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Une conscience de classe ?

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8-Bit allez vers le bas
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  Citer 8-Bit Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 14:50

A ce sujet, le livre de Henri Weber (ancien trotskyste passé maintenant élu PS) "Marxisme et conscience de classe" est très intéréssant. Il analyse la conscience de classe a travers tous les auteurs qui ont traités le sujet. Il y a des facteurs objectifs et subjectifs. Pour revenir sur ce qui a été dit, la conscience de classe baisse en effet d'une part a cause de la "trahison des chefs" (facteur subjectif) et de l'autre à l'évolution de la société à savoir la tertiarisation de l'économie, la société de consommation et toutes les valeurs qu'elle véhicule, c'est un vrai travail de fond qu'a accompli la bourgeoisie au fil des décénnies (Herbert Marcuse). D'ailleurs Marx disait a ce propos dans le Manifeste il me semble, que le capitalisme évolue constamment de facon à couper l'herbe sous le pied du prolétariat.  La bourgeoisie fait extremement bien son travail de lutte des classes. 

Ca rejoint l'idée de l'hégémonie culturelle de Gramsci. La conscience de classe au sens marxiste du terme, c'est à dire "pour soi" a quasiment disparu du moins elle recule considérablement face au tsunami idéologique. Dans ma cité U, mes collègues sont exactement dans une logique capitaliste avec leur we*d. Ca parle pognon, débouchés et maximisation de profit. Ca veut pas dire que l'esprit de révolte a disparu mais elle s'exprime de maniere anarchique. Pour s'en convaincre, regardons pas si loin derriere nous : la JOURNEE DE COLERE avec ces dieudonnistes, fascistes en carton et toutes sortes de désoeuvrés en proie à la peste brune . Cette journée de colère est un thermométre et nous permet de mesurer l'immense chemin que nous avons à parcourir mais comme le disait Berthold Brecht : "Ceux qui se battent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu".



Edité par 8-Bit - 31 Mar 2014 à 12:59
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soyouz allez vers le bas
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  Citer soyouz Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Mar 2014 à 19:27
" l'évolution de la société à savoir la tertiarisation de l'économie, la société de consommation et toutes les valeurs qu'elle véhicule"

je pense que le concept de société de consommation est "piégé", car la société de consommation n'existe pas : la consommation, ou plutôt le libre usage de son porte monnaie est un privilège de classe. C'est pour cette raison que l'image véhiculée par les produits de marque a un tel impact : "achètes ça et comme ça les gens verront que tu es riche". La consommation est donc un privilège, un luxe, car la majorité des gens doit d'abord assurer sa survie, rembourser ses crédits immobiliers, etc... avant de se payer des montres de luxe.

Donc, il y a deux écueils à éviter. D'une part, dire que c'est bien comme ça, vive les marques et la société du paraître. Je pense que personne ne pense cela ici. L'autre éceuil est de dire "c'est la faute à la société de consommation" et ne pas voir les rapports de classe derrière. Donc ça conduit à la bêtise des décroissants et des publicitaires repentis qui disent aux gens d'arrêter de vivre et de consommer quoi que ce soit, de se "libérer" de la société de consommation (qui n'existe qu'en tant que reflet du mode de vie de la classe dominante elle-même).

"La conscience de classe au sens marxiste du terme, c'est à dire "en soi" a quasiment disparu du moins elle recule considérablement face au tsunami idéologique."

Pas forcément, simplement je pense que nous, communistes, n'avons pas bien fait le travail d'analyse des rapports de classe de la société actuelle. Même si on pourrait se contenter de dire, il y a d'un côté les prolétaires et de l'autres les propriétaires, ça serait simplifier les choses au point de ne plus rien comprendre et donc de ne pas saisir l'enjeu actuel.

En réalité, la classe dominante actionnariale, nous en avons fait la critique, mais alors on laisse de côté toutes les classes qui gravitent autour d'elle. Par exemple, les propriétaires fonciers, qui, même s'ils ne sont pas actionnaires, c'est à dire propriétaires de moyens de production, vivent de la rente, et servent de classe tampon entre les locataires et les banques de crédit immobilier. On pourrait pousser l'analyse plus loin encore. Mais il y a d'autres classes encore : tous les cadres sont salariés, donc prolétaires (s'ils ne sont pas propriétaires fonciers), or ils sont symboliquement et en pratique du côté du capital.

Toutes ces sous-classes dont j'ai donné quelques exemples identifient leurs intérêts à celui de la classe dominante. Et donc, même les plus prolétaires d'entre eux s'identifient dans leur rapport de classe du côté des rentiers. Donc la conscience de classe se construit chez eux par identification aux puissants rentiers, dont ils épousent la cause et l'intérêt tout entier.

