Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > France

Nucléaire

 Répondre Répondre Page  <1234 6>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Apr 2011 à 02:47

Comment Bouygues exploite ses salariés du nucléaire

 

JPEG%20-%2046.9%20ko
Dessin TITOM www.titom.be
 

Plusieurs milliers d’ouvriers construisent actuellement le nouveau réacteur nucléaire EPR de Flamanville, en Normandie. Dont plus de 1000 salariés étrangers. Présenté comme le fleuron de l’industrie nucléaire française, supervisé par EDF et piloté notamment par Bouygues, ce chantier s’avère beaucoup plus long et coûteux que prévu. Salariés insuffisamment formés, répression syndicale, hébergement inadapté, accidents… les conditions de travail et de sécurité y sont déplorables. Au risque de compromettre la sureté des installations ? Reportage.

Fin de journée aux Pieux, commune de 4.000 habitants située à flanc de mer, dans le Cotentin. Dans le froid hivernal, les lumières s’allument. Coincée entre un lotissement et le centre de loisirs : la « base vie », lieu d’hébergement des ouvriers étrangers qui construisent l’EPR (Réacteur pressurisé européen) de la centrale nucléaire de Flamanville. Près de 200 mobil-homes y sont alignés. Pour un peu moins de 400 travailleurs. L’endroit est (très) calme. Des portes qui s’ouvrent timidement s’échappent d’agréables odeurs de bons petits plats. « Je suis maçon en France depuis 40 ans, glisse un Portugais proche de la soixantaine. Sourire aux lèvres et regard fatigué. Je dîne rapidement et je pars au travail. »

Le chantier EPR fonctionne en « trois x huit ». Il faut bien avancer, et combler le retard pris depuis le lancement du chantier en 2007. Plusieurs pauses ont dû être observées : pour non conformité des soudures, défauts d’armatures du béton ou encore obstacles imprévus pour le creusement de la galerie de rejet des eaux usées ! Annoncée pour juin 2012, la livraison de l’EPR a été repoussée à 2014, pour le moment. Et le coût est passé de 4 à 5 milliards d’euros ! D’ici à décembre 2011 devrait se terminer la phase de génie civil pour laquelle se sont déplacés plus de 1.000 étrangers de 26 nationalités différentes.

Ici, tout se paie !

150 entreprises travaillent sur place. La principale, c’est Bouygues. Le nom de leur employeur est à peu près la seule information que les habitants de la « base vie » donnent volontiers. Beaucoup esquissent un sourire et préfèrent ne pas parler de leurs conditions de vie et de travail. Il règne sur les lieux comme un silence forcé. Le gardien, qui gère seul, et pour un Smic, les 400 gars, leur courrier, leurs poubelles et leurs soucis de réparations diverses, refuse carrément de dire quoi que ce soit. Idem pour sa supérieure hiérarchique. Elle aussi est salariée de l’Association inter entreprises (AIE), dont la création est obligatoire pour assurer le logement, la restauration et le transport du personnel lors d’un Grand chantier d’aménagement du territoire, comme c’est le cas ici.

« On ressent beaucoup de mépris, ose l’un des salariés. Simplement parce qu’on est étrangers. Ici, on n’a rien à faire, à part travailler. On n’a pas de salle commune pour se retrouver. On est restés plusieurs semaines avec les gouttières cassées par la neige. Les chemins sont vite défoncés. » Les locataires doivent, en plus des 500 euros mensuels de loyer, payer tout ce qui se casse ou s’abîme dans les mobil-homes. Une fiche annonce des tarifs surréalistes : un impact sur la table coûte 10 euros, une brûlure de cigarette 15 euros, une marque sur le sol 20 euros ! Pour les portes, vitres et marchepieds, on avoisine les 100 euros pièce.

Isolement des salariés

Ces montants sont versée à l’AIE, dont le budget est alimenté par les cotisations des entreprises participant au chantier. « Ils affirment être déficitaires, » explique Jacques Tord. Chargé de mission CGT sur le chantier de Flamanville, il dénonce depuis plusieurs années les conditions d’accueil des salariés étrangers. « Selon l’AIE, l’entretien de la base vie coûte trop cher. Mais nous n’avons jamais pu voir leur budget. Il règne une grande opacité, rapporte le syndicaliste. Nous aimerions aussi savoir qui cotise. Toutes les entreprises sont censées le faire, mais nous soupçonnons que ce n’est pas le cas. »

Les accords de 1978 relatifs aux chantiers de centrales nucléaires, signés par EDF et les syndicats, précisent que les lieux d’hébergement doivent comprendre « des installations collectives destinées à permettre le débit de boisson non alcoolisées, les réunions, l’alphabétisation, les distractions ». Ainsi que des « installations de sport légères ». Rien de tout ça n’existe aux Pieux. L’oisiveté pèse très fort sur les travailleurs étrangers, éloignés de leurs familles et amis pendant de nombreux mois.

Une vie privée sous contrôle

La télévision est la seule activité autorisée pour les jours de repos, avec l’alcool et la cigarette, dont on fait ici force consommation. Partout dans la « base vie » courent des fils électriques qui relient les antennes paraboliques achetées par les ouvriers, avec leurs deniers personnels. De même que les télévisions. Le wifi leur a été concédé, après plusieurs demandes. « Les infrastructures mises en place devront permettre aux occupants d’y vivre librement », précisent aussi les accords de 1978. Pourtant, à la « base vie », les visites après 22h sont interdites !

On semble avoir oublié l’intérêt d’associer le personnel des chantiers à la vie locale, également mentionné dans les accords de 1978, qui soulignent que « les résidents auront accès au même titre que les autres résidents de la commune aux équipements culturels et sportifs ». Dans les années 1980, ceux qui construisaient les deux premières tranches de la centrale de Flamanville, à côté desquelles s’installe aujourd’hui l’EPR, venaient boire des coups en ville. Ils discutaient avec les habitants. Aujourd’hui, ils semblent se terrer. Se contentant de sorties régulières dans les grandes surfaces du coin.

Pas de transports collectifs et des parkings saturés

« Quand on sort de la base vie, on voit parfois des affiches du FN, évidemment ça nous fait pas plaisir », rapporte un travailleur tunisien. « Tout ce dont parlent les accords de 1978 a été balayé pour l’EPR » , dénonce Jacques Tord. « On a ouvert le chantier en éludant complètement la question sociale. » La question des transports a aussi été esquivée. Les accords mentionnent la mise sur pied d’un réseau de transports réguliers pour assurer une desserte du chantier. La réalité est évidemment tout autre. La plupart des salariés vont au boulot avec leur voiture. Ceux qui n’en n’ont pas font du covoiturage.

Comme le nombre de salariés a été sous-estimé, les parkings aux abords de l’EPR sont saturés. Les bas côtés des routes sont envahis. On se gare partout où l’on peut. Souvent n’importe où. « Certains salariés perdent ¾ d’heure matin et soir pour aller à pied de l’endroit où ils posent leur voiture à leur poste de travail », note Jacques Tord. Ce temps leur est payé depuis peu. On peine à croire que des personnes chargées d’organiser un chantier aussi pointu aient été incapables de prévoir le nombre de salariés. Et une desserte intelligente du site. Prévu pour durer 5 ans avec 2.200 salariés, le chantier EPR devrait finalement durer 7 ans avec près de 4.000 salariés !

Des conditions de sécurité déplorables

Sur place, le travail est rude. Il faut manier de la ferraille et du béton, par tous les temps. Dans un endroit souvent exposé au vent, à la pluie et au froid. Une vingtaine de grues strient le chantier de leurs immenses bras. Les manier sans qu’elles se touchent est un travail minutieux. Qui nécessite beaucoup de concentration. Pas facile quand les heures de travail et de fatigue s’accumulent, et qu’il faut faire vite. Au printemps 2010, un grutier avait fait valoir son droit de retrait, estimant que la façon dont était effectué son chargement mettait les hommes au sol en danger. Il a été mis à la porte.

Le 27 janvier dernier, un ouvrier soudeur de 37 ans, père de trois enfants, est mort, après une chute de plus de 10 mètres suite à la collision entre la passerelle où il se trouvait et le chargement d’une grue. L’enquête suit son cours. Mais selon la CGT, la responsabilité de Bouygues est clairement engagée. « Nous dénonçons des dysfonctionnements depuis longtemps, rapporte Jacques Tord. Certains personnes conduisent des engins sans autorisation, il n’y a pas de contrôles d’alcoolémie – alors que la consommation d’alcool est un vrai problème –, les journées de travail sont parfois beaucoup trop longues, le nombre d’accidents est sous-estimé. »

Une inspection du travail qui laisse à désirer

Un grutier confie être «  flippé » quand il voit arriver les casques jaunes vers lui. « Les casque jaunes, explique-t-il, ce sont les Roumains. Ils ne sont pas méchants. Ce n’est pas de leur faute. Simplement, ils ne sont pas bien formés. Ils ne savent pas vraiment ce qui est dangereux. C’est un problème. » Les conditions d’embauche et de paiement des salariés étrangers sont par ailleurs totalement opaques. Les syndicats n’ont jamais réussi à se procurer des contrats de travail ou des fiches de paies.

Sur un chantier nucléaire, c’est l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) qui est compétente en matière d’inspection du travail. Les syndicats estiment que son expertise est pour le moins insuffisante, du moins pour le secteur du BTP. « Nous n’avons pas de bilan social, tempête Jacques Tord. L’ASN ne communique pas du tout sur le sujet. Nous avons demandé une dérogation à François Fillon pour que l’inspecteur du travail de droit commun puisse enquêter sur ces chantiers. Mais nous n’avons pas de nouvelles. » Sur le site internet de l’ASN, les compte-rendus d’inspection évoquent beaucoup d’aspects techniques. Mais jamais des conditions de travail.

Répression syndicale

Aux déplorables conditions de sécurité s’ajoutent une répression syndicale féroce. CGT et CFDT, qui disposent chacune d’un bureau dans des locaux près du chantier, expliquent que les ouvriers n’ont pas intérêt à venir les voir. Surtout ceux de chez Bouygues. « Celui qui ose venir est au mieux rappelé à l’ordre. Au pire simplement viré. » C’est ainsi que la direction de Bouygues a sabordé dès le début du chantier, en 2007, une section CGT qui tentait d’émerger.

L’arrivée d’un nouveau directeur EDF sur le chantier, et le démarrage effectif de l’association inter-loisirs pour les travailleurs étrangers (qui a déjà programmé plusieurs sorties pour ce début d’année) annoncent peut-être une amélioration. Les syndicats estiment, en tout cas, aborder une période au cours de laquelle il sera plus facile de dialoguer. Au moins avec EDF. Qui a le privilège, en tant que grand-maître-d’ouvrage-donneur-d’ordres de rappeler aux entreprises maîtres d’œuvres, telles que Bouygues, qu’il existe encore un droit du travail. Et que nul ne peut, normalement, s’y soustraire. D’autant que pour de tels chantiers, les négligences et autres violations du droit mettent clairement en cause la sureté nucléaire du réacteur à venir.

Nolwenn Weiler

Photos : Philippe Noisette

Source : Basta !



Edité par T 34 - 28 May 2011 à 18:36
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Apr 2011 à 17:14

Les robots nucléaires français utilisent des techniques basiques mais robustes comme l’ont souvent fait les Soviétiques dans le domaine spatial. A la lecture de cet article, on cerne mieux l’intérêt des machines d’Intra et on perçoit également leurs limites.

 


A Chinon, des robots pour intervenir en cas d'accident nucléaire

De Alexandra TURCAT (AFP)

AVOINE (Indre-et-Loire) — Installés dans l'aile désactivée de la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire), de drôles d'engins baptisés, « Ebull », « Epelle » ou encore « Eros » ou « Eole » patientent, prêts à intervenir en cas de problème nucléaire partout en France, en moins de 24 heures.

Une partie est prête, le cas échéant, à décoller pour le Japon si les autorités nucléaires locales en expriment le besoin.

Ces robots, une dizaine au total, ont été développés par le groupe Intra (Intervention robotique sur accidents), fondé par EDF, le Commissariat à l'Energie atomique (CEA) et le groupe Areva en 1988, deux ans après l'accident de Tchernobyl.

« Au cours de cet accident, les décideurs ont pris conscience que si les hommes supportaient mal les radiations, la plupart des engins électroniques ne les supportaient pas non plus et tombaient en panne, nous avons donc travaillé à "endurcir" l'électronique aux radiations », explique Michel Chevallier, directeur du groupe Intra, en montrant ses robots.

Certains, comme les « Erase », à l'origine des chasse-neige chenillés, équipés de capteurs, de caméras et d'un bras articulé, peuvent être guidés à 10 km de distance.

Mais dès qu'il s'agit de travailler par exemple avec « Epelle », une pelleteuse, ou « Ebull », un bulldozer, la précision des commandes nécessite que l'engin de contrôle, blindé de plomb, soit situé dans un rayon de 300 mètres. Et le plomb ne fait que diviser par 100 les radiations, ce qui implique qu'en cas de radiations extrêmes, ces engins ne sont pas utilisables.

Même contrainte en intérieur. « Eros » comme « Eole », des petits engins chenillés à l'allure rudimentaire, ont un fil à la patte, une ligne de commande blindée qui les relie à leurs maîtres et limite leur rayon à 300 mètres. Le poste de commande, un véhicule par exemple, doit donc être amené au pied du bâtiment que le robot doit explorer: si les radiations dépassent un certain taux, aucune intervention possible.

En revanche, ces deux petits robots sont bardés, outre les incontournables capteurs et caméras, de multiples « trucs » destinés à vaincre, à distance, des difficultés pratiques vitales: un lasso pour ouvrir une poignée, une pince souple pour tenir une éprouvette, des roues crantées pour grimper les escaliers en métal, un arceau de sécurité en cas de chute...

Paradoxalement, pour « vaincre » le milieu hostile qu'est la radioactivité, les techniques et les engins employés ne sont pas nécessairement du dernier cri électronique, très vulnérable au rayonnement.

Ainsi, pour passer un sas radioactif sans perdre le téléguidage, un robot va être capable de poser lui-même sur une porte une antenne relais hertzienne, ces ondes étant capables de traverser le milieu radioactif.

Les camions ou engins ont été choisis avec des moteurs faisant le moins possible appel à l'électronique, ce qui donne à l'ensemble un aspect désuet, d'où remontent des odeurs de carburant et d'huile de moteur des années 70.

De même, dans les camions de commande, de mini-postes de télévision à tubes cathodiques gris sont environnés de touches en bakelite noires et orange et de petits voyants à l'ancienne, tandis qu'au fond du camion sont installées d'immenses armoires renfermant l'électronique de commande, qui ressemblent aux tous premiers ordinateurs.

Et derrière eux veille « La Boule », symbolique premier réacteur nucléaire français des années gaullistes, le « Chinon A1 », transformé en musée de l'atome.

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hBjJ7puakdSW4PTJ98SJdRgaHVfQ?docId=CNG.66cacb3ac780ec71e6f6c05a28e6180d.01

Et un petit complément d’information.

« (…) Pourquoi les robots mis au point par les français ne sont-ils pas utilisés ?

Ils existent, ils sont basés à Chinon, et sont la propriété d'un GIE qui peut les mettre à disposition d'Areva ou d'Edf. La France les avait proposés au Japon dans un premier temps. Mais Tokyo a décliné l'offre. Peut-être parce qu'ils ne sont pas adaptés à leurs types de centrales. Pour être opérationnels, les robots nécessitent un espace plus large que celui disponible à Fukushima. Je ne doute pas que les japonais en utiliseront lors du démantèlement. (…) »

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110404.OBS0750/fukushima-on-peut-penser-que-le-pic-de-la-crise-est-passe.html

 




Edité par babeuf - 05 Apr 2011 à 17:21
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Apr 2011 à 13:17

La CGT exige l'arrêt de la «sous-traitance massive» sur les sites nucléaires

 

LEMONDE.FR avec AFP le 14 avril 2011 à 12h46

Les syndicats CGT des travailleurs du nucléaire ont exigé jeudi « l'arrêt de la sous-traitance massive, de la sous-traitance en cascade et de la précarité » sur les sites des centrales, considérées comme une manière d'externaliser les risques professionnels.

« Pour que, sur tous les sites nucléaires, ce soit la sûreté et non la recherche du profit maximum qui soit la priorité », la CGT « exige un statut pour les travailleurs du nucléaire, basé sur celui des salariés EDF, AREVA et CEA et l'arrêt de la sous-traitance massive, de la sous-traitance en cascade et de la précarité », précise t elle dans un communiqué. Les syndicats CGT des travailleurs du nucléaire, sous-traitants, EDF, AREVA, CEA, IRSN ont également demandé « une véritable démocratie dans l'entreprise avec un renforcement des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et la maîtrise 100 % publique de l'industrie nucléaire ».

« 80 % D'INTÉRIMAIRES » À LA MAINTENANCE DES RÉACTEURS

Pour le syndicat, « la course effrénée au profit maximum » conduit à une « politique du pire pour les salariés de la sous-traitance, ballottés de contrats en contrats, de sites en sites, subissant la majorité des pénibilités pour des salaires de misère et des conditions de travail indignes ». « Si les pouvoirs publics n'assument pas leurs responsabilités en faisant accéder rapidement les salariés de la sous-traitance du nucléaire à des garanties sociales de haut niveau, la CGT assumera les siennes en appelant l'ensemble des travailleurs à l'action », ont conclu les syndicats CGT du nucléaire.

