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Chine

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2008 à 12:25

De nouvelles réformes rurales

De baux agricoles sont envisagés pour les paysans qui devraient passer de 30 à 70 ans.

Le comité central du Parti communiste chinois est réuni jusqu’à dimanche à Pékin au moment où la crise du crédit aux États-Unis et en Europe y réduit les perspectives d’importation de produits chinois. Sur le plan national, l’affaire du lait frelaté secoue toujours le pays. Le nombre d’enfants hospitalisés après avoir ingéré de la mélamine mélangée au lait est près de 47 000, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires. À l’ordre du jour de la réunion du PCC : de nouvelles réformes en milieu rural afin de soutenir l’économie du pays face à la crise financière. Selon une série d’informations et de discours déjà publiés, il apparaît que le gouvernement entend accroître les revenus et la productivité d’une population agricole d’environ 740 millions de personnes, en vue de stimuler la croissance intérieure et de contenir les risques d’agitation sociale. L’initiative clé consistera à donner aux paysans des libertés nouvelles en matière de baux fonciers et de cessions de terres, en assouplissant les contrôles de l’État sans pour autant les supprimer. Le système agricole des « contrats de famille », introduit sur le plan national au début des années 1980, confère aux familles des droits d’exploitation à long terme sur des terres qui relèvent officiellement de la propriété villageoise collective. Mais aux yeux des agriculteurs, ce système permet trop facilement aux autorités de saisir des terres en échange de compensations faibles et parfois nulles. Sur les milliers de manifestations souvent violentes qui éclatent chaque année en Chine, beaucoup ont pour cause des confiscations de terres arables à des fins de développement commercial. Les réformes en projet maintiendront les règles de propriété en vigueur mais devraient faire passer de 30 à 70 ans les cessions de baux agricoles autorisées et donner aux paysans un droit de regard et des compensations plus importantes lors des transferts de terres.

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Oct 2008 à 12:09

Pékin mise sur la relance de la consommation intérieure

Le gouvernement entend doubler les revenus des paysans d’ici à 2020 pour augmenter la croissance et contrer les effets de la crise financière internationale.

En annonçant hier un produit intérieur brut en hausse de 9 % au troisième trimestre, soit le plus bas niveau depuis 2003, le gouvernement chinois en a profité pour réaffirmer les grandes lignes de réorientation de son économie. « Elles devraient s’appuyer sur le maintien d’une croissance entre 8 % et 9 % », estimait jeudi le ministre chinois du commerce Chen Deming de passage à Paris. Une croissance réduite donc et qui ne devrait plus être tirée par les exportations mais la relance d’une consommation intérieure passant par l’augmentation des revenus de quelque 800 millions de ruraux. « Le potentiel de demande intérieure est assez grand, il y a de la marge pour accroître cette demande », a indiqué Li Xiaochao, porte-parole du bureau national des statistiques. « Garantir retraites et Sécurité sociale permettrait de réduire l’épargne de précaution, très importante chez les Chinois, notait encore Chen Deming. Le gouvernement réfléchit à la réforme de son système de santé, avec pour objectif d’arriver à une couverture de base pour tous d’ici à 2020. Un des objectifs fixés par le gouvernement est de doubler le revenu de chaque habitant des zones rurales d’ici à 2020 », a expliqué le ministre. Dans cette optique, les autorités ont dévoilé dimanche le vaste projet visant à revitaliser le secteur agricole, laissé-pour-compte du spectaculaire développement économique de ces dernières années. Mesure clé du dispositif, les agriculteurs seront autorisés - sans l’aval des autorités - à « louer les terres pour lesquelles ils ont déjà un contrat ou à transférer le droit d’usage de leurs terres », afin de promouvoir une politique de remembrement agricole et de leur fournir des fonds pour commencer une nouvelle activité. Le Comité central du Parti communiste chinois avait donné son feu vert le 12 octobre à ces mesures qui « ne doivent pas modifier l’usage agricole de la terre ou porter atteinte aux droits contractuels à la terre des paysans », souligne le document publié dimanche.

Mais si la crise mondiale peut servir à la Chine pour accélérer la transformation de son mode de croissance en dépendant des économies occidentales vacillantes, comme l’estiment certains analystes, l’orienter vers davantage de consommation demande du temps et une forte mobilisation des investissements publics. En attendant, les premières conséquences du krach mondial se sont fait sentir dans les fermetures d’usines complètement vouées à l’exportation comme celles de jouets essentiellement implantées dans le sud du pays. En mettant la clé sous la porte, la Smart Union Group (Holdings) Limited, un groupe de Hongkong, installé dans la région de Dongguan (entre Canton et Shenzhen), laisse au chômage ses 7 000 employés. Même si le journal britannique Financial Times constate que, « jusqu’à présent, la crise économique a peu d’impact sur la Chine », Pékin reste circonspect tout en appelant à la confiance : le premier ministre, Wen Jiabao, a rappelé au Parlement que le secteur de l’État avait désormais une meilleure emprise sur l’économie qu’il y a cinq ans et les banques chinoises n’ont investi que 3,7 % de leurs capacités totales dans des produits financiers à haut risque. De ce fait, seules quelques institutions ont jusqu’à présent encouru des pertes, dont les assurances Ping An, qui ont investi 2,5 milliards de dollars dans Fortis, mais se sont vite retirées.

Pour l’heure, le gouvernement chinois n’a pas signalé son désir de mettre à profit ses énormes réserves de change, qui dépassent les 2 000 milliards de dollars, ni de faire intervenir les fonds souverains pour voler au secours des institutions malades, malgré les appels du pied pressants de ses partenaires. La Chine estime déjà avoir fait beaucoup en maintenant notamment les fonds qu’elle détient dans les bons du Trésor américain tout en signifiant aux donneurs de leçons de Wall Street, comme l’a fait le président de la Commission de régulation bancaire de Chine (CRBC), Liu Mingkang, que « le poisson pourrit toujours par la tête ».

Dominique Bari

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Nov 2008 à 02:00
La Chine, les multinationales et le syndicalisme

La Chine est en train de forcer quelques-unes des plus grandes multinationales à autoriser les travailleurs de leurs usines géantes, de leurs bureaux et de leurs grandes surfaces à se syndiquer. Dans une campagne largement médiatisée d’une centaine de jours, le gouvernement a fixé au 30 septembre la date limite pour que ces entreprises reconnaissent les organisations syndicales.

Continuer la lecture ‘La Chine, les multinationales et le syndicalisme’

ou

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-04%2009:38:35&log=invites

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Nov 2008 à 17:14
Tout à fait, à l'initiative du dernier congrès du PCC, les droits des salariés ont été renforcés. C'était évoqué dans un document que j'ai publié en août dans JO de Pékin, pourquoi tant de haine.
 
