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Chine

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Chine
    Envoyé : 07 Oct 2007 à 03:36
BOUCAU:
 
Selon un rapport du Bureau International du Travail la RP de Chine présente le moindre taux de chômage au Monde et ce n'est pas en Chine Populaire que ce taux augmente:

Taux en Chine: 3, 8 %
Au reste de l'Asie du Sud: 4,7 %
Taux en Amérique Latine et aux Caraïbes: 7,7 %
Dans l'ex camp socialiste (Europe centrale et ex URSS): 9,7 %
Moyent Orient et Nord de l'Afrique: 13,2 %.
Afrique subsaharienne: 9,7 %
Pays impérialistes (pudiquement appellés par le BIT "pays dévéloppés"): 6,7%.

Le chômage augmente en Amerique Latine et aux Caraïbes et dans l'ex camp socialiste. En gros il y a 191,8 millions de chômeurs en 2005, 2,2 millions de plus.

Le socialisme a caractéres chinois remporte une nouvelle victoire.

VIve le Parti Communiste de Chine
Vive la classe ouvrière chinoise.

Source: http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/economie/i/20060124:brf034
 
 
panmunjom:
 
Sait-on d'où le BIT tire ses chiffres sur la Chine? Parce que si c'est du Bureau des Statistiques de la RPC, hum...
Ceci dit, c'est vrai que le taux est très faible dans les grandes villes. Les seules personnes au chômage que je connaisse sont des étrangers.
A la campagne je ne sais pas trop. Il parait qu'il est plus élevé.

BOUCAU:

Mais sur la Chine je te propose des matériaux pour t'y mettre à l'étude:
- Dossier Chine du site web des camarades du PTB: www.wpb.be/
- Études Marxistes 64/2003 sur le socialisme chinois: www.marx.be/FR/em.index.htm
- China Study Group (en anglais), www.chinastudygroup.org/
Il ya d'autres lectures mais pour commencer c'est pas mal à mon humble avis.
 
Kormin:
 
Moui, Chine communiste......bien sur bien sur.....je trouve que c'est plutot un jeu assez libéral et capitaliste en ce qui concerne l'économie pour le moment.....niveau politique et répressif par contre....rien à redire....

 

 






Edité par T 34 - 28 Oct 2011 à 05:18
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Oct 2007 à 10:20

La longue marche vers la « société harmonieuse »

Chine . Le 17e congrès du Parti communiste chinois s’ouvre aujourd’hui à Pékin sur fond de disparités régionales, de fractures sociales croissantes et de contestation.

Pékin, envoyée spéciale.

La Chine va connaître cette semaine un des temps fort de sa vie politique avec la tenue du 17e congrès du Parti communiste qui s’ouvre aujourd’hui à Pékin.

Les interrogations qui entourent cette rencontre prévue tous les cinq ans sont autant d’ordre politique, économique, social et écologique tant le géant asiatique fait face à des défis majeurs après près de trois décennies de croissance galopante qui ont profondément bouleversé ses structures en ouvrant ses portes au libéralisme économique.

Le PCC, maître d’oeuvre des réformes et fort de plus de 76 millions de membres, n’en est pas moins resté la clé de voûte du système politique. Si les quelque 2 200 délégués présents au Palais du peuple où se tient le congrès ont été pour la première fois directement élus et non plus choisis par la direction - ils ont même, pour certains, fait l’expérience d’un vote à plusieurs candidats dans le cadre d’une timide démocratisation interne au parti - ils sont encore dans leur majorité des fonctionnaires et des « ouvriers modèles ». Quant aux entrepreneurs autorisés à rejoindre les rangs du PCC depuis le précédent congrès selon la théorie des « trois représentations », ils ne représentent que moins de 1 % des délégués dont la baisse de la moyenne d’âge - plus de 18 % ont moins de 45 ans, soit 18,8 % du total - marque un renouvellement certain des cadres : un des enjeux de ce congrès qui doit baliser la voie à l’accession au pouvoir de la « cinquième génération ».

une crise sociale sans précédent

Sauf coup de théâtre peu envisageable, Hu Jintao, secrétaire général du PC et président de la République, sera reconduit jusqu’en 2012. Or si la règle de la retraite politique à 70 ans est respectée, au moins 7 des 9 membres du bureau politique, dont trois du bureau permanent devront être remplacés d’ici trois ans. De nouvelles personnalités, quinquagénaires, devraient donc faire leur entrée dans le premier cercle du pouvoir à l’issue du congrès. Parmi eux, peut-être celui qui prendra les commandes du pays quand Hu passera la main, théoriquement dans cinq ans.

La tâche est d’autant plus délicate que le pays connaît une crise sociale sans précédent issue de la croissance inégalitaire et laissant pour compte des dizaines de millions d’anciens ouvriers de paysans, de jeunes sans emploi précarisés par l’éclatement du tissu social et des protections de santé.

