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Flamby Ier : Ses actions, vos réflexions

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    Envoyé : 07 May 2012 à 22:55
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Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 May 2012 à 18:54

Le virage à gauche de la France est-il une bonne chose pour l’Inde ? (Indian Punchline)

 
M K Bhadrakuma

La victoire impressionnante de François Hollande aux élections présidentielles françaises a bouleversé la politique européenne. Le fait qu’il n’ait jamais rencontré la chancelière allemande Angela Merkel ou que le premier ministre anglais David Cameron ait refusé de rencontrer le candidat "socialiste" Hollande quand il a traversé la Manche pour aller à Londres dire "Bonjour" en dit long. Une vague "socialiste" balaie l’Europe - Hollande mène le 11ième "changement de régime".

Il est peu probable que l’axe germano-français se maintienne en l’état. "L’austérité n’est pas une fatalité" a dit François Hollande lors de son premier discours après l’élection. La plupart des commentateurs analysent la victoire de François Hollande comme un défi au principe de l’Union Européenne de la stricte discipline budgétaire qui porte le sceau de l’Allemagne. (Au fait, dimanche, la Grèce a aussi voté pour le changement des modalités des plans de sauvetage de l’UE).

Mais il ne faut pas négliger le fait que François Hollande a peu de marge de manoeuvre. En outre, on ne peut pas savoir si le "socialisme" de François Hollande résistera à l’exercice du pouvoir. Il est vrai qu’il a prononcé la célèbre phrase : "Mon adversaire dans le monde c’est la finance" ou " Je n’aime pas les riches". Mais rappelez-vous Tony Blair, n’était-il pas lui aussi "centre-gauche" quand il a postulé au poste de premier ministre ?

La victoire de François Hollande n’est pas large. Et beaucoup de votes qui se sont portés sur lui sont des votes de protestation. De larges sections du peuple français ne supportaient plus Sarkozy pour différentes raisons et l’élection a été un référendum sur sa personnalité politique plutôt que sur le programme économique de François Hollande. Les Français n’aimaient pas le style combatif et agressif de Sarkozy mais la moitié d’entre eux a quand même voté pour lui.

François Hollande en est sûrement conscient aussi. François Hollande est un politicien avisé et expérimenté qui a su exploiter les "attentes" nationalistes avec intelligence. Pour couronner le tout, il a la chance de n’avoir aucun antécédents en tant que figure publique au niveau national. De fait, on en sait plus sur sa vie amoureuse que sur sa vision politique.

La grande question est : est-ce que cette élection est une bonne chose pour l’Inde ? ll est clair que la crise de la zone Euro nous affecte. Il y a tout juste trois jours, le ministre des finances Pranab Mukherjee nous a énuméré ses lignes de faille : la baisse de la croissance en Europe, le déclin de l’esprit d’entreprise, la raréfaction des capitaux et la volatilité des taux de change et de la Bourse avec en corollaire une baisse de confiance des investisseurs. La refondation du débat du la crise de la zone Euro sera suivi de près par le Bloc du Nord.

Il y a aussi une sorte de morale dans tout ça : voilà ce que ça coûte de mener des politiques économiques en faveur des plus riches. (Une des promesses principales de François Hollande est d’augmenter les impôts des riches et des multinationales qui distribuent les profits aux actionnaires au lieu d’investir). On peut dire sans risque de se tromper qu’il n’aura pas des positions à moitié aussi messianique sur la Syrie que Sarkozy. L’alliance de la France avec les Etats-Unis et l’OTAN va se distendre. François Hollande a l’intention de retirer les troupes française d’Afghanistan au plus vite, à savoir avant la fin de l’année. Il appelle aussi à la solution rapide du problème palestinien.

Mais on ne sait pas encore grand chose de ce qu’il compte faire en matière de politique étrangère. L’Inde pourrait avoir à renoncer provisoirement aux projets grandioses de partenariat stratégique avec la France.

Il est très improbable que François Hollande soit tenté par une politique étrangères musclée ou des aventures militaires comme celle de la Libye. Et en tous cas l’Inde ne peut que se réjouir de ce que François Hollande appelle de ses voeux un élargissement du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Prions le ciel qu’aucun squelette de l’ère Sarkozy ne tombe des placards du Palais de l’Elysée à propos des ventes d’armes de la France à l’Inde. Tout est possible, s’il y a des embryons de vérité dans les révélations récentes d’un ancien ministre libyen selon lesquelles Mouammar Kadhafi aurait financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007.

M K Bhadrakumar – May 7, 2012

Pour consulter l’original : http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 May 2012 à 22:34

Les syndicats attendent beaucoup de François Hollande

Suite à l'élection du candidat PS, les syndicats qui dans l'ensemble se réjouissent de la défaite de Nicolas Sarkozy, attendent du nouveau président un vrai dialogue social, constructif et apaisé. Ils attendent également des mesures concrètes, en faveur des salariés.

Les organisations des salariés, autant celles qui ont appelé à battre Nicolas Sarkozy (CGT, FSU, Solidaires) que celles qui se voulaient non partisanes (CFDT,FO), ont mal vécu le quinquennat Sarkozy. La réforme des retraites, la politique d'austérité, le pacte budgétaire européen, les attaques du candidat Sarkozy contre les syndicats, présentés comme des forces d'inertie hostiles aux réformes, les avaient heurtés.
"Les attentes sont fortes, après des années de dégradation" économique et "les remises en cause du rôle des organisations syndicales", relève la numéro un de la FSU, Bernadette Groison. "J'espère que nous aurons un dialogue social normal, c'est-à-dire dans le respect du rôle des interlocuteurs", affirme à l'AFP le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, en écho aux propos de M. Hollande qui s'était présenté comme un "candidat normal". "Des relations normales, cela veut dire qu'on ne soit pas critiqués, traités de corps intermédiaires, stigmatisés", résume-t-il.
La CFDT se réjouit que le président élu ait "annoncé clairement sa volonté de placer le dialogue" avec les syndicats et le patronat "comme une des priorités dans sa méthode de travail". La centrale de François Chérèque appelle François Hollande à organiser une rencontre, avant les législatives des 10 et 17 juin.

La gauche doit être en faveur des salariés

Les sujets sont nombreux: emploi, protection sociale, salaires... Pour pérenniser le rôle des syndicats, François Hollande a prévu d'inscrire dans la Constitution l'obligation de concertation avec les partenaires sociaux avant tout texte de loi relevant de leurs domaines. Les syndicats attendent aussi d'un pouvoir de gauche des mesures immédiates en faveur des salariés: "Des décisions peuvent être prises sans délai", comme "l'augmentation immédiate du Smic et des minima sociaux, la suspension des plans de licenciements", souligne Eric Beynel, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires qui entend maintenir "un climat social revendicatif" face au nouveau pouvoir. Les syndicats maintiennent aussi la pression sur l'avenir du traité budgétaire européen qu'ils récusent et que François Hollande veut renégocier.

Pour l'éducation : « une rupture »

"Il faut maintenant une réelle rupture avec les politiques menées ces dernières années et les mesures d'austérité, qui ne sont pas les réponses pour relancer notamment l'emploi et le pouvoir d'achat", écrit dans un communiqué la FSU, première fédération syndicale du monde éducatif. Une "rupture" avec la "politique économique, sociale et éducative (...) mortifère et brutale" de Nicolas Sarkozy, notamment en "combattant les inégalités sociales et territoriales", et un "plan d'urgence" pour la rentrée confirme le Snes-FSU.

L'élection de M. Hollande "ouvre un espoir dans une société fragilisée", a réagi l'Unsa Education, deuxième fédération syndicale, en réclamant comme priorités à mettre en oeuvre "le respect des personnels, la reprise du dialogue et de la marche vers la justice sociale, des mesures d'urgence pour la rentrée prochaine et l'engagement pour une refondation de l’École".

Pour la santé « un espoir »

Plusieurs syndicats de praticiens hospitaliers ont réagi "avec espoir" à la victoire du socialiste François Hollande, souhaitant que son arrivée à l'Elysée marque la "reprise du dialogue social". L'INPH (Intersyndicat national des praticiens hospitaliers) "en espère qu'une nouvelle page du dialogue social va s'ouvrir". "Force est de constater qu'il reste un grand potentiel d'amélioration et un effort pour renouer, pour retisser, pour réparer les partenariats entre les forces vives du pays". Soulignant que "l'hôpital public est le grand oublié", le syndicat se prononce pour une modification "en profondeur" de la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) et souhaite "un ministre de la Santé engagé".
Pour l'intersyndicale Avenir hospitalier, cette élection "constitue une fenêtre potentielle positive pour tous les acteurs" de l'hôpital et des services publics. "Nous attendons dans la période proche, dès la nomination d'un ministre de la Santé, la reprise d'un dialogue social qui était en panne depuis 5 ans".

La Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) dit dans un communiqué partager "fondamentalement" les valeurs prônées par François Hollande (fin de la convergence tarifaire public/privé, importance donnée à la cohésion sociale, protection des services publics, égalité de traitement pour le droit à la santé) et "salue avec espoir l'arrivée du nouveau président". "Mais elle attend fermement de lui la traduction en termes concrets de ses engagements".

François Hollande remplit son agenda de président de la République

Les premiers grands rendez-vous de François Hollande en tant que président de la République ont été dévoilés ce lundi. Au programme: 8 mai, passation des pouvoirs et entretiens avec Merkel et Obama.

Ce 8 mai, François Hollande sera bien au côté de Nicolas Sarkozy pour présider aux cérémonies de commémoration de la victoire alliée lors de la Deuxième Guerre mondiale. Selon son entourage, François Hollande a jugé que cette commémoration donnerait ainsi une image de "réconciliation". Ensuite, l'ex-candidat socialiste a fixé les temps forts de ses porochains jours:

  • passation des pouvoirs le 15 mai à l'Elysée
  • "Le 15 mai, vous aurez le nom du Premier ministre", a déclaré à la presse François Hollande en sortant de son QG
  • "Je dois préparer un certain nombre de déplacements et de voyages", a-t-il ajouté, référence à sa rencontre à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel le 16 mai immédiatement après son investiture, puis son baptême du feu diplomatique aux Etats-Unis pour le G8 et le sommet de l'OTAN.

Dès dimanche soir, le député de Corrèze a eu au téléphone la chancelière allemande Angela Merkel, le président américain Barack Obama, et l'italien Mario Monti. Il a reçu lundi à son QG l'ambassadeur américain et l'ambassadeur chinois.

"Contacts internationaux et transition présidentielle au programme de la semaine extrêmement chargée de François Hollande. Ce n'est pas sur le gouvernement qu'il travaille cette semaine", a complété à l'AFP le député Pierre Moscovici, son ex-directeur de campagne, chargé dorénavant d'organiser la transition présidentielle.

Le siège de campagne devenu siège de transition

"Nous avons conservé ce siège de campagne pour quelques jours ou semaines. C'est ici que s'installe une équipe de transition qui prolonge l'équipe de campagne, qui va aussi s'élargir à d'autres qui vont travailler avec nous", a précisé Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse qui sera quotidienne durant l'entre-deux, sauf week-end et jours fériés.

La pré-cellule élyséenne est composée de ses proches Pierre Moscovici, Manuel Valls, directeur de communication et Aquilino Morelle, sa "plume", Faouzi Lamdaoui, son fidèle chef de cabinet.

A lire:

Après la consécration, les événements s'enchaînent pour François Hollande

Source
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 May 2012 à 20:12

Obama invite le nouveau président Français à la Maison Blanche

Hollande%20prépare%20la%20transition%20présidentielle

 
Cubadebate

7 Mai 2012- Le président des Etats-Unis a salué ce dimanche le président Français élu et l’a invité à le rencontrer à Washington ce mois-ci, avant de participer au G8 et à l’OTAN, a informé la Maison Blanche.

Dans une communication téléphonique, Obama a souligné « qu’il espérait travailler avec Hollande et son gouvernement sur les défis économiques et de sécurité communs », a affirmé le porte-parole Jay Carney dans une déclaration.

