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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Oct 2007 à 12:09
 
CUBA •  Guerre froide sur le ring
 
Echaudé par la fugue de cinq de ses meilleurs boxeurs, La Havane a décidé de ne pas participer aux Championnats du monde de Chicago. Au risque de priver le pays de quelques breloques olympiques.
 
Ce n'est pas une légende : la trahison, la corruption et autres coups bas font partie de l'histoire noire de la boxe. On aimerait croire qu'il n'y a rien de tout cela dans les Championnats du monde qui ont débuté le mardi 22 octobre à Chicago, surtout parce qu'il s'agit de boxe amateur. Mais derrière cette compétition se cache un combat entre deux mondes, un ultime chapitre de la guerre froide qui s'écrit sous la forme de l'absence remarquée de Cuba. Or, si les boxeurs cubains ne sont pas venus, c'est parce que leurs dirigeants craignent une nouvelle fugue, ou plutôt un nouveau "vol" de boxeurs, alléchés par les gros cachets offerts par le circuit professionnel. L'affaire est si grave que Fidel Castro lui a consacré les seules "réflexions" qu'il ait jamais écrites sur un problème de politique intérieure.

La plus grande île des Antilles est considérée depuis longtemps comme la superpuissance de la boxe. Mais le restera-t-elle ? Rien n'est moins sûr, car Cuba a perdu ses cinq meilleurs boxeurs. En décembre 2006, au Venezuela, les trois premiers, Yan Barthelemy, Yuriorkis Gambo et Odlanier Solis, tous sacrés champions aux Jeux olympiques d'Athènes, ne se sont pas présentés à leur entraînement de préparation aux Jeux panaméricains [de juillet 2007 au Brésil]. L'agence allemande qui les a "détournés", Arena Box Promotions, les a très vite introduits tous les trois dans le circuit professionnel.

Mais la sélection cubaine a encaissé son coup le plus dur en juillet dernier à Rio de Janeiro, cette fois-ci au cours des Jeux panaméricains, avec la désertion du grand Guillermo Rigondeaux, double champion olympique et champion du monde dans la catégorie des 54 kg, et d'Erislandy Lara, champion du monde dans la catégorie des 69 kg, également séduits par Arena Box Promotions. La police brésilienne les a finalement retrouvés dans une station balnéaire carioca en compagnie de trois prostituées et de deux managers. Ils ont été arrêtés et renvoyés à Cuba.

C'est à cette occasion que Fidel Castro a écrit deux "réflexions" sur la désertion des cinq boxeurs cubains. Dans son second article, il annonçait que les Cubains ne seraient pas présents au Championnat du monde de Chicago. La participation à ce championnat permet pourtant de décrocher une qualification pour les prochains Jeux olympiques, et Cuba, qui a remporté dix des treize dernières éditions, avait de grandes chances de rafler la mise. "Imaginez les requins de la mafia tournant autour de la chair fraîche," écrit Castro à propos des chasseurs de têtes qui n'auraient pas manqué de graviter autour des boxeurs. "Nous n'avons aucune envie de livrer à domicile."

Le président de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA), le Taïwanais Ching Kuo Wu, a déclaré lundi que Cuba avait des "raisons valables" de ne pas se présenter à Chicago : "Les managers harcèlent constamment les boxeurs cubains en leur proposant de l'argent", a-t-il expliqué.
 
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Oct 2007 à 16:24
International 25/10/2007 - 20:25
 

Cuba: Fidel Castro sera-t-il réélu ?

Le président de l'Assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcon, a estimé qu'il était impossible de dire si Fidel Castro, en convalescence depuis son opération fin juillet 2006, serait en mesure d'être réélu l'an prochain à la tête du pays. Agé de 81 ans, Castro, qui n'est pas reparu en public depuis 15 mois, souffre d'une maladie intestinale et a transmis les rênes du pouvoir à son frère cadet, Raul. "Les révolutionnaires ne prennent jamais leur retraite", a toutefois précisé le président de l'Assemblée. L'Assemblée nationale cubaine devra décider en mars 2008 si Fidel Castro peut continuer à être le chef de l'Etat.



Edité par Fidelista - 27 Oct 2007 à 16:25
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Oct 2007 à 22:59
L'Assemblée nationale cubaine devra décider en mars 2008 si Fidel Castro peut continuer à être le chef de l'Etat.


Voilà qui viens dementir les affirmations continuels de "Castro dictateur" qui contrôlerait tout et deciderait tout.
C'est donc l'Assemblé Nationale du Pouvoir Populaire qui est la seule à pouvoir decider si oui ou non Fidel peut continuer à être le chef de l'Etat; c'est donc bien, comme la constitution cubaine le dit, l'ANPP qui est l'organe de decision supérieur.

Mais malgré cet aveu qui leur a échapé, je parie que les "journalistes" français (et d'ailleurs) continueront à pretendre que Cuba n'est pas democratique, que c'est une dictature d'un seul homme, etc.
    
El mall, la falç, i la flama que abrusa
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Oct 2007 à 09:25
Message posté par Gorri

[QUOTE]Mais malgré cet aveu qui leur a échapé, je parie que les "journalistes" français (et d'ailleurs) continueront à pretendre que Cuba n'est pas democratique, que c'est une dictature d'un seul homme, etc.
 
Ce n'est pas un "aveu qui leur a échappé". C'est la première fois que la presse, pas seulement francaise, parle en ces termes explicatifs, du système électoral cubain. Je suis persuadé qu'ils font un pari sur la transition libérale après Fidel, et donc prépare à montrer cette société comme démocratique pour l'avenir, alors que leur système date de 1976. Ce n'est pas anodin, après
 
JACOBO MACHOVER
qui a pu vomir partout sa haine du CHE, voila qu'ils nous expliquent l'exemple démocratique cubain.
 
Mauvais calcul de la presse, et les pisses copies feront marche arrière, leurs lecteurs n'ayant pas de mémoire
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2007 à 06:25

Les 5 de Miami à la TV Belge :

 

Gerardo
Hernández

2 Life Sentences

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Guerrero

Life Sentence

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Labañino

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René
González

15 Years

 
http://www.antiterroristas.cu/
http://www.freethefive.org/


Edité par Fidelista - 29 Oct 2007 à 06:30
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  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 11:22
NATIONS UNIES - Le ministres des Affaires étrangères de Cuba, Felipe Perez Roque, a mis en garde mardi le président des Etats-Unis, George W. Bush, contre une invasion de l'île, déclarant que les Cubains sont "prêts" à la défendre.

Dans un entretien accordé à l'Associated Press (AP), il a souligné que le conflit qui découlerait d'une telle opération menacerait non seulement la stabilité à Cuba, mais également aux Etats-Unis.

"Nous ne faisons aucune menace, et nous ne bluffons jamais", a déclaré M. Perez Roque. "Nous respectons les Etats-Unis, mais nous demandons un respect réciproque, et nous défendrions notre pays contre toute tentative d'agression étrangère".

Le ministre faisait référence au discours de M. Bush sur Cuba la semaine dernière, dans lequel le dirigeant américain appelait à former un front international pour assurer la transition vers la démocratie à Cuba après l'ère de Fidel Castro, convalescent et absent de la scène publique depuis l'été 2006.

Selon M. Perez Roque, ce premier discours majeur sur Cuba du président américain depuis quatre ans indique que les Etats-Unis pourraient être prêts à faire usage de la force.

"Bush a dit dans le discours de la semaine dernière que 'le mot-clé de nos futurs rapports avec Cuba n'est pas la stabilité. Le mot-clé est liberté'", a déclaré M. Perez Roque, qualifiant cette phrase d'"irresponsable".

Le ministre a ajouté que 90% des Cubains soutiennent la Révolution engagée par Fidel Castro en 1959 et qu'ils sont "prêts" à la défendre.

La seule "liberté" que les Cubains pourraient imaginer venir de M. Bush "serait similaire à celle qu'il a amené en Irak", a raillé M. Perez Roque.

Il se prononçait au siège des Nations unies à New York, où l'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi à une très large majorité une résolution exhortant les Etats-Unis à mettre fin à son embargo sur Cuba, qui dure depuis 1992. Le texte a été adopté par 184 voix contre quatre, avec une abstention, le plus haut score depuis l'introduction de cette résolution il y a 16 ans. AP


Vous me croirez si vous voulez, mais cet article est tiré de Yahoo Actualité. Pas de "dictature sanguinaire", pas de "misère monstrueuse", pas de "goulag tropical"... Comprenez mon effarement, où cette transition sur l'image de Cuba dans les médias mènent-elles?

Edité par Fidelista - 31 Oct 2007 à 12:15
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 12:16
 
L'ONU exhorte à nouveau Washington à lever son embargo contre Cuba
 

NEW YORK (AFP) - L'Assemblée générale de l'ONU a exhorté mardi, à la quasi-unanimité, les Etats-Unis à lever l'embargo économique qu'ils imposent à Cuba depuis 45 ans, malgré la détermination de Washington de le maintenir en place.

