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Libye

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2011 à 20:34

Libye – résumé des informations publiées sur Al Jazeera cette nuit

(compilation effectuée à la hâte par le Grand Soir le 21/2)

ordre chronologique inverse et tels qu’ils arrivent...

Un haut fonctionnaire signale des échanges de coups de feu entre les fils de Kadafi.

Nombreuses victimes atteintes d’une balle dans la tête présentées dans les hôpitaux.

Nombreux tweets signalant que Kadafi aurait quitté le pays pour... le Venezuela. (Note T 34 : le Vénézuéla a démentit la nouvelle)

Massacre sur la Place Verte. "Trop de cadavres pour être comptés".

Les forces de sécurité ont tué de nombreux manifestants dans la deuxième ville du pays où selon des habitants une unité militaire a rejoint leur cause.

Des affrontements ont été signalés entre pro et anti autour de la Place Verte. Les manifestants crient « où est tu ?où est tu ? Sors si tu es un homme » à l’adresse de Kadafi.

Des coups de feu ont été entendus dans les rues selon l’agence Reuters. Des manifestants se rassemblent dans les complexes résidentiels, et sont dispersés par la police. Des voitures sont en feu.

Des manifestants se dirigent vers la résidence de Kadafi à Al-Zawia près de Tripoli dans l’intention d’y mettre le feu.

Le chef de la tribu Al-Zuwayya à l’est du pays menace d’interrompre les exportations de pétrole si les autorités ne cessent « leur répression contre les manifestants ». La tribu Warfala, une des plus larges de la Libye, a rejoint les manifestants. Un de ses dirigeants a déclaré « Nous disons au frère (Kadafi) qu’il n’est plus notre frère, nous lui disons de quitter le pays. »

Des manifestants auraient saisi des véhicules blindés et des armes dans la ville de Benghazi. Selon un témoins, des unités de l’armée se seraient jointes aux manifestants. Au moins 200 morts à Benghazi, selon des témoins.

Un dirigeant religieux a parlé de « massacre » et que la majorité des soldats qui tiraient sur la foule étaient des mercenaires. Un juge a qualifié les tueries de « nettoyage ethnique ».

50 dignitaires religieux demandent aux forces de sécurité d’arrêter de tuer des civils.

Les communications ont été coupées – mobiles et internet. Le signal satellite de la chaîne Al Jazeera est bloqué. Un porte parole de la chaîne la indiqué que ceux responsables de ces interférences utilisent un équipement de grande taille et sophistiqué.


On peut aussi signaler deux mirages Libyens qui ont atterit à Malte, leurs pilotes refusant de bombarder les manifestants.

 


Edité par T 34 - 13 Jun 2011 à 00:04
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  Citer DOXA Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2011 à 22:38

Kadhafi est en Libye, "faisant face à la situation", selon le Venezuela

CARACAS - Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi se trouve à Tripoli, où il continue à "exercer ses pouvoirs" et à "faire face à la situation", a déclaré lundi le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro, après avoir parlé à son homologue libyen, Moussa Koussa.

Ce dernier a indiqué à M. Maduro que le colonel Kadhafi se trouvait "à Tripoli, exerçant les pouvoirs octroyés par l'Etat et faisant face à la situation que traverse le pays, démentant ainsi les commentaires faits à la presse de manière irresponsable par le chef de la diplomatie du Royaume-Uni, William Hague", souligne le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

William Hague avait déclaré lundi en marge d'une réunion à Bruxelles que le colonel Kadhafi pourrait avoir fui son pays et être en route vers le Venezuela.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, est le principal allié latino-américain du colonel Kadhafi. Les deux hommes lancent régulièrement des appels communs à lutter contre "l'impérialisme" américain et se sont rendus visite à plusieurs reprises ces dernières années.

(AFP / 21 février 2011 22h17)



Edité par T 34 - 22 Feb 2011 à 00:49
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2011 à 00:48

Ce drapeau est parfois brandit par les manifestants :

 
C'est le drapeau de la monarchie libyenne

Le premier drapeau de la Libye a été adopté lors de l'indépendance face à l'Italie le 21 décembre 1951 dans tout le pays. Le drapeau était déjà utilisé en Tripolitaine depuis le 8 mars et en Cyrénaïque depuis décembre 1950.

Il dérive du drapeau de la Cyrénaïque, dont Idris était Émir. Noir avec croissant et étoile, il était inspiré de celui de l'empire ottoman (auquel appartenait le territoire libyen jusqu'au 18 octobre 1912, où il fut cédé à l'Italie). Les bandes rouge et verte furent ajoutées pour représenter le Fezzan et la Tripolitaine.

À cette époque, la Libye est une monarchie dirigée par Idris al-Mahdi. Ce drapeau est aujourd'hui symbole des monarchistes opposants à Kadhafi.


 
 
 

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Edité par T 34 - 22 Feb 2011 à 01:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2011 à 02:24

La Libye se libère de Kadhafi

 

Plusieurs villes libyennes, dont Benghazi et Syrte, seraient tombées aux mains des manifestants à la suite de défections dans l'armée, a affirmé lundi la Fédération internationale des ligues de droits de l'Homme.

"Beaucoup de villes sont tombées, notamment sur l'Est de la côte. Des militaires se sont ralliés" au soulèvement contre Mouammar Kadhafi, a déclaré à l'AFP la présidente de la FIDH, Souhayr Belhassen, citant notamment Benghazi, bastion de l'opposition, et Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Selon elle, les violences lors des manifestations demandant le départ du dirigeant libyen ont fait "entre 300 et 400 morts, probablement plus près de 400". Une autre ONG, Human Rights Watch, a fait état de son côté lundi matin d'un bilan d'au moins 233 morts.

Les informations de la FIDH, basée à Paris, proviennent essentiellement des ligues libyennes des droits de l'Homme. Selon ces informations, le camp de Bab el Azizia, où vit le dirigeant libyen en périphérie de Tripoli, aurait également été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi.

Les imprécations lancées dans la nuit de dimanche à lundi par Seïf Al-Islam, le fils du colonel Mouammar Kadhafi, ne semble pas avoir produit leur effet. Lors d'une allocution télévisée, il avait menacé: "La Libye n'est pas comme la Tunisie ou l'Egypte (...). Il n'a ni société civile ni partis politiques… Les forces qui tentent de détruire la Libye et de la démembrer sont armées et le résultat sera une guerre civile. Personne ne se soumettra à l'autre et nous nous battrons.  La Libye tombera dans une guerre civile (...), nous nous entretuerons dans les rues".

La Libye flambe, le pétrole aussi

Le pays est au bord de la guerre civile. La spéculation sur le cours du brut va bon train et a dépassé les 105 dollars le baril ce lundi matin.

Alors que les violences redoublent en Libye, la spéculation fait rage sur le cours du pétrole. Ce lundi matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord est passé au-dessus des 105 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, soit un niveau plus vu depuis fin septembre 2008. "Les violences en Libye sont le moteur de la hausse des prix", expliquaient les analystes de Commerzbank, faisant notamment état de propos d'un chef tribal qui menace de suspendre les exportations de brut si la violence contre les manifestants se poursuit. Certaines entreprises étrangères, comme les compagnies pétrolières BP et Statoil, vont évacuer une partie de leur personnel sur place.

Les marchés auraient préféré que le régime de Mouammar Kadhafi reste en place pour leur assurer la stabilité. Car la Libye, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est le quatrième producteur de pétrole en Afrique, avec près de 1,8 million de barils par jour et possède des réserves évaluées à 42 milliards de barils.

Mais le pays est ce lundi matin au bord de la guerre civile. Les émeutes, dont l'épicentre se situait à Benghazi, à mille kilomètres à l'est de Tripoli, ont gagné la capitale.

Source

21/02. Paris : Manifestation de solidarité avec le peuple libyen !

Rassemblement de solidarité avec le peuple libyen

Lundi 21 février 2011, à 18h30
Fontaine des Innocents  à Paris
Métro Les Halles

A l'appel de nombreuses associations maghrébines, iranienne, d'associations arabes en France, des collectifs tunisien, égyptien, marocain et algérien, d'associations et de partis français,

Après les récents crimes perpétrés
contre des manifestants pacifiques (plus de 250 morts)
par le dictateur Khaddafi



Edité par T 34 - 26 Aug 2011 à 23:47
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2011 à 18:53

Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye

 

Fidel CASTRO

Le pétrole est devenu la principale richesse aux mains des grandes transnationales yankees ; cette source de richesse leur a permis de disposer d’un instrument qui a accru considérablement leur pouvoir politique dans le monde. Quand elles avaient décidé de liquider la Révolution cubaine qui venait de promulguer les premières lois justes et souveraines dans notre patrie, elles avaient recouru à une arme qu’elles jugeaient imparable : nous priver de pétrole.

C’est sur cette source d’énergie que s’est développée la civilisation actuelle. Sur notre continent, le Venezuela a été le pays qui l’a payé le plus cher dans la mesure où les USA s’étaient emparés des gisements énormes dont la Nature a doté ce pays frère.

À la fin de la dernière guerre mondiale, des quantités toujours plus élevées de pétrole ont été extraites des gisements d’Iran, ainsi que ceux d’Arabie saoudite, d’Iraq et des pays arabes situés autour qui en devinrent les principaux fournisseurs. La consommation mondiale n’a cessé de s’élever pour atteindre le chiffre fabuleux d’environ quatre-vingts millions de barils par jour, y compris ceux qui sont extraits des États-Unis, à quoi sont venus s’ajouter le gaz, l’énergie hydraulique et l’énergie nucléaire. Le charbon avait été jusqu’au début du XXe siècle la source d’énergie fondamentale qui permit le développement industriel, avant la production de milliards de véhicule automobiles et de moteurs consommant le carburant liquide.