Commentaires :

gabriel

Il l’a sûrement appelé pour lui donner les ordres liés à sa mission d’esclave au service des intérêts impériaux ! Quelle honte, ces Européens !!!!!

Unkas

Il paraît que Hollande a dit qu’il est illégal de boycotter Israël et qu’il pense se rendre dans ce pays dès que possible. Personne ne remporte les élections sans l’appui des sionistes en Europe. Que Dieu nous garde d’un autre vendu !

donsimon

Ils veulent l’acheter, et sinon, le menacer… c’est le modus operandi typique… de l’empire

http://www.cubadebate.cu/noticias/2012/05/07/obama-invita-a-...



Edité par T 34 - 10 May 2012 à 00:50
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 May 2012 à 17:33
 

L’Iran espère que sa relation avec la France s’améliorera sous Hollande

 
Press TV

Le ministre des affaires étrangères de l’Iran, Ali Akbar Salehi, a exprimé le souhait que l’élection de François Hollande conduira au développement des relations Tehéran-Paris.

Salehi a félicité la France pour la victoire de Hollande et exprimé son espoir que le président élu adopterait une nouvelle approche concernant l’expansion de relations bilatérales basées sur le respect mutuel dans tous les domaines.

Il a tenu ces propos au cours d’un entretien avec l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard samedi. Rocard est arrivé en Iran samedi pour rencontrer des officiels iraniens dont le ministres des Affaires Etrangères Salehi.

L’éminent diplomate iranien a souligné la détermination politique de l’Iran de protéger ses droits inaliénables au nucléaire dans le respect du Droit International et sous le contrôle de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique.

Il a plaidé pour une coopération sur le programme iranien basée sur la bonne volonté et le respect mutuel dans le but de parvenir à une solution qui convienne aux deux parties.

Il a aussi exprimé le souhait que les pourparlers à venir avec le P5+1 (cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’ONU et l’Allemagne ndt) à Bagdad se déroulent dans une ambiance de respect mutuel et de bonne volonté.

L’ancien premier ministre français de son côté a souligné l’importance de l’Iran et exprimé le souhait qu’une atmosphère de respect mutuel se développe entre l’Iran et des pays européens afin que les éventuels problèmes trouvent une solution qui réponde aux intérêts des deux parties tout en renforçant la paix et la stabilité régionales et mondiales.

Dimanche, le socialiste Hollande, a gagné l’élection présidentielle française après 17 ans de pouvoir de la droite.

Avant l’arrivée des socialistes à l’Elysée, la France, dirigée par le président sortant Sarkozy, a été un des principaux alliés des Etats-Unis à répandre des allégations mensongères contre le programme d’énergie nucléaire iranien et à réclamer de dures sanctions contre l’Iran.

Pour consulter l’original : http://www.presstv.com/detail/2012/05/12/240865/iran-hopes-f...

Traduction : Dominique Muselet pour LGS


Dans les tiroirs, des décrets déjà prêts

Le président élu entend respecter la feuille de route de sa première année de présidence, qu’il avait fixée le 4 avril, et présenter des décrets d’ici aux élections législatives.

Du symbole, de l’affichage, et des coups de pouce : en attendant une majorité parlementaire, François Hollande va gouverner par décrets d’ici au 17 juin, et contribuer à sa manière à la campagne des socialistes en mettant en actes le « changement ». Ou plutôt « la transition », ainsi qu’a été renommé son site de campagne.

Il y aura donc à compter de la passation de pouvoir, le 15 mai, des décrets, la plupart déjà rédigés par une équipe autour de Fabius, de l’ordre du symbole, comme la réduction de 30 % de la rémunération du chef de l’État et des ministres, et la fixation d’un éventail maximal de 1 à 20 des rémunérations dans les entreprises publiques. Des signaux envoyés à la gauche, comme le droit de partir en retraite à soixante ans pour les personnes ayant commencé à travailler à dix-huit ans et cotisé 41,5 annuités.

Des mesures en faveur du pouvoir d’achat seront prises, comme l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire, et le blocage (qui n’est pas diminution) pour trois mois des prix des carburants.

Pour signifier la priorité à la jeunesse, il réexaminera les conditions de la rentrée scolaire 2012, mettra en place une caution solidaire pour permettre aux jeunes d’accéder à la location. Sera abrogée la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, et une circulaire sur la lutte contre les « délits de faciès » lors des contrôles d’identité sera publiée.

En matière d’investissement, en attendant plus ambitieux côté bancaire, un coup de pouce sera donné à l’épargne défiscalisée, avec doublement des plafonds des livrets.

Pour tourner le dos au sarkozysme dans les politiques publiques, arrêt de la RGPP et du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux chez les fonctionnaires. Une partie des dépenses publiques seront gelées jusqu’au rapport de la Cour des comptes fin juin, afin de s’octroyer des marges de manœuvre.

Au plan international, il enverra à tous les chefs d’État et de gouvernement de l’UE un mémorandum proposant un « pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance » (lire par ailleurs en page 2), et annoncera dès le G8, les 18-19 mai, le retrait des troupes d’Afghanistan d’ici fin 2012.

La session extraordinaire du Parlement, à compter de début juillet, fixera la trajectoire du retour à l’équilibre budgétaire en 2017, ainsi que les mesures fiscales telles que taxation des revenus du capital ou tranche d’imposition supérieure. Enfin, le lancement des principaux chantiers sociaux du quinquennat s’effectuera lors d’une conférence emploi et croissance mi-juillet.

L. V.

Source


Edité par T 34 - 13 May 2012 à 21:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 May 2012 à 21:33
 
 

Madame Trierweiler, calmez-vous !

 
 
Bernard GENSANE

Dans le dernier numéro du Canard Enchaîné, je lis ceci :

Valérie ne badine pas

« Thomas, l’aîné des quatre enfants du couple Royal-Hollande. » Pour avoir écrit ces mots, la semaine dernière dans un article de Paris Match, la journaliste Mariana Grépinet a reçu un SMS incendiaire de sa consœur Valérie Trierweiler :

« Thomas, c’est le fils de l’ex-couple Royal-Hollande. À quoi joues-tu ? »

Désolé, Madame Trierweiler, et c’est un divorcé qui a des enfants de – comme on disait autrefois – deux lits, qui vous le précise, Thomas Hollande est bel et bien le fils du couple Royal-Hollande. Pour Thomas, comme pour les trois autres enfants Hollande, ce couple a existé, existe et existera toujours. Il en va de même pour les enfants que vous eûtes avec M. Trierweiler.

Vous êtes actuellement entre deux eaux et vous ne savez trop – ce que chacun comprend – quelle posture adopter. Il est difficile de passer, en quelques semaines, du statut de journaliste de Paris Match (Paris Match !) à celui de compagne du président de la République française. Je ne vous souhaite pas d’imiter Madame Giscard d’Estaing, avec ses lèvres pincées, sa voix flûtée et sa règle en acier, coincée entre ses deux omoplates. Je ne vous souhaite pas d’imiter Madame Chodron de Courcel, épouse Chirac, avec son air de chaisière pour films de patronage des années cinquante. Je ne vous souhaite pas de vous inspirer de la Terminator aux implants dentaires qui mouilla de partager sa vie avec quelqu’un qui possédait le « feu nucléaire ». Moi qui me souviens de Madame Coty, qui ramassait les petits gâteaux qu’un serveur de l’Élysée avait fait tomber par terre en présence d’un photographe de Paris Match (déjà !), moi qui me souviens de Tante Yvonne De Gaulle, modèle de plon-plonitude et de grenouillisme de bénitier, je vous conseillerais plutôt de vous rapprocher de l’exemple de Danièle Mitterrand. Le hic, c’est que cette fille d’un proviseur proche d’Henri Frenay qui avait refusé en 1940 de recenser des élèves et des professeurs juifs, cette adolescente qui s’engagea dans la Résistance à l’âge de 17 ans, fut, sa vie durant, pétrie d’idéaux admirables. Je sais bien qu’il faut manger, mais, à cet exemple, vous ne pouvez opposer que votre carte de visite de salariée de Lagardère et de Bolloré.

Ces dernières semaines, pendant que votre compagnon battait la campagne, et depuis qu’il a remporté la victoire, vous fûtes constamment sur la photo. Je me dis, bien sûr, que ce fut pas sans son accord. Mais n’oubliez pas que la qualité de Première Dame de France n’existe pas. Dans le paysage politique, vous n’êtes, officiellement, rien. Dans l’esprit des institutions, vous existez, mais à la marge. Si bien que vous me surprîtes lorsque vous éconduisîtes l’envahissant Julien Dray lors d’une petite fête organisée par votre compagnon pour remercier ses amis politiques. Vous outrepassâtes votre rôle en vous prenant pour un janissaire de la bienséance.

Il faut vous calmer car nous finirons par vous croire en insécurité, jalouse de la vie passée de votre compagnon, toute tendue vers une revanche à prendre. Ce qui ne pourra que nuire à celui pour qui moi et de nombreux autres avons voté au second tour.

Le facétieux Macé-Scarron vient de retrouver un de vos twits de janvier dernier :

« Non vraiment, j’ai essayé @nadine__morano , mais c’est au dessus de mes forces. Je me désabonne, bon courage à ses followers. Adieu Nadine ! »

À votre niveau, le problème n’est pas de quitter les followers de Nadine Morano (dont le calme n’est pas la vertu première). Le problème est d’avoir appartenu à cette horde !

Bernard GENSANE

http://bernard-gensane.over-blog.com/




Edité par T 34 - 14 May 2012 à 03:39
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 May 2012 à 04:26

Investiture: journée historique pour François Hollande et la gauche

A suivre en direct sur l'Humanité.frCe mardi, François Hollande devient officiellement président de la République au cours d'une journée qui mêle cérémonies officielles et gestes symboliques. Découvrez le programme ici.

  • 10 heures. Passation des pouvoirs.

Le président élu arrive à l'Elysée par la cour d'honneur. Suit la passation des pouvoirs au cours de laquelle le président sortant transmet les codes nucléaires à son successeurs et dévoilent les dossiers délicats. Après la proclamation officielle des résultats, la signature du procès-verbal et la remise du collier de grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur, et l'allocution d'investiture, 21 coups de canon sont turcs des Invalides. Nicolas Sarkozy prend alors le chemin de la sortie de l'Elysée.

Dès cette cérémonie, François Hollande va tenter de marquer sa différence avec l'hôte sortant de l'Elysée. "Le président, je l'ai dit, ne décidera pas seul de tout sur tout, expliquait-il ce lundi soir. Il y aura un changement, le gouvernement sera une véritable équipe dirigée par un Premier ministre, le Parlement sera respecté, les partenaires sociaux consultés, considérés, les citoyens entendus", a-t-il dit. "Je serai le premier vigile de mes propres engagements." 

Cette cérémonie d'investiture s'effectuera en présence des représentants des cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) représentatives au niveau national. Ce qui ne manque pas de sel tant Nicolas Sarkozy les a mis en cause, notamment la CGT et la FSU, "coupables" selon l'ex-candidat UMP d'avoir appelé à le battre à la présidentielle tandis que d'autres n'avaient pas ménagé leurs critiques à son encontre. Les leaders des syndicats du monde éducatif - FSU, Unsa éducation - sont invités à l'hommage à l'ancien ministre de l'Instruction publique de la IIIe République Jules Ferry et à Marie Curie, prix Nobel de physique et chimie. Pour la FSU, sa numéro un, Bernadette Groison, fera partie des participants.

 

  • 11 heures 15. Champs-Elysées

Le nouveau président de la République remonte les Champs-Elysées à bord d'une berline de marque française.

 

  • 11 heures 45. Hommage au Soldat inconnu

Comme le veut la tradition, il participe ensuite à un hommage au Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.

 

  • 13 heures 45. Hommages à Jules Ferry et Marie Curie.

