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Colombie/FARC: Actualités, communiqués

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 14:23
 
(Dans la série "c'était couru d'avance")
 
 
Otages en Colombie: le président Uribe met brutalement fin à la médiation de Chavez
 

BOGOTA (AFP) - Le président colombien Alvaro Uribe a brutalement mis fin à la médiation de son homologue vénézuélien Hugo Chavez sur un échange d'otages détenus par la guérilla des Farc (marxiste) contre 500 rebelles emprisonnés, invoquant une ingérence dans les affaires de l'Etat.

Le président de la République (Uribe) considère comme terminées la facilitation de la sénatrice (colombienne) Piedad Cordoba et la médiation du président Hugo Chavez et les remercie pour leur aide", a annoncé mercredi dans la nuit un porte-parole de la présidence, lisant un bref communiqué.

Alvaro Uribe reproche dans ce communiqué au président Chavez d'avoir directement contacté au téléphone le commandant de l'armée colombienne, le général Mario Montoya, et de l'avoir interrogé sur les otages.

"Aujourd'hui, la sénatrice Piedad Cordoba a appelé au téléphone le commandant de l'Armée, le général Mario Montoya, lui demandant un rendez-vous puis lui a passé le président Chavez qui a posé des questions sur les otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc)", poursuit le communiqué.

Or, selon le texte du communiqué, M. Uribe aurait demandé au cours de sa dernière rencontre avec Chavez le 10 novembre à Santiago du Chili, au médiateur vénézuélien de ne pas prendre directement contact avec les hauts responsables de son administration notamment dans l'armée.

Mme Marleny Orjuela, porte-parole des familles de militaires et de policiers otages, a qualifié jeudi dans un déclaration à radio Caracol cette décision de "crachat" et de "triste jour pour les familles des séquestrés".

"Contacter directement le chef de l'armée colombienne est une grosse maladresse que Chavez est capable de faire mais, même si cela est vrai, la réaction extrême d'Uribe démontre un refus total de négocier avec les Farc. Depuis la rencontre de Paris entre Chavez et (le président français Nicolas) Sarkozy, M. Uribe ne cesse de dresser de nouveaux obstacles sur la voie d'un échange", estime un diplomate européen qui a requis l'anonymat.

Le jour-même de l'arrivée à Paris d'Hugo Chavez pour une visite de 24 heures centrée sur le sort des otages en Colombie, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, Alvaro Uribe fixait à la médiation du président du Venezuela la date limite du 31 décembre.

Au même moment, le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo déclarait à plusieurs radios que son gouvernement exigeait de M. Chavez "une formule pour la libération des otages", au risque de voir sa mission interrompue. Or, il s'agit d'un des points les plus complexes à régler dans ces négociations car les Farc exigent pour libérer les 45 otages que 500 de leurs guérilleros soient remis en liberté et puissent rejoindre leurs rangs.

De son côté, le président colombien répète depuis des mois qu'il négociera avec les rebelles uniquement si les guérilleros emprisonnés s'engagent officiellement à ne pas reprendre la lutte armée après leur sortie de prison.

Quelques heures plus tard, M. Restrepo durcissait aussi les conditions posées à une rencontre sur le territoire colombien entre M. Chavez et le chef rebelle Manuel Marulanda. Le gouvernement colombien exige comme préalable à cette rencontre une libération d'un premier groupe d'otages mais également un engagement officiel des Farc à libérer tous les autres otages.

"Il n'a jamais été question qu'ils (les otages) soient tous libérés (avant des négociations, ndlr)", a réagi de Paris M. Chavez.

Les avancées rapides dans la médiation du président Chavez et de la sénatrice d'opposition Piedad Cordoba provoquent de brusques démonstrations de force dans les deux camps ennemis.

En ne remettant pas à Hugo Chavez avant son arrivée à Paris les preuves promises selon lesquelles les otages sont en vie pour sa rencontre avec le président Sarkozy, les Farc soulignent leur indépendance vis-à-vis de l'ami vénézuélien.