Le personnel affecté à la maintenance des réacteurs est à 80 % intérimaire, estime le responsable du secteur gaz la CGT énergie, M. Laurent Langlard

Source : http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2011/04/14/1507534.html




Edité par babeuf - 14 Apr 2011 à 13:19
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Apr 2011 à 03:52

Un convoi exceptionnel bloqué chez Alstom

À Belfort, les salariés d’Alstom qui protestent contre le projet de la fermeture de l’atelier des ailettes persistent dans le blocage d’un convoi destiné à l’EPR de Flamanville.

Belfort, correspondance. L e gigantesque convoi exceptionnel qui doit transporter la plus grosse ailette de turbine jamais construite par Alstom pour le futur EPR de Flamanville est bloqué depuis plusieurs jours par les ouvriers de l’atelier qui ont fabriqué ce monstre de ferraille. «Ce chef-d’œuvre de savoir-faire ne quittera pas l’usine tant que la direction se refusera à revenir sur sa décision de fermer notre atelier. Et ce n’est pas une décision de justice qui entamera notre détermination», souligne Georges, ouvrier des ailettes, qui fait partie des quatorze salariés convoqués hier au tribunal pour entrave au travail (voir encadré).

Depuis lundi matin, les salariés de cette unité de fabrication d’Alstom campent, en effet, devant le convoi, et le titanesque colis n’a pas avancé d’un centimètre. En novembre 2010, Alstom annonçait un nouveau plan de restructuration comportant la suppression de plusieurs milliers d’emplois au niveau mondial et, pour la France, c’est Belfort et son atelier des ailettes qui devraient voir disparaître 100 emplois : «Une honte pour notre pays qui se targue d’être le fer de lance du nucléaire fiable. Nous avons construit toutes les ailettes du parc nucléaire français, nous les avons entretenues et, aujourd’hui, on nous dit que les Mexicains pourront le faire. C’est un non-sens économique et stratégique. Nous assurions, par notre savoir-faire, la sûreté de nos installations nucléaires», peste Guy Camozzi, trente-trois ans d’ancienneté dans l’entreprise. Tous les salariés ont dans la tête l’accident nucléaire japonais «qui devrait faire prendre conscience aux politiques que la marchandisation du nucléaire comporte des risques.

À l’heure où EDF vient de renouveler son contrat d’entretien des centrales avec Alstom, les ailettes pouvaient encore vivre quatre ans. Mais le pire, c’est qu’aujourd’hui, on ne sait pas qui assurera pour notre partie cet entretien. Des Mexicains, des Suisses, des Polonais ? On se bat pour que ce soit nous qui le fassions», insiste Pascal Boschi, délégué CGT aux ailettes.

Un bras de fer que la direction a préféré résoudre par la voie judiciaire en assignant les grévistes devant le tribunal de Belfort.

14 salariés assignés 

Depuis quatre jours, les salariés d’Alstom appartenant à l’atelier des ailettes bloquent le départ du convoi à destination de l’EPR de Flamanville, pour s’opposer 
à la fermeture de leur unité 
de fabrication. Le seul dialogue social de la direction a été l’envoi d’un huissier et une assignation devant la justice pour entrave. Résultat, la juge 
a mis la décision en délibéré pour lundi prochain. Les grévistes sont donc autorisés, pour l’heure, à continuer 
de bloquer le convoi.

Alain Cwiklinski

Source
Nucléaire : la CGT exige l’arrêt de la sous-traitance
 
Les syndicats CGT des travailleurs du nucléaire ont exigé hier «l’arrêt de la sous-traitance massive, 
de la sous-traitance en cascade et un statut 
pour les travailleurs du nucléaire, fondé sur celui 
des salariés EDF, Areva et CEA» sur les sites des centrales. Pour le syndicat, «le plus grand danger pour l’activité nucléaire, ce sont les directions elles-mêmes 
et leurs choix de gestion, dont les salariés sont 
les premières victimes, ballottés de contrat en contrat, 
de site en site, subissant la majorité des pénibilités 
pour des salaires de misère et des conditions de 
travail indignes».
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Apr 2011 à 05:57

Tchernobyl: la communauté internationale racle ses fonds de tiroir

La communauté internationale a débloqué mardi 550 millions d'euros pour financer les travaux liés à la construction d'un nouveau sarcophage à Tchernobyl, sur un total de 740 millions d'euros qui manquaient, à l'approche du 25e anniversaire de la catastrophe nucléaire.

"Les contributions annoncées ce matin permettent de réunir le montant remarquable - après recalcul et correction - de 550 millions d'euros", a déclaré François Fillon à l'issue de la conférence des donateurs à Kiev qu'il a coprésidée au titre de la présidence française du G8. Il a dans un premier temps annoncé un montant de 575 millions d'euros avant de réviser à la baisse cette évaluation. Il s'agit d'un "montant minimal, a souligné le Premier ministre. C'est un résultat qui illustre le sens des responsabilités de l'ensemble de la communauté internationale."

Ce résultat "sans précédent" aux dires du président ukrainien Viktor Ianoukovitch n'est pas allé de soi. "Le processus de collecte des fonds n'a pas été facile", avec "des difficultés liées à la crise économique et financière. Malgré cela, nos partenaires ont fait preuve d'un ferme soutien", a-t-il souligné.

Plusieurs dizaines de pays et organisations internationales, dont le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ont participé à cette conférence. Ils avaient pour objectif de réunir les 740 millions d'euros qui manquaient pour financer les travaux liés à la construction d'une nouvelle chape isolant le réacteur accidenté Tchernobyl, d'un budget global d'un milliard et demi d'euros. Ce projet est financé par un fonds international géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

Outre l'achevement du nouveau sarcophage, cette somme prévoit aussi la construction d'un dépôt pour le combustible nucléaire usagé. Parmi une trentaine de pays qui ont annoncé de nouvelles contributions à ce fonds, l'Union européenne a promis 110 millions d'euros, les Etats-Unis, 86 millions d'euros, la France et la Russie respectivement  47 et 45 millions d'euros.




Edité par T 34 - 25 Apr 2011 à 20:49
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Apr 2011 à 20:08
petit manuel antinucléaire
 

Le mensonge nucléaire

 

Activista

Le nucléaire serait une énergie au coût de production raisonnable et rentable, une garantie d’indépendance, propre, sûre, recyclable, pacifique, écologique et démocratique, bref incontournable.

Il n’y a rien de plus faux, démonstration par les faits.

Il ne s’agira pas ici de nier les avancées objectives obtenues grâce à la recherche nucléaire médicale, physique ou fondamentale mais de dénoncer la prolifération "civile" et militaire dont la recherche n’a par ailleurs nul besoin.

Avant d’énumérer les principaux mythes et mensonges du nucléaire il faut en souligner encore l’aspect le plus démentiel. Celui où une "civilisation" pour s’assurer quelques décennies d’apprivoisement énergétique et un arsenal morbide, décide d’hypothéquer l’avenir des générations futures. Allant jusqu’à rendre possible et d’envisager au plus "haut niveau" un suicide global en guise de "stratégie’.

N’est-il pas inquiétant d’écouter ceux qui sont censés maîtriser l’atome déclarer que le processus, dont le risque permanent, la contamination cumulative et irréversible ou la gestion des déchets, seraient sous contrôle par delà les dizaines, centaines de millénaires ? Prétention, égomanie ou dangereuse hystérie que l’utilisation ici hypocrite du concept de "demi vie" voudrait minorer ?(1)

Ce alors que plusieurs sites où sont enfouis des déchets rencontrent de sérieux problèmes après quelques décennies seulement.(2) Alors que la pratique, l’histoire comme l’actualité démontrent qu’ils ne maîtrisent ni l’atome, ni le risque et encore moins les éléments.

Que penser de ces scientifiques, industriels et "responsables politiques" improvisant, ergotant sur les chiffres et classements, qui ne reconnaissent la gravité de la situation uniquement contraints et forcés par leurs propres alliés, alors que des centaines de milliers, voire millions de vies sont menacées ? Le nucléaire ne nuit pas qu’à la santé des populations et de la biosphère, il nuit aussi gravement à la démocratie.

Les dépenses directes provoquées par la catastrophe de Tchernobyl -à elle seule- dépassent le coût de construction de toute l’infrastructure nucléaire mondiale.

Le nucléaire serait rentable ? Tromperie, car s’il profite effectivement à une infime minorité d’actionnaires il a un coût insensé pour la collectivité. Ce sont les subventions publiques qui permettent aux programmes nucléaires de masquer leurs coûts et déficits réels. Ceux qu’impliquent la mise en œuvre, l’entretien, la sécurisation, la gestion éternelle des déchets et les dépenses provoquées par les nombreux accidents déjà survenus ou en cours résultant de l’exploitation non maîtrisée de l’atome.

"Pour les vingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe (de Tchernobyl uniquement) pour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, ce qui, rapporté au coût de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2 000 milliards d’euros. Autant, donc, sinon plus, que le coût de construction de toute l’infrastructure nucléaire mondiale !"(3)

Alors que la catastrophe de Tchernobyl et bien d’autres sont toujours en cours (4) tandis que celles du Japon ne font que commencer.

De plus il est impossible de chiffrer le "coût humain’, combien d’euros valent la vie d’un enfant Ukrainien, d’un adulte Japonais, de ces familles décimées par dizaines de milliers ?

Comment chiffrer le coût biologique et ce sur des dizaines voire des centaines de millénaires ? Ou encore comment chiffrer le risque permanent ? Car le nucléaire prend l’ensemble des citoyens en otage, pro comme antinucléaires, par delà les frontières et continents, l’ensemble du vivant actuel océans inclus. L’aberration nucléaire est vertigineuse.

Une étude publiée par l’Académie des Sciences de New York estime que le nombre de décès à travers le monde attribuable aux retombées de l’accident de Tchernobyl, entre 1986 et 2004, est de 985 000, nous sommes en 2011

L’OMS et l’AIEA annoncèrent en 2005 un bilan d’une cinquantaine de morts parmi les liquidateurs et jusqu’à 9 000 décès « potentiels, au total », attribuables à la contamination radioactive et ce uniquement parmi les populations les plus affectées de Biélorussie, d’Ukraine et de la Fédération de Russie…

Or dans les faits sur les 830 000 liquidateurs intervenus sur le site après l’accident, 112 000 à 125 000 sont morts. En janvier 2010 l’Académie des sciences de New York publiait le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement suite à l’accident de Tchernobyl. Un ouvrage composé d’une grande quantité d’études réalisées dans les pays les plus touchés : la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine. Les auteurs estiment que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter.

Comment expliquer l’ampleur de l’écart entre les résultats de l’OMS et ceux de milliers d’enquêtes effectuées dans les pays les plus touchés, en Europe ou dans le reste du monde ?

Par le mensonge qu’Alison Katz, qui fut fonctionnaire de l’OMS durant 18 années, dénonce comme une stratégie de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Cette dernière agissant en véritable porte-parole de l’establishment nucléaire. L’Organisation Mondiale de la Santé étant complice de cette stratégie de la dissimulation du fait de l’accord signé entre les deux agences en 1959. Ce document interdit en outre à l’OMS d’informer les populations sur les effets des rayonnements ionisants pour les humains sans l’aval de l’AIEA..(5)

Lors de la dernière enquête bisannuelle réalisée en 1991, 90% des Japonais désapprouvaient le nucléaire. Le gouvernement prit alors la sage décision d’abandonner…ces embarrassants sondages.

Le Japon est sans doute l’exemple le plus flagrant du déni de démocratie que le nucléaire génère. Dès le début du drame les médias se sont émerveillés de ce qu’ils décrétèrent être du stoïcisme, de la résignation, de la discipline très zen et autres clichés qui fleurent bon les colonies... Se faisant ainsi -dans une grande majorité- les relais et complices de la dissimulation de la gravité de la situation par le gouvernement japonais. A l’image de la minoration des dégâts humains aux lendemains de la catastrophe provoquée par le passage de l’ouragan Katrina aux USA. Une pudeur destinée à masquer la vulnérabilité et les dysfonctionnements des puissances alliées et de leurs "technologies. Pudicité qui n’est plus de mise au moment de mesurer l’étendue des dégâts chez l’ennemi ou comme en Haïti afin d’y justifier l’envoi des troupes.

Pourtant à l’heure d’Internet il est possible pour tous de lire ou même de contacter différentes sources, organisations, citoyens bloggers Nippons et de constater que la réalité est autre. Elles et ils sont sous les chocs, pleurent et comptent leurs morts, mesurent l’étendue des dégâts qui vont en s’amplifiant c’est certain. Mais les yeux rivés sur les compteurs Geiger et malgré le système social coercitif qu’est la "culture de l’entreprise" poussée à son extrême ; la colère face au manque d’information et à l’improvisation des responsables gronde, attend son heure.

Car nos médias taisent l’opposition historique des Japonais au nucléaire militaire et "civil’. Une opposition apparue dès la fin de la seconde guerre mondiale et le martyr d’Hiroshima et Nagasaki. Plus de 150.000 civils brûlés vifs, consumés par le feu nucléaire et un total dépassant les 300.000 décès des suites des brûlures, radiations et cancers.

Non pas pour clore un conflit déjà perdu par le Japon mais pour ouvrir la "guerre froide" par une démonstration de "force" d’un nouvel empire. Car il s’agit bien là d’un des mythes fondateurs du nucléaire, de sa prétendue justification militaire, de "mal nécessaire" pour vaincre l’axe. Ensuite pour nous "protéger du communisme’…Ou l’inverse, c’est selon.

Au Japon les trois premiers groupes antinucléaires apparaissent dans les années cinquante, la Gensuikyô communiste, la Gensuikin socialiste et la Kakkinkaigi liée à la droite, cette dernière condamnant le nucléaire militaire uniquement. C’est à partir des années septante qu’émergent de nombreuses organisations comme le Citizen’s Nuclear Information Center (CNIC) regroupant des scientifiques dont le but est de fournir une contre-information aux citoyens au sujet du nucléaire dit "civil’. Cette opposition est devenue telle après l’accident de Tchernobyl, que le gouvernement japonais décida d’abandonner tout sondage sur la question nucléaire en 1991, année où la désapprobation atteignait 90%.

Ailleurs, la manière dont les gouvernements ont ignoré l’avis des populations européennes, que ce soit au niveau militaire ou "civil" est aussi flagrante en Allemagne, en France ou en Belgique.(6)Le Danemark, la Norvège et l’Irlande quant à eux, ont interdit le recours au nucléaire dans leur loi ; l’Autriche, suite à un référendum, l’a banni dans sa constitution.

Au cœur de l’Europe, la Belgique -12 fois plus petite mais plus densément peuplée que le Japon qui compte 54 réacteurs- est couverte par plus de 20 réacteurs dont plusieurs obsolètes.

Le nucléaire serait sûr ? Ni Tchernobyl, ni Fukushima -qui est pourtant située dans un des pays capitalistes fleurons de la technologie de pointe- n’infléchiront le déni nucléaire. Cependant les faits et les chiffres sont têtus.

En Belgique, classée juste avant le Japon en densité de population, il n’y aurait "que" deux centrales. Certes mais elles sont composées de sept réacteurs "construits avec les connaissances et possibilités techniques de l’époque et des ordinateurs qui fonctionnaient avec des cartes perforées… Mais ils furent surtout construits pour 30 ans. La loi sur la sortie du nucléaire a porté cette durée de vie à 40 ans. Aujourd’hui, l’industrie nucléaire tente de nous faire croire qu’on peut tirer jusqu’à 50 ans. Aucun ingénieur au monde n’a l’expérience d’une centrale nucléaire tournant pendant ce laps de temps." (7)

Et puisque l’atome ignore les frontières, il faut en compter une douzaine de plus. Les deux réacteurs enclavés à Chooz, les six de Gravelines et les quatre de Cattenom à la frontière française, ainsi que celui de Borssele situé à la frontière hollandaise. Près de vingt donc sans compter ceux situés de l’autre côté de l’étroite Manche ou en Allemagne. La prolifération "civile" comme militaire est un risque insoutenable financièrement et humainement, croissant et hélas avéré. Le fait que les compagnies d’assurances soient incapables de couvrir de tels risques sans former des consortiums et pools internationaux incluant les États, le confirme.

Nul besoin d’être féru de probabilité pour comprendre ce qui suit. Le nombre total de réacteurs connus en activité est de 443 unités (ceci sans prendre en compte plus de 245 réacteurs militaires embarqués ou ceux non répertoriés). Or en l’espace de 25 années, nous pouvons déjà constater un minimum de deux accidents majeurs reconnus. La proposition d’estimation du risque soumise par Paul Jorion semble donc acceptable quand il énonce (8) : "Disons que le risque pour un réacteur est d’un accident majeur tous les cinq mille ans. S’il n’y a qu’un réacteur au monde, le risque d’un accident majeur pour une année x est de 0,2 %o (2 sur 10.000) . Si j’ai 443 réacteurs en service dans le monde – ce qui est apparemment le cas aujourd’hui – quel est le risque d’un accident majeur sur une année, et par exemple, sur l’année en cours ?

R(443) = 1 – (0,9998)^443 = 8,48 %’

’Même avec une probabilité d’accident extrêmement faible : un accident seulement tous les 5 000 ans pour un réacteur, la probabilité d’accidents majeurs par année avec 443 réacteurs en service est de 8,48 %, c’est-à-dire un risque loin d’être négligeable.’

