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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Aug 2011 à 19:56

Le chef de la SINA a fait du travail d’intelligence sur Internet pendant sa mission à Cuba

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 27 août (Cubadebate-Cubasi-RHC) – Une dépêche rendue publique par Wikileaks intitulé « Naviguer dans le réseau à La Havane » décrit comment, lorsqu’ils étaient était en fonction ici, à La Havane, Jonathan Farrar, ex chef du Bureau des Intérêts des Etats-Unis  et sa femme qui donnait un « appui technique » au Bureau, ont fait personnellement le monitoring de plusieurs locaux de navigation pour vérifier si les sites de plusieurs des organisations appuyées par Washington étaient accessibles depuis les réseaux cubains.

 Bien évidemment, personne ne les a inquiétés le moins du monde dans leurs incursions dans les sites havanais. Est-ce qu’il arriverait la même chose si son homologue cubain à Washington faisait quelque chose de semblable ?

Le document révélé par Wikileaks, qualifié de sensible, et signé par Farrar précise qu’il est impossible d’accéder depuis Cuba aux pages web d’anciennes ou actuelles organisations qui reçoivent de l’argent du gouvernement des Etats-Unis pour des programmes concernant Cuba comme cela est le cas du Directoire Démocratique Cubain, du Centre Cubain pour une Cuba Libre ou du Groupe d’Appui à la Dissidence » tous adhérents au programme Cuba qui établit un changement de régime dans l’Île avec le financement de Washington.

Et la dépêche ajoute: “On peut accéder aux sites web d’ONG en rapport avec les droits de l’Homme comme cela est le cas de l’Observatoire des Droits de l’Homme et Amnistie Internationale. Y compris on peut télécharger tout le rapport HRW 2007 si vous avez de la patience et vous attendez 20 minutes » précise le rapport.

L’on peut aussi naviguer sans aucune restriction sur la web du Bureau des Intérêts des Etats-Unis, du Département d’État ou des Nations Unies et dans des médias comme le Washington Post ou le New York Times.


La banque JP Morgan est frappée d’une amende en vertu du blocus étasunien contre Cuba

Par Reynaldo Henquen
 
Washington, 26 août (Cubadebate-RHC) – La banque étasunienne JP Morgan Chase (JPMC) devra payer une amende de 88,3 millions de dollars pour des violations des sanctions internationales concernant des pays comme Cuba, l’Iran, le Soudan ou le Libéria. 

Dans un communiqué, le Département du Trésor des Etats-Unis a indiqué que Jp Morgan, à travers ses filiales, a fait des transactions financières interdites avec des entités de ces pays entre décembre 2005 et mars 2011.

Le communiqué a ajouté que la JPMC avait réalisé 1 711 transferts bancaires à Cuba pour un montant  d’environ 178,5 millions de dollars depuis décembre 2005 jusqu’à mars 2006, dans une « apparente violation » du Règlement du Control d’Actifs Cubains à l’Etranger (OFAC).

Le Département du Trésor a relevé que la JPMC a fait les investigations pertinentes sur ces cas mais qu’elle n’a pas pris les mesures adéquates pour éviter que de nouvelles transactions soient faites.

Pour déterminer le montant de l’amende, le Département du Trésor a pris en considération la coopération de la banque, la révision des transactions et le manque d’une notification de la part de ce département ou la découverte d’irrégularités durant les 5 ans qu’ont duré les violations des sanctions.

Le porte-parole de la JPMC, Jennifer Zuccarelli, a indiqué, dans une déclaration écrite que les violations n’ont pas été intentionnées et que la banque continuera à travailler pour appliquer les réglementations.

Outre l’affaire des transferts à Cuba, la JPMC doit également répondre pour le prêt commercial de 2 millions de dollars à une filiale de la compagnie iranienne de navigation Shipping Lines.

L’affaire de la JPMC n’est pas la seule car d’autres entités financières comme le Crédit Suisse ou la Barclays Bank ont dû  payer au Département du Trésor des Etats-Unis 536 et 298 millions de dollars respectivement pour des violations similaires des régulations.

Source

Miguel D’Escoto critique la position des Etats-Unis concernant l’affaire des 5

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 27 août, (AIN-RHC) – Le père Miguel D’Escoto a condamné l’emprisonnement dont souffrent aux Etats-Unis 5 antiterroristes cubains. Il a dit que c’est le cas le plus emblématique démontrant le cynisme et l’hypocrisie de l’empire étasunien en matière de terrorisme.

alt Miguel D’Escoto, ex ministre nicaraguayen des Affaires étrangères a indiqué qu’il y a des preuves suffisantes pour démontrer qu’Antonio Guerrero, Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González, ont été victimes d’un procès truqué, antijuridique et illégal marqué par une conspiration médiatique et judiciaire grossière.

Miguel D’Escoto qui préside le Comité Nicaraguayen pour la Libération des 5 a fait ces déclarations au cours d’un meeting de solidarité organisé au Nicaragua dans le cadre de la 4e Rencontre Syndicale de notre Amérique.

Il a ajouté que ces combattants antiterroristes ont été accusés d’un délit inexistant, non typifié ni par les lois étasuniennes ni par celles d’autres pays : la présumée l’intention de s’approprier de documents secrets du gouvernement des Etats-Unis.

Source

Gerardo Hernández dessine le logo d’un blog

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 27 août (PL-RHC) – L’antiterroriste cubain Gerardo Hernández, prisonnier aux Etats-Unis depuis 13 ans avec 4 autres compatriotes, a dessinée le logo pour un blog d’un activiste pour sa libération.

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Le dessin accompagnera le blog “Jorgito pour Cuba” qu’écrira le jeune Jorge Enrique Jerez dans la province de Camagüey, dans l’Est de notre pays.

Bien que Jorgito, diminutif sous lequel il est connu dans la campagne internationale pour la libération des 5, souffre d’une paralysie cérébrale infantile, il a accédé récemment aux études de journalisme.  

« J’ai été content d’apprendre la nouvelle de ton blogs, tu m’a mis dans de beaux draps avec cette histoire du logo, mais l’anniversaire d’Amandita m’a servi d’inspiration et je viens de terminer une idée qui m’a plu et dont j’espère qu’elle te plaira à toi aussi » à écrit Gerardo a Jorge dans une lettre.

Depuis la prison de Victorville, en Californie, Gerardo Hernández, condamné à deux perpétuités plus 15 ans a raconté qu’il a eu du mal à faire les parties non droites du dessin car il manque des instruments nécessaires.



Edité par T 34 - 30 Aug 2011 à 01:20
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2011 à 20:50

Le mouvement solidaire suit de près le nouveau recours en appel de Gerardo Hernández.

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 30 août – Le mouvement solidaire international suit de très près la marche du recours en Habeas Corpus de Gerardo Hernández, un des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

alt Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien cubain Granma, se demande si la justice des Etats-Unis écoutera les arguments du prisonnier politique cubain qui a présenté le 15 août dans un tribunal de Miami, devant le juge Yoan Lenard, une réplique de 65 pages avec de nouvelles preuves. 

Granma ajoute que parmi les documents apportés par la représentation légale figurent trois annexes avec une déclaration assermentée de Maître Paul MacKenna, dans laquelle il reconnaît qu’il y a eu des erreurs dans la défense de Gerardo Hernández.

La réplique dénonce également le versement d’un quart de millions de dollars par le gouvernement étasunien à des journalistes de médias de Miami pour obtenir la condamnation de Gerardo Hernández et de ses camarades Fernando González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et René González. 

L’action des groupes solidaires de la cause des 5 a pour but de faire pression sur le gouvernement étasunien pour qu’il se prononce sur les preuves qui démontrent son innocence.

Mère Cubaine non pas d’un seul, mais de Cinq fils !

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Irma Shewerert, 73 ans, ancienne syndicaliste , retraitée.

Matilde Córdoba

En Septembre 1998, Irma Shewerert allait à une réunion du Parti Communiste quand elle fut avisée que son fils avait été appréhendé à Miami. Cubaine de naissance et fille d'une mère Américaine, elle s’est sentie soulagée.

Cela faisait dix ans que René, dont le métier était d’être pilote et instructeur de vol, avait quitté Cuba pour les Etats-Unis. Depuis lors, il était considéré comme un traître dans l’ïle.

« J’ai toujours su qu’il ne pouvait être un traître à la Révolution. J’étais totalement convaincue de cela, mais je ne pouvais le dire à personne. C’est impossible, me disais-je, le caractère de René n’est pas comme ça. Je connaissais très bien ses sentiments. C’est très difficile pour un fils de tromper une mère » , raconte Irma en visite au Nicaragua.

René González Shewerert est l’un des « Cinq » . C’est ainsi qu’on les appelle à Cuba et dans les pays où leur histoire est connue. Lui et quatre autres agents de renseignement cubain s’installèrent aux Etats-Unis pour contrôler les activités de groupes et organisations qu’ils qualifiaient de terroristes.

Pour les Cubains, ces cinq hommes, « les Cinq », sont des héros. En Septembre 2008 ils ont été arrêtés par le FBI, accusés de conspiration, conspirations pour réaliser de l’espionnage et pour commettre des assassinats, entre autres délits, et ils furent condamnés après un jugement qui dura 18 mois à des peines de prison de durées différentes mais pas inférieures à dix ans.

Cinq hommes.

Les mères de ces Cubains leur ont rendu visite en prison une fois par an. En Avril dernier, Irma a vu René. Il était maigre. Plus vieux mais « la conscience tranquille et mentalement fort ». Il a été condamné à 15 ans de prison.

René a participé en tant que combattant international en Angola entre 1977 et 1979, comme Gerardo Hernández, pour qui Irma Shewerert a eu beaucoup de paroles d’affection et d’admiration.

Hernández est dessinateur caricaturiste, diplômé en relations politiques internationales, chauve et la barbe rasée – selon la photo du livret diffusé par le gouvernement Cubain – et c’est le seul dont la peine n’a pas été réduite il y a quelques années après l’audience consacrée à la révision des peines.

Antonio Guerrero, qu’Irma appelle Tony, est poète et peintre, mais son métier est d’être ingénieur en construction d’aérodromes. « Tony est une personne d’une grande noblesse. Il a appris à lire aux prisonniers » raconte Irma.

Selon Irma Shewerert, « Les Cinq » ont alphabétisé plusieurs prisonniers et n’ont pas de problèmes de santé. Ramón Lanañino, économiste, écrit aussi des poèmes, et Fernando González, licencié en relations politiques internationales et qui a reçu – Irma insiste – un diplôme d’or, sont les autres condamnés.

Le gouvernement des Etats-Unis les considère comme des espions. Tandis que Cuba déplore la pauvre couverture de ce cas réalisée par les médias de ce pays, les difficultés qu’ont les familles des «Cinq » à leurs rendre visite, et le traitement infligé aux Cubains, par comparaison avec les préférences dont bénéficient des condamnés d’autres nationalités, comme les agents de Saddam Hussein et les condamnés pour possession d’informations secrètes.

En Octobre, René González Shewerert sortira libre et devra passer trois ans en liberté conditionnelle.

Ensuite, il pourra revenir dans l’île. Mais le calvaire de sa mère ne s’achèvera que lorsque les quatre autres sortiront. Irma Shewerert dit que les familles des «Cinq » en sont devenues une seule.

 Traduction : Alma

Source : http://www.elnuevodiario.com.ni/nacionales/111988-madre-cubana-no-de-sino-de-cinco-hijos


 



Edité par T 34 - 01 Sep 2011 à 13:55
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Sep 2011 à 13:55

La participation des femmes au développement du pays

Raquel Marrero Yanes

LE journal Granma s’est entretenu avec Teresa Hernandez Morejon, membre du Secrétariat national de la Fédération des femmes cubaines (FMC) et secrétaire idéologique de l’Organisation sur la place de la femme dans la société cubaine, notamment son rôle dans la vie économique et sociale du pays.

Au terme de l’année 2010, 40,2% des postes de direction étaient occupés par des femmes qui représentent actuellement 47,3% de la force de travail active.

« L’augmentation de la présence de femmes à la tête de portefeuilles ministériels et comme présidentes d’importants instituts nationaux, comme celui des Ressources hydrauliques, du Logement et de la Sécurité sociale, entre autres, est un critère encourageant », a-t-elle déclaré. À la fin de 2011, les ministères de l’Éducation, du Travail et de la Sécurité sociale, de la Culture et de l’Industrie légère et du Commerce extérieur enregistrent des indicateurs supérieurs à 45%.

On notera également l’accroissement du nombre de directrices d’entreprises et d’unités subventionnées, de même que le nombre de cadres : 532 femmes sont présidentes de Conseils populaires, soit 34,4%.

Plus de 800 jeunes femmes se sont incorporées récemment au Service militaire volontaire féminin avec une plus grande mobilisation dans les régions de Guantanamo, Santiago de Cuba, Granma et Las Tunas.

Au terme du premier semestre, plus de 60 000 femmes exerçaient un travail indépendant, alors que 73% d’entre elles n’avaient pas d’emploi auparavant.

Concernant la remise de terres en usufruit selon le Décret-loi 259, 9% seulement des terres ont été attribuées à des femmes, question dont nous devons nous préoccuper, de même que de l’accompagnement des femmes agriculteurs, a-t-elle signalé.

« Le travail actuel de l’organisation a pour objectif de donner à la FMC la place qui lui correspond auprès des femmes dans tous les secteurs de la population », a-t-elle souligné.

« Aujourd’hui, il est urgent, dans le cadre du redéploiement du travail, d’identifier la situation des femmes, de les aider et de les orienter vers de nouvelles formes d’emploi, notamment vers la production d’aliments et le travail indépendant. C’est notre responsabilité », précise-t-elle.

Par ailleurs, « nous ne devons pas négliger les principaux objectifs de l’organisation : défendre la Révolution et poursuivre la bataille pour l’égalité de genre, en nous adaptant aux moments actuels, en accord avec les Grandes orientations approuvées au 6e Congrès du Parti, et en vue de la Conférence nationale ».

Teresa Hernandez a annoncé que les progrès dans la mise en œuvre des accords du 8e Congrès de la FMC, dans le travail de prévention sociale, et l’accroissement du nombre de femmes dans le secteur de la production d’aliments et d’autres de l’économie, ont valu à Matanzas d’être choisie comme siège du meeting central pour le 51e anniversaire, le 23 août, de recevoir le titre d’Avant-garde nationale, partagé avec Santiago de Cuba, Camagüey et Villa Clara.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Sep 2011 à 19:47

Vidatox, un tout nouveau médicament cubain contre le cancer, Vidéo, interview..

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..réalisé par Anne Delstanche du scientifique cubain qui a mis le médicament au point, sous titrée en français.

 

L'entreprise LABIOFAM de Cuba vient d'enregistrer (en mars 2011) un nouveau médicament efficace contre le cancer qui a donné d'excellents résultats sans entraîner d'effets secondaires indésirables. Le professeur Fabio de J. Linares nous donne toutes les explications.

 

Une campagne pour la libération des 5 est lancée en France

Par Reynaldo Henquen
 
Paris 1er septembre, (RHC)- L’Association de Solidarité France-Cuba prévoit pour ce mois-ci plusieurs initiatives d’appui à la cause des 5 antiterroristes cubains prisonniers aux Etats-Unis.

alt Dans le cadre des activités, le mensuel « Le Monde Diplomatique » a publié avec le titre « Libérez les 5 », une affiche avec les photos de Fernando González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Gerardo Hernández et René González, avec au fond le drapeau cubain et un gros titre en lettres noires qui dit : « Libérez les cinq !».

Pour sa par la CGT, la Confédération Générale du Travail organise ce vendredi à Arras, dans le Nord de la France, une manifestation dans le but de faire connaître la situation des 5 antiterroristes cubains.

On a appris depuis Paris que la militante Jacqueline Roussie a adressé au Président de Etats-Unis, Barack Obama, sa lettre mensuelle publique, dans laquelle elle dénonce les dures conditions auxquelles sont soumis ces 5 hommes qui –a-t-elle souligné- sont victimes d’un complot politique.  

De son côté le quotidien L’Humanité prévoit une rencontre le 17 septembre pour réaffirmer l’actualité de ce sujet au moment du 13e anniversaire de l’emprisonnement d’Antonio, de Fernando, de Ramón, de Gerardo et de René.

A la rencontre prendront part des groupes comme France-Cuba et CubasiFrance qui s’exprimeront au sujet du recours en Habeas Corpus de Gerardo Hernández qui espère que la cour des Etats-Unis décide de réviser son dossier.

Source

Un appel est lancé aux étudiants cubains à défendre notre projet social

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 1er septembre (PL-RHC) – Le ministre de l’Education Supérieure, Miguel Díaz-Canel a indiqué que les étudiants cubains doivent être des acteurs passionnés de cette époque pour préserver et poursuivre la construction du projet social commencé dans notre pays en janvier 1959.

alt Prenant la parole à la clôture du Conseil National de la Fédération des Étudiants à l’Université des Sciences de l’Informatique, Miguel Díaz-Canel a souligné que ce qui doit prévaloir au sein de cette génération est l’engagement envers la société. Il a ajouté :

« Il faut être à même de rejeter avec des arguments et non avec des dogmes, les tentatives de l’ennemi de semer la confusion et le doute, d’opposer la jeunesse à ses leaders historiques, de promouvoir le découragement et le pessimisme.Il faut veiller à ce que notre système d’éducation soit orienté vers des buts sociaux qui, en plus de mettre en valeur des habiletés innées chez vous, développe un sens de responsabilité envers la société ».

Dans une autre partie de son discours Miguel Díaz Canel a indiqué :

«  Nous avons aujourd’hui un problème de composition du corps enseignant car nous avons les deux extrêmes. Nous d’une part des professeurs ayant une très grande expérience qui sont sur le point de prendre le retraire et  d’autre part des jeunes. Il nous manque le maillon intermédiaire de cette chaîne de générations dans nos corps enseignants. Il faut donc faire un travail pour obtenir que les jeunes soient formés de façon accélérée mais avec qualité »

Le ministre cubain de l’éducation supérieure Miguel Díaz-Canel a également indique : en ce moment nous avons besoin que vous analysiez en profondeur la réalité avec une pensée flexible, créative et sans triomphalismes » a indiqué ministre de l’éducation supérieure.  

Il a ajouté que les étudiants doivent rejeter des conduites incorrectes comme la vanité, la vulgarité, l’arrogance, l’individualisme et le manque d’engament.

« Evitons tous les problèmes qui portent atteinte à la qualité de l’enseignement qui doit être promue avec rationalité, efficacité et surtout –a-t-il précisé- de façon soutenable pour avancer et pas reculer ».

« L’éthique est aujourd’hui –a-t-il relevé- la matière la plus importante pour tous les membres de la Fédération des Étudiants.

« Parmi les priorités du ministère cubain de l’éducation supérieure figure l’existence de professeurs étant à même d’influer de façon positive sur les étudiants pour obtenir un cadre professionnel plus engagé envers son pays » -a-t-il ajouté-.

“Il est important d’obtenir des résultats dans l’impact économique et social raison pour laquelle il faut chercher des voies pour que la société évalue nos étudiants » -a-t-il signalé-.

« Les étudiants –a-t-il affirmé- doivent démontrer avec des exemples concrets et tangibles leur apport en matière de recherche scientifique pour contribuer  au développement local et territorial.

Dans leurs interventions, les dirigeants de la Fédération des Étudiants ont appelé à travailler y compris à l’université en faveur de la vocation professionnelle ; à renforcer le travail à la base, avec les institutions et à résoudre rapidement les problèmes posés par les étudiants.

Source

L’accent est mis sur les potentialités de l’énergie solaire à Cuba

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 1er septembre (RHC-PL).- Le Président de la Société Cubaine pour la Promotion des Sources Renouvelables d’énergie et le respect de l’environnement, Luis Bérriz, a relevé les potentialités qu’à l’énergie solaire à Cuba.

 Cet expert a précisé que l’on pourrait installer un million et demi de mètres carrés de chauffe-eau solaires dans les logements, les usines et les centres de services.

Le chiffre représenterait 37,5% de la couverture de tous les besoins en eau chaude de Cuba –a ajouté Luis Berriz qui a signalé que le volume pourrait être beaucoup plus important à partir des radiations solaires reçues dans tout le territoire.