L'organe plénier des Nations unies, où siègent les 192 Etats membres, a adopté une résolution en ce sens, pour la 16e fois depuis 1992, à l'issue d'un débat devenu rituel.

Le texte, adopté par 184 voix contre 4 avec une abstention, s'intitule "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis d'Amérique".

Il "exhorte de nouveau tous les Etats à s'abstenir de promulguer ou d'appliquer" un tel embargo et à ceux qui l'appliquent à cesser de le faire, "conformément aux obligations que leur imposent la Charte (des Nations unies) et le droit international qui, notamment, consacrent la liberté du commerce et de la navigation".

Comme l'an dernier, les quatre voix contre sont les Etats-Unis, Israël, Palau et les îles Marshall. La Micronésie s'est abstenue.

L'embargo économique contre Cuba a été imposé par les Etats-Unis en 1962, après l'échec de l'invasion de l'île pour tenter de renverser le régime de Fidel Castro --l'épisode de la baie des Cochons. Il a ensuite été renforcé à plusieurs reprises, notamment par la loi Helms-Burton de 1966 (Loupé ! C'est 1996) et des restrictions aux voyages des citoyens américains à Cuba.

Les résolutions de l'Assemblée générale n'ont pas d'effet contraignant mais reflètent l'opinion internationale. L'embargo américain contre Cuba est condamné par une majorité toujours plus large de pays: lors de sa première introduction en 1992, cette résolution n'avait recueilli que 59 voix. Elle en avait obtenu 179 en 2004 et 183 en 2006.

Le vote intervenait six jours après un discours du président américain George W. Bush, qui a affirmé sa volonté de maintenir l'embargo jusqu'à un "changement" de régime dans l'île, provisoirement dirigée par Raul Castro, depuis l'hospitalisation de son frère Fidel en juillet 2006.

A la tribune de l'Assemblée, le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque, n'a pas directement répondu à M. Bush, évoquant seulement "les menaces de ces derniers jours" et précisant que "Cuba ne capitulerait pas".

"Moi, contrairement à lui, j'ai le droit de dire +Vive Cuba libre!+" a été la seule référence de M. Pérez Roque aux propos de M. Bush, qui avait lancé le même slogan dans son discours au département d'Etat.

Le ministre cubain a chiffré à "pas moins de 222 milliards de dollars" l'impact économique du "brutal" embargo sur l'île depuis son instauration en 1962.

"Le gouvernement des Etats-Unis a interdit aux compagnies américaines de fournir des services internet à Cuba", a-t-il dit, affirmant que pour cette raison, les Cubains ne peuvent accéder par exemple à Google Earth.

Plusieurs autres pays ont pris la parole pour fustiger l'embargo, dont le Mexique, le Vietnam, l'Afrique du Sud et la Chine. L'ambassadeur du Venezuela, Jorge Valero, a qualifié le récent discours de George W. Bush de "nouvelle et vaine tentative de renverser la révolution et reconquérir Cuba".

Le groupe des 77 (représentant quelque 130 pays en développement et la Chine), par la voix de l'ambassadeur adjoint du Pakistan Farukh Amil, a appelé Washington à "remplacer la politique de l'embargo par celle du dialogue et de la coopération".

Ronald Godard, conseiller au département d'Etat pour les affaires latino-américaines, a rétorqué que "les problèmes de Cuba ne découlent pas d'une quelconque décision des Etats-Unis, mais de l'embargo sur les libertés imposé par le régime cubain à son peuple".

"Nous appelons la communauté internationale à s'unir pour exiger que le gouvernement cubain libère sans conditions tous les prisonniers politiques, étape essentielle pour entamer un processus de restauration du peuple cubain dans ses droits fondamentaux," a-t-il dit.



Edité par Fidelista - 31 Oct 2007 à 12:20
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KGB Shpion allez vers le bas
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 17:02
Vous me croirez si vous voulez, mais cet article est tiré de Yahoo Actualité. Pas de "dictature sanguinaire", pas de "misère monstrueuse", pas de "goulag tropical"... Comprenez mon effarement, où cette transition sur l'image de Cuba dans les médias mènent-elles?
Figure-toi qu'ils ont parlé l'autre jour des élections à Cuba : une première! Oui, dans la presse bourgeoisie, parler de la démocratie cubaine!
Je crois bien qu'ils s'attendent à la pseudo-transition - tout droit émergée de leurs rêves - que réserverait la mort de Fidel. Cette transition serait parfaite pour investir à Cuba et donc faire passer ce pays sous domination économique puis politique.
Le néocolonialisme passe mieux que le colonialisme, c'est plus discret.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 17:46
Message posté par KGB Shpion

Figure-toi qu'ils ont parlé l'autre jour des élections à Cuba : une première! Oui, dans la presse bourgeoisie, parler de la démocratie cubaine!
Je crois bien qu'ils s'attendent à la pseudo-transition - tout droit émergée de leurs rêves - que réserverait la mort de Fidel. Cette transition serait parfaite pour investir à Cuba et donc faire passer ce pays sous domination économique puis politique.
Le néocolonialisme passe mieux que le colonialisme, c'est plus discret.
 
Je requote l'ensemble de ta contribution parce qu'elle est lucide, bravo camarade !
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Cam. KatyuSha allez vers le bas
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  Citer Cam. KatyuSha Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 21:18
Et moi pour les même raisons mais aussi parcequ'elle a un train de retard !
A l'Assemblée Nationale, les députés n'ont plus accés aux sites porno...pourtant l'on voit encore chaque jour M. Sarkozy cravacher ses ministres, niquer les parlementaires et baiser la démocratie =)
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Nov 2007 à 12:03
Communiqué officiel de l'ONU - Long mais édifiant et passionnant
 

 
Assemblée générale

Soixante-deuxième session

38e et 39e séances plénières - matin et après-midi


L’ASSEMBLÉE ADOPTE SA SEIZIÈME RÉSOLUTION SUR LA LEVÉE DE L’EMBARGO IMPOSÉ PAR LES ÉTATS-UNIS À CUBA

Le Ministre des relations extérieures de Cuba a réclamé en personne la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à son pays depuis 1962 par les États-Unis, avant que l’Assemblée ne le suive et adopte pour la seizième fois consécutive et avec 184 voix pour, l’opposition des États-Unis, des Îles Marshall, d’Israël et des Palaos, et l’abstention de la Micronésie, un projet de résolution en ce sens.
Dans son plaidoyer, Felipe Perez Roque, appuyé par 18 délégations dont la moins virulente n’a pas été celle du Zimbabwe, a condamné dans les termes les plus fermes un blocus qui a causé des pertes de 222 milliards de dollars.  Quel niveau de développement économique et social Cuba aurait atteint si elle n’avait pas été soumise à « cette guerre économique implacable et tenace », qui n’a cessé d’être renforcée, a-t-il estimé, avant de fustiger le durcissement continu des sanctions depuis l’entrée en vigueur, le 13 mars 1996, de la loi Helms-Burton.  Le blocus n’a jamais été appliqué « avec autant d’acharnement » que l’année dernière, a accusé le Ministre, en ajoutant que compte tenu du caractère extraterritorial des sanctions américaines, plus de 30 pays en ont été affectés entre 2006 et 2007.

Conformément à la résolution adoptée aujourd’hui, les délégations ont dénoncé des sanctions qui vont à l’encontre des principes d’égalité souveraine des États, de la non-intervention et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de la liberté du commerce et de la navigation internationaux, tous prévus par la Charte des Nations Unies et le droit international.  Le représentant des États-Unis s’est défendu en arguant du droit de son pays de définir les modalités de ses relations bilatérales.


La politique commerciale des États-Unis à l’égard de Cuba est fondamentalement une question bilatérale, a reconnu le représentant du Portugal, au nom de l’Union européenne.  Il a toutefois rejeté des mesures unilatérales qui limitent les relations commerciales et économiques de l’Union avec un pays tiers.  « Pour cette raison et malgré les critiques adressées à Cuba en matière des droits de l’homme », l’Union a voté en faveur du texte, a souligné le représentant.

NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER IMPOSÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE


Note du Secrétaire général (A/62/92-A/62/92/Add.1)


Dans sa résolution 61/11, intitulée « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », l’Assemblée générale a prié le Secrétaire général d’établir, en consultation avec les institutions et organes compétents des Nations Unies, un rapport sur l’application de la résolution, compte tenu des buts et principes de la Charte des Nations Unies et du droit international. 