En soulignant que ce calcul ne tient pas compte du vieillissement de l’infrastructure et des autres risques d’accidents majeurs représentés par le stockage des déchets, le transport de ceux-ci ou encore de leur utilisation militaire dispersant -entre autre- l’uranium appauvri.

Que ce soit dans les chiffres ou dans le monde réel, le nucléaire est donc loin d’être sûr et ne garantit nullement l’indépendance énergétique de l’Europe ; la géographie et la géologie sont elles aussi têtues.

Pas plus qu’il ne serait "propre’. Il faut plus que du cynisme pour présenter sous un jour "écologique" une industrie qui contamine ses voisinages et les vents quand ce ne sont pas les cours d’eau, mers et océans. Plusieurs centres de traitements des déchets déversent en continu un flot radioactif dans les eaux qui forment les nuages, abreuvent les continents et leurs populations. Une contamination invisible aux effets désastreux, car en répéter hypocritement la faible radioactivité serait faire abstraction de leur accumulation irréversible. " En juin 1987, Pierre Bacher, directeur adjoint de l’équipement à l’E.D.F., a exposé la dernière doctrine de la sécurité des centrales nucléaires. En les dotant de vannes et de filtres, il devient beaucoup plus facile d’éviter les catastrophes majeures, la fissuration ou l’explosion de l’enceinte, qui toucheraient l’ensemble d’une « région ».(...) Il vaut mieux, chaque fois que la machine fait mine de s’emballer, décompresser doucement, en arrosant un étroit voisinage de quelques kilomètres, voisinage qui sera chaque fois très différemment et aléatoirement prolongé par le caprice des vents. Il révèle que, dans les deux années précédentes, les discrets essais menés à Cadarache, dans la Drôme, « ont concrètement montré que les rejets — essentiellement des gaz — ne dépassent pas quelques pour mille, au pire un pour cent de la radioactivité régnant dans l’enceinte ». Ce pire reste donc très modéré : un pour cent. Auparavant on était sûrs qu’il n’y avait aucun risque, sauf dans le cas d’accident, logiquement impossible. Les premières années d’expérience ont changé ce raisonnement ainsi : puisque l’accident est toujours possible, ce qu’il faut éviter, c’est qu’il atteigne un seuil catastrophique, et c’est aisé. Il suffit de contaminer coup par coup avec modération." Écrivait Guy Debord en 1988.(9)

-période%20exprimée%20en%20"demi-vie-


-période exprimée en "demi-vie’-

Jusqu’en 1982 les déchets nucléaires militaires et civils –plus de 100.000 tonnes- furent déversées dans les profondeurs des océans. Plus de 2000 "essais nucléaires" militaires officiels ont déjà eu lieu sur la planète, le record de puissance établit dans l’atmosphère par les Russes, dépassait 50 Mt soit 3333 fois Hiroshima !

Le nucléaire produit chaque année des milliers de tonnes de déchets hautement radioactifs et à vie longue (HAVL) qui viennent s’ajouter aux plus de 250.000 tonnes de combustible usés estimées à travers le monde en 2008. Leur radioactivité et/ou toxicité chimique persiste durant des périodes allant de plusieurs décennies à plusieurs centaines de millénaires. Milliers de tonnes auxquelles il faut ajouter les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL), provenant eux aussi des réacteurs et représentant des volumes beaucoup plus importants. Ceux de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), principalement les outils et combinaisons utilisés lors de la construction ou l’entretien des réacteurs, et enfin les déchets dits de très faible activité (TFA), composés principalement des matériaux contaminés provenant du démantèlement de sites nucléaires.

La multiplication des classifications ne suffisant pas à égarer ou rassurer l’électeur le lobby nucléaire va même jusqu’à prétendre au "retraitement" des déchets.

Si le plutonium et l’uranium de qualité militaire sont principalement produits dans des sites dédiés, le fait est que chaque réacteur "civil" crée du plutonium de par son fonctionnement même. Ceux qui voudraient le taire nous le rappellent pourtant quand il s’agit -par exemple- de l’Iran.

Et si ce n’est d’en réduire le volume, le traitement des déchets -qui en lui-même représente un désastre de toxicité pour l’humain et l’environnement- n’avait d’autre intérêt que d’en extraire le plutonium à des fins militaires. C’est ce qui en a historiquement motivé la mise en œuvre avant de trouver le très douteux alibi civil du MOX. Un combustible nucléaire décrié jusque dans le camp pro-nucléaire tant il est dangereux, instable et toxique. Ici aussi, depuis Fukushima il ne s’agit hélas plus d’avertissements théoriques.

Les réacteurs dits "civils" produisent du plutonium nécessaire à l’arme atomique et l’enrichissement de l’uranium "civil" produit de l’uranium appauvri "militaire’. Le nucléaire "civil" et militaire sont plus que liés, ils ne font qu’un.

Si le nucléaire dit "civil" représente un risque majeur et vérifié, la filière militaire en représente le summum. L’arsenal nucléaire mondial est monté jusqu’à plus de 70.000 têtes au plus fort de la "guerre froide’. Il est aujourd’hui estimé à 27.000 têtes intactes dont environ 12.500 actives.

Cependant le nombre de "puissances nucléaires" est passé de trois à neuf multipliant par autant le risque de la plus absurde conclusion à l’aventure humaine. Un seul missile étasunien "minuteman" représente plus de soixante fois Hiroshima, les Russes compensant leur manque de précision par des charges plus élevées encore.

Le danger d’une escalade nucléaire suite à un des nombreux conflits en cours ou déjà programmés demeure réel. Et ici aussi le risque d’accident existe (vol de charges ou de matières fissiles) et s’est maintes fois vérifié (fausse manœuvre humaine ou dysfonctionnement technique, etc.).(4)

Pire, la possibilité d’une "guerre nucléaire accidentelle" existe elle aussi. Conséquence éventuelle d’une simple erreur technique ou d’interprétation des systèmes de détection et d’alertes militaires, comme cela s’est régulièrement produit. A un tel point que le risque de "guerre nucléaire spontanée" est un concept militaire qui donna lieu à plusieurs conférences entre les deux superpuissances, afin de tenter d’en réduire le risque par différentes procédures, dont le fameux "téléphone rouge’. Ou quand la survie de l’humanité ne tient qu’à un fil, tel est le "modèle de société" qui est imposé.

Malgré la supposée fin de la guerre froide, des milliers de têtes longues portées sont toujours placées en "lancement sur alerte’(10) ce qui rend possible à tout moment le déclenchement d’une apocalypse strictement "accidentelle’. Il ne s’agit pas de spéculation. Le 25 janvier 1995, une fusée de recherche norvégienne fut identifiée par erreur comme un missile nucléaire hostile par le système de détection russe. La planète ne doit sa survie qu’à un (bref) éclair de lucidité du président Eltsine qui estima improbable une attaque nucléaire de la part de ses nouveaux amis (11). Si cet accident s’était produit en pleine guerre froide ou autre période de tension, vous ne liriez pas cette phrase.

La sortie du nucléaire est envisageable dès à présent et urgente ; prétendre le contraire révèle avant tout un choix de société et d’avenir fort discutable.

En monopolisant des milliards d’euros chaque année (12), le nucléaire prive de financements les vraies solutions à la crise environnementale et freine leur développement. Le projet ITER accapare à lui seul plus de 60 % des fonds européens de recherche sur l’énergie et son coût prévisionnel atteint déjà 16 milliards d’euros !

Quand bien même la décision serait prise aujourd’hui, sortir du nucléaire prendra de longues décennies et ne dispensera pas de la gestion des déchets et autres conséquences. Postposer n’est donc certainement plus une solution. Au contraire les problèmes et les accidents vont se multiplier, les causes avérées étant le vieillissement et la prolifération du parc et de ses déchets. De plus confier la gestion de cette industrie à haut risque au privé quand ce dernier démontre -à l’image de Tepco ou dans bien d’autres domaines- qu’il préfère les profits à court terme à la sécurité, aggrave encore le risque. Il y a donc réellement urgence.

L’alternative passe par le développement des nombreuses énergies renouvelables souvent sous-exploitées, tant au niveau de la puissance dégagée qu’à celui de l’outillage.Le solaire, le photovoltaïque, l’hydraulique, les vents et marées, le géothermique, la biomasse, la cogénération et bien d’autres pistes délaissées qui n’entrent pas assez dans la logique capitaliste de raréfaction et de centralisation ou -’défaut" majeur- dont l’intérêt militaire est nul. Tout comme elle implique par ailleurs le désarmement nucléaire global et l’interdiction de toute arme atomique.

Il est évident qu’à court et moyen termes l’apport du renouvelable ne suffira pas, cela passera donc aussi par une utilisation rationnelle de l’énergie disponible et le développement d’équipements et transports moins énergivores. Ce qui ne signifie pas inconfort -un concept que les Tokyoïtes découvrent sous un nouveau jour- mais de s’interroger par exemple sur la pertinence d’éclairer de nuit les publicités, autoroutes, centres commerciaux, bureaux vides, etc. De cesser de produire et d’utiliser des centaines de millions de gadgets munis de mode veille, souvent inutiles et ne disposant souvent plus d’interrupteur. Les industriels savent eux-aussi se rendre de menus services réciproques.Aux citoyens de se rappeler à eux, de leur signifier la limite, d’opter pour des fournisseurs d’énergie non nucléaire, de refuser le consumérisme, de légiférer pour encadrer. Nationaliser les secteurs énergétiques à risques autant que ceux rentables pour la collectivité. Produire moins et mieux, travailler moins et vivre plus.Cela est tout à fait possible et faisable, l’histoire le démontre à ceux qui en douteraient.

En Belgique les centrales nucléaires à peine remboursées par le contribuable furent aussitôt vendues au privé Français d’EDF. Depuis la note électrique belge flambe, ne cherchez pas l’erreur, il n’y en a pas. C’est une "logique" qui doit être combattue, ici et maintenant, partout et tout le temps.

Il apparaît que le nucléaire de par les sommes invraisemblables d’argent qu’il met en œuvre, représente et génère, ainsi que par la puissance militaire ultime qu’il apporte est un des, sinon le paroxysme du productivisme. Il en est symptomatique et révèle le totalitarisme inavoué du système capitaliste de marché ou d’État, de sa soif de profit au mépris du plus grand nombre. Le secret, entendez les mensonges qu’il requiert sont à l’opposé de l’exercice démocratique le plus élémentaire."

Les pratiques nucléaires, militaires ou civiles, nécessitent une dose de secret plus forte que partout ailleurs ; où comme on sait il en faut déjà beaucoup.(…) C’est ainsi que l’on peut disposer, pour évaluer la radioactivité, des unités de mesure suivantes : le curie, le becquerel, le röntgen, le rad, alias centigray, le rem, sans oublier le facile millirad et le sivert, qui n’est autre qu’une pièce de 100 rems. Cela évoque le souvenir des subdivisions de la monnaie anglaise, dont les étrangers ne maîtrisaient pas vite la complexité, au temps où Sellafield s’appelait encore Windscale.

(…)en Angleterre l’usine de retraitement des déchets nucléaires de Windscale a été amenée à faire appeler sa localité Sellafield afin de mieux égarer les soupçons, après un désastreux incendie en 1957, mais ce retraitement toponymique n’a pas empêché l’augmentation de la mortalité par cancer et leucémie dans ses alentours. Le gouvernement anglais, on l’apprend démocratiquement trente ans plus tard, avait alors décidé de garder secret un rapport sur la catastrophe qu’il jugeait, et non sans raison, de nature à ébranler la confiance que le public accordait au nucléaire." Guy Debord (13)

Les accidents et contaminations majeures ou "moindres" -toujours en cours- à Tchernobyl, Fukushima ou Sellafield et La Hague, tout comme à proximité de nombreuses autres centrales, sites de stockage de déchets ou encore dans les pays criblés de missiles et de munitions à l’uranium appauvri(13) ; démontrent l’irresponsabilité criminelle du productivisme. Et des politiques que ce dernier impose ou implique comme le consumérisme, le militarisme et l’impérialisme. Il s’agit bien d’un choix de société, d’un seul et même combat citoyen à mener ensemble. Car ici comme dans le cas de la crise économique du même système productiviste " il faut considérer cette crise comme une possibilité de rompre avec la logique capitaliste et de réaliser un changement radical de société. La nouvelle logique à construire devra rompre avec le productivisme, intégrer la donne écologique, éradiquer les différentes formes d’oppression (raciale, patriarcale, etc.) et promouvoir les biens communs." Comme l’écrivait récemment Éric Toussaint au sujet de l’Europe.(14)

Grâce aux pastilles d’iode distribuées en cas d’accident nucléaires les populations exposées mourront de divers cancers respiratoires et cutanés, oui mais avec une thyroïde "saine" !" (15)

La seule et unique manière de (se) protéger efficacement des dangers nucléaires est de reprendre la lutte et de sortir définitivement de cette aberration. Nous avons un monde à soigner, à gagner et à construire, par la réappropriation de l’action politique et l’action citoyenne directe non violente car comme Voltairine le soulignait : " je ferai remarquer que l’on n’engage jamais, que l’on n’envisage même jamais aucune action politique, tant que les esprits assoupis n’ont pas été réveillés par des actes de protestation directe contre les conditions existantes.’(16)

Greenpeace en obligeant -par ses analyses in situ indépendantes- le gouvernement japonais à revoir ses estimations et mesures de sécurités à la hausse, en fait une fois de plus la démonstration.

Voilà un projet qui peut et doit permettre de dépasser certains clivages dont ne s’encombre pas l’adversaire et mener à la création d’un large front capable de créer le rapport de force, aujourd’hui à nouveau nécessaire, pour faire respecter les choix démocratiquement exprimés par les populations et les lois qui en découlent.Ce qui -il semble bon de le rappeler- ne se jouera ni devant, ni derrière et encore moins sur un écran mais sur la plage. (17)

OG pour activista.be.

Par gratitude et en hommage aux liquidateurs Tchernobyl, de Fukushima et d’ailleurs.En solidarité avec les victimes directes ou indirectes et toutes celles et ceux qui luttaient déjà ou se lèvent pour en finir avec le nucléaire.

Notes :

(1) Le terme demi-vie ne signifie pas que la radioactivité serait nulle après deux demi-vies, elle n’est alors réduite qu’à 25%. La durée de vie de certains éléments constituant les déchets et produits de l’industrie nucléaire est estimée jusqu’à plusieurs millions d’années par les chercheurs. C’est le cas de l’iode 129, émetteur bêta d’une demi-vie de 15,7 millions d’années ou du cesium135 et sa demi-vie de 3 millions d’années. Pour les autres il faut généralement compter en millénaires, siècles ou décennies. Le plutonium produit dans les réacteurs a une "demi vie’de plus de 24.000 ans, temps nécessaire pour qu’il perde la moitié de sa radioactivité seulement.

(2) Les conditions d’entreposage, en France par exemple, de déchets radioactifs datant des années 1950 et 1960, sont à l’origine de contaminations du sous-sol et parfois des nappes phréatiques, selon un rapport publié en 2008 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

(3) Voir l’article "Conséquences de Tchernobyl" d’Alison Katz publié par "Le Monde Diplomatique" et le dossier "La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, 20 ans après" publié par "La Documentation Française’.

(4) Voir à ce sujet les listes des accidents nucléaires connus disponibles -entre autre- sur le site Wikipédia.

(5) Voir l’article "Les dossiers enterrés de Tchernobyl" d’Alison Katz publiés par "Le Monde Diplomatique’.

(6) L’Allemagne et la Belgique ont connu des mobilisations antinucléaires établissant des records historiques. En France 80% de la population est en faveur du référendum sur la question nucléaire qui n’a pourtant jamais eu lieu.

(7) Extrait d’’Une catastrophe nucléaire, cela n’arrive jamais. Jusqu’au jour où…" par Eloi Glorieux, publié par "Le Soir’.

(8) La formule complète est disponible sur le blog de Paul Jorion à la date du 18 mars 2011.

(9) Procédure permettant d’envoyer les missiles avant que l’ennemi ne frappe en se basant uniquement sur la détection informatisée de capteurs en réseaux.

(10) "Commentaires sur la société du spectacle" par Guy Debord.

(11) Ou de la part de ses commanditaires, à vous de voir.

(12) Superphénix, le "surgénérateur" fermé en 1997 après 12 années de dysfonctionnements divers a coûté à lui seul 9,7 milliards d’euros.

(13) Voir l’article "Armes à l’uranium appauvri : Leçons de la guerre du Golfe" par Dan Fahey et le dossier "Armes à l’uranium appauvri : jalons pour une interdiction" publiés par le GRIP.

(14) "Huit propositions urgentes pour une autre Europe" par Éric Toussaint.

(15) Réponse donnée par un pharmacien interrogé quant à la non-disponibilité pour la population belge de pastilles d’iode.

(16) "De l’action directe" par Voltairine de Cleyre.

(17) Celle qui est sous les pavés.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 May 2011 à 05:21

Nicolas Sarkozy sera-t-il le dernier nucléariste au monde ?

Avec le sens de la nuance qu’on lui connait, le Président de la République a profité de son déplacement dans une scierie pour défendre la poursuite du tout nucléaire. A peu près aussi délicat que d’aller faire la promotion de l’aspartame dans une exploitation de betteraves à sucres!

