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Bahreïn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Bahreïn
    Envoyé : 16 Feb 2011 à 00:57

Après la Tunisie et l'Egypte, le Bahreïn?

La répression des protestations antigouvernementales a fait deux morts. les manifestations ont redoublé ce mardi dans ce petit royaume du Golfe persique.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi dans le centre de Manama, certains réclamant un changement de régime, après la mort de deux jeunes chiites dans la répression de protestations antigouvernementales.

Dans un discours conciliant, le roi, cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa, a déploré la mort des manifestants et annoncé la formation d'une commission d'enquête, alors que le bloc chiite au Parlement a suspendu sa participation à l'assemblée en raison de la répression "sauvage" des manifestants.
Agrandir le plan

"Le peuple veut la chute du régime", répétaient certains manifestants, reprenant le principal slogan du soulèvement en Egypte, qui a débouché vendredi sur la chute du président Hosni Moubarak. Des députés de l'opposition et d'autres personnalités qui se sont joints aux manifestants étaient plus mesurés. "Nous n'appelons pas à la chute du régime (..) mais nous voulons la fin de la tyrannie. Nous voulons une nouvelle Constitution en vertu de laquelle le Premier ministre serait élu", a affirmé Ibrahim Sharif, un militant de gauche.

A la tombée de la nuit, les manifestants ont commencé à ériger des tentes sur la place de la Perle qu'ils ont rebaptisée "Place des martyrs" et affirmé leur intention d'y demeurer jusqu'à obtenir satisfaction de leurs demandes. "Nous avons appris des leçons de l'Egypte et de la Tunisie. Nous voulons une nouvelle Constitution, la fin de la discrimination, et l'instauration d'une monarchie constitutionnelle", a déclaré l'un des manifestants, Majed Taher, 32 ans. Les manifestants avaient afflué après les obsèques de l'un de deux chiites tués lors de la répression des protestations anti-gouvernementales qui ont éclaté lundi dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite, gouverné par une dynastie sunite. Les manifestations se déroulaient à l'initiative d'internautes qui ont appelé sur Facebook à manifester pour réclamer des réformes politiques et sociales dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte.

Dans un discours télévisé, le roi a exprimé son regret pour "la mort de deux de nos chers fils". Il a annoncé la formation d'une commission d'enquête ministérielle et assuré que les réformes "ne s'arrêteront pas". Arrivé au pouvoir à la mort de son père en mars 1999, le roi avait lancé en 2001 un processus d'ouverture politique après une période de troubles antigouvernementaux animés par l'opposition chiite.

Un jeune manifestant, Ali Mcheimeh, avait succombé mardi matin à ses blessures reçues lundi soir lors de la dispersion d'une manifestation dans le village chiite de Diya, à l'est de Manama. Les autorités ont annoncé une enquête pour déterminer si la police avait "eu un recours injustifié aux armes". Un deuxième manifestant chiite, Fadel Salman Matrouk, a été tué par une "balle à fragmentation" lors de la dispersion d'un rassemblement mardi devant un hôpital de Manama précédant les funérailles de Mcheimeh, a indiqué un député de l'opposition chiite, Khalil Ibrahim al-Marzooq.

Face à ces développements, le mouvement chiite al-Wefaq qui compte 18 élus sur 40 sièges, avait annoncé dans la matinée avoir suspendu sa participation à l'assemblée "en raison de la réaction sauvage aux manifestations", selon M. Marzooq.

Bahreïn fait figure de parent pauvre à côté des autres monarchies pétrolières de la région, ses réserves de pétrole s'étant pratiquement taries. La Chambre dispose de pouvoirs limités. Le poste de Premier ministre est occupé par un membre de la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui règne depuis 1783 sur Bahreïn.

 
 
 

 


Edité par T 34 - 17 Feb 2011 à 00:53
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Feb 2011 à 19:34

Le peuple Bahreïnien prend exemple sur la révolution en Egypte et se soulève contre un régime féodal, fidèle allié des Etats-unis, qui ne tient plus que par la force

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Le peuple Bahreïnien prend exemple sur la révolution en Egypte et se soulève contre un régime féodal, fidèle allié des Etats-unis, qui ne tient plus que par la force

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La déflagration des révolutions Égyptiennes et Tunisiennes ébranle désormais jusqu'aux plus fidèles alliés de l'impérialisme occidental.

La petite monarchie pétrolière du Golfe du Bahreïn est secouée depuis lundi dernier par un des plus mouvements de protestation les plus massifs de ces dernières décennies.

Le mouvement a commencé lundi par des manifestations aux mots d'ordre généraux demandant un desserrement de l'étau qu'exerce le régime féodal sur la société Bahreinienne et une participation accrue au pouvoir de la majorité chiite, exclue des principaux leviers de commande du pays.

Toutefois, après la première vague de répression qui a fait deux morts et une dizaine de blessés, les mots d'ordre se sont radicalisés.

Les manifestants regroupés désormais sur la grand place de la Perle à Manama, rebaptisée place Tahrir en hommage à la révolution Egyptienne, ont mis en avant des revendications économiques plus précises, une politique volontariste de création d'emplois et de logements

Au fil des jours, le mouvement s'est aussi montré porteur de potentialités révolutionnaires avec la montée de revendications politiques, telles que la libération des prisonniers politiques ou la fin de la censure d'Etat, remettant en cause le pouvoir dictatorial.

Chose impensable quelques semaines auparavant, des mots d'ordre républicains articulant la lutte contre la dictature avec la destitution de la monarchie ont progressivement émergé, appelant la dynastie régnant depuis deux-cent ans sur le pays à céder le pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu.

Confronté à la montée en puissance du mouvement et à sa radicalisation, le pouvoir répressif Bahreinien ne tient plus que par la force.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que les manifestants poursuivaient pour la troisième nuit consécutive un sit-in pacifique place de la Perle, les forces anti-émeutes ont alors violemment, et sans sommation, pris d'assaut la place, causant d'après les premières estimations la mort de deux nouveaux manifestants et laissant une centaine d'entre eux blessés.

Des blindés ainsi que des forces de police anti-émeutes patrouillent actuellement dans les rues de Manama pour empêcher toute nouvelle formation de manifestations pacifiques aspirant à la satisfaction de légitimes aspirations démocratiques.

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Les communistes, rassemblés dans le mouvement de la Tribune démocratique progressiste, ont salué après la première vague de répression de lundi la mémoire des deux martyrs « qui ont rejoint les martyrs de notre peuple dans son combat pour la démocratie et les droits politiques, pour une vie dans la liberté et la dignité ».

Les communistes et progressistes ont également condamné la répression sanglante orchestrée par le régime: « La Tribune progressiste déplore l'usage excessif de la force par les forces de police, demande à ce que soit respecté les droits du peuple à la manifestation et à la protestation afin de revendiquer ses droits, car la répression est une impasse, qui ne fera qu'empirer la situation dans le pays et n'empêchera pas les manifestations de porter leurs revendications ».

La Tribune démocratique progressiste mettait ensuite en avant la formation d'un gouvernement d'Unité nationale, réunissant sunnites et chiites, et assurant la transition vers un régime garantissant non seulement l'unité nationale mais aussi l'intégralité des droits politiques et sociaux du peuple Bahreinien.

Après la Tunisie et l'Egypte, aujourd'hui le Bahrein ou le Yémen, les régimes dictatoriaux et népotistes inféodés à l'impérialisme occidental sont mis sur la sellette par les mouvements révolutionnaires portés par les peuples d'Afrique du nord et du Moyen-orient!

Plus que jamais, les communistes français sont solidaires avec la lutte des peuples Égyptiens, Tunisiens, Algériens ou encore Bahreinis pour leur émancipation sociale et politique et s'engagent à se nourrir de l'expérience de ces mouvements révolutionnaires pour mener la lutte en France contre le pouvoir du capital et de ceux qui le servent!

(A partir des articles du Morning Star, du communiqué de la Tribune démocratique progressiste, et des dépêches des agences de presse AP/AFP)


 

 

La Policía de Bahréin desalojó con gases lacrimógenos a los manifestantes congregados en la plaza de la Perla.

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Edité par T 34 - 18 Feb 2011 à 00:24
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Feb 2011 à 00:54
Bahreïn, nouveau foyer révolutionnaire arabe
 
Le peuple bahreïnien rejette la dynastie féodale Al Jalifa au pouvoir depuis le XVIIIème siècle et aujourd'hui au service des impérialistes gringos.

Logo du parti héritier légal du FPLB marxite, frère du FPLP
 
Logo de la Tribune Progressiste Démocratique, branche légale du FNLB communiste.
 
Autre preuve de l'unité arabe ; la chaussure lancée par un irakien contre Bush, symbole de liberté.
 
Enterrement d'un jeune manifestant assassiné par les policiers du roy Jalifa.

L'archipel de Bahreïn dans le Golfe Persique entre le côtes de l'Arabie Saoudite et de l'Iran joue une fonction stratégique pour le contrôle impérialiste de cette région pétrolière, protéger les pétro satrapie, menacer la République Islamique d'Iran et maintenir l'occupation de l'Irak.
 
Le peuple est soumis à la même dynastie féodale des Al Jalifa qui s'est soumises docilement à l'Empire Britannique au XIXème siècle. Cependantce paysa le ferment d'une révolution démocratique et même socialiste. Il a uneclasse ouvrière créée par l'industrialisation pétrolière britannique des années 1930. Le 15 février 1955 se créa la première organisation de gauche de la péninsule arabique, le Front National de Libération de Bahreïn, communiste prosoviétique, par l'influence des communistes iraniens du Tudeh. Son fondateur le camarade Hassan Nezam (1922 - 1958) était aussi un membre du Tudeh sous le nom de Hassam Dorood et fur barbarement assassiné à Téhéran par la Savak, la police politique du Sha.
 
Le peuple  se permi aussi d'avoir une autre organisation Marxiste-Léniniste, le Front Populaire de Libération de Bahreïn, branche locale de l'Organisation des Nationalistes Arabes créée par Georges Habache et qui donna naissance aussi au FPLP, au PS Yéménite et au PC d'Arabie Saoudite, parmi d'autres groupes.
 
Les deux organisations, le FNL et le FPLB, organisèrent une grande inssurection antibritannique en 1965 avec les ouvriers pétroliers à sa tête qui permi l'indépendance en 1971 bien que le peuple ne conquis pas le pouvoirf qui resta aux mains de la même dynastie Al Jalifa qui aujourd'hui continue d'administrer le pays aux ordres du Pentagone.
Aujourd'hui le force politique héritière du FPLB, la Société d'Action Démocratique Nationale, forme avec la branche locale du baas iraquien, l'Assemblée de la Coalition Démocratique Nationale et deux partis chiites la coalition qui impulse la lutte pour la défaite du pouvoir féodal, l'indépendance nationale et l'unité avec les peuples arabes et de la région pour défendre la paix et le progrès.
 
