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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs
    Envoyé : 26 Sep 2007 à 15:25
Reprise du sujet http://marxisme.alloforum.com/sujet-3911-287679-1.html
 
(je préfère réecrire plutôt que d'importer manuellement + de 3000 messages)


Edité par Fidelista - 27 Sep 2007 à 12:51
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 15:27
Paroles d´un touriste cubain à Paris.

Paris - 10/09/2007

Je m´appelle Francisco Valiero, j´ai 25 ans. Je suis né dans un pays dit révolutionnaire, que le président des Etats-Unis a classé dans "l´axe du mal" comme il dit. Je n´ai jamais compris pourquoi : Personne dans mon pays ne veut du mal à qui que ce soit, et personne ne comprend pourquoi nous sommes montrés du doigt de la sorte.

Je suis né à Cuba.

Un endroit « particulier » paraît-il. « Communiste » m´a-t-on reproché dernièrement, à Paris oui, communiste, voir même marxiste-léniniste en particulier, mais je voudrais vous rassurer, ce n´est en aucun cas une maladie. Au pire une discipline un peu rigide, au mieux, un sens moral aiguë et une solidarité naturelle que l´on m´a apprit dès mon plus jeune âge, et qui maintenant me vaut d´être invité et choyé dans nombre de soirée latino pour lesquelles je déborde de sollicitation. Si chez vous, beaucoup disent du mal de mon pays, les sud-américains ne s´y trompent pas. J´étais comme une sorte de « star » dans le Paris-latino.

J´ai l´impression que les cubains sont à la mode chez vous. J´ai eu l´impression d´être à la mode. Je suis au regret de vous dire que ce n´est pas réciproque, car lorsque vous venez chez nous, beaucoup d´entre vous se comportent mal et manquent de respect.

Je dis « à Paris » car je suis actuellement en France, mais par ce texte, je vous dis merci et au revoir.

Il y a bientôt 7 mois, ma soeur qui est établie tout prés de la capitale de la France, m´a proposé de venir lui rendre visite parce que je lui manquais. Elle aussi me manquait car notre famille est plus importante que tout. Elle fit tout les papiers nécessaires, l´administration cubaine ne fit pas de problème, juste un peu lourde sur la procédure en regard des déplacements induits par ses demandes, mais le plus incroyable restant les papiers sollicités par l´ambassade de France à La Havane.

Nous sommes originaires d´un petit village de pêcheurs à l´ouest de Santa Clara, et j´ai du me déplacer à d´innombrables reprises pour amener d´innombrables papiers, tantôt censés, tantôt incompréhensibles. Mais surtout, j´ai du affronter le regard des fonctionnaires consulaires Français qui me jaugeaient tel un pirate le couteau entre les dents. Je ne demandais rien à personne au final, seulement une autorisation administrative française me permettant de rendre visite à ma soeur, aide soignante dans un grand hôpital parisien.

Je n´arrivais pas en France dans l´esprit d´émigrer, même si cela m´a effleuré. Enfin, c´est surtout ma soeur qui a collectionné le plus de problèmes. Il aura fallu qu´elle me déclare comme un animal vacciné, pris en charge économiquement, pour qu´on lui donne l´autorisation de me recevoir chez elle. J´aimerais savoir si telle chose est arrivé à un seul français qui s´est rendu à Cuba.

J´arrivai enfin en France, chez ma soeur et mon beau-frère, un français originaire de la Bretagne.

La France. Je ne connais personne qui n´en rêve pas chez moi. Le pays d´une Révolution, celui de l´art de vivre et des Droits De l´Homme, celui d´un peuple rebelle et fier, celui du siècle des lumières, de ses intellectuels, de ses grands Hommes et de ses artistes. L´Histoire de France que l´on apprend dans nos écoles cubaines dès le plus jeune âge. Il y a même une Tour Eiffel dans mon village car il y eu un carnaval avec comme thème Paris.

Le soir de mon arrivée, ma soeur et mon beau-frère travaillant le lendemain, me donnèrent quelques consignes pour mes prochaines journées. Et un peu d´argent aussi, une fortune en réalité, pas moins de 50 Euros ! C´est ainsi que le lendemain je me suis levé très tôt, avide de découvrir ce que nombre de publicités, légendes ou rumeurs m´avaient assoiffées de découvertes. Et c´est la que je fis la constatation de ma première surprise : A quelques mètres de la porte d´entrée de l´immeuble, un homme visiblement dans un mauvais état, était allongé par terre, dans la rue. Personne ne semblait l´avoir vu, alors j'ai tenté d´alerter les passants, dans ma langue. Un véhicule de Police arriva, puis un autre véhicule rouge, apparemment les secours. Ils le prirent en charge, et comme personne ne me comprenait, j´ai continué mon chemin. 50 mètres plus loin, ils étaient 6 à être étalés par terre avec des chiens et probablement des bouteilles d´alcool. Personne ne les voyait, comme des meubles usés. Je restais interdit par ces constatations, interloqué et surpris. Peut-être que certains français aimaient vivre comme cela. Je n´avais pas de repère, cela n´existait pas chez moi.

C´est ainsi que je me suis promené toute la journée jusqu´au soir, ne me privant pas de dépenser les 50 Euros, notamment dans un Mac Donald ou, somme toute, j'ai trouvé une nourriture abondante et consistante mais sans saveur appréciable, plutôt bourrative. Et  surtout, malgré l´incroyable beauté de Paris, je vis partout des gens qui mendiaient, l´air mourant dans les rue de France, tandis que l´ensemble passait son temps collé au téléphone portable. Et quand je demande maladroitement mon chemin, c´est à peine si l´on me répond. Quelle curieuse organisation sociale.

Je me suis longuement promené dans un grand magasin qui vendait de tout, au point qu´un homme noir très costaud m´a suivi dans les allées. J´ai été profondément choqué par une chose : J´ai observé une très longue travée garnie de nourriture pour les animaux, et aussi de tas de choses pour leur confort, même des jouets !

Dès que j´ai revue ma soeur, je lui fis part de ces observations pour le moins incroyable, incongrue et hors d´imagination pour un simple citoyen Cubain comme moi. Elle tenta de m´expliquer, mais tout cela me dépassait et j´avais la migraine, une forte migraine due à ce décalage, à l´air respiré et à ce tourbillon « d´hallucinations ».

Le lendemain, je repartai en m´étant promis de ne plus faire attention aux « dormeurs des rues », seulement voilà, je fus confronté à une autre particularité : Partout dans l´avenue, sur le trottoir, des gens paraissaient déménager : Des meubles, de l´électroménager, des jouets, des vêtement étaient entassés sur les trottoirs. Des tas d´objets se trouvaient la, à même la rue. Puis je vis des gens se servir, shooter dedans, des chien pissaient sur ces tas d´objets. Ce jour la, plutôt que de me rendre ridicule comme la veille, je me suis assis sur un banc puis me mis à observer : En fait, ces objets partaient pour les ordures. Des articles de maison qui paraissaient neufs étaient jetés là comme s'ils étaient hors d´usage. Chez nous, cela n´existe pas, nous réparons les choses en panne ou usées. Je n´ai toujours pas assimilé une telle opulence permettant cela. Les trois quarts de ces objets auraient été un luxe inouï dans n´importe quelle famille cubaine.

Les jours suivants, je suis resté enfermé à vider le réfrigérateur de toutes ses saveurs colorées, mélangeant des fromages et des glaces aux goûts inconnus. Mangeant le jambon à pleines mains et faisant bouillir quelques morceaux de viande enroulés de gras que j´arrosais abondamment de citron après cuisson. Je ne compris rien au fonctionnement de l´ordinateur, mais j´appris vite à manier la télécommande de la télévision. La langue française est compliquée à comprendre mais pas hors de portée pour un hispanique, et j'ai voulu vite savoir ce que l´on racontait ici. De toutes façons, malgré la profusion de chaînes internationales, je n´avais pas trouvé de « telenovelas » (NDT : feuilleton typique sud-américain) même sur les chaînes espagnoles.

Je suis arrivé chez vous en pleine période d´élection présidentielle. Vous étiez tous affairés à élire un président pour la France. Comme je ne comprenais rien, j´ai décrété que la femme était bien plus jolie que le petit homme. En plus, j´ai compris qu´elle était socialiste. Mais elle à perdu, cependant, la France s´est exprimé et le peuple semblait satisfait de l´arrivée du petit homme nerveux, plein de tics. Je me demandais s´il allait être ami avec nous les cubains.

Par la suite, ma soeur m´a présenté ses amis sud-américains, vu que je m´emmerdais chez elle, et que je passais mon temps à vider le réfrigérateur. Alors je suis parti avec ses amis dans des boites de nuits de Paris. J´ai rencontré beaucoup de gens, d´ici et de partout. Gêné parce que comprenant qu´on me présentaient comme un cubain de Cuba. Comme si un cubain pouvait venir d´un autre pays. Parfois ses amis latinos m´exhibaient comme un authentique produit de « la-bas », parfois comme un « pauvre » qui découvrait la vraie vie, tout le temps comme un faire-valoir faisant l´objet d'attentions. Ce n´est pas facile à vivre.

