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Bahreïn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Mar 2011 à 15:07

Appel à la solidarité lancé par les communistes du Bahreïn dans leur lutte contre la répression gouvernementale et l’invasion de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe

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Appel à la solidarité lancé par les communistes du Bahreïn dans leur lutte contre la répression gouvernementale et l’invasion de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ces jours-ci, le Bahreïn connaît des temps difficiles s’achevant par l’émission d’un décret royal par le Roi du Bahreïn le 15 mars 2011 ; qui impose la loi martiale ; et donne l’ordre du Chef d’Etat-major des forces de défense du Bahreïn de prendre le contrôle du pays pour une période de trois mois, afin de garantir la paix et la sécurité, et à la suite de cette action quatre personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées avant que cette déclaration n’ait été rendue publique.

Cette décision survient après un mois d’une vaste campagne de manifestations pacifiques lancée par la jeunesse Bahreïnienne le 14 février 2011, pour la commémoration du 10ème anniversaire du plébiscite sur la Charte d’action nationale, où ils demandaient que le roi mette en œuvre les réformes qu’il avait promises, qui constituait à transformer le Bahreïn en une monarchie constitutionnelle similaire à celle de monarchies constitutionnelles actuellement en place. Malheureusement, les autorités ont affronté ces revendications par la répression qui a causé la mort de 8 personnes jusqu’à ce jour, ainsi que des dizaines de blessés ; par conséquent notre peuple exige fermement la démission immédiate du gouvernement, la dissolution du Conseil national et l’élection d’une assemblée constituante pour produire une nouvelle constitution représentant la volonté générale.

La Tribune démocratique progressiste constate que ces revendications se sont heurtées à la procrastination des groupes dirigeants dans une tentative de canaliser la colère populaire, en proposant une vague invitation au dialogue national qui ne garantit pas la réalisation des revendications minimales de l’opposition. Cela s’est accompagné d’une campagne virulente menée par les médias locaux qui accusaient l’opposition Bahreïnienne d’être derrière ces émeutes, favorisant la pénétration de ce scénario dans les esprits de nombre d’entre nous à travers la diffusion de rumeurs partiales dans divers médias sur de présumés meurtres communautaires dans telle ville ou tel village.

Cette campagne virulente a conditionné le climat préalable à une guerre civile, ouvrant la voie à la recherche par le groupe dirigeant de l’aide du « Bouclier Al-Jazeera », les Forces communes de défense du Golfe, qui sont restées impuissantes quand l’armée Irakienne a envahi le Koweït le 2 août 1991 ; et en revanche les pays du Golfe ont ouvert leurs frontières à l’occupant Américain pour qu’il puisse déployer ses bases militaires dans la région ; désormais ces forces envahissent le Bahreïn dans leurs véhicules blindés afin de réprimer le soulèvement de personnes désarmées, un jour après la visite du Secrétaire à la défense Américain Robert Gates, qui a rencontré plusieurs hauts dignitaires et a terminé sa visite en donnant le feu vert à la répression de l’insurrection populaire.

La Tribune démocratique progressiste du Bahreïn appelle les partis de gauche Arabes, et toutes les organisations de la communauté internationale à soutenir le peuple du Bahreïn en s’opposant au massacre qu’il subit devant le silence des médias Arabes qui sont contrôlés politiquement, pour bonne part d’entre eux, via les capitaux des dirigeants du Golfe. La Tribune démocratique progressiste lance également un appel en urgence à ses camarades et amis dans les partis de gauche et progressistes Arabes et internationaux, pour qu’ils expriment leur protestation envers ce que subissent leurs frères.

Puisque la Tribune démocratique progressiste vous lance cet appel urgent, il en appelle à vous pour qu’il contribue à faire parvenir la voix du peuple Bahreïnien aux médias libres Arabes et internationaux et à faire connaître ce qu’il subit, les massacres commis par les forces des régimes dictatoriaux dans le Golfe qui piétinent les poitrines de leurs citoyens face au silence total de la communauté internationale.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Mar 2011 à 04:38

L’invasion du Bahreïn (Consortium News)

 

Craig MURRAY
 
Dans le presse occidentale, l’invasion saoudienne du Bahreïn est poliment qualifiée de « mouvement de troupes » ou « arrivée » - et les réactions de Washington et des autres capitales occidentales brillent par leur absence, alors que le roi sunnite du Bahreïn autorise l’écrasement violent des manifestants pro-démocratie de la majorité chiite.

L’outrage sélectif est de retour – par exemple, (la radio) Democracy Now est à peu près le seul média qui mentionne qu’un autre allié brutal des Etats-Unis, l’Ouzbékistan, vient d’expulser l’organisation Human Rights Watch.

Imaginez l’outrage si l’homme fort de la Libye, Muammar Kadhafi appelait en renfort les armées du Tchad, du Mali et du Burkina Faso pour attaquer les rebelles de Benghazi.

Croyez-vous que les dirigeants occidentaux, qui condamnent à juste tire le recours apparent de Kadhafi à des mercenaires étrangers, condamneront le recours à une force militaire étrangère par les cheikhs pétroliers pour écraser une majorité de manifestants à Bahreïn ? Bien-sûr que non.

Un haut diplomate d’une mission occidentale aux Nations Unies à New-York, que je connais depuis plus de dix ans et en qui j’ai confiance, m’a dit qu’en fait la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a donné son feu vert pour l’entrée des troupes afin d’écraser la démocratie dans le Golfe, en guise d’échange de bons procédés avec la Ligue Arabe qui a soutenu l’intervention occidentale en Libye.

On a aussi entendu la chaine Sky News, appartenant à la famille Murdoch, justifier l’invasion saoudienne du Bahreïn en déclarant que la Conseil de Coopération du Golfe a un accord militaire qui permet à un état de demander de l’aide en cas d’attaque. Ce qui n’inclue pas une attaque par son propre peuple qui, soi-dit en passant, n’est pas armé.

L’OTAN est une alliance militaire. Cela ne signifie pas que le Premier Ministre britannique aurait le droit d’appeler les troupes US pour abattre des manifestants pacifiques devant le Parlement.

Mais le terrible outrage des cheiks arabes sera passé sous silence en Occident parce que ce sont « nos » fils de pute (allusion à la célèbre phrase d’un président US en référence à un dictateur sud-américain « c’est peut-être un fils de pute, mais c’est notre fils de pute » - NdR), ils hébergent « nos » troupes ; ils achètent « nos » armes – et ils « nous » vendent du pétrole.

J’espère que les derniers évènements vont faire prendre conscience à eux qui ont été dupés à soutenir l’intervention occidentale en Libye, ceux qui croient que les dirigeants des armées occidentales sont motivés par des préoccupations humanitaires.

Il y avait déjà des forces étrangères stationnées au Bahreïn – notamment la 5ème Flotte US. Croyez-vous que la Secrétaire d’Etat Clinton ou le Président Obama vont menacer d’intervenir pour se porter au secours des manifestants pro-démocratie si les armées d’Arabie Saoudite et d’autres royaumes locaux se déchaînent contre euxx ? Je ne crois pas.

Quel sera l’effet de l’invasion militaire du Bahreïn sur une opinion politique entraînée derrière l’intervention militaire en Libye ?

Je serais fasciné d’entendre, par exemple, si Menzies Campbell et Philippe Sand, qui ont écrit un éditorial dans The Guardian intitulé « Notre Devoir est de Protéger le Peuple Libyen », pensent que l’Occident a pour devoir de protéger aussi les manifestants pro-démocratie au Bahreïn – de les protéger des attaques des forces militaires du roi et de ses alliés.

Nous savons, grâce à l’Irak, l’Afghanistan, la Serbie, le Liban et Gaza, que les « dommages collatéraux » d’un bombardement des défenses aériennes libyennes fera plus de victimes que les terribles événements en cours.

Si l’interdiction de survol de l’espace aérien remontera le moral des rebelles, le fait est que la majorité des dommages subis par les rebelles proviennent des tirs d’artillerie. Une telle mesure ne changera donc pas le rapport de forces sur le terrain.

Il semblerait que se débarrasser de Kadhafi risquerait de prendre plus de temps que prévu par l’Occident, mais une tentative de rafistolage aboutirait à un autre Irak et donnerait à Kadhafi l’aura immérité d’un patriote. C’est l’ancien ambassadeur britannique en Libye, Oliver Miles, qui a déclaré qu’il faut éviter une intervention militaire occidentale surtout à cause des conséquence imprévisibles.

Une conséquence a déjà eu lieu aujourd’hui, conséquence involontaire de la part des progressistes qui se sont rangés derrière les appels à une agression militaire contre Kadhafi. La campagne menée contre Kadhafi a permis de couvrir l’écrasement de la démocratie au Bahreïn par une armée étrangère.