François Mitterrand avait choisi de se recueillir au Panthéon sur la tombe de Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher lors de son investiture. François Hollande lui rend hommage  à deux "icônes" républicaines. Jules Ferry, d'abord, au Jardin des Tuileries, puis Marie Curie. Le nouveau président compte ainsi symboliser les priorités qu'il s'est fixé pour son quinquennat: l'éducation et la recherche. Jules Ferry (1832-1893), auteur dans les années 1880 des grandes lois républicaines sur l'école "gratuite, laïque et obligatoire", et Marie Curie (1867-1934), double prix Nobel de physique (en 1903) et de chimie (en 1911).

Le rapprochement opéré par François Hollande entre les deux "icônes" Ferry et Curie fait penser au Front Populaire, résume l'historien de l'éducation Antoine Prost. "L'union de la recherche et de l'éducation, c'est fondamentalement cette période", analyse-t-il, citant le ministre Jean Zay qui a prolongé la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans et jeté les bases du CNRS.

Pour Jean-Pierre Azéma, historien spécialiste de la IIIe République, le parcours de Marie Curie, née à Varsovie et arrivée en 1891 à Paris où elle y étudia les sciences, symbolise "l'importance de l'accueil des étudiants étrangers", malmené par la "circulaire Guéant" et dont l'abrogation devrait être une des premières décisions de François Hollande.

 

  • 15 heures. Cérémonie à l'Hôtel de ville.

Comme le veut la tradition, François Hollande est accueilli à l'Hôtel de ville de Paris par Bertrand Delanoë. Le maire de Paris s'exprimera d'abord lors d'une cérémonie retransmise sur écran géant. François Hollande prendra ensuite la parole.

Le nom du Premier ministre du président élu François Hollande sera alors communiqué "après la cérémonie de l'Hôtel de Ville", selon François Hollande. L'information sera annoncé du perron de l'Elysée par le secrétaire général de l'Elysée, dont le nom sera connu mardi matin.

Le premier conseil des ministres aura lieu dès jeudi et aucun décret ne devrait a priori être adopté, la réunion étant consacrée au rappel des règles à suivre par ses membres. "Normalement, un président est jugé à la fin mais beaucoup dépendra du début", a déclaré ce lundi le président élu à la presse. "Nous avons devant nous des semaines exigeantes." Annoncée comme respectueuse de la parité hommes-femmes et ouverte à la diversité, l'équipe gouvernementale devrait être organisée autour de 15 grands pôles thématiques.

 

  • 16 heures. Rencontre avec Angela Merkel

Décollage pour Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel au cours d'un dîner de travail. Aucune décision majeure n'est attendue de cette rencontre. Malgré la "défaite douloureuse et amère" de son parti CDU lors d'un scrutin régional dimanche en Rhénanie du Nord-Westphalie (nord-ouest), Angela Merkel a assuré que sa politique européenne, prônant l'austérité, n'était pas affectée.

Principale pomme de discorde entre les deux dirigeants: le pacte européen de discipline budgétaire, adopté en mars dernier par 25 des 27 pays de l'UE et déjà ratifié par plusieurs pays, pour faire face à la crise de la dette en zone euro. Et principal problème: François  Hollande et Angela Merkel n'entendent pas la même chose par le mot "croissance". Pour le président français, la relance de la croissance passe surtout par le financement de grands projets, tandis que pour la chancelière elle repose avant tout sur des mesures structurelles, portant notamment sur des réformes du marché du travail, de l'éducation et la réduction de la bureaucratie.

S.G.

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François Hollande a revêtu ses habits de président de la République

Très solennel, le nouveau président a énoncé les principes et les priorités de son quinquennat, à l'issue de la passation des pouvoirs effectués avec Nicolas Sarkozy.

L'ancien candidat socialiste s'est posé d'entrée en président de tous les Français qui oeuvrera à "redresser la France dans la justice". "Nos différences ne doivent pas devenir des divisions. Le pays a besoin d'apaisement, de réconciliation, d'apaisement. C'est le rôle du président de la République d'y contribuer."

A la manière du débat télévisé de l'entre-deux-tours, François Hollande a ensuite égrainé ses principes de fonctionnement.

"Je ne fixerai pas tout"

"Je fixerai les priorités, mais je ne fixerai tout pour tous et partout", explique-t-il d'abord, en réaffirmant que les règles de nomination des responsables publics seront encadrées et l'intérêt général sera le seul critère pour déterminer mes choix pour les grands serviteurs de l'Etat".

Démocratie revivifiée

François Hollande a annoncé qu'il comptait "revivifier" la démocratie locale, avec un nouvel acte de décentralisation. "De nouveaux espaces seront ouverts aux partenaires sociaux" et, pour la "démocratie citoyenne, les bénévoles seront soutenus pour leur dévouement".

Répartition plus juste

Le nouveau président n'a pas repris ses diatribes contre la finance de son meeting de lancement de campagne au Bourget en janvier dernier. Mais il réaffirme de façon plus policée: "La justice est dans la répartition des efforts indispensables"… "Il est temps de remettre la production avant la spéculation".

Priorité à la jeunesse

"Je rendrai la place qui doit être la sienne à la Jeunesse, la première", assure François Hollande en citant l'Education nationale comme première institution à soutenir, "la formation professionnelle" aussi "à rénover".

Croissance et Droits de l'Homme

"Bien des peuples nous attendent et nous regardent", explique François Hollande, qui cite l'Europe, en manque de "projets, de solidarité, de croissance" et rappelle sa volonté d'un pacte de croissance en plus de la réduction des dettes publiques. Plus globalement, la politique extérieure française sera engagée "derrière toutes les forces démocratiques" qui se réclament de la déclaration des Droits de l'homme.

Salut aux anciens présidents

Pour symboliser sa prise de fonction, le nouveau président a voulu inscrire ses pas dans ceux de ses prédécesseurs en saluant "Charles de Gaulle qui a mis son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France, Georges Pompidou qui fit de l'impératif industriel un enjeu national, Valéry Giscard d'Estaing qui relança la modernisation de la société française"

Jusqu'alors seul président socialiste, François Hollande s'est un peu plus arrêté sur François Mitterrand "pour lequel j'ai une pensée toute particulière aujourd'hui même, qui fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social". Saluant ensuite Jacques Chirac "qui marqua son attachement aux valeurs de la République", François Hollande n'a en revanche pas qualifié le quinquennat de "Nicolas Sarkozy à qui j'adresse mes voeux pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui".

S.G.

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Edité par T 34 - 16 May 2012 à 00:26
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Hollande intronisé, des dossiers urgents sont sur la table

Alors que François Hollande est officiellement devenu mardi le 7e président de la Ve République, espoirs et anxiétés sont au rendez-vous tant la gauche est attendue pour savoir comment elle va affronter la crise et les marchés financiers pour répondre aux urgences sociales. Les premiers pas du président seront suivis attentivement.

Alors que François Hollande est intronisé président de la République, beaucoup de celles et de ceux qui ont, par leur mobilisation et leurs votes, contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai dernier, sont partagés entre espoir et anxiété.

Espoir, car l’installation d’un président de gauche en lieu et place d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui s’est durant cinq ans évertué avec sa majorité de droite à l’Assemblée nationale à casser les acquis sociaux, diviser les Français et servir les riches, ouvre la possibilité d’une autre politique qui réponde aux attentes populaires.

Anxiété, car, face à la crise et à la mainmise des marchés financiers sur les politiques en France et en Europe, il faudra du courage et de la détermination à François Hollande, au nouveau gouvernement et à la nouvelle majorité de gauche demain à l’Assemblée pour rompre avec les politiques qui nous ont emmenés dans le mur. Alors, la volonté sera-t-elle, sur toutes les questions, au rendez-vous ? D’autant que les dossiers sur lesquels la gauche est attendue sont nombreux et urgents. Europe, emploi, pouvoir d’achat, services publics, protection sociale… Le nouveau pouvoir ne connaîtra pas d’état de grâce tant la situation faite aux Français est difficile et les besoins urgents. Des gestes concrets sont attendus sans retard.

Au-delà de cette passation des pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, les exigences sociales qui ont été déterminantes pour la victoire du candidat socialiste au second tour, que le Front de gauche a porté durant la campagne, serviront d’étalon pour apprécier les premiers pas du gouvernement. Ils seront aussi au cœur des débats pour construire l’indispensable majorité de gauche de la future Assemblée nationale.

 

1. Social : des mesures rapides pour faire face 
à l’urgence et des batailles de long terme

Avec un taux de chômage de masse s’établissant désormais chroniquement autour des 10 %, la généralisation des contrats précaires de travail et le creusement des inégalités, les premières mesures sociales prises par François Hollande sont attendues avec urgence. D’autant que certaines lignes restent floues, puisque le PS rappelle à l’envi que la difficulté sera de trouver un équilibre entre mesures sociales et « sérieux budgétaire ». Sur le Smic un coup de pouce est attendu, mais rien de précis n’a été annonçé à ce jour. Toutefois, des mesures ont déjà été annoncées pour les premiers jours du quinquennat. Le président de la République devrait mettre en œuvre la promesse attendue par les jeunes d’une caution solidaire garantie par l’État pour leur permettre de louer ; reste à en connaître les modalités (plafonds, limites d’âge…). Promise aussi pour la rentrée 2012, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire (en moyenne 75 euros de plus par enfant scolarisé). Mesure phare annoncée durant la campagne, le nouveau président devait dès le 1er juin bloquer pour trois mois les marges des distributeurs de pétrole afin de stabiliser le prix de l’essence. Mais celui-ci étant en ce moment en baisse, Michel Sapin, l’un des pressentis à la tête du ministère des Finances, a déclaré que cette mesure n’était plus opportune. Si toutes ces dispositions relèvent du décret et peuvent sans difficulté être adoptées, c’est une tout autre bataille qui attend François Hollande sur le front de l’emploi. Très vite des plans sociaux repoussés le temps de la campagne pourraient être annoncés à Areva, chez PSA à Aulnay ou encore à Air France-KLM.

>>> Lire : La gauche attendue sur l’industrie

2. Le besoin d’impulser une autre construction européenne pour faire face à la crise

L’élection de François Hollande a suscité l’espoir à gauche en Europe. Tant les sociaux-démocrates que les forces antilibérales se sont félicité que l’axe Sarkozy Merkel, fauteur d’austérité, soit brisé. L’ancien candidat socialiste réclame qu’au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) qui contraint les dépenses publiques s’ajoute un pacte de croissance. Le Front de gauche réclame, lui, un référendum pour empêcher la ratification du TSCG. Que la France porte l’exigence de faire repartir l’activité est une bonne chose. Encore faudra-t-il dire comment. En février, douze chefs de gouvernement (italien, britannique, etc.) ont demandé qu’il soit fait attention à la croissance. C’était en fait un appel à une dérégulation supplémentaire du marché du travail et du secteur financier. La gauche au pouvoir doit s’engager dans une tout autre voie. Dans sa campagne, François Hollande a demandé que la Banque centrale européenne ait aussi pour mission de favoriser la création d’emplois. C’est une revendication de longue date des communistes. Le Front de gauche demande que la BCE exige des banques qu’elles prêtent à bas coût pour les investissements créateurs d’emplois et à taux élevé pour les investissements spéculatifs. Concernant des pays comme la Grèce, la revendication du Front de gauche d’une banque publique européenne qui prêterait à taux bas aux pays européens pour assurer un développement économique et social, solidaire et respectueux de l’environnement est plus que jamais nécessaire.