Outre les avantages connus, du point de vue environnemental, cet expert a signalé que l’installation d’un million de chauffe-eau solaires domestiques équivaudrait à arrêter d’utiliser des usines de production d’électricité d’une puissance de 400 mégawatts par jour.

“Ce sont des investissements coûteux  -a-t-il reconnu- mais ils peuvent être amortis en un an en raison de l’économie de combustibles fossiles qu’ils représentent.

Des données publiées par le Bureau National des Statistiques indiquent qu’il y a, dans notre pays, 6 400 chauffe-eau solaires et plus d’un millier de systèmes solaires photovoltaïques.

Ces dispositifs ont permis à Cuba d’économiser en 2010, 2 300 tonnes de pétrole.

Source
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Sep 2011 à 21:39

Trois demandes basiques de Cuba à son mauvais voisin d’en face

par Emilio Marín

 

Toutes les versions de cet article : [Español]

 
Pulvérisée, toute illusion selon laquelle Barack Obama serait différent avec Cuba. De toute façon les Cubains continuent avec trois demandes basiques. Le leur est la goutte qu’un jour forera la pierre.

Il est clair que Cuba est socialiste, comme l’a réitéré le VI Congrès de son Parti Communiste. Et aussi il est évident que les États-Unis sont un impérialisme un peu décati, mais sans perdre son essence. Que devraient faire ces deux voisins séparés par à peine 90 miles d’eau ? La logique voudrait qu’ils vivaient ensemble pacifiquement, comme tant d’autres régimes distincts socialement qui maintiennent de bonnes relations économiques, culturelles et jusqu’à politiques.

Cela est la logique. De fait les Etats-Unis maintiennent des liens avec la Chine puissante Populaire, bien sûr non sans frottements, mais ceux-ci sont inhérents entre des nations avec des paradigmes et une organisation sociale différents. Washington ne peut pas, ou mieux , ne veut pas, cultiver des relations normales avec Cuba, sur qui il impose un blocus d’ une façon totale depuis 1962 (le baissé de rideau fut la décision du « bon » John F. Kennedy).

On comprend que ces présidents, depuis Dwight Eisenhower jusqu’à l’actuel, soient gênés par l’existence un pays socialiste dans l’Hémisphère Occidental. On suppose qu’au Palais de la Révolution on n’aime pas non plus le fonctionnement de cette plaie de banques et des spécialistes transnationaux en pillage et fabricant de crises internationales, en plus de l’armement nucléaire pointant partout, y compris sur La Havane.

Mais la politique internationale ne se mène pas par des sympathies et/ou des antipathies. Et, bien qu’opposées par le sommet, Cuba et les USA ce sont deux réalités de ce monde. Cuba s’est rendue compte il y a beaucoup d’années de cela et agit en conséquence, en cherchant à normaliser la relation avec le mauvais voisin. L’empire, en revanche, continue d’agresser celui qui vit de façon mitoyenne. Cela saute aux yeux qui veut vivre pacifiquement ensemble et qui ne veut pas. Si quelqu’un avait quelques doutes, ils ont été levés en mars 2003, quand - après l’invasion US & Co en Irak – les ultra belligérants de Floride, gouvernée alors par le frère du président Bush, agitaient des affiches en disant « nous sommes déjà arrivés à Bagdad, maintenant à La Havane ». Cette accusation unilatérale contre la superpuissance ne serait-elle pas un peu exagérée ? Non. Elle n’est pas exagérée. C’est la partie agressive de cette histoire et celle-ci ne rectifie pas.

C’est démontré par deux exemples simples. En octobre de l’année dernière l’Assemblée générale de l’ONU a décidé par 187 votes contre 2 contre, que les États-Unis devaient lever le blocus économique et commercial contre la plus grande Ile des Antilles. Il y a eu 19 mises au vote dans le même sens mais l’assiégeant ne se pas considère au courant, quand les dommages économiques directs provoqués à sa victime dépassent déjà les 750.000 millions de dollars.

C’est Obama le terroriste.

Ce blocus qualifié comme un acte criminel - par les conséquences en souffrances et même de la mort qu’il sème entre la population - a été prorogé par Obama, chaque année qu’il a passé à la Maison Blanche. Il base la prorogation sur une « loi de guerre contre un pays ennemi » qui date de 1917, bien qu’il ne puisse prouver que depuis la Patrie de José Martí une guerre lui a été faite.

Sauf que l’afro-américain juge comme « acte de guerre » que le gouvernement de Raúl Castro ait formé 40 jeunes des Etats-Unis comme médecins, après avoir étudié six ans dans l’École Latinoaméricaine de Médecine. N’importe qui dirait que c’était une manifestation de l’amour et de la solidarité de ceux d’« en bas », même d’un pays gouverné « bien haut » par les bourreaux de Cuba.

En août on a vu deux nouveaux cas du renforcement de cet injuste blocus, forcé par le Bureau pour le Contrôle de Biens Étrangers (OFAC), qui se consacre à contrôler des actifs (lisez ceux qui font le commerce avec La Havane).

D’un côté fut sanctionnée par 374.400 dollars d’amende une compagnie française de transport maritime, la CMA CGM, pour des prestations de services à l’île, tels comme transporter des produits agricoles et des médicaments. Un délit horrible...

De l’autre, la banque US JP Morgan Chase a confirmé le 26/8 qu’elle a dû payer une amende de 88,3 millions de dollars après avoir été accusée de violer des restrictions mises contre l’île. Ainsi agissent les champions du libre-échange mondial.

Obama a encore une fois inclus Cuba dans la liste des États « qui sponsorisent le terrorisme international ». Dans la liste, sont en plus, l’Iran, la Syrie, le Soudan, la Corée du Nord et d’autres administrations qui ne plaisent pas au Département d’État. Cette forme de sanction a été adoptée le 18 août. Le jour suivant le Ministère des Relations Extérieures de Cuba, conduit par Bruno Rodríguez Parrilla, a relevé le gant. « Cuba exige du gouvernement des Etats-Unis qu’ils punissent les vrais terroristes qui résident aujourd’hui sur le territoire des Etats-Unis, qu’ils libèrent les « Cinq Héros » et qui mettent fin à la politique de blocus et d’hostilité contre notre pays, qui porte atteinte aux intérêts légitimes des deux peuples », disait le communiqué officiel.

Cuba terroriste ? D’où cela sort ? Ou donc ? Jusqu’où arrivent à voir les yeux des simples mortels, les prisons illégales de Guantanamo et d’Abu Ghraib sont opérées par des militaires US. Les bombardements en Afghanistan, en Irak, au Pakistan et en Libye, où larguent des bombes et des missiles « Made in USA ». Les coups d’État au Honduras et la répression en Colombie, portent leur sceaux. Les tentatives putschistes au Venezuela, en Bolivie et en Équateur, de même.

Avant on disait que Bush était le terroriste. Enfermé depuis janvier 2009 dans son ranch de Texas, il a été remplacé par Obama, un souriant charmeur de serpents, qui pique avec le poison mortel qu’il a extrait de ceux—ci.

Quand les Etats-Unis comprendront-ils que leur ennemi n’est pas Cuba ? L’Ouragan l’a été, en occurrence, Irene, qui a provoqué 37 morts. Même sur ce sujet ils pourraient apprendre de l’île, qui a une grande expérience pour esquiver ces tempêtes.

Un pied d’égalité ou rien.

Le gouvernement cubain et beaucoup d’organismes humanitaires du monde implorent la liberté des Cinq Cubains incarcérés dans des prisons des Usa. Depuis le 12 septembre 1998, ils sont en prison, ces braves qui alertaient leur pays d’attaques terroristes organisées par la mafia Cubano-usaméricaine de Miami. Dans un jugement truqué, partiel et sans épreuves, ils ont été punis pour un total de quatre condamnations perpétuelles et 77 ans. C’était une injustice presque aussi grande que celle qui a envoyé à la potence les Martyrs de Chicago Sacco et Vanzetti.

Ce 12 septembre, cela fera treize ans de cette violation du droit à la défense dans un procès et dans un lieu impartial, qui ne pouvait pas être Miami, ce cloaque de la mafia précitée.

Les instances judiciaires épuisées et avec la Cour Suprême de Justice qui a décidé de ne pas réviser le cas, il reste seulement la demande en grâce à Obama. Comme des fourmis sans repos, beaucoup d’associations d’amitié avec Cuba réunissent un million de signatures dans le monde pour demander au président qu’il gracie ces prisonniers. Pour deux de ceux-ci, cela fait déjà treize ans qu’ils ne peuvent pas recevoir la visite de leur épouse respective ni de leurs familles parce que Washington ne leur accorde pas de visas pour entrer sur le territoire des États-Unis. Dix prix Nobel se sont exprimés en faveur de cette liberté. Le surprenant Nobel de la Paix de 2009, n’est pas parmi eux, qui alors comptait seulement 8 mois à la Maison Blanche et n’avait pas mérité qu’on lui donné même un tout petit prix dans son quartier.

Ces deux là ce sont les premières revendications cubaines pour son mauvais voisin d’en face : qu’il arrête le blocus et libère les Cinq. Le reste des questions où il existent des différences entre les deux parties, nécessite qu’elles soient négociées dans un dialogue pacifique, entre deux interlocuteurs sur un pied d’égalité.

Depuis qu’en 2006 Raul Castro a dû prendre le poste de président du pays, son frère Fidel ayant des problèmes de santé, il a tendu sa branche d’olivier. Et la main offerte pour une discussion rationnelle des disputes existantes, il a suivi dans cette position, ouverte.

Lamentablement de telles négociations n’ont pas été acceptées par Washington, sauf sous une forme sporadique pour traiter des sujets migratoires. Pas même sur ce sujet il y a eu de bonnes nouvelles, puisque l’empire ne remplit pas l’accord en vigueur d’accorder jusqu’à 20.000 visas annuels pour ceux qui veuillent voyager vers La Floride.

Il est sûr que si Obama acceptait de converser d’égal à égal avec Castro, le lendemain ils pourraient s’asseoir ensemble pour chercher des solutions aux différends. Les Cubains demandent que cela soit une négociation d’égaux et non une reddition conditionnée où ils laissent de côté leurs principes et le socialisme. En attendant que ce temps arrive, Cuba continuera à faire baisser sa mortalité infantile et à améliorer son économie touchée par le blocus, mais aussi par leurs propres erreurs. Quand le mauvais voisin sera prêt et qu’il ait le courage de sonner à la porte, il sera reçu avec une table bien servie. Ce qu’il manquera sur celle-ci, ce sera par la faute du blocus.

La Arena. Santa Rosa, Argentine, le 30 août 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

 
 
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La campagne de solidarité avec les 5 se renforce au Ghana

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 2 septembre, (RHC)- Le père Michael Lapsley, président de l’Association d’Amitié Afrique du Sud-Cuba a adressé un message d’appui à la libération des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis au cours d’une rencontre à Accra, la capitale du Ghana.

alt Des représentants de la Fondation Lapsley dans la capitale ghanéenne ont également pris part à la conversation fraternelle entre Michael Lapsey et la chargée d’affaires de l’Ambassade de Cuba au Ghana, Milena Caridad Zaldívar.

Le père Lapsey a condamné les violations des droits de l’Homme que les autorités étasuniennes ont commises contre Gerardo Hernández, René González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González.

Il s’est également référé à la complicité des médias étasuniens dans la manipulation de la vérité sur l’emprisonnement injuste des 5.

Il a raconté que lors des visites qu’il a effectuées à Gerardo Hernández, il a perçu un esprit inébranlable ainsi que sa résistance et ses fortes convictions.

Pour sa part, Milena Caridad Zaldívar a remercié le père Lapsey de son attitude solidaire envers nos compatriotes. Elle a énuméré les actions réalisées par la Campagne de Solidarité avec Cuba au Ghana qui ont inclus la collecte de signatures en faveur de la libération de ces combattants antiterroristes.

Elle a mis un accent particulier sur la lettre envoyée par le Président de ce pays  John Evans Atta Mills, au Président étasunien, Barack Obama, lui demandant également la levée du blocus de Cuba.

Source

Le Monde Diplomatique dénonce les injustices dans l’affaire des 5

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 3 septembre (RHC)- Le prestigieux mensuel français « Le Monde Diplomatique » a dénoncé dans son édition de septembre la situation des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

alt C’est la première fois en 13 ans d’emprisonnement des 5 qu’un important média français publie un espace publicitaire dans lequel il fait connaître la vérité sur les 5.

À l’initiative de l’Association France-Cuba, on peut trouver dans la page 19 du Monde Diplomatique, une photo des 5 avec les couleurs du drapeau cubain et son étoile.

"Libérez les Cinq!" est le message que contient l’appel au Président des Etats-Unis, Barack Obama.

Dans une autre partie on peut lire : Auteur de l’attentat contre un avion cubain qui a fait 73 victimes en 1976, Luis Posada Carriles vit en toute impunité à Miami. Peut-on accepter que les terroristes soient protégés, tandis que ceux qui les combattent sont mis en prison ?

L’appui à la cause des 5 est réaffirmé au Belarus

Par Reynaldo Henquen
 
Minsk, 3 septembre, (RHC)- L’Union des Femmes de Belarus a réaffirmé son appui à la cause des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques depuis 1998 aux Etats-Unis.

alt Au cours d’une rencontre à Minsk avec des représentants de l’Ambassade de Cuba au Belarus, cette organisation a reçu une explication détaillée sur l’affaire de Gerardo Hernández, René González Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González.

Les diplomates de l’Ambassade de Cuba au Belarus ont également convoqué des organisations et des associations biélorusses à s’unir dans la lutte en faveur de la vérité et de la justice avec les 5.

Source

 
Mort du ministre de la défense de Cuba, le général Julio Casas Regueiro, il s'était battu pour la révolution dès les années 1950.
 
 


Edité par T 34 - 04 Sep 2011 à 03:46
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2011 à 16:10
 
Salim Lamrani, spécialiste des relations Cuba-USA, nous offre un nouvel ouvrage consacré cette fois-ci aux sanctions économiques imposées à l'île des Caraïbes. Quel impact sur les services de santé cubains ? La politique de Washington est-elle justifiée par le contexte de la guerre froide comme le proclamaient les dirigeants US ? Pourquoi les sanctions ont-elles été renforcées après la chute de l'URSS ? La société US soutient-elle le blocus ? Extrait.

Les citoyens étasuniens sont autorisés à se rendre à Cuba mais il leur est strictement interdit d’y dépenser le moindre centime, ce qui rend quasiment impossible tout séjour dans l’île. Le Département du Trésor considère donc tout voyage dans l’île comme une violation de la législation sur les sanctions économiques, à moins que les personnes ayant visité Cuba puissent démontrer qu’elles n’y ont effectué aucun achat. La justice étasunienne poursuit sans relâche les contrevenants à la législation sur les sanctions économiques et se montre souvent implacable. Voici quelques exemples récents de sanctions imposées à l’encontre des contrevenants étasuniens.
 
En avril 1996, Kip Taylor, 73 ans et Patrick Taylor, 58 ans, un couple de Traverse City, se sont rendus à Cuba à bord d’un voilier. Ayant conscience que la loi étasunienne leur interdit toute dépense sur l’île, ils ont emporté avec eux les provisions nécessaires pour trois mois. Lors de leur retour en Floride, ils ont été pris par une tempête et leur mât a été gravement endommagé. Secourus par les garde-côtes cubains dans les eaux internationales, ils ont été ramenés à Cuba. Lorsqu’ils ont sollicité le Département du Trésor pour obtenir l’autorisation de réparer leur voiler, il se sont vu opposer un refus. Les autorités étasuniennes leur ont ordonné d’abandonner leur embarcation, leurs deux chiens et de rentrer par avion, ce qu’a refusé le couple. Avec l’aide de marins étrangers, les Taylor ont finalement pu réparer leur voilier et rentrer à bon port, sans avoir enfreint la règlementation concernant les voyages à Cuba. A leur retour, ils ont été interrogés par les autorités et ont révélé avoir fourni une bande et des compresses à un cuisinier cubain qui s’était brûlé la main. Le Département du Trésor les a alors accusé d’avoir « fourni des services médicaux à un ressortissant cubain » et a condamné le couple à verser une amende de plusieurs dizaines de milliers de dollars[1] .
 
En avril 2004, Barbara et Wally Smith, un couple de retraités du Vermont, ont été condamnés à verser 55 000 dollars d’amende pour avoir séjourné à Cuba durant un semestre, créé un site Internet, Bycycling Cuba, et rédigé un ouvrage relatant leur séjour[2] . Le couple a fait part de son opposition aux sanctions contre Cuba : « Nous pensons qu’il est moralement discutable d’essayer de détruire l’économie d’un pays qui n’a rien fait contre nos intérêts, en substance, pendant 40 ans, et qui ne représente absolument aucune menace contre nous[3] ».
 
Le 9 juin 2004, Richard Connors, avocat de Chicago, a été condamné à trois années de réclusion criminelle pour avoir « effectué du commerce avec l’ennemi ». La justice étasunienne a confirmé la sentence en appel en 2006 et l’a reconnu « coupable d’avoir fait passé en contrebande des cigares cubains aux Etats-Unis en violation de […] la Loi de Commerce avec l’Ennemi. Il a été condamné à une sentence de 37 mois de prison[4] ».
 
En juin 2004, deux autres résidents de Key West en Floride, Peter Goldsmith, âgé de 55 ans, et Michele Geslin, âgée de 56 ans, ont été arrêtés pour avoir porté « atteinte à la sécurité nationale des États-Unis ». Le parquet a requis à leur encontre quinze ans de réclusion criminelle. Pour justifier la sévérité de la sentence, le procureur fédéral de l’Etat, Marcos Jiménez, a déclaré ces « lois de sécurité nationale, telles que nous les appliquons aujourd’hui, sont destinées à protéger le peuple des États-Unis ». En réalité, le couple d’amis avait organisé des régates entre les côtes floridiennes et Cuba en 2003[5] . En octobre 2004, un juge fédéral, outré par le dossier, a décidé d’acquitter Goldsmith et Geslin de toutes les charges retenues à leur encontre[6] .
 
En juin 2004 également, les autorités étasuniennes ont condamné trois religieux méthodistes de Milwaukee, William Ferguson, Dollora Greene-Evans et Theron Mills, qui s’étaient rendu à Cuba en 1999 dans le cadre d’un déplacement confessionnel et humanitaire, à payer chacun une amende de 25 000 dollars, pour avoir également « porté atteinte à la sécurité nationale du pays ». Les religieux ont fait part de leur désapprobation à ce sujet : « Les sanctions vont à l’encontre de la liberté religieuse et sont discriminatoires ». Par ailleurs, la sentence s’est appliquée de manière rétroactive car, sous l’administration Clinton, les voyages religieux étaient autorisés[7] .
 
Le 28 août 2004, le docteur Graham Simpson, d’origine sud-africaine et naturalisé étasunien, a reçu une amende de 70 000 dollars de la part du Département du Trésor pour avoir acheté six dauphins à Cuba pour ses parcs aquatiques installés dans les îles des Caraïbes Antigua et Anguilla[8] . Il n’a pas manqué d’exprimer sa surprise : « Je me suis toujours considéré comme un citoyen britannique qui vivait depuis trois ans à Anguilla, qui ne dispose pas de loi interdisant le commerce avec Cuba[9] ».
 

Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba
Prologue de Wayne S. Smith
Préface de Paul Estrade
Paris, Editions Estrella, 2011
15€
En librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Siege-Sanction...;;ie=UTF8&qid=1314622440&sr=1-3
Pour toute commande dédicacée, veuillez contacter : lamranisalim@yahoo.fr


[1] Center for Constitutional Rights, « American Couple Sue US Treasury Department for Unreasonable Penalties in Cuba Travel Case », 22 avril 2003. http://www.commondreams.org/news2003/0422-05.htm (site consulté le 2 juin 2011).
[2]Douglas Starr, « Tightening the Screws on Cuba », The Boston Globe, 18 mai 2004.
[3] Anne Wallace Allen, « Retirees Fined For Traveling to Cuba to Research Book », The Associated Press, 20 avril 2004.
[4] EASTERBROOK, EVANS, and WILLIAMS, Circuit Judges, « United States of America v. Richard S. Connors », 21 mars 2006. http://openjurist.org/441/f3d/527/united-states-v-s-connors (site consulté le 2 juin 2011).
[5]Gerardo Reyes, « Mano dura con los violadores del embargo a Cuba », El Nuevo Herald, 11 juin 2004.
[6]Jennifer Babson, « Keys Boaters Cleared of Embargo Charges », The Miami Herald, 30 octobre 2004, p. B01.
[7]Frank Martin, « Bush castiga a religiosos por venir a Cuba », Granma, 17 juin 2004.
[8]Los Angeles Times, « Doctor Faces Fine for Buying Cuban Dolphins », 30 août 2004.
[9] Charles D. Sherman, « Doctor Fined $70,000 for Buying Cuban Dolphins », The Miami Herald, 28 août 2004.
 

Matanzas : le nombre de terres octroyées en usufruit augmente, par Juanita Perdomo Larezada

 


source : Trabajadores, 29 Août 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Plus de mille hectares de terres ont été distribués à Matanzas entre les 9727 personnes qui ont bénéficié jusqu’à aujourd’hui du Décret 259, qui régit à Cuba l’octroi de terres en usufruit, solution alternative à laquelle beaucoup attribuent la croissance agricole de la province.

L’incorporation progressive de la femme dans le travail agricole, de même que le nombre élevé de jeunes occupés dans ce secteur sont significatifs.

Depuis le début de l’année, les autorités ont incité les demandeurs à choisir le domaine stratégique de l’industrie sucrière, afin de stimuler la plantation de canne dans des zones proches des usines en activité et éviter ainsi le transport depuis des lieux éloignés.

D’après des données révélées par le Semanario Giron, le journal local, la province compte toujours officiellement quelques 1000 hectares inutilisés, ce qui donne une idée claire de la quantité de zones improductives, très éloignées des volumes que leur potentiel permettent d’espérer, malgré la qualité de leur sol.

L’an dernier les ventes à l’État ont dépassé les 138 757,8 tonnes de viandes, de légumes, de céréales et de fruits ; chiffre qui ne satisfait toujours pas les besoins de la population ?


Le 5 de chaque mois, nos voix s’élèveront pour les Cinq!



Edité par T 34 - 06 Sep 2011 à 02:03
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Cuba : décès du ministre de la Défense à l'âge de 75 ans
 

Le ministre cubain de la Défense, Julio Casas Reguerio, est décédé samedi d'une attaque cardiaque, à l'âge de 75 ans, a annoncé le gouvernement cubain.

Un jour de deuil national a été décrété.

Le général Leopoldo Cita Frias, premier assistant de Casas Regueiro, lui succèdera, en accord avec les lois de Cuba.

Le ministre décédé, a remplacé Raul Castro en tant que chef des forces armées en 2008, lorsque ce dernier est devenu président de Cuba.

Le corps de Casas Regueiro sera incinéré selon ses voeux, ont rapporté les médias d'Etat.

 
 
C'était un vétéran de la lutte révolutionnaire, il luttait depuis les années 1950.
 
 
 

Le général Julio

Lazaro Barredo Medina

Le%2019%20avril%202001,%20le%20commandant%20en%20chef%20lui%20décerna%20le%20titre%20honorifique%20de%20Héros%20de%20la%20République%20de%20Cuba%20et%20l’Ordre%20de%20Playa%20Giron
Le 19 avril 2001, le commandant en
 chef lui décerna le titre honorifique
 de Héros de la République de Cuba
 et l’Ordre de Playa Giron


Photo%20prise%20en%20janvier%201959.%20Le%20lieutenant%20Julio%20Casas%20Regueiro%20lors%20d’une%20révision%20de%20documents%20préalable%20à%20la%20création%20de%20la%20Police%20nationale%20révolutionnaire.
Photo prise en janvier 1959.
 Le lieutenant Julio Casas Regueiro
 lors d’une révision de documents
 préalable à la création de la Police
 nationale révolutionnaire.


Avec%20Raul%20au%20cours%20d’une%20cérémonie%20des%20Forces%20armées%20révolutionnaires.
Avec Raul au cours d’une cérémonie
 des Forces armées révolutionnaires.

IL y a des personnes que, même si on les connaît, on n’a pas la possibilité de les apprécier dans leur quotidien. Et, aussi nombreux et indiscutables que soient leurs mérites et les responsabilités qu’elles ont assumées, on ne parvient jamais à les voir dans toute leur dimension humaine, même si on leur accorde une large reconnaissance en tant que personnes publiques.

Ceux qui ont connu de près le général de corps d’armée Julio Casas Regueiro ont pu découvrir la personnalité d’un chef militaire, d’un dirigeant politique qui, malgré ses hautes responsabilités au sein du Parti et à la direction de l’État, se distinguait par sa modestie, son acuité, son esprit ouvert. Un homme toujours disposé à écouter, reconnaître, réfuter ou critiquer ce qui doit l’être.

Le général ne s’était jamais départi de ses origines populaires, de son accent de Guantanamo et de Santiago de Cuba, de son affabilité et de ses manières simples et naturelles accompagnées d’un fort sens de l’austérité qui lui venait peut-être de l’éducation qu’il reçut de son père, qui lui transmit depuis son jeune âge un principe de base pour aller de l’avant dans la gestion économique et financière : « C’est centime après centime qu’on fait des pesos, et peso après peso qu’on fait des millions ».

À ceci s’ajoutait une avidité de tout questionner et de tout vérifier. Fais confiance, mais vérifie quand même. Ne te contente jamais de la première explication venue…

Avec le général Julio, il fallait parler franchement, et appeler un chat un chat.

Lors d’une récente réunion d’analyse des problèmes de la commercialisation dans l’agriculture, un dirigeant provincial a commencé à fournir des données, à mentionner des lieux et des situations, en omettant complètement la réalité de problèmes associés aux préjudices et aux inconvénients causés à la population. À la fin de son intervention, le général Julio fit pivoter son siège vers lui, le regarda droit dans les yeux et lui demanda : « Combien de fois es-tu allé sur place ? » L’homme pâlit et se perdit en justifications.

Tu nous as menti. Tu ne dis pas la vérité, lui dit Julio Casas. Tu n’es jamais allé dans ces endroits parce que tu es tout le temps assis derrière ton bureau et tu ne peux pas savoir comment on escroque la population là-bas. Moi, je peux te le dire parce que j’y suis allé et j’ai parlé aux gens. Ce que toi et ta délégation faites aux gens est un manque de respect envers le peuple. Il faut te destituer.

Le général Julio était un homme à la fois exigeant et sensible. Il ne manquait jamais d’encourager les camarades à rectifier les erreurs qu’ils avaient commises, mais qui réagissaient avec dignité pour les corriger. Un jour, au cours d’une réunion, un camarade a fait l’objet de critiques sévères, et pendant la pause il avait du mal à cacher sa honte devant le reste des participants. Le général de corps d’armée s’approcha de lui, lui mit les mains sur les épaules et lui dit : « Ecoute, je te comprends. Quand j’étais chef de logistique, on m’a fait des remontrances et j’étais comme toi aujourd’hui. Mais je me suis toujours dit qu’il me fallait prendre ces remarques comme un défi pour être meilleur. Donc, il ne faut pas te décourager, continue à te battre.

Les paroles du général d’armée Raul Castro lors de la présentation de Julio Casas comme le nouveau ministre des Forces armées révolutionnaires devant l’Assemblée nationale, le 24 février 2008, sont éloquentes et révélatrices de ses qualités, et nous aident à mieux comprendre que la Révolution a perdu un homme polyvalent, non seulement un organisateur militaire mais aussi un dirigeant doté d’un sens profond de la gestion de l’économie qui a profondément marqué la vie de nos Forces armées révolutionnaires, et qui a grandement contribué à leur autosuffisance et à leur consolidation pendant l’étape actuelle.

Comme il est signalé dans le communiqué du Bureau politique du Parti, il faut aussi savoir que ce général, que nous avions l’habitude de voir silencieux et discret, l’air méditatif, aux réunions de l’Assemblée nationale, du Comité central et aux Conseils militaires, est un homme qui par ses idées profondes et révolutionnaires est considéré comme l’un des principaux architectes du processus des Orientations économiques et sociales du 6e Congrès du Parti et des mesures en cours.

Le général Julio a laissé au système de direction cubain une méthode, une trace qui nous montrent comment faire les choses pour perfectionner le socialisme.

Source


Raul Castro a rendu hommage à Julio Casas Regueiro

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane5 septembre (Granma-RHC) – Le Général d’Armée Raúl Castro, d’autres dirigeants de la Révolution et des proches ont rendu hommage au Général de Corps d’Armée Julio Casas Regueiro, dans la Salle Granma du Ministère des Forces Armées Révolutionnaires où ses cendres reposent pour le moment. 

 Aujourd’hui, de 8 heures du matin à 20 heures du soir notre peuple rendra hommage au Général de Corps d’Armée Julio Casas Reguerio au premier étage de l’édifice Sierra Maestra, siège du Ministère des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba .

La chaîne de télévision Cubavisión et la station Radio Rebelde couvriront l’hommage.

Source

Cuba décrète le deuil officiel pour le décès du Général de Corps d´Armée Julio Casas Regueiro

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 5 septembre (RHC).- Le gouvernement cubain a décrété ce dimanche deux jours et demi de deuil officiel pour le décès du Général de Corps d’Armée Julio Casas Regueiro, ministre des Forces Armées Révolutionnaires et Vice-président du Conseil d’État. 

 Le deuil officiel a été décrété depuis ce lundi à 8 heures (heure cubaine) jusqu’à mercredi à 20 heures. Pendant ce temps un hommage lui sera rendu au siège du Ministère des Forces Armées Révolutionnaires, à La Havane

Julio Casas Regueiro était également membre du Bureau Politique du Parti Communiste de Cuba. Il est décédé samedi à l’âge de 75 ans des suites d’un arrêt cardiorespiratoire. Après l’hommage, ses cendres seront déposées  dans un mausolée dans la région de Second Front Oriental, dans la province de Santiago de Cuba où il recevra les honneurs militaires.

Source


Edité par T 34 - 09 Sep 2011 à 17:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2011 à 02:12

Obama n'a jamais répondu à Yoani Sánchez

Un calbe de Wikileaks révèle qu'Obama n'a jamais répondu aux question de Yoani Sánchez. ce fut une farce monté par la SINA.
 
 

Wikileaks: Obama nunca respondió entrevista a la bloguera cubana Yoani Sánchez

 
LOLLOLLOLLOLLOL

Wikileaks éclabousse la Maison Blanche en publiant à La Havane « l’interview » d’Obama par Yoani Sanchez.

yoani-obama-dolares.jpg 

Lire ou relire : Lettre ouverte et sept questions d'un blogueur français à Obama...pourquoi pas nous si Yoani...

Iroel Sanchez

Le 19 Novembre 2009 les agences de presse et les journaux faisaient état d’une grande nouvelle : le président Barack Obama avait répondu à une demande d’interview de la blogueuse Yoani Sanchez. C’était la seule blogueuse au monde à avoir été l’objet d’une telle déférence de la part du président des Etats-Unis.

L’ »interview », et bientôt vous saurez pourquoi je mets ce mot entre guillemets, fit alors le tour du monde et l’interviewveuse, à son tour, répondit à plusieurs questionnaires en contant son émotion. « La blogueuse Cubaine, Yoani Sánchez, toujours plus audacieuse, a publié ce jeudi les réponse du président Barack Obama à sept questions difficiles qu’elle lui a envoyées », a écrit à cette occasion El Nuevo Herald de Miami (http://www.elnuevoherald.com/2009/11/19/591248/yoani-sanchez-logra-entrevistar.html#ixzz1X1pZVC5m)

En effet, les questions devaient être difficiles, puisque, selon un câble que Wikileaks a fait connaître ce 1° Septembre, le questionnaire – et un brouillon des réponses – a été envoyé depuis l’Office des Intérêts des Etats-Unis à La Havane [SINA] le 28 Août et il a fallu quasiment quatre mois pour qu’elles reviennent avec un pourcentage élevé de coïncidences avec la version originelle, dont à peu près la même introduction dans la quelle Obma félicite Sanchez pour avoir obtenu le prix María Moors Cabot de l’Université de Colombie.

1°%20câble%20wikileaks%20Sanchez

A gauche : projet d’introduction élaboré par la SINA. A droite, la supposée réponse d’OBAMA. Les changements, comme pour le reste de l’ »interview » ont été minimes.

Le câble contient aussi les questions que la « journaliste » aurait envoyées à Raúl Castro.

On dirait que le destin de l’ »interview » a changé de cours quand le 6 Novembre la blogueuse plusieurs fois primée dénonça avoir reçu des « coups » de la part des autorités cubaines, ce dont elle ne put apporter la moindre preuve , mais que Mauricio Vincent, correspondant à Cuba du journal espagnol El Pais – son principal parrain dans les médias – avait qualifié de « séquestration à la sicilienne ».

Un autre câble fait état de la remise par un diplomate (POLOFF) de la supposée réponse du président à la blogueuse le 18 Novembre et du fait que celle-ci reconnaît n’avoir pas envoyé le questionnaire prévu dans le câble d’août au président cubain, mais que, finalement, selon le Herald, elle l’a remis le jour suivant sa conversation avec le diplomate.


2--cable-wikileaks-sanchez.jpg

« Nous donnons une traduction non officielle des questions et un projet de réponse (d’Obama). La version originale, en espagnol, des questions, a été envoyée à la Maison Blanche par courrier électronique… » dit le chef de la SINA dans l’en-tête du câble

Lors de son dialogue du 20 Novembre 2009 avec le Herald, Sanchez se dit fière d’avoir eu « l’intuition journalistique de tout cela », mais quiconque a l’intuition du journalisme sait que la véritable nouvelle est en train de naître maintenant.

En plus d’informer sur la fraude scandaleuse qui a été découverte, les médias qui ont couvert avec enthousiasme la nouvelle du 18 Novembre, devraient se poser au moins deux questions :

  1. Que faisait un questionnaire adressé au président Cubain dans un câble de la représentation diplomatique des Etats-Unis à La Havane ?

  2. Peut-on appeler cela « journalisme indépendant » ?

3--Cable-de-Wikileaks-Sanchez.jpg

 

Selon ce qu’a dit Yoani Sancez au représentant de la SINA à La Havane, elle n’a pas envoyé le questionnaire au président Raul Castro. Ce qui est sûr, c’est qu’elle la remis aux Américains. L’original dit « elle n’attend pas de réponse de ce dernier (Raul Castro) parce qu’elle a avoué qu’elle ne les avait jamais envoyées (les questions) au président Cubain » (sic)

 

Traduction : Alma

 

Sources :

http://lapupilainsomne.wordpress.com/

http://www.cubadebate.cu/noticias/2011/09/04/escandalosas-revelaciones-en-wikileaks-obama-nunca-respondio-entrevista-de-yoani-sanchez/


Comme récompense Yoani Sanchez a été engagée par la radio publique d'Espagne
 
 
 


Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 03:17
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2011 à 19:04

La clameur en faveur de la libération des 5 se renforce

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 5 septembre, (Cubadebate-RHC) – Le Comité International pour la Libération des 5 Patriotes cubains prisonniers dans les geôles étasuniennes a émis un nouveau communiqué dans lequel il exige du Président étasunien Barack Obama qu’il mette fin à une telle injustice et à l’impunité dont bénéficient des terroristes comme Luis Posada Carriles.

alt Le communiqué indique : « Ce 5 septembre a une signification spéciale. L’on a commémoré le 4 septembre le 14e anniversaire de l’attentat brutal contre l’Hôtel Copacabana qui a fauché la vie du jeune touriste italien Fabio Di Celmo, qui aurait aujourd’hui 46 ans, le même âge que Gerardo Hernández, un des 5. Si les Etats-Unis avaient mis fin à l’impunité dont bénéficie le terroriste international Luis Posada Carriles qui a payé d’autres mercenaires pour qu’ils posent une dizaine de bombes dans des hôtels et sites emblématiques de La Havane, Fabio Di Celmo serait en vie aujourd’hui et les 5 n’auraient jamais dû se rendre aux Etats-Unis.   

Les Etats-Unis ont récompensé avec la liberté, à peine après 7 ans de prison, deux des terroristes qui ont réalisé l’attentat à la bombe qui a fauché la vie de l’ex ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier et sa secrétaire, la jeune étasunienne Ronny Moffit, assassinés dans une avenue de Washington le 21 septembre 1976, cela fait 35 ans.

Les Etats-Unis protègent des terroristes et maintiennent en prison 5 innocents qui, le 12 septembre, auront purgé 13 ans d’enferment injuste.

Ce 5 septembre, demandons au Président Barack Obama de mettre fin à l’impunité, de faire extrader le criminel Luis Posada Carriles, recherché par la justice du Venezuela, pays qui le réclame depuis 6 ans, et de libérer les 5 maintenant. 

 


«Save The Children», une organisation de défense des droits de l'enfant, a rendu public son classement, ce mardi 6 septembre. Si la France figure parmi les vingt pays en haut du classement, elle n’arrive qu’en douzième position, derrière Cuba (8ème place), l’Ouzbékistan ...


 

Le premier vaccin du monde contre le cancer du poumon est cubain.

 

5 Septembre 2011 – Au moment où l’OMS appelle l’attention sur le fait dramatique que 5 000 000 de personnes meurent chaque année de la consommation de tabac, chiffre qui pourrait s’élever à 8 000 000 d’ici 2030, Cuba annonce la nouvelle encourageante d’avoir développé le premier vaccin thérapeutique du monde cpntre le cancer du poumon, l’un des plus fréquents du monde, et dont les conséquences sont les plus importantes pour les fumeurs.

 

Des essais cliniques couronnés de succès on fait la preuve de l’efficacité du médicament, qui sera commercialisé dans l’île sous le nom de Cimavax-EGF, grâce au patient travail des chercheurs du Centre d’Immunologie Moléculaire de La Havane, qui pensent déjà à utiliser le principe même du médicament pour le traitement d’autres maladies cancéreuses.

 

Publiées dans l’hebdomadaire local Trabadores, les déclarations de Gisela González établissent que le médicament ne peut prévenir la maladie, mais il améliore considérablement l’état des patients gravement atteints, il offre la possibilité de convertir un cancer avancé en maladie chronique contrôlable, dans la mesure où il génère la production d’anticorps contre les protéines hors contrôles libérées dans les processus de prolifération cellulaire.

 

L’OMS a souligné que le cancer du poumon est l’une des maladies les plus graves, l’une de celles qui a le plus d’incidence sur l’être humain, qui est responsable du haut niveau de mortalité due au cancer à l’échelle mondiale, avec plus d’un million de décès par an.

 

Parmi les plus affectés par ce fléau on trouve les pplus de 50 ans avec des antécédents de tabagisme et les personnes exposées à la fumée du tabac – tenez compte du fait que 600 000 fumeurs passifs meurent chaque année dans le monde – et aux émissions des trasports ou de certaines industries.


Traduction : Alma

 

Source : cubadebate 

 
 
 
 


Edité par T 34 - 07 Sep 2011 à 01:59
Patria socialismo o muerte

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2011 à 13:25

La réforme du modèle économique cubain - Causes et perspectives.

 
 
Salim LAMRANI

Confrontée à des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, à la crise financière globale et à un problème récurrent de productivité, Cuba se trouve dans l’obligation de réformer en profondeur son système socio-économique afin de préserver ses acquis sociaux et son mode de vie. Si les facteurs externes expliquent en partie les difficultés auxquelles se trouve confrontée la société cubaine, il est impossible d’en éluder les responsabilités internes. Comme l’a souligné le président cubain Raúl Castro lors du IXe Congrès de l’Union des Jeunes Communistes le 4 avril 2010, « la bataille économique constitue aujourd’hui, plus que jamais, la tâche principale […] des cadres car d’elle dépend la durabilité et la préservation de notre système social [1] ». Quelques mois plus tard, le 18 décembre 2010, lors d’une intervention devant le Parlement cubain, Raúl Castro a tenu un discours plus alarmiste et a mis le gouvernement et les citoyens face à leurs responsabilités : « Soit nous rectifions [ce qui ne marche pas,] soit nous coulons après avoir trop longtemps bordé le précipice [2] ». Le leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, a approuvé cette analyse et a apporté son soutien au processus d’actualisation du système économique [3]. L’alternative est claire : le modèle économique cubain doit urgemment subir des changements structurels et conceptuels profonds sous peine d’effondrement.

