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Colombie/FARC: Actualités, communiqués

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2013 à 20:43

Colombie : Grève des paysans : deux morts dans des manifestations à Bogotá

 
 

La grève des paysans qui dure depuis douze jours prend de plus en plus d’ampleur dans la capitale du pays. Jeudi 24 août, deux personnes sont mortes dans de violentes confrontations avec les forces de l’ordre. Plus de 20 000 personnes ont protesté dans les rues de Bogotá, la plupart pacifiquement, "sauf quelque 200 personnes cagoulées qui se sont livrées des affrontements avec la police", rapporte le journal El Tiempo. Les autorités ont indiqué jeudi soir que, pour la seule capitale, 137 personnes ont été blessées, dont 37 policiers.


Des milliers de personnes manifestent dans la capitale de la Colombie

Bogota, 30 août (RHC-PL)- Des milliers de personnes ont pris part à Bogota, la capitale de la Colombie, à une quinzaine de marches pacifiques pour soutenir la grève agraire et populaire.

Les manifestants ont peint des graffitis sur les murs, ont porté des pancartes et ont demandé le départ des multinationales du pays.

Le président colombien, Juan Manuel Santos, leur a demandé de faire preuve de sagesse et il a déclaré que c'est la première fois dans ses trois années de gouvernement qu'il affronte une manifestation de cette ampleur.

Colombie, grèves et violences policières contre civiles et la presse 

Toutes les versions de cet article : [Español]

Por primera vez en tres años de mandato el presidente colombiano, Juan Manuel Santos, afronta una de las rebeliones sociales más crudas, con su Gobierno en jaque debido a un paro nacional que aún no se sabe como terminará.

vendredi 30 août 2013

Forte répression de la police colombienne contre la population et la presse

Par Lionel Mesnard

Dans un communiqué publié en ce jour, la Commission Justice et Paix de Colombie a dénoncé l’agression dont ont été l’objet une journaliste et un photographe de Contagio Radio hier à Bogota à 15 heures locales, bien qu’indentifiables comme faisant partie de la presse. La journaliste et le photographe ont du essuyer une charge de la police et se réfugier dans un bâtiment public. Pareillement, à Medellin, un groupe de journaliste de presse a été aussi l’objet d’agression selon l’Agence Efe. Hier dans ces deux villes sont intervenus des heurts violents avec la police, pendant que se déroulaient des cortèges pacifiques en faveur ou en soutien au mouvement national de grève des paysans colombiens, et l’arrêt des traités de libre-échange.

Jeudi 29 août 2013, à Bogota ont surgi des individus cagoulés et s’attaquant aux forces de l’ordre, provoquant une riposte et des blessés parmi la police. La place principale Simon Bolivar de Bogota devait être l’objet d’un rassemblement à l’appel des étudiants du syndicat MANE, il s’est terminé sous les gaz lacrymogènes et avec des charges brutales de la police contre les manifestants. Il est à déplorer des blessés (89 selon Telesur) de chaque part et deux morts dans des circonstances un peu particulières (dont un mineur), et la police a procédé à des arrestations avec une brutalité inquiétante ou révélatrice ?

Au 12ème jour de grève, il est difficile de ne pas constater à quel point la répression policière touche aveuglement des civils dans de nombreux lieux du pays. A ce sujet, le collectif d’avocats colombiens José Alvear Restrepo a déjà publié sur son site des éléments prouvant dans plusieurs régions ou départements (1), l’action brutale et violente des forces de police de l’ESMAD.

Beaucoup de vidéos de particuliers circulent sur les réseaux sociaux ou les diffuseurs en ligne de contenu vidéo. Certaines scènes ou images sont effrayantes et certaines de ces actions policières vont jusqu’à intervenir dans les domiciles privés des personnes, les éléments de harcèlements sont nombreux et aussi de multiples tirs ont été constatés de toute part dans le pays sur les manifestants, depuis le début du mouvement « agraire ».

L’horreur et la terreur en Colombie par l’ESMAD !
Voir video http://www.youtube.com/watch?featur... Compilation des attaques de l’ESMAD, images prises par des amateurs
Le mouvement depuis lundi, (à son huitième jour) : (lire l’article en relation) s’est étendu aux rues de la capitale et sous les coups des casseroles et chants des participants. Une bonne dizaine de milliers de personnes ont ainsi manifesté leurs soutiens en début de soirée sur la Place Bolivar.
Steven Cohen dans le « ColombiaReports »
« La grève nationale en Colombie qui avait débuté par une grève du monde rural le 19 août a pris beaucoup d’ampleur du fait d’un soutien populaire croissant ».
(…) Plus de 10 000 personnes ont participé à des “cacerolazos” - manifestations dans lesquelles les participants frappent sur des casseroles ou autres ustensiles de cuisine - organisées à travers toute la Colombie dans les grands centres urbains le lundi 26 août au soir pour soutenir le mouvement de protestation des agriculteurs. De nouveaux groupes socio professionnels comme les mineurs, les travailleurs du domaine de la santé et les routiers se sont joints à la grève des agriculteurs. (…)
(…) Dans ce pays, un nombre croissant de citoyens, manifestants ou non, interpellent le gouvernement et lui demande de prendre en compte l’inquiétude croissante des grévistes et d’éviter au pays l’extension d’une paralysie économique catastrophique déjà effective dans plusieurs régions. (…) (Source Global Voices)
Mercredi dernier, le président Juan Manuel Santos sortait de son inflexibilité et promettait une issue par des propositions économiques visant à appuyer l’agriculture et la production agricole nationale.
Jusqu’à présent aucun accord n’est intervenu et trois départements sont totalement impropres à la circulation des véhicules, en raison des blocages routiers (dans le département de Boyaca notamment). Il a été mentionné par ailleurs, qu’il s’agissait de 48 axes de routes concernés, qu’il y aurait en cours une quinzaine de marches se déployant dans le pays, plus de multiples actions d’appuis, de soutiens ou de participations à cet éveil social des campagnes, qui se déroule sans plier devant les provocations policières. (el vigoroso resurgimiento de la izquierda social)
Il a pu être constaté sur une vidéo du 22 août 2013 comment des hommes cagoulés pouvaient échanger avec la police. Le fait que soit apparu ce genre de phénomène hier dans les rues de la capitale n’a rien de surprenant. Les encagoulés, c’est un vieux modèle du genre, qui fonctionne quand un gouvernement se sent un peu faible face à la vindicte populaire. Et cela marche toujours quand il s’agit au Chili et en Colombie de cortèges étudiants, il y a toujours des casseurs, bien évidemment non identifiables et rarement dérangés, si ce n’est servant à discréditer ceux s’élevant contre une méthode de gouvernement peu scrupuleuses des droits humains et démocratiques.
La presse et violences policières en Colombie
Medellin, jeudi 29 août des journalistes de presse agressés par la police
Les journalistes de la ville de Medellín ont dénoncé ce jour qu’ils avaient été agressés par la police alors qu’ils couvraient la manifestation de soutien à la grève du secteur agricole. Les agressions se sont déroulées à 13 heures pendant qu’ils couvraient une manifestation et les journalistes concernés couvrait l’événement pour le Canal Teleantioquia, Blu Radio, le quotidien El Colombiano, et un photographe de l’Agence Efe.
« Nous étions en train de prendre des photos et les policiers nousont dit que nous ne pouvions plus le faire, sinon qu’ils allaient casser notre matériel » a déclaré Luis Eduardo Noriega, photographe au service de l’Agence de presse Efe.
« Un peu avant 13 heures, ils avaient frappé un autre journaliste de Blu Radio, lui très proche lançant une bombe étourdissante et un fragment lui a fait une coupure au front » a précisé Luis Eduardo Noriega à l’Agence Efe.
Bogota, jeudi 29 août, deux reporters de la Radio Contagio chargés par la Police
Ana María Rizo et Luis Gabriel Galindo journalistes, défenseurs des droits humains, de Contagio Radio, ont été agressés par des agents de l’ESMAD pendant qu’ils couvraient en audio et en video la mobilisation, qui va en se développant dans la ville de Bogota en soutien à la grève nationale agraire.
La journaliste, Ana María Rizo a été obligée de se réfugier dans les locaux d’un bâtiment public de la Justice, se situant à la hauteur de la rue n°12 et n°7 vers 15 heures, en raison des agressions de l’ESMAD avec des gaz, pendant qu’elle accomplissait son travail de presse. Les membres de la force publique les ont empêchés de sortir du lieu, par des harcèlements et des intimidations permanentes.
Luis Gabriel a été agressé par des agents de l’ESMAD qui cherchaient à l’attraper alors qu’il filmait. Tout en cherchant à asperger d’eau sa caméra. .
Luis Gabriel et Ana Maria Rizo ont été molestés dans le centre de Bogota, alors qu’ils cherchaient à rejoindre la place Simon Bolivar, les policiers de l’ESMAD frappèrent et s’emparèrent de Luis Gabriel qui se trouvait entrain d’enregistrer des images de la mobilisation, de même les policiers ont empoigné la journaliste pendant une diffusion en directe, par téléphone.
Images de l’agression de l’équipe de CONTAGIO Radio
Les agressions d’hier, se sont produites sur des personnes indentifiables avec leurs signes visibles de presse.
"Contagio Radio a suivi au niveau régional et national et en direct la Gréve du mouvement agraire depuis le 19 août, donnant à faire connaître à l’opinion publique les différentes agressions de la force publique (et de l’ESMAD en particulier).
Nous réitérons la nécessité que le gouvernement offre des garanties, pour le défense et la protection des droits humains et la liberté d’expression devant les abus d’autorité et l’usage indiscriminé et poussés des forces policières."
Ecouter la bande sonore au moment auquel les journalistes furent attaqués : Cliquez ici !
Libres Amériques, 30 aôut 2013.
 


