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Mouvement social belge

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    Envoyé : 24 Dec 2011 à 00:45

Les syndicats du public protestent en Belgique contre les mesures de rajustement du gouvernement

Par Tania Hernández
 
Bruxelles, 22 décembre (RHC-PL) – Les syndicats du secteur public en Belgique ont organisé des manifestations contre les mesures de rajustement adoptées par le nouveau gouvernement du premier ministre Elio di Rupo.

La presse, à Bruxelles, signale que dans la capitale et dans d’autres villes, le métro, les tramways, les trains et les lignes d’autobus ne fonctionnent pas. Les services ferroviaires qui assurent les liaisons de la  Belgique  avec la Grande Bretagne, la France, la Hollande et l’Allemagne  ont été annulés.  

Les syndicats du secteur public s’opposent à la réforme des pensions,  à l’augmentation de l’âge du départ à la retraite, à d’autres mesures gouvernementales qui prévoient des coupes de 14 milliards de dollars.

Source

Les Belges en grève contre la réforme des retraites

Un front commun syndical a lancé un appel à une grève générale dans l'ensemble du secteur public, dont les transports en commun, les administrations, hôpitaux, écoles, prisons et chaînes de la télévision publique pour protester contre le projet de report de l'âge de départ à la retraite, dans le cadre d'un plan de réduction du déficit public.

Le gouvernement belge du socialiste Elio Di Rupo, formé dans la douleur début décembre après une crise politique de 541 jours, affrontait jeudi sa première épreuve avec une grève générale des services publics. Cette grève se déroule alors que le parlement doit se prononcer dans la journée sur une importante réforme du système des retraites portée par le ministre libéral des retraites Vincent Van Quickenborne. Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le "départ en retraite anticipé", très utilisé en Belgique, sera retardé de deux ans.

Les mesures entrent dans le cadre d'un programme mis en place par le gouvernement pour réduire le déficit public et la dette et lancer les réformes structurelles qui n'ont pu être engagées durant la longue crise politique, alors que le pays est dans le collimateur des agences de notation et de la Commission européenne.

Il s'agit de la seconde manifestation d'opposition des Belges aux mesures d'austérité annoncés il y a deux semaines par le nouveau gouvernement. Quelque 50.000 personnes avaient défilé le 3 décembre à Bruxelles, selon l'estimation des syndicats.

Des cheminots belges en grève à cause d’une réforme qui déraille

Les transports ferroviaires à Bruxelles et dans le sud de la Belgique étaient perturbés, hier, par un mouvement de grève, à la veille d’un débrayage de vingt-quatre heures des employés du secteur public contre la réforme des retraites, inscrite dans le nouveau programme d’austérité visant à réduire le déficit budgétaire. Le nouveau gouvernement belge cherche à repousser l’âge de retraite effective, qui se situerait en moyenne autour de 59 ans à l’heure actuelle, en relevant l’âge auquel les employés peuvent réclamer une retraite anticipée.

Source

Grève en Belgique : Haro sur les grévistes et les syndicats

 

Daniel Zamora

 
Le 6 décembre 2011, après 540 jours de négociations, la Belgique disposait enfin d’un gouvernement. Mais dès le 2 décembre, le mouvement syndical, qui n’avait guère été enthousiasmé par la publication de l’accord de gouvernement, les mesures concernant les pensions, le chômage et les coupes dans les services publics, avait organisé une manifestation contre l’austérité ayant rassemblé entre 60 000 et 80 000 personnes : la plus grande mobilisation sociale en Belgique depuis le « pacte des générations » (réforme du système de pensions) en 2005. Puis vint la grève du 22 décembre…

Dès le 6 décembre, des mesures concrètes sont annoncées et la première concerne à nouveau le système des pensions. Il s’agit de retarder l’âge possible de la prépension de 60 à 62 ans. En réaction à cette mesure, un front commun syndical organise le jeudi 22 décembre un mouvement de grève dans les services publics. Cette mobilisation d’ampleur, bloquant le pays, a déclenché une réelle offensive médiatique contre les syndicats, soulignant « l’inévitabilité » des réformes. Dans le quotidien Le Soir du 28 décembre, Philippe Van Muylder, secrétaire général de la FGTB (1), signait une tribune titrée : « La chasse aux syndicalistes est ouverte » (2). Et pour cause !

Une réforme « nécessaire »

Le gouvernement et son accord ont été largement salués par la plupart des grands médias : les mesures d’austérité seraient, disent-ils, « urgentes  » et « inévitables ». Dès la mise en place du gouvernement et après la première mobilisation sociale du 2 décembre, le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte lance un appel dans le journal Le Soir : «  Avant même d’avoir un gouvernement, on a déjà manifesté ! On est déjà en train de préparer la grève. Ce n’est pas comme ça que marche, une démocratie ! [...] Évitez de vous mettre hors-jeu ! Restez dans le jeu ! Deux millions d’affiliés… Cela donne des responsabilités » (6/12/2011). Le message est clair : la réforme est inévitable, ne manifestez pas. Les éditorialistes et journalistes des différents quotidiens francophones suivront religieusement l’avis du gouvernement.

Le 20 décembre 2011, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir ne mâche pas ses mots : « Les grèves, compréhensibles, ne changeront rien à la réalité et à la cruauté de cette crise ». Les réformes seraient nécessaires et inévitables ; il faudrait « s’adapter ». Les éditocrates font mine de s’attrister, mais le jugement est sans appel : « C’est ce qu’on appelle l’adaptation du modèle social, qui va de pair avec le recul social. Ces mesures nous étaient annoncées comme inévitables depuis belle lurette ». Deux jours plus tard, on peut encore lire : « Le modèle social doit s’adapter, nous n’avons plus les moyens de nos dépenses, nous devons structurellement réformer […] Elles [les réformes] sont dures, hélas inévitables, nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes ». Le 21 décembre, Moustique (ex-Télémoustique) se demande : « À quoi bon ? Les causes semblent désespérées. » Et la Libre Belgique, deux jours plus tard, titre :

Le mouvement syndical lui-même, peut-on lire, doit se rendre à l’évidence. D’ailleurs, il le fait déjà… Selon Le Soir du 20 décembre, « Les syndicats le reconnaissent à demi-mots : la marge de manœuvre du gouvernement Di Rupo est très étroite ». Et selon la Libre Belgique du lendemain : « Il apparait aussi que le banc syndical ne sait pas encore exactement vers où l’on va, tenté par le rejet total des mesures gouvernementales, mais aussi convaincu qu’on n’y coupera pas… ». Il n’est donc « plus possible de reculer », affirme Le Soir du 20 décembre. « Le gouvernement résistera-t-il à la pression de la rue ? », fait mine de s’interroger, deux jours plus tard, la Libre Belgique. Et elle répond : « Oui. […] Il faudra exécuter la réforme des pensions telle qu’elle a été négociée  ».

