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Syrie

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    Envoyé : 24 Mar 2011 à 03:56

Syrie: silence, Bachar al-Assad réprime

Au moins quinze personnes, dont une fillette, ont été tuées ce mercredi à Deraa dans le sud de la Syrie, théâtre de manifestations sans précédent contre le pouvoir, selon un nouveau bilan donné par des militants des droits de l'Homme.

L'appel de la France à "renoncer à tout usage excessif de la force" contre les manifestants n'a donc pas été entendu par les autorités syriennes. Les forces de sécurité du président Bachar al-Assad ont ouvert le feu ce mercredi lors de funérailles de deux des cinq personnes tuées dans la nuit à Deraa, dans le sud de la Syrie, a indiqué un militant des droits de l'Homme. Parmi les morts, la fillette, âgée de 11 ans, a été "tuée par une balle perdue pendant les funérailles" de deux des cinq personnes tuées dans la nuit à Deraa, a indiqué à l'AFP un militant des droits de l'Homme. "Des balles réelles ont été tirées (par les forces de l'ordre) alors que les parents des deux victimes ainsi que des manifestants revenaient de l'enterrement", a déclaré ce militant. Le gouverneur de Deraa, Fayçal Khaltoum, a été limogé, a indiqué en fin d'après-midi la télévision syrienne.

Les deux personnes enterrées étaient une jeune fille, Ibtissam Massalmeh, et un médecin, Ali Ghoudab al-Mahamid, tous deux tués dans la nuit par les forces de l'ordre, a précisé le militant. Dans le même temps, des échanges de tirs ont eu lieu entre les forces de sécurité et des protestataires autour de la mosquée al-Omari, devenue leur point de ralliement et autour de laquelle ont eu lieu les affrontements de la nuit, selon un reporter de l'AFP qui a vu un blessé.

Deraa, à une centaine de km au sud de Damas, est encerclée par l'armée et les forces anti-terroristes. Dans l'après-midi, les rues étaient désertes et la plupart des boutiques fermées. Cinq manifestants ont été tués dans la nuit dans des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants autour de la mosquée, avait indiqué le militant plus tôt, qui avait déjà parlé de l'usage de "balles réelles". Mais les autorités ont donné une autre version, imputant ces heurts à un "gang armé" et faisant état de quatre morts, selon l'agence officielle Sana.

Les autorités ont en outre dénoncé "des parties étrangères qui continuent de propager des mensonges sur la situation à Deraa". "Ces parties prétendent qu'elles reçoivent des messages et des photos de l'intérieur de la ville et que des massacres y ont lieu, pour inciter les habitants" à se révolter, selon Sana. Plus d'un millier de manifestants scandant des slogans contre le régime s'étaient rassemblés mardi dans la journée autour de la mosquée.

Un mouvement de contestation sans précédent a débuté le 15 mars en Syrie à la suite d'un appel via une page Facebook intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", à des manifestations pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence (depuis 1963) ni tribunaux d'exception". De petites manifestations ont été dispersées depuis le 15 mars dans la capitale, puis le mouvement s'est étendu au Sud. Outre les décès de mercredi, six manifestants ont déjà été tués depuis vendredi dans la répression à Deraa, selon le militant des droits de l'Homme. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés depuis le 15 mars dans le pays, selon des associations de défense des droits de l'Homme.

Le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000, n'est pas intervenu publiquement depuis le début des manifestations. L'opposition déplore l'absence de réformes depuis une décennie.

Source

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2011 à 03:53

Syrie: 100 morts hier, jour de deuil aujourd'hui

Plus de 20.000 personnes ont participé ce jeudi à des funérailles à Deraa dans le sud de la Syrie, théâtre de protestations sans précédent contre le pouvoir où une centaine de manifestants ont été tués la veille par des tirs de la police.

Selon des militants des droits de l'Homme basés à Nicosie (Chypre), une répression féroce s'est abattue hier sur cette ville du sud-est du pays, noyau de la contestation qui a débordé dans des villes voisines. "Il y a sûrement plus de cent morts et la ville a besoin d'une semaine pour enterrer ses martyrs", a affirmé Ayman al Assouad, militant des droits de l'Homme, joint au téléphone par l'AFP à Deraa depuis Nicosie. Ce dernier accuse les forces de sécurité d' "avoir utilisé des balles réelles" contre des manifestants qui participaient mercredi à des funérailles dans cette ville.

Un précédent bilan fourni mercredi par des militants des droits de l'Homme et des témoins faisait état de quinze morts dans cette ville tribale de quelque 75.000 habitants à 120 km au sud de Damas en proie à des protestations depuis le 18 mars.

Les autorités ont imputé mercredi les heurts à un "gang armé", l'accusant d'avoir tué quatre personnes et "d'emmagasiner des armes dans la mosquée" al-Omari à Deraa. Elles ont aussi dénoncé "des parties étrangères qui continuent de propager des mensonges sur Deraa" et affirmé que des messages SMS, envoyés pour la plupart d'Israël, appellent les Syriens à provoquer des troubles.

Un mouvement de contestation sans précédent a débuté le 15 mars en Syrie à la suite d'un appel via une page Facebook intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", à des manifestations pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence ni tribunaux d'exception". De petites manifestations ont été dispersées dans la capitale, puis le mouvement s'est étendu au Sud.

Source

SYRIE - Plus de 20.000 personnes ont participé jeudi à des funérailles à Deraa dans le sud de la Syrie, théâtre de protestations sans précédent contre le pouvoir où une centaine de manifestants ont été tués la veille par des tirs de la police, selon des militants des droits de l'Homme. La Syrie va prendre des "décisions importantes" pour répondre aux aspirations du peuple, a déclaré jeudi à la presse Boussaïna Chaabane, conseillère du président Bachar al-Assad. "La Syrie prendra des décisions importantes pour répondre aux aspirations du peuple, et le peuple prendra part à toutes les décisions qui seront prises", a affirmé Mme Chaabane.

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Edité par T 34 - 26 Mar 2011 à 00:53
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2011 à 02:02

Syrie : plusieurs morts lors de manifestations

Plusieurs manifestants ont été tués, selon un témoin, vendredi, lors de protestations qui se sont étendues à plusieurs villes de Syrie, malgré l'annonce par les autorités de mesures sans précédent de démocratisation, selon des militants des droits de l'Homme et des témoins.

L'annonce du pouvoir prévoyant une possible annulation de l'état d'urgence, des mesures anti-corruption, des libérations d'opposants ainsi qu'une augmentation des salaires des fonctionnaires, ne semble pas avoir calmé la contestation populaire du régime autoritaire en place depuis 40 ans. Les protestations ont touché plusieurs villes, notamment Deraa, épicentre de la contestation où plus de cent personnes ont été tuées depuis le 18 mars, Sanamein, Daael (sud), la capitale Damas, Banias et Hama, selon des militants des droits de l'Homme et des correspondants de l'AFP

Selon un militant syrien des droits de l'Homme qui a requis l'anonymat, "dix-sept manifestants ont été tués par des tirs contre un rassemblement de manifestants se dirigeant vers Deraa. Ils ont été visés à Sanamein" 40 km au nord de Deraa. Toujours selon ce militant, les forces de sécurité ont tiré sur des manifestants qui étaient rassemblés dans le centre de Deraa, près de la maison du gouverneur qui avait été limogé. "Il y a eu des victimes". Elles ont ouvert le feu lorsque des manifestants ont arraché un portrait du président Bachar al-Assad et voulu déboulonner une statut de son père, l'ancien président Hafez al-Assad, selon un militant et témoin, qui ont fait état de plus de 10.000 manifestants.

Un mouvement de contestation sans précédent a débuté le 15 mars en Syrie à la suite d'un appel via une page Facebook intitulée "la révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", à des manifestations pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence ni tribunaux d'exception". De petites manifestations ont été dispersées dans la capitale, puis le mouvement s'est étendu au Sud.





Edité par T 34 - 27 Mar 2011 à 00:43
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2011 à 03:21
Chávez avertit sur la situation syrienne la comparant à la situation en Libye
 
Hier lors de la commémoration du 17ème anniversaire de sa sortie de la prison de Yare où il était enfermé après la rebellion civico-militaire du 4 février 1992 Chávez a comparé la situation syrienne et la situation libyenne.
 
Il a dénoncé une nouvelle méthode de l'empire qui cherhce a généré des conflit internes pour avoir ensuite un pretexte pour intevenir. En Libye des groupes terroristes ont profité des manifestations pour générer de la violence et attaquer les casernes ce qui a entrainé une repression de l'insssurection armée par Kadhafi.
 
