alors menacé d’un internement psychiatrique d’office ?

Oui. Une lettre du Tribunal administratif de Husum en date du 22 octobre 1999 (Az: 2C861/97 und  C 1224/97 AG Husum), qui ne m’avait pas été adressée par voie postale, mais remise à dessein avec du retard un jeudi soir à ma porte (je devais être interné en psychiatrie par la force un lundi !!) m’informait que
« En raison des congés la personne concernée ne peut être mise en observation dans l’établissement spécialisé désigné à cet effet qu’à partir du 2 novembre 1999. En conséquence le tribunal a déclaré que cet examen devrait être terminé le 10 novembre au plus tard. Ce jour-là au plus tard il faudra examiner s’il est nécessaire de prescrire un nouvel internement pour juger de son état mental »
Et plus bas que :
 
« L’internement de la personne concernée dans une institution psychiatrique fermée pour l’établissement d’une expertise relative à la nécessité d’une curatelle est prévu le 3 au plus tard. Si les autorités compétentes procèdent à l’internement, elle sont autorisées- si nécessaire en faisant appel aux forces de police - à utiliser la force. »

Les dirigeants de ce pays savaient apparemment très bien que :

1/ vous n’aviez aucune aide à attendre de la part de votre famille (votre femme, médecin elle aussi, avait pris peur après avoir vu des croix gammées taguées sur votre maison et entendu hurler des slogans nazis devant chez vous, d’autant plus qu’aucun patient ne s’était plus montré après cet incident ; elle avait demandé le divorce et vit désormais quelque part dans le Sud de l’Allemagne)

2/vous n’étiez pas couvert par une assurance de protection juridique.

Il aurait donc été facile à l’époque de vous isoler discrètement et de vous imposer ainsi un silence définitif.

 Bien sûr. Mais lors d’un séminaire sur la guerre de 1999 en Yougoslavie à Erfurt, j’ai rencontré les « Mères contre la guerre » (aujourd’hui «  Mères contre la guerre de Berlin-Brandebourg ») Le jeudi soir où j’ai reçu cette lettre me menaçant d’un internement psychiatrique par la force le lundi suivant, je les ai appelées et leur ai demandé de l’aide.
 
Les « Mères contre la guerre » se sont mises en relation le lendemain avec le Dr Distel et lui ont demandé de m’assister juridiquement. En outre, avec l’aide d’une association de Hambourg, elles ont informé tous les journaux, stations de radio et de télévision importants que je me trouvais en danger. Un membre de l’organisation de Mères s’est en outre rendu à Sankt Peter Ording pour empêcher la police de m’emmener de force le lundi. Après ces actions, je n’étais plus seul et lorsque je suis tout de même allé à la clinique Karl Boenhoffer pour y faire examiner mon état mental, cinq membres de cette organisation ainsi que le Professeur Schott m’ont accompagné. Monsieur l’avocat Schulz a même établi une chaîne téléphonique qui devait informer les médias en cas de besoin !
 

Vous avez eu accès à l’expertise réalisée par la clinique Karl Boenhoffer. Quelles sont ses conclusions ?

Concernant ma personne et le soutien croissant que je recevais de certains mouvements pacifistes, elle disait :
« On a cependant constaté des traits paranoïdes. Mais seul un tribunal (un expert près du tribunal) est à même de décider s’ils interdisent à la personne concernée de gérer ses affaires. 
 
Monsieur le Professeur G.  étant opposé à sa mise sous curatelle, celle-ci ne peut être instituée contre la volonté expresse de Monsieur G. que si son inaptitude à gérer ses affaires peut être prouvée.
 
Monsieur le Professeur G. semble avoir perdu une partie de son potentiel énergétique, en ce qui concerne certaines choses (munitions à uranium, pollution, contamination radioactive des êtres humains) son émotivité est très forte.
L’expertise concluait toutefois que « pour l’instant le Professeur G. est tout à fait capable de gérer des propres affaires sans recours à une curatelle. »
 
Toutefois on précisait : «S’il s’avérait impossible de trouver un moyen de résoudre les problèmes soulevés, on peut envisager du point de vue neurologique une exploration supplémentaire qui prendrait la forme d’une surveillance de son parcours au bout d’un certain temps (au moins six mois) »

Les organismes étatiques ont-ils osé pratiquer cette « exploration supplémentaire » ?