>>> Lire l'entretien avec Olivier Dartigolles : « On exige la souveraineté populaire »

3. La «justice» passe par le rétablissement
des services publics

François Hollande veut être jugé sur le principe de « justice ». Le rétablissement des services publics, porteurs d’équité et d’accès aux droits fondamentaux, malmenés depuis cinq ans, sera essentiel. Le nouveau président a annoncé qu’il prendra deux décisions en ce sens avant fin juin : un décret mettant en place une « caution solidaire » afin de faciliter l’accès des jeunes à la location et l’abrogation du décret sur l’évaluation des enseignants. Par la suite, sont prévus l’arrêt de la RGPP, donc du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ainsi que, dans l’éducation, la création de 12 000 postes par an durant le quinquennat. Au niveau des logements sociaux, le seuil minimal par commune sera porté à 25 % contre 20 % aujourd’hui. Dans le cadre de la « lutte contre les déserts médicaux », une meilleure répartition des médecins est annoncée, comme celle des policiers de quartiers et des gendarmes de « territoires ruraux », grâce, notamment, à la création de 1 000 postes par an pour la police, la gendarmerie et la justice. Ces nouveaux postes, tout comme ceux dans l’éducation, ne seront pas à proprement parler « créés » mais seulement redéployés depuis un autre service public.

>>> Lire l'entretien avec le magistrat Serge Portelli : « Il faut rendre son humanité à la justice »

4. Retraites : vers une première brèche 
dans la réforme des retraites de 2010

C’est, sans conteste, l’un des terrains sur lesquels le changement social est le plus espéré. « François Hollande ne peut pas se permettre » de ne pas revenir sur la réforme des retraites, souligne Éric Aubin, en charge du dossier à la CGT. En attendant une négociation sur l’ensemble du dossier, François Hollande a promis de publier rapidement après la constitution du gouvernement un décret permettant aux personnes ayant commencé à travailler à dix-huit ans et cotisé quarante et un ans de partir à soixante ans à taux plein. Mais pour connaître la portée réelle de la mesure, il reste à savoir si les périodes de chômage, de maternité et de maladie, considérées comme périodes « validées » et non « cotisées », seront prises en compte, ce qu’avait exclu le candidat François Hollande. Une négociation devrait toutefois s’ouvrir sur ce point, a confirmé, hier, le député PS Claude Bartolone en admettant que « les femmes, ceux qui ont eu des carrières coupées ou difficiles ne sont pas suffisamment pris en compte dans la retraite ». En tout état de cause, notait hier Bernard Thibault, « ce sera la première fois depuis très longtemps qu’un gouvernement reviendra en arrière sur ce cycle infernal d’un recul sans cesse de l’âge légal ».

>>> Bernard Thibault : "indispensable de discuter" pour un retour de la retraite à 60 ans (vidéo)


Max Staat, Adrien Rouchaleou, Gaël De Santis, Erwin Canard et Yves Housson

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Jean-Marc Ayrault devient le Premier ministre de François Hollande

Le tout nouveau secrétaire général de l'Elysée Pierre-René Lemas a fait l’annonce : sans surprise, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, devient le nouveau Premier ministre français. C’est pour François Hollande le choix d’un proche, d’un fidèle qui augure d'un gouvernement sévère marqué au centre-gauche.

C’est un ténor du Parti socialiste qu’il connait par coeur. Il y est depuis 40 ans. Il a commencé à militer à la gauche du parti. Il connait également parfaitement l’Allemagne et le SPD. Hollande le qualifiait d’ailleurs avec humour de "social-démocrate allemand". Comme maire de Nantes, il sait diriger avec autorité une coalition. Il est aujourd’hui plutôt de centre-gauche, mais il a montré plusieurs fois qu’il sait négocier plus à gauche. Sa gestion de l'épineux projet de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes montre aussi qu'il peut être intraitable.
C’est en outre un homme qui n’a jamais perdu une élection, plus jeune conseiller général de France à 26 ans, mais aussi 6 mandats de maires et de nombreux de députés. Comme premier magistrat de Nantes, sa réussite est peu contestée : il a été élu dès le premier tour en 1989, 1995, 2001 et 2008. Avec 50 000 habitants gagnés depuis 1990, Nantes est devenue la principale métropole du Grand Ouest, et a connu un fort développement économique et culturel.

  • Un fidèle de longe date

Jean-Marc Ayrault est un proche de longue date du nouveau Président, devenu conseiller spécial de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Ce mardi matin lors de la cérémonie d’investiture, Jean-Marc Ayrault a qualifié de "message formidable" le discours, "qui s'adresse aux Français au-delà de leur vote".  Ce message "est très clair, très fort. C'est nous rassembler, autour de valeurs républicaines, autour d'une mission que nous devons accomplir ensemble, redresser la France dans la justice, réorienter l'Europe parce qu'elle en a besoin dans le sens de la croissance et de la protection".

  • Polémique sur sa condamnation

Le patron des députés PS a été condamné en décembre 1997 à six mois de prison avec sursis et 30.000 francs (4.600 euros) d'amende pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public, à savoir l'impression du journal municipal à un proche du PS, sans appel d'offres. Une affaire qui le prive d’un portefeuille ministériel dans le gouvernement Jospin.

Lorsqu’on lui en parle, le nouveau locataire de Matignon se défend ainsi : "C'était il y a 15 ans. Je n'ai jamais rien caché, surtout pas aux Nantais qui m'ont réélu deux fois. C'est une affaire qui ne me concernait pas intuitu personae (à titre personnel), mais que j'ai assumée en tant que maire. Ma probité personnelle n'a jamais été mise en cause. Il n'a jamais été question d'enrichissement personnel ou de financement politique. Honnête homme je suis, honnête homme je resterai." Et son avocat de renchérir Me Mignard : "Il apparaît que la condamnation de M. Ayrault en 1997 est nulle et anéantie par la réhabilitation intervenue en 2007".

  • Pierre Laurent "Au nom du PCF, je veux le féliciter pour cette nomination"

"Au delà, je forme le vœu que son action réponde aux attentes de tous ceux qui ont fait la victoire de la gauche le 6 mai dernier, en entreprenant les réformes structurelles nécessaires, et en agissant pour la réorientation indispensable de la construction européenne" a réagi aujourd’hui le secrétaire national du PCF dans un communiqué.
Déjà vendredi, interrogé sur la condamnation de Jean-Marc Ayrault  en 1997, il avait jugé "ridicule" qu'on "cherche des poux dans la tête" du député-maire PS de Nantes. "On va chercher là des poux dans la tête, c'est une condamnation qui n'a jamais mis en cause la probité de Jean-Marc Ayrault, quels que soient les débats politiques que je peux avoir des fois avec".

Pi.M.

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Lettre de Jean-Luc Mélenchon au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault

 
Monsieur le Premier Ministre, Cher camarade,

 

L'élection de François Hollande et votre nomination ouvrent une possibilité pour qu'enfin les exigences de notre peuple soient entendues. Composante décisive de la victoire, les nôtres veulent recueillir les fruits du changement.

Je sais que tout ne se fait pas en un jour. Pour l’immédiat cependant je veux attirer votre attention sur la situation intolérable d’une vingtaine d’entreprises emblématiques et de leurs salariés.

Certaines décisions peuvent immédiatement être prises par simple décret ou par l’action du gouvernement pour résoudre ces situations d’urgence. Notamment pour faire appliquer les décisions de justice rendues en faveur des salariés. Agissez pour faire appliquer les jugements qui ont donné raison aux ouvrières de Sodimédical et ordonné le versement de leurs salaires non payés depuis sept mois.

D'autres propositions nécessitent des modifications législatives. Je forme le vœu qu’elles soient soutenues dès cet été par le gouvernement lors de leur présentation à l’Assemblée nationale par les députés du Front de Gauche.

Par la loi, il est possible dès à présent de stopper l’hémorragie industrielle grâce à :

- L'interdiction des licenciements boursiers et suppressions d’emplois dans les entreprises bénéficiaires. Cette mesure de bon sens économique vise à empêcher des saccages comme ceux de Continental ou Samsonite. Elle empêcherait les actionnaires de préparer de nouvelles suppressions d’emplois dans des groupes bénéficiaires, de l’automobile (PSA, Renault etc), à la chimie (Sanofi-Aventis) en passant par les banques.

- La création d'un droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation et l'obligation d'examiner les propositions des salariés. Ces droits nouveaux des travailleurs permettraient par exemple aux salariés de l'automobile de Sevelnord ou de PSA Aulnay de faire entendre leur point de vue à des actionnaires jusqu'ici tout puissants.

- Un droit de préemption de l'activité par les salariés réunis en coopérative, avec un soutien juridique et financier public, comme le réclame depuis plus de 600 jours les salariés de l'usine Univelever-Fralib. Un tel droit aurait aussi permis d'envisager sous une perspective autrement plus positive la reprise de l'activité de SeaFrance.

L'adoption de sanctions pour punir les atteintes aux"éléments essentiels du potentiel économique de la Nation" prévues à l’article 410-1 du code pénal. Parmi ces sanctions devrait figurer la réquisition des sites industriels d'intérêt général en danger. C'est le cas d’ArcelorMittal à Florange où l'arrêt des hauts fourneaux menace la souveraineté industrielle de la France en matière d'acier. Un tel droit de réquisition empêcherait également le dépeçage d'Arkéma, leader français du PVC. Il permettrait également de dissuader des entreprises comme Alstom de se séparer d'activités hautement qualifiées comme la fabrication des ailettes de turbines.

L'instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental. Ces protections passent aussi par des mesures d’harmonisation sociale par le haut dans les entreprises de transports, en particulier maritime où des milliers d’emplois sont menacés comme à la SNCM et à la CMN.

- La mise en place de « plans écologiques de filières industrielles » pour mettre en relation les entreprises entre elles autour d'un projet ambitieux comme, par exemple, entre la papeterie M'Réal dans l'Eure et la raffinerie Petroplus en Seine-Maritime.

- La protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d'ordre, permettrait de pérenniser de nombreuses productions de haut niveau comme celle de PreventGlass, des Fonderies du Poitou ou encore de Faurécia.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, je vous demande solennellement d'intervenir pour faire cesser les poursuites engagées par le précédent gouvernement contre de nombreux syndicalistes comme Xavier Mathieu ou les agents "robins des bois" d'EDF et de GDF.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, cher camarade, l'expression de ma très haute considération.

Le Front de gauche adresse ses félicitations "exigeantes" à Jean-Marc Ayrault

Pierre Laurent comme Jean-Luc Mélenchon ont appelé le nouveau Premier ministre à faire progresser le progrès social et le droit des salariés contre la finance.

Saluant la nomination de Jean-Marc Ayrault, Pierre Laurent rappelle dans un communiqué à destination du nouveau chef du gouvernement que "les urgences du pays sont grandes. Dans l'attente d'élections législatives dont l'issue sera déterminante, l'action du gouvernement que formera Jean-Marc Ayrault devra s'y attaquer sans attendre." Le chef de file des communistes a demandé à agir pour "la réorientation indispensable de la construction européenne. Chaque mesure qui ira dans le sens de plus de solidarité et de progrès social trouvera notre soutien. Nous serons tout aussi exigeants et déterminés chaque fois que ce ne sera pas le cas", prévient-il.

"Stopper l'hémorragie industrielle"

Même exigence de la part de Jean-Luc Mélenchon. En campagne pour les législatives à Hénin-Beaumont, le candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012 souhaite "bon vent, bon courage et bon succès" au Premier ministre.

Mais dans une lettre ouverte à ce dernier, il attire son "attention sur la situation intolérable d'une vingtaine d'entreprises emblématiques et de leurs salariés", citant notamment ArcelorMittal, Sodimédical, PSA Aulnay, Fralib, Arkéma ou Petroplus. "Certaines décisions peuvent immédiatement être prises par simple décret ou par l'action du gouvernement pour résoudre ces situations d'urgence. Notamment pour faire appliquer les décisions de justice rendues en faveur des salariés", poursuit le confondateur du Parti de gauche.

Plus globalement, il appelle Jean-Marc Ayrault à "stopper l'hémorragie industrielle" "par loi" grâce notamment à "l'interdiction des licenciements boursiers et suppressions d'emplois dans les entreprises bénéficiaires" ou "la création d'un droit de veto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation et l'obligation d'examiner les propositions des salariés".