Dans la droite ligne de ce qui a été engagé depuis trois ans, l’ordre du jour du congrès est clair et porte sur comment résorber les fractures sociales qui menacent la stabilité du pays et hypothèque tout développement. À commencer par l’enrayement de la hausse des prix alimentaires qui représentent un tiers des dépenses ménagères et pèsent fortement sur l’inflation qui a atteint 3,4 %, son taux le plus élevé depuis deux ans et demi.

La construction d’une « société harmonieuse » est le credo de Hu Jintao et le concept devrait figurer dans les statuts du parti avec « le développement scientifique et durable ». Il traduit une volonté de rééquilibrage. Les orientations du 11e plan quinquennal (2006-2010) marquent un tournant dans la prise en compte d’une meilleure redistribution des fruits de la croissance.

De nouveaux investissements dans les campagnes, l’abolition de taxes agricoles, une relance de l’éducation et de l’assistance médicale en milieu rural sont mis en chantier. L’année a été marquée par une série de mesures qui marquent une réelle inflexion de la politique économique menée depuis Deng Xiaoping et qui recouvrent un débat idéologique et social. La nature du développement et de la modernité, la gestion de l’ouverture au capital étranger sont au coeur des débats.

L’adoption par l’assemblée nationale (ANP) au printemps dernier d’une nouvelle loi sur les contrats de travail puis celle fin août d’une législation antimonopole visant à contrôler les investissements étrangers sont autant de signes de cet infléchissement. Nécessaires mais insuffisants pour contrer la montée de la contestation. Les autorités ont pris les devants en interpellant ces derniers jours un certain nombre de militants des droits de l’homme, notamment des avocats. Et traditionnellement à l’heure des grandes rencontres politiques en Chine, des pétitions - circulent pour être remises aux - autorités en conclave. L’une d’entre elles, et c’est signi- ficatif, est signée par 12 000 personnes issues de toute la Chine. Ses signataires sont des fermiers qui dénoncent la confiscation de leurs terres pour des projets urbains, le chômage, la pollution, l’abus de pouvoir des cadres locaux, etc. Une longue marche reste à faire pour une « société harmonieuse » et plus juste.

Dominique Bari, l'Humanité du 15 octobre 2007

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 09:09

Changement de cap chinois dans la prudence

Pékin . Devant le congrès du PCC, Hu Jintao juge excessif le coût social de la croissance et prône la transformation du mode de développement.

Pékin, envoyée spéciale.

Comme à chaque grand rendez-vous politique chinois, il y a les choses qui changent et les immuables. Pour ces dernières, la place Tian An Men vidée de ses visiteurs et transformée en parking, le ballet d’autocars des délégués et celui de limousines noires des cadres, l’accueil réservé à la presse, aux représentants des ethnies en costumes traditionnels… Côté changement, c’est le hall du Palais du peuple ressemblant à une salle multimédias, écrans géants et longues rangées d’ordinateurs, pris d’assaut par les délégués. Deux faces qui cohabitent, au diapason du discours délivré par le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) qui ouvrait hier son 17e congrès à Pékin : innovation dans la continuité.

Au plan économique et social, Hu a insisté sur la nécessité d’un « développement équilibré pour assurer une croissance saine et rapide » du pays de 1,3 milliard d’habitants et devenu la troisième économie de la planète, tout en mettant l’accent sur la nécessité de corriger les impacts sociaux négatifs de la croissance pour arriver à quadrupler d’ici à 2020 le PNB par tête. Un rééquilibrage qui donnerait une priorité au développement de l’éducation et à la mise en place d’un système de protection sociale pour les urbains et les ruraux.

Réaffirmant que le décollage de la Chine s’est effectué au prix d’« un coût excessif pour nos ressources et notre environnement », et que « le développement des villes et des campagnes et celui entre l’économie et la société demeure déséquilibrés », il appelle à une accélération de la transformation du mode de croissance économique. Hu propose à cet effet le développement d’un marché interne de consommation, critique implicite du schéma de croissance de ces dernières décennies, basé pour une large part sur l’apport des investissements étrangers et l’exportation.

La place réservée dans le rapport au développement « harmonieux et scientifique », pas moins d’un dixième du discours lui est consacré, reflète toute une réflexion engagée aujourd’hui en Chine pour théoriser son mode de développement. Ce que Hu qualifie de « dernier acquis de la sinisation du marxisme » en réponse aux nouvelles exigences de la modernisation chinoise. Mais c’est aussi dans ce cadre que le dirigeant du PCC place « l’approfondissement des réformes politiques » comme axe prioritaire des cinq prochaines années.

S’il propose de « parvenir progressivement à élire, dans les agglomérations urbaines et les régions rurales, les députés et représentants des assemblées populaires », il réaffirme le « rôle moteur du parti » dans le processus. Prônant « la transparence et la crédibilité des autorités gouvernementales grâce au perfectionnement d’une administration ouverte aux affaires quotidiennes », Hu Jintao a une nouvelle fois dénoncé la corruption, qui menace « la survie du parti ».