J´ai rencontré des gens bizarres dans votre capitale. Bonjour le soir, je t´ignore le lendemain. Et puis aussi « je te prends pour pauvre et con », comme celui qui m´a fait travailler une semaine dans son restaurant cubain, dans le quartier du Marais. Qui au final me payait avec mes pourboires, mais qui par contre vendait les cigares de mon pays à 15 euros pièces, d´un mauvais tabac très sec que nous ne voudrions même pas pour nos bêtes.

Autres rencontres, comme celles qui m´ont conseillé de me déclarer comme « réfugié politique » avec tous les avantages sociaux à la clé. Les mêmes à qui j´ai expliqué que ma soeur avait dû payer une fortune lorsque je fus victime d´une rage de dent, alors que chez moi, il faudrait vraiment un accident pour en arriver là. Et pourquoi réfugié, et pourquoi politique ? Ni réfugié, ni politique, je n´étais qu´un simple touriste cubain. Une femme m´a même proposé un mariage pour que je reste en France, mais je lui ai répondu que j´étais déja marié et que je ne voulais pas rester en France. Je crois que je l´ai vexé

J´ai vu des compatriotes flamboyants le soir, tantôt danseurs, tantôt amants de femmes hors d´âge, rentrer dans leurs chambres minuscules et sans toilettes, mais qui pourtant  evendiquaient l´oeil triste, l´art de vivre d´une grande capitale européenne : Paris.

J´en ai rencontré d´autres qui m´ont expliqué le « paradis », et qui n´avaient qu´une chose dans leurs yeux : Cuba. Ceux la, je ne les voyait pas dans les endroits « à la mode », ils travaillaient dans un seul but, rentrer chez nous.

On m´a également fait rencontrer beaucoup de français se disant solidaires avec Cuba, mais cette solidarité ne s´exprimait qu´après beaucoup de Mojito, et n´avait que peu de consistance passée la soirée. C´est ainsi que je découvris en France une curieuse conception du communisme accompagné de drapeaux à l´effigie du Che.

Durant toute ces semaines, j´ai regardé la télévision tous les jours, la télévision française. Et tous les jours je voyais votre petit président qui, selon ce que j´ai compris, a passé ses premières vacances avec le président Bush. Autant nous n´avons pas autant canaux de télévision que vous, autant Fidel ne se permettrait pas d´apparaître aussi souvent et pour ce que j´en ai compris, pour n´importe quoi et à n´importe quelle occasion.

Il y aurait tant à dire sur votre société, et tant sur la mienne, mais je suis au regret de vous faire remarquer que vous avez abdiqué face à la justice. Chez vous, des milliers de gens mendient sur vos trottoirs, alors que j´ai vu des cortèges de voitures à 1 millions de dollars.

Chers amis français, vous m´avez accueilli avec beaucoup de bienveillance, parfois mitigée ou compatissante, mais il vous faut comprendre qu´un cubain qui vient visiter votre incroyable pays n´est pas qu´un pauvre bougre en manque. Et lorsque vous venez chez nous, rappelez vous une seule chose : Pour nous, tout est gratuit : La santé, l´éducation, le sport, la culture, et il y a moins d´analphabètes dans notre pays que dans le votre, nous ne sommes pas riches comme vous, mais dans mon pays, les êtres humains ne décorent pas les trottoirs des villes. Je suis fier d´être né à Cuba, et jamais je n´échangerais ma « misère » comme on me l´a souvent souligné, contre votre « opulence » de façade. Le jour où vous vous battrez pour l´essentiel pour tous, alors vous serez cubain, et sachez que notre main sera toujours tendue.

Je ne sais pas si je raconterai tout ça à mes amis dans mon village, je pense qu´ils ne me croiront pas. Je reviendrai vous voir.

Francisco Valiero - De passage à Paris.

Traduction pour CSP : Sierramaestra
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=52412

Edité par FlexAdmin - 26 Sep 2007 à 15:46
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 15:46
 

Collaboration cubano-vénézuélienne pour le développement du chemin de fer

PAR RONALD SUAREZ RIVAS

• CARACAS, le 24 septembre.- Cuba et le Venezuela ont franchi une nouvelle étape dans la coopération après l’approbation d’un crédit pour financer la récupération de l’infrastructure ferroviaire de l’île.

Des représentants de la Banque de développement économique et social (BANDES) du Venezuela et de la Banque extérieure de Cuba, ont signé un accord pour investir 100 millions de dollars dans l’amélioration des voies ferrées, de la signalisation et des communications ferroviaires.

Le ministre des Transports cubain Jorge Luis Sierra a affirmé que cette action « permettra de faire passer la vitesse de nos trains de 40 à 100 km/heure ; cela aura un impact direct sur la capacité de transport et accroîtra le parc ferroviaire disponible dans le pays ». « Avec ce crédit, les voies ferrées seront totalement récupérées, elles seront remise en bon état ce qui permettra de les utiliser pour le transport de fret ou de passagers, telles qu’elles ont été conçues initialement », a-t-il déclaré.

Sierra a rappelé que le système ferroviaire cubain s’était beaucoup détérioré pendant la période spéciale et il a affirmé qu’en ce moment, la consolidation de l’économie nécessitait une remise à niveau du système ferroviaire cubain.

Il a également expliqué que des experts cubains travaillaient en ce moment au Venezuela dans le cadre d’un projet de rénovation et d’agrandissement du réseau ferroviaire de ce pays sud-américain, qui a été abandonné pendant plus de 30 ans.

Le ministre cubain et le président du BANDES, Rafael Isea, ont déclaré que des efforts de cette nature, visant à faire face à des problèmes communs, étaient réalisés dans le cadre de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), et qu’ils étaient l’illustration de l’intégration latino-américaine. •

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 15:47

A L’ONU
Cuba met en garde sur les dangers du changement climatique

• NATIONS UNIES, le 25 septembre. – Le ministre cubain des Relations extérieures Felipe Pérez Roque a averti ce lundi devant l’ONU que la situation de l’environnement est aujourd’hui beaucoup plus grave qu’il y a 15 ans. Lors de son intervention à la réunion de haut niveau sur le changement climatique organisée par le secrétaire général Bal Ki Moon, Pérez Roque a averti qu’il restait encore peu de temps pour résoudre la situation critique de l’environnement. Le ministre cubain a fait allusion au discours prononcé par le président cubains il y a une quinzaine d’années, où Fidel avertissait : « Une importante espèce biologique est en voie de disparition à cause de la rapide et progressive suppression de ses conditions naturelles de vie : l’homme ».

Le ministre cubain des Relations extérieures Felipe Pérez RoqueLe chef de l’État cubain avait aussi plaidé là-bas pour « moins de luxe et moins de gaspillage dans quelques pays pour qu’il y ait « moins de pauvreté et moins de faim sur une grande partie de la terre ».

Il avait mentionné les preuves scientifiques et souligné que « seuls des irresponsables pouvaient les remettre en question ».

Pérez Roque a indiqué qu’il « est de plus en plus évident qu’il sera impossible d’affronter une telle situation si on ne change pas les modèles actuels de production et de consommation insoutenables ».

Ces modèles sont « présentés comme le rêve à conquérir à travers une campagne publicitaire globale sans scrupules et permanente où sont gaspillés chaque année plus de mille milliards de dollars », a-t-il assuré.

Le ministre cubain a fait porter la responsabilité de la situation créée sur les nations développées, car bien qu’elles génèrent « 76% des émissions de gaz à effet de serre accumulées depuis 1850 », et devraient assumer le poids principal de la diminution des nuisances contre l’environnement, elles ont rien fait ou si peu de choses en ce sens car « leurs émissions ont augmenté de plus de 12% entre 1990 et 2003, et celles des Etats-Unis en particulier ont cru de plus de 20% ».

Face à cette situation, il a signalé que ces pays « doivent commencer à respecter les très modestes engagements du protocole de Kyoto et assumer de nouveaux et ambitieux objectifs de réduction des émissions à partir de l’année 2012 ».

Il a déclaré que le problème ne sera pas résolu en achetant aux pays pauvres leur quota, une voie qu’il a qualifiée d’égoïste et d’inefficace.

Ila ajouté que la solution ne résidait pas non plus dans la transformation des aliments en carburants comme le préconise le président George W. Bush.

Pérez Roque a indiqué qu’il fallait une forte volonté politique et du courage pour affronter cette bataille et pris comme exemple l’expérience de Cuba.

Il a estimé que la lutte contre le changement climatique ne pouvait pas constituer un obstacle qui empêche le développement aux plus de 100 pays qui ne l’ont pas encore atteint. Ils ne sont pas les responsables historiques de ce qui s’est passé, a-t-il signalé.

Le ministre a repoussé « les pressions pour que les pays sous-développés adoptent des engagements contraignants pour la réduction d’émissions ».