Edité par T 34 - 02 Sep 2013 à 19:12
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Sep 2013 à 20:28

Les paysans colombiens débloquent les routes mais poursuivent la grève

Bogota, 31 août (RHC-PL)- Les leaders paysans des départements de Boyacá, Cundinamarca et Nariño ont décidé de débloquer les routes en Colombie, lesquelles sont restées occupées pendant 12 jours,

Les paysans ont indiqué qu'ils maintiennent leur disposition à la négociation mais qu'ils poursuivront la grève et ont nié que la grève répond à des fins politiques liées à l'organisation Marche Patriotique comme l'a signalé le président colombien, Juan Manuel Santos.

La presse a signalé que le chef de l'État a ordonné la suspension de la table des dialogues avec les paysans à Boyaca et a annoncé qu'il déploiera plus de 50 000 militaires à Bogota, la capitale pour contenir la manifestation dans cette nation.

Par ailleurs, la Coordination des Organisations et des Mouvements Sociaux et Politiques de la Colombie a ratifié que la grève nationale se poursuit jusqu'à ce que le gouvernement installe une grande table de dialogue avec la représentation de tous les secteurs.

Les porte paroles des paysans, des transporteurs, des représentants du secteur de la santé et les étudiants ont réitéré qu'ils présenteront un cahier de revendications à l'Exécutif et ils n'ont pas encore reçu de réponse.

Les organisations et les communautés en grève ont précisé que les violentes émeutes qui se sont produites dans la capitale, n'ont pas été provoquées par les manifestants, victimes de la violence de l'Escadron Mobile Anti Émeutes et même des Forces Armées.

La Colombie prête au dialogue avec l’ELN

Pour Bogota, la libération d’un otage canadien détenu par ce mouvement de guérilla ouvre la perspective de négociations de paix.

Le président Juan Manuel Santos s’est dit d’accord, mercredi, pour négocier, avec l’Armée de libération nationale (ELN), la seconde guérilla colombienne, après les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). La libération, mardi, de Jernoc Wobert, un géologue canadien enlevé en janvier dernier, a levé l’ultime obstacle à l’ouverture des discussions. Dans un communiqué, le président colombien salue cette libération et affirme que « le gouvernement est prêt à entamer le dialogue le plus vite possible ». L’ELN, qui compte moins de trois mille combattants, a été fondée dans les années 1960, dans la foulée de la révolution cubaine, par des prêtres inspirés par la théologie de la libération en rébellion contre les injustices sociales, notamment dans le monde rural. Ce mouvement de guérilla a déjà négocié avec Bogota par le passé, via des pourparlers infructueux, tenus à Cuba et au Venezuela de 2002 à 2007.

Par ailleurs, la Cour constitutionnelle de Colombie a autorisé une réforme de la Constitution qui permettra, dans le cadre d’une justice de transition, l’entrée en politique des guérilleros qui auront déposé les armes à l’issue du processus de paix. Ce système n’a pas encore été accepté par les Farc, qui continuent de négocier à Cuba les accords de paix avec les émissaires du gouvernement colombien. Mercredi, les deux parties ont conclu un nouveau cycle de leurs discussions en faisant état de divergences persistantes sur un référendum visant à ratifier un éventuel accord de paix. Reprise des pourparlers le 9 septembre, à La Havane.

Bernard Duraud



Edité par T 34 - 02 Sep 2013 à 22:50
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Sep 2013 à 18:28

Des accords sont signés en Colombie pour mettre fin à la mobilisation populaire

Bogota, 2 septembre (RHC-PL)- La mobilisation sociale et populaire qui a lieu depuis 15 jours en Colombie a commencé à céder après la signature, dans les villes de Nariño et de Boyaca, des premiers accords qui ont permis de débloquer certaines voies.

Cette fin de semaine, les autorités gouvernementales sont arrivées à une entente avec les mineurs artisanaux en grève depuis presque deux mois pour exiger le respect des modèles qui règlementent les codes du statut minier.

Il y a eu aussi des avancées à Nariño, où s'est déplacé le président Juan Manuel Santos pour souscrire des accords avec les leaders indiens de plusieurs localités. A Tunja, les producteurs agricoles de Boyacá, Nariño et Cundinamarca ont obtenu aussi trois accords.

Cependant certains des syndicats d'agriculteurs, des camionneurs , des étudiants et du personnel de la santé de 14 départements, poursuivent leurs actions dans l'attente de réponses du gouvernement.

Entregaron más de 50 mil firmas por la Libertad y Asilo de Julián Conrado y la repatriación de Ilich Ramírez (+Fotos Video)
 


Edité par T 34 - 05 Sep 2013 à 14:47
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2013 à 21:39

Le gouvernement colombien déploie l’armée pour enrayer le mouvement des paysans

 
Le Monde.fr avec AFP

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a ordonné, vendredi 30 août, le déploiement de militaires à Bogota et sur les principales routes du pays, jugeant "inacceptables" les blocages de routes et les troubles alors que deux jeunes hommes ont trouvé la mort jeudi lors d’affrontements avec la police.

"Hier [jeudi], j’ai ordonné la militarisation de Bogota et je ferai de même dans toute municipalité ou région où la présence de nos soldats sera nécessaire", a déclaré M. Santos dans une déclaration radiotélévisée.

Un total de 50 000 soldats seront également déployés en province pour "assurer la mobilité sur nos routes" et des "ponts aériens" pourront être organisés pour assurer l’acheminement des denrées, qui commencent à manquer dans certaines villes en raison des blocages routiers mis en place depuis le 19 août par les paysans en colère, a ajouté le président colombien.

"RÉPRESSION ET LA MILITARISATION"

"Il est inacceptable que les actes de certains affectent gravement la vie de la majorité", a-t-il insisté au lendemain d’une journée marquée par une cinquantaine de manifestations dans les principales villes du pays, dont certaines ont débouché sur des heurts entre policiers et manifestants, faisant deux morts à Bogota, deux hommes de 16 et 29 ans. "Les soldats effectueront des patrouilles en coordination avec la police", a indiqué un porte-parole de la mairie de la capitale.
Les paysans colombiens ont lancé depuis douze jours un mouvement illimité dans l’ensemble du pays pour réclamer l’établissement de prix planchers pour certains produits ainsi que la baisse des prix des intrants agricoles (engrais, semences, produits phytosanitaires...). Leurs actions, soutenues par d’autres catégories, ont été marquées par des heurts avec les forces de l’ordre qui ont fait un total de quatre morts et plus de 500 blessés, selon des sources concordantes.

Peu après l’annonce de M. Santos, Eberto Diaz, porte-parole de la Table nationale de dialogue agraire, qui coordonne le mouvement, a annoncé que les leaders paysans avaient entamé une "réunion d’évaluation" pour déterminer leurs actions à venir. Ce dernier a regretté que "la répression et la militarisation" soient "l’unique réponse" du gouvernement à leurs revendications.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2013 à 20:44

Démission collective du gouvernement colombien  

Face à la fronde sociale en Colombie, les ministres ont proposé leur démission collective. Le pouvoir est confronté à un profond mécontentement social. Depuis deux semaines, les paysans réclament davantage de moyens, un meilleur accès à la terre et la révision d’accords internationaux de libre-échange. Leur mouvement a été rejoint par celui des camionneurs, des mineurs indépendants, avec le soutien des étudiants et des centrales ouvrières. Des manifestations violemment réprimées jeudi dernier ont fait deux morts, 150 blessés et de nombreuses interpellations.
 


