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Bahreïn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jun 2011 à 18:21

Un partenaire pour Hillary

 
 
Manlio DINUCCI

Ce n’est pas un secret : Hillary a un partenaire. Ce n’est pas une vengeance à retardement pour les escapades de Bill avec Lewinski. Son partenaire, H. Clinton se l’est choisi dans ses habits de secrétaire d’Etat. Il s’appelle Hamad bin Isa Al Khalifa. C’est le roi du Bahrein, où les Usa ont le quartier général des forces navales engagées dans les guerres en Irak et en Afghanistan et dans la préparation de celle contre l’Iran, dont le Bahrein n’est distant que de 200Kms. Le 3 décembre 2010, à Manama, Hillary l’a défini comme « un partenaire modèle », en se félicitant des élections qu’il avait généreusement concédées au peuple. Elle ne disait pas, par contre, que, dans la monarchie héréditaire du Bahrein formellement constitutionnelle, c’est toujours le souverain qui exerce la fonction de chef d’Etat, nomme le premier ministre, le conseil des ministres et la chambre haute du parlement. La chambre basse est élue (sans que soient présents des observateurs internationaux), mais les pouvoirs du parlement sont pratiquement nuls et les partis hors la loi. Les autres charges, comme celle de chef des forces armées attribuée au prince héritier, sont quasiment toutes distribuées à l’intérieur de la famille royale, appartenant à la minorité musulmane sunnite, qui se partage les profits du pétrole et du gaz naturel et bénéficie de la présence au Bahrein de plus de 370 banques offshore et 65 multinationales étasuniennes. Le revenu national par habitant dépasse les 25 mille dollars, mais sa distribution est extrêmement inégale et, sur une population d’un million d’habitants, presque la moitié est composée de travailleurs étrangers privés de la citoyenneté. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que, trois mois après que Madame Clinton se soit dite « impressionnée par l’engagement avec lequel le gouvernement du Bahrein chemine sur la voie démocratique », l’opposition soit descendue dans la rue pour revendiquer de façon pacifique les droits démocratiques les plus élémentaires. La réponse du souverain éclairé a été celle d’envoyer des blindés, surmontés de son auguste portrait, qui ont tiré sur les manifestants. Mais, bien que ses forces de sécurité aient donné l’assaut aussi contre des hôpitaux où avaient été accueillis les blessés, les manifestations ont continué. Le Roi Hamad a alors demandé de l’aide aux souverains d’Arabie saoudite, des Emirats et du Qatar qui, en mars, ont envoyé des troupes au Bahrein. Et tandis que H. Clinton et le président Obama recommandaient « la plus grande modération » envers les manifestants, les forces du roi Hamad les attaquaient avec les nouvelles armes d’assaut reçues des Etats-Unis dans le cadre d’un nouvel approvisionnement militaire de 200 millions de dollars que Washington venait juste d’approuver.

Les nuages qui ont assombri les rapports entre les deux partenaires ont été passagers. Le 1er juin, le Bahrein a formellement mis fin à la loi martiale, en vigueur depuis 13 semaines. Le 7 juin, H. Clinton a reçu à Washington le prince héritier Al-Khalifa, en réaffirmant que « le Bahrein est un partenaire très important pour les USA ». Le 13 juin, H. Clinton a de nouveau accusé Kadhafi d’être resté au pouvoir trop longtemps et de ne pas avoir permis des élections réellement démocratiques, et a réaffirmé que la communauté internationale a dû intervenir militairement pour éviter un massacre et protéger les civils. Au même moment, au Bahrein les forces du partenaire modèle attaquaient des manifestations pacifiques dans plus de vingt villages, en les étouffant dans le sang.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 14 juin 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbo...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2011 à 00:27

F1: la FIA confirme la suppression du Grand Prix de Bahreïn

LONDRES (Reuters) - La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a confirmé mercredi la suppression du Grand Prix de Bahreïn au calendrier 2011 du championnat du monde de Formule Un et le maintien du Grand Prix d'Inde le 30 octobre.

Après l'annulation de la course dans le royaume du Golfe en mars en raison des troubles politiques, la FIA l'avait reprogrammée le 30 octobre à la place du Grand Prix de New Delhi, lui-même reprogrammé le 11 décembre.

Mais devant les protestations des équipes et l'opposition du patron de la Formule Un, Bernie Ecclestone, la Fédération a finalement renoncé. "La saison se conclura au Brésil le 27 novembre 2011", a précisé la FIA dans un communiqué.

Bahreïn avait accepté il y a six jours de voir sa course annulée.

Alan Baldwin, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

 

Bahreïn/révolte: des médecins jugés

 
AFP
20/06/2011
 
Des témoins à charge ont défilé lundi devant un tribunal militaire, jugeant 47 médecins et infirmières d'un hôpital de Manama, accusés d'avoir aidé le mouvement de contestation chiite, a rapporté l'agence bahreinie officielle Bna.

Les 24 médecins et 23 infirmières de l'hôpital Salmaniya, le plus grand de Manama, sont notamment accusés "d'incitation au renversement par la force du régime". Les témoins à charge ont indiqué que certains médecins ont distribué des pochettes de sang pour les ajouter aux blessures de certains manifestants avant de les exposer devant les caméras de télévision.

D'autres ont affirmé que des armes blanches avaient été saisies dans l'hôpital ainsi que deux armes à feu et que l'établissement avait servi à des réunions politiques. Un autre témoin a affirmé qu'il y avait eu discrimination dans les soins apportés aux blessés, les chiites ayant été favorisés par rapport aux sunnites.

Les accusés avaient été déférés le 4 mai devant la justice militaire. Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 30 juin pour écouter les témoins de la défense, selon l'agence bahreïnie.

Les violences à Bahreïn ont fait, selon Manama, 24 morts, dont les quatre policiers. Quatre manifestants sont morts depuis en détention. Les manifestations de la mi-février mi-mars ont été animés par les chiites, majoritaires parmi la population locale qui contestaient la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2011 à 20:10

Pas de « printemps arabe » pour Bahreïn

Trois mois après l’écrasement de la révolte par l’armée saoudienne, huit opposants chiites ayant animé la contestation contre la monarchie bahrénienne sont condamnés à la perpétuité.

Plus de trois mois après l’intervention militaire saoudienne – c’était un 14 mars – visant à sauver la monarchie de Bahreïn, 1,2 million d’habitants dont 60% de chiites, confrontés à un mouvement de protestation de grande ampleur, de lourdes peines de prison ont été prononcées contre ses principaux animateurs. Huit opposants, dont Hassan Mouchaimaa, chef du parti Hak rentré d’exil au printemps, Abdel Wahab Hussain, chef du parti Wafa (chiite), le militant des droits de l’homme, Abdelhadi al-Khawaja, ont été condamnés à la perpétuité. Vingt et une autres personnes dont sept en fuite ont écopé de peines allant de deux à quinze ans de prison ferme. Parmi eux, Ibrahim Chérif, chef du mouvement Waed, une formation de la gauche laïque, a écopé de cinq ans de prison. Tous sont accusés d’avoir «formé et dirigé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique», «d’avoir été en contact avec un groupe terroriste à l’étranger» agissant «dans l’intérêt d’un pays étranger en procédant à des actes hostiles contre le royaume de Bahreïn», et d’avoir récolté des fonds pour financer ce groupe ! En fait, ces opposants avaient appelé au départ pacifique de la dynastie des Al Khalifa, issue de la minorité sunnite, au pouvoir depuis près deux siècles, et à l’instauration d’une république. Alors que le principal mouvement d’opposition, le Wefaq, s’était prononcé pour une monarchie constitutionnelle.

C’est un verdict qui «rassure la majorité de la population de Bahreïn que leur sécurité ne sera plus compromise par la violence ou les tentatives de renverser le régime», a indiqué, sans rire, un communiqué de l’Autorité des affaires de l’information, une instance gouvernementale. Et ce, avant d’annoncer que «le gouvernement espère que le prochain dialogue national sera l’occasion d’unifier une nouvelle fois le pays et débouchera sur un large consensus pour de nouveaux progrès dans le processus de réformes» !

À l’annonce du verdict, qualifié de «choc» par le Wefaq, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs localités chiites du pays. Les États-Unis, dont la Ve flotte mouille à Bahreïn, se sont dits «préoccupés par la sévérité» des peines. Or, n’avaient-ils pas fermé les yeux sur l’intervention militaire saoudienne soutenue par les États du CCEAG (Conseil de coopération des États arabes du Golfe) pour sauver la monarchie de Bahreïn ? Et ce même CCEAG n’avait-il pas appuyé en revanche l’intervention de l’Otan en Libye ? En fait, l’instauration d’une monarchie parlementaire à Bahreïn aurait constitué un dangereux précédent pour ces pétromonarchies absolues alliées de Washington. Il fallait donc à tout prix écraser cette contestation dans le sang, et priver Bahreïn de son «printemps» !

Le waed, parti laïque, autorisé

Interdit en avril dernier, à la suite de la répression des manifestations en faveur des réformes démocratiques, les autorités de Bahreïn 
ont levé l’interdiction de participer à la scène politique frappant 
le seul parti laïque de gauche, le Waed. C’est ce qu’a indiqué samedi dernier, Radhi Al Moussaoui porte-parole du Waed. Cette bonne nouvelle n’a pas empêché la condamnation à cinq ans de prison 
pour complot du secrétaire général du parti, Ibrahim Cherif.

Hassane Zerrouky

Source

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Dr Ala'a Shehabi

Le calvaire d’une femme dont le mari a été emprisonné après avoir été jugé sommairement par un tribunal militaire.

Pour la première fois dans son histoire le Barhein s’est embarqué dans une politique de jugements militaires de masse, accusant des centaines de civils de délits ineptes contre l’état. Il y a plus de mille personnes en détention, et l’opposition estime que 400 sont en train de passer en jugement et que 100 ont déjà été condamnées. La justice sommaire rendue dans ces tribunaux est un retour aux faux procès staliniens du début du vingtième siècle, destinés à punir et humilier les dissidents. Parmi ceux qui sont jugés il y a mon mari, Ghazi Farhan. Le 21 juin il a été condamné à trois ans de prison.

Je suis née et j’ai été élevée en Angleterre et je suis venue au Barhein en 2009 pour épouser Ghazi Farhan, un homme d’affaire énergique de 31 ans, laissant derrière moi un emploi respectable à Cambridge et pour commencer une nouvelle vie de famille au pays de mes ancêtres. Je ne m’imaginais pas un seul instant qu’en 2011, quand le printemps arabe arriverait sur les côtes de notre île, il serait tout de suite écrasé dans l’oeuf entraînant dans sa perte ma belle vie de famille.

Le 12 avril, en revenant au bureau après son repas de midi, mon mari a été enlevé sur le parking de son entreprise. Des inconnus en habits civils lui ont mis un bandeau sur les yeux et l’ont emmené. 48 jours plus tard, il a été présenté au tribunal qui porte le nom orwellien de "tribunal de sécurité nationale", un tribunal militaire. Il a été accusé de participer à des réunions illégales de plus de 5 personnes (sur la place Pearl) et de répandre de fausses informations sur Internet (un commentaire qu’il avait fait sur Facebook). L’extraordinaire calvaire de Ghazi a commencé avec ce procès et sa sentence.

Ils utilisent la méthode de Staline

Joseph Staline a créé "les procès spectacle" -des tribunaux militaires secrets d’exception- pendant la Grande Purge des années 1930. Il semble que le Barhein se soit inspiré directement d’une chapitre de l’histoire de Staline, où le verdict est décidé d’avance puis justifié en arrachant des confessions par la torture et la menace de s’en prendre aux membres de la famille de l’accusé. Le seul élément nouveau est que le gouvernement du Barhein a ordonné, depuis les années 1980, que ces "confessions" soient diffusées à la télévision d’état -souvent assorties des excuses de l’accusé au roi. Une confession similaire d’Ayat al Qurmuzi, un poète condamné à un an de prison pour avoir lu un poème qui critiquait le roi, a été diffusée à l’antenne peut-être pour obtenir le pardon du roi.