Il semble qu'en Syrie il puisse y avoir des choses similaires, on a arrêté en Syrie de supposés membres de groupes armés et des manifestants ont dénoncés que des gens armés descendait de voitures pour semer le désordre lors de manifestations.
 
 
 


Edité par T 34 - 30 Mar 2011 à 01:07
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2011 à 03:31
Allez, Chavez va nous soutenir Bachar Al Assad maintenant !
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2011 à 04:30

La Syrie gagnée par les protestations

La police a de nouveau tiré hier à balles réelles sur la foule lors des funérailles de deux personnes tuées à Deraa. Depuis vendredi, la répression du régime en place a fait douze victimes

La fièvre contestataire n’aura pas longtemps épargné le régime de Bachar Al Assad. Depuis le 15 mars, les manifestations réclamant « une Syrie sans tyrannie » se succèdent à Deraa, Damas, Homs, Banias, Alep, Hasaké. Un mouvement de protestation parti du sud du pays, où les protestataires sont violemment réprimés. Hier, à Deraa, épicentre de la contestation, à une centaine de kilomètres au sud de Damas, la police a fait feu sur la foule qui revenait des funérailles de deux personnes tuées par la police, Ibtissam Massalmeh, une jeune fille, et Ali Ghoudab el-Mahamid, un médecin. Dans la nuit de mardi à mercredi, de violents affrontements avaient éclaté dans la vieille ville, aux abords de la mosquée Al-Omari. Un millier de manifestants y avaient convergé, scandant des slogans hostiles aux régimes, avec l’intention d’y passer la nuit sous des tentes dressées à cet effet. Selon un militant des droits de l’homme cité par l’AFP, « les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur les manifestants », tuant cinq d’entre eux. Les autorités syriennes, elles, ont fait état de quatre morts, imputant, les violences à un « gang armé ». Au total, la répression aurait coûté la vie à douze personnes depuis vendredi. Hier, la ville de Deraa restait bouclée, quadrillée par l’armée, les forces antiémeute et par des unités antiterroristes. Signe de la fébrilité des autorités, le gouverneur de Deraa était, dans le même temps ; limogé. À coup sûr, cette brutale répression ne suffira pas à contenir la colère. « Toutes les provinces syriennes vont entrer en éruption. Il y a un quasiconsensus selon lequel le régime ne peut plus tenir. 60 % de la population est pauvre. Près d’un tiers de la main-d’oeuvre est au chômage », analyse Haytham el-Maleh, grand avocat syrien des droits de l’homme, ancien président de la Human Rights Association in Syria, libéré le 8 mars dernier après dix-sept mois de détention arbitraire. « Le peuple syrien tout entier vit sous le joug d’un régime despotique et totalitaire. On ne peut même pas respirer », confiait cet octogénaire à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), quelques jours après sa sortie de prison. Les quelques mesures concédées par le régime, qui promet entre autres la création d’un « fonds national pour l’aide sociale », ne semblent pas de nature à répondre à la soif de changement qui s’exprime dans le pays. D’autant que les revendications sont tout à la fois sociales et politiques. « Il y a des mesures exigées avec constance : la libération des détenus politiques, la levée de l’état d’urgence, la mise en place d’un système pluraliste, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice et l’abolition de la clause faisant du parti Baas le leader de l’État et de la société », énumère Riad el-Turk, figure de l’opposition, dans les colonnes du quotidien libanais l’Orient-le jour. De fait, après quarante ans de règne sans partage marqué par une succession dynastique suite à la mort de Hafez Al Assad en 2000, le Baas fait face à un mouvement de contestation inédit. Comme si les soulèvements populaires au Maghreb et dans les pays arabes avaient fait tomber un mur de peur. « Le peuple syrien partout dans le pays (...) s’est courageusement dressé pour défendre son droit à la liberté, à la dignité et à la justice sociale » et contre « le régime tyrannique et corrompu de Bachar Al Assad, se réjouit le Comité de la déclaration de Damas, un mouvement qui milite pour des changements démocratiques en Syrie. Sur le réseau social Facebook, le groupe Syrian revolution, crée dans la foulée de la révolution tunisienne, comptait hier plus de 69 000 membres. Dans les rues de Damas, rapporte l’agence Reuters, des affiches ont fleuri aux côtés de celles du parti-Etat. Elles portent un seul mot : « liberté ».

ROSA MOUSSAOUI

Source


Témoignage/Syrie : « La liberté doit s’acquérir en douceur, sinon on court à notre perte »

« Tu dois changer sinon on te changera ». Ce slogan modéré, formulé à l’intention du président Bachar El-Assad, a parcouru bon nombre de rues syriennes au cours des derniers jours. Alors que plusieurs manifestants ont encore été tués ce vendredi à quelques kilomètres de Deraa, Lina, jeune enseignante et mère de famille, livre ses impressions depuis la ville d’Alep, à l’autre bout du pays. Entre enthousiasme et peur du chaos.

Comment ressentez-vous les événements qui ont secoué Deraa ?

A Alep, c’est très calme. Nous sommes à l’extrême nord de la Syrie, donc très éloignés de Deraa et des événements qui s’y déroulent. Aujourd’hui, c’était un vendredi comme les autres, avec, aux alentours de midi, les habitants qui pique-niquaient sur le bord des routes. Il y a simplement eu quelques manifestations pro-gouvernementales hier et aujourd’hui, à la sortie de la grande prière. L’ambiance était très familiale, il y avait des drapeaux, des sourires, on entendait des coups de klaxon, des tambours et des cris de joie. Le président reste globalement très populaire, parce qu’il a su incarner une image jeune et ouverte du pouvoir. Sa femme est très émancipée, elle travaille beaucoup dans le social. C’est un couple abordable, proche du peuple et particulièrement actif sur le plan culturel.

Comment  l’actualité vous parvient-elle ?

Nous avons une vision extrêmement floue de ce qui se passe. Nous nous informons à la fois à travers les médias étrangers et nationaux, et le décalage est tel entre les différentes sources que ça laisse une drôle d’impression. Les informations locales, par exemple, présentent les manifestants comme des infiltrés, missionnés depuis l’étranger. Comme s’il était inenvisageable qu’ils viennent de l’intérieur. Par contre, personne n’explique au service de qui ils pourraient agir… On sait aussi qu’une enquête vient d’être ouverte pour savoir qui a tiré sur les manifestants à Deraa. La ville a même présenté ses excuses au gouvernement, qui a assuré que les services de sécurité avaient reçu l’ordre, au contraire, de calmer le jeu. Mais bien sûr, nous n’avons aucune preuve de quoi que ce soit.

Vous parliez de manifestations de soutien à Bachar El-Assad, mais les opposants sont-ils soutenus par certaines franges de la population ?

Plusieurs points de vue s’affrontent. Mais en Syrie, on touche très peu à la politique. Personne n’a jamais appris à s’opposer. Culturellement, on a toujours été pour. Nous assistons donc à un moment historique : les manifestations sont un mode d’expression complètement nouveau pour nous, ça nous laisse sur le derrière. D’habitude, le peuple vaque à ses occupations, les décisions sont  prises d’en haut et personne n’y trouve à redire.  Pourtant, il y a des choses à faire, à changer, c’est indéniable. Mais ici, la démocratie ne fonctionne pas comme ailleurs. La liberté doit s’acquérir en douceur, sinon on court à notre perte. Même s’il nous manque des choses, si le régime est dur, on se sent en sécurité et c’est une donnée essentielle pour nous.

Parce que cette sécurité est précaire ?

Je fais partie, pour ma part, de la minorité chrétienne. Nous vivons très bien, nous sommes bien considérés dans la société syrienne. Ayant souvent moins d’enfants, notre pouvoir d’achat est plus élevé et nous avons un meilleur accès à la culture, à l’enseignement. Certains souffrent de la pauvreté, mais à moindre échelle. Pourtant, politiquement, nous avons pour habitude de nous écraser, de raser les murs pour ainsi dire. Parce qu’on préfère la paix.  Nous vivons toujours dans la hantise d’une crise politique, sachant que nous serons les premiers visés dans un pays à majorité musulmane. C’est aussi pour cette raison que nous soutenons Bachar El-Assad. Parce qu’il est lui-même issu d’une minorité religieuse, les Alaouites, qui représentent un islam modéré et progressiste.