Dans cette résolution, l’Assemblée Générale a rappelé la nécessité de mettre fin à l’application unilatérale par un État à un autre État de mesures de caractère économique et commercial qui portent atteinte à la liberté des échanges internationaux.  Elle s’est en outre dit préoccupée par le fait que, depuis l’adoption de ses résolutions 47/19, 48/16, 49/9, 50/10, 51/17, 52/10, 53/4, 54/21, 55/20, 56/9, 57/11, 58/7, 59/11 et 60/12, de nouvelles mesures du même type visant à renforcer et élargir le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba continuent d’être promulguées et appliquées, et s’est inquiétée des conséquences qui en résultent pour la population cubaine et pour les ressortissants cubains résidant dans d’autres pays.  À cet effet, elle a décidé d’exhorter de nouveau tous les États à s’abstenir de promulguer ou d’appliquer ce type de lois et de mesures conformément aux obligations que leur imposent la Charte des Nations Unies et le droit international, qui, notamment, consacrent la liberté du commerce et de la navigation.  Elle a également  demandé aux États qui continuent d’appliquer de telles lois ou mesures de faire le nécessaire, conformément à leur système juridique, pour les abroger ou pour en annuler l’effet le plus tôt possible.


Le rapport présente les réponses reçues des gouvernements et organismes des Nations Unies au 1er août 2007.  Ces derniers ont, dans leur grande majorité, plaidé en la faveur de l’application de la résolution et du strict respect des buts et principes consacrés par la Charte des Nations Unies, en réaffirmant notamment les principes de l’égalité souveraine des États, de la non-intervention et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, mais aussi ceux relatifs à la liberté du commerce et de la navigation internationaux, également consacrés par de nombreux instruments juridiques internationaux.   


Débat


S’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. FARUKH AMIL (Pakistan) a rappelé que, le 27 septembre 2007, lors de sa trente et unième Réunion ministérielle annuelle, le Groupe des 77 et la Chine a une nouvelle fois, fermement rejeté l’imposition de lois et mesures à impact extraterritorial et toutes les autres formes de mesures coercitives économiques, y compris les sanctions unilatérales contre les pays en développement.   Le Groupe des 77 et la Chine rejettera toujours le recours aux mesures unilatérales comme moyen de pression sur les pays en développement, a insisté le représentant.  La coexistence pacifique exige, a-t-il souligné, que toutes les nations adhèrent à la règle de droit, y compris le droit international.  Le représentant a donc appelé à l’élimination de ce type de mesures et a argué que le remplacement de l’embargo par un dialogue et une coopération plus intenses contribuera grandement non seulement à l’atténuation des tensions mais aussi à la promotion d’un échange et d’un partenariat significatifs entre pays dont les destinées sont liées par l’histoire et la géographie.


M. MAGED ABDELAZIZ (Égypte), parlant au nom du Mouvement des pays non alignés, a affirmé que le Mouvement renouvelle son engagement à défendre, préserver et promouvoir la Charte des Nations Unies et le droit international.  Le Mouvement, a dit le représentant, est donc opposé aux mesures imposées par certains États.  Il rejette, en effet, les mesures coercitives extraterritoriales unilatérales ou législatives, y compris les sanctions économiques unilatérales, les autres mesures d’intimidation, les restrictions arbitraires sur les voyages, qui cherchent à exercer des pressions sur les pays non alignés, menaçant leur souveraineté et indépendance, leur liberté de commerce et d’investissement en les empêchant d’exercer leur droit de décider, par leur propre volonté, de leurs propres systèmes politique, économique et social.  Le représentant a précisé que dans ce contexte, le Mouvement est décidé à persévérer dans ses efforts de lutter contre ces mesures et presse les autres États à faire de même.


Comme l’ont réaffirmé les Chefs d’État et de gouvernement du Mouvement des non-alignés à leur Sommet de la Havane en septembre 2006, le Gouvernement des États-Unis doit mettre fin à l’embargo contre Cuba qui en plus d’être unilatéral est contraire à la Charte et au droit international et également contre le principe de bon voisinage.  Cet embargo est en train de causer des pertes matérielles  et des dommages économiques immenses au peuple de Cuba.  Le Mouvement, a encore dit son représentant, rejette naturellement le renforcement des mesures qui visent à consolider l’embargo.  Le Mouvement réclame la stricte application des résolutions de l’Assemblée générale, a conclu le représentant. 


S’exprimant au nom des États membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Mme PAULETTE BETHEL (Bahamas) a déclaré que la situation qui affecte Cuba en tant qu’État des Caraïbes constitue une préoccupation majeure pour ses voisins.  La CARICOM, a-t-elle poursuivi, a toujours reconnu l’importance de relations productives et mutuellement bénéfiques entre les pays des Caraïbes qui, selon Mme Bethel, doivent faire face aux défis de la mondialisation de manière unifiée.  Elle a réaffirmé l’opposition totale de la CARICOM à l’embargo punitif qui s’abat sur Cuba depuis bien trop longtemps, et à l’imposition de lois extraterritoriales sur une tierce partie, ce qui n’a pas sa place dans le contexte actuel des relations internationales.  Elle s’est également dit attristée par les conséquences économiques et humanitaires de l’embargo sur Cuba, particulièrement dans le domaine de la santé et de l’alimentation, et a rappelé que l’incapacité de Cuba d’acquérir des équipements médicaux et les dernières générations de médicaments représente un fardeau pour le système de santé cubain qui demeure gratuit.    


Se félicitant de l’assistance fournie par Cuba dans la région, elle a observé qu’environ 3 000 étudiants de la CARICOM étudient actuellement à Cuba, dont une grande partie bénéficie de bourses.  Il est remarquable que Cuba fournisse de l’assistance dans le domaine de la santé malgré le durcissement de l’embargo, a estimé la représentante, en indiquant notamment que Cuba a construit des hôpitaux et des cliniques, fournit des médicaments, des médecins et des infirmières dans la région des Caraïbes.  Elle s’est réjouie du renforcement de cette coopération dans le futur.  Cuba est une partie intégrante des Caraïbes, n’a menacé aucun État et contribue, au contraire, à la quête de développement durable de ses voisins.  Ainsi, a-t-elle tranché, l’embargo imposé à ce pays représente un anachronisme et n’a aucune pertinence sur une planète qui doit faire face aux défis posés par les changements climatiques.  Elle a finalement exprimé le souhait de voir Cuba et les États-Unis partir sur de nouvelles bases, en ajoutant que les effets d’un tel rapprochement ne pourraient qu’être positifs pour la communauté internationale. 


M. JORGE VALERO, Vice-Ministre des affaires étrangères du Venezuela, a indiqué que le blocus imposé par les États-Unis constitue une action violente et « génocidaire » et une violation flagrante de la Charte et du droit humanitaire international.  Il a rappelé que son gouvernement rejetait totalement l’imposition d’un tel embargo, soulignant qu’il s’agissait d’un anachronisme total et d’un héritage désuet de l’époque coloniale.  Il a ensuite affirmé qu’il y a quelques jours, le Président Bush avait menacé de renforcer le blocus imposé à Cuba pour renforcer l’isolement de son peuple, avec pour objectif de saper les institutions cubaines.  Il a donc appelé tous les pays à s’opposer à de telles mesures impérialistes, qui ont déjà causé trop de dégâts.


M. CLAUDE HELLER (Mexique) a déclaré que son gouvernement désapprouve l’embargo contre Cuba et réitère son opposition aux mesures coercitives qui ne sont pas prévues par la Charte.  Le Mexique, a-t-il poursuivi, considère que toute sanction politique, économique ou militaire imposée à un État ne peut venir que du Conseil de sécurité ou de l’Assemblée générale.  Le représentant a déploré les graves conséquences humanitaires de ces mesures unilatérales qui vont à l’encontre de leurs objectifs et prouvent le déclin de la diplomatie et du dialogue comme moyen idéal de régler les problèmes entre États.  Après avoir passé en revue l’impact de l’embargo tel qu’expliqué dans le rapport du Secrétaire général, le représentant a rappelé que cela fait 16 ans, que son pays appelle à la levée de l’embargo et appuie Cuba dans ses efforts d’adhérer à tous les mécanismes d’intégration régionale afin de faciliter les échanges économiques et commerciaux, la coopération et le développement.  Les sociétés évoluent et se transforment en fonction de leurs propres spécificités et jamais pour répondre à des mécanismes imposés de l’extérieur, a argué le représentant.


M. HOANG CHI TRUNG (Viet Nam) a déclaré que l’embargo imposé par les États-Unis depuis 50 ans à Cuba avait infligé à l’île des dégâts dont le montant est désormais estimé à 89 milliards de dollars, dont 1,4 milliard de dollars rien que pour le commerce extérieur l’an dernier.  Le maintien de mesures économiques coercitives ne pourra causer que davantage de difficultés, en particulier pour les populations les plus pauvres, a estimé le représentant.  Il n’est donc pas étonnant que de plus en plus d’États Membres se joignent au consensus pour condamner l’imposition de telles mesures extraterritoriales, qui sont contraires aux dispositions du droit international.  Le Viet Nam est pour sa part convaincu que le problème devrait être réglé par la reprise de négociations bilatérales et le rétablissement de relations diplomatiques entre ces deux pays voisins, dans le respect de leur souveraineté et de leur indépendance respectives.