Jean-Luc Mélenchon plaide aussi pour "l'instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental", "la mise en place de "plans écologiques de filières industrielles"" et "la protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d'ordre". "Enfin, monsieur le Premier ministre, écrit-il, je vous demande solennellement d'intervenir pour faire cesser les poursuites engagées par le précédent gouvernement contre de nombreux syndicalistes comme Xavier Mathieu ou les agents "robins des bois" d'EDF et de GDF".

S.G.

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Pierre Laurent adresse ses félicitations à Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault a été nommé Premier ministre. Au nom du PCF, je veux le féliciter pour cette nomination qui met fin à dix ans de pouvoir de la droite, au service de politiques toujours plus dures pour nos concitoyens.

Les urgences du pays sont grandes. Dans l'attente d'élections législatives dont l'issue sera déterminante, l'action du gouvernement que formera Jean-Marc Ayrault devra s'y attaquer sans attendre. Au delà, je forme le vœu que son action réponde aux attentes de tous ceux qui ont fait la victoire de la gauche le 6 mai dernier, en entreprenant les réformes structurelles nécessaires, et en agissant pour la réorientation indispensable de la construction européenne.

Chaque mesure qui ira dans le sens de plus de solidarité et de progrès social trouvera notre soutien. Nous serons tout aussi exigeants et déterminés chaque fois que ce ne sera pas le cas.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

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Editorial Par Maurice Ulrich

Quelle vérité ?

Quelle impatience, au Figaro, 
où l’on semble attendre le président qui sera intronisé ce matin plus 
au tournant que de pied ferme. « François Hollande, le moment 
de vérité », titrait hier le quotidien 
de la droite qui annonçait voici peu l’apocalypse dès 
le matin qui suivrait le second tour. Le moment de vérité, donc… Rappelons tout de même que le quinquennat qui vient de s’ouvrir ne se réglera pas en une journée. Il est vrai que pour partie le sort de Nicolas Sarkozy s’était joué en une soirée avec ses amis du Fouquet’s qui l’avaient dès lors habillé d’une tunique de Nessus dont 
il ne parvint jamais à se défaire. Ce n’est pas le cas 
de François Hollande, qui, semble-t-il, tient sa route 
et ne perd pas de temps puisqu’il rencontrera dès 
cet après-midi, comme on l’annonce sur tous les tons, 
la chancelière allemande.

Que nous a-t-on dit, tous ces derniers jours, 
sur cette rencontre qui verrait « la relance » 
de la croissance de François Hollande se fracasser sur 
les récifs de la vie courante. Un retour en quelque sorte au principe de réalité après l’euphorie d’une campagne pendant laquelle le candidat socialiste aurait tout promis. On nous avait annoncé aussi, il est vrai, que le nouveau président serait boycotté par tous les grands 
de ce monde. Il n’en est rien, bien au contraire, 
et Madame Merkel 
elle-même a beau se comporter en maîtresse d’école de l’Europe de 
la rigueur, elle n’est pas tant en position de force qu’on veut bien le dire. Pour preuve les élections en Saxe qui voient son parti, la CDU, plonger de dix points, de 35 % à 25 %, et l’Europe, ce n’est pas un pays, l’Allemagne, ou deux pays, l’Allemagne et la France, mais vingt-sept pays. Vingt-sept pays, dont la Grèce. 
Les prophètes des malheurs pour les peuples voient 
les élections qui viennent de s’y dérouler comme 
une calamité.

La vérité, c’est que les partis de l’austérité ont été défaits et que la gauche a réalisé une percée historique qui pourrait se confirmer encore si de nouvelles élections ont lieu. L’Europe, c’est vingt-sept pays, dont l’Espagne, où les Indignés ont repris le chemin de la Puerta del Sol, la porte du Soleil, et où le pouvoir en est réduit à la matraque et aux gaz lacrymogènes pour tenter de faire face. Belle illustration des conceptions démocratiques qui prévalent dans l’Europe des marchés et de la règle d’or qu’on voudrait nous imposer.

L’élection de François Hollande et sa prise effective de fonctions aujourd’hui sont un tournant et les attentes sont considérables. Mais ce tournant, ce sont les électeurs qui l’ont pris, dont les quatre millions d’électeurs du Front de gauche. À la différence des électorats de Nicolas Sarkozy et de Madame Le Pen, motivés par la peur, le repli, les fantasmes sécuritaires, cet électorat de gauche, dans sa masse, est un électorat conscient, déterminé. La France qui a élu François Hollande est la France du travail, dans sa diversité. 
Elle sait que tout n’est pas possible d’un seul coup, tout de suite, mais elle sait aussi, ou elle pressent, que la situation en France, en Europe, est trop grave pour se satisfaire de faux-semblants, de compresses, d’accommodements. Il va falloir affronter les marchés financiers et les croisés de l’austérité. En avançant, pas 
à pas peut-être, mais en avançant, et d’abord avec 
une belle victoire de la gauche et du Front de gauche 
les 10 et 17 juin. Un autre moment de vérité.

 

Par Maurice Ulrich

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Edité par T 34 - 17 May 2012 à 04:39
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Le gouvernement Ayrault taillé pour la bataille des législatives

La%20composition%20du%20gouvernement%20de%20Jean-Marc%20Ayrault

Avec ses 34 membres, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault annoncé ce mercredi soir fait la synthèse de tous les courants du PS et de ses alliés pour mettre en ordre de bataille la majorité présidentielle, à quatre semaines des législatives. Revue d’effectif.

  • Une équipe du changement…

17 femmes et 17 hommes pour 34 postes ministériels. La parité instituée pour le gouvernement Ayrault est le premier symbole visible du changement voulu par François Hollande lors de sa campagne présidentielle. « C’est une première dans l’histoire », relève Jean-Marc Ayrault ce mercredi soir sur France 2.

La thématique du changement imposait des têtes nouvelles. Excepté Laurent Fabius, gratifié des Affaires étrangères pour service rendu lors de la campagne, pas de ministre de l’ère mitterrandienne.

En revanche, on assiste à l’émergence de la jeune garde socialiste, révélée au grand public lors de la campagne présidentielle, comme Najat Vallaud-Belkacem (34 ans, Droits des femmes, porte-parole) et Delphine Batho, 39 ans, ministre déléguée à la Justice, ou encore Aurélie Filippetti, 38 ans, à la Culture et Fleur Pellerin, 37 ans, ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique.

Ces novices sont encadrés par la garde rapprochée de François Hollande. Pour le chef du gouvernement, ce manque d’expérience ministériel pour la plupart de ses collègues n’est « pas un handicap. Les hommes et les femmes qui sont avec moi dans ce gouvernement ont tous exercé des responsabilités. Vous savez, moi qui suis maire d'une grande ville, je sais ce qu'on est capable de faire dans les territoires, je connais l'appareil d'Etat depuis 15 ans puisque je préside un groupe parlementaire. »

D’ailleurs, le changement sera vite mis en pratique puisque la réduction de 30% des salaires des ministres et du président de la République sera à l’ordre du jour du premier conseil des ministres de ce mercredi.

 

  • … avec des ministères inédits…

"Redressement productif", "Education populaire" ou encore "Réussite éducative"...: l'annonce de la composition du gouvernement Ayrault a réservé quelques surprises avec des dénominations inédites pour les ministères.

Numéro 7 du gouvernement, l'écologiste Cécile Duflot va devoir, en plus du portefeuille du Logement, veiller à "l'Egalité des territoires". Le socialiste Arnaud Montebourg a lui été nommé ministre du Redressement productif, un périmètre qui devrait inclure la réindustrialisation, thème cher au député de Saône-et-Loire.

Sa collègue aux Sports, Valérie Fourneyron, sera également en charge de l'Education populaire et non de la Vie associative. Parmi les ministres délégués, George Pau-Langevin est chargée de la Réussite éducative tandis que le maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Frédéric Cuvillier, s'occupera de l'Economie maritime.

 

  • … en route pour les législatives…

Jean-Marc Ayrault a donné le ton. Pour ce gouvernement chargé de trouver une majorité aux prochaines législatives, « il y a l’esprit de responsabilité. C’est-à-dire que tout ministre qui se présente aux législatives et qui ne sera pas élu ne pourra pas rester au gouvernement. » Plus d’une vingtaine seront en lice.

Pour mener bataille, il fallait resserrer les rangs du PS. Si Martine Aubry, première secrétaire du parti présidentiel, n’est pas de ce gouvernement, de même que François Rebsamen, chef du groupe socialiste et apparenté au Sénat, ni le maire de Paris Bertrand Delanoë, toutes les sensibilités mises en lumière lors des primaires se retrouvent dans ce gouvernement Ayrault.

 

  • en formation complète, PS+alliés

Troisième homme de la primaire socialiste, le « colbertiste » Arnaud Montebourg se retrouve ainsi ministre du Redressement productif.

Autre candidat à la primaire rallié à François Hollande, Manuel Valls, l'un des hommes à poigne du PS, classé à la droite du parti, dirigera le ministère de l'Intérieur.

Quant à l’ancien allié de Montebourg, « ségoléniste » en 2007 devenu plus indépendant des courants, Vincent Peillon, le voilà numéro 3 du gouvernement derrière Fabius, en charge de l'Education nationale et des importantes réformes appelées par Hollande.

L'aile gauche du PS, que devait incarner Martine Aubry au sein du gouvernement, sera représentée par Marylise Lebranchu (Réforme de l'Etat, Décentralisation et Fonction publique), une amie proche de la maire de Lille, Benoît Hamon (Economie sociale et solidaire), François Lamy (Ville) ou Valérie Fourneyron (Sports).

Les proches de Ségolène Royal ne sont pas oubliés, avec Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Dominique Bertinotti (Famille), sa directrice de campagne durant la primaire du PS.

Les « hollandistes » ont été placés aux postes clés. Pour affronter la crise, le nouveau président et son Premier ministre ont fait confiance à Pierre Moscovici, qui se voit confier le portefeuille de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur, et Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée, qui le secondera au Budget.

Très proche de François Hollande, qui lui avait confié la responsabilité de son projet de campagne, Michel Sapin est finalement nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, alors qu'il était pressenti pour un retour à Bercy, où il a exercé près d'un an en 1992-1993. Il partagera le pôle social avec la députée d'Indre-et-Loire Marisol Touraine, auteur du projet de François Hollande sur les retraites, nommée aux Affaires sociales et à la Santé.

Jean-Yves Le Drian, un ami de 35 ans de François Hollande, est ministre de la Défense. Il avait pris contact durant la campagne présidentielle avec des gouvernements étrangers, notamment avec l'administration américaine pour préparer le sommet de l'Otan de Chicago, les 20 et 21 mai. Stéphane Le Foll complète la liste des fidèles du chef de l'Etat comme ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire.

Les alliés du PS trouvent aussi leur place dans ce gouvernement. Europe écologie Les Verts sont représentés par leur ancienne secrétaire nationale Cécile Duflot (Egalité des territoires et du Logement) et Pascal Canfin (ministre délégué au développement).

Le Parti radical de gauche récupère la Justice, ministère régalien désormais incarné au gouvernement par la Guyanaise Christiane Taubira, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2002 sous l'étiquette radicale de gauche.

Stéphane Guérard

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La réduction de 30 % du salaire du président et des ministres adoptée

La présidence Hollande est entrée dans le vif avec la tenue jeudi après-midi du premier Conseil des ministres du gouvernement Ayrault arpès les passations de pouvoir qui ont émaillé la matinée. Première mesure du quinquennat : la baisse de 30% du salaire du président et de ses ministres ainsi que la signature d'une "charte de déontologie".