Cette peur que vous évoquez est-elle répandue ou propre à la minorité chrétienne ?

Tout le monde a peur du chaos. La Syrie est une mosaïque de nationalités et de confessions diverses. Il y a des Palestiniens, des Irakiens, des Libanais…  Des Chrétiens, des Druzes, des Sunnites : c’est une belle harmonie, mais elle reste très fragile et chacun sait qu’elle risque de voler en éclats et de se transformer en poudrière si le gouvernement s’effondre. C’est pourquoi de nombreux Syriens préfèrent vivre sous un régime dur mais qui, de par son autorité, force tout le monde à s’entendre.

Malgré cette position pro-gouvernementale, vous concédez que des progrès sociaux sont nécessaires, mais partagez-vous les revendications des manifestants ?

Je fréquente la haute société, j’ai plus de libertés que les classes populaires. Je ne partage ni leurs souffrances  ni  leurs privations, même si je tiens à préciser que la Syrie ne connaît pas de misère noire. Nous disposons en effet  de nombreuses infrastructures, l’école et l’accès aux soins sont gratuits pour tous, les produits de consommation courante sont à bas prix et il y a même des aides de l’Etat pour le fioul. J’ai conscience de compter parmi les privilégiés, de pouvoir voyager, me cultiver, consommer plus que la moyenne. Mes revendications sont donc forcément différentes, même si je vois d’un œil positif les annonces de réformes qui se sont multipliées ces derniers jours. La hausse des salaires de 20 %, notamment, est un vrai pas en avant, car c’est un décret présidentiel, ce qui signifie qu’il sera forcément appliqué, même s’il ne prend pas effet dans l’immédiat.

Les opposants demandent également la levée de l’Etat d’urgence, décrété par le pouvoir depuis 1963. Qu’en pensez-vous ?

 Sur ce point, je ne peux pas en dire plus au téléphone. D’une part parce que je connais mal le sujet, de l’autre parce que toutes les lignes sont sur écoute depuis toujours…

Propos recueillis par Flora Beillouin

Source

 


Edité par T 34 - 27 Mar 2011 à 22:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2011 à 23:59

La Syrie lève l'état d'urgence en vigueur depuis 1963, 200 prisonniers politiques ont été relachés d'après des organisations de droits humains.

 
Les Etats-Unis n'écartent pas un guerre contre la Syrie.
 
Le journaliste de Reuters a été expulsé de Syrie, d'après le gouvernement c'est à cause d'une manipulation où il faisait passé une manifestation égyptienne pour une manifestation syrienne.
 

 
 
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Mar 2011 à 01:48

La révolte s'étend à l'ensemble de la Syrie

Des renforts militaires ont pénétré dans Lattaquié, une importante ville du littoral nord-ouest du pays, pour faire cesser les tirs de francs-tireurs postés sur les toits qui ont fait douze morts, dont des membres des forces de l'ordre, des civils et des "éléments armés", rapporte dimanche l'agence de presse officielle Sana.

Samedi, des locaux du parti Baas au pouvoir et un commissariat ont été incendiés à Tafas, près de Deraa, où des milliers de personnes s’étaient rassemblées aux cris de "liberté !" pour les obsèques d'un manifestant tué la veille.

A Deraa même, proche de la frontière avec la Jordanie, des centaines de contestataires se sont retrouvés sur la place centrale, sur lesquels les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes en fin d’après-midi.

L’opposition sunnite rapporte que les forces de sécurité syriennes ont tué six personnes en deux jours de manifestations antigouvernementales dans la ville portuaire de Lattaquié.  Il y aurait eu plus de 20 morts dans les manifestations vendredi, surtout dans le Sud,  des dizaines de personnes auraient été tuées au cours de la semaine écoulée dans la seule ville de Deraa. Selon Amnesty International, la répression des manifestations a fait au moins 55 morts au cours de la semaine écoulée à Deraa et aux alentours. A Sanamein près de Deraa, 20 manifestants ont péri sous les balles vendredi, a affirmé un habitant à la chaîne Al Djazira.

Comme en Libye, les manifestants syriens réclament la libéralisation de la société, certaines de  leurs revendications reposent sur des demandes confessionnelles et des conflits millénaires communautaires voire tribaux.

Parti de la ville de Deraa, bastion de la grande minorité sunnite du pays, ce mouvement de colère était impensable il y a encore quelques mois dans ce pays dirigé par l’un des régimes les plus autoritaires du monde arabe. Il dénonce le pouvoir et les richesses accumulées par une élite de la communauté minoritaire Alaouite issue du chiisme, à laquelle appartient le clan Assad.

Les informations en provenance de Lattaquié, important port stratégique du nord-ouest du pays, laissent penser que les troubles se propagent désormais à travers le pays. Le fait que les manifestations aient gagné  Lattaquié est important, la ville étant pour moitié peuplée de sunnites et pour moitié d'Alaouites. Des manifestations ont en outre eu lieu vendredi à Damas et à Hama.

Une source gouvernementale nie que les forces de sécurité aient ouvert le feu sur les manifestants de Lattaquié, c’est un groupe armé qui aurait tiré à partir des toits sur des civils et des agents, faisant cinq morts depuis vendredi.

A Damas et dans d'autres villes, des milliers de partisans d'Assad brandissaient des drapeaux, pour clamer leur fidélité au parti Baas.

 Confronté à la plus grande vague de contestation en onze ans de pouvoir, le président Bachar el Assad, d’obédience chiite Alaouite, a fait libérer 260 prisonniers - pour l'essentiel des islamistes sunnites- dans l'espoir de désamorcer la contestation. Il s'est engagé jeudi à envisager d'accorder davantage de libertés et de lever l'état d'urgence imposé en 1963 à l'arrivée du parti Baas au pouvoir. Ses annonces n'ont pour l'instant pas calmé la rue syrienne. 

A lire également: En Syrie, le Baas réprime et tue

Abrahim Saravaki

En Syrie, le Baas réprime et tue

Une centaine de personnes auraient été tuées mercredi par les tirs de la police à Deraa, épicentre de la contestation. Les ONG font état d’arrestations massives d’opposants. À Deraa, épicentre du mouvement de contestation qui a gagné la Syrie, le bilan de la répression est lourd, très lourd. Au moins une centaine de jeunes manifestants auraient été tués mercredi par les tirs de la police dans cette ville du Sud qui fit longtemps figure de fief du Baas, le parti-État au pouvoir. Hier, un cortège imposant s’était formé aux abords du cimetière. Selon des témoins, quelque 20 000 personnes (sur une population de 75 000 habitants) s’étaient rassemblées pour les funérailles des victimes, scandant des slogans hostiles au régime de Bachar Al Assad. D’après les témoins cités par l’agence Reuters, la ville restait quadrillée par des soldats armés de fusils automatiques, pour empêcher les rassemblements. Dans le reste du pays, le régime procède à des arrestations massives d’opposants, d’intellectuels, d’étudiants, de blogueurs. L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme alertait hier sur l’arrestation du journaliste Mazen Darouiche, président du Centre syrien pour la liberté de la presse et la liberté d’expression. Amnesty International a établi une liste de 93 personnes arrêtées au mois de mars. Mais selon cette ONG, « le nombre réel de personnes arrêtées est vraisemblablement beaucoup plus élevé ». Pour tenter de désamorcer la contestation, le régime réprime et promet. « La Syrie prendra des décisions importantes pour répondre aux aspirations du peuple », assurait hier Boussaïna Chaabane, conseillère du président Bachar Al Assad.

ROSA MOUSSAOUI

Source
 
D'après telesur des syriens ont manifesté massivement pour soutenir leur président.


Le gouvernement démissione
 
 

Chronologie de la situation en Syrie

 

Interview de l'ambassadeur syrien au Vénézuéla


Edité par T 34 - 30 Mar 2011 à 01:53
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Le gouvernement syrien a démissionné

Deux semaines après le début de la contestation, le gouvernement syrien dirigé depuis 2003 par le Premier ministre Mohammad Naji Otri a présenté mardi sa démission au chef de l'Etat Bachar al-Assad, qui l'a acceptée, a annoncé la télévision publique.

"Le président Assad a accepté la démission du gouvernement", a affirmé la télévision. Le nouveau gouvernement, dont la composition devrait être connue d'ici la fin de la semaine, aura pour tâche de mener à bien le programme de réformes que Bachar al-Assad doit annoncer incessamment. Parmi ces réformes doivent figurer l'abrogation de l'état d'urgence, la libéralisation de la presse et l'instauration du pluralisme politique, réclamées par le mouvement de contestation lancé il y a deux semaines. 