On l’a compris : avant même qu’elle ne se déroule, la mobilisation est annoncée comme irrationnelle, inutile et contre-productive. Certes, l’expression des grévistes est « légitime  ». Mais elle est le reflet d’une « inquiétude », d’un « sentiment compréhensible », d’une « peur  », et non d’une position raisonnable. Et selon l’éditorialiste de la Libre Belgique du 22 décembre, le respect du droit de grève ne relève que de la tolérance : « Nous pensons que les syndicats font fausse route en paralysant le pays. On peut néanmoins tolérer l’idée que ce droit de grève soit actionné, dans les formes, comme catalyseur du mécontentement des travailleurs en ces temps de remise à plat d’un des piliers de notre modèle social ».

Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que les éditorialistes s’attardent, non sur le fond des mesures imposées par le gouvernement, mais sur la communication de ce dernier. Or, pontifie Le Soir du 20 décembre, « la communication du gouvernement a été nulle ». Et de préciser : l’important est donc de « dialoguer, expliquer [...] Le parcours qui s’annonce est rude pour un citoyen qui, de plus, a été mis au frigo plus de 500 jours. Il faut l’accompagner  ». La Libre Belgique en conclut deux jours plus tard que le gouvernement doit poursuivre « un long travail d’explication et de pédagogie », « pour faire passer des mesures délicates voire impopulaires. »

Cette campagne médiatique de soutien aux mesures ne peut donc qu’anticiper la dénonciation d’une grève « pour rien ».

Un « jeudi noir », une « grève pour rien »

La première préoccupation des médiacrates a ainsi consisté à informer sur l’ampleur et les effets de la grève, bien davantage que sur les raisons de la colère qui s’y exprimait, en recourant à un vocabulaire d’apocalypse : « Chaos en vue ! » annonce Le Soir du 21 décembre. « L’enfer des voyageurs a commencé », confirme la Libre Belgique du même jour. DH, les 20 et 22 décembre, synthétise :

Et encore :

La Libre Belgique du 21 décembre, à la « Une », porte le deuil…

… Et en pages intérieures :

La Libre Belgique donne également la parole aux « usagers » et notamment à un certain Gianni Tabbone. Auteur d’un site pour les navetteurs, il regrette le début de la grève mercredi dans les trains : « L’action (sauvage) de trop pour les usagers. [...] Cette action de mercredi est absolument désolante car les usagers du train, principalement wallons mais aussi flamands, se sont fait avoir une fois de plus » (22/12/2011). Un entretien parmi les nombreux « portraits » de « simples » citoyens.

Une simple « contribution » à la création d’une opposition entre le droit de ceux qui travaillent et la «  gréviculture » de ceux qui ne travaillent pas. « Bloquer une entreprise ou un service public, est-ce vraiment rendre service aux travailleurs ? Pourquoi embêter les simples citoyens ? » se demande de manière faussement naïve le journaliste de Moustique (21/12/2011).

Après l’appel de la raison – « c’est inévitable » –, cet appui à peine déguisé au gouvernement le lendemain de la grève :

Et, miracle du pluralisme :

Si le gouvernement n’a pas reculé, c’est que la grève n’a servi à rien. Le 23 décembre, deux des principaux quotidiens francophones titrent :

Et, nouveau miracle du pluralisme :

Déjà le 2 décembre, l’éditorial du Soir prévenait que les manifestations n’étaient pas utiles si répétées : « La colère et l’angoisse des citoyens face à ce monde qui bascule, aux dérapages, doivent être exprimées. Mais les manifestations tirent leur force de leur rareté et des résultats tangibles qu’elles provoquent. Faire descendre des militants dans la rue ne peut se limiter à une opération de communication ».

Trois semaines plus tard, le 23 décembre, la Libre Belgique « constate » : la grève « tombe mal. Surtout si elle s’éternise ». Ainsi, « parmi ses dommages collatéraux, la grève sauvage (mardi et mercredi) et annoncée (jeudi) sur le rail belge va alourdir les comptes [...] de la SNCB Logistics ». Moustique, deux jours auparavant, avait « compris » que la crise est justement une mauvaise raison de faire grève : l’activité économique belge n’a « pas besoin de cela en ce moment ».

La condamnation médiatique de la grève s’est doublée d’une offensive contre le droit de grève et le syndicalisme.

Un droit de grève abusif, des syndicats nocifs

Dès le 22 décembre, la Libre Belgique titre son éditorial : « Un droit, pas tous les droits ». La suite confirme : « Le droit de grève est un droit fondamental mais qui ne donne pas tous les droits, n’autorise pas tous les excès ». La grève «  sauvage », cette « mauvaise pratique » du mercredi, n’est « pas acceptable », illustrant les Wallons « de la pire des manières » en « prenant en otage des milliers de navetteurs ». Il faudrait ainsi que les grévistes Wallons arrêtent « de se tirer une balle dans le pied... ».

Le Soir du 23 décembre opte pour ce titre qui s’avère tout sauf anodin : « Où s’arrête le droit de grève ? ». Si Matéo Alaluf, sociologue du travail à l’ULB, essaie d’en défendre le principe, la question suivante du journaliste est claire : « Ce droit de grève donne donc tous les droits ? ». Est-ce « encore raisonnable ? ». Avec un sens aigu des nuances, Marc de Vos, membre d’un think tank influent, a quant à lui comparé les grévistes au tueur qui a fait six morts à Liège en décembre. « Ce qui s’est passé jeudi est inacceptable, parce qu’il faut respecter le droit de tous. On a le droit de faire la grève, mais on a pas le droit d’empêcher les gens d’aller travailler ». Il va même jusqu’à comparer la grève à une tuerie : « Si vous voulez capter beaucoup d’attention, faites comme ce tireur fou de Liège… C’est une logique criminelle, ça, où est la limite ? Après les blocages, les chantages, où cela va-t-il s’arrêter ? N’oublions pas que nous vivions dans un État de droit tout de même ». Cette prétendue remise en cause de l’État de droit par les grévistes offre une occasion de proposer de discuter d’une loi sur un « service minimum ».

… Et de mettre en cause, le rôle des syndicats. La « Une » de Moustique (17-23 décembre 2011) donne le ton :

Le « dossier  » consacré aux syndicats par l’hebdomadaire « Télé moustique » est probablement le plus agressif de tous.

Sous le titre, « À quoi servent les syndicats ? », on peut lire ce recueil de stéréotypes « Ils aiment manifester et faire la grève. Ils n’aiment pas les patrons ni le changement. Quelles réalités se cachent derrière les clichés que charrient les syndicats ?  » (3). L’enquête promet donc d’être « objective  ».