Le gaspillage du pétrole et du gaz est associé à l’une des plus grandes tragédies, absolument pas solutionnées, que souffre l’humanité : les changements climatiques.

Quand notre Révolution a vu le jour, l’Algérie, la Libye et l’Égypte n’étaient pas encore productrices de pétrole, et une bonne partie des grosses réserves de l’Arabie saoudite, de l’Iraq, de l’Iran et des Émirats arabes unis restaient encore à découvrir.

La Libye est devenue en décembre 1951 le premier pays africain à atteindre son indépendance après la Deuxième Guerre mondiale au cours de laquelle son territoire fut le théâtre de combats importants entre les troupes allemandes et celles du Royaume-Uni qui rendirent célèbres les généraux Erwin Rommel y Bernard L. Montgomery.

Le territoire de la Libye est désertique à 95 p. 100. La technologie a permis de découvrir d’importants gisements d’excellent pétrole léger – qui produisent aujourd’hui 1,8 million de barils par jour – et des gisements abondants de gaz naturel. Cette richesse a permis au pays d’avoir une espérance de vie de presque soixante-quinze ans et le revenu par habitant le plus élevé d’Afrique. Son rude désert est situé sur un énorme lac d’eau fossile, qui fait le triple de la surface de Cuba, ce qui lui a permis de construire un vaste réseau de conduits d’eau potable à travers tout le pays.

La Libye, qui comptait un million d’habitants à son indépendance, en a aujourd’hui un peu plus de six.

La Révolution libyenne a eu lieu en septembre 1969. Son principal dirigeant était Mouammar Kadhafi, un militaire d’origine bédouine, qui s’inspira dès sa première jeunesse des idées du leader égyptien Gamal Abdel Nasser. Nombre de ses décisions furent sans doute associées aux changements qui se produisirent quand, tout comme en Égypte, une monarchie faible et corrompue y fut renversée.

Les habitants de ce pays ont des traditions guerrières millénaires. On dit que les anciens Libyens firent partie de l’armée d’Annibal quand celui-ci faillit liquider l’ancienne Rome en traversant les Alpes.

On peut d’accord ou non avec Mouammar Kadhafi. Le monde est actuellement bombardé de nouvelles de toutes sortes, surtout produites par les médias. Il faudra attendre le temps nécessaire pour connaître vraiment ce qu’il a de vrai et de mensonges ou de semi-vérités dans ce qu’on nous dit de la situation chaotique en Libye. Ce qui est absolument évident à mes yeux, c’est que l’administration étasunienne se fiche bien de la paix en Libye et qu’elle n’hésitera pas à donner l’ordre à l’OTAN d’envahir ce riche pays, peut-être même dans quelques heures ou quelques jours.

Ceux qui, motivés par de perfides desseins, ont inventé, hier dimanche 20 février dans l’après-midi, le mensonge selon lequel Mouammar Kadhafi se dirigeait au Venezuela, ont eu droit aujourd’hui à la digne réponse du ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Nicolás Maduro, qui a affirmé « souhaiter que le peuple libyen trouve, dans l’exercice de sa souveraineté, un règlement pacifique à ses difficultés, de façon à préserver son intégrité et celle de sa nation, sans ingérence de l’impérialisme… »

Je n’imagine pas, quant à moi, que le dirigeant libyen puisse abandonner le pays et fuir les responsabilités qu’on lui impute, qu’elles soient fausses ou non en tout ou partie.

Toute personne honnête sera toujours opposée à n’importe quelle injustice commise contre n’importe quel peuple du monde. La pire serait maintenant de faire silence sur le crime que l’OTAN s’apprête à commettre contre le peuple libyen.

Pour les chefs de cette organisation belliciste, il y a urgence. Il faut le dénoncer !

Fidel Castro Ruz
Le 21 février 2011

Traduction J-F Bonaldi, La Havane




Edité par T 34 - 22 Feb 2011 à 22:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Feb 2011 à 00:41

Kadhafi promet "la mort aux manifestants"

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont le régime est confronté à une révolte populaire sans précédent, a menacé mardi les manifestants armés de "la peine de mort", dans un discours retransmis à la télévision.

Le colonel Kadhafi, qui tenait à la main son Livre vert, recueil de ses pensées publié dans les années 1970 et qui sert de Constitution de pays, a également affirmé qu'il se "battrai jusqu'à la dernière goutte de (son) sang". Il a également appelé l'armée et la police à reprendre la situation en mains. "Mouammar Kadhafi n'a pas de poste officiel pour qu'il en démissionne. Mouammar Kadhafi est le chef de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu'à la fin des jours. C'est mon pays, celui de mes parents et des ancêtres", a-t-il affirmé, dans un discours enflammé, en parlant de lui à la troisième personne.

"Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution: ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports", a-t-il dit. "Tout le monde doit prendre le contrôle de la rue, le peuple libyen doit prendre le contrôle de la Libye, nous allons leur montrer ce qu'est une révolution populaire", a-t-il ajouté, en lisant un texte dans un discours parfois pontué de silences et de bégaiements. "Aucun fou ne pourra couper notre pays en morceaux", a-t-il ajouté, menaçant de "purger (le pays) maison par maison". "Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries", a-t-il lancé aux manifestants, évoquant une riposte "similaire à Tienanmen", en référence à la répression militaire du "Printemps de Pékin" en juin 1989.

Source


Libye : l'ONU évoque des "crimes contre l'humanité"

La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a averti mardi les autorités libyennes que "les attaques systématiques contre la population civile pourraient être assimilées à des crimes contre l'humanité".

"Les autorités doivent cesser immédiatement de tels actes illégaux de violence contre les manifestants" a ajouté Navi Pillay dans un communiqué. "La protection des civils doit toujours être la considération majeure lorsqu'il s'agit du maintien de l'ordre et l'Etat de droit" a-t-elle relevé. "Les autorités doivent cesser immédiatement de tels actes illégaux de violence contre les manifestants" a-t-elle poursuivi, évoquant l'usage qui aurait été fait contre les manifestants de mitrailleuses, tireurs embusqués et avions de combat.

La haut commissaire a par ailleurs exigé mardi l'ouverture d'une "enquête internationale indépendante" sur les violences en Libye. "Je suis extrêmement inquiète que des vies soient perdues en ce moment même", a-t-elle ajouté. "La communauté internationale doit être unie dans la condamnation de tels actes et doit prendre des engagements sans équivoque pour s'assurer que justice sera faite pour les milliers de victimes de la répression". "L'Etat a l'obligation de protéger les droits à la vie, la liberté et la sécurité" a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU Bank Ki Moon a annoncé que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira aujourd'hui sur la Libye, à la demande de l'ambassadeur adjoint du pays. La Ligue arabe doit tenir une réunion d'urgence cet après-midi.

Le bilan de la répression en Libye se compte désormais en centaines de morts: Human Rights Watch avance le chiffre de 233 morts, tandis que la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a fait état de 300 à 400 morts.

Source

Libye: le pétrole fait flamber les marchés

La production d'hydrocarbures libyens a commencé à ralentir ce mardi à cause de l'insurrection qui frappe le pays, risquant de déstabiliser encore plus un marché du pétrole déjà fébrile malgré les promesses de l'Arabie saoudite, qui assure qu'il n'y aura pas de pénurie.

A l'ouverture du marché à New York, le baril a gagné plus de 8%, alors que les cours du brut pointent à des niveaux records depuis 2008 (92,92 dollars). A Londres, sur l'Intercontinental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance avril s'affichait en hausse de 1,06 dollar à 106,80 dollars.

"Le marché est inquiet face à la menace d'une guerre civile", a commenté Phil Flynn, de PFG Best. Le groupe espagnol Repsol a annoncé ce mardi qu'il suspendait sa production de pétrole en Libye, tandis que l'électricien italien Edison révélait que les livraisons de gaz libyen par son compatriote Eni ralentissaient.

Les promesses rassurantes du premier producteur de pétrole de l'Opep, l'Arabie Saoudite, ne semblent pas réellement avoir apaisé les marchés. "Le marché sait que l'Arabie saoudite a une bonne capacité excédentaire et y a eu recours lorsque cela s'est avéré nécessaire par le passé. Les investisseurs ne doivent pas réagir au risque. S'il y a le feu dans la maison, la panique mène au désastre", a expliqué le vice-ministre saoudien du pétrole Abdelaziz ben Salman sur la chaîne financière américaine CNBC. Les Etats-Unis ont appelé l'ensemble des pays producteurs de pétrole dont ceux de l'Opep, à accroître leur production, a indiqué le secrétaire américain adjoint à l'Energie Daniel Ponemann.

Le pétrole libyen en chiffres:

  • La Libye, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est l'un des quatre principaux producteurs d'Afrique avec le Nigeria, l'Angola et l'Algérie.
  • La Libye compte les plus grosses réserves de pétrole en Afrique, avec 44 milliards de barils, et Tripoli est surtout un important fournisseur des pays européens, avec plus de 400.000 barils exportés quotidiennement vers l'Italie, 178.000 vers l'Allemagne, 133.000 vers la France et 115.000 vers l'Espagne, d'après des statistiques de 2009.
Source
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Feb 2011 à 21:20

La situation en Libye est analysée par le Conseil de Sécurité et la Ligue arabe

Nations Unies, 22 février (RHC-PL). La situation en Libye, plongée dans une crise profonde à la suite de protestations anti gouvernementales a été analysée au cours d’une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

La réunion avait été demandé par l’ambassadeur par intérim de la Libye aux Nations Unies Ibrahim Dabbashi, qui avait critiqué la veille l’attitude du gouvernement de son pays vis-à-vis des manifestations et demandé la démission du président Moammar El-Kadhaffi.