En recourant aux clichés les plus éculés, et en associant environnement et retour au moyen âge, il tourne encore un plus  le dos au Grenelle de l'environnement.

Alors que le défi du XXIème siècle est d’inventer un nouveau modèle de progrès capable de satisfaire les besoins humains et de protéger la planète,  il s’inscrit dans l’opposition stérile entre développement et écologie.

Son discours en Corrèze est un tissu de sottises et de contre vérités. Dire que l’accident au Japon n’est pas un accident nucléaire mais est du à un tsunami relève du pur déni de réalité. Un tel propos est d’ailleurs très inquiétant sur sa capacité à gérer la survenance d’un accident similaire en France. Nicolas Sarkozy est probablement  le dernier nucléariste au monde, pour lequel, il n’y a pas d’après Fukushima.

Sur les énergies renouvelables que le gouvernement français a sabordées, par une politique brouillonne et inconstante, les chiffres affichés par le Président de la République (multiplication par 18 de l’éolien) sont fort éloignés de ceux indiqués par les professionnels (plus 30%). En tout état de cause, qu’il s’agisse de l’éolien ou du photovoltaïque, le retard français, en termes de filières, production et ambition est patent. Nous sommes probablement le seul pays dans lequel on licencie dans le secteur des énergies renouvelables.

En ce qui concerne l’avenir du nucléaire, toutes les démocraties ( Etats-Unis, Suisse, Allemagne..) s’interrogent sur la poursuite de leurs programmes. Et toutes le font, avec le sens des responsabilités qu’exige une telle technologie. En France, le Président de la République préfère la polémique politicienne à une réflexion collective et sensée. Il n’y a pas que les tsunamis qui sont dangereux pour la sureté nucléaire, il y a aussi les postures des dirigeants politiques qui refusent de voir la réalité en face.

Le Parti Socialiste réaffirme, après Tchernobyl, Three Miles Island et Fukushima sa volonté  fonder note politique énergétique sur la sobriété, le développement massif et réel des énergies renouvelables pour mettre fin à notre dépendance au nucléaire.

Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire Nationale chargée de l'environnement au PS

Philippe MARTIN, secrétaire National adjoint de l'environnement au PS

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 May 2011 à 18:29

Fukushima/2012 : Contamination radioactive de la chaîne alimentaire planétaire

 

Dominique GUILLET

En août 1945, alors que le Japon s’était militairement effondré, la mafia globaliste des prédateurs militaro-industriels initia la 3 ème guerre mondiale en détruisant les vies de centaines de milliers de civils Japonais en l’espace de quelques secondes. Les deux bombes atomiques, lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, annonçaient une guerre totale et génocidaire à l’encontre de l’humanité entière avec la radioactivité comme arme de destruction massive. Le désastre nucléaire de Fukushima-Daiichi constitue une crise aiguë dans cet empoisonnement radioactif chronique de l’espèce humaine, et de toute la biosphère, qui perdure depuis 66 ans.

Aujourd’hui, sept semaines après le tsunami du 11 mars 2011, la situation des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi se dégrade inexorablement. Le 28 avril, TEPCO annonçait que la radioactivité ambiante était de l’ordre de 1220 millisievert/heure, ce qui correspond à quasiment 10 millions de fois la dose radioactive artificielle admissible en France (1 millisievert/année). TEPCO, réputé pour ses mensonges outranciers depuis le début de la crise, commence à préparer le monde entier à l’éventualité, plus que probable, de son incapacité à contrôler cette catastrophe nucléaire en 9 mois, ainsi que son carnet de route le stipulait. Certains réacteurs sont en fusion totale (et ce, depuis le premier jour), les fuites sont permanentes, les risques d’explosion sont plus que plausibles, etc, etc. Alors que les émissions d’isotopes de césium 137, de strontium 90, d’iode 131, de plutonium 239... contaminent en permanence l’atmosphère et l’océan, la presse Occidentale, aux ordres de la mafia globaliste, qualifie la situation de stable, ou d’ailleurs ne la qualifie plutôt pas, afin de ne pas paniquer les foules et surtout de ne pas courroucer le gang nucléaire. La situation est effectivement stable : la pollution radioactive de Fukushima pourrait durer de longues années à moins que de nouvelles explosions catastrophiques lui confèrent une tournure beaucoup plus abrupte. Le nord du Japon aurait déjà dû être évacué. A quand l’évacuation de Tokyo et de la totalité du Japon ?

Aux USA, le plutonium 238 et le plutonium 239 sont apparus à partir du 18 mars : en Californie et à Hawaï, ils furent respectivement 43 fois et 11 fois plus élevés que le niveau maximal répertorié durant les 20 dernières années. En mars, l’eau de boisson de San Francisco contenait 181 fois la dose admissible d’iode 131. Le 4 avril, l’eau de pluie de Boise dans l’Idaho contenait 80 fois la dose admissible d’iode 131 ainsi que du césium 137. En début avril, le taux de césium 137 dans les sols, près de Reno dans le Nevada, était 30 fois supérieur à la dose admissible. Egalement en avril, on a retrouvé dans de très nombreuses régions des USA, du césium 134, du strontium 89, du strontium 90 et même de l’américium et du curium. Tous ces isotopes radioactifs se sont également déposés en Europe et si on ne les trouve pas, c’est qu’on ne les cherche pas.

Avant la fin de l’année 2011, tous les sols de la planète seront inexorablement contaminés par l’irradiation quotidienne et permanente des réacteurs de Fukushima. Il en sera de même pour les océans et les nappes phréatiques. C’est alors que les isotopes radioactifs de Fukushima vont entamer un long processus de bioaccumulation en remontant les divers échelons de la chaîne alimentaire. En 2012, la totalité de la chaîne alimentaire planétaire sera radioactive et donc hyper-toxique pour la santé humaine.

Mais pas de panique ! L’alimentation humaine est déjà issue d’un environnement éminemment toxique et l’agriculture chimique moderne constitue, intrinsèquement, une arme de destruction massive de par sa capacité à produire, en masse, des aliments hautement empoisonnés. La mafia globaliste adore la diversité, surtout la nécro-diversité des stratégies d’empoisonnement de l’humanité et de la biosphère. La sainte trinité de leur théologie de l’annihilation se décline comme suit : Cancer, Mutation, Stérilité ou, selon la terminologie usitée dans les nombreux ouvrages du Professeur cancérologue - et lanceur d’alerte - Dominique Belpomme, des pathologies CMR, à savoir Cancérigènes, Mutagènes et Repro-toxiques.

La troisième guerre mondiale nucléaire, lancée en 1945, s’est dotée de tout un arsenal d’armes génocidaires :

- Des réacteurs nucléaires. Ils sont au nombre de 450 environ et leur finalité première n’est pas de produire de l’énergie “civile” mais bien plutôt de produire du plutonium à usage militaire. On sait pertinemment, depuis les années 70, que la filière nucléaire n’est pas rentable : elle consomme plus d’énergie qu’elle n’en produit et la facture n’inclut évidemment pas les centaines de milliards de dollars, ou d’euros, liés à la gestion des accidents et des pathologies permanentes qu’elle génère. La finalité primordiale des centrales nucléaires, dans le monde entier, est de produire du plutonium et de l’uranium appauvri à des fins de destruction humaine. (Nous renvoyons les lecteurs à un rapport de la CIA, récemment présenté sur le site de Next-up, qui met parfaitement en exergue les triangulations “au plutonium” entre la France (EDF, Cogema/Areva, CEA), le Japon et les USA. Toutes les centrales nucléaires émettent en permanence de la radioactivité : en termes techniques, elles fuient. De nombreuses études le prouvent. Il n’est que d’étudier la carte des régions où le cancer du sein et le diabète prévalent aux USA : ces régions se situent toutes dans un rayon de 150 km autour d’une centrale nucléaire. Une telle étude comparative serait impossible en France pour la bonne raison qu’il n’existe pas de région qui ne soit pas sous les fuites (et donc sous la déflagration-détonation potentielle) d’une centrale nucléaire ! La France est le pays le plus nucléarisé au monde grâce à une entente parfaite entre tous les gouvernements qui se sont succédés (de toutes couleurs politiques confondues) depuis 1956 et le gang nucléaire (EDF, Cogema/Areva, CEA).

- Des déchets radioactifs. Jusqu’en 1982, ce sont “officiellement” 100 000 tonnes environ qui furent plongées, dans des containers en béton, au plus profond des océans. Mais, en fait, pas si profondément dans la mesure où certains réapparurent, au gré du tsunami de 2006 en Indonésie, pour venir s’échouer sur les côtes de la Somalie, provoquant la mort rapide des pécheurs de ce pays. Quel est l’impact des déchets radioactifs sur la vie marine de la planète Terre ? Ni vu, ni connu. Depuis une trentaine d’années, les déchets radioactifs sont “retraités” : mais que l’on se rassure, les fonds de pension nucléaires n’ont pas été engloutis dans le plus grand hold-up financier de l’histoire humaine qui prévaut depuis 2008. Les déchets radioactifs jouissent d’une retraite prospère et paisible dans des ogives nucléaires (il en existe encore quelques dizaines de milliers dans l’air, dans les mers et sur terre), dans le combustible MOX (contenant 7 % de plutonium) des centrales nucléaires de France et du Japon ; parfois, ils se baladent sur les routes de l’Europe et parfois même encore ils se prélassent dans des piscines sur les terrasses de certains réacteurs nucléaires. En attendant la Vague !

- Les bombes à “uranium appauvri”. Elles sont qualifiées de “bombes sales des riches” par Paolo Scampa. Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, elles constituent des armes terrifiantes de destruction massive. L’opération “humanitaire” en Libye, orchestrée par l’OTAN et les USA - et dont la finalité est de voler le pétrole, l’or et les ressources financières du peuple Libyen (et de déstabiliser la zone) - a déjà lâché des milliers de bombes à uranium appauvri, dites de quatrième génération, sur le territoire Libyen. Les bombes à uranium appauvri ont été utilisées pour la première fois par Israël dans la guerre du Kippour (octobre 1973) contre l’Egypte. Elles furent ensuite utilisées au Liban, par Israël, et en ex-Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan et en Libye par les USA et diverses “coalitions” Occidentales. Elles furent également utilisées par Israël à Gaza (enquête de l’association ACDN). Les bombes à uranium appauvri génèrent cancers, mutations et stérilités dans ces pays-mêmes ou chez les militaires participant aux opérations humanitaires. Ainsi, aux USA, une étude a porté sur 631 174 militaires vétérans de l’Irak : 87 590 souffrent de pathologies musculaires et osseuses, 73 154 souffrent de pathologies mentales, 67 743 souffrent de pathologies indéfinissables, 63 002 souffrent de pathologies gastro-intestinales, 61 524 souffrent de pathologies neuronales, etc, etc. Nous convions tous les promoteurs de l’atome civil et nucléaire à consulter les sites internet présentant des photos d’enfants difformes (et c’est un euphémisme) nés en Irak, en Afghanistan, à la suite des guerres humanitaires et libératrices, ou en Ukraine, à la suite de Tchernobyl. Les bombes à “uranium appauvri” libèrent des isotopes dont la demie-durée de vie est de 2,5 milliards d’années, c’est à dire qu’il en subsistera encore dans 24 milliards d’années.

- Les “essais” nucléaires. Contrairement à ce que la sémantique pourrait laisser entendre, ce sont des explosions en bonne et due forme. Depuis 1945, il y en a eu plus de 2050 dans l’atmosphère et dans le sol. La plus grosse fut de création Russe et sa puissance fut de plus de 3000 fois celle d’Hiroshima. En 1963, voyant que le Président John Kennedy souhaitait faire voter une loi interdisant ces essais atomiques dans la Nature, la clique militariste US en fit exploser 250 en une seule année, à savoir presqu’un par jour.

- L’agriculture moderne chimique. Cette agriculture recouvre la quasi totalité des pays Occidentaux et une grande partie des pays dits émergents ou en voie d’occidentalisation. Elle utilise des fertilisants de synthèse et toute une panoplie d’armes de guerre - les pesticides - destinées à lutter contre les champignons, les herbes, les insectes, les nématodes, etc, et qui sont qualifiées de fongicides, d’herbicides, d’insecticides, de nématocides, etc. Cette agriculture de guerre, ou agriculture mortifère, produit des aliments-poisons qui génèrent une pléthore de pathologies cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques. D’ailleurs, un agronome a autrefois comparé les fertilisants agricoles, de la chimie de synthèse, à des mini bombes atomiques à usage agricole - ou plutôt, sous couvert d’usage agricole, à but génocidaire. L’agriculture moderne chimique a également recours à des semences modifiées génétiquement par Monsanto, et autres multinationales criminelles. Ces semences chimériques, et les récoltes qui en sont issues, peuvent également être considérées comme de mini-bombes qui sèment le chaos dans l’organisme humain et animal ainsi que de nombreuses études récentes l’ont prouvé.

- L’industrie chimique. En sus de produire des cocktails de poisons pour la “paysannerie”, cette industrie a créé des dizaines et des dizaines de milliers de produits chimiques dont la majorité, pour employer l’expression consacrée, sont de véritables bombes. Certains de ces produits chimiques possèdent des appellations diverses et variées : vaccins, remèdes allopathiques, adjuvants alimentaires, sucres de synthèse, etc, etc.

- Les technologies de la communication, de la prévention médicale et de la “lutte anti-terroriste”. Dans ce fourre-tout high-tech, nous pourrions mentionner la téléphonie mobile de troisième et de quatrième générations, les systèmes WIFI, les radioscopies à usage médical, les body-scanners dans les aéroports, etc. Nous renvoyons le lecteur à une étude récente du Suisse Daniel Favre sur les pathologies des abeilles issues des interférences électromagnétiques de la téléphonie.

Pour résumer cette situation génocidaire, les psychopathes déments et criminels ont recours à deux types d’opérations spéciales pour détruire le génome humain et éradiquer une grande partie de l’espèce humaine. La première consiste à générer de la contamination radioactive directe par le biais de technologies nucléaires : essais nucléaires dans l’atmosphère et dans le sol, réacteurs nucléaires civils, réacteurs nucléaires militaires pour la recherche et la production de plutonium, bombes à uranium appauvri et non-gestion des déchets radio-actifs. La seconde consiste à ruiner le système immunitaire par une contamination radioactive indirecte, sournoise et quotidienne : aliments-poisons, vaccins, remèdes allopathiques, téléphonie mobile, etc, etc.

Et pour couronner le tout, le Codex Alimentarius, créé en décembre 1961 sous l’égide de l’OMS et de la FAO, constitue la cerise, haute en couleur mais létale, sur le gros gâteau nucléaire. On ne peut qu’admirer le raffinement de la stratégie de la mafia globaliste : depuis 1945, le complexe militaro-industriel détruit l’humanité et la biosphère tout en mettant en place une organisation internationale, le Codex Alimentarius, qui est supposée protéger les peuples. Et que fait le Codex Alimentarius pour protéger les peuples : il prend ses ordres des multinationales biocidaires pour imposer les semences chimériques, les fertilisants de synthèse, les pesticides, etc, et pour imposer, à terme, “l’irradiation” (radioactive) de tous les aliments !

Répétons, une nouvelle fois, que le Codex Alimentarius dépend de l’OMS, une branche du machin Onusien, qui pourrait tout autant s’appeler l’Organisation pour les Mutations et la Stérilité. Rappelons que les mafieux de l’OMS ont signé un traité secret de non-agressivité, en 1959, avec les mafieux de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique). La capacité de nuire de l’AIEA est grandissime. Ces criminels osent encore parler de quelques dizaines de décès, ou au plus de quelques milliers, à la suite de Tchernobyl, alors que le rapport de l’Académie Nationale des Sciences, paru aux USA en novembre 2009, affirme qu’entre 1986 et 2004, ce sont 950 000 personnes qui sont décédées, dans le monde, des suites de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Et nous sommes en 2011.

L’imposition inexorable du Codex Alimentarius, depuis 1961, va aboutir, à très court terme (c’est demain) à la suppression pure et simple de tous les compléments alimentaires et de toutes les plantes médicinales qui permettent à l’humanité de se protéger, ou de se soigner, des effets destructeurs de la radioactivité ou de toute autre forme de pollution agricole, médicale ou industrielle. L’interdiction de ces substances entraînera, faut-il le préciser, la suppression de la majorité des alternatives médicales, et c’est bien sûr ce que souhaite l’OMS totalitaire qui tente, depuis des dizaines d’années, de criminaliser toutes ces thérapies dites alternatives. L’OMS préfère promouvoir, pour traiter le cancer qui est devenu “épidémique”, la chimiothérapie et la radioactivité : on vit une époque formidable.