Non, au regard de ma notoriété sans cesse croissante et de la reconnaissance mondiale de mes découvertes relatives à la dangerosité des munitions à uranium appauvri.

Vous êtes ainsi que le Dr Leuren Moret, une experte internationale des rayonnements et ex-collaboratrice au projet Marian Falk (ex-projet Manhattan), connu comme scientifique et insider reconnu aux Laboratoires  Livermore-, expert du „fallout“* radioactif.

Oui, bien sûr. Elle a taxé les armes à uranium appauvri de cheval de Troie de la guerre nucléaire. Il faut noter ici que jusqu’à présent ce sont exclusivement des armes à l’uranium appauvri qui sont utilisées dans les zones de guerre du monde entier, et qu’aussi bien les représentants de l’industrie de l’armement que les milieux gouvernementaux des USA et de tous les pays capitalistes du monde continuent à dissimuler leur emploi et à nier que les munitions à uranium appauvri soient des armes nucléaires. Il y a une bonne raison à cela: la Cour de Justice internationale a interdit dès 1996 l’utilisation d’armes nucléaires !!

Quel serait votre message actuel aux pacifistes, y compris les antinucléaires, en Allemagne et dans le monde entier ?

Toute guerre est un crime. Mais une guerre nucléaire comme celle que les USA et leurs alliés mènent déjà de manière subliminaire constitue un crime irréparable contre l’humanité.
 
Tous les pacifistes mais aussi tous les adversaires de l’atome se doivent d’informer les gens sur les modifications incommensurables et irréversibles de la nature, du règne animal et de l’humain qu’entraîne l’utilisation des nouvelles munitions à uranium appauvri et d’agir pour que leur interdiction définitive par la Cour de Justice internationale dès 1996 soit enfin respectée. Il y faudra du courage et de la ténacité.
Mais dans l’intérêt de nos descendants il est urgent d’agir !
 

*Fallout : Retombées radioactives consécutives à une explosion atomique ou à un accident majeur du cœur d’un réacteur. Le souffle de l’explosion projette de la poussière dans l’atmosphère. Cette poussière se divise en couches et se répand sous forme d’aérosol à des vitesses et dans des directions variables. Il s’ensuit des retombées sous forme de condensés que l’on détecte et mesure à la surface du sol. La radioactivité des particules entraîne un fort rayonnement et éventuellement une intoxication. En l’absence de poussières, il n’y a pas de « fallout ».[NdE]

Source: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=6901
Date de parution de l'article original: 24/02/2012
Traduit par  Michèle Mialane

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Apr 2012 à 20:06

Lettre ouverte - Objet : non utilisation, destruction et interdiction des armes à l’uranium « appauvri » par l’Etat français

 
Thierry LAMIREAU

LETTRE OUVERTE - « Présidentielle 2012 » - Votre candidature

Madame, Monsieur,

Vous avez choisi d’être candidat (e) à l’élection présidentielle 2012 de la Nation française.

A cette occasion, permettez-moi de vous envoyer cette LETTRE OUVERTE.

Ces derniers jours vous avez bien voulu réagir par rapport à l’horrible « affaire Mohamed MERAH ».

Certains ont souligné « l’horreur » et notamment par rapport à l’exécution des enfants dans les locaux même de leur école.

Il a été également indiqué que ces enfants « étaient aussi nos enfants ».

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN » et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de souligner que dans le domaine de « l’horreur » il y a pire, notamment de la part de certains Etats comme la France.

En effet, la France comme les Etats-Unis et quelques autres utilisent, lors de conflits (à travers par exemple les interventions de l’OTAN) divers, des armes dites « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Certains aéronefs (avions de chasse, hélicoptères d’attaque) ont ainsi envoyé ces armes sur les sols de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Liban, etc.

Ainsi, cette utilisation d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale.
L’uranium métal inclus dans le pénétrateur de ces armes est, si l’on peut dire, l’arbalète des temps modernes.

L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et, de ce fait, au lieu de traverser un char en traverse deux ou pénètre dans des bâtiments en béton à des profondeurs encore plus importantes.

Après le lancement de l’obus, le sabot s’ouvre en libérant le pénétrateur à une vitesse supersonique de 1700 mètres par seconde.