Les 17 hommes et 17 femmes nommés la veille - 18 ministres, 16 délégués - étaient présents au palais de l'Elysée pour le premier Conseil des ministres du quinquennat Hollande. Outre la tradition des photos de famille, ont été adoptés la baisse de 30% du salaire du président et de ses ministres, mesure phare de la campagne de François Hollande. Tous les membres du gouvernement ont du également signer "une chartre de déontologie", charte qui précise notamment aux ministres de ne pas accepter "des cadeaux d'une valeur supérieur à 150 euros ni d'invitations personnelles" ou encore de "voyager en train autant que faire se peut". Jean-Marc Ayrault avait indiqué mercredi soir sur France 2 qu'il proposerait en Conseil jeudi "une charte de déontologie pour que les ministres, dans l'exercice de leur fonction, ne mélangent pas les genres et qu'ils soient exemplaires". "Chacun devra signer cet engagement, sur les conflits d'intérêt, le cumul des mandats, l'absence de toute autre activité", avait précisé le nouveau locataire de Matignon.

C'était le baptême du feu pour la plupart d'entre eux: cinq seulement ont une expérience gouvernementale (Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Michel Sapin, Marylise Lebranchu). Inédit : c'est le premier Conseil des deux têtes de l'exécutif, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui n'ont jamais été membres d'un gouvernement. Dès mercredi soir, le nouveau premier avait assuré qu'il ne serait pas le "collaborateur" de François Hollande, terme utilisé par Nicolas Sarkozy pour François Fillon au début de son quinquennat, mais qu'il aurait "la responsabilité de faire fonctionner l'Etat et d'animer l'équipe gouvernementale". Le président François Hollande achèvera sa première semaine à l'Elysée en partant vendredi matin pour les Etats-Unis où il doit passer quatre jours: sommets du G8 (Camp David) puis de l'Otan (Chicago) et première rencontre avec Barack Obama.

L'esquisse des premières mesures et lignes de force de la nouvelle présidence

Avant de rencontrer son prédécesseur Alain Juppé au Quai d'Orsay - comme lui énarque, normalien, à calvitie césarienne - le numéro deux du gouvernement Laurent Fabius - l'homme du non au projet de Constitution de l'UE en 2005 - s'est dit "profondément Européen", mais en faveur d'une "Europe différente". Lors de la passation des pouvoirs avec Luc Chatel, le numéro trois Vincent Peillon (Education) a souligné sa "responsabilité particulière": faire de l'école "une priorité". A son côté, sa ministre déléguée à la réussite éducative, la députée parisienne George Pau-Langevin.

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a affirmé, en relayant Valérie Pécresse (Budget) et François Baroin (Economie) que "la dette publique est un ennemi" pour la France. Avec son prédécesseur Gérard Longuet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a parlé Afghanistan.

Avant son premier compte-rendu de conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem a salué un "gouvernement du changement" incarnant le respect des engagements pris - parité, diversité, jeunesse. Elle avait annoncé plus tôt renoncer aux législatives à Lyon, dans une circonscription des plus incertaines pour elle. "Tout ministre battu aux législatives ne restera pas au gouvernement", a en effet prévenu Jean-Marc Ayrault.

 

Parmi les principaux ministres: la députée guyanaise Christiane Taubira a décroché la Justice, Manuel Valls, directeur de la communication du candidat Hollande, l'Intérieur. Ce gouvernement, dont six membres ont moins de 40 ans et 20% de l'ensemble est issu de la diversité, sera probablement remanié en fonction des résultats des législatives, le pire scénario, brandi par la droite, étant celui d'un "troisième tour" aboutissant à une cohabitation.

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Éditorial par Jean-Paul Piérot

Au delà des images

L’époque du bling-bling est terminée, ce qui ne peut que réjouir tous les citoyens attachés à la morale publique.

La passation de pouvoir au sommet de l’État revêt paradoxalement un aspect monarchique sous une Ve République qui, au fil des décennies, a été toujours davantage présidentialisée. L’entrée en fonction de François Hollande n’a évidemment pas échappé à cette sorte d’intronisation, au protocole suranné. Mais cet exercice obligé, qui souligne le pouvoir central d’un homme dans nos institutions, ne laissera pas le même souvenir que l’Élysée party cinq ans auparavant, lorsque Nicolas Sarkozy, après les agapes du Fouquet’s et la dolce vita sur le yacht de Vincent Bolloré, célébrait sa victoire et celle de sa caste comme on fête chez ces gens-là la conquête d’un marché. Le nouveau président de la République avait voulu que la cérémonie exprime sa différence avec son prédécesseur, par une plus grande sobriété, une solennité empreinte de gravité. Il y est parvenu aisément et il est sûr que les images du 15 mai 2012 ne resteront pas comme un boulet originel de ce nouveau quinquennat. L’époque du bling-bling est terminée, ce qui ne peut que réjouir tous les citoyens attachés à la morale publique.

Mais la journée d’hier a-t-elle fourni des premiers signes que la rupture avec le sarkozysme ira au-delà des images et du comportement ? Après cinq années d’une politique qui a enrichi les plus riches, fragilisé les familles les plus modestes et dégradé la France, une légitime impatience sociale s’est installée dans l’opinion et il n’est plus temps d’attendre avant d’engager des gestes forts. Le nouveau président de la République en a pris la mesure sur l’école, lui qui a solennellement réaffirmé dans son discours aux Tuileries son importance fondamentale pour l’intégration, l’émancipation, la mixité sociale. En confirmant, le jour même de son investiture, la création de 60 000 postes dans l’éducation nationale et le rétablissement de la formation des maîtres, scandaleusement supprimée par Nicolas Sarkozy, François Hollande signifie son engagement à faire 
de l’éducation un marqueur de son quinquennat.

Sur d’autres questions lourdes de la société française, le président est également attendu, mais pour l’heure n’a toujours pas énoncé de réponses à la hauteur des nécessités de rupture : l’augmentation des salaires, en premier lieu celle conséquente du Smic, la restauration de la retraite à soixante ans, le développement des services publics qui, comme dans l’éducation, ont subi la saignée du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, une augmentation sensible de la prime de rentrée, le blocage du prix de l’énergie… Après les coups de boutoirs de la démolition qui ont gravement affecté l’État social de droit issu du Conseil national de la Résistance, le chantier de reconstruction est immense et les priorités bien identifiables. Les jours prochains apporteront de premières réponses sur la volonté du président et du gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault de prendre en compte les urgences sociales.

L’intensité du calendrier ne laisse aucun répit 
à François Hollande, qui a achevé sa première journée de président à Berlin, où la chancelière Angela Merkel a de plus en plus de difficultés à faire face à la contestation de l’austérité par les peuples d’Europe. François Hollande fera-t-il entendre une voix forte de la France débarrassée du sarkozysme ? Sur cette question aussi, le chef de l’État est attendu, en France bien sûr mais aussi en Grèce et dans toute l’Europe.

Jean-Paul Piérot

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François Hollande Faire vivre ensemble 
tous les Français »

président de la république.

Tel quel

« La première condition de la confiance retrouvée, c’est l’unité de la nation. Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes. Le pays a besoin d’apaisement, de réconciliation, de rassemblement. C’est le rôle du président de la République de faire vivre ensemble tous les Français sans distinction d’origine, de parcours, de lieu de résidence, autour des mêmes valeurs, celles de la République. (...)

La confiance, elle repose sur la justice, dans les choix, la justice dans la conception même de la création de richesses. Il est temps de remettre la production avant la spéculation, l’investissement d’avenir avant la satisfaction du présent, l’emploi durable avant le profit immédiat.

Il est temps d’engager la transition énergétique et écologique, il est temps d’ouvrir une nouvelle frontière pour le développement technologique et pour l’innovation.

Mais la justice, elle est aussi dans la répartition de l’effort indispensable. Il ne peut pas y avoir des sacrifices pour les uns, toujours plus nombreux, et des privilèges pour les autres sans cesse moins nombreux.

Ce sera le sens des réformes que le gouvernement conduira, avec le souci de récompenser le travail, le mérite, l’initiative et de décourager la rente et les rémunérations exorbitantes.

La justice, ce sera le seul critère sur lequel chaque décision publique sera prise au nom de la République.

Enfin, la confiance, c’est à la jeunesse que la République doit l’accorder. Je lui rendrai la place qui doit être la sienne, la première. C’est le fondement de mon engagement pour l’école de la République, car sa mission est vitale pour la cohésion de notre pays, pour la réussite de notre économie et pour la promotion de chacun. C’est la volonté qui m’anime pour rénover la formation professionnelle, pour accompagner les jeunes vers l’emploi et lutter contre toutes les précarités. Ce sera aussi la belle idée du service civique, que j’entends relancer.

Mesdames, Messieurs, en ce jour où bien des peuples, et d’abord en Europe, nous attendent et nous regardent, pour surmonter la crise, l’Europe a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance.

À nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’économie.

Et leur dirai la nécessité pour notre continent de protéger dans un monde si instable non seulement ses valeurs mais ses intérêts, au nom du principe de réciprocité de nos échanges commerciaux.

La France est une nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d’humanisme, d’universalité et de liberté, elle y occupe une place singulière. »

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Éditorial par Patrick Apel-Muller

Des symboles au Palais

L’heure était aux symboles, hier, 
aux marches du Palais. Le Conseil des ministres a décidé une baisse 
de 30 % du salaire des ministres 
et du président. Chacun sait bien que 
la mesure n’aura aucun impact sur les finances publiques et on ne l’interprétera pas comme une compensation 
à des efforts qui seraient demain exigés des Français. 
Il s’agit d’un signal assurant le pays d’une rupture avec 
le mélange fâcheux des intérêts privés et des affaires 
de l’État. Pétrone n’écrivait-il pas : « Que peuvent les lois là où ne règne que l’argent ? » La charte de déontologie à laquelle chaque membre du gouvernement a souscrit a confirmé l’exigence d’exemplarité dictée par François Hollande, qui entend également imposer la limitation de 1 à 20 l’écart de salaires dans les entreprises publiques. Autres images fortes, les traditionnelles photos souvenirs, où soudain celle consacrée aux femmes se peuple. 
La parité enfin réalisée est la réussite éclatante 
de la composition de l’équipe de Jean-Marc Ayrault.

« Émotion, densité, tension »… les nouvelles têtes du gouvernement ont profité d’un moment 
de bonheur et de solennité autour de la grande table 
de l’Élysée. Elles ont bien fait. L’instant ne durera pas, tant les urgences sociales frappent à la porte. « Nous 
ne sommes pas là seulement pour gérer mais pour réformer le pays, pour vaincre les privilèges, pour améliorer la vie 
des Français. Et rien de tout cela ne peut attendre. Il va nous falloir nous y consacrer immédiatement », 
a déclaré la nouvelle 
porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem. 
Le dispositif gouvernemental adopté 
est d’abord destiné 
à passer le cap 
des législatives. Avec 
près d’une dizaine 
de ministères directement en charge de dossiers sociaux, la volonté de donner une forte visibilité à ces sujets et d’apaiser 
le climat social est affichée, même si les syndicats attendent de juger 
sur pièces. Le montant de l’augmentation du Smic permettra notamment d’apprécier la fermeté des résolutions, qu’éprouvent 
dès aujourd’hui les rencontres du G8. La rupture 
avec l’austérité qui meurtrit le plus grand nombre 
et paralyse l’activité doit être déterminée et les choix ne doivent plus être conditionnés par l’impératif des réductions budgétaires. Le préalable à toute action 
peut-il devenir la réduction équivalente des dépenses, comme l’a réaffirmé hier le chef du gouvernement ?

En tout état de cause, il faudra de solides résolutions pour résister à la pression des marchés financiers et aux offensives de la droite que 
Jean-François Copé a promises brutales. Il faudra 
donc fortifier à gauche la majorité à l’Assemblée 
en la dotant d’un nombre accru de députés du Front 
de gauche, qui relaieront aspirations et mobilisations. En effet, les acteurs sociaux et associatifs ont tout intérêt à ne pas attendre l’arme au pied qu’adviennent leurs revendications, mais au contraire à créer par leurs mobilisations le changement qu’ils espèrent. Quand 
les citoyens laissent faire en spectateurs les dirigeants, tout va à vau-l’eau. Les enjeux sont trop pressants 
pour ne pas être pris au sérieux.