La boucle est bouclée. La mafia globaliste empoisonne l’humanité et, par le biais du Nécro-Codex Alimentarius, l’empêche de se soigner avec des thérapies alternatives et naturelles. Cela fait de nombreuses années que nous avons lancé l’alarme mais cela roupille dans les chaumières. Le Canada a déjà fait passer son décret C 51. Deux états des USA viennent de faire passer des lois criminalisant toutes les thérapies alternatives. La semaine passée, dans l’Oregon, la FDA (le Ministère de l’agriculture et de la santé aux USA) a lancé un raid, protégé sur ses arrières par 80 policiers lourdement armés, sur une petite société en activités depuis plus de 20 ans, Maxam Nutraceutics, produisant des “compléments alimentaires” pour soigner l’autisme (devenu endémique aux USA et en Europe grâce à la pollution radioactive et aux vaccins au mercure). Quant à l’Union Européenne, fidèle à ses fondement totalitaires et anti-démocratiques, elle se moque éperdument des peuples et roule pour les multinationales et le gang nucléaire : sous peu, elle aura fait passer à la trappe tous les compléments alimentaires et toutes les plantes médicinales, de même que toutes les préparations naturelles utilisées par les techniques d’agro-écologie. Et c’est cette même Union Européenne qui vient de multiplier les doses admissibles de radioactivité, dans les aliments, de 20 fois sous prétexte qu’il vaut mieux consommer des aliments radioactifs plutôt que de faire face à des pénuries alimentaires.

Le seuil minimal de radioactivité est une vaste escroquerie scientifique. Rappelons que, selon les experts en endocrinologie, il n’existe pas de dose minimale de contamination radioactive et que, de plus, les contaminations provoquées par de faibles doses sont souvent plus destructrices, pour le foetus humain, que les contaminations provoquées par de fortes doses.

Que faire ? Dans un premier temps, mettre en place des techniques de décontamination des sols. Après Tchernobyl, il était interdit de vendre des fromages en Autriche ; cependant, on s’aperçut rapidement que les fromages produits par des agriculteurs bios utilisant, depuis de nombreuses années, des apports de roches volcaniques (les zéolites) étaient strictement exempts de radioactivité. En effet, toutes les roches volcaniques de la famille des zéolites sont réputées pour leur capacité de bloquer les métaux lourds et les particules radioactives. Le futur de l’humanité passera par l’agriculture écologique. En effet, la première ligne de défense, à l’encontre des métaux lourds et de la radioactivité, c’est une vie microbienne prospère dans les sols et la présence d’humus et d’oligoéléments indispensables à la nutrition harmonieuse des plantes. Cette première ligne de défense est strictement absente dans la majorité des sols Européens qui sont morts, stérilisés, oxydés et dont les produits alimentaires ne font que générer, dans le corps humain, des radicaux libres facteurs de dégénérescence.

Il existe également des techniques de décontamination ayant recours à des champignons ou à des plantes pour “fixer” la radioactivité. Il n’est pas aisé de transformer un jardin ou un champ en champignonnière mais, par contre, il est beaucoup plus facile d’y planter des espèces végétales telles que le tournesol et le chanvre/cannabis. Certaines études ont mis en valeur que ces deux espèces végétales avaient été utilisées avec succès à la suite du désastre de Tchernobyl. La question reste de savoir comment recycler les plantes de décontamination. On pourrait proposer d’en organiser des collectes qui seraient expédiées vers l’Elysée ou vers les sièges d’EDF ou d’Areva. Le grand avantage du chanvre/cannabis, en tant que plante décontaminante, c’est qu’il permet aussi de confectionner des cordages très solides !

Car franchement, les peuples de la Terre en auront bien besoin de ces cordes le jour où ils érigeront des Tribunaux Planétaires pour juger tous les psychopathes et sociopathes, et les crapules en tous genres, qui ont transformé cette belle planète en une poubelle toxique et radioactive.

En effet, la première phase de décontamination serait, en toute logique, une phase de décontamination du tissu social car il ne sert à rien de décontaminer la biosphère si les prédateurs militaro-industriels continuent de l’empoisonner avec entrain. La décontamination du tissu social est un impératif urgent si l’on veut aider l’espèce humaine à passer le cap de cette extinction présente. Les prédateurs militaro-industriels doivent être neutralisés par tous les moyens imaginables. C’est alors qu’il sera possible de stopper toutes les centrales nucléaires, d’interdire l’agriculture chimique, de condamner toutes les multinationales biocidaires, d’éliminer toute la presse globaliste, de mettre fin au hold-up financier...

En bref, il nous faut promouvoir une insoumission totale aux Autorités qui fonctionnent dans un vide intégral d’autorité morale et spirituelle, le Nouvel Ordre Mondial. Lorsque leurs valets d’Etat seront neutralisés, les multinationales s’effondreront car elles ne subsistent que grâce à la corruption généralisée.

C’est cette corruption qui permet à TEPCO, au gouvernement Japonais et aux diverses Autorités Occidentales de mentir effrontément en prétendant que la situation à Fukushima est stabilisée et qu’il n’existe aucun danger radioactif pour les peuples de la planète qui sont maintenus, de force, dans l’ignorance la plus crasse. En France, qu’en est-il des ONGs auto-déclarées anti-nucléaires ? Le Réseau Sortir du Nucléaire renvoie ses lecteurs vers le New-York Times pour des infos sur le statut des “réacteurs endommagés” de Fukushima. Soyons sérieux, les réacteurs ne sont pas endommagés, ils sont détruits et il serait plus authentique d’orienter les lecteurs anglophones vers des blogs dédiés à cette problématique plutôt que vers la grande presse US. On en viendrait presque à se demander pour qui roule le Réseau Sortir du Nucléaire depuis qu’ils en ont éjecté Stephan Lhomme qui vient de créer son propre Observatoire du Nucléaire. Quant à Greenpeace, les platitudes, sur son site, concernant Fukushima, sont pathétiques : la transcription des communiqués du gouvernement Japonais ne constitue pas de l’information, c’est de l’intox. Rappelons que Greenpeace, tout autant que le Réseau Sortir du Nucléaire, ont cautionné l’immense farce du Grenelle de l’Environnement, ce qui est déjà tout un non-programme nucléaire !

C’est en fait l’Association Next-up qui tente le plus sérieusement de présenter des informations, au jour le jour, en France. Nous conseillons aux lecteurs, également, le site de Jean-Pierre Petit dont les dossiers techniques et scientifiques sont toujours magnifiquement étayés. Quant à la Criirad, elle n’a pas présenté de nouvelles récentes depuis son communiqué du 12 avril. On conçoit aisément qu’il n’est pas facile pour de petites associations, sans moyens financiers, de tenter de percer le mur opaque du secret qui a été érigé autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi : ce n’est pas un sarcophage de béton qui a été érigé autour des réacteurs de Fukushima, c’est un sarcophage quasi-impénétrable de mensonges et d’intox. Qui a évoqué la forte probabilité qu’une explosion nucléaire, et non pas une explosion à l’hydrogène, a eu lieu dans le réacteur 3 ? Personne à part quelques physiciens ou ingénieurs nucléaires qui ne pratiquent pas la langue de bois : Leuren Moret, Arnie Gunderson, Chris Busby... Et aujourd’hui, 29 avril, le professeur Toshiso Kosako, mandaté par le gouvernement Japonais le 16 mars en tant que conseiller spécial nucléaire, vient d’annoncer sa démission, les larmes aux yeux, parce que, dit-il, « le premier ministre a ignoré les lois ». Mais peut-être ne les connait-il pas ?

La finalité de ce court article n’est pas de fomenter la peur ou la dépression : elle est de promouvoir la mise en place de techniques de dépollution et d’encourager les peuples à déclarer ouverte la chasse aux prédateurs militaro-industriels, la source toxique de tous leurs maux.

La crise de Fukushima, et la contamination subséquente de l’intégralité de la chaîne alimentaire planétaire, constituent une nouvelle invitation à oeuvrer en co-évolution avec la Terre-Mère. Il ne reste que peu de temps.

Dominique Guillet.
29 avril 2011.

http://www.kokopelli.asso.fr/

Depuis 1999, l’Association Kokopelli lutte pour la Libération des Semences et de l’Humus. Nous nous engageons, présentement, à faire des recherches et à établir des protocoles au bénéfice des jardiniers afin de les aider à vivre et àcontinuer de jardiner dans un monde contaminé par la radioactivité. Toutes nos fiches techniques seront présentées sur le site ou sur le blog de l’association.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 May 2011 à 23:57

G8 Deauville

Nucléaire : annonces limitées

Les chefs d’état se sont penchés sur les enseignements de Fukushima. Mais les questions qui fâchent ont été évacuées. Envoyé spécial.

Les dirigeants du G8 ont affiché leur volonté de tirer toutes les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Après avoir entendu longuement le premier ministre japonais, si discrédité dans sa propre opinion publique pour sa gestion de la catastrophe, en présenter une sorte d’état des lieux, ils ont affirmé leur « pleine confiance » dans la capacité des autorités nipponnes à « faire face à ce défi » et à relancer leur économie.

Les huit se sont exprimés en faveur d’un renforcement des normes de sûreté. À l’invitation de la France, une conférence ministérielle réunissant une trentaine de pays devrait plancher sur le sujet au siège de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), à Paris, le 7 juin. Paris s’est fait fort également de lancer la mise en place d’une « force d’intervention rapide en cas d’accident nucléaire ».

Les chefs d’État se sont cependant bien gardés d’aborder la question de la compatibilité d’une stratégie de sûreté renforcée avec la poursuite de l’exploitation du nucléaire par des intérêts privés, et la course aux profits qu’elle sous-tend. Leur responsabilité est pourtant éclatante dans la tragédie japonaise. Elle est apparue à travers les tergiversations coupables du groupe Tepco, qui a tardé à réagir en privilégiant la préservation de son outil de production en dépit de la montée des dangers pour la population.

Nicolas Sarkozy, qui s’est présenté en défenseur de la poursuite de l’utilisation de l’énergie nucléaire, invoquant l’atout, il est vrai important, qu’elle continuait de représenter dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a fait preuve des mêmes « oublis » sur le sujet. Le besoin d’une complète maîtrise publique de l’outil nucléaire a été complètement évacué. Il est pourtant la condition d’une vraie sûreté, autorisant la prolongation et le développement de la filière et de ses centrales aussi longtemps qu’un relais viable ne puisse être envisagé avec à la montée en puissance des énergies renouvelables.

B. O.

Source

Mais puisqu'on vous dit que ce n'est pas dangereux le nucléaire !

Au début je l'avais pris pour un cochon d'inde mais c'est bien un lapin, il est né à 30 km de la zone d'évacuation obligatoire de Fukushima.



La saison des tiphon a commencé au Japon, la centrale de Fukushima devrait donc rejetter plein de radioactivité supplémentaire.

Nace conejo sin orejas como consecuencia de la radiactividad en Fukushima

DeadDeadDeadDeadDeadDeadDeadDeadDeadDeadDeadDead



Edité par T 34 - 30 May 2011 à 00:03
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Alter Egaux allez vers le bas
Nouvel arrivant
Nouvel arrivant


Depuis le: 27 May 2011
Status actuel: Inactif
Messages: 12
  Citer Alter Egaux Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 May 2011 à 07:03
C'est fini pour le nucléaire allemand :
 
Allemagne: le gouvernement annonce l'abandon du nucléaire en 2022

L'Allemagne, première grande puissance industrielle à renoncer à l'énergie nucléaire, a décidé lundi de fermer ses derniers réacteurs en 2022, en réaction à la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Au terme de plusieurs heures de négociations, les membres de la coalition gouvernementale se sont mis d'accord pour que la plus grande partie des 17 réacteurs allemands soient mis hors service d'ici fin 2021.

Les trois plus récents continueront de fonctionner jusqu'à fin 2022, a détaillé le ministre de l'Environnement, Norbert Röttgen, qui a qualifié cette décision d'"irréversible".

Les sept plus anciens réacteurs du parc allemand avaient déjà été déconnectés du réseau de production d'électricité, dans l'attente du résultat d'un audit commandé par la chancelière Angela Merkel mi-mars, à la suite de la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima. Ces sept sites, ainsi qu'un huitième, sujet à des pannes à répétition, ne seront plus réactivés, a ajouté le ministre.

L'Allemagne devra trouver d'ici fin 2022 comment produire 22% de ses besoins en électricité, actuellement couverts par ses centrales atomiques.

Le gouvernement devra formaliser sa décision le 6 juin. Mme Merkel a déjà pris l'initiative inhabituelle de recevoir dans la nuit les chefs de l'opposition pour s'assurer de leur soutien. En décrétant la fin du nucléaire civil pour 2022, Mme Merkel revient sur l'une des mesures les plus fortes de son début de deuxième mandat, qui était aussi l'une de ses principales promesses de sa campagne pour les législatives de l'automne 2009.

Fin 2010, elle avait fait voter, contre sa propre opinion publique, un prolongement de 12 ans en moyenne de la durée légale d'exploitation des réacteurs du pays, qu'un gouvernement précédent sociaux-démocrates et Verts avait décidé d'arrêter en 2002. Mme Merkel avait ainsi provoqué une flambée du sentiment anti-nucléaire en Allemagne, qui s'est traduit par des vagues de manifestations massives, dont la dernière en date, samedi, a rassemblé 160.000 personnes dans 20 villes du pays.

Mais le tournant a été la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima en mars. Mme Merkel avait immédiatement arrêté les centrales les plus vieilles et lancé une réflexion sur l'abandon du nucléaire civil. Le 23 mars, la chancelière avait même déclaré "plus tôt on sortira de l'énergie atomique, mieux ce sera".

Cette volte-face avait été largement interprétée comme une manoeuvre opportuniste et n'avait pas suffit à empêcher une cuisante défaite le 27 mars lors d'un scrutin régional dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest), fief électoral des conservateurs de la chancelière, qu'ils dirigeaient depuis près de 50 ans. Ils y avaient été chassés du pouvoir par les Verts, un parti né du mouvement antinucléaire, qui ont pris pour la première fois les rênes d'une région.

Le gouvernement de Mme Merkel va cependant devoir composer avec la grogne prévisible du puissant lobby nucléaire allemand, qui n'hésite pas à agiter le spectre de gigantesques pannes d'électricité, notamment l'hiver. Tout sera fait "pour que la sécurité de l'approvisionnement soit assurée à chaque heure et pour tous les utilisateurs", a tenté de rassuré le ministre de l'Environnement, lors de sa déclaration lundi.

La révolte, menée par les géants EON et RWE, risque d'être d'autant plus forte que le gouvernement allemand n'a finalement pas renoncé à la taxe sur le combustible nucléaire, créée en échange d'un allongement de la durée d'exploitation des réacteurs.
http://www.lepoint.fr/monde/allemagne-le-gouvernement-annonce-l-abandon-du-nucleaire-en-2022-30-05-2011-1336422_24.php



Edité par Alter Egaux - 30 May 2011 à 07:28
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jun 2011 à 22:25

Lauvergeon évincée, Sarkozy rebat les cartes du nucléaire

Sarkozy%20débarque%20Anne%20Lauvergeon%20dAreva

 
Anne Lauvergeon ne sera pas reconduite dans son mandat de PDG d’Areva. C’est le numéro 2 du groupe, Luc Oursel qui lui succède. Sur la sellette depuis plusieurs mois, l’ancienne conseillère du président de la République, François Mitterrand, n’est donc pas parvenue à se maintenir. Ni le soutien apporté par un groupe de vingt parlementaires de tous bords (dont l’apparenté PCF, Jean-Pierre Brard), ni celui du comité de groupe d’Areva et de son secrétaire CFDT n’ont dissuadé le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, de mettre fin au mandat de celle qui a fondé Areva en 1999 en fusionnant la Cogema et Framatome.

Selon certains observateurs, Anne Lauvergeon essuierait ainsi les conséquences de son refus de rentrer au gouvernement en 2007 comme lui aurait proposé Nicolas Sarkozy. Plus sûrement, cette éviction s’inscrit dans le conflit qui oppose EDF et Areva pour le contrôle de la filière nucléaire. Dans ce bras de fer, L’Elysée n’a pas caché sa préférence pour l’électricien français et son PDG, Henri Proglio. En février dernier, la présidence de la République avait déjà annoncé la création d’un comité stratégique réunissant les acteurs de la filière. Présidé par le ministre de l’Énergie, Éric Besson, et coprésidé par le PDG d’EDF ce comité vise officiellement à éviter de nouveaux déboires à la filière nucléaire française en matière d’exportation de son savoir-faire et de sa technologie après l’échec, en décembre 2009, de l’appel d’offres d’Abu Dhabi.

Le départ d’Anne Lauvergeon de la présidence d’Areva est un pas supplémentaire vers le démantèlement du groupe. Le nouveau PDG, Luc Oursel , devra en effet «filialiser» son activité minière. Sous couvert «d’en assurer le développement», cette décision ouvre la voie à la privatisation partielle de cette activité convoitée par de nombreux groupes en France comme à l’étranger.

A lire :

--> EDF bientôt dans le capital d’Areva ?

-->L'Élysée accorde à EDF le leadership dans le nucléaire

Pierre-Henri Lab

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jun 2011 à 23:21

C'est un scandale!

De l’uranium africain aux paradis fiscaux de la Caraïbe

Une holding du géant nucléaire français Areva est immatriculée aux îles Vierges britanniques, 
un paradis fiscal.

De l’Afrique australe à la mer des Caraïbes… Areva Resources Southern Africa, la holding regroupant les activités minières du géant nucléaire français en Afrique (à l’exception du Niger et du Gabon), affiche une géographie à vous faire perdre le nord. Cette entité regroupe les gisements d’uranium autrefois détenus par la société canadienne UraMin, cotée à Londres et Toronto, rachetée par Areva en juin 2007 pour un montant de 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). Rebaptisée Areva Resources Southern Africa, cette structure dispose aujourd’hui de filiales en Namibie, en République centrafricaine, au Sénégal et en Afrique du Sud. Devenue propriété du groupe nucléaire français, cette holding est pourtant toujours immatriculée... aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal notoire. Pas aux yeux de l’OCDE, qui a retiré l’archipel de sa «liste grise» après qu’il eut signé, en 2009, des conventions portant sur l’échange de renseignements en matière fiscale avec douze pays, parmi lesquels… d’autres paradis fiscaux. Comme les îles Caïmans ou les îles de Jersey et Guernesey, les îles Vierges britanniques figurent désormais sur la «liste blanche» des «juridictions qui ont substantiellement mis en place la norme fiscale internationale».