Le président Assad, au pouvoir depuis 2000, doit annoncer sous peu une série de mesures censées libéraliser le régime en place depuis près de cinq décennies, notamment l'abolition de l'état d'urgence qui prive les citoyens de la majorité des libertés publiques. Le Premier ministre Naji Otri a formé son gouvernement en 2003. Le dernier remaniement remonte à avril 2009. Le gouvernement syrien a peu d'influence dans l'appareil politique syrien, où le pouvoir est concentré entre les mains d'Assad, de sa famille et des forces de sécurité.

Dans le même temps, le pouvoir a mobilisé des centaines de milliers de personnes pour afficher la popularité du chef de l'Etat, qui doit annoncer incessamment à la nation une série de mesures figurant parmi les revendications des protestataires, notamment l'abrogation de l'état d'urgence, la libéralisation de la presse et l'instauration du pluralisme politique.

La levée de l'état d'urgence n'aura qu'une portée symbolique si elle ne s'acccompagne pas d'autres réformes importantes, estiment des analystes. "Pour que la levée de l'état d'urgence ait un réel impact, le président Assad doit démanteler la Cour de sûreté de l'Etat et d'autres institutions créées ces 30 dernières années pour renforcer le système répressif", explique Nadim Houry, chercheur à l'organisation Human Rights Watch, basée à New York. "Même si cela représente bien sûr un pas en avant, beaucoup d'autres réformes sont nécessaires pour que les Syriens puissent jouir d'une liberté qu'ils méritent", soutient-il. Pour lui, une mesure-clé serait la supervision par un organisme indépendant des services de sécurité, dont la brutalité est dénoncée régulièrement par les organisations de défense des droits civiques, et l'adoption de lois conformes aux normes internationales en matière de droits de l'Homme, souligne M. Houry.

 


Edité par T 34 - 31 Mar 2011 à 00:14
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Syrie : al-Assad douche les espoirs de réformes

Le président syrien, qui fait face depuis deux semaines à une vague de contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir il y a onze ans, a dénoncé, mercredi, devant le Parlement de Damas une "conspiration" contre son pays.

"Cette conspiration est différente sur la forme et sur le moment choisi de ce qui se passe ailleurs dans le monde arabe", a-t-il estimé. "La Syrie n'est pas isolée de la région (...) mais nous ne sommes pas une copie des autres pays", a-t-il estimé lors de son intervention retransmise à la télévision

Il a par ailleurs, accusé une "minorité" de tenter de semer le chaos à Deraa, mais a affirmé que la population de cette ville du sud du pays, où des affrontements sanglants se sont déroulés, parviendrait à venir à bout des fauteurs de troubles. Il a ajouté que les récents événements avaient prouvé l'unité de la Syrie et a souligné que son gouvernement n'était pas hostile aux réformes. Mais, contrairement à ce qui était largement attendu, il n'a pas annoncé la levée de l'état d'urgence, en vigueur dans tout le pays depuis 1963.

"Il n'a rien dit", a déclaré Haitham Maleh, un avocat militant de la cause des droits civiques à l'AFP. "Nous avons déjà entendu ce discours. Ils disent toujours qu'il faut du changement et faire quelque chose mais en fait rien n'arrive", a-t-il dit."Tout le monde attendait ce qu'il avait à dire, ce qu'il allait faire, mais...rien", a déploré l'avocat. Emprisonné en octobre 2009, il a été libéré la semaine dernière et a passé au total huit ans en prison.

C'est la première intervention publique de Bachar al-Assad depuis le début des manifestations le 15 mars. Elle intervient au lendemain de la démission du gouvernement de Mohammad Naji Otri.

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Le Parti communiste syrien sur les événements de Dara: écouter les revendications populaires, promouvoir des réformes démocratiques, refuser les manipulations extérieures

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Déclaration politique du Parti communiste syrien sur les événements de Dara

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Déclaration politique du porte-parole du Parti communiste syrien (unifié) sur les événements de Dara

Le Parti communiste syrien (unifié) souhaite réaffirmer ce que son organe (al-Nour) avait déclaré le 23 mars, soit qu’il est nécessaire de rétablir le cours normal des choses dans le gouvernorat de Dara, de s’occuper effectivement des événements regrettables qui se sont produits la semaine dernière et de prendre en considération les choses suivantes en traitant ces problèmes :

1 –  Examiner les raisons qui ont conduit à ces événements

2 – Demander aux personnes responsables de fautes de rendre des comptes, en particulier celles commises par les forces de sécurité face aux événements, avec un usage disproportionné de la force contre des innocents. Des comptes doivent être rendus tant par les officiels de la police que par les hauts fonctionnaires administratifs.

3 – Dénoncer toutes les bavures et les actions de sabotage commises contre les biens publics autant que privés.

4 – Répondre aux revendications légitimes du gouvernorat de Dara.

5 – Libérer immédiatement tous ceux qui ont été arrêtés après ces événements.

6 – Commencer immédiatement à appliquer les réformes générales politiques et sociales adoptées par la direction régionale du Parti socialiste arabe Baath, et annoncées par Mme. Buthaina Shabaan, conseillère politique et information à la présidence. Ces réformes comprennent : l’annulation des lois d’urgence ; l’adoption de la loi sur les partis politiques ; une nouvelle loi sur l’information ; le renforcement du pouvoir judiciaire afin d’interdire les détentions arbitraires ; l’adoption de nouveaux mécanismes de combat contre la corruption ; le bilan de l’action du gouvernement ; la révision de la loi 41 concernant les régions frontalières… etc. En outre, nous aimerions ajouter qu’il est nécessaire de revoir les réformes économiques adoptées lors des dernières années, en particulier celles ayant à voir avec l’économie de libre marché qui ont durement touché le pays, les couches pauvres et moyennes de la population.

Par ailleurs, il y a d’autres revendications que nous estimons nécessaire de traiter, en particulier celle liées à la population d’Alhassakah d’après les lois de 1962 et celle de la diminution des prix du Mazout pour le secteur agricole.

Nous croyons que dissiper les nuages sombres qui couvrent les cieux de ce cher gouvernorat de Dara, d’aider à panser les plaies, de rendre un hommage appuyé et de prier pour que reposent en paix ceux qui ont perdu la vie nous aidera à surmonter cette crise, à créer de nouvelles conditions viables pour revenir à la vie normale et pour faire obstacle à ceux qui souhaiteraient manipuler ces événements regrettables, particulièrement les cercles qui s’opposant au cours national adopté par notre pays qui se confronte aux plans Américains et Sionistes, et visant seulement à apporter destruction et catastrophe à notre pays aussi bien qu’à la nation Arabe.

Les réformes politiques, économiques et sociales promises sont considérées comme un tournant dans l’histoire de notre pays donc les efforts de tous les patriotes et citoyens sincères devraient converger pour contribuer à l’accélération de leur mise en œuvre.

Que les âmes des martyrs reposent en paix.

Condoléances sincères à leurs familles et à leurs proches.

Vive l’unité nationale dans notre bien-aimée Syrie arabe

 


Edité par T 34 - 01 Apr 2011 à 01:02
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Bachar Al Assad contre-attaque

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté leur soutien au président syrien, qui doit annoncer des réformes démocratiques.

Confronté depuis deux semaines à une contestation populaire sans précédent, le régime de Bachar Al Assad a décidé de contre-attaquer. La levée de l'État d'urgence, en vigueur depuis 1963, devrait être prochainement annoncée. La décision aurait déjà été prise, avait assuré lundi la conseillère du chef de l'État syrien, Mme Boussaïna Chaabane. Mieux, après l'abolition de cette mesure « toutes les personnes arrêtées en vertu de la loi seront libérées ». En outre, les autorités syriennes ont également promis une libéralisation de la loi sur la presse et des mesures pour favoriser le pluralisme politique.

Dans le sillage de ces annonces, le gouvernement syrien du premier ministre Naji Otri devrait démissionner au plus tard mercredi. Il sera remplacé par un nouveau cabinet, dont la mission sera certainement de mettre en ouvre les réformes politiques qu'annoncera dans les prochaines 48 heures le président syrien. Celles-ci viseraient à démocratiser le régime afin de mettre fin à la plus grave crise que connaît le régime bassiste depuis sa fondation en 1963. Pour rappel, la répression des manifestations contre le régime aurait provoqué la mort d'au moins 130 personnes. Qui plus est, plus de 2 000 personnes, dont de nombreux militants islamistes, croupissent dans les prisons syriennes.