Patrick Apel-Muller

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Après les discours, la méthode François Hollande

Premier Conseil des ministres pour le gouvernement Ayrault. Avec des mesures symboliques, comme la diminution de la rémunération des ministres ou un « code de déontologie ». Avant des décrets à portée plus sensible pour les Français.

C’est un gouvernement au millimètre. Tout y est, des sensibilités internes au PS en passant par la proportion exacte de ses partenaires ; deux écologistes (Duflot et Canfin), deux radicaux de gauche (Taubira et Pinel). Des fidèles de toujours du président, tels Michel Sapin, depuis la promotion Voltaire de l’ENA, ou Stéphane Le Foll, son directeur de cabinet du temps de Solferino. La garde rapprochée de la campagne, ralliée à Hollande, flanque le président, avec entre autres Valls, Moscovici, Batho, Vallaud-Belkacem, Filipetti. La diversité des origines de ministres pas tous nés en métropole, pas tous nés de parents français, atteint cette fois la masse critique et non plus l’alibi. Avec sept ministres qu’on pourrait ranger dans cette catégorie si elle était encore opérante, car ce n’est pas la moindre qualité de ce gouvernement que de vouloir rendre obsolètes les lectures d’avant.

Oubliées les juppettes et autres sarkozettes...

Car il y a la parité enfin, qu’on ne mettra pas sur le même plan des équilibres qui précèdent, tant le saut qualitatif est avéré avec le quantitatif de 17 femmes sur 34. Et, surtout, on ne voit pas comment un futur gouvernement pourrait revenir en arrière, sous peine d’être ringardisé dès son annonce sur le perron de l’Élysée. Oubliées les juppettes et autres sarkozettes, dont l’intitulé même signait la condescendance.

Avec un art consommé, François Hollande a également constitué un gouvernement qui ne lui lie pas les mains. Tous, au-dedans du gouvernement, ne pourront tomber dans les travers passés des courants socialistes. La jurisprudence Chevènement, voulant qu’un ministre démissionne ou ferme sa gueule, s’imposera dans un premier temps. Les équilibres internes au PS, on l’a dit, sont respectés. Des tenants du « non » en 2005 s’y retrouvent ; Fabius, Montebourg, Cazeneuve. Des aubrystes, sans Aubry ; Marylise Lebranchu, François Lamy, Benoît Hamon. La maire de Lille, voyant s’échapper Matignon, récupère les rênes du parti, avant un congrès à l’automne, et demeure un recours s’il faut remplacer Jean-Marc Ayrault… D’autant plus qu’aucune concession au centre n’a été pratiquée par le président, pas plus qu’à la « société civile ».

Avec habileté aussi, François Hollande n’a pas confié à des écologistes des ministères directement en prise avec l’environnement. Pascal Canfin (ministère délégué au Développement) et Cécile Duflot (Égalité des territoires et Logement) devront apporter la preuve de la maturité de leur mouvement, surtout Duflot, dans un ministère aussi technique que touffu. La transition énergétique ne sera donc pas l’épine dorsale de ce premier gouvernement, adossé sur deux des gènes de la gauche, le domaine social (avec Michel Sapin ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social) et l’éducation (avec Vincent Peillon). Ce gouvernement affiche des priorités fortes. Le retour d’un ministre des Droits des femmes en titre, quand la droite noyait la question au sein de la famille, est un marqueur indéniable. Tout comme le poste qui échoit à Arnaud Montebourg, un ministère du Redressement productif. Jusqu’aux législatives au moins, l’immigration reste du domaine du ministre de l’Intérieur, une mesure Fillon critiquée en son temps par le PS.

les législatives pourraient faire évoluer les choses

Claude Bartolone, lui, regrette que la Seine-Saint-Denis ne soit pas représentée dans ce gouvernement (même si Yamina Benguigui s’y est intéressée de près comme cinéaste). Du moins pas encore, car les élections législatives de juin et les rapports de forces qui en sortiront pourraient faire évoluer ce gouvernement Ayrault I.

Pour le premier Conseil des ministres, l’heure est aux symboles, « code de déontologie » pour les ministres, diminution de leur traitement, avant que les décrets prévus sur l’allocation de rentrée scolaire et la retraite à 60 ans sous conditions soient présentés ultérieurement. Le blocage des carburants est en suspens, car « les prix baissent », note Michel Sapin.

Le gouvernement reste classique dans ses périmètres. Pas d’expérimentation culture-éducation, un temps évoquée. Tous s’échinent à montrer un gouvernement qui agit déjà ; Vincent Peillon annonce le retour à la semaine de cinq jours dans l’école primaire à la rentrée 2013. Arnaud Montebourg promet de « l’audace ». Manuel Valls, lui, « ni angélisme, ni course effrénée au chiffre, ni stigmatisation d’une communauté, d’une catégorie ». Pierre Moscovici répète que « la dette publique est un ennemi ». Et Michel Sapin a réitéré l’engagement d’un « coup de pouce » au Smic, « la grosseur du pouce faisant partie des sujets à aborder avec les partenaires sociaux ».

Quelques nuages planent néanmoins sur ce gouvernement, où, selon la doctrine en vigueur, ne pourront rester ministres des candidats battus aux législatives. Najat Vallaud-Belkacem devance l’appel en renonçant à se présenter dans le Rhône, mais Cécile Duflot, après avoir arraché pied à pied sa candidature à Paris, n’en fera pas autant.

Lionel Venturini

Source

Une charte de déontologie pour le gouvernement

C’était un engagement de campagne : le gouvernement a adopté, lors du premier Conseil des ministres, hier, un décret réduisant de 30 % le salaire du président 
de la République et de ses ministres. Ils ont en outre été invités à signer une « charte de déontologie pour que les ministres, dans l’exercice de leurs fonctions, 
ne mélangent pas les genres et qu’ils soient exemplaires ». L’engagement porte sur les conflits d’intérêt et le non-cumul des mandats. Plusieurs ministres exercent en effet des fonctions locales, nationales ou européennes : Victorin Lurel et Jean-Yves Le Drian sont présidents de conseils régionaux, Arnaud Montebourg et Marisol Touraine, de conseils généraux, Christiane Taubira, Geneviève Fioraso, Aurélie Filipetti, Marylise Lebranchu, Delphine Batho, George Pau-Langevin, Michèle Delaunay, Sylvia Pinel, Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Michel Sapin, Jérôme Cahuzac, Bernard Cazeneuve, François Lamy et Alain Vidalies sont députés, Manuel Valls et Frédéric Cuvillier, députés et maires, Valérie Fourneyron et Dominique Bertinotti, maires, Nicole Bricq est sénatrice, 
Vincent Peillon, Stéphane Le Foll, Pascal Canfin 
et Kader Arif, députés européens. Sans compter 
les conseillers régionaux et les adjoints au maire.

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Edité par T 34 - 22 May 2012 à 00:46
Patria socialismo o muerte

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Editorial par Michel Guilloux

La voix de la France...

Les caniches montrent les dents. 
De Pierre Lellouche 
à Jean-François Copé, en passant par Gérard Longuet, on rechausse 
le godillot à clous. La décision de François Hollande de maintenir le retrait des soldats français d’Afghanistan ne passe pas chez ceux qui ont fait profession de foi de se ranger à tout prix, en tout temps, derrière ce qu’il y a de plus agressif dans l’impérialisme américain. Ne leur en déplaise, les Français ont élu un nouveau président de la République et ce dernier a reçu mandat de tenir sa promesse de campagne. Une majorité de citoyens américains estime, elle aussi, que cette guerre, après l’invasion de l’Irak sous l’ère Bush, approuvée par les mêmes, doit trouver son terme. C’était aussi une promesse du président Obama. Et comme il n’est pire fanatique que les dévots, ces messieurs de la droite qui roulent des muscles mais préfèrent laisser mourir les autres, devraient tirer quelque conclusion de l’attitude d’un Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, amené à déclarer que la position affirmée par la France « n’est pas en contradiction avec notre stratégie, cela fait en réalité partie de notre stratégie »… Cette manière de manger son chapeau n’est sans doute pas de leur goût mais elle a le mérite 
de souligner un point, en plus du débat à approfondir 
sur le rôle de la France dans l’Otan et sur ce qu’elle devrait au contraire privilégier au sein de l’ONU.

C’est que, au-delà de la stature internationale qu’acquiert le nouvel hôte de l’Élysée, relevée par maints commentateurs, cette dernière s’appuie sur le fait que la France est une puissance économique mondiale qui compte et que, lorsque son peuple s’exprime, la voix de la France peut porter loin et doit être entendue. 
Une idée qu’a exprimée Jean-Luc Mélenchon dans la campagne présidentielle trouve ici une claire concrétisation. Force de la politique contre politique de la force, la question est posée avec acuité ces jours-ci en Europe. D’un côté, pour brosser le paysage à gros traits, les marchés financiers prédateurs, gavés de milliards par la BCE, relayés par leurs porte-serviettes de Bruxelles, prêts à sacrifier un pays, la Grèce, et son peuple. Sacrifice pour l’exemple afin d’imposer à l’ensemble des peuples du continent une austérité sans frein et une mise sous tutelle antidémocratique telle que portée par le pacte Sarkozy-Merkel. Reculs sociaux et dépenses publiques monopolisées par les puissances d’argent, tel est leur programme. Il ne peut s’accommoder d’une quelconque croissance économique et sociale puisque, précisément, il est taillé sur mesure pour accroître les rendements fous du tout-financier contre celle-là.

La hargne actuelle de la droite aux ordres 
de cette bourgeoisie rapace n’est pas que dépit devant un pouvoir perdu, et peur des législatives. Elle témoigne de l’enjeu de société en cours : les tenants de cet ordre ancien qui mène peuples et pays à la ruine ne désarmeront pas. Se soumettre ou se pendre ? Tel est 
le diktat qu’ils posent aux Hellènes. Mais là aussi, la voix de la France doit se faire entendre. Celle du peuple grec refuse le chantage, ou bien le couperet ou bien la sortie de l’euro. La percée électorale de Syriza témoigne de la maturation d’une alternative qui vise à réorienter l’Union européenne, tout en respectant ses peuples. Cette voie est porteuse de progrès économique et social, et est la seule possible pour sortir le continent de la crise. La venue aujourd’hui à Paris d’Alexis Tsipras et ses rencontres avec les forces du Front de gauche sont un trait d’union prometteur. En France aussi, si l’on veut ancrer 
de vraies mesures de changement, salariés et citoyens ont à continuer à se faire entendre. Parce que chaque victoire ici sera un encouragement pour tous.

Force de la politique contre politique 
de la force, 
la question est posée avec acuité.

Michel Guilloux

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 May 2012 à 23:54

Réformes sociales : concertations à tout-va pour Jean-Marc Ayrault

Trancher avec l'autoritarisme du gouvernement Fillon. Le nouveau Premier ministre a imprimé sa marque en dévoilant lors du Conseil des ministres de ce mercredi son calendrier des réformes sociales à venir. Contrairement à son prédécesseur de droite à Matignon, tout passera par la concertation et le dialogue social.

"Il n'est pas question de faire des shows, des sommets sociaux qui durent une heure ou deux, où chacun s'exprime, desquels on repart et il ne se passe rien", a ainsi expliqué le nouveau locataire de Matignon, faisant référence au dernier "sommet pour l'emploi" de Nicolas Sarkozy consacré à la TVA sociale, en janvier dernier.

Agenda chargé

C'est un vrai agenda de Premier ministre qui attend Jean-Marc Ayrault ces prochains mois, avec, en ligne de mire, une "grande conférence sociale" avant le 14 juillet, qui faisait partie des promesses électorales du candidat François Hollande. Voici les principales étapes :

  1. Rencontre avec les syndicats et les organisations patronales mardi 29 mai. Jean-Marc Ayrault recevra séparément les cinq centrales syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Il sera entouré de trois ministres : Michel Sapin (Travail), Marylise Lebranchu (Fonction publique) et Marisol Touraine (Affaires sociales).
  2. "Conférence de la méthode". Ensuite il présidera, à une date non encore précisée, une "conférence de la méthode" réunissant l'ensemble des partenaires sociaux. Conférence qui, d'après lui, "définira comment nous allons nous y prendre pour préparer la grande conférence sociale".
  3. Grande conférence sociale. Cette conférence sur l'emploi, la formation, les salaires, le Smic, les conditions de travail et les retraites, organisée avant le 14 juillet, pourrait durer plusieurs jours. Le chef de l'État ouvrira et clôturera cette grande conférence à l'Élysée, a précisé le Premier ministre.