Les facteurs externes

Le principal obstacle au développement économique du pays reste les sanctions économiques que Washington impose de façon unilatérale à La Havane depuis juillet 1960, lesquelles affectent les catégories les plus vulnérables de la population cubaine et tous les pans de la société. Unanimement condamnées pour la 19ème fois consécutive par 187 pays en octobre 2010, lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, les sanctions économiques, en plus de bloquer tout commerce substantiel entre les deux nations (sauf certaines matières premières alimentaires depuis 2000), revêtent également un caractère rétroactif et extraterritorial. En effet, depuis l’adoption de la loi Torricelli en 1992, de la loi Helms-Burton en 1996 ainsi que des nouvelles restrictions imposées par l’administration Bush en 2004 et 2006, le commerce avec les pays tiers s’en trouve fortement affecté [4].

Ainsi, depuis 1992, toute embarcation accostant à un port cubain se voit interdire l’entrée aux Etats-Unis pendant six mois, ce qui engendre un surcoût important pour Cuba, qui dépend essentiellement du transport maritime en raison de son insularité. De la même manière, depuis 1996, tout entrepreneur étranger investissant à Cuba sur des terres nationalisées en 1959 risque de voir ses avoirs gelés aux Etats-Unis. Par ailleurs, depuis 2004, tout constructeur automobile, quelle que soit sa nationalité, doit démontrer au Département du Trésor que ses produits ne contiennent pas un seul gramme de nickel cubain pour pouvoir les vendre sur le marché étasunien. Il en est de même pour toutes les entreprises agroalimentaires souhaitant investir le marché étasunien. Danone, par exemple, devra démontrer que ses produits ne contiennent aucune matière première cubaine. Ces mesures rétroactives et extraterritoriales privent ainsi l’économie cubaine de nombreux capitaux et les exportations cubaines de nombreux marchés à travers le monde [5].

D’un autre côté, les crises économique, financière, énergétique, alimentaire et environnementale ont eu un impact désastreux sur les pays en voie de développement en général et Cuba en particulier. L’envolée des prix des matières premières alimentaires, dont le prix a été multiplié par deux depuis 2007 et dont l’île dépend à 83%, ainsi que la baisse du cours des ressources minérales que Cuba exporte (tel que le nickel dont le cours a chuté de plus de 50%) ont déséquilibré la balance des paiements et fortement réduit les liquidités disponibles. Ainsi, entre 1997 et 2009, Cuba a subi une perte nette de plus de 10 milliards de dollars en raison de la dégradation des termes de l’échange et a vu son pouvoir d’achat se réduire de 15%. Par ailleurs, Cuba se voit interdire tout accès à des financements externes auprès du Fonds monétaire international ou de la Banque mondiale, en raison des sanctions économiques. Les Cubains de l’étranger, des Etats-Unis en particulier, ont réduit le montant de leurs transferts d’argent vers l’île en raison de la récession économique. Les revenus du tourisme ont également chuté pour les mêmes motifs [6].

A cela s’ajoutent les catastrophes naturelles – seize cyclones au total – qui, entre 1998 et 2008, ont causé des dégâts d’un montant supérieur à 20 milliards de dollars [7]. Ainsi, l’ouragan Gustav qui a frappé les Caraïbes à la fin du mois d’août 2008 a eu un coût matériel dramatique. Les provinces de Pinar del Río, Matanzas et de l’île de Jeunesse ont offert un spectacle de ruine et de désolation. Des 25 000 logements que compte l’Île de la Jeunesse, 20 000 ont été partiellement ou totalement détruits. Près de 45% des habitations de Pinar del Río, soit 102 000 logements, ont été gravement endommagées. Fidel Castro avait comparé les dégâts causés par le cyclone à « une attaque nucléaire [8] ». Pour sa part, l’ouragan Ike de septembre 2008 a détruit, entre autres, 323 000 logements, 700 000 tonnes d’aliments, une grande partie de l’infrastructure électrique et les réserves d’eau potable. [9] Par ailleurs, les précipitations irrégulières entre novembre 2008 et juin 2010 ont affectés les cultures agricoles et réduit les possibilités d’exportations de certaines matières premières alimentaires (tabac, rhum, sucre) [10].

Ces aléas ont amenés les autorités cubaines à bloquer les transferts financiers vers l’extérieur à partir de 2008 afin d’éviter une fuite des capitaux étrangers. La Havane a également été contraint de renégocier sa dette face aux difficultés de paiement. Quant à la croissance, elle a été de 2,1% pour l’année 2010 [11].

Les facteurs internes

D’un point de vue national, plusieurs facteurs – dont une partie substantielle sont en lien direct avec l’état de siège imposé par les Etats-Unis – sont à mettre en exergue tels que la bureaucratie, la corruption au niveau intermédiaire – et parfois au plus haut niveau – de la structure étatique entrainant le renforcement du marché parallèle, le manque de débat critique, la faible productivité, l’hypertrophie du secteur public, la production insuffisante de matières premières alimentaires, la décapitalisation de l’industrie et de l’infrastructure productive, ainsi que le vieillissement de la population.

La bureaucratie

La bureaucratie est un réel problème à Cuba et affecte des pans entiers de la société. La presse cubaine, qui a longtemps éludé le sujet, n’hésite désormais plus à en dénoncer l’indolence, l’inefficacité et les dérives. Le principal quotidien du pays, Granma, porte-parole du Parti communiste, a virulemment stigmatisé le poids de la bureaucratie et exhorte à « un changement de mentalité » dans une chronique intitulée « Bureaucratisme, de règle à exception ». Selon l’article, « il y en a encore qui ferment les yeux face au nouveau scénario qui se met en place pour l’économie et la société ». Certains ont « la bureaucratie dans les veines, inoculée comme un virus mortel », alors que d’autres ne souhaitent pas que change « le système d’obstacle, de dilation, d’impunité et l’amende ou le bakchich pour qu’une démarche quelconque arrive à son terme ». Nombre de fonctionnaires « profitent de leurs huit heures quotidiennes de bourreaux rendant la vie impossible » aux citoyens. Granma appelle le gouvernement à mettre un terme à ce « fléau parasitaire au sein de l’administration publique », notamment pour l’application des nouvelles mesures d’élargissement du secteur privé [12].

Le quotidien Juventud Rebelde a également dénoncé une bureaucratie « aux méthodes autocratiques et verticalistes », insensible aux problèmes de la population. Le journal fustige son comportement « impardonnable et paradoxal », notamment en cette période de grands changements à Cuba. Cette dernière ne daigne même pas répondre aux courriers de la population dans plus de 30% des cas et refuse « d’évaluer les problèmes à la racine ». « Un autre élément préoccupant est l’impunité avec laquelle les lois, les normes et même les droits des citoyens sont transgressés, devant les yeux de supérieurs [13] ».

Alfredo Guevara, père du cinéma cubain et ami personnel de Fidel Castro, a approuvé la volonté de réforme du gouvernement et a appelé à mettre fin à l’étatisation outrancière de la société cubaine. « Nous sommes en train de vivre un processus de destruction de l’étatisation de la société et j’espère que nous aurons un Etat qui s’autolimite dans ses fonctions et qui permette à la société de se développer [14] ». Cela permettra d’atteindre « un niveau d’indépendance et de maturité qui sera un grand apport » pour le pays. Guevara a souvent dénoncé la bureaucratie cubaine « absurde et inefficace [15] » ainsi que le paternalisme contre-productif de l’Etat. D’après lui, « la bureaucratie est représentée par des dirigeants inutiles qui pensent que leur tâche consiste uniquement à donner des ordres. L’Etat, ce n’est pas la bureaucratie, mais évidemment un Etat disproportionné crée un phénomène idéologique bureaucratique [16] ».

Le président de la République Raúl Castro a mis en garde les partisans du statu quo, qui refusent le changement : « Nous serons à la fois patients et persévérants face aux résistances au changement, qu’elles soient conscientes ou inconscientes. J’avertis que toute résistance bureaucratique à l’accomplissement stricte des accords du Congrès, massivement soutenus par le peuple, sera inutile [17] ».

La corruption

La corruption est également un phénomène endémique à Cuba et gangrène les niveaux intermédiaires de la structure étatique, y compris les inspecteurs des impôts, et parfois la plus haute hiérarchie [18]. Le marché noir s’est substantiellement développé à Cuba depuis la chute de l’Union soviétique. Elle est principalement due à l’insuffisance du revenu mensuel. Raúl Castro l’a d’ailleurs reconnu sans ambages : « Le salaire est encore clairement insuffisant pour satisfaire tous les besoins, et il a pratiquement cessé de remplir son rôle d’assurer le principe socialiste selon lequel chacun apporte selon sa capacité et reçoit selon son travail. Cela a favorisé des manifestations d’indiscipline sociale [19] ». Or, toute augmentation du traitement mensuel ne peut survenir qu’en parallèle à une augmentation de la production, laquelle génèrera plus de revenus.

Une étude réalisée en 2005, à la demande expresse de Fidel Castro, avait révélé l’ampleur du vol de combustible dans les 2 000 stations à essence du pays. Durant quarante-cinq jours, les employés de ces points de vente avaient été remplacés par des travailleurs sociaux et renvoyés chez eux, avec le maintien intégral de leur salaire. Le premier rapport rendu public avait montré que plus de 50% de l’essence était détourné. En effet, les revenus quotidiens générés par les 2 000 points de ventes avaient augmenté de 100 000 dollars, soit une croissance de 115% par rapport à la situation antérieure. Dans la province de Santiago de Cuba, les revenus avaient explosé de 553%, illustrant ainsi le fait que plus de 80% du combustible était dérobé à l’Etat et revendu dans l’économie souterraine [20]. Un détournement d’une telle ampleur ne peut être effectué sans la complicité active de hauts-fonctionnaires occupant des postes à responsabilité. Par le passé, plusieurs ministres ont été destitués, traduits en justice et condamnées à de lourdes peines de prison pour corruption et détournements de fonds [21]. Récemment trois ministres ont été limogés pour diverses raisons [22]. Face à ce constat alarmant, Fidel Castro avait mis en garde contre un effondrement total du système : « Ce pays peut s’autodétruire lui-même ; cette Révolution peut s’autodétruire […], nous pouvons la détruire, et ce serait notre faute [23] ».

Raúl Castro, conscient que la corruption n’épargne pas les hauts-fonctionnaires, a envoyé un message clair aux responsables de tous les secteurs : « Il faut mettre un terme définitif au mensonge et à la tromperie dans la conduite des cadres, de tout niveau ». De manière plus insolite, il s’est appuyé sur deux des dix commandements bibliques pour illustrer son propos : « Tu ne voleras point » et « tu ne mentiras point ». De la même manière, il a évoqué les trois principes éthiques et moraux de la civilisation Inca : « ne pas mentir, ne pas voler, ne pas être paresseux », lesquels doivent guider la conduite de tous les responsables de la nation [24]. En effet, le marché noir est alimenté par le détournement massif de marchandises importées par l’Etat et implique forcément de hauts dirigeants. Raúl Castro a été explicite à ce sujet : « Face aux violations de la Constitution et de la légalité établie, il n’y a d’autres alternatives que de recourir au Procureur et aux Tribunaux, comme nous avons déjà commencé à le faire, pour exiger des responsabilités aux contrevenants, quels qu’ils soient, car tous les Cubains, sans exception, sommes égaux devant la loi [25] ».

Gladys Berejano, vice-présidente du Conseil d’Etat et responsable de la lutte anticorruption du gouvernement cubain, a reconnu que le combat contre les malversations restait un défi majeur et l’une des grandes priorités nationales. Selon un récent audit réalisé en 2011, à peine 46% des entités publiques évaluées à Cuba présentaient un bilan acceptable. Dans le reste des agences et entreprises d’Etat, les administrateurs ont falsifié les livres de comptes afin de détourner des articles vers le marché noir, avec la complicité des experts-comptables chargés d’évaluer la santé financière de la structure [26].

L’affaire Esteban Morales est édifiante dans la mesure où elle permet de faire la lumière sur la lutte entre les forces obscures et conservatrices toujours présentes au sein du Parti Communiste Cubain et ses secteurs plus critiques et progressistes. Dans un article publié sur le site Internet de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC), Esteban Morales, économiste et membre du Parti communiste cubain à la réputation honorable, spécialiste de la question du racisme et des relations avec les Etats-Unis, avait mis en garde en avril 2011 contre le principal danger qui menaçait le processus révolutionnaire cubain : la corruption. Il avait dénoncé l’enrichissement illicite de certains haut-fonctionnaires et membres du gouvernement sans citer de noms, les accusant de préparer le transfert des biens publics entre des mains privées, en cas de chute du régime, dans un processus similaire à ce qui s’était passée dans l’ex Union Soviétique. « Il est indéniable que la contrerévolution prend peu à peu des positions à certains niveaux de l’Etat et du gouvernement ». Il avait cité en exemple la distribution récente de terres en usufruit et les nombreux cas de « fraudes, illégalités, favoritismes, lenteur bureaucratiques » qui se sont ensuivis, ainsi que d’autres cas de hauts-fonctionnaires qui se sont rendus coupables de détournements de fonds et ont ouvert des comptes bancaires à l’étranger [27].

Suite à la publication de cette réflexion sévère et implacable sur la forme mais fondamentalement avérée, Morales a été exclu du Parti Communiste Cubain et son article retiré du site de l’UNEAC. Néanmoins, face au large soutien dont il a bénéficié parmi les membres du Parti – y compris celui de Raúl Castro –, la Commission d’Appel du Comité Central a désavoué la décision prise en première instance et a réintégré Morales dans ses fonctions [28].

La culture du débat

L’absence d’une véritable culture du débat critique à Cuba constitue un frein au développement de la nation. Les plus hauts dirigeants sont conscients cette réalité. Ainsi, Fidel Castro regrette l’unanimité de façade trop souvent présentée, notamment dans la presse cubaine :

Pendant longtemps on a eu tendance ici à supposer que les remarques critiques, la dénonciation de ce qui n’allait pas faisaient le jeu de l’ennemi, aidaient la contre-révolution. Certains ont peur parfois d’informer sur quelque chose en pensant que cela pourrait servir à l’ennemi. Or nous savons pertinemment que le travail des médias est très important dans la lutte contre les faits négatifs. C’est pourquoi nous avons encouragé à l’esprit critique. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était nécessaire de développer bien davantage l’esprit critique [29].

Raúl Castro a également fustigé les non-dits, la complaisance et la médiocrité. Il a appelé à plus de franchise. « Il ne faut pas craindre les divergences de critères […], les différences d’opinions […], qui seront toujours préférables à la fausse unanimité basée sur la simulation et l’opportunisme. Il s’agit de surcroit d’un droit dont personne ne doit être privé ». Castro a dénoncé l’excès de la « culture du secret à laquelle nous nous sommes habitués durant plus de cinquante ans » pour occulter les erreurs, les défaillances et les manquements. « Il est nécessaire de changer la mentalité des cadres et de tous nos compatriotes [30] », a-t-il ajouté, en proposant de limiter à 10 ans les mandats politiques « afin d’assurer un rajeunissement systématique de toute la chaîne de responsabilité [31] ». A destination des médias, il a tenu les propos suivants :

Notre presse parle assez de cela, des conquêtes de la Révolution, et nous en faisons autant dans les discours. Mais il faut aller au cœur des problèmes […]. Je suis un défenseur à outrance de la fin de la culture du secret car derrière ce tapis doré se cachent nos manquements et ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change. Je me souviens de quelques critiques apparues dans la presse il y quelques années avec mon soutien [...]. Immédiatement, la grande bureaucratie s’est mise en branle et a commencé à protester : « Ces choses n’aident pas et démoralisent les travailleurs ». Quels travailleurs vont être démoralisés ? De même, dans une grande entreprise laitière de l’Etat de Camagüey, Le Triangle, pendant des semaines, on donnait le lait produit à des cochons du coin car le camion citerne était en panne. J’ai alors demandé à un secrétaire du Comité Central de dénoncer cela dans Granma. Certains sont venus me voir pour me dire que ce genre de critiques était contreproductif car cela démoralisait les travailleurs, etc. Mais, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que j’en étais à l’origine [32].

Le 1er août 2011, lors de son discours de clôture de la VIIe Législature du Parlement Cubain, Raúl Casto a réitéré la nécessité du débat critique et contradictoire au sein d’une société : « Toutes les opinions doivent être analysées, et quand il n’y a pas consensus, les divergences seront portées auprès des instances supérieures habilitées à prendre une décision ; de plus, personne ne dispose des prérogatives pour l’empêcher [33] ». Il a appelé à mettre fin « à l’habitude du triomphalisme, de l’autosatisfaction et du formalisme dans le traitement de l’actualité nationale et à générer des matériaux écrits et des programmes de télévision et de radio qui par leur contenu et leur style captent l’attention et stimulent le débat au sein de l’opinion publique », afin d’éviter les matériaux « ennuyeux, improvisés et superficiels » au sein des médias [34].

Granma a également fustigé la culture du secret de la part des fonctionnaires qui empêchent la presse cubaine d’informer correctement la population. Ainsi, la collecte d’information devient un véritable parcours du combattant dans un labyrinthe bureaucratique où les autorisations pour tout reportage sont nécessaires. Le quotidien dénonce « l’incompréhension de nombreux fonctionnaires administratifs qui semblent vivre insensibles au droit des citoyens et à l’irritation que cause à la population le fait de ne pas expliquer à temps les raisons d’un phénomène ou d’une mesure ». Les obstacles sciemment érigés dans l’accès à l’information violent « les principes démocratiques » établies par la Constitution de la République. « Offrir une information systématique, véritable, diverse, qui permette d’aborder la réalité dans toute sa complexité, ne constitue pas une faveur mais un droit du peuple », conclut le journal [35].

Le sectarisme

A Cuba, certaines pratiques discriminatoires sont toujours persistantes au plus haut niveau de l’appareil étatique, malgré les efforts déployés par le président de la République lui-même pour y mettre un terme. Raúl Castro a ainsi publiquement dénoncé à la télévision certaines atteintes à la liberté religieuse dues à l’intolérance « encore enracinée dans la mentalité de nombreux dirigeants à tous les niveaux ». Il a évoqué le cas d’une femme, cadre du Parti communiste, au parcours exemplaire, qui a été écartée de ses fonctions, en février 2011, en raison de sa foi chrétienne et dont le salaire a été réduit de 40%, en violation de l’article 43 de la Constitution de 1976 qui interdit tout type de discrimination. Le président de la République a ainsi dénoncé « le mal occasionné à une famille cubaine par des attitudes basées sur une mentalité archaïque, alimentée par la simulation et l’opportunisme ». Rappelant que la personne victime de cette discrimination était née en 1953, date de l’attaque de la caserne Moncada par les partisans de Fidel Castro contre la dictature de Fulgencio Batista, Raúl Castro a tenu les propos suivants :

Je ne suis pas allé au Moncada pour ça […]. J’ai évoqué cette affaire lors de la réunion du 30 juillet, qui marquait également le 54ème anniversaire de l’assassinat de Frank País et de son fidèle compagnon Raúl Pujol. J’ai connu Frank au Mexique, je l’ai revu dans la Sierra, et je ne me souviens pas avoir connu une âme aussi pure que la sienne, aussi courageuse, aussi révolutionnaire, aussi noble et modeste, et m’adressant à l’un des responsables de cette injustice qui a été commise, je lui ai dit : Frank croyait en Dieu et pratiquait sa religion, que je sache il n’avait jamais cessé de la pratiquer, qu’auriez-vous fait de Frank País [36] ?