A cette vitesse, l’impact est celui d’un caillou dans l’eau, le blindage de l’objectif visé jouant le rôle de l’eau et la flèche de l’arme celui du caillou.

Mais ces armes possèdent d’autres effets, ceux-là, plus dévastateurs et à très longs termes.

L’entrée brutale dans la cible entraîne une surpression terrible capable de faire sauter une tourelle de char comme un bouchon de champagne. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible) dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents. Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu en libérant IN SITU différentes particules radioactives ET chimiques.

Je tire ces informations d’un document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (Document AC/258-D/425).

L’on peut lire dans ce même document :

« Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. Le dépôt d’uranium « appauvri » pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la contamination se met dans la chaîne alimentaire.

Le taux de conversion de l’uranium « appauvri » métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (très petites), est bien plus important (de 10 à 1000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’uranium « appauvri » en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’uranium « appauvri » et de contamination de la surface. »

Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques… comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.
Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidités (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché… il y a donc une transmission aux générations suivantes.

L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique.

C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.

Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demie vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel… ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !

Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Le mythe de la « guerre propre » a fait long feu… si je puis dire !... pour les peuples autochtones comme pour les militaires et journalistes ayant approché de trop près les pollutions de ces armes.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique prévoit d’ailleurs un excès d’un demi million de morts rien que pour l’Irak !

Il y a une violation des règles internationales de radioprotection.

Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales (Convention de LA HAYE de 1899 et 1907, de GENEVE de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite « Convention des armes inhumaines ») pour les raisons citées précédemment.
« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs » et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD, Corinne Castanier et Bruno Chareyron).

La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.

Les armées de près de 50 pays sont équipées de ces munitions à l’uranium « appauvri » !

Arrêtons ce massacre sous couvert de l’OMS et de l’ONU !

L’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Il y a donc, malheureusement, pire que la folie fanatique d’un individu comme celle de Mohamed MERAH… il y a la folie meurtrière des Etats comme la France et bien d’autres.

Vous êtes candidat(e) à l’élection présidentielle, je souhaiterais donc connaître votre engagement concernant ce grave problème… bien plus important que celui d’un individu fanatique puisqu’il concerne l’engagement moral de notre Nation vis-à-vis du peuple français et des Nations de la planète.

Vous engagez-vous à arrêter (dès votre arrivée à la tête de notre pays), détruire et interdire l’usage des armes à l’uranium « appauvri » en France et à œuvrer sans relâche auprès des instances internationales comme l’ONU pour que les armes à l’uranium « appauvri » soient définitivement interdites dans tous les conflits sur la planète ?

Certain de votre bienveillante attention et de votre réponse réalisée avec la plus grande célérité, veuillez agréer Madame, Monsieur, l’assurance de mes meilleurs sentiments.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 May 2012 à 22:43

La mort lente semée par les Occidentaux

 


Slobodan KLJAKIC

 
Aujourd’hui encore, les projectiles de l’OTAN sèment la mort au Kosovo et en Métohie parmi les Albanais et les Serbes, mais aussi parmi les soldats de la KFOR et le personnel de l’UNMIK.

local/cache-vignettes/L445xH327/chapattegif-c46c-bc0c5.gif
 
Ce n’est pas sans raison que l’on a interdit aux militaires américains, à leur retour de la région, de se porter volontaires pour des dons de sang. On peut de même comprendre que certains experts militaires de la KFOR affirment que le séjour de leurs hommes au Kosmet constitue la plus grande expérimentation in vivo régie par les Américains. Il n’est pas sans logique que dans les têtes des stratèges US, il s’agisse là d’une étude des comportements et des apparitions de pathologies dans une guerre nucléaire à venir. Voilà ce qu’écrit le Pr Vujadin Otasevic, médecin pathologiste, professeur à la Faculté de médecine de Nis et directeur de l’Institut de médecine légale de la même ville, dans « Les nuages de mort du Kosovo-Métohie », un livre récemment publié par la Faculté. Pour les besoins du présent texte, nous nous sommes limités à la section intitulée « Empoisonnement et radiations dus aux bombardements » dans laquelle le Pr Otasevic rapporte des faits dûment attestés.