En exergue, ces questions et assertions prometteuses : « Les syndicats sont des structures archaïques et dépassées » ; « Créées au XIXe siècle, les organisations de défense des travailleurs sont-elles encore adaptées au XXIe siècle ? », « Se syndiquer, c’est ringard et inutile » ; « S’ils ne servent plus à rien, pourquoi continuer à payer des cotisations ? Un monde sans syndicat tournerait-il moins rond ? ». Et l’ « enquête » tient toutes ces promesses.

Morceaux choisis :

  • Vendredi 2 décembre. C’est avec une certaine appréhension que les navetteurs se rendent à la gare. En ce jour de manifestation nationale contre l’austérité, ils craignent de se frotter à une nouvelle pagaille sur le rail. Mais c’est tout le contraire : la circulation n’a jamais semblé aussi fluide et les panneaux horaires n’indiquent aucun retard. Nulle part. Ben tiens, pense-t-on, quand il s’agit de convoyer les camarades syndiqués vers une manif, les cheminots font bien les choses…
  • Sur les quais de la gare du Midi, les trains déversent des groupes vêtus de rouge, de vert et de bleu. Des manifestants sont déjà bien excités. On entend des cris et des chants. Certains navetteurs sourient, d’autres affichent une moue de réprobation. "Il y en a qui carburent pas qu’au café", nous glisse un compagnon de voyage. En quelques minutes, nous vivons l’illustration de deux images qui collent à la peau des syndicats : leur culture de la grève et celle du manifestant braillard et bourré, trop content d’échapper à un jour de travail pour venir perturber l’activité des "honnêtes travailleurs".
  • Se faire élire délégué, c’est entrer dans la caste de ceux qui sont les plus difficiles à virer. Est-ce la seule motivation à se présenter sur les listes ?

Pourtant, Moustique n’est pas le seul enfiler des perles anti-syndicales. Le Soir du 23 décembre offre ce bijou à ses lecteurs : « Les barrages aux portes de Bruxelles ont été levés vers 10h30. L’heure de l’apéro ont médit les vilains. De l’apéro, du shopping de Noël, ou du retour à la maison jusqu’à la prochaine fois. Un jour de grève c’est un jour de grève quoi ! ».

En attendant la prochaine et probable grève du 30 janvier, nul doute que la campagne de propagande se poursuivra. Faire accepter la pilule de l’austérité, ça se travaille…

 

Notes

(1) Fédération générale du travail de Belgique.

(2) À lire sur le site du Soir.

(3) À lire sur le site de Moustique.

Source : acrimed.org



Edité par T 34 - 11 Jan 2012 à 19:42
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2012 à 20:48

Belgique. Grève totale en 
plein sommet européen ?

Contre l’austérité, les syndicats belges appellent à cesser le travail lundi dans tout le pays. Bruxelles devrait être paralysée lors du Conseil européen visant l’adoption du nouveau traité.

Bruxelles, correspondance. C’est un signal fort qu’ont décidé de donner lundi prochain les syndicats belges : une grève générale contre les mesures d’austérité, en particulier celles qui concernent les retraites et l’indemnisation du chômage. Les trois centrales syndicales du pays – FGTB (socialiste), CSC (chrétienne), FGLB (libérale) – ont maintenu le mot d’ordre en dépit des pressions incroyables dont elles font l’objet. Pressions qui ne surprennent guère de la part du ministre des Pensions, le libéral flamand Van Quickenborne, mais davantage quand elles viennent de ministres socialistes. Le premier d’entre eux, Elio Di Rupo, a reproché aux syndicalistes de « conduire les citoyens vers l’abîme ». Le jeune chef des socialistes flamands, Bruno Tobback, va plus loin en les accusant d’utiliser « la bombe atomique ». « Je comprends l’inquiétude, a-t-il dit hier, mais il faut garder la bombe atomique pour la guerre mondiale, pour un gouvernement de droite qui applique des mesures de droite. Une grève générale qui ne fait pas exploser le gouvernement est sans effet. »

Les syndicats, de leur côté, soulignent que la grève n’a pas pour but de faire tomber un gouvernement que la Belgique a si longtemps attendu, mais d’obliger ce dernier et le patronat à entendre leurs propositions pour répondre à la crise. « Ces derniers mois, explique Claude Rollin, secrétaire général de la CSC, ont montré que la concertation ne fonctionne plus. Or, c’est par elle que nous obtiendrons quelque chose de socialement juste et économiquement intelligent. »

 

« Austérité, ça sent le pavé ! »

« Nous ne faisons pas grève pour le plaisir, précise Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB. Nous avions déposé un préavis il y a un mois et demi, mais on ne nous écoute pas. On continue de prendre des mesures qui touchent les plus fragiles. Notre boulot, c’est de les protéger. L’austérité n’est pas la solution, au contraire, c’est le problème ! »

La colère monte chez les salariés, surtout dans la métallurgie : à la fermeture annoncée de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise par ArcelorMittal s’est ajoutée cette semaine la publication d’un rapport insultant. Le consultant Laplace Conseil – auteur de ce rapport payé 200 000 euros par la région wallonne – accuse les syndicats d’avoir été, « par les grèves et les manifestations parfois violentes, responsables du déclin », et les Liégeois d’avoir été « trop têtus, trop querelleurs, trop bêtes pour sauver leur héritage sidérurgique ».

« Austérité, ça sent le pavé ! » Ce slogan des métallos wallons montre assez que la coupe est pleine. Et ce n’est pas la dernière trouvaille du patron d’une fabrique de matelas flamand qui va calmer le jeu : il propose 30 euros de prime à ceux qui renonceront à faire grève. Une tentative de plus de casser un mouvement que le patronat qualifie de « suicidaire » alors que les syndiqués y voient un « coup de semonce » salutaire pour que le gouvernement ne prenne pas de nouvelles mesures d’austérité lors du collectif budgétaire du 10 février. Un avertissement qui s’adresse aussi aux dirigeants européens réunis à Bruxelles et qui prônent partout la même politique.

