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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Aug 2013 à 22:41

René González, un des 5, fête ses 57 ans en liberté à Cuba

La Havane, 13 août (Granma) Bien que pour René González, les dates conventionnelles ne soient pas très importantes, ce 13 août est spécial. Après avoir passé tant d'années enfermé injustement dans une prison étasunienne, il peut enfin fêter un anniversaire, le 57e dans ce cas-ci, aux côtés de sa famille dans sa chère Cuba.

René est né dans la ville étasunienne de Chicago, le 13 août 1956. Ses parents coopéraient depuis là avec le Mouvement 26 Juillet et, après le triomphe de la Révolution ils se sont installés définitivement à Cuba jusqu'au retour de René aux États-Unis en 1990.

Récemment, à condition de la perte de sa nationalité étasunienne, la juge du District Sud de la Floride, Joan Lenard -la même qui l'a condamné en 2001 à 15 ans de prison pour avoir lutté pacifiquement contre le terrorisme, à modifié les conditions de la liberté surveillée draconienne à laquelle il était soumis durant trois ans et, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père.

Cependant, le bonheur de René n'est pas complet dans cette célébration. Il y a l'absence physique de son père Cándido et son frère Roberto, également décédé. Il lui manque ses quatre frères de lutte, Ramón Labañino, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Fernando González, qui purgent toujours de lourdes peines aux États-Unis pour le seul délit d'avoir défendu leur pays et leur peuple contre les attentats terroristes que des organisations anti-cubaines concoctent à Miami.

« Je ne me sentirai pas entièrement libre tant que mes quatre frères ne seront pas de retour à la Patrie aux côtés de leurs proches » a déclaré René qui, de même que ses camarades, a reçu le titre de Héros de la République de Cuba.

« L'affaire des 5 -a-t-il indiqué- est un crime qui est commis sous le regard de toute l'humanité, c'est un crime qui est commis chaque jour de l'année depuis 15 ans ».

« Pour nous, il est clair que ce ne seront pas des considérations d'ordre légal qui amèneront le gouvernement étasunien à réparer cette injustice. Celle-ci, est une affaire politique. Les lois n'ont été que l'ornement utilisé pour une vengeance : se venger de Cuba, de notre peuple dans le corps des 5 » -a-t-il relevé.

La destinée a voulu que le jour de sa naissance coïncide avec l'anniversaire du leader de la Révolution, Fidel Castro, qu'il a remercié, dans un message rendu public en octobre 2011, de leur servir de source d'inspiration.

« Pour nous c'est un honneur que de servir la cause dans laquelle vous avez servi d'inspiration au peuple cubain, que d'être vos continuateurs, que d'avancer sur le chemin que vous et Raúl Castro, vous avez ouvert. Nous serons toujours méritants de la confiance que vous avez déposée en nous ».


 



Edité par T 34 - 15 Aug 2013 à 01:19
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 18:20

Fidel Castro dédie à Hugo Chávez une partie d'un article pour son 87e anniversaire

La Havane, 14 août (RHC)- Le guide révolutionnaire cubain, Fidel Castro a signalé que le leader défunt bolivarien Hugo Chávez a été le meilleur ami qu'il a eu pendant ses années actives d'homme politique.

Dans un article à l'occasion de la célébration hier de son 87e anniversaire et que publie aujourd'hui la presse cubaine, Fidel Castro dédie plusieurs passages à relever la personnalité de feu le président vénézuélien et le courage dont il a fait preuve pour faire face à la maladie pénible qui a fauché sa vie.

Fidel Castro se réfère au livre « Hugo Chávez, ma première vie » de l'écrivain français Ignacio Ramonet qui raconte la vie de ce remarquable homme politique vénézuélien depuis sa naissance jusqu'à son accession à la présidence de son pays.

Le leader historique de la Révolution Cubaine signale qu'il est fier d'avoir contribué à l'élaboration de cette œuvre avec ses réponses au questionnaire qu'Ignacio Ramonet lui a remis.

«Beaucoup de questions sur Hugo Chávez n'ont pas été répondues » considère Fidel Castro dans son article dans lequel il aborde aussi la nécessité de la solidarité humaine pour faire face avec dignité au nombre croissant d'obstacles qui se dressent pour les habitants de la planète.

Le guide révolutionnaire ajoute que ceux qui lisent les informations quotidiennes sur de vieux et sur de nouveaux comportements de la nature et sur les découvertes de méthodes pour faire face aux problèmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain, comprendront les exigences de notre temps dans le monde actuel pillé et exploité.

Nicolás Maduro souhaite à Fidel Castro un bon anniversaire et souligne que l'histoire l'a acquitté

La Havane, 14 août (RHC)- Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a félicité le leader cubain Fidel Castro pour son 87e anniversaire.

«Bon anniversaire à un homme qui est peuple, qui est conscience de l'humanité et que l'Histoire a acquitté : Fidel... » a écrit Nicolás Maduro dans un des trois messages sur son compte Twitter qu'il a dédiés au leader cubain, tous accompagnés d'une photo.

« Toujours ensembles regardant l'avenir et avançant sur le chemin de la dignité et de l'Indépendance de notre Amérique , 87 ans de lumière.... » signalait un autre des messages, accompagné d'une photo sur laquelle on voit Fidel Castro et le président défunt Hugo Chávez.

Dans le troisième message, Nicolás Maduro a écrit : «  Ils continuent à marcher avec la force des peuples qui cherchent la vie et qui transforment en réalité La Patrie Humaine de José Martí et de Simón Bolívar ». Le texte est accompagné d'une photo montrant Hugo Chávez et Fidel Castro avec leurs uniformes militaires.

Le 87e anniversaire de Fidel Castro est célébré au siège de l'ICAP

La Havane, 14 août, (RHC) – Le 87e anniversaire du leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, a été célébré hier au siège de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples.

La présidente de l'ICAP, Kenia Serrano a rappelé que cette institution s'inspire chaque jour des idées et de l'œuvre de Fidel Castro. Elle a relevé que des milliers de messages de félicitation ont été envoyés par des amis de notre pays depuis toutes les latitudes.

Kenia Serrano a lancé un appel à suivre le legs d'Hugo Chávez, décédé le 5 mars, après avoir livré une bataille contre le cancer et l'exemple du leader cubain qui vivant, résistant et sûr continue à nous guider » -a-t-elle ajouté-.

L'ICAP a envoyé un message de félicitations à René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis pour avoir surveillé les organisations terroristes de Miami qui prenent Cuba pour cible de leurs attentats, qui a fêté hier son 57è anniversaire.

Après avoir purgé sa peine, René González était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillée durant trois ans. La juge étasunienne, Joan Lenard, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba, où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González et Antonio Guerrero, sont toujours en prison aux États-Unis.

La vice-présidente du Conseil d'État de la République de Cuba, Mercedes López, ainsi que des membres de brigades de solidarité, et du corps diplomatique accrédité à Cuba et des intellectuels ont assisté au meeting.

Source

Le 87e anniversaire du leader historique de la Révolution Cubaine est fêté dans plusieurs pays

La Havane, 14 août (RHC)- Le 87e anniversaire du leader de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, a été célébré dans plusieurs parties du monde.

Le Syndicat des Travailleurs de l'Éducation, de la Santé et ses alliés (NEHAWU), d'Afrique du Sud, a envoyé un message de félicitations au leader de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, à l'occasion de son 87e anniversaire.

« Nous saluons cette personnalité historique et politique mondiale qui est un symbole des qualités révolutionnaires, de sacrifice, d'internationalisme. Fidel Castro est notre cher héros international » a relevé le message du NEHAWU

Pour sa part, la Coordination Salvadorienne de Solidarité avec Cuba a envoyé un message de félicitation, de tendresse et d'amour au leader cubain à l'occasion de son anniversaire.

«Nous voudrions adresser à notre père politique et historique et à notre guide éthique et révolutionnaire, des salutations affectueuses sous forme d'accolades qui nous unissent dans la distance » souligne cette organisation dans un message.

De son côté, le Secrétariat National des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) a félicité le leader de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, pour son anniversaire.

«Permettez-nous, à l'occasion de votre 87e anniversaire, de vous transmettre nos salutations fraternelle et nos félicitations » souligne un communiqué rendu public à Bogota.

« En tant que révolutionnaires bolivariens et latino-américanistes, nous voyons en vous et dans votre peuple, un exemple qui inspire notre lutte et qui renforce notre esprit de lutte » souligne le communiqué.

Parmi les activités réalisées dans notre pays figure celle organisée par des chanteurs et des poètes de 12 provinces cubaines qui ont donné un grand concert dans la ville de Camagüey.

Nicolás Maduro offre deux arbres et un livre à Fidel Castro à l'occasion de son anniversaire

La Havane, 15 août (RHC) – Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a envoyé en cadeau au leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, à l'occasion de son 87e anniversaire , deux arbres vénézuéliens et un exemplaire du roman qui a remporté le prix de la dernière édition du Prix International « Romulo Gallegos ».

Nicolas Maduro a précisé qu'un petit Araguanay, l'arbre national du Venezuela et un petit Samán ont été amenés à La Havane par le lieutenant Juan Escalona qui a été l'aide-de-camp du défunt président Hugo Chávez.

Le Président vénézuélien a signalé que les petits arbres ont été offerts comme des symboles d'Hugo Chávez et de Fidel lui-même qui a demandé à savoir sur la dureté de leurs bois et qui a identifié le Samán, plu fort, au guide bolivarien.



Edité par T 34 - 16 Aug 2013 à 17:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Aug 2013 à 17:37

L'OPS met en exergue le travail de Cuba dans le contrôle et le traitement de la dengue

La Havane, 15 août (RHC)- Le représentant de l'OPS, l'Organisation Panaméricaine de la Santé à Cuba , José Luis Di Fabio, a mis en exergue le travail de notre pays dans le contrôle et le traitement de la dengue.

Dans des déclarations qu'il a faites à La Havane où il assiste au XIIIe Cours International sur la Dengue qui se tient à l'Institut de Médecine Tropicale Pedro Kouri il a indiqué :

« Cuba a une longue histoire de développement de compétences et de capacités de gestion pour faire face à des problèmes de santé publique. Depuis l'épidémie de 1981 jusqu'à aujourd'hui, Cuba est un pays qui, historiquement, s'est fait remarquer par le contrôle et la prévention de cette maladie ».

Pour sa part, le docteur Maria Guadalupe Guzmán, présidente du comité organisateur du cours a relevé que plus d'un million de cas ont été enregistrés dans notre pays depuis le début de l'année. Elle a ajouté:

«Il faut préciser d'abord le poids de la maladie ce qui veut dire, préciser les endroits où elle est présente. Le nombre de cas de dengue a augmenté et cette tendance se maintient dans la région et dans le monde. Cela doit nous amener tous à reconnaître la gravité du problème ».

De son côté, un des participants à ce cours a déclaré :

«Cet atelier constitue pour les pays qui y participent un point de repère important pour l'actualisation des connaissances ».

Le taux d'infection par VIH-SIDA reste stable à Cuba

La Havane, 15 août (RHC)- Le docteur Jorge Pérez, directeur de l'Institut de Médecine Tropicale « Pedro Kourí » , de La Havane, a fait savoir que le taux d'infection par VIH-SIDA à Cuba reste stable comme le démontre le nombre de cas détectés ces trois dernières années.

Dans des déclarations qu'il a faites à l'agence de presse, Prensa Latina, le docteur Jorge Pérez a ajouté que, cependant, l'on doit continuer à appliquer les stratégies d'éducation, d'information et de prévention au sein de la population et à encourager une conduite sexuelle saine et responsable car c'est seulement ainsi que l'on pourra éviter la transmission de la maladie -a-t-il relevé-.

Il a signalé qu'actuellement la thérapie antirétrovirale est utilisée chez un grand nombre de patients et que des recherches sont faites pour trouver de nouvelles formes de traitement, plus efficaces et avec moins d'effets indésirables, que les médicaments sont modernisés et que ceux ayant le plus de toxicité sont éliminés bien que notre pays n'échappe pas aux problèmes financiers qui affectent le monde aujourd'hui.

Au sujet de l'état actuel des vaccins, le docteur Jorge Pérez a indiqué que des chercheurs cubains travaillent dans ce domaine dans lequel sont impliqués un ensemble d'institutions scientifiques et que des avancées modestes sont faites.

Il a cité le cas d'un candidat à vaccin thérapeutique qui cherche à réduire la reproduction virale chez des patients séropositifs et du TERAVAC-VIH-1, un produit qui a pour but de renforcer la réponse immunologique du patient affecté et qui en est déjà à la phase de tests cliniques.

La CEPAL souligne l'importance de la CELAC et de Cuba, son actuelle présidente tournante

La Havane, 15 août (RHC)- Alicia Bárcena, secrétaire exécutive de la CEPAL, la Commission Économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes a mis en exergue l'importance historique de la Celac et l'autorité de son actuelle présidente tournante, Cuba, pour convoquer les pays de la région.

Dans des déclarations à l'agence de presse Prensa Latina aux Nations Unies, Alicia Bárcena a ajouté que la création de la CELAC a été l'un des événements les plus importants survenus dans l'histoire récente de la région.

Elle a relevé que Cuba a une grande autorité pour convoquer les autres pays à agir de concert pour l'application d'un agenda social beaucoup plus défini.

Alicia Bárcena, a signalé à ce propos que Cuba est un des pays ayant obtenu le plus grand nombre d'acquis dans le social, thème prioritaire dans l'agenda actuel de la CELAC.

Elle a ajouté que l'un des grands thèmes sociaux, l'égalité basée sur des droits, est débattu actuellement à Montevideo la capitale de l'Uruguay au cours de la Première Réunion Régionale sur la Population et le Développement en vue du Sommet Mondial de l'année prochaine à l'ONU.

La secrétaire exécutive de la CEPAL a inauguré, aux côtés du président uruguayen, José Mujica, cette conférence régionale à laquelle prennent part quelque 800 délégués.

Le drapeau du Congrès des CDR ondoie dans la province de Granma

Bayamo, 15 août (RHC)- Porté par 53 jeunes de la province de Granma, le drapeau du 8e Congrès des Comités de Défense de la Révolution ondoie jusqu'à demain dans des arrondissements de ce territoire.

Le parcours du drapeau a commencé mardi au Pic Turquino, le sommet le plus haut de notre pays, qui se trouve dans la Sierra Maestra, dans l'Est de notre pays. Son trajet prendra fin le 26 septembre prochain. Ce jour-là des jeunes havanais le remettront aux participants au congrès des CDR.

Mardi, le drapeau a été accueilli à Bayamo, Ville Monument National, avec des chansons et des poèmes patriotiques interprétés par des pionniers de la zone 201, dans le quartier « 26 juillet ».

Leydis Vargas, un des porte-drapeau a fait état de la fierté qu'elle a éprouvée lorsqu'elle se trouvait dans la Sierra Maestra, théâtre principal des luttes de l'Armée Rebelle, dirigée par Fidel Castro, contre la dictature de Batista.

Les jeunes porteurs du drapeau visitent des sites historiques et les communautés de Pilón, de Media Luna, de Campechuela, de Niquero et de Manzanillo pour rencontrer leurs habitants et demander que justice soit faite dans l'affaire des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis.

Ils prennent part également à des cérémonies d'adhésion de nouveaux membres des CDR ; à la formation de groupes de donneurs volontaires de sang et aux meetings d'adieu aux jeunes qui partent faire leur service militaire.

Ils ont également des débats avec des jeunes des détachements «Mirando al Mar » (Regardant la mer) qui contribuent à la surveillance des côtes cubaines.

Demain ils réaliseront des activités similaires à Yara, à Buey Arriba, à Rio Cauto, à Cauto Cristo, à Jiguaní et à Guisa.

Le groupe porteur du drapeau du congrès des CDR, formé de membres de la Fédération des Étudiants, de dirigeants de base des CDR et de donneurs volontaires de sang, le remettra demain à un groupe de jeunes de la province de Guantánamo.

L'OPS met en exergue le programme cubain de vaccination

La Havane, 16 août (RHC)- Andrea Vicari, assesseur international de l'Organisation Panaméricaine de la Santé, l'OPS, a signalé que la région des Amériques est une des plus avancées dans l'immunisation de la population et que Cuba, en particulier, possède un remarquable programme de vaccination qui lui a permis d'éliminer des maladies transmissibles comme la rougeole.

Andrea Vicari a déclaré à l'agence de presse Prensa Latina que depuis les années 80 cette affection a cessé d'être un problème sanitaire dans l'île.

Il a mis l'accent sur la grande capacité de développement qu'a notre pays et sur ses possibilités pour la mise au point de nouveaux vaccins.

Andrea Vicari, qui participe au 13e Cours International sur le Contrôle de la Dengue, qui se déroule à La Havane du 12 au 23 août, a indiqué qu'il n'existe pas encore d'immunogène efficace contre cette maladie.

« Mais -a-t-il ajouté- plusieurs études sont en cours dans le monde dont certains en sont à un stade plus avancé que les autres et il se pourrait que dans deux ou trois ans, un vaccin soit prêt pour sa commercialisation.

Pour sa part, Luis Castellanos, coordonnateur de l'Unité de Maladies Tropicales transmises par des vecteurs de l'Organisation Panaméricaine et de l'Organisation Mondiale de la Santé a signalé que 2013 est considéré comme une année épidémique de dengue pour la région des Amériques car le nombre de cas enregistrés jusqu'à présent dépasse 1 500 000.

Quelque 300 experts de diverses régions participent à ce cours dont le programme inclut des conférences et des symposiums sur la surveillance intégrée, clinique, épidémiologique, sur la virologie et l'immunologie, sur les facteurs environnementaux de risque, sur la participation communautaire et sur le contrôle du moustique Aedes Aegypti, le vecteur de la dengue.

Source

Des recherches sur la dengue sont faites à Cuba

La Havane, 16 août (RHC)- Le Docteur ès sciences, Guadalupe Guzmán, chef du département de Virologie de l'Institut de Médecine Tropicale « Pedro Kourí », l'IPK, de La Havane a relevé que des hommes de science cubains y font des recherches sur la dengue et sur le moustique Aedes Aegypti, le vecteur de cette maladie.

Guadalupe Guzmán, qui est également présidente du 13e Cours International sur la Dengue qui se tient a l'IPK, a expliqué que ces recherches incluent la virologie, l'immunologie et la génétique de l'individu,ce qui est très important dans le cas des infections symptomatiques et sans symptômes.

Elle a précisé que les études portent aussi sur la résistance du vecteur aux insecticides et sur la façon d'obtenir une participation plus active de la population au contrôle de la dengue ainsi que d'éviter l'aggravation et le décès des patients

Guadalupe Guzmán, directrice du Centre Collaborateur pour les Études sur la dengue de l'Organisation Panaméricaine de la Santé et de l'Organisation Mondiale de la Santé, a ajouté que ce mal affecte notamment les pays tropicaux pauvres dans lesquels les conditions hygiéniques et sanitaires ne sont pas les plus adéquates.

Elle a signalé que l'on constate qu'au cours des 5 dernières années, l'Aedes Aegypti est en train d'envahir même plusieurs zones du Sud de l'Europe et que la maladie a d'ores et déjà fait son apparition en France et au Portugal.

Le Cour International sur la Dengue prendra fin le 23 août. Cuba expose au cours des travaux d'aujourd'hui l'expérience accumulée pendant plusieurs années dans la prévention et le contrôle de cette maladie devant quelque 300 experts et professeurs de prestigieuses universités d'Europe, des États-Unis, de l'Argentine, du Brésil, antre autres ainsi que de représentants de l'OPS et l'OMS.

Jusqu'à présent aucun vaccin contre la dengue n'a été breveté dans le monde. Des hommes de science de l'IPK et du Centre d'Ingénierie Génétique et de Biotechnologie de La Havane travaillent à l'évaluation des candidats à un vaccin recombinant , en phase de recherche et de tests pré-cliniques.

Source

Un des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis manque des soins médicaux nécessaires

Abancay, 16 août (RHC)- Elizabeth Palmeiro l'épouse de l'antiterroriste cubain Ramón Labañino, prisonnier aux États-Unis a dénoncé dans la ville péruvienne d'Abancay que son mari marche avec difficulté à cause du manque de soins médicaux nécessaires.

Dans une interview accordée à l'agence de presse Prensa Latina. Elizabeth Palmeiro a indiqué que son mari a des problèmes pour marcher car il souffre d'une arthrose qui n'a pas été traitée de façon adéquate.

Elle a cependant relevé l'optimisme et le moral élevé que maintient Ramón auquel elle a rendu visite récemment, en compagnie de ses deux filles, dans la prison d'Ashland, au Kentucky.

Elizabeth a dit qu'elle est porteuse d'un message de gratitude de Ramón, de René et de leurs camarades Antonio Guerrero, Fernando González et Gerardo Hernández, ainsi que de leurs proches, pour le travail de diffusion qui est fait au Pérou, notamment par le Comité Péruvien de Solidarité avec les 5.

Elle a mis l'accent sur la nécessite de renforcer la solidarité internationale avec les 5 afin qu'ils soient libérés et qu'ils puissent rentrer dans leur patrie.

Elle a également appelé les Péruviens à s'informer sur l'affaire. Elle a signalé qu'il suffit d'approfondir sur elle sur Internet ou à travers des activistes solidaires , pour comprendre qu'il s'agit d'une très grande injustice dont souffrent les proches des prisonniers et le peuple de Cuba.

Les jeunes solidaires de la cause des 5 poursuivent leur parcours en bicyclette dans l'Est de Cuba

La Havane, 16 août (RHC)- Des jeunes latino-américains solidaires des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis se rendent aujourd'hui, dans la province d'Artemisa, attenante de La Havane, où ils arrivent en bicyclettes pour avoir une rencontre avec des proches de nos compatriotes emprisonnés injustement pour avoir lutté contre le terrorisme.

Les jeunes de Cuba, du Brésil, de Porto Rico, du Honduras et des États-Unis ont commencé hier un parcours de 200 kilomètres entre La Havane et Artemisa qui a eu comme point de départ le Parc Central de notre capitale où ils ont déposé une gerbe de fleurs devant le monument érigé à la mémoire de notre Héros National José Martí.

Écoutons Leandro Nassimento, du Brésil qui, au nom du groupe , a donné lecture d'un communiqué se prononçant sur l'affaire des 5 et remerciant Cuba de l'opportunité d'étudier ici:

«Aujourd'hui nous promettons aux proches de ces héros qui ont commis le crime d'aimer et de lutter pour leur peuple, que nous n'aurons pas un moment de répit tant qu'ils ne seront pas rentrés chez eux. Nous savons que pour atteindre cet objectif nous devons mobiliser l'opinion des peuples du monde. L'affaire légale des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis n'est que du bidon car elle s'inscrit sur la longue liste de châtiments imposés à un peuple qui a décidé de ne plus être esclave d'aucune puissance étrangère ».

Jesús Alejandro, de Porto Rico, Sochi Wiliams, des États-Unis, Carlos Alberto Real, de Cuba et Alex Chacón, de la province cubaine d'Holguín font également partie du groupe. Ils ont déclaré :

 L'une des phrases de José Martí : «l'Amour se paie avec de l'amour » préside à cette activité. Le peuple cubain et sa Révolution nous ont témoigné leur grand amour en nous donnant une formation professionnelle. Nous voulons les remercier avec cet acte humble. Il y a aussi une autre phrase de José Martí qui dit « Voir en toute tranquillité un crime revient à le commettre » . Donc si nous sommes au courant de cette injustice et nous ne faisons rien, nous faisons part du problème et non de la solution ».

«C'est une cause que j'appuie et je voudrais être plus conscientisée. Donc, je vois dans cette activité une opportunité à cette fin. Je crois qu'en tant qu'Étasunienne, j'ai encore plus de responsabilité pour connaître le thème et me mobiliser. Il nous revient à nous, Etasuniens de le faire car en réalité c'est nous qui pouvons faire changer la situation ».

« Par cette activité nous sommes en train de demander à tous les peuples des différents pays de nous appuyer dans cette tâche ardue que nous sommes en train de réaliser ».

« Pour moi c'est un grand honneur, une grande satisfaction que de pouvoir être ici et de représenter nos 5 compatriotes. Comme j'avais dit auparavant, je me sens Cubain comme eux car cela fait 5 ans que je suis ici, dans ce pays où je partage la vie quotidienne des Cubains. J'ai vu la culture, l'identité des Cubains. C'est un honneur pour moi que de représenter un des 5 héros qui sont injustement en prison aux États-Unis. Nous espérons qu'une solution sera trouvée à cette situation et que le gouvernement des États-Unis pourra résoudre le problème et libérer les 5 pour qu'ils puissent rentrer dans leur Patrie aux côtés de leur peuple et de leurs proches ».

Au cours de leur première escale à l'École Latino-américaine de Médecine, les 5 jeunes ont échangé des vues avec des étudiants latino-américains qui ont appuyé leur initiative en faveur de Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González et Ramón Labañino, qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillée durant trois ans. La juge Joan Lenard, l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Le parcours prendra fin mardi prochain par un meeting à l'Ecole Salvador Allende de La Havane.

Source

Une rencontre de solidarité avec les 5 est convoquée

La Havane, 16 août (RHC)- L'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples, a convoqué la Rencontre Internationale pour la Libération des 5, 15 ans ça suffit ! Qui se tiendra à La Havane le 12 septembre.

La rencontre a pour but de renforcer la campagne mondiale en faveur de la libération immédiate des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, Ramón Labañino et René González ont été arrêtés en 1998 et condamnés à de très lourdes peines de prison pour avoir surveillé les organisations terroristes de Miami afin de prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillée durant trois ans. La juge Joan Lenard, l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

La convocation de la rencontre souligne que la situation actuelle ne laisse d'autre alternative que parier sur la solidarité mondiale pour que le message en faveur des 5 parvienne au peuple étasunien.