La catastrophe écologique, aux conséquences à long terme incalculables pour la santé et la vie des habitants, qu’ont provoquée les bombardements de l’OTAN, a connu dans sa forme la plus funeste l’utilisation de munitions à l’uranium appauvri (UA). « Cette utilisation a abouti à la libération d’importantes quantités de diverses substances dangereuses aux effets cancérigènes, sources de mutations et d’autres effets nocifs sur les humains, le monde végétal et animal », constate le Pr Otasevic en précisant que la plupart de ces substances ont aussi contaminé « la région des Balkans considérée dans son ensemble ».

Les avions A-10 ont largué sur leurs cibles des munitions de calibre 30 mm comportant en leur sein un projectile métallique d’U-238 radioactif, c’est-à-dire d’UA. « Avec une élévation très forte de la température il se produit un aérosol de fines particules d’uranium radioactives dont la poussière entre dans les poumons avec la respiration ou bien pénètre l’organisme avec de la nourriture ayant été en contact avec cette poussière. Une fois dans l’organisme, l’uranium irradie à faibles doses. La particule d’uranium se trouvant dans les poumons produit à chaque heure et jusqu’à la fin de la vie une irradiation comparable à un examen quotidien aux rayons X », indique le Pr Otasevic. Les particules radioactives restent dans le corps « sans se décomposer pendant dix années et plus, et une telle irradiation lente du corps entraîne maladies et mort prématurée ».
Le rapport de l’OTAN aux Nations Unies de septembre 2000 donne le chiffre de 30.000 projectiles à l’UA tirés sur des cibles en Yougoslavie, ce qui équivaut à environ 10 tonnes d’uranium.

Au terme de l’agression de l’OTAN, une équipe d’experts du programme de protection de l’Agence de l’ONU pour les établissements humains avait émis un avertissement concernant « des avortements, des malformations postnatales, des maladies incurables du système nerveux et du foie ». D’après l’agence de presse néerlandaise A & P, qui s’est procurée ce rapport, celui-ci « présente le tableau d’une tragédie plus grande que l’accident nucléaire à Tchernobyl en 1986. »

Dans son rapport préliminaire du 14 août 1999, l’équipe des experts internationaux avait conclu que « la Yougoslavie va connaître une catastrophe écologique si des mesures urgentes ne sont pas prises pour empêcher une possible débâcle écologique ».

Le Pr Otasevic rapporte les résultats d’une étude menée à l’hôpital de Kosovska Mitrovica d’après lesquels les apparitions de carcinomes se sont accrues de 200% au sein de la population serbe. Le directeur de l’Institut de radiologie de Pristina, Djevad Bitsaj, a dit par le passé que 3.500 cas de pathologies malignes avaient été relevés en 2004 et en 2005 parmi des Albanais de toutes les parties du Kosmet. Parce qu’elle soupçonnait des cas de leucémie et des carcinomes, la KFOR a retiré du Kosmet plus de 3.000 soldats, tandis que jusqu’à la mi-2006, 40 militaires italiens et 20 soldats français étaient décédés d’affections malignes.

Par rapport au début du siècle, constate le Pr Otasevic, « le nombre des pathologies malignes en Serbie s’est accru de quatre fois et demie ». Rien qu’en 2005, 18.000 personnes en sont décédées et 31.500 cas nouveaux ont été enregistrés. Dans le district de Nis, de 1997 à 1999, des pathologies malignes sont apparues chez 663 personnes, mais de 1999 à 2009, elles sont apparues chez pas moins de 18.247 individus. « La multiplication dramatique des pathologies malignes au cours des années consécutives à la guerre – entre deux et dix fois – est liée aux émissions radioactives causées par les bombardements de l’OTAN », conclut le Pr Otasevic.

Et il avertit : « Dans le monde et chez nous, il n’y a pas assez de résultats d’études scientifiques qui permettraient d’évaluer toutes les conséquences de l’utilisation de munitions à l’UA. La science est longtemps restée silencieuse sur ce problème, et aujourd’hui encore elle ne se prononce pas jusqu’au bout. C’est là probablement le résultat de l’influence de la politique et de la puissance armée sur la science pour éviter que l’on prenne connaissance des agissements inhumains et de leurs conséquences alarmantes pour la santé de l’homme et de son milieu vital ».