D'ailleurs petit message pour les administrateurs : est-ce possible d'intégrer le topic JO Pékin dans le topic Chine ?


Edité par Jef. - 07 Nov 2008 à 17:23
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Nov 2008 à 23:56
Message posté par Jef.

est-ce possible d'intégrer le topic JO Pékin dans le topic Chine ?
Ce serait une bonne idée.
En tant que modérateur, je sais que c'est techniquement possible. Par contre, ça consiste en un déplacement de chaque message un par un (donc c'est relativement chiant à faire sachant qu'il y a tout de même eu pas mal de réponses dans le topic des JO). J'ignore si les admins peuvent inclure un sujet dans un autre directement.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2008 à 14:10

Gagner plus,pour consommer plus

Le gigantesque plan de relance économique annoncé par Pékin mise sur une hausse du pouvoir d’achat dans les campagnes pour développer le marché intérieur.

Pékin n’a pas attendu le G20, prévu samedi à Washington, pour annoncer un plan de relance en deux ans de son économie, chiffré à 455 milliards d’euros. Prévisibles, les intentions du gouvernement chinois ont surpris par l’ampleur des sommes avancées, soit le cinquième du PIB national. « Un vrai Big Deal », commentaient les observateurs, qui vise à stimuler la demande intérieure face au fléchissement des exportations, principal moteur de la croissance économique que Pékin voudrait maintenir entre 8 et 9 % l’an prochain. Cette croissance, toujours forte bien qu’en décélération, participera au « retour à la normale » des marchés financiers internationaux, soulignait lundi Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque centrale de Chine.

L’essentiel du plan de relance serait consacré à des grands travaux d’infrastructures et à des politiques sociales. De nouvelles constructions d’autoroutes, de réseaux ferroviaires et d’aéroports devraient être rapidement décidées. Un important budget devrait être consacré à la protection de l’environnement, à la modernisation du réseau électrique, à l’éducation et aux logements sociaux. Les campagnes où vivent quelque 800 millions de personnes et laissées à l’écart du grand boom économique des villes sont ciblées comme étant les grands bénéficiaires des projets. Avec pour effet, escompte Pékin, une augmentation du pouvoir d’achat des ruraux et le développement d’un marché intérieur capable à son tour de tirer la croissance chinoise.

Cette réorientation économique n’est pas nouvelle. Avant l’éclatement de la crise financière américaine, en mars dernier, lors de la réunion annuelle de l’ANP, le premier ministre Wen Jiabao tirait la sonnette d’alarme et pointait « une série extraordinaire de défis économiques et sociaux à venir ». Or, si la Chine s’est dite un temps à l’abri du « tsunami » de Wall Street, « l’impact de la crise est apparemment plus sérieux que prévu », relevait Chen Manjiang, économiste de Bank of China International qui note : « Par cette annonce anticipée, le gouvernement veut renforcer la confiance dans l’économie chinoise, y compris à l’étranger. »

« Mais notre système économique n’est pas encore complètement ouvert au monde, c’est la première chose qui nous sauve, réagit de son côté, Xia Yeliang, chercheur en économie à l’université de Pékin. La plupart de nos banques appartiennent à l’État. Par conséquent, lorsque la crise s’est déclenchée, nous avons pu réagir rapidement. Les banques ont ensuite ajusté leur crédit et baissé leurs taux d’intérêt pour encourager la consommation, surtout dans les domaines de let de l’automobile. Le gouvernement, estime-t-il, a enfin pris une bonne décision en décidant d’investir massivement dans les services publics. » « La crise qui frappe l’économie américaine a bien sûr des répercussions sur la Chine », poursuit Xia. « Des entreprises ont déjà licencié et nos stocks d’aciers invendus s’accumulent. Le taux de chômage est également en train d’augmenter. » Le sud de la Chine et la région de Canton, où se sont accumulées des dizaines de milliers d’entreprises de « l’usine du monde » (électronique, textile, jouets, appareils ménagers), principaux fournisseurs des marchés européens et américains, aujourd’hui en très net recul, sont parmi les plus touchés du pays. Les faillites s’y comptent par milliers et, dans le seul delta de la rivière des perles, on dénombre déjà près de 3 millions de chômeurs.

Autrement dit la relance de la consommation intérieure risque d’être ardue. En 2007, elle ne représentait que 38 % du PIB. Et il faudra au gouvernement des arguments convaincants pour décider les ménages à dépenser leur épargne, estimée à plus de 500 milliards de dollars. « Environ 80 % des Chinois mettent de l’argent de côté en vue de leur retraite plutôt que de consommer, n’ayant pas confiance dans le système national de pensions pour leur permettre de faire face à la vieillesse et aux soins de santé », révélait une enquête publiée mardi par le Quotidien de la jeunesse. Et c’est sur ce point que la concrétisation du plan de relance est particulièrement attendue.

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2008 à 14:43

Les négociations tibétaines en échec

Le dalaï-lama ne renonce pas au « Grand Tibet ».

La Chine vient d’annoncer l’échec des dernières discussions avec les émissaires du dalaï-lama, la semaine dernière, à Pékin. « Nos contacts n’ont pas permis de progresser » et les représentants du chef spirituel tibétain « doivent en assumer la pleine responsabilité », a déclaré Zhu Weiqin, responsable du bureau de liaison avec les minorités religieuses et ethniques. Ce cycle de pourparlers était le huitième depuis 2002, et le premier depuis les JO.

La Chine avait accepté de rouvrir les négociations au printemps dernier, suite aux violences à Lhassa. Mais les discussions n’ont jamais réellement avancé durant les trois rencontres avec les émissaires du dalaï-lama. Ces derniers avaient présenté à Pékin un « mémorandum pour une vraie autonomie » du Tibet, revendication fondamentale du leader tibétain qui étend cette autonomie à l’aire dite historique qui engloberait les provinces du Gansu, du Qinghai, une partie du Sichuan et du Yunnan, où vivent des petites minorités tibétaines : soit près du tiers de la Chine. Quant au régime politique envisagé, il s’appuierait sur un système théocratique comme le prône la « constitution » établie par le gouvernement en exil. Le texte fait état d’une « résolution spéciale », approuvée en 1991, qui proclame l’obligation politico-religieuse de la « foi » et de l’« allégeance » à l’égard de « Sa Sainteté le dalaï-lama ».

De telles revendications sont jugées inacceptables pour Pékin, qui y voit un projet expansionniste du Grand Tibet plus qu’une expression de conciliation du dalaï-lama. Il s’agit pourtant d’une stratégie de « la voie moyenne », affirme le chef bouddhiste. Mais lundi dernier, en visite au Japon, il a encouragé l’étude d’autres options, dont l’indépendance. Un message livré aux 300 délégués tibétains qui doivent se réunir du 17 au 22 novembre pour décider de la stratégie future.