À quelques mois d’un référendum prévu par le président taïwanais Chen Shui-bian sur le retour de l’île aux Nations unies, la position de Hu Jintao était particulièrement attendue. Il a proposé la tenue de pourparlers en vue d’un accord de paix formel avec Taipeh, mais a rappelé l’attachement de la Chine à son unité territoriale.

Dominique Bari 16/10/07

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Oct 2007 à 09:08

Nouvelles têtes au sommet de l’État chinois

Pékin . Hu Jintao a désormais les coudées franches à la tête d’une direction remaniée pour appliquer son programme.

Hu Jintao, reconduit lundi pour cinq ans à la tête de la Chine en obtenant un second mandat de secrétaire général du Parti communiste et en conservant les fonctions de président de la République et de chef de la commission militaire, a désormais les coudées franches pour appliquer son programme « de développement scientifique », d’« harmonisation sociale » et de rééquilibrage de la croissance. La refonte du comité permanent du bureau politique doit lui permettre une marge de manoeuvre élargie. Sur les neuf membres qui composent la nouvelle direction, quatre sont nouveaux et l’un d’entre eux devrait, en 2012, succéder à Hu qui ne peut briguer un troisième mandat. Xi Jinping, cinquante-quatre ans, numéro un du parti à Shanghai, nommé par Hu après le limogeage l’an passé du précédent pour mauvaise utilisation de fonds de retraite, et Li Keqiang, cinquante-deux ans, à la tête de la province industrielle du Liaoning (nord-est), sont le plus souvent cités. Tous deux, comme le tandem dirigeant actuel, Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, ont une expérience de terrain des provinces de l’intérieur. Si Xi est ingénieur diplômé de Tsinghua et fils d’un ancien vice-premier ministre, Li a une formation de juriste et est issu d’une famille de loi. Ils passent pour être proches de Hu Jintao et leur présence à la haute direction marquerait ainsi un avantage pour le clan du secrétaire général. La note était donnée hier à Pékin pour dire que ce dernier sortait renforcé de ce congrès avec le départ du vice-président de la république, Zeng Qinghong, longtemps considéré comme un allié de Jiang Zemin, l’ancien secrétaire général du PCC, souvent considéré comme rétif à la nouvelle ligne économique. La règle au sein du PCC étant que les dirigeants qui ont atteint l’âge de soixante-huit ans doivent quitter leurs fonctions, cela signifie que Xi et Li seront probablement les seuls à faire partie du prochain comité permanent à l’issue du prochain congrès du PCC en 2012. Mais les prochaines années sont cruciales pour la Chine. À plus d’un titre. Les médias chinois insistaient hier sur la recommandation de Hu souhaitant que les membres de la nouvelle direction coopèrent et qu’il n’y ait pas de rivalités internes. « Il doit y avoir une direction centrale collective déterminée politiquement, solidement unifiée, énergique et prometteuse », affirmait lundi le Quotidien du peuple, organe central du PCC. Les tendances divergentes qui traversent le parti et les luttes pour le pouvoir pourraient comme souvent en Chine prendre appui sur profond mouvement contestataire face à la crise sociale.

Cette réalité sociale s’est tragiquement imposée le jour même de l’investiture de la nouvelle direction. On apprenait que trente-quatre personnes avaient péri dans l’incendie d’une usine de chaussures dans la province côtière du Fujian, et que seize autres avaient trouvé la mort dans une usine de feux d’artifice dans le sud-ouest du pays près de la ville industrielle de Chongqing.

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2007 à 12:08

La chine peut-elle sortir du capitalisme ?

Rappel des faits

Le congrès du Parti communiste chinois s’est achevé le week-end dernier, dans un pays en pleine croissance mais où les graves désordres sociaux risquent d’éclater du jour au lendemain.

Où en est la Chine ? Quelle voie se trace-t-elle ? Quel projet de société, de système porte cette phase de transition que le pouvoir chinois qualifie de « phase primaire du socialisme », où coexistent une économie de marché limitée, le macrocontrôle et des formes d’exploitations néolibérales effrénées ? Intégré à la mondialisation capitaliste, le pays le plus peuplé de la planète qui, en moins de trois décennies, a émergé sur la scène internationale et en est aujourd’hui un des acteurs majeurs, reste pour bon nombre d’observateurs un territoire de mystères difficile à percer et que l’on tente par facilité d’approcher en termes réducteurs. Bien que ces interrogations soient légitimes. Assiste-t-on à une marche inéluctable vers une restauration capitaliste ?

À moins qu’on y soit déjà ? Est-on dans un capitalisme monopoliste d’État ?

Ou devons-nous nous pencher de plus près sur ce « socialisme

aux caractéristiques chinoises », que le secrétaire général du PCC, Hu Jintao, a longuement explicité lors de son rapport devant le 17e congrès du parti la semaine dernière à Pékin ?