M. FELIPE PEREZ ROQUE, Ministre des relations extérieures de Cuba, a dénoncé  un blocus « contraire aux droits des peuples »  et qui dure déjà depuis presque un demi-siècle.  Ce blocus, a-t-indiqué, a causé des pertes de plus de 89 milliards de dollars en nominal, ce qui représente, au cours actuel du dollar, pas moins de 222 milliards en termes réels.  Tout le monde, a-t-il dit, peut comprendre le niveau de développement économique et social que Cuba aurait atteint si elle n’avait pas été soumise à « cette guerre économique implacable et tenace ».  Le blocus, a-t-il ajouté, constitue aujourd’hui le principale obstacle au développement et au bien-être des Cubains et « compte rendre par la faim et les maladies le peuple cubain ». 


Le Ministre a dénoncé le fait que les États-Unis ont ignoré « avec arrogance et aveuglement politique » les 15 résolutions adoptées par l’Assemblée générale.  En plus, a-t-il encore dénoncé, ils ont adopté, l’année dernière, de nouvelles décisions « qui frisent la folie et le sadisme », pour durcir les sanctions et la « persécution extraterritoriale » des relations de Cuba avec les autres pays.  Le blocus n’a jamais été appliqué « avec autant d’acharnement » que pendant cette dernière année, a poursuivi le Ministre, avant de souligner que c’est la santé des enfants cubains qui a été tout particulièrement touchée par le blocus.  Il a donc ironisé sur le fait que le Président Bush allèguera sûrement que ces enfants sont des « victimes collatérales » de sa guerre contre Cuba. 


Soulignant que le domaine de la culture a été l’une des principales cibles d’un blocus « qui poursuit les échanges et les rapports entre les peuples de Cuba et des États-Unis et les relations normales entre familles cubaines d’un côté ou de l’autre du détroit de la Floride, le Ministre a dénoncé les «  amendes allant jusqu’à un million de dollars pour les entreprises, de 250 000 dollars pour les individus et des peines de prison allant jusqu'à 10 ans pour les contrevenants.  Voilà le prix que court un touriste américain à Cuba ou un Cubain résident aux États-Unis, s’est exclamé le Ministre.


La guerre économique brutale n’affecte pas que les Cubains, a-t-il ajouté, pour réfuter les propos des États-Unis selon lesquels il s’agit d’une question bilatérale.  Cette guerre est un affront au droit international, aux buts et principes de la Charte et au droit de tout pays de faire librement du commerce avec ses partenaires.  Entre 2006 et 2007, au moins 30 pays ont été affectés par des dispositions extraterritoriales de la politique du blocus, a affirmé le Ministre, en donnant quelques exemples.  L’épisode le plus notoire, a-t-il estimé, a été la guerre menée cette année par le Département américain du trésor contre les relations de Cuba avec les institutions financières et bancaires d’autres pays.


Le Ministre a jugé que, contrairement aux dires du Président américain, le Rapport du Secrétaire général est la preuve « claire et exhaustive » des actions entreprises par l’Administration américaine pour renforcer le blocus et ses graves conséquences.  Cuba, a-t-il conclu, ne se rendra pas.  Elle se bat et continuera de se battre avec la conviction que défendre aujourd’hui ses droits, est défendre aussi les droits de tous les peuples représentés à cette Assemblée.   


M. DUMISANI KUMALO (Afrique du Sud) a souligné que durant cet embargo, le peuple de Cuba a toujours tendu une main amicale et solidaire aux autres peuples du monde, en particulier dans le domaine de la santé.  Mais la contribution de Cuba, a aussi rappelé le représentant, s’est faite jusque dans les luttes pour la liberté et la justice.  Il a cité en exemple, que sur le « Mur du souvenir des héros de la lutte contre l’apartheid » sont inscrits les noms d’un certain nombre de combattants cubains qui ont lutté aux côtés des combattants de la paix et même donné leur vie pour une Afrique du Sud libre.  Aujourd’hui, a dit le représentant, nous honorons ces héros qui ont réussi malgré l’embargo imposé à leur vie quotidienne.


L’Afrique du Sud, a-t-il poursuivi, s’est constamment opposée à tous les aspects de l’embargo imposé par les États-Unis contre Cuba pour des raisons plus fondamentales qui vont au-delà de la solidarité avec le peuple de Cuba.  L’Afrique du Sud, a insisté le représentant, considère l’embargo comme une violation des principes d’égalité souveraine des États, de la non-intervention et de la non-ingérence dans les affaires intérieures.  L’Afrique du Sud n’a donc cessé de se joindre à la large majorité des pays qui expriment leur désaccord et leur opposition à tous les aspects de l’embargo.  Nous sommes guidés, a dit le représentant, par les normes fondamentales du droit et du code de conduite internationaux ainsi que notre appui « par principe » à la nécessité d’éliminer les mesures coercitives comme moyen de réaliser des objectifs politiques et économiques.  L’Afrique du Sud est convaincue qu’un dialogue constructif peut améliorer la confiance et la compréhension mutuelles et engendrer une coexistence harmonieuse et pacifique entre les nations.  L’Afrique du Sud, a conclu le représentant, se joindra au consensus parce que ces actions multilatérales ont causé des souffrances indicibles au peuple de Cuba.


M. LIU ZHENMIN (Chine) a rappelé que cela faisait désormais 15 ans que l’Assemblée générale adoptait une résolution exhortant tous les pays à éliminer les mesures économiques coercitives unilatérales et extraterritoriales utilisées pour exercer une pression politique et économique.  Malgré cela, le blocus imposé à Cuba par les États-Unis est toujours en place, a-t-il regretté.  Rappelant que le dialogue était le meilleur moyen de surmonter les différences, le représentant a affirmé que la communauté internationale avait le droit d’exprimer des préoccupations devant cette situation.  Cet embargo ne cause pas seulement des torts à Cuba et à de nombreux autres pays, mais va également à l’encontre des principes fondamentaux de démocratie, de liberté, d’état de droit et des droits de l’homme, a-t-il souligné.  En outre, le blocus a lourdement pesé sur les efforts déployés par le peuple cubain pour réaliser les objectifs d’éradication de la pauvreté et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Le Gouvernement chinois est convaincu que les pays devraient toujours développer des relations bilatérales sur la base de la Charte des Nations Unies et demande qu’il soit mis fin à ces sanctions, a conclu le représentant.


M. ALEXANDER PANKIN (Fédération de Russie) a indiqué que la position de son pays n’a pas changé.  Il condamne l’imposition de l’embargo et appelle à sa levée pour favoriser l’intégration de Cuba dans les processus régionaux et internationaux.  Le représentant a par ailleurs déclaré que le Parlement russe a lancé un appel aux États Membres pour qu’ils condamnent vivement la poursuite d’un blocus qui constitue un acte de pression flagrant des États-Unis contre un gouvernement souverain.  Il a en outre rappelé que deux tiers de la population cubaine est né sous ce blocus qui continue de nuire énormément au développement des services de soins de santé, éducatifs, culturels et scientifiques.  Le blocus, a ajouté le représentant, a des conséquences lourdes sur l’économie et porte atteinte aux États tiers.  Le représentant a conclu en estimant que le blocus s’apparente à certains moments de la guerre froide et empêche la formation d’un nouvel ordre mondial.


M. MOHAMMED SALIM (Inde) a estimé que l’embargo n’a rien fait d’autre qu’ériger des obstacles au développement de Cuba.  La poursuite d’un embargo décrié par une majorité écrasante de la population mondiale n’est rien d’autre qu’un désir de faire survivre une époque d’injustice.  Cela est d’autant plus incroyable que les tenants de la mondialisation réclament avec force la libre circulation des biens et la libéralisation du commerce.  Compte tenu de leur proximité géographique, le représentant de l’Inde a jugé que les États-Unis et Cuba devraient être des partenaires naturels dans le commerce et les investissements.  Une grande majorité du milieu des affaires américain, a-t-il affirmé, aimerait bénéficier d’un accès inconditionnel au marché cubain et de nombreux citoyens américains voudraient renforcer leur contact avec Cuba, par le biais du tourisme.  Les exportations des produits agricoles et médicaux autorisées par la loi de 2000 témoignent, a souligné le représentant, de l’intérêt et du potentiel des contacts commerciaux entre les deux pays.  Les tentatives du Congrès d’alléger l’embargo vont dans le même sens, a-t-il souligné, avant d’appeler à la levée des sanctions et de l’embargo.