Et en mettant fin à la médiation de M. Chavez, M. Uribe proclame qu'il est le seul décideur dans cette affaire d'otages.



Edité par Fidelista - 22 Nov 2007 à 14:24
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 17:12
Quel crevard cet uribe...
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2007 à 18:37
Message posté par Jef.

Quel crevard cet uribe...
 
Et il agit comme ça depuis le début. Chavez ne s'est pas forcément fait avoir car il garde la confiance des FARC, mais Uribe perd définitivement toute crédibilité. On va voir comment va réagir le nabot de l'Elysée, parce que pour lui, c'est une claque, le crachat d'Uribe sur le petit président français.
De toute façon, Uribe étant élu deux fois de suite pour faire une guerre totale aux FARC, et voulant se faire réelir en 2010, il n'est absolument pas dans ses interêts de régler à l'amiable ce conflit.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2007 à 10:19
Preuve de vie d'Ingrid Bétancourt.
 
Ca pu la manipulation pour humilier Hugo Chavez:
 
- Le président vénézuélien arrive à Parid les mains vides, il explique pourquoi a la famille Bétancourt, qui le comprend et voit en lui un interlocuteur valable.
 
- Uribe trouve un prétexte pour sortir Hugo Chavez du processus.
 
- Uribe sort peu de temps après des image de Bétancourt.
 
Trop gros ! Passera pas !
Tous les détracteurs de Chavez vont passer pour des cons, car c'est lui et seulement lui en qui les FARC ont confiance, et il reste le seul lien entre les prisonniers des FARCS et le reste du monde.
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2007 à 17:24

Uribe va subir des pressions de la France (il s'en tape) mais sans doute aussi des usa (il s'en tape moins) et la dernière cassette est certes sortie par les soins de l'armée mais il n'est pas certain qu'Uribe en soit le bénéficiaire ni même le commanditaire car cela ne l'arange pas vraiment sauf s'il veut tenter une opération de force pour que les "otages" soient tués et qu'il se débarasse ainsi du probléme en accusant les FARC...wait and see.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Dec 2007 à 10:07
Message posté par Ares

sauf s'il veut tenter une opération de force pour que les "otages" soient tués et qu'il se débarasse ainsi du probléme en accusant les FARC...wait and see.
 
C'est je crois, clairement son but.
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  Citer Gorri Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Dec 2007 à 13:03
Message posté par Fidelista

- Uribe sort peu de temps après des image de Bétancourt.


Et des images prises sur des membres des FARC capturés dans la capitale.
Je ne pense pas que les FARC s'amusent à distribuer des tels documents à tous leurs membres dans la capitale; ça semble bien plus probable que c'était une équipe chargée de transmettre ces documents, dans le cadre des négociations, mais qu'au lieu de les traiter en négociateurs Uribe les a emprisonnés.

Le résultat sera que les FARC seront d'autant plus méfiantes et qu'un accord sera d'autant plus difficile à l'avenir.

La sénatrice Piedad Cordoba devenait aussi trop populaire, et la possibilité qu'elle devienne une candidate présidentielle avec des chances; de même que la possibilité que Ingrid libérée elle le devienne aussi, ne devait pas trop plaire à l'oligarchie.
Piedad Cordoba est actuellement accusée de façon grotesque de trahison à la patrie.
    
El mall, la falç, i la flama que abrusa
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Dec 2007 à 11:09
Concernant Betancourt, ses proches ne se sont pas laissés avoir, ils ont bien déclarés que c'est grace à l'action de Chavez que l'on avait des preuves de vie !
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Dec 2007 à 13:28

Des « preuves de vie » d’Ingrid Betancourt

Le gouvernement colombien a diffusé hier les « preuves » promises par les FARC à Hugo Chavez.