Il s’est prononcé aussi pour une augmentation de la part des émissions globales qui correspond aux pays sous-développés pour satisfaire les besoins de leur développement économique et social ; et il a plaidé pour « le transfert efficace et gratuit de technologies et la formation des ressources humaines dans nos pays ».

Le ministre a exprimé les aspirations de Cuba lors de la prochaine Conférence de Bali, en Indonésie, en décembre.

Il a parlé en particulier « d’un mandat clair pour que les pays développées réduisent pour l’année 2020 leurs émissions d’au moins 40% par rapport à leurs niveaux de 1990 ».

« De même, nous attendons l’attribution de nouvelles ressources supplémentaires, et l’adoption de mécanismes de soutien financier aux pays sous-développés pour la mise en place de nos stratégies d’adaptation ».

Il a pris comme exemple que si les pays sous-développés consacraient à cette fin seulement la moitié de l’argent de la dette qu’ils doivent rembourser chaque année, ils disposeraient de plus de 200 milliards supplémentaires annuels.

Une autre solution présentée par le ministre était de « consacrer à peine la dixième partie de ce que gaspille la superpuissance militaire de la planète dans des dépenses de guerre et d’armement ».

Il a souligné à ce propos que « nous aurions ainsi à notre disposition 50 milliards de dollars en plus. L’argent est là, ce qu’il manque c’est la volonté politique ». •


http://www.granma.cu/frances/2007/septiembre/mar25/A-LONU.html (26/07/2007)
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 15:48
TV Cubaine en direct
 
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 12:04
Reuters - 21/09/07 à 09:41:00

Raul Castro lance un débat national sur l'avenir de Cuba

Par Marc Frank

LA HAVANE (Reuters) - Que ce soit sur leur lieu de travail ou dans les quartiers, les Cubains, sur l'injonction de Raul Castro, ont engagé dans tout le pays un débat critique sur la situation et les réformes économiques.

Après des années de crise économique, les Cubains se réunissent au sein de groupes de discussions pour évoquer des idées et présenter des doléances. Le 26 juillet, dans un discours capital, Raul Castro, qui assure l'intérim à la tête de l'Etat, avait reconnu que les salaires étaient trop bas et qu'il fallait lancer des réformes agricoles structurelles pour mieux nourrir la population.

"Les gens s'exprimaient comme jamais par le passé, sur tous les problèmes de leur vie", a déclaré un militant du Parti communiste, après avoir pris part à l'une de ces discussions.

"Lorsque la réunion a commencé, personne ne voulait parler, mais on nous a invités à parler franchement des problèmes évoqués par Raul, comme de tout ce qui nous concerne", a témoigné Lariza, qui vend du café à ses collègues pour compléter son salaire.

Les plaintes les plus fréquentes portent sur les bas salaires mensuels, qui s'élèvent en moyenne à 15 dollars, à l'état des services et aux restrictions sur l'abattage des vaches, à l'achat des voitures et à la réservation de chambres dans les hôtels réservés aux touristes.

Depuis qu'il a, à titre "temporaire", pris les rênes du Parti communiste et de l'Etat, fin juillet 2006, après l'intervention chirurgicale subie par son frère Fidel âgé de 81 ans, Raul Castro s'est prononcé à plusieurs reprises en faveur d'un développement des débats et de la critique constructive.

Il a aussi demandé aux experts de réaliser des études sur des projets de réformes visant à augmenter la productivité, dont certaines porteraient sur le secteur étatique, qui recouvre plus de 90% de l'activité économique. On ignore cependant dans quelle mesure il compte mettre en oeuvre de telles réformes, et Fidel Castro, lui-même, avait promu des initiatives de ce genre par le passé.

"LA RÉFORME OU LA MORT"

"Les discussions à la base ne sont pas une chose nouvelle à Cuba. Il y a eu un débat analogue conduit par Fidel à la fin des années 1980, puis au milieu des années 1990", témoigne Rafael Hernandez, directeur du magazine Temas (Thèmes), lequel, depuis une dizaine d'années, encourage un débat limité sur des questions polémiques, allant des relations entre les races à l'économie de marché.

Le dernier débat portait sur les transitions au sein de l'Union soviétique, en Chine et dans d'autres pays.

"Ce qui est nouveau, c'est que Fidel est moins actif et que d'autres doivent bâtir un nouveau consensus, dans la mesure où les gens ne répondent pas à la politique en cours", estime Hernandez. "Les Cubains considèrent que l'appel de Raul à des changements structurels signifie des changements en profondeur du système, et non pas des modifications cosmétiques", a-t-il dilt.

Fidel Castro écrit régulièrement des articles pour les médias et selon certains responsables, on le consulte sur les questions d'importance, mais on ne l'a pas vu en public, pas même en photographie, depuis le début du mois de juin.

En son absence, les pressions s'accumulent en faveur de changements. "C'est la réforme ou la mort! Le monde et, en particulier, l'Amérique latine et les Caraïbes ont changé dans une telle mesure qu'il devient inévitable de repenser le socialisme à la cubaine", estime Domingo Amuchastegui, ancien officier des services de renseignement cubains qui a fait défection au début des années 1990 et enseigne aujourd'hui en Floride.

Pour l'historien canadien John Kirk, auteur de travaux sur Cuba, le pays est désormais mieux en mesure d'envisager des réformes économiques parce qu'il a rétabli ses finances grâce à une alliance avec le Venezuela, gros producteur de pétrole, des crédits généreux de la Chine et le cours élevé du nickel, dont il est exportateur.

"La situation économique continue de s'améliorer, mais les inégalités et d'autres problèmes demeurent, depuis la crise liée à l'effondrement de l'URSS", explique l'historien.





Edité par Fidelista - 28 Oct 2007 à 10:08
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 12:52

   Luanda - Jeudi, 27 septembre 2007 - 11:50
 
 
ONU: Dos Santos sollicite la fin de l`embargo américain contre Cuba

New York, 26/09 – Le Président angolais, José Eduardo dos Santos, a affirmé mercredi, à New York, qu`il est “impérieux” qui l`on mette définitivement fin à l`embargo économique, commerciel et financier imposé par les Etats-Unis contre Cuba.

Dans son discours à l`ouverture de la 62ème Assemblée Générale des Nations Unies, le Président dos Santos a ajouté que cette mesure “viole les principes du droit international et les articles 1 et 2 de la Charte de l`ONU”.

“L`Angola attend que l`ONU se pronnonce à ce respect, fidèle au point principal de la Charte, sur lequel toute l`action doit être résultant du débat et de la décision collective, en excluant donc, l`unilatéralisme”, a-t-il souligné.

Le Chef de l`Etat a dit que les défis qui existent encore pour affronter ont besoin d`un “dialogue constructif” entre tous les pays engagés, notamment des Chefs d`Etat et de Gouvernement, qui auront à surmonter les éventuelles divergences et contraintes, et trouver une "voie entre le possible et le souhaitable, entre l`audace et le réalisme".

La nécessité de mettre fin à l`embargo économique imposé par les Etats-Unis contre Cuba figure, entre autres points, de l`agenda des travaux de cette Assemblée Générale des Nations Unies.



Edité par Fidelista - 27 Sep 2007 à 12:53
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 12:55

Cuba Si Provence

Cuba condamne l' infâmie de Bush  

La délégation cubaine à la 62° session de l'Assemblée Générale des Nations Unies , conduite par son chancelier Felipe Perez Roque, a quitté la salle au beau milieu du discours du président des Etats-Unis, George W. Bush, en signe de protestation contre son intervention arrogante et médiocre, a expliqué depuis une note qui circule parmi l'assemblée.

“(Bush) est un criminel et il n'a ni autorité morale ni crédibilité pour juger un autre pays,” explique la déclaration cubaine,rapportée par de nombreuses agences de presse qui mirent en évidence la réponse accablante des diplomates de l'Ile face à l'intention de Bush d'utiliser le cadre de l'Assemblée Générale pour soumettre ces pays comme l'Iran, la Bielorussie, la Corée du Nord, le Zimbabwe et Myanmar à la question pour ce que le chef de la Maison Blanche appelle “la situation des libertés dans ces pays”.

“Cuba condamne et repousse chaque mot de son infâme diatribe”, ajoute la note de presse émise par le représentation cubaine à l'ONU, qui note la responsabilité de Bush dans “l'assassinat de plus de 600 000 civils en Irak” et le fait qu'il autorise la torture des prisonniers sur la base navale de Guantanamo, ainsi qu'il donne son visa à la séquestration de personnes , vols clandestins et prisons secrètes, signale PL.
Certainement, les diatribes de Bush ont démontré une fois de plus la toute puissance de l'Empire et son désir d'arracher à l'Assemblée Générale , dans son aversion contre ceux qu'il a qualifiés de “coins obscurs” de la planète, comme l'en a accusé le président iranien, Mahmud Ahmadinedjad, à son tour sur le podium les deux poids deux mesures avec lesquels Washington prétend dominer le monde.
Le procédé de la Maison Blanche et, concrètement, de l'administration Bush, fut aussi dénoncée par le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui a affirmé que les Etats-Unis sont « la dictature la plus gigantesque » de l'histoire de l'humanité, et a condamné le blocus de Cuba.
Source Juventud Rebelde 26 septembre 2007
(traduction rapide Françoise Lopez)

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 12:55

ONU: Cuba accuse George W. Bush de "fraude et tromperie"

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5g8ry9fF24wc6nB6UsQ8SbGeG2QFA

NATIONS UNIES - Le président américain George W. Bush est parvenu au pouvoir "par la fraude et la tromperie" et n'a "aucune autorité morale pour juger qui que ce soit", a affirmé mercredi le ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Perez Roque à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le chef de la diplomatie cubaine a profité de son discours pour accuser le chef de la Maison Blanche d'avoir autorisé la torture dans la prison spéciale de Guantanamo et a qualifié ces propos de mardi de "honteux" et "déplacés".