Cette rébellion menace le maintien de la base militaire étasunienne dans le pays, siège de la Vème flotte gringa, et de la brutale dictature saoudienne, le pays le plus réactionnaire du monde.
 
Les peuples arabes, dans ce cas-ci le bahreïnien, et sa avant garde démocratique et révolutionnaire ont la parole.
 
SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION A BAHREIN !
 

 

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Edité par T 34 - 20 Feb 2011 à 00:23
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Feb 2011 à 02:26

Bahreïn : La police relève l'armée qui se retire des rues de Manama

Soldats et véhicules blindés ont quitté samedi la place de la Perle à Manama, la capitale de Bahreïn, quelques heures après un appel au dialogue lancé par le roi Hamad Ibn Issa al Khalifa.

L'opposition exigeant que l'armée retourne dans ses casernes avant d'envisager toute discussion avec le pouvoir, le prince héritier, le cheikh Salman ibn Hamad al Khalifa, a annoncé que les militaires avaient reçu l'ordre de regagner leurs casernements et que la police allait se charger du maintien de l'ordre.

"C'est un pas très positif, ils essaient de calmer les tensions mais je ne sais pas si cela suffira", a dit à Reuters un membre du Wefak, la principale formation politique chiite du royaume qui a quitté le parlement jeudi pour dénoncer la répression.

Après le départ des véhicules militaires de la place de la Perle, une cinquantaine de manifestants ont tenté de regagner ce lieu de rassemblement devenu le symbole de la contestation, mais ils en ont été aussitôt empêchés par une centaine de policiers, arrivés à bord d'une dizaine de fourgons, qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser.

"Mais que les gens soient tués par des soldats ou par des policiers, quelle différence ?", a-t-il ajouté après l'annonce du retrait des militaires des rues.

Le principal syndicat du pays, l’Union Générale des Travailleurs de Bahreïn (GUBW), a par ailleurs appelé à la grève à partir de dimanche, selon un membre de la branche aéronautique de la centrale.

L'armée avait repris jeudi par la force le contrôle de la place de la Perle, que les manifestants espéraient transformer en point de ralliement à l'image de la place Tahrir au Caire.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, quatre manifestants avaient été tués lorsque la police avait repris le contrôle de la place. Il y avait eu 231 blessés.

Bahreïn est un proche allié de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis.

Manama est le port d'attache de la Ve flotte de l'US Navy, en appui à la présence américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale, Irak et Afghanistan compris.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Feb 2011 à 18:50

Appel à la solidarité lancé par les communistes du Bahreïn contre la répression féroce des manifestations pacifiques revendiquant démocratie et justice sociale

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Appel à la solidarité lancé par les communistes du Bahreïn contre la répression féroce des manifestations pacifiques revendiquant démocratie et justice sociale

Communiqué de la Tribune démocratique progressiste du Bahrein (communiste)

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Appel à des actions de solidarité immédiates

Aux camarades de toutes les organisations et de tous les partis de gauche du monde Arabe

Le peuple du Bahreïn est descendu dans la rue ce 14 février, correspondant au 10ème anniversaire de la Charte d'Action Nationale, ce document national de réforme pour lequel le peuple du Bahreïn a voté à près de 98% en 2001, et qui concédait des réformes politiques dans notre pays.

Le peuple a choisi cette date pour exiger de la monarchie qu'elle réalise les réformes politiques qu'elle avait promises, appelant à la mise en œuvre immédiate de mesures effectives visant à réformer le système politique, à lutter contre la corruption, à s'abstenir de toute discrimination sectaire au Bahreïn, et à assurer une juste distribution des richesses. Cette manifestation pacifique s'est heurtée à une réaction brutale de la part des autorités du Bahreïn, entraînant à ce jour la mort de 7 personnes, et cette campagne de répression continue sachant que la police tire à balles réelles; que l'on encercle les entrées de certains villages et de certaines villes, et on fait irruption dans les domiciles; ont aussi été déployés des chars et des véhicules blindés de l'armée dans les rues. Cette vague répressive est considérée comme une déclaration manifeste de l'abandon du projet de réformes de la part des autorités qui garantissaient le droit à des manifestations pacifiques dans la constitution amendée de 2002.

Ainsi, nous appelons toutes les organisations Arabes et internationales à lancer une campagne de protestation afin de dénoncer les pratiques des autorités du Bahreïn; et de manifester devant les Ambassades du Bahreïn dans vos pays tout comme devant les bâtiments des Nations unies. Nous vous demandons également d'envoyer des messages de protestation aux Ambassades du Bahreïn afin de protester contre ces politiques ou de les faxer directement au Ministère des Affaires Étrangères du Bahreïn.

Le peuple du Bahreïn attend avec impatience votre prise de position courageuse afin qu'ils puissent conquérir leur droit légitime à vivre libres, dans la dignité et la justice.


 

 


 
 



Edité par T 34 - 22 Feb 2011 à 01:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2011 à 02:24

Bahreïn: l'opposition s'enhardit, la F1 déguerpit

 
Les manifestations contre le régime au pouvoir au royaume de Bahreïn ont fait une "victime". Le Grand prix de Formule 1 de Sahkir, qui devait ouvrir la saison le 13 mars, a été annulé par les autorités du pays. Ce renoncement serait anecdotique s'il n'était pas symbolique d'un enracinement de la contestation du régime des Al-Khalifa.

Sur la place de la Perle à Manama, les protestataires bahreïnis qui campent depuis deux jours s'enhardissent et certains réclament désormais ouvertement la fin du règne de la dynastie des Al-Khalifa, lignée sunnite qui dirige l'archipel du Golfe persique depuis le XVIIIe siècle, un petit pays à majorité chiite. "Nous ne voulons plus des Al-Khalifa, ni de leur règne", lance, furieuse, Chérifa, une jeune femme drapée de noir, qui se dit déterminée à rester sur cette place symbole de la contestation populaire, où elle a passé la nuit. Le roi "Hamad est un criminel de guerre", affirme Chérifa, qui dit avoir été témoin de l'attaque sanglante des forces antiémeutes sur la place de la Perle jeudi à l'aube, qui a fait quatre tués et plusieurs blessés. Les manifestants sont revenus samedi camper sur la place, juste après le retrait de la police et de l'armée.

"Nous poursuivrons notre sit-in sur cette place malgré tout ce qui peut advenir", dit avec détermination Hassan Abdallah, un jeune étudiant bahreïni en Inde, actuellement en vacances dans son pays. "Sit-in, sit-in jusqu'à la chute du régime", répondent en choeur plusieurs centaines de protestataires en accueillant un groupe d'enseignants, venus exprimer leur solidarité. Une marche d'autres corps de métiers, dont des ingénieurs, pêcheurs, sportifs ou hommes d'affaires, mais aussi une marche d'étudiants, arrivent sur la place, rebaptisée "Place de la Libération" sur le modèle de celle du Caire, ou encore "Place des Martyrs" en souvenir des sept manifestants tués depuis le début du mouvement le 14 février.

Des slogans tels que "A bas les Al-Khalifa", "Démission Al-Khalifa", ou même "Le peuple veut la chute du régime", timidement scandés au début de la contestation, sont maintenant souvent répétés par une foule de jeunes notamment, exaspérés par la répression meurtrière de leur mouvement.

A chaque fois qu'ils s'adressent aux manifestants, les dirigeants de l'opposition les invitent pourtant à éviter les slogans blessants. Pour eux, l'ambition du mouvement est d'instaurer une monarchie constitutionnelle au sein de laquelle les Al-Khalifa n'auront plus la main haute sur les affaires de l'Etat. Pour signifier leur ras-le-bol, les protestataires ont affiché sur un panneau les portraits des huit Premiers ministres qui se sont succédé en Grande-Bretagne depuis 1971, date d'entrée en fonction de leur unique Premier ministre, l'inamovible cheikh Khalifa.

Source


Les communistes bahreïnis demande de dénoncer le régime bahreïni
 

 


Edité par T 34 - 22 Feb 2011 à 02:42
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2011 à 18:51

Bahrein : « Ils n’ont pas fui. Ils ont fait face aux balles »

 

Robert FISK

« C’est un massacre - un massacre, » criaient les médecins. Trois morts. Quatre morts. Un homme a été transporté sur une civière dans la salle des urgences, du sang giclant sur le plancher d’une grosse blessure par balle dans la cuisse.

A quelques pas de là, six infirmières tentaient de sauver la vie d’un homme au visage pâle et barbu avec du sang suintant de sa poitrine. « Je dois l’emmener au bloc maintenant, » a crié un docteur. « Il n’y a pas de temps à perdre – il est en train de mourir ! »

D’autres étaient plus proches de la mort. Un pauvre gamin - 18, 19 ans, peut-être – avait une blessure terrible, un trou par balle dans la jambe et une plaie sanglante sur la poitrine. Le docteur près de lui s’est tourné vers moi en pleurant, ses larmes éclaboussant sa blouse tachée de sang. « Une balle a éclaté dans sa tête et je ne peux pas sortir les fragments, et les os du côté gauche de son crâne sont complètement écrasés. Toutes ses artères sont broyées. Je ne peux rien faire. » Le sang coulait en cascades sur le plancher. C’était pitoyable, indigne, scandaleux. Ce n’étaient pas des hommes armés mais des personnes en deuil qui revenaient d’un enterrement, des musulmans chiites naturellement, abattus par leur propre armée hier après-midi.

Un infirmier revenait avec des milliers d’autres hommes et femmes de l’enterrement à Daih d’un des manifestants tués sur la place de la Perle dans les premières heures de jeudi.

« Nous avons décidé de marcher jusqu’à l’hôpital parce que nous avions appris qu’il y avait une manifestation. Certains d’entre nous portaient des branches d’arbre en guise de paix que nous voulions offrir aux soldats près de la place, et nous étions en train de crier « paix, paix ». Il n’y a eu aucune provocation - rien contre le gouvernement. Puis soudain, les soldats ont ouvert le feu. Il y en avait un qui tirait à la mitrailleuse du haut d’un camion. Il y avait des policiers présents mais ils sont partis lorsque les soldats ont commencé à tirer. Mais vous savez, les gens à Bahreïn ont changé. Ils ne voulaient pas s’enfuir. Ils ont fait face aux balles avec leurs corps. »

La manifestation à l’hôpital avait déjà attiré des milliers de Chiites – dont des centaines de médecins et infirmières de partout dans Manama, qui portaient encore leurs blouses blanches - pour exiger la démission du Ministre de la Santé, Al-Homor de Faisal Mohamed, parce qu’il avait refusé aux ambulances d’aller chercher les morts et les blessés jeudi matin sur la place de la Perle après l’attaque de la police.