« C’est une image triste de ma soeur, mais elle est vivante. » Joie amère pour Astrid Betancourt comme pour l’ensemble des proches d’Ingrid Betancourt, qui ont découvert hier matin la vidéo de la Franco-Colombienne retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) diffusée par le gouvernement colombien. Daté du 24 octobre dernier, ainsi que des lettres et d’autres preuves attestant qu’elle et quinze autres personnes détenues par les FARC sont en vie, le document a été obtenu sur trois guérilleros capturés par l’armée colombienne à une date qui n’a pas été précisée. La datation identique de toutes ces lettres semble indiquer qu’elles ont été écrites après que le président vénézuélien Hugo Chavez a demandé au chef des FARC, Manuel Marulanda, de lui remettre des preuves de vie des otages. Le président colombien Alvaro Uribe l’avait nommé médiateur dans le dossier des otages, avant de lui retirer brutalement sa mission, le 22 novembre dernier, invoquant une ingérence de ce dernier dans les affaires colombiennes. Le 20 novembre, au cours d’une visite à Paris, Hugo Chavez avait assuré que les FARC avaient promis de fournir « une preuve de vie » avant la fin de l’année. Pour les comités de soutien d’Ingrid Betancourt, les documents diffusés hier sont « la preuve de l’efficacité de la médiation de Hugo Chavez ». Olivier Roubi, porte-parole de la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib) a ainsi demandé « l’organisation au plus vite de la rencontre qui était prévue entre Hugo Chavez et le numéro un des FARC, Manuel Marulanda ». De son côté, le Quai d’Orsay a estimé hier que la médiation Chavez « est aujourd’hui du passé ».

Anne Roy

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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Dec 2007 à 19:10
Jef: Tes infos sont souvent trés interessantes, et j'en relaye beaucoup... mais peux-tu à chaque fois indiquer la source (il y a le nom du journaliste mais pas le journal).
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Dec 2007 à 17:06
Oups, désolé, il s'agit essentiellement de "l'Humanité", de militants du PCF ou de chercheurs et intellectuels divers.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Dec 2007 à 17:09

Les familles des otages comptent encore sur Chavez

Venezuela . Les proches des prisonniers des FARC souhaitent la poursuite de la médiation de Caracas. Bogota se tourne vers Sarkozy.

En se rendant à Caracas, samedi, les familles des otages de la guérilla colombienne ont confirmé le bien-fondé de la médiation du président vénézuélien, Hugo Chavez, et de la sénatrice colombienne, Piedad Cordoba, brutalement interrompue le 21 octobre dernier par le chef d’État colombien Alvaro Uribe, pourfendeur d’un quelconque dialogue avec les insurgés.

Au premier rang des arguments avancés par les familles figurent l’obtention de vidéos de seize otages retenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) où apparaissent, entre autres, les trois Nord-Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, très affaiblie. Saisies par l’armée après l’arrestation de miliciens des FARC qui cherchaient à les faire parvenir à Caracas, les images vidéo et les lettres qui les accompagnaient seraient datées du mois d’octobre, corroborant ainsi les déclarations d’Hugo Chavez lors de sa visite à Paris sur les engagements de la guérilla.

« Le président Chavez a réussi à mettre en marche le processus, nous croyons et espérons qu’il ne s’interrompra pas », a déclaré à la télévision vénézuélienne Astrid Betancourt, la soeur de l’otage. En campagne référendaire sur la réforme de la Constitution qui avait lieu hier, Hugo Chavez a indiqué, samedi, qu’il ne renonce pas à jouer un rôle dans l’affaire des otages. « Je n’ai pas fermé la porte et je ne la ferme pas encore, car je crois que je peux aider à (les faire) libérer », a-t-il déclaré.