Edité par T 34 - 06 Sep 2013 à 23:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2013 à 23:25

La grève nationale se poursuit en Colombie en attente d'un dialogue avec le gouvernement

Bogota, 6 septembre (RHC-PL)- La grève nationale agraire et populaire se poursuit depuis 19 jours en Colombie. Des milliers de manifestants attendent que le gouvernement décide d'installer une table de négociations.

Dans un communiqué les représentants de la Mesa agraria de Interlocución y Acuerdo (Table Agraire d'Interlocution et d' Accord) ont réitéré qu'ils poursuivront la mobilisation jusqu'à ce que leurs revendications soient écoutées et traitées.

« Nous ne cèderons ni face à la pression des médias ni à la répression militaire », ont signalé les porte paroles syndicaux qui insistent sur une table de négociations à laquelle tous les secteurs dont les enseignants, les ouvriers, les étudiants et les travailleurs de la santé soient représentés.

Les autorités qui ont entrepris de façon parallèle des dialogues avec divers secteurs, ont obtenu un accord pour faire cesser la protestation du syndicat des transporteurs, qui réclamaient la baisse du prix des combustibles.

Le vice président Angelino Garzón a annoncé un sommet extraordinaire samedi à Popayán avec les gouverneurs de Cauca, Nariño, Putumayo, Tolima, Huila et Caquetá afin de trouver une solution à la situation difficile dans le sud colombien.

Angelino Garzon a reconnu que les gens sont las de vivre si pauvrement. Il faut traiter les personnes dignement. Les accords signés doivent être appliqués. On ne doit pas faire traîner les solutions a t-il déclaré dans une récente allocution.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Sep 2013 à 19:00

Colombie : Vends ta terre ou c’est ta veuve qui le fera

 
 

A l’heure où les paysans colombiens se mobilisent, le CCFD-Terre Solidaire, lance "Vends ta terre ou c’est ta veuve qui le fera", un web documentaire qui retrace la lutte pour la défense de leur terre.

De par sa superficie et ses ressources, la Colombie est l’un des pays d’Amérique latine les plus convoités par des investissements à grande échelle. Ces investissements se traduisent par des accaparements de terres pour la production de monocultures d’exportation qui mettent en péril l’accès des paysans au foncier. Depuis une dizaine de jours un mouvement paysan de grande ampleur se mobilise à travers tout le pays, soutenu par une part de plus en plus importante de la population. Au cœur de leurs revendications : l’instauration de prix planchers, la sécurisation de l’accès à la terre et la révision des politiques et des accords internationaux qui menacent leurs activités.

« L’entrée en vigueur du traité de libre-échange entre la Colombie et l’Union européenne en juillet dernier est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Avec le démantèlement des barrières douanières, les petits paysans colombiens sont directement concurrencés par un secteur agricole européen plus mécanisé et subventionné. Ce qui aura pour conséquence une chute des prix des productions locales et donc une baisse supplémentaire des revenus des paysans. Une nouvelle menace qui vient s’ajouter à la longue liste des dynamiques internationales favorisant l’accaparement des terres et la ruine de l’agriculture familiale. Les paysans colombiens sont également parmi les premières victimes des politiques en matière d’agrocarburants portées par les Etats-Unis et l’Union européenne. Suite à ces politiques, la Colombie s’est lancée en 2008 dans une course effrénée à la production d’huile de palme, entrant dans le Top 3 des producteurs mondiaux. Avec pour conséquence des impacts dévastateurs : destruction de l’environnement, accaparements des terres, déplacement de population et volatilité croissante des prix sur les marchés régionaux et internationaux.
Le 9 septembre prochain, le Parlement européen doit réviser la politique en matière d’agrocarburants. La voix des paysans colombiens parviendra-t-elle jusqu’à Strasbourg ? »
, explique Maureen Jorand, chargée de mission souveraineté alimentaire au CCFD-Terre Solidaire

 

Colombie : Violence, terre et territoire

Si la violence est un ingrédient indissociable de l’accaparement des terres, nulle part sans doute autant qu’en Colombie, elle ne se manifeste dans toute sa terrible brutalité.

Aux origines du conflit armé : la terre
Au lendemain de l’assassinat du leader populiste Carlos Galan (1949), la Colombie, déchirée entre libéraux et conservateurs, s’enfonce dans la violence. Dans les régions montagneuses du centre du pays, des groupes de paysans libéraux prennent les armes pour défendre leurs terres contre les milices conservatrices. Parmi eux, un certain Pedro Marin, il a dix-huit ans. Quelques années plus tard, sous le nom de guerre de Manuel Marulanda, il sera l’un des fondateurs de la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il en sera l’un des chefs jusqu’à sa mort, en 2008. Fidèle à ses racines rurales, l’insurrection armée a fait de la réforme agraire une revendication fondamentale et des milliers de paysans, chassés de leurs terres, rejoindront ses rangs.
Aujourd’hui encore, la question agraire demeure une des clés du conflit armé et figure à la première place de l’agenda des négociations de paix qui, en août 2012, se sont ouvertes à la Havane entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC.

Qui sont les accapareurs ?
Toute l’histoire de la Colombie est marquée par la violence exercée contre les paysans par de grands propriétaires terriens, qui se sont constitué à leurs dépens de vastes domaines souvent consacrés à l’élevage extensif – ceux-ci couvrent aujourd’hui quelque 39 millions d’hectares, alors que seulement 5 millions d’hectares sont dédiés à l’agriculture.

Les multinationales bananières sont également présentes de longue date sur le territoire colombien. Dans « Cent ans de solitude », le romancier Gabriel Garcia Marquez évoque déjà le massacre de plusieurs centaines de travailleurs des bananeraies de la région de Santa Marta. Et aujourd’hui, en Uraba, c’est encore sur le territoire de communautés paysannes que les compagnies cherchent à étendre leurs opérations.

« Plus récemment, et surtout depuis la dernière décennie, explique le sociologue Jairo Estrada, on assiste à la mise en œuvre d’un modèle économique « extractiviste ». Exploitation minière – charbon, or – ou d’hydrocarbures, construction de centrales hydroélectriques, de zones franches ou activités agro-industrielles – surfant notamment sur la vague des agrocarburants – sont autant d’activités orientées vers l’exportation et pour lesquelles d’immenses portions du territoire sont concédées à des investisseurs étrangers ». Et tandis que le président Santos déclare que la Colombie a pour vocation de « nourrir le monde », le pays est aujourd’hui un importateur net d’aliments et l’agriculture familiale et vivrière est le parent pauvre des programmes de développement, quand elle n’est pas tout simplement sommée de laisser la place.

De l’accaparement des terres au contrôle du territoire
« Avec cette évolution, reprend Jairo Estrada, on passe d’une logique d’appropriation de la terre à une logique de contrôle du territoire. Et c’est dans ce contexte que doivent être analysés les choix stratégiques effectués par l’état-major au nom de la lutte contre-insurrectionnelle, ainsi que la collusion entre l’armée et les groupes paramilitaires ». Au cours des vingt dernières années, plus de 5 millions de personnes ont été déplacées par suite du conflit armé et quelque 8 millions d’hectares ont été arrachés aux communautés paysannes et indigènes. « La guerre menée contre l’insurrection armée, analyse Jairo Estrada, apparaît dès lors comme un prétexte à l’exercice de la violence mise au service d’un projet politico-économique. Un projet qui passe par le « nettoyage » et le contrôle du territoire afin de pouvoir garantir la sécurité des investissements étrangers ».

Stratégies paysannes de défense et de récupération des territoires
Dans ce sombre paysage, les communautés rurales ne restent cependant pas les bras croisés et tentent, à leur tour, de construire une autre territorialité, paysanne celle-là. Communautés de paix, zones humanitaires, conseils communautaires, zones de réserve indigène ou paysanne... pacifiques et citoyennes, ces initiatives sont généralement le fait de groupes chassées par la violence et qui s’organisent pour défricher et coloniser de nouvelles terres ou retourner chez eux. Certaines – communautés de paix, zones humanitaires – se placent sous la protection morale de l’opinion publique et d’organismes internationaux de défense des droits humains. D’autres – conseils communautaires (voir encadré), zones de réserve paysanne ou indigène – font appel à des figures juridiques existantes. « Mais dans tous les cas, insiste Jairo Estrada, il s’agit d’une construction depuis la base, une construction sociale du territoire, qui existe en amont de sa reconnaissance légale ». Dans ces communautés, des rapports humains basés sur la solidarité sont la règle, et des modes de production alliant savoirs traditionnels et modernité de l’agroécologie sont mis en œuvre. Elles deviennent ainsi des foyers de résistance où l’on revendique la souveraineté alimentaire et le respect de l’environnement, et s’affirment comme alternative à un libéralisme déprédateur.