Des témoins crédibles emprisonnés avec Ayat et maintenant libérés ont dit qu’on lui avait enfoncé de force la brosse des WC dans la bouche. Tous ceux qui sont jugés sont des "traîtres à l’état" ressasse éternellement la propagande haineuse diffusée par les médias d’état -un chapitre du livre des tyrans arabes que Goebbels aurait pu écrire. Les médias ont qualifié les manifestants de "termites" et les Shiites de "groupe malfaisant" ; ils ont déshumanisé "l’autre", qui mérite d’être plus mal traité qu’un animal.

Depuis mars, des centaines de personnes ont subi le même sort que nous. Plusieurs étapes de l’épreuve sont particulièrement douloureuses. La première est l’arrestation brutale au cours d’un raid nocturne ou à un checkpoint ou parfois au travail, et de là des forces inconnues les emmènent dans un endroit inconnu pour longtemps. Dans le cas de Ghazi, 48 jours.

L’agonie des familles

C’est comme de perdre un enfant dans un supermarché -et puis de découvrir qu’il a été pris en otage par les forces mêmes qui étaient supposées nous protéger et de craindre avec raison que la victime soit maltraitée, torturée et peut-être même tuée. Au pire moment de la répression, quatre hommes ont été tués en détention par la police en l’espace de neuf jours. Souvent la police nie avoir la moindre information sur une personne que sa famille recherche. C’est possible car l’agence de sécurité nationale est une organisation supra-nationale qui a le pouvoir de faire ce qu’elle veut en toute impunité. Dans le cas de mon mari, j’ai lu une confirmation de son arrestation sur Twitter quelques minutes plus tard. C’est comme cela que ce merveilleux média social est désormais utilisé par les agences de sécurité qui ont réprimé dans le sang ceux-là mêmes qui s’étaient servi de cette technologie pour mobiliser, diffuser et critiquer ouvertement.

Après avoir espéré que le détenu serait relâché, vient la seconde étape du calvaire qui est particulièrement horrible pour toute la famille : c’est le moment où la victime est soudain traînée devant le tribunal militaire et accusée. Très peu d’entre elles ont la possibilité d’appeler leur famille ou de se faire assister d’un avocat.

Les locaux du tribunal militaire de Riffa sont relativement neufs. Ils ont été construits en 2007 et on ne peut s’empêcher de se demander s’ils l’ont été dans le but de faire ce qu’ils font en ce moment. A l’entrée, on nous prend notre carte d’identité, nos papiers, le papier, les crayons, les bijoux -même l’alliance. J’ai dû enlever mon foulard et mes boucles d’oreille pendant la pénible fouille électronique et manuelle. Il y a un officier de l’armée tous les deux mètres dans les couloirs et dans les tribunaux. Le bâtiment qui n’a que deux salles d’audience n’a clairement pas été prévu pour juger tant de monde chaque jour. Les femmes détenues sont regroupées dans la salle des hommes de loi par manque d’espace, les détenus hommes attendent debout en plein soleil parce que les cellules sont pleines et les hommes de loi doivent attendre dans les couloirs -puisque leur salle est occupée par les prisonnières.

La salle d’attente est remplie de mères, de soeurs et d’épouses qui n’ont pas vu leur bien-aimé depuis des mois, l’inquiétude se lit dans leurs yeux, les sanglots sont fréquents et vite réprimés. Une jeune femme qui assiste à sa dernière session me donne des conseils : "soyez forte, chère madame, quand vous le verrez pour la première fois ce sera très dur. S’ils vous entendent pleurer, même tout bas, ils vous jetteront dehors -comme ils l’ont fait pour moi."

Dieu vienne en aide aux coupables

On attend longtemps avant que l’audience ne commence. Sans montre et sans pendule, l’attente semble infinie. Quand un officier de l’armée ouvre la porte de la salle où sont rassemblés les détenus, je les vois tous alignés en silence, face au mur. Leur sort n’est pas entre les mains de Dieu mais d’un juge militaire sans scrupules. Votre apparence, vos paroles, vos actions et vos sentiments sont strictement contrôlés ici. Leurs têtes sont rasées et ils savent ce qu’ils ont le droit de dire. Le juge à devant lui une pile d’affaires urgentes qu’il doit traiter à toutes vitesse dans l’heure qui suit.

Quand Ghazi est entré dans le tribunal il était visiblement désorienté et en état de choc. Se retrouver soudain en public dans un tribunal devant trois juges qui vous lisent une liste de graves accusations que vous entendez pour la première fois et qui vous disent de plaider coupable ou non coupable tout en essayant de contrôler l’émotion qui vous submerge en voyant après tant de temps ceux que vous aimez. C’était épouvantable. Il avait perdu au moins 10 kilos, ses yeux étaient injectés de sang, et il avait des marques rouges sur les mains - dues au fait qu’il était resté menotté pendant des heures avec un bandeau sur les yeux. Si les innocents sont traités de la sorte, alors que Dieu vienne en aide aux coupables !

La mise en scène a pour but de dégrader, punir et humilier. Est-ce qu’une police militaire cherche à faire autre chose à des civils ? Une fois entré dans le tribunal vous comprenez qu’il n’est qu’un outil de la répression. Il est clair pour moi que les sentences sont décidées d’avance et que les jugements ne servent qu’à leur donner un vernis de légitimité. Car, en dépit des efforts des avocats pour présenter une défense inattaquable, ils ont eu la peine la plus lourde possible. Le 21 juin Ghazi a été jugé coupable de toutes les charges retenues contre lui et condamné à trois ans de prison.

Le verdict fatidique est la troisième étape du calvaire enduré par beaucoup de monde. Je m’attendais d’ailleurs au pire. Le mépris complet des arguments les plus solides de la défense dévoile les motivations politiques qui sous-tendent le verdict. Le fait que Ghazi n’ait pas pu s’entretenir une seule fois avec son avocat avant le procès est une violation du droit criminel puisque le verdict est décidé d’avance. L’avocat m’a dit qu’il se sentait lui-même utilisé comme un des éléments de ces procès bidons. Il me dit que pourtant nous devons faire notre devoir pour apaiser notre conscience. Comme tout cela rappelle étrangement Kafka !

Un cas parmi d’autres

Dans une des audiences auxquelles j’ai assisté, il y avait, en plus du cas de Ghazi, une série de cas tout aussi absurdes ; un culturiste accusé d’avoir attaqué un immigrant asiatique, trois jeunes gens obèses accusés d’avoir jeté des pierres, un homme qui avouait avoir conduit trop vite à un checkpoint, et un photographe qui a été condamné à cinq ans pour avoir forgé une photo.

Comme à l’époque de Staline, une purge d’une telle ampleur a besoin de procès-spectacle vedettes. Le premier d’entre eux qui vient de se terminer -avec des sentences qui vont jusqu’à la prison à vie- était celui de 21 leaders de l’opposition accusés de vouloir renverser le régime. le second, à mon sens encore plus abominable, est celui de 47 médecins -dont les meilleurs du Barhein- accusés tout aussi grotesquement d’avoir essayé de renverser le régime. On s’entend à ce qu’ils reçoivent de sévères condamnations. Bien que le procès de mon mari soit de moindre importance, le calvaire que j’ai décrit est le même pour tout le monde.

Les tribunaux militaires sont le principal instrument de la justice politique ; ils servent à lui conférer une apparence de légitimité. La procédure légale est bafouée par souci de rapidité et d’efficacité. La torture et même la mort, infligées dans des endroits soustraits au droit, montre que l’emploi des tribunaux militaire est stratégique. Les dirigeants autoritaires aiment se servir du tribunal militaire parce que c’est une instance qui prononce le verdict qu’on lui a dicté avant le procès quelque soit son déroulement.

Aujourd’hui, tout ce que la société du Barhein contient de meilleur est traîné devant les tribunaux militaires. Les docteurs, les infirmières sont punis pour avoir soigné des manifestants, les professeurs, les ingénieurs pour avoir fait grève, les footballeurs pour avoir manifesté -les universitaires, les journalistes, les étudiants, les hommes d’affaire sont tous forcés de passer par l’enfer du tribunal militaire. Comme le dit Human Rights Watch, tout ceci est "une parodie de justice".

Les tribunaux militaires doivent être supprimés et les prisonniers politiques doivent être libérés tout de suite. De tels procès sapent l’état de droit en augmentant le sentiment de pouvoir et de contrôle du régime et il faut y mettre fin. La justice doit prévaloir pour que la paix et la sécurité reviennent dans l’île.

Ala’a Shehab

Dr Ala’a Shehabi fait des conférences sur l’économie au Barhein et une ancienne expert politique de la RAND Corporation.

Pour consulter l’original : http://english.aljazeera.net/indepth/opinion/2011/06/2011625...

Traduction : Dominique Muselet

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Bahreïn: Un rassemblement pro-réformes attire plusieurs dizaines de milliers de personnes

 

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MANAMA (Reuters) - Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé vendredi à un rassemblement du Wefaq, principal parti de l'opposition chiite à Bahreïn, pour réclamer des réformes politiques dans le royaume.

Après avoir écrasé par la force un soulèvement majoritairement chiite en février et mars, la famille régnante sunnite a ouvert un dialogue national depuis deux semaines.

Devant environ 30.000 partisans agitant des drapeaux bahreïnis et scandant "un homme, une voix", le chef du Wefaq, le cheikh Ali Salman a réclamé vendredi des réformes offrant au peuple davantage de pouvoir dans la conduite des affaires du pays.

"La véritable victoire est de parvenir à un consensus national sur de profondes réformes démocratiques répondant aux exigences du peuple en faveur de la justice et apportant sécurité, stabilité et développement", a-t-il dit.

Il a aussi annoncé que le Wefaq déciderait dimanche du maintien ou non de sa participation au dialogue national.

Les délégués de cette formation ont claqué la porte des discussions mardi après l'emploi par un représentant sunnite d'un terme péjoratif pour désigner les chiites. Quelques heures plus tard, ils ont annoncé qu'ils souhaitaient se retirer définitivement des consultations, déjà contestées en raison du faible poids donné à l'opposition, représentée par 35 délégués sur 300.

Le gouvernement s'est engagé à poursuivre ce dialogue même en cas de départ du Wefaq mais un retrait de cette formation perçue comme modérée fragiliserait le processus.

Le Wefaq doit prendre en compte le poids croissant au sein de la communauté chiite des plus radicaux réclamant l'abolition de la monarchie et l'instauration d'une république. Ces derniers soulignent la faiblesse des résultats obtenus par le Wefaq avec son approche plus modérée.

"Nous ne sommes pas pour renverser le régime, nous sommes pour le réformer", a répété vendredi Ali Salman, ce qui a conduit certains radicaux à quitter le rassemblement de dépit.

"Mais soyons clairs, nous sommes pour de profondes réformes démocratiques", a-t-il ajouté.

La colère continue de gronder au sein de la communauté chiite, majoritaire dans le pays. Des manifestations bourgeonnent quotidiennement dans les villages entourant Manama, la capitale, et la police anti-émeutes tente de les disperser à l'aide de grenades assourdissantes, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Erika Solomon; Bertrand Boucey pour le service français

Oposición de Bahrein retoma la calle para exigir reformas

La tension ne baisse pas après la mort d'une femme de 46 ans, Zainab al Yuma, axphixié chez elle après que des policiers aient lancé des gazs lacrymogène directement dans les maisons comme punition collective.
 

Au Bahreïn, 200 prisonniers politiques ont été libérés mercredi, dont Ayat Al Qurmuzi, la première femme arrêtée fin mars pendant la répression menée contre le mouvement de contestation.

Elle avait été condamnée à un an de prison, pour avoir lu un poème critique à l’encontre du régime. La poétesse n’en revient pas de l’accueil qui lui a été réservé:

“Pour être honnête, je ne pensais pas que ce serait comme ça à l’extérieur.” dit-elle. “En prison, nous n’avons quasiment aucune information sur ce qu’il se passe dehors. Parfois, des proches nous donnent quelques informations, mais je ne pensais pas que ce serait comme ça.”

Les Chiites qui représentent 80% de la population au Bahreïn, continuent de manifester malgré répression sanglante.