Dans des déclarations hier soir dans la ville de Los Angeles, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon a qualifié d’inacceptables les attaques depuis des avions et des hélicoptères de guerre contre des manifestants en Libye. Il a exigé le cessez immédiat de ces opérations qu’il a qualifiées de violations de la loi internationale humanitaire.

Le Secrétaire Général de l’ONU a conversé par téléphone avec le Président El Kadhafi au sujet de la détérioration de la situation dans ce pays arabe.

Ban Ki-moon a exprimé sa préoccupation pour l’escalade de violence en Libye, il a appelé à respecter les libertés essentielles et les droits humains y compris ceux de réunion et d’information.

Il a demandé aux parties de faire preuve de modération et il a réclamé l’ouverture d’un dialogue large au sujet des préoccupations de la population.

Une note fait état des contacts que Ban Ki-moon a eu avec le roi du Bahreïn, Hamad bin Isa Al Khalifa, avec le nouveau gouvernement en Egypte et avec le Secrétaire Général de la Ligue Arabe, Amr Musa, concernant la vague de manifestations qui a déferlé sur le monde arabe. Ban Ki Moon a également conversé avec Catherine Ashton, Secrétaire des Affaires Étrangères de l’Union Européenne et avec la chef de la diplomatie étasunienne, Hillary Clinton.

Pour sa part la Ligue Arabe a elle aussi analysé la crise en Libye. Elle a lancé un appel à mettre un terme à la violence.

Cette organisation a mis l’accent sur le grand impact que les rebellions populaires ont eu lieu dans des pays arabes.

La Ligue arabe, à l’initiative du Qatar, a convoqué les représentants des 22 pays membres pour examiner le climat d’instabilité et d’affrontements en Libye.

La Ligue Arabe demande, dans un communiqué rendu public hier, le cessez de la violence. Elle souligne que les demandes de réformes, de développement et de changements des peuples arabes sont légitimes.

Source

Y a-t-il une ingérence occidentale derrière la révolution en Libye ?

Dans un billet daté d'hier très diffusé dans la gauche latino-américaine l'ex-dirigeant Fidel Castro accusait l'OTAN de préparer une invasion de la Libye. De même le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro a formulé des voeux pour que le peuple libyen parvienne à surmonter la crise actuelle pacifiquement "sans l'ingérence de l'impérialisme dont les intérêts dans la région se sont trouvés affectés ces derniers temps". Il a par ailleurs condamné l'irresponsabilité du ministre des affaires étrangères britannique William Hague qui a fait courir le bruit que le colonel Kadhafi s'était réfugié au Vénézuela.  

La Libye est un allié du Venezuela (Hugo Chávez a remis à Mouamar Kadhafi récemment l'épe du Libérateur Bolivar) mais entretient aussi de bonnes relations avec l'Italie et la France (elle s'était même rapprochée ostensiblement des Etats-Unis après l'invasion de l'Irak en renonçant à son programme de production d'armes de destruction massive, avant de se déclarer déçue du fait que ce rapprochement n'ait pas permis une complète normalisation des rapports entre les deux pays).

A l'heure où la répression contre l'insurrection a fait plus de 250 morts, faut-il penser que la révolution libyenne est un mouvement spontané dès son origine comme en Tunisie et en Egypte (les Etats-Unis n'ayant soutenu la chute des dictateurs que lorsque l'insurrection avait déjà pris une certaine ampleur) ou s'agit-il d'une action très soutenue par les Occidentaux et destinée à "compenser" leur possible perte de contrôle sur l'Egypte - au cas où le pouvoir militaire qui a renversé Moubarak devait céder ?

Certains éléments d'ingérence occidentale sont visibles en ce qui concerne la Libye qui ne se sont pas trouvés en Egypte.

Ainsi, le fait que le 21 février le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen ait lui-même pris l'initiative de condamner la violence de la répression alors que sur l'Egypte et la Tunisie l'OTAN était restée muette. C'est cette déclaration qui fait redouter à Fidel Castro l'existence d'un plan d'occupation militaire du pays. De même le fait que le conseil de sécurité des Nations Unies qui ne s'était pas réuni à propos de l'Egypte, soit saisi, selon Al Jazeera à la demande du représentant libyen à l'ONU lui-même, Ibrahim Dabbashi, qui s'est rallié aux manifestants.

Le moins que l'on puisse dire est que Washington, qui s'était montré hésitant pendant plusieurs semaines à l'égard de Moubarak avant de donner un coup de pouce au coup d'Etat militaire contre lui, a les coudées plus franches sur le dossier libyen.

Les ingérences proviennent aussi de divers pays musulmans. Le premier ministre du Qatar (pays qui héberge Al Jazeera) a saisi la Ligue arabe. La Turquie et l'Iran ont appelé le gouvernement libyen à mettre fin à la répression.En Egypte, le prédicateur membre des frères musulmans cheikh Yousouf al-Qaradawi n'a pas hésité, toujours sur Al Jazeera (en pointe dans le combat anti-Kadhafi), à lancer une fatwa appelant tout militaire libyen à tuer Mouammar Kadhafi.

Un des fils de Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, que la presse occidentale présente comme un "réformiste", conscient du degré de corruption du régime, quoiqu'attaché aux idéaux socialistes du "Livre vert" de son père, a affirmé le 21 février que les partisans du colonel Kadhafi étaient confrontés à un plan de destabilisation provoqué par des éléments libyens et étrangers visant à détruire l'unité du pays et instaurer une république islamiste. Il a souligné que son père n'était pas un dictateur prêt à quitter le pays avec le butin de l'argent volé au peuple comme les présidents tunisien et libyen, mais qu'il resterait jusqu'au bout et que l'affrontement déboucherait sur une guerre civile meurtrière "comme en 1936".

D'importants diplomates libyens qui ont lâché le régime de Kadhafi ont accusé celui-ci d'employer des mercenaires pour réprimer les manifestants (ce que le sous-secrétaire au ministre des affaires étrangères Khaled Al Gaeem a démenti avec véhémence), et la chaîne de télévision Al Jazeera a fait état du bombardement par l'armée des populations de Tripoli et Bengazi (d'où sont partis les troubles le 15 février), alors que le gouvernement a évoqué le bombardement de dépôts d'armes. Après l'incendie de nombreux batiments publics, la police se serait retirée de nombreuses villes. Mais les informations sont difficilement vérifiables les journalistes n'étant pas autorisés à se rendre dans le pays.


 

 
 
 
 


Edité par T 34 - 24 Feb 2011 à 00:50
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De toute

La tribune libre de Jean Lévy

Des évènements sanglants se déroulent depuis quelques jours en Libye.

Les médias occidentaux se déchaînent contre le colonel Kadhafi, accusé de génocide envers son peuple.

Des villes telles Tobrouk et Benghazi, seraient tombées aux mains de "la population insurgée".

Les avions de combat auraient "mitraillé et bombardé la population civile dans des quartiers de Tripoli".

Le chef de l'Etat libyen promet "des rivières de sang"...

Telles sont les informations diffusées par la télé, la radio, les journaux français.

Il est difficile de se faire une idée exacte de la situation.

Fidel Castro dénonce un plan d'agression de l'Otan contre la Libye

Rappelons quelques faits.

Kadhafi chasse le roi Idriss et prend le pouvoir en 1969. Depuis, et selon les circonstances, il se fait le champion de "l'indépendance arabe" contre l'impérialiste, épousant d'abord la cause de Gamal Nasser en Egypte. En 1971, Kadhafi livre poings et pieds liés au président soudanais Nimeiry, Abdel Khaleq Mahjoub, le dirigeant communiste du Soudan, malencontreusement réfugié en Libye, et qui sera pendu.

Kadhafi, ensuite, soutient les activités terroristes de groupes arabes, avant de rechercher, dans la dernière période, le concours des Occidentaux, des Etats-Unis en premier. Il confiera à leurs compagnies l'exploitation des riches gisements de pétrole dans le sud du pays.

Aujourd'hui, la violence de attaques menées contre le chef d'Etat libyen par les médias de l'impérialisme, nous conduit à nous poser des questions sur les véritables intentions des Occidentaux. Ceux-ci étaient bien plus modérés, hier, à l'égard des dictatures égyptiennes et tunisiennes, dont les régimes d'oppression étaient soutenus sans réserve par eux.

Et que dire de "rivières de sang" répandues par l'Etat hébreu dans la bande de Gaza, en décembre janvier 2008-2009, sans soulever la même émotion dans le monde dit " libre". Nicolas Sarkozy n'appelait pas alors "à des sanctions économiques et financières" contre Israël, comme il le fait aujourd'hui à l'encontre de la Libye de Kadhafi, malgré l'agression militaire sanglante de l'Etat hébreu., Celle-ci  fit, selon "Médecins sans frontières",  plus de 1200 morts gazouïs, essentiellement des civils.

Au contraire, le président de la République se répand en louanges à l'égard d'Israël, alors que cet Etat tient pour chiffons de papier les résolutions que le Conseil de sécurité a prises à son encontre.

Tous ces aspects contradictoires de la crise actuelle en Libye nous conduisent à nous poser des questions :

A bien regarder une carte du pays, la répression sanglante que les médias nous décrivent, devrait conduire à un exode massif de populations en Tunisie, toute proche de la capitale libyenne. Hors, d’après les mêmes sources, tous ceux qui passent la frontière sont des Tunisiens…D’autre part, les satellites, capables de cibler la terre avec une grande précision, ne nous fournissent aucune photo des « quartiers bombardés » par l’aviation libyenne.