Dans l'attente, pour montrer qu'il n'est pas si isolé qu'on le pense et qu'il dispose d'une solide base sociopolitique, le pouvoir syrien mobilise à son tour la rue. Hier, Damas et plusieurs villes du pays ont été le théâtre de plusieurs manifestations de soutien au président syrien, lesquelles ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Place Sabaa Bahrat, au centre de la capitale syrienne, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont scandé « Dieu, Syrie, Bachar et c'est tout », « Non au sectarisme (religieux - NDLR) et non à la guerre civile ». Des jeunes filles en pull et jeans avaient dessiné sur leurs joues des cours avec ce message au chef de l'État : « On t'aime. » D'autres arboraient des pancartes sur lesquelles on lisait « Oui aux réformes, non à la dissension confessionnelle ».

La crainte d'affrontements interconfessionnels - sunnites majoritaires contre alaouites ou druzes, voire chrétiens - est redoutée par de nombreux Syriens. Accusée d'attiser la haine interconfessionnelle, l'opposition réplique en accusant le régime syrien de raviver les clivages interconfessionnels avant de les instrumentaliser afin de se présenter comme le seul et unique garant de l'unité nationale.

H. Z.

Source

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Apr 2011 à 01:45

Réformes démocratiques, les Syriens attendront

Bachar Al-Assad, qui n’a annoncé aucune mesure majeure de démocratisation, dénonce une «vaste conspiration» contre la Syrie.

 L e président syrien, dont le discours devant le Parlement était très attendu, a préféré botter en touche. Bachar Al- Assad n’a annoncé aucune mesure majeure de libéralisation de son régime. Il n’y aura donc pas d’abrogation de la loi sur l’état d’urgence, ni de projet de loi sur le pluralisme des partis politiques ni même un assouplissement de la loi sur les médias, comme l’avait pourtant annoncé, au plus fort de la contestation populaire, sa conseillère principale, Boussaina Chaabane. Mieux, la démission du gouvernement du premier ministre, Naji Otri, la veille de l’intervention du chef de l’État syrien, laissait entrevoir de possibles réponses aux attentes de cette partie des Syriens sortis dans la rue pour exprimer le besoin de changement. Il n’en fut rien. L’heure n’est donc pas à une démocratisation du régime. Prudent, Bachar Al-Assad n’a toutefois pas totalement fermé la porte. « Nous sommes totalement favorables à des réformes. C’est le devoir de l’État. Mais nous ne sommes pas favorables à des dissensions », a-t-il déclaré. Ajoutant : « Ceux qui sont opposés aux réformes sont les corrompus. Notre défi maintenant, c’est de définir la nature des réformes auxquelles nous voulons parvenir. Nous ne pouvons éviter les réformes car l’immobilisme détruit le pays. » Mais pour l’heure, a-til indiqué, la « priorité du nouveau gouvernement» doit aller à la lutte contre la corruption et le chômage. Évoquant les troubles qui ont touché plusieurs régions, provoquant la mort de 130 personnes, le président syrien les a imputés à « une grande conspiration ». Celle-ci est «différente, a-t-il précisé, sur la forme et sur le moment choisi de ce qui se passe ailleurs dans le monde arabe (…), la Syrie n’est pas isolée de la région (...) mais nous ne sommes pas une copie des autres pays » a-t-il assuré. « Nous ne voulons pas de batailles et le peuple syrien est pacifique mais nous n’hésiterons pas à défendre nos causes, nos intérêts et nos principes». Au-delà de la population qui lui est acquise (les Alaouites, les Druzes et sans doute une partie des chrétiens), la question est de savoir si le discours du président va apaiser la tension parmi la majorité sunnite. Hier, à Deraa, coeur de la contestation, plusieurs milliers de personnes participant aux obsèques d’un jeune ont scandé « plutôt la mort que la soumission ».

H. Z.

Source


Syrie: des morts lors de manifestations

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi en faveur de la démocratie dans différentes villes de Syrie, mais au moins quatre personnes ont été tuées par des tirs des forces de l'ordre au nord de Damas, ont affirmé des militants des droits de l'homme et des témoins.

Au moins quatre personnes ont été tuées quand la police a tiré à balles réelles sur des manifestants qui jetaient des pierres à Douma, à 15 km au nord de Damas, a déclaré un témoin joint par l'AFP au téléphone. "Des dizaines de personnes ont été blessées et des dizaines d'autres arrêtées", a ajouté ce témoin, identifiant chacun des quatre tués et précisant qu'il pourrait y avoir au moins six autres morts. Interrogé par l'AFP, un responsable syrien n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan.

Les autres rassemblements ont eu lieu dans la région à majorité kurde située dans le nord du pays, à Lattaquié et Banias (nord-ouest) et à Deraa (sud). L'agence officielle syrienne Sana a confirmé que des manifestations avaient eu lieu "près de certaines mosquées" à Deraa et à Lattaquié, où les participants ont rendu hommage aux "martyrs" et appelé "à accélérer les reformes". Selon l'agence, les forces de sécurité ne sont pas intervenues. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement à Qamishli, Amouda et Hassaké, trois villes de la région, en scandant "Nous ne voulons pas seulement la nationalité mais aussi la liberté" et "Dieu, la Syrie et la liberté", selon Radif Moustafa, président du comité kurde pour les droits de l'Homme.

Les autorités avaient annoncé jeudi qu'elles allaient examiner la situation de 300.000 Kurdes qui se sont vus dénier la nationalité syrienne depuis un demi-siècle. Une commission doit rendre ses conclusion avant le 15 avril, pour permettre la promulgation d'un décret présidentiel "adéquat", selon Sana. Dans le sud, à Deraa, des milliers de fidèles ont manifesté contre le régime devant le palais de justice en sortant d'une des mosquées de la ville, aux cris de "La mort plutôt que l'humiliation" et "Unité nationale". Dans cette ville, la violence a déjà fait au moins 30 morts selon les autorités, 55 selon Amnesty International, plus de 70 selon Human Rights Watch et 130 selon les militants sur place.

A Banias, à 280 km au nord-ouest de Damas, un millier de personnes ont manifesté sans incident. Dans une pétition, 18 cheikhs religieux de la ville ont appuyé "les demandes du peuple pour les réformes, la liberté, la levée de l'état d'urgence et pour le droit de manifester". Un peu plus au nord, à Sleibé, un quartier sud de Lattaquié, 200 personnes ont manifesté pour la liberté. Dans ce quartier, la police était intervenue mercredi, faisant 4 ou 5 morts selon un militant politique de la ville, et 25 selon le Comité syrien de droits de l'Homme (CSDH).

Les opposants avaient appelé à des manifestations dans toute la Syrie après les prières de vendredi afin d'exprimer leur déception face aux mesures annoncées par le président Bachar al-Assad pour tenter de calmer le mouvement de protestation sans précédent depuis deux semaines.

Source
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Apr 2011 à 00:50

Syrie: Bachar al-Assad tient une partie de ses promesses

Le chef de l'Etat syrien a mis fin ce jeudi à un contentieux d'un demi-siècle en naturalisant des dizaines de milliers de Kurdes tandis que la commission chargée de préparer l'abolition de la loi d'urgence a achevé ses travaux. Pour autant, les opposants maintiennent la pression sur le régime. Ils ont invité à des rassemblements jeudi devant les sièges du Baas pour le 64ème anniversaire de la fondation du parti et lancé des appels sur Facebook pour un "vendredi de la résistance pour manifester en dépit de nos blessures" et "des sit-in pacifiques jusqu'à la liberté".

  • "Les Kurdes continueront à revendiquer tous leurs droits"

"Le président Bachar al-Assad a promulgué un décret octroyant à des personnes enregistrées comme étrangères dans le gouvernorat de Hassaké la citoyenneté arabe syrienne", affirme le communiqué officiel. Cette mesure concerne en principe environ 300.000 personnes. En 1962, 20% des Kurdes de Syrie avaient été privés de leur citoyenneté à la suite de ce recensement controversé, et la question empoisonnait depuis la vie des personnes concernées et les rapports entre les autorités syriennes et la communauté kurde. "Il s'agit d'une mesure positive", a réagi Radif Moustapha, président du comité kurde pour les droits de l'Homme. "Mais les Kurdes continueront à revendiquer leurs droits civiques, politiques culturels et sociaux."