Clinton et Obama gagnent sur tous les fronts : l’imposition de la politique étrangère des Etats-Unis en Libye où Kadhafi a longtemps été la bête boire des Etats-Unis, et dans les états pétroliers du Golfe où la démocratie est considérée comme une menace pour la stabilité. Il y a vraiment de quoi pleurer.

Craig Murray

Ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan de 2002 à 2004. Il fut démis de ses fonctions lorsqu’il a protesté contres les renseignements obtenus lors d’interrogatoires sous des tortures extrêmement violentes par les autorités Ouzbèkes.

http://www.consortiumnews.com/2011/...

Traduction VD « la Gauche la Plus Conne de la Planète a encore frappé très fort » pour Le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Mar 2011 à 01:23
Hillary Clinton a fait part des bonnes relations des Etats-Unis avec Bahreïn. D'après elle ces deux ont "une amitié vielle de plusieurs décénies" et Barheïn " a le droit souverain pour inviter des troupes sur son terrirtoire". Dans les mêmes déclaration elle aussi critiqué l'agressivité de kadhafi. 
 
 

"Sunitas/chiítas: unidad unidad nacional"

 


Edité par T 34 - 22 Mar 2011 à 01:57
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Mar 2011 à 00:59
Entre 50 et 100 disparus
 
Depuis la semaine dernière on compte de 50 à 100 disparus à Bahreïn d'après le haut commissariat pour les droits humains de l'ONU, il s'agit d'activistes politiques, de défenseurs des droits humains, de médecins et d'infirmier de l'hôpital de Salmaniya. Certaines parsonnes ont été détenues pour avoir parlé clairement à la presse. Quelques personnes ont été relachés.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2011 à 05:13

Bahreïn : l’empire contre-attaque

 

Olivier Da Lage

Sous les réformes annoncées, la répression est à l’œuvre et c’est l’Arabie saoudite qui est à la manœuvre.

Enfin ! Enfin, le pont-digue reliant Bahreïn à la terre ferme sert à ce pourquoi il a véritablement été conçu : rétablir l’ordre dans le petit royaume grâce aux troupes du grand royaume voisin. Lorsque le contrat a été signé en juillet 1981, c’est déjà ce qu’on disait. Lorsque le pont-digue a été inauguré en décembre 1986, on le susurrait encore : la raison d’être de cet ouvrage d’un milliard de dollars, entièrement financé par l’Arabie Saoudite et construit par un consortium dirigé par le groupe néerlandais Ballast Nedam est de pouvoir dépêcher en quelques heures des unités de la garde nationale saoudienne dans l’émirat voisin (ce n’était pas encore un royaume) afin d’y mater tout début d’insurrection chiite.

Lors de l’intifada de 1994-1995, on a parfois évoqué la présence de telles unités, mais cela ne s’est pas (du moins à ma connaissance) vérifié. Ces derniers jours, alors que les souks de Manama bruissaient de rumeurs d’envoi de forces saoudiennes dans l’île rebelle, les milieux officiels consentaient à évoquer la présence d’experts saoudiens. Mais aujourd’hui, c’est officiel : telles les armées du Pacte de Varsovie envahissant en août 1968 la Tchécoslovaquie pour mettre fin au Printemps de Prague au nom de la fraternelle solidarité du camp socialiste face aux menées contre-révolutionnaires encouragées par les impérialistes, on voit aujourd’hui les forces d’Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis –à l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas question du Koweït ni du Qatar– traverser les 25 kilomètres de bras de mer séparant Bahreïn de la terre ferme pour mettre en œuvre la « doctrine Abdallah de souveraineté limitée » au sein des monarchies du Golfe.

La veille, le roi de Bahreïn, cheikh Hamad Ben Issa Al Khalifa, et son fils Salman, le prince héritier, parlaient de dialogue et de réconciliation. À l’heure où ces généreuses paroles d’espoir étaient prononcées, ils ne pouvaient ignorer l’invasion qui se préparait. De deux choses l’une : ou bien la venue de ces troupes des pays « frères » du Conseil de coopération du Golfe s’est faite à leur demande, et la duplicité dont ils ont fait preuve laissera des traces profondes à Bahreïn, ou bien ils ont été placés devant le fait accompli, un diktat comparable à celui subi par Dubcek lorsqu’il fut sommé de s’expliquer à Moscou devant Leonid Brejnev, et cela n’augure rien de bon non plus pour les réformes politiques à Bahreïn et la capacité de ses dirigeants à reprendre l’initiative.

La balance est inégale et, dans un premier temps du moins, la force prévaudra. Le prince Nayef, chef de toutes les polices d’Arabie (et désormais de Bahreïn) pourra dire : « l’ordre règne à Manama ». Mais les apparences sont trompeuses. Car la société bahreïnie est habituée à la répression. La structure villageoise et rurale de ce micro-pays en font un territoire impossible à contrôler complètement. À peine a-t-on plaqué un couvercle sur un village en ébullition que c’est le village voisin qui reprend le flambeau. Les forces saoudiennes ne sont pas rompues aux techniques de maintien de l’ordre en gardant le sens de la mesure. Sans aucun doute, il y aura des morts, le meilleur carburant de toute insurrection, spécialement dans le monde chiite, prompt à célébrer les martyrs pour nourrir un désir de revanche inassouvi. La tension va monter dans la perspective du 27 mars, l’arbaïn (quarantième jour de la mort ) des premiers martyrs du printemps de Manama. Et par un intéressant phénomène de vases communicants, si les forces de répression peuvent traverser le pont d’ouest en est, les idées subversives peuvent faire le chemin inverse et gagner la communauté chiite concentrée dans la province orientale de l’Arabie.

C’est un bien dangereux cadeau que viennent d’offrir les pays du Conseil de coopération du Golfe à la monarchie bahreïnie. Mais les Saoudiens, qui sont à la manœuvre, ne sont absolument pas prémunis contre l’effet boomerang de cette désolante initiative.

Source : Le blog d'Olivier Da Lage

 
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2011 à 00:08
Le gouvernement a refusé une proposition de médiation du Koweit
 
 
 


Edité par T 34 - 03 Apr 2011 à 02:51
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Apr 2011 à 22:38

Les pays qui occupent Bahreïn critiquent "l'ingérence" de l'Iran

 
Les six pays  du conseil de coopération du golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Oman Qatar et Koweit) qui occupent Bahreïn ont exprimé "leur grande inquiétude devant la persistence des ingérences iraniennnes" dans la région Le CCG accuse l'Iran de "fomenter des conspirations contre la sécurité nationale" de ces pays ainsi que de "semer le sédition et la dissention confessionelle entre ses citoyens" et de "causer des préjudices à la souveraineté" des état du groupe régional.
 
Ces déclarations contraste avec la présence de milliers d'effectifs militaires saoudien et koweitien qui occupent Bahreïn pour écraser une révolte populaire qui éxige la fin du régime monaechique.
 



Edité par T 34 - 10 Apr 2011 à 03:48
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Apr 2011 à 19:20

Bahreïn : MSF appelle les autorités à cesser la répression militaire envers les patients

 
MSF

Médecins Sans Frontières (MSF) a condamné aujourd’hui l’utilisation des infrastructures médicales pour réprimer les manifestants, ce qui empêche les personnes blessées lors des affrontements de venir se faire soigner.

Manama/Bruxelles, 8 avril 2011 - Un rapport publié aujourd’hui par MSF indique que les hôpitaux et les centres de santé de Bahreïn ne sont plus des lieux sûrs pour les malades et les blessés, mais sont devenus au contraire des endroits dangereux à éviter.

« Les blessures, et en particulier celles causées par certaines armes utilisées par les forces militaires et la police, sont utilisées pour identifier les manifestants et les arrêter. De plus, les autorités bahreïnies empêchent l’accès aux soins médicaux afin de décourager la population de manifester », explique Latifa Ayada, coordinatrice médicale MSF. « Les infrastructures médicales sont utilisées comme appâts pour identifier et arrêter ceux qui osent aller se faire soigner. »

Des blessés admis à Salmania ont expliqué aux membres de MSF que les militaires leur avaient porté des coups. « J’ai essayé de m’échapper de Salmaniya pendant cinq jours », témoigne un homme, 40 ans. « La nuit, ils nous frappaient. Ils nous appelaient terroristes. Ils ont même arraché ma perfusion et ils m’ont jeté à terre ».

D’autres patients ont été arrêtés au sein même des structures de santé lorsqu’il a été découvert qu’ils avaient été blessés lors des manifestations. « Si nous allions à l’hôpital, ils verraient nos blessures, nous arrêteraient et nous battraient », explique un autre homme, 28 ans, blessé par un bird shot (tir pour oiseaux), une arme utilisée pour laisser des marques facilement reconnaissables sur les manifestants. Aussi, dans certains cas le personnel de santé a été empêché de se rendre à l’hôpital après le repos entre deux gardes.