La Juge Joan Lenard ne s'est pas encore prononcée sur les recours en appel extraordinaires ou Habeas Corpus en faveur de Gerardo, de Ramón, d'Antonio et de Fernando, indique le texte.

Il ajoute que le tribunal n'a pas non plus pris de décision concernant les demandes ayant pour but d'obliger Washington à révéler ce qu'il cache sur l'opération illégale moyennant laquelle il a organisé, dirigé et payé un groupe de journalistes et de médias qui ont lancé une campagne de propagande hostile contre les 5 avant, pendant et après le procès.

Le texte de la convocation ajoute que Gerardo attend encore qu'on lui accorde une audience au cours de laquelle il pourrait démentir la charge la plus grave et entièrement fausse qui pèse sur lui et qui lui a valu d'être condamné à deux perpétuités plus 15 ans de prison.

La Cour -précise le texte- n'a pas non plus pris de décision concernant la motion insolite du gouvernement étasunien qui prétend éliminer une partie substantielle de son Habeas Corpus. Elle ne s'est pas non plus prononcé au sujet de la demande d'exiger du gouvernement étasunien qu'il montre les images satellite de l'incident du 24 février 1996.

Ce jour là quatre avionnettes de l'organisation contre-révolutionnaire « Frères à la Rescousse », provenant des États-Unis et qui avaient violé notre espace aérien, ont été abattues par la chasse cubaine après les sommations d'usage.

La convocation souligne que des millions d'Étasuniens ne connaissent pas la vérité sur l'affaire des 5 et qu'il est donc urgent de la faire connaître à l'opinion publique, de personne à personne et à travers les nouvelles technologies de l'information et des communications.

Elizabeth Palmeiro assiste dans la ville d'Abancay, au Pérou à la 14e Rencontre Nationale de Solidarité avec Cuba qui siège pendant trois jours et à laquelle prennent part des délégations venues de plusieurs régions.

Le programme de la rencontre de représentants de Maisons d'Amitié Pérou-Cuba et d'autres organisations solidaires inclut une conférence de Gladys Hernandez, spécialiste du Centre de Recherches sur l'Economie Mondiale de Cuba.

Les travaux de la rencontre se déroulent en trois commissions dont la première est dédiée au thème du blocus étasunien contre Cuba et à la campagne médiatique orchestrée par Washington contre notre pays.

Les délégués débattent également des nouveaux défis que doit relever le mouvement péruvien de solidarité avec le peuple cubain pour faire face à ces nouvelles formes d'agression.

La seconde commission est dédiée à la lutte pour la libération des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis.

Le rôle clé de la jeunesse et des étudiants dans la solidarité avec Cuba est abordé au sein de la troisième commission. La quatrième commission se penchera sur le caractère organique du mouvement péruvien de soutien au peuple cubain.

Source

Cuba inaugure sa seconde centrale solaire photovoltaïque

La Havane, 16 août (RHC)- Cuba a mis en fonctionnement sa seconde centrale solaire photovoltaïque cette année. Elle est dotée de 5 200 panneaux solaires fabriqués à Cuba.

L'expert Sergio Salazar a indiqué que la nouvelle centrale est située dans la province de Santa Clara à quelque 300 kilomètres à l'Est de La Havane. L'on espère qu'à la fin du mois, quand elle fonctionnera à pleine capacité, elle économisera à notre pays quelque 380 tonnes annuelles de combustible fossile.

L'on estime que la centrale aura la capacité nécessaire pour produire l'équivalent de la consommation quotidienne de quelque 750 logements avec l'avantage qu'elle produira de l'électricité sans polluer l'environnement.

Sergio Salazar a ajouté que le coût de la centrale sera amorti en 10 ans et que les panneaux solaires ont une vie utile de 25 ans.

La centrale solaire photovoltaïque de Villa Clara se joint à une autre qui a été inaugurée en avril à Cienfuegos avec 14 100 panneaux solaires qui fait partie d'un ensemble de 7 centrales qui doivent entrer en fonctionnement dans les mois qui viennent dans des endroits proches des principales villes de notre pays.

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Edité par T 34 - 17 Aug 2013 à 00:04
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Des jeunes équatoriens qui étudient à Cuba envoient un message de félicitations à Fidel Castro

La Havane, 17 août (RHC)- Une caravane de jeunes de l'Équateur qui font leurs études à Cuba est arrivée en bicyclette à l'Ambassade de Cuba à Quito, la capitale de ce pays pour remettre un message de félicitations adressé au leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro.

Les jeunes, accompagnés de proches et de membres d'organisations politiques et sociales juvéniles, ont participé à une rencontre émouvante et ils ont poussé des vivats à Cuba, à Fidel et à la solidarité entre nos deux pays.

Le ministre conseiller de l'Ambassade de Cuba, Basilio Gutiérrez a exprimé sa gratitude pour l'hommage au guide révolutionnaire. Il a signalé que Fidel Castro est un exemple de la façon dont la destinée d'un homme et celle d'un peuple se sont unies.

Des dirigeantes et des fondatrices de la FMC rendent hommage à Vilma Espín

La Havane, 17 août (RHC)- Des fondatrices et des dirigeantes de la FMC, la Fédération des Femmes Cubaines ont évoqué la mémoire de la leader historique de cette organisation Vilma Espín au cours d'une des activités nationales organisées à La Havane à l'occasion du 53e anniversaire de la plus importante organisation de femmes de notre pays.

Au cours du meeting qui s'est tenu au siège national de l'organisation, l'on a projeté en première le documentaire « Vilma : la merveille de vivre » qui raconte l'histoire révolutionnaire intense de cette Héroïne de la République de Cuba et ses luttes pour obtenir l'égalité pleine de la femme et son incorporation au travail et aux diverse tâches de la société.

La rencontre a pris fin par un échange d'expériences entre des fondatrices et continuatrices de la Fédération des Femmes Cubaines, qui se sont référées aux défis que doit relever l'organisation en vue de son 9e congrès, prévu en mars 2014.

Asela de los Santos qui a été une grande amie de jeunesse de Vilma Espín a mis l'accent sur la nécessité de renforcer encore plus l'estime de soi des femmes révolutionnaires et de reconnaître leurs acquis dans tous les domaines comme l'avait fait durant des années Vilma Espín, fondatrice et leader de la FMC.

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Les CDR renouvellent leur structure

La Havane, 17 août (RHC)- Les CDR, les Comités de Défense de la Révolution, la plus grande organisation de masses de notre pays sont engagés dans un processus de restructuration et ils renouvellent leurs dirigeants de base pour rendre plus efficace leur travail.

Le coordonnateur national des CDR, Carlos Rafael Miranda, a expliqué qu'au cours d'un processus d'assemblées l'on a obtenu le renouveau d'environ 60% des postes de direction à la base dont 38,5% sont occupés par des personnes âgées de moins de 40 ans et 50% sont des femmes.

Carlos Rafael Miranda a ajouté que l'on procède aussi à la restructuration de l'organisation qui rassemble 92,6% des Cubains âgés de plus de 14 ans, afin de perfectionner son fonctionnement pour relever de nouveaux défis.

Il a ajouté que les CDR, la plus grande organisation de masses de notre pays car elle regroupe plus de 7 millions d'adhérents, sont appelés à jouer un rôle important dans la lutte contre les indisciplines sociales et contre les illégalités.

Les CDR, de concert avec la Fédération des Femmes Cubaines ont lancé récemment un appel à combattre sans trêve les indisciplines sociales à faire régner l'ordre, la politesse et la courtoisie.

Le coordonnateur national des CDR a rappelé que les 26, 27 et 28 septembre de cette année, le Palais des Congrès de La Havane accueillera le 8e Congrès de cette organisation auquel 500 délégués et invités de tout Cuba analyseront le travail réalisé et traceront des stratégies de travail pour les prochaines années.

Les CDR ont été créés le 28 septembre 1960 par le leader de la Révolution Cubaine Fidel Castro.

Andrés Gómez met l'accent sur les mesures que prend Cuba pour assurer un socialisme soutenable

Washington, 17 août (RHC)- Andrés Gómez, remarquable journaliste et directeur de la revue « Areito numérique » a signalé dans un commentaire que l'application de mesures à Cuba pour construire un socialisme soutenable se poursuit graduellement cet été.

Dans son article, Andrés Gómez indique que la nation cubaine se sent renforcée et engagée envers le développement de son processus révolutionnaire, toujours consciente de son legs historique combatif, après avoir célébré le 60 anniversaire des attaques contre les casernes Moncada, à Santiago de Cuba et Carlos Manuel de Céspedes à Bayamo ainsi que le 87e anniversaire du leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro.

«  La population suit de très près l'application des nouvelles mesures et le Parti Communiste et le gouvernement ont la confiance de la majorité du peuple en raison de la façon dont ils relèvent les défis de l'économie nationale et appliquent les propositions pour garantir les acquis du socialisme » ajoute l'article.

Andrés Gómez, qui est également directeur de la Brigade Antonio Maceo a relevé qu'à La Havane, où il a passé une partie de cet été chaleureux et humide, la vie se déroule normalement.

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Une veillée en faveur des 5 est convoquée le 12 septembre devant la Maison-Blanche

La Havane, 19 août (RHC)- Le Comité International pour la Libération des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a convoqué pour le 12 septembre une veillée devant la Maison-Blanche à l'occasion du 15è anniversaire de l'emprisonnement de nos 5 compatriotes dans ce pays.

Un communiqué rendu public par ce comité signale que durant cette journée pacifique, les participants demanderont au Président Barack Obama de permettre le retour à Cuba de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González, qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillée durant trois ans. La juge Joan Lenard, l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Le texte de la convocation indique que pour attirer l'attention sur l'affaire, les participants à la veillée se rassembleront à proximité de la Maison-Blanche et scanderont des mots d'ordre comme « Ça suffit ! Fin à l'Injustice et «Assez d'impunité !.

De prestigieux juristes et experts de diverses régions du monde se sont accordés à qualifier d'irrationnelles les peines infligées à Gerardo, à Ramón, à Antonio et à Fernando, qui vont depuis 17 ans et neuf mois jusqu'à deux perpétuités

Ramón Labañino, un des 5, envoie un message d'optimisme à Fernando González qui a eu hier 50 ans

La Havane, 19 août (RHC)- Ramón Labañino, un des 5 antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis a envoyé un message à son camarade Fernando González, qui a eu 50 ans ce dimanche, et dans lequel il réaffirme l'optimisme concernant leur retour à Cuba.

« Malgré l'emprisonnement injuste qui dure déjà depuis 15 ans et les peines arbitraires qui leur ont été imposées en 2001 au cours d'un procès entaché d'irrégularités dans la ville de Miami, nous, les 5, nous sommes optimistes » a souligné Ramón Labañino dans le message.

«Nous célébrerons le meilleur des anniversaires, tous ensembles dans notre Cuba éternelle, libre et souveraine » -a-t-il relevé- et il a souligné : «le soleil commence à laisser voir l'éclat de sa lumière ».

« Il existe parmi les 5 une sixième communication extrasensorielle » a indiqué Ramón Labañino faisant des vœux, au nom d'eux tous pour que le retour aux bras tendres de la patrie ait lieu le plus vite possible, faisant référence au fait que Fernando González aura terminé de purger sa peine en février 2014.

Il lui a également transmis la fidélité à cette fraternité née dans la noble lutte contre le terrorisme.

« Nous sommes toujours à tes côtés » a relevé le message, diffusé par le Comité International pour la Libération des 5 qui souligne enfin : «5 accolades, car nous sommes toujours 5 y compris pour nous mêmes ».

Cuba et l'Afrique du Sud renforcent leurs liens dans le domaine de l'éducation et de la santé

Pretoria, 19 août (RHC)- Cuba et l'Afrique du Sud ont renforcé ces derniers mois leurs liens de coopération dans la formation de personnel médical et para-médical- et dans le domaine de l'éducation en général.

Le docteur Alex Carreras, chef de la mission de coopération du ministère cubain de la santé publique en Afrique du Sud, a déclaré à l'agence Prensa Latina que les progrès dans les relations bilatérales sont soutenus depuis la signature du premier accord en 1995.

Il a précisé que 119 coopérants cubains liés à l'attention médicale et à la formation de personnel pour ce secteur travaillent en Afrique du Sud et que, dans le prochain trimestre, le nombre de médecins qui y seront envoyés pour soigner la population sera porté à 94.

Le docteur Alex Carreras a expliqué que Cuba a reçu plus de 3 millions de dollars en 2012 pour le travail des coopérants. Il faut y ajouter aussi les recettes des ventes de produits de la biotechnologie.

En ce qui concerne les jeunes sud-africains qui viennent faire leurs études à Cuba, il a ajouté que nos facultés de médecine accueillaient gratuitement 60 Sud-africains dont les familles ont des bas revenus et que ce nombre a été porté à 80.

À ce sujet le docteur Carreras a également signalé que Cuba a aussi exprimé à l'Afrique du Sud sa disposition d'accueillir 1000 jeunes par an qui payent pour leurs études de médecine dans notre pays des sommes raisonnables versées soit par leurs familles soit par le gouvernement sud-africain.

Il a précisé qu'en 2012, plus de 900 Sud-africains sont venus étudier à La Havane et actuellement 915 ont terminé leur première année ce qui a représenté des entrées dépassant 10 millions de dollars.

Il a indiqué qu'avant la signature de l'accord de 1995 dont la première promotion a terminé en 2004, Cuba a permis à plusieurs reprises à des Sud-africains, au milieu du régime de l'apartheid, de venir faire leur médecine chez nous en signe de solidarité.

Le nombre de travailleurs indépendants augmente à Cuba

La Havane, 19 août, (RHC)- Le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale de Cuba a fait savoir que le nombre de travailleurs indépendants a atteint, à la fin juillet, 436 342 ce qui représente une augmentation de 9%.

Le quotidien Juventud Rebelde a signalé que cette croissance par rapport à la période allant jusqu'à novembre 2012, est significative car elle a été enregistrée malgré les démissions qui se sont produites dans ce secteur.

À la fin juillet, le gros de ces travailleurs se concentrait dans les provinces de La Havane, de Matanzas, de Villa Clara, de Camagüey, d'Holguín et de Santiago de Cuba.

Le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale de Cuba a indiqué que les activités les plus représentées dans ce secteur en expansion sont l'élaboration et la vente d'aliments -13% du total-, le transport de marchandises et de passagers -10%- et la location de logements -6%-.

Ce ministère a également ajouté que du total des Cubains qui travaillent à leur compte, 68% ont ce travail seulement; 18% travaillent aussi pour l'état et 14% sont des retraités. Il a ajouté que 278 500 d'entre eux ont adhéré au système spécial de Sécurité Sociale.



Edité par T 34 - 20 Aug 2013 à 22:32
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Fidel, inépuisable révolutionnaire

L'Association France-Cuba et les éditions Bruno Leprince ont , avec l'autorisation exceptionnelle du Conseil d'État de Cuba , coédité en français un livre de Fidel Castro sur la protection de la nature et des ressources environnementales, afin de faire connaître les véritables préoccupations de cet homme extraordinaire. « Le droit de l'humanité à l'existence » est un outil exceptionnel pour le développement des consciences.

« Fidel est un révolutionnaire qui ne se fatigue jamais » est un texte, lu le 17 avril 2013 à la Maison de l'A­mérique latine, à Paris, par le journaliste et écrivain colombien, résidant en France, Hernando Calvo Ospina, lors de la présentation de ce livre, qui contient 22 « Réflexions » du dirigeant cubain Fidel Castro Ruz .*

« C'est l'un des plus grands person­nages du XXème siècle. En France, il n'y a personne qui ait sa stature, même Charles de Gaulle. Qu'on aime Fidel Castro ou pas, cet homme est un mythe vivant... » Ces mots sont ceux du grand acteur français, Pierre Richard, au cours d'une interview qu'il m'a accordée il y a 6 ans. Et oui, effectivement, Fidel, comme ceux qui comme nous admirons son parcours et son œuvre nous avons pris l'habitude de l'appeler, est un personnage hors du commun.

Par trois fois, j'ai eu l'occasion de pouvoir partager un moment de dia­logue avec lui, et ces trois moments sont restés gravés dans ma mémoire, parmi les plus importants de ma vie. J'ai aussi eu la chance de l'écouter plusieurs fois. Je ne prenais pas de note en écoutant ses analyses, car je savais que je les lirai le lendemain dans la presse cubaine. Je préférais prendre mon temps pour l'observer. Voir comment ses mains gesticulaient près de sa barbe, tandis que l'index de sa main droite s'agitait comme la ba­guette d'un chef d'orchestre. A cha­que fois, je craignais que sa voix se casse, car elle semblait enrouée, mais à chaque fois je me trompais et il par­lait plus de quatre heures d'affilée. Selon le sens de ses phrases, il était tour à tour dirigeant, professeur, compañero ou papa.

Une très longue recherche dans l'his­toire de l'humanité serait nécessaire pour savoir si un leader politique a jamais eu autant de capacités que celles dont Fidel fait preuve. Doté d'une mémoire prodigieuse, il peut réaliser à l'improviste et en un clin d'œil des calculs mathématiques. A la télévision, après un discours sur la géostratégie, il peut donner des conseils à la population sur la meil­leure manière de préparer un plat de gastronomie cubaine, au moyen d'une cocote multifonctions que le gouver­nement va distribuer à prix extrême­ment modique. Durant la guerre de libération d'Angola et contre l'état raciste d'Afrique du sud, il fut le conseiller de ses généraux et dirigea presque les principales batailles de­puis La Havane. Il est capable d'assu­rer avec anticipation le suivi de l'évo­lution d'un cyclone, pour expliquer ensuite dans les médias comment l'on doit se préparer à affronter ce cata­clysme.

Il est certain qu'il n'a pas eu la tâche facile lorsqu'il s'est permis de com­menter un match de baseball et qu'une partie de la population n'était pas d'accord avec lui parce que cela favorisait une équipe. De même qu'il n'a fait rire personne lorsqu'il a pro­posé de contrôler la consommation de rhum pour protéger la santé du peuple cubain : c'est l'une des très rares propositions de Fidel qui n'ont jamais pu être appliquées.

Autant que je sache, en une seule oc­casion on a cru qu'il était devenu fou. C'était durant un discours dans la ville de Camaguey, le 26 juillet 1989. Il déclara : « Si demain matin ou tout autre jour, nous apprenions au réveil qu'une grande guerre civile a éclaté en URSS; ou si nous apprenions au réveil que l'URSS s'est désintégrée, chose que nous souhaitons ne devoir jamais arriver... etc, etc. » J'insiste, il a prononcé ces mots en juillet 1989; et beaucoup se sont inquiétés pour le Comandante et ont pensé que le soleil lui faisait du mal. Et pourtant, deux ans plus tard, que s'est-il passé ? Dé­sintégration de l'URSS !! Fidel avait déjà analysé la voie prise par Gorbat­chev.

Et avec la disparition de l'URSS et du bloc socialiste européen arrivèrent les moments les plus difficiles vécus par la révolution cubaine, car Cuba s'est retrouvée seule au monde. Fini le pétrole, l'électricité, la nourriture... Pas mal de chats ont fini dans une casserole. Pendant presque huit ans, les Cubains ont supporté la même situation que celle de l'Europe à la fin de la Seconde guerre mondiale. Avec une différence de taille : les États- Unis distribuaient de la nourriture, à crédit, à l'Europe, alors que dans le cas de Cuba ils renforcèrent le blocus pour que la pénurie et la faim fassent couler la révolution.

Et ce 26 juillet 1989, Fidel avait éga­lement dit que même si l'URSS venait à disparaître : « même dans de telles circonstances, Cuba et la révolution cubaine continueraient à lutter et continueraient à résister ! »

Et ils ont résisté ! Le FMI et la Ban­que mondiale ne comprennent pas comment ils ont pu sortir de l'abîme sans privatiser une seule école ni un seul hôpital. J'ai cherché la réponse dans les rues de Cuba. Et beaucoup de gens m'ont répondu la même chose : « Fidel avait dit que nous al­lions nous en sortir. Et nous l'avons cru. » Et j'ose même préciser : c'est la foi en Fidel et en la révolution qu'il dirigeait qui leur a permis de s'en sortir, mais aussi la solidarité entre les Cubains qui ont partagé le peu de sel et le peu de riz qu'ils avaient.

La révolution a survécu aussi parce que Fidel et les Cubains n'ont voulu copier aucun système, ni le chinois, ni le soviétique ni un autre. Ils ont cons­truit une révolution à la cubaine. Fidel n'approuve pas les copieurs. Il a toujours dit qu'il valait mieux se tromper par soi-même. Ainsi, en 50 ans, en dépit des erreurs, Fidel et les Cubains ont façonné une autre socié­té plus égalitaire. Mais n'oublions pas que 50 années sont bien peu de temps pour se débarrasser du fardeau de cinq-cents ans de colonialisme européen et étasunien.

Fidel a été un stratège comme il y en a eu peu dans l'histoire de l'humanité. Un rêveur avec un cœur immense qui a vécu pour son peuple et pour la ré­volution : il a été un soldat de pre­mière ligne. Mais en plus, il a fait beaucoup pour beaucoup de peuples pauvres du monde. Lorsque la plu­part des gouvernements proposaient d'envoyer des troupes, il envoyait gratuitement des médecins et des professeurs. Haïti en est le dernier exemple. Je me rappelle mon incré­dulité lorsque j'ai appris que Fidel avait décidé de créer l'École Latino- américaine de médecine, pour offrir des bourses à des milliers de jeunes en provenance d'Amérique latine et aussi des États-Unis. C'était à la fin des années quatre-vingt-dix, lorsque la situation économique était encore bien difficile. Et cette école, ELAM, est toujours là, et fabrique des méde­cins pour tout le continent.

En décembre 2011, Fidel est entré dans le livre Guinness des records comme « la personne qu'on a le plus souvent tenté d'assassiner ». On cal­cule que de 1959 à l'année 2000, il y a eu 638 projets et tentatives d'assassi­nat, en grande partie menés par l'A­gence centrale de renseignement des États-Unis (CIA). Et il ne faut pas oublier que la CIA dépend directe­ment du président de cette nation. Wayne Smith, ancien chef de la Sec­tion des Intérêts des États-Unis à La Havane, m'a donné sa version des raisons pour lesquelles assassiner Fidel est devenu une obsession pour son gouverne­ment. Voilà ce qu'il m'a dit :

« Beaucoup de nos leaders poli­tiques ont cru que Cuba devait faire partie de notre territoire ; ou que nous avions le droit de décider ce qui devait s'y passer. Et si Castro n'avait pas été là, il en serait sûrement ainsi. Castro s'est converti en un obstacle qui nous défie et qui se moque de nous. Et cela, une superpuissance ne peut le sup­porter. »

Ce diplomate aurait pu ajouter que Fidel et sa Révolution ont fait bascu­ler le continent américain. Rien n'a plus jamais été comme avant, ni mili­tairement ni politiquement : Was­hington a dû réadapter toute sa stra­tégie d'empire.

Mais comment Fidel Castro a-t-il pu survivre à tant d'acharnement et de moyens mis en oeuvre ? On se sou­vient de cette après-midi du 8 janvier 1959 lorsque Fidel entra triomphant à La Havane, et au beau milieu de son discours une colombe se posa sur son épaule. Le silence se fit et dans l'as­sistance, beaucoup firent le signe de croix, devant ce qu'ils voyaient comme un signe de Dieu qui bénissait « l'élu ». Mais aucun pouvoir extra­terrestre n'aurait suffi pour assurer sa sécurité s'il n'y avait pas eu un peu­ple, à Cuba et en dehors, et de nom­breux amis de cette révolution pour le protéger.

Le 19 février 2008 j'étais à La Ha­vane. Le soleil du matin était resplen­dissant, mais l'ambiance générale était différente. Quelques heures plus tôt on avait diffusé le message de Fidel qui déclarait qu'il renonçait à ses fonctions de président du conseil d'é­tat et de commandant en chef. Il de­mandait qu'on continue simplement à l'appeler « compañero Fidel ». Il y avait souvent des larmes dans les yeux des personnes que je croisais ce matin-là. « C'est comme si un père renonçait à être père », me disait-on. Mais vers midi déjà la plupart des gens s'écriaient : « Fidel, renoncer ? Mais Fidel c'est Fidel ! Il sera tou­jours notre Commandant en chef,même après sa mort ! »

Comme pas mal de gens aiment en­tendre ça, oui je vais le dire : oui, Fi- del a commis des erreurs. C'est un être humain. En construisant, on commet des erreurs. D'autant plus lorsque l'on construit avec l'épée de la plus grande puissance placée au- dessus de la tête. Fidel en outre, a reconnu ses erreurs. Pour le savoir, il suffit de lire une partie de sa vaste œuvre intellectuelle. J'ai admiré et j'admire sa capacité de continuer à avancer tout en corrigeant ses er­reurs.

Pour toutes ces raisons et bien d'au­tres encore, j'ai pour lui un immense respect et autant d'admiration, pour le dirigeant politique, pour l'humain et pour le rêveur. Parce que grâce à lui, il n'y a pas à Cuba la misère qui règne en Amérique latine, mais aussi aux États-Unis et dans de nombreux endroits en Europe, y compris dans la belle ville de Paris. Il n'y a pas un seul enfant à Cuba qui dorme dans la rue, qui souffre de la faim, ou qui n'aille pas à l'école. Et c'est l'œuvre de Fidel. Agir pour l'avenir des enfants, c'est aussi agir pour toutes les générations et n'est-ce pas l'œuvre la plus noble et la plus grandiose ?

Et malgré tout cela, ils sont encore nombreux à traiter Fidel de dictateur et à souhaiter sa mort. Mais ceux-là ne savent pas, ou n'ont pas envie de savoir, que des millions de personnes dans ce monde ont besoin qu'il existe des Fidels. Des millions de personnes ont besoin d'un Fidel Castro Ruz qui leur permette de croire qu'ils sont des êtres humains et qu'ils ne sont pas seulement venus au monde pour souffrir.