  • Nouvelle loi de sécurité début mai

Dans le même temps, "les juristes ont achevé de rédiger une nouvelle loi sur la sécurité remplaçant la loi d'urgence, et ont transmis jeudi leur texte au commandement régional du Baas", le parti au pouvoir depuis 1963. "Selon moi, le chef de l'Etat en prendra connaissance ce week-end et lancera ensuite une consultation auprès de différents représentants de la société civile", a affirmé une source anonyme à l'AFP. La nouvelle loi devrait être adoptée début mai par le Parlement. L'abolition de cette loi adoptée en 1962 et qui réduit sensiblement les libertés publiques, est une des principales revendications des manifestants.

  • Le gouverneur de Homs limogé

Le président Assad a de plus limogé jeudi Mohammad Iyad Ghazal, le gouverneur de Homs, à 160 km au nord de Damas, où des violences avaient eu lieu le 1er avril lors de manifestations, a annoncé l'agence officielle Sana. Il s'agit du deuxième gouverneur démis en moins d'un mois par le chef de l'Etat, après celui de Deraa (sud), ville devenue l'épicentre de la contestation contre le régime.

  • Les médias officiels changent de ton

Signe du changement depuis le début de la contestation mi-mars, les médias officiels, qui se distinguaient par leur langue de bois, ont changé de ton. Le quotidien al-Baas a ainsi publié une tribune sur la loi d'urgence de Haytham Maleh, farouche défenseur des droits de l'Homme et opposant de longue date, libéré de prison il y juste un mois.

Autre nouveauté, la télévision syrienne donne depuis plusieurs jours la parole à des citoyens de différentes régions qui expriment leurs revendications, en majorité à caractère social. Certains affichent même leur désir de voir l'abolition de la loi d'urgence et même de l'article 8 de la Constitution sur le rôle central du parti Baas dans la société et l'Etat. "Nous avons commencé il y a près d'une semaine ce programme qui s'intitule Ce que les gens veulent et nous débuterons la semaine prochaine une autre émission sur la corruption", a affirmé une responsable de la télévision, qui a tenu à garder l'anonymat.

Deux opposants, Rarghida Hassan et Ammar Cheikh Haïdar, ont été condamnés à deux ans de prison par un tribunal militaire de Homs, et trois autres jugés par contumace ont écopé de trois ans, pour avoir "propagé des informations mensongères susceptibles de nuire au moral de la nation", a affirmé Me Khalil Mattouk, président du Centre syrien de défense des prisonniers d'opinion.

Source


Quatre morts après que des inconnus aient tiré sur une manifestation antigouvernementale. Le gouvernement a rejetté les accusation à son encontre.
 


Edité par T 34 - 10 Apr 2011 à 02:03
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Apr 2011 à 19:01

Syrie : le vent de révolte souffle sur le régime de Bachar Al Assad

 

Mohamed BELAALI

La Syrie est confrontée à son tour à la vague de révolution qui déferle sur le monde arabe. La République syrienne est dirigée d’une main de fer par la dynastie Al Assad depuis plus de quarante ans. Hafez Al Assad a pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’État en 1970 et son fils Bachar lui a succédé après son décès en 2000. Le pouvoir se transmet ainsi de père en fils comme dans une monarchie ! Hafez et Bachar Al Assad ont toujours servi les intérêts des riches marchands et des classes moyennes syriennes au détriment des classes populaires.

La rhétorique anti-impérialiste et anti-sioniste ne doit pas masquer la nature policière du régime. L’impérialisme américain et son caniche israélien ont-ils réellement intérêt à déstabiliser le régime de Bachar Al Assad ? Pour Washington la Syrie est l’un des maillons clef de sa politique proche orientale. Pour Israël, la stabilité du régime syrien permet le statu quo garant de l’hégémonie de l’État sioniste dans la région et la négation des droits du peuple palestinien.

« Une Syrie sans tyrannie, sans loi d’urgence ni tribunaux d’exception, sans corruption ni vols ni monopole des richesses » disait une des pancartes brandie par des manifestants le 15 mars 2011 à Damas. La manifestation n’a réuni que quelques dizaines de syriens et de syriennes dont de nombreuses familles de détenus politiques. Le 20 mars à Deraa, les manifestants, plus nombreux cette fois, scandaient « Non à l’état d’urgence. Nous sommes un peuple épris de liberté ! ». La contestation s’est répandue dans tout le pays malgré une répression féroce qui a fait déjà plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

Le 28 mars, Bachar Al Assad limoge son premier ministre Mohammad Naji Al Otari , à la tête du gouvernement depuis 2003, dans l’espoir de calmer les manifestants. Le 30 mars, Al Assad s’est adressé à son peuple à travers le parlement. Ce qui frappe d’abord l’observateur, même superficiel, c’est la forme : un Bachar sûr de lui, décontracté, souriant et plaisantant avec les parlementaires alors que la répression avait déjà fait des dizaines de morts parmi les manifestants. Les députés l’interrompent pour l’applaudir et pour déclamer des slogans à sa gloire : « Dieu, la Syrie, Bachar et c’est tout » ou encore « Avec nos âmes, notre sang, nous nous sacrifions pour toi Bachar ». A l’entrée du parlement, une foule en liesse scandait à peu près les mêmes slogans. Ce culte de la personnalité qui opprime en fait davantage les contestataires du régime que les autres, se retrouve également un peu partout dans le pays à travers notamment les médias et l’omniprésence des portraits du président . Dans tout le monde arabe, les émirs, les présidents et les rois ont élevé les masses dans l’adulation et l’admiration de leur personne. Leurs effigies est partout : sur les grands boulevards, sur les billets de banque, sur les timbres postes, dans les magasins, dans l’administration et surtout sur le petit écran. Ils sont omniprésents et omnipotents. Mais les peuples ne sont pas dupes. Dès les premières heures de chaque soulèvement, ils se précipitent sur ces portraits surannés pour les arracher, les détruire et les brûler. C’était le cas en Tunisie et en Égypte. Mais c’est le cas également aujourd’hui au Yémen, en Libye et en Syrie. Demain, d’autres effigies, peut-être, seront arrachées, détruites...

Les révoltes populaires sont toujours considérées par les régimes arabes comme « des conspirations venues d’ailleurs ». Leur mépris ici du peuple est total. Ce ne sont jamais, selon eux, des peuples qui se soulèvent contre l’injustice et la tyrannie. Ce ne sont jamais les conditions économiques, sociales et politiques internes qui poussent les populations à la révolte. Mais ce sont toujours, pour ces régimes, les mains de l’étranger qui complotent contre eux :« Je m’adresse à vous à un moment exceptionnel où notre unité est mise à l’épreuve. Une épreuve que les complots ininterrompus contre la patrie l’avaient imposée et que notre volonté, notre cohésion et la volonté de Dieu nous avaient fait à chaque fois réussir à affronter » affirmait Bachar Al Assad devant les députés le 30 mars. Cela ne signifie nullement que l’impérialisme américain et européen ne s’immiscent pas dans les affaires intérieures des pays souverains. Mais l’impérialisme complote non pas contre ces régimes d’un autre âge, mais bel et bien contre les peuples qui veulent justement se débarrasser de la tutelle américaine et européenne et de leurs serviteurs locaux. L’impérialisme est toujours et partout l’ennemi des peuples. Le cas de la Tunisie, de l’Égypte, de la Libye, du Yémen et de Bahreïn etc. sont des exemples édifiants à cet égard.

Les révoltes qui secouent le monde arabe aujourd’hui sont les conséquences non pas de complots extérieurs, mais de décennies d’injustices, de marginalisation, d’humiliations, de souffrances, de répression et d’oppression. Les dirigeants arabes ont toujours tourné le dos au peuple. Aujourd’hui ce peuple tant méprisé non seulement se réveille après un long, très long cauchemar, mais il veut renverser tous ces despotes. C’est le rêve de millions et de millions d’opprimés de cette région du monde. Ce rêve fou s’est réalisé contre toute attente en Tunisie et en Égypte. Il se réalisera peut-être demain dans d’autres pays arabes. En tout cas, les peuples offrent généreusement des martyrs par centaines, des blessés par milliers et offriront encore tous les sacrifices nécessaires pour révolutionner leurs conditions d’existence. Face à eux, des régimes qui, pour se maintenir, ne peuvent offrir qu’un semblant de « réformes » et surtout une vraie et féroce répression.

Le régime syrien ne fait malheureusement pas exception à cette règle. Toute l’histoire du clan Al assad est marquée par ce rapport très violent avec ses opposants.