Quant aux « territoires libérés » de Cyrénaïque, les nouveaux  drapeaux exhibés seraient ceux de l’ancien roi Adriss, chassé du pouvoir par Kadhafi en 1969,.ce qui sème le doute sur l’ardeur « démocratique » des insurgés.

Il faut donc rester circonspect, face au déluge « d’informations » censées nous décrire la réalité libyenne. Depuis les « massacres de Timisoara », en Roumanie, nous avons été confrontés à de nombreuses mises en scènes médiatisées entièrement inventées par la CIA et les différents « services » occidentaux », cherchant à faire naître la peur et l’effroi du « communisme » ou du « terrorisme arabe ».

Aussi, soyons prudents et vigilants, face à la désinformation.

Tout en restant solidaires de tous les peuples qui se soulèvent contre l’impérialisme.

Jean Lévy

Source : el diablo

 





Edité par babeuf - 24 Feb 2011 à 10:39
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2011 à 11:43
Bonjour camarades,

J'ai entendus dire que le Colonel Kadhafi aurait fuit au Vénézuela. Est-ce que cela est vrai ou ne serait-il qu'une rumeur comme ce fut le cas de celui qui disait que Ben Ali avait fuit en France ?

Je vois un peu cette information se promener sur certains sites avec des ricanement sarcastique du dictateur qui rejoindrait je cite "son ami Chavez l'Ultra gauche".

Merci !

Crépuscule.

Edité par Crépuscule - 24 Feb 2011 à 11:44
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  Citer DOXA Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2011 à 12:59
Tu peux tout simplement lire le démenti officiel un peu plus haut dans le topic !

Chavez n'est pas d'ultra gauche et Ben Ali faisait vraiment route vers la france mais comme des franco-tunisiens l'attendaient déja à l'aéroport ici ils ont changer de cap vers l'arabie saoudite
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  Citer Waldec Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2011 à 13:54
non, il est à Tripoli.
Le temps n'attend pas.
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2011 à 18:56

 

article_libye20.jpg

Depuis près de 2 semaines, la Tempête arabe a atteint la Libye du "colonel" Kadhafi, que beaucoup de révolutionnaires (dont SLP) pensaient à l'abri derrière ses revenus pétroliers. Et là, le soulèvement populaire a tourné au bain de sang : plusieurs centaines de morts, des villes rebelles bombardés par les chars et mitraillées par hélicoptère etc. Les images, atroces, pullulent en ce moment sur le Net.

En réalité, création artificielle du colonialisme italien (en réunissant la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan), le pays est en train de basculer dans la guerre civile. Marquée traditionnellement par les alliances et les désalliances de tribus (ensembles de familles élargies, pouvant aller jusqu'à 1 million de personnes), la Libye connaît également une forte opposition entre Est (Cyrénaïque, Benghazi coeur de la révolte) et Ouest (Tripoli). Cependant, l'Ouest tripolitain connaît aussi des révoltes, inspirées par la Tunisie géographiquement et culturellement proche...

 

Il apparaît en fait clairement que Mouammar Kadhafi, malgré ses largesses en pétrodollars et ses solides réseaux d'alliances tribales, est resté au pouvoir (bien qu'officiellement sans fonction, uniquement "Guide") beaucoup trop longtemps, au moins 20 ou 25 ans de trop...

Malgré la sympathie qu'il a pu avoir, il y a déjà longtemps, dans les masses arabes et même mondiales, il est frappé par le même mouvement que les autres vieux despotes (Ben Ali, Moubarak ou Bouteflika, qui est un homme du même appareil depuis plus de 30 ans), tandis que les "jeunes" résistent mieux (Mohamed VI, Abdallah de Jordanie, Bachar el-Assad) : rien de plus normal, dans tous les mouvements révolutionnaires il y a des régimes qui sont les "maillons faibles". La Libye en fait manifestement partie.

http://www.rfi.fr/actufr/images/110/kadhafi_200b_03022009.jpg 

Mouammar Kadhafi est arrivé au pouvoir à 27 ans, en 1969, par un de ces coups d'Etat "progressistes", une de ces "révolutions par en haut" typiques du monde arabe, de Nasser à Kassem. Dans les années 1970, c'est un jeune nassérien, un nationaliste arabe "socialisant" (mais néanmoins clairement anticommuniste). Avec tout ce que cela (dans les conditions de l'époque) implique (parfois) de positif et (souvent) de négatif.

En bon "socialiste arabe", il se rapproche de l'URSS, mais aussi de la "politique arabe" de la fraction gaulliste de l'impérialisme BBR, aux commandes jusqu'en 1976. Durant cette période, il soutiendra le sanglant despotisme "révolutionnaire " d'Amin Dada en Ouganda, également.

Déjà peu marqué par la modestie, il pense réussir là où Nasser lui-même avait échoué : il lance toute une série de tentatives d'"Unions arabes", qui seront toutes plus foireuses les unes que les autres, à mesure que les régimes voisins abandonnent leurs dehors nationalistes pour aller vers le compradorisme pur et dur...

En 1977, l'Egypte de Sadate prend clairement le chemin du rapprochement avec Israël et le camp occidental ; Kadhafi perd son dernier et plus proche allié. Dans le même temps, la France prend (avec l'éviction de Chirac) un virage atlantiste, qui se renforcera encore sous Mitterrand.

C'est alors que Kadhafi lance sa "révolution verte", change le drapeau du pays en uniformément vert et publie son "Livre vert" qu'il veut un nouveau "Petit livre rouge". "C'est dit" : Mouammar Kadhafi a inventé le "socialisme arabe islamique", le socialisme adapté à la culture arabe... En réalité, le "Livre vert" est une accumulation de slogans ("associés pas salariés" ; "la maison à celui qui l'habite") banalement populistes, mêlant socialisme autogestionnaire, islam "révolutionnaire" à la Shariati et nationalisme arabe. Mais il aura un certain succès dans certains milieux marxistes en perte de vitesse (dans les terribles années 80), et aussi dans les milieux "NR" : les "nationaux-communautaires" belges s'en réclament encore.

Cela étant, Kadhafi, tout en restant étroitement lié à la géostratégie soviétique, mène une politique de trublion qui en fera un petit "grain de sable" dans l'énorme offensive impérialiste de l'époque, conduite par Reagan, Thatcher et Mitterrand, alors que l'URSS (en Afghanistan) tombait le masque pour se révéler une puissance colonialiste comme les autres. Soutenant les organisations palestiniennes (avec peut-être moins de manoeuvres destructrices que l'Irak ou la Syrie), les révolutions anti-impérialistes en Afrique comme en 1983 au Burkina Faso, l'IRA ou encore ETA, on peut dire que durant cette courte période de 1977 à 1985, Kadhafi aura objectivement et ponctuellement "servi à quelque chose". Un Chavez arabe des années 80...

Mais tout cela ne pouvait pas durer très longtemps, et devait atteindre tôt ou tard ses (étroites) limites de classe... D'autant que Kadhafi, contrairement à d'autres nationalistes bourgeois, ne brille pas par son réalisme et son pragmatisme. Ses prétentions hégémoniques au "génie" révolutionnaire éloignent ses amis arabes et africains. Thomas Sankara n'est pas emballé par une conversion collective du Burkina à l'islam. L'expédition "panafricaniste" au Tchad échoue devant le régime de Habré appuyé par la force française Manta. En 1986, Ronald Reagan fait bombarder son palais et sa fille adoptive est tuée.

Cette époque est celle du basculement, la paranoïa s'ajoutant à la mégalomanie : Kadhafi s'habille et vit en bédouin, parle de lui à la 3e personne etc.

Plus sérieux (et plus grave) sur le plan politique, il retrouve la bonne vieille accointance gaulliste du "socialisme arabe", alors que Jacques Chirac est à Matignon. Renouant avec les réseaux Foccart réactivés, il organise le coup d'Etat de Blaise Compaoré au Burkina et l'élimination de Sankara. Dans le même temps, avec ces mêmes réseaux Foccart et Houphouët-Boigny, il organise et finance les hordes de Taylor et Prince Johnson, qui seront lancées en 1989 sur le Liberia (du dictateur "reaganien" Samuel Doe) puis de là sur la Sierra Leone (et en 2002 la Côte d'Ivoire) : la guerre impérialiste par bandes armées interposée fera 400.000 morts en Afrique de l'Ouest. Au passage, Kadhafi se venge de Reagan et Mitterrand par les attentats de Lockerbie et du DC-10 d'UTA, actions réactionnaires contre des cibles civiles.

 

Dans les années 1990, ce sera la reconquête de la "respectabilité" internationale, en livrant à la justice les exécutants des attentats de 1988-89 (dont tout le monde sait très bien qu'il est le commanditaire) et en se posant en "rempart contre l'intégrisme". Tournant le dos à la "grande unité arabe", Kadhafi se tourne vers l'Afrique dont il se rêve en "roi des rois" : il organise même son couronnement par un aréopage de chefs traditionnels du continent (sans doute généreusement rétribués pour leur prestation scénique). Les impérialistes regardent tout cela d'un oeil attendri, comme un enfant jouant dans un bac à sable avec son costume de cow-boy... Tant que le pétrole rentre et que la forteresse Europe est bien gardée !

Car non content d'être un pilier de la Françafrique, le "colonel" devient dans les années 2000 le "videur" de l'Europe contre les vagues d'immigrations fuyant la misère de l'exploitation impérialiste, en échange de quelques milliards d'euros par an.

Mieux que tout : après une cérémonie grandiose de "réconciliation", il ouvre alors avec Berlusconi une véritable recolonisation du pays par l'Italie, l'ancienne puissance coloniale ! Alors qu'il en restait 1500 en 1982, les Italiens sont désormais 22.000 dans le pays, au service de monopoles impérialistes comme ENI (la multinationale énergétique) qui font du pays le premier fournisseur d'hydrocarbures de la Péninsule et sa (sans doute unique) néo-colonie.