Cette vague de libérations intervient alors que le dialogue national entre le régime et l’opposition piétine. Le seul parti chiite autorisé, qui réclame un système parlementaire, dénonce une tentative de sabotage de la part du pouvoir.

 
Elle a déclaré à sa famille avoir été torturée après son arrestation.
Au moins 500 manifestants ont été emprisonnés, dont 4 sont morts en détention, et environ 2.000 personnes ont été licenciées ou sanctionnées par des mises à pied, "apparemment" pour leur participation aux protestations de février-mars, selon Amnesty International.
 
 
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Barheïn

par Valerio Evangelisti (*)

L’adjoint au préfet de police se rendit compte qu’il était filmé par une caméra de télé. «C’est toi qui l’as tué. C’est toi qui l’as tué, bâtard ! Tu l’as tué, avec ta pierre ! Sale merde !», hurla-t-il en direction d’un manifestant. Il fit mine de lui courir derrière. Celui-là arrêta de crier «assassins !», et s’évanouit.

L’adjoint au préfet de police parcourut quelques mètres, puis ralentit le pas et rejoignit calmement les collègues, réunis en cercle autour de celui qui était tombé. Ils étaient tous plus agités que lui. Et pourtant, son cœur battait fort aussi. Ce mort pouvait représenter la fin d’une carrière prometteuse.

«Une pierre, ça peut être une bonne idée», dit le plus ancien des subordonnés. «Ici autour, il y en a des tas. Récupérez-en une.»

«Mais on verra quand même le trou de la balle», observa, surexcité, un des présents. Ce n’était pas un policier, c’était un reporter d’un journal ami.

«Le ministre a promis de nous couvrir», expliqua l’adjoint au préfet de police, alors qu’il reprenait son souffle. «Je viens de parler avec lui. Il lui faut juste une version alternative… Alors, cette pierre ? »

Un agent plus jeune en ramassa une. Un gros caillou à la forme irrégulière. «Voilà.»

Le vieux policier s’écarta. «Vas-y toi. Un coup précis, en plein sur le front. Assez fort pour lui briser le crâne.»

Un gendarme intervint. «Mais ça ne servira à rien. Le trou de la balle se voit.»

«Crétin», répliqua l’adjoint au préfet de police. «Plus nous compliquons la scène de crime, plus ça sera facile de trouver des excuses. Peut-être qu’il a été tué par les jets de pierres, et qu’il a ensuite été touché par une balle perdue.»

«Ça ne tient pas debout.» Le gendarme secoua la tête. Il avait autour de lui d’autres militaires qui l’épaulaient. «La scène de crime. Tu as vu trop de téléfilms.»

L’adjoint au préfet de police tiqua. La tension accumulée avait besoin d’un exutoire. Il marcha vers le gendarme et, d’un coup sur la poitrine, il le repoussa. «Mais tu es un vrai connard. C’est un des vôtres qui a abattu ce rat. On cherche à vous protéger, tu comprends, ou pas ?»

Les gendarmes se serrèrent autour de leur collègue, mais ils n’osèrent pas répondre. Il y eut seulement une bousculade.

Dégoûté, l’adjoint au préfet de police retourna à côté du corps tombé à la renverse. Il dit au jeune agent : «Exécution. Un coup sec entre le front et le nez. Que le sang gicle, s’il en a encore.»

L’homme interpellé leva la pierre, puis la rabaissa. «Il a l’air encore vivant.»

«Qu’est-ce que tu racontes ?»

«J’ai cru le voir respirer.»

«Mais qu’est-ce que c’est, tu as la berlue ?» L’adjoint au préfet de police était au comble de l’exaspération. «Perds pas de temps. Tape. Tape fort.»

L’agent s’exécuta. On entendit un crack léger. Peu de sang sortit.

«Excellent», commenta l’adjoint au préfet de police, courbé pour examiner l’opération. «Maintenant, laisse la pierre à côté de la tête. Un peu plus à droite. Il faut qu’elle paraisse avoir rebondi, après l’impact, à une distance courte.» À l’improviste, il se redressa. «Eh, mais qu’est-ce qui se passe ? J’ai entendu un click ! Quel est l’idiot qui prend des photos ?»

Le journaliste ami, surnommé Bonsai, indiqua un collègue non loin, avec un Hasselblad dans les mains. «C’est ce Français, là ! Je l’ai vu, moi !»

L’adjoint au préfet de police tomba sur l’étranger. Il le gifla. «Maintenant tu me donnes ta pellicule, sale merde !»

Le Français eut l’air plus étonné qu’endolori. Il fit signe que non. Il chercha à cacher son appareil photo.

« Fais gaffe, je vais te le casser», gronda l’adjoint au préfet de police.

Il n’y parvint pas à temps car un deuxième photographe, probablement italien, fit son apparition. Il faisait une image, il s’approchait, il faisait une image de nouveau.

Il était évident qu’il n’y avait rien à faire. L’adjoint au préfet de police entendit l’agent plus jeune l’appeler. Il laissa tomber les photographes et se rapprocha. «Putain, quoi encore ?»

«Il continue à respirer. Même avec la tête fracassée.»

«Quelqu’un a appelé une ambulance ?» L’adjoint au préfet de police agita les mains pour les photographes et d’éventuels journalistes. Plein de gens arrivaient. Même la télé. «Non ? Eh, mais vous êtes vraiment fous ! Qu’est-ce que vous attendez ?»

«J’y ai pensé, moi», dit l’un des gendarmes. «Ils arrivent.»

«Heureusement. Un moins imbécile que les autres.»

Juste à ce moment-là, le véhicule des secours arriva toute sirène hurlante. Il freina brutalement. Les brancardiers descendirent, ils ouvrirent la civière.

L’adjoint au préfet de police pointa le corps sanguinolent du garçon. «Il a l’air mort.»

«Non, il n’est pas mort», dit le jeune agent. «La poitrine se lève et s’abaisse un peu.»

«C’est vrai, je le vois moi aussi, d’ici», confirma le gendarme.

«Bon, il est presque mort. Sous une pluie de pavés, comme celle-là…» L’adjoint au préfet de police observa le corps frêle qui était soulevé avec précaution, étendu sur le brancard, introduit dans l’ambulance. «Où est-ce que vous l’emportez ?»

«À l’hôpital.»

«Quel hôpital ?»

«Le plus proche.»

«C’est le ministre qui vous l’a dit ?»

Les brancardiers se regardèrent, déconcertés. «Et ça serait qui, ce ministre ?»

L’adjoint au préfet de police était sur le point de répondre, mais il ne le fit pas. Ceux-là ne savaient rien. Il soupira. Il se sentait fatigué. «Prenez la carcasse et emportez-la. Plus vite on en aura fini avec cette histoire, mieux ça sera.»

Les brancardiers ne commentèrent pas. Ils recueillirent le mort, ou le moribond, avec toutes les précautions nécessaires. Ils fermèrent les portières. L’ambulance fila au son aigu et cadencé de la sirène. Les appareils photo crépitaient en continu. Il y avait du soleil ; sans ça, l’adjoint au préfet de police aurait été ébloui par les flashs. Il se sentait étourdi. Il retrouva tout de même la lucidité suffisante pour revenir vers le coin de la place souillé de sang, et éloigner la pierre d’un coup de pied. Elle ne servait plus à rien. Dans un hôpital quelconque, le plus naïf des médecins allait repérer le trou de la balle et comprendre. Le ministre les avait roulés.

Il chancela, sans bien savoir quoi faire. Il se redressa seulement à l’arrivée du préfet de police en personne. Il était en train de fendre la foule, il venait directement vers lui. Il semblait furibond, il bousculait les journalistes qui tentaient de lui poser des questions. Quand il arriva devant son subordonné, il l’attira derrière une rangée de jeeps.

« Mais qu’est-ce que tu me fabriques ?», lui siffla-t-il à l’oreille. «C’est quoi, cette idée des coups de pierre ?»

L’adjoint au préfet de police réagit. Après tant de tensions, il n’acceptait pas un reproche gratuit. «Le projectile n’est pas resté dans le corps. Il a fait un trou pour entrer et un pour sortir. Des petits trous minuscules. La pierre, ça pouvait être une idée.»

«Tu crois que personne ne va s’en apercevoir ?»

«Dans un hôpital normal, ils vont s’en apercevoir, si. J’espérais que le ministre serait plus intelligent.»

Le préfet de police soupira. «Les gens comme lui ne sont jamais.» Il donne une bourrade à l’épaule de son adjoint. «Sois tranquille. On aura des ennuis, mais sans conséquences…» Il sourit finalement. «Qu’est-ce que tu as à faire, maintenant ?»

«Rien de spécial. Les tâches ordinaires.»

«Tu saurais fabriquer des cocktails Molotov ?»

L’adjoint au préfet de police fut surpris par la question. «Je crois que oui… Cela ne devrait pas être difficile.»

«Alors, suis-moi. Ma voiture est garée pas loin d’ici.»

Alors qu’ils regagnaient le parking, l’adjoint au préfet de police demanda : «Mais le type, il est mort ou vivant ?»

Il obtint la réponse à laquelle il aurait dû s’attendre. «Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?»

Il était 19 heures. Sur Manama, le soleil entamait sa descente.

(*) Derniers ouvrages parus en français : Tortuga, Rivages, 2011 et Nous ne sommes rien, soyons tout !, Rivages/Noir, 2010.

 Texte traduit par T. L.

Valerio Evangelisti

Source




Edité par T 34 - 02 Aug 2011 à 23:14
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Répression antisyndicale à Bahreïn

 
Bruxelles, le 23 août 2011 (CSI en ligne) : Les autorités de Bahreïn intensifient la répression exercée à l’encontre du mouvement syndical du pays, en procédant à de nouveaux licenciements et suspensions de travailleurs/euses en raison de leur participation réelle ou soupçonnée aux actions syndicales et politiques cette l’année. Les fonctionnaires sont particulièrement visés, notamment dans le secteur de la santé, de l’éducation et dans les services municipaux, dans la mesure où les autorités cherchent à nettoyer le secteur public en visant les travailleurs/euses exprimant des opinions politiques que le gouvernement n’approuve pas.

Les licenciements ont, en effet, augmenté depuis juin et les fonctionnaires qui font l’objet de licenciements déclarent avoir été contraints de comparaître devant un conseil disciplinaire sans aucune possibilité d’organiser une défense quelle qu’elle soit. Il va de soi que les résultats de ces auditions sont prédéterminés. Le ministre du Travail, Jamil Humaidan, a décliné toute responsabilité en ce qui concerne le secteur public, donnant effectivement le feu vert aux licenciements en cours.

Cette année, quelque 2.600 travailleurs/euses tant du secteur public que privé ont été licenciés, et 361 autres ont été suspendus. En dépit des nombreuses promesses affirmant le contraire, le gouvernement n’a pas réintégré les travailleurs/euses licenciés illégalement. Selon la General Federation of Bahraini Trade Unions (GFBTU), seuls 134 travailleurs/euses ont été réintégrés à ce jour. Un grand nombre de ces travailleurs avaient été contraints d’accepter des conditions inacceptables, et en effet illégales, afin de récupérer leur emploi - notamment en acceptant de ne pas prendre part à de futures activités politiques, en renonçant au droit de participer à des actions en justice contre le gouvernement et en acceptant de ne plus adhérer à leur syndicat.

Six membres du Conseil exécutif de la GFBTU sont toujours licenciés ainsi que 44 membres du Conseil exécutif de syndicats affiliés à la GFBTU. Il est extrêmement préoccupant que Mme Jalila al Salman, vice-présidente de la Bahrain Teachers Association, et Roula al-Saffar, directrice de la Bahrain Nursing Society, doivent comparaître devant un tribunal militaire la semaine prochaine, bien que toutes deux soient civiles. Il est fort peu probable qu’elles aient droit à un jugement équitable sur les chefs d’accusation douteux liés aux protestations de cette année. Elles n’ont été libérées sous caution que récemment à la suite d’un emprisonnement pendant plusieurs mois, durant lequel elles auraient été soumises à des tortures et à des traitements dégradants durant leur détention.