Même tonalité chez les FARC. « Et si ce n’est pas Chavez, qui alors ? », a faussement interrogé, Ivan Marquez. Dans un entretien à l’agence de presse vénézuélienne ABN, le membre du secrétariat de la guérilla rappelle que Chavez « était en parfaite harmonie avec les deux parties », à savoir le gouvernement de Colombie et le président français. Désormais, dit-il, « le président Sarkozy peut jouer un rôle très important pour que le processus d’échange (de prisonniers) reprenne son cours initial ». Mais Ivan Marquez d’ajouter : « Qui sait s’il pourra le faire ? »

La balle est désormais dans les camps français et colombien. À Bogota, le dossier a peu de chance d’évoluer positivement. Détournant à son compte les dernières avancées, Alvaro Uribe a de nouveau réaffirmé sa stratégie de la force, en répétant à l’envi que les FARC ne joueront aucun rôle politique dans l’affaire. « J’ai fait part (samedi) au président Sarkozy de notre volonté pour que nos gouvernements explorent de nouvelles voies », a-t-il informé. Mais, faute de dialogue avec la guérilla, on voit mal comment un accord humanitaire pourrait se nouer. Sans compter les cafouillages de la diplomatie française - le Quai d’Orsay ayant dans un premier temps déclaré que la médiation de Chavez appartenait au passé, avant de se raviser. Les familles des otages, elles, insistent : la concrétisation d’un accord passe également par Caracas.

Cathy Ceïbe "l'Humanité" du 3/12/07

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2007 à 11:55

Coup de pression sur les FARC

Alors qu’une zone de rencontre entre l’État et la guérilla se met en place, la France appelle à « un geste humanitaire immédiat ».

Le président colombien Alvaro Uribe a fini par accéder à la demande de la guérilla des FARC. « L’Église catholique nous a proposé la création d’une zone de rencontre et le gouvernement a manifesté sa disposition à l’accepter », a-t-il déclaré vendredi depuis l’école de police de Bogota. Située en milieu rural, cette zone démilitarisée qui accueillerait des observateurs internationaux devrait s’étendre sur 150 km². La guérilla faisait d’une telle zone une condition à la libération d’otages. Cette avancée devrait permettre de relancer les négociations. Pour le moment les FARC proposent la libération de 500 prisonniers en échange d’un groupe de 45 otages.

Après l’annonce de la fin de la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez par Alvaro Uribe et les messages de Nicolas Sarkozy aux FARC et à Ingrid Betancourt mercredi, les déclarations enjoignant les rebelles de la libérer se multiplient. Samedi, la mère de l’otage franco-colombienne, Yolanda Pulecio, réclamait « des gestes d’humanité » aux FARC pour « se débarrasser de leur image terroriste » et « faire de la politique sur le plan international ».

Le premier ministre français, François Fillon, a débarqué samedi à Buenos Aires à l’occasion de l’investiture de la nouvelle présidente argentine Cristina Kirschner. Il a estimé que « l’appel du président de la République » était « un appel à un geste humanitaire immédiat de la part des FARC ». Il compte faire de sa visite un moment pour enrôler les autres chefs d’État latino-américains dans la lutte pour la libération d’Ingrid Betancourt. En réponse, l’ancien président argentin, le mari de la nouvelle élue, Nestor Kirschner, a proposé ses services pour négocier « dans la forêt » avec les FARC, faisait savoir samedi le mari d’Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte.

Gaël De Santis "l'Humanité" du 10/12/07

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2007 à 13:06
Une info interessante à propos des FARC et de la Colombie :
 
En 1982, le président Bétancourt avait déjà signé un accord avec les FARC, au terme duquel la guérilla disposait d'un an pour constituer un parti politique et pour se lancer dans la lutte démocratique. Elles ont alors participé à la création de l'Union patriotique, qui a effectivement participé aux élections municipales, enregistrant des succès modestes mais réels. Dans les 18 mois qui ont suivi, 4.000 des militants, dirigeants et cadres de l'Union patriotique ont été assassinés par les paramilitaires. Il faut garder cette épisode en tête pour comprendre l'âpreté des FARC à négocier. Il ne s'agit pas pour eux de lâcher les fusils, pour dans six mois se trouver au coeur de la cible.
 


Edité par Fidelista - 11 Dec 2007 à 13:06
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2007 à 18:37
Ils ne le diront pas à la TV...
 