M. FRANCIS K. BUTAGIRA (Ouganda) a déclaré que son pays soutient la levée de l’embargo sur Cuba.  Il s’est dit convaincu que le peuple de Cuba a le droit de déterminer la manière dont il veut être gouverné et de choisir qui devrait les gouverner et pendant combien de temps.  L’imposition des sanctions est une tentative d’imposer un changement de régime, a estimé le représentant, en soulignant que l’embargo a affecté le peuple cubain et entravé leur développement économique.  L’isolationnisme ne sert personne.  Ici aux États-Unis, a dit le représentant, des voix se sont élevées pour soutenir la levée de l’embargo.  Même l’un des candidats à l’élection présidentielle a affirmé qu’une fois élu, il lèverait l’embargo et établirait des relations diplomatiques avec Cuba.  Il est grand temps, a conclu le représentant, que les autorités américaines entendent la voix de la majorité et lèvent un embargo qui n’a servi aucune cause utile et qui est contraire au droit international et au libre-échange.


M. SILES-ALVARADO (Bolivie) a déclaré qu’après 47 ans d’un blocus maladif contre le peuple cubain et 15 résolutions successives de l’Assemblée générale, force est de constater l’échec d’un tel blocus.  La montée de la violence ne pourra pas faire plier la volonté de tout un peuple à exercer son droit à l’autodétermination, a prévenu le représentant, qui a pointé les conséquences inhumaines de cet embargo.  La délégation a également regretté le caractère non contraignant des résolutions de l’Assemblée, qui ne permettent pas de résoudre comme il le faut des situations comme celles-ci.


M. ABDELLATIF (Jamahiriya arabe libyenne) a rappelé que pendant plus de 40 ans, le blocus imposé à Cuba avait empêché le plein développement social et humain de son peuple.  Or, cet embargo a été durci par l’imposition de mesures extraterritoriales illégales qui vont à l’encontre des principes mêmes de la Charte, du droit international et des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  Il a ensuite exprimé sa préoccupation devant le recours à de telles mesures contre d’autres États, dans la mesure où elles violent les principes de non-ingérence dans les affaires internes des États.  Le représentant a préconisé la recherche de solutions civilisées aux problèmes, qui ne portent pas atteinte aux droits des peuples d’avoir accès aux soins et à une alimentation équilibrée.


M. MAHIGA (République-Unie de Tanzanie) s’est opposé à un blocus dont le maintien vise à faire souffrir au maximum le peuple de Cuba et nuire ostensiblement à son gouvernement.  Les victimes de ce blocus, a-t-il souligné, sont les plus vulnérables comme les jeunes, les personnes âgées et les personnes handicapées.  Il a loué la résistance héroïque du peuple cubain qui a montré le caractère non pertinent du blocus, notamment lorsque la loi Helms-Burton pour durcir l’embargo a imposé des restrictions aux pays tiers.  Il a par ailleurs plaidé pour que ces sanctions soient remplacées par des moyens plus humains de régler les différends et a conclu en appelant à la sagesse et à la suppression progressive et totale de ce blocus.


M. LAZAROUS KAPAMBWE (Zambie) a souligné que la Loi Helms-Burton viole non seulement la souveraineté de Cuba mais aussi le droit international et les principes d’égalité souveraine et de non-ingérence entre États.  L’embargo affecte surtout, a-t-il poursuivi, les personnes innocentes, dont les plus vulnérables.  Le représentant a dit avoir noté que confronté à cet embargo, le peuple cubain est devenu plus déterminé encore à défendre sa souveraineté, son bien-être et sa dignité pour lesquels il s’est volontiers sacrifié.  La Zambie, a-t-il rappelé, a constamment appelé les États-Unis à lever un embargo économique qui a un impact négatif sur les principes du libre-échange et de la libre navigation.  La Zambie, a-t-il aussi rappelé, s’est engagée à renforcer le respect universel du droit international dans la conduite des relations entre États souverains.  Se fondant sur les informations compilées par le Secrétaire général dans son dernier rapport, la Zambie, a promis son représentant, votera, une nouvelle fois, en faveur du projet de résolution.


Mme MARIA RUBIALES DE CHAMORRO (Nicaragua) a rappelé que son gouvernement comprenait d’autant mieux la nécessité de lever le blocus économique imposé à Cuba que le Nicaragua avait lui-même fait l’expérience de telles mesures arbitraires.  Elle a ensuite qualifié d’injustes les lois votées par l’Administration américaine pour renforcer cet embargo.  Pour quelles raisons se poursuit donc cette situation intenable depuis tant d’années alors que l’Assemblée exprime depuis 15 ans sa réprobation générale?  Nous avons salué, a dit la représentante, l’initiative du Gouvernement cubain pour résoudre ce problème par l’intermédiaire du dialogue.  Mais ces efforts ont été vains, a regretté la représentante, avant de se dire encouragée par les voix de plus en plus nombreuses aux États-Unis, qui s’élèvent pour demander la levée des sanctions.


M. BONIFACE G. CHIDYAUSIKU (Zimbabwe) a estimé que, comme si le blocus ne suffisait pas, le peuple de Cuba tout comme celui du Zimbabwe continue à être bombardé par la propagande des chaînes de radio créées et financées par l’Administration du Président Bush.  L’objectif ultime de ces programmes illégaux, a-t-il dénoncé, est d’inciter certains segments de la population à réclamer un changement de régime dans les deux pays.  La doctrine du changement de régime, a estimé le représentant, viole la lettre et l’esprit du principe de souveraineté qui permet aux peuples de choisir librement ses modèles socioéconomiques et politiques.  Il n’y a pas de justification, a-t-il tranché, à la poursuite de ces politiques « cruelles, illégales et immorales » contre le peuple et le Gouvernement cubains.  En tant que victime de lois extraterritoriales, le Zimbabwe comprend pleinement la nécessité de lever l’embargo unilatéral et illégal contre Cuba.  Le Zimbabwe, a ajouté le représentant, se tient fermement aux côtés du peuple « héroïque » de Cuba dans sa lutte contre cet embargo illégal, a insisté le représentant.   


Explications de vote


Le représentant des États-Unis a indiqué que l’exercice du droit souverain d’un État de décider de sa propre politique commerciale avec un État voisin était une question bilatérale, qui n’a pas à faire l’objet d’un débat à l’Assemblée générale.  Il a ensuite affirmé que le Gouvernement américain avait apporté l’an dernier une assistance humanitaire d’un montant de 2 milliards de dollars, ce qui en fait le plus grand fournisseur en ce domaine.  Le représentant a pour sa part appelé Cuba à entamer sa transition démocratique et à libérer tous les prisonniers politiques.


Le représentant du Portugal a, au nom de l’Union européenne, aussi estimé que la politique commerciale des États-Unis à l’égard de Cuba est fondamentalement une question bilatérale.  Mais, a-t-il tempéré, l’Union ne peut accepter que les mesures unilatérales imposées par les États-Unis sur des pays limitent les relations commerciales et économiques de l’Union avec un pays tiers, comme Cuba.  C’est la raison pour laquelle, a rappelé le représentant, le Conseil des ministres de l’Union européenne a adopté, en novembre 2006, une directive pour protéger les intérêts privés ou commerciaux des effets extraterritoriaux de la loi Helms-Burton.  En outre, le 18 mai 1998, l’Union et les États-Unis ont convenu d’une série d’exemptions à certaines dispositions de la loi Helms-Burton.  Le représentant a donc appelé les États-Unis à appliquer leur part de l’Accord.


Dans ses relations avec Cuba, l’objectif de l’Union européenne, a dit le représentant, est d’encourager un processus pacifique de développement, mené par le peuple cubain lui-même, et qui donnerait lieu à une démocratie pluraliste, au respect des droits et des libertés fondamentales ainsi qu’à une relance économique durable et à une amélioration des niveaux de vie du peuple cubain.  L’Union européenne souligne sa volonté de poursuivre un dialogue ouvert et approfondi avec le Gouvernement et la société de Cuba sur toutes les questions d’intérêt mutuel, dans les domaines politique, des droits de l’homme, économique, scientifique et culturel.  L’Union européenne, a insisté le représentant, réitère son invitation au dialogue et se félicite des pourparlers préliminaires qui ont eu lieu pendant le débat annuel de l’Assemblée générale.


L’Union européenne, a poursuivi le représentant, déplore une situation des droits de l’homme qui n’a pas fondamentalement changé, même si le nombre de prisonniers politiques et des actes de harcèlement a diminué.  Une nouvelle fois, a dit le représentant, l’Union demande au Gouvernement cubain la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, laquelle est une priorité de sa politique envers Cuba.  L’Union, a insisté son représentant, exprime sa plus grande préoccupation face à la détérioration de la santé de plusieurs prisonniers politiques, membres du Groupe de 75 détenus depuis mars 2003.  Elle appelle les autorités cubaines à les libérer immédiatement.  L’Union européenne appelle aussi le Gouvernement cubain à promouvoir la liberté d’expression et le libre accès à l’information. 


Les acquis du Gouvernement cubain en matière de santé et d’éducation sont compromis par les restrictions aux droits civil, politique et économique, a encore dit le représentant, en ajoutant que tant la politique économique de Cuba que l’embargo américain compromettent gravement le développement de Cuba et les conditions de vie de sa population.  Le représentant a conclu en rejetant toutes les mesures unilatérales contre Cuba, qui sont contraires aux règles communément acceptées du commerce international.  Il a demandé la levée de l’embargo et réclamé auprès du Gouvernement cubain de réelles améliorations dans la vie quotidienne de son peuple.  Pour toutes ces raisons et malgré les critiques adressées à Cuba, l’Union européenne a voté pour le projet de résolution, a conclu le représentant.