Source Originale : B.I. Infos
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 May 2012 à 20:58

Irak : Les enfants de Fallujah - l’hôpital des horreurs (The Independent)

 
Robert FISK

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"."

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Baghdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions.

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le coeur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010.

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est une agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider.

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah.

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage.

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

Robert Fisk

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Dec 2012 à 21:49

ASSAD doit être traduit en justice s’il a recours aux armes chimiques…et ceux qui utilisent les armes à l’URANIUM « APPAUVRI »

 
LAMIREAU Thierry + AFP

BAGDAD – Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé, jeudi 6 décembre 2012 depuis Bagdad, que le président syrien Bachar al-Assad devrait être traduit en justice s’il avait recours aux armes chimiques contre la rébellion.

Quiconque utilisera des armes chimiques devra être traduit en justice, a dit M. Ban, en réponse à la question d’un journaliste lors d’une conférence de presse, avec le Premier Ministre irakien Nouri al-Maliki.

Ces armes auront de très graves conséquences sur la population, a insisté le secrétaire général des Nations Unies.

J’ai fait part de mon inquiétude au gouvernement syrien et j’ai envoyé une lettre au président Assad il y a deux jours, pour le mettre en garde contre l’utilisation de ces armes, a-t-il ajouté.

La communauté internationale s’inquiète de plus en plus de l’évolution du conflit syrien et redoute notamment l’utilisation par le régime du président Bachar al-Assad d’armes chimiques contre la rébellion. Un responsable américain a affirmé lundi que Damas mélangeait les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin, un neurotoxique mortel.

(AFP / 06 décembre 2012 12h31)

COMMENTAIRE : (Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Si le sujet n’était pas aussi GRAVE, on pourrait en rire !

Si Bachar Al ASSAD utilisait des armes chimiques cela serait, en effet, criminel.

Mais que fait l’ONU lorsque toutes les autres Nations utilisent d’autres armes aussi DEVASTATRICES ?…

RIEN ! L’ONU ne dit RIEN et ne fait RIEN

pour demander l’interdiction des armes à l’URANIUM « APPAUVRI »

alors que « ces armes auront de très graves conséquences sur les populations des pays concernés » !

On ne dit RIEN à TOUS les pays membres de l’OTAN qui inondent, pour de nombreuses générations, des peuples, des sols et des eaux à cause des ARMES RADIOACTIVES si pratiques pour détruire des chars, des aéronefs, des bunkers en béton !

Qui amène au Tribunal Pénal International…les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, les Allemands…etc…les Israéliens qui massacrent tant d’êtres innocents à l’aide de munitions flèches à l’URANIUM « APPAUVRI » ?

Les Grands Médias Nationaux et Internationaux se refusent à dénoncer de tels CRIMES CONTRE L’HUMANITE.

HONTE à vous, Journalistes de pacotille, qui, pour rester en place, refusent de dénoncer à grande échelle…

un TEL SCANDALE SANITAIRE PLANETAIRE !

LAMIREAU Thierry

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2013 à 18:57
Les munitions à uranium appauvri sont des armes atomiques !
 

Brigitte Queck Бригитте Квек

Le Professeur Günther, médecin allemand, a été le premier au monde 0  apporter la preuve que les munitions à uranium appauvri (balles, grenades et bombes) sont des armes atomiques.

Dans les années 90 il a rapporté en Allemagne dans une valise diplomatique quelques projectiles à uranium appauvri trouvés en Irak et les a fait analyser par 3 instituts scientifiques allemands, ce qui a confirmé ses soupçons selon lesquels l’OTAN aurait utilisé des armes atomiques pendant la deuxième guerre du Golfe.

Une deuxième  confirmation a été apportée par le mandat d’arrêt du Tribunal d’instance DE Tiergarten à Berlin, qui le 15 janvier 1993 accusait le professeur Günther d’avoir «  à Berlin et autres localités de République fédérale, conservé par devers [soi] des déchets radioactifs, en infraction avec la loi sur l’emploi de l’énergie nucléaire et des rayonnements ionisants (« Atomgesetz » de 1960-1961, remise à jour en 2002, 2010 et 2011, NdT)) ou une prescription légale découlant de cette loi, puisque [il] est ]entré en République fédérale vers le 15 juillet 1992 en possession d’une capsule d’uranium métallique pour l’utiliser comme objet de démonstration, ce qui [l’]a conduit à la déposer au service de médecine nucléaire de l’hôpital Rudolf-Virchow... »
 
Ce projectile a une surface rêche qui libère une poussière radioactive quand on la touche. Une manipulation inadéquate du projectile crée un danger de contamination radioactive par absorption pouvant porter atteinte à la santé.  
La dose libérée par la surface du projectile est d’environ 11 microsieverts (=joule/kg) à l’heure.