A l'inverse, chez les prolétaires, la conscience d'être pauvre ou démuni est là, mais la conscience d'être une classe au rôle social détemrminant n'existe pas, faute d'action peut-être. En tout cas, l'histoire particulière de la classe ouvrière, avec le travail de destruction sociale explique la dynamitation du prolétariat. Et de ce fait, désormais, c'est fini les lendemains qui chantent ou l'émancipation, mais le but de la nouvelle génération, c'est se faire de la thune, l'ascension sociale, écraser les plus faibles. Et c'est d'autant plus frappant chez les enfants d'immigrés, qui sont capables de dénigrer les leurs férocement pour se faire accpeter parmi les dominants.

"Dans ma cité U, mes collègues sont exactement dans une logique capitaliste avec leur we*d. Ca parle pognon, débouchés et maximisation de profit. Ca veut pas dire que l'esprit de révolte a disparu mais elle s'exprime de maniere anarchique."

Ah, les joies de l'université... Mais en réalité c'est surtout parce que les universités sont surtout remplies de membres de la petite bourgeoisie péteuse. Donc normal, les joints, l'alcool, etc... ça me dégoûte personellement, c'est pas dans ces milieux là que tu vas trouver des communistes.


"regardons pas si loin derriere nous : la JOURNEE DE COLERE avec ces dieudonnistes, fascistes en carton et toutes sortes de désoeuvrés en proie à la peste brune ."

Le plus ironique c'est que bon nombre de ces gugus se réclament de gramsci dans leurs méthodes. Et il faut dire qu'ils s'y prennent bien. Mais je reste convaincu qu'ils ne représentent pas une menace car même si le mouvement fait echo effectivement, ça n'en reste pas moins basé que sur de la propagande. Mais ça révèle surtout l'état de pourriture actuel, et personnellement je suis optimiste, car je vois que malgré toute la pub qui a été faite à ces mouvements, on en entend plus vraiment parler aujourd'hui.
Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable - Lénine
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  Citer 8-Bit Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2014 à 01:37

 Oui on peut rebondir sur ce que Herve Kempf disait dans son bouquin "Comment les riches détruisent la planète" a propos de la société de consommation. Son analyse s'appuie sur la théorie de Thorstein Veblen. Idée selon laquelle la classe des loisirs  (les riches) induirait un comportement identique chez les plus modestes, qui souffriraient de frustrations. Le bouquin est néanmoins lacunaire étant donné qu'il n'évoque que ce point de vue évitant soigneusement d'évoquer la lutte de classe. Apres il s'agit pas forcément de montre de luxe mais plus prosaiquement on peut parler des comportements alimentaires pernicieux qui conduisent à l'obésité, aux appareils electroniques style Apple, Ecran plat, ou encore des bagnoles etc... 

On est bien dans une société de consommation c'est une logique du capitalisme qui à l'époque de Marx et meme juste avant la WWII n'était pas aussi prégnante. C'est un systeme de valeur véhiculé par la publicité apres que certains en bénéficient et d'autres non ne signifient pas que ce n'est pas une société de consommation. Société de consommation ne signifie en rien l'abondance on est bien d'accord, il s'agit d'une abondance factice d'une merde standardisée, calibrée pour etre fabriquée au plus bas cout et aux mépris de la santé des consommateurs et des travailleurs qui les fabriquent et les consomment. Le consommateur est relégué au rang de tube digestif dont la seule fonction est de consommer cette merde du grand capital avec toutes les conséquences néfastes que cela engendre. Le bras armé de cette "société de consommation"ets la publicité". Le budget publicitaire en France chaque année s'élève a environ 30 milliards d'euros, c'est l'anarchie totale de la production on est d'accord. Mais c'est vrai que les décroissants se fourvoient totalement. Ils chialent parce que la planète est flingué, qu'il y a des inégalités mais ils sont infoutus de dire d'ou elles proviennent et quel est le moteur du changement, Ah si les AMAP, Biocoop et le vélo pffff.... Il n'est jamais question de classe ou quoi que ce soit d'autre : ce sont des socialistes utopiques dans l'ame, je dirai meme qu'ils sont encore moins pertinents que ces derniers. Je les connais j'en ai croisé au NPA et meme dans mon immeuble il y a une association de libertaire-décroissants-anti léniniste au possible et tout à fait inutile. Eux memes disent que ce n'est pas une idéologie, c'est un conglomérat d'idéologie secondaire tel que le mutuellisme l'anarchisme maximaliste. Il prone la "décolonisation de l'imaginaire", en finir avec le toujours plus, c'est un volontarisme idéaliste débile et irrationnel. La question de la propriété du capital est une mauvaise question parce que le "socialisme réel" a montré qu'il pouvait etre aussi destructeur pour la planete que le capitalisme.