« une guerre sociale déclarée » C’est le terme utilisé par Nico Cué, chef des métallos wallons 
de la FGTB, qui poursuit : « Oui, nous sommes en guerre. Contre 
les politiques d’austérité que veulent nous imposer les marchés. On a voté à gauche et on se retrouve avec un programme de droite. Qui est premier ministre en Belgique ? Di Rupo ou les agences 
de notation ? On avait prévenu dès le mois de juillet, quand 
il a publié sa première note, qu’elle était inacceptable. C’était déjà un catalogue 3-Suisses de la pensée libérale. On a commencé 
à tirer la sonnette d’alarme, mais on n’a pas voulu nous entendre. 
On continue de vouloir faire payer les travailleurs, les pensionnés, les chômeurs. Pourtant, ce n’est pas la crise pour tout le monde... »

Françoise Germain-Robin

Source

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Jan 2012 à 16:33

La plus grande grève générale depuis vingt ans en Belgique contre la politique d'austérité concertée entre le « gouvernement d'union nationale » et l'Union européenne

grvegenbel

La plus grande grève générale depuis vingt ans en Belgique contre la politique d'austérité concertée entre le « gouvernement d'union nationale » et l'Union européenne

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    Jamais une grève ne fut aussi suivie en Belgique sur les deux dernières décennies, depuis 1993 exactement. Jamais un mouvement de grève n'eut à subir en vingt ans une telle propagande médiatique, et un tel chantage patronal visant à intimider la classe ouvrière belge.

    Au soir de cette journée de grève, les Fédérations patronales wallones (UWE) et flamandes (Voka) claironnaient sur « l'échec de la grève » tout en pestant contre les « 150 ou 200 millions d'euros perdus en une journée ». Derrière ce discours contradictoire, la reconnaissance en réalité d'un mouvement très largement suivi.

    Dans la ligne de mire, le plan de rigueur de 11 milliards d'euros dévoilé par le premier ministre socialiste Elio di Rupo, dans le cadre d'un gouvernement d'union nationale, un plan concerté avec l'Union européenne. Le gros morceau, la contre-réforme des retraites qui prévoit notamment le recul général de l'âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans, de la durée de cotisations minimale de 35 à 40 ans ou encore la remise en cause des régimes spéciaux tels ceux des marins ou des mineurs.



Une grève suivie massivement dans le public, les transports, l'industrie et dans toute la Wallonie



    Une grève qui a paralysé l'ensemble du pays donc bien que de façon inégale. Elle a touché plus le secteur public que le privé, l'industrie plus que le tertiaire ou encore la Wallonie plus que la Flandres.

    A l'avant-garde du mouvement de grève convoqué par les trois grands syndicats belges de la FGTB (socialiste), de la CSC (démocrate-chrétien), de la CGSB (libéraux), les travailleurs des transports.

    La grève des cheminots a totalement interrompu le trafic national sur le rail, tandis que de nombreux trains internationaux Thalys et Eurostar depuis Bruxelles étaient annulés. Aucun métro, tramway et bus de la STIB ne circulait à Bruxelles, pendant que le système de transports était quasiment à l'arrêt en Wallonie. En Flandres, le système de transport public De Lijn a connu d'importantes perturbations, aucun tramway ne roulant par exemple à Gand.

    Enjeu de la grève aussi, les aéroports et les ports. L'aéroport de Charleroi a été totalement fermé tandis que de nombreux vols ont été annulés à l'aéroport international de Bruxelles. Le port international d'Anvers a, de son côté, tourné au ralenti.

    La grève a également été suivie dans l'ensemble du secteur public. Le sud du pays a été privé de courrier après la fermeture des centres de tri de Charleroi et Liège tandis que la grève des enseignants a été largement suivie tant en Flandres qu'en Wallonie, avec la fermeture d'une grande partie des écoles du pays.

    Dans le privé, l'industrie lourde wallonne a été fortement paralysée par le mouvement, notamment dans la sidérurgie et la pétrochimie. Le tertiaire a été plutôt épargné, bien que la Fédération patronale elle-même ait du reconnaître que 30% des commerces n'ont pu ouvert leurs portes en Wallonie en cette journée de mobilisation.



Quelle direction pour le mouvement ? Des syndicats liés à la CES empêtrés dans la « concertation sociale » et l' « intégration européenne »



    Si la grève est un succès et montre un potentiel de mobilisation sans précédent au sein de la classe ouvrière et des couches populaires belges, l'avenir du mouvement dépend aussi de la direction que lui donneront les syndicats belges.   

    Or, le ton n'est guère offensif, et la volonté de poursuivre la lutte contre la politique de classe absente, chez les trois syndicats belges ancrés dans une tradition réformiste et de conciliation de classe.

    Ainsi, les secrétaires de la FGTB et de la CSC, Anne Demelenne et Claude Rolin, se sont empressés de lancer des appels à la « concertation sociale » vite repris par le premier ministre Elio di Rupo qui a annoncé son intention de « préserver la concertation sociale entre patronat et employés ».

    Le grand rassemblement organisé par les trois centrales syndicales au rond-point Maurice Schumann, dans le quartier européen de Bruxelles, ne visait pas l'Union européenne du capital comme responsable mais demandait au contraire « plus d'Europe ».

    En effet, les dirigeants des syndicats ont profité de cette initiative pour émettre une « euro-obligation symbolique », démontrant que « d'autres solutions existent ».

    A noter que la proposition 'révolutionnaire' d'euro-obligation, portée par la CES (Confédération européenne des syndicats) et le PGE (Parti de la gauche européenne), est portée en France par les dirigeants du Parti socialiste comme Ségolène Royal ou Martine Aubry, par le secrétaire de la CFDT François Chérèque mais aussi par la patronne des patrons Laurence Parisot.

    Certes, toutes les fédérations n'offrent pas tout à fait le même son de cloche. Ainsi, celle des Métallurgistes de la FGTB exprime une ligne plus dure, encline à voir dans cette grève le début d'un mobilisation plus large.



Les communistes belges posent la question de la résistance à cette politique de casse sociale mais aussi de l'alternative



    Comme le remarquait Peter Mertens, secrétaire du Parti du travail de Belgique (PTB), avant la journée de mobilisation, la grève pose non seulement la question de la résistance acharnée à cette politique anti-sociale mais aussi celle de l'alternative révolutionnaire :

« La grève ne concerne pas seulement sur le fait que le gouvernement va plonger 200.000 personnes de plus dans la pauvreté, en réduisant les allocations du chômage. La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement veut réduire la déductibilité fiscale pour le prêt de votre maison, pour votre épargne pension, pour vos crèches et pour l’isolation de votre maison.


La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement refuse d’imposer des tarifs maximaux à Electrabel et au fait que l’électricité est en train de devenir hors de prix.


La grève n’a pas seulement trait au fait que les gens vont devoir travailler plus longtemps et que certaines catégories de pensionnés vont devoir sacrifier entre 150 et 180 euros de leur pension chaque mois.


La grève n’a pas seulement trait au fait que des ministres et des patrons rêvent d’un saut d’index ; ce qui veut dire que, la prochaine fois, vos salaires ne seront pas adaptés à la hausse du coût de la vie. Une baisse de 2%. La grève n’a pas seulement trait au fait qu’on cherche 11 milliards d’euros en se trompant de cible et que les millionnaires vont encore y échapper.