Pourquoi ce fait reste-t-il aujourd’hui encore dissimulé ? Parce que les USA et l’OTAN ont classé ces munitions dans les armes conventionnelles afin de pouvoir continuer à les utiliser en raison de leur grand pouvoir de pénétration.

Et toutes les organisations qui s’attaquent au problème des munitions à uranium appauvri jouent le même « jeu ». S’agit-il d’un pur hasard ?

Même les antinucléaires, en Allemagne et ailleurs, soit évitent d’aborder le problème, soit déclarent que l’emploi de munitions à uranium appauvri est contraire aux conventions de Genève et devrait donc être interdit !

Certes - et il y a là matière à se réjouir - les représentants des États membres de l’ONU, grâce entre autres au travail acharné des « Mères de Berlin et du Brandebourg contre la guerre », qui se sont obstinées à envoyer aux représentants de l’ONU et des gouvernements des courriers relatifs à ce problème, en prennent mieux conscience. Désormais 142 États membres de l’ONU s’engagent en faveur de l’interdiction des munitions à uranium appauvri dans les zones de conflit.

Mais le drame, c’est que les munitions à uranium appauvri sont des armes nucléaires et que l’emploi des armes nucléaires a été interdit dès 1996 par la Cour de justice internationale!

Une chance que tous les scientifiques ne se laissent pas acheter et/ou museler !

Car des scientifiques suisses ont aussi apporté la preuve que les munitions à uranium appauvri sont des armes atomiques !

Depleted Uranium Munitions, by Chris Holden, 2005. Mixed Media: 1m52cm x 1m x 28cm

Le Docteur en médecine Andreas Bau et le Docteur en Sciences de la nature Hans Könitzer écrivaient déjà dans l’article « Fonction et importance du potassium dans le corps humain » paru  le 8 juillet 2009, dans le n° 23 journal suisse Zeitfragen :

"Des analyses d’échantillons de sol prélevés en Serbie (la terre analysée provenait de régions de l’ex-Yougoslavie victimes en 1999 de bombardements à l’uranium appauvri effectués par l’OTAN, Note de la rédactrice) ont donné les résultats suivants. On n’a pas découvert seulement de l’uranium et des produits de sa chaîne de désintégration, mais d’autres éléments ou substances radioactifs. Ces constatations posent de graves questions - par exemple l’un des isotopes radioactifs du potassium, présent en quantité qui ne se trouve pas à l’état naturel, n’appartient pas à la chaîne de désintégration de l’uranium, mais se forme, on le sait, en lien avec des réactions nucléaires. Après le bombardement de l’immeuble de la télévision à Belgrade, qui a fait 16 victimes, deux des cadavres n’ont pas été retrouvés. Selon le film « Jugoslawien: der vermeidbare Krieg (Yougoslavie : la guerre évitable, NdT) » ils se sont littéralement « volatilisés ».
Le dégagement thermique des munitions employées a dû être démesuré - si élevé que seul l’emploi d’armes atomiques, en l’occurrence une mini-explosion nucléaire peut l’expliquer.
A-t-on testé ici une nouvelle génération d’armes nucléaires ?
Une analyse des échantillons de terre prélevés en Serbie a révélé une présence extraordinairement élevée de potassium 40 (40K), 100 fois supérieure à la proportion naturelle de cet isotope.
Le potassium 40 n’apparaît pas dans les chaînes de désintégration du thorium ou de l’uranium. Donc l’uranium ne peut être à l’origine du potassium 40.
Le 40K n’a pu se former que par une mutation d’un autre élément, induite par un rayonnement radioactif.
Par exemple, le calcium 40, non radioactif, se transforme en 40K radioactif s’il est bombardé par des neutrons.
L’analyse ayant également révélé une concentration trop élevée d’autres isotopes radioactifs (carbone 14 et béryllium 10), il faut admettre que ces isotopes radioactifs se sont formés sur place par suite de réactions nucléaires.