MSF a proposé de lancer des activités médicales d’urgence à Bahreïn afin de garantir un accès sécurisé aux soins de santé pour les patients, mais pour l’instant cela a été refusé.

« En déclarant l’hôpital cible militaire légitime et en utilisant le système de santé comme un instrument de l’appareil sécuritaire, les autorités barheïnies ne tiennent absolument pas compte du fait que tous les patients ont le droit de se faire soigner dans un environnement sûr et que tous les membres du personnel médical ont le devoir fondamental d’administrer un traitement sans discrimination », explique Christopher Stokes, directeur général de MSF.

Toutes les mesures doivent être prises pour que la population puisse recevoir des soins médicaux sans crainte. Les militaires doivent se retirer de l’hôpital de Salmania et les manifestants de l’opposition doivent également s’engager à ne pas utiliser l’hôpital comme point de ralliement des manifestations.

MSF souhaite aussi souligner la nécessité et le devoir des autorités de respecter les règles du droit international humanitaire, notamment celles relatives à la protection et au respect des structures médicales et du personnel médical. Ces règles s’étendent également à la protection des civils, mais aussi des personnes malades ou blessées et des prisonniers. Il appartient aujourd’hui aux autorités de rétablir le bon fonctionnement des services de soins de santé.

http://www.msf.fr/2011/04/08/2001/b...

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Apr 2011 à 19:28

Bahrein : carnage et génocide sous occupation saoudienne (via Info-Palestine)

 

Des centaines de personnes de l’opposition ont été arrêtées, certaines étant mortes ensuite sous la torture -
 
Photo : Gallo/Getty
 
Alors que la crise au Bahreïn s’aggrave, un tollé international s’amplifie contre le soutien américain et britannique à l’occupation saoudienne et au nettoyage ethnique en cours contre la population musulmane chiite.

Washington et Londres ont accordé une légitimité à l’invasion et l’occupation par les Saoudiens qui veulent maintenant imposer au pays leur wahhabisme, lequel est directement lié à la culture du terrorisme et à l’extrémisme.

Quinze des 19 kamikazes qui ont attaqué le World Trade Center en 2001 étaient des Saoudiens formés dans des écoles musulmanes financées par la famille régnante Al Saoud.

Au cours des trois dernières semaines les Bahreïnites ont été attaqués par des milices portant cagoule et armés d’épées et de haches, rappelant les méthodes utilisées par les terroristes basés en Arabie saoudite qui avaient décapité des étrangers. Le dernier martyr, Sayyed Hameed Sayyed Mahfoodh, âgé de 57 ans et de la ville de Sarre, a été en partie décapité, sans doute par une épée.

Les images de ses blessures ont confirmé que les Saoudiens pourraient avoir été impliqués dans l’enlèvement et le meurtre, le mardi 5 avril. Sayyed Hameed été kidnappé alors qu’il se rendait dans un magasin proche. Son corps a été retrouvé le lendemain matin, avec des blessures graves infligées avec un couteau ou une épée.

Pendant ce temps la famille Al Khalifa a poursuivi ses actes criminels contre des Bahreïnites. Les descentes dans les maisons se font sur une base quotidienne, en particulier aux petites heures de la journée lorsque les gens sont endormis. Le 5 avril, la maison du docteur Abdul Jalil Al Singace, un membre éminent de l’opposition arrêté peu après l’invasion par l’Arabie saoudite, a été mise à sac et son contenu détruit.

Ces actes ont été condamnés par le Parlement européen qui a débattu des révolutions en cours dans le monde arabe. A la différence des Etats-Unis et du Royaume-Uni, les autres pays occidentaux semblent avoir moins de sympathie pour le terrorisme d’Etat pratiqué par la famille Al Khalifa contre les habitants bahreïnites. Même le prince héritier, qui était en mesure de se présenter faussement comme un réformiste, n’a pas pu résister à la tentation de tuer, de torturer et de mutiler des Bahreïnites.

Hier, il a prononcé un discours tout à fait creux à la télévision officielle, ne faisant que confirmer que plus d’attaques seraient lancées contre les libertés. Il a promis de persécuter ceux qui avaient exprimé leur opinion de manière pacifique au cours des manifestations de masse de ces dernières semaines. Contrairement aux apparitions précédentes, il est devenu encore plus belliciste, plus assoiffé de sang, content de son rôle de dictateur à la gâchette facile.

Ses commentaires ont été bénédiction en ce sens qu’il ne peut plus tromper personne lorsqu’il parle de dialogue.

Alors qu’un mouvement d’opinion favorable [à l’opposition] se développe à travers le monde, les Al Khalifa et leurs bailleurs de fonds saoudiens, américains et britanniques sont progressivement confrontés à des accusations graves, y compris de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’exécutions extra-judiciaires, d’attaques contre les libertés civiles, de violations de la primauté du droit, de répression de toutes les libertés publiques et, le plus grave, de génocide.

Aujourd’hui, l’Apartheid est devenue la doctrine du régime. Les habitants musulmans chiites qui constituent plus de 70% de la population sont pris pour cible et se voient refuser les moyens de base pour la survie. Des centaines ont été licenciés de leur emploi, beaucoup plus privés de leurs salaires, et des centaines d’entre eux ont été emprisonnés et torturés. Les associations Human Rights Watch, Amnesty International et le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies s’intéressent de près à ce qui se passe à Bahreïn.

En même temps d’autres Bahreïnites ont été détenus pour avoir exprimé leur opinion. Ce matin, plusieurs maisons dans le village de Dair ont été perquisitionnées et plusieurs personnes ont été arrêtées. Parmi elles se trouvaient Musa Madan et Kamel Hassan Ta’an. Ali Nasser Harim a été aussi arrêté. D’autres arrestations ont eu lieu : Mohammad Hussain de la ville de Aali, Sayyed Noor Sayyed Al Jawad Wada’ei et Ali Ibrahim de Ma’amir. Deux jeunes garçons, Hassan et Hussein, les fils d’Abdul Amir Rahdi, de Ma’amir, ont été arrêtés et leur voiture confisquée.

Une femme de Bahreïn, Khadija Ali Ahmad Al Gazzaz, a été arrêté à l’un des points de contrôle quand elle a refusé d’être maltraitée par les soldats saoudiens. La FIFA [fédération internationale de football) se serait plaint de l’arrestation par les Al Khalifa de nombreux footballeurs dont Alaa et Mohammad Hubail.

Plus de 100 taxis ont été détruits ces derniers jours parce que leurs propriétaires avaient pris part à une manifestation le mois dernier.

Aujourd’hui, des manifestations ont eu lieu dans de nombreux pays en soutien aux Bahreïnites, y compris en Egypte, en Iran, au Yémen, en Irak, au Liban, et au Koweït. Les manifestants appelaient à mettre fin à l’occupation et à un changement de régime politique.

8 avril 2011 - Bahrain Freedom Movement - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.vob.org/en/index.php?sho...

Traduction : Info-Palestine.net http://www.info-palestine.net/artic...

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Bahreïn : action en justice pour dissoudre deux partis chiites

Le ministère de la Justice et des Affaires islamiques de Bahreïn a engagé une action en justice pour dissoudre deux partis de l’opposition chiite, dont le puissant Al-Wefaq, un mois après la fin de la contestation dans le royaume. Al-Wefaq était le principal groupe de l’opposition au Parlement où il contrôlait 18 des 40 sièges. Il avait, durant les manifestations, de la mi-février à la mi-mars, demandé des réformes politiques pour transformer Bahreïn en une véritable monarchie constitutionnelle où le premier ministre serait le chef 
de la majorité parlementaire.

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Silence sur Bahreïn

par Alain Gresh

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Les images sur Al-Jazira se répètent et le monde arabe semble en suspens, hésitant entre révolution et contre-révolution. Des dizaines de milliers de manifestants et de manifestantes au Yémen, dont de nombreuses portant la burqa, réclament le départ du président et la démocratie. En Syrie, le feu éclate ici et là, et le régime semble incapable de répondre par autre chose qu’une répression brutale. En Egypte, le président et ses deux fils ont été arrêtés et interrogés par la police et le premier hospitalisé après une crise cardiaque ; l’enquête prouve au moins que le mouvement n’a pas été stoppé et, pas à pas, arrive à imposer des changements. En Libye, une sorte d’équilibre s’est établie entre les forces du colonel Kadhafi et celles des rebelles. Ces incertitudes ne doivent pas masquer l’essentiel : le mouvement déclenché par les Tunisiens a atteint tous les pays arabes – des blogueurs ont même été arrêtés aux Emirats arabes unis – et la région en sera profondément modifiée, même si les puissances occidentales n’arrivent pas à mesurer ce qui s’est passé (lire Marwan Bishara, « It’s Arab and it’s personal », Al Jazeera English, 12 avril). Nous non plus, sans doute, tellement ce tremblement de terre ébranle tous les paradigmes à travers lesquels on comprenait la région.