En novembre 1970, un groupe de militaires syriens dirigé par Hafez Al Assad, le père de Bachar, renverse le président Noureddine Al Atassi, le gouvernement du premier ministre Youssef Zouyyain et s’empare du pouvoir après avoir éliminé en même temps les éléments progressistes du parti Baas (Renaissance en arabe). Youssef Zouyyain voulait faire de la Syrie « le Cuba du Moyen Orient » ; mais le nouveau président ne lui a pas laissé le temps (1). Hafez Al Assad va jusqu’à condamner à mort les fondateurs et idéologues du parti Baas, Michel Aflak et Salah Bitar. En 1980, ce dernier est assassiné en plein Paris. A Hama, en 1982, il est venu à bout de l’opposition islamiste et laïque au prix de milliers de morts. Le régime ne supporte et ne tolère aucune contestation, aucune opposition.

Hafez Al Assad installe ainsi en Syrie un pouvoir personnel et absolu dont les deux piliers sont l’armée et les redoutables services de renseignements, les fameuses « Moukhabarat », qui ont éliminé, emprisonné et torturé un nombre considérable de militants notamment communistes.

Hafez Al Assad livre à son fils Bachar une Syrie « purgée » de toute opposition. Seuls les courtisans applaudissant et déclamant des slogans à la gloire du jeune président sont admis à jouer le rôle de ministres, députés, gouverneurs etc. Le pouvoir, lui, est concentré entre les mains de Bachar, de sa famille, de l’armée et des Moukhabarat qu’il contrôle.

Cette remarquable stabilité du régime syrien, plus de quarante ans, n’est pas pour déplaire à Washington et à Israël (2). « Israël préfère garder un ennemi stable » disait récemment Ygal Palmor, porte-parole du ministère Israélien des Affaires étrangères sur France Inter (3). Mais ce que craignent surtout les américains et les israéliens c’est l’avènement de sociétés démocratiques non seulement en Syrie mais dans tout le monde arabe. Car ils savent pertinemment que de telles sociétés, contrairement aux dictatures, seront anti-impérialistes et anti-sionistes.

Aujourd’hui, le peuple syrien partage les aspirations au changement des autres peuples arabes. Il continue à descendre dans la rue malgré la répression féroce pour réclamer et obtenir ce changement. La Syrie, qui a vu naître sur son sol de grandes civilisations, sera-t-elle capable aujourd’hui d’enfanter une nouvelle société débarrassée de l’arbitraire et résolument tournée vers le progrès économique, social et politique ?

Mohamed Belaali

http://belaali.over-blog.com/

(1) Voir Tariq Ali « Bush à Babylone ». La fabrique éditions, page140

(2) Cité par Alain Gresh in Révoltes en Syrie http://blog.mondediplo.net/2011-03-.... Voir également « Aux origines du régime syrien » Eric Rouleau http://www.monde-diplomatique.fr/20...

(3) http://sites.radiofrance.fr/francei...


Neuf soldats tués et des dizanes de blessés lors d'une attaque par une groupe armé à Baniyas (Nord Ouest) hier.
 
Le correspondant de Telesur dément aussi que la police ait tué plusieurs étudiants lors d'une manifestation lundi, la police se serait interposé entre deux manifestants anti Al Assad et des étudiants pro Al Assad plus nombreux. Il qualifie aussi les manifestations de petites.
 

Le gouvernement syrien a initié une enquête pour démantelé le réseau terroriste infiltré dans les manifestations. Le gouvernement a annoncé avoir arrêté 200 personnes dont certains étrangers. Le gouvernement a aussi arrêté quelqu'un qui filmait les faits pour diffuser de fausse informations.
 


Edité par T 34 - 12 Apr 2011 à 23:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Apr 2011 à 04:55

Syrie: manifestations et répression se succèdent

Près de 500 étudiants ont manifesté ce mercredi à Alep en faveur des libertés, une première dans cette ville depuis le début de la contestation en Syrie, où plus de 150 personnes ont aussi été arrêtées à Baïda. Un mois après le le début des manifestations, la répression a fait plus d'une centaine de morts et des dizaines de blessés, selon des militants des droits de l'Homme.

  • Manifestations et répression

--> A Alep, deuxième ville du pays, "les forces de l'ordre ont dispersé par la force une manifestation d'étudiants en faveur de la liberté, qui ont exprimé leur solidarité avec les victimes de Deraa et de Banias", a déclaré à l'AFP Radif Moustapha, président du Comité kurde pour les droits de l'Homme (Rased). "Les forces de sécurité et les étudiants en sont venus aux mains. Quatre étudiants ont été arrêtés", selon lui.

--> A Damas, une cinquantaine d'étudiants ont de nouveau manifesté à la faculté de droit, scandant des slogans pour la liberté, selon le président de la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, Abdel-Karim Rihaoui. "Les forces de l'ordre sont intervenues rapidement pour les disperser en les frappant avec des bâtons. Il y aurait des arrestations parmi les étudiants", a-t-il affirmé.

--> Dans le nord-ouest de la Syrie, "entre 150 et 200 personnes" ont par ailleurs été arrêtées mardi à Baïda et des dizaines d'autres dans la ville voisine de Banias, toujours encerclée par l'armée, a affirmé mercredi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien pour les droits de l'Homme. "Plus de 5.000 femmes sont rassemblées aujourd'hui (mercredi) sur la route (côtière) Tartous-Banias pour demander leur libération", a-t-il ajouté.

--> A Baïda, un militant des droits de l'Homme avait fait état mardi de perquisitions et de "plusieurs" arrestations, dans l'objectif d'arrêter Anas al-Chouhri, l'un des chefs de file du mouvement de contestation. Selon Rami Abdel Rahmanei, "une délégation de dirigeants syriens doit se rendre mercredi à Banias pour écouter les demandes de ses habitants". En raison de la fermerture des commerces, ces derniers manquent désormais de produits alimentaires. Les forces de l'ordre encerclent Banias depuis dimanche après des affrontements meurtriers ce week-end dans cette ville située à 280 km au nord-ouest de Damas.

  • Le régime parlent de bandes armées

De leur côté, les autorités accusent régulièrement des "bandes armées" d'être à l'origine des tirs sur les manifestants et les forces de sécurité. Les autorités ont nié mercredi des affirmations de l'organisation Human Rights Watch (HRW) selon lesquelles elles avaient empêché des manifestants blessés d'avoir accès à des soins médicaux. Les accusations sont "sans fondement", a affirmé le ministère de l'Intérieur. "Ce sont les hommes armés qui ont empêché le 8 avril à Deraa les ambulances de transporter quelque 34 policiers blessés dans cette ville" située à 100 km au sud de Damas et d'où est parti le mouvement de contestation contre le pouvoir, selon le communiqué.

Parallèlement, les médias officiels ont diffusé les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui affirment avoir reçu des armes de l'étranger afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime. Selon le quotidien al-Baas, Anas al-Kanj, 29 ans, présenté comme le chef d'un groupe "terroriste" affirme "avoir reçu des armes et de l'argent de l'étranger", notamment d'un député libanais, Jamal al-Jarrah, via un membre des Frères musulmans (interdit en Syrie), Ahmad al-Ouda. M. Jarrah, député du bloc du Premier ministre en exercice Saad Hariri, opposant au Hezbollah, le mouvement chiite libanais soutenu par Damas, a démenti tout lien avec M. Ouda.

Source


L’armée syrienne assiège Banias

Les forces de sécurité syriennes ont bouclé dans la nuit de dimanche à lundi les accès à la ville côtière de Banias, dans le nord-ouest de la Syrie, théâtre de violences à caractère religieux qui, selon les manifestants, ont fait dimanche au moins treize morts, dont neuf militaires. Après des manifestations de l’opposition vendredi et samedi, dans cette cité majoritairement sunnite, des miliciens alaouites, les «chabbiha», circulant en voiture ont ouvert le feu à l’arme automatique sur des habitants. À Damas, un groupe d’étudiants a fait lundi un sit-in de solidarité avec les victimes de Deraa et de Banias dans l’enceinte de la faculté des sciences à l’université de Damas.

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Edité par T 34 - 15 Apr 2011 à 02:43
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Apr 2011 à 21:57
Des groupes d'opposition au gouvernement de Syrie ont reçu des ordres pour augmenter la tension et la violence dans le pays

Des groupes d'opposition au gouvernement de Syrie ont reçu des ordres d'augmenter la tension et la violence dans le pays arabes avec l'objectif de terroriser la population et augmenter les manifestations pour ouvrir le chemin à une intervention étrangère, spécialement par les Etats-Unis dénoncent ce lundi les autorité syriennes.