Dans leur richesse, leur réflexion et leur diversité, les interventions que nous publions aujourd’hui dans ce dossier rendent compte de l’ampleur de la complexité de la percée chinoise. Une idée-force s’en dégage toutefois, celle d’une certitude de ce que sera demain la Chine. Rien n’y est figé, ni inscrit dans le marbre. Principalement parce que le champ des affrontements idéologiques y est fort et traverse le parti et la société. Le retour à une croissance plus équilibrée et plus sociale promis par la direction du PCC a été l’objet de luttes d’influence internes. Mais après le tout économique, la construction d’une « société harmonieuse » implique de repenser de nouvelles formes de développement et une démocratisation du système.

On sait par les débats qui ont précédé le congrès que ces questions sont à l’ordre du jour. « Plus les réformes politiques prendront du retard, plus le risque de graves désordres sociaux et de crises politiques inopinées sera élevé », écrivaient dans la revue Yanhuang Chunqiu (Printemps et automnes de Yanhuang) des cadres du parti.

Du succès de ces réformes dépendra demain l’issue de la transition chinoise.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2007 à 12:10

Globalisation et socialisme

Par Zeng Zhisheng, professeur à l’Université du peuple de Pékin (*).

La globalisation est le produit du capitalisme, c’est une inéluctabilité historique. On peut lutter contre elle, mais on ne peut l’anéantir. Mais, selon la dialectique marxiste, on peut l’étudier, la connaître et la comprendre pour la contrôler. Nous ne sommes pas pessimistes, au contraire, nous pensons pouvoir corriger l’orientation du mouvement afin d’obtenir de meilleurs résultats. La globalisation est le signe du développement du capitalisme. En apparence, la production capitaliste est prospère. En réalité, ses contradictions ne sont pas réglées. Tout au contraire : il y a de plus en plus de contradictions et, plus grandes sont les contradictions, plus la révolution sociale s’approche. Face à la globalisation, où va la Chine ?

Nous sommes réalistes face à la globalisation économique. Ni affolés, ni d’un optimisme aveugle. Nous devons prendre garde à la situation, et analyser ce qui s’est produit dans le passé. Le socialisme est entraîné dans la vague de globalisation capitaliste. Mais dans cette vague, nous devons devenir des joueurs actifs, non pas attentistes. Notre but est de profiter de la globalisation pour nous développer : l’économie capitaliste est plus avancée, sa technique de production, de management et de commerce est meilleure que la socialiste, nous n’avons pas de raison de la rejeter. Au contraire, nous devons apprendre modestement auprès des experts capitalistes. Comme le disait Lenine, nous construisons le socialisme avec la main - capitaliste.

Nous devons comprendre théoriquement que la différence entre le capitalisme et le socialisme n’est pas sur la question du plan ou du marché. Dans la société socialiste, il y a une économie du marché, et dans la société capitaliste, il y a aussi de la planification. Il est faux de dire que, parce que l’on pratique l’économie de marché, nous empruntons la voie capitaliste. Nous avons besoin du plan et du marché. Bien qu’elle se développe vite ces dernières années, la Chine reste très arriérée par habitant ; notre niveau de recherche scientifique est en retard donc nous ne sommes pas un « grand pays économique », même pas un « pays moyennement développé ».

Avec l’économie de marché, nous ouvrons la porte du pays et utilisons tous les moyens économiques, les sciences et les techniques que propose la globalisation.

Cela ne veut pas dire que nous mettons à genoux devant le capitalisme. Nous comprenons que l’économie de marché n’est pas parfaite, c’est même un hachoir, et si l’on adopte une attitude désinvolte, on sera écrasé et mis en pièces.

(*) Extraits d’une contribution

de Zeng Zhisheng, consultable sur le site Internet d’Actuel Marx (contributions au congrès Marx international V, http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/).

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2007 à 12:14

Emprunter la voie de la social-démocratie ?

Par Li Qiqing, chercheur du Bureau de traduction des études marxistes (*).