Le représentant de l’Uruguay a expliqué que son vote est celui d’un multilatéralisme qui s’inscrit en faux contre l’unilatéralisme.  Pour l’Uruguay, le multilatéralisme est un mode pacifique de règlement des différends, a encore précisé le représentant.


Le représentant du Bélarus a affirmé que ce blocus, qui se poursuit depuis un demi-siècle, constitue une violation des principes du droit international.  Il  s’est félicité de l’adoption du projet de résolution à une écrasante majorité.  Il a, en outre, déclaré que ce blocus, qui est une façon non civilisée et non constructive de régler les différends internationaux est un obstacle à la réalisation rapide des projets de développement économiques et sociaux. Il a conclu en saluant le courage de la population cubaine, avant de voter pour le texte.


Le représentant du Soudan a réitéré son rejet du boycott unilatéral imposé par les États-Unis à Cuba et l’a qualifié d’injuste.  Il a estimé que le peuple cubain a beaucoup trop souffert du blocus, en particulier les enfants et les femmes.  Il a vivement critiqué les États-Unis qu’il a accusés de donner des leçons péremptoires sur les droits de l’homme alors qu’en imposant le blocus, ils violent les principes énoncés dans la Charte et le droit international.  Il s’agit, en conséquence, d’un crime contre l’humanité, s’est avancé le représentant.  Il a conclu en indiquant que le Soudan, qui a également beaucoup souffert de l’hégémonie américaine et des politiques unilatéralistes de Washington, a voté pour la suppression du blocus.


Le représentant du Myanmar s’est également prononcé pour le projet de résolution.  En tant que partisan des principes de coexistence pacifique, le Myanmar, a dit son représentant, s’oppose à toute forme de sanctions économiques et financières et condamne vivement les effets négatifs des blocus.  Avant de réitérer ses amitiés au peuple cubain, le représentant du Myanmar a souligné que les sanctions et les mesures coercitives freinent le développement, la paix et la prospérité tant aux niveaux national que régional. 


Le représentant de l’Australie a réitéré son opposition à l’imposition de mesures extraterritoriales, qui sont contraires aux principes du droit international, en particulier la loi Helms-Burton.  Il a donc voté en faveur de la résolution, tout en soulignant que Cuba doit faire des efforts pour promouvoir les droits de l’homme.


Ayant également voté en faveur du projet de résolution, le représentant de l’Indonésie s’est dit convaincu que le blocus constitue une violation du droit humanitaire international et porte atteinte aux échanges commerciaux dont les États ont besoin pour leur développement social et humain.  Il a lancé un appel à la levée définitive de l’embargo.


Le représentant de la République islamique d’Iran a déclaré que l’embargo allait à l’encontre des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, qui demandent à tous de promouvoir la solidarité et les relations amicales entre États.  Il s’est élevé contre ces mesures unilatérales imposées par les États-Unis, qui portent atteinte aux groupes les plus vulnérables, en particulier les enfants.  L’adoption de cette résolution montre le consensus écrasant parmi les États Membres concernant la levée de telles mesures, a-t-il ajouté.


Le représentant de la République démocratique populaire lao a regretté que des pratiques telles que des mesures coercitives unilatérales se poursuivent à l’heure d’une économie mondialisée.  Aucune nation n’a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’une autre, indique la Charte des Nations Unies, a rappelé le représentant, avant de demander la levée des sanctions.


Le représentant de la République arabe syrienne a rappelé les principes de la Charte des Nations Unies, qui réaffirment qu’aucun État n’a à intervenir dans les affaires internes d’un autre État.  Il a donc appelé les États-Unis à respecter le droit international en levant les mesures coercitives unilatérales qu’ils imposent à Cuba depuis 47 ans.  Ce blocus n’a eu que des conséquences regrettables sur le développement de la société cubaine, a ajouté le représentant.  Il a exprimé sa satisfaction devant les efforts de Cuba pour résoudre par le dialogue bilatéral la situation qui prévaut depuis si longtemps.  Il a souhaité que le Gouvernement américain lève les sanctions qui pèsent contre Cuba et d’autres pays, y compris le sien.  Le fait qu’Israël fasse partie des quatre délégations qui ont voté contre cette résolution montre l’isolement de cet État sur la scène internationale et son mépris pour le droit international, a estimé le représentant.


Droits de réponse


Le représentant de Cuba a rappelé les mensonges habituels qui sont invoqués pour justifier la politique obscurantiste des États-Unis contre le peuple cubain.  Dans son obsession de renverser la révolution et d’installer son propre pouvoir à Cuba, le Président Bush a annoncé un renforcement sans précédent des mesures coercitives à l’encontre de Cuba.  Les faucons de Washington se trompent cependant s’ils croient pouvoir faire plier le peuple cubain, qui entend bien profiter de sa liberté et de son droit à l’exercice de son autodétermination, a prévenu le représentant.  Le Gouvernement américain est aujourd’hui presque seul, alors qu’une majorité écrasante a voté en faveur de cette résolution, a-t-il constaté, en dénonçant également l’« hypocrisie » de l’Union européenne, qui n’est pas parvenue à évaluer la situation à Cuba de manière objective.


Le représentant des États-Unis a expliqué que cette résolution accusait de façon injustifiée les États-Unis pour la situation qui prévaut à Cuba, situation, a-t-il dit, dont le régime est largement responsable.  En réalité, les limites que nous imposons à notre commerce avec Cuba n’empêchent pas les pays qui le souhaitent de se livrer à des échanges commerciaux, a-t-il ajouté.


À la lumière des résultats du vote, le représentant de Cuba a déclaré avoir constaté, une nouvelle fois aujourd’hui, l’incurie des États-Unis.  Ce blocus est la plus grande violation des droits du peuple cubain et l’empêche d’avancer dans le développement social et humain.  Cuba rejette avec force la déclaration des États-Unis.



Edité par Fidelista - 01 Nov 2007 à 12:07
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Nov 2007 à 19:20
Magnifique animation !
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2007 à 15:01
stio
 
 
REFLEXIONS DE FIDEL CASTRO
La valeur des idées

LE Che était un homme d’idées.

Il écouterait avec une douleur profonde les discours qu'ont été prononcés, à partir de positions traditionnelles de gauche, au Sommet ibéro-américain de Santiago du Chili.

Ceux de droite ont assumé les mêmes positions traditionnelles en faisant des concessions intelligentes à la soit disante gauche.

Il serait fier d'écouter les déclarations de plusieurs leaders révolutionnaires et courageux, indépendamment de leur expérience politique.

L’expérience est la mère des sciences et des idées.

C'est à partir des batailles livrées par une poignée de combattants cubains dans une zone de la Sierra Maestra, contre des forces extraordinairement supérieures en nombre et en armement, que le Che a élaboré les idées qu'il résumerait plus tard dans son livre « La guerre de guérilla ».

La critique de Chavez à l’Europe a été démolisseuse. L’Europe qui  a justement prétendu donner des leçons de conduite au Sommet ibéro-américain.

Dans les déclarations de Daniel et de Evo, on entendait la voix de Sandino et celles des cultures millénaires de cet hémisphère.

Le discours que le président de El Salvador y a prononcé, provoque la nausée. 

Le capitalisme est un système régi par des lois aveugles, destructrices et tyranniques imposées à l’espèce humaine.

Consacrer le prochain Sommet à la jeunesse ibéro américaine, dans le but de semer dans l’esprit des peuples des réflexes conditionnés, est un mélange de cynisme et de mensonges difficile à digérer.

Fidel Castro Ruz

10 novembre 2007

18h02



Edité par T 34 - 26 Jan 2008 à 01:09
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2007 à 15:02

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

Le débat du Sommet

(Traduit par l’ESTI)

LES murs, la distance et le temps se sont réduits à zéro. Cela semblait irréel. Jamais un dialogue semblable entre chefs d’État et de gouvernement, représentant presque tous des pays pillés par le colonialisme et l’impérialisme, n’avait eu lieu. Aucun fait ne pouvait être aussi didactique.

Le samedi 10 novembre 2007 passera à l’histoire de notre Amérique comme le jour de la vérité.

Le Waterloo idéologique eut lieu lorsque le Roi d’Espagne demanda abruptement à Chavez : « Pourquoi ne te tais-tu pas ?». À cet instant, tous les cœurs d’Amérique latine ont vibré. Le peuple vénézuélien, qui devra se prononcer le 2 décembre prochain, a frémi en revivant les jours glorieux de Bolivar. Les trahisons et les coups bas que reçoit quotidiennement notre cher frère ne parviendront pas à modifier ce sentiment de son peuple bolivarien.