Le médicament cubain ViDATOX30CH est présenté au Laos

La Havane, 20 août, (RHC)- Un séminaire scientifique sur le médicament cubain VIDATOX30CH a marqué sa présentation officielle au Laos, le premier pays asiatique à le breveter pour son utilisation clinique.

Au cours de la rencontre, l'Ambassadeur de Cuba dans ce pays asiatique, Waldo Reyes, a mis l'accent sur le développement atteint par Cuba, sur la coopération internationale qu'elle apporte dans le secteur de la santé et sur les relations historiques qui l'unissent au Laos.

Pour sa part, le docteur Carmen Morales, spécialiste en test cliniques du Groupe d'Entreprises Labiofam, a expliqué tout le processus de création et les caractéristiques du VIDATOX30CH dont l'efficacité a été démontrée dans l'amélioration de la qualité de vie des patients atteints de cancer.

La production de maïs de la province de Camagüey a doublé

Camagüey, 20 août (RHC/AIN)- La récolte de 438 tonnes de maïs a permis à la province de Camagüey de doubler la production de cette céréale depuis janvier dans le but de contribuer au remplacement d'importations pour la fabrication de tourteaux et à la réduction de son prix sur le marché interne.

Le site web du quotidien local « Adelante », indique que les 176 tonnes de maïs remises à l'entreprise porcine, économisent à Cuba plus de 20 000 dollars si l'ont tient compte des prix sur le marché international, qui frôlent 300 dollars la tonne.

Hernando Gutiérrez, chef du Département de Production de Cultures Variées de la Délégation Provinciale du Ministère de l'Agriculture a déclaré à Adelante que bien qu'il manque beaucoup pour parvenir à satisfaire la demande de maïs destiné à élaborer des aliments pour les animaux, les agriculteurs font d'importances avancées depuis 2010.

Il a indiqué que la province de Camagüey a prévu pour l'année en cours la production de 1 700 tonnes de maïs pour la fabrication de tourteaux ce qui représente une augmentation de 200 tonnes par rapport à l'année dernière.

« Cependant, le volume de maïs récolté dans la province est encore très loin des 12 000 tonnes nécessaires pour élaborer les tourteaux dont a besoin l'Entreprise Porcine du territoire et ravitailler les producteurs » a relevé Doris López Carrazana, analyste de la Direction de cette entité.



Edité par T 34 - 21 Aug 2013 à 23:38
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L'IPK a formé quelque 50 000 scientifiques de 88 pays

La havane, 21 août (RHC/AIN) – L'IPK, l'Institut de Médecine Tropicale Pedro Kourí, de La Havane, a formé quelque 50 000 scientifiques dont 5000 de 88 pays des 5 continents.

Dans des déclarations à l'Agence d'Information Nationale, le Docteur en sciences, Nereyda Cantelar, Professeur Titulaire, Consultante et de Mérite et vice-directrice d'enseignement de l'IPK, a expliqué que cette formation depuis 1980 inclut des maitrises , des stages de perfectionnement, des doctorats et des cours dont ont bénéficié des spécialistes de l'Amérique Latine, de l'Afrique, des États-Unis, du Canada et de l'Europe, entre autres.

Avec 163 professeurs ayant des catégories scientifiques, ce Centre Collaborateur pour la Dengue et les Maladies Virales de l'Organisation Panaméricaine de la Santé et de l'Organisation Mondiale de la Santé, est un exemple d'intégration.

Il réalise également un travail très important dans la recherche, dans la formation de cadres professionnels dans le domaine de la médecine tropicale et des maladies infectieuses, ainsi que dans l'attention médicale et dans l'épidémiologie.

Cette institution est un centre d'organisation de stages de perfectionnement de l'Université des Sciences Médicales de La Havane et une unité d'enseignement de la Faculté de Biologie de l'Université de La Havane et cela fait 5 ans elle a créé la chaire de technologie de la santé et de microbiologie.

Avec 64 Docteur en sciences, l'IPK est le siège, depuis 1987, des Cours Internationaux sur la Dengue et son vecteur, le moustique Aedes Aegipty dont la 13e édition siège jusqu'à vendredi avec la participation de plus de 300 experts de plusieurs pays.

Le Brésil embauche 4 000 médecins cubains qui travailleront dans des zones inhospitalières et pauvre

Brasilia, 22 août (AFP)- Le gouvernement brésilien a embauché 4.000 médecins cubains dans le cadre de son programme de recrutement de médecins étrangers conçu pour pallier aux manques du secteur public, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Le ministre de la Santé Alexandre Padilha a signé un accord de coopération via l'Organisation panaméricaine de santé (OPS) afin de procéder à un recrutement collectif de médecins.

"Grâce à cet accord avec Cuba, nous avons reçu, par l'OPS, des médecins correspondant aux critères établis par le ministère de la Santé. Le ministère recherchait des médecins avec une expérience professionnelle et internationale, en particulier dans des pays de langue portugaise", a déclaré le ministre à la presse.

Un premier groupe de 400 médecins arrivera dans le pays en fin de semaine prochaine et sera évalué pendant trois semaines. Le reste arrivera par groupes successifs jusqu'à la fin de l'année.

Le gouvernement va verser à chaque médecin cubain une prime de 10.000 reales (quelque 3.140 euros) dans le cadre du programme "Plus de médecins", lancé en juillet, qui a pour but d'installer des praticiens dans les villes peu attractives de l'intérieur du pays ou à la périphérie des grandes métropoles.

Les 4.000 médecins cubains travailleront dans 700 communes du nord et du nord-est du Brésil, dans les régions les plus pauvres du pays, qui souffrent d'un fort déficit de services sociaux.

Jusqu'en février 2014, en vertu de l'accord, le Brésil déboursera 511 millions de réales (159 millions d'euros environ) pour transporter les médecins cubains vers leurs lieux de travail respectifs.

En mai, Cuba avait 38.868 personnels de santé travaillant à l'étranger, dont 15.407 médecins, installés dans 66 pays d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique, selon l'Union centrale de la coopération médicale.

Source

Le succès du Programme cubain de Réadaptation Cardiaque est mis en exergue

La Havane, 21 août, (RHC)- Le docteur Eduardo Rivas, Président de la Société Cubaine de Cardiologie a signalé que le Programme communautaire de Réadaptation Cardiaque de Cuba a permis la diminution de la mortalité infantile, l'une des plus basses des Amériques.

Le docteur Rivas a expliqué que l'attention aux enfants présentant des cardiopathies congénitales s'inclut dans le programme mentionné qui a pour but la prévention, le diagnostic, le traitement et la réadaptation des patients.

Il existe, dans toutes les provinces de Cuba des services spécialisés dotés de technologie de pointe au niveau des pays développés.

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La ministre cubaine de l'éducation souligne l'engagement social des enseignants cubains

Santiago de Cuba, 22 août (RHC)- La ministre cubaine de l'éducation, Ena Elsa Velázquez a mis l'accent sur l'engagement social élevé des enseignants et des professeurs envers la lutte qui est menée dans notre pays contre les illégalités, les indisciplines sociales et contre la corruption.

Au cours d'une analyse des préparatifs pour le début de l'année scolaire 2013-2014, le 2 septembre prochain, la ministre cubaine de l'éducation s'est référée au rôle que joue ce ministère dans la réponse à l'appel lancé récemment par le président cubain, Raúl Castro à la lutte contre ces fléaux.

Ena Elsa Velázquez a ajouté qu'il ne s'agit pas d'une campagne et qu'il n'est pas non plus question d'inventer des pratiques nouvelles, mais d'appliquer ce qui est en vigueur et bien faire ce qui revient aux écoles dans leur rôle formatif, à partir de l'exemple et de la bonne formation des enseignants, des liens avec les familles et du respect des règlements.

Elle a lancé un appel au renforcement de la confiance des familles dans le système d'enseignement et à écouter leurs opinions sur le fonctionnement de ces institutions , avec la rigueur et l'affrontement conséquent, systématique et intégral à des manifestations de fraude et d'autres maux plus subtiles et néfastes.

Le nouveau Syndicat National des Travailleurs des Industries aura plus de 240 000 adhérents

La Havane, 21 août (RHC/AIN)- Ermela García, dirigeante de la CTC, la Centrale des Travailleurs de Cuba, a fait savoir que le nouveau Syndicat National des Travailleurs des Industries qui sera créé en septembre prochain, dans la capitale cubaine, aura plus de 240 000 adhérents.

Ermela García a déclaré à l'AIN, l'Agence Nationale d'Information, que ce syndicat sera formé des travailleurs des anciens ministères de l'industrie légère et de la sidéromécanique ainsi que de l'industrie chimique.

Elle a relevé que sa formation obéit à la création de nouvelles structures dans ces organismes raison pour laquelle de nouveaux syndicats ont été créés dans tout Cuba.

Ces travailleurs jouent un rôle décisif dans les plans de l'économie nationale ayant pour but d'augmenter la production, la productivité du travail et le remplacement des importations.

Parmi les membres qui composent cette classe ouvrière figurent les travailleurs indépendants qui s'incorporeront aux syndicats des centres de travail auxquels ils offrent leur production et leurs services.

Ermela García a rappelé qu'actuellement le mouvement syndical cubain est engagé dans la discussion de l'avant-projet de Loi du nouveau Code du Travail et dans la tenue des conférences provinciales dans le cadre de l'étape qui précède le 20e Congrès de la CTC, la Centrale des Travailleurs de Cuba.

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Les débats sur le nouveau Code du Travail reprendront le 26 août

La Havane, 21 août (RHC)- Plus de 3 500 assemblées de discussion de l'Avant-projet du nouveau Code de Travail se sont tenues sur les lieux de travail de notre pays. C'est un des pas très importants en vue de la tenue du 20e Congrès de la CTC, la Centrale des Travailleurs de Cuba prévu en 2014.

Ulises Guilarte , membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et président du Comité Organisateur du congrès a déclaré au quotidien Granma que le chronogramme de débats avance comme prévu et que les débats reprendront le lundi 26 août.

Il a relevé que la discussion de l'Avant-projet avec les travailleurs est un des pas à plus grande portée, signification et importance dans le chronogramme organique préparatoire du congrès de la CTC.

Il a ajoute que jusqu'à présent tous les collectifs de travail ont appuyé la modification indispensable du Code du Travail.

«Nous avons décidé de faire une pause en août -a-t-il relevé- pour éviter que la qualité des analyses ne diminue. Nous reprendrons maintenant les débats avec une plus grande intensité pour recueillir avec une plus grande précision les opinions des travailleurs » a signalé Ulises Guilarte.

Il a ajouté que l'avant-projet du Nouveau Code du Travail est actuellement au centre de l'attention des dirigeants et des structures de direction du mouvement syndical en raison de son caractère stratégique et de la valeur qu'il a car il recueille les principaux droits et devoirs qu'ont les travailleurs en matière d'emploi.

Le président du Comité Organisateur du congrès de la CTC a relevé que la plus grande preuve de maturité du mouvement ouvrier cubain a été fournie au cours des débats portant sur les salaires car bien qu'au cours de toutes les assemblées, l'accent ait été mis sur la nécessité de les augmenter, les travailleurs ont également souligné que pour ce faire il faut que certaines conditions soient réunies dont élévation de l'efficacité.

Il a également souligné que ce processus d'assemblées fera des apports qui témoigneront de la maturité de la classe ouvrière à un moment où il faut transformer le marché de l'emploi appliquant ainsi les Grandes Lignes de la Politique Économique et Sociale du Parti Communiste de Cuba et de la Révolution approuvées au 6e Congrès de l'organisation.

Gerardo Hernández remercie le journaliste étasunien Saul Landau de sa solidarité avec les 5

La Havane, 22 août (RHC)- Gerardo Hernández , un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a envoyé une lettre de remerciement et d'encouragement à son ami Saúl Landau, remarquable cinéaste et journaliste étasunien, qui souffre d'une grave maladie.

Dans la lettre, Gerardo Hernández remercie Saul Landau, au nom des 5, de sa solidarité avec leur cause et il lui explique que l'on se souviendra toujours de lui, pas seulement pour son humanisme mais aussi pour ses films centrés sur l'Amérique Latine.

Ce combattant anti-terroriste cubain se réfère dans sa lettre à l'empreinte ineffaçable que Saúl Landau a laissée dans des documentaires comme « Que le véritable terroriste se mette debout » et dans l'interview qu'il a faite au Président défunt du Chili Salvador Allende, renversé par un coup d'état fasciste le 11 septembre 1973.

Saúl Landau a rendu visite à Gerardo en prison à plusieurs reprises et le 7 août la Médaille de l'Amitié que décerne le Conseil d'État lui a été remise en raison de sa solidarité avec notre pays.

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Une faculté de droit des États-Unis organisera un forum sur les 5

La Havane, 22 août (RHC/AIN)- Le Comité National des États-Unis pour la Libération des 5 a fait savoir que la Faculté de Droit de l'Université du District de Columbia, aux États-Unis, et diverses associations d'étudiants et de juristes, organiseront un forum à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement injuste des 5 antiterroristes cubains condamnés dans ce pays.

La rencontre est prévue le 13 septembre avec la participation de Richard Klugh, l'avocat des 5 et de Danny Glover, acteur et défenseur énergique de ces combattants pacifiques condamnés en 2001, au terme d'un procès truqué à Miami, à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités.

Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Danny Glover participera aussi, le 24 octobre, en Caroline du Nord, à deux rencontres similaires qui se tiendront à l'Institut pour l'Étude des Amériques (ISA de son sigle en anglais) et à la Faculté de Droit de l'Université de Caroline du Nord-Chapel Hill

Au cours de conférences, des jeunes qui font leur droit, des professeurs et les habitants de ces communautés connaîtront la vérité sur le procès entaché d'irrégularités dont on fait l'objet Ramón Labañino, Gerardo Hernández, Fernando González, Antonio Guerrero et René González.

Ce dernier a déjà purgé sa peine et il se trouve à Cuba. Il était soumis durant trois ans, aux États-Unis, à un système draconien de liberté surveillée. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

L'on commémorera le 12 septembre le 15e anniversaire de l'arrestation des 5.

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Michael Lapsley signale qu'il a confiance dans la libération des 5

Pretoria, 21 août (RHC/PL)- Une figure emblématique dans la bataille pour un monde meilleur, le père Michael Lapsley, de l'Afrique du Sud, s'est montré confiant dans la libération des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Avec ses témoignages habituels de bonté, cet homme, qui a perdu ses deux mains à cause d'une lettre piégée envoyée par le régime raciste d'Afrique du Sud en 1990, trois mois après la libération de Nelson Mandela, a mis l'accent sur la nécessité que justice soit faite.

« J'ai eu le privilège de rendre visite à Gerardo Hernández à six reprises dans deux prisons différentes. Ces visites me laissent toujours une sensation à la fois amère et agréable, mais très douloureuse en réalité car il est innocent et il ne devrait pas être en prison » -a-t-il déclaré à l'agence de presse Prensa Latina.

Le père Michael Lapsley, directeur de l'Institute for Healing of Memories (entité consacrée à panser les blessures du passé ignominieux de l'Afrique du Sud) a expliqué qu'en général il passe, entre 3 et 5 heures avec Gerardo Hernández.

« Je suis très sensibilisé avec l'affaire des 5 raison pour laquelle j'ai écrit, il y a peu de temps, une lettre au président étasunien Barack Obama lui demandant de faire libérer Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González.

« Ce qu'il y a d'amer c'est que cela fait 15 ans que Gerardo est emprisonné et qu'il purge deux perpétuités pour un crime qu'il n'a pas commis et que, de plus, sa femme Adriana Pérez se voit refuser systématiquement le droit de lui rendre visite. Ce qu'il y a de positif c'est pouvoir converser avec un des hommes les plus brillants du monde » -a-t-il relevé-.

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Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Aug 2013 à 20:48

Les vérités objectives et les rêves

L’espèce humaine réaffirme avec une force frustrante qu’elle existe depuis environ 230 000 ans. Je ne me souviens d’aucune affirmation qui soit plus ancienne. En effet, d’autres types d’humains ont existé, comme les Néandertals d’origine européenne ; ou un troisième, l’Hominidé de Denisova au Nord de l’Asie, mais en aucun cas, il n’existe de fossiles plus anciens que ceux de l’Homo sapiens en Éthiopie.

Il existe en revanche des restes de nombreuses espèces vivantes à cette époque, comme les dinosaures, dont les fossiles datent de plus de deux cents millions d’années. De nombreux scientifiques parlent de leur existence avant l’impact d’un météorite dans l’isthme de Tehuantepec, qui provoqua la mort de ces animaux dont certains mesuraient plus de 60 m de long.

On connaît également la préhistoire de la planète que nous habitons aujourd’hui, détachée de la nébuleuse solaire et son refroidissement comme une masse compacte presque plate, constituée par un nombre croissant de matières bien définies qui progressivement allaient acquérir des traits visibles. On ignore également combien il en reste à découvrir, et les insolites usages que la technologie moderne peut apporter aux êtres humains.

On sait que les graines de certaines plantes comestibles furent découvertes et utilisées il y a environ quarante mille ans. Il existe également des preuves de ce qui fut un calendrier d’ensemencement gravé dans la pierre voilà environ dix mille ans.

Les sciences doivent nous enseigner avant toute chose à être plus humbles, étant donné notre autosuffisance congénitale. Ainsi serions-nous mieux préparés à faire face au rare privilège d’exister, et même d’en tirer parti.

Dans ce monde exploité et saccagé vivent d’innombrables personnes généreuses et dévouées, notamment les mères, que la nature a spécialement dotées d’un esprit de sacrifice.

Le concept de père, qui n’existe pas dans la nature est, par contre, le fruit de l’éducation sociale chez les êtres humains, et il est considéré comme une norme dans n’importe quel coin de la planète, depuis l’Arctique où vivent les Esquimaux jusque dans les forêts les plus torrides d’Afrique où les femmes non seulement prennent soin de la famille, mais aussi travaillent la terre pour produire des aliments.

Quiconque lit les dépêches qui tombent quotidiennement à propos d’anciens et de nouveaux comportements de la nature, ainsi que sur les découvertes des méthodes pour faire face au passé, au présent et à l’avenir, comprendra les exigences de notre temps.

Les virus se transforment de façon inattendue et frappent les plantes les plus productives ou les animaux qui permettent l’alimentation humaine, ce qui rend plus incertaine et coûteuse la santé de notre espèce, génère et aggrave les maladies, surtout chez les personnes âgées et les enfants.

Comment affronter honorablement le nombre croissant d’obstacles auxquels les habitants de la planète doivent faire face ?

Nous devons penser que plus de deux cents groupes humains se disputent les ressources de la Terre. Le patriotisme est tout simplement le sentiment solidaire le plus vaste jamais atteint. Ne disons jamais que ce fut peu de chose. Sans doute a-t-il débuté par les activités familiales de groupes réduits de personnes que les historiens ont qualifié de clan familial, pour parcourir le chemin de la coopération entre groupes de familles qui collaboraient entre eux pour accomplir les tâches à leur portée. À d’autres étapes, il y eut des luttes entre les groupes de familles jusqu’à atteindre des niveaux supérieurs d’organisation, comme le fut sans doute la tribu. Plus de cent mille ans passèrent. Cependant, les souvenirs écrits sur des parchemins sophistiqués ne datent pas de plus de quatre mille ans

La capacité humaine pour penser et élaborer des idées était déjà notable et, sincèrement, je ne crois pas que les Grecs étaient moins intelligents que l’homme actuel. Leurs poèmes, leurs textes philosophiques, leurs sculptures, leurs connaissances médicales, leurs jeux olympiques ; leurs miroirs qu’ils utilisaient pour incendier les navires ennemis en concentrant les rayons solaires, les œuvres de Socrate, de Platon, d’Aristote, de Galien, d’Archimède et d’autres qui éclairèrent le monde antique. C’étaient des hommes d’un talent inusuel.

Après un long cheminement, nous arrivâmes à l’étape contemporaine de l’histoire de l’Homme.

Des jours critiques ne tardèrent pas à se présenter pour notre Patrie, à 90 miles du territoire continental des États-Unis, après qu’une profonde crise ait frappée l’URSS.

Depuis le 1er janvier 1959, notre pays a pris en main son propre destin après 402 ans de colonisation espagnole et 59 ans de néocolonialisme. Nous n’étions plus des indigènes qui ne parlaient pas la même langue ; nous étions un mélange de blancs, de noirs et d’indiens qui formaient une nation nouvelle avec ses vertus et ses défauts comme toutes les autres. Il est inutile de dire que la tragédie du chômage, le sous-développement et un niveau infiniment bas d’éducation régnait sur l’Île. On avait des connaissances inculquées par la presse et la littérature dominante aux États-Unis, qui méconnaissaient, pour ne pas dire méprisaient, les sentiments d’une nation qui avait combattu par les armes pendant des décennies pour l’indépendance du pays, et à la fin, y compris contre des centaines de milliers de soldats au service de la métropole espagnole. Nul ne doit oublier l’histoire du « fruit mûr », prédominant dans la mentalité colonialiste de la puissante nation voisine, qui fit prévaloir sa force en refusant au pays non seulement le droit d’être libre aujourd’hui, demain et toujours, mais prétendit également annexer notre île au territoire de ce puissant pays.

Lorsque le cuirassé nord-américain Maine explosa dans le port de La Havane, l’armée espagnole, composée de centaines de milliers d’hommes, avaient déjà été vaincue, comme un jour les Vietnamiens vainquirent, grâce à leur héroïsme, la puissante armée dotée d’un armement sophistiqué, y compris de l’« agent orange », qui affecta tant de Vietnamiens leur vie durant. Nixon fut tenté plus d’une fois d’utiliser les armes nucléaires contre ce peuple héroïque. Ce n’est pas pour rien qu’il batailla pour attendrir les Soviétiques avec ses discussions sur la production d’aliments dans ce pays.

Je cesserais d’être franc si je ne signalais pas un moment amer de nos relations avec l’URSS, qui découla de notre réaction lorsque nous apprîmes la décision de Nikita Khrouchtchev, pendant la Crise d’Octobre en 1962, dont ce sera le 51e anniversaire en octobre prochain.

À la nouvelle que Khrouchtchev avait convenu avec Kennedy le retrait des missiles nucléaires du pays, je publiai un communiqué portant les Cinq points que je considérais indispensables à un accord. Le président soviétique savait qu’initialement nous avions averti le maréchal, chef des Forces des fusées stratégiques que cela n’intéressait pas Cuba d’apparaître comme un site de missiles de l’URSS, compte tenu de sa volonté d’être un exemple pour les autres pays d’Amérique latine en lutte pour l’indépendance de nos peuples. Malgré cela, le maréchal, responsable de ce type d’armement, une excellente personne, insistait sur la nécessité de disposer d’une arme qui persuaderait les agresseurs. Comme il insistait sur la question, je lui déclarai que si cela leur semblait une nécessité indispensable pour la défense du socialisme, il s’agissait donc d’autre chose car, par-dessus tout, nous étions des révolutionnaires. Je lui demandai deux heures, le temps pour la Direction de notre Révolution de prendre une décision.

Khrouchtchev avait eu une excellente attitude envers Cuba. Lorsque les États-Unis suspendirent totalement le quota sucrier et bloquèrent notre commerce, il décida d’acheter ce que ce pays cesserait d’acheter, et aux mêmes prix ; lorsque des mois plus tard, ce pays suspendit les quotas pétroliers, l’URSS nous assura la fourniture de ce produit vital sans lequel notre économie eut souffert un grand collapsus : une lutte à mort se serait imposée car jamais Cuba ne se serait rendue. Les combats auraient été très sanglants, aussi bien pour les agresseurs que pour nous. Nous avions accumulés plus de trois cents mille armes, y compris les cent mille que nous avions saisies à la tyrannie de Batista.

Le président soviétique jouissait d’un grand prestige. À la suite de l’occupation du Canal de Suez par la France et l’Angleterre, les deux puissances propriétaires du canal attaquèrent et occupèrent cette voie, avec l’appui des forces israéliennes. Khrouchtchev avertit qu’il utiliserait ses armes nucléaires contre les agresseurs français et britanniques qui avaient occupé ce site. Les États-Unis, dirigés par Eisenhower, n’étaient pas disposés à ce moment-là à s’engager dans une guerre. Je me souviens d’une phrase de Khrouchtchev, à l’époque : « nos missiles peuvent frapper une mouche en plein vol. »

Peu de temps après, le monde se vit au bord d’un très grave danger de guerre. Ce fut malheureusement le plus grave que nous ayons connu. Khrouchtchev n’était pas un leader quelconque. Pendant la Grande Guerre Patrie il s’était signalé comme commissaire en chef de la défense de Stalingrad, l’actuelle Volgograd, dans la bataille la plus dure qui ait été livrée dans le monde, avec la participation de quatre millions d’hommes. Les nazis perdirent plus d’un demi-million de soldats. La Crise d’Octobre à Cuba lui coûta sa place. En 1964, il fut remplacé par Leonid Brejnev.

On supposait que, bien qu’à un prix élevé, les États-Unis respecteraient leur engagement de ne pas envahir Cuba. Brejnev eut d’excellentes relations avec notre pays. Il nous rendit visite le 28 janvier 1974, augmenta le pouvoir militaire de l’Union soviétique, entraîna à l’École militaire de son grand pays de nombreux officiers de nos Forces armées, poursuivit la fourniture gratuite d’armement militaire à notre pays, encouragea la construction d’une centrale nucléaire à refroidissement par eau, dans laquelle s’appliquaient les mesures maximales de sécurité et apporta son soutien aux objectifs économiques de notre pays.

À sa mort, le 10 novembre 1982, Youri Andropov, le directeur du KGB lui succéda. Il présida les funérailles de Brejnev et assuma la présidence de l’URSS. C’était, à mon avis, un homme sérieux, et également très franc.