Où va la Chine ? C’est une question qu’on se pose beaucoup en Occident. Récemment, dans un dossier sur la Chine, un chercheur français reconnu comme expert des questions asiatiques a écrit : « Une différence majeure distingue néanmoins l’époque maoïste de celle de ses successeurs : les liens multiples noués avec l’étranger depuis bientôt trois décennies et la dépendance qui en résulte. La direction du PCC est consciente des dérives démocratiques à l’occidentale qui pourraient en découler. Elle affiche une grande vigilance et une ferme détermination pour lutter contre un tel danger. À l’étranger, en Occident particulièrement, selon un axiome liant développement économique et libéralisation politique, on reste attaché à l’espoir de voir évoluer la Chine vers un régime social-démocrate, la pire crainte des dirigeants chinois » (1). À la lecture de ce texte on s’interroge. La Chine doit-elle emprunter la voie de la social-démocratie ? Jetons d’abord un regard rétrospectif sur l’histoire de la social-démocratie en Chine. Elle a été engendrée au début du siècle dernier par la bourgeoisie nationale. Et dans une société semi-féodale et semi-coloniale comme celle de la Chine à cette époque, cette classe était très faible, à cause du faible développement du capitalisme dans le pays. La bourgeoisie nationale n’a pas joué un rôle important dans l’histoire chinoise. Maintenant, il y a peu de gens qui savent qu’il y a eu un parti socialiste en Chine. Il a été fondé en 1911, dix ans plus tôt que le PCC. Pourquoi n’a-t-il pu subsister ? Évidemment, ce n’était pas à cause du Parti communiste chinois, celui-ci n’est pas encore né. En fait c’est le seigneur de guerre Yuan Shikai, soutenu par l’impérialisme, qui l’a interdit. Et, à partir des années trente, les contradictions nationales se sont exacerbées avec l’invasion japonaise et la troisième voie n’avait plus de terrain.

La Chine doit-elle faire la marche en arrière ? Certains en Chine, même au sein du Parti communiste chinois (PCC), préconisent un retour à la social-démocratie. D’aucuns sont allés jusqu’à proposer au PCC de modifier son nom en Parti socialiste. Ils se justifient sur le plan théorique en affirmant que, comme la Chine n’est pas passée par la phase du capitalisme, il faut rattraper cette étape manquée du développement. Et, pour ce faire, il faut d’abord mettre en application la privatisation, engendrer une classe moyenne, former un parti d’opposition et pratiquer le multipartisme à l’occidentale. Naturellement, nous devons apprendre auprès de l’Occident toutes les formes démocratiques utiles, mais nous ne devons en aucun cas les recopier vu la situation particulière de la Chine. Pour étayer leur point de vue, les partisans d’une social-démocratie insistent sur l’apparition des nouvelles couches sociales. En réalité, ces nouvelles couches sociales sont bénéficiaires de la réforme économique et politique et l’écrasante majorité des éléments qui en font partie sont pour le socialisme et non pour le capitalisme.

En 1881, Marx écrivait dans sa lettre à Zassoulitch : « La contemporanéité de la production occidentale, qui domine le marché du monde, permet à la Russie d’incorporer à la commune tous les acquis positifs élaborés par le système capitaliste sans passer par ses fourches caudines. » C’est-à-dire sans passer par les douleurs provoquées par le système capitaliste. L’histoire et les faits ont prouvé que la social-démocratie n’a pu résoudre les contradictions inhérentes de la société des pays capitalistes. Elle le pourrait encore moins en Chine.

(*) L’intégralité du texte de Li Qiqing est consultable sur le site Internet d’Actuel Marx (contributions au congrès Marx international V, http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/).

(1) Michel Jan, « Point de vue sur la Chine contemporaine », in Équation chinoise, Revue générale de stratégie, numéro 26/27, mai 2006.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2007 à 09:18
 
Petrochina devient le deuxième plus grand groupe du monde
Coté à Hongkong et bientôt à Shanghaï, le groupe pétrolier vaut plus cher que General Electric.
 
L'ENVOLÉE des cours du pétrole et des indices boursiers chinois font au moins un heureux, le groupe pétrolier Petrochina. Coté à Hongkong depuis plus de sept ans, et cinquième plus grande capitalisation boursière mondiale il y a encore un mois - il pesait alors 285 milliards de dollars - Petrochina s'apprête à faire son retour en fanfare dans la mère patrie en se cotant à la Bourse de Shanghaï.
 
À cette occasion, le groupe souhaite lever quelque 8,94 milliards de dollars. Une somme presque « modeste » au regard de sa capitalisation actuelle puisqu'en quatre semaines, Petrochina s'est hissé au deuxième rang des groupes cotés mondiaux. Il pesait hier plus de 453 milliards ! Il s'agira néanmoins d'un record pour une introduction sur un marché de Chine continentale, et il devrait être facilement battu puisque la demande de titres dépasse déjà 440 milliards de dollars... Petrochina compte affecter à l'augmentation de ses capacités de production, ainsi que la modernisation d'une de ses raffineries les quelque 9 milliards de dollars d'argent frais à venir.
 
D'autres groupes suivront son exemple. Après avoir bondi de 130 % l'an dernier, puis pratiquement doublé depuis janvier, la Bourse de Shanghaï reste insatiable. Pour les candidats au marché, les doubles cotations (Shanghaï/Hongkong) sont de plus en plus fréquentes, tandis que les entreprises seulement cotées à Hongkong reconsidèrent Shanghaï, moribonde au début des années 2000.
 