Philippe Revelli [1]

[1Partenaire du CCFD-Terre Solidaire, l’Association des conseils communautaires du Bas Atrato (ASCOBA) a été fondée en 2003. Elle fédère 58 conseils communautaires – organes représentatifs des communautés afro-colombiennes – et 7 coopératives de production et de crédit, bénéficiant ainsi à quelque 15.000 personnes. Soutenue par le CINEP (autre partenaire du CCFD-Terre Solidaire), l’association œuvre à renforcer les mécanismes de solidarité communautaire dans une stratégie de résistance civile pacifique, apporte une assistance aux victimes de la violence, contribue à la revalorisation du patrimoine culturel afro-colombien, sensibilise aux menaces que représentent les méga-projets miniers ou agro-industriels, agit pour la défense et de la récupérations des territoires communautaires reconnus par la loi de 1993, dite « de négritude » – cette mobilisation pour la récupération des terres communautaires a récemment valu à plusieurs dirigeants d’ASCOBA de recevoir des menaces de mort de la part de groupes paramilitaires.



08/09/2013 à 14:48, par Emilio

Quand meme mieux comme references que “Le Monde” selon les elucubrations de Paulo Paranagua ou “el Tiempo” selon la famille d aristos Santos “ , relayes en copie colle ..par LGS ..MDR

Une erreur de Philippe Revelli .
Luis Carlos Galán Sarmiento a ete assasine a Bogotá, le 18 aout 1989
C est Jorge Eliécer Gaitán Ayala qui a ete assassine le 9 avril de 1948 , et point de depart de l epoque de “la violencia” avec des centaines de milliers de victimes .. et qui perdure aujourd hui .

Article en français sur la greve generale qui a debute le 19 aout , qui a fait environ 15 morts par balle (dont 1 policier) plus de 800 blesses graves (par balles ou de grenades “trafiquees “ par la police en y mettant des clous ) et plus de 600 arrestations et des atteintes systematiques et de systeme contre les droits de l homme par milliers, la terreur d Etat (en live pour ma pomme et encore pire que la dictature de Pinochet que j ai aussi "apprecie" a une epoque, et qui etait ciblee , dans les derniers evenements de Colombie la cible , c etait TOUS )
http://www.marchapatriotica.org/index.php?option=com_content&view=...

• La greve avec barrages routiers est terminee , l ordre oligarchique est maintenu, Santos a vire ses ministres , le nouveau ministre de l agriculture Rubén Darío Lizarralde est un industriel de l huile de palme ,General Manager en Indupalma ,CEO en Industrial Agraria La Palma Limitada - Bref le voleur de terre par excellence , sous pression (!) des paramilitaires au profit de l industrie de l huile de palme des bio combustibles

• le TLC ne sera pas renegocie (seule la clause 9.70 d obligation d acheter des semences certifiees est “congelee” .. Monsanto va surement faire un proces et gagner quelques millions de $ .. cette clause est la ruine surtout pour les producteurs de riz .. enfin ceux qui restent ..)
Des aides ridicules seront accordees pour quelques temps , pour les fertilisants chimiques ( RAB ma finca fonctionne en permaculture )

• Le prix de l essence continuera d augmenter (la plus cher du monde dans un pays qui produit 3 fois ce qu il consomme ) et pour le gasoil , prix “congele” jusqu a decembre ..

• La sante et l education continueront a etre privatisees etc…

Bref , la repression fait loi , et rien n est resolu .. l agriculture represente 1,6% du PIB colombien , autant dire que dalle pour les capitalistes , meme si 15 millions en survivent (enfin pas pour longtemps )

L Ordre Mondial ne se discute pas , il s impose par la force. Les manifestations pacifiques on ete ecrasees , l Ordre regne de nouveau sur la Colombie .. pour combien de temps ¿ a mon avis partie remise


08/09/2013 à 16:07, par Lionel

Il n’est pas fait mention dans l’article de la loi 9.70 !
« La question des semences est devenue très médiatisée. En application de l’ALE signé avec Washington, ainsi que de celui signé avec Bruxelles, Bogotá a l’obligation d’assurer des droits de monopole légal sur les semences vendues par des sociétés américaines et européennes à titre d’incitation pour leur permettre d’investir en Colombie. Les agriculteurs qui sont pris à vendre des semences de ces variétés conservées à la ferme, ou simplement des semences indigènes qui n’ont pas été officiellement enregistrées, pourraient s’exposer à des amendes ou même à des peines d’emprisonnement. »
[...]
« L’année dernière, les autorités colombiennes ont pris d’assaut les entrepôts et des camions de riziculteurs dans Campoalegre, dans la province de Huila, et ont violemment détruit 70 tonnes de riz qui, selon elles, n’avaient pas été traitées conformément à la loi. »
http://www.reporterre.net/spip.php?article4626
Il n’est pas dit que la Colombie occupe actuellement une place de choix, celle de laboratoire international expérimental comme le fut le Chili en son temps,
On a beaucoup écrit à propos des dérives certaines contre la démocratie à travers les lois sur la liberté des semences, mais jamais personne n’avait osé les mettre en application !!!
Comme pour le Chili, ce qui se passe en Colombie est notre avenir et nous sommes toujours aussi aveugles, les lois sur la liberté des semences dictées par les indusriels de l’agro-chimie et l’agro-industrie ont été votées au Parlement européen, il s’agit de notre mise sous tutelle à vie et pour longtemps, il s’agit sans aucun doute du plus énorme des hold-up jamais réalisés.
Voilà combien d’années ou de décennies que des personnalités comme Vandana Shiva nous mettent en garde ?
Mais nous continuons à chercher nos clés sous la seule lumière du réverbère, ils ont beau jeu, c’est tellement facile de tous nous berner avec des mensonges.
Cette fois il n’y a pas besoin de répétition, la main-mise sur l’alimentation planétaire est le plus sur moyen de nous empêcher d’agir à tout jamais !
Les risques de guerres génocidaires sont d’un autre âge et seulement destinés à nous distraire, le jour où l’occident décidera de prendre des mesures de rétorsion à l’encontre d’un pays, il lui suffira de ne plus lui livrer de semences au nom du commerce mondial et affamer un peuple deviendra légal, plus besoin d’autorisations de l’ONU ou de l’OTAN, plus besoin de missiles hautement perforants à l’U "appauvri" ou de porte-avions, juste un accord commercial dénoncé, pas un sou qui soit déboursé !


08/09/2013 à 17:08, par Emilio

Tres bon commentaire Lionel , la clause 9.70 est inclus dans le rapport de 1500 pages du TLC et citee qu une fois. Personne n y a prete attention lors de la signature du pacte ( parce que c est bien plus qu un traite). Signe en mai 2012 , maintenant les effets devastateurs sont connus et pour cause

Ne pas utiliser des semences certifiees est illegal (bref un deni de l agriculture depuis ses origines)
En Colombie, ce n est pas 450 euros d amendes comme en France (pour l instant ), mais de 20 a 1500 fois le salaire minimum qui est d environ 280 euros .. les peines d emprisonnement sont aussi delirantes , de 4 a 15 ans d emprisonnement pour avoir commis le "crime" de garder une partie de sa production afin de replanter .. C est surtout le riz et ses producteurs qui ont connu les effets en Colombie .. mais aussi valable pour le maîs et le reste. Bref tous terroristes avec le nouvel ordre mondial . Et je confirme pour la destruction de dizaines de tonnes de semences "illegales" de riz par la police et sans menagement ..como siempre !

Les semences certifiees sont bien evidemment vendues plus cher , 3 fois plus (enrobe d un fongicide ) et surtout monopolisees par Monsanto qui fourguent ses ogm et en plus ses produits chimiques par la suite ( round up ou glyphosate .. qui sert aussi a la fumigation aerienne des cultures de coca ou de terres convoitees par les multinationales contaminant tout sur son passage , cours d eau vegetaux animaux et humains) tres gros marche pour cette multinationale de l empire exterminateur
Exterminer ce cafard Monsanto ou c est Monsanto qui nous exterminera
Telesur a fait un excellent documentaire sur cette clause 9.70 et ses consequences pour la Colombie

Le documentaire "970" de Victoria Solano (pas encore traduit en français apparemment)
http://youtu.be/utY5o_JCjYc

Tous les mouvements sociaux d Amerique Latine le diffusent massivement dans leurs reunions
RESISTANCE aux bandits qui dirigent nos vies !




Edité par T 34 - 10 Sep 2013 à 03:12
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Traité de Libre Echange : Le coup de grâce pour les Colombiens

 
 

Les manifestations massives qui se déroulent depuis quelques semaines dans les villes de Colombie sont liées à la situation d’abandon et de faim dont souffre la population de ce pays à la suite de la signature, en 2012, d’un Traité de Libre Echange (TLE) avec les Etats-Unis.