Crise globale oblige, les temps ont changé, l’heure est à la «moralisation du capitalisme financier». Ne dites plus «paradis fiscal», mais «pays à la fiscalité très faible ou avantageuse». Avec la signature, l’an dernier, d’une convention bilatérale, la France a elle aussi blanchi ce territoire d’outre-mer du Royaume-Uni où l’impôt sur les sociétés n’existe pas. Championnes des avantages fiscaux, comptables et juridiques accordés aux banques, fonds de pension et autres trusts immatriculés sur leur territoire, les îles Vierges britanniques sont classées au 16e rang des paradis fiscaux les plus opaques et les plus nocifs par le Tax Justice Network, une coalition d’ONG. À une centaine de kilomètres à l’est de Puerto Rico, sous les cocotiers de cette cinquantaine d’îles, dont seulement une quinzaine sont habitées, on ne compte pas moins de 830 000 sociétés enregistrées, pour seulement 24 000 habitants. Soit 34 sociétés par habitant… Tout à ses projets de filialisation des activités minières d’Areva, qui doivent servir de prélude à l’ouverture du capital, voire à la privatisation du groupe nucléaire, l’État français, actionnaire majoritaire (87% des titres et 93% des droits de vote), ne semble pas s’émouvoir de cette immatriculation exotique. Contacté, Areva n’avait pas donné suite à nos sollicitations, hier, à l’heure où nous mettions sous presse. Mais après tout, où est le problème ? Nicolas Sarkozy lui-même l’avait annoncé, dès le 24 septembre 2009 : «Il n’y a plus de paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini.»

Rosa Moussaoui

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Jun 2011 à 20:53
Besson quitte le plateau de Capital
 
Le ministre de l’Industrie Eric Besson a quitté mercredi le plateau de l’émission “Capital” de M6 en plein enregistrement.
 
 

Eric Besson n'a qu'une face, et elle est toujours abrasive, mais M6 en a deux. Et cette schizophrénie n'est pas forcément ce qui convient le mieux au temps de l'internet. Ce dimanche, la chaine a fait monter l'audience de Capital au niveau de ses records et dès 10h46 ce matin, je recevais le mail habituel de victoire ainsi rédigé : « 16.2% de part d'audience auprès de l'ensemble du public.

M6 2ème chaîne auprès de l'ensemble du public. Le nouveau numéro du magazine CAPITAL, consacré au thème « Vivre et consommer écolo : ruée sur les nouvelles solutions vertes », présenté par Guy Lagache et diffusé hier à 20h45 sur M6, a réuni 3.8 millions de téléspectateurs, pour une part d'audience de 16.2% auprès des 4 ans et plus. Le magazine réalise ainsi son record de part d'audience auprès de l'ensemble du public cette saison.


À noter également la très bonne performance auprès des ménagères de moins de 50 ans, avec une part d'audience de 17.6%. Ce numéro clôture une saison à succès pour le magazine : CAPITAL est le magazine d'information le plus regardé en soirée cette saison. » Belle littérature, n'est ce pas?

Est-ce le nucléaire qui a fait venir les spectateurs ? Non, c'est le clash de Besson, largement médiatisé, et montré par la chaine sur son site. Pourtant, s'il y une chose que ne cherche pas Nicolas de Tavernost, le PDG de M6, c'est mettre en difficulté les hommes politiques.  Il était donc confronté à une situation déplaisante : protéger un proche de Nicolas Sarkozy en coupant une séquence gênante pour lui, au risque de faire basculer M6 dans le camp des chaines aux ordres, ou alors mettre en difficulté un membre du gouvernement...

C'est comme cela que M6 en est arrivé au mi chèvre mi chou : montrer la séquence aux internautes, et encaisser l'audience sur le net,  mais ne rien montrer dans Capital, pour faire comme si Besson n'était pas un ministre instable qui refuse le débat.


Ce faisant, M6 court un risque : décevoir. Le record d'audience de Capital venait bien de la curiosité du public. Du coup, ne pas montrer Besson énervé, c'est aussi, effacer une information importante pour les citoyens : le gardien du nucléaire est un dévot de l'atome.

L'émission de Capital était alarmante dans l'ensemble, très bien faite, et le « je me casse » de Besson l'aurait encore renforcée. Dans sa volonté de bienséance, M6 a perdu des points.

Plus grave, elle a fait progresser un peu plus dans l'esprit de chacun l'idée que c'est sur le web que « ça se passe » et qu'on peut tout dire, tout voir. La liberté, c'est le web, le contrôle des élites, c'est la télé. C'est ainsi que M6 vient de se tirer elle-même une balle dans le pied.

 


Edité par T 34 - 25 Jun 2011 à 20:54
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2011 à 22:36

EPR : la justice confirme le procès-verbal de l’Autorité de sûreté nucléaire

L’Humanité l’a révélé, le Procureur de la République l’a confirmé : un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire prouve que Bouygues n’a pas déclaré des accidents du travail sur le chantier de l’EPR de Flamanville.

En révélant en exclusivité dans nos colonnes, vendredi, la « sous-estimation méthodique des accidents du travail » sur le chantier de l’EPR de Flamanville, l’Humanité a fait mouche ! Le procureur de la République de Cherbourg a en effet confirmé le jour même l’existence du procès verbal émanant de l’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN). « J’ai effectivement eu ce procès verbal », a confirmé le procureur Eric Bouillard. Il a également précisé « avoir été saisi il y a quelques jours » par l’ASN de ce problème de sous-déclaration des accidents du travail. Dans ce PV, daté du 6 juin dernier, le gendarme du nucléaire a ainsi recensé 112 accidents de travail survenus en 2010 sur le chantier, dont 38 accidents « à déclarer n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration ». En avril, l’ASN avait indiqué lancer cette enquête, soupçonnant une sous-déclaration qui pourrait être de l’ordre d’un accident sur quatre.

Coordinateur CGT sur le chantier, Jack Tord, se dit « bien content » de tout ce « remue-ménage » fait depuis la publication de ce rapport dans l’Humanité, espérant que grâce à ces révélations, « l’affaire ne sera pas enterrée ». « On alerte depuis 2009 sur la situation, depuis qu’on a appris que des salariés nous ont avoué subir des pressions pour ne pas aller à l’infirmerie », rappelle le syndicaliste qui se demande « ce que l’Etat attend pour intervenir ». D’autant, poursuit-il, « qu’on va arriver en fin de génie civil et entamer la phase d’électro-mécanique, c’est-à-dire la phase de montage des éléments (réacteur, salle des machines) ». Pour Jack Tord, ce rapport de l’ASN, c’est la mise au jour « de la politique de Bouygues de non respect des protocole de sécurité ». Le responsable CGT attend d’ailleurs beaucoup du procureur de la République, qui a deux affaires sur le dos : le premier accident mortel, survenu  en janvier 2011 pour lequel « il dispose de pas mal d’éléments démontrant la responsabilité de Bouygues », et maintenant de la série de sous-déclarations d’accidents du travail.

L’ASN met en effet en avant la responsabilité de Bouygues, responsable du génie civil sur le chantier, comme l’écrit notre journaliste, Cécile Rousseau : « depuis le début de la construction du réacteur de nouvelle génération, en 2007, sous la maîtrise d’ouvrage d’EDF, les conditions de travail des 3 400 personnes, dont un tiers d’étrangers et un tiers d’intérimaires, répartis en une centaine d’entreprises, ont régulièrement été pointés du doigt par les syndicats ». Deux salariés sont d’ailleurs morts sur le chantier depuis le début 2011, l’un de 24 janvier, l’autre le 11 juin. Et les témoignages ne manquent pas. Comme celui de Stéphane, recueilli par notre journaliste. Ex-responsable sécurité sur le chantier de l’EPR, il a été mis à pied après avoir fait valoir son droit d’alerte et de retrait et au passage. « Quand je suis arrivé (en novembre 2009), c’était la foire ! Il y avait un énorme problème sur le site, les responsables de la prévention restaient planqués dans leurs bureaux… Je me rappelle avoir sorti un ouvrier blessé au cœur du réacteur sur une planche en plastique. (…) J’ai bien compris que, pour l’entreprise, j’étais le fusible qui pouvait sauter en cas de problème. Je pensais apporter des meilleures conditions de sécurité, mais en réalité, c’était plutôt pout donner bonne conscience aux dirigeants. »

Sur l’EPR, les conditions de travail sont bafouées, mais aussi les droits sociaux, comme le prouve le cas de Rafal : « A cause du boulot, je men sentais mal dans ma tête, dont j’ai été voir l’infirmière du chantier, seul, je ne voulais pas raconter ma vie à tout le monde. Là, j’ai eu la confirmation que je n’étais pas affilié à la Sécurité Sociale. » « La seule protection sociale que leur offre l’entreprise d’intérim, c’est une assurance privée garantissant pour la veuve 25 000 euros en cas de décès », écrit Cécile Rousseau, qui a réussi à contacter l’avocat de 40 ouvriers polonais : « Ils ne peuvent pas toucher le chômage en rentrant chez eux, leur salaire est en dessous de la convention collective française. »

Les peines encourues par Bouygues, estime l’ASN, consisteraient en 42 amendes de 4e classe, soit 31 500 euros et un an d’emprisonnement, et 3 750 euros d’amende pour le délit d’obstacle aux missions de l’inspecteur du travail.

  • Sommaire du dossier exclusif de l'Humanité :

Le rapport de l’ASN qui accable Bouygues
Imbroglio pour les Polonais
Point de vue : « J’étais le fusible qui pouvait sauter en cas de problème »
Un chantier semé d’embûches

Alexandra Chaignon

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2011 à 20:50

«J’étais le fusible qui pouvait sauter en cas de problème»

Flamanville.Témoignage

L’Humanité l’a révélé, le Procureur de la République l’a confirmé : un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire prouve que Bouygues n’a pas déclaré des accidents du travail sur le chantier de l’EPR de Flamanville. En voici un témoignage. Exclusif.

Stéphane (1), ex-responsable sécurité sur le chantier de l’EPR

"Responsable contrôle sécurité dans une filiale de Bouygues, j’ai été appelé à la rescousse en novembre 2009 sur le chantier de l’EPR parce que le taux de fréquence des accidents du travail était très élevé. Quand je suis arrivé, c’était la foire ! Il y avait un énorme problème sur le site, les responsables de la prévention restaient planqués dans leurs bureaux… Je me rappelle avoir sorti un ouvrier blessé au cœur du réacteur sur une planche en plastique. Après, j’ai acheté un brancard de ma poche. J’ai envoyé des mails à la direction pour signaler ces problèmes, je n’ai jamais eu de réponse.

Avec mon équipe de 20 personnes, on avait réussi à faire baisser le taux d’accident. J’avais fait vérifier toutes les passerelles flottantes, commandé des gilets de secourisme... Le premier accident mortel en janvier 2011 ne m’a pas, hélas, étonné. Dans de telles circonstances, c’est le responsable contrôle sécurité qui peut être mis en cause ! Je suis celui qui pourrait être responsable pénalement. J’ai bien compris que, pour l’entreprise, j’étais le fusible qui pouvait sauter en cas de problème. Je pensais apporter des meilleures conditions de sécurité, mais en réalité c’était plutôt pour donner bonne conscience aux dirigeants. En août 2010, un ouvrier qui avait des problèmes d’addiction avec l’alcool est tombé dans les escaliers. Quand j’ai vu qu’il y avait inscrit «accident suite à un malaise» sur la note de sécurité, je n’ai pas supporté, j’ai écrit un mail aux dirigeants et au secrétaire du CHSCT. J’ai décidé de faire valoir mon droit d’alerte et de retrait. J’ai été mis à pied, avant d’être licencié. J’ai depuis été auditionné par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et par la gendarmerie. Je n’ai pas peur de parler. Je suis déjà au chômage. Je ne vois pas ce que l’entreprise peut me faire de plus.

(1) Le prénom a été modifié.

Retrouver notre dossier spécial dans l'Humanité du vendredi 24 juin, en vente jusqu'au dimanche 26 juin.

-->Le rapport de l’ASN qui accable Bouygues

-->Imbroglio pour les Polonais

-->Point de vue : « J’étais le fusible qui pouvait sauter en cas de problème »

-->Un chantier semé d’embûches

Propos recueillis par C. R.

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jul 2011 à 20:41
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jul 2011 à 21:14

L’EPR, ou la loi de l’omerta

La justice a ouvert une enquête pour travail dissimulé. Des eurodéputées socialistes en visite sur le site de Flamanville ont eu du mal à obtenir des réponses sur les conditions de travail des ouvriers. Flamanville (Manche),envoyée spéciale.

Le parquet de Cherbourg a ouvert, vendredi, une enquête préliminaire pour travail dissimulé sur le chantier de l’EPR, à Flamanville (Manche). Bouygues, 
entreprise qui pilote le génie civil, et d’autres sociétés travaillant à la construction du réacteur nucléaire sont visées par cette procédure. Le procureur de la République, Éric Bouillard, a confirmé qu’«une centaine de salariés sur le chantier sont concernés, dont a priori 80 Polonais».

Atlanco, sous-traitant de Bouygues, est notamment soupçonné d’«avoir détaché illégalement ses intérimaires sur le chantier pour Bouygues», a précisé le magistrat. Cette société de travail temporaire avait déjà été épinglée dans le procès-verbal de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) – révélé par l’Humanité du 24 juin – pour différentes irrégularités : dissimulation d’accidents du travail, non-affiliation de ses salariés polonais à la Sécurité sociale, fraude aux cotisations sociales… Le responsable du génie civil avait alors rompu son contrat. Et il y a une semaine, une centaine d’ouvriers polonais avait été renvoyée manu militari au pays – lire l’Humanité du 27 juin –. C’est dans ce contexte tendu que trois eurodéputées du groupe socialiste ont débarqué vendredi dernier pour exiger des réponses sur les conditions de travail. Devant le poste de sécurité du site, Jutta Steinruck, eurodéputée allemande, patiente. «Certains ouvriers n’ont pas été bien traités. C’est à nous de trouver des solutions pour arrêter ces dérives de la libre circulation des travailleurs en Europe. Il faut cesser ces pratiques mafieuses.»

Pour commencer leur visite, les députées ont droit à une présentation idyllique du chantier, sous la responsabilité d’EDF, le maître d’ouvrage. Son directeur, Antoine Ménager, insiste bien sur la sécurité, «priorité absolue». Quand Estelle Grelier, eurodéputée de la circonscription, l’interroge sur la sous-déclaration d’accidents, il se raidit. «On dénonce cette pratique. Tous les employeurs doivent respecter les lois.» De son côté, Florus Nestar, représentant de l’État sur le chantier, n’a pas manqué de vanter les investissements réalisés en faveur des ouvriers étrangers.

 Les règles communautaires ne sont pas appliquées

Un exposé un peu à côté des problèmes qui agace Estelle Grelier. «J’entends tous les arguments. Mais le rôle de l’État est majeur dans ce dossier. On ne comprend pas très bien ; l’ASN, qui contrôle le chantier, ne rend-elle pas systématiquement compte à l’État ?», se demande-t-elle. Interrogé sur le transfert des cotisations sociales payées par les Polonais d’Atlanco sur un compte à Chypre, siège de l’entreprise – lire l’Humanité du 24 juin –, Florus Nestar bredouille et reconnaît qu’«il n’y a pas encore eu d’enquête fiscale diligentée». Les députées sont ensuite conviées à la visite du chantier, avant de rencontrer des ouvriers roumains et les responsables de Bouygues, sans la presse. D’après Estelle Grelier, Bouygues a plutôt mal pris leurs questions sur les dissimulations d’accidents du travail. «Ils nous ont reproché de leur faire un procès d’intention !»

Pour finir, les élues ont assisté au comité de suivi qui réunit les organisations syndicales et la direction. Pour Jack Tord, coordinateur de la CGT sur le chantier, «le cas d’Atlanco est révélateur de la non-application des règles communautaires : fraude aux cotisations, Code du travail et convention collective ne sont pas respectés. En virant Atlanco du chantier, Bouygues s’est blanchi. Tout cela pose la question de la responsabilité sociale d’EDF sur le site». Responsable confédéral à la CGT invité pour l’occasion, Éric Aubin a proposé d’imposer des règles sociales dès le moment des appels d’offres pour ces grands chantiers, d’éviter la sous-traitance en cascade et de renforcer le rôle du donneur d’ordres sur les sous-traitants.

Pour conclure, Pervenche Bérès, présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales au Parlement européen, a promis d’«exiger, dans le cadre des marchés publics, des mesures pour clarifier les responsabilités sociales dans la chaîne des sous-traitants du maître d’ouvrage». Avant de remercier les syndicalistes pour leurs «précieuses réactions». Au final, les députées sont reparties avec beaucoup de questions laissées en suspends. Mais la justice suit son cours. Pas moins de quatre enquêtes préliminaires se déroulent en ce moment sur le chantier de l’EPR.