Alibaba.com valorisé cent fois ses bénéfices
 
Le dynamisme de ces deux grands marchés d'Asie a en tout cas propulsé les entreprises chinoises dans le top 10 des plus grands groupes mondiaux. On en dénombre cinq dans ce classement d'élite, actifs dans la finance, les télécoms ou le pétrole. Les États-Unis, première économie mondiale, n'y comptent plus que trois représentants. Et des étoiles montantes promettent de bousculer les classements dans d'autres secteurs : la société chinoise de commerce en ligne Alibaba.com a pu lever 1,5 milliard de dollars au prix maximum prévu par la société grâce à l'engouement du public, a-t-on appris hier. Sa cotation prévue le 6 novembre prochain à Hongkong valorisera la société à un prix cent fois supérieur aux bénéfices attendus cette année... Une cotation à Shanghaï suivra peut-être. L'appétit reste immense. Ces derniers mois les assureurs China Life et Ping An, ou encore Shenhua Energy, le numéro un du charbon, ont soulevé l'enthousiasme des foules lors de leur arrivée en Bourse, en s'adjugeant d'entrée de jeu entre 40 % et 110 %.
 


Edité par Fidelista - 30 Oct 2007 à 09:19
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2007 à 11:07

T'en penses quoi des analyses des "marxistes" chinois ?

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2007 à 11:42
Je reste perplexe face à la Chine, nous ne possèdons pas les données réelles et je ne crois plus un seul instant ce que raconte la presse. Ce que je sais,  c'est qu'aucun autre système que le communisme n'aurait pu nourrir autant de personne.
L'orientation prise actuellement est déroutante et même en retournant le problème dans tous les sens, je n'y vois plus de bases marxistes, j'y décèle une impérialisation dans leurs démarches au travers d'une domination économique sans partage.
Le maitre du monde actuellement, c'est la Chine, ou plutôt le maitre du capitalisme.


Edité par Fidelista - 30 Oct 2007 à 11:44
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Oct 2007 à 21:42
N'exagérons pas. La Chine prend une place montante, mais elle n'est pas la maîtresse du monde. Les impérialismes américain et européens restent sauvages.
D'ailleurs, je crois bien que la Chine ne s'est pas encore installé en Amérique latine alors que les autres (impérialismes) sont partout.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 11:16
La Chine a fait le choix de la globalisation et utilise les mêmes armes que les puissances occidentales. Ne peut on pas imaginer le développement des contradictions entre ces blocs et une rupture qui ouvrirait des champs nouveaux ?
 
Les contradictions entre impérialistes ont toujours eu des effets extrèmement grave pour la paix et le progrés social, je pense que les forces révolutionnaires doivent agir sur ces contradictions et montrer qu'une voie est nécessaire et possible.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 11:56
Message posté par KGB Shpion

N'exagérons pas. La Chine prend une place montante, mais elle n'est pas la maîtresse du monde
 
Economiquement parlant si, ils sont devenus la manufacture de la planète, mais surtout, ils possèdent désormais la faculté de faire ou défaire le dollar car c'est eux qui ont la dette US dans leurs banques.

Message posté par KGB Shpion

D'ailleurs, je crois bien que la Chine ne s'est pas encore installé en Amérique latine alors que les autres (impérialismes) sont partout.
 
Ca fait longtemps qu'ils sont à Cuba, dernièrement pour l'exploitation du Nickel.
Au Venezuela, ils sont sur les rangs pour acheter l'ensemble de la production pétrolière du pays, 2eme fournisseurs des Etats-Unis, ce qui explique en parti l'invasion de l'Irak pour pallier à la défection vénézuelienne.
Et leur implantation durable en afrique ne fait plus de doute.
 
Beaucoup d'infos sur Xinhuanet pour illustrer ces propos (Agence de presse officielle) :
 
 


Edité par Fidelista - 31 Oct 2007 à 11:56
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Dec 2007 à 22:27

La Chine communiste se dote d'un droit du travail

 
Elle travaille depuis douze ans pour Heyi Electronics, une entreprise de la région de Shenzhen (Guangdong) qui fabrique des pièces pour l'électroménager. Mme Zhang ne souhaite pas donner son prénom. Le 27 décembre 2007, elle s'est mise en grève, avec quelque 400 travailleurs de son usine : "A cause de la nouvelle loi sur le droit du travail, (promulguée le 1er janvier 2008) l'usine doit signer un contrat avec tous les employés. Mais on s'est aperçu que ces contrats étaient ambigus, avec une paye horaire très faible, et rien n'était mentionné pour les heures supplémentaires. Alors on a stoppé le travail", raconte-t-elle.
 
 
Si la grève reste interdite en Chine, l'entreprise a néanmoins vite revu sa copie et a proposé aux ouvriers qui travaillent depuis plus de dix ans, soit de partir et d'empocher 12 mois de compensation, soit de signer un nouveau contrat le 1er janvier. Mme Zhang a accepté, sous pression, dit-elle, de son chef de service.