Il nous dit que si nous étions attaqués par les États-Unis nous devrions combattre seuls. Nous lui demandâmes s’ils pouvaient nous fournir les armes gratuitement comme jusqu’alors. Il répondit affirmativement. Nous lui communiquâmes alors : « Ne vous inquiétez pas, envoyez-nous les armes, les envahisseurs, nous nous en chargeons. »

Sur ce sujet, nous ne fûmes qu’un petit nombre de compagnons à être au courant, car il aurait été très dangereux que l’ennemi dispose de cette information.

Nous décidâmes de solliciter à d’autres amis suffisamment d’armes pour pouvoir compter sur un million de combattants cubains. Le camarade Kim II Sung, un vétéran et un combattant exemplaire, nous envoya cent mille fusils AK et leurs munitions correspondantes, sans demander un centime.

Qu’est-ce qui déclencha la crise ? Khrouchtchev avait perçu la claire intention de Kennedy d’envahir Cuba, sitôt prêtes les conditions politiques et diplomatiques, spécialement après l’écrasante défaite de l’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, qui fut escortée par des navires d’assaut de l’Infanterie de Marine et un porte-avions yankee. Les mercenaires contrôlaient l’espace aérien avec plus de 40 avions, entre bombardiers B-26, avions de transport aériens, ainsi que d’autres d’appui. Une attaque surprise préalable de la principale base aérienne, ne trouva pas nos avions alignés, mais dispersés en plusieurs points, ceux qui pouvaient se déplacer et ceux qui manquaient de pièces. Ils n’en touchèrent que quelques-uns. Le jour de la perfide invasion, nos avions s’envolèrent avant le petit jour en direction de Playa Giron. Disons seulement qu’un honnête écrivain nord-américain décrivit cet événement comme un désastre. Il suffira de dire qu’au terme de cette aventure, seuls deux ou trois des expéditionnaires purent retourner à Miami.

L’invasion programmée par les forces armées des États-Unis contre l’île se serait soldée par de lourdes pertes, très supérieures aux 50 000 soldats qu’ils perdirent au Vietnam. Ils n’avaient pas alors l’expérience qu’ils acquirent plus tard.

On se souviendra que le 28 octobre 1962, je déclarai que je n’étais pas d’accord avec la décision prise par l’URSS, sans consultation et ignorée par Cuba, de retirer ses missiles stratégiques, pour lesquels des rampes de lancement étaient en construction, au total 42. J’expliquai au président soviétique que nous n’avions pas été consultés à ce sujet, une condition essentielle de nos accords. L’idée se résume en une phrase : « Vous pouvez me convaincre que je suis dans l’erreur, mais vous ne pouvez pas me dire que je suis dans l’erreur sans me convaincre », et j’énumérai cinq points qui se maintenaient irrévocables : l’arrêt du blocus économique et de toutes les mesures de pression commerciales et économiques que les États-Unis exercent contre notre pays dans le monde entier ; l’arrêt de toutes les activités subversives, le lancement et le débarquement d’armes et d’explosifs par air et par mer, l’organisation d’invasions mercenaires, l’infiltration d’espions et de saboteurs, toutes sortes d’actions réalisées depuis le territoire des États-Unis et de certains pays complices ; l’arrêt des attaques pirates organisées depuis les bases existantes aux États-Unis et à Porto Rico ; l’arrêt de toutes les violations de notre espace aérien et naval par des avions et des navires de guerre nord-américains ; et le retrait de la base navale de Guantanamo, ainsi que la restitution de ce territoire cubain occupé par les États-Unis.

Il est amplement connu également que le journaliste français Jean Daniel avait interviewé le président Kennedy après la Crise d’Octobre. Celui-ci lui raconta l’expérience très difficile qu’il avait vécue, et lui avait demandé si j’avais réellement conscience du danger de ce moment. Il demanda au journaliste français de voyager à La Havane, de s’entretenir avec moi, et d’éclaircir cette interrogation.

Celui-ci vint à La Havane et sollicita l’interview. Je lui donnai rendez-vous cette nuit-là et lui fit savoir que je souhaitais le voir pour m’entretenir avec lui sur cette question, et je lui suggérai de nous rencontrer à Varadero. À notre arrivée, je l’invitai à déjeuner. Il était midi. J’allumai la radio et à cet instant une dépêche glaciale informa que le président avait été assassiné à Dallas.

Il n’y avait pratiquement plus rien à discuter. Je lui demandai par contre de me parler de sa conversation avec Kennedy ; il était réellement impressionné par sa rencontre. Il me dit que Kennedy était une machine à penser, il était réellement traumatisé. Je ne le revis plus. Pour ma part, je fis des recherches autant que je pus, ou plutôt j’imaginai ce qui s’était passé ce jour-là. Le comportement de Lee Harvey Oswald fut étrange. Je sus qu’il avait tenté de venir à Cuba peu de temps avant l’assassinat de Kennedy, et l’on suppose qu’il tira avec un fusil semi-automatique à viseur télescopique contre une cible en mouvement. Je connais parfaitement bien le maniement de cette arme. Au coup de feu, le viseur bouge et l’on perd la cible un instant, ce qui ne n’est pas le cas avec un autre type de système de visée de n’importe quel fusil. Le viseur télescopique, à puissances variées, est très précis si on l’appuie, mais est incommode s’il s’agit d’un objectif en mouvement. On dit qu’il y eut deux tirs mortels consécutifs en quelques fractions de secondes. La présence d’un individu, dont on connaissait les activités, qui tue Oswald et de surcroît dans un commissariat de police, bouleversé par la douleur que devait éprouver l’épouse de Kennedy, semble une plaisanterie cynique.

Johnson, un grand magnat du pétrole, ne perdit pas une minute à prendre l’avion en direction de Washington. Je ne veux pas faire d’accusations : c’est leur affaire, mais le fait est que leurs plans prévoyaient de compromettre Cuba dans l’assassinat de Kennedy. Des années plus tard, le fils du président assassiné me rendit visite et dîna avec moi. C’était un jeune plein de vie qui aimait écrire. Quelques temps plus tard, alors qu’il voyageait par une nuit d’orage vers une île de vacances dans un petit avion, il semble qu’ils ne trouvèrent pas la piste et leur avion s’écrasa. Je connus aussi à Caracas l’épouse et les jeunes enfants de Robert Kennedy, qui fut procureur, et négocia avec l’envoyé de Khrouchtchev, et qui fut assassiné. Telle était la marche du monde à l’époque.

Arrivé presque au terme de ce récit, qui coïncide avec le 13 août, 87e anniversaire de son auteur, je vous prie de m’excuser pour toute imprécision. Je n’ai pas eu le temps de consulter des documents.

Les dépêches de presse abordent pratiquement tous les jours de préoccupantes questions qui s’accumulent à l’horizon mondial.

Noam Chomsky, selon le site web de la chaîne de télévision Rusia Today, a déclaré : « La politique des États-Unis est dessinée pour augmenter la terreur. »

« Selon le prestigieux philosophe, la politique des États-Unis est dessinée de manière à augmenter la terreur au sein de la population. "Les États-Unis mènent la campagne terroriste internationale la plus impressionnante jamais vue […], les drones et la campagne des forces spéciales"…»

"La campagne des drones est en train de créer des terroristes potentiels"

" À son avis, il est absolument inquiétant que le pays nord-américain mène d’une part une campagne massive de terreur, qui peut générer contre lui de potentiels terroristes, et d’autre part proclame qu’il est absolument nécessaire de disposer d’une surveillance massive pour se protéger du terrorisme".

Selon Chomsky, il existe de nombreux cas semblables. L’un des plus flagrants, à son avis, est celui de Luis Posada Carriles, accusé par le Venezuela d’avoir participé à un attentat dans lequel ont péri 73 personnes.

Aujourd’hui, je conserve un souvenir particulier du meilleur ami que j’ai eu durant mes années d’homme politique actif – qui très humble et pauvre s’est forgé dans l’Armée bolivarienne du Venezuela – : Hugo Chavez Frias.

Parmi les nombreux livres que j’ai lus, imprégnés de son langage poétique et descriptif, il en est un qui distille sa riche culture et sa capacité d’exprimer en termes rigoureux son intelligence et ses sympathies, à travers les plus de deux mille questions formulées par le journaliste, également français, Ignacio Ramonet.

Le 26 juillet de cette année, alors qu’il était venu à Santiago de Cuba à l’occasion du 60e anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, il m’a dédicacé son livre : Hugo Chavez : ma première vie.

J’ai éprouvé la saine fierté d’avoir contribué à l’élaboration de cette œuvre, parce que Ramonet m’avait soumis à ce questionnaire implacable, qui malgré tout servit d’entraînement à l’auteur dans cet exercice.

Le pire, c’est que je n’avais pas conclu ma tâche de dirigeant lorsque je promis de le relire.

Le 26 juillet 2006, je tombai gravement malade. Dès que je compris que ce serait définitif, je n’ai pas hésité une seconde à proclamer le 31 que je renonçais à mes responsabilités de président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, et je proposai que le camarade désigné pour accomplir ces tâches occupe immédiatement ses fonctions.

Il me restait à conclure la relecture promise de Biographie à deux voix. J’étais alité, je craignais de perdre connaissance alors que je dictais et parfois je m’endormais. Cependant, jour après jour, je répondais aux questions endiablées qui me semblaient interminablement longues, mais j’ai tenu bon jusqu’à ce que j’aie terminé.

J’étais loin d’imaginer que ma vie se prolongerait sept années de plus. C’est ainsi que j’ai eu le privilège de lire et d’étudier beaucoup de choses que j’aurais dû apprendre plus tôt. Je pense que les nouvelles découvertes nous ont tous surpris.

Sur Hugo Chavez, beaucoup de questions sont restées sans réponse depuis le moment le plus important de son existence lorsqu’il prit possession de ses fonctions comme président de la République du Venezuela. Il n’existe pas une seule question à répondre sur les moments les plus brillants de sa vie. Ceux qui l’ont connu savent bien la priorité qu’il donnait à ces défis idéologiques. Homme d’action et d’idées, il fut surpris par une maladie extrêmement agressive qui le fit beaucoup souffrir mais à laquelle il fit face avec une grande dignité et une profonde douleur pour sa famille et ses amis proches qu’il aima tant. Bolivar fut son maître et le guide qui orienta ses pas dans la vie. Tous deux partagèrent la grandeur suffisante pour occuper une place d’honneur dans l’histoire humaine.

Nous attendons tous maintenant Hugo Chavez : Ma seconde vie. Sans lui, personne ne pourrait mieux écrire la plus authentique des histoires.

 

Fidel Castro Ruz

13 août 2013

21h15

Premier mois de fonctionnement
des coopératives dans le secteur du transport

Fidel Rendon Matienzo

UN mois après l’entrée en fonctionnement des premières 124 coopératives non agricoles, il serait prématuré de faire des conjectures sur cette nouvelle forme de gestion qui s’inscrit dans la dynamique du processus d’actualisation du modèle économique cubain.

D’abord parce que ces coopératives se mettent en route progressivement à mesure que les associés créent les conditions matérielles, contractuelles et d’organisation, en partant de leurs propres apports.

Dans le transport par exemple, une coopérative a été officiellement inaugurée le 1er août à Artemisa, après l’obtention de sa personnalité juridique, de son compte bancaire, et la location de 32 semi omnibus.

« Cette entreprise assure le transport de passagers sur environ 20 lignes qui incluent la zone urbaine du chef-lieu de la province, et des connexions entre les municipalités, les communautés et les hameaux ruraux », a expliqué Ricardo Cordova, son président.

« Cette nouvelle forme de gestion bénéficie aux 69 associés, car elle permet une augmentation de leurs revenus calculés en fonction de la recette quotidienne ; elle apporte également une plus grande autonomie de certains services, après l’accomplissement des missions de transport en commun sur les lignes et aux horaires établis », a signalé Rodolfo Pizarro, un des chauffeurs.

« Ainsi, durant la période d’essai, les véhicules ont transporté en moyenne 11 500 personnes par mois, et des lignes desservant des zones difficiles d’accès ont été rouvertes, ce qui a eu un impact positif sur la vie de la population d’Artemisa », a signalé Oslaida Amador, la directrice du transport de l’entreprise.

Par ailleurs, on peut voir dans les avenues de la capitale les taxis « ruteros », bien identifiés, confortables et propres et bien accueillis par le public. Une solution qui réduit les difficultés auxquelles doit faire face quotidiennement le service de transport en commun.

Martin Betancourt, 60 ans et 42 ans d’expérience dans le secteur du transport public, vient d’être désigné président d’une de ces coopératives de taxis collectifs à La Havane, créée à partir d’un ancien terminal appartenant à l’État. Selon ses déclarations à la presse : « la différence est notable, mais c’est beaucoup de responsabilités. »

Avec ses associés, ils ont écrit leurs propres statuts ; ils se sont unis à une coopérative semblable afin de multiplier le nombre de véhicules en location avec lesquels ils travaillent, et ils prévoient une augmentation de leurs revenus. Ils ont obtenu des facilités de paiement sur 5 à 10 ans pour la location du bâtiment et des véhicules qui appartiennent à l’entreprise d’État où ils étaient salariés auparavant.

Outre ce type de contrat de location, ces nouvelles entreprises ont des caractéristiques communes : un personnel réduit, des facilités de crédit bancaire, des avantages fiscaux, l’accès à des cours de formation, ainsi que des employés plus motivés. « Il n’y a pas de tierce personne, c’est nous qui prenons les décisions, et nos perspectives sont bonnes », a déclaré Alexander Leyva, un ingénieur mécanicien de 32 ans, qui dirige une des deux coopératives de taxis de La Havane.

À La Havane, une coopérative de reconstruction de véhicules vient d’être créée, sous le nom La Base 10, située entre les rues Via Blanca et Primelles, dans le quartier du Cerro.

Selon les déclarations à Radio Rebelde de Marcelo Gonzalez Ojeda, président de son bureau directeur, l’entreprise propose des services de tôlerie, de peinture et de tapisserie pour des personnes juridiques, et ses meilleurs clients sont Etecsa, Cubataxis, Transtur et Rencar.

L’entreprise est composée de 55 associés, employés depuis plus de 10 ans dans cette entreprise, conscients que désormais, il s’agit d’une entreprise à des fins économiques et sociales, constituée volontairement à partir de l’apport de chacun, et que la gestion collective est essentielle.

Le tôlier Williams Alba Rodriguez sait très bien qu’il faut « mettre à profit la journée et que l’on ne peut pas perdre de temps, car cela affecte le travail des autres associés ; nous devons couvrir les frais avec nos revenus. J’attends beaucoup de ce nouveau modèle de gestion, y compris des retombées sur mon salaire », a-t-il conclu.

Pour le tapissier, Jorge Luis Blanco, depuis les débuts de la coopérative, le 1er juillet, on travaille sur le principe du volontariat et de l’aide mutuelle : « Nous sommes ici pour nous entraider », signale-t-il.

Les histoires de ces travailleurs de coopérative coïncident avec les commentaires de Grises Trista, la responsable du Perfectionnement d’entreprise de la Commission de mise en œuvre et de développement des Orientations, adoptées par le 6e Congrès, lorsqu’elle affirmait qu’« il est important de préciser un point : au sein des coopératives le salaire n’existe pas, mais on effectue une avance des bénéfices qui, après le paiement des obligations fiscales, seront répartis entre les associés en fonction du travail de chacun. Et, dans la mesure où la productivité augmentera, les revenus seront plus importants. »

Appel à la manifestation devant la Maison Blanche en faveur des Cinq

WASHINGTON (PL).— Une manifestation devant la Maison Blanche est prévue le 12 septembre prochain, à l’occasion du 15e anniversaire de l’arrestation aux États-Unis des cinq Cubains antiterroristes, condamnés lors d’un procès injuste qui s’est tenu à Miami.

Pendant cette journée pacifique, les manifestants exigeront du président Barack Obama qu’il rende à leur patrie Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez, toujours incarcérés dans des prisons fédérales, souligne un communiqué du Comité international pour la liberté des Cinq, à l’initiative de cette action.

Les participants s’installeront à proximité de la Maison Blanche avec des pancartes portant des slogans tels que : Maintenant, ça suffit ! Fin à l’injustice ! Fin de l’impunité pour Posada Carriles ! et Liberté pour les Cinq tout de suite, afin d’attirer l’attention de l’opinion publique nord-américaine sur cette affaire.

Par ailleurs, des membres du Comité international et des amis solidaires se rendront au siège du Congrès, donnant suite ainsi aux visites effectuées à plusieurs congressistes en juin dernier, lors des deuxièmes journées 5 journées pour les 5 Cubains, organisées à Washington.

Il est prévu également que du 11 au 17 septembre, l’auteur canadien Stephen Kimber s’exprime à propos de son dernier livre What Lies Across the Water: The Real Story of the Cuban Five (Ce qu’il y a de l’autre côté de la mer : la véritable histoire des cinq Cubains), lors de sept conférences publiques sur la côte Est du pays, précise le communiqué.

À Boston, capitale du Massachussetts, Stephen Kimber sera accompagné du linguiste étasunien, philosophe et politologue Noam Chomsky, et à New York, de Martin Garbus, un des membres de l’équipe d’avocats des Cinq.

Ce livre est le résultat d’un long travail de recherche, notamment la consultation par l’auteur de plus de 20 000 pages des actes du procès le plus long de l’histoire des États-Unis.

Les spécialistes ont signalé le caractère irrationnel des condamnations purgées par Gerardo Hernandez (double perpétuité plus 10 ans), Ramon Labañino (30 ans), Antonio Guerrero (21 ans plus 10 mois et 5 ans de liberté surveillée) et Fernando Gonzalez (17 ans et 9 mois).

Après avoir purgé 15 ans de prison jusqu’en 2011, René est passé à un régime de liberté surveillée pendant plus d’un an aux États-Unis. Il se trouve maintenant à Cuba après une procédure qui avait pour condition l’abandon de sa citoyenneté étasunienne.

Le Comité international a rappelé à plusieurs reprises que les actions en faveur de la libération des Cinq doivent s’intensifier. « On ne peut pas attendre leur libération après l’accomplissement de leur peine, car l’un d’eux, Gerardo, n’a pas de date de sortie ».

Un panel de l’Organisation des Nations Unies contesta en mai 2005 la détention illégale et arbitraire des antiterroristes cubains, en concluant à l’époque dans un jugement historique « qu’il était nécessaire de remédier immédiatement à cette situation ». Cependant, à ce jour, le gouvernement étasunien a fait la sourde oreille.

 
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L'OPS fait l'éloge du système cubain de surveillance épidémiologique cubain

La Havane, 24 août, (RHC)- Luis Gerardo Castellanos, chargé des maladies tropicales au sein de l'OPS, l'Organisation Panaméricaine de la Santé a fait l'éloge du système cubain de surveillance épidémiologique.

Luis Gerardo Castellanos participe, ici, à La Havane, au 10e Cours International sur la dengue qui se tient au siège de l'IPK, l'Institut de Médecine Tropicale « Pedro Kouri ».

Dans des déclarations qu'il a faites à Radio Havane Cuba il a signalé :

« La dengue est un problème de santé publique très complexe. Elle affecte toutes les régions du monde. Elle est en train de devenir une maladie transmise par des vecteurs à plus grand rayon d'action dans le monde. C'est un problème qui affecte les pays riches et les pays pauvres et qui dépasse le secteur de la santé. Son attention concerne d'autres secteurs des gouvernements et des sociétés. C'est un problème de santé publique qui s'aggrave dans toutes les régions du monde. Il constitue un grand défi car il n'existe ni des médicaments spécifiques ni des vaccins pour le prévenir. Il y a, à ce propos plusieurs initiatives dans le monde de la part de plusieurs gouvernements et institutions. Il y a 7 ou 8 entreprises qui travaillent à la mise au point de vaccins. Elles en sont toutes à différentes phases des tests pour démontrer le niveau d'efficacité que le vaccin peut avoir. Mais je crois que la création d'un vaccin n'est pas envisageable dans les 4 ou 5 prochaines années ».

Au sujet du système cubain de surveillance épidémiologique, Luis Gerardo Castellanos a indiqué:

«L'IPK, l'Institut de Médecine Tropicale « Pedro Kouri » est l'un des plusieurs centres qui collaborent avec l'OPS dans le thème de la dengue. Nous travaillons de façon très coordonnée avec lui dans différents aspects de contrôle et de laboratoire. Nous sommes très optimistes au sujet des avancées que nous pouvons obtenir dans les années à venir. Nous espérons qu'elles seront productives pour pouvoir renforcer la capacité de réponse que nous voulons obtenir dans les Amériques.

Je crois que Cuba a une grande force. C'est un pays où nous avons beaucoup appris. Je crois que pour ce pays le contrôle des vecteurs reste un défi. Je ne crois pas que Cuba ait résolu son problème. Elle est, cependant l'un des pays ayant l'une des structures les mieux organisées pour le combattre et nous bénéficions de l'expérience qu'elle a accumulée pour essayer de mettre en place des structures similaires dans d'autres pays.

L'Institut de Médecine Tropicale « Pedro Kouri » coopère avec l'OPS non seulement dans le domaine de la dengue, mais aussi de la leptospirose, de la tuberculose, de l'immunisation, de la lèpre, du VIH-SIDA. Nous avons pu collaborer avec l'Institut dans une vaste gamme de thèmes de santé publique ».

Le deux poids deux mesures des États-Unis concernant le terrorisme est critiqué

La Havane, 22 août (RHC)- La politique de deux poids deux mesures que mène le gouvernement des États-Unis au sujet du terrorisme et vis-à-vis de Cuba a été critiqué à Pretoria par le père Michael Lapsley, personnalité sud-africaine qui a signalé qu'il a encore l'espoir que des changements réels se produisent.

Michael Lapsley a rappelé la récente visite à son pays du président étasunien, Barack Obama qui a visité la prison de Robben Island où Nelson Mandela a purgé 18 des 27 ans qu'il a passés en prison.

Le père Lapsley a signalé qu'Obama a tenu des propos d'admiration et d'éloge mais qu'il n'a rien dit, et ce qui est pire, les médias non plus, sur le maintient du Centre de Détention et de tortures de la Base Navale de Guantánamo située sur une portion du territoire cubain que les États-Unis occupent contre la volonté du gouvernement et du peuple cubains.

Le père Michael, comme on l'appelle affectueusement, a signalé qu'il a rendu visite en mars à Gerardo Hernández, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, qui est toujours enfermé dans une prison de haute sécurité dans ce pays.

« Gerardo est une personne exceptionnelle et cela fait 15 ans qu'il purge deux perpétuités ; ses camarades Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González sont toujours en prison et René González a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba » -a-t-il précisé.

Ce prêtre sud-africain a souligné que Washington dénature les faits concernant les 5 et Cuba.

Interrogé sur la prochaine mise au vote à l'Assemblée Général de l'ONU de la résolution demandant la levée du blocus étasunien contre Cuba, il a indiqué que l'isolement des États-Unis est évident.

« Je fais partie de ceux qui croient dans la voie négociée. Je pense que des solutions pourraient être trouvés à beaucoup de problèmes dans le monde à la table de dialogue, Mais la volonté est nécessaire. Si la Maison-Blanche a normalisé ses relations avec le Vietnam, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas en faire autant avec Cuba » -a-t-il souligné-.

»Dans ce contexte, un des premiers gestes devrait être la libération inconditionnelle de Gerardo, d'Antonio, de Ramón et de Fernando » a souligné l'actuel directeur de l'Institute for Healing of Memories, entité consacrée à panser les blessures du passé ignominieux du régime de l'apartheid en Afrique du Sud.

Ivan Melnikov demande la levée du blocus étasunien contre Cuba

Moscou, 24 août (RHC/PL)- Le premier vice-président de la Douma, la Chambre Basse du Parlement Russe, Ivan Melnikov, a souligné qu'après l'échec du plan d'invasion directe contre Cuba, les États-Unis ont opté, sans succès, pour la tactique du blocus économique, financier et commercial.

Lors d'un meeting au cours duquel un groupe de vétérans de la Crise des Missiles, en octobre 1962, a reçu la Médaille pour le 50e anniversaire de la première visite du leader cubain Fidel Castro en Union Soviétique, Ivan Melnikov a qualifié de génocidaire et d'inhumaine une telle politique.

«Depuis plus d'un demi-siècle, l'île de la liberté est soumise à ce siège malgré les protestations du monde entier » a ajouté Ivan Melnikov qui est également candidat à Maire de Moscou, au cours de la cérémonie qui a eu lieu au siège du groupe communiste de la Douma.

Il a rappelé que l'Assemblée Générale de l'ONU vote chaque année, à une majorité écrasante une résolution qui demande la levée du blocus étasunien contre Cuba. Il a précisé que seuls les États-Unis et un ou deux de leurs alliés votent contre.

« Cependant, les États-Unis continuent à mener une politique inhumaine contre Cuba et contre son peuple » -a-t-il relevé-.

En sa qualité de membre de la Douma et du Conseil de l'Europe, Ivan Melnikov a rappelé que ces organes condamnent aussi le blocus de Cuba.

« Nous sommes contents, fiers et sûrs du fait que malgré l'énorme pression qu'exerce cette puissance, le peuple cubain et ses dirigeants avancent sur le chemin qu'ils ont choisi, en faveur du développement national et ayant la justice sociale comme priorité » a souligné le vice-président de la Douma.

Pour sa part, le second chef de la mission diplomatique cubaine en Russie, Alejandro Simancas, a signalé que le meilleur résultat de la Crise des Missiles a été la fraternité qui s'est établie entre Cubains et Soviétiques.

«Le seul fait qu'à ce moment-là les combattants cubains et les soldats et les officiers soviétiques étaient disposés à lutter ensembles pour Cuba, sans différences, avec une seule idée, a été le plus positif de cette crise » a indiqué le diplomate cubain.