C'est clair que les communistes sont rares. Etant donné que je suis en Droit je te laisse deviner... Dans ma bande il y en a pas un de gauche !!! Pas un que je connaisse. Je suis assez dépité par les discours fataliste, impuissant teintés de tous ces poncifs des théoriciens de l'inaction.

Les deux classes principales qui se dessinent au cours de l'évolution du capitalisme sont les capitalistes et les prolétaires. Evidemment que c'est grossir le trait que de dire ca. Mais je pense qu'il faut quand meme se rendre compte du pouvoir et de l'emprise tentaculaire d'une minorité capitaliste sur la majeure partie de l'économie, (le bouquin de Besancenot a ce propos le démontre parfaitement bien en dépit du fait qu'il ne soit pas dans l'orthodoxie marxiste). C'est vraiment le point central. Tout ce qui gravitent autour n'est pas à occulter naturellement. 

Un prolétaire qu'il soit cadre ou menuisier on s'en fout. Le premier sera du côté du capital parce qu'il bénéficiera de plus de miettes mais ca ne change rien au fait qu'il travaille gratuitement. Il s'agit pas de se dire que certains se sentent plus proche du capital, et d'autres non, mais de comprendre que l'esprit de compétition introduit a la fois pour bloquer le potentiel de révolte et pour répondre a la logique du capital casse la "culture ouvrière" et amène à ce genre d'absurdité. Le capital fait son boulot, a nous de faire le notre. La segmentation sociologique n'est plus la meme mais il n'en demeure pas moins qu'une minorité s'accapare la plus value. Ils sont pas nombreux mais puissants, c'est la concentration du capital.


"A l'inverse, chez les prolétaires, la conscience d'être pauvre ou démuni est là, mais la conscience d'être une classe au rôle social détemrminant n'existe pas, faute d'action peut-être"

La conscience "pour soi"  n'est pas là parce qu'il n'y a pas d'agitation digne de ce nom. Les pauvres se sentent pauvres par rapport aux standards de la publicité, mais la réflexion en termes de classe est quasi inexistante, parce qu'aucun parti digne de ce nom ne fait d'agitation dans ce sens. Mélenchon ne suscite pas ce désir là de révolte. Ca reste raisonnable. Mais faut avouer que ca fait un peu de bien parfois.



Edité par 8-Bit - 31 Mar 2014 à 13:01
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soyouz allez vers le bas
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  Citer soyouz Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2014 à 13:14
Oui je crois qu'on est bien d'accord, la décroissance est totalement réactionnaire et bidon. Je pense que toutes ces dérives idéologiques proviennent de la déliquécence des structures communistes. Le point central de l'analyse marxiste est le concept de classe social et l'étude des changements sociaux...

Le problème de la publicité est plus large que ce que tu ne l'as décrit encore. En réalité non seulement la pub est partout mais en plus les réseaux sociaux nous incitent à faire la pub de nous mêmes, de nous vendre comme un produit, et c'est pareil quand on nous demande de faire un CV pour postuler à un taf. Cela dit cela ne veut pas dire que la consommation est un problème en soi. Il faut bien se nourrir, se laver, etc... Les excès de la publicité n'empêchent que des gens en sont réduits à voler de la nourriture dans les supermarchés. Brefs, le contraste entre l'abondance supposée et la réalité est flagrant, comme tu l'as toi-même mentionné.

"C'est clair que les communistes sont rares. Etant donné que je suis en Droit je te laisse deviner... Dans ma bande il y en a pas un de gauche !!! Pas un que je connaisse. Je suis assez dépité par les discours fataliste, impuissant teintés de tous ces poncifs des théoriciens de l'inaction."

Ah bah forcément le droit... c'est le repère de la haute bourgeoisie et des notables, surtout si t'es sur Paris. Genre j'imagine bien les étudiants qui habitent dans leur studio dans le 16ème et qui passent leur temps dans leur petit monde entre défonce, shopping et soirées débiles. Donc normal que t'en trouves pas un seul qui soit communiste.