 

La révolte spectaculaire qui secoue le pays n'a pas eu, pour les révolutionnaires conséquents en tout cas, beaucoup d'illusions à balayer. Loin de la "démocratie populaire directe", la Libye est un émirat pétrolier, avec ses centaines de milliers de travailleurs immigrés (surtout africains) surexploités, comme en Arabie Saoudite. Loin du "socialisme arabe islamique", la dictature de classe est celle d'une oligarchie bureaucratique militaro-tribale.

Militaro-tribale, et régionaliste : la région de Benghazi, au centre de la révolte, bastion de la résistance senoussie à la colonisation italienne, est aussi la plus délaissée par la caste dominante, plutôt issue de Tripoli et Syrte ; la moins "arrosée" par les redescentes de pétrodollars et pétro-euros.

 

Peu importe qui essaye, à l'heure actuelle, de manipuler le mouvement en cours : il est clair que les Anglo-saxons et les Israéliens, entre autres, pourraient avoir intérêt au remplacement de Kadhafi par un garde-chiourme "classique", qui leur épargnerait les rodomontades "anti-impérialistes". Mais ces manoeuvre ne font que surfer sur la vague, et cette vague, c'est celle de la Tempête arabe partie de Sidi Bouzid en Tunisie il y a 2 mois ! Kadhafi avait d'ailleurs été un grand soutien du satrape de Carthage...

"Nous sommes les petits-fils d'Omar Mokhtar", écrivent sur les murs les insurgés de Cyrénaïque : Omar Mokhtar était le vénérable dirigeant de la résistance senoussie contre les Italiens. Le Peuple libyen se réapproprie son histoire de lutte pour l'émancipation, contre la domination impérialiste, laissant en l'air un "socialisme arabe anti-impérialiste" sombré dans l'auto-parodie (dont Kadhafi nous a encore gratifié dans un récent discours télévisé : tirades à la 3e personne etc.) pour le décorum, et le compradorisme clanique pour la réalité...

 

Les mêmes ingrédients font là encore le même plat. Champions des "agences de notation" impérialistes, les pays arabes étaient en réalité des édifices d'exploitation vermoulus, balayés par la crise mondiale. Dans l'illusion d'une "émergence" soutenue et indéfinie, ils ont formé comme futurs "petits cadres" des milliers de jeunes  des classes populaires, qui n'ont plus aujourd'hui aucun avenir et, maîtrisant les techniques de communication internet, deviennent les fers de lance de l'exaspération des exploité-e-s.

 

Ce n'est pas la Révolution, loin de là. En Egypte et en Tunisie, la colonne vertébrale militaro-policière de l'Etat est restée intacte, il n'y a pas d'Armée du Peuple (car cela ne peut exister sans Parti au minimum révolutionnaire), il n'y a pas eu (ou très peu) d'expropriations, ou alors dans les biens familiaux du clan régnant.

Mais c'est dans la lutte que l'Histoire avance et que les masses forgent leur conscience, pour un jour balayer le vieux monde et faire resplendir l'Aube nouvelle !

 

A bas Kadhafi, à bas tous les satrapes des 5 continents !

A bas l'impérialisme, vive la nouvelle vague de la Révolution mondiale !!!

 

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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2011 à 20:18

LIBYE : Reportage de l’envoyé spécial de TéléSUR le mercredi 23 Février 2011

 
TELESUR

Le calme règne à Tripoli le mercredi 23 Février 2011

Selon l’envoyé spécial de TeleSUR, Jordán Rodríguez, après le discours prononcé par Khadafi, les rues de Tripoli vivent ce mercredi un jour de calme, après 9 jours de révolte populaire. Les manifestants pro-Kadhafi sont descendus sur la Place Verte de Tripoli pour soutenir le gouvernement.

(...) Lors de son discours, Kadhafi s’est demandé "Pour quelle raison ?" il y avait la révolte et il a exprimé que les manifestants de l’opposition devraient avoir honte.

"Nous avons besoin de prospérité, d’union, de paix, et de bonheur" a signalé le président qui a assuré qu’il n’abandonnerait pas le pouvoir (...) lors de son discours depuis son ancienne maison de Tripoli qui a été bombardée par les États-Unis en 1986 et a par la suite été considérée comme un monument anti-impérialiste.

Le président a dit qu’il n’abandonnerait pas la Place Verte, située dans la capitale, et il a dit : "Notre pays ne veut pas être une colonie".

L’envoyé spécial de TeleSUR a signalé qu’il était difficile d’établir une communication dans ce pays africain, où "plusieurs médias se trouvent maintenus au silence".

Jordán Rodríguez a indiqué que les citadins se demandent pourquoi les Nations Unies et la Ligue Arabe, ainsi que d’autres organisations internationales, ne se pas prononcées contre les manifestations en Égypte et en Tunisie comme elles le font actuellement pour la Libye.

Il a soutenu en plus qu’il n’y avait pas "une présence militaire excessive" dans les rues, où il y a seulement des officiers de la sécurité dans les bâtiments gouvernementaux.

L’équipe de TeleSUR a pu entrer à Tripoli après avoir été arrêtée "par les forces de sécurité, pour des raisons détournées", parce qu’ils ont eu à répondre à un interrogatoire sur leur travail en Libye : "Nous avons eu à dire qui nous étions, d’où nous venions, et pourquoi nous étions en Libye", a dit l’envoyé spécial.

Rodríguez rapporte que jusqu’au soir les agences de presse ont fait état de jusqu’à 10 000 personnes tuées, mais il signale qu’une source diplomatique lui a assuré qu’il y avait moins de morts.

"Au moins 400 personnes "ont perdu la vie en tentant de prendre "des bases militaires et des édifices du gouvernement".

Il a raconté que "les personnes qui militent dans l’opposition ont tenté de prendre des bases militaires", ce qui a provoqué la réaction de leurs effectifs, laissant entre "300 et 400 morts".

"Ce que nous pouvons dire c’est que les chiffres n’ont pu être confirmés par une source officielle. Pour le moment, les gens sont en train de défendre le triomphe de la Révolution à Tripoli".

Rodriguez a indiqué que "les leaders tribaux de l’est du pays pourraient être en conversation avec des représentants du gouvernement, afin de permettre le rétablissement d’une situation normale".

http://www.radiomundial.com.ve/yvke...

Video sur TeleSUR : http://www.telesurtv.net/secciones/...


Mouammar El-Kadhaffi souligne que la situation en Libye est le résultat d’un complot d’Occident

Tripoli, 23 février (RHC-Granma). Le leader libyen Mouammar El-Kadhaffi a signalé que les manifestations anti gouvernementales dans plusieurs villes de la Libye sont le résultat d’un complot des puissances occidentales. Il a appelé la population à defendre les conquêtes économiques et sociales de son gouvernement.

Dans une allocution à la télévision il a fait savoir qu’il ne quittera pas le pays, qu’il est prêt à mourir en Libye et à combattre les responsables des troubles.

Il a appelé à créer des milices des citoyens pour garantir l’ordre. Elles agiront en coordination avec les comités populaires, qui existent dans tout le pays et qui aux cotés des forces de sécurité devront défendre le pétrole, les projets de promotion du logement et d’autres acquis.

La Libye est en danger, notre souveraineté est en danger. Vous voulez que les Américains occupent le pays comme en Irak ou en Afghanistan? –a demandé le Président El Kadhaffi qui a également critiqué les médias qui ont détourné la vérité de ce qui se passe dans le pays.

Il a cependant admis la gravité de la situation. La seconde ville du pays, Benghazi est sous contrôles des manifestants, les ports et les aéroports dans diverses régions sont paralysés.

Le journal étasunien The Wall Street Journal a quant à lui exhorté les pays occidentaux à armer les manifestants pour renverser El Kadhaffi. Le Washington Post pour sa part à demandé que les dirigeants libyens soient traduits en justice.

Source

Des manifestations d’appui au gouvernement sont organisées en Libye

Tripoli, 23 février (RHC). Des milliers de personnes loyales au Président libyen Mouammar El-Kadhaffi se sont rassemblées à Tripoli à l’appel lancé par le Président lors d’un discours télévisé.

Des jeunes portant des rubans verts brandissaient des drapeaux et ont critiqué la couverture faite par les médias étrangers de la crise dans ce pays.

Le Ministère libyen de l’Intérieur a reconnu que quelque 300 personnes sont mortes durant les protestations gouvernementales qui durent depuis 9 jours déjà.

Par ailleurs, des opposants assurent avoir le contrôle de plusieurs villes de l’Est.

La télévision d’état a annoncé une offensive de l’exécutif pour essayer de restaurer l’ordre dans le pays. Elle a annoncé l’enlèvement de l’ex ministre libyen de l’Intérieur Abdul Fatah Younis al Abidi, qui a démissionné pour exprimer son désaccord avec la réponse gouvernementale aux manifestations.

Les villes de Benghazi et de Tobrouk seraient contrôlées par des comités populaires créés par des manifestants.

Source



Edité par T 34 - 24 Feb 2011 à 20:44
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LA DANSE MACABRE DU CYNISME

 

La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. Et cette crise est due, forcément, à la hausse des cours des céréales dont les retombées ont été plus fortes dans les pays arabes où la rareté de l’eau, les zones désertiques et la pauvreté du peuple généralisée contrastent avec les revenus très élevés des secteurs privilégiés liés aux énormes ressources pétrolières.

Alors que les prix des aliments ont triplé, les fortunes immobilières et les trésors de la minorité aristocratique se chiffrent à des billions de dollars.