Pratiquement aucun recoin de ce pays andin n’a été à l’abri des effets désastreux produits par ce TLE. Cet accord couronne l’œuvre entreprise par les gouvernements antérieurs afin de porter à leurs ultimes conséquences le système néolibéral et de privatisation impulsés par Washington, la Banque Mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI).

Le peu de temps passé depuis sa signature a donné raison aux analystes qui prédisaient qu’avec l’entrée en vigueur du Traité - le 15 mai 2012- , la fuite des capitaux s’accélérerait, ainsi que la destruction de l’environnement, les privatisations de services essentiels comme l’enseignement, l’au, l’électricité et la santé. Les inégalités et le travail précaire ont augmenté tandis que la production alimentaire s’est réduite avec l’entrée de produits subsidiés provenant des Etats-Unis. On assiste, enfin, à une perte de souveraineté économique et politique du pays.

Grève Nationale Agraire et Populaire

Les grèves, les manifestations et les blocages de routes actuels dépassent en ampleur la mobilisation des mois de février et mars derniers et se sont caractérisées par leur massivité et combativité. Elles sont menées à bien des paysans, des producteurs agraires et des secteurs solidaires comme la santé, les transports et l’enseignement.

Dans plus de 25 départements, des petits producteurs de pommes de terre, de lait, de café, d’oignons et d’autres produits, ont cessé leurs activités et manifestent contre les dégâts provoqués par le TLE, la remise de vastes surfaces de terres aux multinationales minières et le peu d’aides reçues du gouvernement pour tenter pallier aux dommages. Parmi les régions où la mobilisation est la plus intense figurent Boyacá, Nariño, Catatumbo Cundinamarca, Antioquia, Valle del Cauca, Santander, Norte de Santander, sud de Bolívar, Casanare, Arauca, Meta, Caquetá, Putumayo, Cauca, Nariño, Huila et Tolima.

Mais le gouvernement « démocratique » de Santos a répondu aux revendications de la même manière que son prédécesseur Álvaro Uribe, autrement dit par la militarisation des principales voies terrestres et par la répression policière et militaire contre les participants aux mobilisations.

Quelques jours avant la grève, les autorités avaient lancé une puissante campagne destinée à terroriser la population. Elles ont annoncé à travers tous les médias qu’elles mèneraient à bien une « opération implacable » avec l’armée et la police pour contrecarrer les « émeutiers ». Ces menaces ont été effectivement appliquées puisqu’on a utilisé contre les participants tous les types d’armes et de gaz lacrymogènes, ainsi que l’arrestation de dirigeants et de manifestants.

Il n’est pas moins exact non plus que la répression, le peu d’informations diffusées dans le pays sur les protestations et l’interdiction faite aux manifestants (de la part de l’armée) de se déplacer d’un département à un autre pour coordonner les actions, sont parvenues par la force des choses à maintenir sous contrôle l’extension de cette lutte.

TLE : Cheval de Troie de l’impérialisme

Les efforts destinés à conclure ce pacte néolibéral ont commencé avec le gouvernement précédent d’Álvaro Uribe, qui avait fait de son adoption une véritable obsession politique, obsession qui fut poursuivie par l’actuel président Juan Manuel Santos.

Dès son adoption, les 1.531 pages (ainsi que de nombreux appendices) du TLE signé par Washington et Bogota ont pris force de loi garantie par une série de règles internationales. En conséquence, aucun organisme de l’Etat colombien n’a le droit d’approuver quoi que ce soit qui contredise ce texte. Seuls les tout-puissants Etats-Unis peuvent réaliser des modifications, et toujours en leur faveur.

Ainsi, en signant le premier chapitre sur la propriété intellectuelle, la Colombie s’est engagée à respecter quatre autres accords internationaux qui favorisent la pénétration et la liberté de mouvement des multinationales étasuniennes dans le pays, sans devoir rendre des compte face à des plaintes pour causes environnementales, pour des suppressions d’emploi ou pour des violations des droits humains.

Comme résultat, on a assisté à une invasion de capitaux étrangers dans tous les secteurs de l’économie et de la société : entreprises, banques, mines, électricité, téléphonie, santé, alimentation, éducation, environnement (flore, faune, eaux). Après la mise en vigueur du Traité, du fait des avantages qu’il octroi aux grandes compagnies étrangères, il y a eu une augmentation effrénée des importations et une réduction des investissements et des productions nationales. Le gouvernement importe de grandes quantités de viande, de poulets, de lait, d’oignons, de café, de riz et de maïs. Les marchés se sont remplis de marchandises à bon marché provenant de l’étranger, ce qui entraîne la ruine des paysans, des mineurs, des camionneurs et de petits entrepreneurs.

Au milieu du mois de juillet dernier, un rapport officiel précisait qu’au cours de ces dernières années on a privatisé la Banque Populaire et le Colpatria, presque toutes les grandes et moyennes industries étatiques, les compagnies d’électricité de Boyacán, Pereira, Cundinamarca, Santander, Norte de Santander, Meta et Termocandelaria ; les mines et l’immobilier, les services d’eau potable, la gestion des égoûts, la santé, les assurances et l’enseignement.

On a également vendu à des prix dérisoires de vastes étendues de terrains pour l’extraction des minéraux et pour la construction de centrales hydroélectriques, avec tous les dommages qui en découlent pour les populations originaires et pour l’environnement.

Sage fut la décision prise par plusieurs gouvernements latino-américains de s’opposer, au cours du IIIe Sommet des Amériques de 2005 en Argentine, à la Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA) qui était impulsée par les Etats-Unis. Cependant, ce projet est appliqué bilatéralement avec la néfaste approbation de Traités de Libre Echange par le Chili, la Colombie, le Pérou et d’autres gouvernements. Ceux qui en sortent perdants, ce sont les peuples qui se dressent aujourd’hui pour leurs revendications.

Source :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=173240&titular=tlc-tiro-de-...

Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Communiqué des organisations agraires et d’économie sociale colombiennes

Depuis le lundi 19 dernier a débuté en Colombie ce qu’on appelle la Grève Nationale Agraire. Dans les municipalités de près de 19 départements (Putumayo, Nariño, Cauca, Valle, Risaralda, Huila, Caldas, Cundinamarca, Boyacá, Antioquia, Casanare, Santander) se déroulent des mobilisations et des protestations menées par nos paysans et citadins. A la grève agraire se sont ajoutés d’autres secteurs sociaux comme les camionneurs, les mineurs, les étudiants, les enseignants, les travailleurs de la santé, et les organisations syndicales annoncent leur participation aux nouvelles journées d’action programmées.

Les revendications sont diverses : des demandes en faveur de politiques qui protègent la production agraire face à la concurrence et à l’invasion de produits consécutives au Traité de Libre Echange, contre les coûts élevés des intrants, pour la réduction du prix des combustibles, ou encore les revendications des petites entreprises minières face à la méga-industrie extractive, etc. Mais tous les éléments pointent un problème de fond ; la mise en marche d’un modèle déterminé de développement économique, avec des politiques au service du grand capital financier et un modèle extractiviste qui ébranle l’économie nationale.

Nous, signataires de ce communiqué, citoyennes et citoyens appartenant à plusieurs organisations de l’économie sociale et solidaire (coopératives, association mutuelles, fonds de travailleurs, organisations communautaires, fondations, corporations, associations, juntes d’action communale), nous pensons qu’une autre économie est possible et nous faisons le choix d’une modèle de développement plus juste, solidaire, démocratique et soutenable.

Nous exprimons notre soutien aux justes revendications exprimées par les divers secteurs sociaux en lutte. Le pays ne peut pas continuer à tourner le dos au secteur agraire, et particulièrement aux petits producteurs ruraux car ils sont la base de la sécurité et de la souveraineté alimentaire de tous les Colombiens. Nous demandons au gouvernement national qu’il écoute et apporte des réponses en définissant des politiques publiques claires qui répondent de manière efficace et opportune aux revendications actuelles des communautés paysannes.

Nous rejetons également les actes de violence de personnes étrangères aux mobilisations citoyennes ainsi que la répression menée par les forces de sécurité et qui viole les droits humains et les droits légitimes des citoyens.