"Les deux classes principales qui se dessinent au cours de l'évolution du capitalisme sont les capitalistes et les prolétaires. Evidemment que c'est grossir le trait que de dire ca. Mais je pense qu'il faut quand meme se rendre compte du pouvoir et de l'emprise tentaculaire d'un minorité capitaliste sur la majeure partie de l'économie"

Dans les faits, c'est exact, mais tout le monde ne voit pas ça comme ça. Ma théorie est que la plupart des gens n'ont plus vraiment de vision de classe mais une vision en terme de communauté ethnico-religieuse. C'est un peu la vision du monde du choc des civilisations, que chacun adapte à sa sauce : c'est du au fait que la population française actuelle est issue de nombreuses vagues d'immigrations et qu'à chaque fois qu'une vague arrivait, la solidarité communautaire entre nouvaux arrivants allait de soi. Chaque nouvelle vague d'immigration venant d'un autre pays, et certains individus réussissant à grimper socialement, cela a pris une autre tournure : les liens communautaires ne se sont pas dissolus, et une nouvelle forme de catégorisation transclasse est peu à peu apparue. Bien évidemment, il n'a pas fallu attendre longtemps pour que divers gugus exploitent cette faille. ça a d'abord été le FN qui tentait de foutre la merde entre les français et les immigrés magrébins. Mais ensuite cela s'est propagé, entre les minorités chrétiennes et musulmanes, puis d'autres types comme soral exploitent parfaitement les tensions religieuses pour assoir la vision du monde ethnico-religieuse du choc des civilisations version pro-islam. En mettant ça en conjoncture avec le déclin du parti communiste, et on obtient la merdasse actuelle. Rien qu'avec l'exemple des municipales, il suffit de voir comment ça fonctionne : chaque parti essaye de s'attirer les faveurs de telle ou telle communauté, qui va avoir le vote des musulmans ? qui va avoir le vote des africains ? qui va avoir le vote des juifs ? qui va avoir le vote des arméniens ? etc... etc...

Donc d'un côté la conscience de classe est au plus bas, mais de l'autre côté la conscience de classe est bien réelle, même si elle ne se forge plus dans les mêmes processus qu'avant. Désormais, c'est autour de mouvements tels que la "manif' pour tous" ou le "printemps français" que la haute bourgeoisie crée des processus d'identification de classe de la nouvelle génération. Une identification qui bien sur a aussi sa dimension ethnico-racialo-religieuse. Et c'est ainsi qu'on voit les mouvements politiques se réorganiser autour de questions sociétales et religieuses, à l'image des nouveaux groupes sociaux communautaires qui se sont formés historiquement. Bien sur nous ne pouvons cautionner une telle façon de procéder. Aussi nous devons éviter à tout prix les divisions au sein du prolétariat selon leur religion, ou communauté, etc... Seule l'action crée une conscience de classe commune et détruira le carcan actuel.


"Un prolétaire qu'il soit cadre ou éboueur on s'en fout. Le premier sera du côté du capital parce qu'il bénéficiera de plus de miettes mais ca ne change rien au fait qu'il travaille gratuitement. Il s'agit pas de se dire que certains se sentent plus proche du capital, et d'autres non, mais de comprendre que l'esprit de compétition introduit a la fois pour bloquer le potentiel de révolte et pour répondre a la logique du capital casse la "culture ouvrière" et amène à ce genre d'absurdité. Le capital fait son boulot, a nous de faire le notre."

Evidemment les cadres sont salariés, par exemple les pdg des entreprises du CAC 40 pourraient en théorie être des prolétaires, s'ils n'ont ni maison ni rente quelconque (ce qui est peu probable). En même temps un fils de bourgeois est théoriquement prolétaire s'il ne possède encore rien lui-même. Mais pour autant il est un bourgeois en devenir, il a conscience d'appartenir à la classe dominante et est doté des moyens d'y appartenir lui aussi à son tour. Les actionnaires ont besoin d'administrer leurs "domaines", tels les seigneurs qui envoyaient le fils de leur cousin pour diriger tel ou tel domaine. Bref, l'appartenance de classe est certes d'abord déterminée par des rapports dans la production, mais par exemple cela n'empêche pas des sous-prolétaires de banlieue de se prendre pour les barons du quartiers, et une conscience de classe faussée entraîne une vision du monde renversée.

En même temps il est vrai que la compétition suffit à mon avis, à elle seule à maintenir le système sur ses pattes. Mais cette compétition est totale : compétitition entre les travailleurs, mais aussi entre les chômeurs, et entre les travailleurs et les chômeurs, compétition entre les tous les salariés. La suprématie du pouvoir de l'argent et la nécessité quasi absolue de travailler pour en avoir résume assez bien le principe fondamental du capitalisme.

Edité par soyouz - 31 Mar 2014 à 13:40
Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable - Lénine
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