 

Il a ajouté que jusqu'à ce moment-là, l'on connaissait peu à propos du peuple soviétique et de l'envoi à Cuba de plus de 40 000 effectifs ainsi que sur les échanges qu'a généré cette présence dans tous les domaines.

 

Alejandro Simancas a également souligné que 7 mois plus tard, avait lieu la première visite en Union Soviétique du leader de la Révolution Cubaine Fidel Castro. Il a relevé que l'on en commémorera cette année le 50e anniversaire.

 

« Si lors de la Crise des Missiles, l'amitié entre nos deux peuples s'est renforcée, la première visite de Fidel Castro en ex-URSS a consolidé la base de la coopération étroite entre nos deux pays » a enfin indiqué Alejandro Simancas.


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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Aug 2013 à 23:13

Lettre à Obama

 
 

Les Cinq comme Nelson Mandela sont restés dignes et fidèles à leurs convictions durant toutes ces années de leur longue détention, qui n’est hélas pas terminée pour quatre d’entre eux...

Monsieur le Président,

Lors de votre séjour en Afrique du Sud vous n’avez pu être reçu par Monsieur Nelson Mandela. Ce grand homme qui a eu 95 ans le 18 juillet dernier était trop affaibli pour vous rencontrer.

Nul doute que si vous aviez pu avoir un échange avec Nelson Mandela, il vous aurait parlé des cinq patriotes Cubains Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Fernando González, René González et Ramón Labañino dont la vie présente de nombreuses similitudes avec la sienne.

Le 18 septembre prochain marquera le quinzième anniversaire de l’arrestation de ces Cubains qui ont reçu des encouragements du monde entier, et parmi eux, ceux du peuple d’Afrique du Sud, et de Nelson Mandela en personne..

Les Cinq comme Nelson Mandela ont été injustement jetés en prison, et ont été condamnés à de lourdes peines après une parodie de procès.

Les Cinq comme Nelson Mandela sont restés dignes et fidèles à leurs convictions durant toutes ces années de leur longue détention, qui n’est hélas pas terminée pour quatre d’entre eux.

Les Cinq comme Nelson Mandela ont lutté contre l’apartheid, et trois d’entre eux ont même combattu en Angola.

Pendant les 17 interminables et épouvantables mois d’isolement dans leurs cellules de la prison de Miami, le trou, penser au sort de Nelson Mandela a été pour les Cinq une source de réconfort qui les a aidés à ne pas sombrer dans la folie.

A la famille de Mandela, lors d’une visite privée durant votre séjour en Afrique du sud, vous avez déclaré que cet homme était une source d’inspiration personnelle et une source d’inspiration pour le monde.

Monsieur le Président, laissez-vous guider par cette source d’inspiration, et libérez les Cubains. Vous en avez la possibilité. Vous agiriez ainsi dans le sens de la justice, et rendriez possible de nouvelles relations entre votre pays et Cuba. Ce serait le plus bel hommage rendu à Nelson Mandela.

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie


Cuba se esfuerza por ampliar la superficie boscosa del país hacia 2015
 


Edité par T 34 - 26 Aug 2013 à 01:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Aug 2013 à 22:02

Les zones boisées augmenteront d'ici 2015 à Cuba

La Havane, 26 août (RHC)- L'indice de zones boisées à Cuba atteindra 29,4% de la superficie totale de notre pays en 2015.

Des experts de l'Institut cubain des Recherches Agro -forestières indiquent que l'application du Programme National de Reboisement rend possible l'augmentation des bois afin de satisfaire les besoins de l'économie du pays et de protéger l'environnement.

Les chercheurs s'accordent à signaler que la restauration des sols endommagés par l'exploitation minière à ciel ouvert et la plantation de mangroves dans les zones côtières sont des objectifs prioritaires à Cuba.

Les médecins cubains prêtent leurs services par solidarité et par amour à la vie

Brasilia, 26 août (RHC/PL)- «Les Médecins cubains sont venus au Brésil pour prêter leurs services par solidarité et par amour à la vie » a relevé à Brasilia, le docteur Marcia Cobas, vice-ministre cubaine de la santé publique.

« Nous travaillons sur la base du principe de la coopéra, de la solidarité et nous donnerons notre soutien au peuple brésilien, aux côtés de médecins de ce pays, pour sauver des vies humaines » a relevé Marcia Cobas au cours de l'ouverture d'un cours de perfectionnement pour des spécialistes de Cuba et d'autres pays, incorporés au programme « Plus de Médecins », lancé par le gouvernement fédéral.

Après avoir relevé que 40 000 personnels médicaux et paramédicaux de Cuba travaillent dans 58 pays du monde, elle a souligné que les spécialistes de l'île sont arrivés au Brésil à la suite d'une demande de l'OPS, l'Organisation Panaméricaine de la Santé.

« Nous allons travailler dans des endroits où il n'y a pas de médecins. Nous allons transmettre des connaissances, de l'expérience et apprendre aussi du système public de santé de ce pays sud-américain » -a-t-elle indiqué-.

Accompagnés du ministre brésilien de la santé, Alexandre Padilha, le docteur Marcia Cobas a salué cette initiative de la présidente Dilma Rousseff, de parier sur une vie plus saine pour ses concitoyens, car les peuples ont besoin de santé pour se développer.

La Vice-ministre a expliqué que les 400 médecins cubains, présents dans les villes de Brasilia, de Fortaleza, de Recife et de Salvador de Bahía, ont plus de 16 ans d'expérience, qu'ils ont accompli des missions dans d'autres pays et qu'ils sont arrivés au Brésil pour transmettre leurs connaissances et pour contribuer, aux côtés d'autres spécialistes étrangers, à améliorer la santé de la population.

« Cuba n'exporte pas des médecins. Elle exporte des services de santé » et maintenant nous exprimons notre solidarité et notre amour aux frères et sœurs du Brésil » -a-t-elle relevé-.

En vertu de l'accord de coopération signé par le ministère cubain de la santé publique et l'OPS, l'Organisation Panaméricaine de la Santé, sur le travail de médecins cubains dans les services d'attention primaire au Brésil, l'on prévoit l'arrivée dans ce pays de 4 000 praticiens cubain d'ici la fin de l'année.



Edité par T 34 - 28 Aug 2013 à 01:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2013 à 21:17

Fidel Castro souligne que Cuba continuera à résister au blocus criminel des États-Unis

La Havane, 28 août (RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, a relevé que les États-Unis tenteront toujours de faire pression sur Cuba comme ils le font vis-à-vis de l'ONU et d'autres organisations. Il a réaffirmé que le peuple cubain résistera le temps qu'il sera nécessaire au blocus criminel du puissant empire.

Dans des réflexions que publie aujourd'hui la presse cubaine sous le titre «Le mensonge tarifé » Fidel Castro lance une mise en garde au sujet de la gravité des événements qui sont sur le point de se produire faisant ainsi allusion à une imminente agression militaire étasunienne contre la Syrie.

Fidel Castro a insisté sur le danger réel d'extinction de l'espèce humaine dans un délai de 10 ou 15 ans. Il a signalé que seule la vérité donnerait un peu plus de bien-être et un souffle d'espoir pour éviter que cela n'arrive.

Après avoir relevé que tous les membres de l'OTAN et un nombre réduit de pays producteurs de pétrole du Moyen Orient, alliés de l'empire, garantissent le ravitaillement du monde en combustibles d'origine végétale, Fidel Castro a attiré l'attention sur le fait que l'obtention d'énergie provenant de la fusion nucléaire de particules d'hydrogène tardera au moins 60 ans.

« L'accumulation des gaz à effet de serre continuera donc à augmenter à un rythme accéléré à cause des investissements astronomiques en technologies et en équipement » a signalé le leader historique de la Révolution Cubaine.

Dans une autre partie de ses réflexions, Fidel Castro a cité des dépêches récentes d'agences de presse qu'il a qualifiées de classiques et qui sont bien connues en raison des services sophistiqués qu'elles prêtent aux États-Unis et qui ont diffusé l'information selon laquelle Edward Snowden avait été obligé de s'installer en Russie car Cuba avait cédé aux pressions des États-Unis.

« Je ne sais pas si quelqu'un en particulier a dit quelque chose ou non à Snowden, car ce n'est pas ma tâche » -a-t-il précisé- mais il a laissé implicite dans ses réflexions son admiration pour ce que l'ex agent de sécurité des États-Unis a apporté au monde en révélant la politique malhonnête du puissant empire.

Le Congrès des CDR abordera des thèmes politiques, économiques et sociaux médullaires

Guantánamo, 28 août (RHC/AIN)- Carlos Manuel Miranda ,membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et Coordonnateur National des CDR, les Comités de Défense de la Révolution a signalé que le 8e Congrès de cette organisation, prévu en septembre prochain à La Havane, débattra de thèmes d'une importance cruciale pour notre pays.

Carlos Manuel Miranda a remis le drapeau cubain à la délégation de la province de Guantánamo qui prendra part au congrès, au cours d'une cérémonie qui a eu lieu sur la Place de la Révolution « Mariana Grajales » à laquelle a assisté Dennis Legrá, premier secrétaire du Parti Communiste de Cuba à Guantánamo.

Carlos Manuel Miranda a souligné que le congrès contribuera à renforcer l'engagement de cette organisation envers la défense du socialisme mais -a-t-il ajouté- il ne deviendra pas à lui seul une solution magique pour la réalisation des tâches importantes que nous avons devant nous.

Parmi ces tâches il a cité le renforcement de la surveillance révolutionnaire, le fonctionnement intégral des organisations de base et des arrondissements ainsi que le travail politique et idéologique avec les masses et en particulier avec les jeunes.

Plus de 3000 membres des CDR de la province de Guantánamo, dont les membres de la FMC, la Fédération des Femmes Cubaines, impulsent le projet appelé « Sans trêve contre les indisciplines sociales » ayant pour but de combattre ce fléau.

C'est une des tâches par lesquelles, ils saluent le 8e congrès des CDR, dédié à la jeunesse,une couche de la population hautement représentée aux tâches de direction de la principale organisation de masses de Cuba.

Source

Cuba économise 20 millions de dollars grâce à l'utilisation rationnelles des sources d'énergie

La Havane, 27 août (RHC)- Un plus grand contrôle sur les sources d'énergie dans les entités de l'État et dans le secteur résidentiel a permis à Cuba d'économiser 20 millions de dollars dans l'achat de combustible pour la production d'électricité.

De janvier au 15 août, notre pays a cessé de consommer à cette fin 40 000 tonnes de pétrole qui garantissent durant trois jours le ravitaillement des différentes centrales électriques cubaines et la production de 150 gigawatts/heure.

Dans des déclarations à l'AIN, l'Agence d'Information Nationale, Ramsés Montes, directeur de l'ONURE, le Bureau National pour l'Utilisation Rationnelle de l'Énergie, a signalé que parmi les facteurs qui ont rendu possible ces résultats figurent le perfectionnement du travail des Conseils Énergétiques et une meilleure planification de l'utilisation de l'énergie.

La mission de ces groupes, créés en 2009, était en principe d'obtenir le respect du plan de dépense d'électricité prévu et maintenant, ils cherchent également une plus grande efficacité et que les indices de production et de consommation soient conformes aux indicateurs fixés.

Il a signalé que le secteur étatique à réduit de 4,1% son plan de consommation et que le secteur résidentiel à réussi à respecter les chiffres prévus, ce qui n'était pas le cas durant les deux dernières années.

La Havane obtient la mortalité infantile la plus basse de son histoire

La Havane, 27 août (RHC)- Mario Pérez, chef du Programme d'Attention à la Mère et à l'Enfant, à La Havane, a fait savoir qu'avec un taux de 3,52 pour mille entre janvier et août de cette année, la capitale cubaine a obtenu la mortalité infantile la plus basse de son histoire.

Il a signalé :

« Il y a un travail conjoint pour améliorer plus les indices. C'est un acquis de la Révolution qu'il faut préserver ».

Pendant l'année en cours, La Havane a également réduit le taux de mortalité maternelle et le nombre de naissances a augmenté de 300 par rapport à la même période de l'année 2012.

Actuellement, entre 60 et 65 enfants naissent en moyenne chaque jour dans les maternités havanaises.

Jorge Pérez a indiqué à ce propos :

«C'est un acquis important qui est le fruit du travail réalisé pour faire augmenter le taux de natalité dans notre pays ».

Le plus récent rapport sur l'état mondial de l'enfance indique que Cuba est le pays d'Amérique Latine ayant le taux le plus bas de mortalité infantile, avec des indices similaires à ceux des pays développés. Jusqu'au 26 août, 11 927 naissances avaient été enregistrées à La Havane qui a actuellement un taux de mortalité infantile de 3,52 pour mille le plus bas de son histoire.

Source
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Abel Prieto : "Le concept politique de privatisation est absolument exclu à Cuba" (CubaDebate)

 
 

« Obama est, sans doute, une personne avec plus de capacités. Mais tout est une trame de pouvoir » avertit Abel Prieto, une voix de poids dans le processus révolutionnaire. « Les changements à Cuba n’impliquent pas le retour au capitalisme » insiste-t-il. Prieto, actuellement député et ex-ministre de la culture de Cuba est venu à Buenos Aires en Juillet dernier pour participer à des activités académiques.

Atilio Boron : Je voudrais pour commencer, te demander une réflexion sur la place importante que la révolution Cubaine à toujours accordé à la culture, ce qui est souvent éclipsé par l’accent presque exclusif qui est mis sur les transformations économiques et politiques mises en œuvre depuis le début de la révolution.

Abel Prieto : Atilio, souviens toi de cette phrase de Fidel , quand il a dit qu’une révolution ne peut être que fille de la culture et des idées .Un concept très Martien et très Gramscien à la fois et qui a beaucoup à voir aussi avec les idées du Che, au sujet de la création d’un homme nouveau, et c’est ce qui définit réellement la transformation socialiste de l’être humain et son environnement .Ce que la révolution cubaine a réellement apporté (d’une façon ou d’une autre, avec des zigzags, des reculs, des difficultés, des obstacles qui paraissaient parfois insurmontables) c’est l’hégémonie des idées du socialisme en termes culturels. Qu’est-ce qui a permis au peuple de Cuba de résister pendant ces terribles années 90 sinon les convictions très fortes et une conscience très claire que nous devions défendre l’espace conquis pour les idées de justice, pour les idées de démocratie authentique ? Il me semble que cela a tenu à la campagne d’alphabétisation mise en route immédiatement, à la création de l’Imprimerie Nationale, la Maison des Amériques, l’Institut de Cinéma (ICAIC), c’est-à-dire, tout l’appareil de protection du patrimoine culturel de la nation depuis ces premières années, et la démocratisation de l’accès à la culture. En mettant l’accent sur différents points et en différentes étapes, la culture a toujours été une priorité pour Fidel, comme ça l’est maintenant pour Raul. Et nous pouvons dire que cela est une des conquêtes qui définissent notre socialisme.

A B : Nous pouvons dire que c’est une conquête fondamentale, plus irréversible qu’aucune autre. Le fait que la Maison des Amériques ou le ICAIC aient été des institutions créées par la Révolution cubaine, avant même d’autres qui avaient à voir avec la vie économique, ou avant même la législation agraire, m’a toujours impressionné.

A P : L’Institut National de Réforme Agraire, l’INRA, a été créé au début de la révolution, mais la première loi de l’Assemblée Nationale dès que la révolution a été institutionnalisée, a été celle du Patrimoine Culturel.

A B : L’impact de la culture Nord- Américaine dans les Caraïbes a toujours été traditionnellement très fort et immédiat et on a l’impression qu’à Cuba, il est de plus en plus difficile de résister à cette influence. Jusqu’à quel point cela est-il vrai, et si ça l’est, comment peut-on contrecarrer ce processus ?

A P : A Rosario, quand j’ai parlé du « Socialisme et l’homme à Cuba » du Che, je me souvenais qu’il disait qu’il fallait combattre les tares du passé. Le problème c’est qu’aujourd’hui les tares du passé font partie de la bataille quotidienne et effectivement le message consommateur, frivole, le message, disons, pro-yanqui, avec une certaine idéalisation de ce monde Nord Américain, a infusé dans certains segments de notre population et je pense que cela contamine l’atmosphère spirituelle de Cuba. Mais j’ai une foi très grande que même dans les pires conditions, l’identité culturelle cubaine aura la capacité de résister. Evidemment nous ne pouvons pas laisser cela livré à un processus spontané. Il faut aider ces processus, il faut aider à créer de nouveaux paradigmes.

A B : Il y en a qui disent qu’avec l’actualisation du modèle socialiste, Cuba revient au capitalisme. C’est une chose que l’on nous demande en permanence. Qu’en penses-tu ?

A P : Tout d’abord il faut savoir que les documents du récent Congrès du Parti ont été discutés par toute la population et enrichis par les gens au cours des discussions Et dans ce document, on parle de formes de gestion non gouvernementales, on ne parle pas de privatisation ou de propriétés non gouvernementales ; on parle de formes de gestion non gouvernementales. Nous louons des terres à des coopératives ou des familles, des paysans qui ont l’obligation de rendre la terre productive, mais la propriété c’est l’état cubain qui la conserve au nom de tout le peuple. C’est tout le contraire de la privatisation, et le principe de base est qu’aucune personne ou entité qui s’occupe de la production ou aucun des services de formes non gouvernementales n’acquière de la propriété. De toutes façons, c’est cette entreprise gouvernementale socialiste, avec à présent d’avantage d’attributions, plus de liberté d’action et une plus grande efficacité sans les entraves administratives qui lui liait les mains, qui va nous sortir de la crise. Nous ne toucherons pas, par exemple au concept de la santé universelle gratuite pour tous les cubains, qui nous a apporté les taux de mortalité infantile équivalents à ceux du monde développé. Nous ne toucherons pas à l’accès à l’éducation universelle et gratuite que nous avons aujourd’hui, c’est-à-dire que chaque cubain peut selon son effort, son talent et ses capacités passer de l’école primaire jusqu’à l’université sans payer un centavo . Rien de tout cela n’est négociable, aucune de ces choses ne sera privatisée et nous ne privatisons rien. Il est important que cela soit clair. Le concept politique de privatisation est absolument exclu.

A B : La presse de droite a donné une énorme diffusion à la version selon laquelle un million de personnes, d’employés du public, seraient renvoyés et on a parlé d’ajustement sauvage.

A P : Cela n’est pas vrai. Ce que nous avons fait, c’est identifier avec beaucoup de sérieux et de rigueur, les personnes qui sont réellement nécessaires dans l’appareil administratif. C’est vrai qu’on a dit que beaucoup de gens étaient en trop dans l’appareil, mais de là à mettre ces gens à la rue c’est quelque chose qui n’a rien à voir avec nos idées ni avec l’idée sur laquelle Raul insiste tant et qui est anticapitaliste par définition : nous ne délaisserons , nous ne délaisserons pas une seule famille .

A B : Que se passe t-il aujourd’hui avec la jeunesse à Cuba ? Y a-t-il eu un processus de dépolitisation dans de vastes secteurs de la jeunesse cubaine ? Pas en tous, parce qu’il y a un secteur très fortement politisé. Comment vois-tu cela ?

A P : Tu sais que Raul aborde ce sujet sans détours. Le fait est que la génération qui attaqua la Moncada, qui lutta dans la montagne, va bientôt disparaitre pour des raisons biologiques. Il a parlé de ça à l’Assemblée Nationale, quand Miguel Diaz-Canel a été élu vice-président du conseil d’état et des ministres. Raul a mené un processus de promotion de jeunes à des postes essentiels. Aujourd’hui, beaucoup de nos ministres sont très jeunes. Actuellement dans notre Conseil d’état, il y a aussi Bruno Rodriguez, notre ministre des relations extérieures, qui est aussi un homme très jeune, avec une grande expérience en tant que cadre de la jeunesse. Et dans le Comité central et à L’Assemblée Nationale il y a plein de jeunes avec des valeurs extraordinaires. Je crois qu’il y a une avant-garde de jeunes très politisés et très déterminés à mener à bien le processus révolutionnaire. Je vois qu’il y a beaucoup de jeunes qui veulent discuter, qui veulent participer ; je crois que ces espaces là se consolident et que ce défi est un des plus grands que doit affronter aujourd’hui le Cuba révolutionnaire. Maintenant va avoir lieu le congrès de l’Union des Journalistes de Cuba*, parce que notre presse ne remplit pas bien son rôle. Il y a longtemps déjà, on avait souligné dans une résolution du bureau politique le besoin que l’on a, d’une presse critique qui aide à combattre les problèmes, la bureaucratie, les erreurs. Quelques pas ont été faits ; tu sais que maintenant à Granma le vendredi, il y a une rubrique de courrier des lecteurs ou des accusations importantes sont faites, et un journalisme d’investigation se met en place pour affronter le sujet de la corruption et aussi celui du comportement et de la mentalité bureaucratique, réfractaire à tous changement. Raul mène une très dure bataille avec la bureaucratie.

A B : Cette jeunesse veut pouvoir voyager à l’étranger, voir d’autres pays.

A P : Depuis le début de la révolution, on a pu voir à Cuba tout le cinéma capitaliste, le grand cinéma européen, italien, français, le cinéma nord américain, celui de grande qualité mais aussi celui de moins bonne qualité. A l’inverse de l’Union Soviétique par exemple nous pensons qu’empêcher de connaitre l’extérieur ne mène nulle part. C’est une grave erreur qui conduit seulement à ce que les gens idéalisent ce monde qui leur est interdit.

A B : Qu’a signifié pour vous l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche ?

A P : Le blocus se maintient intact. Et une chose qui ne se divulgue pas dans le monde c’est que l’administration d’Obama est beaucoup plus efficace que celle de Bush pour poursuivre les banques et les entreprises qui violent le blocus établi par les lois Helms-Burton et Toricelli. Certaines entreprises ont du payer des amendes de plusieurs millions. Et l’administration d’Obama est très efficace pour cela, pour le harcèlement envers Cuba, surtout dans le domaine financier. Qu’a apporté de nouveau Obama ? Je te dirai quelques visas pour les artistes et les universitaires bien que les artistes qui voyagent aux Etats-Unis font seulement des voyages promotionnels. C’est à dire qu’aucune agence cubaine qui représente un artiste ne peut tirer un bénéfice de cette tournée. Evidemment ça intéresse les artistes parce que c’est un marché important sur le plan artistique mais eux non plus ne peuvent pas toucher de dividendes comme n’importe quel artiste qui fait une tournée aux Etats-Unis. Ils leur imposent une espèce de diète du porte-monnaie. Ils ne peuvent pas recevoir de dividendes, et ils ne peuvent pas non plus toucher de droits d’auteur pour leurs œuvres quand elles sont interprétées par d’autres artistes.

A B : Mais s’ils donnent un concert et que les entrées se vendent…..

A P : Ils ne peuvent pas toucher un centavo sur les entrées. C’est interdit par la loi du blocus.

A B : Et ça continue…

A P : Ca continue de façon stricte et cruelle…Obama a permis à des groupes d’étudiants et d’universitaires Nord-américains, avec des licences déterminées, de venir ici. Cela a été le grand changement dont on a parlé. Ce n’est pas un grand changement, c’est sûr. Par contre la loi d’ajustement cubaine se maintient strictement. Même le lobby le plus véreux et radical est inquiet et dit qu’avec sa réforme migratoire Cuba pourrait préparer un nouveau Mariel et « remplir Miami de communistes ».

A B : Explique ce qu’est la loi d’ajustement, pour ceux qui ne la connaissent pas.

A P : C’est une loi incroyable qui permet aux cubains par le simple fait de mettre un pied aux Etats-Unis de recevoir un permis de séjour d’un an tout d’abord, et ensuite la résidence définitive . C’est un cas unique. Les Etats-Unis ont deux politiques migratoires : une pour le reste du monde et une autre seulement pour Cuba. Imagine toi : les Mexicains ou les Centraméricains peuvent être tués s’ils passent la frontière mais le Cubain a cette possibilité ; ce qui permet au gouvernement Nord-américain d’en tirer un parti propagandiste. Mais maintenant ils ont un argument en moins. Avant, les Cubains pouvaient sortir, il y avait ce qui s’appelait le permis de sortie, qui vient de l’époque où les Batistiens, les criminels, les tortionnaires, ceux qui avaient fait des malversations au trésor public, ont commencé à quitter le pays, dans les années 59,60. Ensuite, les gens pouvaient sortir de Cuba mais sous certaines conditions : une lettre d’invitation de l’étranger et le fameux permis de sortie. Ces conditions ont été supprimées. Aujourd’hui pour sortir de l’île il suffit au Cubain d’avoir un passeport valide et le visa correspondant. Et il n’y a pas eu d’exode après cette réforme, loin de là. Fidel a dit un jour que le « socialisme doit être l’œuvre d’hommes et de femmes libres », c’est-à-dire que ça ne peut pas se construire si on a le sentiment d’être captif.

A B : Et au sujet des cinq ? René est rentré à Cuba….

A P : René est rentré, J’ai eu la chance de le voir et d’observer comment les gens réagissent. Alicia Alonso a organisé un spectacle de danse pour les cinq au théâtre Mella et René y était. Et j’ai été impressionné par le nombre de gens qui venaient le voir, pour l’embrasser, se photographier avec lui. Mais Obama n’a pas fait ce qu’il aurait dû.

A B : Oui, parce que s’il le veut, il peut gracier les cinq.

A P : Non, il ne l’a pas fait alors qu’il peut le faire. Evidemment, souviens toi de ce qu’avait dit Fidel : « Clinton a rendu Elian à Cuba parce que les sondages montraient que plus de 60% des étatsuniens pensaient qu’il fallait rendre cet enfant à son père. Et Fidel a dit aussi que « quand nous parviendrons à ce que l’opinion publique étatsunienne soit favorable à la grâce, ils seront graciés ». Parce que les présidents des Etats-Unis fonctionnent ainsi : non pas en fonction de principes éthiques mais par rapport aux sondages. Nous sommes face à quelqu’un, Obama, qui, comparé à Bush, est un homme intelligent, qui s’exprime bien. Bush est un monstre d’ignorance et de méchanceté. Obama c’est sûr, a plus de capacités. Mais c’est une structure de pouvoir. Si on est à la tète de l’empire, c’est pour appliquer une politique impériale au pied de la lettre.