Dominique Bari http://www.humanite.fr/2008-11-13_International_Les-negociations-tibetaines-en-echec

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2008 à 20:15
 
Je suis toujours étonnée du nombre de gens qui savent ce qu’est la Chine, qui émettent des phrases définitives sur ce pays dont ils ignorent tout. Le nombre de PDG ou de responsables politiques sanctionnés, mis en prison est sans commune mesure avec la manière douce dont nous traitons nos «élites ». Il peut même y avoir procès public dans un stade quand il y a eu mort d’hommes, mais aussi des condamnations à mort pour corruption.  Ainsi en ce moment, l’homme le plus riche de « la Chine occidentale » Huang Guangyu, le magnat chinois des appareils électroménagers, est sous le coup d’enquête pour son implication dans des “crimes économiques”, a confirmé jeudi la police pékinoise. C’est un peu comme si également pour un délit d’initié reconnu l’an passé Arnaud lagardère avait été mis en prison. Dans le même temps est pratiquement le même jours sont détaillées des mesures prises en faveur des populations à bas revenus. Que cette double pratique de sanction des PDG et d’aide aux plus défavorisés soit prises parce que les manifestations de protestations sont très virulentes, cela prouve tout simplement que le peuple chinois estime avoir des droits et ne se laisse pas faire, mais on le savait depuis la longue marche. Que ces mesures soient prises parce qu’il s’agit de développer un marché intérieur en tout cas premièrement c’est différent de chez nous ou face à la crise, la seule consommation intérieure avantagée est celle des PDG. Et ensuite, vous remarquerez qu’il s’agit de favoriser les acquis sociaux plus encore que la consommation directe.

Continuer la lecture ‘Chine : Le magnat de l’électroménager est arrêté et des mesures sont prises en faveur des plus pauvres.’

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Dec 2008 à 14:50
Le plan "anti-crise" de la Chine est à 10 000 lieues des choix opérés en occident. Je crois qu'il ne faut pas dire trop vite que la Chine est devenue un pays capitaliste comme les autres. Les exemples de T34 sont édifiants.

Edité par Jef. - 04 Dec 2008 à 14:51
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Ni-Ni

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Mar 2009 à 15:00
Mao remporte un succès fou chez les libraires
Une vague de nostalgie communiste balaye la Chine. La crise économique laisse sur le carreau plus de 25 millions de chômeurs, sans compter les bataillons de jeunes diplômés qui, cette année, ne trouveront pas d’emploi.

Pour eux, Mao fait son grand retour… chez les libraires. “Nous vendons cinq fois plus de 'Petit livre rouge' qu’avant la crise”, explique Fan Jinggang, le patron de la libraire "Utopia", tout près de l’université pékinoise de Beida, spécialisée dans la propagande communiste.

“Au départ, nous voulions créer une librairie alternative, proposer des ouvrages différents. Mais, avec la crise, les questions sociales sont devenues la principale préoccupation de nos clients.”

Les rayons de cette librairie sont fréquentés par de nombreux étudiants. “Je dépense beaucoup d’argent pour faire mes études, explique Yang Lu, une étudiante de 22 ans. Je serai diplômée en juin prochain, mais je ne sais pas si je parviendrais à trouver du travail. Comment, alors, ne pas être nostalgique de l’époque de Mao, quand tous les étudiants étaient assurer de trouver un emploi ?”

“À l’époque de Mao, tout le monde était égal, il n’y avait pas de privilèges. Mais, aujourd’hui, seuls les 'officials' sont riches et en bonne santé. L’égalité sous Mao, c’était une bonne chose”, reprend sa voisine. Dans un pays que l’on taxait il n'y a pas si longtemps d’avoir versé dans le capitalisme sauvage, ce retour de Mao passe par la lecture du "Petit livre rouge".

“On en vend 200 par mois depuis le début de la crise”, souligne le patron d’ "Utopia" dont les rayonnages ont été multipliés par quatre pour accueillir toutes les bibles du marxisme, des pensées de Mao à l’histoire de l’URSS en passant par des biographies d’Hugo Chavez. “Notre librairie est devenue un front anti-libéral”, explique Fan Jinggang qui a accroché plusieurs portraits du fondateur de la République populaire sur les murs.

Le patron reste discret sur les revenus qu’il tire de cette vague rouge, mais il semblent importants. Son site internet, www.wyzsx.com, est devenu le lieu de rendez-vous de tous les nostalgiques de Mao.

Sur son forum très actif, on peut lire des commentaires à faire rougir le Grand Timonier : “Le communisme est la meilleure chose qui nous soit arrivée, écrit Yuzu. Il faut tout faire pour le sauver”. Yan Wang ajoute que “Mao a fait sortir la Chine de la pauvreté et qu’aujourd’hui c’est la crise. Mao a fait tout ces efforts pour donner un statut international à la Chine et aujourd’hui il faut protéger son héritage”.

Bien entendu aucune référence n'est faite aux purges de la Révolution culturelle et aux droits de l’Homme, des sujets que l’on n’aborde jamais à l’université et dont on parle avec prudence sur Internet et dans les livres d’Histoire. Pour autant, Fan Jinggang assure que son forum ne connaît aucune censure et qu’il n’est pas télécommandé par le gouvernement. Dans un pays qui compte près de 300 millions d’internautes, le Petit livre rouge est donc assuré de connaître une nouvelle carrière.
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2009 à 17:38

Extraits de l’intervention de Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque centrale de Chine

« Les pays d’origine d’une monnaie de réserve sont confrontés à un dilemme permanent entre la poursuite de leurs objectifs de politique monétaire domestiques et la demande d’autres pays quant à l’utilisation de cette devise de réserve. (…) La fréquence et l’intensité croissante des crises financières qui ont suivi le collapse du système de Bretton Wood montrent que le coût d’un tel système pour le monde excède sans doute aujourd’hui les bénéfices qu’il peut en tirer. (…) L’objectif adéquat de la réforme du système monétaire international est donc de créer une monnaie de réserve internationale qui soit déconnectée de nations individuelles et se montre capable de rester stable sur le long cours. (…) Comparée à la gestion séparée des réserves par les pays pris individuellement, la gestion centralisée d’une partie des réserves globales par une institution internationale de référence (…) sera bien plus effective pour contrer la spéculation et stabiliser les marchés financiers. » L’intégralité de l’intervention est lisible sur le site de la Banque centrale de Chine : www.pbc.gov.cn.
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 May 2009 à 10:55

Le Sichuan est toujours en deuil

La publication du bilan sur les écoliers tués dans le séisme il y a un an relance la polémique sur la qualité de la construction des établissements scolaires.