Mais leur fureur s’est transformée en hystérie lorsque les premiers blessés ont été emmenés hier. Près de 100 médecins se sont serrés dans les salles d’urgence, en criant et maudissant leur roi et leur gouvernement tandis que les infirmiers tentaient de se frayer un chemin en poussant des chariots transportant les dernières victimes au milieu d’une foule hurlante. Un homme avait une épaisse couche de bandages enfoncé dans sa poitrine mais le sang souillait déjà son torse et coulait par terre. « Il a pris une rafale dans la poitrine - et maintenant il y a de l’air et du sang dans ses poumons, » m’a dit l’infirmière près de lui. « Je pense qu’il va mourir. » C’est ainsi que la colère contre l’armée de Bahreïn – et contre aussi, je suppose, la famille d’Al-Khalifa, roi inclus – est arrivée au centre médical de Sulmaniya.

Le personnel estimait qu’ils étaient aussi des victimes. Et ils avaient raison. Cinq ambulances qui avaient été envoyées – les victimes d’hier avaient été abattus en face d’une caserne de pompiers près de place de la Perle - ont été arrêtées par l’armée. Quelques instants plus tard, l’hôpital a découvert que tous leurs téléphones portables avaient été coupés. À l’intérieur de l’hôpital il y avait un médecin, le docteur Al-Aberi de Sadeq, qui avait été lui-même blessé par la police lorsqu’il a tenté de porter secours aux blessés jeudi matin.

Les rumeurs se répandaient comme un feu de broussailles hier à Bahreïn et de nombreux employés médicaux insistaient sur le fait que jusqu’à 60 cadavres avaient été emportés de la place de la Perle jeudi matin et que la police avait été aperçue par la foule en train de charger des cadavres dans trois camions frigorifiques. Un homme m’a montré une photo prise avec un téléphone portable où les trois camions étaient clairement visibles, garés derrière des véhicules blindés de l’armée. Selon d’autres manifestants, les véhicules, qui portaient des plaques d’immatriculation saoudiennes, avaient été aperçus sur la route qui mène à l’Arabie Saoudite. Il est facile d’ignorer de telles histoires sordides, mais j’ai trouvé un homme – un infirmier qui travaille dans un hôpital sous la protection des Nations Unies - qui m’a raconté qu’un collègue américain, du nom de « Jarrod », avait filmé les cadavres en train d’être chargés dans les camions mais qu’il avait été arrêté plus tard par la police qu’on ne l’avait pas revu depuis.

Pourquoi la famille royale de Bahreïn a-t-elle permis à ses soldats d’ouvrir le feu sur des manifestants pacifiques ? Faire tirer à balles réelles 24 heures seulement après le premier massacre ressemble à un acte de folie.

Mais la main lourde de l’Arabie Saoudite pourrait être l’explication. Les Saoudiens ont peur que les manifestations à Manama et dans les villes de Bahreïn provoquent les mêmes troubles dans l’est du royaume, où vit une importante minorité Chiite autour de Dhahran et d’autres villes près de la frontière koweïtienne. Leur désir de voir les Chiites de Bahreïn promptement écrasés fut très clair lors du sommet des pays du Golfe qui s’est tenu ici jeudi, où tous les cheikhs et princes ont convenu qu’il n’y aurait aucune révolution de style égyptien dans un royaume où la population est constituée d’une majorité Chiite, à environ 70%, et d’une petite minorité sunnite, dont la famille royale.

Pourtant la révolution en Égypte est sur toutes les lèvres à Bahreïn. A l’extérieur de l’hôpital, ils criaient : « Le peuple veut renverser le ministre, » une légère variation du chant des Égyptiens qui se sont débarrassés de Mubarak, « le peuple veut renverser le gouvernement. »

Et beaucoup dans la foule disaient – tout comme les Égyptiens disaient - qu’ils n’avaient plus peur des autorités, de la police ou de l’armée.

Les policiers et les soldats tant méprisés étaient plus que présents hier dans les rues de Manama, observant d’un air maussade sur des véhicules blindés ou juchés sur les tanks fabriqués aux Etats-Unis. Il n’y avait apparemment aucune arme britannique en vue – même si on n’en était qu’au début des évènements et que certains blindés de fabrication russe ont été aperçues aux côtés des tanks M-60. Dans le passé, de petits soulèvements de Chiites ont été impitoyablement écrasés à Bahreïn avec l’aide d’un tortionnaire jordanien et d’un conseiller auprès des services de renseignement qui était aussi un ancien officier des forces spéciales britanniques.

Les enjeux sont élevés. Il s’agit du premier soulèvement d’envergure dans un des états riches du Golfe – plus dangereux pour les Saoudiens que les islamistes qui avaient pris le contrôle du centre de la Mecque il y a 30 ans – et la famille al-Khalifa de Bahrain vient de réaliser l’importance des jours qui vont suivre. Une source qui s’est toujours révélée fiable m’a raconté que tard dans la nuit de mercredi, un membre de la famille al-Khalifa – on dit qu’il s’agit du prince régnant – a eu une série de conversations téléphoniques avec un important chef religieux chiite, le dirigeant du parti Wifaq Shia, Ali Salman, qui campait près de la place de la Perle. Le Prince lui a apparemment proposé une série de réformes et de changements qu’il pensait que le religieux accepterait. Mais les manifestants sont restés sur la place. Ils ont exigé la dissolution du Parlement. Puis la police est intervenue.

Hier, en début d’après-midi, environ 3000 personnes ont participé à une manifestation de soutien aux al-Khalifas et il y avait beaucoup de drapeaux agités aux vitres des voitures. Ils feront peut-être les premières pages des journaux de Bahreïn demain, mais ils n’arrêteront pas le soulèvement chiite. Et le chaos de la nuit dernière dans le plus grand hôpital de la capitale – avec le sang dégoulinant de partout, les cris de détresse des blessés sur les civières, les médecins qui n’avaient jamais vu de telles blessures par balle ; un médecin a secoué la tête, incrédule, lorsqu’une femme a fait une crise près d’un homme couvert de sang – n’a fait que rendre les chiites de ce pays encore plus amers.

Un médecin qui s’est présenté sous le nom de Hussein m’a arrêté à la sortie de la salle d’urgences pour m’expliquer sa colère. « Les Israéliens font ce genre de choses aux Palestiniens – mais ici ce sont des Arabes qui tirent sur des Arabes, » m’a-t-il crié par dessus le vacarme et la furie. « C’est le gouvernement de Barhein qui fait ça à son propre peuple. J’étais en Egypte il y a deux semaines, je travaillais à l’hôpital Qasr el-Aini – mais ici c’est bien pire. »

Robert Fisk

19 février 2011

http://www.independent.co.uk/news/w...

Traduction « encore une nuit blanche » par VD pour le Grand Soir, avec probablement les fautes et coquilles habituelles


La torture à Bahreïn une pratique courante :
 
La ausencia de respeto a los Derechos Humanos es una de las principales denuncias de la población de Bahrein, que se manifiesta para exigir democracia

Bahrein : vent de révolution aux abords de la base de la 5ème flotte US

Alors que les mouvements populaires démocratiques se multiplient dans le monde musulman (mais sans toucher pour autant tous les pays), les grands médias français et occidentaux mettent surtout l'accent sur le cas de la Libye où la répression aurait fait plus d'une cinquantaine de morts (loin encore de 200 morts de la répression en Egypte).

La version électronique du Monde ce matin faisait sa "Une" sur ce pays et les 6 morts d'affrontements au  Yémen.


Il fallait cliquer pour apprendre plus loin ce qu'il se passait au Bahrein, à propos duquel le journal expliquait : "La journée de vendredi, consacrée aux obsèques de quatre chiites tués la veille dans un raid des forces  de sécurité, a tourné au bain de sang. L'armée a tiré sur un millier de  personnes qui voulaient reprendre un sit-in à Manama. Au moins 26 blessés ont  été hospitalisés, dont un "en état de mort clinique" selon un député  d'opposition."


Sur cette page le journal développait aussi des nouvelles sur l'agitationen Irak, à Djibouti, en Iran, au Koweit.

Le Figaro et Libération titraient aussi sur la Libye avec une mention plus modeste du Yémen et du Bahrein alors pourtant qu'Al Jazeera en anglais dès le début de la matinée citait un médecin de l'hôpital de Manama qui expliquait que les services étaient remplis de blessés et que l'armée de ce pays visait le manifestants à la tête. Les nouvelles du Bahrein n'ont fini par prendre place dans l'actualité française que lorsque le bilan de la répression de la nuit du 18 au 19 février a été diffusé par les agences.


La situation au Bahein est la mauvaise nouvelle qui vient compenser la bonne que serait pour les Occidentaux la chute du régime imprévisible du colonel Kadhafi. Cet émirat à majorité chiite mais dirigé par des sunnites est en effet une base importante de la 5ème flotte militaire des Etats-Unis d'Amérique. Ceux-ci ont appelé à la retenue dans le déploiement de la force, mais sont en réalité bien embarrassés par cette révolte. Car, si en Tunisie et en Egypte l'armée a pu préparer le chemin d'une transition politique, au Bahrein elle peut difficilement présenter la moindre option alternative puisqu'elle est dirigée par des officiers sunnites qui ne peuvent que perdre leur poste si la majorité chiite actuellement marginalisée venait à obtenir plus de droits. En outre une victoire des chiites au Bahrein pourrait encourager la minorité chiite d'Arabie Saoudite à faire valoir aussi ses droits.


L'impasse politique du Bahrein pourrait déboucher, selon une dépêche d'agence diffusée ce samedi sur une intervention militaire des Etat du Golfe persique. Les six ministres des affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (qui couvre 45 % des réserves pétrolières mondiales) ont renouvelé leur soutien au régime de Manama.

Depuis 2008 le gouvernement du Bahrein attribue les revendications des chiites à une manipulation iranienne, mais celle-ci a été démentie notamment par les cables diplomatiques étatsuniens révélés par Wikileaks.