Il peut paraître étrange, dans ces conditions, et surtout à partir de Ramallah, d’écrire quelques lignes sur un petit émirat qui ne fait pas la Une, et au sujet duquel les dirigeants occidentaux, si prompts à dénoncer les répressions, semblent privés de parole. Pourtant, c’est là que la contre-révolution se déploie avec brutalité, menant une guerre confessionnelle. Les autorités de Bahreïn ont confirmé que Karim Fakhrawi était mort en détention : c’était un homme d’affaires, membre de l’organisation Al-Wefaq, qui disposait de 18 sièges sur 40 au Parlement élu (« [Bahrain opposition figure ’dies in custody’ ->] », Al Jazeera English, 12 avril). Il est difficile de se faire une idée de qui se passe, les autorités maintenant un grand silence et les arrestations arbitraires se multipliant : on évalue à plusieurs centaines de personnes, voire à un millier, le nombre de personnes incarcérées et au moins quatre sont mortes, sans doute sous la torture — pratique courante dans l’émirat depuis les années 1970, quand des conseillers britanniques encadraient la police locale. Les rapports de Human Rights Watch ou des articles de presse, comme celui paru dans The New York Times du 12 avril, jettent pourtant une lumière inquiétante sur ce qui se passe : Clifford Krauss («  Hospital Is Drawn Into Bahrain Strife  ») : on y voit les autorités arrêter des médecins, entrer dans un hôpital, confisquer des dossiers médicaux de gens qui ont été soignés à la suite de la répression... En revanche, on peut noter le profil bas d’Al-Jazira, prise dans les relations complexes entre Qatar et l’Arabie saoudite.

Rappelons que le royaume est dirigé par une dynastie sunnite tandis que la majorité de la population est chiite.

La campagne de répression et l’intervention des troupes saoudiennes et du Golfe ont mis fin à toute idée de dialogue national. Pour les autorités, la majorité de la population chiite est désormais suspecte et accusée de collaborer avec Téhéran. Dans un entretien donné au quotidien Al-Sharq Al-Awsat le 20 mars, cheikh Abdalatif Al-Mahmoud, le leader du Rassemblement de l’unité nationale (dont le nom est bien trompeur, il ne représente qu’une partie des sunnites), affirme que les chiites avaient un plan pour s’emparer du pouvoir et organiser un coup d’Etat. Il divise les chiites bahreinis en trois catégories : ceux qui travaillent avec l’Iran, ceux qui attendent le résultat de la confrontation et ceux qui soutiennent le régime. Il affirme que ces derniers représentent 20% des chiites — une manière de reconnaitre que la majorité de la population du royaume s’oppose au régime. Rarement a-t-on vu quelqu’un dénoncer la majorité de son propre peuple comme des agents de l’étranger (je ne sais pas si c’est le caractère scandaleux des propos qui a amené le journal à ne pas traduire cet entretien sur le site en anglais).

La situation au Bahreïn est certes compliquée, et la dimension confessionnelle ne peut être négligée, mais le mouvement qui a débuté en février exigeait une constitution démocratique et la transformation de la monarchie en monarchie constitutionnelle. Bien des sunnites ont participé aux rassemblements. Pour connaître les détails de ce mouvement, et aussi les calculs des uns et des autres, on lira le rapport de l’International Crisis Goup, «  The Bahrein Revolt  », 6 avril 2011).

Ce sont les éléments les plus réactionnaires dans la famille royale qui ont à la fois utilisé la violence en faisant tuer des manifestants pacifiques et avivé le caractère confessionnel du conflit. La brutalité des forces de l’ordre, toutes sunnites, souvent composées d’étrangers naturalisés pour la seule raison qu’ils étaient sunnites, a pu se déployer encore plus avec l’entrée des troupes saoudiennes sous le drapeau de « Bouclier du désert », l’organisation commune de défense du Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de l’Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït et Oman. Mais, rien ne prévoit une telle intervention, si ce n’est une menace extérieure, qui n’existait évidemment pas à Bahreïn, même si le CCG dénonce l’Iran.

Les effectifs totaux des forces sous le commandement intégré s’élèvent à 40 000 hommes ; elles disposent d’une base permanente à Hafar Al-Batin (Arabie saoudite). En fait, c’est Riyad qui mène le jeu et des tensions se sont fait sentir au sein du CCG depuis l’intervention, Qatar regrettant que seule soit mise en œuvre la répression, alors qu’il faudrait relancer les tentatives de dialogue national. Pour Riyad, l’installation d’un régime démocratique à ses frontières (l’île est reliée à l’Arabie par un pont de 26 kilomètres) est d’autant plus inacceptable que Bahreïn jouxte la province est du royaume, où sont concentrées les ressources pétrolières et la minorité chiite saoudienne.

On lira une interview du commandant en chef de « Bouclier du désert » dans Al-Sharq Al-Awsat, 27 mars (traduit en anglais le 28 mars sur le site du journal, «  A talk with Peninsula Shield force commander Mutlaq Bin Salem al-Azima  »). La complaisance des questions est à la mesure de l’alignement du quotidien sur la politique saoudienne (lire Mohammed El-Oifi, « Voyage au cœur des quotidiens panarabes », Le Monde diplomatique, décembre 2006). Le commandant en chef affirme que la force intervenue à Bahreïn représente 10% des effectifs des forces de « Bouclier du désert », soit 4 000 hommes (et non 1 500, comme l’a rapporté la presse).

Bahreïn est le siège de la Ve flotte américaine et du commandement de la composante navale du Centcom et il offre aux avions américains une base (à Issa) ainsi que l’utilisation de l’aéroport international. La base contribue à 1% du PNB du royaume et Washington a décidé d’investir plus d’un demi-milliard de dollars d’ici 2015 pour en doubler les capacités (lire Alexander Cooley et Daniel H. Nexon, « Bahrein’s Base Politics. The Arab Spring and America’s Military Bases », Foreign Affairs, 5 avril.)

Bien que les Etats-Unis aient au départ été réticents face à l’entrée des troupes saoudiennes, ils se sont ralliés depuis à l’idée des ingérences iraniennes qui justifieraient la politique de la famille royale. La visite du secrétaire américain à la défense Robert Gates le 6 avril à Riyad a confirmé cet infléchissement.

S’il est probable qu’il existe des ingérences iraniennes (et aussi saoudiennes, américaines, etc.) et si les autorités de Téhéran ont condamné avec force l’intervention saoudienne, c’est surtout en Irak que les réactions ont été les plus vives, les chiites irakiens et bahreïnis étant très liés – et les relations entre Bagdad et Riyad sont déjà très tendues.

Le résultat sera sans doute l’aggravation des tensions entre chiites et sunnites, un moyen de détourner les révolutions arabes de leur objectif démocratique. La demande des pays du CCG de reporter le sommet arabe qui devait se tenir fin mars à Bagdad en est un signe parmi d’autres.

LMD. Paris, le 13 avril 2011.

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Edité par T 34 - 20 Apr 2011 à 02:12
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Apr 2011 à 02:41
Les troupes d'occupation saoudiennes et émirats resteront indéfiniment à Bahreïn
 
 
 
 
Les troupes d'occupation saoudiennes et émirats resteront indéfiniment à Bahreïn. La repression s'accorit avec la derstruction de deux mosquées chiites supplémentaires (à Karzakan et à Salmabab)  ce qui porte à presque une dizaine le nombre de mosquées détruites. Au cours de derniers jours les arrestations se comptent par centaines.
 
Le premier ministre Khalifa Bin Salman Al Khalifa a qualifié les manifestation de "tentative de coups d'état". Dead
 
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Apr 2011 à 00:29
Quatre opposants comdamnés à mort
 
Quatre opposants ont été comdamnés à mort pour avoir supposément tué des policiers. par contre les policiers et militaires assassins sont toujours libre et continuent a cometre des assassinats.
 
 



Edité par T 34 - 29 Apr 2011 à 00:29
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 May 2011 à 20:41
Bahreïn: arrestation de deux anciens députés de l’opposition

Les autorités bahreïnies ont arrêté deux anciens députés du principal mouvement de l’opposition, al-Wefaq, dans le cadre de leur campagne visant à écraser toute contestation populaire à l’encontre du régime, a-t-on appris auprès du mouvements mardi.
 
Matar Matar et Jawad Fayrouz, deux députés d'Al-Wefaq qui avaient présenté leur démission en février pour protester contre la répression du mouvement de contestation, ont été arrêtés à leurs domiciles lundi soir, a déclaré leur collègue Hadi al-Moussaoui.
 