Le monde arabe, de culture et de religion musulmane, s’est en plus senti humilié par la mise en place, à feu et à sang, d’un État qui n’a respecté aucune des obligations élémentaires ayant présidé à sa création dans le cadre de l’ordre colonial qui existait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui permit aux puissances victorieuses de fonder l’ONU et d’imposer les règles du jeu régissant le commerce et l’économie mondiaux.

La trahison de Moubarak à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe palestinien visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.

Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.

Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.

Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.

De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :

« "Si la Libye et l’Algérie arrêtaient leur production pétrolière, les cours pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l’OPEP verrait réduite sa capacité inutilisée à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux niveaux de la guerre  du Golfe, et au record de 147 dollars le baril établi en 2008", a affirmé la banque dans une note. »

Qui pourrait payer des prix pareils? Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?

Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » Félicitons-le du moins pour sa franchise.

Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »

Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de "bain de sang".

Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».

Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »

 En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.

Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.

Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.

De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?

L’invasion de l’Iraq déclenchée par Bush sous de faux prétexte – mission remplie !  s’était-il exclamé – a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.

Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?

C’est vraiment la danse macabre du cynisme !

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 23 février 2011

19 h 42

Source



Edité par T 34 - 25 Feb 2011 à 00:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Feb 2011 à 00:32
Après qu'Hillary Clinton ait menacé Kadhafy c'est Juppé qui menace d'une intervention militaire.
 



Libye: Kadhafi dérape, l'opposition gagne du terrain

Dans un message audio diffusé par la télévision libyenne, Mouammar Kadhafi a affirmé ce jeudi que les manifestants servaient les intérêts du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden. Au dixième jour d'une révolte sans précédent en Libye, le colonel s'adressait aux habitants de la ville de Zawiyah (60 km à l'ouest de Tripoli) où, selon l'officielle Jana, des terroristes ont pris d'assaut un centre d'une force sécuritaire et ont égorgé trois soldats selon la "méthode de l'ancien (chef terroriste d'Al Qaïda en Irak, Abou Moussab Al-Zarkaoui". Estimant que ses opposants prenaient de la drogue distribuée par des "agents de l'étranger", le colonel Kadhafi, qui intervenait apparemment par téléphone, a affirmé: "Ces gens n'ont pas de vraies revendications, leurs revendications sont celles de Ben Laden."

Au cours de sa deuxième allocution de la semaine, il a aussi lancé: "Je n'ai pas le pouvoir de faire des lois ou de faire appliquer la loi. La reine d'Angleterre n'a pas cette autorité. C'est exactement mon cas." Mardi, lors d'un discours télévisé, il avait déjà expliqué en parlant de lui à la troisième personne: "Mouammar Kadhafi n'a pas de poste officiel pour qu'il en démissionne. Mouammar Kadhafi est le chef de la révolution, synonyme de sacrifices jusqu'à la fin des jours."

Sur le terrain, le régime du leader libyen paraît de plus en plus chancelant.  Au dixième jour de cette révolte qui a fait des centaines de morts, les rues de Tripoli étaient quasi-désertes en matinée après une nuit troublée par des tirs nourris, notamment dans la banlieue est. Les forces fidèles au numéro un Mouammar Kadhafi ont lancé une contre-offensive jeudi dans l'ouest , où plusieurs villes, comme Misrata, échappent semble-t-il désormais au contrôle du régime. L'insurrection, qui contrôle les grands centres urbains de l'Est du pays, fait tache d'huile et s'étend désormais à une grande partie des zones habitées du littoral méditerranéen, de la petite ville de Zouara, à 120 km de la capitale Tripoli, jusqu'à Misrata, à 200 km à l'est de la capitale.

Deux grands terminaux pétroliers cruciaux pour les exportations libyennes, Ras Lanouf et Marsa el Brega, dans le golfe de Syrte, sont en outre tombés aux mains des insurgés, ont rapporté des habitants de Benghazi en contact avec des employés. Avant même que ces terminaux ne tombent aux mains des opposants, la production pétrolière de la Libye avait chuté des trois quarts, passant de 1,6 million de barils par jour (soit près de 2% de la production mondiale) habituellement à seulement 400.000 bpj, selon Paolo Scaroni, Pdg de la société italienne des hydrocarbures Eni.

Les événements de Libye, qui selon l'ambassadeur français pour les droits de l'homme ont peut-être fait jusqu'à 2.000 morts, ont des conséquences de plus en plus marquées sur les cours du pétrole. Le brut a atteint un nouveau plus haut de 29 mois jeudi matin, le Brent de Mer du Nord approchant de la barre des 120 dollars le baril. Mais l'annonce par l'Arabie saoudite qu'elle était en discussion pour combler le manque de pétrole a fait baisser le Brent, qui retombait aux alentours de 114 dollars le baril dans l'après-midi.Source



Edité par T 34 - 25 Feb 2011 à 03:10
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La Libye et l’impérialisme

 

Sara Flounders

De toutes les luttes qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la plus malaisée à décortiquer est celle qui se passe en Libye.

Quel est le caractère de l’opposition au régime de Kadhafi et qui, rapporte-t-on, contrôle actuellement la ville de Benghazi, dans l’est du pays ?

Est-ce précisément une coïncidence si la rébellion a démarré à Benghazi, située au nord des champs pétroliers les plus riches de la Libye et proche en même temps de ses oléoducs, gazoducs, raffineries et port GNL ? Existe-t-il un plan de partition du pays ?
 
Quel est le risque d’intervention militaire impérialiste, ce qui pose un très grave danger pour la population de toute la région ?

La Libye n’est pas comparable à l’Égypte. Son dirigeant, Mouammar Kadhafi, n’a pas été une marionnette de l’impérialisme comme Hosni Moubarak. Durant de nombreuses années, Kadhafi a été l’allié de pays et de mouvements combattant l’impérialisme. En prenant le pouvoir en 1969, à la faveur d’un coup d’État militaire, il a nationalisé le pétrole libyen et a utilisé une grosse partie de cet argent pour développer l’économie libyenne. Les conditions de vie se sont considérablement améliorées, pour le peuple.

Pour cette raison, les impérialistes étaient bel et bien décidés à écraser la Libye. En fait, en 1986, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur Tripoli et Benghazi, lesquelles avaient tué 60 personnes, dont la petite fille de Kadhafi – chose que l’on mentionne rarement dans les médias traditionnels. Des sanctions dévastatrices ont été imposées à la fois par les États-Unis et par les Nations unies, afin de couler l’économie libyenne.
 
Après l’invasion de l’Irak par les Américains, en 2003, et la destruction d’une grande partie de Bagdad via une campagne de bombardement orgueilleusement baptisée « shock & awe » (choc et terreur) par le Pentagone, Kadhafi a tenté d’écarter d’autres menaces d’agression contre la Libye en faisant d’importantes concessions politiques et économiques aux impérialistes. Il a ouvert l’économie aux banques et sociétés étrangères, il a abondé dans le sens des demandes d’« ajustements structurels » émanant du FMI, privatisant ainsi de nombreuses entreprises de l’État et réduisant fortement les subsides de l’État à l’alimentation et au carburant.
 
Le peuple libyen souffre de ces mêmes prix élevés et du chômage à la base des rébellions qui éclatent ailleurs et qui découlent de la crise économique capitaliste mondiale.
 
Il ne fait pas de doute que la lutte pour la liberté politique et la justice économique qui balaie actuellement le monde arabe a également trouvé son écho en Libye. On, ne peut douter que le mécontentement suscité par le régime de Kadhafi motive une section signification de la population.
 
Toutefois, il est important que les progressistes sachent qu’un grand nombre des personnages dont l’Occident fait la promotion en tant que dirigeants de l’opposition sont à long terme des agents de l’impérialisme. Le 22 février, la BBC a montré des séquences où l’on voit à Benghazi des foules qui arrachent le drapeau vert de la république pour le remplacer par celui du monarque renversé (en 1969, NdT), le roi Idris – qui avait été une marionnette de l’impérialisme américain et britannique.
 
Les médias occidentaux appuient une bonne partie de leurs reportages sur des faits supposés, fournis par le groupe d’exilés du Front national pour la sauvegarde de la Libye, formé et financé par la CIA américaine. Cherchez sur Google en introduisant le nom du front plus CIA et vous découvrirez des centaines de références.
 
Dans un édito du 23 février, The Wall Street Journal écrivait ceci : « Les États-Unis et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi. » On n’y dit mot des chambres de commission ou des corridors de Washington sur une intervention destinée à aider le peuple du Koweït, de l’Arabie saoudite ou du Bahreïn à renverser leurs dirigeants dictatoriaux. Même avec tout le semblant d’intérêt accordé aux luttes de masse secouant la région actuellement, la chose serait impensable. Quant à l’Égypte et à la Tunisie, les impérialistes tirent sur toutes les ficelles possibles pour retirer les masses des rues.
 
Il n’a pas été question d’intervention américaine pour aider le peuple palestinien de Gaza quand des milliers de personnes ont perdu la vie suite au blocus, aux bombardements et à l’invasion par Israël. Ce fut exactement le contraire : les États-Unis sont intervenus afin d’empêcher la condamnation de l’État sioniste occupant.

Il n’est pas difficile de voir où résident les intérêts de l’impérialisme, en Libye. Le 22 février, Bloomberg.com disait, à ce propos, que, tout en étant le troisième pays producteur de pétrole de l’Afrique, la Libye est en même temps le pays qui possède les plus importantes réserves – prouvées – du continent, avec 44,3 milliards de barils. C’est un pays à la population relativement peu nombreuse mais qui doté d’un important potentiel de production de bénéfices pour les compagnies pétrolières géantes. Voilà comment les grosses fortunes voient la Libye et c’est ce qui sous-tend les préoccupations qu’elles expriment quand aux droits démocratiques du peuple libyen.
 