« Le gouvernement de Bahreïn poursuit sa campagne de mesures punitives contre les travailleurs/euses qui ont simplement exercé leurs droits en vertu du droit international, source d’une réelle souffrance tant pour eux que pour leur famille. Les syndicalistes emprisonnés doivent être libérés sans délai, et tous les travailleurs/euses licenciés illégalement doivent être réintégrés », a affirmé la secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow. « Au lieu de maintenir leur approche destructive et répressive, les autorités devraient engager un dialogue constructif avec la GFBTU afin de régler des questions pressantes, notamment la création d’emplois, les relations de travail et un plus vaste programme de réelles réformes ».


Reprimen manifestaciones pacíficas en Bahrein



Edité par T 34 - 30 Aug 2011 à 02:48
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La police du Bahrein assassine un jeune de 14 ans durant une manifestation
 
Un adolescent chiite est mort aujourd'hui après avoir été atteint au visage par une bombe lacrymogène tirée par les forces de l'ordre pour disperser une manifestation à Bahreïn, a indiqué le groupe d'opposition Al-Wefaq.

Jawad Ahmed al-Cheikh, 14 ans, a été tué dans le village chiite de Sitra lors d'une petite manifestation après les prières pour l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, a précisé la principale organisation de l'opposition chiite sur sa page Facebook.

Elle a diffusé une photo de la victime avec son visage couvert de sang, en affirmant que les gaz lacrymogènes avaient été lancés d'une courte distance contre les manifestants.

Citée par l'agence officielle BNA, la police a affirmé avoir été informée par le centre médical de Sitra qu'"un enfant mort y avait été amené à 9h15" (8h15 à Paris). Elle a précisé que les gens qui l'avaient conduit au centre "n'avaient pas donné d'information" sur les circonstances de sa mort.

 

Policía de Bahréin asesina a joven de 14 años durante protesta

Represión policíal en Bahrein deja adolescente muerto durante protesta


Bahreïn: appel à fermer les tribunaux d'exception, maison du chef du Wefaq attaquée


MANAMA - Le principal mouvement de l'opposition chiite de Bahreïn, Al-Wefaq, a réclamé la fermeture des tribunaux d'exception, mis en place après la répression au début de l'année des manifestations pro-démocratie, et déploré une attaque contre la maison de son chef.

Dans un communiqué parvenu mardi à l'AFP, le Wefaq a demandé la fermeture des tribunaux militaires et l'abrogation de tous leurs verdicts, la libération de tous les détenus politiques et l'amorce d'une véritable réforme politique pour surmonter la crise dans ce petit royaume du Golfe.

Le Wefaq, qui avait participé en juillet à un dialogue national avant de s'en retirer en affirmant qu'il ne représentait pas la volonté du peuple, a réitéré ses revendications d'un gouvernement élu et d'une Assemblée élue disposant des pleines prérogatives.

La tension persiste à Bahreïn, un pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Le Wefaq a ainsi dénoncé une attaque lancée par les forces de sécurité mardi dans une banlieue chiite de Manama contre la résidence de son chef, cheikh Ali Salmane, endommageant sa voiture et des caméras de surveillance.

Deux jours auparavant, la même résidence a été la cible de tirs de balles en caoutchouc et de bombes à gaz lacrymogène, a ajouté le Wefaq, déplorant une multiplication des attaques nocturnes qui font des blessés dans plusieurs régions de Bahreïn.

Un porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU (HCDH) a averti mardi que la situation à Bahreïn était toujours tendue et imprévisible.

Nous continuons à recevoir des informations faisant état de la répression de petites manifestations et avons noté qu'il y a au moins 264 personnes en instance de jugement, parmi lesquels des manifestants, a-t-il déclaré à Genève, ajoutant que nombre d'entre eux pourraient être jugés devant le Tribunal de sécurité nationale, qui est en fait une cour de justice militaire.

Dimanche, le roi de Bahreïn, cheikh Hamad Ben Issa Al-Khalifa, a annoncé qu'il accordait son pardon aux protestataires l'ayant insulté durant les manifestations pro-démocratie.

Cette grâce s'applique à une jeune étudiante chiite, Ayat al-Gormezi, condamnée en juin à un an de prison et remise ensuite liberté conditionnelle après son arrestation en mars pour avoir lu des poèmes jugés insultants pour la famille royale.

La grâce royale s'applique à la poétesse bahreïnie Ayat al-Gormezi, a indiqué mardi l'Autorité des affaires de l'information dans un communiqué.

La vague de protestations populaires et sa répression ont fait 24 morts à Bahreïn entre la mi-février et la mi-mars, selon Manama. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.

 
 
 


Edité par T 34 - 10 Sep 2011 à 03:42
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Bahreïn/Parlement: appel à sa dissolution

 
09/09/2011
 
Le principal mouvement de l'opposition chiite à Bahreïn, Al-Wefaq, a appelé ce vendredi à la dissolution du Parlement duquel il s'est retiré, deux semaines avant des élections partielles dans ce pays du Golfe.

Dans un communiqué publié au terme d'une marche de protestation dans une banlieue de Manama, Al-Wefaq a demandé dans un communiqué "l'annulation des élections et la dissolution de cette chambre handicapée pour engager un règlement politique qui exprime une réelle volonté populaire". Il a appelé ses partisans à boycotter le scrutin du 24 septembre, organisé pour pourvoir les sièges de ses 18 députés - sur les 40 élus de la Chambre - qui avaient démissionné pour protester contre la violente répression à la mi-mars des protestations réclamant des réformes démocratiques.

Plaidant pour "la tolérance" et "la coexistence pacifique" à Bahreïn, un petit pays à majorité chiite mais dirigé par une dynastie sunnite, Al-Wefaq a réaffirmé qu'un règlement de la crise passait par l'élection d'une Chambre "disposant de pleines prérogatives" et d'"un gouvernement élu".

Des milliers de personnes ont participé aujourd'hui à une marche dans la localité d'Al-Mouqachaa sous le slogan "Pas de concessions", à l'initiative du parti chiite et à laquelle a participé son chef, cheikh Ali Salmane. Les participants ont arboré le drapeau national lors de la marche, marquée par une forte présence de femmes, drapées de l'abaya noire, l'habit traditionnel des femmes du Golfe, selon une vidéo mise en ligne par Al-Wefaq sur sa page Facebook.

Des rassemblements ont eu lieu ces derniers mois de manière sporadique dans des villages chiites: fin août, Al-Wefaq avait déploré la mort d'un adolescent chiite lors d'une manifestation. Hier, un photographe d'une agence de presse a été blessé lors de heurts entre les forces de sécurité et les auteurs d'"actes de sabotage" à Aly, un village chiite près de Manama, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur cité par l'agence officielle Bna, sans autre précision.

La vague de protestations populaires et sa répression ont fait 24 morts à Bahreïn entre la mi-février et la mi-mars, selon Manama. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
 
 

Bahrein: et si on déplaçait les Chiites?!!

L’ex- conseiller du régime monarchique des al-Khalifa, Salah al-Bandar, a affirmé que « la monarchie cherche à déplacer les Chiites à Bahreïn pour en faire une minorité dans le pays, ajoutant que la répression des manifestations publiques se poursuit grâce aux forces saoudiennes ».

Selon le site Tawafok, cité par le site internet iranien Mehrnews, l’ex-conseiller aux affaires du conseil des ministres, (un britannique d’origine soudanaise) a déclaré que « le régime estime que la stabilité du Bahreïn dépend du fait de transformer les chiites en une minorité ».Bandar a précisé : «Le régime a profité des bons services du ministre égyptien de l’Intérieur pour contrôler les chiites », ajoutant que « le plan des al-Khalifa consiste à garder les jeunes chiites marginalisés de la société, dépourvu de tout rôle national efficace ».Il a révélé dans son rapport, intitulé le rapport de Bandar, que le « régime s’emploie à réduire la majorité chiite pour qu’elle ne représente que 20 à 30 pour cent de la population bahreïnie, et l’a traitée comme une classe de troisième rang » !

Pour ce faire, 23 000 emplois ont été crées en 2004 et dont plus de 19 mille ont été occupés par des étrangers.L’ancien conseiller a ajouté que « le régime a tenté de multiplier les possibilités d’emploi pour les chiites à l’étranger afin de les inciter à migrer hors du pays et transformer le Bahreïn en un pays sunnite » !Bandar indique dans son rapport que « la famille Al-Khalifa a ordonné de ne discuter aucun dossier sur la naturalisation dans les sessions parlementaires quelques soient les circonstances ».

Soulignant toutefois, que « le régime a accordé la nationalité bahreïnie à plus de 15 000 sunnites venant du Koweït, de la Jordanie, de l’Egypte et du Maroc ».Dans le même contexte, l’ancien conseiller a révélé que le régime à former une force de sécurité spéciale dirigée par la Garde nationale juste pour affronter les chiites et réprimer toute forme d’opposition.Il a ajouté: « Le régime monarchique planifie de réformer tous ses cadres qui sont en mesure d’empêcher toute participation chiite au pouvoir et ce en les embauchant dans la sécurité nationale du Bahreïn ».

Sur le terrain, le militant politique bahreïni Hani al-Raïs, a affirmé dans une interview à la chaîne satellitaire iranienne arabophone alAlam que « les mouvements de protestation, qui se poursuivent jour et nuit et qui revendiquent le minimum de leurs droits de citoyens, ne cesseront pas malgré les pratiques répressives du pouvoir bahreïni et de l’armée d’occupation saoudienne, qui surveille et espionne le peuple bahreïnie dans sa vie privée et publique »!

Al-Raïs a souligné que « le pouvoir bahreïni refuse toujours de céder à la volonté du peuple, poursuit sa politique de pression et de terreur contre les citoyens de Bahreïn, refuse toujours la reconstruction et la rénovation des mosquées que les forces mercenaires des al-Khalifa et de l’Arabie Saoudite ont détruites ».Par ailleurs, Hani al-Raïs a dénoncé les arrestations des pèlerins bahreïnis, parmi eux des enfants, à leur retour de l’Arabie saoudite, après avoir accompli le pèlerinage de l’Omra !

Et de conclure qu’ « en dépit de toutes les pratiques menées par les autorités du Bahreïn, et malgré son recours aux forces étrangères saoudiennes, émiraties, voire américaines et européennes et autres, n’a pas réussi à briser la force de l’opposition bahreïnie (..). Le peuple du Bahreïn ne reconnaît pas ce gouvernement qui a exercé une répression contre lui, qui a tué des gens, qui a déplacé des personnes dans différentes capitales du monde arabe, ce peuple exige désormais le départ des Al-Khalifa.. »

A ce titre, l’expert stratégique, Amin Hoteit a dénoncé la mission du CCGP dans le golfe Persique qui consiste à exécuter un agenda américano- sioniste, basée sur une stratégie pour incendier les conflits dans la région et versait de l’huile sur le feu.Interrogé par alAlam, Amin Hoteit a souligné que « le CCGP joue un rôle essentiel dans la stratégie des États-Unis dans la région et qui consiste à fomenter la sédition et à verser de l’huile sur le feu, sans compter son rôle financier et ou encore à travers les médias. Et donc, là où se trouve un système qui résiste dans n’importe quel domaine, vous trouverez en face le CCGP s’appliquant à faire pression par tous les moyens pour réduire à néant toute volonté de résistance ou de réforme ».

Et de souligner : « l’intérêt des pays du CCGP est d’empêcher tout mouvement populaire de voir le jour afin de préserver le prestige du régime ou sa souveraineté, parce qu’ils savent que si un tel mouvement était permis, toute la région sera contaminée. C’est la raison pour laquelle, les forces saoudiennes sont entrés dans un pays arabe pour écraser la révolution pacifique à Bahreïn, et nous avons vu la manière avec laquelle le CCGP a traité la question du Yémen »…Dans le même contexte, le quotidien britannique The Independent a dénoncé la vente d’armes de la part de la Grande-Bretagne au régime bahreïnie, estimant que « la GB trempe ainsi ses mains dans le sang des citoyens à Bahreïn, ce qui est pour le moins que l’on puisse dire honteux » selon les termes du quotidien.