Une vingtaine d'hommes armés et masqués, en civil, ont fait irruption au domicile de M. Fayrouz dans une banlieue de Manama et l'ont arrêté après avoir fouillé la maison.


M. Matar a été arrêté à son domicile à l'ouest de la capitale, selon cet ex-député.
 
"Nous n'avons aucune information à leur sujet", a-t-il dit. "Nous ne savons pas pourquoi ils ont été arrêtés. Il est étrange qu'ils aient été appréhendés de cette manière (...)".
 
Le Parlement avait accepté le 29 mars la démission de onze des 18 députés d'Al-Wefaq, qui ont ainsi perdu leur immunité parlementaire.


M. Matar dénonçait constamment dans les médias étrangers la répression des autorités contre l'opposition depuis l’intervention militaire saoudienne à la mi-mars après un mois de manifestations et sit-in dans cet archipel du Golfe qui abrite le QG de la Ve Flotte américaine.


HRW demande l'annulation des peines de mort

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé la répression contre les manifestants.


Human Rights Watch a appelé lundi les autorités bahreïnies à annuler les peines de mort et de prison à vie prononcées par une cour militaire fin avril à l'encontre de sept manifestants accusés d’avoir tué deux policiers.
 
"Les autorités du Bahreïn doivent annuler une décision de la cour militaire le 28 avril 2011 condamnant à mort quatre accusés et à la prison à vie trois autres pour implication présumée dans le meurtre de deux officiers de police", affirme HRW, soulignant que le procès des sept accusés, âgés de 19 à 24 ans, a duré moins de deux semaines.
 

"En établissant ces tribunaux spéciaux, le gouvernement de Bahreïn rend quasiment impossible pour les accusés de jouir de leurs droits", poursuit Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de HRW, mettant en cause "le rôle du procureur militaire, la constitution du tribunal spécial et le faible accès (des prévenus) à une représentation légale".


Amnesty International a pour sa part appelé Manama à ne pas permettre l'exécution des quatre condamnés à mort, des civils "jugés devant un tribunal militaire spécial" et qui "n'ont pas le droit de faire appel sauf devant un autre tribunal militaire spécial, ce qui soulève de grandes inquiétudes quant à l'équité" du procès, écrit Malcolm Smart, son directeur pour le Moyen-Orient.


"Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa doit dire d'urgence qu'il ne permettra pas l'application de ces condamnations à mort", ajoute Amnesty.


Les violences à Bahreïn ont fait, selon Manama, 24 morts, et 37 selon l’opposition. Quatre manifestants ont été tués sous la torture dans les prisons de l’Etat.


Le roi de Bahreïn parmi les prédateurs de la liberté de la presse en 2011 (RSF)
  
Le roi de Bahreïn fait son entrée parmi les 38 "prédateurs de la liberté de la presse en 2011" recensés par Reporters sans frontières.


Au Bahreïn, RSF parle d'un "impressionnant arsenal de mesures" contre la presse et évoque notamment la mort en détention d'un responsable du quotidien bahreïni A-Wasat, proche de l'opposition, Karim Fakhrawi.


"Hamad Ben Issa Al-Khalifa, en tant que roi du Bahreïn, est responsable de l'ensemble des violences et abus perpétrés", écrit l'ONG.



Edité par T 34 - 07 May 2011 à 22:37
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 May 2011 à 19:05

Pendant que la "communauté internationale" prend des sanctions contre la Syrie aux prise avec l'ingérence des infiltrés de la "communauté internationale"

 

Féroce répression au Bahrein : le personnel médical accusé de conspiration contre l’Etat...

 

Jusqu’à 50 médecins et infirmières qui ont soigné des manifestants anti-gouvernementaux blessés au cours des récentes manifestations à Bahreïn ont été accusés hier de conspiration contre l’Etat.

Dans une escalade répressive du gouvernement du Bahrein contre les manifestations, le personnel médical a été accusé de « soutenir les efforts visant à faire tomber le gouvernement » et « à nuire au public par la diffusion de fausses nouvelles ».

Certains ont également été accusés d’avoir causé la mort de deux manifestants en « leur infligeant des blessures supplémentaires » ou en leur donnant « des traitements inutiles. »

Ce sont en tout 23 médecins et 24 infirmières qui ont été inculpés et qui seront jugés par un tribunal militaire, a dit le ministre de la Justice Khaled bin Ali Al Khalifa. « La profession médicale a connu beaucoup d’abus pendant cette période », a-t-il dit.

Les organisations médicales ont exprimé leur indignation contre cette agression juridique sur la profession, des travailleurs de la santé ayant été enlevés à leur domicile et dans les hôpitaux et emmenés par les militaires.

En vertu des Conventions de Genève, les personnes blessées dans les conflits ont droit aux soins médicaux, indépendamment du côté dans lequel ils se trouvent.

Richard Sollom, directeur adjoint de l’organisation Physicians for Human Rights et qui a mené une enquête dans le pays le mois dernier, a déclaré : « Nos conclusions sont que les médecins et les autres membres du personnel ont fourni des soins correspondant à l’éthique [de leur profession] et pour tenter de sauver la vie de manifestants qui ont été abattus et blessés par les forces de sécurité. Ce sont de fausses accusations. Je ne crois pas que le gouvernement ait le moindre argument à sa disposition. »

Le docteur Sollom a dit également qu’il avait essayé de se rendre au centre médical Salmaniya, le plus grand hôpital du pays, mais qu’il avait été arrêté à l’entrée. « L’hôpital est complètement militarisé avec des soldats portant des masques et des fusils d’assaut à chaque étage. C’est un pays riche avec un système de santé sophistiqué... et qui est maintenant complètement militarisé. »

Ces accusations représentent la dernière initiative du gouvernement sunnite pour intimider l’opposition des Musulmans chiites. Deux anciens députés, membres d’Al Wefaq, le principal parti chiite et soutien politique de premier plan de la contestation au Bahreïn, ont été arrêtés lundi [2 mai] selon un chef de file du parti.

Au moins 13 manifestants et 4 policiers ont été tués et des centaines de personnes blessées dans des affrontements lors des manifestations qui ont débuté à la mi-février. Les hôpitaux ont été débordés et le personnel médical a eu beaucoup de mal à faire face à la situation.

Une série de courriels entre un chirurgien du centre médical Salmaniya et le professeur britannique qui l’a formé, publiés le mois dernier par The Independent, a donné un aperçu concret de la pression exercée sur le personnel médical.

« Je suis à l’hôpital, épuisé et débordé par le nombre de jeunes victimes mortellement blessées. C’est le génocide de notre peuple et nos médecins de l’hôpital et les infirmières sont pris pour cible par des milices pro-gouvernementales parce qu’ils aident les patients, » a-t-il écrit e 15 mars.

Les forces de Bahreïn ont pris d’assaut l’hôpital en disant qu’il était devenu « envahi par l’activité politique et sectaire. » Les organisation de défense des droits humains estiment que c’était un acte d’intimidation et elles ont accusé le Bahrein de s’attaquer aux hôpitaux pour se saisir des personnes blessées pendant les manifestations.

Le ministre de la Justice a prétendu lors d’une conférence de presse hier [3 mai], que les médecins du centre médical Salmaniya avaient délibérément blessé un manifestant qui était arrivé avec une blessure à la cuisse, le faisant saigner à mort. Dans un autre cas ils auraient opéré inutilement un manifestant qui avait reçu une balle dans la tête. Dans les deux cas, les médecins seraient accusés de « voies de faits qui ont conduit à la mort », a-il dit.

D’autres médecins et infirmiers font face à des accusations allant de l’incitation à la haine contre le système politique jusqu’à la possession d’armes et au détournement de fonds publics.

Jeremy Laurance - The Independent

SOURCE : http://www.info-palestine.net/artic...

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Bahrein, Lybie, Iran, Yémen : poursuite des manifestations - 16 février 2011

4 mai 2011 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.independent.co.uk/news/w...

Traduction : Info-Palestine.net


Bahrein derroca a su propio pueblo



Edité par T 34 - 12 May 2011 à 00:41
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Répression et résistance à Bahreïn.

 

Mohamed BELAALI

Assassinats, torture, loi martiale, condamnations à mort de manifestants, censure et poursuite des journalistes, licenciements massifs d’ouvriers, prisonniers politiques par centaines, répression sauvage des manifestations, voilà comment la dynastie des Al Khalifa veut se maintenir, vaille que vaille, au pouvoir. Mais malgré cette répression sans précédent dans ce petit royaume, le peuple de Bahreïn résiste et continue à se battre, d’une manière différente, pour la démocratie et la dignité. Il s’agit d’un combat exemplaire mené par un peuple, armé de sa détermination et de son courage, contre une dictature cruelle utilisant les engins de mort les plus sophistiqués. Dans ce combat inégal et injuste, le régime est soutenu par les États du Golfe et surtout par l’impérialisme américain et européen (1). Les révoltes des peuples arabes ont démontré d’une manière éclatante, une fois encore, la complicité directe ou indirecte des États-Unis et de l’Europe avec les dictatures les plus féroces.