Indubitablement, la campagne colombienne traverse de graves problèmes structurels. Selon le Rapport National sur le Développement Humain en Colombie (2012), réalisé par le PNUD, le pays est plus rural que nous le pensions puisque 31,6% de la population vit dans les zones rurales et que les trois quart des municipalités, dont la superficie occupe la majorité du territoire national, prédominent des rapports propres aux sociétés rurales. 21,5 millions d’hectares sont aptes à l’agriculture mais seulement 4,9 millions sont exploités, autrement dit à peine 22,7% de cette superficie. Le rapport s’inverse avec l’élevage de bétail puisque 39,2 millions d’hectares y sont consacrés tandis que seuls 21 millions d’hectares sont aptes pour cette activités. 5,8 millions d’hectares sont consacrés à l’exploitation minière, soit un chiffre supérieur à la superficie destinée à l’agriculture. Ce qui est inquiétant c’est que les nouvelles licences accordées pour des activités minières concernent près de 22 millions d’hectares de terres.

La concentration de la propriété terrienne s’est accentuée cette dernière décennie avec le début de la « contre-réforme agraire » qui a modifiée la Coefficient Gini de la propriété de la terre et qui est passé de 0,86 en l’an 2000 à 0,88 en 2009. Cela fait de la Colombie l’une des pays les plus inégaux du monde en cette matière.

Ces 13 dernières années, près de 3,6 millions de paysans ont été violemment expulsés de leurs terres. Entre 1980 et 2010, ce sont près de 6,6 millions d’hectares de terres qui ont été spoliées et laissées à l’abandon à cause de ces expulsions. Il y a bien entendu un conflit rural complexe en Colombie où le conflit agraire s’entrelace avec le conflit armé dont les conséquences sont identiques ; déplacements forcés de la population rurale, dépossession des terres, concentration de la richesse et aggravation de la pauvreté de nos paysans qui n’ont plus accès à leurs droits légitime au logement, à la santé, à l’éducation et à un travail digne.

D’autre part, l’agriculture familiale, celle réalisée par le petit producteur agraire et qui représente la majorité de la production dans le monde et dans notre pays, souffre de la carence de politiques publiques pour son soutien et sa protection et des coûts élevés des intrants. En Colombie, seules trois entreprises importent des intrants pour l’agriculture colombienne et il existe une longue chaîne d’intermédiaires qui imposent des prix d’achat dérisoires au producteur et un prix élevé au consommateur final.

La crise actuelle de la société et de la campagne colombienne placent sur l’agenda politique la discussion sur le modèle socio-économique de développement actuel. Si nous voulons dépasser les grandes inégalités sociales, résoudre les conflits et construire la paix, il faut un changement de nos mentalités, de nos pratiques et de nos politiques. La paix a besoin d’une économie plus solidaire. La crise économique est le résultat d’une économie guidée par la soif du profit. (…)

Source :
http://www.economiasolidaria.org/files/PRONUNCIAMIENTO_PARO_NACIONAL_A...

Appel à la solidarité internationale avec la Grève Nationale Agraire et Populaire en Colombie

 
 

Dans le cadre des principes qui guident notre mouvement au niveau mondial, de la solidarité de classe et de l’internationalisme, nous, organisations paysannes, indigènes, de pêcheurs, de femmes et de salariés agricoles qui composons La Via Campesina, nous exprimons notre soutien aux près de 200.000 paysans, paysannes, transporteurs et mineurs qui se mobilisent depuis 10 jours dans la Grève Nationale Agraire et Populaire organisée par les secteurs paysans et populaires en Colombie.

La Grève Nationale Agraire et Populaire qui a commencée le 19 août dernier a comme cadre le refus du président colombien Juan Manuel Santos d’entamer des négociations avec les mouvements sociaux afin de surmonter la grave crise qui affecte la campagne. Une crise qui est principalement due aux politiques néolibérales telles que l’approbation et l’application des Traités de Libre Echange (TLE).

Les principales conséquences de la signature de ces traités par l’Etat colombien sont mises en évidence par le haut niveau de concentration des terres, la dépossession des paysans et des paysannes de leurs terres, la violation systématique de leurs droits et l’aggravation de la violence exercée par les forces de l’ordre qui criminalisent la protestation sociale. C’est aussi le renforcement d’un modèle d’exploitation minière qui favorise les grandes multinationales et qui appauvrit encore plus la paysannerie. Et cela dans un pays si riche mais où 8 millions de personnes souffrent de la faim – selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO).

Dans ce sens, il est lamentable que malgré cette grande mobilisation de la Grève Nationale Agraire et Populaire, le président Santos affirme « que la grève nationale agraire n’existe pas » alors qu’il y a des millions de personnes dans les rues, au moins 4 morts, des personnes emprisonnées, des routes bloquées et un vaste déploiement policier. Nous considérons que cette attitude rend impossible le dialogue et affaibli l’exercice de la démocratie.

Dans ce contexte, en tant que Via Campesina nous exigeons :

  • que les gouvernements amis se manifestent afin que le gouvernement colombien accepte de s’asseoir à une table de négociations nationales avec les organisations qui ont appelé à la Grève Nationale Agraire et Populaire
  • du gouvernement colombien qu’il procède à la libération immédiate de notre camarade Hubert de Jésus Ballesteros Gomez, qui a été arrêté le 25 août dernier à Bogota sous de fausses accusations. Libération immédiate également pour les 250 personnes emprisonnées et jugées pour leur participation à la protestation
  • pas de criminalisation de celles et ceux qui protestent pour une vie digne dans les campagnes, c’est leur droit
  • la dérogation de la Loi 90.7 de contrôle technique de la production et de la commercialisation des semences qui favorise les multinationales et empêche les paysans d’utiliser leurs propres semences propres qu’ils gardaient traditionnellement
  • que les organisations internationales de défense des droits humains interviennent et exigent une solution réelle et rapide à la situation présente dans le pays
  • que la communauté nationale et internationale et les organisations de défense des droits humains exigent des garanties pour la protection des participants et des porte-parole de la Grève Nationale Agraire et Populaire.

Conscients de l’importance de concrétiser la paix et la démocratie en Colombien, nous affirmons qu’il est indispensable de transformer la structure économique et politique du pays, une revendication que le peuple et les organisations sociales colombienne exigent historiquement et que les gouvernements successifs n’ont pas écoutée. Il est temps de négocier à égalité de conditions et avec un agenda clair qui exprime la lutte et les rêves de tous les secteurs de la société.

Dans ce contexte, et avec la volonté d’articuler les expressions de solidarité avec la lutte paysanne en Colombie, nous lançons un appel international pour que les organisations de la Via Campesina au niveau mondial, ses alliés et organisations amies, se manifestent en faveur de la juste protestation de la population colombienne.

Globalisons la lutte, globalisons l’espérance !

Signataires :

La Via Campesina
CLOC- Via Campesina
Marche Mondiale des Femmes
Alliance pour la Souveraineté Alimentaire des Peuples d’Amérique Latine et des Caraïbes
ATALC -Amis de la Terra Amérique Latine et des Caraïbes
Mouvement de Jeunesse Kuna
Conseils International des Traités Indiens

Source :

http://viacampesina.org/es/index.php/temas-principales-mainmenu-27/der...

Traduction française pour Avanti4.be

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2013 à 01:27

Les enseignants colombiens convoquent une grève nationale

Bogota, 9 septembre (RHC-PL)- Les enseignants colombiens ont annoncé qu'ils entameront ce mardi une grève pour exiger des augmentations salariales et davantage de services de santé.

La Fédération Colombienne des Enseignants a signalé que la grève cherche aussi à freiner la politique de privatisation des universités, une revendication des étudiants .

Le syndicat a précisé que les enseignants colombiens se rassembleront mardi et jeudi à Bogota pour demander des réponses du gouvernement à leurs revendications.

Par ailleurs, la presse a signalé que le vice président colombien, Angelino Garzón, les gouverneurs et les représentants des paysans ont débuté un sommet extraordinaire dans la ville de Popayán pour essayer de mettre fin à la grève nationale illimitée.

Le dialogue de paix entre le gouvernement colombien et les FARC reprend aujourd'hui à La Havane

Bogota, 9 septembre (RGC- NTX)- Les négociations de paix entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie- Armée du Peuple, FARC-AP reprennent aujourd'hui dans la capitale de Cuba, pour poursuivre l'analyse du second point de l'agenda : la participation à la vie politique.

« La Semaine de la paix », organisée par 50 organisations sociales et l'Église Catholique, a débuté en Colombie hier afin de contribuer au terme du conflit armé dans le pays et de rendre digne la vie dans la nation sud-américaine.

Des forums, des veillées des marches et d'autres actions seront réalisées en Colombie lors de la Semaine pour la Paix.

Le directeur du Réseau Citoyen pour la Paix, Luís Sanabria, a déclaré à la presse que l'on cherche à renforcer les efforts qui sont sur la voie d'aboutir à une issue négociée à un demi-siècle de conflit armé interne et à cette fin des démarches sont faites en faveur d'un dialogue de paix entre le gouvernement et l' Armée de Libération Nationale.