Obtenir des concessions de Kadhafi ne suffit pas, pour les barons impérialistes du pétrole. Ils veulent un gouvernement dont ils peuvent disposer directement, le cadenasser, le tenir en dépôt et le mettre en fût. Ils n’ont jamais pardonné à Kadhafi d’avoir renversé la monarchie et nationalisé le pétrole. Dans sa rubrique « Réflexions », Fidel Castro, de Cuba, met en exergue la soif de pétrole de l’impérialisme et met en garde contre le fait que les États-Unis posent actuellement les bases d’une intervention militaire en Libye.
 
Aux États-Unis, certaines forces tentent de lancer au niveau de la rue une campagne de promotion en faveur d’une telle intervention américaine. Nous devrions nous y opposer carrément et rappeler à toutes les personnes bien intentionnées les millions de morts et de personnes déplacées provoquées par l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan.

 
Les progressistes éprouvent de la sympathie pour ce qu’ils considèrent comme un mouvement populaire en Libye. Nous pouvons aider un tel mouvement en soutenant ses revendications légitimes tout en rejetant toute intervention impérialiste, quelle que soit la forme qu’elle puisse revêtir. C’est au peuple libyen qu’il revient de décider de son avenir.

 

Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Source : www.michelcollon.info

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Cuba appelle à "un règlement pacifique" et sans ingérence étrangère en Libye

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Le ministre Cubain

Bruno Rodríguez Parrilla  

23 Février 2011

Le ministre des affaires étrangères Cubain, Bruno Rodríguez, a demandé aujourd'hui à Buxelles "une solution rapide et pacifique", sans ingérence étrangère, à la crise en Libye, et il a fait observer que la crise pouvait être la cause de "graves erreurs" internationales, et internes au pays.

"Nous souhaitons que le peuple Libyen trouve une solution pacifique rapide à la situation créée là, sans aucun type d'ingérence ni d'intervention étrangère, qui garantisse l'intégrité de la nation Libyenne", a affirmé Rodriguez dans une déclaration qu'il a lue lors de la rencontre avec la Haute Représentante de l'U.E., Catherine Ashton.

Le ministre Cubain a signalé que les nouvelles diffusées parvenant de Libye sont "souvent contradictoires", et il a dit que quelques personnalités politiques et des médias des Etats-Unis "sont en train de pousser à la violence, à l'agression militaire et à l'intervention étrangère".

Rodriguez a dit que "les sentiments sont exacerbés de chaque côté et je crains qu'ils ne conduisent à de graves erreurs sur le plan international et sur le plan interne". Il a indiqué que Cuba suivait "avec grande attention les évènements d'ordre interne qui se passent en Libye et leurs répercussions internationales".

Dans une de ses dernières "Réflexions", le leader de la Révolution Fidel Castro assurait dans son article qu'il n'imaginait pas le leader Libyen Mouamar Kadhafi "abandonner" son pays, et ilsignalait que le Gouvernement des Etats-Unis n'hésierait pas à donner l'ordre à l'OTAN d'envahir la Libye.

L'ex-président cubain a affirmé que "ce pourrait être en accord ou non avec Kadhafi" mais "il faudra attendre le temps qu'il faut pour savoir avec rigueur combien il y a de vérité ou de mensonge ou un mélange des deux" sur ce qui se passe en Libye.

Source : cubadebate

Le 24 Février 20011

 

Le ministre Cubain exprime la préoccupation de son gouvernement à propos de ce qui se passe en Libye. Le ministre Rodriguez a dénoncé la politique de certains médias internationaux qui ont créé une matrice d’opinion favorable à l’interventionnisme des Etats-Unis

Vidéo

Traduction : Alma




Edité par T 34 - 25 Feb 2011 à 20:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Feb 2011 à 20:05

OTAN coordina despliegue de fuerzas próximo a Libia


Le secrétaire général de l'Otan appelle à une réunion d'urgence sur la Libye
 

(AFP) – Il y a 11 heures

GODOLO — Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a appelé vendredi à une réunion d'urgence des alliés sur la Libye le jour même.

"J'ai appelé à une réunion d'urgence aujourd'hui du Conseil de l'Atlantique Nord" qui regroupe les ambassadeurs des 28 pays alliés "afin de discuter de la Libye", a annoncé M. Rasmussen.

"La situation en Libye est une grande préoccupation. L'Otan peut agir pour faciliter et coordonner toute action des Etats membres, si et quand ils décident d'agir", a-t-il ajouté sur son site Tweeter, peu avant de participer à une réunion avec les ministres de la Défense de l'UE dans la matinée à Gödölö (à 30 km de Budapest).

Vingt-et-un des 28 pays de l'UE appartiennent aussi à l'Otan.

M. Rasmussen a confirmé peu après devant la presse à Budapest qu'il allait tenir cette réunion dès vendredi après-midi.

"Je vais rencontrer les ministres de la Défense de l'UE pour voir comment de manière pragmatique nous pouvons aider ceux qui en ont besoin et limiter les conséquences de ces événements", a-t-il ajouté, à propos de la situation en Libye, secouée par de meurtriers affrontements entre manifestants et forces restées fidèles à Mouammar Kadhafi, et de l'évacuation de dizaines de milliers de ressortissants étrangers qui s'y trouvent encore.

 
 
 


 

Cuba confirme sa position sur la situation en Libye

Genève, 25 février, (RHC).- Rodolfo Reyes, représentant permanent de Cuba auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, a réaffirmé la position de notre pays sur la situation en Libye,

Dans des déclarations qu’il a données à Radio Havane Cuba, l’ambassadeur cubain, qui a pris part à une séance spéciale de ce conseil pour analyser la situation des droits humains en Libye a signalé.

“ Lors de la séance matinale, plusieurs membres du Conseil des Droits Humains sont intervenus. Un projet de résolution a été présenté. Il y a eu des consultations informelles.

Une série d’événements importants dans le Nord de l’Afrique et au Moyen Orient sont à la base de la décision de convoquer cette séance spéciale. Dans le cas de la Libye il est vrai que ce qui y a lieu, la mort de civils innocents est un sujet qui préoccupe Cuba. Le ministre cubain des Affaires étrangères s’y était référé dans son discours à Bruxelles. Le commandant en chef a fixé la position de Cuba dans ses réflexions.

C’est en effet une préoccupation réelle que nous partageons, mais Cuba et Fidel Castro avaient lancé dès les premiers moments, un avertissements sur la possibilité que cette situation soit utilisée comme prétexte pour lancer une action belliciste, une intervention militaire contre la Libye en brandissant le prétexte humanitaire mais avec l’intention réelle d’accéder aux ressources naturelles de la Libye, un pays qui est un important producteur de pétrole »





Edité par T 34 - 26 Feb 2011 à 22:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Feb 2011 à 02:02

Libye : les forces pro-Kadhafi ouvrent le feu à Tripoli

Au moins deux manifestants ont été tués vendredi à Tripoli dans des affrontements avec les forces de sécurité libyennes, a rapporté un habitant de la capitale de la Libye. Au 11e jour de la révolte sanglante contre le pouvoir chancelant de Kadhafi qui a accusé ses opposants d'être téléguidés par Al-Qaïda, les initiatives se multiplient : réunion de l'ONU, propositions de sanctions, d'embargo total et de mise en place d'une zone d'exclusion aérienne.

  • Nouvelle apparition de Kadhafi à la télévision d'État. Le dirigeant libyen a invité vendredi ses partisans à "se battre" pour "vaincre" les protestataires assurant qu'il leur ouvrirait les dépôts d'armes s'il le fallait "Préparez-vous à défendre la Libye (...) Nous allons nous battre et nous les vaincrons", a lancé Kadhafi à plusieurs centaines de ses partisans, à la tombée de la nuit. "S'il le faut, nous ouvrirons tous les dépôts d'armes pour armer tout le peuple", a-t-il ajouté, depuis les remparts du fort ottoman qui surplombe la place Verte. "Nous sommes prêts à faire face à toute offensive, je suis venu ici pour vous saluer et saluer votre courage, nous allons leur répondre", a-t-il encore dit. "Je ne suis ni président ni roi, je n'ai aucune fonction mais ce peuple m'aime", a assuré le dirigeant libyen, un micro à la main, portant une chapka et un manteau noir. "Regarde Europe, regardez Etats-Unis, le leader est au milieu du peuple", a-t-il lancé.
  • Les forces libyennes ont tiré sur la foule dans le quartier de Djanzour, dans l'ouest de la capitale, selon un témoin, qui au aussi fait état de manifestants hostiles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi dans un quartier de l'est de Tripoli, Fachloum. Al Djazira a pour sa part signalé des affrontements dans plusieurs quartiers de Tripoli. Selon la chaîne de télévision, ils auraient fait deux morts et de nombreux blessés.
  • Les combats entre opposants et partisans du régime libyen dans la ville de Zawiyah, à l'ouest de Tripoli (60 km), ont fait "plus de 35 morts, peut-être même 50", a affirmé vendredi à l'AFP le porte-parole de la Ligue libyenne des droits de l'homme. "Plus de 35 morts, peut-être même 50" ont péri dans les affrontements qui ont éclaté ces trois à quatre derniers jours, a déclaré dans un entretien téléphonique Ali Zeidan depuis l'Allemagne, en assurant être en contact permanent avec des sources sur place, par courriel ou téléphonie par internet.
  • Musratha, la troisième ville en Libye, à quelque 150 km à l'est de Tripoli, a été désertée par les loyalistes au régime de Mouammar Kadhafi, mais des affrontements ont eu lieu sur une base aérienne située à proximité qui ont fait de nombreux morts, indique un habitant, à l'AFP. Musratha a "été libérée par les révolutionnaires du 17 février", a-t-il dit en allusion à la date de la "Journée de la colère" contre le régime libyen à laquelle avait appelé l'opposition en exil.
  • Dans la matinée, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay déclarait que "la situation brutale et choquante d'aujourd'hui en Libye est le résultat direct du mépris total pour les droits et la liberté des Libyens qui a marqué près de quatre décennies de pouvoir du régime actuel".  Elle a vigoureusement dénoncé les "tueries de masse, arrestations arbitraires, détentions et tortures de manifestants". "En violation continuelle des lois internationales, la répression en Libye contre des manifestants pacifiques s'intensifie de manière alarmante" et "selon certaines sources, des milliers de personnes ont été blessées ou tuées", a déclaré Mme Pillay. "Des images que l'on n'arrive pas à vérifier font état de la création de fosses communes à Tripoli", a-t-elle ajouté, tandis que "des soldats arrêtent les ambulances ce qui fait que les blessés et tués sont laissés dans la rue". "Les attaques massives et systématiques contre la population peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité", a martelé l'ancienne juge sud-africaine.