Malgré la brutalité de la répression de la nuit, les manifestants avaient repris la place Pearl à 13 h et les principaux syndicats ont appelé à une grève générale dimanche. La dynastie des Al Khalifa qui dirige le Bahrein peut-elle basculer ou Washington imposera-t-il un compromis politique qui préserve ses intérêts dans le Golfe ?

A l'heure où Obama vient d'opposer une fois de plus son véto au projet de vote par le conseil de sécurité d'une résolution qui condamne la colonisation des territoires palestiniens, au risque de mécontenter à nouveau ses alliés arabes, il lui faut absolument juguler toute source d'instabilité dans les monachies pétrolières.



Edité par T 34 - 23 Feb 2011 à 23:05
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Scènes d’horreur au Bahreïn et silence éloquent de la « communauté internationale »

Par emcee le mercredi 23 février 2011, 08:29 - Moyen Orient - Lien permanent

Les dictateurs et autres autocrates au Maghreb et au Proche-Orient sont secoués, voire renversés par les révoltes populaires. Et à chaque pays ses martyrs de la révolution.
La répression est particulièrement violente en Libye et au Bahreïn.
Ici, il s'agit des atrocités commises au Bahreïn jusqu'au 19 février.

Récit des événements par le Mouvement pour la Liberté du Bahreïn

19 février 2011

Avec la révolution populaire, une nouvelle page de l’histoire se tourne au Bahreïn

Depuis le déclenchement de la révolution populaire au Bahreïn, le nombre de martyrs en l’espace d’une semaine s’élève à 8, tous assassinés de sang-froid par la police antiémeutes et l’armée. Depuis que la première manifestation pacifique, lundi 14 février au petit jour (Journée de Colère du Bahreïn), menée par Abdul Wahab Hussain, était réprimée sans pitié par la police antiémeute, et où tombait le premier martyr, il y a eu escalade de la violence, au cours de laquelle était assassiné Ali Abdul Hadi Mushaime à coups de fusils à pompe.
Cet assassinat faisait tomber la barrière de la peur et des milliers de personnes avaient participé à ses obsèques le lendemain. L’arrogante junte Al Khalifa réagissait stupidement (selon Richard Beeston du Times), tirant sur le cortège funéraire et tuant le deuxième martyr, Fadhel Matrook.
Son enterrement le lendemain marquait une nouvelle étape de la révolte. D’abord, le dictateur, Hamad bin Isa Al Khalifa, était venu présenter ses condoléances en direct aux familles des martyrs et annoncer une commission d’enquête sous la direction d’un des alliés du régime, Jawad Al Urayyedh. Cette décision déclenchait la colère de la population qui partait spontanément en cortège jusqu’à “Pearl Square” au Centre de Manama, la transformant en point de ralliement pour la révolution. En l’espace de quelques heures, ils étaient plus de 50 000 à s’y être rassemblés.
Le régime des Al Khalifa y commettait le crime suprême en attaquant les manifestants pendant leur sommeil. Il était environ 3 h du matin, jeudi matin, quand la police antiémeute lançait l’attaque la plus sanglante qui ait eu lieu à Pearl Square, tuant et estropiant des centaines de personnes, parmi lesquelles beaucoup étaient des femmes et des enfants, et faisant de nouveaux martyrs : Ali Khudhayyer, Ali Al Mo’men et Mahmood Abu Taki.
Les gens avaient très peur mais beaucoup étaient restés stoïques malgré l’attaque sanglante. Ils se sont précipités à l’Hôpital Salmaniyah, où avaient été transportés une partie des morts et des blessés. C’est une journée qu’on n’oubliera jamais. La famille régnante donnait l’ordre au personnel hospitalier de ne pas soigner les blessés qui étaient déjà arrivés à l’hôpital ni de transporter ceux dont les corps jonchaient la place et les rues.
Mais, au lieu d’obéir à ces ordres inhumains, les médecins et les infirmiers manifestaient contre le ministre de la santé, Faisal Al Hamar, devenue la personne la plus haïe du régime à cause de son refus obstiné de faire soigner les blessés. Ils installaient également un hôpital de fortune pour s’occuper des blessés. Les Al Khalifa commettaient alors de nouveaux crimes. Ils attaquaient la clinique, rouaient de coups le médecin spécialiste, Sadiq Al Ekri, jusqu’à ce qu’il tombe dans le coma.
D’autres atrocités étaient également commises. Tirant à bout portant sur M. Abdul Hassan avec un pistolet pour gaz lacrymogène, ils lui faisaient exploser la tête. Il est mort sur le coup. On a entendu un policier crier au policier meurtrier: « ne le tue pas, Thawwadi, ne le tue pas Thawwadi ». La famille de Thawwadi est une famille bien connue pour ses sympathies envers le régime des Al Khalifa. A l’heure actuelle, une enquête a été lancée pour connaître l’identité exacte de l’assassin afin de le poursuivre pour crimes de guerre.
Vendredi, la population a voulu se rassembler à Pearl Square après l’enterrement du premier martyr. Malgré la nature pacifique du défilé, ils étaient sauvagement attaqués par l’armée dont les tanks et les blindés avaient été déployés dans les rues de la capitale. Mais, ils ne s’étaient pas laissé intimider par les salves de balles réelles tirées par l’armée, ce qui marquait un autre tournant de la lutte pour la liberté. Les images de l’attaque diffusées en direct à la télévision contraignaient certains gouvernements à se déclarer indignés par la conduite de la famille Al Khalifa assiégée. La France et la Grande-Bretagne annonçaient qu’elles suspendaient les exportations d’armes létales de contrôle des foules au Bahreïn. C’était une nouvelle sanction internationale contre ce régime cruel.
Maintenant tous les éléments sont réunis pour qu’ait lieu un nouveau bain de sang, organisé par un régime isolé, au fur et à mesure que la population s’enhardit et continue d’exiger ce qu’elle demande depuis le début de la révolte : la chute de la dictature héréditaire des Al Khalifa.
Ils ne se sont pas non plus laissé intimider par les menaces des dictateurs saoudiens dont le sort se joue également actuellement après des décennies de dictature et d’oppression.
Ces événements ont aujourd’hui renforcé la détermination de la population du Bahreïn. L’heure est venue d’un véritable changement et les jours des Al Khalifa sont comptés.

Mouvement pour la Liberté du Bahreïn

Traduction emcee

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Bahreïn : Mise au pas de l’opposition légaliste, surenchère de la minorité radicale

 

Claire Beaugrand

Il ya un an, le CETRI publiait dans Etat des résistances dans le monde arabe un article de Claire Beaugrand qui permet aujourd’hui de mettre en perspective les récents événements dans ce royaume. Dix ans après l’avènement du roi Hamad, les espoirs de libéralisation politique se sont envolés et les inégalités sociales restent perçues comme le produit de politiques discriminatoires à l’égard de la majorité chiite. Depuis fin 2007, une nouvelle spirale de manifestations-répression s’est engagée entre les autorités et la minorité d’opposants refusant tout compromis avec le pouvoir en place.

Précoce en termes de conscience politique et de revendications socio-économiques émises dès les années 1920, la société bahreïnienne est caractérisée par la fragilité de sa paix sociale. L’équilibre entre la majorité chiite et la minorité sunnite - incluant la classe dirigeante -, toutes deux divisées ethniquement entre Arabes et Persans [1], est précaire. Les tensions au Bahreïn se manifestent moins par un affrontement direct entre les deux communautés confessionnelles que par un ressentiment prononcé envers la famille royale originaire du Nadjd pour l’accaparement - illégitime aux yeux des bahārna - des ressources du pays et ses politiques de redistribution inégalitaires et discriminatoires.

Les rapports entre le pouvoir et les mouvements démocratiques au Bahreïn se caractérisent par une suspicion mutuelle profonde. Encore regardés parfois après deux cents ans de présence sur l’île comme des « conquérants étrangers », les Al Khalifa ont vu les bases de leur légitimité à gouverner secouées par les idéologies révolutionnaires de l’opposition, que ce soit la gauche marxiste (1960-70) ou l’islamisme inspiré du modèle iranien après 1979. Dans ce jeu du « qui perd-gagne », l’opposition a fait l’objet d’une répression sévère, allant de l’exil forcé de ses leaders, à l’arrestation - voire la déportation - de militants et sympathisants. Cette logique de confrontation violente a culminé entre 1994 et 1998, années de soulèvement massif des bahārna. En dépit des efforts du roi Hamad pour rouvrir l’espace politique bouclé depuis 1975 lors de la dissolution du Parlement élu et le passage de la loi sur la sécurité d’État [2] , la libéralisation politique par le haut a atteint les limites imposées par la crainte de la famille royale de voir in fine la légitimité de son pouvoir contestée.

Limites de la libéralisation politique et retour de l’opposition dans le cadre institutionnel

Les premières années du règne de Hamad bin Isa Al Khalifa ont suscité autant d’espoirs que de désillusions auprès d’une population marquée par des années d’affrontements : la levée de la loi sur la sécurité d’État, le rétablissement proclamé du parlementarisme constitutionnel, l’élargissement des détenus politiques et le retour des exilés amnistiés ont constitué autant de mesures essentielles au rétablissement du débat public. Ce retour du combat politique sur un terrain pacifique a été salué par l’ensemble de la population bahreïnienne par l’acceptation massive par référendum [3] de la Charte d’action nationale, déclaration de principes et lignes de gouvernement proposée par l’émir en 2001 [4].

Pourtant le contenu de la Constitution promulguée un an plus tard et notamment l’adjonction d’un Conseil consultatif nommé directement par le roi faisant contrepoids à la Chambre des députés élue, a non seulement été perçu comme une régression par rapport à l’expérience démocratique de 1973-75, mais a aussi mis en porte-à-faux l’ensemble des leaders de l’opposition [5], qui avaient construit leur légitimité politique sur l’appel unifié et non négociable à un retour à la Constitution de 1973. Cette double brèche ouverte dans la crédibilité des revendications de l’opposition et plus encore dans la crédibilité de la volonté réformatrice du roi a ainsi conduit à l’impasse et au boycott des élections législatives de 2002 par les trois principaux mouvements d’opposition, les cadres du Wifaq craignant d’être dépassés par la base plus radicale (Louër, 2008).

Durant les années de boycott, les revendications de la société civile ont trouvé à s’exprimer au sein des associations qui ont refleuri dès 2002. Un thème a cependant entretenu l’amertume et la frustration, particulièrement aux yeux des victimes de la répression qui ont eu tôt fait de s’organiser en comités pour relayer leurs demandes de dédommagements symboliques et/ou financiers (comité des rapatriés, des martyres et victimes de tortures) : c’est le refus d’entamer un véritable processus bilatéral de réconciliation (Beaugrand, 2008) et la chape de plomb coulée sur le passé, clairement signifiée par le décret d’amnistie des officiers ayant commis des violations de droits de l’homme avant 2001.