Le journal a jugé ce genre d’acte de la part du gouvernement de «pratique inacceptable voire d’inquiétant parce qu’il ne provoque aucun sentiment de culpabilité, ni de la part des autorités britanniques ou des fabricants d’armes ».Et de poursuivre que « ce n’est pas parce que l’industrie de l’armement emploie des milliers en Grande-Bretagne, qu’elle réalise des sommes colossales au niveau des exportations du pays, qu’il est permis de la défendre comme une valeur morale essentielle ».

IRIB


Barheïn : milliers de manifestants attaqués

 
Des milliers de manifestants, rassemblés à l'occasion des funérailles d'un homme décédé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, ont été dispersés par la force vendredi dans le village chiite de Sitra à Bahreïn, a affirmé le principal parti de l'opposition chiite.

"Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants, alors que la majorité d'entre eux quittaient les lieux à la fin des obsèques", a déclaré Matar Matar, l'un des dirigeants du parti Al-Wefaq. "Tôt ou tard, le peuple vaincra", scandait la foule en deuil, a indiqué cet un ancien député, en soulignant qu'il s'agissait de la "deuxième victime en deux semaines à Sitra".

 

Bahrein: militares atacan manifestación popular contra la monarquía

 
 

 
 


Edité par T 34 - 25 Sep 2011 à 00:58
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Bahreïn: un manifestant condamné à la peine de mort

MANAMA (AP) — Un tribunal de Bahreïn a condamné jeudi un protestataire à la peine de mort pour avoir tué un policier au cours de la vague des manifestations anti-gouvernementales qui ont secoué le petit royaume du Golfe en février-mars, a rapporté un avocat.

Mohsen al-Alaoui a précisé que ce tribunal spécial, mis en place pendant l'état d'urgence, avait également condamné des médecins et des infirmières à des peines d'emprisonnement pour avoir soigné des protestataires blessés lors du mouvement de contestation en faveur de réformes.

Treize membres du corps médical ont écopé de 15 ans de réclusion. Les autres se sont vu infliger des peines d'emprisonnement plus courtes. Tous étaient accusés de crimes contre l'Etat.

 

Bahreïn : Au terme d'une parodie de procès, la justice militaire confirme la condamnation de 21 manifestants

 
Des dizaines d'individus considérés par les autorités comme des ennemis politiques ont été jugés par des tribunaux militaires.

Amnesty International

28 septembre 2011

Le jugement rendu mercredi 28 septembre par un tribunal militaire de Bahreïn, qui confirme la condamnation d'un groupe de militants influents appartenant à l'opposition, a illustré une nouvelle fois l'iniquité inhérente de cette procédure, a déclaré Amnesty International ce même jour.

En moins de cinq minutes, la Cour d'appel pour la sûreté nationale de Manama, administrée par l'armée, a confirmé la condamnation de sept des accusés à la réclusion à perpétuité et celle de 14 autres, dont sept jugés par contumace, à des peines plus courtes.

Les accusés avaient présenté un recours contre leur déclaration de culpabilité et les condamnations prononcées en juin par le Tribunal de première instance pour la sûreté nationale, également une juridiction militaire ; on leur reprochait d'avoir voulu changer le système politique et d'avoir prôné la violence lors de manifestations en faveur de la réforme plus tôt cette année. Ils nient tous ces accusations.

« En confirmant la décision initiale, le système de justice militaire de Bahreïn montre une nouvelle fois qu'il n'a aucunement l'intention de respecter les normes internationales d'équité des procès lorsque les accusés sont considérés par les autorités comme des ennemis politiques », a déploré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Ces hommes n'auraient jamais dû être déférés devant un tribunal militaire. »

D'après un observateur présent dans la salle d'audience, c'est vêtus en civil que les accusés ont été conduits devant le juge, ce qui a suscité l'espoir qu'ils soient remis en liberté.

Des fonctionnaires ont empêché les accusés de parler à leurs proches se trouvant dans la salle, sans doute pour les punir d'avoir entamé une grève de la faim samedi 24 septembre afin de protester contre l'arrestation de 45 femmes et jeunes filles lors de manifestations s'étant déroulées la veille.

Après le prononcé du jugement, les accusés ont été autorisés à s'entretenir avec leurs avocats en privé ; ils prévoient de former un pourvoi devant la Cour de cassation de Bahreïn, qui relève du système de justice civil. Cependant, la Cour de cassation examinera uniquement les questions de procédure et non pas la nature des charges retenues, les éléments de preuve produits, ni les allégations de torture formulées par certains des accusés.

Les autorités bahreïnites n'ont ouvert aucune enquête indépendante et impartiale sur les allégations de torture de certains des accusés dans cette affaire, dont Abdulhadi al Khawaja, militant de premier plan en faveur des droits humains.
 
« Après ce résultat par trop prévisible, il est grand temps que le roi de Bahreïn, Hamad bin Issa al Khalifa, mette un terme à cette parodie de justice une bonne fois pour toutes, en ordonnant la libération immédiate des accusés ou, tout du moins, l'ouverture d'un nouveau procès devant un tribunal civil légalement constitué », a conclu Malcolm Smart.

 

Un tribunal militaire de Bahreïn déclare des professionnels de la santé coupables

Amnesty International

Un tribunal militaire de Manama a déclaré jeudi 29 septembre une équipe de médecins et de professionnels de la santé coupables d'avoir tenté de renverser le gouvernement lors des manifestations qui ont eu lieu cette année – ce qu'Amnesty International a qualifié de parodie de justice.

Un tribunal militaire de Manama a déclaré jeudi 29 septembre une équipe de médecins et de professionnels de la santé coupables d'avoir tenté de renverser le gouvernement lors des manifestations qui ont eu lieu cette année – ce qu'Amnesty International a qualifié de parodie de justice.

Lors d'une audience de sept minutes, le président du Tribunal de première instance pour la sûreté nationale, administré par l'armée, a lu les noms des 20 accusés, annoncé leur culpabilité et prononcé des condamnations à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à 15 ans.

Les autorités bahreïnites accusent ces 20 personnes d'avoir fait du complexe médical de Salmaniya, à Manama, où ils travaillaient, le « centre de contrôle » des manifestations appelant à des réformes qui se sont déroulées tout près, au rond-point du GCC (anciennement rond-point de la Perle), aux mois de février et mars. Les accusés ont nié les charges retenues contre eux, notamment incitation à la haine envers le régime, occupation de l'hôpital par la force, vol de médicaments et stockage d'armes dans l'enceinte de l'hôpital.

« Il s'agit véritablement d'accusations grotesques mettant en cause des civils qui s'efforçaient de sauver des vies dans des circonstances extrêmement difficiles, a estimé Philip Luther, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International. Manifestement, si ces professionnels de la santé ont été pris pour cibles, c'est parce qu'ils ont dénoncé la répression gouvernementale visant les manifestants dans des interviews accordées à des médias internationaux.

« Nous avons fait valoir à maintes reprises que les autorités de Bahreïn n'auraient jamais dû recourir à des tribunaux militaires pour juger des civils, notamment des médecins, des enseignants et des défenseurs des droits humains. »

Plusieurs avocats des professionnels de santé, ainsi que des observateurs envoyés par des ambassades étrangères et des ONG bahreïnites de défense des droits humains, ont assisté à l'audience. Les accusés, qui avaient été remis en liberté sous caution, et leurs familles n'étaient pas présents lorsque le jugement a été rendu.

L'un de leurs avocats a déclaré que le groupe ferait appel de cette décision dimanche 2 octobre devant la Haute cour d'appel, qui relève du système judiciaire civil.

Cette semaine, d'autres tribunaux militaires à Bahreïn ont rendu des verdicts de culpabilité et prononcé des peines d'emprisonnement – y compris des peines de détention à perpétuité – contre des défenseurs des droits humains et des enseignants, pour des inculpations liées aux manifestations qui ont secoué le pays en février et mars.

« Le gouvernement en place veut adresser un message ferme à la population : il sanctionnera sévèrement toute personne considérée comme prônant des réformes politiques », a conclu Philip Luther.

Bahréin: Condenan a penas de cárcel a 20 médicos por curar a opositores heridos

 


Edité par T 34 - 01 Oct 2011 à 03:01
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Bahreïn: nouvelles condamnations de chiites à de lourdes peines
 
DUBAI — Trente-six protestataires chiites, dont des étudiants, ont été condamnés lundi à de lourdes peines de prison par un tribunal spécial à Bahreïn pour des affaires liées au mouvement de contestation populaire.

Les 36 personnes étaient jugées dans trois affaires différentes, dont le meurtre d'un Pakistanais au cours du soulèvement qui a secoué ce petit royaume du Golfe de la mi-février à la mi-mars.

Quatorze hommes ont été condamnés à la perpétuité (25 ans) après avoir été reconnus coupables d'avoir battu à mort un Pakistanais "à des fins terroristes" et d'avoir "participé à des rassemblements illégaux", selon le procureur militaire, Youssef Fleifel, cité par l'agence officielle BNA.

Quinze autres ont été condamnés à 15 ans de prison chacun après avoir été reconnus coupables de tentative de meurtre de militaires, de participation à des manifestations et "d'actes de vandalisme" à l'Université de Bahreïn.

Dans le troisième procès, un étudiant a été condamné à 18 ans de prison et six autres à 15 ans de prison, pour "tentative de meurtre" de plusieurs personnes à l'Université, selon l'agence.

L'annonce de ces verdicts intervient alors que les Etats-Unis, l'ONU et plusieurs pays occidentaux ont vivement critiqué les condamnations prononcées la semaine dernière par un tribunal d'exception à l'encontre de médecins et de membres du personnel médical d'un hôpital de Manama et appelé à la libération de tous les prisonniers politiques.

Le procès en appel de ces médecins et membres du personnel médical doit s'ouvrir le 23 octobre devant une cour civile, a annoncé lundi le procureur général bahreini Abdelrahman al-Sayyed, dans un communiqué diffusé par l'agence BNA, sans préciser combien de prévenus avaient interjeté appel.

Le roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, avait affirmé fin août que les civils poursuivis par des tribunaux militaires pour avoir participé au mouvement de contestation pourraient se tourner ensuite vers la justice civile.

Le tribunal d'exception composé de juges militaires et civils a été mis en place en vertu de la loi d'urgence imposée pendant trois mois après l'écrasement du soulèvement à la mi-mars.

Il avait condamné 20 médecins et membres du personnel de l'hôpital Salmaniya, le plus grand de Manama, le 29 septembre à des peines allant de 5 ans à 15 ans de prison.

Les condamnés, parmi lesquels des femmes, ont été reconnus coupables d'avoir incité au "renversement par la force du régime" et aidé les contestataires.

Le mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, déclenché en février par les chiites, majoritaires dans le pays, a été violemment réprimé, avec une trentaine de morts et des arrestations de masse.

Des militants des droits de l'Homme ont affirmé lundi qu'un groupe de 14 opposants et activistes emprisonnés avaient entamé une grève de la faim le 24 septembre et qu'ils n'avaient pas accès aux soins médicaux.

Mohammed Mascati, président de l'Association des jeunes Bahreïnis pour les droits de l'Homme (opposition), a affirmé à l'AFP que l'état de santé d'au moins deux des grévistes de la faim s'était détérioré.

"Abdul Jalil al-Singace et Abdel Wahab Hussein sont tous deux diabétiques, et leur état de santé s'est gravement détérioré", a-t-il dit.

Les deux hommes figurent parmi un groupe de sept chefs de l'opposition condamnés à la perpétuité pour leur rôle dans le mouvement de protestation. M. Hussein est le chef du petit mouvement radical Wafa et M. Singace, est un dirigeant du parti Haq souffrant d'une paralysie des jambes.

Source


Bahreïn: perpétuité confirmée en appel pour des opposants chiites
 
DUBAI — Un tribunal d'exception bahreïni a confirmé en appel mercredi la peine de prison à perpétuité pour sept dirigeants de l'opposition chiite, condamnés pour avoir tenté de renverser la monarchie, a annoncé le procureur militaire, Youssef Fulaifel.

Les condamnés font partie de l'opposition radicale qui a ouvertement appelé pendant le mouvement de contestation populaire de mi-février/mi-mars au départ de la dynastie sunnite des Al-Khalifa et à l'instauration d'une république.