Cinq mille trois cent trente-cinq sur un total de 68 712 morts et près de 18 000 disparus. À quelques jours du premier anniversaire du séisme qui a ravagé la province du Sichuan, un bilan officiel vient d’être rendu public révélant pour la première fois, le nombre d’écoliers et d’étudiants qui ont péri alors que la polémique sur les raisons de l’écroulement de près de 12 000 écoles persiste. L’annonce a été faite jeudi dernier par la responsable du département de l’éducation du gouvernement provincial, Tu Wentao, lors d’une conférence de presse. 546 autres élèves blessés sont restés lourdement handicapés. Au lendemain même du terrible tremblement de terre (7,9 sur l’échelle de Richter) qui a frappé la province la plus peuplée de Chine, l’effondrement de milliers établissements scolaires alors que dbâtiments publics n’avaient pas bougé avait été pointé du doigt.

le nombre de victimes donné « est loin de la vérité »

Nombreux sont les parents de victimes qui avaient dénoncé ces constructions faites en « tofu », expression courante en Chine pour dénoncer les malfaçons et la fragilité des bâtiments dues à la négligence ou à la corruption. Abordant la fragilité suspecte des écoles, les autorités du Sichuan ont affirmé que les investigations n’avaient pas abouti à une remise en cause de la qualité de la construction et ont mis l’accent sur leur vétusté et sur la force destructrice du tremblement de terre. Le séisme avait été ressenti dans presque tout le pays. Des immeubles de bureaux avaient été évacués

à Shanghai et à Pékin, deux villes situées à 2 000 km de l’épicentre de Wenchuan, à 90 km au nord de Chengdu, région particulièrement pauvre et peu développée, laissée à l ’écart du boum économique des zones côtières ; la révélation du bilan réclamée depuis plusieurs mois a suscité diverses réactions.

L’architecte Ai Weiwei, connu pour être l’un des concepteurs du fameux Nid d’oiseau, le stade emblématique des jeux Olympiques de Pékin, et qui s’est particulièrement investi dans la recherche et l’identification des jeunes victimes du séisme, assure que le nombre donné « est loin de la vérité ». Il a lancé en décembre sur Internet une enquête avec une équipe de 60 volontaires pour constituer des « archives sur les écoliers morts le 12 mai ». Il en avait appelé à la coopération des familles des victimes et des internautes et leur avait demandé de recueillir des preuves concernant la qualité de la construction des écoles qui se sont effondrées. « Nous en sommes à 80 % de nos recherches et nous avons déjà répertorié et identifié 5 205 écoliers et étudiants. Je pense que le bilan final sera environ de 6 000 morts », a-t-il déclaré au quotidien China Daily. Ai s’indigne aussi, rapporte le quotidien, des pressions exercées par les officiels locaux sur les parents qui réclament la vérité sur l’écroulement des écoles.

négligence et corruption stigmatisées

Le mouvement initié par Ai Weiwei est dans la continuité de ce que fut la réaction du pays dès l’ampleur de la tragédie connue. Tout d’abord les autorités n’ont pas cherché à nier la catastrophe. Le premier ministre, Wen Jiabao, fut sur place en quelques heures. Le gouvernement a très vite accueilli l’aide internationale et offert un accès sans précédent aux médias étrangers. Répondant à une demande chinoise, le Japon devait même envoyer des équipements dans un avion militaire, le premier vol militaire japonais en Chine depuis 1945.

« Cette catastrophe a été révélatrice d’un certain état de la Chine, estime Lau Kin-chi de l’université Lingnan de Hongkong et présidente d’Arena (Asian regional exchange for new alternatives). Un extraordinaire mouvement de solidarité s’est amorcé notamment parmi des jeunes universitaires et étudiants qui n’ont pas hésité à partir comme volontaires dans ces campagnes reculées et ont découvert de visu le fossé existant entre les régions côtières et celles de l’intérieur. Cela va laisser des traces. » La mobilisation a pu se faire à titre individuel ou par le biais d’ONG particulièrement actives. Quelque 200 000 volontaires ont coopéré avec l’armée et des équipes officielles, ce qui a été considéré comme une première. Mais la transparence sur la couverture des évènements au moment des faits a trouvé ses limites quand la controverse sur les écoles a pris de l’ampleur. Les autorités centrales ont toutefois promis que de « sévères sanctions seraient prises » si les enquêtes révélaient que des « effondrements avaient été causés par des facteurs humains ». Elles se sont surtout engagées à reconstruire de nouveaux établissements scolaires « sûrs, fiables et soumis à de stricts contrôles ».

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 May 2009 à 17:38

Les raisons d’une embellie en Chine

Avec un taux de croissance de 6,1 % au premier trimestre, Pékin semble cueillir les fruits de ses nouvelles orientations économiques.

Canton, Shanghai, envoyée spéciale.

En pleine crise internationale, la foire de Canton, traditionnel baromètre du commerce extérieur chinois (1), a reflété cette année les nouvelles grandes orientations économiques de la Chine. Pour la première fois depuis sa longue existence (cent cinq ans), acheteurs et entrepreneurs chinois (ces derniers initialement tournés vers l’exportation) y ont été autorisés à se rencontrer. Une mesure prise pour compenser la baisse des exportations chinoises et développer le marché intérieur, une des orientations phares définies par le plan de relance gouvernemental adopté en automne dernier pour faire face à la débâcle financière mondiale.

Signe des temps difficiles, le nombre total de participants étrangers a baissé de 5,2 % et ce sont surtout les acheteurs américains (15 %) et européens (30 %) qui ont fait défaut. La présence africaine était, elle, à la hausse, représentant (10 %) de la clientèle étrangère, mais la foire a aussi confirmé l’intégration asiatique de la province. La chute des exportations vers les États-Unis et l’Europe s’est accélérée ces derniers mois (30 % en moyenne depuis décembre) entraînant la fermeture de plusieurs dizaines de milliers d’usines, laissant des millions d’ouvriers précaires venus des campagnes sans emploi. Dans le même temps, les exportations vers les pays de l’ASEAN (2) ont cru de 4,5 %. Le développement des échanges commerciaux avec le Vietnam en est sans doute l’exemple le plus probant. En 2008, ils ont atteint 3,36 milliards de dollars, soit une hausse de 37 %. En 2007, ils avaient déjà fait un bond de 45 %.

En sens inverse, les importations asiatiques vers la Chine profitent de la reprise de la croissance qui y est constatée ces dernières semaines, tirée par les dépenses publiques et le crédit. Au premier trimestre, l’économie chinoise a progressé de 6,1 %, selon les statistiques officielles. De nombreux indicateurs avancés confirment cette embellie : les productions de biens intermédiaires et l’investissement en construction sont repartis (+ 70 % en un an en mars 2009 avec les programmes d’infrastructures publiques), d’où un redémarrage du PIB qui avait stagné au quatrième trimestre 2008. La quantité d’électricité utilisée en mars s’est accrue de 13,8 % à Shanghai et de 26 % dans le Guangdong.