La double peine pour Rafal

Tous les Polonais salariés d’Atlanco ne sont pas rentrés au pays. Rafal, lui, est resté à Flamanville et continue de se battre pour percevoir les 40 000 euros que lui doit l’entreprise. Se sentant mal à cause des conditions de travail, il s’était rendu à l’infirmerie du chantier de l’EPR. Il avait alors insisté pour déclarer son accident du travail. Atlanco l’avait licencié. Il réclame donc cet argent au titre de sa fin de contrat initialement prévue en 2012. Des discussions sont actuellement en cours entre Atlanco, Bouygues, le donneur d’ordres et EDF, le maître d’œuvre du chantier. Si aucune solution n’est trouvée, Rafal, soutenu par la CGT, pourrait saisir les prud’hommes et envisage même une grève de la faim.

Cécile Rousseau

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jul 2011 à 22:57

Fessenheim, dix ans de plus ?

L’Autorité de sûreté nucléaire a estimé hier que l’exploitation du réacteur N°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) pouvait se poursuivre pour dix années supplémentaires sous réserve de travaux. Parmi les prescriptions de l’ASN figure le renforcement, avant juin 2013, de la dalle de béton sur laquelle repose le réacteur. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait indiqué qu’ « aucune décision définitive » ne serait prise sur la prolongation de Fessenheim avant l’audit de toutes les installations nucléaires, lancé après Fukushima, « c’est-à-dire avant la mi-novembre ».

Pas de sous-traitance à Areva de La Hague

Le tribunal de grande instance de Paris a annulé mardi un projet de sous-traitance décidé par la direction de l'usine de retraitement des déchets nucléaires Areva de La Hague, conformément à ce que réclamaient les syndicats CGT et FO.

Le 13 juillet 2010, la direction avait présenté au comité d'établissement un projet au terme duquel elle envisageait pour des considérations économiques et environnementales le remplacement de trois chaudières, dont elle confierait la construction et la gestion à la société Dalkia (filiale de Veolia à 66%). A ce projet s'est ajouté celui d'externaliser, également vers Dalkia, certaines missions du secteur énergie.

Selon les syndicats, ces missions consistent "à maintenir le refroidissement des piscines et à prendre le relais en alimentation électrique en cas de défaut d'alimentation principale". Or, à Fukushima, "les circuits de refroidissement, les réseaux électriques et les systèmes de sauvegarde ont été gravement endommagés", rappellent la CGT et FO. Un groupement d'intérêt économique (GIE) devait assurer la conduite et la maintenance des installations, ainsi que le transfert du savoir, jusqu'au 31 décembre 2013, date à laquelle il aurait disparu pour que Dalkia reprenne la main.

Pour le tribunal, cette externalisation, "génératrice de risques psychosociaux importants et de risques techniques et industriels considérables, est de nature à compromettre la santé et la sécurité des travailleurs concernés". Mardi, la Première chambre civile du TGI de Paris a donné raison aux syndicats, estimant qu'il y avait "lieu d'interdire à Areva la poursuite de la mise en oeuvre de l'externalisation" prévue, sous astreinte de 200.000 euros par infraction constatée. Par ailleurs, Areva devra verser 28.000 euros de frais de justice aux syndicats de La Hague.

Dans un communiqué, les avocats des syndicats, Mes Guillaume Letertre et Alain Levy, se sont félicités d'une telle décision, selon eux "sans précédent". Dans un communiqué, la Cgt-Energie parle d'un "jugement qui fera date

A lire :
Quelles garanties pour assurer la sûreté nucléaire ? Après la catastophe de Fukushima, l'Humanité a mis en débat la question de la sécurité des installations nucléaires. --> Lire la suite de la table ronde
Bouygues se décharge sur un sous-traitant
Deux décès de trop sur le chantier EPR de Flamanville !

Source

Interdiction d'externalisation à Areva NC la Hague : un jugement qui fera date (CGT)

Il aura fallu plus d’un an de lutte, une lutte de tous les instants, pied à pied, aux côtés des salariés, pour obtenir satisfaction.

La décision du TGI de Paris, du 5 juillet, d’annuler la décision d’externalisation des activités de DI/PE(*), et d’interdire la poursuite de sa mise en oeuvre, assortie d’une astreinte de 200 000 euros par infraction constatée marque un coup d’arrêt à un projet devenu emblématique d’une politique de sous-traitance effrénée.

Il constitue une remise en cause sans précédent de la dérive, en matière d’externalisation constatée depuis quelques années dans le nucléaire.

Pour AREVA cette fois-ci, pour d’autres peut-être ensuite.

En effet, au-delà du seul site de la Hague, cette décision doit toucher l’ensemble de l’industrie nucléaire ; elle illustre la prise de conscience que le nucléaire n’est pas une industrie banale, que les politiques d’externalisation, la notion de coeur de métier, ainsi que les modes de management qui s’y sont développés, ne relèvent pas de la seule « souveraineté » des Directions d’entreprises mais ont vocation à être exposées au regard critique des citoyens.

Cette décision est aussi l’illustration que, en matière d’organisation du travail dans l’entreprise, rien n’est écrit d’avance et que la lutte syndicale paie.

La partie n’était pourtant pas facile. Si Fukushima a contribué à une prise de conscience que les facteurs organisationnels et humains étaient un élément central de la sûreté nucléaire, la victoire obtenue par les salariés du site de La Hague, soutenus par les organisations syndicales CGT et FO, est avant tout le résultat d’une lutte exemplaire, menée avec détermination; une lutte qui a su porter le dossier à l’extérieur des grilles du site, sur la base d’éléments qui ont su entraîner l’adhésion.

En la matière, les organisations syndicales qui avaient décidé de ne pas baisser les bras, malgré les obstacles, ont montré qu’au-delà de leurs préoccupations sur l’emploi et les conditions de travail, qu’elles se souciaient également de l’impact de leurs activités sur le public. C’est le signe d’une grande maturité.

En réussissant à se faire entendre d’acteurs extérieurs à l’entreprise (CLI ; élus locaux ; associations…), les organisations syndicales ont montré que le contrôle citoyen avait toute sa place dans le dossier du nucléaire, que défense des intérêts des salariés et préoccupations du public n’étaient pas antinomiques et pouvaient contribuer à l’amélioration de la mise en oeuvre de l’industrie nucléaire.

(*) Réseau des utilités (eau, électricité, vapeur etc..).Système nerveux du site.

Communiqué de la CGT Mines-Énergie

le 6 juillet 2011

Source


Edité par T 34 - 08 Jul 2011 à 18:11
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jul 2011 à 14:28

 

Chems Eddine CHITOUR

’’Pendant des décennies, nous avons été conscients que les jours d’accès facile à un pétrole bon marché étaient comptés. Pendant des décennies, nous avons parlé et parlé encore de la nécessité d’en finir avec un siècle d’addiction pétrolière des Etats-Unis. Et pendant des décennies, nous avons échoué à agir avec le sentiment d’urgence que ce défi requiert. A chaque fois, la volonté d’aller de l’avant a été bloquée – non seulement par les lobbyistes de l’industrie pétrolière, mais aussi par un manque de courage et de franchise politique’’.

Barack Obama, Discours historique du 15 juin 2010

Dans ce discours nous retenons deux éléments importants : l’addiction américaine au pétrole, et le rôle néfaste des lobbys pétroliers. Les changements climatiques atteignent de plus en plus notre planète, ils sont dus essentiellement à l’utilisation des énergies fossiles qui seront à leurs tours épuisées les prochaines années, pour cela il faut trouver des énergies nouvelles non carbonées pouvant affronté ce problème. L’une des solutions est la production d’électricité par l’énergie nucléaire. En effet les lobbys du nucléaire martèlent que le nucléaire produit peu de CO2 contre 400 à 500 g CO2/KWh pour les centrales à pétrole et 1200 g CO2/kWh pour les centrales à charbon. Ce calcul est incomplet car c’est sans compter l’extraction le transport et le traitement du minerai pour en faire un combustible mais aussi les quantités d’énergie nécessaires pour la construction des centrales nucléaires qui nécessitent une technologie particulière, mais aussi pour le démantèlement d’une centrale qui peut coûter aussi cher que la construction.

L’énergie nucléaire est répartie inégalement dans le monde avec seulement 32 pays équipés L’Australie (30 %) le Kazakhstan (16%) le Canada (14%) le Niger (8¨%) renferment plus des deux tiers des réserves mondiales. Le nucléaire fait donc figure « d’énergie rare », avec une contribution à l’énergie mondiale de 6% seulement, qui le classe en dernier, après l’hydroélectricité et les énergies renouvelables. En 2010, 457 réacteurs de puissance fonctionnent dans 31 pays différents dans le monde, soit un total de 370 GW produisant environ 17% de l’électricité mondiale.

Les stratégies nucléaires

Les Etats-Unis ont 119 réacteurs ils restent le pays-continent des possibles. Malgré leur lente évolution globale sur le plan du paysage énergétique où les fossiles couvrent 80% des usages, l’efficacité énergétique s’est améliorée d’1,63% par an entre 1990 et 2007 (AIE/OCDE 2009). Le nucléaire restera encore longtemps une énergie majeure pour la production d’électricité Selon une étude du CSIS les sources d’énergies renouvelables hors hydroélectricité couvriront 41% de la croissance de la production électrique entre 2008 et 2035. Ce qui n’empêchera pas les énergies fossiles de fournir 78% de l’énergie finale américaine en 2035, selon cette étude.

L’après Fukushima avait donné l’espoir qu’une vision nouvelle de l’énergie était atteint.

Certains pays l’ont compris et diversifient leur bouquet énergétique en misant sur l’éolien dont on dit que curieusement il s’essouffle. En France, la puissance du parc éolien atteignait 5,6 gigawatts (GW) fin 2010 (contre 27 GW en Allemagne et 21 GW en Espagne), ce qui a couvert 1,9 % de la consommation totale d’électricité du pays. L’objectif des pouvoirs publics est d’atteindre 25 GW d’ici à 2020 (19 GW en éolien terrestre et 6 GW en offshore). (..) Et l’incertitude qui pèse sur l’avenir du nucléaire après la ­catastrophe japonaise devrait encore ­augmenter l’intérêt pour cette solution énergétique. Celle-ci ne demeure cependant qu’une part minuscule du bouquet énergétique. Elle représentait 2 % de l’électricité produite aux Etats-Unis en 2009, selon la US Energy Information Administration, et 1 % de l’électricité ­produite dans le monde en 2008, selon l’Agence internationale de l’énergie. Selon des études gouvernementales, l’éolien pourrait un jour représenter 20 % de l’électricité produite aux Etats-Unis, le même pourcentage qu’au Danemark. (1)

Plusieurs pays, majoritairement européens, ont abandonné la production d’énergie d’origine nucléaire depuis 1987, suite à la catastrophe de Tchernobyl. Plus de vingt ans après avoir renoncé par référendum à l’atome civil, l’Italie se lance dans un vaste programme de construction de centrales nucléaires. La France et l’Italie signé à Rome un accord historique qui va permettre à une Italie très dépendante de l’étranger pour son approvisionnement en électricité de renouer avec le nucléaire » (2).

Changement total de cap en juin 2010 : A la relance de l’énergie nucléaire les Italiens ont dit ’non’.

En Espagne un moratoire a été adopté par le gouvernement socialiste de Felipe González en 1983 Le parti socialiste réélu en 2008, a annoncé a sortie progressive du nucléaire civil, les centrales arrivant à fin de terme devant être fermées dans la mesure où l’approvisionnement énergétique du pays demeurait garanti. la fermeture effective de la centrale de Garona, est prévue pour 2011.. En Autriche la construction de la centrale nucléaire de Zwentendorf en 1972, n’a donc jamais fonctionné, et le Parlement a voté, le 15 décembre 1978, une loi interdisant l’usage de l’énergie nucléaire. Une nouvelle loi confirmant cette orientation a été votée le 15 juin 1997.

La politique d’arrêt du nucléaire en Belgique a été annoncée en juillet 1999 par la coalition au pouvoir à cette époque, formée par les partis libéraux, socialistes et écologistes. Cette coalition a promulgué la loi de sortie du nucléaire le 31 janvier 2003 Cette loi prévoit la fermeture de chacun des sept réacteurs après 40 ans d’exploitation commerciale et interdit de construire de nouveaux réacteurs. Ces fermetures s’échelonneront entre 2015 et 2025. En Suède Le parlement a interdit dès 1980 la construction de nouveaux réacteurs nucléaires et a fixé la date limite d’exploitation des centrales existantes à 2010.

En 1994, le Parlement néerlandais a décidé de ne plus utiliser l’énergie nucléaire après un débat sur le traitement du combustible usé et le stockage des déchets nucléaires. Le réacteur de Dodewaard a été arrêté en 1997. La sortie du nucléaire est devenue officielle en Suisse. Berne a décidé d’une « nouvelle stratégie énergétique  » qui comporte le non-remplacement des 5 centrales nucléaires exploitées en Suisse. Représentant aujourd’hui environ 40% de la production électrique du pays. Si cette décision se traduira très progressivement, elle implique l’abandon progressif du nucléaire d’ici à 2034. L’Inde dispose de 16 réacteurs et entend continuer le développement du nucléaire.

La Chine dispose de 13 réacteurs et doit faire face à une très forte augmentation de la demande en énergie, 23 centrales –sur les 60 en construction dans le monde-sont actuellement en construction et elle envisage la construction de 36 tranches nucléaires de 1 000 MW dans les 15 ans à venir. Cela portera à 4 % contre 2,1 % actuellement la part du nucléaire dans la consommation chinoise d’électricité.

Pour l’heure, seuls 19 réacteurs sur 54 fonctionnent au Japon alors que l’énergie nucléaire fournissait 30% de l’énergie totale. Le chercheur de MF Global pense qu’’à court terme, les compagnies produiront davantage d’électricité avec du gaz, du charbon et du pétrole’, ce qui va à l’encontre de l’objectif de réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre, d’ici 2020 par rapport à 1990, le Premier ministre de centre-gauche, Naoto Kan, prépare une loi sur les énergies renouvelables. Il souhaite élever leur part de 10% aujourd’hui à 20% d’ici à 2030 au plus tard. (3)

Ces trois pays représentent 80 % du nucléaire européen avec une centaine de réacteurs.

L’Allemagne produit chaque année environ 25 % de plus d’électricité que la France soit 660 Milliards de Mega Watt Heure. en 2009 : - 45 % sont produit par le charbon 15 % par le gaz naturel, 25 % nucléaire, 3 % hydro la part des énergies renouvelables solaire et éolien est de environ 12 % secteur en augmentation C’est un changement spectaculaire qu’a fait l’Allemagne en déidant de fermer le dernier réacteur en 2022. En arrêtant sur le champ la moitié de ses réacteurs nucléaires, l’Allemagne perd sa capacité d’exportation d’électricité sans risque pour la consommation. L’Allemagne a le marché électrique le plan grand de l’Union européenne. Aussi, Günther Oettinger, le Commissaire européen à l’Energie tient-il à évaluer les conséquences de la fermeture des 17 réacteurs du pays d’ici 2022. Les conséquences interviendront dans un premier temps sur ses exportations, avec l’arrêt immédiat de huit réacteurs. ’Les huit réacteurs qui vont être arrêtés représentent 10% du marché allemand de l’électricité et moins de 3% du marché européen’ a rappelé le Commissaire En revanche, la situation sera plus complexe quand l’Allemagne fermera les neuf réacteurs restants (4).

Le Royaume uni vient d’annoncer une stratégie sur le long terme évaluée à 100 milliards de Livres. La stratégie énergétique du Royaume-Uni déposée, jeudi 23 juin, incarne déjà un aboutissement. L’enjeu est important puisqu’il s’agit pour le Royaume-Uni d’opter pour une consommation qui s’accorde avec ses engagements de réduire de 3/4 ses émissions de CO2 d’ici à 2050. Le pays mise tout d’abord sur le nucléaire. Il représente actuellement 20% de son approvisionnement total en énergie et inclus 19 réacteurs en activité. Mais le parc doit être rénové en urgence. Selon le ministère en charge de l’énergie et du climat compte tenu de la vétusté des centrales nucléaire, ’un quart (…) doit fermer d’ici 2018’. Il est donc urgent de mettre en chantier des centrales faiblement émettrices de gaz carbonique. Londres veut augmenter le poids de cette source d’énergie en renforçant sa production actuelle de 22 000 MW à 59 000 33 000 MW d’énergie éolienne devront également être développés d’ici 10 ans, pour remplir l’objectif de 20% d’énergies renouvelables en 2020, Le coût du projet est évalué à 100 milliards de livres selon les estimations de Chris Huhne (5).

Et en France ? Actuellement, la part du nucléaire dans la production d’électricité est d’environ 75%. La France compte répondre à la directive européenne des trois fois 20 % en misant sur l’hydraulique mais en ne lâchant pas le nucléaire que le lobby du nucléaire s’évertue à « vendre » comme étant sûr ne polluant pas ou très peu ; Bref l’idéal.