Lorsque j'ai écouté Chavez en arrivant à l’aéroport de Caracas, revenant du Chili,  déclarer de sa bouche même les projets qu’il avait d'aller, comme il l’a fait si souvent, à la rencontre des foules ; j’étais absolument persuadé qu'étant donné les circonstances actuelles et la victoire idéologique qu’il avait remporté, un assassin à la solde de l’empire, un oligarque avili par les réflexes inoculés par la machine de propagande impériale ou un malade mental,  pourrait mettre fin à sa vie.

 Il est impossible de ne pas avoir l’impression que l’empire et l’oligarchie s’efforcent de conduire Chavez vers une impasse,  en l’exposant facilement à un coup de feu.

 Pour le Venezuela, la victoire ne doit pas se transformer en  terrible défaite mais en victoire plus importante encore,  afin d’éviter que l’impérialisme ne conduise notre espèce au suicide. Il faut continuer le combat en prenant des risques mais non en jouant tous les jours à la roulette russe ou à pile ou face. Personne n’échappe aux calculs mathématiques.

Dans de telles circonstances, il vaut mieux utiliser les moyens de communication  modernes qui ont transmit au monde entier, en direct, les débats du Sommet. 

Fidel Castro Ruz

12novembre2007

16h45

Patria socialismo o muerte

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2007 à 17:38
ÉTATS-UNIS •  Ces Américains qui commercent avec Cuba
 
Alors que Bush a encore durci le ton contre l'île, entrepreneurs et agriculteurs américains se pressaient, la semaine dernière, à la Foire internationale de La Havane, profitant de la seule entorse tolérée à l'embargo américain contre Cuba : la vente de produits alimentaires.
 
Une foire commerciale dans l'un des derniers régimes communistes
au monde, voilà probablement l'endroit où l'on s'attendrait le moins à rencontrer un gouverneur républicain issu de l'Amérique profonde. Pourtant, la semaine dernière, Dave Heineman, gouverneur du Nebraska, était bien à Cuba pour conclure un contrat d'exportation de blé d'une valeur de 11 millions de dollars entre son Etat et la petite île.

Lorsqu'on lui demande s'il ne serait pas temps de lever les sanctions américaines à l'encontre de Cuba, Heineman esquive à la manière d'un boxeur professionnel. "J'essaie de ne pas me mêler de tout cela parce que c'est au président et au Congrès d'en décider. Mais je pense que le développement des relations commerciales profite au Nebraska, et donc à l'Amérique dans son ensemble", répond-il.

Quelques semaines après l'appel du président Bush à isoler Cuba du reste du monde, des représentants du Minnesota, de l'Alabama, de l'Ohio et de plus d'une centaine d'entreprises américaines arpentaient les allées de la Foire internationale de La Havane. Leur objectif : prendre une part du gâteau de 1,6 milliard de dollars que dépense chaque année le gouvernement cubain pour importer du sucre, du blé, du bétail, de la volaille, des fèves et autres denrées alimentaires de base. Ces intérêts commerciaux vont à l'encontre des politiques anticastristes de l'administration Bush et embarrassent tous ceux - démocrates comme républicains - qui font les yeux doux aux exilés cubains de Floride, dont le vote est crucial pour les élections.

A Cuba, plusieurs visiteurs américains ont exprimé leur agacement, répétant que les sanctions causaient davantage de tort aux entrepreneurs désireux de commercer avec Cuba qu'au pouvoir de Fidel Castro. "Ils [l'administration américaine] font tout pour nous compliquer l'existence, se lamente Ralph Kaehler, un agriculteur du Minnesota qui exporte du fourrage pour l'alimentation du bétail. C'est déplorable."

C'est la sixième année que des hommes d'affaires et des représentants officiels américains participent à cette foire. En l'an 2000, aux derniers jours de l'administration Clinton, le Congrès avait cédé aux pressions du lobby agricole et avait levé l'interdiction, vieille de quarante ans, de vendre de la nourriture à Cuba.

Depuis, le nombre de représentants d'Etats agricoles et de l'industrie agroalimentaire désireux de s'implanter sur le marché cubain n'a cessé de croître, en dépit du durcissement continu des sanctions décrétées par l'administration Bush. Cette année, la 25e édition de la Foire internationale de La Havane a attiré plus d'un millier d'entreprises de 53 pays à Expocuba, le centre d'exposition situé à la périphérie de la capitale cubaine. Outre les représentants des Etats, la délégation américaine comprenait plusieurs responsables de compagnies maritimes, ainsi que quelques géants de l'agroalimentaire comme Pilgrim's Pride, Cargill et Purdue.

Plusieurs visiteurs américains sont d'avis que le marché cubain s'ouvrira encore davantage lorsque Castro aura définitivement renoncé au pouvoir ; ils sont donc venus pour préparer le terrain. Beaucoup prévoient un retour à la situation d'avant la révolution, quand les Etats-Unis étaient le premier partenaire commercial de l'île et que les cargaisons de blé et de biens durables faisaient route vers le sud, tandis que les chargements de sucre, de tabac et de rhum partaient vers le nord.

Les échanges commerciaux et financiers n'ont pourtant jamais été aussi limités qu'aujourd'hui, l'administration Bush n'ayant cessé de renforcer les restrictions sur le tourisme vers ou en provenance de Cuba et ayant mis en place de nouveaux dispositifs pour étouffer l'île d'un point de vue financier. Washington a même augmenté les pénalités infligées aux banques internationales qui réalisent des transactions en dollars pour le gouvernement cubain et aux entreprises qui font affaire dans les deux pays.

Les agriculteurs américains, eux, dénoncent les tentatives du gouvernement pour entraver les exportations agricoles en direction de Cuba. Depuis la levée de l'interdiction des ventes alimentaires, en 2000 – une exception à l'embargo général appliqué à l'île –, les exportations américaines vers Cuba n'ont cessé d'augmenter pour atteindre les 500 millions de dollars par an, affirment les autorités cubaines. Mais l'administration Bush a exigé que les livraisons soient réglées en liquide et, depuis 2004, que le paiement ait lieu avant l'expédition. Ce système crée de très lourdes contraintes logistiques pour les exportateurs américains. D'énormes quantités de grains et de volailles peuvent rester bloquées à quai pendant plusieurs jours en attendant le reçu des paiements, expliquent les compagnies maritimes.

Le président Bush et les partisans des sanctions affirment que chaque dollar envoyé à Cuba est un soutien à un régime despotique. Dans son discours du 24 octobre dernier, Bush a demandé au Congrès américain de maintenir l'embargo et a déclaré que le transfert de pouvoir de Fidel Castro à son frère, Raúl, revenait à "remplacer un dictateur par un autre".

James McKinley
International Herald Tribune


 
 


Edité par Fidelista - 14 Nov 2007 à 17:40
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Nov 2007 à 15:57
Ce n'est pas nouveau, mais ici c'est sous-titré en anglais, ça peut aider ceux qui ne peuvent pas comprendre l'original en espagnol mais qui peuvent lire l'anglais:

c'est le début du documentaire du blocus contre Cuba:

http://youtube.com/watch?v=TW9BUqZILKg
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Nov 2007 à 00:49
 

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO
Un Waterloo idéologique

(Traduit par l’ESTI)

COMME promis, je suis en train de rédiger de nombreuses réflexions. Une d’entre elles aborde les idées essentielles du livre de Greenspan, l’ancien président de la réserve fédérale, laquelle je formulerai en reprenant ses propres mots. Dans ce texte on perçoit clairement la prétention impérialiste de continuer à acheter le monde et ses ressources naturelles et humaines en payant avec du papier-monnaie parfumé.

 Une autre idée porte sur certains personnages qu'on obligeait à avouer la vérité sur les plans de guerre de l’OTAN, mettant en cause directement M. Aznar et en exerçant des pressions sur des leaders états-uniens afin qu'ils admettent ouvertement leur responsabilité dans les guerres de l’empire. Il présentait des preuves documentées, dont certaines inédites.

 Puis vint le Sommet ibéro américain, et là, les esprits s’échauffèrent. Le discours supplémentaire, invertébré et inopportun de Zapatero, sa défense d’Aznar, l’ordre abrupt du Roi d’Espagne et la réponse très digne du président du Venezuela, qui, pour des raisons techniques, n’a pas entendu clairement ce que  le Roi lui avait dit ; apportèrent des preuves irréfutables des conduites et des méthodes génocides de l’empire, de ses complices et  des victimes anesthésiées du Tiers-monde.

 Dans cette atmosphère tendue, Chavez brilla par son intelligence et sa capacité dialectique.

 Une phrase d’Aznar révèle son âme d’entremetteur. Lorsque Chavez lui demanda sur le sort des peuples pauvres comme celui d’Haïti,  dans le monde néolibéral, il répondit  textuellement : « Tant pis pour eux ».

 Je connais bien le leader bolivarien, il n’oublie jamais les phrases qu’il entend directement de ses interlocuteurs.