La cour d'appel a également confirmé des peines de prison allant de deux à 15 ans contre sept autres co-accusés, a ajouté M. Fulaifel, cité par l'agence officielle Bna. Tous peuvent se pourvoir en cassation auprès de la justice civile, a-t-il précisé.

Ils ont été reconnus coupables d'avoir "formé et dirigé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique (...) par la force", "d'avoir été en contact avec un groupe terroriste à l'étranger, qui agit dans l'intérêt d'un pays étranger en procédant à des actes hostiles au royaume de Bahreïn" et d'avoir procédé à une "collecte de fonds pour ce groupe".

Les opposants chiites condamnés à la perpétuité sont Hassan Mashaimaa, chef du mouvement Haq, Abdelwahab Hussein, chef du mouvement Wafa, Abdeljalil al-Singace, un membre du Haq souffrant d'une paralysie des jambes, le militant des droits de l'Homme Abdelhadi al-Khawaja, qui a la nationalité danoise, Mohamed Habib al-Moqdad, détenteur d'un passeport suédois, son cousin Abdeljalil al-Moqdad et Saïd Mirza, tous deux membres du Wafa.

L'un des rares sunnites du groupe, Ibrahim Chérif, chef du mouvement Waed, une formation de la gauche laïque, a vu sa peine de cinq ans de prison confirmée.

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a aussitôt appelé à leur libération, estimant que leur procès avait été "inéquitable et arbitraire". "Nous sommes très déçus par le maintien du verdict", a déclaré la secrétaire générale de la FIDH, Khadija Chérif.

Les 14 condamnés font partie d'un groupe de 21 opposants poursuivis dans la même affaire, dont sept étaient jugés par contumace et n'avaient par définition pas fait appel.

L'un des sept accusés jugés par contumace, Saïd Abdelnabi Shihab, avait lui aussi été condamné en première instance à la prison à vie.

De nombreux militants sont jugés depuis des semaines pour leur participation à la contestation, animée par des chiites, majoritaire dans ce pays gouverné par une dynastie sunnite.

La vague de protestation et sa répression ont fait 24 morts en un mois, selon Manama, sans réellement ébranler le régime, qui a reçu le soutien actif de ses puissants voisins du Golfe.

La princesse Nura bint Hamad al-Khalifa est accusé d'avoir partitipé aux tortures.
 
 


Edité par T 34 - 04 Oct 2011 à 04:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Oct 2011 à 20:17

Manifestations et répression au Bahrein

Au Bahrein, pays alliés des Etats-Unis qui héberge sa flotte de guerre, la répression des chiites par la dynastie régnante se poursuit sans que l'ONU ne soit saisie ni que les grands médias s'en émeuvent..

Selon des condamnés chiites la princesse  Noora bint Ibrahim al-Khalif, cousine de la reine aurait directement participé à leur torture avec des bâtons et des tuyaux en caoutchouc. Ainsi le docteur Nada Dhaif, 36 ans, condamnée à  15 ans de prison la semaine dernière pour avoir soigné des manifestants blessés, a allégué que la princesse avait été impliquée dans son interrogatoire en mars. Dhaif a déclaré : « Elle m'a giflé, m'a battu et m'a traité de truie chiite. Elle a enroulé un câble dans des mes oreilles et m'a donné des décharges électriques. » La presse anglo-saxonne livre d'autres témoignages allant dans ce sens.

Dans un communiqué Amnesty international précise que le 28 septembre dernier suivant une procédure expéditive la Cour d’appel pour la sûreté nationale de Manama, administrée par l’armée, a confirmé la condamnation intialement prononcée par le Tribunal de première instance pour la sûreté nationale de 21 personnes (dont le Dr Dhaif) parmi lesquelles sept sont condamnées à la prison à vie.

Le mouvement de contestation malgré la violence des mesures policières et extrapolicières (enlèvements, licenciements d'agents publics, destruction de lieux de culte) se poursuit. Le 23 septembre dernier des manifestants arborant le slogan "ready to die for Bahrain" ("prêt à mourir pour le Bahrein") qui cherchaient à rallier le rond-point du Conseil de la coopération du Golfe (appelée ainsi du fait de l'intervention militaire des pays membres de ce Conseil, autrefois son nom était le rond-point de la Perle) ont été arrêtés. Parmi les personnes appréhendées se trouvent 38 femmes et sept jeunes fille accusées de « rassemblement public illégal », d'émeute et d'agressions contre les forces de sécurité. Toujours selon Amnesty "aucun mandat d'arrêt ne leur a été présenté, il n'y avait pas d'avocat présent lorsqu'elles ont été interrogées et certaines d'entre elles auraient été torturées ou soumises à d'autres formes de mauvais traitements".

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2011 à 18:04

Geneviève Garrigos. Des grenades d’origine française ont été utilisées contre les manifestants au Bahreïn

Présidente d’Amnesty international France.

Place de la Perle. Le 17 février les forces de sécurité bahreïnies tirent à balles réelles sur les manifestants. Cinq morts. Sur la place nous identifions des cartouches de gaz lacrymogène et des balles multicoups en caoutchouc de 37 mm fabriquées aux États-Unis, des grenades libérant dix-huit fragments de caoutchouc, à l’explosion, d’origine française. 
Depuis des années, des pays européens et les États-Unis ont vendu armes et munitions à des régimes répressifs de la région. Certes, elles ont été suspendues mais ces gouvernements, aujourd’hui solidaires des populations qui aspirent à la démocratie, n’en restent pas moins ceux qui fournissaient des armes utilisées pour tuer, blesser et arrêter arbitrairement des milliers de manifestants pacifiques. Des armes toujours employées en Syrie et au Yémen. La position commune du conseil de l’Union européenne impose des règles contraignantes pour le contrôle des exportations d’armement. Les États membres doivent utiliser les critères énoncés par ce texte, dont le respect des droits humains dans le pays destinataire, pour autoriser les demandes d’exportation d’armes qui leur sont soumises. 
Pourtant, le rapport du ministère de la Défense au Parlement sur les exportations d’armement de la France en 2010, 
rendu public fin octobre, fait état 
d’exportations vers la Tunisie, 
le Yémen, la Libye, l’Égypte et le Bahreïn. Un rapport incomplet. Sur quel fondement ont été autorisées les ventes ? 
Pour quelle utilisation ? En passant 
par quel intermédiaire ? Qu’en est-il 
des équipements de maintien de l’ordre 
et de police ?

Les parlementaires devraient disposer d’informations claires pour remettre en cause la politique d’exportation chaque fois qu’elle n’apporte pas de garanties suffisantes pour les droits fondamentaux. Depuis le début de la mandature ils n’ont pas auditionné le ministre, questionné cette opacité. Ils en ont le pouvoir. Faudra-t-il d’autres places de la Perle pour qu’ils l’exercent ?

Geneviève Garrigos,

Source

 

Miles de personas manifiestan en bahrein contra el régimen monárquico

 


Edité par T 34 - 18 Nov 2011 à 23:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Nov 2011 à 18:50

Bahreïn: l'opposition dénonce des abus systématiques des droits de l'Homme


DUBAI - Le principal groupe de l'opposition chiite à Bahreïn, Al-Wefaq, a dénoncé mardi des abus systématiques et programmés de la part des autorités dans la répression des manifestants pro-démocratie.

Pour leur part, trois organisations de défense des droits de l'Homme proches de l'opposition ont publié leur propre rapport sur la répression dans le royaume, à la veille de la publication par une commission d'enquête indépendante de son rapport.

La répression depuis février du mouvement de protestation est basée sur un travail systématique, lié à une politique programmée du gouvernement, écrit le Wefaq, en réaction au gouvernement qui a admis lundi un recours excessif à la force et de mauvais traitement des détenus.

Les flagrantes violations des droits de l'Homme ont dépassé les limites du raisonnable (...) des milliers (de personnes) ayant été victimes de 40 formes de torture, ajoute le Wefaq dans un communiqué, estimant que cela n'aurait pas été possible sans que des gens hauts placés en aient eu connaissance.

Le pouvoir est totalement responsable des violations commises, accuse le Wefaq en faisant état de plus de 40 personnes tuées, d'arrestations, de milliers de cas de torture, de plus de 3.000 licenciements et de la suspension de centaines d'étudiants.

Une commission d'enquête indépendante formée de cinq juristes renommés doit rendre mercredi son rapport sur la répression du mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, animé par des chiites, majoritaires dans le pays.

La répression des protestations ont fait entre la mi-février et la mi-mars 24 morts, dont 4 policiers, selon les autorités.

Trois organisations des droits de l'homme ont pour leur part annoncé lors d'une conférence de presse leur propre rapport, accusant les autorités d'usage excessif et souvent injustifié de la violence.

Selon le rapport, 45 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis février, 1.500 arrêtées arbitrairement --dont plus de 500 toujours détenues-, 2.710 licenciées et 477 étudiants empêchés de poursuivre leurs études.

Sur 1.374 personnes arrêtées, 1.330 ont confirmé avoir été soumises à la torture, affirme le rapport. Ses auteurs assurent avoir rassemblé, à travers des centaines de témoignages de tortures, les noms d'au moins 50 responsables des services de sécurité identifiés comme étant directement impliqués ou ayant supervisé ou ordonné des tortures.

Source

 


Edité par T 34 - 13 Dec 2011 à 06:53
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Quand le Bahrein se rappelle au « bon souvenir » de la Ligue arabe

Par Louis Denghien, le 2 janvier 2012 

Manifestants chiites à Manama, le 1er janvier : l'année commence mal pour les pétro-monarchies...

Nous l’avions (là encore) bien dit (voir notamment nos articles « La Ligue arabe va-t-elle devoir suspendre les monarchies du Golfe ? » et « Le deuxième printemps arabe en avance dans le Golfe », mis en ligne les 24 et 29 novembre) : les donneurs de leçons couronnés du Golfe auraient eux aussi, plus tôt que tard, à faire face aux exigences démocratiques de leur population. Après les troubles intervenus en novembre dernier en Arabie Séoudite et surtout au Koweit, voilà que le Bahrein fait à nouveau parler de lui à la rubrique « contestation populaire » : dimanche soir 1er janvier, des centaines – peut-être des milliers – de chiites sont descendus dans les rues des principales villes du royaume, notamment à Sitra et Manama (la capitale), pour protester contre la mort de l’un des leurs, un adolescent de 15 ans victime samedi d’un projectile tiré par les forces de l’ordre au cours d’un rassemblement réprimé. Entre autres choses, les manifestants réclamaient rien moins que la fin de la dynastie sunnite au pouvoir.

Zut ! le Bahrein secrète son propre « observatoire des droits de l’homme » !

Les diverses manifestations de dimanche ont été réprimées avec la même vigueur et un jeune manifestant a été grièvement blessé à la tête par un tir tendu de grenade lacrymogène, selon un ancien élu de l’opposition chiite, Matar Matar. De son côté, Nabil Rajab, président du « Centre de Bahrein pour les droits de l’homme » a indiqué que « des dizaines de personnes ont été incommodées par les gaz lacrymogènes ou blessées« , ajoutant qu’elles ont été « traitées dans les maisons par des médecins volontaires, de peur d’être arrêtées à l’hôpital« .

Du côté du pouvoir monarchique, sunnite et un rien autocratique, l’agence officielle BNA dénonce « un groupe de saboteurs » ayant organisé une « marche illégale, bloqué les rues et lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction de la police », ajoutant que cette même police bahreinie a été victime, vendredi 30 décembre, d’une embuscade tendue contre une de ses patrouilles : pas moins de oze « saboteurs » ont été d’ailleurs arrêtés dima,nche en liaison avec cet incident. Enfin on apprenait dimanche qu’une bombe de faible puissance avait explosé dans un bus stationné près de l’ambassade britannique à Manama, sans apparemment avoir fait de victimes.