Cependant, pour la première fois et devant une opinion de plus en plus sceptique quant à la panacée du nucléaire,- Un sondage Ifop publié le 6 juin 2011 dans le Journal du Dimanche révèle que 62% des Français seraient favorables à un arrêt progressif du nucléaire en France, sur les 25 ou 30 années à venir...- le gouvernement français a évoqué, pour la première fois, l’hypothèse d’un scénario de sortie du nucléaire à l’horizon 2040-2050, dans le cadre d’une étude prospective, « Energies 2050 » « Nous allons étudier tous les scénarios possibles de ce qu’on appelle le bouquet énergétique’ des années qui viennent », a annoncé le ministre de l’Energie, Eric Besson. Toutes les pistes seront envisagées « y compris les scénarios de sortie du nucléaire », a-t-il indiqué. « Je suis convaincu qu’à terme de vingt ou trente ans, la France a besoin d’un socle d’environ deux tiers d’électricité d’origine nucléaire, parce que nous développons le renouvelable », a souligné M.Besson. Le ministère de l’Industrie a précisé à l’agence Reuters que certains des scénarios étudiés comporteraient une « sortie totale du nucléaire à l’horizon 2050, voire 2040 ». Eric Besson se dit pour sa part convaincu, à ce stade, qu’il faudra maintenir en France un socle nucléaire représentant 60 à 70% de la production d’électricité, au lieu de 74% aujourd’hui. » (6).

Le risque nucléaire

Parmi les grands dangers du nucléaire, le problème du traitement des déchets est à ce jour non résolu. Ecoutons ce qu’on pense Najmedin Meshkati, expert en sûreté nucléaire. « Les évènements au Japon ont montré la vulnérabilité des piscines d’entreposage du combustible usé (qui doit impérativement rester sous l’eau afin de ne pas dégager de rejets radioactifs dans l’atmosphère). Or les Etats-Unis recensent 65 piscines de stockage de combustible usé (la plupart ayant atteint leur capacité maximum) dans 33 Etats, piscines qui sont devenus des centres de stockage permanents alors qu’il ne devait s’agir que de solutions temporaires. »

L’appréciation des risques liés à l’industrie nucléaire, en particulier de ce qui conduirait à un accident grave, constitue de ce fait un thème central des débats. Comme l’écrivent Jean-Claude Debeir, Jean-Paul Deléage et Daniel Hémery dans leur ouvrage d’histoire de l’énergie « l’aléatoire industriel [...] ne naît pas avec l’électronucléaire, mais avec lui, il atteint à l’excessif et à l’incalculable ». Le risque d’accident grave est universellement reconnu et le débat porte d’une part sur l’évaluation de sa probabilité et, d’autre part, sur la gravité des conséquences.

Jean-Claude Debeir, Jean-Paul Deléage et Daniel Hémery écrivent dans leur ouvrage : « le nucléaire déplace les risques, avec lui ce sont les cycles écologiques qui peuvent se trouver contaminés sans que l’on puisse agir sur cette contamination. Même si la probabilité de l’accident est très réduite, le nucléaire introduit dans l’histoire humaine la notion de risque majeur. Ce n’est plus seulement une population statistique définissable qui est concernée mais, potentiellement, l’espèce elle-même ». Encyclopédie Wikipédia

Conclusion

Le nucléaire est à la fois une énergie couteuse et dangereuse. Malgré ses inconvénients, il continuera à faire partie des bilans énergétiques de beaucoup de pays industrialisés, malgré en définitive « la fausse émotion après Fukushima ». De plus nous exploitons un stock fini » de matières premières qui s’épuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu’on ne le croit : dans trente ans il ne restera plus de pétrole dans 60 ans plus de gaz naturel, avant la fin du siècle plus d’uranium La « croissance verte » qui viendrait apporter la solution à tous nos maux est un mythe : la course technologique et l’innovation créent un emballement de besoins énergie mais aussi en métaux, en particulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable.

L’extraction des minerais requiert de plus en plus d’énergie, car ils sont de moins en moins concentrés. Or l’énergie, toujours moins accessible, exige de plus en plus de minerais : nous venons tout juste d’entrer dans ce cercle vicieux. Croire que le recyclage va tout régler est une erreur. La seule solution c’est d’aller vers la sobriété énergétique en évitant tout ce qui est superflu et en revoyant fondamentalement le paradigme consommation d’énergie – niveau de vie. Pour nous, et sans faire dans la démagogie écologique, rien ne remplace les fruits de saison cueillis à proximité au lieu à tout prix consommer des fruits à qui on a payé un voyage de tour du monde ou mieux encore que l’on a produit sous serre consommant cinq fois plus d’énergie….

Chems Eddine Chitour

1. www.courrierinternational.com/article/2011/04/28/eole-ne-souffle-plus-aussi-fort-qu-avant

2. www.tdg.ch/actu/monde/berlusconi-sarkozy-scellent-retour-nucleaire-italie-2009-02-24

3. http://www.maxisciences.com/catastrophe-nucleaire-au-japon/le-japon-force-de-limiter-sa-consommation-electrique_art15491.html

4. Allemagne : sans le nucléaire, finies les exportations d’électricité La Tribune.fr - 10/06/2011

5. S. Forcioli www.euractiv.fr/royaume-uni-mise-nucleaire-solaire-thermique-eolien-article

6. http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/08/energies-a-l-horizon-2050-besson-prone-2-3-de-nucleaire_1546332_823448.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20110708-%5Bzoneb%5D


Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jul 2011 à 12:42

Atomes très crochus...

 
René HAMM

L’amorce d’une sortie résolue du nucléaire n’étant, malheureusement, point imminente sous nos latitudes, il ne me semble nullement superfétatoire de remémorer brièvement les circonstances dans lesquelles les irresponsables au sommet de l’exécutif engoncèrent la France dans cette voie aussi dangereuse qu’onéreuse.

Si la genèse du nucléaire hexagonal reposa sur un usage militaire, son histoire irrigue, de manière fort édifiante, celle de « la gauche » (lorsque j’emploie ce vocable dans un contexte politique, je l’entoure systématiquement de guillemets).

Le 4 mai 1939, le physicien Frédéric Joliot, membre du Parti communiste, déposa via la Caisse nationale de la recherche scientifique (Paris) à l’Office national de la propriété industrielle, en compagnie de ses collègues du Collège de France, Hans von Halban et Lew Kowarski, le brevet « Cas N° 3 », intitulé « Perfectionnement aux charges explosives », le mode d’emploi de la bombe A. Sous son égide, la France acquit l’intégralité de l’eau lourde norvégienne et s’assura de l’approvisionnement en uranium dans le Haut-Katanga (Congo) ; elle devint la première importatrice de ce minerai. Le co-lauréat, avec son épouse Irène, du Prix Nobel de chimie, en 1935, dirigea, dès sa création, le 18 octobre 1945 par le général Charles de Gaulle, le Commissariat à l’énergie atomique. Il en fut évincé après qu’il eut lancé, le 19 mars 1950, l’Appel de Stockholm afférent à l’interdiction absolue de l’arme de destruction massive dont il apparut, avec les physiciens d’obédience socialiste, Francis Perrin et Yves Rocard, comme un des géniteurs. Taraudé par ce que je qualifierais de « syndrome Frankenstein/Einstein », le concepteur de la pile « Zoé » au fort de Châtillon (à cinq kilomètres au sud de la capitale) réalisa avec effroi l’incommensurable nocivité de son « œuvre ». Le décret du 26 octobre 1954, signé par Pierre Mendès-France, président du Conseil, matérialisa noir sur blanc la détermination de construire le terrifiant engin de mort. Guy Mollet, qui cornaqua, sous la bannière de la Section française de l’Internationale ouvrière, le gouvernement entre le 1er février 1956 et le 13 juin 1957, acquiesça au plan quinquennal incluant la force de frappe, alors qu’il avait longtemps prôné une position « pacifiste », majoritaire dans sa formation.

Pas d’un iota

Au printemps 1976, Charles Hernu, qui ne se doutait pas encore qu’il deviendrait, cinq ans plus tard, le chouchou des galonnés, Robert Pontillon, Jean-Pierre Chevènement, Didier Motchane et Lionel Jospin achevèrent, au fil de motions internes aux tournures plutôt floues, de convertir le PS au nucléaire militaire. L’adhésion au volet civil suivrait incessamment. Au préalable, à l’aube d’un scrutin que beaucoup considérèrent comme crucial, il convenait de se démarquer du giscardisme. Le projet socialiste, édité au 1er trimestre 1980, insista sur « l’organisation d’un débat démocratique, non biaisé », impliquant « une opinion informée disposant d’un esprit critique… ». La nouvelle majorité voterait dès son accession aux leviers de l’État une loi garantissant « les modalités de contrôle des citoyens et des élus sur le processus de décision », tant nationalement que régionalement, y compris dans le domaine de la sûreté nucléaire. Ces points figurèrent également dans les fameuses « 110 propositions », dont les auteurs promirent de veiller à une diversification du panel, de pair avec une vaste palette d’économies d’énergie… Au lieu de cela, les gouvernants propagèrent le chauffage électrique, une de ces aberrations d’envergure qui germent régulièrement dans le cerveau déjanté de bureaucrates patentés et de leurs hommes-liges. Si aujourd’hui la France végète, à l’échelle de la « vieille Europe », en queue de peloton quant à la promotion des sources renouvelables, nous le devons essentiellement à celles et ceux qui jurèrent, avec des accents rimbaldiens, de « changer la vie » !...

François Mitterrand abandonna simplement le projet de Plogoff (1), à la pointe du Raz (Finistère) de même que l’extension du camp dévolu aux jeux guerriers sur le plateau du Larzac. Assumant pleinement « l’héritage » de ses prédécesseurs (2), le « florentin », maître ès-esquive et manipulation, s’empressa non seulement d’enterrer le moratoire, comme l’idée d’une consultation du Parlement et a fortiori des citoyen(-ne)s, mais il accéléra les constructions en cours, en commanda d’autres, tout en ne modifiant pas d’un iota l’option de la dissuasion. Je rappelle qu’Anne Lauvergeon, récemment blackboulée par Nicolas Sarkozy des rênes d’AREVA, fut une sherpa et une groupie du « sphinx ».

Nous avons loupé le coche du nécessaire tournant à l’été 1981, lorsque l’électricité d’origine nucléaire représentait 38% du « mix ». Au terme de la première (et unique) législature socialo-communiste sous la cinquième République, le chiffre avoisina les 60%. Après la cohabitation du 20 mars 1986 au 10 mai 1988, avec Jacques Chirac à Matignon, le retour du PS aux affaires (jusqu’au 29 mars 1993) coïncida avec le quasi-bouclage du parc des centrales. Depuis, la proportion du courant généré par la fission ne variera plus guère : entre 75 et 78%, peu ou prou le double de « l’état des lieux » initial. La nomination de deux Verts au sein du cabinet de Lionel Jospin en qualité de Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dominique Voynet (4 juin 1997 – 9 juillet 2001), puis Yves Cochet (10 juillet 2001 – 5 mai 2002), n’impulsa aucune esquisse d’alternative. L’actuelle maire de Montreuil signa une dizaine de décrets concernant cette occurrence, par exemple l’introduction du combustible MOX dans les installations de Chinon (Indre-et-Loire) et l’érection de deux tranches à Civaux (Vienne) ou encore l’autorisation d’un chantier en vue de l’enfouissement éventuel de déchets radioactifs à Bure (Meuse)… Elle avalisa par ailleurs la culture de maïs et d’un soja transgéniques…

Addictions

Édith Cresson dont les diverses malversations (corruption, favoritisme, népotisme…) ne pesèrent pas pour peu dans la chute, le 16 mars 1999, de la Commission européenne présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, se singularisa de manière éhontée par ses partis pris en faveur des géants atomique et pétrolier. Alors qu’elle avait notamment en charge à Bruxelles le programme « JOULE », miss « rien à cirer » sabra sciemment, avec le concours de collaborateurs zélés, 655 millions de F budgétés pour les énergies renouvelables. Des hauts-fonctionnaires tripatouillèrent des études portant sur 936 projets, solaires ou éoliens, en provenance de toute l’Europe. Grâce soit rendue à l’Irlandaise Nuala Ahern et aux Allemands Hiltrud Breyer et Wilfried Telkämper (3), élu(-e)s de la fraction verte au Parlement strasbourgeois, qui dévoilèrent ces ignobles turpitudes demeurées impunies.

Dans leur essai, Les vies cachées de DSK (Le Seuil, mars 2000, 249 pages, 18,30 €), Véronique Le Billon et Vincent Giret, journalistes au mensuel L’Expansion, consacrent le chapitre « Ministre privé » à certaines prestations « intellectuelles » exécutées par Dominique Strauss-Kahn. On y apprend ses accointances, aussi vénales qu’idéologiques, avec le lobby nucléaire. Après sa défaite aux législatives de mars 1993, le recalé de l’ÉNA créa DSK Consultants. Entre 1994 et 1996, EDF lui versa environ 1,5 million de francs, en particulier pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR (Siemens/Framatome). Il se ficha comme d’une guigne que la Cour des comptes l’épinglât pour le montant de ses émoluments. De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il « pigea » aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à…l’atome lui avait rapporté gros, quelques-un(-e) de ses affidé(-e)s prétendent que l’ex-ponte du FMI envisageait un désengagement de ce mode de production énergétique. Bien avant les événements survenus, le 14 mai dernier, dans la suite 2806 du Sofitel de Manhattan, celui qui avait trop longtemps entretenu la fiction quant à son pouvoir de « séducteur » quasi irrésistible avait déclaré qu’il « n’est pas souhaitable que l’humanité y renonce… » (4). Pas au harcèlement sexuel, au nucléaire !...

Après l’accident survenu à Fukushima, suite au séisme et au tsunami du 11 mars dernier, irritée par la résurgence de la polémique autour d’une technologie de toute évidence guère maîtrisable en cas d’emballement et potentiellement à très haut risque, Ségolène Royal avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un « délai de décence ». Benoît Hamon demande un « inventaire précis ». Je l’affranchis ? La France compte cinquante-huit réacteurs d’une puissance globale de 63260 mégawatts (quarante-quatre sur les berges d’un cours d’eau, quatorze en bord de mer) répartis sur dix-neuf sites. Seuls les States la devancent : cent quatre. Jack-« Il n’y a pas mort d’homme »-Lang ne craint pas d’être foudroyé par le ridicule en pérorant sur une « énergie pacifique, non-polluante ».

François Hollande estime qu’abandonner une industrie « où on est sans doute les meilleurs » (sic) serait « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ». On concédera au moins au président du Conseil général de Corrèze une franchise qui tranche avec les louvoiements chafouins d’autres hiérarques siégeant au 10 rue de Solférino.

Aurélie Filippetti, députée de la Moselle, a pris sans ambiguïté ses distances avec la position du bureau national, une « vision dépassée » (5). Elle a exhorté ses « amis socialistes à une prise de conscience ». Mouais ! Martine Aubry a sonné les cloches à la franc-tireuse, non sans indiquer qu’elle adhère à la « logique des Verts en la matière ». Une sortie au mieux d’ici vingt ans, donc ! Eu égard à l’urgence d’un revirement et d’une reconversion, une telle échéance, que la fille de Jacques Delors aurait néanmoins du mal à vendre à ses ouailles, équivaut aux calendes grecques…

René HAMM

Bischoffsheim (Bas-Rhin)

Le 9 juillet 2011

(1) Le 16 mars 1980, 50 000 personnes manifestèrent à l’occasion de la clôture de l’enquête d’utilité publique. Le week-end des 24 et 25 mai, près de 150 000 opposant(-e)s se rassemblèrent face à la Baie des trépassés, quelque 60 000 restèrent pour un fest-noz. Je signale le documentaire en 16 mm de Nicole et Félix Le Garrec, Plogoff : des pierres contre des fusils (112 minutes), sorti le 19 novembre 1980, qui avait attiré 250 000 intéressé(-e)s dans les salles obscures, ainsi que l’ouvrage de Gérard Borvon, Plogoff, un combat pour demain, paru le 15 juin 2004 aux Éditions Cloître à Saint-Thonan (Finistère), 224 pages, 19 euros chez l’auteur, animateur de l’association S-Eau-S : 20 rue des frères Mazéas 29800 Landerneau.

(2) Le 5 mars 1974, le premier ministre Pierre Messmer, disposant des pleins pouvoirs en raison de la maladie du Président Georges Pompidou (qui s’éteignit, le 2 avril suivant), lança la construction de la première ligne de TGV reliant Paris à Lyon et un gigantesque programme prévoyant six réacteurs par an pendant une décennie. Valéry Giscard d’Estaing en appliqua une partie.

(3) Le 16 juin 2007, il a adhéré au parti Die Linke (La Gauche). Depuis le 1er juillet 2010, il préside aux destinées du Centre pour le dialogue international et la coopération, une entité de la Fondation Rosa Luxemburg, à Berlin.

(4) La flamme et la cendre, Grasset, janvier 2002, 395 pages, 20 €. Dans cet assemblage de deux vocables que le thuriféraire de « l’économie de marché » avait récupérés dans un discours de Jean Jaurès, je perçois aujourd’hui, sans persiflage excessif, une métaphore de sa trajectoire, tant politique que privée…

(5) Le Monde du 16 mars 2011. Le 8 avril, celle qui évitait de se retrouver seule avec DSK dans un endroit fermé avait signé, avec Christophe Caresche, Jean-Paul Chanteguet, et Géraud Guibert, dans le quotidien vespéral une tribune titrée « Sortons du nucléaire ».




Edité par T 34 - 19 Jul 2011 à 21:11
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1234 6>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,133 secondes.