Certains observateurs estiment qu’on ne peut pas à proprement parler de crise en Chine mais qu’il y a eu ralentissement de l’activité économique, en train d’être jugulé. « Le rôle de l’État a été déterminant. Deux mois après la mise en application du plan de relance de 460 milliards d’euros, on en a vu les effets. Les entreprises publiques et collectives ont eu accès au crédit, et les investissements dans les grands projets d’infrastructure portent leurs fruits », estime un expatrié français de Shanghai.

Pour réussir son pari, Pékin sait qu’il doit parer au plus pressé, l’urgence sociale, tout en menant à bien une transformation en profondeur du pays pour corriger les déséquilibres gigantesques dus au modèle de croissance de ces dernières décennies. En assurant, dans ce plan de relance, un budget de 40 milliards d’euros pour la santé et de 15 milliards pour l’éducation, le gouvernement espère restaurer la confiance des Chinois et drainer leur épargne vers la consommation. Un projet accompagné par ailleurs, pour les ruraux, par des subventions sur les achats de produits électroménagers. Le gouvernement chinois parle aujourd’hui avec prudence de la reprise. Sera-t-elle durable ? Elle pourrait s’étendre dans ce cas au reste de l’Asie, compte tenu des liens commerciaux avec la Chine. En tout état de cause, la question se poserait de savoir si elle sera suffisante pour faire repartir l’économie mondiale.

(1) Elle s’est tenue durant trois semaines jusqu’au 7 mai.

(2) ASEAN. L’association des pays du Sud-Est asiatique.

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jun 2009 à 17:38
La génération chinoise née au moment des manifestations étudiantes sur la place Tian an Men, dont une partie est frustrée par le manque de débouchés, aspire à son tour à faire bouger la société.

En juin 1989, Zhang Jun avait vingt-trois ans et il obtenait son diplôme en agronomie, à l’université de Chongqing, dans la province du Sichuan. « Vingt ans, dit-il, c’est bien loin. » Bien sûr, il était des manifestations sur les campus, bien sûr, il refaisait la Chine avec ses copains de fac. Qu’en reste-t-il ? Dans ce bâtiment de deux étages qui accueille tous les week-ends le Forum pour l’emploi, au centre-ville de Guiyang, capitale du Guizhou, l’une des régions les plus pauvres du pays, Zhang, à quarante-trois ans, semble un peu perdu au milieu d’une foule de jeunes gens, tous ses cadets de plusieurs années, qui comme lui sont en quête d’emploi.

« À l’époque, quand nous sortions de l’université, le gouvernement nous assignait un poste. Nous n’avions pas le choix mais nous avions toujours un travail. J’ai été muté dans un institut de recherche dans le nord de Guizhou. J’ai eu de la chance, je m’y plaisais bien. J’ai dû revenir à Guiyang pour m’occuper de ma famille. J’ai quitté la fonction publique et j’ai de plus en plus de mal à retrouver un job, la concurrence avec les plus jeunes est rude, il faut des relations pour s’en sortir, il y a mon âge, la crise… »

À 1 000 yuans par mois (100 euros) dans une petite entreprise familiale de fabrication de plantes médicinales, Zhang a depuis longtemps remisé ses illusions. « Il faut survivre au quotidien. » Au Guizhou, le salaire minimum officiel est de 650 yuans et les postes proposés par les compagnies démarrent à 700 yuans, Sécurité sociale comprise pour les plus alléchants.

« Il faut le reconnaître, le mouvement de Tian an Men n’est pas une grande question aujourd’hui en Chine, vingt ans après », estime Geoffrey Crothhall, directeur de la revue China Labour Bulletin, créée à Hong Kong par Han Dongfang qui fonda en 1989 le Syndicat autonome des travailleurs de Pékin.

« Une autre question enflamme la vie politique, les blogs et les journaux chinois : celle du chômage des jeunes. Un phénomène qui prend des proportions dramatiques depuis plusieurs années. » Quelque 20 millions de nouveaux travailleurs rejoignent chaque année la population active dans les régions urbaines et rurales. Parmi eux, six millions de diplômés de l’enseignement supérieur viennent en ce mois de juin 2009 grossir les rangs du million de diplômés de l’an passé restés encore sur le carreau. Certains experts estiment que 60 % des étudiants seront sans travail pendant plusieurs mois après la fin de leurs études. Le taux de chômage des jeunes diplômés pourrait atteindre, officiellement, 12 % cette année, trois fois plus que le chômage de l’ensemble des urbains, lui-même en hausse (4,6 % en 2009 contre 4,2 % fin 2008).

« Ces chiffres sont dans toutes les têtes, et si on n’en est pas encore au traumatisme provoqué dans les années 1990 par la restructuration des entreprises publiques et la mise à pied de 46 millions de salariés, c’est l’ensemble de la société qui est touché. Quelles en seront les réactions à court ou moyen terme ? » s’interroge Lau Kin Chi, universitaire de Hong Kong et présidente du mouvement alternatif en Asie ARENA. Elle ajoute : « Pour le moment, le gouvernement jouit encore d’une certaine confiance, il est perçu comme n’étant pas responsable de la crise. On attend de lui des aides, la nouvelle politique de rééquilibrage économique mise en place depuis trois ans répond à de vrais besoins et atténue le choc du ralentissement économique. »

« La situation est extrêmement frustrante pour ces diplômés, admet Yang Xion, le doyen du département de recherche sur la jeunesse de l’Académie des sciences sociales de Shanghai. L’histoire nous a appris que le sous-emploi des diplômés est source d’instabilité sociale et les risques sont d’autant plus graves qu’il coïncide avec un taux énorme de chômage chez les travailleurs migrants. »

À Pékin comme dans la ville-usine de Dongguan dans le Guangdong, les forums pour l’emploi mis en place depuis plusieurs années par le gouvernement pour faciliter le recrutement sont généralement pris d’assaut. À Dongguan, les yeux rivés sur un immense tableau lumineux où s’affichent les offres, Li Mei, portable à la main « pour prendre contact sans perdre de temps », a quitté à dix-sept ans son village du Henan. Depuis cinq ans, elle a trouvé différentes places dans les fameuses fabriques de chaussures du district de Houjie, animée par une farouche envie de fuir la terre et de faire son chemin. « Depuis la Fête du printemps en février, je suis en panne de travail. Pas question de retourner au village. Je peux recevoir une formation en partie prise en charge par le gouvernement. Je ne veux pas rater l’occasion, on a plus de chance en étant éduquée. »

À l’autre bout du pays, dans la capitale, la jeune Wei est venue voir ce qu’elle pourra faire avec son diplôme de décoratrice-paysagiste. « Depuis deux ans, les salaires ont baissé. De 3 000 yuans dans la capitale, ils ont chuté à 2 000, dit-on. C’est beaucoup, et de toute façon il n’y a pas de place pour tout le monde en ville, et puis on se console en se disant que c’est pire aux États-Unis, non ? On nous invite à partir à la campagne. Avec des salaires plus attractifs, la possibilité de revenir en ville au bout de deux ans. C’est à voir. » Depuis trois ans, le gouvernement a développé un programme pour encourager les diplômés à soutenir le développement des zones rurales. Les appels ces derniers mois se sont faits plus pressants.