La grève, naturellement, a trait à tout cela, mais la grève a surtout trait au genre de société que nous voulons avoir. Toute lutte sociale qui éclate aujourd’hui n’est que le début d’une nouvelle ère ».

    Cette grève historique montre que le potentiel de mobilisation existe plus que jamais en Belgique pour mettre en échec une politique de casse sociale défendue par l'ensemble des forces du consensus dominant en Belgique et en Europe.


    Les travailleurs de France comme du reste de l'Europe ne peuvent qu'exprimer leur solidarité avec les travailleurs belges par le développement des luttes dans leur propre pays, contre l'agenda de casse sociale de l'Union européenne du capital et des gouvernements nationaux à son service !


La Belgique paralysée par une grève historique contre l’austérité

« L’austérité n’est pas la solution, c’est le problème ! », ont clamé hier les organisations syndicales belges, unies dans un mouvement de très grande ampleur.

Belgique, correspondance. C’est dans une Belgique paralysée par une grève générale, la première depuis dix-huit ans, que se sont réunis hier les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Pas de train, de bus, ni de métro. Le port d’Anvers paralysé, l’aéroport de Charleroi fermé, celui de Bruxelles touché au point que certains des participants au sommet ont dû atterrir sur l’aéroport militaire de Bauvechain, d’où ils ont été acheminés à Bruxelles sous escorte militaire. Une précaution qui visait surtout à leur éviter toute confrontation avec des syndicalistes en colère, prêts à dire ce qu’ils pensent de l’austérité imposée aux salariés de toute l’Europe sous prétexte de crise de la dette. On a donc tenu éloignées des grands du continent les victimes de leurs politiques, d’autant plus furieuses que tout a été fait, ces derniers jours, pour déconsidérer les grévistes et jeter l’anathème sur les syndicats.

Rarement on aura vu un tel déchaînement médiatique antisyndical. Les adjectifs d’« irresponsables » « suicidaires », « criminels », « bornés » ont fleuri. Ministres et représentants du patronat ont rivalisé dans la diffamation du gréviste. Un commando du Voka, le syndicat patronal flamand, est allé jusqu’à envahir le siège du syndicat socialiste gantois, et le chef du parti nationaliste flamand NVA, Bart De Wever, a suggéré de « lâcher les chiens policiers contre les piquets de grève » !

Cela n’a visiblement pas suffi à empêcher que la grève soit un succès, particulièrement dans les secteurs des transports, de l’enseignement, mais aussi de l’industrie agroalimentaire et dans la grande distribution, où la plupart des grandes surfaces étaient paralysées. C’est que la grève unissait dans un « front commun » les trois grandes centrales – FGTB (socialiste), CSC (chrétienne) et FSGLB (libérale) – dans un même refus des mesures qui s’attaquent à des acquis comme les allocations chômage pour les jeunes sans emploi, les prépensions (départs en retraite anticipée), et précarisent les allocataires sociaux. Selon eux, « ces mesures vont créer 200 000 pauvres de plus en Belgique ».

L’intervention du FMI dans le débat, qui demandait samedi à la Belgique de « renoncer à l’index » (indexation automatique des salaires sur l’inflation), a encore jeté de l’huile sur le feu, d’autant que les ministres de droite du gouvernement Di Rupo s’en sont saisis comme d’une « bonne idée ». Les dénégations des ministres socialistes n’ont pas suffi à rassurer les syndicats, qui voient s’ouvrir un nouveau front de luttes qu’ils sont décidé à tenir coûte que coûte.

C’est donc un message très fort que les syndicats belges ont adressé non seulement à leur propre gouvernement, mais aussi aux chefs d’État et de gouvernements des 27 pays de l’Union européenne. Pour être parfaitement clairs, c’est depuis le rond-point Robert-Schuman, lieu symbolique en plein cœur du quartier européen, que les dirigeants syndicaux ont lancé leur appel. Il peut se résumer en cette phrase d’Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, répétée à l’infini par les grévistes : « L’austérité n’est pas la solution, c’est le problème. » Et la dirigeante d’ajouter : « Preuve que ces mesures sont contre-productives, dans les pays où on a fait la même chose, c’est devenu pire qu’avant. On ment à la population quand on dit qu’il n’y a pas d’autres solutions. Nous en avons, nous. » Et de brandir un euro-bond dont l’institution permettrait, dit-elle, « de mutualiser les dettes des États pour les rendre supportables ». « Si le gouvernement reste sourd, a averti Claude Rolin, de la CSC, il y aura d’autres mouvements. Date est déjà prise pour une journée d’action européenne le 29 février. »

Françoise Germain-Robin

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Edité par T 34 - 02 Feb 2012 à 04:17
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Nouveau tir à vue éditorial contre les grévistes en Belgique

par Nic Görtz, le 8 février 2012

Un article précédent (« Grève en Belgique : haro sur les grévistes et les syndicats ») relevait la mobilisation contre les grèves de quelques médias belges. Cette fois, c’est plus précisément d’un éditorial qu’il est question. Certes, les éditorialistes sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais ces préposés aux commentaires officiels dans un journal donnent à celui-ci – comment dire ? – une couleur particulière. Dans le cas présent, le jaune des « briseurs de grève »…

Dans La Libre Belgique, le 31 janvier 2012, lendemain de grève en Belgique, Francis Van de Woestyne éditorialisait sous un titre qui, en soi, est tout un programme : « Au boulot ». Cet éditorial ne se borne pas à prendre parti, sans retenue, pour le gouvernement et le patronat et à faire passer les syndicats pour des irresponsables, il utilise quelques grosses ficelles de la propagande, au sens fort de ce terme. Et même de la propagande de guerre dont les principes élémentaires sont disponibles sur Wikipedia :.

Le court éditorial de La Libre Belgique réussit la prouesse de condenser les principes suivants :

- principe 2 : le camp adverse est le seul responsable de la guerre ;
- principe 3 : le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service ») ;
- principe 4 : c’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers ;
- principe 6 : l’ennemi utilise des armes non autorisées ;
- principe 9 : notre cause a un caractère sacré ;
- principe 10 : ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres.

Voici donc comment s’’appliquent ces principe dans l’éditorial en question :

« Il a donc fallu supporter, lundi soir [30 janvier] les communiqués triomphants des organisations syndicales se félicitant d’avoir paralysé le pays – chacun place sa gloire où il peut – pendant 24 heures. Une victoire ? Que non. »

Décryptage :
- principe 6 : paralyser le pays, c’est disproportionné. la grève est une arme non autorisée vu les circonstances ;
- principe 2 : ce sont les syndicats qui ont décidé de bloquer le pays. ils n’ont absolument pas été provoqués par des mesures gouvernementales.