Pourtant, les relations avec l’Eglise catholique romaine n’ont jamais été aussi bonnes depuis le triomphe de la révolution en 1959. Le scénario de confrontation avec les institutions religieuses a peu à peu laissé place au dialogue, limant ainsi les aspérités du passé où « les deux parties ont fait preuve d’excès ». Raúl Castro a ainsi virulemment condamné ces pratiques « qui portent atteinte à notre principal arme pour préserver l’indépendance et la souveraineté nationale, c’est-à-dire, l’Unité de la Nation ». Selon lui, il est urgent de briser « la barrière psychologique formée par l’inertie, l’immobilisme, la simulation ou la double morale et l’insensibilité » qui conduit à tout type d’abus. « Notre pire ennemi n’est pas l’impérialisme et encore moins ses salariés présents sur notre sol, mais nos propres erreurs. Si elles sont analysées en profondeur et avec honnêteté, elles se transformeront en leçons [37] ».

Une productivité faible

La productivité est également un problème endémique dans une société habituée à recevoir la même rémunération quelle que soit la qualité et la quantité du travail fourni. Les employés du secteur public ne s’intéressent guère aux problématiques de productivité et d’efficience. Il y en en effet « une absence de culture économique chez la population ». Par ailleurs, la soviétisation de l’économie cubaine à partir de 1968, avec la nationalisation de tous les petits commerces, a eu des conséquences désastreuses pour le pays en termes de rendement. Au lieu d’adapter la politique économique aux particularités nationales, Cuba avait suivi par mimétisme le modèle russe. Raúl Castro admet désormais l’erreur dictée à la fois par l’inexpérience de la direction de la nation et par le contexte géopolitique de l’époque : « Nous ne pensons pas copier de nouveau quelqu’un, car cela nous a causé de nombreux problèmes par le passé et, par-dessus le marché, nous avions mal copié [38] ». Le gouvernement cubain est lucide au sujet de ses manquements en matière économique. Il reconnaît que « la spontanéité, l’improvisation, la superficialité, le non-accomplissement des objectifs, le manque de profondeur dans les études de faisabilité et le manque de vision intégrale pour entreprendre un investissement » portent un grave préjudice à la nation [39].

Cuba dispose de terres extraordinairement fertiles et pourrait être un exportateur de matières premières alimentaires. Au lieu de cela, Cuba importe 83% des produits alimentaires qu’elle consomme. Par exemple, Cuba importe chaque année 47 millions de dollars de café alors qu’il serait parfaitement possible d’en produire à Cuba d’une excellente qualité. En 1975, le Vietnam, au sortir de la guerre, avait sollicité l’aide cubaine pour produire du café. Le Vietnam est désormais le second exportateur de café au monde…grâce à l’expérience et au savoir-faire cubains. Un diplomate vietnamien a fait part de sa surprise à son homologue cubain face à cette contradiction : « Comment est-il possible que vous nous achetiez du café alors que vous nous avez appris à le semer [40] ? ». Il y a une raison à cela : Sur les 6,6 millions d’hectares de surface agricole, 3,6 millions restaient en jachère ou sous-exploités en 2008 [41].

La politique agricole du gouvernement révolutionnaire a ainsi été l’un de ses plus graves échecs. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette dépendance stratégiquement dangereuse. Tout d’abord, le métier de la terre est par définition un travail difficile et ingrat, surtout dans une société qui a atteint un niveau de développement humain sans précédant dans l’histoire de l’Amérique latine et du Tiers-monde. Il est en effet difficile de convaincre des citoyens ayant obtenu des diplômes universitaires d’aller produire du café ou du blé pour obtenir, de toute façon, le même salaire qu’un employé de bureau. Pour cela, il est indispensable « que les agriculteurs obtiennent des revenus justes et raisonnables pour leur dur labeur [42] », comme l’a rappelé le président cubain. Ainsi, depuis 2008, sur un fonds disponible de 1,8 millions d’hectares de terres non cultivées, plus d’un million a été concédé – pour des surfaces allant de 13 à 40 hectares – en usufruit gratuit pour une période de 10 ans pour les particuliers et de 25 ans pour les coopératives. De la même manière, le gouvernement a décidé de baisser de 60% le prix du matériel et des produits agricoles afin d’inciter la population à investir ce domaine [43].

L’hypertrophie du secteur public et la faiblesse de l’infrastructure productive

L’hypertrophie du secteur public est une réalité indéniable. En effet, l’Etat emploie près de 84% de la population active, qui s’élève à 5,2 millions de personnes. La fonction publique se charge de fournir un emploi aux Cubains, même si certains secteurs sont saturés. Le suremploi permet d’obtenir une certaine stabilité sociale mais près d’un million d’emplois sont considérés comme peu ou pas productifs [44].

La décapitalisation de l’industrie et de l’infrastructure productive constitue un sérieux obstacle économique. Cuba a un besoin urgent de nouveaux investissements, notamment en capitaux étrangers. Néanmoins, les menaces de sanctions en provenance des Etats-Unis freinent les potentiels investisseurs [45].

Une transition démographique avancée

Cuba se trouve enfin à stade de transition démographique avancée, tout comme des pays tels que l’Argentine, l’Uruguay ou le Chili, en raison de son indice de développement humain élevée. Le pays est donc confrontée au vieillissement de sa population, dont l’espérance de vie est de près de 80 ans. Selon le Bureau national des statistiques (ONE), près de deux millions de personnes ont plus de 60 ans, soit 17,8% de la population du pays. Dans vingt ans, le chiffre passera à 30% [46]. Cuba compte actuellement 1 551 centenaires et doit faire face non seulement au problème du financement des retraites – l’âge de départ est passé de 55 ans à 60 ans pour les femmes et de 60 ans à 65 ans pour les hommes en 2009 –, mais également au danger de non-renouvellement générationnel qui affecte l’économie et la société. En effet, le nombre d’habitants a diminué en 2010 en raison du faible taux de natalité [47].

Les mesures économiques et sociales

Du 1er décembre 2010 au 28 février 2011, un projet de réforme de la politique économique et sociale, élaboré par la Commission de Politique économique du Parti communiste cubain, a été soumis à un vaste débat public avec l’aide de la centrale syndicale du pays [48]. Au total, près de 9 millions de Cubains ont assisté à l’une des 163 000 réunions organisées pour débattre du projet avec un total de 3 millions d’interventions. Le document original comprenait 291 points, desquels 16 ont été intégrés à d’autres, 94 ont été maintenus intacts, 181 ont été modifiés et 36 ajoutés pour un total comprenant au final 311 points [49]. Le projet de départ a ainsi été modifié à 68% par les citoyens et a été adopté le 18 avril 2011 lors de la tenue du VIIème Congrès du Parti communiste cubain par les mille délégués représentant les 800 000 militants [50]. Il a ensuite été soumis au Parlement cubain, qui l’a approuvé en session plénière le 1er août 2011 [51].

L’Etat cubain, qui doit apporter des solutions pour éviter la banqueroute, a ainsi décidé, sur une base quinquennale, d’adapter les dépenses aux ressources disponibles et deréduire au maximum le recours à la dette [52]. Raúl Castro a insisté sur l’urgence de la situation : « Nous sommes convaincus que la seule chose qui puisse faire échouer la Révolution et le socialisme à Cuba, mettant en danger le futur de la nation, est notre incapacité à dépasser les erreurs que nous avons commises durant plus de 50 ans [53] ».

Deux mesures spectaculaires sont à souligner. La première constitue une révolution structurelle de la force du travail. Ainsi, les autorités ont décidé de procéder à la suppression à moyen terme de près d’un demi-million de postes de fonctionnaires, soit 10% du total des employés du secteur public, et d’un million d’ici cinq ans [54]. Les fonctionnaires concernés auront trois possibilités : une réaffectation dans un service déficitaire, le travail privé ou l’obtention de terres en usufruit. Auparavant, les employés licenciés percevaient l’intégralité de leur revenu jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. Désormais, l’allocation chômage ne durera que cinq mois au maximum et sera à taux plein que le premier mois (passant ensuite à 60% du salaire). Tous les secteurs disposant d’un excédent de capital humain seront réduits au strict nécessaire avec une restructuration du monde du travail. Le gouvernement précise néanmoins que « l’Etat socialiste ne laissera aucun citoyen dans le désarroi et s’assurera, par le biais du système d’assistance sociale, que les personnes ne pouvant travailler recevront un minimum de protection. A l’avenir, les subventions seront destinées non pas aux produits mais à celles et ceux qui pour une raison ou pour une autre les nécessitent vraiment [55] ».

La seconde mesure est également sans précédent par son envergure. Il s’agit d’une ouverture de l’économie étatique au secteur privé, destinée, entre autres, à légaliser une économie informelle croissante, et à récolter des impôts dans un pays peu habitué à la culture fiscale. Ainsi, l’Etat, qui contrôle près de 90% de l’économie, a décidé de déléguer une partie de ses activités économiques à des personnes privées, et se limitera à la gestion et l’exploitation des ressources stratégiques de la nation, avec une décentralisation progressive afin de stimuler le développement. Près de 250 000 nouvelles licences ont été octroyées dans divers secteurs. Près de 178 nouvelles activités ont ainsi été ouvertes au domaine privé et concernent différents champs tels que la restauration (le nombre de sièges dans les restaurant passant de 12 à 50 [56]), la vente au détail ou la location de chambre. Dans 83 secteurs, les nouveaux entrepreneurs pourront désormais embaucher du personnel, prérogative qui a été jusque là une exclusivité de l’Etat, des sociétés mixtes et des entreprises étrangères, moyennant des charges à hauteur de 25% du salaire de l’employé [57]. Le succès a été immédiat [58]. En l’espace de six mois, le nombre de petits entrepreneurs est passé de 157 000 à plus de 320 000, et devrait se stabiliser autour d’un demi-million [59]. Les premiers effets positifs sont apparus avec une augmentation des recettes fiscales de l’Etat au bout de six mois [60].

Les commerces privés sont soumis à un impôt progressif pouvant atteindre 50% des revenus et à des cotisations sociales à hauteur de 25% [61]. Les revenus jusqu’à 5 000 pesos annuels sont exemptés d’impôts alors que ceux qui dépassent les 50 000 pesos seront taxés à hauteur de 50%. Le nouveau code fiscal stipule que les entrepreneurs pourront désormais déduire jusqu’à 40% de leurs revenus au titre de frais professionnels contre 10% auparavant [62]. Ainsi, les travailleurs indépendants devront s’acquitter de quatre impôts au total : l’impôt sur le revenu de 25% (revenus supérieurs à 5 000 pesos) à 50% (revenus supérieurs à 50 000 pesos), les charges patronales à hauteur de 25% du salaire de l’employé, la TVA de 10% (5% pour le secteur alimentaire), et les cotisations sociales de 25% [63].

Pour faire face à la pénurie de matières premières, le gouvernement a décidé d’allouer d’importantes ressources à l’achat de matériel exclusivement réservées au secteur privé. Les nouveaux entrepreneurs devront faire face à trois principaux défis : se constituer une clientèle, obtenir des crédits et vaincre les obstacles bureaucratiques [64]. Les plus hautes autorités de l’Etat ont garanti le caractère irréversible des réformes et ont apporté leur soutien aux travailleurs indépendants en annonçant une nouvelle politique bancaire de crédits destinés aux micro-entrepreneurs [65], en particulier dans le domaine agricole [66]. Ces nouvelles mesures devraient générer des revenus à hauteur d’un milliard de dollars en impôts, selon les estimations gouvernementales [67].

De la même manière, les cantines d’entreprise et le transport ouvrier ne seront plus à la charge de l’Etat, tout comme les salons de coiffure et les taxis, entre autres, qui vont être dorénavant gérés par les employés. Les entreprises disposeront désormais de facultés d’initiative plus amples [68].

L’objectif est d’augmenter la productivité, de renforcer la discipline et d’offrir un éventail de salaires plus large qui permette de satisfaire les nécessités des citoyens. La politique égalitariste dans les mécanismes de distribution du revenu sera ainsi éliminée, tout comme la gratuité de certaines prestations [69]. Raúl Castro reconnaît que « l’excessive approche paternaliste, idéaliste et égalitariste instituée par la Révolution au nom de la justice sociale » a été une erreur. « Nous avons confondu le socialisme avec les gratuités et les subventions, l’égalité avec l’égalitarisme », a-t-il précisé. Désormais, les salaires seront indexés sur la productivité [70]. « L’égalité des droits et des opportunités pour tous les citoyens » prévaudra, avec une politique axée sur le travail considéré comme « à la fois un droit et un devoir ». Il sera désormais « rémunéré en fonction de sa quantité et de sa qualité [71] ».

Par ailleurs, de nombreuses interdictions outrancières, qui favorisaient le marché noir, sont en passe d’être éliminées. Raúl Castro a ainsi appelé à éliminer les nombreuses prohibitions irrationnelles qui ont perduré pendant des années, sans tenir compte des circonstances existantes, créant ainsi le ferment pour de multiples agissements en marge de la loi, qui débouchent fréquemment sur la corruption à des niveaux variés. On peut arriver à une conclusion évidente : les prohibitions irrationnelles favorisent les violations, lesquelles conduisent à leur tour à la corruption et à l’impunité.

Il a ainsi dénoncé les démarches administratives inutiles concernant le changement de logement ou la vente de voiture entre particuliers [72]. Désormais, les logements pourront être achetés et vendus par les Cubains ainsi que les étrangers ayant le statut de résident permanent. Auparavant, seuls l’échange et le legs étaient autorisés, entrainant de nombreuses opérations illégales. Néanmoins, il ne sera pas possible d’être propriétaire de plus d’un logement et ces mesures excluent à la fois les Cubains non résidents ainsi que les étrangers. La loi sur la confiscation des biens pour les émigrants est ainsi abrogée, lesquels pourront, en cas de départ, léguer leurs biens à leur famille jusqu’au quatrième degré de consanguinité, à condition de pouvoir justifier de cinq ans de vie commune avec la personne concernée [73].

Enfin, l’île se trouve également dans l’obligation de mettre un terme à la dualité monétaire – le peso avec lequel la plupart des Cubains reçoivent leur salaire et le peso convertible, réservé au secteur touristique – afin de réduire les inégalités. En effet, un peso convertible (environ 1 dollar) vaut 26 pesos [74].

Si le changement de la structure économique semble indispensable, Cuba ne compte pas adopter le modèle économique de marché. Selon le gouvernement cubain, le principe de base reste le même : « Seul le socialisme est capable de vaincre les difficultés et préserver les conquêtes de la Révolution ». Ainsi, la planification de l’économie prévaudra sur les règles mercatiques, tout en modernisant la méthodologie, l’organisation et la gestion [75].

Au niveau macroéconomique, Cuba aspire à une meilleure efficience afin de limiter l’intervention financière de l’Etat dans les secteurs déficitaires. Deux types de solutions sont envisagés. La première, à court terme, permettra d’éliminer le déficit de la balance des paiements en substituant les importations et en augmentant les revenus externes. L’objectif d’améliorer la croissance et le niveau de vie de la population passe par une meilleure efficacité économique, une stimulation du travail et une redistribution plus équitable du revenu national [76].

A long terme, Cuba doit trouver des solutions de développement durable qui permettent notamment d’atteindre une autosuffisance alimentaire et énergétique, une utilisation efficace du capital humain, une bonne compétitivité dans les productions traditionnelles et le développement de nouvelles productions de biens et de services à haute valeur ajoutée [77].

Les entreprises étatiques et les coopératives

Une autonomie plus grande sera octroyée aux entreprises étatiques, aux entreprises aux capitaux mixtes, aux coopératives, aux usufruitiers de terres, ainsi qu’aux petits entrepreneurs privés, sans pour autant permettre une concentration de propriété trop importante. Le pouvoir décisionnel sera décentralisé au profit du secteur entrepreneurial, afin d’obtenir une meilleure efficacité. Les entreprises disposeront de plus de facultés ainsi que d’une responsabilité plus importante dans la gestion de leurs ressources humaines, matérielles et financières, supprimant ainsi une partie des contrôles bureaucratiques. Des marchés d’approvisionnement non subventionnés seront à la disposition des entreprises [78].

Les entreprises étatiques dont le bilan financier est structurellement déficitaire, dont le capital de travail est insuffisant et qui se montrent incapables de respecter leurs obligations, passeront systématiquement par un processus de liquidation. Les entreprises ne recevront plus de financement budgétaire pour la production de biens et de services. En revanche, elles pourront créer des fonds propres pour le développement ou l’augmentation de salaires, en cas de bénéfices, après avoir satisfait leur contrat de production et s’être acquittées de leurs obligations fiscales. De la même manière, les salaires des employés du secteur public évolueront en fonction des résultats de l’entreprise. Les subventions pour pertes seront désormais éliminées [79].

Les coopératives, basées sur « libre disposition des travailleurs à s’y associer », restent propriétaires des moyens de production et peuvent en disposer à leur guise (location, usufruit…). Elles peuvent s’associer à d’autres entités similaires (pour l’achat et la vente par exemple afin de réduire les coûts). Néanmoins, la propriété coopérative ne peut être vendue ou louée à d’autres coopératives ou à des entreprises non étatiques. Elles se chargent également de fixer les salaires de leurs employés [80].

La politique sociale

Au niveau de la politique sociale, la priorité est de préserver « les conquêtes de la Révolution, tels que l’accès aux soins médicaux, à l’éducation, à la culture, au sport, aux loisirs, à la sécurité sociale et à la protection au moyen de l’assistance sociale pour les personnes dans le besoin », tout en éliminant les « dépenses excessives [81] ».

Au niveau de l’éducation, les cursus universitaires seront en adéquation avec le développement de l’économie et de la société, avec une augmentation des places dans les filières technologiques et scientifiques. Au niveau de la santé, une réorganisation territoriale des centres de soin est prévue, tout comme le développement de la médecine naturelle et traditionnelle, ainsi que la promotion de la médecine préventive. Enfin, pour faire face au vieillissement de la population et au problème de la dépendance, la contribution des salariés sera accrue et de nouveaux financements devront être trouvés [82].

Le salaire retrouvera un rôle principal au sein de la société afin de « réduire les gratuités non nécessaires et les subventions personnelles excessives, en établissant des compensations pour les personnes dans le besoin ». Ainsi, le carnet de rationnement, instauré en 1963 pour faire face aux sanctions économiques, à la spéculation sur les matières premières et éviter une crise alimentaire, « qui favorise autant le citoyen dans le besoin que celui qui en est à l’abri », dispose de nombreux inconvénients car il profite indistinctement aux travailleurs consciencieux qui apportent de la richesse à la société et à ceux qui préfèrent vivre aux crochets de l’aide sociale sans rien produire [83].

Comme le note Raúl Castro, le carnet « est devenu, au fil des ans, une charge insupportable pour l’économie, n’incite pas au travail, et est source d’illégalités diverses [84] ». Il est ainsi graduellement réduit et sera à terme supprimé pour éviter les pratiques de trocs et de revente qui alimentent le marché noir [85]. Par exemple, les cigarettes ont disparu du carnet depuis septembre 2010 [86]. Le riz et le sucre (exceptée la partie mensuelle subventionnée) sont désormais en vente libre sur le marché [87], alors que le prix de l’huile a augmenté d’environ 10% [88]. La suppression du carnet de rationnement sera compensée par des augmentations salariales.

Néanmoins, l’alimentation sociale dans la sphère des services de santé et d’éducation est préservée « pour protéger la population vulnérable ». Les cantines ouvrières resteront ouvertes mais elles seront désormais payantes et non subventionnées. De la même manière, l’Etat s’engage à « garantir que les personnes dans le besoin reçoivent la protection de l’assistance sociale [89] ».

La politique industrielle et énergétique

L’industrie pharmaceutique et biotechnologique est l’un des fleurons économiques de la nation cubaine. Elle représente la quatrième source de revenus pour l’île après les prestations de services, le tourisme et le nickel [90]. L’objectif affiché est d’atteindre une souveraineté technologique dans ce domaine et de renforcer la politique de dépôt de brevet et de propriété industrielle sur les principaux marchés internationaux.

Au niveau énergétique, Cuba doit réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur et élever la production de pétrole et de gaz en exploitant les gisements sous-marins récemment découverts dans le Golfe du Mexique, et augmenter sa capacité de raffinement afin de réduire l’importation de produits dérivés. Néanmoins, de lourds investissements sont nécessaires et l’île ne dispose pas des ressources pour les financer. De la même manière, l’énergie utilisée pour des activités productives de biens ou de services ne sera plus subventionnée [91].