Le président de la République colombienne, Alvaro Uribe, est le meilleur allié des États-Unis en Amérique latine. Sous couvert de lutte contre les trafiquants de drogue, l'armée américaine arme l'armée colombienne et intervient directement lors d'opérations militaires dans ce pays voisin du Panama et du Venezuela... Mais voilà que Virginia Vallejo vient de publier ses mémoires. La dame n'est autre que l'ancienne maîtresse du baron des narcotrafiquants, le célèbre Pablo Escobar. Elle indique dans son bouquin que, lorsque Escobar était le patron du cartel de Medellin,

Uribe, actuel président de

la République, était le meilleur ami du mafieux, et qu'en sa qualité de responsable de l'aviation civile Uribe avait concédé des centaines de licences pour autoriser les vols clandestins des trafiquants. Évidemment, Alvaro Uribe crie au mensonge. On ne peut pas ne pas penser que les meilleurs alliés des États-Unis soient souvent des trafiquants, en Amérique latine (on se rappelle de Noriega) ou ailleurs. Comme en Afghanistan, redevenu depuis l'intervention des troupes américaines le premier producteur d'héroïne au monde.

 
L'Humanité Dimanche.


Edité par Martin - 15 Dec 2007 à 18:54
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2007 à 22:30
 
Et toujours:  
 
En couleur...
 
Le même en noir et blanc:
 
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Dec 2007 à 13:35

American gangster.

Un bon film à aller voir en ce moment. D'après une histoire vraie.

"Début des années 1970, New York. Frank Lucas a vécu pendant vingt ans dans l'ombre du Parrain noir de Harlem, Bumpy Johnson, qui en fait son garde du corps et confident. Lorsque son patron succombe à une crise cardiaque, Lucas assure discrètement la relève et ne tarde pas à révéler son leadership, son sens aigu des affaires et son extrême prudence, en prenant pour auxiliaires ses frères et cousins et en gardant un profil bas. Inconnu de la police comme des hautes instances de la Cosa Nostra, Lucas organise avec la complicité d'officiers basés au Vietnam un véritable pont aérien et importe ainsi par avions entiers des centaines de kilos d'héroïne pure, qu'il revend à bas prix dans les rues de New York.
Tandis que Lucas amasse ainsi, en toute discrétion, une fortune colossale, l'inspecteur Roberts du NYPD enquête patiemment sur l'origine et le fonctionnement de ce marché parallèle d'un genre inédit, et finit par soupçonner l'insaisissable Frank Lucas. Une étrange partie de cache-cache commence alors entre ces deux solitaires perfectionnistes dont les destins seront bientôt inextricablement mêlés..."



Edité par 1917 - 17 Dec 2007 à 13:38
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2007 à 23:54
Libération des prisonniers : communiqué des FARC.

Bush-Uribe

 
Communiqué des FARC-EP, Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple, 9 décembre 2007.

1. Álvaro Uribe Vélez a échoué dans sa tentative de manipuler le président Chávez et la sénatrice Piedad Córdoba. Il a une nouvelle fois montré son vrai visage d’ennemi de l’Échange humanitaire et de la paix concertée.


2. L’offensante annulation de la gestion facilitatrice a représenté un acte de barbarie diplomatique à l’encontre du chef d’État légitime d’un pays frère et contre le peuple frère vénézuélien, répondant à la demande émise par Bogotá. Cette honteuse rupture constitue un très mauvais précédent : elle a en effet également touché le président Sarkozy, les présidents latino-américains solidaires de la facilitation, d’autres gouvernements toujours diligents dans les questions humanitaires, le Mouvement des Pays non alignés, les peuples de France, des États-unis et de l’ensemble de l’Amérique latine, et, particulièrement, les familles des prisonniers de guerre des deux partis, emplies d’espoir, parce qu’elles pressentaient le terme de leurs angoisses.