Les crimes et les atrocités commis par la dynastie des Al Khalifa contre le peuple de Bahreïn n’ont pas de limites. Même les médecins et les infirmières, qui ont eu le tort de tenter de sauver des vies humaines et de soigner les blessés, n’échappent pas à cette folie répressive. Au mépris de toutes les conventions internationales notamment celle de Genève, les manifestants blessés, ne méritent aucun soin ! Ainsi l’assistance médicale est refusée à tous les blessés ! La dictature pense aussi que les médecins et l’ensemble des soignants, qui sont parfois arrêtés par l’armée à l’intérieur même de l’hôpital, disposent « de preuves des atrocités commises par les autorités, les forces de sécurité et la police anti-émeute » (2).

Les mosquées ne sont pas épargnées non plus. Toute une campagne de destruction de ces lieux de culte est menée par les autorités (3). Le monument de la place de la Perle, haut lieu de la contestation populaire, a été détruit. La dictature veut effacer tous les symboles de la résistance. Cette place rappelle également la fameuse place Attahrir du Caire témoin éloquent de la chute d’une autre dictature, celle de Moubarak.

Les journalistes qui tentent de dénoncer la répression sont arrêtés et traduits devant les tribunaux, lorsqu’ils sortent vivant de la détention ! Karim Fakhrawi, membre du parti d’opposition Al-Wefaq et du directoire du quotidien Al-Wasat, est mort en détention après son arrestation. Les circonstances de son décès n’ont jamais été élucidées. Le correspondant de l’Agence Reuters Frederik Richter a été expulsé. Il faut que cette féroce répression se déroule à huis clos.

Après les arrestations et les tortures dans les centres clandestins du régime où quatre personnes ont déjà trouvé la mort, les tribunaux militaires prennent la relève pour juger des civils. Les procès expéditifs qui vont parfois jusqu’à la condamnation à mort des manifestants pacifiques, ont brisé des familles entières (4). En ce moment même, un tribunal militaire juge une vingtaine de leaders de l’opposition au régime ; ils risquent la peine de mort. Bref, tous les moyens, dont les plus abjects et les plus infâmes, sont utilisés pour briser cette magnifique volonté de changement du peuple de Bahreïn.

Cette répression et cette brutalité contre une population qui manifeste pacifiquement sont pratiquées sous le regard bienveillant des États-Unis et de l’Europe. Le silence des médias bourgeois sur ces exactions dans l’occident civilisé, n’a d’égal que le bruit assourdissant de la propagande qu’ils distillent chaque jour comme un venin dans les cerveaux des citoyens sur les droits de l’homme, la démocratie, la liberté etc.

Pour les États-Unis comme pour l’Europe, la liberté, la démocratie, la dignité etc. ne sont que des mots vides de tout sens ; mais qu’ils utilisent comme instruments de propagande pour mieux servir leurs propres intérêts. Faut-il rappeler que c’est à Bahreïn que se trouvent le quartier général de la Ve flotte et le port d’attache des bâtiments de guerre américains, et que l’Arabie Saoudite est le chien de garde local des intérêts des États-Unis dont elle représente un élément clé de leur sécurité énergétique ? Les dynasties locales qui règnent depuis des siècles sur cette région « bourrée » de pétrole utilisent toutes leurs forces pour briser la moindre velléité de changement qui risque d’emporter leurs immenses privilèges. L’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et Qatar regroupés au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) tentent d’écraser directement ou indirectement tout soulèvement populaire non seulement dans la région du Golfe mais aussi dans tout le monde arabe ; c’est la contre-révolution coalisée. Le Conseil cherche à attirer d’autres pays. La Jordanie et le Maroc feront peut-être bientôt partie de ce riche ensemble puisque les discussions sur leur adhésion sont en cours.

Le peuple de Bahreïn a été puni pour avoir osé relever la tête et réclamer un État moderne et démocratique. Le châtiment qui lui a été infligé, montre jusqu’à quel degré de cruauté dans la vengeance ces dictatures peuvent s’élever.

Cette folle cruauté dans la répression a nettement affaibli la lutte du peuple de Bahreïn, mais elle ne l’a pas écrasée. Tant que la contestation se poursuit, les forces du Conseil de coopération du golfe, dirigées par l’Arabie Saoudite, resteront à Bahreïn a déclaré le chef des armées du royaume. La population continue en effet, dans des conditions extrêmement difficiles, à s’opposer à la dictature. La résistance a pris d’autres formes. Tous les soirs à 22 heures, la population scande sur les toits des slogans contre l’intervention militaire saoudienne et pour le changement du régime. Les manifestations se déroulent souvent la nuit loin de Manama la capitale totalement quadrillée par les forces de « sécurité ».

Le soulèvement populaire à Bahreïn est le produit de décennies d’injustices, d’oppression et d’humiliations. On peut le réprimer, voire l’écraser, mais il renaîtra, tel un phénix, de ses cendres. Car il est né et a grandi sur le sol du despotisme et de l’arbitraire. Pour l’éradiquer, il faut que les gouvernements extirpent le despotisme et l’arbitraire qui sont les conditions qui leurs permettent de régner.

Mohamed Belaali

(1) Voir « L’intervention saoudienne à Bahreïn et le silence complice des bourgeoisies occidentales » http://www.legrandsoir.info/L-inter...

(2) http://bahrain.phrblog.org/ cité par Info-Palestine http://www.info-palestine.net/artic...

(3) While Bahrain demolishes mosques, U.S. stays silent, By Roy Gutman. http://www.mcclatchydc.com/2011/05/...

(4) http://www.peinedemort.org/document...


Vague d’arrestations dans les hôpitaux.

 

Le gouvernement multiplie les mesures répressives contre le mouvement de contestation (12 mai 2011, Jeremy Laurance, The Independen)t.

« Le 3 mai 2011, une cinquantaine de médecins et d’infirmières ayant soigné des manifestants antigouvernementaux […] ont été inculpés de menées contre l’Etat. [Ils] ont été accusés d’« encourager des agissements visant à renverser le gouvernement et de porter tort à la population en propageant de fausses informations ».

Certains ont été arrêtés à leur domicile et des hôpitaux investis par l’armée.

Cela se passe au Bahreïn, pays envahi par les troupes d’Arabie Saoudite obéissant aux USA qui disposent d’un important dispositif militaire dans ce petit pays insurgé.

Donc, l’OTAN ne bouge pas, Longuet et Sarkozy non plus. Pas même BHL.

Nos médias ne nous jouent l’air de la liberté sur leurs violons à une corde.

Certains d’entre vous savaient tout ça ? Sans doute. Mais un petit clic et hop ! faites passer S.V.P. à ceux qui l’ignorent. Ils sont légion (si j’ose dire).

Théophraste R. (Oui, j’ai déjà parlé de ces tueries, mais ça continue, alors…).

Voir : http://www.legrandsoir.info/+Pendan...


Bahreïn : écolières violemment battues lors d’attaques de la police dans des écoles

vendredi 13 mai 2011 - 19h:46

Al Jazeera

 
Alors que le royaume réprime toutes les manifestations, une jeune fille de 16 ans raconte ans dans une interview réalisée secrètement comment elle a été violemment battue par la police lors d’un raid dans son école.

 
Pour la police et l’armée du Bahrein et d’Arabie Saoudite - et avec la bénédiction de l’Occident - il n’y a aucune limite dans la répression de l’opposition démocratique

Une interview réalisée secrètement par Al-Jazira a fourni une preuve choquante de la brutale répression exercée contre les manifestants pro-démocratie dans l’état du Bahreïn.

Une enquête menée par le correspondant d’Al Jazeera, Charles Stratford, a donné des preuves que la police de Bahreïn effectue des raids réguliers dans les écoles de filles depuis que les manifestations ont commencé.

Le gouvernement de Bahreïn a déployé ses forces de répression dans les rues le 14 Mars, dans une volonté de réprimer plus de quatre semaines de manifestations.

« L’état d’urgence » déclaré par le roi Hamad bin Isa Al Khalifa le mars 15, est sensé être levé le 1° juin.

Au plus fort des manifestations, jusqu’à 200 000 personnes ont manifesté contre le gouvernement. La répression a pour objectif de mettre fin aux manifestations qui demandaient la fin de la domination despotique de la famille royale Khalifah.