Afin de procéder à des économies d’énergie en raison de la hausse du prix du pétrole, le gouvernement a ainsi annoncé en octobre 2010 une augmentation des tarifs électriques pour les grands consommateurs, c’est-à-dire ceux qui utilisent plus de 300 kilowatts/heure par mois. L’augmentation sera graduelle et oscillera entre 15% et 285% du prix, selon le surplus de consommation. Cette catégorie d’usagers, qui représente 5,6% de la population, devra payer entre 1,5 et 5 pesos le kilowatts/heure supplémentaire au lieu du prix normal de 1,3 pesos. Pour les ménages consommant moins de 100 kilowatts/heure, le prix restera à 0,09 peso le kilowatt/heure. L’Etat a donné l’exemple en réduisant sa consommation de 10% en 2010 par rapport à l’année antérieure. Le prix de l’essence a également augmenté de 10% et celui du diesel de 18%, étant donné que plus de 50% du combustible consommé dans l’île est destiné à produire de l’électricité [92].

Le tourisme

Dans le secteur touristique, qui constitue la seconde source de revenus de la nation, la priorité est donnée à l’amélioration de la qualité des services fournis – lesquels sont bien en deçà des standards internationaux –, ainsi qu’à la diversification des destinations touristiques à l’intérieur du pays pour éviter des concentrations trop importantes de vacanciers. De la même manière, pour augmenter la capacité d’hébergement du pays, les particuliers pourront désormais louer plus facilement une partie de leur logement [93].

Le transport et le logement

Le transport reste l’un des graves problèmes à Cuba et a un impact aussi bien sur la vie économique que sur le bien-être de la population. Le réseau doit être modernisé, réorganisé et surtout développé. Les réseaux ferroviaire et maritime constituent une priorité notamment pour des raisons économiques et environnementales. Les ports nationaux doivent notamment être agrandis pour des raisons commerciales [94].

L’autre grand problème national reste le logement qui est insuffisant et souvent dans un état précaire. L’île nécessite la construction de 100 000 logements par an car il existe depuis des décennies un déficit structurel du fond immobilier de la nation, en raison notamment des sanctions économiques. La construction de logements ne sera plus une tâche exclusive de l’Etat : le secteur privé pourra désormais s’acquitter de cette activité. En novembre 2010, l’Etat a décidé de mettre un terme aux subventions du matériel de construction en raison du manque de liquidités [95].

Conclusion

Le défi qui attend les Cubains est de taille. S’ils ne peuvent agir contre le principal obstacle au développement de la nation que sont les sanctions économiques, dont la levée –unanimement réclamée – dépend du bon vouloir de la Maison-Blanche et du Congrès étasunien, ils peuvent se targuer d’avoir créé la société la moins injuste de la planète et d’afficher le meilleur indice de développement humain du Tiers-monde. Néanmoins, la lutte contre la bureaucratie, la corruption, le marché noir, la faible productivité, l’amateurisme en termes de politique économique, la forte dépendance alimentaire et énergétique, les interdictions outrancières, l’insuffisance de débat critique, le rapport nonchalant au travail, restent leur principale priorité. Les Cubains – plus précisément les plus jeunes générations – devront se montrer à la hauteur de la situation et s’adapter aux nouvelles réalités, tout en restant fidèles à leur histoire et leur tradition de lutte et de résistance. Car, pour reprendre les enseignements lucides de l’Apôtre cubain et héros national José Martí, « le premier devoir de tout homme […] est d’être un homme de son temps ».

Salim Lamrani

Dernier ouvrage : Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, Paris, Editions Estrella, 2011, avec un prologue de Wayne S. Smith et une préface de Paul Estrade.

Contacts : lamranisalim@yahoo.fr

[1] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, y Segundo Secretario del Comité Central del Partido Comunista de Cuba, en la clausura del IX Congreso de la Unión de Jóvenes Comunistas », República de Cuba, 4 avril 2010. http://www.cuba.cu/gobierno/rauldiscursos/2010/esp/r030410e.html (site consulté le 26 mars 2011).

[2] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », República de Cuba, 18 décembre 2010. http://www.cuba.cu/gobierno/rauldiscursos/2010/esp/r181210e.html (site consulté le 2 avril 2011).

[3] Agence France Presse, « Fidel Castro apoya cambios impulsados por su hermano Raúl », 18 novembre 2010.

[4] Salim Lamrani, État de siège, Paris, Éditions Estrella, 2011.

[5] Ibid.

[6] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », Prensa Latina 18 avril 2011. http://www.prensa-latina.cu/Dossiers/LineamientosVICongresoPCC.pdf (site consulté le 20 avril 2011). Voir également Andrea Rodriguez, « Alza de precio de alimentos afecta a Cuba », The Associated Press, 15 avril 2011.

[7] Ibid.

[8] Fidel Castro, « Un golpe nuclear », Granma, 3 septembre 2008 ; Ronald Suárez Rivas, « Housing, the Greatest Challenge », Granma, 2 septembre 2008.

[9] Marta Hernández, « Más de 320 000 casas dañadas », Granma, 11 septembre 2008. Orfilio Pelaez, « Pérdidas millonarias en la vivienda », Granma, 13 septembre 2008 ; Granma, « Cuba prioriza alimentación de damnificados por huracán Gustav », 5 septembre 2008, Prensa Latina, « Cuba prosigue evaluación de daños y recuperación tras huracán Ike », 11 septembre 2008 ; Freddy Pérez Cabrera, « Recuperar todo lo relacionado con la producción de alimentos », Granma, 11 septembre 2008 ; EFE, « Los supermercados de La Habana presentan problemas de abastecimiento », 16 septembre 2008 ; Wilfredo Cancio Isla, « Perdidas 700,000 toneladas de alimentos », El Nuevo Herald, 12 septembre 2008 ; The Associated Press, « Cuba Estimates Gustav, Ike Damages at US$5 Billion », 16 septembre 2008 ; Granma, « Información oficial de datos preliminares sobre los daños ocasionados por los huracanes Gustav e Ike », 16 septembre 2008.

[10] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[11] Ibid.

[12] Félix López, « Burocratismo, de regla a excepción », Granma, 29 janvier 2011 ; EFE, « Diario oficial arremete contra burócratas », 29 janvier 2011

[13] José Alejandro Rodríguez, « Menos respuestas cuando más se necesitan », Juventud Rebelde, 6 juillet 2011.

[14] Agence France Presse, « Figura histórica del castrismo aplaude la ‘desestatización », 23 novembre 2010.

[15] Agence France Presse, « Transición del ‘disparate’ al socialismo, dice Guevara », 24 juin 2011

[16] Agence France Presse, « Figura histórica del castrismo aplaude la ‘desestatización », op. cit.

[17] Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.

[18] Agence France Presse, « Fisco cubano combatirá corrupción de inspectores », 26 juillet 2011.

[19] Raúl Castro Ruz, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op. cit.

[20] Andrea Rodriguez, « Castro revela cifras de robo de combustible en Cuba », Associated Press, 7 décembre 2005.

[21] Esteban Morales, « Corrupción : ¿La verdadera contrarrevolución ? », Progreso Semanal, 20 avril 2010 ; Mauricio Vicent, « Corrupción al modo cubano », El País, 16 mai 2010 ; Agence France Presse, « Cuba condena a veinte años de cárcel a empresario chileno Max Marambio », 5 mai 2011.

[22] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit., Granma, « Electa Teresita Romero vicepresidenta de la Asamblea Provincial del Poder Popular en Sancti Spíritu », 2 avril 2011 ; EFE, « Destituciones por corrupción en gobierno de Sancti Spíritu », 2 avril 2011.

[23] Fidel Castro Ruz, « Discurso pronunciado por Fidel Castro Ruz, Presidente de la República de Cuba, en el acto por el aniversario 60 de su ingreso a la universidad, efectuado en el Aula Magna de la Universidad de La Habana », 17 novembre 2005. http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/2005/esp/f171105e.html (site consulté le 2 avril 2011).

[24] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[25] Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.

[26] Juan O. Tamayo, « Régimen cubano reconoce aumento de corrupción », 22 juin 2011.

[27] Esteban Morales, « Corrupción : ¿la verdadera contrarrevolución », Unión Nacional de Escritores y Artistas de Cuba, 8 avril 2011. http://www.uneac.org.cu/index.php?module=noticias&act=detalle&tipo=noticia&id=3123 (site consulté le 11 août 2011).

[28] Andrea Rodriguez, « Cuba : comunistas reincorporan a académico expulsado por críticas », The Associated Press, 8 juillet 2011.

[29] Ignacio Ramonet, Fidel Castro. Biographie à deux voix, Paris, Fayard/Galilée, 2007, p. 516.

[30] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[31] Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 avril 2011. http://www.cuba.cu/gobierno/rauldiscursos/2011/esp/r160411e.html (site consulté le 3 juin 2011).

[32] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[33] Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.

[34] Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 de abril de 2011. http://www.cubadebate.cu/opinion/2011/04/16/texto-integro-del-informe-central-al-vi-congreso-del-pcc/ (site consulté le 20 avril 2011).

[35] Anneris Ivette Leyva, « El derecho a la información », Granma, 8 juillet 2011.

[36] Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.

[37] Ibid.

[38] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[39] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[40] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[41] Andrea Rodriguez, « Rebajan precios de insumos agrícolas en Cuba », The Associated Press, 5 août 2011. Voir également le témoignage d’un agriculteur : Ventura de Jesús, « Un buen agricultor suburbano », Granma, 21 mai 2011.

[42] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[43] Andrea Rodriguez, « Rebajan precios de insumos agrícolas en Cuba », op. cit.

[44] Paul Haven, « Cuba : Pequeños empresarios, factor clave de reformas económicas », The Associated Press, 31 janvier 2011.

[45] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[46] EFE, « El envejecimiento poblacional en Cuba continuó en aumento en 2010 », 7 juillet 2011.

[47] Agence France Presse, « Aumenta cantidad de centenarios y disminuyen nacimientos en Cuba », 20 mai 2011. Voir également EFE, « Centenarios cubanos develan secreto de la longevidad », 27 mai 2011.

[48] Andrea Rodriguez, « Raúl Castro pide apoyo a central sindical cubana », Associated Press, 1er noviembre 2010.

[49] Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 de abril de 2011. http://www.cubadebate.cu/opinion/2011/04/16/texto-integro-del-informe-central-al-vi-congreso-del-pcc/ (site consulté le 20 avril 2011).

[50] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[51] Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.

[52] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[53] Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 de abril de 2011, op. cit.

[54] Agence France Presse, « Gobierno cubano anuncia reglas para apertura de negocios y despidos », 25 octobre 2010.

[55] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[56] Agence France Presse, « Cuba baja los impuestos y amplia ‘paladares’ para estimular negocios », 27 mai 2011.

[57] Juan Carlos Chávez, « Impuestos en Cuba llegarán hasta el 50 por ciento para trabajadores privados », El Nuevo Herald, 26 octobre 2010.

[58] Paul Haven, « Cuba : Pequeños empresarios, factor clave de reformas económicas », op. cit

[59] Agence France Presse, « Otorgan en Cuba 171,000 nuevas licencias », 21 mars 2011 ; Ivette Fernández Sosa, « Trabajadores por cuenta propia sobrepasan las 300 000 personas », Granma, 21 mai 2011.

[60] Andrea Rodriguez, « Erario cubano comienza a ver resultados de reforma », The Associated Press, 16 mai 2011.

[61] EFE, « Cubanos se preparan para nueva cultura tributaria », 22 octobre 2010.

[62] Mark Frank & Eric Faye, « Cuba dévoile un nouveau code fiscal pour les petites entreprises », Reuters, 22 octobre 2010.

[63] Paul Haven, « Cuba Males Self-Employement Rules Official », Associated Press, 25 octobre 2010 ; Agence France Presse, « Cuba : jusqu’à 50% des revenus des commerces privés soumis à impôt », 25 octobre 2010.

[64] Paul Haven, « Cuba : Pequeños empresarios, factor clave de reformas económicas », op. cit

[65] EFE, « Anuncian nueva política bancaria de créditos », 1er avril 2011 ; Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[66] EFE, « Gobierno cubano da créditos a campesinos », 11 juillet 2011.

[67] Juan Carlos Chávez, « Impuestos en Cuba llegarán hasta el 50 por ciento para trabajadores privados », op. cit.

[68] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[69] Ibid.

[70] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[71] Partido Comunista de Cuba, « Proyecto de lineamientos de la política económica y social », op. cit.

[72] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[73] Agence France Presse, « Cubanos de la isla podrán comprar casas y autos », 1er juillet 2011.

[74] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[75] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[76] Ibid.

[77] Ibid.

[78] Ibid.

[79] Ibid.

[80] Ibid.

[81] Ibid.

[82] Ibid.

[83] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[84] Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 de abril de 2011, op. cit.

[85] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[86] Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de la Revolución” », op.cit.

[87] EFE, « Cuba libera venta de azúcar y sube precio del arroz », 12 février 2011.

[88] Agence France Presse, « Cuba sube precio de aceite comestible », 2 avril 2011.

[89] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[90] EFE, « La isla recibe al primer millón de turistas en 2011 », 11 avril 2011.

[91] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[92] EFE, « Cuba sube tarifas eléctricas para grandes consumidores domésticos », 29 octobre 2010.

[93] Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido y la Revolución », op. cit.

[94] Ibid.

[95] Agence France Presse, « Raúl Castro elimina subsidios a materiales para reparar y construir casas », 18 novembre 2010.


DOCUMENTS


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Allemagne : boycott de PayPal, qui y applique le blocus contre Cuba

 
 
Prensa latina

Une entreprise allemande adopte des sanctions contre PayPal.

5 Septembre 2011 - Pay Pal a suspendu les comptes de différents clients européens avec l’argument qu’on ne pouvait permettre la vente de produits cubains en Allemagne à cause du blocus de Washington contre le pays des Antilles.

L’entreprise allemande de pharmacie Rossmann a annoncé sur sa page internet qu’elle renoncera au service de paiement en ligne PayPal face au boycott réalisé par Paypal à l’égard des marchandises cubaines.

L’attitude de cette entreprise rejoint la plainte déposée par une dizaine d’entreprises de vente en ligne de ce pays pour entrave à la vente des produits du pays caribéen.

Rossmann a réagi de cette manière à cause de l’exigence du service de paiement en ligne d’exclure de son offre les produits cubains.

Bien que beaucoup de nos clients utilisent PayPal, nous ne voulons pas accéder à cette demande, a informé le conglomérat pharmaceutique, qui compte plus de 600 000 filiales en Allemagne et quelques 800 000 dans d’autres pays d’Europe.

De notre point de vue, il n’y a aucune justification pour appliquer en Allemagne des lois américaines, a ajouté l’entreprise sur sa page web, répondant aux arguments de PayPal qui se plie au blocus de Washington contre Cuba.

Dans une entrevue avec Prensa Latina, Annika Lingner, l’un des porte parole du siège de Rossmann, situé dans la ville de Burgwedel, a informé que le service de paiement exigeait d’exclure le rhum et les cigares cubains de son offre.

Avec la suspension de la vente, nous allons vers la fermeture du service PayPal, a ajouté Lingner.

Pendant ce temps, le tribunal régional de Munich doit décider d’une mesure provisoire, demandée par un groupe d’entreprises et d’associations de solidarité avec Cuba.

(...) Ce service de paiement en ligne appartient depuis 2006 à l’entreprise américaine eBay.

Source : http://www.cubadebate.cu/noticias/2011/09/05/cadena-alemana-...

Le PT brésilien et des organisations angolaises exigent la libération des 5

Par Reynaldo Henquen
 
Brasilia, 6 septembre (PL-RHC) – Les 1 350 délégués au 4e Congrès du Parti des Travailleurs, parti au pouvoir au Brésil, ont appuyé la lutte mondiale pour la libération des 5 antiterroristes cubains emprisonnés aux Etats-Unis depuis près de 13 ans.

alt L’appui à la libération de Gerardo Hernández, Ramón Labañino, René González, Antonio Guerrero et Fernando González est contenu dans une des motions approuvées par les délégués au congrès du PT qui s’est tenu à huis clos cette fin de semaine.

La motion précise que le 4e Congrès national Extraordinaire du PT appuie la lutte mondiale pour la libération des 5 Héros Cubains, prisonniers depuis 1998 aux Etats-Unis, pour avoir lutté pacifiquement contre le terrorisme et pour avoir défendu Cuba.

La motion dénonce que Gerardo, René, Antonio, Fernando et Ramón ont été condamnés injustement au terme d’un procès entaché d’irrégularités et de grossières manipulations de la part de la maffia anti-cubaine de Miami.

« Nous nous joignons aux initiatives internationales pour la libération des 5 qui seront réalisées pendant le mois en cours et nous appelons les mouvements de solidarité internationale à défendre Cuba » souligne la motion.

Commentant la décision du Congrès du PT, l’Ambassadeur de Cuba au Brésil, Carlos Zamora, a déclaré à l’agence de presse Prensa Latina que cette motion, adoptée à l’unanimité, reflète la solidarité qu’a éveillée la cause des 5 dans le peuple brésilien.

Par ailleurs, plusieurs organisations de l’Angola ont rendu public un message de solidarité avec les 5 et exigé du gouvernement des Etats-Unis leur libération.

 Alberto Neto, secrétaire exécutif du Comité pour la Libération des 5, a indiqué, au cours d’une conférence de presse, que Gerardo Hernández, René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González, doivent être libérés.

Ce comité a fait savoir que, dans les prochains jours, des activités auront lieu en faveur des 5 patriotes cubains dans des conservatoires et à la faculté de droit de l’Université Agostinho Neto.

Source

Innovation à haute tension ou comment un collectif de travail offre des solutions aux défauts de l’équipement des centrales électriques, par Alberto Núñez Betancourt

source : Trabajadores, 29 Août 2011

traduit de l’espagnol et présenté par Marc Harpon pour Changement de Société

Chacun connaît les voitures cubaines, qui ont toutes l’air d’être aussi vieilles que la Révolution elle-même. Même lorsque, cent fois retapées, elles ont l’air neuf, leur design dit qu’elles appartenaient déjà à la même famille avant janvier 1959. Mais ce qui vaut pour les voitures, vaut pour beaucoup d’autre choses, que les touristes photographient moins : depuis l’effondrement du bloc soviétique, les cubains peinent à moderniser leur système électrique, parce qu’ils subissent le blocus étasunien, qui augmente considérablement le coût du transport des pièces et des machine simportées. L’article ci-dessous parle des efforts immenses faits par les ouvriers chargés de l’entretien des centrales électriques cubaines et de leur sens de l’innovation. Ils sont d’ailleurs nombreux, comme le dit l’article, à appartenir à l’ANIR, l’Association Nationale des Innovateurs et des Rationalisateurs, issue du mouvement des Innovateurs et des Rationalisateurs créé par le Commandant Che Guevara dans les années 1960, quand il était ministre de l’industrie. Elle a pour but de fédérer des travailleurs particulièrement soucieux de contribuer à ce que Cuba soit une économie efficace et compétitive.

Peut-être qu’en ses 36 années d’existence, la Base Centrale de Réparation de l’Entreprise d »Entretien des Centrales Électriques, EMCE, vit aujourd’hui sa meilleure période en matière d’innovation. Il est admirable d’arriver dans cette entreprise et de voir que sur ses 453 travailleurs, 79 sont distingués comme vecteurs d’innovation et 265 autres sont rattachés à l’ANIR.

D’autres données impressionnent aussi beaucoup : l’impact économique des travaux d’innovation et de rationalisation présentés durant l’année 2010 atteint la valeur de 659 400 pesos. Quatre des ses professionnels et techniciens font la promotion de solutions ingénieuses et pourraient recevoir le Sceau du 8 Octobre [prix accordé par par l'ANIR aux travailleurs dont les idées ont permis des innovations significatives].

Parmi ceux-là il y a, à la grande satisfaction de tous, Daniel Piedra Delgado, secrétaire général du bureau syndical du centre. Mais en matière d’innovation, les éloges vont tous vers Yamira Guerra Fernandez (la China, comme on l’appelle dans toute l’entreprise), ingénieure mécanique, spécialiste principale du groupe technique, qui a fait de la Base Centrale de Réparations son unique centre de travail, depuis qu’elle est revenue diplômée de ce qui était l’Union Soviétique, il y a 25 ans.