Par ailleurs, le chef de l'équipe gouvernementale aux dialogues avec les FARC-AP, Humberto de la Calle, a déclaré que le moment est venu de prendre des décisions dans le processus de paix.

Quelques heures avant de partir pour Cuba, pour assister au 14è cycle de conversations, l'ex vice président colombien a déclaré aux journalistes avoir reçu des instructions détaillées du président Juan Manuel Santos, dans la ville de Carthagène des Indes.

Humberto de la Calle a expliqué que les actuelles discussions sont centrées sur le droit et les garanties pour l'exercice de l'opposition politique, en particulier pour les nouveaux mouvements qui vont surgir après un éventuel accord de paix.



Edité par T 34 - 12 Sep 2013 à 00:27
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Sep 2013 à 20:28

Colombie : Coup de gueule

 

Ce soir je suis en colère, et je l’assume. Comme l’a écrit le philosophe, écrivain, et poète, George Bataille : « Le cœur est humain dans la mesure où il se révolte ».

L’humanité va crever de l’indifférence, des discours mous-du-genou, de l’incapacité des pauvres bipèdes que nous sommes à nous lever pour arrêter la barbarie et défendre la vie. Ce soir je suis en colère car j’ai reçu des nouvelles terribles de Colombie. Et ces nouvelles nous concernent tous !

Je les résume en quelques mots : la Colombie a signé un « accord de libre échange » avec les États Unis qui est récemment entré en vigueur. Cet accord contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les « sélectionneurs » comme … Monsanto ou Syngenta.

Pour remplir cette « clause », l’Institut agroalimentaire colombien a publié un texte – la résolution 970- qui menace d’amendes et de poursuites judiciaires tout paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait : garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs.

Depuis le 19 août, des dizaines de milliers de Colombiens – paysans, étudiants, mineurs, chauffeurs routiers, médecins- se sont lancés dans les rues pour dénoncer cette violation d’un droit humain fondamental : celui de se nourrir soi-même.

De violents affrontements ont eu lieu à Bogota, où le président Santos a déclaré le couvre-feu et mobilisé 50 000 membres des forces armées et de la police militaire pour « mater les vandales » et défendre la loi d’airain imposée par Monsanto et consorts.

Je connais bien la Colombie : cet immense pays à l’extraordinaire biodiversité a la capacité de nourrir sa population, s’il laisse ses paysans faire leur travail. Pour cela, il leur faut de la terre, et la majorité d’entre eux en est privée. Si maintenant, on les empêche de sélectionner leurs graines, c’en est fini de l’agriculture vivrière colombienne.

Comme ce fut le cas au Mexique après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre échange nord-américain (l’ALENA), le pays sera envahi par les produits agricoles bas de gamme et subventionnés des États Unis, les magasins Walmart et autres chaînes de discount qui pousseront à la rue des millions de petits paysans.

J’invite tous ceux et celles qui me lisent à regarder le reportage “Les déportés du libre échange” que j’ai consacré à l’ALENA, et qui a été diffusé sur ARTE en février 2012 . Je l’ai mis en ligne sur mon site web, et on peut aussi le trouver comme bonus sur le DVD des Moissons du futur : http://www.mariemoniquerobin.com/deportesdulibreechangeextrait.html

Vous trouverez sur ce Blog d’autres billets concernant l’ALENA ainsi que des extraits du chapitre que je lui ai consacré dans mon livre Les moissons du futur. Ce soir, je mets en ligne un autre extrait de ce chapitre (voir ci-dessous).

Par ailleurs, je rappelle que l’Union européenne s’apprête à négocier un accord de libre échange avec les États Unis, dont j’ai aussi commenté les effets dévastateurs qui ne manqueront de s’abattre sur le vieux continent (voir aussi sur ce blog).

C’est pourquoi j’ai accepté de prêter mon image et mon nom à une affiche réalisée par le Collectif des Engraineurs qui s’est associé à la campagne qu’ATTAC et d’autres organisations ont décidé de lancer dès l’automne. Rejoignez-les !

« Les États-Unis pratiquent le dumping »

« L’histoire de l’ALENA prouve que la mondialisation ne pourra pas nourrir le monde, c’est sûr ! » L’homme qui me reçoit, ce 25 octobre 2011, n’est pas un gauchiste altermondialiste que l’on peut suspecter de faire de l’antilibéralisme primaire. Professeur à l’Université Tufts de Boston, où il dirige le Global Development and Environment Institute, Timothy A. Wise est spécialiste du développement et du commerce international et, à ce titre, il est régulièrement consulté par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En 2009, il a corédigé un rapport intitulé Le Futur de la politique commerciale nord-américaine. Les leçons de l’ALENA, remis au président Barack Obama – lequel, pendant sa campagne électorale, s’était engagé à réformer le traité. Puis, en 2010, en collaboration avec l’Institut Woodrow Wilson de Washington, il a publié un autre rapport au titre sans ambiguïtés : Le Dumping agricole de l’ALENA. Estimations des coûts des politiques agricoles américaines pour les producteurs mexicains[ii]. Dans ce document, considéré comme une référence, il a « examiné huit denrées agricoles – le maïs, le soja, le blé, le riz, le coton, la viande de bœuf, de porc et de poulet –, toutes largement subventionnées par le gouvernement américain, qui étaient produites en grandes quantités au Mexique avant l’ALENA et dont l’exportation des États-Unis vers le Mexique a considérablement augmenté après le traité. […] Entre 1997 et 2005, les exportations de porc ont augmenté de 707 %, celles de bœuf de 278 %, de poulet de 263 %, de maïs de 413 %, de blé de 599 %, de riz de 524 % ».

- Pourquoi dites-vous que les États-Unis pratiquent le dumping ?

– Si l’on prend la définition retenue par l’OMC, selon laquelle le dumping consiste à exporter des produits à un prix inférieur à leur coût de production, il n’y a aucun doute que l’ALENA a encouragé le dumping, m’a fermement répondu Timothy Wise. Par exemple, de 1997 à 2005, les États-Unis ont vendu le maïs à un prix inférieur de 19 % à son coût de production. Par un mécanisme de subventions, très élevées sur la période étudiée (en moyenne 200 dollars par hectare), les États-Unis ont encouragé la surproduction pour pouvoir inonder le Mexique, ce qui a entraîné un effondrement du prix de 66 % sur le marché local. À ces subventions en monnaie sonnante et trébuchante, s’ajoute un autre type de subventions que j’appellerais “indirectes”, qui tient au fait que les grands céréaliers du Midwest ne payent pas pour la pollution, par exemple, des nappes phréatiques qu’ils occasionnent. Le coût de ces externalités négatives n’est pas inclus dans le prix du maïs exporté vers le Mexique. À l’inverse, les petits producteurs mexicains qui pratiquent l’agroécologie et entretiennent la biodiversité du maïs dans leurs champs ne sont pas récompensés pour le service qu’ils rendent à l’humanité, mais aussi, d’ailleurs, aux sélectionneurs qui causent leur mort. Il est évident que les petits paysans mexicains ne pouvaient résister à cette double concurrence déloyale.

– Quel fut le coût de ce dumping pour les paysans mexicains ?

– Avec les chercheurs de l’Institut Woodrow Wilson, nous avons estimé que le manque à gagner des paysans mexicains pour les huit denrées étudiées s’élevait à 12,8 milliards de dollars de 1997 à 2005. Le secteur le plus touché est le maïs, qui enregistre la moitié des pertes, puis celui de l’élevage, qui a perdu 1,6 milliard de dollars. En effet, le dumping a aussi fonctionné pour la viande, car aux États-Unis, le bétail est nourri avec du maïs ou du soja subventionné.

– Pourquoi le gouvernement mexicain ne s’est-il pas élevé contre ces pratiques déloyales ?

– Bonne question !, m’a répondu le chercheur de Boston. En fait, l’ALENA prévoyait pour la “libéralisation” du marché du maïs une période de transition de quatorze ans, qui permettait au Mexique, au moins jusqu’en 2008, de fixer des taxes à l’importation qui auraient pu compenser le dumping de 19 %. Mais le gouvernement mexicain a refusé d’appliquer cette clause et a donc laissé ses petits paysans sans défense…

– Mais pourquoi ?

– Une autre bonne question !, a répliqué Timothy Wise avec un sourire navré. La seule explication, c’est que l’ALENA a été conçu pour bénéficier aux multinationales américaines, comme Cargill ou Monsanto, mais aussi mexicaines, comme Maseca ou AgroInsa. Et ça a marché, puisqu’aujourd’hui le Mexique importe 34 % du maïs qu’il consomme, ce qui crée beaucoup de business… Certes, trois tomates sur quatre consommées aux États-Unis sont désormais produites dans des serres mexicaines ultramodernes, mais en termes d’emploi, ce fut l’hémorragie : en 1994, 8,1 millions de personnes travaillaient au Mexique dans l’agriculture, elles ne sont plus aujourd’hui que 5,8 millions. Et les emplois créés dans le secteur agroexportateur censés avoir compensé en partie les faillites paysannes sont des travaux saisonniers et précaires[1].