Source


 
 

Le fils de Kadhafi se réunit avec des opposants.
 



 


Edité par T 34 - 27 Feb 2011 à 00:04
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Intérêts croisés entre le « guide », le Cavaliere et le capitalisme italien

Silvio Berlusconi a mis du temps à condamner les exactions en Libye. Les intérêts économiques et la lutte contre l’immigration sont au coeur de la diplomatie de Rome.

 Le « guide de la révolution » et le Cavaliere s’entendent comme larrons en foire. Vu les intérêts des groupes italiens en Libye, quand Muammar Kadhafi se rend dans la péninsule, tout lui est permis. Depuis que Silvio Berlusconi est redevenu président du Conseil, en 2008, le dictateur libyen lui a rendu huit visites. À chaque fois, la tente du « guide » est installée dans la capitale italienne. Et l’été dernier, 500 filles, recrutées et rémunérées par une agence, ont été conviées dans un grand hôtel à une leçon sur le Coran. Dans la crise actuelle, Rome a été la plus timide des capitales européennes dans sa condamnation de la répression en Libye. Samedi, Silvio Berlusconi plaidait pour « une solution pacifique qui assure la sécurité des citoyens ainsi que l’intégrité et la stabilité du pays ». Même ton du côté du ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, « préoccupé par les hypothèses qui émergent (...) d’un émirat islamique à Benghazi ». La diplomatie italienne épouse presque mot pour mot les thèses de Saif Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen. Il a fallu attendre hier pour que Silvio Berlusconi daigne dénoncer « l’usage inacceptable de la violence ». Un pacte lie les deux hommes. En avril 2008, Silvio Berlusconi s’est fait élire sur la promesse d’endiguer les arrivées d’immigrés, qui ont traversé la Méditerranée sur des embarcations de fortune. Un traité est signé entre les deux pays. Résultat, le nombre d’arrivées passe de 30 000 par an, en 2008, à 3 500 en 2010. Si Rome a tardé à condamner la répression, c’est qu’elle craint un emballement de l’immigration. La semaine dernière, 5 000 Tunisiens ont rejoint l’île italienne de Lampedusa. Un deuxième facteur explique la prudence de Rome. Le capitalisme italien est intimement lié à son ex-colonie. L’Italie compte pour 17,5 % des importations et 20 % des exportations de la Libye. Par ailleurs, l’État libyen a pour coutume de venir au secours des groupes italiens. En 1977, quand la Fiat était en crise, Tripoli est venu à son secours en prenant 15 % des parts du groupe, avant de les revendre en 1986. L’an dernier, le fonds souverain libyen est monté au capital d’Unicredit, l’une des principales banques de la péninsule sommée d’augmenter ses fonds propres du fait de la crise. Grâce aux parts de la Banque centrale libyenne, la Libye est le premier actionnaire d’Unicredit. Ces dernières années, Silvio Berlusconi a favorisé le développement du commerce. En août 2008, un accord entre les deux pays réglait le contentieux issu de la colonisation. Rome s’engage à investir 5 milliards d’euros en Libye. Ce n’est pas un hasard si les entreprises actives dans le pays ont dévissé lundi à la Bourse de Milan. Impreglio, maître d’oeuvre de nombreux chantiers, et qui concourt à la construction d’une autoroute, a vu son cours baisser de 6,1 %. L’administrateur du groupe d’hydrocarbures Eni, Paolo Scaroni, avait déclaré que la Libye était « la prunelle des yeux » de son groupe. L’action de l’entreprise a perdu 5,12 %. De nombreuses entreprises italiennes devraient être secouées par les événements de ces derniers jours.

GAËL DE SANTIS

Source


L’est du pays est passé aux mains des insurgés

Kadhafi annonce qu’il reste et appelle les Libyens à se battre contre « les traîtres et les drogués », mais confi rme lui-même avoir perdu le contrôle de parties du territoire.

 Les ressortissants français sont évacués. Dans un violent discours prononcé hier après midi, le colonel Kadhafi a affirmé qu’il resterait « à la tête de la révolution libyenne » et lancé un appel à reconquérir les villes de l’Est, confirmant ainsi qu’elles sont bien aux mains des opposants. Parlant devant un immeuble en partie détruit, dans un décor évoquant les violences de ces derniers jours, il s’en est pris aux manifestants qu’il a accusés d’être des « lâches et des traîtres », « des jeunes drogués manipulés par l’étranger qui veulent instaurer le chaos et humilier les Libyens ». Le « guide » a appelé ceux qui le soutiennent à « ne pas avoir peur et à aller dans les rues pour les combattre, les chasser, les arrêter dans leurs maisons pour les remettre aux autorités ». Furieux et plein de haine, il a appelé ses partisans à reprendre « les villes détruites de Benghazi et de Derna ». Il a accusé les États-Unis de vouloir s’emparer de la Libye comme ils l’ont fait de l’Irak et de l’Afghanistan pour lui voler son pétrole. Un discours fleuve qui fait craindre le pire quand on sait que le clan Kadhafi et les tribus qui le soutiennent encore disposent d’armes et d’énormes moyens de destruction.

 UNE RÉGION DÉSERTÉE PAR LA POLICE ET LES AUTORITÉS

C e t t e i n t e r v e n t i o n confirme la perte par le régime de la province de Cyrénaïque, celle où la répression a été la plus sanglante. Les principales villes de cette région sont désormais aux mains des insurgés. Ben Widmann, de la chaîne de télévision américaine CNN, premier journaliste occidental à se rendre dans cet endroit hier depuis l’Égypte, décrit une région complètement désertée par la police et les autorités locales, où des hommes en armes ou munis de bâtons, parmi lesquels de nombreux jeunes, tiennent les routes, alors que des centaines de travailleurs égyptiens quittent la Libye pour regagner leur pays d’origine. Il a confirmé qu’une partie de l’armée libyenne avait rallié l’insurrection, que des dépôts d’armes, des casernes et des postes de police avaient été incendiés. Le délitement du régime libyen est confirmé par la multiplication des défections dans l’armée, mais aussi dans le corps diplomatique. Plusieurs ambassadeurs de Libye – dont ceux en poste à Paris et à l’Unesco, à Washington et à l’ONU – ont démissionné pour protester contre la répression sanglante qui a fait des centaines de victimes, appelant Kadhafi à partir. Bien qu’il soit difficile d’établir un bilan, la Ligue des droits de l’homme parle de plus de 400 morts et 2 000 blessés, tandis que le Comité international de la Croix-Rouge croule sous les appels à l’aide. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité examinait hier la possibilité de prendre des sanctions contraignantes contre Tripoli. La Grande- Bretagne a même proposé d’adopter une résolution sous le chapitre VII afin d’isoler le pays et d’établir une zone d’interdiction aérienne comme cela avait été fait en 1991 dans le sud de l’Irak pour protéger les populations kurdes. L’Union européenne envisage aussi des sanctions, mais celles-ci sont jusqu’ici refusées par l’Italie et Malte.

ÉVACUATION DES RESSORTISSANTS EUROPÉENS

 La Ligue arabe, qui demande à Kadhafi de « cesser l’usage de la violence », s’est, elle aussi, réunie en urgence au Caire tandis que l’Organisation des États islamiques « condamne un usage de la violence contraire aux valeurs de l’islam ». Les pays européens accélèrent l’évacuation de leurs ressortissants. Le gouvernement français a dépêché hier trois avions militaires pour évacuer « tous les Français dont la présence dans le pays n’est pas indispensable ». Après les menaces de Kadhafi, reste à savoir de combien de soutiens il dispose encore dans un pays où les tribus restent la principale base d’organisation de la société. La perte de la Cyrénaïque est un coup dur pour le régime : c’est dans cette région, paradoxalement la moins développée, que se situent l’essentiel des gisements pétroliers qui constituent la principale richesse dont Kahdafi et son clan ont usé et abusé pour se maintenir au pouvoir depuis quarante-deux ans. « CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ »?

La Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a qualifi é hier « d’inconcevable » la répression « par les autorités libyennes et leurs mercenaires » des manifestations pacifi ques. Faisant état de « tirs à balles réelles contre les manifestants », elle a demandé l’arrêt immédiat de « ces violences qui ont fait des milliers de victimes et représentent de graves violations des droits de l’homme ». Elle a aussi réclamé la mise sur pied en urgence d’une « enquête internationale » pour juger de possibles « crimes contre l’humanité ».  

FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN



Edité par T 34 - 12 Jun 2011 à 21:35
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