« Mme Demelenne, la souriante patronne de la FGTB, avait donné des instructions pour qu’il n’y ait pas de barrages. Elle n’a évidemment pu empêcher que des brigades d’énergumènes contraignent de braves indépendants à clore leurs volets. Un scandale. Soit. »

Décryptage :
- principe 3 : le « souriante » est à la fois ironique et disqualifiant, d’autant qu’elle n’a « évidemment pu empêcher les barrages », accentuant le caractère barbare des hordes qu’elle « patronne » ; « brigades », c’est militaire, c’est organisé ; « d’énergumènes », ça fait peur, ils ne sont pas comme nous ;
- principe 4 : les syndicats défendent des intérêts particuliers. la preuve, les « braves indépendants » ont dû clore leurs volets (on ne sait pas combien ils sont, ni si tous sont contre la grève, mais les syndicats ne les représentent pas).

« On connaît la riposte syndicale : ils se battent et nous, les “jaunes”, profitons de leurs acquis. Reprenons les mots d’ordre de cette grève. La préservation de l’index ? Le PS, le SP.A, le CDH ont dit qu’il n’était pas question d’y toucher. La concertation ? Elle a lieu depuis un mois. Epargnés, les fraudeurs, les tricheurs ? Il y a un plan de lutte contre la fraude fiscale et sociale. La réduction des intérêts notionnels ? C’est fait. La définition d’un plan de relance ? Di Rupo fait le tour des capitales pour l’imposer à l’agenda européen. Le maintien de l’âge légal de la pension à 65 ans ? Acquis. Parenthèse : étant donné que l’on gagne un an d’espérance de vie tous les cinq ans – que l’on soit syndiqué ou non –, cet âge légal augmentera. »

Décryptage :
- principe 10 (magnifique exemple) : question courte, réponse courte, absence totale de nuance. L’énoncé est construit de telle façon qu’on ne peut qu’y adhérer. Or la concertation n’a pas lieu dans des conditions adéquates (puisque le gouvernement joue la montre prétendant être pressé par l’Europe), l’abolition de l’indexation est le fer de lance du patronat – et l’Open VLD (parti du gouvernement) l’a mis sur la table (tiens, on l’a oublié dans l’édito...) ; le maintien de la pension à 65 ans, c’est fallacieux puisque des travailleurs qui pouvaient s’arrêter avant ne le pourront plus (c’est toute la question de la réforme des prépensions !) ;
- principe 9 : Elio (Di Rupo) est un croisé.

Et en guise de conclusion une petite dose de paternalisme :

« Les syndicats sont indispensables. C’est grâce au dialogue avec les partenaires sociaux que la Belgique connaît la paix sociale, essentielle à l’économie et à la création d’emplois. Mais l’action syndicale, sous peine d’être totalement anachronique, doit évoluer. On a vu, lors de cette grève, les messages de colère qu’elle suscitait. Bloquer un pays ne sert à rien. A rien. Rendez-vous donc dans dix-huit ans, pour la prochaine grève générale. »

Paternalisme : vous, syndicats, êtes indispensables mais à certaines conditions, que nous décidons. Rappelez-vous : vous devez défendre la paix sociale (« mais qu’est-ce que vous avez fait hier ? Vous déconnez les gars »), vos actions doivent être constructives (« là, c’est anachronique ce que vous faites »), du coup « bloquer un pays ne sert à rien » ; pour être certain d’être bien compris, on répète : « à rien ».

« D’ici là, au boulot. »

Fabriquer du consentement, c’est en effet tout un boulot…

Nic Görtz

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Feb 2012 à 19:03

Les ports belges paralysés par un mouvement de grève contre la casse du « régime spécial » des marins et pour la défense de la retraite à 60 ans

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Les ports belges paralysés par un mouvement de grève contre la casse du « régime spécial » des marins et pour la défense de la retraite à 60 ans

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    La résistance s'intensifie en Belgique contre les politiques d'austérité du gouvernement socialiste d'union nationale d'Elio di Rupo, concertées avec l'Union européenne. Après la manifestation nationale du 3 décembre qui avait rassemblé 50 000 manifestants dans les rues de Bruxelles, après la grève générale du 30 janvier, la plus massive depuis vingt ans, la lutte continue bien qu'en ordre dispersé.

    Ce lundi 13 janvier, ce sont les marins Belges qui ont lancé un mouvement de grève, reconduit mardi et mercredi, contre la réforme des retraites préparée par le gouvernement, qui prévoit notamment la casse de leur « régime spécial », lié historiquement à la pénibilité de leur travail, mais va toucher l'ensemble des travailleurs belges.

    En Belgique, une série de contre-réformes ont conduit au recul de l'âge de départ à la retraite à taux plein à 65 ans, après 45 années de cotisation. Le droit à une pré-retraite n'est possible qu'à 58 ans, avec 38 années de cotisation. Un certain nombre de métiers pénibles ont droit à un départ plus précoce à 60 ans, c'est le cas des mineurs, des cheminots et donc des marins.

    La contre-réforme mise en œuvre par le gouvernement di Rupo prétend « uniformiser le système de retraites », en réalité il le nivelle par le bas, notamment en prenant pour cible les « régimes spéciaux » de travailleurs présentés comme privilégiés, comme les marins ou les cheminots dont l'âge de départ à la retraite passerait de 60 à 62 ans.

    Mais les autres catégories de salariés seront également touchés puisque le droit à une pré-retraite ne serait effectif qu'à 60 ans et non 58 et ce après 40 années d'ancienneté. Par ailleurs, le calcul des pensions des fonctionnaires se ferait sur les 10 dernières années de carrière et non plus les 5 dernières.

    La colère de la base militante des syndicats de marins de la FGTB et de la CSC a créé les conditions d'un mouvement de grève largement suivi chez les marins, en particulier chez les pilotes et les lamaneurs, contribuant à la paralysie des ports de Zeebrugge, Ostende, Gand et surtout Anvers, où 55 navires n'ont pu ni quitter le port ni y entrer au premier jour de la grève.

    Sachant qu'Anvers est deuxième port d'Europe, chaque heure de grève coûte au patronat 1 million d'euros qui crie à la « prise d'otage » du pays. Le climat est de plus en plus tendu entre le patronat, le gouvernement d'un côté et les syndicats de marins de l'autre. Le ministre libéral des Retraites Vincent Van Quickenborne a appelé à l'ouverte des négociations mais a déjà annoncé qu'il ne bougerait pas sur la question du recul de l'âge de départ à la retraite.

    De leur côté, les syndicats de marins ont déjà reconduit la grève, à l'origine prévue pour un jour, deux jours d'affilée et ne semblent pas prêts à lâcher.

    Au-delà de la défense corporatiste de leur « régime spécial », la lutte des marins pourrait être le début d'une véritable convergence des luttes sur la question des retraites et sur l'ensemble de la politique d'austérité du gouvernement.