En effet, si le roi a changé, la majeure partie de la vieille garde de dirigeants, dont son oncle, Sheikh Khalifa, premier ministre depuis 1970, est toujours au pouvoir et impose de sérieuses limites à l’activisme. La fermeture retentissante en 2004 du Centre bahreïnien des droits de l’homme, dirigé par Abdulhadi al Khawaja, suite à un symposium dénonçant l’inégale répartition des richesses sur l’île, en a fourni une éclatante illustration. Force est donc de constater qu’à l’heure actuelle, les droits d’association, de rassemblement et d’expression restent encore largement sous contrôle des autorités : l’association de la jeunesse bahreïnienne pour les droits de l’homme opère toujours sans licence et le gouvernement n’hésite pas à procéder à des fermetures de journaux, même brèves, sans préavis, pour des raisons politiques, comme ce fut le cas le 22 juin 2009 du journal Akhbār al khalīj suite à la parution d’un pamphlet anti-iranien.

Au fur et à mesure de la consolidation du pouvoir du roi Hamad, la perspective d’une véritable démocratie avec un réel partage du pouvoir s’est définitivement éloignée ; d’autant que les difficultés de l’expérience démocratique en Irak ont fait perdre le soutien américain à la cause démocratique. Convaincu de la stérilité du boycott et des résultats plus concluants du travail au sein des municipalités, le Wifaq - suivi de l’Action démocratique - a opté, en 2006, pour une stratégie pragmatique de participation, un travail de l’intérieur, visant à l’obtention de résultats circonscrits mais tangibles. Sans majorité suite à un scrutin contesté7, avec un droit d’initiative des lois et d’interrogation des ministres difficilement mis en pratique, l’opposition se retrouve, comme redouté, avec une marge de manœuvre fort limitée.

L’interpellation tant attendue du ministre aux affaires du Cabinet, Sheikh Ahmad Attiyatallah Al-Khalifa, impliqué dans la politique de naturalisation politique de sunnites se solde ainsi par un échec, faute de coopération avec les islamistes sunnites. L’affaire tourne, en effet, en un prêté pour un rendu entre les deux factions confessionnelles de la Chambre des députés, les islamistes sunnites ayant demandé l’interpellation pour corruption du ministre chiite des municipalités et de l’agriculture, Mansour bin Rajab. Il en résulte deux non-lieux ; mais plus encore une déception aux yeux des électeurs quant à la capacité de leurs représentants à demander des comptes aux ministres et une certaine résignation face à l’incapacité du système institutionnel à apporter du changement.

Persistance des affrontements violents avec la minorité radicale

Le non-respect des promesses de réforme a conduit les opposants à refuser toute compromission avec le pouvoir en place, ligne suivie par le mouvement du Haq, né en 2006 du désaccord avec la politique participative du Wifaq. Depuis sa création hors du cadre de la loi sur les associations politiques, le Haq a adopté une double stratégie de recherche de soutiens internationaux et d’agitation populaire sur le terrain. En août 2006, les fondateurs du Haq ont effectué une tournée au Royaume-Uni et aux États-Unis visant tout d’abord à présenter au secrétariat général des Nations unies une pétition réclamant l’élaboration d’une nouvelle constitution par un corps élu, mais aussi à promouvoir la cause des droits de l’homme au Bahreïn en tissant un large réseau de relations à l’Ouest (Croix rouge internationale, Fédération internationale des droits de l’homme, etc.).

Sur le terrain, le Haq a engagé un bras de fer avec les autorités : il a fait de la lutte contre les naturalisations politiques et les violations de droits individuels en matière judiciaire et pénale (conditions de détention, de jugement et allégations de torture) ses chevaux de bataille. En juillet 2006, il fait campagne, sans succès, contre le passage de la loi sur « la protection de la société contre les actes terroristes », qui définit « actes et organisations terroristes » d’une façon jugée bien trop lâche et même suffisamment lâche pour inclure le Haq lui-même puisque, comme stipulé par la loi contre le terrorisme, il s’oppose « à la Constitution du Bahreïn de 2002 ».

Dans ces conditions, le soutien aux sit-in, les appels à rassemblement, les marches ou manifestations, accueillies de façon musclée par les forces spéciales de sécurité pour n’avoir pas obtenu d’autorisation préalable, ont enclenché une nouvelle spirale de violence. La séquence trop connue qui aux affrontements avec les forces de l’ordre fait succéder des vagues d’arrestations massives puis des protestations de soutien a conduit à la mort d’un manifestant en décembre 2007. L’impasse à laquelle mènent ces flambées de violence et ces arrestations transparaît dans la façon dont elles sont résolues, c’est-à-dire par décrets royaux d’amnistie de détenus, comme en août 2008 et avril 2009.

A l’étranger, la ligne non participative est soutenue par le Mouvement des Bahreïnis libres, dernier bastion des exilés à Londres. Bénéficiant du soutien de certains membres de la Chambre des Lords pour son combat en faveur des droits de l’homme, ce mouvement islamiste chiite sans grande audience sur le terrain, n’hésite pas à user d’une rhétorique visant à la délégitimation radicale du pouvoir de la famille royale, qualifiée d’« occupants ».

Inégalités sociales, discrimination des chiites : le pari économique du prince héritier

Au Bahreïn, la violence est le fait principalement d’une jeunesse marginalisée qui n’a pas connu les années d’affrontement de la décennie 1990 ; elle s’alimente des difficultés économiques et sociales qui touchent les communautés chiites des villages ruraux de l’ouest de Manama et il n’est pas rare de voir le comité contre le chômage ou contre la hausse des prix s’associer aux ralliements du Haq. C’est dans ces villages, loin des grands projets urbains et financiers de Manama, que le chômage [6] et la pauvreté frappent le plus fort.

De fait, Bahreïn est le parent pauvre des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : doté des réserves en pétrole et en gaz les plus limitées du CCG, sa production pétrolière aurait dû s’épuiser d’ici 15 ans, n’eût été le champ pétrolifère offshore partagé par l’Arabie saoudite. L’économie est certes plus diversifiée, grâce à ses activités financières, que chez ses voisins du Golfe, mais il n’en demeure pas moins que le système d’État providence y est beaucoup moins développé : la compétition pour les emplois administratifs, les diverses aides d’État (soins de santé, logement, aide chômage depuis 2007) est rude. Traditionnellement, les chiites se sont trouvés en situation de désavantage dans cette compétition, particulièrement pour ce qui est des positions dans les secteurs sensibles de l’administration étatique, les ministères de l’intérieur et de la défense. Pour faire face à ce mécontentement latent et ce sentiment diffus de discrimination chez les chiites, le pari du Prince héritier, Sheikh Salman bin Hamad Al Khalifa a été d’adopter une stratégie technicienne de croissance économique devant bénéficier à tous, assurer la paix sociale et partant, garantir la légitimité de la famille royale. L’EDB (Economic Development Board) est l’organe qui, échappant au contrôle de la Chambre des députés, doit orchestrer ce développement économique.

Pourtant, deux ombres persistent au tableau qui font douter que la croissance sera vraiment partagée. Tout d’abord, la question taboue des naturalisations politiques continue à gangrener la vie politique bahreïnienne. Les accusations portées par la majorité chiite contre les autorités, soupçonnées de procéder à la naturalisation massive de sunnites d’origine yéménite, jordanienne, syrienne ou pakistanaise pour remplir les rangs des services de police et de l’armée, influencer les résultats électoraux et inverser le déséquilibre confessionnel, constituent une sérieuse mise en cause politique. De nombreux sunnites ont d’ailleurs associé leur voix à cette protestation contre « le bradage de la nationalité ».

Mais la façon dont la famille royale a géré l’épisode de ce qu’il convient d’appeler le « Bandargate  » a encore creusé le fossé de défiance entre la population et ses dirigeants : lorsque Salah Bandar, citoyen soudano-britannique et proche conseiller du gouvernement fournit en octobre 2006 la preuve documentée d’un dessein politique visant à changer la démographie bahreïnienne en faveur des sunnites, la famille royale a choisi de ne pas dénier formellement, refusant de faire la lumière sur ces allégations et se contentant de bannir toute discussion publique sur le sujet.

En outre, malgré les rivalités bien connues entre le Premier ministre et le prince héritier, les doutes persistent sur la capacité et la volonté de ce dernier de s’aliéner une partie du clan Al Khalifa pour promouvoir une réelle justice sociale, à l’heure où les spéculations foncières font rage parmi certains membres de la famille royale qui revendent à prix d’or des terrains gagnés sur la mer. A un an d’un nouveau scrutin législatif et quelques mois de l’anniversaire de l’arrivée au pouvoir du roi Hamad, il semble que les tensions entre le pouvoir et les mouvements contestataires soient vouées à perdurer sur l’île du Bahreïn. A moins qu’une amélioration de la situation économique ne rétablisse la confiance.

Bibliographie

Beaugrand C. (2008), « The Return of the Bahraini Exiles : The Impact of the Ostracization Experience on the Opposition’s Restructuring », exposé présenté le 5 juillet 2008 à la BRISMES annual conference, University of Leeds.

Louër L. (2008), Transnational Shia politics : Religious and Political Networks in the Gulf, London, Hurst.

Notes

[1] On estime généralement que les chiites représentent 70% de la population. Les arabes sunnites, dont fait partie la famille royale, descendent des tribus de la péninsule arabique et se distinguent en cela de la majorité chiite autochtone de l’île, les bahārna. Les Bahreïniens d’origine persane se divisent quant à eux entre hawla sunnites et ‘ajam chiites.

[2] Loi permettant l’arrestation et l’emprisonnement sans jugement pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans de toute personne soupçonnée de crime relatif à la sécurité de l’État.

[3] Plus de 98% des votes avec un taux de participation de 90%, incluant pour la première fois dans l’histoire du pays le suffrage féminin.

[4] L’émir devint roi lors de la proclamation de la nouvelle Constitution le 14 février 2002.

[5] La composition de l’opposition actuelle au Bahreïn est héritière des mouvements d’opposition historiques antérieurement réprimés : deux mouvements laïcs démocratiques - le Forum démocratique pour le progrès, modeste en termes de voix et d’adhérents, et l’Action nationale démocratique -, qui ont pris la relève réformiste des mouvements marxistes des années 1960, ainsi que deux mouvements islamistes chiites - le Wifaq, le plus important en termes d’adhérents, originellement la branche bahreïnienne de al da’wa, partisane de l’action progressive par les moyens légaux et les Shirazi de l’Action islamique, aux tendances plus radicales.