Lors de son discours devant l'Assemblée générale, George W. Bush avait estimé qu'"à Cuba, le règne d'un dictateur cruel approche de sa fin", en référence à l'absence de la scène publique de Fidel Castro depuis l'été 2006.

La délégation cubaine avait quitté la salle en signe de protestation. Mercredi, le siège américain était vide pour le discours de Felipe Perez Roque.

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KGB Shpion allez vers le bas
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Participation massive des électeurs

PAR MARIA JULIA MAYORAI
ma.julia@granma.cip.cu

PLUS de sept millions d’électeurs ont participé à Cuba à la nomination des candidats comme délégués municipaux, un processus qui vient de s’achever avec la candidature de 37 328 citoyens, qui seront soumis au vote populaire le 21 octobre prochain.

Maria Esther Reus, présidente de la Commission électorale nationale, a déclaré hier à la Table Ronde d’information de la télévision que ce pas important s’est caractérisé par la participation massive et enthousiaste du peuple, par l’organisation et la qualité des 50 760 assemblées qui ont eu lieu. Cela, a-t-elle estimé, permet de parler d’un franc succès, comme d’une manifestation de démocratie et de transparence.

Parmi les candidats, a-t-on appris, il y a 10 799 femmes, soit 1 600 de plus que lors des scrutins antérieurs. Ce fait a aussi été souligné par Yolanda Ferrer, secrétaire général de la Fédération des femmes cubaines.

Il y a eu, aussi, une promotion importante de jeunes : parmi les candidats, 7 949 ont moins de 35 ans et 14 373 ont entre 16 et 40 ans. Un autre fait significatif est que 83,3% des candidats sont diplômés universitaires et de niveau moyen supérieur, ce qui traduit l’œuvre éducationnelle de la Révolution.

Pour Ricardo Alarcon, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, ce qui se passe aujourd’hui à Cuba dans le domaine des élections ne peut pas être analysé en dehors du contexte international, et spécialement en comparaison avec les Etats-Unis. Si aux États-Unis appliquaient un jour les mêmes règles que les nôtres : inscription d’office des citoyens sur les listes électorales, caractère public de cette information, candidature des candidats de la part du peuple, il serait impossible de maintenir le régime actuel impérial et encore moins de remettre la présidence à des hommes comme W. Bush.

http://www.granma.cu/frances/2007/septiembre/juev27/Participation-massive-des-electeurs.html
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 11:23
IR A PORTADA
 
Cuba reçoit ferme soutien des différents intervenants à l'ONU
  Jueves, 27 de Septiembre del 2007 / 13:30:00  / 

Les représentants du plus haut niveau de l'Angola et de la Bolivie ont exprimé à la 62ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies qui se tient à New York, leur soutien le plus ferme vis-à-vis de Cuba ainsi que le refus de l'embargo imposé par les États-Unis à Cuba.

Ces propos ont été prononcés par le président angolais, José Eduardo Dos Santos, qui a précisé que cette politique anti-cubaine viole les principes du droit international et les articles premier et deuxième de la Charte des Nations Unies.

Cette intervention a eu une répercussion quasi immédiate dans les médias angolais, à savoir que, au moment où l'homme d'État angolais prononçait ces propos au forum international le plus important, la télévision angolaise le passait en même temps.

Dos Santos a remarqué que l'Angola espérait des Nations Unies une action issue du débat et de la décision collective toute en excluant donc l'unilatéralisme.

Evo Morales, président de la Bolivie, a critiqué durement son homologue étatsunien, George W. Bush, et a envoyé un message de salutation au Commandant en chef Fidel Castro.

Morales a remarqué que, alors que le gouvernement de La Havane envoyait des troupes de médecins et d'infirmiers à d'autres pays dans le but de sauver des vies humaines, Bush envoie des troupes pour en finir comme c'est le cas pour Iraq, Afghanistan et d'autres pays.

 Tiré de l'Agence Cubaine d'Information
http://www.ahora.cu/modules.php?name=News&file=article&sid=4540


Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 11:24
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 11:28

 
ONU/débat général : Cuba reproche à Bush de se prendre pour le  policier du monde
 
NEW YORK (Nations Unies), 26 septembre (XINHUA) -- Le ministre  cubain des Relations extérieures, Felipe Ramon Perez Roque, a  accusé mercredi le président américain, George W. Bush, de se  prendre pour le policier du monde, soulignant que celui-ci ne  dispose pas du droit de juger d'autres pays. 

     Dans un discours prononcé lors du débat général de l'Assemblée  générale, M. Perez Roque a fait savoir : "Avec un langage  désagréable et un ton arrogant, le président Bush a insulté et  menacé une dizaine de pays et il a donné des ordres d'une manière  ferme et autoritaire". 

     "Avec un autoritarisme jamais vu dans cette salle, il a émis  des jugements sur une dizaine de pays", a-t-il martelé, faisant  allusion au discours de M. Bush de mardi. 

     M. Bush a sommé mardi, devant l'Assemblée générale, Cuba, pays  d'Amérique centrale, d'"organiser des élections libres et  concurrentielles", avant d'ajouter que "le long règne du cruel  dictateur à Cuba est sur le point de se terminer". 

     A part Cuba, M. Bush a également formulé des commentaires sur  d'autres pays, dont le Myanmar. 

     Pour manifester son mécontement à l'égard du discours de M.  Bush, la délégation cubaine a protesté en dehors de la réunion  plénière de l'Assemblée générale de l'ONU. 

     "C'était un spectacle embarrassant", a jugé M. Perez Roque,  avant d'ajouter : "Voilà le délirium tremens du policier du monde, avec la médiocrité et le cynisme de ceux qui menacent de lancer  des guerres, dans lesquelles ils savent bien que leur vie n'est  pas en danger". 

     Il a souligné que le président américain "n'a aucun droit de  faire des jugement sur un pays souverain". 

     Le ministre a également indiqué que M. Bush est responsable de  la mort de plus de 600.000 civils irakiens et qu'il a autorisé les tortures infligées aux prisonniers sur la base maritime de  Guantanamo et dans la prison iranienne d'Abu Ghraïb. 

     "Il n'a ni autorité morale, ni crédibilité pour juger les  autres pays", a poursuivi M. Perez Roque. 

     Les Etats-Unis n'entretiennent pas de pleines relations  diplomatiques avec La Havane, sur qui ils imposent un embargo  économique depuis plusieurs décennies.



Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 11:30
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 12:37

logo Figaro

Castro fidèle au poste

Le leader cubain est apparu dans un entretien télévisé, vendredi. Une première depuis trois mois.

 
La rumeur dit que "oui, il est moribond, oui, il est mort, que si, il mourra demain. Bien, je suis là, personne ne sait quel jour il va mourir", a conclu Fidel Castro au terme d'une heure d'un entretien -enregistré dans l'après-midi et diffusé peu après- avec le journaliste-vedette cubain Randy Alonso. Opération de communication, la prestation du président cubain était visiblement destinée à dissiper les rumeurs qui courent depuis des semaines sur son état, dont certaines l'ont donné pour mort ou mourant. Fidel Castro n'avait fait parvenir aucun message, photo ou vidéo de lui depuis plus de trois mois.
 
Assis dans un fauteuil depuis l'hôpital non identifié où il est soigné, vêtu de son inséparable survêtement Adidas bleu, blanc et rouge brodé à son nom, le "Lider Maximo", 81 ans, est toutefois apparu amaigri et plutôt affaibli par rapport à sa dernière prestation du 5 juin. Il s'exprimait d'une voix lente avec des pauses, mais avec lucidité.
 
Actualité
 
Hormis son allusion aux rumeurs, Fidel Castro n'a à aucun moment évoqué ses problèmes de santé, et encore moins son éventuel retour au pouvoir. Son propos s'est concentré sur ses lectures récentes, les mémoires d'acteurs de la guerre froide -dont lui-même est l'une des dernières figures majeures- tels Ronald Reagan ou Margareth Thatcher, avec une importance particulière accordée à celles de l'ancien président de la Réserve fédérale américain Alan Greenspan. "Leurs auteurs deviennent millionnaires !", a-t-il commenté à leur propos, exhibant leurs livres et s'attardant sur leurs prix.
 