"C'est typique. De nombreuses usines ont cherché à se débarrasser de leurs travailleurs avant 2008. Si on pouvait avoir les statistiques du chômage, on s'apercevrait qu'il est tout à coup en très forte hausse !", assure Duan Haiyu, un jeune assistant dans un cabinet d'avocats de Shenzhen qui fournit des conseils aux ouvriers sur leurs droits. "Malgré le fort brassage de main-d'oeuvre en Chine, une partie des ouvriers, notamment les travailleurs migrants, travaille depuis de longues années dans les mêmes entreprises", ajoute-t-il.

Parce qu'elle intervient dans un contexte social de plus en plus inégalitaire et de plus en plus mouvementé, la nouvelle loi sur le contrat de travail crée une certaine ébullition.

En théorie, ce texte oblige les employeurs à fournir un contrat de travail écrit à leurs employés. Il prévoit l'établissement d'un contrat à durée indéterminée (CDI) pour les salariés qui ont plus de dix ans d'ancienneté et pour ceux qui ont cumulé plus de deux contrats à durée déterminée (CDD). La période d'essai pendant laquelle un employeur peu congédier un nouvel entrant est réduite, et la loi impose des compensations en cas de licenciement, d'un mois par année travaillée. Dans tous les cas, elle contribue à augmenter les coûts de main-d'oeuvre, avec un impact variable selon les populations concernées.

AGGIORNAMENTO

"Les firmes étrangères qui emploient directement des gens en Chine respectent déjà les lois actuelles. Donc il n'y a pas de grande différence", dit la responsable française d'un grand cabinet d'audit qui externalise à Canton une partie de ses opérations. "Les coûts de la main-d'oeuvre qualifiée augmentent sans cesse en Chine car il est difficile de garder les gens. Il est certain qu'il y aura un impact en termes de coûts", réagit un autre Européen, directeur des opérations d'un groupe espagnol.

Des sociétés taïwanaises de la région ont d'ailleurs prévenu qu'elles pourraient fermer ou se délocaliser ailleurs en Asie. Même les groupes chinois les plus prestigieux tentent de remettre les compteurs de l'embauche à zéro : le géant Huawei s'est ainsi fait épingler il y a quelques semaines pour avoir tenté d'obtenir de ses cadres et de ses ingénieurs qu'ils démissionnent puis soit réembauchés en signant de nouveaux contrats. A l'autre bout de l'échelle sociale, on a pu voir, fin décembre 2007, à Shenzhen des masseurs aveugles protester contre leur employeur qui les avait licenciés dans le même but.

Votée en juin 2007 dans un souci d'aggiornamento social alors même que la Chine découvrait des cas d'esclavage dans ses briqueteries, la loi qui entre en vigueur mardi est pourtant plus favorable aux employeurs que les premières versions du projet, qui avaient provoqué une levée de boucliers de la part des investisseurs tant étrangers que locaux.

En outre, son application a toutes les chances de demeurer aléatoire : "Il y a déjà des lois du travail en Chine. Mais aussi bien la loi de 1992 sur les syndicats que celle de 1995 qui régit le code du travail actuel, sont restées lettre morte. Il y a un fossé géant entre ce qu'elles préconisent et leur application", dit Han Dongfang, de China Labour Bulletin, une organisation de défense des droits du travail basée à Hongkong.

"Les législateurs chinois dotent leur pays de lois avancées, souvent inspirées des meilleurs dispositifs européens. Mais ce n'est pas réaliste : il faut que le coeur du système soit adapté", poursuit le militant, qui fustige le rôle de figuration de la seule centrale syndicale chinoise, l'ACFTU (All China Federation of Trade Union), dont les représentants dans les entreprises privées, quand il y en a, sont le plus souvent désignés par les employeurs. Ce syndicat est en outre corseté par sa fonction politique au service du Parti communiste.

La nouvelle loi rend toutefois possible, et c'est une première, la tenue de négociations collectives : "L'AFTCU n'existe quasiment plus dans le système économique actuel. Ils ont tout perdu. Mais ils pourraient se servir de la loi pour retrouver un rôle de contrepoids face aux employeurs. C'est une opportunité en or. Mais comment faire pour qu'elle ne soit pas gâchée ?", s'interroge Han Dongfang.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-994732,0.html


Edité par Fidelista - 01 Jan 2008 à 11:41
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 12:28

Pékin revoit son budget militaire à la hausse

Chine . Polémique sino-américaine sur le développement des forces armées chinoises.