« La Chine est assaillie par une série de problèmes qui ressemblent à ceux de 1989 mais encore plus graves, estime Geoffrey Crothhall, et pourtant en même temps tout est radicalement différent. » Au cours des vingt-cinq dernières années, le revenu moyen a sextuplé et le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (26 millions en 2004) a été divisé par neuf. La Chine représente 13 % du PIB mondial. « L’ouverture économique a forcément entraîné des bouleversements profonds, analyse un observateur de longue date de la Chine. Il serait complètement faux de parler d’immobilisme politique. Le PCC a procédé à une mutation d’envergure tout comme l’ensemble de la société. On est loin aujourd’hui des campagnes contre « la pollution bourgeoise » qui émaillèrent jusqu’aux années 1990 la mainmise du Parti sur la société. Le contrôle s’exerce sous d’autres formes. Mais le rapport des Chinois au respect de la loi et à la primauté du droit a changé. »

Le rôle de l’Internet a, ces dernières années, accéléré les prises de conscience. La corruption, le fossé social, la collusion entre le pouvoir politique et l’argent sont des thèmes récurrents chez les blogueurs. Dernier exemple en date, l’affaire de Hang- zhou. Le 7 mai, un étudiant fils de paysans est tué par un chauffard en voiture de sport, fils d’une riche famille de la ville. L’affaire allait être étouffée, les vidéos témoins du drame avaient mystérieusement disparu.

« La blogosphère s’est emparée de l’affaire », se réjouit Wang Xuan, qui mène des recherches sur les crimes commis durant l’occupation japonaise en Chine. Alors qu’elle déballe dans sa maison de Shanghai des caisses de documents que ses amis nippons lui font régulièrement parvenir, elle relève avec satisfaction que les médias ont dû aussi en parler en moins de quarante-huit heures : « Le silence aurait été pire, ils jouent leur crédibilité. On voit bien que là les choses bougent et la force d’Internet, avec ses 300 millions d’utilisateurs, est de créer un courant d’opinion qui arrive à s’exprimer au-delà de la censure. »

On a souvent opposé la génération de Tian an Men, qui avait grandi dans un contexte politique très marqué et vécu de près ou de loin les mouvements de la révolution culturelle, à celle d’aujourd’hui. Accros à la mode, égoïstes et ouverts d’esprits sont souvent ce qu’on entend le plus de la part des aînés. Sun, étudiante à l’Institut des langues étrangères de Pékin, s’insurge : « Disons que nous sommes plus individualistes que nos parents, et plus préoccupés par une réussite professionnelle et sociale mais nous sommes loin d’être indifférents aux grandes questions actuelles. »

Le tremblement de terre au Sichuan l’an passé a suscité parmi la jeunesse étudiante un fort courant de solidarité. Liu Hao et Zeng Xiaochen, tous deux étudiants à l’Université forestière de Pékin, le premier en sciences des ressources du bois, la seconde en management économique, sont engagés dans la défense de l’environnement avec l’ONG Future Generations, qui organise chaque année depuis deux ans la Longue Marche verte. Celle de l’an passé a conduit Zeng au Sichuan, à Beichuan, la région la plus dévastée par le séisme. « Nous avons nettoyé, reconstruit des toilettes, fait classes aux enfants. »

Plate-forme de débats et d’actions réservée aux jeunes, l’initiative de la conscience verte conduit à la conscience politique, même si les intéressés s’en défendent un peu. Le refus de certaines autorités locales d’accueillir les militants écolos par peur des troubles, par peur de casser le business ont entamé leur réflexion sur « l’importance du politique pour faire changer les choses. La bonne volonté ne suffit pas ».

Dominique Bari

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jun 2009 à 17:39

« Mao est-il de retour ? »

Le tsunami économique provoque d’étonnantes ondes de chocs idéologiques et la crise stimule la réflexion sur l’alternative au néolibéralisme.

Pékin, envoyée spéciale.

« Mao is coming back ? » se risque, rieur, Chen Xin, chercheur à l’institut de sociologie de l’Académie des sciences sociales de Chine. « Les gens disent croire de plus en plus en la propriété collective et en l’égalitarisme. » Depuis longtemps on n’a jamais autant parlé du Grand Timonier. La petite librairie Utopia, dans le quartier des universités à Pékin, spécialisée dans les ouvrages maoïstes, ne désemplit pas et les conférences qu’elle organise rassemblent une assistance plutôt jeune et éduquée.

Chen Xin s’inscrit dans le mouvement de la Nouvelle Gauche, qui conteste depuis des années la croissance néolibérale chinoise et l’autoritarisme du système qui ont étouffé toute propension à une voie alternative. Chen constate sans se réjouir d’un retour, même marginal, à un néogauchisme idéologiquement complexe : « Avec la crise financière qu’il a déclenchée et les pressions qu’il exerce sur la Chine avec les droits de l’homme et le Tibet, l’Occident ne fait plus rêver la jeune génération, faut-il pour autant croire que les partisans du capitalisme sont affaiblis ? » interroge-t-il.

« Non », estime Dai Jinhua, professeur de cultures comparées à l’université de Beida. « Le tsunami financier a entraîné des réactions diverses mais la confrontation fondamentale qui existe depuis vingt ans entre les chantres du libéralisme et la Nouvelle Gauche est toujours aussi forte. Elle aura pris d’autres voies, tel le nationalisme défendu dans un livre à fort tirage et très discuté, La Chine n’est pas contente.

« Si les analyses sur l’état de la Chine sont pertinentes, les conclusions de ravir aux États-Unis la suprématie mondiale à l’occasion de la crise le sont nettement moins. Pour nous, il ne s’agit pas de prendre la première place (et est-ce même possible ?) mais d’être porteur d’une alternative au modèle capitaliste. Ce que le gouvernement refuse. En fait, ce nationalisme anti-américain conforte les courants libéraux les plus radicaux, lesquels jouent une autre carte, celle de la démocratisation du système par la libéralisation de l’économie et les privatisations. »

« Cette crise nous aura appris à nous méfier de ce que l’Occident nous a imposé, résume encore l’économiste Ding Yfang, et soulève toutes les questions fondamentales que nous avions tenues sous le boisseau en courant après une croissance fulgurante, par exemple sa finalité. Le débat se resserre entre démocratie et autoritarisme sur fond de débâcle du système américain. » C’est justement pourquoi la volonté des autorités chinoises d’effacer de la mémoire collective tant la révolution culturelle que le mouvement du printemps de Pékin et d’en interdire toute analyse est porteur de toutes les dérives.