Il a accusé au passage les Etats-Unis de financer la campagne présidentielle avec "du papier sans garantie" en raison du décrochage du dollar avec l'or. "Hier l'euro est monté à 1,41 dollar et le pétrole a atteint, je crois, quelque 84 dollars le baril. Avant, la tonne, je me rappelle, coûtait autour de 15 à 16 dollars, pas le baril, qui coûtait deux dollars ou moins", a-t-il observé, confirmant ainsi qu'il "suivait" toujours de près l'actualité.
 
 
 


Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 12:42
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 12:50
 
 
 
LA HAVANE, 18 septembre (XINHUA) -- L'embargo économique imposé depuis 45 ans
par les Etats-Unis à Cuba a coûté 89 milliards de dollars à l'île, a déclaré
mardi le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque.

Citant un rapport sur l'embargo que Cuba doit remettre aux Nations Unies, M.
Roque a qualifié cette mesure de la plus longue et de la plus cruelle dans
l'histoire humaine, affirmant que la communauté internationale soutient
totalement les efforts de Cuba pour contrer les effets négatifs de l'embargo.

Les Nations Unies ont condamné l'embargo américain sur Cuba pour la 13e année
consécutive. En 2006, 183 pays ont voté contre l'embargo et quatre pour, dont
les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont proclamé l'embargo sur Cuba en 1962, trois ans après
l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro. Washington a renforcé ses sanctions contre
l'île à deux reprises dans les années 90.

"Le président Bush a encore renforcé cet embargo en 2006 en vue de ramener Cuba
au temps d'avant la révolution 1959 et d'éliminer ses changements sociaux et
politiques", a affirmé le chef de la diplomatie cubaine.

"L'embargo américain vise à provoquer la famine, le désespoir et la souffrance
pour notre peuple, a martelé M. Roque, ajoutant qu'il a pour but ultime de
faire tomber le système socialiste cubain.

http://www.cuba-linda.com/

MODERATEUR : rapport de Cuba à l'ONU sur les effets de l'emabrgo (2007)
http://vdedaj.club.fr/spip/article.php3?id_article=804


Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 12:51
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 14:35

Les sanctions économiques étasuniennes contre Cuba : l’échec d’une politique cruelle et irrationnelle

 

Salim Lamrani

 

            La communauté internationale est unanime à ce sujet. L’Assemblée générale des Nations unies a voté durant 15 années consécutives, à une majorité sans cesse croissante, pour la levée des sanctions économiques étasuniennes qui frappent impitoyablement l’ensemble de la population cubaine et notamment les secteurs les plus vulnérables. En 2006, 183 pays ont condamné le cruel et illégal état de siège imposé par Washington à Cuba. En vain. Le gouvernement étasunien fait toujours la sourde oreille et persiste à appliquer une politique inhumaine, anachronique et inefficace en vigueur depuis juillet 19601.

 

            Les sanctions ont coûté à l’économie cubaine plus de 89 milliards de dollars depuis leur imposition. En 2006, Cuba a souffert d’un manque à gagner de près de 4 milliards de dollars comme conséquence directe de cette politique brutale. Non seulement l’île des Caraïbes ne peut exporter aucun produit aux Etats-Unis, ni en importer d’ailleurs, mais elle n’est même pas autorisée à effectuer des opérations commerciales avec les filiales étasuniennes installées dans les pays tiers, en flagrante violation de la législation internationale. Cuba ne peut obtenir aucun crédit de la part des institutions financières internationales et se voit interdire l’utilisation du dollar dans ses transactions avec le reste du monde2.

 

            Depuis son entrée en vigueur, la politique économique hostile de Washington n’a cessé d’être renforcée, avec l’adoption de la loi Torricelli en 1992, de la loi Helms-Burton en 1996, du premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre en 2004 et du second rapport en 2006. Ainsi, aucun touriste étasunien ne peut se rendre à Cuba sous peine de sanctions extrêmement sévères pouvant atteindre 10 ans de prison et 150 000 dollars d’amende. En 2005, les sanctions imposées par le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) à l’encontre des ressortissants étasuniens s’étant rendus à Cuba ont augmenté de 54%. Quant aux Cubains des Etats-Unis, depuis 2004, ils ne peuvent plus rendre visite à leur famille à Cuba plus 14 jours tous les trois ans à condition d’obtenir une autorisation du Département du Trésor. En 2006, le nombre de voyages a diminué de plus de 50% par rapport à 20033.

 

            Les sanctions économiques ont également un impact désastreux sur l’alimentation des Cubains. Entre mai 2006 et avril 2007, elles ont provoqué des pertes à hauteur de 258 millions de dollars dans ce secteur. En effet, les Etats-Unis limitent fortement l’acquisition de produits alimentaires. Avec cette somme, Cuba aurait pu acquérir 180 000 tonnes de haricots, 72 000 tonnes d’huile de soja, 300 000 tonnes de maïs et 275 000 tonnes de blé4.

 

            Le domaine de la santé n’est pas non plus épargné. La perte est évaluée à 30 millions de dollars dans ce secteur. Ainsi, l’Institut cubain d’ophtalmologie « Ramón Pando Ferrer » s’est vu refuser l’acquisition d’un équipement pour l’étude de la rétine commercialisé par l’entreprise Humphreys-Zeiss tout comme le médicament Visudyne distribué par la multinationale Novartis. De la même manière, les laboratoires Abbot ont refusé de vendre l’agent anesthésique Sevorane à destination des enfants. Le Département du Trésor a également interdit la vente de valvules prothétiques destinées entre autres aux enfants atteints d’arythmie cardiaque. Les domaines de l’éducation, de la culture, du transport, du logement, de l’industrie et de l’agriculture sont également grandement affectés par les sanctions économiques5.

 

            Barack Obama, le candidat démocrate pour les élections présidentielles étasuniennes de 2008, s’est déjà prononcé contre le châtiment économique imposé à Cuba6. Il a été suivi par Christopher Dodd, sénateur démocrate du Connecticut, également candidat. Ce dernier a assuré qu’en cas d’élection, il lèverait les sanctions, rouvrirait une ambassade à La Havane, mettrait un terme aux programmes subversifs et illégaux de Radio et TV Martí et abrogerait la criminelle loi d’Ajustement cubain qui stimule l’émigration illégale. « Hormis la guerre en Irak, il n’y a pas d’autre politique américaine qui soit plus impopulaire au niveau international », a-t-il déclaré, la qualifiant d’« échec abject7 ».

 

            L’objectif des sanctions économiques – qui est toujours de renverser le gouvernement cubain – avait été clairement défini par Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’Etat assistant pour les Affaires interaméricaines, le 6 avril 1960, dans un mémorandum à Roy R. Rubottom Jr., alors sous-secrétaire d’Etat pour les Affaires interaméricaines :

 

« La majorité des Cubains soutiennent Castro. Il n’y a pas d’opposition politique efficace […]. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne [au régime] est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie […]. Tous les moyens possibles doivent être entrepris rapidement pour affaiblir la vie économique de Cuba […]. Une mesure qui pourrait avoir un très fort impact serait de refuser tout financement et livraison à Cuba, ce qui réduirait les revenus monétaires et les salaires réels et provoquerait la famine, le désespoir et le renversement du gouvernement8 ».

 

            Il ne s’agit ici de rien de moins que d’une tentative de génocide comme le démontre la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 qui stipule dans l’article II que « dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ». Les points b et c font respectivement allusion à l’« atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe » et à la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction totale ou partielle9 ». On ne saurait être plus clair.

 

            Le harcèlement économique féroce qui dure depuis près d’un demi-siècle a échoué dans sa mission. Le gouvernement révolutionnaire est toujours en place et plus solide que jamais malgré le retrait temporaire du président Fidel Castro. L’indépendance de Cuba est une réalité qui obsède toujours autant Washington, au point de le faire persister dans une politique aussi cruelle qu’irrationnelle.

 

Notes

 

1 CubavsBloqueo, « Resultados de las votaciones en la ONU en contra del genocida bloqueo económico de Estados Unidos contra Cuba », septembre 2007. http://www.cubavsbloqueo.cu/Default.aspx?tabid=1596 (site consulté le 23 septembre 2007).

 

2 République de Cuba, « Informe de Cuba sobre resolución 61/11 de la Asamblea General de las Naciones Unidas. Necesidad de poner fin al bloqueo económico, comercial y financiero impuesto por E.U. contra Cuba », 2007. http://www.cubavsbloqueo.cu/informe2007/index.html (site consulté le 23 septembre 2007), section 6, Conclusion.

 

3 République de Cuba, « Informe de Cuba sobre resolución 61/11 de la Asamblea General de las Naciones Unidas. Necesidad de poner fin al bloqueo económico, comercial y financiero impuesto por E.U. contra Cuba », 2007. http://www.cubavsbloqueo.cu/informe2006/index.html (site consulté le 23 septembre 2007), Section 1.2.