Le correspondant de Telesur au Moyen Orient, Hisham Wannous informe que durant le nuit de dimanche eurent lieu plusieurs évènements dans la province de Homs où des groupes armés "coupèrent la route principale reliant cette province aux provinces septentrionales du pays.

Le groupe armé entra dans la ville d'Homs et ouvrit le feu contre la population et contre la police qui était désarmé et tentait de maintenir l'ordre.

Wannous rapporte que la vague de violence à Homs a causé la mort de 7 personnes. Trois civils, un agent de police et trois éléments armés. Ainsi que des dizaines de blessés dans cette province.

L'armée syrienne a envoyé une unité militaire pour mettre fin aux actes de violence de la part de ces délinquants indique le journaliste de Telesur après avoir informer que ce lundi continuent les tensions et durant les enterrements des martyrs des groupes armés tirent contre les personnes présentes aux funérailles.

Le gouvernement a aussi accusé "plusieurs médias de transmettre des reportages qui provoquent la tension dans le pays".

Wannous signale que des centaines de citoyens syriens se sont rassemblé devant le siège de la chaine Al Jazeera pour éxiger qu'elle présente ses excuses au peuple syrien ou alors qu'elle parte de Syrie.

Ce Lundi le site internet Wikileaks a révélé un nouveau cable confidentiel du département d'état des Etats-Unis qui indique que Washington finance en secret ees groupes d'opposition en Syrie ainsi que la chaine d'opposition Barada Tv basée à Londres.

Le journal The Washington Post publie les câbles où le gouvernement étasunien signale le financement de groupes d'opposition syriens pour renverser le président Bashar Al-Assad.

Le gouvernement de Syrie a dénonce que des groupes infiltrés payé par des secteurs externes ont incité à la violence qu'enregistre le pays depuis le 15 mars dernier. Ces actions ont générée la mort de civils syriens.

Au mois de mars dernier un citoyens égypto-étasunien fut arrêté au milieu de fait de déstabilisation en Syrie. Il avoua lors de déclarations télévisée qu'il avait reçu de l'argent de la part d'étrangers pour prendre des photos montrant la convulsion dans la nation arabe et générer ainsi du chaos.



Edité par T 34 - 22 Apr 2011 à 01:45
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Apr 2011 à 03:29

Syrie : Le régime entre concession et répression

Le gouvernement syrien a adopté hier la levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963. Mais rien n’indique que les balles vont cesser de siffler dans les rues syriennes. Très attendue, cette décision soumise à la ratification du président al Assad a été prise alors que quatre manifestants venaient d’être tués. Quelques heures plus tôt, les appels à la liberté de 
20 000 personnes participant à un sit-in à Homs, la troisième ville du pays, ont été déchirés par l’aveugle et meurtrière mitraille de la police syrienne, aggravant le bilan de 200 morts établi par Amnesty International. Quant au ministre de l’Intérieur, il a présenté les manifestations comme «une insurrection armée» et invité 
la population «à s’abstenir de participer à toute marche, manifestation ou sit-in». Enfin, 
les forces de sécurité sont intervenues pour mettre fin à la manifestation d’étudiants en médecine de Damas, et ont fait leur réapparition dans les rues de la ville de Deraa, foyer 
de la révolte, où elles avaient disparu.

Source

La Syrie lève l'état d'urgence
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Apr 2011 à 21:23

Révélation Wikileaks: le gouvernement des Etats-unis finance depuis 2006 plusieurs groupes d'opposition et une chaîne de télévision en Syrie pour renverser le régime

syria

Révélation Wikileaks: le gouvernement des Etats-unis finance depuis 2006 plusieurs groupes d'opposition et une chaîne de télévision en Syrie pour renverser le régime

Deux textes confidentiels attribués au département d'Etat des Etats-unis indiquent que Washington finance des groupes de l'opposition syrienne et une chaîne de télévision avec comme intention de renverser le président Bachar Al-Assad.

Traduction AC d’un article d’Avante, hebdomadaire du PC Portugais, pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les informations publiées dans l'édition de lundi du Washington Post révèlent les liens, depuis 2006, du gouvernement nord-américain avec une chaîne du satellite dont le siège se trouve à Londres, Barada, et dont les émissions ont commencé en avril 2009, ainsi qu’avec des groupes qui ont comme objectif de provoquer la chute du régime mené par Al-Assad.

Dans les cinq dernières années, soutient le quotidien sur la base d'informations fournies par Wikileaks, au moins six millions de dollars auraient été affectés pour « appuyer des programmes et des dissidents en Syrie », bien que, à la demande des autorités nord-américaines, le journal se soit abstenu de divulguer le nom des bénéficiaires.

La télévision a été parmi les plus enthousiastes propagandistes des manifestations qui, depuis la mi-mars, contestent le pouvoir syrien, mais son directeur, Malik Al-Abdeh, ne confirment pas le financement nord-américain, admettant juste recevoir des fonds d' « entrepreneurs indépendants syriens ».

Les documents obtenus par Wikileaks font surface précisément au moment où les autorités syriennes accusent les groupes contestataires d'être au service d'intérêts étrangers. Pour l'exécutif de Damas, les « instigateurs de la violence » sont responsables de la mort de plusieurs civils, et il donne comme exemple les événements dans la province d'Homs, où un groupe de bandits a commencé à tirer sans discernement sur des policiers et des civils jusqu'à l'arrivée d'un contingent de l'armée.

Fin mars, la Syrie a arrêté un individu de nationalité égyptienne et nord-américaine qui a avoué avoir reçu de l'argent pour prendre des photos qui apporte des images de l'existence de troubles dans le pays.

Déjà la semaine passée, les autorités syriennes ont arrêté trois membres d'une supposée cellule terroriste responsable du chaos généré durant les manifestations populaires. Tous ont avoué être les auteurs d'actes de sabotage contre des bâtiments publics et avoir ouvert le feu sur des civils et des agents de police.

Les hommes ont également admis que leur contact était le député libanais Yamal Al-Yarrah, membre du parti de Saed Al-Hariri, premier-ministre du Líban.

La semaine dernière encore, des franc-tireurs ont tué un soldat dans la ville de Banias, où, tout comme à Damas ou Deera, sont organisé des manifestations avec des milliers de personnes contre et pour le président Al-Assad.

Les initiatives se sont finies presque toujours par des affrontements entre les forces de l'ordre, les partisans et les contestataires du régime. Les médias internationaux parlent de dizaines de morts et de blessés, mais les autorités syriennes nient toute responsabilité pour ce qui est des victimes et prétendent que l'on amplifie le conflit et que l'opération d'intoxication de l'opinion publique internationale est manifeste.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Apr 2011 à 04:06

Syrie: 40 morts lors de la journée de protestation

Près de 40 personnes ont été tuées vendredi par les forces de sécurité qui ont tiré sur des manifestations hostiles au régime dans plusieurs villes de Syrie, selon un nouveau bilan fourni par des témoins et des militants des droits de l'Homme, joints au téléphone par l'AFP. Il s'agit de l'une des journées les plus sanglantes depuis le début du mouvement de contestation sans précédent dans le pays le 15 mars.

Au moins 14 personnes ont été tuées dans la localité d'Ezreh, dans la province de Deraa (au sud de Damas), épicentre de la contestation du régime de Bachar al-Assad lancée le 15 mars, ont-ils précisé. Une 15e a été tuée à Hirak, également dans la province de Deraa. Neuf autres ont été tuées à Douma, à 15 km au nord de Damas, selon eux.

Dans des localités de la banlieue proche de Damas, deux personnes ont péri à Barzeh, une à Harasta et trois à Maadamiya, ont ajouté les sources. Deux autres personnes sont mortes à Hama, 210 km au nord de Damas, deux à Lattaquié, le principal port du pays situé à 350 km au nord-ouest de Damas, et quatre dans la ville de Homs (centre).

Un précédent bilan faisait état d'au moins 15 morts mais les sources avaient affirmé qu'il risquait de s'alourdir. Des dizaines de personnes ont été également blessées par les tirs des forces de l'ordre qui tentaient de disperser les manifestants dans plusieurs villes, selon les mêmes sources. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi en Syrie, l'une des plus importantes mobilisations depuis le début de la contestation.




Edité par T 34 - 24 Apr 2011 à 03:05
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