Une chose est certaine : le mouvement de révolte chiite, brutalement réprimé en février et mars 2011 par les troupes du roi Hamad al-Khalifa et surtout celles dépêchées en catastrophe par le grand voisin séoudien, ce mouvement vient de se signaler à nouveau à l’attention des observateurs, arabes  et occidentaux. On sait qu’à l’époque, la diplomatie occidentale s’était globalement accommodée de cette répression émanant d’alliés géostratégiques et de partenaires économiques. Mais cette fois, si la crise s’amplifie, on attend avec intérêt les communiqués d’Alain Juppé et de ses collaborateurs, jusque-là un rien « polarisés »  – pour ne pas dire « omnubilés » – sur la cas syrien.

Le Golfe n’est pas sortie de cette auberge-là…

De fait, la crise bahreinie n’a pas de raisons objectives de s’apaiser : rien n’y fait, les chiites représentent toujours dans les 70% des 1,2 millions d’habitants du royaume à dynastie sunnite, et ils sont toujours considérés par cette dernière comme de possibles ennemis de l’intérieur, et traités en conséquene en citoyens de seconde zone. Et ce qui est vrai au Bahrein l’est aussi, à différents degrés, au Koweit, en Arabie Séoudite ou dans les Emirats arabes unis : la Ligue arabe se prépare des dossiers au moins aussi « sensibles » que celui relatif à la Syrie !

Les régimes pétro-monarchiques, tous plus ou moins concernés, ces derniers mois, par un mécontentement socio-religieux (voir aussi notre article « Ligue arabe : hypocrisie tous azimuts », mis en ligne le 28 novembre), ne manqueront pas de dénoncer la main de l’Iran dans cette ébullition chiite. Et il est possible que la République islamique, dans le collimateur des Américains et de leurs affidés golfistes depuis des années, prodigue toutes sortes d’encouragements aux minorités, ou plutôt aux majorités chiites des monarchies. C’est de bonne guerre politique, une guerre que les dynastes plus ou moins wahabites et complètement pro-américains – et donc de fait pro-israéliens – ont commencée, notamment en Syrie. Outre les éventuelles déclarations d’un Juppé, on attend de pied ferme les commentaires d’al-Jazeera et d’al-Arabiya sur ce sujet délicat. En tout cas, les sponsors et décideurs de la Ligue arabe

Plus globalement, on retiendra qu’alors que l’Iran fait entendre puissamment sa voix du côté du détroit ô combien stratégique d’Ormuz, le ciel proche-oriental ne cesse décidément de se couvrir. Mais qui sont les principaux responsables de cette dégradation du « climat » dans la région ? Certainement pas, quoiqu’en disent L’Express, Libération ou Le Figaro, l’Iran et la Syrie !

Bahreïn: Certains verdicts rendus contre des opposants vont être révisés

Les autorités de Bahreïn ont annoncé ce lundi la création d'une commission judiciaire chargée de réexaminer certains verdicts rendus par des tribunaux militaires contre des participants aux manifestations antigouvernementales de l'an dernier.

Des magistrats civils siègeront à la commission chargée de réviser les verdicts en question, lesquels ne pouvaient être contestés en appel.

Des cas de morts sous la torture

Cette décision, dont rend compte l'agence de presse bahreïnie BNA, intervient à la suite des recommandations formulées par les enquêteurs nommés par les autorités pour se pencher sur les troubles de l'an dernier et la répression du mouvement de contestation.

Les tribunaux militaires ont prononcé cinq condamnations à mort et condamné plusieurs dirigeants de l'opposition à des peines de réclusion à perpétuité pour avoir organisé des manifestations, qui ont rallié essentiellement des chiites, la communauté majoritaire dans ce royaume dirigé par un souverain sunnite. L'enquête diligentée par le pouvoir sur les manifestations de l'an dernier a conclu que les personnes arrêtées avaient été systématiquement soumises à de mauvais traitements et étaient dans certains cas mortes sous la torture.

Torture de détenus à Bahreïn: la démission du gouvernement réclamée

La police de Bahreïn a tiré des gaz lacrymogènes, vendredi, pour disperser des centaines de manifestants qui demandaient la démission du gouvernement après la publication d'un rapport sur la torture et d'autres abus commis contre des détenus.

Les manifestants ont marché pendant près de six kilomètres le long d'une autoroute qui traverse des quartiers chiites dans le nord de l'île. Après la marche, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur un rond-point, poussant la police à boucler la zone et à tirer des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Les chiites de Bahreïn, qui représentent environ 70 pour cent des quelque 525 000 citoyens du royaume, se plaignent d'être discriminés par les autorités sunnites du pays, et notamment d'être exclus des hautes fonctions gouvernementales et de l'armée. La monarchie a offert certaines concessions, mais refuse d'accorder aux manifestants plus de droits et de libertés politiques.

Les militants accusent le gouvernement de ne pas avoir mis en application  les recommandations d'une mission d'enquête qu'il a lui-même autorisée. Le rapport de 500 pages de la mission, rendu public en novembre, a révélé qu'un certain nombre de détenus avaient été torturés de façon délibérée au plus fort du soulèvement populaire, en février et en mars.

«Aucun changement ne s'est produit», a dit Fatima Ahmad, une manifestante âgée de 24 ans. «Tous les policiers et les gens impliqués dans des violations des droits de la personne ont obtenu de nouveaux postes ou des promotions. Le gouvernement trompe son propre peuple et c'est pourquoi il doit démissionner.»

Le rapport de la mission d'enquête critiquait aussi le tribunal spécial créé en vertu de la loi martiale qui a imposé de lourdes peines, notamment des peines de mort, et qui a «nié à la plupart des accusés leur garantie élémentaire d'avoir droit à un procès équitable». Le gouvernement a levé la loi martiale en juin et a dissous le tribunal spécial.

Le rapport exhortait les autorités à réviser tous les verdicts prononcés par le tribunal spécial et à abandonner les poursuites contre les personnes accusées d'actes non violents, comme d'avoir participé aux manifestations ou de les avoir soutenues.

Cinq groupes d'opposition chiites ont estimé, dans un communiqué publié vendredi, que le gouvernement n'avait aucune intention de se conformer aux recommandations du rapport.

Les manifestants ont demandé la libération de tous les prisonniers politiques, dont certains ont été jugés par le tribunal spécial, et le jugement des policiers soupçonnés d'être responsables de la mort de plus de 35 manifestants depuis le début du soulèvement.

Mais les manifestants n'ont pas appelé à la chute de la monarchie sunnite, qui a remanié le gouvernement cette année sous la pression de la rue.

 

Bahreïn/torture : 5 policiers poursuivis

 
Le parquet de Bahreïn a annoncé aujourd'hui avoir déféré devant un tribunal pénal de Manama cinq policiers poursuivis pour la mort de deux détenus sous la torture, en rapport avec les troubles du début de l'année dans ce petit pays du Golfe.

Un responsable du parquet, Nawaf Abdallah Hamza, a indiqué que ses services, saisis par le ministère de l'Intérieur d'"affaires de torture et de mauvais traitement", ont instruit l'une de ces affaires et l'ont soumise au tribunal pénal. Cinq membres de la police sont impliqués dans cette affaire, a-t-il ajouté précisant que "deux d'entre eux sont accusés d'avoir battu à mort deux détenus, et les trois autres sont poursuivis pour n'avoir pas dénoncé l'affaire". Le procès doit s'ouvrir le 11 janvier.

Une Commission d'enquête indépendante a rendu le 23 novembre un rapport dénonçant notamment un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression à la mi-mars d'un mois de contestation.
 
Bahreïn va recruter 500 policiers supplémentaires

Le nouveau chef de la police de Bahreïn, Tariq Al Hassan, a annoncé dimanche que son pays recruterait 500 policiers supplémentaires qui seraient déployés dans les quartiers afin d'améliorer les relations au sein de la communauté.

Ces 500 nouveaux policiers, issus de toutes les communautés bahreïnies, auront pour mission de renforcer le service rendu par la police à la population, a déclaré Tariq Al Hassan dans son message du Nouvel An.

M. Hassan, qui a été nommé nouveau chef de la police par le roi Hamad de Bahreïn la semaine dernière, a été chargé de mener des réformes au sein des forces de l'ordre du royaume.

Dans le cadre du processus de réforme, une nouvelle "carte d'arrestation" a été délivrée aux agents de police afin d'assurer que les arrestations soient effectuées sans enfreindre les droits de l'Homme des suspects.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jan 2012 à 23:18

Bahreïn, les chiites dénoncent l’hypocrisie internationale

« Le cas de Bahreïn est l’exemple type de l’hypocrisie internationale », estime Matar Matar, membre du Wefaq, le principal mouvement de l’opposition chiite de ce royaume gouverné depuis des siècles par la dynastie sunnite des Al Khalifa. Les chiites, majoritaires dans le royaume, affirment que leur mouvement a été écrasé sans grand bruit avec le soutien de l’armée saoudienne car les protestataires ont été perçus comme les auteurs d’un complot iranien contre la dynastie sunnite.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2012 à 06:16
Un policier condamné pour avoir refuser de tirer sur les manifestants
 
Le policier Ali al-Ghanimi  à été condamné à Bahrein à 12 ans de prison pour avoir refuser de tirer sur les manifestants et avoir manifesté.
 

Justicia de Bahrein condenó a policia por negarse a disparar contra manifestantes

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Bahrein : le feu couvait sous la cendre

Par Guy Delorme, le 27 janvier 2012 

Manama%20en%20février%20dernier%20:%20depuis%20les%20raisons%20de%20la%20colère%20chiite%20nont%20pas%20disparu...

Manama en février dernier : depuis les raisons de la colère chiite n'ont pas disparu...

La contestation est de retour au Bahrein où des affrontements d’ampleur ont opposé mardi 24 janvier manifestants chiites et policiers dans les localités de Duraz, Sanabis, Dair et Al-Ekr. Le ministère bahreini de l’Intérieur parle de 41 policiers et « plusieurs manifestants » blessés. Et accuse « des hommes et des femmes masqués« , et armés de cocktails  Molotov d’avoir provoqué les forces de l’ordre. Pas en reste, le chef de la sécurité générale du royaume, Tarek al-Hassan, a dénoncé  » l‘action des groupes de saboteurs (qui) ont bloqué des routes dans plusieurs villages mardi soir et commis des actes terroristes« .

La situation a été jugée assez grave par Washington – parrain protecteur de toutes les monarchies du Golfe – pour que le Département d’Etat annonce, le 23 janvier, le « déplacement » des membres du personnel de leur ambassade, ainsi que de leurs familles, « pour raisons de sécurité« .

Plus tôt, le 8 janvier, Victoria Nuland, porte-parole du Département d’Etat, dont le temps est d’ordinaire occupé par la Syrie, avait lu d’un communiqué dans lequel elle exprimait la profonde préoccupation du gouvernement américain quant à la situation dans le royaume. Elle avait demandé au gouvernement bahreini d’enquêter sur les violences commises par les forces de l’ordre, lors d’une manifestation, contre Nabil Radjab, une figure de la contestation. Rappelons que le Bahrein abrite une importante base navale américaine…

La question chiite toujours sans réponse

De son côté, Matar Matar, un des dirigeants d’al-Wefaq, le principal mouvement d’opposition chiite au Bahrein, précise que parmi les manifestants blessés, un jeune homme a été grièvement blessé à la tête par une grenade lacrymogène. Il signale des troubles à Sitra et Bani Jamra, villages chiites des environs de Manama, la capitale du Bahrein.

Après le printemps bahreini – février-mars 2011 – réprimé comme on sait par les troupes bahreini renforcées de contingents séoudiens, le royaume a pu donner l’impression d’un retour forcé au calme, alors que les projecteurs de la conscience universelle se braquaient durablement, après l’Egypte et la Tunisie, sur la Libye et la Syrie. Et puis, les mêmes causes – le statut de citoyens de seconde zone de la minorité chiite – entraînant les mêmes effets, l’agitation a repris en décembre : le 31, un adolescent était tué par un tir tendu de grenade lacrymogène. Des manifestations d’une ampleur inédite, ou pas vue depuis la révolte du printemps dernier – avaient alors touché la plupart des villes du Bahrein, y compris la capitale Manama (voir notre article « Quand le Bahrein se rappelle au « bon souvenir » de la Ligue arabe« , mis en ligne le 2 janvier).