 

4 Ibid., section 3.1.

 

5 Ibid. section 3.1., 3.2.

 

6 Barack Obama, « Our Main Goal : Freedom in Cuba », The Miami Herald, 21 août 2007.

 

7 Associated Press, « Dodd Would Throw Out Cuba Embargo as President », 9 septembre 2007.

 

8 Lester D. Mallory, « Memorandum From the Deputy Assistant Secretary of State for Inter-American Affairs (Mallory) to the Assistant Secretary of State for Inter-American Affairs (Rubottom) », Department of State, Central Files, 737.00/4-660, Secret, Drafted by Mallory, in Foreign Relations of the United States (FRUS), 1958-1960, Volume VI, Cuba : (Washington : United States Government Printing Office, 1991), p. 885.

 

9 Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006), p. 121.

 

 

Salim Lamrani est enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a notamment publié Washington contre Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Genève : Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).



Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 14:36
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 22:09
***********Je n'ai pas pu m'en empêcher.****************
 
Neuf millions de Cubains manifestent pour plus de socialisme
Katrien Demuynck 14-06-2002
Solidaire     19-06-2002

Neuf millions de Cubains manifestent pour plus de socialisme

Katrien Demuynck 14-06-2002
19-06-2002

Bush espère «le retour à la démocratie»

Neuf millions de Cubains manifestent pour plus de socialisme

Exactement cent ans après l'invasion américaine qui allait faire de Cuba une néocolonie pendant plus d'un demi-siècle1, George W. Bush s'est adressé à ses amis, la mafia anticubaine de Miami. Il a exprimé son espoir que Cuba retourne «à la démocratie». Le 12 juin, neuf millions de Cubains sont descendus dans la rue pour défendre leur socialisme.

Katrien Demuynck

Le peuple cubain a promptement répliqué au discours prononcé par Bush le 20 mai. Les Cubains ont massivement participé aux assemblées populaires.2 A Sancti Spiritus, Holguín et Santiago de Cuba, des foules nombreuses sont venues écouter le président Fidel Castro. Celui-ci avait déjà annoncé que lui-même et tout le peuple cubain répliqueraient à mister W.

C'est ce qu'a fait par exemple Miriam Yanet Martín, présidente nationale des Pionniers, le mouvement de jeunesse de Cuba.

Comment nos enfants vivaient-ils sous la caricature de république?

Des enfants sans école

Des enfants discriminés pour la couleur de leur peau

Des enfants qui mendiaient dans les rues

Des enfants malades, qui mouraient faute de soins médicaux, parce que leurs parents n'avaient pas les moyens de les payer

Des enfants qui travaillaient au lieu de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille

Des enfants sans abris qui dormaient dans la rue

Des enfants qui ne pouvaient pas jouer

Des enfants qui n'avaient rien à manger pendant des jours

Des enfants entraînés dans la prostitution

Des enfants humiliés, sans droits

Des enfants qui, pour amuser les touristes, plongeaient derrière les pièces de monnaie que ceux-ci jetaient dans la mer

Des enfants sans espoir

Voilà la république qui a été créée le 20 mai 1902 et qui, selon le président Bush, était le symbole de l'indépendance de Cuba. Ce monsieur devra encore beaucoup apprendre, ou du moins essayer, pour comprendre qu'à Cuba, sous le socialisme cubain d'aujourd'hui

Il n'y a pas d'enfants sans école

Il n'y a pas d'enfants discriminés pour la couleur de leur peau

Il n'y a pas d'enfants qui mendient pour vivre

Il n'y a pas d'enfants malades, qui meurent faute de soins médicaux

Il n'y a pas d'enfants qui doivent travailler pour la survie de leur famille

Il n'y a pas d'enfants qui dorment dans la rue

Il n'y a pas d'enfants qui ne connaissent pas la joie du jeu

Il n'y a pas d'enfants qui ont faim

Il n'y a pas d'enfants contraints à la prostitution

Il n'y a pas d'enfants humiliés et sans droits

Il n'y a pas d'enfants sans espoir

Nos enfants sont intelligents, ils étudient notre histoire et ils savent ce qui se passe dans le monde, ils connaissent la réalité, ils ne se laissent pas tromper, car ils savent ce que notre révolution et le socialisme représentent pour eux.

La société civile cubaine amende la Constitution

Le 10 juin, une assemblée extraordinaire a réuni les directions nationales des organisations de masse: le syndicat cubain (Pedro Ross Leal), la fédération des étudiants de l'enseignement secondaire (Claudia Felipe Torres), l'association des combattants de la révolution cubaine (Harry Villegas), l'association nationale des petits paysans (Orlando Lugo Fonte), les Pionniers (Miriam Yanet Martín), la fédération des femmes cubaines (Vilma Espín Guillois), les comités pour la défense de la révolution, CDR (Juan Contino) et la fédération des étudiants d'université (Hassán Pérez).

Les huit organisations, qui représentent toute la «société civile» cubaine, ont décidé de présenter aux autorités une pétition visant à amender la Constitution, comme l'article 63 de cette Constitution en donne le droit aux citoyens cubains. La Constitution a été approuvée en 1976 par référendum secret national à 97,7% des voix. Depuis lors, il y a eu plusieurs adaptations. Cette fois, la pétition visait à soutenir expressément la Constitution. Les organisations de masse ont demandé à la population de soutenir un renforcement des passages de la Constitution qui constituent les piliers de la société cubaine: la souveraineté nationale et le caractère socialiste de l'Etat cubain.

Un écho tonitruant

La réponse de la population a été convaincante: le 12 juin, neuf millions (des onze millions) de Cubains sont descendus dans les rues de La Havane, dans les quatorze provinces et dans chacune des 169 communes. A La Havane, un million deux cent mille personnes devant la représentation américaine scandaient «Viva Fidel, viva el socialismo, à bas l'embargo génocidaire». Ils portaient des photos des cinq Cubains condamnés injustement aux Etats-Unis pour avoir voulu protéger leur pays contre des attentats terroristes. Les manifestants portaient également un immense calicot avec les mots: «Ils reviendront!». Par cette énorme mobilisation populaire, le peuple cubain exprime sa volonté à la face du monde.

«Un discours aussi insultant, stupide et menaçant, ces exigences de style nazi, méritaient une réponse persuasive», a déclaré Fidel Castro. «Nous nous mobilisons avec l'énergie nécessaire pour faire comprendre au monde ce qui est en train de se passer et pour délivrer ce monsieur de son égarement».3 Une fois de plus, le peuple cubain gagne une bataille dans la lutte pour les idées. «Que monsieur Bush démontre à présent que cette énorme foule combative a été mobilisée sous la contrainte!» a encore ajouté Fidel.

1 La victoire de la guerre de libération contre le colonisateur espagnol était en vue lorsque les Etats-Unis ont envahi Cuba, il y a cent ans. La dictature, l'exploitation et la misère ne prendront fin que le 1er janvier 1959, jour de la victoire de la révolution · 2 Les assemblées populaires (Tribunas abiertas de la revolución) ont commencé lors de la campagne pour obtenir la libération du jeune Elián. Elles se déroulent à intervalles réguliers dans toutes les villes et villages du pays. Ils font partie de «la lutte pour les idées». Toute la population y est invitée · 3 www.jrebelde.cubaweb.cu

Bush espère qu'il va à nouveau y avoir une 'démocratie' à Cuba, sans doute la même qu'avant la révolution...
9 des 11 millions de Cubains lui ont répondu. (Photos Granma et Juventu Rebelde
www.jrebelde.cubaweb.cu)

Combat d'idées

Ricardo Alarcón, président du Parlement national: «Peu importe le nombre de jours que durera encore cette dure bataille dans notre long combat. Nous sommes au coeur du tumulte guerrier d'un grand champ de bataille pour les idées. C'est une lutte sans précédent entre la vérité et le mensonge, l'ignorance et la connaissance de la politique et de l'histoire, la culture et la barbarie, l'éthique et l'absence totale de principes moraux et de valeurs, l'honnêteté et le cynisme, l'oppression et la libération, la justice et l'injustice, l'égalité et l'inégalité, les cauchemars du passé et les rêves de l'avenir, la désertification et la préservation de la nature, entre la destruction et la survie de notre espèce.»1

1 www.jrebelde.cubaweb.cu

     


Edité par Fidelista - 29 Sep 2007 à 14:18
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Anniversaire des Comités de défense de la Révolution

Un système de vigilance collective et de travail social

PAR RENE CASTAÑO, de Granma international

PRÈS d’un million de personnes rassemblées devant l’ancien Palais présidentiel (aujourd’hui transformé en musée de la Révolution) écoutaient le premier ministre Fidel Castro Ruz, dans la soirée du 28 septembre 1960, lorsque retentirent plusieurs explosions. La foule répondit par des vivats à la Révolution et à son leader et entonna l’hymne national.

Nous allons établir un système de vigilance collective, annonçait alors Fidel Castro. Ils jouent avec le peuple, mais ils ne savent pas ce que c’est que le peuple ; ils jouent avec le peuple mais ils ne savent pas  que ce peuple est animé par une énorme force révolutionnaire, ajoutait-il.

Ce soir même, à la fin de son discours, naissaient les premiers Comités de défense de la Révolution (CDR), une organisation sui generis qui, six mois et six jours plus tard, désarticulaient les éléments qui prétendaient servir de cinquième colonne  à la brigade de mercenaires vaincus à Playa Giron.