– Quel a été l’impact de l’ALENA sur l’immigration illégale au États-Unis ?

– S’agissant d’une immigration illégale, les données sont difficiles à obtenir. Mais on estime en général que le flux de migrants mexicains a été de 500 000 à 600 000 personnes par an jusqu’en 2008, année où il s’est réduit de moitié en raison de la récession.

– Qu’est-il advenu du rapport que vous avez remis au président Obama ?

– Rien, m’a répondu Timothy Wise avec une moue embarrassée. Il y a trop d’argent en jeu… Obama est même le président qui a mené la politique la plus dure contre les sans-papiers mexicains, doublement pénalisés par l’ALENA alors qu’ils participent largement à l’économie des États-Unis[2]. »

Marie-Monique ROBIN

[1] De 1994 à 2003, 500 000 emplois ont été créés dans l’industrie, les services ou le secteur agroexportateur.

[2] Les États-Unis comptaient en 2011 quelque 11 millions d’immigrés sans-papiers, dont 6 millions de Mexicains.

Kevin Gallagher, Enrique Dussel Peters et Timothy A. Wise (dir.), The Future of North American Trade Policy. Lessons from NAFTA, Pardee Center Task Force Report, Boston University Frederick S. Pardee Center for the Study of the Longer-Range Future, novembre 2009.

[ii] Timothy A. Wise, Agricultural Dumping under NAFTA. Estimating the Costs of U.S. Agricultural Policies to Mexican Producers, Mexican Rural Development Research Report n° 7, Woodrow Wilson International Center for Scholars, Washington, 2010.




Edité par T 34 - 15 Sep 2013 à 20:42
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Sep 2013 à 18:47
Pourparlers de Paix en Colombie
 

"Intransigeance" (pazfarc-ep.org)

 
 
Photo : Alexandra Nariño

Si nous devions définir, en un mot, le comportement et les attitudes du régime colombien, tant à la table des pourparlers de la Havane qu’en territoire colombien, ce mot serait ‘intransigeant’.
Dans le dictionnaire, ‘intransigeant’ est défini par « qui ne transige pas ». ‘Transiger’, à son tour, vient du latin transigere et signifie « consentir en partie avec ce qui n’est pas envisagé comme étant juste, raisonnable ou vrai, afin de mettre un terme à un différend ».
‘Intransigeant’, donc, peut être défini comme « se dit d’une personne qui ne fait pas de concessions »...

...Et c’est précisément l’attitude du gouvernement colombien : intransigeant.

L’élite colombienne a monté un film triomphant, pensant qu’elle avait « forcé » la guérilla à s’asseoir à la table des négociations, et que ce serait une question de mois, de quelques vagues promesses de lois transitoires et - espérons-le - de quelques tirs bien ciblés pour atteindre la capitulation finale.
Les « non » du gouvernement font écho dans le Palais des Conventions [1] et résonnent dans tous les coins de la Colombie et du monde.

  • Non, à la présence de Simon Trinidad à la table des négociations...
  • Non, au cessez-le-feu bilatéral...
  • Non, à des changements du système économique...
  • Non, à une assemblée constituante...
  • Non, à la participation des citoyens dans toutes les étapes du processus...

Maintenant, quelques mois plus tard, l’intransigeance gouvernementale se dresse comme un mur épais, blindé, autour des paysans et des secteurs populaires sur les routes et les places publiques de Colombie. Un mur construit de briques « il n’y a pas d’argent » et « ils demandent l’impossible », soudées avec le ciment de la criminalisation et de la répression violente.
Les Colombiens ordinaires appellent à investir dans la santé, l’éducation, le logement, la révision des ALE [2], pour des politiques équitables pour les mineurs de petites et moyennes entreprises, pour l’exercice effectif de leurs droits politiques...


À la table des dialogues, certaines de ces questions sont dans les prétendues « réserves » et ont été reportées pour être en mesure de donner une continuité à la recherche de la paix.
Cependant, le peuple sur les routes envoie un message d’urgence au pays et au monde. "Nous ne partirons pas d’ici tant que notre situation ne sera pas résolue". C’est aussi simple. La misère, la faim et l’abandon ne donnent pas de trêve.

Il n’y a pas d’échappatoire, Président Santos. Où que vous irez, où que vous regarderez, vous trouverez la même clameur, les mêmes exigences : des politiques économiques souveraines, basées sur le bien-être des colombiens, la participation politique réelle et effective des citoyens dans tous les espaces, la démocratisation des structures étatiques...
Non pas parce que les FARC-EP [3] « utilisent » les pauvres et naïfs paysans colombiens ; pourquoi chercher à noyer le poisson ?

Si vous êtes inquiet par le fait que les propositions des FARC-EP à la Havane se préoccupent beaucoup des réclamations des agriculteurs, des mineurs, des cultivateurs de riz, de café et d’autres secteurs, en voici l’explication : les FARC-EP essaient d’être un canal d’expression pour les colombiens.
Nous avons accueilli leurs propositions, qui nous sont parvenues par le biais de divers forums, et nous les avons faites nôtres, pour les présenter à la table des dialogues. Mais cela reste entre nous.

L’intransigeance ne résout rien, et les promesses ne convainquent pas.
Prétendre que tout ira mieux, que les colombiens seront entendus, que les problèmes seront résolus, que les programmes seront appliqués, dans un scénario de « fin du conflit », c’est-à-dire après l’abandon des armes, c’est comme le fumeur incorrigible qui prétend qu’il va arrêter de fumer tandis qu’il prend, oui maintenant, la dernière cigarette.
Si nous voulons faire germer le bien et sortir du sillon de la douleur, il faut commencer dès à présent.

Alexandra Nariño
Notes et traduction : Béatrice Portinari

[1Palais des Conventions : lieu des négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, situé à La Havane (Cuba).

[2ALE : Accords de Libre-Echange

[3FARC-EP : Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (en espagnol : Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo, généralement appelées FARC, l’acronyme exact étant FARC-EP


 


Edité par T 34 - 18 Sep 2013 à 23:27
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2013 à 18:53

Colombie : lourdes peines de prison confirmées pour des dirigeants des FARC

 

La Cour suprême de justice de Colombie a confirmé mardi des peines de prison ferme à l’encontre du chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez, et deux représentants de la guérilla marxiste pour les négociations de paix qui se déroulent actuellement à Cuba.

Comme le numéro un des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), Ivan Marquez et Pablo Catatumbo, qui assistent aux pourparlers ouverts avec le gouvernement, ont été reconnus coupables de meurtres et terrorisme, a indiqué la Cour.

La justice reproche aux dirigeants de la principale rébellion colombienne d’être impliqués dans un attentat à l’explosif qui a provoqué la mort de trois civils et autant de militaires, le 20 février 2005 à Puerto Rico, une localité du département de Meta (centre-est).

Toutefois, cette sentence, qui n’est pas la première à l’encontre de chefs des FARC, ne devrait pas avoir de conséquences sur les négociations délocalisées depuis novembre à La Havane entre des délégations du gouvernement de Juan Manuel Santos et de la guérilla.

Depuis le début du processus de paix, le parquet colombien a en effet suspendu les mandats d’arrêt pesant sur les membres de l’équipe de négociateurs des FARC, dont Ivan Marquez, qui a déjà été condamné à de multiples reprises, tout comme le chef de la guérilla, qui vit toujours dans la clandestinité.

Fondées en 1964, les FARC, la plus ancienne guérilla d’Amérique latine, comptent encore selon les autorités quelque 8.000 combattants repliés dans les régions rurales du pays.

Les pourparlers de paix ont déjà permis d’aboutir à un accord sur le thème d’une réforme agraire. Ils doivent désormais aborder d’autres points cruciaux, comme la réinsertion des guérilleros démobilisés, qui pourrait passer par une suspension des peines de prison.

 
 
 


Edité par T 34 - 06 Oct 2013 à 23:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jan 2014 à 01:34
Oui !!!!!! Julián Conrado est enfin libre, il va rejoindre la délégation des FARC à la Havane. :D

http://www.aporrea.org/actualidad/n242961.html

http://alzadoencanto.wordpress.com/2014/01/11/diez-puntos-para-entender-y-aprender-sobre-el-caso-y-el-porque-de-la-libertad-de-julian-conrado/



Edité par T 34 - 14 Jan 2014 à 01:34
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