    Kurt Callaerts, leader du syndicat des marins de la CSC, a déjà fait savoir que « les problèmes allaient bien plus loin que la question des retraites », pointant du doigt également le gel des salaires des travailleurs du secteur public.

    La constitution d'un mouvement de convergence des luttes est entre les mains des directions syndicales belges, cependant les syndicats réformistes de la FGTB et de la CSC, membres de la CES, n'ont donné aucune suite à la grève générale historique du 30 janvier, si ce n'est la « journée d'action européenne »  prévue par la CES du 29 février.

    Quelque soit la suite que prendra le mouvement des marins belges, il pose la question de la convergence des luttes, alors que les cheminots devaient partir en grève ce mercredi 15 février, dans un contexte où plus que jamais existent en Belgique comme ailleurs en Europe les potentialités de lutte pour mettre en échec l'agenda de casse sociale du gouvernement et de l'Union européenne.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2012 à 12:52

Les Belges descendent aussi dans la rue contre l’austérité

Les manifestants ont dénoncé, hier à Bruxelles, les ponctions sur les salaires et le rationnement des dépenses publiques engagé qui creuse les inégalités. Le premier ministre socialiste, Elio Di Rupo, est en difficulté.

Bruxelles, correspondance. À quinze jours d’élections municipales qui risquent de peser lourd sur l’avenir de la Belgique, vu les très hauts scores promis par les sondages aux nationalistes flamands, la situation sociale se tend. Les syndicats et organisations membres de la Plate-forme pour la prospérité et contre les inégalités organisaient hier après-midi à Bruxelles un grand rassemblement national. Les syndicats s’indignent des choix faits, notamment en matière fiscale, par la coalition au pouvoir – des socialistes aux libéraux – qui, affirment-ils, « accroissent le fossé entre les riches et les pauvres au lieu de le réduire ».

Mercredi prochain, les chemins de fer belges seront paralysés par une grève générale votée par les personnels de la SNCB (Société nationale des chemins de fer belges), qui refusent un plan de restructuration que la direction tente d’imposer. Pour les syndicats, ce plan va encore aggraver des conditions de travail déjà difficiles et n’assure pas la pérennité du service public du rail. Les négociations auxquelles participait le ministre des Entreprises publiques socialiste, Paul Magnette, ont été rompues.

La semaine dernière, c’est le gouvernement wallon qui a déclaré forfait face au chantage du patron d’ArcelorMittal. Après avoir confirmé la fermeture définitive de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise, Lakshmi Mittal menace le maintien de la phase à froid, dans laquelle il avait promis d’injecter 138 millions d’euros. Il a fait savoir qu’il retirerait cet investissement si les négociations en cours avec les syndicats se passaient mal. Il a également refusé de céder le haut-fourneau de Seraing, à l’arrêt depuis plus d’un an, à un repreneur auquel la région wallonne projetait d’apporter son concours financier pour le maintien d’une sidérurgie intégrée.

Le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS), a baissé les bras, affirmant qu’il ne pouvait rien faire si ArcelorMittal refusait de vendre. Quand au premier ministre socialiste, Elio Di Rupo, il a refusé d’intervenir, affirmant que l’économie était désormais une compétence régionale dans laquelle le gouvernement fédéral n’avait pas son mot à dire. Une déclaration jugée inacceptable par les travailleurs, bien au-delà du secteur de la sidérurgie.

Elio Di Rupo se trouve ainsi pris entre deux feux : d’un côté les syndicats lui reprochent de jouer les Ponce Pilate, de l’autre plusieurs grands patrons, pour la plupart flamands, viennent de lancer contre lui une campagne dans laquelle ils le traitent de « marxiste ». Ils lui reprochent de ne pas engager les réformes nécessaires à leurs yeux pour « réformer le marché du travail ». Avec en leitmotiv un refrain bien connu : il faut baisser le coût du travail pour assurer la compétitivité…

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Nov 2012 à 20:44
En Belgique, le tsunami social engendre des questions sur l’UE
 
L’annonce de la fermeture de l’usine Ford de Genk et la cascade de licenciements qui en découle – 10 500 pertes d’emplois – provoquent un affrontement au sein du gouvernement et un débat sur les directives budgétaires européennes.

Correspondance. La Belgique est secouée depuis une semaine par un séisme de grande ampleur qui menace sa stabilité. Et pour une fois, ce n’est pas d’un affrontement linguistique qu’il s’agit mais bien d’un séisme social. L’épicentre en est la ville de Genk, dans le Limbourg flamand, à quelques encablures de la frontière allemande. Une région déjà sinistrée par la fermeture des mines dans les années 1980 et de Philips depuis. Restait l’usine automobile Ford, implantée là à grand renfort de subventions publiques et d’avantages fiscaux consentis par la région flamande.

Avec le tact qui caractérise les grands capitalistes, les patrons de Ford ont choisi la date anniversaire de la pose de la première pierre de l’usine, il y a cinquante ans, pour annoncer sa fermeture en 2014. Soit 4 300 emplois directs supprimés, 10 500 en comptant les faillites en cascade chez les sous-traitants. Le choc est d’autant plus grand que, le mois dernier, la direction européenne de Ford avait démenti des informations du Wall Street Journal annonçant la mort du site limbourgeois. Elle avait même profité du Salon de l’auto à Paris pour affirmer que la nouvelle Mondeo serait montée sur les chaînes de Genk à partir du 14 octobre ! « Les emplois sont garantis jusqu’à au moins 2020 », jurait le porte-parole belge de Ford, Jo Declerq, rappelant l’engagement pris auprès de la région flamande de maintenir l’emploi, en contrepartie d’une subvention de quelque 57 millions d’euros.

Aujourd’hui, on murmure que le chef du gouvernement flamand, Kris Peeters (1), qui joue les étonnés et réclame le remboursement des aides, aurait en fait demandé à Ford de reporter ses annonces mortuaires après les élections communales du 14 octobre. Comme Sarkozy avec PSA !

On comprend la colère des travailleurs qui avaient consenti, après les 3 000 emplois déjà perdus en 2003, des sacrifices énormes pour sauver l’emploi : « 12 % de baisse des salaires, plus de flexibilité et davantage de chômage technique », énumère Gaby Colebunders, délégué syndical ACV (2). On n’osait plus être malades car, en 2003, l’absence pour maladie avait été un critère de licenciement. »

Pourtant, les réactions sont mesurées. L’usine étant en chômage technique depuis début octobre, pas question de faire grève. Mais un piquet permanent bloque la sortie des 4 000 véhicules prêts à être livrés aux clients et les syndicats ont appelé à une manifestation nationale le 11 novembre à Genk. Les mots d’ordre en seront la défense de l’emploi, mais aussi des salaires.