Ce système de vigilance populaire conçu pour affronter des attaques terroristes a constitué dès le début la réponse des Cubains aux attaques du gouvernement des Etats-Unis.

À force d’enthousiasme, d’initiative, de volonté, d’altruisme, de solidarité, d’humanisme et de combativité, les CDR ont joué un rôle actif contre les ennemis de la Révolution et sont devenus la plus solide des organisations de masse du pays.

A l’heure actuelle, organisés au niveau du pâté de maisons, du quartier, de la municipalité, de la province et de la nation,  leurs 133 000 cellules réunissent près de huit millions de citoyens cubains âgés de plus de 14 ans, sans distinction de sexe, de race ou de religion.

Depuis, il ne s’est pas passé à Cuba un seul événement historique sans leur participation, qui a toujours donné des preuves convaincantes de leur potentiel. Non seulement ils ont mobilisé toute la société autour de la défense de la Révolution et des conquêtes du socialisme, mais on les a vus aussi assumer des tâches fondamentales lors de la Campagne nationale d’alphabétisation et de toutes les campagnes de vaccination, contre la poliomyélite pour commencer.

Aujourd’hui encore leur participation est indispensable  à des tâches très diverses : l’élimination de vecteurs de maladies, la collecte de matières premières, l’entretien et l’embellissement des quartiers, des écoles et des établissements sociaux. Ils s’occupent aussi de l’enfance, des vieillards et participent aux processus électoraux du Pouvoir populaire.

Les « cédéristes » se sont aussi maintes fois mobilisés pour réclamer le retour de l’enfant Elian Gonzalez séquestré aux États-Unis et celui des Cinq Héros confinés dans des prisons nord-américaines  pour avoir lutté contre le terrorisme. Ils organisent aussi d’autres tâches généreuses comme les dons volontaires du sang : plus d’un demi-million par an.

En étroite collaboration avec le système de défense civile, les CDR s’occupent de l’évacuation de milliers de personnes  au passage des cyclones et participent ensuite à la réparation des dégâts causés par ces phénomènes atmosphériques destructeurs.

Le système de vigilance collective révolutionnaire établi contre les terroristes et les délinquants a confirmé ce que disait Fidel ce 28 septembre 1960 : lorsque le peuple s’organise, ni les impérialistes ni leurs laquais ni leurs mercenaires ni leurs instruments, quels qu’ils soient, ne peuvent rien contre la Révolution.

Aujourd’hui 28 septembre, les CDR fêtent leur 47e anniversaire, avec la fierté d’être devenus ce qu’ils sont : l’organisation la plus massive de la société cubaine, axe de la solidarité, de la coopération et de l’aide mutuelle entre voisins.



Edité par Fidelista - 29 Sep 2007 à 14:45
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2007 à 23:28

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

Un argument de plus pour l’ONU

TOUT en travaillant sur l’ouvrage déjà fameux de Greenspan, je lis dans El País, un journal espagnol qui affirme tirer à plus de cinq cent mille exemplaires, un article signé d’Ernesto Ekaizer que je souhaite transmettre aux lecteurs et que je reproduis donc textuellement :

« Quatre semaine avant l’invasion de l’Iraq, qui survint dans la nuit du 19 au 20 mars 2003, George W. Bush continuait en public de placer Saddam Hussein devant la disjonctive suivante : le désarmement ou la guerre. A huis clos, Bush reconnaissait toutefois que la guerre était inévitable. Au cours d’une longue conversation privée avec le président espagnol de l’époque, José María Aznar, tenue le samedi 22 février 2003 au ranch Crawford (Texas), Bush laissa entendre clairement que le moment était venu de se débarrasser de Saddam. "Il reste deux semaines. Dans deux semaines, nous serons prêts sur le plan militaire. Nous serons à Bagdad fin mars", dit-il à Aznar.  

« Le moment est venu de se débarrasser de Saddam. 

« Dans le cadre de ce plan, Bush avait fini par accepter, le 31 janvier 2003 – au terme d’un entretien avec le Premier ministre britannique, Tony Blair – une dernière manœuvre diplomatique : proposer une seconde résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Son objectif : ouvrir une porte légale à la guerre unilatérale que les Etats-Unis s’apprêtaient à déclencher avec plus de deux cent mille soldats déjà prêts à l’attaque dans la région.

« Bush était conscient des difficultés internes de Blair et n’ignorait pas celles d’Aznar. Sept jours à peine avant la réunion au ranch Crawford, trois millions de personnes avaient manifesté dans plusieurs villes espagnoles contre la guerre imminente. "Nous avons besoin de votre aide devant notre opinion publique", demanda Aznar. Bush lui expliqua la portée de la nouvelle résolution qu’il pensait présenter : "La résolution sera taillée sur mesure pour pouvoir vous aider au maximum. Peu m’importe sa teneur. " A quoi répondit Aznar : "Ce texte nous aiderait si nous pouvions  le parrainer et obtenir que beaucoup de gens le fassent à leur tour. " Aznar s’offrait donc à fournir une couverture politique en Europe à Bush, en union de Blair. Le rêve d’Aznar : bâtir des relations avec les USA sur le modèle du Royaume-Uni, était sur le point de se réaliser.

« Aznar s’est rendu avec sa femme Ana Botella, aux Etats-Unis le 20 février, faisant escale à Mexico pour tenter – mais en vain – de persuader le président Vicente Fox d’appuyer Bush. Le couple, accompagné des collaborateurs du président, arriva au Texas le 21. Aznar et sa femme furent logés dans la maison des invités  du ranch.

« Le président Bush, sa conseillère à la sécurité nationale d’alors, Condoleezza Rice, et le responsable des affaires européennes au Conseil de sécurité nationale, Daniel Fried, participèrent à la réunion du lendemain, samedi. Aznar, lui, était accompagné de son conseiller de politique internationale, Alberto Carnero, et de l’ambassadeur espagnol à Washington, Javier Rupérez. Bush et Aznar, durant cette rencontre, soutinrent une conversation téléphonique quadripartite avec le Premier ministre britannique, Tony Blair, et le président du gouvernement italien, Silvio Berlusconi.

« L’ambassadeur Rupérez fit office d’interprète de l’anglais pour Aznar et de l’italien pour Condoleezza Rice ; deux autres interprètes firent de même pour Bush et ses collaborateurs. C’est Rupérez qui se chargea de rédiger un résumé de la conversation dans un mémorandum resté secret à ce jour.

« La conversation impressionne par son ton direct, amical, voire menaçant quand elle porte, par exemple, sur le fait que des pays comme le Mexique, le Chili, l’Angola, le Cameroun et la Russie, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, doivent voter la nouvelle résolution en signe d’amitié envers les Etats-Unis ou sinon en accepter les conséquences.  

« On constate qu’ils n’attendent absolument rien du travail des inspecteurs, dont le chef, Hans Blix, avait démantelé à peine une semaine avant, le 14 février, les arguments avancés "à partir de données solides" par le secrétaire d’Etat étasunien, Colin Powell, devant le Conseil de sécurité le 5 février, soutenu chaleureusement par la ministre espagnole des Affaires étrangères, Ana Palacio. Des données que Powell en personne qualifierait plus tard d’un tissu de mensonges. 

« Le rapport de Blix 

« Selon Blix, l’Iraq était en train de s’acheminer vers une coopération active en vue de régler les questions du désarmement en souffrance. Son ton avait été moins critique que celui de son rapport du 27 janvier 2003. "Depuis notre arrivée en Iraq voilà trois mois, nous avons fait plus de quatre cents inspections sans préavis dans environ trois cents sites. Les inspecteurs n’ont encore découvert à ce jour aucune des armes prohibées… Si l’Iraq décide de coopérer encore plus étroitement, la période de désarmement à travers des inspections peut être raccourcie", signalait le chef des inspecteurs.

« Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, avait informé le 14 février qu’il restait encore quelques questions techniques à éclaircir, mais, ajoutait-il, "pas de questions de désarmement à régler". Selon lui, on n’avait pas découvert la moindre preuve que l’Iraq menait des activités nucléaires ou en rapport avec l’énergie atomique, un nouveau démenti très clair à ce que Powell avait affirmé au sujet du programme nucléaire iraquien.

« Aussi bien les premiers fruits de l’inspection que la conclusion des préparatifs des Etats-Unis poussèrent Bush à fixer le déclenchement des opérations militaires au 10 février 2003, à quoi s’ajoutèrent neuf jour pour obtenir la seconde résolution. La besogne de persuasion morale à laquelle s’attelèrent Aznar et Palacio à coups de téléphone et de réunions bilatérales ne parvint à réunir que quatre voix : les trois promoteurs et la Bulgarie. Il en fallait neuf.