3. Ce gouvernement, qui parle des FARC comme s’il était en train de gagner la guerre, avec des discours fanatiques destinés aux élites patronales du monde, ne trompe pas les 30 millions de Colombiens pauvres ni les classes moyennes appauvries victimes de la violence quotidienne de l’État, violence économique, sociale et militaire. Il n’a pas pu cacher au monde, malgré le communiqué trompeur qui annulait la facilitation, l’intense confrontation armée aux profondes racines politiques et sociales qui existe en Colombie, ni l’illégitimité du régime dont le président et une bonne partie des congressistes, des maires et des gouverneurs ont été élus grâce à l’intervention politique, financière et armée du terrorisme narco-paramilitaire.


4. Veule incapable de nier franchement toute possibilité d’Échange humanitaire, imprécis et confus quand il s’agit de dire si les FARC sont des terroristes ou une force politico-militaire belligérante -avec laquelle il serait prêt à dialoguer et à parvenir à un accord-, le président Uribe Vélez sans le moindre sérieux change radicalement d’avis tous les week-ends et improvise d’inacceptables propositions. Ainsi cette dernière proposition de réaliser des dialogues avec le menteur mandaté Restrepo (Haut commissaire colombien pour la paix - n.d.l.r), en des lieux inhospitaliers, éloignés et clandestins, dans un délai de 30 jours, cependant qu’il nous lance des insultes, qu’il nous menace de davantage d’opérations, qu’il ratifie son ordre de libération par opération militaire et qu’il offre des dollars aux combattants des FARC pour qu’ils trahissent leurs idéaux. Ce gouvernement manque décidément de réalisme et de grandeur pour parler avec les insurgés farianos [des FARC-EP].


5. Nous réaffirmons la nécessité de la démilitariser les municipalités Florida et Pradera pendant 45 jours pour la réalisation de l’Échange humanitaire ; nous maintenons notre décision de le réaliser pour avancer vers la solution politique du conflit social et armé, résultat d’un processus accompagné des pleines garanties de la part de l’État, qui ne rechercherait pas la recomposition de l’actuel régime paramilitarisé, corrompu et agenouillé devant l’empire, mais la construction d’un régime nouveau, transparent, vraiment démocratique et souverain, ainsi que nous le proposons dans le Manifeste fariano et la Plateforme bolivarienne.


6. Nous remercions le président Hugo Chávez pour ses efforts colossaux en tant que facilitateur, pour son indéniable bonne foi dans cette œuvre humanitaire, pour sa solidarité avec la cause pacifique de notre peuple et pour le temps investi malgré ses grandes responsabilités au sommet de la République bolivarienne du Venezuela, pays frère. L’histoire apportera la reconnaissance méritée à sa gestion humanitaire.


7. Face à l’infamie uribiste et en reconnaissance envers le président Chávez, la sénatrice Piedad Córdoba et les familles des prisonniers, nous acceptons son appel à libérer la Docteur Clara Rojas et son fils Emmanuel ainsi que la Docteur Consuela González de Perdomo, clair marque de l’espoir que nous avions placé dans son action de facilitateur. Ces deux dames et Emmanuel devront être reçus par le Président Chávez ou par la personne qu’il désignerait, dans des circonstances qui ne permettront pas de bassesses uribistes, comme cela s’est produit avec les « preuves de vie ». L’ordre de les libérer en Colombie a déjà été donné.

FARC-EP, Secrétariat de l’État Major Central, 9 décembre 2007 - 17ème anniversaire de l’agression contre Casaverde.


  Traduction : Numancia Martínez Poggi

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Dec 2007 à 11:42

Alvaro Uribe au pied du mur

La guérilla a fait un geste en décidant de libérer trois otages et en demandant la médiation de Chavez. Le président colombien sous pression.

Le geste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) de libérer trois otages n’a sans doute jamais suscité autant d’espoirs. Mais la prudence s’impose tant le chemin, de l’annonce à la libération effective, paraît aussi épais que la jungle colombienne. « L’ordre de les libérer en Colombie a été donné », a affirmé un communiqué reçu mardi par l’agence cubaine Prensa latina, et signé par le secrétariat des FARC, à propos de trois otages, Clara Rojas, son fils Emmanuel et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez de Perdomo. La guérilla précise que ces otages seront remis à Hugo Chavez ou à tout autre personne qu’il désignerait. Le président vénézuélien, en déplacement en Uruguay, a confirmé l’authenticité de ce communiqué et déclaré qu’il réfléchissait à la manière de procéder.