À la veille de l’ouverture de la session annuelle du Parlement chinois, Pékin a révélé, mardi, un budget de l’armée en augmentation de 17,6 % en 2008. Une annonce qui répondait à la publication du rapport annuel du Pentagone critiquant son manque de transparence en matière de défense. La Chine a rejeté le texte, dénonçant une « grave distorsion des faits et une tentative de s’ingérer » dans ses affaires intérieures. Les dépenses militaires devraient atteindre cette année 38,7 milliards d’euros, a indiqué le porte-parole de l’Assemblée nationale populaire (ANP). Depuis plus d’une décennie, ce budget connaît une croissance à deux chiffres, souvent présentée comme un rattrapage pour son faible niveau précédent. « La construction de l’armée chinoise est en adéquation avec le développement de l’économie et de la société chinoises », estime Pékin, qui pointe aussi que, dans ce domaine, son budget reste « inférieur à celui d’autres pays, en particulier certaines grandes puissances ». De fait, en février, le président américain, George W. Bush, a proposé pour l’exercice 2009 un budget militaire de 606,4 milliards de dollars, soit 400 milliards d’euros, une hausse de 7,5 % par rapport à celui approuvé par le Congrès pour 2008.

La Chine se laissera-t-elle pour autant entraîner dans cette course aux armements ? Prenant prétexte du développement de l’armée populaire, les États-Unis ont renforcé leurs moyens militaires dans le Pacifique ces dernières années. Le Pentagone, dans son rapport, affirme que Pékin prépare une éventuelle crise avec Taïwan, et n’écarte pas non plus la possibilité que la Chine « développe des capacités pour d’autres circonstances comme des conflits sur des ressources ou des territoires disputés ». Il avance également que Pékin met au point des armes susceptibles de porter atteinte à la technologie spatiale d’autres puissances, dont les satellites. Sèche réponse de la part des Chinois : « Nous ne constituons pas une menace pour les autres pays, nous appelons les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide. » La polémique intervient alors que les deux pays viennent de signer, à Shanghai, un accord pour installer un téléphone rouge entre leurs deux armées, ainsi qu’un autre donnant aux Américains l’accès aux archives militaires chinoises pour les recherches sur les militaires américains portés disparus lors de conflits. Mais c’est aussi les prochaines élections présidentielles à Taïwan qui pourraient s’accompagner d’un référendum sur une éventuelle adhésion de l’île à l’ONU qui crispe la situation.

Pékin a qualifié de « démarche dangereuse » une telle consultation en laquelle il voit un pas « déguisé vers l’indépendance ». Les scrutins se dérouleront le 22 mars.

D. B.

Budget militaire chinois 38,7 milliards d'euros, budget militaire US 400 milliards d'euros ! Les USA et leurs alliés écrasent à tous les niveaux l'ensemble des autres pays.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 13:15
De 1949 à 1981, donc peu de temps après la mort de Mao, l'esperance de vie a augmentée de 35 à 68 ans, donc de 33 ans en 27 ans.
Elle est aujourd'hui de 72 ans, ce qui veut dire que en 27 ans également, de 1981 à 2008, le capitalisme et les "bienfaits" de l'économie de marché n'ont apporté qu'une augmentation de 4 ans de l'espérance de vie.
Voilà ce que c'est le miracle Chinois!
Vive Mao, à bas Deng!

A lire pour connaitre la vie des campagnes reculées à travers les yeux dépolitisés d'une fillette de 14 ans en Chine : Le journal de Ma Yan.
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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 15:12
la question du tibet doit etre débattue;ce n est pas parceque les khampas avaient été financés par les u.s.a qu il faut dénigrer tout un peuple.soit dit en passant, c est la problématique tibétaine qui m a empeché il y a 10 ans de faire de mes amis black metaleux des marxistes-le groupe sarganatas ...........
le pouvoir est au bout du fusil
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 17:13
Message posté par Isai

De 1949 à 1981, donc peu de temps après la mort de Mao, l'esperance de vie a augmentée de 35 à 68 ans, donc de 33 ans en 27 ans.
Elle est aujourd'hui de 72 ans, ce qui veut dire que en 27 ans également, de 1981 à 2008, le capitalisme et les "bienfaits" de l'économie de marché n'ont apporté qu'une augmentation de 4 ans de l'espérance de vie.


Ceci dit, je ne pense pas que ça aurait augmenté de bien plus si la Chine avait continué à être maoïste. Peut-être 75 ans d'espérance de vie. On ne peut pas vraiment avoir une plus haute espérance de vie, dans quel pays que ce soit, pour des raisons biologiques.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 18:21
Message posté par komsomol

la question du tibet doit etre débattue;..........
 
C'est quoi le tibet ? LOL
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2008 à 19:23
Message posté par KGB Shpion



Ceci dit, je ne pense pas que ça aurait augmenté de bien plus si la Chine avait continué à être maoïste. Peut-être 75 ans d'espérance de vie. On ne peut pas vraiment avoir une plus haute espérance de vie, dans quel pays que ce soit, pour des raisons biologiques.


Certes, mais on observe une rupture extrêmement brutale ainsi qu'un écart très large dans l'évolution de l'espérance de vie, ça ne trompe pas et je pense que la Chine aurait pu avoir un niveau de vie digne de celui présent dans les démocraties occidentales, bien avant l'heure actuelle.


Edité par Isai - 06 Mar 2008 à 19:24
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