Le fond de l’affaire comme on vient de l’évoquer réside dans la structure sociale et religieuse du royaume sunnite, voisin et allié de l’Arabie Séoudite : 70% des 1,2 millions de citoyens du Bahrein sont d’obédience chiite, mais n’ont pas les mêmes possibilités sociales et politiques que la minorité sunnite dont émane la dynastie régnante. Quand on aura ajouté, mais nos lecteurs l’avaient déjà deviné, que, à l’instar de son voisin séoudien, le Bahrein est de toute façon très loin de pratiquer la démocratie politique – et religieuse – qu’il accuse la Syrie de bafouer, on comprendra la pérennité et la violence du malaise.

Le sort peu enviable des « minorités majoritaires » est un problème récurrent dans la plupart des pétro-monarchies du Golfe, et une véritable bombe à retardement politique. Qui peut exploser d’autant plus facilement que le conflit quasi-ouvert de ces monarchies avec l’Iran tout proche attise encore ces tensions communautaires.

Des troubles, encore mineurs, à caractère religieux ont également affecté l’Arabie Séoudite le mois dernier. Le Koweit a été bien plus durement secoué, même si la coloration religieuse du mouvement était là moins évidente. Bref, le Conseil de coopération du Golfe, en pointe dans la campagne anti-syrienne au sein de la Ligue arabe, est assis sur un volcan. Qui a tendance à se réveiller. Nabil al-Arabi, secrétaire général de la Ligue, pourrait bientôt organiser au Caire des sommets qui parlent d’autre chose que de la Syrie.

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Manifestants chiites à Muqsha (ouest de Manama),le 24 décembre 2011

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Jan 2012 à 17:24

Bahreïn : grève de la faim de détenus contre la répression des manifestations

 
 
Almanar

"Ce soir, ils (les prisonniers) prendront un dernier repas" avant d’entamer leur grève de la faim, déclarait hier le chef de l’Association des jeunes bahreïnis pour les droits de l’Homme, Mohammed al-Maskati.

En effet, des détenus et des militants bahreïnis condamnés pour avoir pris part à des manifestations anti-gouvernementales l’an dernier ont entamé dimanche soir une grève de la faim pour protester contre la répression, a annoncé ce même groupe de défense des droits de l’Homme.

Depuis leur prison, ces 14 militants des droits de l’Homme et chefs de l’opposition ont annoncé qu’ils veulent aussi par cette grève de la faim « ouverte » montrer leur " solidarité avec les manifestations pro-démocratie et protester contre leur brutale répression".

Parmi ces 14 prisonniers, figurent plusieurs chefs de l’opposition, condamnés en 2011 pour avoir, selon la justice, participé à un « complot ayant visé à renverser la dynastie des Al-Khalifa », après la répression à la mi-mars d’un mouvement de contestation réclamant une monarchie constitutionnelle.

L’annonce de cette grève de la faim survient alors que le Conseil des ministres a décidé dimanche, à la demande du ministre de l’Intérieur, de porter à 15 ans de prison la peine maximale encourue par les instigateurs des rassemblements où les attaques des policiers sur les manifestants sont devenues quasi-quotidiennes.

Les manifestations se sont intensifiées récemment, à l’approche du premier anniversaire du déclenchement de la contestation, le 14 février dernier.

En novembre, une commission d’enquête indépendante et Amnesty International avaient dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités contre les manifestants, faisant état de 35 morts.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=48079&...

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Feb 2012 à 21:17

Réponse du berger à la bergère

 
 
agence irna - moi

Les iraniens ne manquent pas d’humour. Cet article relevé sur le site de l’agence iranienne irna m’a bien amusée, malgré la sombre gravité du sujet, et je me fais donc un devoir de le partager avec vous, chères soeurs et chers frères du GS.

Adresse de l’article : http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1202157623183923.ht...

Téhéran. Irna.15 Février 2012.

Le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, dans des messages séparés, adressés aux responsables d’organisations régionales et internationales, a mis en garde contre les conséquences des interventions militaires étrangères contre les civils de Bahreïn.

Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, M. Salehi a envoyé mercredi des messages aux responsables de l’Organisation des Nations Unies, du Conseil de sécurité des Nations unies, de l’Organisation de la coopération islamique, de l’Union européenne, de la Ligue arabe et des pays membres du mouvement des non-alignés.

Dans ses messages respectifs, M. Salehi s’est dit préoccupé par la situation que subit le peuple de Bahreïn.

Il a également mis en garde contre les lourdes conséquences des interventions militaires étrangères dans le pays et a souligné la responsabilité du gouvernement de Bahreïn et des pays alliés.

Il a également condamné la répression violente du mouvement pacifique de la nation musulmane de Bahreïn qui souhaite recouvrer leurs légitimes droits civils et proteste contre les politiques discriminatoires et les violations des droits de l’Homme.

Le chef de la diplomatie iranienne a également déclaré que la poursuite de la répression à Bahreïn ne constitue pas seulement une violation des droits fondamentaux de la nation mais qu’elle menace également la paix et la stabilité dans la région.

Le ministre iranien des Affaires étrangères dans son message a également souligné l’engagement de l’Iran à la Charte des Nations Unies et aux lois internationales soulignant qu’il est urgent de trouver une solution à la situation du peuple bahreïni et de restaurer la confiance entre la nation et le gouvernement pour permettre en particulier la tenue d’un dialogue équitable, seule façon de résoudre le crise dans le pays.


Et pendant ce temps-là au Bahrein…

Par Louis Denghien, le 17 février 2012 

Manama,%20le%2014%20février...%20Le%20Bahrein%20est%20une%20bombe%20à%20retardement%20%28à%20allumage%20chiite%29%20pour%20les%20pétro-monarchies

Manama, le 14 février... Le Bahrein est une bombe à retardement (à allumage chiite) pour les pétro-monarchies

La révolte bahreinie « fête » ces jours-ci son premier anniversaire. Par de nouvelles manifestations. Mardi 14 février, plusieurs milliers d’opposants chiites au gouvernement et au roi sunnites avaient tenté de se rassembler sur la place de la Perle à Manama, place Tahrir locale où s’était cristallisée la révolte de la minorité chiite voici un an. Les opposants avaient diffusé le mot d’ordre sur internet.  Cette fois, le déploiement des forces de l’ordre était tel que les chiites ont dû renoncer à cet objectif, se repliant aux abords des quartiers ou des villages de la périphérie de Manama, en petits rassemblements fragmentés et dispersés par les forces de l’ordre.

Mais de nouveaux troubles sont intervenus jeudi 16, dans différentes localités. A Sar, les policiers ont dispersé des groupes d’adolescents, tandis que des adultes criaient des slogans religieux. Ca et là, des manifestants ont jeté des cocktails Molotov contre les policiers, qui déploreraient deux blessés graves à Sitra. Selon un médecin, 120 personnes auraient été blessées dans les troubles depuis le début de cette semaine.

D’un printemps à l’autre…

On sait que la révolte bahreinie – la « révolution de la perle » – avait suffisamment inquiété le régime et son puissant protecteur et voisin séoudien pour que des moyens militaires conséquents soit employés, avec notamment des troupes dépêchées par Ryad. Qui, si l’on en croit Jean-Paul Burdy, maître de conférences d’histoire à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, interrogé par le site Atlantico, sont restées pour certaines d’entre elles stationnées à Manama.

La répression du printemps de la Perle avait provisoirement calmé les ardeurs de la majorité chiite – 70% environ des 700 000 de citoyens du Bahrein (d’autres sources parlent d’un million d’habitants, en comptant sans doute les immigrés). Mais la contestation est repartie de plus belle à la toute fin de l’année dernière, avec des manifestation dans les principales villes du royaume. Manifestation à nouveau fermement réprimées. Ce qui n’a pas empêché une nouvelle vague de protestation, le 24 janvier dernier, qui a touché les villes de Duraz, Sanabis, Dair et al-Ekr, – et dans la périphérie de Manama – et fait selon un bilan officiel une quarantaine de blessés parmi les policiers.

A vrai dire, et en dépit de la surveillance de Ryad, les conditions sociales et démographiques du royaume étant ce qu’elles sont, on ne voit pas comment le roi Hamad ben Issa al-Khalifa et son oncle de Premier ministre, Khalifa ben Salman al-Khalifa, pourraient ne pas « lâcher du lest » tôt ou tard, et ouvrir vraiment la vie politique à la « minorité majoritaire » chiite, représentée notamment par le parti – autorisé – al-Wefaq. Il est vrai que la situation géostratégique du royaume, pour l’essentiel une île de 600 et quelques kilomètres carrés, proche du littoral séoudien mais face à l’Iran, peut permette au régime semi-autocratique sunnite une certaine impunité, tant la région est devenue sensible en ces temps de confrontation entre Téhéran d’une part, et Washington et ses alliés du Golfe d’autre part. Bahrein, au fait, abrite une base navale de la Ve flotte américaine. Le gouvernement bahreini a d’ailleurs dénoncé la main de l’Iran dans les troubles actuels – et il est très possible que la République islamique joue cette carte-là pour affaiblir les pétro-monarchies pro-américaines du Conseil de coopération du Golfe. Même si une commission d’enquête internationale a conclu, en novembre dernier, qu’il n’existait « aucun élément probant » quant à une responsabilité iranienne dans les troubles de février-mars 2011.

Mais le régime vit sur un volcan : les chiites sont en état de dissidence d’avec l’Etat, un Etat qui a fait d’eux des citoyens de seconde zone, et se méfie assez d’eux pour leur interdire l’entrée dans la police et l’armée, préférent recruter parmi les immigrés pakistanais, yéménites ou irakiens, qui présentent l’avantage d’être sunnites !

Et ce n’est pas l’attitude du clan entourant le roi – regroupé autour de son oncle – que Jean-Paul Burdy définit comme des partisans du tout-répressif, très proches des Séoudiens, et appuyés par la majorité des sunnites locaux, qui va calmer le jeu. D’autre part, le parti al-Wafeq, qui présente des revendications modérées – encore que révolutionnaires dans ce contexte – telles que l’instauration d’une monarchie constitutionnelle et une meilleure représentation des chiites dans la vie politique, est débordée par une jeunesse radicalisée, et galvanisée par la proximité géographique et religieuse de l’Iran. Et l’Arabie Séoudite, qui se sait menacée, en deuxième ligne, par la contestation au Bahrein, ne pousse pas au dialogue non plus : le royaume wahhabite est relié au Bahrein par une digue routière de 25 kilomètres, et un certain nombre de districts séoudiens proches de l’île, et les plus riches en réserves de pétrole, sont à majorité chiite eux aussi. Pour Ryad, le Bahrein est une bombe à retardement.

Dégradation annoncée

S’il n’y avait que le roi Hamad, la tension baisserait certainement : il est plutôt un partisan du dialogue – c’est notamment lui qui a convoqué la commission internationale d’enquête. Mais il est décidément dépassé par des enjeux régionaux considérables : Washington surveille de près la situation, et encourage les contacts entre al-Wefaq et le roi. Mais il est bien tard déjà, la frustration chiite s’enracinant dans le passé, au moins depuis les années 90, avec une montée en puissance en 2010.

Interrogé sur son pronostic quant à l’avenir du royaume, Jean-Paul Burdy répond que « l’absence de toute perspective politique et sociale radicalise une partie de la jeunesse chiite« , qui glisse vers la guérilla urbaine, suscitant en retour une crispation de la minorité sunnite. Et Burdy pointe des signes révélateurs, comme les actuels transferts de capitaux et d’activités des principaux acteurs économiques du royaume vers l’émirat voisin de Dubaï. Quant à Georges Malbrunot, du Figaro, il décrit sur son blog une situation bloquée entre des chiites exaspérés et un régime crispé sur ses prérogatives séculaires : les sunnites s’arment, de jeunes chiites provoquent chaque nuit la police, tandis que les différents partis chiites refusent de participer à la « Commission du dialogue national » mise en place par les autorités.

Bref, les pétro-monarchies acharnées à déstabiliser la Syrie laïque et alliée de l’Iran risquent de voir s’ouvrir un front intérieur des plus périlleux. L’arroseur arrosé, en quelque sorte…

Source


Edité par T 34 - 17 Feb 2012 à 22:19
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