[6] Estimé officieusement à 15% en 2005. Il est probable que dans ces villages, le taux de chômage réel s’approche plus de cette estimation que de la moyenne nationale de 3,8% calculée par le ministère du travail en 2009. www.gulf-daily-news.com « Unemployment rate stable at 3.8 per cent », 13 juillet 2009.

Source : Cetri

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Le New York Times dénonce l’appui des États-Unis aux abus commis par le gouvernement du Bahreïn

New York, 24 février (RHC-Cubadebate). Le quotidien The New York Times a révélé des détails sur l’appui étasunien aux abus contre les droits humains, commis par le gouvernement du Bahreïn.

Le journal précise que la Marine a rejeté l’offre d’un activiste en faveur des droits humains au Bahreïn, de rédiger un rapport sur la répression déclenchée contre les manifestants. Le contact de cet activiste auprès du gouvernement étasunien a reçu l’ordre d’interrompre toute communication avec les chiites du Bahreïn.

Le journal se fait l’écho des révélations de Nabeel Rajab, activiste pour les droits de l’homme qui a révélé que l’armée a exercé des pressions sur deux sénateurs étasuniens pour qu’ils ne l’hébergent pas et qu’ils ne se réunissent pas avec lui au cours d’un voyage à Washington.

Source
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et selon radio canada, plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont encore une fois descendus vendredi dans les rues de Manama, la capitale de Bahreïn, pour réclamer des réformes politiques.

Il s’agit de l’un des plus importants rassemblements antigouvernementaux depuis le début de la révolte il y a deux semaines.

La foule a convergé vers la place de la Perle, devenue le symbole de la révolte, à l’appel des personnalités religieuses du pays, dont le cheikh Issa Kassem, le dignitaire chiite le plus respecté du pays.

« Nous ne voulons pas le dialogue pour le dialogue. Nous recherchons un changement fondamental au processus politique actuel fondé sur des demandes légitimes », a déclaré Issa Kassem lors de son sermon devant ses fidèles dans une mosquée du village de Diraz, un des centres de la contestation.

Ce vendredi avait été déclaré jour de deuil national par le gouvernement à la mémoire des manifestants tués le 14 février.

Ce geste est considéré comme une avancée par les opposants, mais « on peut aller plus loin, par exemple en donnant aux familles [des victimes] un temps d’antenne à la télévision nationale pour s’exprimer. Les médias d’État ont à peine couvert ces événements », a estimé Djassim Hussein, un député du bloc chiite Wefak.

Destitution de trois ministres

Le roi Issa al Khalifa de Bahreïn aurait limogé trois ministres qu’il tient pour responsable de l’aggravation de la crise que connaît son pays, selon la chaîne Al-Jazira qui cite une source anonyme.

La monarchie a proposé un dialogue avec l’opposition pour tenter de désamorcer la révolte. Mais les protestataires n’affichent pas les mêmes revendications, certains réclamant simplement des réformes démocratiques alors que d’autres souhaitent la chute du régime.

Source : L’iraq se rebelle contre les conséquences de l’occupation… et les manifestations se poursuivent et s’amplifient à Bahreïn


La gente en Medio Oriente y el Norte de África quiere derechos sociales, y democracia política y social
Un fantasma recorre el Golfo Pérsico: la democracia.


Edité par T 34 - 26 Feb 2011 à 23:36
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Communication urgente de la Société des médecins et de la Société des dentistes du Bahreïn
 
Bahrain Medical Society جمعية الأطباء البحرينية
Bahrain Dental Society جمعية أطباء الفم والأسنان البحرينية
 
17 février 2011
 
 
La Société des médecins et la Société des dentistes du Bahreïn, en leur qualité de représentants de tous les médecins et dentistes du pays, ont décidé de publier ce communiqué :
 
Le pays se trouve à l’heure actuelle dans une situation très critique qui exige un accord de toutes les parties pour éviter les conflits internes.
 
Aujourd’hui la police anti-émeutes a fait un emploi disproportionné de la force contre des manifestants pacifiques, causant la mort de nombreux civils et faisant un grand nombre de blessés parmi eux. Or la Constitution du Bahreïn ainsi que les traités internationaux garantissent le droit à manifester pacifiquement.Ces évènements sont donc intolérables et extrêmement nocifs.
 
Empêcher les sauveteurs de porter secours aux blessés et de les transporter dans un hôpital est inacceptable au regard du droit international. On s’en est également pris à eux lorsqu’ils ont tenté de le faire, certains ont été blessés.
 
C’est pourquoi la Société de médecins et la Société des dentistes ont condamné cette violence injustifiée à l’égard de manifestants pacifiques et de sauveteurs et appellent Sa Majesté le roi à intervenir sans délai pour y mettre un terme.
 
 
Source: http://bhrs.org/ViewNews/15/72/statements.aspx
Date de parution de l'article original: 17/02/2011
Traduit par  Michèle Mialane
 

 

Humour noir bahreïni : Merci Israël, au moins tu ne tues pas tes propres habitants, Bahreïn la fait, félicitation.
 
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Mar 2011 à 00:14
Les manifestants exigent la fin de la monarchie et la dissolution du parlement. Le roi dit qu"'il est prêt pour le dialogue mais onctrairement à l'opposition il n'a pas annoncé de conditions claires.
 
 



Edité par T 34 - 01 Mar 2011 à 01:11
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Mar 2011 à 01:47
L'Arabie Saoudite anvoit 30 tank pour réprimer les manifestations à Bahreïn.
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Face-à-face tendu à Bahreïn par Alain Gresh

 
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Face-à-face tendu à Bahreïn

mardi 1er mars 2011, par Alain Gresh

C’est le 14 février que se déroule à Bahreïn la première manifestation contre la dynastie régnante et que tombe la première victime ; le lendemain, lors de ses funérailles, un autre jeune homme est tué. Dans un geste spectaculaire, le roi présente alors ses excuses pour les morts, et les opposants occupent pacifiquement la place des Perles. Le 17 février au matin, l’armée donne l’assaut, tuant cinq personnes, dont certaines assassinées dans leur sommeil, sous la tente. Le lendemain, une nouvelle fois, l’armée se retire et, depuis, un calme précaire prévaut, même si les manifestations se poursuivent sans discontinuer. L’histoire singulière de cet archipel de quelques dizaines d’îles situé dans le Golfe, sa proximité avec l’Arabie saoudite et la présence du quartier général de la Ve flotte américaine, expliquent aussi bien la forte politisation de la population que les chassés-croisés de la monarchie et les incertitudes qui demeurent.

Deux siècles de domination perse, avant la colonisation britannique, ont marqué le pays, dont la majorité de la population, contrairement à la famille régnante (Al-Khalifa) sunnite, est chiite. Téhéran prétendit d’ailleurs annexer le Bahreïn lorsque Londres renonça, en 1968, à son protectorat. Mais la consultation organisée en 1970 sous le contrôle de l’ONU aboutit à l’indépendance, proclamée en août 1971. La vie à Bahreïn est marquée par une agitation politique chronique et par la présence de forces d’opposition, de gauche radicale et islamiste puissantes. La dissolution, en 1975, de l’assemblée élue deux ans plus tôt — signe, alors, d’une démocratisation balbutiante — et la découverte d’un « complot iranien » en 1981, puis d’une tentative de coup d’Etat en 1985, renforcent le caractère répressif du régime.

Mais l’opposition, de plus en plus dominée par les islamistes chiites (après la révolution iranienne de 1979), ne désarme pas, encouragée par les difficultés économiques, notamment le chômage, très élevé parmi les chiites, et par les discriminations. Elle réclame le retour à la Constitution de 1973 : des milliers de citoyens signent une pétition en ce sens en octobre 1994. Le mois suivant éclate une véritable intifada, qui se poursuivra plusieurs années. Des dizaines de personnes sont tuées, des centaines arrêtées ; la torture est une pratique courante.

En 1999, l’arrivée au pouvoir du nouvel émir cheikh Hamad bin Isa Al-Khalifa, succédant à son père décédé, permet une certaine ouverture démocratique : libération des opposants et retour dans l’émirat des exilés, reconnaissance de l’égalité entre les citoyens, abolition des lois d’exception et restauration de la liberté de parole. Une nouvelle Charte nationale, plébiscitée par référendum en février 2001, scelle la réconciliation nationale, mais celle-ci ne durera pas.

L’émir se proclame roi en février 2002. Il promulgue, sans consultation, une Constitution qui institue une Assemblée nationale bicamérale dont quarante membres sont bien élus, mais dont quarante autres sont désignés par le roi. Ce « coup d’Etat constitutionnel » s’accompagne d’une série de décrets royaux limitant le jeu politique. Les principaux mouvements de l’opposition (Al-Wefaq et Al-Waad, de gauche) boycottent les élections législatives d’octobre 2002 auxquelles, pour la première fois, les femmes sont autorisées à voter. Un compromis est finalement trouvé et l’opposition accepte de participer au scrutin du 2 décembre 2006.

C’est au même moment qu’éclate un scandale : des documents divulgués par un fonctionnaire britannique d’origine soudanaise révèlent que le gouvernement octroie la nationalité à des citoyens pakistanais ou arabes à condition qu’ils soient sunnites et que, d’autre part, il finance directement des journalistes et des candidats qui lui sont favorables. Les résultats du scrutin de 2006 ont confirmé l’influence du parti islamiste chiite Al-Wefaq, qui emporte 17 sièges sur 40. Mais la coexistence se révèle ardue et le gouvernement ne prend pas en compte les revendications de l’opposition. La protestation passe à nouveau dans la rue en 2010, et, même si les élections ont lieu au mois de novembre avec la participation d’Al-Wefaq (18 sièges), elles sont boycottées par un mouvement plus radical à l’égard du pouvoir, Al-Haq, et par les organisations de défense des droits humains qui cherchent à dépasser le clivage sunnites/chiites (lire Cortni Kerr et Toby C. Jones, « A Revolution paused in Bahrain », Middle East Report on line (Merip), 23 février). le mécontentement grandit qui débouche sur les manifestations du 14 février, la répression, puis le face-à-face qui se prolonge.

Les acteurs principaux sont d’abord les organisations nationales. Face à la mobilisation, perçue par une partie de la population comme chiite, voire manipulée par l’Iran, les forces favorables à la monarchie ont manifesté de manière massive, regroupant des dizaines de milliers de partisans, le plus souvent sur une base confessionnelle. Il faut toutefois noter que lors des dernières élections, on a assisté à un recul des islamistes sunnites, notamment des Frères musulmans.