Dans une interview, « Heba », une écolière de 16 ans, révèle qu’avec trois de ses camarades elles ont été enlevées de leur école par la police et rouées de coups durant leur détention qui a duré trois jours complets.

« Il [le policier] m’a frappée sur la tête, j’ai commencé à saigner. Je suis tombée, il leur a dit [aux gardes] de m’enfermer dans les toilettes », dit-elle pendant l’interview filmée en secret.

« Il [le policier] m’a frappée et m’a cognée contre le mur jusqu’à me faire hurler. Comme nous ne devions ni crier ni hurler, nous avons été battues de plus en plus fort. »

« Nous faire battre était terrible, mais nous avions tellement peur de ce qui pouvait arriver après que nous ne faisions pas attention à la douleur. »

Le gouvernement de Bahreïn n’a pas répondu aux interrogations d’Al Jazeera.

Selon l’opposition chiite, surtout représentée par le parti Al Wefaq, la police a perquisitionné jusqu’à 15 écoles de filles, emprisonnant, battant et menaçant de viol des filles aussi jeunes que de l’âge de 12 ans.

Un groupe du Bahreïn de défense des droits de l’homme a



Edité par T 34 - 02 Jun 2011 à 20:45
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jun 2011 à 20:58
L'état d'urgence a été levé il y a deux jours, les procès contre les opposants se poursuivent. La police a fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc contre les manifestants.
 
 
Bahreïn: tirs des forces de police lors d'une manifestation à Manama, selon des témoins

De The Associated Press

La police a fait usage vendredi de gaz lacrymogènes et tiré des balles en caoutchouc alors que des manifestants marchaient en direction de la place de la Perle à Manama, capitale de Bahreïn, ont rapporté des témoins sous couvert d'anonymat.

Aucune information sur d'éventuelles victimes n'a été diffusée dans l'immédiat.

La place située dans le centre-ville a été l'épicentre cette année de plusieurs semaines de manifestations contre les dirigeants sunnites du royaume.

La marche organisée vendredi à Manama intervient deux jours après la levée de l'état d'urgence par les autorités. La mesure avait été imposée en mars pour réprimer les rassemblements, organisés par la majorité chiite en vue de réclamer plus de libertés, sur le modèle de précédents soulèvements dans le monde arabe.

Au moins 30 personnes ont été tuées depuis février lorsque la contestation a éclaté dans le petit royaume insulaire du Golfe, qui abrite la Cinquième flotte de la Marine américaine.



Edité par T 34 - 05 Jun 2011 à 03:21
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jun 2011 à 19:00

La répression au Bahrein

Tous les prétextes sont bons pour semer la terreur auprès de la majorité chiite au Bahrein en ce moment. Alors que l'élite issue de la minorité sunnite gère le pays sous le tutorat des Etats-Unis et a réprimé violemment avec l'aide des Saoudiens l'insurrection populaire de février dernier en l'accusant d'être manipulée par l'Iran, les députés de la faction sunnite salafiste Al-Asalah demandent au gouvernement d'inculper leurs collègues chiites du parti al-Wefaq pour haute trahison... Mais la trahison qu'ils reprochent à al-Wefaq  n'est pas liée à l'Iran. Ils accusent les députés de ce parti d'avoir rencontré des diplomates étatsuniens pendant la révolution. Ceci leur permet ainsi de stigmatiser les élus chiites à la fois comme pro-iraniens et pro-américains et demander l'interdiction de leur parti...

Les témoignages sur la brutalité de la répression de révolution du Bahrein sont de plus en plus circonstanciés.

Les atrocités commises dans les hôpitaux où l'on soignait les blessés, et les tortures infligées au corps médical de l'hôpital Salmanyia sont notamment une particularité que les médias occidentaux ont passé sous silence. Dans une dépêche d'une agence française, une médecin chiite raconte qu'elle a été interrogée par le police puis torturée : "Les yeux bandés et menottée, ce médecin qui a prétendu avoir toujours été apolitique, a dit avoir a été stupéfiée de recevoir une décharge électrique à la tête. Elle a été ensuite jetée sur le plancher, jambes vers le haut, et sévèrement battue sur les pieds avec ce qu'elle a senti être un câble électrique ou un tuyau." Sous la menace de viol elle a finalement accepté de signer une confession reconnaissant qu'elle a voulu le renversement du régime et a dû endurer une incarcération de 20 jours. D'autres médecins femmes ont enduré les mêmes humiliations. Les hommes arrêtés, eux, sont encore en prison sans qu'on puisse savoir quel traitement leur est réservé.

De nombreux élus et avocats chiites, et des responsables d'ONG ont été eux-aussi arrêtés et incarcérés dans des conditions très brutales. Le député Jawad Fairooz a vu trente hommes masqués armés de fusils mitrailleurs faire irruption chez lui dans la soirée du 2 mai et  il a été incarcéré. Mattar Ebrahim Mattar, autre député démissionnaire, a été enlevé et torturé. Même le député sunnite modéré du parti Waad Ebrahim Sharif a été arrêté par un commando de quarante hommes masqués et violemment battu en prison. Tous étaient pourtant partisans de la monarchie constitutionnelle, à la différence du républicain Hassan Mushaima du parti Haq, rentré de son exil à Londres malgré son traitement contre le cancer, et qui lui aussi a été arrêté et incarcéré dans des conditions inhumaines.

L'éditorialiste du grand quotiden indépendant Alwasat Mansoor Al-Jamri et deux de ses collègues qui avaient appelé à des négociations entre le monarque et les manifestants ont été arrêtés eux aussi. Au total des centaines de personnes sont désormais derrière les barreaux (pour une population de moins de 700 000 habitants). Les étudiants ont dû signer un engagement à "ne pas organiser ou ne pas participer à tous événements et activités qui nuiraient à la réputation du Bahrain aux niveaux domestique et international ". Ceux qui refusent de signer sont exclus de l'université.

Les médias et les organisations de défense des droits de l'homme en Occident ne se sont guère mobilisés pour les victimes de la répression à Manama. A fortiori les gouvernements restent inertes. Le président américain Obama a critiqué verbalement la répression et notamment la destruction de plus d'une vingtaine de mosquées chiites en déclarant : " Les chrétiens coptes doivent avoir le droit de pratiquer leur religion librement au Caire, juste comme les Chiites ne doivent jamais avoir leurs mosquées détruites au Bahrein." Mais aucune sanction n'est envisagée. A Londres, le premier ministre James Cameron s'est même offert le luxe d'une poignée de main devant le 10 Downing Street le 20 mai avec le principal responsable de la répression, le cheikh Salman ben Hamad al-Khalifa en visite officielle. Sur le Bahrein la loi du silence reste de mise.


 

Kissinger déclare qu'un changement démocratique à Bahrein ne sert pas les intérêts des Etats-Unis.
 


Edité par T 34 - 07 Jun 2011 à 23:33
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jun 2011 à 20:45
Des docteurs et des infirmières torturés au Barhein.
 

 

 
Patrick COCKBURN
 

Des docteurs et des infirmières qui passaient en justice au Bahreïn la semaine dernière ont raconté à leur famille qu’ils avaient été battus avec des tuyaux et des planches à clous et forcés de manger des selles.

Ils ont aussi été obligés de rester debout sans bouger pendant de longues heures et même des jours entiers et privés de sommeil pour qu’ils signent de fausses confessions.

Les autorités du Bahreïn ont assigné 47 docteurs et infirmières devant un tribunal sécuritaire, en les accusant d’avoir tenté de renverser le gouvernement malgré leurs affirmations selon lesquelles ils n’avaient fait que soigner des manifestants pro-démocratie.

Des membres des familles des travailleurs de la santé qui ont été autorisés à leur parler pendant 10 minutes après la lecture de leur acte d’accusation ont témoigné que les accusés leur ont dit avoir été psychologiquement et physiquement torturés pendant leur détention. Selon un témoin, les travailleurs médicaux auraient dit que les pires "formes de torture leur avaient été infligées pendant les interrogatoires du Directoire d’Investigation Criminelle (DIC) d’Adiya. A la prison ils ont eu à subir principalement des humiliations, des insultes continuelles et parfois des passages à tabac, mais rien d’aussi extrême et dangereux que ce que le DIC leur avait fait."

Le procès est la preuve que la levée de la loi martiale le premier juin n’a eu aucune incidence sur les mesures répressives que le gouvernement multiplie contre la majorité shite. La Cour qui juge les accusés dont la plupart travaillaient au complexe médical de Salmaniya, comprend des juges et des procureurs militaires et civils, ce qui semble montrer que la levée de la loi martiale a été un simple stratagème pour pouvoir accueillir le Grand Prix de formule un à Bahreïn en octobre.