A B : Obama a ratifié la qualification de Cuba comme pays qui appuie le terrorisme.

A P : C’est une honte ! Cuba est la grande victime du terrorisme qui est généré par les Etats-Unis ; guerre biologique, attentats dans des hôtels, bombes, sabotages. Cuba a tout subi. Et eux, ils ont là-bas un terroriste avéré et condamné, Posada Carriles, libre à Miami ; et Orlando Bosch qui est mort dans son lit alors qu’il était un grand criminel.

A B : Un grand criminel. Il y a peu de temps, on a inauguré la bibliothèque Bush à l’Université Méthodiste de Sud (à Dallas, Texas) et il y avait là tous les ex présidents encore vivants des Etats-Unis : Bush père, Bush fils, Carter, Clinton, et évidemment Obama. Quelqu’un a demandé à Chomsky ce qu’il pensait de ce spectacle et il a dit : « Bon, vous avez là plein de criminels de guerre ! ».Tous ensembles, souriants, ils ont l’air de gens bien mais ce sont des criminels de guerre.

A P : C’est ça. Ce sont des criminels de guerre.

Note : * L’expression correspond à un moment préalable au congrès.

Traduit de l’espagnol par irisinda

Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2013 à 21:42

L'actualisation du modèle économique cubain se fait sans nuire aux travailleurs

Saint Domingue, 31 août (RHC)- Guillermo Farriol, président de la Société de Droit du Travail et de la Sécurité Sociale de la République Dominicaine, a signalé que l'actualisation du modèle économique et social cubain se fait sans nuire aux travailleurs.

« Ce processus a lieu en tenant compte de l'incidence directe que les mesures appliquées pourraient avoir sur la population et sur la vie individuelle de chaque personne » a relevé ce juriste au cours de la journée de clôture de la 2e Rencontre République Dominicaine -Cuba sur le Droit du Travail et la Sécurité Sociale.

Guillermo Ferriol a ajouté qu'actuellement 436 000 Cubains ont opté pour l'une des 181 variantes de travail indépendant après la restructuration des institutions et des entreprises et administrations de l'État.

Il a signalé que le système cubain qui se construit depuis le triomphe de la Révolution , le 1er janvier 1959, a toujours appliqué le principe consistant à n'abandonner personne à son sort et qu'il est respecté aussi actuellement.

Guillermo Ferriol s'est également référé à la possibilité qu'ont les travailleurs cubains d'apporter des idées et des suggestions au cours de l'actuel processus de discussion de l'avant-projet du nouveau Code de Travail.

Au cours de la clôture de la rencontre dont la première édition a eu lieu à Cuba en octobre dernier, le président de la Troisième Salle de la Cour Suprême de Justice de la République Dominicaine, Manuel Ramón Herrera, a relevé que maintenant nos deux pays sont plus unis dans le domaine juridique.

«Cuba, que nous aimons beaucoup et à laquelle nous unissent des liens historiques, représente la dignité de l'Amérique Latine, a souligné l'avocat, qui a été l'un des signataires d'un accord pour la tenue de la troisième rencontre à La Havane, en 2014.

LABIOFAM met au point le produit Bananina pour une alimentation saine

La Havane, 31 août (RHC-AIN)- Le groupe d'Entreprises LABIOFAM a mis au point le produit appelé Bananina, une sorte de farine de banane légume séchée, qui a de grandes valeurs nutritives et qui permet une alimentation saine.

Le directeur de LABIOFAM, José Antonio Fraga, a expliqué, ici, à La Havane, que parmi d'autres propriétés, la Bananina contient 52% de fibre diététique, c'est un protecteur cellulaire riche en potassium et en polyphénol et qu'elle contient presque tous les éléments du Tableau Périodique de Mendeleïev.

José Antonio Fraga a ajouté que le potassium, naturel dans ce cas précis, est essentiel en cas de tumeurs et qu'il est nécessaire pour les personnes qui souffrent d'hypertension, de diarrhées ou de troubles respiratoires.

Il a indiqué que la Bananina a un effet prophylactique protecteur du système digestif et gastro-intestinal et qu'elle peut également être utilisée dans la fabrication de pains et de gâteaux ou consommée telle qu'elle se trouve dans son emballage.

Les Facultés de Médecine de Cuba accueilleront près de 86 000 étudiants cette année scolaire

La Havane, 30 août (RHC)- Le ministère cubain de la santé publique a fait savoir que les Facultés de sciences médicales de notre pays accueilleront près de 86 000 étudiants pendant l'année scolaire 2013 qui débute début septembre.

Rien que dans la spécialité de médecine, le nombre d'étudiants atteint, entre Cubains et étrangers, 47 700.

Pour la formation des étudiants des sciences médicales, Cuba dispose de plus de 36 000 professeurs et d'un réseau d'universités dans la quasi totalité des provinces de notre pays.

Les étudiants sont formées dans 13 spécialités parmi lesquelles figurent la médecine générale la stomatologie, la Licence en Infirmerie, la Bio-analyse Clinique ainsi que la rééducation et l'Ophtalmologie.


Des débats sur l'utilisation de l'énergie photovoltaïque auront lieu à Cuba

La Havane, 31 août (RHC/AIN)- L'Atelier Cuba FV siègera les 25 et 26 octobre à l'Institut de la Science et de la Technologie des Matériaux, de l'Université de La Havane pour promouvoir le développement de l'énergie photovoltaïque à Cuba à court, à moyen et à long terme.

Les thèmes inclus au programme de la rencontre incluent des débats sur la réduction du coût de l'énergie photovoltaïque dans notre pays et sur la part qu'elle peut représenter de la production de l'électricité que consomme notre pays.

Le docteur en sciences, Daniel Stolik, chercheur de cette entité et professeur titulaire de l'Université de La Havane a relevé que parmi les thèmes figurent également l'augmentation de l'exploitation sûre et efficace des systèmes qui ont déjà été installés et leur potentiel d'application dans des chambres froides, dans des stations de pompage d'eau et dans d'autres installations.

Daniel Stolik a relevé que le fait de parier sur l'énergie photovoltaïque et sur les autre sources d'énergie renouvelable constitue un pas essentiel sur la voie conduisant à l'indépendance électro-énergétique de la nation et à la lutte progressive contre les effets du réchauffement global de la planète.

J’ai agi par conviction


• Fernando Gonzalez Llort vient d’avoir 50 ans le 18 août. Il n’en avait que 35 à l’aube de ce samedi 12 septembre 1998, lorsque les forces du FBI ont brisé ses rêves, mais elles ne sont pas parvenues à briser ses principes

Deysis Francis Mexidor

UN affectueux baiser de Rosa – cette femme aux yeux clairs, immenses et profonds – c’est ce dont Fernando Gonzalez Llort aurait besoin en ce moment. Il ne peut pas. Tout comme il n’a pas pu se réveiller à ses côtés depuis de longues années. Tout comme il a été privé de manger le manioc avec sa sauce, ce plat créole que seule Magali, sa mère, sait cuisiner comme il l’aime, et qu’elle n’a jamais plus cuisiné depuis que son fils est absent.

Et cette mélancolie grandit en lui à mesure que s’approche la date du retour.

Un retour après un emprisonnement injuste, une sentence injuste, comme le fut tout le procès à Miami qui, un jour de décembre 2001, le condamna ainsi que Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez et René Gonzalez Sehwerert – cinq hommes unis dans le combat pour protéger la vie –, à de longues peines d’emprisonnement aux États-Unis.

Fernando Gonzalez Llort vient d’avoir 50 ans le 18 août. Il n’en avait que 35 en ce petit jour du samedi 12 septembre 1998, lorsque les forces du FBI ont brisé ses rêves, mais elles ne sont pas parvenues à briser ses principes.

« Avoir 50 ans me donnent la satisfaction d’avoir agi selon les convictions que m’ont inculquées ma famille et la Révolution. Elles me permettent également de comprendre que la vie continue, que la tâche de m’améliorer en tant qu’être humain, en tant qu’homme, en tant que révolutionnaire, en tant qu’époux, est une tâche dont on ne peut jamais dire qu’elle est achevée. C’est la perspective que m’offre cet anniversaire. »

Ses paroles nous arrivent d’une prison de l’Arizona. Il ne s’agit pas d’une interview. Impossible. Ce sont les réponses que la journaliste a pu obtenir à travers un bref entretien téléphonique…

Que sont 50 ans dans la vie d’un homme ?

Ce n’est rien vu depuis la perspective de l’histoire de l’Homme comme espèce biologique, ni même depuis la perspective de l’Histoire du pays dans lequel on vit et où l’on exerce son métier. Par contre, 50 ans pour un être humain, du point de vue de la vie personnelle, on a coutume de dire que c’est « la moitié de la roue », encore que pour plaisanter, je dise que « ma roue dentée » a plus de 150 dents, si bien que je suis encore loin de la moitié. Je crois que le plus important, c’est de se sentir heureux de ce que l’on fait, que cela n’implique pas un niveau de satisfaction tel qu’il empêche de se proposer des objectifs ou d’assumer de nouveaux défis ou des projets.

Cela ne signifie pas que l’on ait eu raison en tout ou que l’on ait mis à profit au maximum le temps vécu. La prison donne l’occasion de penser, d’évaluer, pour progresser si l’on tire parti du temps de façon positive.

C’est pourquoi, 50 ans dans la vie d’un homme peuvent être un bon moment pour faire un bilan et gagner en expérience afin de poursuivre son chemin. Un chemin encore long, et j’espère que le développement de la science et des progrès médicaux, ainsi que la culture que je pourrai acquérir, permettront qu’il soit encore beaucoup plus long.

Les paradigmes

Le Che et Camilo [Cienfuegos] sont mes paradigmes. Il me semble que ce sont des exemples pour la majorité des révolutionnaires de ma génération. Cette opinion n’est ni le résultat d’une enquête ni d’une étude sociologique, je peux me tromper.

Mais ce sont les figures de notre Histoire la plus récente qui ont laissé une marque profonde dans notre formation. Évidemment, je n’ai connu personnellement ni le Che ni Camilo. Mais dès l’enfance, nous étions très impressionnés par ce que l’on nous enseignait à l’école.

Ensuite, pendant mon adolescence, grâce aux lectures et aux commentaires de ceux qui les avaient connus, qui avaient partagé avec eux les dangers et les tâches de la Révolution, ainsi que des écrits les concernant, j’ai approfondi cette image qui avait été semée en moi depuis l’enfance. Plus tard, une fois adulte, l’étude plus approfondie de leur œuvre, de leur histoire et de leurs caractéristiques personnelles, a confirmé et renforcé ce qui m’avait été inculqué depuis l’enfance.

Tu vois, je crois que personne ne réunit comme le Che la capacité d’être conséquent avec soi même, et la capacité de tout sacrifier pour les idées en lesquelles on croit, pour changer en mieux le monde dans lequel on vit. Un être humain dans lequel s’imbriquent des caractéristiques comme la responsabilité, l’éthique, la compétence théorique, l’audace dans l’action, et un amour profond pour l’humanité qui fut sa motivation, ce qui animait sa vie.

Ce n’est pas un hasard si nous voyons sa photo dans des manifestations aux quatre coins du monde, quels que soient les lieux où le Che combattit. Sans doute, ceux qui portent sa photo dans ces manifestations n’en savent pas autant que les Cubains sur la vie et l’œuvre du Che, de son héritage idéologique, théorique, etc.

Cependant, la conduite conséquente du Che, sa capacité de sacrifice et son éthique révolutionnaire ébranlent, et elles ont laissé un message au monde, un message qui arrive au plus profond de l’être humain. Un message qui mobilise.

Lorsque je te cite le nom de Nelson Mandela…

Un géant de la résistance et de la dignité. Il a supporté 27 ans de prison sans céder d’un pouce et sa renommée est telle qu’il suffit de dire Mandela pour qu’on sache de qui on parle. Sa dimension universelle en fait un des hommes indispensables de notre temps. Il fut le premier président noir d’Afrique du Sud, un homme qui sut gagner de nombreuses batailles, dont la plus récente, pour sa vie.

Même depuis un lit d’hôpital, il continue à se battre. Beaucoup de gens ont rendu hommage, pour son 95e anniversaire, à cette icône de la lutte contre la ségrégation raciale. Tout simplement parce que Mandela nous inspire.

Je profite que tu me demandes mon avis sur une personnalité contemporaine aussi importante pour signaler que j’ai eu le privilège de partager des années de prison avec Oscar Lopez Rivera. Lopez Rivera est un autre grand homme de la résistance et de la dignité, qui est emprisonné aux États-Unis depuis plus de 30 ans pour avoir lutté en faveur de l’indépendance de l’Île sœur de Porto Rico. Je me dois de rendre hommage à ce compagnon qui le mérite et duquel j’ai beaucoup appris pendant les années que nous avons partagées en prison.

Mahatma Gandhi ?

Un visionnaire. Un homme qui sut déchiffrer la psychologie de l’Empire anglais en décomposition, pour l’affronter avec une grande efficacité jusqu’à parvenir à ses objectifs d’indépendance pour son pays.

Il eut aussi le courage immense de faire face à la force politique, militaire de cet Empire et à ses forces répressives, avec la seule protection de ses convictions et de sa morale, qui finalement furent supérieures à toute la force et l’arrogance de l’empire anglais.

Fidel Castro ?

Un géant politique, un homme aux grandes visions, mais plus que tout autre chose, un géant moral. Une des personnalités politiques les plus importantes de la seconde moitié des 20e et 21e siècles. Une chance pour nous les Cubains, d’avoir pu compter et de compter encore sur sa présence et sur son action. Il a achevé ce que José Marti, tombé au combat prématurément, ne put réaliser. Obtenir et conserver l’indépendance de Cuba est un fait historique d’une complexité extraordinaire.

Il suffit de regarder un atlas et de voir la situation géographique de notre pays, une petite île à 145km de l’Empire le plus puissant que l’histoire ait connu et qui a rêvé de s’approprier de cette île pendant plus de 200 ans.

Fidel a su conquérir cette indépendance dans les conditions historiques les plus complexes, et la conserver et la consolider dans des conditions encore plus complexes.

Il nous a appris à vaincre dans les conditions les plus difficiles, à transformer un événement négatif et même apparemment fatal (pensons à Alegria de Pio ou à la chute du camp socialiste, par exemple) en une victoire.

Les idées, les concepts et la manière que Fidel nous a enseignés pour faire face aux difficultés font partie aujourd’hui du patrimoine idéologique et culturel sur lequel nous pouvons compter pour affronter les complexités du monde actuel, pour faire face à toute situation, quelle que soit sa difficulté, et pour en sortir vainqueur.

Certains disent que tu es le plus intelligent, où que tu as une prose magnifique, ou que tu es silencieux et en même temps un « blagueur cubain ». Qu’est-ce-que tu en penses…

René est le plus intelligent de nous tous. N’importe lequel d’entre nous te dirait la même chose sans hésiter une seconde. Je ne sais pas d’où tu sors « la magnifique prose », je n’avais jamais entendu dire cela sur ce que j’écris, qui n’est pas grand-chose non plus.

Par contre, on m’a fait des commentaires parfois sur mon habitude de la synthèse, que je considère comme une bonne chose parfois, mais pas toujours.

Parfois cela peut devenir un obstacle. Mais ce qui est certain, c’est que, à tort ou à raison, c’est une de mes habitudes.

Pour ce qui est du reste : « le plus calme ou un bon vivant cubain », je crois que je suis un peu des deux. J’ai tendance à être réservé, à observer tranquillement et à apprécier cela, à me faire des opinions avant de les émettre, et à ne pas parler à la légère.

Je ne suis pas quelqu’un extraverti, mais j’aime aussi la plaisanterie et la rumba, cette dernière, pas seulement dans le sens musical, qui me plaît aussi, mais dans son sens le plus général.

Le 13 octobre 2009, démarra le procès d’application de nouvelles sentences décidé par le 11e Circuit de la Cour d’appel d’Atlanta dans les affaires de Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et Ramon Labañino qui se conclut deux mois plus tard (8 décembre) à la Cour du District de Miami.

La sentence originale de Fernando fut commuée à 17 ans et 9 mois de prison. Il devrait être libéré après avoir purgé sa peine à la fin de février 2014. Fils de Magali Llort et de Fernando Rafael Gonzalez, Fernando est né à La Havane en 1963. Il est diplômé avec une mention très bien en Relations internationales, et comme d’autres jeunes Cubains de sa génération, il a combattu en Angola. Cet homme – ces cinq hommes que leur peuple cubain considère comme des héros –, mérite toute notre admiration quand, malgré les souffrances endurées, il affirme sans hésiter : « à 50 ans, je suis heureux et en même temps je sais tout ce qu’il me reste à apprendre. »

Ce n'est qu'un voyage, Saul, le
reste n'est pas vrai

(À Saul Landau, avec admiration et affection)

Gerardo Hernandez Nordelo, Héros de la République de Cuba, a adressé un message émouvant à son ami Saul Landau, éminent cinéaste et journaliste nord-américain, qui souffre d'une grave maladie. Saul Landau a rendu visite à Gerardo à plusieurs reprises, accompagné de l'acteur Danny Glover.

Pour ses mérites et ses témoignages de solidarité, le cinéaste a été décoré le 7 août de la médaille de l'Amitié, décernée par le Conseil d'État, sur proposition de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples.

CE n'est pas vrai, Saul, ne le répète pas. Je sais, d'autres le disent aussi, mais ce n'est pas vrai. Il y a de la douleur dans la voix de Carmen lorsqu'elle me répond au téléphone, mais cela ne peut pas être vrai.

Tu me diras que c’est vrai, que de vieux amis t'ont appelé et que d'autres sont venus de loin pour te rendre visite, que ton propre corps te le dit à grands cris, que les hommages ont déjà commencé… Qu'importe, je sais que ce n'est pas vrai.

Comment cela pourrait-il être vrai alors que tant de gens t'admirent et t'aiment ? Chaque fois que je parle avec Adriana, elle me demande de te rappeler. (Et si cela ne te dit pas grand-chose, c'est parce que tu ignores qu'elle défend "becs et ongles" chacune de nos minutes de téléphone). Tout le monde lui demande de tes nouvelles, tout le monde, mais ils savent que ce n'est qu'un voyage, que le reste n'est pas vrai.

Un voyage pour où ? Je ne le sais pas trop. En cela, comme au baseball, il est très difficile de s'entendre. C'est un voyage dont beaucoup ne reviennent pas, mais toi, tu le feras, tu fais partie des privilégiés. Tu seras ici chaque fois que Danny me rendra visite et, à Cuba lorsque les Cinq seront réunis. Tu reviendras chaque fois que l'un de tes livres sera lu, ou que l'un de tes documentaires sera vu.

Comment pourrais-tu ne pas être là lorsque quelqu'un demandera qui a filmé ces images de Fidel poussant la jeep enlisée dans la boue de ce chemin ? Ou tant d'autres, à l'époque où tu parcourus la moitié de Cuba avec lui, en 1968 ? Tu crois que tu pourras t'absenter lorsque quelqu'un verra S'il vous plaît, que le véritable terroriste se lève ? Et qu'il comprendra enfin l'affaire des Cinq. Pas question, mon ami. Tu seras toujours là chaque fois que l'on verra l'interview de Salvador Allende, sans doute la seule ou la plus importante qui ait été réalisée en anglais, et lorsque quelqu'un découvrira ces images encore inédites de Fidel conversant chez lui avec Harry Belafonte.

Ce n'est qu'un voyage, Saul, le reste n'est pas certain. Tu reviendras lorsque quelqu'un voudra tout savoir sur la voiture piégée qui tua Letelier et Moffit en plein cœur de Washington DC. Lorsque l'on voudra comprendre ce qui s'est passé au Chiapas, ou dans les maquiladoras. Lorsqu'on lira tes poèmes ou tes articles, toujours pertinents. Lorsque l'on mentionnera ta médaille de l'Amitié de Cuba, ta Bernardo O'Higgins, du Chili, ton Emmy, et tant d'autres prix et décorations. Tu reviendras chaque fois que j'aurais le privilège de raconter comment je t'ai connu, d'apprendre à tes côtés, d'apprécier ton sens de l'humour, et lorsque l'on me demandera à qui je dois mon amitié avec Danny Glover. Tu seras toujours avec ta famille, avec tes amis, avec tes élèves.

Bien sûr que ce n'est pas vrai, Saul, je sais que ce n'est qu'un voyage. Ce que je ne sais pas c'est si nous pourrons encore communiquer, et c'est pourquoi je ne veux pas attendre ton départ pour te le dire : Merci pour tout, mon frère, ce fut un honneur de partager avec toi. Au nom des Cinq, de nos familles, et de tant de Cubains honnêtes : Merci !

Je ne nierai pas que nous sommes tristes, mais en même temps nous sommes heureux de savoir que dans ton cas, quand cela arrivera, ce ne sera qu'un voyage, parce que tu as su te gagner ce privilège.

Je t'appellerai très bientôt, mais tu le sais maintenant, ne me répète pas le reste, parce que ce n'est pas vrai, Saul. Ce n'est pas vrai que tu vas mourir.

Gerard Hernandez Nordelo

Saul Landau : 50 ans d’amitié
avec Cuba

Marta Rojas

CE fut au printemps 1960 qu’un jeune Nord-américain du nom de Saul Landau voyagea pour la première fois à Cuba. Son séjour se prolongea jusque vers le début de l’automne. Il avait très envie de voir ce qui se passait « là où des gens de mon âge dirigeaient des ministères et dont le leader était mon aîné de neuf ans ». C’est ce que disait Saul Landau lors de son premier voyage à Cuba.

À l’époque, il parcourut la ville de Santiago de Cuba, encore immergée dans l’histoire palpitante de l’entrée victorieuse de l’Armée rebelle. C’était l’un des nombreux jeunes du continent qui venait à Cuba à l’aube du triomphe de la Révolution. Mais, Saul revint en décembre 1961 et il passa deux mois auprès du peuple cubain, puis il revint de nombreuses fois au cours de ces cinquante dernières années. (Sans oublier que dans son propre pays il sera aux côtés des nôtres, 50 ans plus tard, comme il le fit il y a quelques jours lorsque, accompagné de Danny Glover, il rendit visite à Gerardo Hernandez et par extension à ses quatre compagnons : les Cinq héros cubains emprisonnés aux États-Unis, depuis plus de 10 ans pour avoir lutté contre le terrorisme.

À cette époque – entre 1960 et 1961–, Saul Landau venait d’obtenir son diplôme en Histoire (1957), et il démarrait son doctorat (1959) à l’Université du Wisconsin. « J’ai interrompu mes études pour voyager à Cuba. Je ne suis jamais revenu pour écrire ma thèse, même si j’ai écris 14 livres.

« Lors de mes deux premières visites à Cuba, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer Fidel personnellement, comme je l’aurais souhaité, mais je pus le voir plusieurs fois et écouter ses discours sur les places, comme une personne de plus parmi la foule », dit-il.

« Je me souviens que mon premier interlocuteur à Cuba fut le commandant médecin de l’Armée rebelle, René Vallejo, alors à la tête de l’INRA (Institut national de la réforme agraire) dans l’ancienne province d’Oriente, et c’est grâce à lui que j’ai fait la connaissance de Fidel en 1968. »

À cette date, le journaliste et cinéaste Saul Landau avait réalisé un documentaire pour la Télévision des États-Unis, intitulé Report from Cuba (Reportage de Cuba).

« Il semble que le documentaire intéressa Fidel, et j’eus enfin l’occasion de rencontrer et de m’entretenir avec le leader de la Révolution. Je lui demandai l’autorisation de le filmer et il accepta. En 1968, je tournai le documentaire « Fidel » pour la télévision nord-américaine. Et d’autres choses sans doute moins connues », me dit Saul Landau, et il accepte aimablement de nous donner plus de détails sur sa relation avec Cuba, sa solidarité avec d’autres peuples, y compris le sien, et sur certains aspects de son travail intellectuel.

« J’étais un ami de Carol Brightman, l’organisateur de la Brigade d’amitié avec Cuba Venceremos, et je l’aidais dans sa tâche, même si je n’ai rien à voir directement avec la Brigade. À cette époque, le journaliste Lee Lockwood, l’auteur d’un des plus extraordinaires livres de photos sur Fidel, un excellent photographe, me demanda de collaborer à la fondation d’un Centre à New-York dont l’objectif serait d’offrir des informations sur la culture et la réalité cubaine au lieu d’avoir à « gober » la propagande des grands médias. Nous décidâmes donc de proposer la direction de ce Centre à Sandra Levinson, et c’est ainsi que naquit le Center for Cuban Studies. »

Le nouveau Centre d’études cubaines devint un objectif à abattre pour les groupes de contre-révolutionnaires cubains de Miami et du New-Jersey : il fut l’objet d’une attaque à la bombe qui détruisit une grande partie de l’immeuble. Elle éclata quelques minutes après la sortie des étudiants d’espagnol qui se trouvaient dans le bâtiment avec la jeune professeur Sandra Levinson. Elle sauva sa vie par miracle, en s’échappant par une fenêtre qui donnait sur l’escalier de secours du 3e étage. Le Centre fut réinstallé ailleurs.

À partir de 1960, rien ne fut facile pour Saul Landau.

« Dès le début, j’ai eu beaucoup de difficultés à cause du blocus et des autres mesures, comme tous les Cubains et les nord-américains qui voyageaient à Cuba dans les années 60. Je dirais que le blocus était et est resté "a Pain in the ass" (Une douleur dans le c…). » Pour lui, cette expression, très utilisée dans le langage populaire nord-américain, définit ce que le blocus de son pays contre l’Île a eu comme conséquences pour lui.