Al-Wefaq s’est rallié au mouvement de protestation et ses députés ont décidé de quitter l’assemblée nationale. La libération par les autorités de tous les prisonniers politiques, l’amnistie accordée à Hassan Moushaimaa, un dirigeant du mouvement Al-Haq qui a pu rentrer d’exil (lire « Bahrain unrest : Shia dissident Hassan Mushaima returns », BBC News, 26 février), ont été des premières victoires. Mais elles ont mis aussi en évidence les divergences entre ceux qui réclament l’abolition pure et simple de la monarchie et ceux qui se prononcent pour une monarchie constitutionnelle, ces derniers craignant que des revendications plus radicales ne débouchent sur un affrontement entre sunnites et chiites.

Quant à la famille royale, elle semble divisée et pourra difficilement accepter l’idée même d’une monarchie constitutionnelle. Après avoir tenté d’acheter la population en offrant l’équivalent de 2 650 dollars à chaque famille, après avoir tenté la répression, les options sont limitées. Le roi et le prince héritier sont favorables au dialogue avec les oppositions, tandis que le premier ministre, en poste depuis plus de quarante ans, est partisan d’une ligne plus dure (lire Olivier Da Lage, « Bahreïn : dissensions chez les Al Khalifa ? », 20 février 2011.)

Les événements ne peuvent laisser indifférente l’Arabie saoudite, qui a toujours considéré la stabilité de Bahreïn comme relevant de la sécurité nationale, d’autant que ce petit royaume jouxte sa province est, à majorité chiite et où sont concentrées les richesses pétrolières. Les Saoud pourraient intervenir directement si cela est nécessaire, en utilisant le pont de 20 kilomètres de long qui relie l’île au royaume, pont inauguré en 1986 et dont tous les observateurs avaient noté à l’époque la dimension militaire.

Pour ajouter aux contradictions, Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine, et Washington a décidé d’y investir un demi-milliard de dollars, d’où les déclarations embarrassées de la Maison Blanche face à la répression. Le 25 février, le chef d’état-major américain, l’amiral Mike Mullen, en visite à Bahreïn, a déclaré que ce pays était un allié crucial (critical long-time ally). Et le président Obama a mis tout son poids dans le soutien à la volonté du roi d’entamer des réformes.

On notera la couverture assez « nuancée » des manifestations par Al-Jazira, qui a joué un rôle décisif pour répercuter les soulèvements égyptien et tunisien et qui relaie les événements de Libye sans cacher son soutien à l’opposition au colonel Kadhafi : l’émir du Qatar, sponsor de la chaîne, ne veut pas fâcher ses voisins saoudiens, avec qui il vient de se réconcilier.

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La Tribune progressiste du Bahreïn (communiste) met en garde contre le danger de guerre civile et appelle au renforcement du mouvement populaire patriotique

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La Tribune progressiste du Bahreïn (communiste) met en garde contre le danger de guerre civile et appelle au renforcement du mouvement populaire patriotique

Communiqué de la Tribune progressiste sur les derniers évenements au Bahrein

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Mise en garde contre le danger d’une sédition communautaire et appel à la promotion du patriotisme du mouvement populaire en insistant sur son caractère pacifique

Le Bureau politique de la Tribune progressiste a organisé une réunion qui fut consacrée à l’examen des événements politiques qui embrasent actuellement notre pays, sous ses différents aspects, et sur les possibles évolutions du cours des choses dans les prochains jours.

Le Bureau politique a ré-examiné les positions de la Tribune progressiste, tant celles qu’elle a exprimées seule, que celles qui l’ont été dans le cadre de positions communes avec d’autres organisations politiques, aussi bien que les communiqués rendus avec différents parties et différentes figures de notre pays, à la lumière de la conclusion à laquelle est parvenue le Comité central lors de sa récente session extraordinaire, en ce qui concerne la définition de la position de la « Tribune progressiste » sur les événements actuels ; et à cet égard le Bureau politique insiste sur les points suivants :

-          Dans son traitement de la situation actuelle dans notre pays depuis le 14 février, la Tribune progressiste est partie de l’importance de mettre les revendications pour des réformes politiques et constitutionnelles au premier plan, visant à la satisfaction des conditions de la monarchie constitutionnelle telle qu’établie dans la Charte d’action nationale, pas seulement comme une réponse aux revendications portées par le mouvement actuel, mais comme une réponse à ce pour quoi les forces d’opposition luttent depuis toujours, y compris la Tribune progressiste, et ce qu’elles revendiquaient ces dernières années, puisque la Constitution de 2002 a violé ce qui avait été proclamé dans la Charte d’action nationale de séparation des pouvoirs ; et qu’elle a constitué, pour une bonne partie, un recul par rapport à la constitution de 1973.

Donc les membres de la Tribune progressiste se joignent à ces mouvements populaires, et contribuent effectivement aux actions menées, en mettant toujours l’accent sur les mots d’ordre patriotique qui réunissent les espoirs de tout notre peuple, et en mettant en garde contre toute direction communautaire donnée à ce mouvement ou à ses mots d’ordre ; ils ont également toujours appelé à des mobilisations pacifiques et en mettant en garde de les faire dériver en affrontements.

Les forces de sécurité ont utilisé la force depuis le premier jour du mouvement, où en moins de 24 heures deux jeunes hommes ont été tués, le nombre s’est élevé à sept quand les forces de sécurité ont brusquement pris d’assaut le rond-point d’Al Lualu à l’aube de ce Jeudi sanglant, où cinq personnes furent tuées et dix blessées, sans aucune justification si ce n’est la volonté de semer la crainte parmi le peuple et de prendre leur revanche sur les manifestants.

Le fait qu’un si grand nombre de personnes soient tombées, victimes de la répression, tués et blessés, a porté les événements dans notre pays à un tournant dangereux ; qui n’aurait jamais été atteint si l’Etat avait donné la priorité au dialogue dès le début, et avait écouté les revendications légitimes et pacifiques des manifestants et des forces politiques qui exigeaient des réformes.

Si ce n’était le courage affiché par les jeunes faisant face à la violence des forces de sécurité et de l’armée, tout comme l’ampleur des pressions internationales exercées sur le Bahrein, l’intention d’user de la force contre les manifestations populaires n’aurait connu aucune limite ; les manifestations se sont intensifiées depuis le retour des manifestants sur le rond-point d’Al-Lualu qui continuent leur sit-in jusqu’à ce jour.

-          Face à cette situation, son altesse le prince héritier se positionne pour l’entame d’un processus de dialogue national afin de sortir de l’impasse politique à laquelle nous sommes parvenus. Les organisations politiques, y compris la Tribune progressiste, ont appelé à ce que les conditions soient prêtes pour ce dialogue, parmi elles le retrait des unités de l’armée de la capitale et la libération de tous les prisonniers politiques ; la promesse de ne pas user de la force contre les manifestants, et la prise de mesures lançant un processus de destitution de ce gouvernement, puisqu’il est responsable de la mauvaise gestion du pays durant ces quarante dernières années, et la formation d’un gouvernement provisoire pour prendre en main le processus de sortie de la crise actuelle. La Tribune progressiste considère que cela devrait être réalisé immédiatement afin de lancer un processus politique neuf qui mènerait à un compromis historique durable et fondée sur une monarchie constitutionnelle, avec un amendement général de la Constitution.

La Tribune progressiste est très préoccupée par le danger de glissement vers une sédition communautaire comme une façon d’éviter l’adoption des réformes nécessaires, de continue la mobilisation communautaire qu’elle vienne de l’Etat ou de forces communautaires quelles que soient le groupe ou la secte qui les engendre.

A l’heure actuelle,  nous sommes témoins du fait que les tensions et les querelles communautaires ont atteint les écoles et les autres institutions scolaires d’une façon qui déforme le message éducatif qui devrait être basé sur l’esprit de citoyenneté, avec des discours de sédition et de haine qui menace le tissu social national.

A cet égard, la Tribune progressiste en appelle à toutes les forces, en particulier à celles impliquées dans les manifestations, afin d’éviter les mots d’ordre ou phrases qui sentent le sectarisme ; et de se concentrer au contraire sur notre peuple national, les revendications de réforme politique et constitutionnelle, de respecter la nature pacifique du mouvement et de ne pas le mener dans une direction qui ne soit pas approuvée par toutes les forces d’opposition.

-          Dans les circonstances concrètes du Bahrein, la condition du succès de tout mouvement revendicatif, est le caractère patriotique de ce mouvement, cad sa capacité englobante en faisant entendre la voix de toutes les composantes du peuple ; tandis que le communautarisme envahissant ne fait souvent que tuer tout mouvement tout en déformant ses mots d’ordre et ses objectifs, et par conséquent ne parvient pas à faire aboutir les revendications de réforme.

C’est ce processus pour lequel se bat la Tribune progressiste, et elle appelle à tous ses adhérents, sympathisants et à toutes les forces et personnes patriotiques à s’y accrocher et à clairement s’exprimer en ce sens, afin de protéger les exigences populaires de tout danger de glissement communautaire, et pour honorer le sang de ceux morts ou blessés, afin que leur sacrifice ne soit pas vain.

-          La Tribune progressiste, préoccupée par la gravité et le caractère décisif de la période que notre pays traverse, qui constitue aussi un espoir historique pour ses militants et ses sympathisants ; et conscient de l’importance de ce moment historique pour notre pays qui constitue un tournant vers de véritables réformes et l’unité nationale ; adhère à l’appel qui avait déjà été lancé au début des événements sur le travail urgent à réaliser en termes d’actions sociales et patriotiques dans les deux communautés afin de construire des ponts entre les gens, et de mettre en place un corps national commun similaire à l’Organisation de l’union nationale, pour se mettre d’accord sur un programme clair de réformes constitutionnelles et politiques, et renforcer les principes de patriotisme et de coexistence mutuelle afin que notre pays puisse sortir triomphalement de cette crise.

 



Edité par T 34 - 14 Mar 2011 à 00:26
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L'Arabie Saoudite dépêche 1.000 soldats à Bahreïn

Ces forces du Conseil de coopération du Golfe vont participer au maintien de l'ordre à Bahreïn en proie à des troubles depuis plusieurs semaines.