Car l’onde de choc partie de Genk a touché toutes les régions du pays (voir encadré) pour finir par ébranler la cohésion déjà précaire du gouvernement fédéral. En pleine discussion sur le budget 2013, l’affrontement est, pour une fois, droite-gauche. Les ministres libéraux et sociaux démocrates ont enfourché le dada du patronat (Voka en Flandre et FEB en Wallonie) qui accuse le coût du travail d’être responsable du désastre. Ils réclament la suspension de l’indexation automatique des salaires, que les syndicats belges ont jusqu’ici réussi à préserver, malgré les directives contraires de la Commission européenne. Un casus belli pour les présidents de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC), Marc Leemans, et de la Fédération générale des travailleurs belges (FGTB, gauche), Anne Demelenne, qui menace de « rompre tout dialogue » avec le gouvernement Di Rupo.

Plus grave, on ose enfin mettre en cause le pacte budgétaire européen. « À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, argue la vice-première ministre socialiste Laurette Onkelinx. Il faut sortir des rails européens pour ne pas aggraver la crise et ne pas s’en tenir aux 2,15 % de déficit qui nous était fixé comme objectif. Les travailleurs, comme les entreprises, ont des besoins. Pour y répondre il nous faut retrouver un peu de marge budgétaire. Je refuse l’austérité qui, loin de relancer l’économie, nous enfoncera dans une crise plus grave encore. »

Déclaration jugée « dangereuse » par ses collègues libéraux, Didier Reynders et le nouveau ministre des Pensions Alexander De Croo. Le débat devrait faire l’objet d’une bataille épique dans un pays qui se veut « modèle » en matière de respect des règles édictées par l’UE. Un tabou a sauté.

 

(1) CD&V (social-chrétien flamand), il est ministre-président de la région flamande.

(2) Branche flamande de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC), très majoritaire à Genk.

Françoise Germain-Robin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Feb 2013 à 16:23

40 000 manifestants dans les rues de Bruxelles contre le gel des salaires : les ouvriers d'Arcelor et Ford en tête de cortège poussent pour la grève générale

 
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40 000 manifestants dans les rues de Bruxelles contre le gel des salaires

Les ouvriers d'Arcelor et Ford en tête de cortège poussent pour la grève générale

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 40 000 travailleurs ont manifesté jeudi dans les rues de Bruxelles, avec en tête de cortège les ouvriers d'Arcelor et de Ford-Genk, pour protester contre les licenciements, le gel des salaires et les projets de contre-réformes du marché du travail.



Les syndicats attendaient 15 à 20 000 manifestants. Sans appel à la grève, la manifestation de jeudi est révélatrice du potentiel inédit de lutte en Belgique, qu'avait déjà illustré la grève générale de janvier 2012, la plus importante depuis vingt ans.



Les métallurgistes menacés par les plans sociaux avaient pris la tête du cortège : sidérurgistes d'Arcelor du pays Liégeois, métallos de Ford-Genk pour défendre l'emploi en Belgique, refuser le chantage patronal au nom de la compétivité



Les enseignants, cheminots, salariés de la STIB (transports urbains bruxellois) avaient également grossi les rangs du cortège bruxellois.



Cible numéro un des manifestants : l'Arrêté royal prévoyant le gel des salaires pour les deux prochaines années ainsi que la proposition corollaire de désindexation des salaires sur l'inflation.



Des mesures qui constituent un ballon d'essai pour le gouvernement d'union nationale menée par le Parti socialiste.



La prochaine étape sera la contre-réforme du marché du travail, avec facilitation des licenciements et encouragement heures supplémentaires au nom de la compétitivité, ainsi que la remise en cause du statut de fonctionnaire.



A quand la grève générale ? Des appels locaux massivement suivis dans les transports et l'industrie lourde...



La mobilisation est d'autant plus exceptionnelle que les principaux syndicats réformistes, membres de la CES, en premier lieu le socialiste FGTB et le démocrate-chrétien CSC avaient pris soin de ne pas lancer d'appel national à la grève.



Toutefois, cela n'a pas empêché les bases syndicales les plus combatives de lancer des appels sectoriels. Le métro bruxellois a fonctionné au ralenti, tandis que le tramway et les bus ont également été perturbés.



Dans l'industrie, des appels locaux à la grève ont été massivement suivis : ce fut le cas de la Fabrique nationale en région liégeoise, ou dans l'aéronautique avec la SONACA à Charleroi et Techspace aero à Liège.



Un mouvement social qui a remporté une adhésion massive également dans l'automobile et dans l'industrie mécanique : les usines de Mecamold-Bridgestone à Herstal, Bosch à Tirlemont (Flandres) ou Ensival-Moret en région liégeoise ont toutes connu un arrêt total du travail, Audi-Bruxelles un arrêt partiel.



mais des directions syndicales qui freinent au nom de la « concertation sociale »



Le succès de la mobilisation, les taux d'adhésion élevés dans les bastions de l'industrie sidérurgie et des transports posent la question de la convocation d'une grève générale. Le discours de Claude Rolin, secrétaire de la CSC, ouvre une autre perspective, celle du dialogue social :



« Combien de Ford Genk, combien d'Arcelor Mittal, de restructurations et fermetures, de chômeurs, de travaileurs pauvres leur faudra-t-il [au gouvernement, au patronat] pour comprendre l'absolue nécessité d'une autre politique », s'indigne le dirigeant syndical.



« L'austérité ne marche pas, elle est injuste et contre-productive », ajoute-t-il avant de lancer une main tendue au patronat :« faites votre job et de notre côté nous ferons le nôtre en utilisant, avec intelligence et fermeté les voies de la concertation sociale ».



« Cette concertation peut être productive à condition de lui laisser un réel espace, de la respecter, à condition de pouvoir conclure des accords gagnant-gagnant ».



Pour les dirigeants de la FGTB et de la CSC, il s'agit avant tout de canaliser la colère immense des travailleurs belges vers, non pas le retrait des projets de loi gouvernementaux mais bien leur amendement pour aboutir au moindre mal.



Ce n'est pas la position des marxistes du Parti du travail de Belgique (PTB) qui réclame tout d'abord « le retrait du projet d'arrêté royal qui bloque les salaires pour les deux ans à venir », et propose une politique alternative qui ferait payer les riches, avec en particulier une taxe sur les millionnaires, selon la déclaration après la grève de Raoul Houdebouw, porte-parole du PTB.



Selon Joris van Gorp, dirigeant local du PTB d'Anvers : « le mouvement de lutte doit se poursuivre au-delà du 21 février et déboucher sur un grève générale ».



(Sources : presse quotidienne belge et française ; Solidaire, journal du PTB)

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