« Par exemple, en revenant de Cuba, en 1967, j’ai dû subir une fouille à corps complète, et ensuite un interrogatoire du FBI qui, à cette époque des luttes civiles, s’intéressait au militant noir Stokeley Carmichael et à ses projets.

« Je l’avais rencontré à Cuba mais je jurai que je n’avais aucune réponse à ces deux questions. Ils me gardèrent des heures durant à l’aéroport de Los Angeles. L’an dernier (2009, 40 ans plus tard), je fus de nouveau arrêté, cette fois à l’aéroport de Miami, pour « m’emmerder », rien de plus… Mais pour les Cubains, le blocus est évidemment beaucoup plus qu’un « pain in the ass ». On reconnaît Saul à cette façon de s’exprimer, car il parle, dit-on, avec un accent marqué de quartier nord-américain, bien que son anglais soit exquis, mais « parfois agrémenté d’insultes justifiées».

En tant que professeur, journaliste, poète et cinéaste, quelques-unes de ses nombreuses facettes intellectuelles, Saul Landau a participé à de nombreuses conférences internationales à Cuba, ainsi que dans d’autres pays. Il est également professeur et membre de l’Institut pout les études politiques à Washington.

À nos questions sur ce sujet, il a répondu : « En fait, Marta, ma carrière universitaire est secondaire. C’est vrai, je suis professeur intervenant dans plusieurs universités : l’Université de Californie, de Santa Cruz et l’American University, par exemple. J’ai aussi donné des cours d’histoire et de sociologie, sur les grands médias de communication et parfois de cinéma, jusqu’à ce qu’en 1997, la California State University, à Pomona, m’ait offert une chaire d’études interdisciplinaires, et j’y suis resté pendant neuf ans.

Ce fut intéressant, mais il y avait un problème : un nombre important de mes étudiants étaient des analphabètes fonctionnels. Il leur était difficile de lire des textes ou d’écrire des essais. Mais oui, c’est vrai, ils étaient diplômés de High school, mais ils ne savaient pas lire de façon critique pour tirer le message d’un roman, par exemple, ou d’un essai universitaire. Imaginons le niveau culturel des citoyens de notre Empire !

En Saul Landau, le journaliste, le professeur, le politologue et le poète ne font qu’un. Tels des affluents, ils alimentent une même rivière : son engagement envers les causes les plus nobles et envers les démunis. Quant à la poésie, Saul Landau la place à un plan secondaire, et cependant son recueil de poèmes My dad was not Hamlet (Mon père n’était pas Hamlet) démontre le contraire.

Qu’en est-il du poète ? Une question à laquelle il répond :

« Un poète, c’est quelqu’un qui pense en images et qui les traduit en mots pour que d’autres pénètrent dans son monde imaginaire. Quelqu’un qui ne peut discipliner ses pensées (…) Un fou qui pense que les meilleurs cerveaux de sa génération ont été détruits par la folie (Gilnsberg). C’est Pablo Armando Fernandez qui pense en poète et qui connaît le nom des fleurs et des arbres. Serai-je toutes ces choses ?

Son recueil de plus de 40 poèmes, traduit en espagnol et publié à Madrid, le contredit. Ainsi, il écrit : « Amour : Une simple brise/ a caressé ma nuque/Un lac vert paisible/ murmurait dans la montagne/ dans l’automne déprimé/ un souffle de paille/ a traversé la prairie/ dorée, une branche fragile/ est prête à recevoir/ les premières neiges. »

À propos de ses livres en prose, Saul Landau dit : « Je ne peux nier qu’ils sont nombreux. » Et nous d’ajouter : et importants. Mais il souligne : « Je préfère lire que les écrire. L’écriture d’ Assassination on Embassy Row (1980), avec le journaliste John Dinges, a demandé cinq ans d’enquête. Mes collègues, mes amis, Orlando Letelier et Ronni Moffitt, méritaient plus que des larmes. Je crois que nous avons contribué à la vérité avec un ouvrage qui sert beaucoup aux étudiants en histoire, qui leur permet de mieux connaître la nature d’Augusto Pinochet et de son régime, sur sa police secrète, et les corbeaux contrerévolutionnaires d’origine cubaine qui participèrent à l’assassinat d’Orlando et de Ronny.

Saul Landau fut militant dans le combat pour les droits civils dans son pays, dont le leader, Martin Luther King, fut assassiné ; il lutta également contre la guerre au Vietnam et se solidarisa avec le peuple chilien, au risque de sa propre vie – de son engagement est né le livre Assassination on Embassy Row –. En effet, dès le bombardement du Palais de la Moneda, le fascisme de Pinochet n’hésita pas à s’étendre jusqu’aux États-Unis où Orlando Letelier, l’ancien ministre de la Défense d’Allende, fut assassiné.

Comment le spécialiste en politique internationale, Saul Landau, voit-il la Révolution cubaine aujourd’hui en ce qui concerne la politique de l’administration nord-américaine ?

La Révolution cubaine a survécu à Eisenhower, Kennedy, Jonhson, Nixon, Ford, Carter, Bush I, Clinton, Bush II et maintenant à Obama. Elle a survécu comme exemple de désobéissance, mais bien sûr, en payant le prix fort. Quant à nous, les Nord-américains, nous en avons aussi payé le prix. Cuba « a exporté » des ennemis de la Révolution et les États-Unis les a importés. Aujourd’hui, ils jouent un rôle important dans la politique nord-américaine, comme par exemple avec le vote, ou plus exactement, le refus de vote. Souvenons-nous de ce qui s’est passé en Floride en 2000. Plus important encore, là-bas se trouvent les responsables d’actes terroristes, comme le sabotage à la bombe d’un avion de Cubana de Aviacion au-dessus de la Barbade, dans lequel périrent les 73 passagers.

Ils se promènent librement dans les rues de Miami, exposent leurs peintures dans des galeries d’art, alors que les cinq antiterroristes cubains sont toujours en prison. Je suis triste de voir mon pays se ruiner de plus en plus en dépensant ses richesses dans la stupidité militaire.

L’éducation, la santé, le transport public, les ponts et les routes ne sont pas entretenus. Il y a comme une volonté de se suicider, une folie totale. Plus de mille milliards de dollars ont été dépensés dans les dépenses militaires pour combattre des attaques de basse technologie. Le Département de Homeland Security (une autre folie) nous prive de nos libertés au nom de la liberté. Cuba reste une obsession à Washington. Et à Miami, n’en parlons pas ! Il y a des gens, c’est vrai, qui voit cela avec clarté, des gens jeunes et pas si jeunes aussi.

UNE NOUVELLE FOIS AVEC FIDEL

Si pour Saul Landau, la première rencontre avec Fidel Castro en 1968 fut intéressante, quarante ans plus tard, elle le fut tout autant, sinon plus. Sur cette rencontre, il nous dit :

« Je me suis entretenu avec Fidel en septembre 2009. Il y avait Henri Belafonte, Danny Glover et James Early, et la fille d’Harry (Shary) et sa femme (Pamela). Fidel me parut en bonne santé, physiquement et mentalement. Il s’intéressa à des sujets très profonds comme l’environnement et les menaces du changement climatique, ainsi qu’à la question nucléaire, entre autres. Il était entouré de livres et n’avait pas perdu son sens de l’humour. J’admirai son courage ainsi que sa détermination de changer de vocation : de chef d’État à écrivain plein de sagesse. C’est ainsi que je l’ai vu ce jour-là. »

(Cette interview de Saul Landau a été réalisée le 30 août 2010)

 


Edité par T 34 - 31 Aug 2013 à 22:33
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50 vérités sur la mort de deux dissidents cubains

 
 
María Payá, la fille d’Oswaldo Payá, est contestée pour les enquêteurs de l’affaire (photo EFE)

Oswaldo Payá et Harold Cepero sont morts dans un accident à cause du manque de prudence d´Angel Carromero, le conducteur

1. En juillet 2012, Angel Carromero, citoyen espagnol, vice-secrétaire général de l’organisation Nuevas Generaciones, mouvement de jeunesse du Parti Populaire (PP) espagnol – d’obédience conservatrice –, et collaborateur de la Communauté de Madrid, et le citoyen suédois Jens Aron Modig, leader de la Ligue de la jeunesse démocrate chrétienne (KDU), liée à la droite suédoise, se sont rendus à Cuba avec des visas de touristes.

2. Leur mission, confiée par leurs partis politiques respectifs, consistait à rencontrer et financer certains membres de la dissidence interne et à mettre en place des plans d’actions contre le gouvernement cubain.

3. Ce type d’activité, illégal à Cuba comme dans la plupart des pays du monde, est lourdement sanctionné par le code pénal.

4. Oswaldo Payá, leader du Mouvement chrétien de libération (MCL), a reçu la somme de 4 000 dollars selon Modig.

5. Le 22 juillet, Carromero et Modig se trouvaient en voiture avec les dissidents cubains Oswaldo Payá et Harold Cepero Escalante du MCL et ont été victimes d’un accident de la route près de la ville de Bayamo.

6. Les deux opposants cubains, qui se trouvaient à l’arrière de la voiture sans ceinture de sécurité, ont perdu la vie.

7. Les ressortissants étrangers, qui se trouvaient à l’avant du véhicule et avaient mis leur ceinture de sécurité, ont eu la vie sauve.

8. Payá est décédé au moment du choc d’un traumatisme crânien alors que Cepero a expiré quelque temps plus tard, à l’hôpital suite à une insuffisance respiratoire.

9. Lors de sa déposition à l’hôpital de Bayamo où il était soigné, Carromero a indiqué qu’il n’avait pas vu le panneau de signalisation indiquant une zone de travaux et qu’il a perdu le contrôle de son véhicule, heurtant un arbre. L’agence de presse espagnole EFE confirme cette version : « Il n’a pas vu le panneau de ralentissement et a perdu le contrôle du véhicule ».

10. Les témoignages de trois personnes se trouvant dans la zone lors de l’accident, José Antonio Duque de Estrada Pérez, Lázaro Miguel Parra Arjona et Wilber Rondón Barreroont, ont confirmé que le véhicule roulait à vive allure et avait percuté un arbre après avoir glissé sur la route en travaux.

11. Le citoyen suédois, sorti indemne, est rentré dans son pays quelques jours plus tard, après avoir fait sa déposition.

12. La fille d’Oswaldo Payá, María Payá, qui se trouvait à La Havane, a signalé à la presse qu’une voiture était entrée en collision par l’arrière à plusieurs reprises avec le véhicule dans laquelle se trouvait son père, et a accusé le gouvernement d’avoir commandité l’assassinat.

13. Elle a déclaré que plusieurs personnes résidant en Suède auraient reçu des textos par téléphone de la part de Modig les informant qu’un véhicule leur avait foncé dessus.

14. Néanmoins, la version de la famille Payá est contredite par des éléments factuels probants et de nombreux témoignages. En effet, en plus des dépositions faites par les personnes se trouvant sur les lieux, les photos du véhicule accidenté ne montrent aucune trace de choc à l’arrière.

15. Modig a démenti la version de la famille Payá. Selon lui, aucun autre véhicule n’était impliqué dans l’accident. Le Nuevo Herald de Miami, quotidien représentant le point de vue de l’exil cubain, confirme ces déclarations dans un article intitulé « Le politicien suédois dément la présence d’autres véhicules dans l’accident qui a coûté la vie à Payá ».

16. Modig a également récusé les déclarations de María Payá, au sujet des messages. Selon lui, il n’a transmis aucun message à personne en Suède.

17. Carromero a également démenti la version familiale dans une interview rapportée par l’agence Agencias et EFE : « Aucun véhicule ne nous a frappé par derrière ».

18. Il a également fustigé les théories du complot de la famille Payá : « Je demande à la communauté internationale de se concentrer sur mon rapatriement et de ne pas utiliser un accident de la route, qui aurait pu arriver à n’importe qui, à des fins politiques ».

19. De la même manière, les accusations ne résistent pas à l’analyse. En effet, il est difficile de croire que le gouvernement cubain ait pris le risque d’attenter à la vie d’un célèbre dissident alors que celui-ci se trouvait avec plusieurs témoins, dont deux ressortissants étrangers, restés en vie, puis libérés.

20. Dans une déclaration au journal de Stockholm, le père de Modig, Lennart Myhr, a expliqué avoir parlé à son fils après l’accident. A aucun moment, il n’a fait référence à un autre véhicule, ni à une persécution des services de renseignements cubains.

21. Le leader dissident Elizardo Sánchez a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il ne croyait pas à la thèse du complot et qu’il pensait qu’il s’agissait d’un accident.

22. Le Nuevo Herald a publié un article à ce sujet avec le titre suivant : « Les survivants rejettent la version de la famille Payá ».

23. Le quotidien espagnol El País, pourtant peu favorable au gouvernement cubain, a également mis en doute la version de la famille Payá : « La thèse de la conspiration ténébreuse pour tuer Payá, que la famille et une partie de l’opposition ont suggéré au départ, s’évanouit suite aux déclarations de Carromero et Modig qui confirment que tout cela fut un accident fatal ».

24. Après plusieurs jours d’enquête et d’interrogatoire, Carromero a été mis en examen pour homicide involontaire par imprudence. La vitesse excessive a été la principale cause de l’accident, selon les autorités cubaines.

25. D’après les spécialistes, le véhicule roulait à une vitesse supérieure à 120 kilomètres/heure sur une portion de route limitée à 60 kilomètres/heure et a brusquement freiné sur une route glissante non goudronnée. Carromero avait réalisé le trajet La Havane/Bayamo, distant de 800 kilomètres, en moins de huit heures, en effectuant trois pauses intermédiaires.

26. Selon le Ministère cubain de l’Intérieur, le « manque d’attention [de Carromero] vis-à-vis du contrôle du véhicule, la vitesse excessive et la décision erronée de freiner sur une superficie glissante ont été les causes de ce tragique accident qui a coûté la vie à deux êtres humains ».

27. Suite au freinage, le véhicule a effectué des tonneaux sur une distance de 63 mètres, ce qui confirme la vitesse extrême.

28. En réalité, Carromero n’en était pas à son premier délit routier. Il est en la matière un dangereux multirécidiviste.

29. Son permis de conduire lui avait été retiré en mai 2012 pour excès de vitesse. Il avait été condamné à un retrait de six points et une amende de 520 euros, la sanction la plus lourde du Code de la route espagnol uniquement appliquée lorsqu’un véhicule dépasse la vitesse autorisée de plus du double.

30. Ainsi, Carromero a conduit à Cuba en toute illégalité.

31. Carromero avait accumulé 45 amendes pour des délits routiers depuis mars 2011.

32. Il avait dû s’acquitter d’un montant total de 3 700 euros.

33. Après un procès de plusieurs semaines, le parquet a requis une peine de sept ans de prison pour homicide involontaire.

34. En octobre 2012, après délibération, le Tribunal a condamné Carromero à quatre ans de réclusion criminelle.

35. En décembre 2012, après quatre mois de prison, Carromero a été autorisé à purger le reste de sa peine en Espagne, suite à un accord entre Madrid et La Havane.

36. En raison de son statut de leader politique, sa peine a été aménagée afin d’éviter la prison. Il porte désormais un bracelet électronique.

37. En mars 2013, dans une interview accordée au Washington Post, Carromero est revenu sur ses déclarations initiales et a affirmé qu’une voiture appartenant à l’Etat les avait emboutis par l’arrière, occasionnant une perte de contrôle du véhicule et l’accident.

38. Néanmoins, les photographies du véhicule ne montrent aucune trace de choc à l’arrière, contredisant ainsi la nouvelle version de Carromero.

39. Carromero souligne également avoir été drogué et contraint de signer une déclaration lors du procès.

40. Cette version est contredite par le Consulat général d’Espagne à Cuba qui a qualifié le procès « d’impeccable du point de vue de la procédure ».

41. En août 2013, lors d’un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo, Carromero a affirmé que « les service secrets cubains ont assassiné Oswaldo Payá ».

42. Dans l’interview au Washington Post, Carromero affirme avoir perdu connaissance lors de l’accident et ne s’être réveillé que dans l’ambulance : « Ni Oswaldo, ni Harold, ni Aron ne s’y trouvaient ».

43. En revanche, dans l’entretien accordé à El Mundo, il déclare se souvenir que Payá « était toujours vivant suite à l’accident », contredisant ses propres affirmations faites au Washington Post.

44. Ofelia Acevedo, veuve de Payá, déclare que « l’Espagne dispose de preuves que son mari a été assassiné ».

45. Interrogée à ce sujet, l’Union européenne a fait part de ses réserves se limitant à la déclaration suivante : « Si Monsieur Carromero dispose de nouvelles preuves sur la mort tragique du lauréat du prix Sakharov Oswaldo Payá, il devrait les présenter devant les tribunaux compétents ».

46. Le gouvernement espagnol a pour sa part choisi d’ignorer les nouvelles déclarations de Carromero. Interrogé à ce sujet, le Ministère des Affaires étrangères a rejeté la polémique : « Notre point de vue sur cette affaire est révolu depuis le jour où Monsieur Carromero est rentré en Espagne ».

47. Embarrassé par les déclarations de Carromero, le Parti Populaire a choisi de garder le silence et s’est refusé à toute déclaration, annonçant qu’il ne communiquerait pas sur le sujet.

48. Le député des Asturies, Gaspar Llamazares, a enjoint Carromero de saisir la justice, tout en mettant en doute la crédibilité de ces nouvelles déclarations. Selon lui, « s’il disposait de preuves, il les aurait présentées à la justice sur le champ ou à son retour en Espagne ».

49. De son côté, le député Teófilo de Luis, membre du Parti Populaire, a rejeté les nouvelles déclarations de Carromero : « Mon gouvernement se limite à ce qu’il [Carromero] a expliqué à La Havane. Il se limite à appliquer l’accord d’extradition, selon les propos tenus à l’époque ».

50. En mars 2013, suite à la visite de la famille Payá en Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy a fait part de ses réserves et a déclaré « qu’il n’apportera pas son soutien à une enquête sur la mort d’Oswaldo Payá », légitimant ainsi les conclusions émises par La Havane.

Salim LAMRANI



Edité par T 34 - 05 Sep 2013 à 00:42
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Le 15è anniversaire de l'emprisonnement des 5 sera commémoré à Washington

Washington, 2 septembre (RHC/PL)- Au moins 8 meetings seront organisés du 11 au 17 septembre à Washington, à New York et à Boston pour commémorer le 15e anniversaire de l'arrestation des 5 antiterroristes cubains aux États-Unis.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés aux États-Unis à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Une veillée devant la Maison Blanche, le début du périple de l'écrivain étasunien Stephen Kimber avec son livre « Lo que hay del otro lado del mar. La historia de los cinco cubanos» (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer. L'histoire des 5 Cubains et un travail de lobby au Congrès des États-Unis, font partie du programme.

Le Comité International pour la Libération des 5 a fait savoir que les actions ont pour but d'exercer une plus grande pression politique sur Washington pour qu'il mette fin à l'injustice.

Ce comité a ajouté que le 12 septembre, date à laquelle l'on commémore le 15e anniversaire de l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero, de Fernando González et de René González, des manifestations auront lieu dans le monde entier devant les ambassades des États-Unis

Le comité a précisé que la veillée commencera ce jour-là à midi devant la Maison Blanche pour demander au président Barack Obama la libération immédiate de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino,d'Antonio Guerrero et de Fernando González qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Des organisations comme All-African People's Revolutionary Party, African Awareness Association, l'ANSWER Coalition, Code Pink, DC Metro Coalition to Free the Cuban Five, DC Labor Chorus, International Action Center, Institute for Politcy Studies, Socialist Workers Party et Takoma Park Committee to Free the Cuban Five, se sont jointes, entre autres, à cette initiative.

Parmi les activités mentionnées, figurera à New York, l'exposition d'aquarelles « Yo me muero como viví » (Je meurs comme j'ai vécu), d'Antonio Guerrero.

L'exposition inclut 15 aquarelles faisant allusion aux 17 mois qu'ils ont passé dans des cellules disciplinaires après leur arrestation à Miami à l'aube du 12 septembre 1998.

Gerardo Hernández purge deux perpétuités plus 15 ans de prison dans un pénitencier de haute sécurité en Californie ; Ramón Labañino, 30 ans ; Antonio Guerrero, a été condamné à 21 ans, 10 mois et à 5 ans de liberté surveillée et Fernando González purge, quant à lui, une peine de 17 ans et 9 mois de prison qu'il terminera en février 2014.

La Havane a plus de 2 millions d'habitants

La Havane, 2 septembre (RHC/Granma)- La Havane, Santiago de Cuba et Holguín sont, suivant cet ordre, les seules provinces de notre pays ayant plus d'un million d'habitants, selon des chiffres préliminaires du Recensement de la Population et des Logements 2012, rendus publics sur le site web de l'ONEI, le Bureau National des Statistiques et d'Information.

Ces données indiquent que La Havane avait, le 14 septembre de l'année dernière, jour du recensement,

2 155 894 habitants alors que Santiago de Cuba et Holguín en avaient 1 053 227, et 1 028 426, respectivement.

À l'échelle nationale, le nombre d'habitants du pays atteignait 11 163 934 personnes , dont 5 592 287 du sexe féminin et 5 571 647 du sexe masculin, ce qui contraste avec la proportion constatée lors du recensement de 2002. A ce moment-là, le nombre d'hommes dépassait légèrement le nombre de femmes.

En ce qui concerne les prévisions, l'on estime que la tendance à la réduction de la population se maintiendra dans les 15 prochaines années, car Cuba aura, en 2030 environ 10 904 985 habitants.

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La province d'Holguín a un taux de mortalité infantile de 3,1 pour mille

Holguín, 3 septembre (RHC/AIN) – Les services intégraux de la santé dans la province d'Holguín ont permis à ce territoire de réduire, de janvier à août de cette année, le taux de mortalité infantile, à 3,1 pour mille.

Dans son édition d'aujourd'hui le site de l'hebdomadaire provincial « Ahora » met l'accent sur le fait que les arrondissements de Báguano et d' Antilla ont un indice de zéro mortalité.

Alina Arencibia, chef du Programme d'Attention à la Mère et au nouveau né dans la province, a déclaré à ce quotidien que ces acquis sont le résultat d'un programme à grande portée qui inclut l'existence d'un groupe multidisciplinaire de spécialistes dans diverses branches de la médecine comme la gynécologie, la psychologie et la nutrition.

Elle a expliqué que le programme donne une attention spécialisée aux femmes pendant la grossesse et après l'accouchement ce qui permet de réduire les facteurs de risque comme l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle.

« Pour maintenir ces résultats -a-ajouté Alina Arencibia- il faut renforcer l'attention intégrale et multidisciplinaire aux mères et aux enfants ce qui permettra de garantir la qualité de la vie des nouveaux-nés qui constitue l'un des secteurs les plus vulnérables de la société.

Holguín , la troisième province cubaine de par le nombre de ses habitants -plus d'un million de personnes- a enregistré quelque 7000 naissances depuis le début de l'année, soit, 335 de plus que pendant la même période de l'année dernière.

Cuba a obtenu l'année dernière un taux de mortalité infantile de 4,6 pour mille, le plus bas de l'Amérique Latine tandis qu'à Holguín ce taux a été de 3,9 pour mille. C'est une des 5 provinces cubaines qui ont enregistré un taux en dessous de la moyenne nationale.

Des organisations solidaires de Miami convoquent un meeting en faveur des 5

Washington, 3 septembre (RHC/PL)- Des organisations de l'émigration cubaine résidant à Miami, aux États-Unis ont convoqué un meeting de dénonciation à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis.

Nos 5 compatriotes y purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Les groupes qui forment la coalition « Alianza Martiana », la Brigade Antonio Maceo, l'Association José Martí et le Cercle Bolivarien de Miami, organiseront le 8 septembre une conférence de mise à jour sur l'affaire de nos 5 compatriotes.

Une note de presse de l'Alianza Martiana précise que la conférence aura lieu également dans le contexte de la célébration du 35e anniversaire de la Brigade Antonio Maceo.

Des informations seront données sur le processus de recours en appel extraordinaire et sur le mouvement politique en faveur de la libération de Gerardo Hernández , de Ramón Labañino , d'Antonio Guerrero et de Fernando González qui sont toujours en prison aux États-Unis.

La note souligne également que tandis que ces hommes qui luttaient pacifiquement contre le terrorisme ont été arrêtés le 12 septembre 1998, des criminels de l'extrême droite cubano-américaine, qui ont ourdi des plans macabres qui ont provoqué la mort de milliers de personnes innocentes, se promènent librement dans les rues de Miami.

« Le meeting répond à l'appel du mouvement international en faveur du renforcement de nos efforts communs pour obtenir la libération immédiate de quatre de nos 5 frères qui sont toujours en prison aux États-Unis » souligne la note.

Gerardo Hernández purge deux perpétuités plus 15 ans de prison dans un pénitencier de haute sécurité en Californie ; Ramón Labañino, 30 ans ; Antonio Guerrero, a été condamné à 21 ans, 10 mois et à 5 ans de liberté surveillée et Fernando González purge, quant à lui, une peine de 17 ans et 9 mois de prison qu'il terminera en février 2014.

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Cuba et l'Équateur renforcent leur coopération

La Havane, 3 septembre (RHC)- Les gouvernements de Cuba et de l'Équateur ont signé un accord pour la construction d'une usine de bio-pesticides et de bio-fertilisants dans ce pays andin.

Ce sont José Antonio Fraga, directeur du groupe d'entreprises Labiofam, et le ministre équatorien de l'agriculture, Javier Ponce qui l'ont signé.

«Nous allons transférer à l'Équateur de la technologie sur l'utilisation de pesticides et de bio-fertilisants qui remplaceront la charge excessive de produits chimiques qui sont utilisés pour combattre les épidémies » a déclaré José Antonio Fraga.