Avec une valeur économique de plusieurs millions, le plus significatif des apports de cette femme est la réparation de diaphragmes équipant des turbines de la centrale thermoélectrique Maximo Gomez de Mariel. La réparation des arbres des ventilateurs d’autres usines mérite aussi les éloges, et comme si cela ne suffisait pas- sans rapport avec le secteur électrique- elle a constitué une équipe pour la confection de cartons qui servent d’emballage aux œufs destinés à la commercialisation.

Chaque problème est un défi

La complexité d’une panne dans un circuit de l’outil d’équilibrage de turbines n’a pas arrêté Amado Remola Llanes ni le groupe de travail qui l’entoure. D’après eux, les innovateurs conçoivent chaque problème comme un défi qui s’achève seulement quand une solution a été trouvée.

La nouvelle équipe d’électriciens a ainsi relevé le défi de la longévité (3 ans) dans sa mission de faire face efficacement aux défauts fréquents des appareils qui arrivent à l’atelier des turbines et générateurs.

Au-delà de l’incalculable bénéfice financier, beaucoup se demandent aujourd’hui ce qui se serait passé si l’on avait échoué à reconstituer une équipe qui offre ses services à toutes les centrales électriques du pays.

Avec la même philosophie et la même détermination, dans le hangar où se fait la découpe, travaille Delvy Echegoyen Diaz. « Nous devons retaper les tuyaux usés et éviter la paralysie du pantographe permettant de couper les plaques », note-t-il, avant d’expliquer comment il le fait : «  Grâce à un fil de fer amovible, on bouche les trous et on poursuit le tournage jusqu’à ce que le tuyau ait retrouvé sa forme initiale, puis on perce le trou central. Cela vaut la peine d’être fait, parce que l’énergie électrique est en jeu ; chaque tuyau coûte 67 euros sur le marché extérieur ».

Dans d’autres domaines, le travail est si scrupuleux qu’une variation d’1,3 millimètres du rotor à moyenne pression est plus que suffisante pour provoquer pertes et fracas- dans tous les sens du mot fracas. Le chef de la brigade des turbines Miguel Hernandez Rosales, conscient qu’il serait souhaitable que ces équipements coûteux soient réparés aussi longtemps que possible, parce que le pays n’est pas en mesure d’en acquérir de nouveaux à l’extérieur, se passionne pour les moyens de lisser les imperfections.

Tuyaux d’aujourd’hui

Cuba est engagée sur la voie de l’efficacité énergétique. Tout ce qui favorise les économies et l’optimisation de l’utilisation des ressources devient une maxime. A cet objectif s’articulent les travaux en cours d’élimination des zones à bas voltage. Et les innovateurs de la Base centrale de Réparations jouent leur rôle. Le jeune Manuel Castro Stable raconte combien il est délicat de batailler contre un parc surexploité de transformateurs de technologies hétérogènes. « Il faut faire des merveilles- souligne-t-il- mais au final, on atteint l’objectif. Nous avons transformé plus d’un transformateur avec une sortie de 4000 volts en installation à 13 000 volts »

La contribution de cette entreprise, dont la règle est de travailler en collaboration avec l’Unité des Services Techniques de la EMCE, est considérable. L’importation des cheminées nécessaires à l’évacuation des gaz émis par les équipements électrogènes a cessé dans une large mesure grâce au travail des ouvriers cet établissement qui, l’an dernier, ont livré 15 entreprises, et se proposent de faire mieux cette année.

La renommée de l’entreprise parvient jusqu’à d’autres pays. Les services des ateliers comme celui qui s’occupe des éléments tubulaires sont reconnus au Nicaragua. Entre autres offres, PDVSA a parié sur cette société pour fabriquer un équipement surchauffant pour la chaudière de la raffinerie El Palito, au Venzuela, élément qui constitue la première exportation de la EMCE.

Felix Amador Ponce, directeur de la Base Centrale de Réparations et Raul Sanchez Ferrer, membre chargé de l’ANIR au sein du bureau syndical, se réjouissent, car le scepticisme qui a pu exister un temps dans les ateliers, parce que quelques jeunes pensaient que l’innovation était une affaire de vieux, a disparu .

Aujourd’hui, beaucoup de travailleurs de d’entreprises sont incités à la recherche de solutions appropriées.



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La SINA a recommandé à Washington l’utilisation de filtres pour l’Internet à Cuba, Armando Santana Martínez

 

La Section des Intérêts Nord Américains (SINA) à La Havane a toujours joué un rôle actif dans l'organisation des activités des "dissidents" cubains..

source : Trabajadores, 26 Août 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

La Section des Intérêts des États-Unis à La Havane (SINA), a enquêté sur l’utilisation d’Internet à Cuba et à recommandé à Washington l’introduction de filtres pour violer les règles établies par les fournisseurs d’accès de l’île.

Un câble rendu public ce jeudi par Wikileaks et intitulé « Naviguer sur le réseau à La Havane » décrit comment des fonctionnaires de la SINA dans la capitale ont testé divers lieux de navigation pour voir si les sites des organisations « allocataires » de Washington pouvaient être consultés dans les réseaux cubains.

Le document, dit sensible, précise qu’il est impossible d’accéder depuis l’île aux pages du Directoire Démocratique Cubain, du Centre Cubain pour une Cuba Libre, du Groupe d’Appui à la Dissidence, tous déterminés à détruire à tout prix la Révolution cubaine.

Le bureau étasunien a informé en conséquence que « La SINA cherchera à améliorer les conditions locales d’accès à Internet et à analyser l’impact que cela peut avoir sur les opérations des sites internet amis et sur les actions qui nous intéressent » tout en recommandant l’utilisation de filtres pour violer la régulation cubaine. Elle a déclaré recevoir « avec enthousiasme tous les apports venus de Washington, où se poursuit un travail pour développer des programmes contournant les filtres internet appliqués ici  [à Cuba] ».

Jonathan Farrar, chef de la SINA en 2008, en sa possession une liste de centres d’accès à Internet à La Havane, et avec son conjoint, il a rendu visite à quelques unes de ces installations pour en connaître les tarifs, la vitesse de débit, les usagers, les technologies et les possibilités du moteur de recherche Google Cuba.

Le couple a comparé les résultats des moteurs de recherche google.cu et google.com. Le premier, selon Farrar, après une recherche sur le mot SINA, propose une liste de pages sur les actions subversives de l’officine et des « dissidents » dans l’île, alors que le second signale en premier lieu la page de la Section des Intérêts à La Havane.

Dans un paragraphe intitulé « Où surfer ? » Farrar a précisé que depuis les centres visités « on peut accéder au site web de la Section des Intérêts des États-Unis, au Département d’État, aux Nations Unies » et ajoute qu’il est également possible de lire en ligne le Washington Post et le New York Times.

« On peut de plus accéder aux sites web d’Organisations non-gouvernementales liées aux droits de l’homme à l’échelle internationale comme Human Rights Watch et Amnesty International. On peut même télécharger tout le rapport 2007 de HRW si l’on est patient et qu’on attend vingt minutes. L’accès se fait par satellite, et la rapidité d’accès était seulement un peu inférieure aux vitesses d’accès à la Section des Intérêts et dans la résidence du Chef des Missions lui-même » précise le rapport.

Cuba a condamné en mars dernier le citoyen Nord-Américain Alan Gross à 15 ans de prison pour des actes délictueux contre l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’État, après avoir vérifié sa participation directe à un projet subversif du gouvernement des États-Unis pour tenter de détruire la révolution en utilisant les NTIC en dehors du contrôle des autorités. L’objectif était de promouvoir des plans de déstabilisation contre divers secteurs sociaux, d’après une information officielle publiée dans l’île.

Internet à Cuba

La priorité du gouvernement cubain continue d’être l’accès social au réseau, comme l’a expliqué Boris Moreno Cordovés, vice-ministre de l’Informatique et des Communications (MIC), en intervenant dans la Commission des Relations Internationales de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, qui a siégé en Juillet dernier.

Devant les députés, il a souligné la position responsable de l’île, qui, face à un contexte de limitations financières, de blocus, d’agression, continuera à intensifier l’accès à Internet des centres scientifiques, culturels, artistiques, des bibliothèques, des hôpitaux, des unités de l’administration locale, provinciale et nationale, et de centres d’accès collectifs pour la population.

Il a avancé à cette occasion que l’accès à Internet exige des investissements significatifs qui seront faits progressivement, et qui dépendent de la quantité d’usagers à satisfaire. Il a insisté sur le fait que l’accès à domicile des cubains sera offert à mesure que les conditions économiques le permettront, suivant le développement de l’infrastructure nécessaire.

Sur le câble Venezuela-Cuba, le vice-ministre a précisé que, durant les prochains mois, commencera le transfert des services par satellite vers la fibre optique, ce qui signifiera une amélioration de la vitesse de connexion, mais pas une baisse des coûts.

Le gouvernement des États-Unis entrave l’accès de Cuba à des contenus et outils internet importants, mesure qui fait partie du blocus économique de l’île, « qui se voit empêchée de participer au commerce électronique », comme le prouve l’exemple de la fermeture ou de la censure de nombreuses pages dédiées au commerce cubain.


Guantanamo : Une Occupation Etatsunienne

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Depuis quelques jours on assiste dans les médias français, à une sorte de tentative de réhabilitation, d'humanisation des conditions d'enfermement dans les camps de prisonniers de la base navale étatsunienne de la baie de Guantanamo à Cuba, transformée en zone de non-droit pour les hommes qui ont été jetés dans ses cachots. On ne dira jamais assez que ce qui s'est passé et ce qui se passe à Guantanamo est monstrueux. Aussi, toute démarche visant à faire oublier les tortures perpétrées par les autorités étatsuniennes à Guantanamo comme à Abou Grahib est une besogne des plus méprisables. Ceux qui s'y prêtent sont disqualifiés.


Non seulement Obama a renié ses engagements de campagne, à savoir : fermer les sinistres geôles de Guantanamo et faire juger les accusés par des tribunaux civils fédéraux et non par des tribunaux militaires d'exception hors territoire étatsunien, mais désormais il menace directement Cuba, l'accusant de créer un climat de violence et de répression dans son propre pays envers le groupuscule de mercenaires que sont les "Dames en blanc". Allant au de-là du reniement, Obama a proclamé : "nous garderons la base de Guantanamo tant qu'elle aura un intérêt militaire".


Le contexte géopolitique délétère actuel, ne serait-il pas favorable à la planification d'une intervention internationale sur le territoire cubain, précédée d'une vaste campagne d'intoxication médiatique pour, à l'instar de la Lybie, créer une rébellion factice et pouvoir intervenir militairement pour la soutenir au nom des droits de l'homme, en frappant durement les infrastructures de Cuba pour "protéger" la population civile menacée ?


La base navale étatsunienne de Guantanamo deviendrait alors un bastion avancé de cette intervention militaire "humanitaire". Celle-ci est installée sur le territoire Cubain, dans l'une de ses plus belles baies, contre la volonté du peuple cubain. Le traité de bail ayant été imposé par la force, il est caduque, d'autant qu'il comporte de nombreux articles qui ne sont pas respectés par le locataire. Cuba dès 1960 a refusé d'encaisser le loyer. C'est donc en violation flagrante du droit international en la matière, que les E-U continuent d'occuper ce territoire de 172 km2. C'est unique au monde ! Tous les autres traités de bail entre états ont été dénoncés : Hong-Kong avec la Grande-Bretagne, Macao avec le Portugal, le Canal de Panama avec les E-U.


Si les E-U respectaient le droit international et voulaient la Paix avec Cuba, la baie de Guantanamo, libre de toute occupation, retournerait très vite dans le giron cubain et Cuba retrouverait ainsi son intégrité territoriale. Ce ne serait que justice ! Mais le but ultime des E-U, c'est d'occuper entièrement Cuba et d'en faire leur 51ème état. Ils n'ont jamais renoncé à cette prétention.


En voulant faire oublier toutes les atrocités qui sont commises à Guantanamo comme si c'était un territoire étatsunien, les médias aseptisent le public et procèdent ainsi de la banalisation des faits et justifient le maintien d'une base militaire étatsunienne sur le sol Cubain... Pour quoi faire ? Vigilance et Protestation énergique sont impératives !


Sans vergogne, la haine au cœur, les E-U ont gravement souillé, flétri le beau nom de Guantanamo. Seul un Cuba libre, indépendant et ayant retrouvé son intégrité territoriale restituera l'honneur à ce lieu bafoué et magnifiera à nouveau le charme de ses Guantanameras.

Cuba Si France



Edité par T 34 - 07 Sep 2011 à 21:55
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Sep 2011 à 15:26

Cuba se situe parmi les pays ayant le meilleur système d’attention aux enfants malades.

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 7 septembre, (RHC)- Un rapport de l’ONG Save the Children indique que Cuba se trouve à la tête des pays d’Amérique Latine avec la meilleure attention sanitaire aux enfants malades.

Le rapport de Save the Children classe Cuba à la huitième place sur une liste de 161 pays. La Suisse occupe la première place et le Tchad la dernière.

Cuba se trouve devant des pays capitalistes développés comme l’Allemagne, la Russie, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis. Ces derniers occupent la 15e place sur la liste de Save the Children.

Les études se sont basées sur le nombre de travailleurs de la santé pour mille habitants ; sur le nombre de mineurs vaccinés contre plusieurs maladies comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ainsi que sur la proportion de femmes qui accouchent en milieu hospitalier.  

Source

Un des avocats des 5 donne une mise à jour sur la situation de nos compatriotes

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 7 septembre, (RHC)- Maître Richard Klugh, membre de l’équipe de la défense des 5 Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis, a donné une mise à jour sur la situation des 5 antiterroristes Cubains prisonniers politiques aux États-Unis depuis 13 ans.

Dans des déclarations exclusives à Radio Havane Cuba, Maître Richard Klugh a rappelé que Gerardo Hernández, un des 5, a présenté son recours en Habeas Corpus en mars sur la base de nouvelles preuves et qu’il a reçu la réplique du gouvernement s’opposant à sa requête.

Il a expliqué que l’équipe d´avocats de Gerardo a présenté une réplique exhaustive ainsi que des mémorandums et des documents additionnels répondant à l’opposition du gouvernement des Etats-Unis à sa demande.

Maître Klugh a ajouté que le groupe d’avocats considère avoir fait beaucoup de progrès pour prouver tous les arguments avancés et pour prouver aussi  l’innocence de Gerardo.

Au sujet d’Antonio Guerrero, il a expliqué que celui-ci a aussi présenté sa réplique à la réponse du gouvernement qui met l’accent, de même que celle de Gerardo, sur l’utilisation de journalistes payés de stations anti-cubaines de Miami pour publier des articles nuisibles aux 5 durant le procès intenté contre eux à Miami.

Maître Klugh a relevé que les documents présentés par Gerardo et Antonio s’appliquent aussi à René González. Il a ajouté que le moment n’est pas encore arrivé pour que Ramón Labañino et Fernando González présentent des recours en Habeas Corpus.

Il a réaffirmé que de l’avis de la défense, les arguments présentés, spécifiquement sur Gerardo, prouvent son innocence. Ils soulignent que ces arguments démontrent également l’injustice des condamnations des 5. Il a signalé que les autorités étasuniennes ne peuvent pas ignorer le grand volume de preuves présentées. 

Source

La solidarité avec les 5 se renforce à Badalona, en Espagne

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 7 septembre, (RHC) - Ana Ruiz, présidente du CASAL avec Cuba de Badalona, en Espagne a signalé que la lutte internationale obtiendra la libération des 5 antiterroristes Cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis.

Ana Ruiz, qui s’est engagée dans la lutte pour la cause des 5 en janvier 2002 a indiqué :  

“Depuis lors, nous avons commencé à former des comités et le thème des 5 a toujours été présent dans notre travail politique. Ce sera un thème permanent tant que l’on n’aura pas obtenu d’une part la libération des 5 et d’autre part la levée du blocus étasunien. Le 11 août, au terme de la manifestation de réaffirmation nationale, nous sommes allées sur la Place San Jaime avec un grand drapeau des 5 entouré de bougies et nous avons lu des communiqués. C’était un beau meeting et nous entendons le faire chaque année. Nous avons également organisé ce que nous appelons la Caravane pour les 5 qui est une caravane de vacanciers. Nous profitons de l’occasion pour faire connaître l’affaire des 5 ».

Source
 
Depuis quelques jours les médias disent que Fidel est mourrant, Mario Silva dévoile une vidéo qui le dément
 

 
 
 
 
Vidéo :
 

 


Edité par T 34 - 08 Sep 2011 à 23:56
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Sep 2011 à 00:01
Elizardo Sánchez ajoute des faux parmi sa liste de "prisonniers politiques"
 
Elizardo Sánchez un di$$ident connu comme "le profiteur" reconnait à l'agence ANSA qu'il a ajouter des faux "prisonniers politiques" dans sa liste en prenant des noms de footbaleurs chiliens, de volleyballistes péruviennnes et de peintres et de scientifiques du XVIIème siècle.
 
 
 
LOLLOLLOLLOLLOL


Edité par T 34 - 09 Sep 2011 à 00:08
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Sep 2011 à 17:26

Fidel Castro accorde une interview au programme “La Hojilla” de la chaîne “Venezolana de Televisión”

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane 8 septembre (Cubadebate) – Mario Silva, animateur du programme “La Hojilla”, de la chaîne “Venezolana de Televisión » a fait savoir dans la nuit de jeudi qu’il s’est rendu à La Havane dimanche dernier et qu’il a eu une rencontre avec le leader historique de la Révolution Cubaine Fidel Castro.

Mario Silva a précisé qu’il est venu à Cuba pour démentir les mensonges de l’opposition vénézuélienne et de l’extrême droite de Miami qui avaient fait courir des rumeurs indiquant que le leader de la Révolution Cubaine était décédé.

« À ceux qui sont en ce moment en train de se réjouir et de croire que le Commandant Fidel avait une hémorragie cérébrale, je suis désolé de leur faire savoir qu’il est bien vivant » Avec ces propos, Mario Silva a présenté plusieurs photos à côté de Fidel Castro prises le mardi 6 septembre.

 
 

 
 
 
 
Vidéo :
 

“Echangez les Cinq Cubains contre l’entrepreneur des USA”, propose l’influent journal USA Today PAR JEAN-GUY ALLARD

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Dans un article signé de son commentateur DeWayne Wickham, l’influent journal nord-américain USA Today signale que « l’entrepreneur » nord-américain « pourrait être chez lui d’ici quelques jours » si les USA l’échangeaient contre les cinq Cubains « incarcérés depuis 13 ans » dans ce pays.

“Quand le FBI a arrêté les 10 espions russes l’année dernière”, rappelle Wickham, ils furent “rapidement échangés contre quatre hommes [qui étaient] aux mains de la Russie, accusés d’être des agents de l’espionnage pour les Etats-Unis et la Grande Bretagne ».

Le gouvernement des Etats-Unis “ a mis plus d’une semaine” pour négocier le départ vers Moscou des “agents russes”, qui « étaient dans le pays depuis plus d’une décade ».

« Après une brève  comparution devant un tribunal fédéral pour se déclarer coupables de la seule charge de conspiration « pour agir en tant qu’agent d’un pays étranger », les Russes furent  transférés vers leur pays ».

 

Des quatre hommes qui furent remis en liberté par la Russie – tous des Russes – en échange de ce geste, “deux furent amenés en Grande-Bretagne, les autres atterrirent à Washington et disparurent ensuite dans une caravane de camionnettes de couleur noire ».

Et l’analyste de USA Today de conclure : « Le gouvernement des Etats-Unis doit faire la même chose pour Alan Gross ».

Le journal rappelle comment “six mois avant cet échange” entre les USA et la Russie, Gross a été arrêté à Cuba et accusé de commettre  « des actes contre l’indépendance et l’intégrité territoriale ».

Gross travaillait pour le Development Alternatives, Inc., un sous-traitant du Département d’état des USA qui visait à établir à Cuba un réseau illégal de communication satellitaire de dernière génération.