Une rue de Manama au lendemain de heurts entre manifestants et police, le 14 mars 2011 à Bahreïn. Afp
 
Plus d'un millier de soldats saoudiens faisant partie de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés à Bahreïn, en proie à des troubles, a indiqué lundi 14 mars un responsable saoudien à l'AFP.
"La force est arrivée à Bahreïn dimanche soir", a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat.
Le quotidien bahreïni Alyam, proche de la famille royale des Al-Khalifa, avait affirmé lundi que "des forces du Conseil de coopération du Golfe doivent arriver à Bahreïn pour participer au maintien de l'ordre". En effet, au cas où l'armée bahreïnie ne pourrait faire face, l'article 1 de la charte du Conseil de coopération du Golfe permet à Riyad d'intervenir militairement.

L'opposition à Bahreïn a affirmé aussitôt que "toute présence militaire étrangère" serait considérée comme "une occupation".

Crainte d'une contagion à l'Arabie saoudite

L'Arabie saoudite est le chef de file du CCG, groupement des monarchies arabes du Golfe dont fait partie Bahreïn. Le CCG a exprimé plus d'une fois sa solidarité avec les autorités bahreïnies qui font face à une contestation grandissante, animée essentiellement par des activistes chiites. Ryiad craint une contagion de la révolte à sa population chiite, qui représente un tiers des habitants dans sa province Est, là où se trouve ses réserves de pétrole. Barheïn est relié au territoire saoudien par un pont digue.

Les soldats saoudiens font partie d'une force commune du CCG, appelée "Bouclier de la péninsule", mise en place en 1984.
Outre l'Arabie saoudite et Bahreïn, le CCG est composé des Emirats arabes unis, du Qatar, d'Oman et du Koweït.

La capitale paralysée

Manama, la capitale, était quasi paralysée lundi à la suite d'un appel à une grève générale. Les rues étaient désertes et les écoles fermées tandis que le quartier des affaires, au coeur de la ville, était placé sous haute protection policière. Des manifestants ont bloqué dimanche le quartier des affaires de Manama avant d'être dispersés par la police. Mais en soirée, d'autres manifestants ont coupé des routes menant à ce quartier.

Les activistes demandent des réformes politiques et une véritable monarchie constitutionnelle. Certains n'hésitent pas à demander le départ de la dynastie sunnite des Al-Khalifa qui gouverne ce pays dont la population locale est en majorité de confession chiite.

Le prince héritier Salman ben Hamad Al-Khalifa a pourtant accepté dimanche soir que le dialogue avec l'opposition porte "sur un Parlement aux pleins pouvoirs" et sur "un gouvernement qui représente la volonté du peuple".
Mais quinze élus proches du pouvoir ont appelé le roi Hamad Ben Salmane Al-Khalifa à décréter l'état d'urgence et a confié à l'armée la mission de maintien de l'ordre en accusant, dans un communiqué, les opposants d'avoir rejeté "le dialogue et les tentatives d'apaisement".

Nouvelobs.com

Dimanche 13 mars, les forces de police sont intervenues pour disperser les manifestants qui tentaient de bloquer l'accès du district financier de Manana, la capitale. L'un des manifestants a été blessé à la tête par une balle de caoutchouc tirée à bout portant par un policier. Les manifestants campent depuis le 19 février sur la place de la Perle pour réclamer des réformes et la démission du gouvernement.
 
 

L'opposition dénonce une occupation après la venue de soldats saoudiens.
 


Edité par T 34 - 14 Mar 2011 à 21:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Mar 2011 à 19:56
Etat de siège et invasion étrangère à Bahreïn
 
 
 
Le gouvernement vient de déclarer l'état de siège, 500 soldats des Emirats  Arabes Unis sont venus à Bahreïn pour réprimer. Il y a eu de violent affrontements.
 
 
 
 
 


Edité par T 34 - 15 Mar 2011 à 20:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2011 à 19:41

Le PC Irakien dénonce l’intervention militaire au Bahreïn des troupes saoudiennes : « Laissez le peuple s’occuper de ses propres affaires et déterminer son avenir ! »

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Déclaration du Parti communiste Irakien: NON  à l'intervention militaire au Bahreïn!

Laissez le peuple s'occuper de ses propres affaires et déterminer son avenir!

Article communiqué par les camarades du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) – corrections AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

L'Etat du Bahreïn a été l'objet, sous le couvert de l'obscurité de la dernière nuit, d'une invasion militaire de l'Arabie Saoudite. Un porte-parole officiel Saoudien a justifié cette intervention militaire éhontée en déclarant que son objectif est de protéger les installations du gouvernement au Bahrein en ajoutant que la force d'intervention Saoudienne constitue une partie des forces du Conseil de Coopération du Golfe qui " protégera ses installations".

L'invasion s'est produite à la suite d'une campagne intensive de violence conduite par les forces du gouvernement du Bahreïn et des bandes de "voyous" armés de sabres et d'autres armes, hier dimanche 13 mars , contre le mouvement de protestation de masse qui a eu lieu dans le pays, dans le but de supprimer ce mouvement, et aussi pour ouvrir la voie - si il s'éteint - à la pénétration des forces agressives profondément à l'intérieur du Bahreïn.

Dans leur réaction initiale à l'invasion Saoudienne, les forces d'opposition du Bahreïn ont annoncé ce matin leur ferme condamnation et l'ont considéré comme une déclaration de guerre et une occupation. Ils ont appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies à protéger les civils du pays d'une "intervention militaire extérieure".

Il est clair que cette intervention est illégitime et ne peut être justifiée en aucun cas. Les protestations et les manifestations pacifiques qui ont eu lieu pendant des semaines au Bahreïn, et les affrontements entre les forces de l'opposition et l'autorité au pouvoir, est une affaire interne du Bahreïn et de son peuple et du seul gouvernement, et une partie extérieure ne peut pas s’y ingérer.

Il est aussi clair que cette ingérence dangereuse  reflète les tentatives des gouvernants de l'Arabie Saoudite et des autres régimes du Golfe de supprimer le mouvement de masse grandissant pour la liberté, la démocratie et la justice sociale, dans le but de l'assassiner avant que les flammes ne se répandent dans leurs pays et enflamment ici aussi bien le mécontentement populaire croissant.  C'est une intervention agressive qui viole les droits du peuple et la souveraineté d'un état, et constitue une flagrante violation des chartes et normes internationales.

Tout en déclarant notre ferme condamnation de l'intervention militaire Saoudienne et du Golfe au Bahreïn, nous soulignons notre ferme solidarité avec le peuple du Bahreïn dans son rejet et sa réaction à cette intervention, et avec sa lutte pour la démocratie et les droits de l'homme. Nous demandons le retrait immédiat des forces d'invasion, un arrêt de l'ingérence, dans toutes ses formes, dans les affaires intérieures du Bahreïn, et de laisser le peuple de ce pays de s'occuper de ses affaires et de décider de son propre avenir et de son destin.

Bureau Politique du Parti communiste Irakien

14 mars 2011


 

 
Arrêstation de quatre opposants.



Edité par T 34 - 17 Mar 2011 à 22:18
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Les militaires du Golfe envahissent Bahreïn

Un contingent a débarqué dans cette pétromonarchie pour mater la rébellion. 
Comme si de rien n’était, les États-Unis vaquent à leurs intérêts géostratégiques.

Après s’être rassemblés devant l’ambassade des États-Unis, des milliers de Bahreïnis ont manifesté hier à Manama, devant la représentation diplomatique d’Arabie saoudite, cet autre pays « tutelle » de leur pétromonarchie. Les revendications du mouvement de contestation qui a débuté le 14 février contre l’absolutisme de la dynastie des Al Khalifa a pris un caractère régional après l’intervention militaire de lundi. Pas moins de 1 000 soldats à bord de 150 blindés ont envahi, lundi, la presqu’île d’un million d’habitants. Sans soulever la moindre vague d’indignation des puissances internationales. Officiellement, ce déploiement du Conseil de coopération des États arabes du golfe Persique (CCEAG – Bahreïn, Arabie saoudite, Koweït, Oman, 
Qatar et Émirats arabes unis) a pour mission «de protéger les installations clés, comme les réserves de gaz et de pétrole ainsi que les institutions financières». Autrement dit d’étouffer la révolte en cours, et par là même d’adresser un avertissement aux autres soulèvements populaires en cours dans la péninsule du Golfe, pompe à pétrole par excellence. Un manifestant a été tué hier, au sud de Manama, portant à au moins huit le nombre de victimes de la répression. Comme si le recours au militarisme régional ne suffisait pas, le roi Hamad Ben Issa Al Khalifa a décrété l’état d’urgence pour trois mois.

Hier encore, les États-Unis se bornaient à inviter « leurs partenaires » du CCEAG «à la modération et au respect des droits du peuple bahreïnien, et à agir de manière à soutenir le dialogue au lieu de l’étouffer», par la voix du porte-parole de la Maison-Blanche, Tommy Vietor. Une déclaration de circonstance. Sans plus. Et pour cause, on imagine mal les États arabes du golfe Persique agir sans l’aval de Washington dont le siège de la Ve flotte se trouve à Bahreïn. Les basses œuvres ont été déléguées à son principal allié régional, l’Arabie saoudite. Cette dernière, inquiète des actuels soubresauts sociaux sur son propre sol, ne peut voir Manama lui échapper. Exutoire des élites wahhabites, cette micromonarchie est reliée à l’Arabie par un pont de 25 kilomètres. Sa position géographique en fait une place stratégique de choix. Militaire d’abord : comme lors des deux guerres du Golfe où elle servit de base arrière aux États-Unis. Elle offre par ailleurs un vis-à-vis, face à «l’ennemi déclaré» qu’est l’Iran, qui ne s’est pas privé de dire tout le «bien» qu’il pensait de la récente 
invasion militaire. Économique surtout, et c’est là le nœud gordien, car près de 33% des réserves pétrolières du golfe Persique transitent par le détroit d’Ormuz. La nature des revendications actuelles à Bahreïn – confessionnelles mais aussi sociales et institutionnelles – sonne comme un rappel à l’ordre pour le régime féodal de Riyad.

l’ultimatum des syndicats

«Le gouvernement doit démissionner, quarante ans avec le même premier ministre, c’est assez, a déclaré Salman Jaffar Al Mahfoodh, le secrétaire général de la Fédération générale des syndicats du Bahreïn (GFBTU). Nous voulons une vraie démocratie, par la réforme de la Constitution et un système de gouvernement électif. Ces revendications sont sur la table du gouvernement, la balle est dans leur camp.»

Cathy Ceïbe

Source

Vidéo Disparos contra manifestantes por parte de Gobierno de Bahréim, nación aliada de EEUU




Edité par T 34 - 18 Mar 2011 à 00:23
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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