Il a ajouté que l'on a signé également une lettre d'intention pour appliquer, à partir d'octobre prochain, un programme pilote pour combattre , avec des produits cubains, les maladies essentielles qui affectent les bananes.

José Antonio Fraga a précisé que, dans le cadre de la collaboration entre nos deux pays, deux spécialistes cubains travaillent actuellement dans la production de riz à Guayaquil.

Il a également mis en exergue le travail que réalisent 80 coopérants cubains dans la prévention de la dengue dans quatre provinces équatoriennes.

Le directeur de Labiofam a ajouté que les autorités sanitaires équatoriennes sont très satisfaites des résultats obtenus, car, en six mois seulement, l'on a réussi à réduire de plus de 90% l'incidence de la dengue et de son vecteur, le moustique Aedes Aegypti,dans les 13 communes où le programme est appliqué.


Le Brésil apporte sa coopération à Cuba dans l'agriculture

La Havane, 3 septembre (RHC)- Une délégation de l'État brésilien de Rio Grande do Sul se trouve à Cuba pour apporter sa collaboration à notre pays dans la production de riz et de lait et pour resserrer les relations entre des entités agricoles de nos pays.

La délégation restera pendant une semaine en vertu d'un programme de travail pour développer la seconde étape du Projet de Coopération Décentralisée avec Cuba dans l'Agriculture qui durera un an et qui cherche à concrétiser la collaboration dans ce secteur.

La coordonnatrice de la délégation, Andreia Nuñes, a précisé, au cours d'une conférence de presse au siège du ministère de l'agriculture, que cette phase du projet a commencé lorsqu'un groupe de Cubains s'est rendu à Rio Grande do Sul pour en connaître le système productif et commercial.

« Notre gouverneur -a-t-elle rappelé- a visité Cuba en mars 2012 et il a abordé avec des responsables cubains tous les thèmes de la collaboration dans l'agriculture.

Elle a souligné que le projet doit apporter des expériences technologiques pouvant être appliquées à la réalité agricole cubaine et qu'il cherche à débuter la connaissance entre les deux parties et leurs institutions.

Andreia Nuñes a ajouté que ce projet cherche également à établir des relations incluant le développement humain et pas seulement l'aspect commercial.

Pour sa part, Alberto Bracagioli, interlocuteur de Développement Rural, de la Pêche et des Coopératives s'est dit intéressé par le partage de l'expérience accumulée par Rio Grande do Sul dans la production de lait ainsi que par la connaissance des progrès faits par Cuba dans l'agroécologie.

De son côté, Talita Lima, troisième secrétaire de l'Ambassade du Brésil a considéré comme très importante la coopération entre nos deux pays qui s'est sensiblement renforcée depuis 2008.

Elle s'est référée à la participation de son pays au projet de développement du Port du Mariel, au tourisme et à d'autres domaines de notre pays.

La délégation visitera, entre autres la Station Expérimentale de Pâturages et de Fourrages « Indio Hatuey » , dans la province de Matanzas et elle parcourra des terres appartenant à de petits agriculteurs de la commune de Perico.

Elle visitera également le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le groupe d'entreprises Labiofam et l'Institut de la Recherche sur des Graines qui signera un accord avec l'Institut du Riz de Rio Grande do Sul.



Edité par T 34 - 04 Sep 2013 à 23:54
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René González, un des 5, lance un appel à une campagne solidaire pour les 5

La Havane, 5 septembre (RHC)- René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a exhorté le peuple cubain à participer à une campagne en faveur de la libération de ses 4 camarades qui sont toujours en prison dans ce pays.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Au cours du programme « La Table Ronde » que diffusent la télévision et la radio cubaines, René González a donné des détails sur la campagne pour la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González et d'Antonio Guerrero, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Ce combattant contre le terrorisme a expliqué que la campagne, appelée « Des Rubans Jaunes contre 15 ans d'injustice » s'ouvre ce jeudi et que son point culminant sera le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5.

Il a indiqué :

«C'est une journée dont nous voulons qu'elle soit différente et que les personnes descendent dans la rue mais de façon spontanée comme le font normalement les Cubains. Que personne ne sente de pression pour faire ce qu'elle ne veut pas faire. Nous savons que ce ne sera pas facile pour tout le monde de trouver du tissu jaune, mais chaque Cubain a envie de se le procurer. Nous aspirons à ce que le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane communique au Département d'État qu'il a été assiégé ce jour-là par des rubans jaunes. Il ne faut jamais oublier ce que représente ce ruban jaune pour le peuple étasunien. Il faut aussi le lier même à des symboles cubains comme le drapeau que nous utilisons tant et que nous plaçons dans nos balcons.

Je crois qu'un peuple qui est à même de générer de façon unanime un geste aussi beau est à même de tout faire et j'ai confiance dans le peuple cubain ».

Se référant à la répercussion dans la société étasunienne et parmi les amis solidaires de la cause des 5 dans ce pays, de l'allocution de René González, Gloria La Riva, co-coordonnatrice nationale du Comité étasunien Free the Five a signalé dans des déclarations par téléphone à notre station de radio:

«J'ai été surprise d'écouter la chanson relancée à Cuba. C'est une idée très créative, très bonne. Elle est diffusée par les amis qui appuient cette cause. Nous devons la diffuser. Cette chanson est très connue ici aux États-Unis, même si elle date de plusieurs années, les gens savent sur quoi elle porte. Cette fois-.ci elle est reprise pour exiger la libération des 5. Lorsque nous regardons René en train de travailler inlassablement en faveur de des compagnons de lutte, sans se reposer même pas une seule seconde, cela nous encourage nous. »

Se référant à l'appel lancé par la chanson à mettre des rubans jaunes dans les arbres, Gloria La Riva a déclaré :

C'est un grand défi pour nous, cela va nous permettre que les gens connaissent l'affaire des 5. Je pense que cette chanson va beaucoup aider. Nous savons que le you tube aide incroyablement à la diffusion de choses, tout spécialement de cette chanson. Je suis enchantée de l'avoir écoutée en anglais, interprétée par Kiki, Luna, Amaury, accompagnés au piano de Frank Fernández.

Depuis Washington, l'avocat José Pertierra s'est référé, par téléphone, à une chronique étasunienne parue en 1971 et à la façon dont le ruban jaune symbolise l'attente d'un être aimé. Il a signalé.

« Tout a commencé par une chronique écrite par un journaliste new-yorkais brillant en 1971. Il a raconté le voyage en bus de New York à La Floride, d'un homme qui était visiblement déprimé et préoccupé. Il y avait avec lui 6 adolescents qui partaient en vacances en Floride. L'un d'entre eux a entamé une conversation avec lui et il lui a raconté qu'il avait été en prison pendant plusieurs années, qu'il venait d'être libéré et qu'il avait dit à sa femme de l'oublier et de chercher un autre homme si la séparation était trop dure pour elle ; qu'il prendrai un bus de New York à la Floride et que le bus passait devant la maison où il y avait un chêne géant. Il lui a dit que si elle voulait qu'il revienne à la maison, elle devait placer un ruban jaune sur cet arbre. L'homme lui a dit que s'il voyait le ruban sur le chêne, il descendrait du bus et qu'autrement, il suivrait son chemin ».


Une dissertation donne le coup d'envoi d'une journée mondiale en faveur des 5

La Havane, 5 septembre (RHC/PL)- Une dissertation appelée «5 pour les 5 » donnera le coup d'envoi à une journée mondiale de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers depuis 15 ans aux États-Unis.

La campagne s'étendra jusqu'au 6 octobre afin de mobiliser l'opinion publique internationale pour obtenir la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González.

Le Comité International pour la Libération des 5 a annoncé la réalisation de nombreuses activités dans le monde en faveur de leur libération.

Graciela Ramírez, membre de ce comité, a fait savoir qu'une veillée aura lieu à Washington le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'arrestation des 5.

On espère qu'un nombre important d'organisations solidaires de Cuba prendront part à cette veillée pour exiger du président étasunien, Barack Obama qu'il mette un terme à cette injustice.

Kenia Serrano, présidente de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples, a fait savoir que ce même jour les fanfares de l'île donneront des concerts.

Elle a ajouté qu'elles interpréteront en espagnol, de façon spéciale, la chanson intitulée "Tie a yellow ribbon round the old oak tree" (Pend un ruban jaune sur le vieux chêne) qui est évoquée aux États-Unis quant on attend l'arrivée d'un être aimé.

Hier, des Cubains de tout le pays ont confirmé qu'ils porteront des rubans jaunes pour envoyer un message aux Étasuniens en signe de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers dans leur pays.

L'appel a été lancé cette semaine par René González pour que, à partir d'un symbole aux États-Unis, l'on connaisse plus la cause des 5.

«C'est un symbole que les Étasuniens comprendront, que les visiteurs pourront voir et que les correspondants étrangers ne pourront pas ignorer » a expliqué René González dans une allocution à la télévision.

Il a également exprimé sa gratitude pour les témoignages d'affection reçus par les antiterroristes cubains tout au long de ces années , mais il a demandé un «séisme d'amour » pour eux.

Il a indiqué que plusieurs initiatives sont prévues mais que le plus important est que chaque personne s'y joigne à sa façon, de la façon dont elle pourra.

Il a appelé les Cubains à porter des rubans jaunes, à les placer dans les balcons, sur les arbres, sur les animaux affectifs, pour parvenir avec ce message aux citoyens étasuniens.

Un prestigieux avocat étasunien appelle Barack Obama à libérer avec promptitude les antiterroristes

Washington, 5 septembre (RHC/PL)- Le prestigieux avocat étasunien,, a appelé le président Barack Obama à agir avec promptitude pour libérer les antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Cette exhortation d'Arthur Heitzer au président étasunien coïncide avec le début aujourd'hui d'une campagne internationale à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos compatriotes.

Arthur Heitzer, qui a exercé en Droits Civils et du Travail, à Milwaukee, au Wisconsin, depuis 1975 a indiqué dans une lettre adressée au président étasunien que le gouvernement des États-Unis devrait faire franc-jeu car l'emprisonnement des 5 est injuste.

« Quand les gens, au milieu de cette terre, entendent parler de cette affaire, ils sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'une injustice. C'est son travail et il a le pouvoir de faire ce qui est correct » a également signalé l'avocat dans un communiqué diffusé par le Comité International pour la Libération des 5.

« Les 5, à relevé Arthur Heitzer, travaillaient pour Cuba depuis le territoire étasunien dans le but d'éviter de nouveaux actes de terrorisme, comme ceux organisés tout au long de plus de 50 ans par des groupes violents de la Floride »

Fernando González, en particulier était en train de surveiller le terroriste international Orlando Bosch qui s'est,non seulement prononcé pour l'assassinat de civils à des fins politiques, mais qui a organisé aussi l'attentat contre un avion cubain de passagers en octobre 1976 qui a coûté la vie aux 73 personnes qui se trouvaient à bord.

Arthur Heitzer a mis l'accent sur le fait qu'on a permis à Bosch de rester aux États-Unis, sans accusation ou confinement, jusqu'à sa mort à Miami, en 2011 et que son complice et cerveau de l'attentat contre l'avion cubain, Luis Posada Carriles, vit encore sans problèmes dans cette ville où tous les deux ont reçu des hommages publics.

Cuba et «l’impartialité» médiatique occidentale

La plupart du temps noyée sous un flot de haine, la grande île des Caraïbes est ici l’objet d’une étude chiffrée et d’une enquête au plus près de la population. Un livre de référence.

Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, de Salim Lamrani. Éditions Estrella, 18 euros.  Comment expliquer que Cuba, petit pays par la taille et sa population (11 millions d’habitants), continue de faire régulièrement la une de l’actualité. Aucun pays de la région n’a eu, ces cinquante dernières années, une couverture médiatique aussi dense. Les pays d’Amérique centrale, ceux des Caraïbes n’auront pas eu droit au déversement de bile infligé à la révolution cubaine.

En fait, la haine dispensée par les « grands » médias occidentaux, financés et dirigés par l’argent du business et des armes, vise, comme l’écrit le célèbre écrivain uruguayen Eduardo Galeano dans la préface au dernier ouvrage de Salim Lamrani, « un pays bizarre qui ne participe pas à la Coupe du monde du paillasson », « une révolution qui a grandi dans le châtiment est ce qu’elle a pu être et non pas ce qu’elle a voulu être », ou encore Cuba « a généré la société latino-américaine la moins injuste » du continent.

Dans son livre Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, Salim Lamrani prend appui sur le journal espagnol El Pais pour « étudier la manière dont la presse présente la grande île de la Caraïbe à l’opinion publique ». L’auteur a pris volontairement l’exemple d’El Pais comme symbole de ce qu’écrivent dans le même moule des journaux comme le Monde et bien d’autres.

Salim Lamrani, docteur ès études ibériques et latino-américaines de l’université Paris-Sorbonne-Paris IV, est un spécialiste de Cuba. Pas des couloirs des cuisines malodorantes mais des chiffres puisés à la source, des enquêtes non pas tirées des fosses communes de Miami, mais sur place au contact direct de la population. Contrairement aux « spécialistes » bien calés dans leurs fauteuils parisiens et madrilènes, il peut parler de la vie quotidienne, des politiques d’éducation et de santé, de la protection de l’enfance, d’un secteur biotechnologique de pointe à faire pâlir d’envie les plus grands services de recherches à travers le monde, de l’internationalisme cubain et la formation de milliers de médecins latinos, de la protection de l’environnement, des droits de l’homme, des résultats des nouvelles orientations économiques adoptées récemment.

Avec Salim Lamrani vous n’aurez pas droit à un discours incantatoire sur Cuba mais plutôt à un document chiffré, daté, expliqué. Bref, un livre référence.

José Fort



Edité par T 34 - 06 Sep 2013 à 23:32
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2013 à 23:57

Ricardo Alarcón met l'accent sur le renforcement de la campagne en faveur des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Ricardo Alarcón, un fervent défenseur de la cause des 5 et ancien président de l'Assemblée Nationale de Cuba a signalé que le tournant qui est en train de s'opérer dans la campagne de solidarité avec les 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis, permettra que le message véhiculé parvienne aux cœurs des Étasuniens.

Il a salué l'initiative de porter des rubans jaunes pour commémorer le 12 septembre le 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos 5 compatriotes.

Dans des déclarations qu'il a faites à Radio Havane Cuba, Ricardo Alarcón a relevé:

"La clé consiste à ce que le message parvienne au peuple étasunien car la solution est entre les mains d'Obama et il faut réussir à ce que celui-ci agisse. La seule force réelle pour obtenir que cela arrive est le peuple étasunien. C'est une excellente idée que d'avoir placé au centre de cette campagne un ruban jaune car il rappelle une chanson que tous les Étasuniens connaissent et qui a eu un très grand succès en 1973. Tout le monde l'a écoutée. J'avoue que quand on m'a parlé de cette idée, j'ai commencé à fredonner cette chanson car ce sont des choses qui restent dans l'esprit. De plus c'est un très beau symbole qui met l'accent sur le côté humain des choses ».

Ricardo Alarcón, qui connaît l'histoire et la société étasunienne a ajouté que cette tradition du ruban jaune remonte aux origines des États-Unis et qu'elle a été reprise dans les années 60 et 70 du 20e siècle lors de la guerre du Vietnam. Il a indiqué que c'est un symbole de la façon dont les Étasuniens expriment leur nostalgie, leur amour envers une personne absente et qui va bien au-delà des questions politiques ».

Il a ajouté:

« Je voudrais bien que le miracle s'opère et que le message des rubans jaunes parvienne aux Étasuniens et qu'il amène beaucoup d'entre eux à se poser des questions car c'est le centre du problème. Le noyau du problème des 5 consiste à parvenir à ce que la vérité soit connue afin que les gens puissent savoir ce qui s'est passé. La politique que mènent les États-Unis au sujet de l'affaire des 5 consiste à empêcher que la vérité soit connue car ils savent et ils sont conscients du fait que le jour où les gens la connaîtront il y aura une explosion d'exigences et de réclamations ».

René González exhorte les Cubains à renforcer la lutte pour la libération de ses camarades

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La Havane, 6 septembre (RHC)- Le Héros de la République de Cuba, René González, l'un des 5 antiterroristes cubains Cubains condamnés aux États-Unis a appelé ses compatriotes à transformer les rues en théâtre de la lutte pour le retour de ses 4 camarades qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Au cours d'un espace audiovisuel dédié aux 5 et placé sous les auspices de l'OSPAAAL, l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples et de l'UNEAC, l'Union Nationale des Écrivains et des Artistes de Cuba, René a relevé qu'il veut que cette campagne soit différente.

 »Je veux que nous nous adressions à ceux qui habitent cet espace plus grand qu'est Cuba car c'est la seule façon de détruire la prison dans laquelle sont enfermés mes quatre frères et de pouvoir obtenir leur retour afin qu'ils puissent de nouveau partager cet immense endroit plein de solidarité qu'est l'île » a-t-il signalé-.

René González a relevé qu'il est important d'internationaliser la lutte pour le retour de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González. Il a demandé à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre ont embrassé cette cause, de porter un ruban jaune pour témoigner leur appui.

Armando Hart, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et directeur du Bureau du Programme José Martí ; Abel Prieto, assesseur du Président Rául Castro ; Rafael Bernal, ministre de la culture ; Kenia Serrano, présidente de l'ICAP et les proches des 5 ainsi que des représentants et des diplomates d'une trentaine de pays ont pris part à cette rencontre.

Dans une salle comble, Miguel Barnet, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et président de l'UNEAC a indiqué que le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5, des milliers de personnes exigeront leur libération dans l'Esplanade des Drapeaux de la Tribune Anti-impérialiste, devant le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane.

Comme d'habitude, l'espace a servi de théâtre à de remarquables poètes, chanteurs et compositeurs et à des plasticiens qui ont exprimé leur appui à la libération de Gerardo, Ramón, Antonio et de Fernando.


L'épouse de Ramón Labañino, un des 5, appelle les jeunes à défendre la Révolution

La Havane, 6 septembre (RHC)- Elizabeth Palmeiro, l'épouse de Ramón Labañino, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, a appelé les jeunes à défendre la patrie et la Révolution.

Elizabeth Palmeiro a pris la parole devant des élèves d'écoles primaires et de lycées de La Havane et de l'Institut Supérieur de Relations Internationales au siège de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples où elle s'est prononcée pour que les nouvelles générations s'inspirent de l'exemple des leaders de la Révolution ainsi que de ses héros et ses martyrs.

«La meilleure chose que nous pouvons vous demander est que vous sachiez rétribuer les efforts de la Révolution en faveur de votre bien-être et le sacrifice de nos proches, prisonniers aux États-Unis, en faveur de votre tranquillité et de votre sécurité » a relevé Elizabeth Palmeiro au cours du meeting qui a donné le coup d'envoi de la campagne qui exigera la libération des 5.

L'épouse de Ramón Labañino s'est référée à l'encouragement que constituent les témoignages d'affection et de solidarité du peuple de Cuba et d'amis du monde entier. Elle a demandé la poursuite de la lutte pour que justice soit faite pour Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González et Antonio Guerrero, qui se trouvent toujours en prison aux États-Unis.

Pour sa part, Adriana Pérez, l'épouse de Gerardo Hernandez, a rappelé que la plupart des personnes qui se trouvaient parmi le public étaient nées après l'emprisonnement des 5. « Nous avons les larmes aux yeux quand nous y pensons »-a-t-elle signalé.

Elle a expliqué que l'attente d'une réponse du tribunal au recours en appel extraordinaire ou Habeas Corpus présenté par l'avocat de Gerardo, est marquée par l'incertitude.

« Comme l'ont démontré les avocats de la défense, tout l'exercice légal a eu l'influence négative du climat hostile créé par des journalistes payés à cette fin par le gouvernement étasunien » -a-t-elle signalé-.

Adriana Pérez a rappelé que son mari purge deux perpétuités plus 15 ans de prison «  ce qui est quelque chose particulièrement compliquée et déplorable ».

Le 12 septembre 1998, des agents du FBI ont arrêté à Miami les 5 antiterroristes cubains et les ont confinés dans des cellules séparées, dans des conditions infra humaines jusqu'à ce qu'ils aient fait l'objet d'un procès truqué à Miami en 2001, au terme duquel ils ont été condamnés à des peines injustes et disproportionnées.

Andrés Gómez réaffirme que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Andrés Gómez, directeur de la revue « Areito Digital » a signalé que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5 antiterroristes cubains il y a 15 ans aux États-Unis dont 4 sont toujours en prison.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Ce journaliste d'origine cubaine a relevé que le procureur n'a pu présenter aucune preuve contre Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González, pouvant étayer la charge de conspiration afin d'espionner au cours du procès qui a eu lieu à Miami en 2001.

Andrés Gómez a qualifié de cruelle et d'intolérable l'arrestation des antiterroristes cubains. Il a mis l'accent sur le courage de ces hommes qui ont assumé la tâche consistant à protéger leur peuple et à sauver des vies innocentes.

Cuba entreprend de nouvelles actions pour protéger la couche d'ozone

La Havane, 6 septembre (RHC)- Le directeur du Bureau Technique de l'Ozone de Cuba, Nelson Espinosa, a indiqué que Cuba pourrait devenir le premier pays de l'Amérique Latine ayant la capacité de parvenir progressivement à l'éradication de la consommation de substances à effet de serre.

Au cours d'une conférence de presse qu'il a donnée à La Havane, Nelson Espinosa, a déclaré que toute une série d'actions qui incluent la diminution soutenue de l'utilisation des gaz qui portent atteinte à la couche d'ozone en vue de leur élimination totale avant 2040, sont prises.

Le docteur ès sciences a expliqué que le programme national élaboré à cette fin prévoit la création de centres spécialisés dans toutes les provinces pour déterminer si les gaz peuvent être recyclés ou s'il faut absolument les détruire.

Le Brésil aidera Cuba à augmenter la production de riz

La Havane, 7 septembre, (RHC).- Le Brésil va aider Cuba à élever la production de riz. Un accord en ce sens a été signé entre les deux pays. Il permettra le transfert de technologies et de connaissances durant un délai de 5 ans.

Telce González, le directeur de l'Institut cubain des Recherches sur les graines et Claudio Fernando Brayer, président de l'Institut du Riz de l'état brésilien de Río Grande do Sul, ont signé l'accord en présence de l'ambassadeur du Brésil à Cuba, José Felicio.

Le diplomate a signalé que cette collaboration va contribuer aux efforts de Cuba pour diminuer les importations d'aliments dont les prix sont très élevés sur le marché international.

Cuba et le Brésil signeront un accord de collaboration agricole

La Havane, 6 septembre (RHC)- Des représentants d'institutions agricoles et d'instituts de recherche de l'État brésilien de Rio Grande do Sul ont signé à La Havane un protocole de coopération avec Cuba pour les prochaines années.

Les accords prévoient l'échange d'expériences, le transfert de technologies et la fourniture d'équipements et de moyens pour augmenter les rendements dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage.

Violeta Puldón, directrice scientifique de l'Institut Cubain de la Recherche sur les Graines a relevé que les projets incluent la production de riz, de lait et de fruits.

Après avoir parcouru plusieurs centres de recherche dans les provinces cubaines de La Havane et de Matanzas, Andreia Sa Brito, conseillère du Secrétariat à l'Agriculture, à l'Élevage et aux Affaires dans ces domaines du Brésil, s'est dite impressionnée par les travaux en matière agro-écologique faits à Cuba.




Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:21
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2013 à 13:08

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Cuba affiche ses excellents résultats en cette Journée mondiale de l'alphabétisation

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cuba fête ce dimanche la Journée mondiale de l'alphabétisation, décrétée par les Nations unies, en ayant répondu à cette aspiration depuis 1961 souligne le journal cubain Juventud Rebelde.

Le journal rappelle que cette nation s'est libérée de ce fléau avant même que l'ONU ne décrète en 1967 cette journée exceptionnelle pour encourager le monde entier à l'éradiquer.

Toutefois, 67 millions d'enfants dans le monde continuent à ne pas suivre des cours à l'école primaire et 72 millions d'adolescents ne profitent pas non plus du droit à l'éducation.

D'un autre côté, les cours ont repris depuis une semaine à Cuba et ses salles de classes ont accueilli 2 millions d'étudiants dans l'éducation primaire et secondaire ainsi que 200 000 autres dans l'enseignement universitaire.

La publication souligne que ce pays n'a pas seulement réussi des miracles chez lui, il aide également le monde entier à affronter cette situation et depuis 2001 s'est mis à travailler sur une méthode révolutionnaire pour l'alphabétisation

L'initiative en revient au leader historique de la révolution, Fidel Castro, et à l'engagement de la doctoresse cubaine Leonela Relys, créatrice au sein d'un collectif de travail du programme éducatif « Yo, si puedo ».

Le dispositif cubain a permis à plus de 7 millions de personnes, dans 30 pays, d'accéder au savoir à travers les lettres.

Grâce à cette méthode révolutionnaire, le Venezuela a pu être déclaré Territoire libéré de l'analphabétisme en 2003, ce qui fut le cas plus tard de la Bolivie et du Nicaragua.

Elle a permis à Cuba de mériter en 2001 et 2002 une mention honorifique du Prix de l'Alphabétisation Rey Seijong, accordé par le Fonds des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.

En 2006, le pays a également obtenu cette distinction pour le développement de programmes pour l'apprentissage de base dans différentes parties du globe, là où « Yo, si puedo » a été transposé dans d'autres langues.

216 876 citoyens angolais furent alphabétisés grâce à la méthode cubaine, tandis qu'en Argentine ils apprirent à lire et à écrire à 24 000 personnes.

Cette aide solidaire encourage également la poursuite et la reprise d'études dans d'autres projets comme « Ya puedo leer y escribir » et « Yo, si puedo seguir ».

 
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