L’urgence d’un accord

Clara Rojas avait été enlevée le 23 février 2002 en compagnie d’Ingrid Betancourt. Coordinatrice de la campagne électorale de la Franco-Colombienne, qui briguait la présidence de la Colombie, elle a donné naissance à Emmanuel en captivité. L’enfant est âgé de trois ans. Son père serait un guérillero des FARC.* L’ex-députée libérale colombienne Consuelo de Perdomo est séquestrée depuis septembre 2001. Comme Clara Rojas et Ingrid Betancourt, elle fait partie du groupe de 45 otages dits « politiques » que la guérilla propose d’échanger, dans une zone préalablement démilitarisée, contre 500 guérilleros emprisonnés.

La libération sans contrepartie des trois otages et la reconnaissance du rôle joué par Chavez visent sans aucun doute à accroître la pression exercée sur le président colombien, Alvaro Uribe, pour qu’il fasse des concessions facilitant un échange humanitaire et ouvre la voie à une négociation plus large. La France et de nombreux pays d’Amérique latine estiment cet accord urgent, surtout après la diffusion, le 30 novembre, de lettres, de vidéos, ainsi que de photographies saisies sur trois guérilleros des FARC arrêtés par l’armée colombienne et constituant des « preuves de vie » de 16 otages, dont Ingrid Betancourt, apparaissant dans ces documents usée et désespérée. Le 6 décembre, dans un message télévisé, le président français, Nicolas Sarkozy, s’était adressé aux otages et au numéro un des FARC, Manuel Marulanda, l’invitant à faire preuve d’humanité en libérant Ingrid Betancourt avant Noël.

À Paris, un prudent optimisme

Le lendemain Alvaro Uribe proposait aux FARC de négocier et de concrétiser l’échange humanitaire dans une « zone de rencontre » de 150 kilomètres carrés, définie pour une durée de trente jours, nul ne pouvant y pénétrer armé. Dans leur communiqué, les FARC rejettent la « zone de rencontre » proposée par le président colombien et réitèrent leur exigence d’une démilitarisation pendant 45 jours autour des municipalités de Florida et Pradera, dans le sud-ouest colombien, pour y rendre possible l’échange humanitaire, et au-delà, entamer le processus des négociations. Exigence à laquelle s’oppose Uribe.

Les FARC parlent également de geste de « réparation » à l’égard des familles des otages ainsi qu’envers le président Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, dont la médiation (pourtant confiée par Uribe) s’est brutalement achevée le 21 novembre dernier au prétexte que le président vénézuélien avait outrepassé le cadre de sa mission et donné une reconnaissance politique implicite aux FARC en s’adressant directement à elles.

À Paris, on affichait hier un prudent optimisme. « Ça va dans le bon sens », a dit, à la sortie du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy. Les efforts « communs et continus » avec la Suisse et l’Espagne et le rôle de médiateur du président Chavez ont été particulièrement mis en exergue lors de ce Conseil, selon le porte-parole du gouvernement. Le premier ministre avait auparavant indiqué que la France était disposée, avec d’autres pays européens et latino-américains, à accueillir des guérilleros des FARC qui viendraient à être libérés par Bogota en échange des otages.

L’espoir en tout cas entretient la flamme. Hier des dizaines de personnes se sont mobilisées, place du Trocadéro, à Paris, dans le cadre d’une journée de soutien à Ingrid Betancourt, sa famille et ses amis, appelant désormais le président Uribe à agir. L’annonce des FARC a été saluée comme une « nouvelle formidable » par les proches d’Ingrid Betancourt, qui considèrent, comme l’a dit sa fille, Mélanie Delloye, que c’est désormais au président colombien de « faire un geste à son tour ».