« Une telle attitude ne profite qu’aux néolibéraux et aux néogauchistes qui présentent leurs seules versions des faits », analyse Dai Jinhua. Il précise : « Les uns, au nom d’une période noire, appellent à un rejet de toute aspiration socialiste, les autres se raidissant dans un dogme qui ne peut être aujourd’hui celui des Chinois. En refusant d’ouvrir les archives, en refusant le débat, la Chine n’a pas résolu les dettes et l’héritage de son histoire du socialisme et ne se met pas en capacité de proposer un nouveau consensus autre que ce qui est sorti de la répression du mouvement de 1989. » « Il faut encore questionner notre trajectoire de modernisation, comme l’exprime l’historien des Idées, Wang Hui, et trouver des voies démocratiques et sociales capables d’éviter la polarisation et la désintégration. C’est en ce sens que la Nouvelle Gauche doit pousser sa réflexion ».

Dominique Bari http://www.humanite.fr/2009-06-04_International_-Mao-est-il-de-retour

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Tienanmen 20 ans après

Par Domenico Losurdo

Ces jours ci la grande presse d’ « information » s’emploie à rappeler le vingtième anniversaire du « massacre » de la place Tienanmen. Les évocations « émues » des événements, les interviews des « dissidents » et les éditoriaux « indignés », les multiples articles qui se succèdent et se préparent visent à couvrir la République Populaire Chinoise d’infamie perpétuelle, et à rendre un hommage solennel à la civilisation supérieure de l’Occident libéral. Mais qu’est-il réellement advenu il y a vingt ans ?

En 2001 furent publiés et traduits, ensuite, dans les principales langues du monde ce qu’on a appelé les Tienanmen Papers qui, si l’on en croit les déclarations de ceux qui les ont présentés, reproduisent des rapports secrets et des procès-verbaux réservés, du processus décisionnel qui a débouché sur la répression du mouvement de contestation. Livre qui, toujours selon les intentions de ses promoteurs et éditeurs, devrait montrer l’extrême brutalité d’une direction (communiste) qui n’hésite pas à réprimer une protestation « pacifique » dans un bain de sang. Si ce n’est qu’une lecture attentive du livre en question finit par faire émerger un tableau bien différent de la tragédie qui se joua à Pékin entre mai et juin 1989.

Lisons quelques pages ça et là :

« Plus de cinq cents camions de l’armée ont été incendiés au même moment à des dizaines de carrefours […] Sur le boulevard Chang’an un camion de l’armée s’est arrêté à cause d’un problème de moteur et deux cents révoltés ont assailli le conducteur en le tabassant à mort […] Au carrefour Cuiwei, un camion qui transportait six soldats a ralenti pour éviter de heurter la foule. Un groupe de manifestants a alors commencé à lancer des pierres, des cocktails Molotov et des torches contre celui-ci, qui à un moment a commencé à s’incliner du côté gauche car un de ses pneus avait été crevé par des clous que les révoltés avaient répandus. Les manifestants ont alors mis le feu à des objets qu’ils ont lancé contre le véhicule, dont le réservoir a explosé. Les six soldats sont tous morts dans les flammes ». [1]

Non seulement l’on a eu recours à la violence mais parfois ce sont des armes surprenantes qui sont utilisées :

« Une fumée vert-jaune s’est élevée de façon subite à une extrémité d’un pont. Elle provenait d’un blindé endommagé qui était ensuite lui-même devenu un élément du blocus routier […] Les blindés et les chars d’assaut qui étaient venus déblayer la route n’ont rien pu faire d’autre que de se retrouver en file à la tête du pont. Tout d’un coup un jeune est arrivé en courant, a jeté quelque chose sur un blindé et a pris la fuite. Quelques secondes après on a vu sortir la même fumée vert-jaune du véhicule, tandis que les soldats se traînaient dehors, se couchaient par terre sur la route, et se tenaient la gorge en agonisant. Quelqu’un a dit qu’ils avaient inhalé du gaz toxique. Mais les officiers et les soldats, malgré leur rage sont arrivés à garder le contrôle d’eux-mêmes » [2].

Ces actes de guerre, avec recours répété à des armes interdites par les conventions internationales, croisent des initiatives qui laissent encore plus penseurs : comme la « contrefaçon de la couverture du Quotidien du peuple. [3]

Du côté opposé, voyons les directives imparties par les dirigeants du parti communiste et du gouvernement chinois aux forces militaires chargées de la répression :

« S’il devait arriver que les troupes subissent des coups et blessures jusqu’à la mort, de la part des masses obscurantistes, ou si elles devaient subir l’attaque d’éléments hors-la-loi avec des barres de fer, des pierres ou des cocktails Molotov, elles doivent garder leur contrôle et se défendre sans utiliser les armes. Les matraques seront leurs armes d’autodéfense et les troupes ne doivent pas ouvrir le feu contre les masses. Les transgressions seront immédiatement punies ». [4]

S’il faut en croire le tableau tracé dans un livre publié et promu par l’Occident, ceux qui donnent des preuves de prudence et de modération ne sont pas les manifestants mais plutôt l’Armée Populaire de Libération !

Le caractère armé de la révolte devient plus évident les jours suivants. Un dirigeant de premier plan du parti communiste va attirer l’attention sur un fait extrêmement alarmant : « Les insurgés ont capturé des blindés et y ont monté des mitrailleuses, dans le seul but de les exhiber ». Se limiteront-ils à une exhibition menaçante ? Et pourtant, les directives imparties par l’armée ne subissent pas de changement substantiel : « Le Commandement de la loi martiale tient à ce qu’il soit clair pour toutes les unités qu’il est nécessaire de n’ouvrir le feu qu’en dernière instance ». [5]

Même l’épisode du jeune manifestant qui bloque un char d’assaut avec son corps, célébré en Occident comme un symbole de l’héroïsme non-violent en lutte contre une violence aveugle et sans discrimination, est perçu par les dirigeants chinois, toujours à en croire le livre maintes fois cité, dans une grille de lecture bien diverse et opposée :

« Nous avons tous vu les images du jeune homme qui bloque le char d’assaut. Notre char a cédé le pas de nombreuses fois, mais le jeune restait toujours là au milieu de la route, et même quand il a tenté de grimper dessus, les soldats se sont retenus et n’ont pas tiré sur lui. Ce qui en dit long ! Si les militaires avaient fait feu, les répercussions auraient été très différentes. Nos soldats ont suivi à la perfection les ordres du Parti central. Il est stupéfiant qu’ils soient arrivés à maintenir le calme dans une situation de ce genre ! » [6]

Le recours de la part des manifestants à des gaz asphyxiants ou toxiques, et, surtout, l’édition pirate du « Quotidien du peuple » démontrent clairement que les incidents de la Place Tienanmen ne sont pas une affaire exclusivement interne à la Chine. D’autres détails ressortent du livre célébré en Occident :