Condamné à 15 ans de prison, Gross a confessé devant un tribunal d’appel qu’il avait été un gogo (mot à mot : « un imbécile de confiance »), selon une transcription récemment rendue publique par son avocat étasunien.

“Peut-être Gross ignorait-il la gravité de ses actions mais pas le Département d’Etat » écrit le commentateur de USA Today. « En mettant dans l’affaire l’entreprise qui a embauché Gross pour aider à implanter son « Programme pour la Démocratie à Cuba », les diplomates de Foggy Bottom (Note : le quartier où se trouve le Département d’Etat) savaient très certainement les risques auxquels on l’exposait avec l’exécution d’une partie « privatisée » de leurs efforts pour arriver à un « changement de régime » dans la nation de l’île.

“Ils devaient savoir que si on repérait Gross, il serait traité comme un espion”.

L’espionnage est un sujet qui, « lamentablement provoque quantité de dégâts collatéraux. Maintenir les Cinq Cubains en prison n’a aucune utilité et leur échange pourrait changer le sort de Gross, « un homme qui dit avoir été piégé dans le jeu de l’espionnage ».

Tout en signalant que, de toute évidence, un tel geste humanitaire rencontrera une résistance parmi quelques exilés cubains, Wickham termine cependant en insistant sur le fait que Gross « doit être échangé contre les Cinq Cubains, avec autant de célérité » que dans le cas de la Russie.

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trad. A. Arroyo


Des journalistes argentins se prononcent pour la diffusion d’informations véridiques sur l’affaire des 5 de Miami 

Par Reynaldo Henquen
 
Buenos Aires, 8 septembre, (RHC) - Le Club Argentin de Journalistes Amis de Cuba a convoqué à Buenos Aires une campagne mondiale d’informations véridiques sur l’affaire des 5 antiterroristes cubains prisonniers politiques aux Etats-Unis depuis 1998.

Dans une déclaration, le groupe souligne que les 5 ont été jugés pour des accusations fausses et illégitimes et condamnés à de lourdes peines de prison dont deux perpétuités.

La déclaration relève que, cependant, les responsables de milliers d’attentats, de morts et de destructions à Cuba sont libres en territoire étasunien où ils reçoivent des hommages publics pour leurs crimes.

Par ailleurs, Silvia Salgado, au nom du Groupe Parlementaire d’Amitié avec Cuba  en Équateur, a exigé du Président étasunien, Barack Obama qu’il fasse libérer Antonio Guerrero, Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González.

Pour sa part, l’Association d’Amitié Danemark-Cuba et le Comité pour la Libération des 5 a annoncé le début des Journées Internationales de solidarité avec ces combattants antiterroristes cubains.

Source

La manipulation médiatique de la réalité cubaine est dénoncée au Canada.

Par Reynaldo Henquen
 
Ottawa, 8 septembre, (RHC)- Des amis de Cuba à Montréal ont dénoncé le traitement médiatique de la réalité de notre pays par certains médias du Canada.

L’écrivain et conférencier canadien, Arnold August a indiqué, dans un message envoyé à l’agence de presse Prensa Latina que ce comportement n’est pas le fruit du hasard et qu’il correspond à la politique d’agression des Etats-Unis consistant à appliquer à d’autres pays le modèle d’agression de l’OTAN contre la Libye.  

Arnold August a précisé que Radio Canada fait du journalisme contre le gouvernement de Cuba, similaire à celui des médias de Miami, avec des informations qui tentent de manipuler la réalité de notre pays.

 

 


Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 03:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2011 à 20:33
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2011 à 17:06

Ce que coûte le non-respect des contrats, par Lourdes Rey Veitia

 

Trabajadores est la publication de la Centrale des Travailleurs de Cuba (CTC)

Source : Trabajadores, 29 Août 2011

traduit de l’espagnol et présenté par Marc Harpon pour Changement de société

On s’imagine souvent qu’à Cuba, la presse n’a pas le droit de parler des problèmes et que seuls les succès de la Révolution y sont mentionnés. L’article ci-dessous, à l’instar d’autres textes traduits par Changement de Société, est une preuve du contraire.

L’Inpud se réveille, mais plusieurs de ses productions traditionnelles sont affectées par le non respect des livraisons de matières premières.

L’élaboration cette année de plusieurs variantes des produits de l’Industrie Nationale des Ustensiles Domestiques (Inpud), de Villa Clara,  a été affectée par le non respect des livraisons de matières premières de la part du fournisseur national, Comercialiazdora DIVEP, en dépit des engagements contractuels et des obligations du plan.

Les plus grosses difficultés touchent la production de ventilateurs et de cafetières, tandis que de réelles préoccupations portent sur les réfrigérateurs.

Pour l’année en cours, la fabrication de 127 000 ventilateurs est prévue, et, à la fin du premier semestre, le chiffre atteint était de seulement 47 250. Les cafetières sont dans une situation similaire, puisque, des 60 000 prévues par le plan, seules 12 335 ont été fabriquées. Dans le cas des réfrigérateurs, dont la fabrication est prévue au dernier trimestre de l’année, si les livraisons ne sont pas garanties, le résultat attendu de 4176 unités produites risque d’être affecté.

Cette industrie est vitale pour remplacer des importations, puisqu’elle est appelée à alimenter le marché en produits cubains, qui ont toujours démontré une excellente qualité.

D’après un groupe de travailleurs, ce n’est pas le seul problème, puisqu’ils considèrent que la structure productive de l’Inpud , parce qu’elle a changé depuis presque dix ans (de fabricant, l’Inpud est devenu  assembleur-fabricant), subit maintenant des conséquences qui affecteent négativement certains indicateurs économiques, parmi lesquels la corrélation entre le salaire moyen et la productivité.

Ventilateurs, cafetières et réfrigérateurs

Les ventilateurs sont la production phare de l’Inpud. Au début, on avait crée une usine pour les construire entièrement, qu’on a par la suite consacrée seulement à leur assemblage. En 2010, s’est déroulé un processus de redressement sur les lignes de production à l’issue duquel on a commencé à importer deux composants (le moteur et le clavier) et la matière première (résines plastiques avec lesquelles ont fabrique le reste des composants).

« L’arrivée tardives des moteurs et des claviers est ce qui nous a mis dans cette situation complexe. Nous avons eu des difficultés avec le contrat, quelques ajustements et même des réclamations officielles ont été faits » a précisé l’ingénieure Doris Rodriguez Diaz, directrice adjointe de l’entreprise.

Pour sa part, Antonio Diaz, chef de production sur cette chaîne de travail, a signalé : « Avec l’appui du mouvement des innovateurs(1), nous parvenons à donner une solution définitive au problème des peintures, puisque cette partie du travail, il fallait la faire dans d’autres entreprises, ce qui limitait l’efficacité en augmentant les dépenses sur les services de sous-traitance »

Sur les cafetières, Doris Rodriguez signale que « les produits chimiques pour fondre les matériaux, qui sont indispensables, parce qu’ils doivent être appliqués un mois à l’avance pour garantir la qualité de la suite des opération, n’ont pas été importés. De la même manière, il y a d’autres limitations techniques, et manques de parties et de pièces pour la maintenance des machines ».

Dans le cas des réfrigérateurs, depuis plus de dix ans, l’Inpud n’en produit plus. En 2010, ses techniciens se sont employés à mettre au point une chaîne pour la fabrication de trois modèles, ils ont aussi essayé, à partir d’un don iranien, de les fabriquer entièrement à Cuba. Cela prouve que l’expérience acquise dans la fabrication de ces équipements il y a cinquante ans est adaptée aux défis actuels. Dans cette perspective, il ont construit les outils, les moules et les instruments pour la coupe des matériaux.

« Afin de maintenir la production, on a prévu des tâches en fonction des matières premières que l’on recevait, les travailleurs se mettent à accomplir ces tâches et on se dépêche jusqu’à ce qu’arrivent d’autres fournitures » a souligné Doris Rodriguez.

Pedro Manuel Mendoza, secrétaire du bureau syndical de l’Inpud, signale que  « l’histoire des années passées se répète, le plan de production avait été débattu par tout le monde dans les temps, il était possible de s’y tenir si des livraisons stables se maintenaient, la décision a été prise de renouer avec des productions anciennes malgré les changements complexes qu’elles impliquaient, mais les autres parties des contrats ont manqué à leurs obligations »

Fin connaisseur du potentiel du collectif de travail, Pedro a affirmé : « Quand la matière première sera livrée, nous ferons un effort. Pour tous les produits on établira un double service pour rattraper les retard et atteindre les objectifs du plan »

Cette situation a amené des difficultés salariales pour les ouvriers, qui, en majorité, n’ont pas reçu les primes d’intéressement.

Les autres productions

L’entreprise a un plan de production de 10176 cuisinières à gaz équipées de doubles fours, qui fonctionne bien. Les autocuiseurs, courants dans les maisons cubaines, ne sont pas inclus dans le plan, mais ils le seront l’an prochain, parce qu’il y a une demande pour ces produits.

De plus, dans cette entreprise, on fabrique des prises de courant, des interrupteurs, des lampes électriques, des emballages en plastique, des modules de portes, des éviers en acier inoxydable, des pièces de rechange pour l’ équipement électro-ménager fourni à la population, comme des joints de réfrigérateurs, des poignées, des chevilles, des valvules, et des hélices de ventilateurs. On y fabrique aussi des moules et des étampes pour d’autres entreprises du pays.

(1)Sur le Mouvement des innovateurs, voir cet article, où il est largement question de l’ANIR, L’Association Nationale des Innovateur et Rationalisateurs.



Edité par T 34 - 11 Sep 2011 à 23:48
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"Les cinq" : Il y a treize ans aujourd’hui

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Lorsque Gerardo Hernández, Fernando González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et René González ont été arrêtés à Miami le 12 septembre 1998, une chape de plomb s’est abattue sur eux pendant dix-sept mois jusqu’à l’ouverture de leur procès en novembre 2000. Le 8 juin 2001 le jury les déclarait coupables de tentative d’espionnage.

Trois mois plus tard s’écroulaient les tours jumelles du World Trade Center, faisant plus de 3000 morts, et cette immense tragédie restera comme une cicatrice dans la mémoire de l’humanité tout entière. Il reste que c’est pratiquement le même chiffre que celui des victimes cubaines du terrorisme cubano-américain basé en Floride. Mais de ces victimes-là, on ne parle jamais. Pas plus qu’on ne parle des victimes anonymes des agressions de l’Occident qui n’auront jamais de monument érigé à leur mémoire… L’histoire est toujours écrite par le plus fort.

C’est dans ce contexte qu’en décembre 2001 sont tombées les sentences contre les cinq. Dans la haine qui révulsait Miami et les USA et l’indifférence du reste du monde.

 

Aujourd’hui, treize ans après, pour des milliers et des milliers de gens, ces hommes sont devenus les Cinq Héros antiterroristes de Miami. Aujourd’hui, treize ans après, il existe près de 330 comités de solidarité avec les Cinq, répartis sur 110 pays à travers les cinq continents et qui luttent pour leur libération. Que de chemin parcouru depuis leur arrestation! Mais malgré des avancées significatives, il reste encore beaucoup à faire à la solidarité internationale pour qu’enfin Gerardo, Ramon, Tony, Fernando et René retournent dans leur patrie. Ecoutons Olga Salanueva, l’épouse de René

 

« Toute aide provenant de n’importe quel pays du monde pour faire connaître la réalité occultée par les grands medias est une  bonne chose. Bien qu’il existe plus de 300 comités de solidarité tout autour [des 5], il a été difficile de divulguer les véritables intentions des monstres [qui dirigent] les transnationales qui gardent le silence sur les faits et les déforment. […] Il ne suffit pas d’expliquer l’injustice devant les Nations Unies, les organisations des Droits de l’Homme ou en faveur des droits des Femmes, il faut en appeler aux peuples et aux mouvements sociaux. »

 

Et Olga précise qu’en octobre prochain, René, son mari, aura accompli 85% de sa peine et qu’il doit être libéré tout en restant soumis à résidence pendant trois ans, en tant que citoyen américain. «  Pour lui, continue Olga qui n’a et n’aura pas de visa pour rendre visite à René, l’injustice va continuer au-delà des grilles, car il sera libre mais il devra rester en Floride. La juge a dit qu’il ne peut s’approcher de lieux fréquentés par des gens qui appartiennent au crime organisé, mais elle l’oblige à demeurer dans cet état, ce qui constitue pour lui un danger éminent. »

 

La place de René n’est pas en Floride, mais à Cuba. Comme pour Gerardo, Ramon, Tony et Fernando. Tant que cela ne sera pas, tant qu’Obama n’aura pas signé leur libération, comme le lui permettent ses prérogatives de président, la solidarité ne cessera pas le combat. Plus que jamais il nous faut- et ce par tous les moyens -  faire connaître l’histoire des Cinq, qui est indissociable de celle que mène Cuba pour la dignité et la liberté.

 

            « Nous vaincrons, affirme Olga Salanueva. Ils pourront s’acharner contre nous comme ils l’ont fait [depuis si longtemps]. Ils ont déversé toute leur haine, mais nous sommes maîtres de notre espoir et le droit est avec nous ».

 

Annie Arroyo

Kubako Etxea – France Cuba


 
 

Treize ans d’une injustice

Par Reynaldo Henquen
 
Cela fait 13 ans jour pour jour que 5 Cubains qui faisaient le monitoring des organisations terroristes basées en territoire des Etats-Unis ont été arrêtés. La clameur internationale pour qu’ils soient libérés au plus bref délai  et qu’une des plus grandes hontes qui pèsent sur le système judiciaire étasunien sois lavée, grandit.

Le procès intenté contre Gerardo Hernández, René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González qui a plutôt été un complot de l’extrême droite d’origine cubaine, s’est soldé par des condamnations absurdes et démesurées pour des délits qui n’ont pas pu être prouvés.

La façon dont l’affaire a été présentée à Miami, rempart de la mafia anti-cubaine, ne pouvait nullement garantir l’objectivité des juges et jurys et l’impartialité dont ils sont censés faire preuve. Une ambiance de haine, de préjugés et de pressions y a été créée.

Ce n’est cependant pas la seule irrégularité commise contre les 5, comme ils sont connus dans le monde entier. Des obstacles ont été dressés systématiquement à l’accès aux options légales auxquelles ont droit les prisonniers, la communication avec leurs avocats est entravée et ils sont châtiés à de longs périodes en cellules d’isolement.

Y compris, des droits élémentaires sont refusés à deux d’entre eux, Gerardo et René qui se voient privés de la visite de leurs épouses, ce qui est illégal.

L’objectif d’une telle conduite est obtenir que les 5 abandonnent l’attitude courageuse et digne qu’ils maintiennent. Leurs geôliers ignorent tout des valeurs et principes qui animent les Révolutionnaires, ces êtres humains supérieurs.

Il n’y a pas de doutes sur le fait que le courage de ces prisonniers est une honte pour ceux qui les ont jugés et condamnés et met en question le système de justice étasunien car malgré la complicité des grands médias, la vérité se fraie un chemin, telle une goûte d’eau sur le granite qui laisse une trace ineffaçable.

Des centaines d’organisations dans autant de pays dénoncent cette injustice et savent qu’aucune loi étasunienne n’a été violée, que la sécurité nationale des États-Unis n’a jamais été en risque et que bien au contraire, en  infiltrant des groupes terroristes extrêmement violents, les 5 ne faisaient que contribuer au maintient de la tranquillité et la paix dans ce pays.

Comme le souligne bien un article publié par le mensuel Le Monde Diplomatique en décembre 2005, article repris aujourd’hui par le quotidien Gramma, “Les Cinq” n’ont pas été jugés pour avoir violé la loi étasunienne, mais parce que leur travail à centré l’attention sur ceux qui le faisaient.

En infiltrant les réseaux criminels qui existent en toute impunité en Floride, ils ont mis à nu l’hypocrisie de l’opposition au terrorisme dont se vante Washington.

Justement hier, des milliers de personnes ont rendu un hommage à New York, aux victimes des attaques terroristes du 11 septembre 2001. La date est donc plus que propice pour exiger que ces 5 cubains qui se sont  sacrifiés pour empêcher des atrocités similaires, soient mis en liberté immédiatement et inconditionnellement.  



Edité par T 34 - 16 Sep 2011 à 00:43
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Fidel Castro signale qu’il réfléchit à des idées utiles

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 10 septembre, (RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine Fidel Castro a relevé qu’il travaille à des questions qui lui semblent très importantes et utiles pour le peuple de Cuba et pour d’autres peuples du monde.

 La chaîne “Venezolana de Televisión" a reproduit vendredi soir l’enregistrement audio et les photos prises lors de la récente interview que Fidel Castro a accordée au journaliste Mario Silva, animateur du programme « La Hojilla » de cette chaîne de télévision.

« J’ai écrit assez et je pense écrire de nouveau » a indiqué le leader historique de la Révolution Cubaine, faisant allusion aux Réflexions qu’il a cessé d’écrire cela fait deux mois pour se consacrer à l’étude approfondie d’autres sujets à l´importance cruciale.

Dans une autre partie de l’interview diffusée par « Venezolana de Television", Fidel Castro a signalé que le Venezuela est l´un des meilleurs endroits du monde, mieux loti que les Etats-Unis et l’Europe en ce qui concerne les connaissances et la culture générale de ses habitants.

Le leader historique de la Révolution Cubaine a plaisanté en se référant aux plus récentes rumeurs sur sa mort présumée et il a ironisé sur l’importance que le monde lui accorde.

L’interview qu’a diffusée « Venezolana de Television » date de mardi dernier et a apporté un démenti aux plus récentes rumeurs selon lesquelles Fidel Castro aurait souffert d’une hémorragie cérébrale.

Source
 

Le Premier Vice-président cubain pronostique un redémarrage de la production de canne à sucre

Par Reynaldo Henquen 
 
La Havane, 10 septembre, (RHC)- Le Premier Vice-président du Conseil d’État et du Conseil des Ministres de notre pays, José Ramón Machado Ventura, a relevé que les conditions sont réunies pour le redémarrage de la production de canne à sucre dans le pays, un secteur qui était, cela fait quelques années le principal secteur de l’économie.

 Lors d’un parcours à travers les centrales sucrières de la province de Sancti Spiritus, José Ramón Machado Ventura a signalé que la récolte de la canne à sucre –que nous appelons zafra- est une bataille dans laquelle il faut mettre à profit chaque minute. Il a appelé à augmenter le rendement par hectare pour obtenir la récolte dont a besoin actuellement notre pays.  

Le Premier Vice-président cubain a terminé son parcours à l’Hôpital Camilo Cienfuegos, le plus grand de la province de Sancti Spiritus.

Source

Le 50e anniversaire de la Campagne Nationale d’Alphabétisation est célébré à Cuba

Par Reynaldo Henquen
 
La Havane, 9 septembre, (RHC) – Le 50e anniversaire de la Campagne Nationale d’Alphabétisation à Cuba a été célébré au siège de l’Office Régional de l’UNESCO à La Havane à l’occasion de la Journée Internationale de l’Alphabétisation.

La célébration a été parrainée par Radio Havane Cuba, par la Fondation Wayasamín et par la Coopération Internationale d’Espagne.

Le directeur de l’Office Régional de l’UNESCO, pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, Herman Van Wolf, a relevé qu’un accent particulier est mis cette année au lien fondamental entre l’alphabétisation et la paix.

Il a également signalé que Cuba est aujourd’hui libre d’analphabétisme alors qu’il y a dans le monde presque 1 milliard d’illettrés. Il a ajouté :

“Comme chacun sait, la grande campagne d’alphabétisation menée par Cuba a été évaluée et validée par une mission d’experts de l’UNESCO qui a visité ce pays à la demande du gouvernement cubain en février 1964. J’ai ici une copie du rapport qui inclut des descriptions détaillées et des statistiques sur les dimensions de cette épopée. Je voudrais donner lecture de plusieurs paragraphes qui l’a qualifient et qui peuvent nous éclairer jusqu’à aujourd’hui : La campagne  n’a pas été un miracle, mais une conquête difficile obtenue à coup de travail, de technique et d’organisation. Ses propres résultats, incontestablement positifs, ne peuvent être compris qu’en fonction des objectifs sociaux et culturels du pays ».

Source
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