Bernard Duraud

*J'ai déjà vu pire comme condition de "captivité" ! Les prisonniers subissent comme les FARC le harcelement des gouvernementaux. Leur précarité est la même que les troupes révolutionnaires, ce qu'ils subissent est du fait d'Uribe.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Dec 2007 à 11:44
Les derniers événements sont à mettre au compte de l’action menée par Caracas, déclare le vice-président vénézuélien, Jorge Rodriguez.

Caracas, envoyée spéciale.

Que Hugo Chavez modère son langage ! C’est en substance la déclaration qu’a prononcée le commissaire pour la paix en Colombie, Carlos Luis Restrepo, après la publication du communiqué des FARC annonçant la libération de trois otages. Des propos qui en disent long sur le mal-être de Bogota face à la gestion faite par Hugo Chavez dans la crise des otages en Colombie, mission certes interrompue mais qui continue à porter ses fruits. De fait, la guérilla a une nouvelle fois déclaré sa confiance à la médiation du président vénézuélien ou à quelqu’un de son choix pour mener à bien les libérations.

À Caracas, cette nouvelle a été accueillie avec l’espoir qu’elle ouvre « le chemin de la paix en Colombie », selon les propos du ministre de l’Intérieur, Pedro Carreño. En visite officielle au Venezuela, Marie-George Buffet a, de son côté, souligné l’action diplomatique de ces derniers mois de Hugo Chavez en faveur d’un accord humanitaire, lors d’un entretien avec le vice-président de la république bolivarienne du Venezuela, Jorge Rodriguez.

Pour le numéro deux du pays, il ne fait nul doute que ces libérations sont « le fruit des médiations communes de Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba ». D’ailleurs, a-t-il insisté, « en dépit du coup de pied d’Alvaro Uribe pour faire avorter cette médiation parce qu’elle donnait des résultats », le calendrier suit son cours. Lors de sa visite fin novembre à Paris, Hugo Chavez avait appelé en effet les FARC à libérer un premier groupe d’otages comme geste de bonne volonté de leur part. « Ces libérations devaient intervenir la première quinzaine de décembre », rappelle Jorge Rodriguez. Après les « preuves de vie » des otages, dont celles d’Ingrid Betancourt, promises par le chef des FARC, Manuel Marulanda, à Hugo Chavez, ces trois futures libérations confortent le travail réalisé jusqu’alors par le président vénézuélien et Piedad Cordoba, « malgré les obstacles posés par Alvaro Uribe qui, avertit le vice-président, risque de mettre en danger la vie des otages ». Selon lui, l’attitude du président colombien est la conséquence de « pressions » de la part de Washington qui voit d’un mauvais oeil la reconnaissance non seulement continentale mais également internationale de la médiation de Chavez, son ennemi juré dans la région. Dès lors, pour le vice-président vénézuélien, la nouvelle campagne médiatique consistant à prétendre qu’Ingrid Betancourt se trouverait sur le sol vénézuélien, les guérilleros bénéficiant de la mansuétude des autorités, et que le Venezuela serait « un sanctuaire du narcotrafic » participe d’une même volonté de dénigrement du travail entrepris par les deux médiateurs. Or, selon Jorge Rodriguez, ce n’est un secret pour personne, « les États-Unis sont considérés comme le pays le plus grand consommateur de drogue, et le plus grand producteur n’est autre que le pays qu’il soutient dans la région », renvoyant dos à dos les deux alliés régionaux.

Depuis Montevideo où il assistait au sommet du Mercosur, Hugo Chavez a, quant à lui, fait part de « son soulagement », après avoir pris connaissance du communiqué des FARC. Il a réitéré sa disponibilité pour collaborer dans l’affaire des otages après ces derniers événements. Des familles d’otages s’en sont même remises à lui en lui demandant de reprendre la « médiation de l’espoir », selon la formule des proches d’Ingrid Betancourt et de la mère de Clara Rojas.

Cathy Ceïbe l'Huma du 20/12/07

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