« L’échec de cette couverture légale à la guerre imminente poussa Bush, en accord avec Blair et Aznar, à tenir, le 16 mars 2003, un sommet aux Açores, endroit suggéré par Aznar comme solution de rechange aux Bermudes pour une raison qu’il expliqua lui-même à Bush : "Le nom de ces îles est associée à un vêtement qui n’est pas précisément le plus indiqué pour la gravité du moment actuel." Et c’est là, le 16 mars, que Bush, Blair et Aznar décidèrent de se substituer au Conseil de sécurité des Nations Unies et en usurpèrent les fonctions pour déclarer à leurs risques et périls la guerre à l’Iraq. Dans la matinée du 17 mars, l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’ONU annonçait à New York le retrait de la seconde résolution. Un échec au scrutin aurait compliqué encore plus la marche à la guerre. »

Fidel Castro Ruz

27 septembre 2007
 


 

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 11:09

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

Le silence d’Aznar

J’AVAIS révélé, le 25 avril 2003, à une Table ronde de la télévision cubaine, que José María Aznar, alors président du gouvernement espagnol, allié en génocides et massacres de la superpuissance, avait dit textuellement au président William Clinton le 13 avril 1999, à une réunion tenue alors que l’issue de la guerre contre la Yougoslavie était incertaine :

« Puisque nous sommes en guerre, faisons-la à fond, pour la gagner totalement, et non pas un peu. Si nous devons persister pendant un mois, ou trois mois, eh ! bien, faisons-le. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons pas encore bombardé la radio et la télévision serbes. »

Sur ce point, Aznar et les porte-parole du gouvernement étasunien n’ont dit mot. Tout ce qui suit est inédit. J’utiliserai d’autres textes, tant publics que confidentiels, dans des réflexions successives.

[…]

« AZNAR : Je vais parler franc. Comme je l’ai déjà dit au président Clinton, la seule chose que l’OTAN ne peut pas faire, c’est de ne pas gagner maintenant. Ce qui est en  jeu, ce n’est pas la crédibilité de l’OTAN, mais sa propre existence. Si ce conflit avait éclaté voilà trente ans, nous ne serions pas intervenus. En Europe, il y a toujours eu des nettoyages ethniques, des affrontements entre minorités et majorités, des disputes religieuses. Mais maintenant, on ne peut plus permettre ça. Du point de vue politique, compte tenu de ce que nous avons dit avant, nous ne serons jamais en faveur de l’indépendance du Kosovo. »

Parlant de Chirac, le président français, Aznar affirma :

« Je lui parlerai demain à Bruxelles. Quand je veux avoir un bon bout de temps avec Chirac, je commence par lui dire : "Ces Américains sont vraiment horribles." J’ai dîné avec lui voilà trois semaines à l’Elysée. Je ne sais pas ce qu’il lui était arrivé avec vous, mais il disait de vous pis que pendre. Je lui ai dit que je ne venais pas parler de ça.

« Mon idée est que pour gagner cette guerre, il faut couper les communications entre le gouvernement de Belgrade et le peuple. Il est vital de couper les communications de la Serbie, la radio, la télévision, le téléphone.

« Par ailleurs, nous devons restructurer notre politique d’information. La politique de l’OTAN là-dessus est une catastrophe. Nous donnons l’impression de nous embarquer dans une équipée, et non dans une guerre. Il y a de vraies lagunes en matière d’information. Il faut avancer au maximum, couper tous les approvisionnements et toutes les communications avec patience.

 Il faut faire attention à l’Italie et à la Grèce. L’Italie a été très touchée dans son trafic aérien et son tourisme. D’Alema fait du bon boulot, compte tenu des circonstances. Il ne faut pas le laisser tomber dans des solutions faciles.´´

« Nous devons accroître l’aide humanitaire. La contrepartie à nos bombardements, c’est que nos citoyens perçoivent l’efficacité de notre travail humanitaire.

« Il serait insensé de changer maintenant de position. J’ai parlé hier à Annan. Il était très sérieux dans ses prises de position. J’ai beaucoup insisté sur ce point avec Annan. Nous pouvons faire preuve de souplesse, mais pas donner l’impression que l’OTAN se retire.

« Nous pouvions faire preuve de souplesse quant à la question de savoir si l’OTAN dirigerait cette force ou non, mais nous ne pouvons pas nous contenter du retour des observateurs de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe]. En plus de la visibilité, il doit y avoir des garanties.

« Il faut maintenir la stratégie, pour voir s’il est possible qu’il soit renversé de l’intérieur. » [Aznar parle du président serbe Slobodan Milosevič.]

« Si certains de ses généraux craignent d’être accusés devant la Cour de La Haye, il se peut qu’ils coopèrent. Milosevič essaiera probablement de parvenir à un accord. Nous devons faire en sorte que cet accord serve à l’affaiblir, et non à l’asseoir au pouvoir.

« Nous n’avons même pas à mentionner la question de l’opération terrestre.

« Tout le monde comprend que des plans sont en cours, et le contraire serait illogique´´. Si notre stratégie actuelle ne donne pas de résultats, il faut en explorer d’autres. Il faut la maintenir sur la table. Si tout ce que nous faisons actuellement ne donne pas de résultats, alors il faudra intervenir dans les prochains mois. Mais cette action ne devrait pas se limiter au Kosovo. Elle devrait concerner d’autres régions de la République fédérative de Yougoslavie, y compris en entrant par la Bosnie et la Hongrie. Le président hongrois est un dirigeant jeune et intelligent, il m’a dit que le succès sera impossible s’il ne se passe pas ce qui suit : Milosevič expulsé du pouvoir, le  Kosovo divisé, et révision de la politique en Bosnie-Herzégovine avec séparation des entités ; la République serbe unie à la Serbie, la partie croate à la Croatie, et la partie musulmane indépendante. Je ne suis pas d’accord avec ces prises de position.

Mais je crois que l’idée progresse dans les pays de la région. Il est très difficile que les Serbes et les Albanais puissent vivre de nouveau ensemble. Nous devons continuer de faire ce que nous faisons, mais nous somme depuis bien des années en Bosnie et nous ne savons pas quand nous pourrons en sortir. Il se peut que les Albanais acceptent la formule d’une confédération, mais ça sera impossible tant que Milosevič sera là.

« S’il n’existe pas de garantie pour les Serbes qu’ils maintiendront une certaine présence dans les zones qui symbolisent la naissance de leur civilisation, ils ne l’accepteront pas. L’irrédentisme surgira sur le "territoire à libérer".

« La première chose à faire, c’est gagner la guerre. Après, on verra. »

[…]

Je demande à M. Aznar de dire s’il est vrai ou non qu’il ait conseillé au président Clinton, le 13 avril 1999, de bombarder la radio et la télévision serbes.

Fidel Castro Ruz

29 septembre 2007


Edité par Fidelista - 02 Oct 2007 à 11:10
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 11:12

(Elections à Cuba)
 
 

Participation massive des électeurs

PAR MARIA JULIA MAYORAI
ma.julia@granma.cip.cu

PLUS de sept millions d’électeurs ont participé à Cuba à la nomination des candidats comme délégués municipaux, un processus qui vient de s’achever avec la candidature de 37 328 citoyens, qui seront soumis au vote populaire le 21 octobre prochain.

Maria Esther Reus, présidente de la Commission électorale nationale, a déclaré hier à la Table Ronde d’information de la télévision que ce pas important s’est caractérisé par la participation massive et enthousiaste du peuple, par l’organisation et la qualité des 50 760 assemblées qui ont eu lieu. Cela, a-t-elle estimé, permet de parler d’un franc succès, comme d’une manifestation de démocratie et de transparence.

Parmi les candidats, a-t-on appris, il y a 10 799 femmes, soit 1 600 de plus que lors des scrutins antérieurs. Ce fait a aussi été souligné par Yolanda Ferrer, secrétaire général de la Fédération des femmes cubaines.

Il y a eu, aussi, une promotion importante de jeunes : parmi les candidats, 7 949 ont moins de 35 ans et 14 373 ont entre 16 et 40 ans. Un autre fait significatif est que 83,3% des candidats sont diplômés universitaires et de niveau moyen supérieur, ce qui traduit l’œuvre éducationnelle de la Révolution.

Pour Ricardo Alarcon, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, ce qui se passe aujourd’hui à Cuba dans le domaine des élections ne peut pas être analysé en dehors du contexte international, et spécialement en comparaison avec les Etats-Unis. Si aux États-Unis appliquaient un jour les mêmes règles que les nôtres : inscription d’office des citoyens sur les listes électorales, caractère public de cette information, candidature des candidats de la part du peuple, il serait impossible de maintenir le régime actuel impérial et encore moins de remettre la présidence à des hommes comme W. Bush.

Alarcon a rappelé en outre que le lien des délégués avec leurs électeurs était un élément fondamental de notre système politique. Le grand accompagnement populaire caractéristique des processus électoraux, a-t-il déclaré, doit se poursuivre ensuite durant la gestion quotidienne de ces représentants, qui jouent un rôle crucial dans la résistance et le combat quotidien des Cubains, face à la guerre génocidaire que nous fait l’empire. •


http://www.granma.cu/frances/2007/septiembre/juev27/Participation-massive-des-electeurs.html
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