« Voice of America a eu un rôle proprement peu glorieux dans sa façon de jeter de l’huile sur le feu » ; de façon incessante, elle « diffuse des nouvelles sans fondements et pousse aux désordres ». De plus : « D’Amérique, de Grande-Bretagne et de Hong Kong sont arrivés plus d’un million de dollars de Hong Kong. Une partie des fonds a été utilisée pour l’achat de tentes, nourritures, ordinateurs, imprimantes rapides et matériel sophistiqué pour les communications ». [7]

Ce que visaient l’Occident et les Etats-Unis nous pouvons le déduire d’un autre livre, écrit par deux auteurs étasuniens fièrement anti-communistes. Ceux-ci rappellent comment à cette période Winston Lord, ex-ambassadeur à Pékin et conseiller de premier plan du futur président Clinton, n’avait de cesse de répéter que la chute du régime communiste en Chine était « une question de semaines ou de mois ». Cette prévision apparaissait d’autant plus fondée que se détachait, au sommet du gouvernement et du Parti, la figure de Zhao Ziyang, qui –soulignent les deux auteurs étasuniens- est à considérer « probablement comme le leader chinois le plus pro-américain de l’histoire récente ». [8]

Ces jours ci, dans un entretien avec le Financial Times, l’ex-secrétaire de Zhao Ziyang, Bao Tong, aux arrêts domiciliaires à Pékin, semble regretter le coup d’Etat manqué auquel aspiraient des personnalités et des cercles importants en Chine et aux USA, en 1989, tandis que le « socialisme réel » tombait en morceaux : malheureusement, « pas un seul soldat n’aurait prêté attention à Zhao » ; les soldats « écoutaient leurs officiers, les officiers leurs généraux et les généraux écoutaient Den Xiaoping ». [9]

Vus rétrospectivement, les événements qui se sont passés il y a vingt ans Place Tienanmen se présentent comme un coup d’Etat manqué, et une tentative échouée d’instauration d’un Empire mondial prêt à défier les siècles…

D’ici peu va arriver un autre anniversaire. En décembre 1989, sans même avoir été précédés d’une déclaration de guerre, les bombardiers étasuniens se déchaînaient sur Panama et sa capitale. Comme il en résulte de la reconstruction d’un auteur -encore une fois - étasunien, des quartiers densément peuplés furent surpris en pleine nuit par les bombes et les flammes ; en très grande partie, ce furent des « civils, pauvres et à la peau foncée » qui perdirent la vie ; plus de 15.000 personnes se retrouvèrent sans toit ; il s’agit en tout cas de l’ « épisode le plus sanglant » de l’histoire du petit pays [10]. On peut prévoir facilement que les journaux engagés à répandre leurs larmes sur la Place Tienanmen voleront très au dessus de l’anniversaire de Panama, comme d’ailleurs cela s’est produit toutes ces dernières années. Les grands organes d’ « information » sont les grands organes de sélection des informations, et d’orientation et de contrôle de la mémoire.

Références bibliographiques

Jamil Anderlini 2009 « Thanks were roaring and bullets flying », in Financial Times, p. 3 (Life and Arts)

Richard Bernstein, Ross H. Munro 1997 The coming Conflict with China, Knopf, New York

Kevin Buckley 1991 Panama. The Whole Story, Simon & Schuster, New York

Andrew J. Nathan, Perry Link (éditeurs) 2001 The Tienanmen Papers (2001), traduction italienne de Michela Benuzzi et alt. Tienanmen, Rizzoli, Milan

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio Article paru lundi 1er juin 2009 sur le blog de l’auteur : http://www.domenicolosurdoblogtiena...

Le conseil de rédaction du site précise que cet article comme tous les autres publiés, n’engage que son auteur.

[1] Nathan, Link 2001, p. 444-45

[2] Nathan, Link 2001, p. 435

[3] Nathan, Link 2001, p. 324.

[4] Nathan, Link 2001, p. 293.

[5] Nathan, Link 2001, p. 428-9

[6] Nathan, Link 2001, p. 486.

[7] Nathan, Link 2001, p. 391

[8] Bernstein, Munro 1997, p. 95 et 39

[9] Anderlini 2009

[10] Buckley 1991, p. 240 et 264

 

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2009 à 12:12

En Chine, des émeutes ont éclaté le 20 juin à Shishou, province du Hubei, suite au suicide maquillé du chef cuisinier d’un hôtel de la ville. La police a en effet tenté de soudoyer la famille du défunt pour qu’elle signe la version officielle du décès. La police s’est vue forcée de reculer devant la mobilisation des masses et, complètement débordée,  en a même  été réduite à lancer des appels au calme!

Cette affaire rappelle celle de l’année dernière, à Wengan dans la province du Guizhou, après le viol et le meurtre d’une adolescente de 15 ans que la police avait également maquillé en suicide pour protéger le fils d’un cadre local, déclenchant de larges émeutes.

Dans la Chine social-fasciste, le pouvoir mafieux s’appuie sur l’intimidation, la corruption et le crime. Les masses connaissent bien la réalité effroyable des « élites»  du parti « communiste»  chinois qui se payent un train de vie luxueux et décadent (les rangées d’audi noire vitres teintées devant les hôtels de passe) sur le dos du peuple.

Une corruption généralisée qui se traduit par de multiples accidents industriels causés par l’irresponsabilité et la quête de profit de dirigeants capitalistes avides. Ainsi, les explosions dans les mines de charbon provoquent des dizaines de milliers de morts par an. Et dimanche dernier, l’explosion d’une usine de cristal de quartz a fait 16 morts et 43 blessés.

Mais les masses osent de plus en plus se révolter devant les injustices du quotidien. Ainsi, depuis le début 2009, le pouvoir social-fasciste reconnaît lui-même que plus de 50 000 « incidents de masse»  (selon la terminologie officielle).

En Chine comme en France, là où il y a oppression, il y a résistance! Partout, on a raison de se révolter!

http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2009 à 12:21
Comment le pays phare du maoïsme en est-il arrivé là, il avait pourtant évité le révisionnisme soviétique ? Wink
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2009 à 12:37
"il avait pourtant évité le révisionnisme soviétique"

Hélas non ! Mais par contre, la victoire de la ligne de droite (en 76-77) s'est faite par un véritable coup d'État, avec centaines de milliers d'emprisonnements, milliers d'exécutions... Il fallait écraser les acquis de la Révolution Culturelle, l'effacer de l'histoire !

En URSS où il n'y a pas eu de Révolution culturelle, le révisionnisme a triomphé beaucoup plus facilement (avec quelques règlements de compte au sein de la direction du Parti seulement).


Edité par Pedro - 24 Jun 2009 à 12:37
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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