 J’ai écrit une troisième réflexion sur le Sommet ibéro américain mais pour le moment, je ne vais pas la publier. J'ai rédigé celle-ci, la veille du départ du président Chavez,  qui se rend à Ryad, en Arabie Saoudite ; pour participer au Sommet de l’OPEP.

Fidel Castro Ruz

15 novembre 2007

6h32

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Nov 2007 à 20:39

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

Le dialogue avec Chávez

(Traduit par l’Esti)

J’ai évoqué le 15 novembre dernier, une troisième réflexion concernant le Sommet ibéro-américain en disant textuellement que je ne la publiais pas pour l’instant. Il me semble néanmoins qu’il est préférable de le faire avant le référendum du 2 décembre prochain. Cette réflexion, écrite le 13 novembre, je disais la chose suivante : 

Hier, notre peuple a pu entendre Chávez lors du programme La table ronde. Je l’ai appelé lorsqu’il a déclaré que Fidel était un homme d’un autre monde avec lequel il avait parlé, grâce à un téléphone qui se trouvait dans une cuisine, le 11 avril 2002, alors que ses communications officielles étaient interceptées. 

Le jour du coup d’Etat, j’étais réuni avec le président du gouvernement du Pays Basque. Les évènements se succédaient à grande vitesse. Cette après-midi fatidique, plusieurs de ceux qui étaient prêts à mourir aux côtés de Chávez avaient appelé, par cette même voie, pour faire leurs adieux. Je me rappelle exactement des mots que j’ai employés, alors qu’il faisait déjà nuit, lorsque je lui ai demandé de ne pas se sacrifier. Je lui ai dit qu'Allende ne disposait pas d'un seul soldat pour résister alors que lui, au contraire, disposait de milliers de soldats.  

Au cours de la conversation téléphonique que nous avons eu pendant le Sommet des Peuples, j’ai ajouté que mourir pour ne pas être fait prisonnier – comme je l’ai été une fois et comme j’ai failli l’être de nouveau avant de parvenir aux montagnes - était une manière de mourir dignement. Et j’ai déclaré, comme lui, que Allende était mort en combattant. 

Un des généraux les plus glorieux de nos guerres d’indépendance, Calixto García Íñiguez, survécut à une balle qui lui traversa le menton en direction du crâne. Sa mère, qui ne croyait pas à la nouvelle selon laquelle son fils était prisonnier, s’exclama fièrement en apprenant la vérité : « Je reconnais bien là mon fils ! ». 

Je voulus lui transmettre cette idée en utilisant le téléphone portable sans amplificateur de Lage, le secrétaire du Comité exécutif du Conseil des ministres de Cuba. Chávez pouvait à peine entendre ce que je lui disais, comme ce fut également le cas lorsque le Roi d’Espagne lui intima l’ordre de se taire.  

A ce moment du Sommet, arriva Evo, indien Aymara authentique, qui intervint également, comme le fit Daniel – chez qui Chávez a discerné, avec raison, des traits mayas.   

Je suis d’accord avec lui lorsqu’il a affirmé que je suis un mélange bizarre de races. J’ai du sang taïno, canarien, celte et qui sait combien d'autres.   

J’étais impatient de les entendre à nouveau tous les trois. Avant cela j’ai dit : « Vive les milliers de Chiliens qui sont morts en combattant la tyrannie imposée par l’impérialisme ». Puis j’ai terminé en scandant avec Chávez le mot d’ordre bolivarien, guevariste et cubain : « La Patrie, le Socialisme ou la mort » Nous vaincrons ! 

Le lundi 12 novembre, j’ai écouté, sur une célèbre chaîne de télévision privée vénézuélienne au service de l’empire, une déclaration et un discours entièrement élaborés par l’Ambassade de Etats-Unis. Qu’ils sonnaient creux et ridicules comparés au discours vibrant prononcé par Chávez pendant le débat !  

Gloire au courageux peuple qui s’est débarrassé du joug !

Vive Hugo Rafael Chávez !

Fidel Castro Ruz

18 novembre 2007

15 h 16

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Nov 2007 à 20:40

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

 

La facture pétrolière et le développement 

 

CHAVEZ l’a dit on ne peut plus clairement à Riyad : la facture pétrolière et de gaz des pays en développement se monte à un billion de dollars. Il a proposé à l’OPEP, qui a été sur le point d’être dissoute avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement bolivarien – qui l’a présidée et préservée pendant huit ans -, de jouer le rôle pour lequel le Fonds monétaire international a été créé et qu’il n’a jamais assumé.

Le dollar tombe en chute libre, a-t-il exprimé. On nous paye avec du papier. Nous pouvons et nous devons assurer les carburants aussi bien aux pays développés qu’à ceux qui s’efforcent de se développer et qui ont besoin de les importer. L’OPEP peut octroyer des crédits pour le développement assortis de délais de grâce prolongés et à 1 p.100 seulement d’intérêt annuel, de sorte que les pays pauvres puissent payer de retour avec les biens et les services qu’ils soient capables de produire. Il a parlé de 5 milliards de dollars au titre d’aide au développement fournis par le Venezuela aux pays caribéens qui ont désespérément besoin d’importer cette matière première essentielle.

Chávez pourrait faire allusion à un exemple bien connu par Cuba : avec ce qu’on paye pour un baril de pétrole à la fin de l’année 2007 on aurait pu acheter, en 1960, 13,52 tonnes de pétrole léger, transport compris, autrement dit, à peu près 50 fois de plus qu’aujourd’hui. Cela étant, un pays comme la République bolivarienne du Venezuela demeurerait un fournisseur de carburant très bon marché pour les États‑Unis. La terre continuerait de s’effondre dans certains bassins du fait de la disparition du sous-sol pétrolier.

J’imagine jusqu’à quel point il doit se creuser la tête à faire les comptes et je sais jusqu’à quel point sont justes et nobles ses sentiments d’égalité et de justice envers les peuples de notre Amérique, comme l’a appelée Martí et que Bolívar, dans sa lutte contre l’empire espagnol, a qualifiée d’une seule nation.

L’équilibre existait encore à cette époque-là. L’idée impériale démoniaque de transformer les aliments en carburants n’existait pas. Les changements climatiques n’avaient pas été non plus découverts et vérifiés par les sciences.

 

Fidel Castro Ruz

19 novembre 2007

16h36

 
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 03:38

Convocation des élections pour les députés et les délégués aux assemblées provinciales

LE premier vice-président du Conseil d’État, Raul Castro Ruz, a annoncé le 20 novembre la convocation du Conseil d’État pour les élections des délégués aux Assemblées provinciales du Pouvoir populaire et les députés au Parlement, fixées pour le 20 janvier 2008.

Aussi bien les députés à l’Assemblée nationale que les délégués aux assemblées provinciales sont élus pour une période de cinq ans.

La convocation, publiée intégralement dans les organes de presse nationaux et locaux, rappelle que celle-ci constitue la seconde étape des élections générales convoquées le 9 juillet dernier.

L’annonce a lieu quatre jours après la constitution des Assemblées municipales qui a refermé la première phase des élections, auxquelles ont participé plus de 96% des électeurs.

CONSTITUTION DES ORGANES MUNICIPAUX DU GOUVERNEMENT

Dans le cadre du processus constitutionnel cubain et en accord avec la Loi électoral en vigueur, 169 délégués ont pris possession cette semaine de leurs charges comme présidents d’un nombre égal d’Assemblées municipales, constituées comme « expression authentique de la volonté et des intérêts de la population », a déclaré à la presse Ricardo Alarcon de Quesada, président du Parlement cubain.

Les 15 236 délégués élus lors des élections qui se sont déroulées en octobre dernier ont constitué dans leurs territoires respectifs les Assemblées municipales, qui durant deux ans et demi vont agir comme l’organe local supérieur du pouvoir de l’État dans sa juridiction.   

Selon ce que cette loi stipule, les délégués vont choisir en leur sein, par un vote secret et direct, le président et le vice-président de leur Assemblée respective à partir des propositions des Commissions des candidatures.

Les organes récemment constitués formeront dorénavant leurs commissions permanentes et des Conseils populaires.

Alarcon, qui a participé à la constitution de l’Assemblée de la municipalité de la capitale Plaza de la Revolucion, a ajouté à ce sujet que l’ouverture des ces organes devra rendre plus efficace et plus représentatif le système du Pouvoir populaire instauré dans le pays. « Nous avons besoin qu’il continue d’être l’expression authentique de la volonté et des intérêts du peuple » a-t-il souligné.

Il a jugé à ce sujet que, comme toute œuvre humaine, il présente des imperfections et des défauts, mais la majorité des Cubains croient dans ce système, et reconnaissent que les délégués sont des personnes honnêtes, capables de les représenter, même si cela ne signifie pas une absence d’insatisfactions pour les problèmes matériels quotidiens.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/mier21/47elecciones.html
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