CE SERAIT UN INDICE DE L’EMPLOI D’ARMES QUI ENTRAÎNENT CE TYPE DE  RÉACTIONS (ARMES NUCLÉAIRES TACTIQUES)."

Il faut que les antinucléaires, qui lors de leurs rencontres continuent à laisser de côté les munitions à uranium appauvri (armes nucléaires de nouvelle génération), s’attaquent enfin à ce problème.

Mais c’est aussi un devoir urgent pour les juristes spécialistes du droit international que d’attirer l’attention des USA et de l’OTAN sur leurs obligations internationales et d’exiger d’eux, dans l’intérêt de l’avenir de la race humaine, l’arrêt de l’emploi des armes nucléaires dans les zones de conflit !

Date de parution de l'article original: 01/01/2013

Traduit par  Michèle Mialane
 
 


Edité par T 34 - 02 Jul 2013 à 17:30
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Sep 2013 à 04:34

Syrie : les dégâts que pourraient occasionner les frappes

 
Thierry Lamireau

"Interview de Thierry Lamireau sur les éventuelles frappes que veulent la France, les USA et leurs alliés arabes contre la Syrie afin ce cibler plus tard l’Iran…"

Thierry Lamireau, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai vécu pendant 25 ans à 800 mètres de mines d’uranium en LIMOUSIN et mon action de militant a été jalonnée de nombreuses actions. J’ai risqué ma vie (et détruit ma santé) en réalisant mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN » et en prenant 1000 diapositives sur ces 25 années pour montrer l’évolution des sites et certains lieux clandestins de sites nucléaires.

Que nomme t-on frappes ciblées ?

Rien n’est ciblé puisque l’on retrouve des pollutions majeures des eaux, des sols de la faune, de la flore et des humains près des champs de bataille. En outre, les fines particules chimiques et radioactives parcourent ensuite des milliers de kilomètres selon les situations différentes météorologiques. Si l’on trouve sur nos véhicules du sable du SAHARA vous comprendrez aisément que les pollutions à l’uranium « appauvri » traversent et se déposent dans de nombreux pays !

Quels dégâts, à court, moyen, long terme ?

Les populations sont touchées par leur ADN et transmettent aux descendants toutes les pathologies graves liées à ces contaminations chimiques et radioactives d’autant que certains composés radioactifs ont des durées de vie « pour l’éternité » (4,5 milliards d’années). L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire réutilisé par les pays utilisateurs comme une arme classique.

C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.

Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demie vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel…ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !

Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Une guerre pour les lobbys du nucléaire et entreprises d’armements ?

L’utilisation de l’uranium « appauvri » arrange les industries productrices parce qu’elles se séparent d’un déchet encombrant et arrange les militaires car les armes sont plus destructrices. L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et moins cher que le tungstène qui pourrait remplacer l’uranium « appauvri ».

L’entrée brutale dans la « cible » entraîne une surpression terrible capable de faire sauter un appareil en métal. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible) dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents. Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu (5000°C) en libérant IN SITU différentes particules radioactives et chimiques (cf. document OTAN en date du 25 août 1992 AC/258-D/425).

Quelles sont les raisons de votre censure par les médias ?

Je suis censuré car ce sont des informations à ne pas libérer sur la place publique !
Imaginez : la SYRIE a (version officielle !) utilisé des armes chimiques…or, les ETATS-UNIS et la FRANCE vont utiliser, pour « punir » la SYRIE, des armes CHIMIQUES ET RADIOACTIVES !..le comble de l’horreur et de l’hypocrisie !

Les journalistes savent et ne disent rien, pourquoi ?

Certains journalistes savent mais ne disent rien car il y a trop d’enjeux en place (ceux des médias) et ceux des Etats…

Quels seraient vos mots pour François Hollande et Obama ?

OBAMA et HOLLANDE vont donc commettre, aux yeux des Lois Internationales (cf.mon article adressé aux journalistes), des CRIMES CONTRE L’HUMANITE…le comble de l’horreur pour OBAMA…PRIX NOBEL DE LA PAIX !

Contact médias

Thierry Lamireau
E-mail : t.lamireau@yopmail.com

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
 Répondre Répondre

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 1,363 secondes.