Avant la lecture de l’acte d’accusation hier, les familles des docteurs et des infirmières n’ont pu leur parler qu’au téléphone et les avocats n’ont pas vu du tout leurs clients. Selon des témoins l’apparence des docteurs confirmait l’allégation qu’ils avaient été maltraités. Les journalistes étrangers ont été largement interdits au Bahreïn mais un témoin m’a donné des détails précis sur l’état dans lequel était les travailleurs médicaux.

"Ils avaient un bandeau sur les yeux et des menottes qu’on leur a enlevés seulement quand la [Cour] est entrée" selon le témoin qui veut garder l’anonymat. Le personnel de santé était divisé en deux groupes, 20 sont accusés de trahison et les autres de divers délits. Le premier groupe avait la tête rasée. La plupart d’entre eux avaient maigri. Beaucoup étaient vêtus de survêtements ou de pyjamas." Certains des docteurs sont des consultants qui ont 20 années de service au ministère de la santé du Bahreïn.

Les avocats des docteurs se sont plaints de ne pas avoir pu parler à leurs clients et le juge leur a répondu qu’ils pourraient le faire après la séance. Ils ont demandé si les docteurs seraient libérés étant donné qu’ils avaient déjà passé plus de 60 jours en prison mais il leur fût répondu que non. Le procès a été reporté au 13 juin.

Patrick Cockburn

Patrick Cockburn est l’auteur de "Muqtada : Muqtada Al-Sadr, the Shia Revival, and the Struggle for Iraq

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/patrick...

Traduction : Dominique Muselet


Bahreïn: ouverture du procès de deux ex-députés de l'opposition chiite


DUBAI - Le procès de deux anciens députés du principal mouvement chiite à Bahreïn, accusés d'avoir incité à un changement de régime, s'est ouvert dimanche devant un tribunal d'exception, selon l'agence officielle BNA.

Matar Matar et Jawad Fayrouz, deux députés du mouvement Al-Wefaq qui avaient présenté leur démission en février pour protester contre la répression du mouvement de contestation dans le royaume, avaient été arrêtés début mai.

Ils ont comparu séparément mais sont tous deux accusés d'incitation à un changement de régime, d'avoir délibérément propagé des rumeurs, et d'avoir participé à des rassemblements publics, selon l'agence BNA.

Les deux hommes ont plaidé non coupables, mais le procureur militaire a estimé que leurs aveux et des preuves techniques étaient suffisants pour les condamner.

La prochaine audience a été fixée au 19 juin pour M. Fayrouz et au 21 juin pour M. Mater.

Le Parlement avait accepté la démission des 18 députés d'Al-Wefaq, qui l'avaient présentée pour protester contre la répression des manifestations en faveur de la démocratie, et ils ont ainsi perdu leur immunité parlementaire.

Avant son arrestation, M. Matar dénonçait constamment dans les médias étrangers la répression contre l'opposition chiite depuis l'écrasement du mouvement de contestation à la mi-mars dans cet archipel du Golfe qui abrite le QG de la Ve Flotte américaine.

Par ailleurs, le tribunal a condamné un an de prison Ayat al-Gormezi, une étudiante chiite, sous l'accusation de participation à un rassemblement avec l'intention de commettre des crimes et incitation contre le régime, selon Bna.

Arrêtée en mars, l'étudiante de 20 ans était connue pour avoir donné lecture à des poèmes, jugés insultants pour la famille royale, lors du sit-in sur la place de la Perle à Manama, devenue l'épicentre de la contestation mais qui a été ensuite démolie par les autorités.

En enfermant une poétesse simplement pour avoir exprimé ses opinions en public, les autorités de Bahreïn démontrent combien le droit à la libre expression et de réunion est brutalement refusé aux Bahreïnis ordinaires, a déclaré Malcolm Smart, directeur d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord dans un communiqué.

Le tribunal a d'autre part condamné Ali Yossef Yaacoub à 7 ans de prison après l'avoir reconnu coupable de tentative de meurtre sur un policier, et à des peines de prison allant de six mois à six ans pour six autres accusés, jugés pour tentative de meurtre sur des civils, selon l'agence officielle.

Au moins 500 manifestants ont été emprisonnés, dont 4 sont morts en détention, et environ 2.000 personnes ont été licenciées ou sanctionnées par des mises à pied, apparemment pour leur participation aux protestations de février-mars, selon Amnesty International.

Des milliers de chiites bahreïnis avaient défilé samedi à l'appel d'al-Wefaq, plus d'une semaine après la levée de l'état d'urgence imposé à la mi-mars et qui interdisait toute manifestation.

 

Bahreïn : un an de prison pour un poème

La justice bahreïnie a condamné dimanche une jeune poétesse chiite à un an de prison pour avoir pris part à des manifestations contre la monarchie sunnite au pouvoir, a-t-on appris auprès d'un proche. Ayat al Kurmouzi, qui est âgée de 20 ans, a été arrêtée après avoir récité un poème moquant le roi Hamad ben Issa al Khalifa et réclamant son adbication, durant les manifestations de la majorité chiite qui ont ébranlé le royaume du Golfe en février et mars derniers.

Kurmouzi fait partie de 400 personnes, chiites pour la plupart, qui ont été renvoyés devant des tribunaux pour leur rôle dans le mouvement de contestation, selon le chiffre donné par le parti d'opposition chiite Wefaq. Une cinquantaine d'entre elles ont déjà été condamnées, à des peines allant d'une brève période de détention à la peine capitale. La Société des jeunes pour les droits de l'homme de Bahreïn a déclaré dimanche dans un communiqué qu'Ayat al Kurmouzi et d'autres avaient été maltraités durant leur détention.

 
Jusqu'à présent il y a eu des peines de prison pour les manifestants ainsi que deux condamnations à mort.


Edité par T 34 - 05 Jul 2011 à 05:34
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jun 2011 à 22:16

c'est un scandale !

À Bahreïn, le peuple est aux abois, le cirque de la F1 passe

Le peuple tire la langue à Bahreïn, émirat 
du Golfe… Pas grave, 
les F1 fonceront comme de vulgaires chars.

Président de la Fédération internationale de l’automobile, Jean Todt fut aussi, par le passé, un excellent copilote de rallye. Il brillait donc par son intelligence à lire des notes de conduite à toute vitesse dans un cockpit balancé sur des routes de campagne. Désormais assis dans le confortable fauteuil de tout-puissant patron du monde sportif automobile, dans un non moins confortable bureau installé place de la Concorde à Paris, il a de toute évidence perdu son don pour la lecture.

On s’explique : Todt et le Conseil mondial de l’automobile ont pris, vendredi 3 juin, la décision de réintégrer le GP de Bahreïn (le 30 octobre) au calendrier 2011 du championnat du monde de Formule 1. Rappel utile : le Grand Prix imposé dans ce coin de désert du golfe Persique à coups de pétrodollars par les potentats locaux avait été annulé en mars à cause des «troubles politiques», comprenez le soulèvement du peuple bahreïnien dans le souffle montant des révolutions arabes.

À vrai dire, ces messieurs de la F1 n’avaient pas trop envie de voir un de leurs bolides caillassé par des manifestants peu acquis à la cause de la famille régnante, artisane du Grand Prix dans un État qui utilise le sport pour faire reluire sa façade, achetant par exemple le passeport de quelques ex-Kényans ou Marocains prompts à leur rapporter des médailles internationales. Là-dessus et trois mois plus tard, Todt, du haut de son trône à la FIA, fait un demi-tour au frein à main et rétablit le Grand Prix. Évidemment, il affirme avoir sérieusement potassé un rapport indiquant que la situation politique du pays s’était stabilisée. Todt, toujours lui, affirmait ainsi lundi sur les ondes de la BBC : «Notre envoyé spécial (le vice-président Carlos Gracia – NDLR) a eu beaucoup de réunions à Bahreïn, y compris avec des responsables d’organismes des droits de l’homme. Il a trouvé une situation stable, calme.»

Le seul hic, c’est que l’Institut national des droits de l’homme contacté par la FIA est lié au gouvernement en place. Et a su recevoir avec les honneurs dus à son rang le sieur Gracia. Ce dernier a aussi soigneusement évité de lire les notes d’une organisation non gouvernementale, Avaaz, qui décrit un pays bien éloigné des paddocks dorés de la Formule 1 : «La semaine dernière, pointent les responsables d’Avaaz, la police a continué à utiliser du gaz lacrymogène, des balles en plastique et des grenades assourdissantes pour disperser des marches pacifiques, tuant et blessant des 
dizaines de personnes…» Un avertissement 
entendu heureusement par certains pilotes qui menacent de ne pas rallier Bahreïn en octobre. L’Australien Mark Webber affirmant lui, très clairement, que «la F1 aurait pu adresser un message clair sur un sujet aussi fondamental que les droits de l’homme». Voilà au moins un homme qui n’est pas bas du casque…

Frédéric Sugnot

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