Vers un retour à la retraite à 60 ans

Entre ces rendez-vous devrait s'intercaler le premier chantier du gouvernement concernant le retour à la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler tôt. Un décret devrait sortir "très vite", "dans les trois semaines", soit entre les deux tours des législatives. Ce décret, préparé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, doit instaurer pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein s'ils ont suffisamment cotisé.

Le chef du gouvernement a souligné qu'"autour de 100 000 personnes" pourraient être concernées la première année. Là encore, la concertation est privilégiée pour déterminer qui aura droit à ce retour à la retraite à 60 ans, puisque cette discussion "devra définir ce qui sera pris en compte" parmi les périodes de chômage, d'arrêts maladie etc., a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

S.G.

Source


Des ministres priés d’être sobres

Les périmètres d’intervention des ministères seront bientôt publiés, mettant fin aux débuts de couacs. Il faudra de la «sobriété dans la communication», prévient Ayrault.

La «sobriété dans la communication», souhaitée par le premier ministre, c’est maintenant. Dans la cour de l’Élysée, peu de ministres s’attardent à bavarder avec les journalistes, sauf pour signifier que tout va bien. Les périmètres des ministères, « c’est en cours », lâche Delphine Batho. Car en attente de la publication des décrets d’attribution des ministres, qui définissent leur périmètre de compétence, certains se marchent sur les pieds. Lundi, Arnaud Montebourg a reçu syndicats et patronat pour un échange sur la production française, avant que Jean-Marc Ayrault ne reçoive les mêmes le 29 mai prochain, et alors que Michel Sapin est en charge du Travail et du Dialogue social. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a indiqué que les décrets d’attribution des ministères sont « relativement clairs » et ne « laissent pas place à l’interprétation ». Elle a indiqué, sans les nommer, que des ministres auraient une « autorité conjointe » sur certains dossiers, et que « les administrations seront au service de chaque ministère ». La consigne de sobriété ne serait pas liée à d’éventuels couacs dans la communication de ministres, mais « à mettre en lien avec le manque de sobriété du gouvernement sortant », a-t-elle justifié dans une pirouette. Elle rappelle les deux mamelles du gouvernement : « efficacité et collégialité ».

Un changement de méthode

« C’est la méthode du changement et un changement de méthode, pour le moins », a défendu dans la cour de l’Élysée Alain Vidalies, ministre en charge des relations avec le Parlement. Un peu plus tôt, sur RTL, le premier ministre avait justifié des nominations à venir dans la haute fonction publique, à des postes sensibles. François Hollande l’avait dit durant la campagne, souhaitant face à l’« État UMP » que « ceux qui sont liés à ce système laissent la place à d’autres ». Jean-Marc Ayrault a confirmé que les patrons de la police nationale et du renseignement intérieur, Frédéric Péchenard et Bernard Squarcini, « seront remplacés ». Il a également écarté la nomination à la tête de la direction de la Caisse des dépôts l’ancien secrétaire général de l’Élysée, Xavier Musca. La droite, par la voix d’Henri Guaino, tendait un piège au premier ministre en affirmant mardi que nommer à ce poste Xavier Musca serait « un acte de grande élégance, et très républicain ». Pour le premier ministre, « il ne s’agit pas de chasse aux sorcières », mais de nommer « quelqu’un dans la cohérence de la politique du président ».

Enfin, le Conseil des ministres n’a pas tranché la question de l’immigration, rattachée avec la politique d’asile à l’Intérieur depuis un remaniement du gouvernement de François Fillon en novembre 2009. Les socialistes avaient alors dénoncé ce « lien fait entre immigration et insécurité ». « On aurait pu imaginer une rupture avec cette réforme symbolique de Nicolas Sarkozy », regrette Stéphane Maugendre, président du Gisti, pour qui ce maintien dans le giron de Beauvau « ne doit pas être détaché de la nomination de Manuel Valls », qui promettait à sa prise de pouvoir « ni angélisme ni course aux chiffres ». « Le compte n’y est pas », renchérit France Terre d’Asile, dont le président, Pierre Henry, se dit dans une « position d’attente » jusqu’aux législatives.

un Œil gardé sur hadopi 

François Hollande enterre-t-il sa 45e promesse, celle 
de remplacer Hadopi par une grande loi signant l’acte 2 
de l’exception culturelle française ? En nommant l’ancien patron de Canal Plus, Pierre Lescure, pour une mission de concertation, alors qu’il est administrateur d’un groupe spécialisé dans les droits audiovisuels et l’antipiratage, l’Élysée rassure un univers hostile à la licence globale. Ainsi Juan Branco, proche collaborateur d’Aurélie Filippetti durant la campagne, et ardent pourfendeur d’Hadopi au profit de l’exploration de « nouveaux modes de rétribution », n’a finalement pas rejoint le cabinet 
de la ministre de la Culture et de la Communication.

Lionel Venturini

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Edité par T 34 - 27 May 2012 à 00:42
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Hollande pour une aventure militaire en Syrie

 
Mardi 29 mai, sur le plateau du JT de France 2, François Hollande a émis l’hypothèse d’une intervention militaire étrangère en Syrie dans laquelle notre armée serait engagée.

Les naïfs croyaient avoir voté le 6 mai pour un candidat qui s’engageait à retirer nos troupes d’Afghanistan, promesse qu’il va tenir sans la tenir puisque des questions technico-humanitaires font que nos soldats vont quitter l’Afghanistan sauf ceux qui vont y rester.

Les gens de gauche qui ont voté Hollande pour chasser Sarkozy pouvaient espérer que le nouveau président n’allait pas faire son Sarkozy en envisageant, chose dont il n’avait pas parlé aux Français quand il était candidat, d’aller détruire un pays plutôt qu’un autre (Il y a par là-bas du ménage à faire dans les Emirats arabes Unis, en Arabie Saoudite, au Maroc…).

Oui, les naïfs auraient pu espérer que le président « socialiste » allait demander une commission d’enquête internationale impartiale et dotée des moyens nécessaires, qui regarderait et dirait ce qui se passe réellement en Syrie.

Si remake du Timisoara roumain ou du bidonnage des Armes de Destruction Massives irakiennes, on ne bouge pas et c’est l’honneur du pays.

Si massacres (par les insurgés ou par le pouvoir) on consulte les Français : « Il y a plein d’horreurs dans plein de pays (liste des pays). Dans lequel voulez-vous que la France aille faire la guerre en priorité ? »

Théophraste R. ( Pacifiste professionnel, carte N° 14-18).


Quand David Pujadas reçoit chez lui François Hollande
 

"François, tu es content de ton gros camion rouge ?"

 
 
 
Philippe ARNAUD

Je souhaite, ci-après, me pencher sur un aspect particulier de l’interview de François Hollande, réalisée le mardi 29 mai, à 20 h, sur France 2, par David Pujadas. Après un tour d’horizon de l’actualité intérieure et extérieure, voici la partie de cette interview qui m’a retenu :

David Pujadas : "Et comme promis, nous recevons le président de la République, François Hollande. Bonsoir, M. le président. Merci de nous réserver ces premiers mots. On entend parfois qu’être président, cela s’apprend. Alors, cela fait deux semaines que vous avez été investi. Est-ce que vous vous sentez pleinement président ?"

François Hollande : "Je n’ai pas eu le temps de me poser cette question. J’ai pris immédiatement la responsabilité du pays. Et je m’y étais préparé. Et j’ai donc, très vite, rencontré Mme Merkel, c’était mardi, le jour de mon investiture, puis ensuite je suis parti aux Etats-Unis, voir le président américain, nous avions à préparer le G8, c’était le vendredi. Et j’étais au sommet de Chicago, sommet de l’OTAN, nous étions le lundi, et vendredi dernier, j’étais en Afghanistan pour parler aux troupes françaises, pour leur dire que, d’ici la fin de l’année, il n’y aurait plus de soldats qui combattraient en Afghanistan. Donc, vous voyez, je n’ai pas tardé à prendre mes décisions, et non plus à prendre pleinement les responsabilités de mon pays".

David Pujadas : "Alors, on va évoquer ces événements. D’un mot, simplement : "Est-ce que vous vivez ces premiers moments du quinquennat comme de la plénitude, comme un bonheur ou comme du stress ?"

François Hollande : "Du bonheur, il y en a eu au moment de l’élection. Il dure assez peu de temps, quand arrivent les sujets, vous les avez évoqués, tout au long de votre journal, les plans sociaux, l’Europe, qui est toujours en difficulté, les affaires du monde, la Syrie, donc, ces défis-là, je les ai devant moi. Et je n’ai pas eu non plus de stress, au sens où une espèce de pression serait tombée sur moi ; ça fait quand même des mois que je m’étais présenté devant les Français, que je m’étais préparé à être leur président. Je le suis et je suis en action. Il n’y a pas eu de transition, je ne suis pas un président en transition, je suis un président en action.

David Pujadas : "Alors, on va revenir sur quelques-unes des images de cette première quinzaine. Et d’abord vos premiers pas, vous l’évoquiez, dans ces sommets internationaux, ils se sont un peu enchaînés. On va vous voir, là, ici, avec Barack Obama. Alors vous connaissiez pas cet univers, vous disiez même, vous aviez dit régulièrement que ces sommets, notamment le G8, ne servaient à rien. On va découvrir ces quelques images. Est-ce que vous avez changé d’avis ?"

François Hollande : "D’abord, vous me posez la question de la rencontre elle-même avec des personnalités éminentes, que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Mais je suis le président d’un grand pays, la France. Nous sommes un grand pays. Nous sommes respectés. Nous sommes attendus".

David Pujadas : "Mais on peut être intimidé ?"

François Hollande : "Non, il ne peut pas y avoir d’intimidation pour un pays comme la France, pour celui qui représente la France...".

[Après, viennent des questions sur les points de l’actualité, qui n’entrent pas dans le cadre de ces remarques.]

- Dans cette partie, David Pujadas traite François Hollande comme ses confrères journalistes traitent un apprenti-pâtissier, un chômeur ou un terrassier (je ne choisis pas ces exemples au hasard...) qui vient de gagner 100 millions d’euros au Loto. Décryptons donc les remarques et questions de Pujadas :

1. "On entend parfois qu’être président, cela s’apprend." Que cela s’apprend où ? Dans un ministère ? Et, sous-entendu, dans un des ministères du sommet, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de l’Economie, des Affaires étrangères ou de la Défense ? Pujadas aurait-il osé poser cette question à Fillon, à Juppé, à Fabius, voire au Strauss-Kahn d’avant la Chute ? Comment mieux dire à l’intéressé que, n’ayant jamais occupé un poste ministériel, il n’est qu’un amateur, à qui on ne saurait faire confiance ?

2. "Est-ce que vous vous sentez pleinement président ?" On discerne, dans cette question, le même ton condescendant des journalistes qui interviewent un ouvrier ayant gagné le gros lot. Décryptage : "Alors, est-ce que vous vous sentez pleinement millionnaire ?", version polie de : "Alors, pour vous, le pointage à Pôle Emploi, c’est vraiment fini ?". On celui de l’adulte s’adressant à l’enfant : "Alors, tu es content de ton gros camion rouge ?"

3. "Alors, on va évoquer ces événements. D’un mot, simplement : "Est-ce que vous vivez ces premiers moments du quinquennat comme de la plénitude, comme un bonheur ou comme du stress ?" Décryptage : "Alors, ça vous fait quoi de compter par billets de 500 euros plutôt que par pièces de 50 centimes ? ou : "Alors, ça ne vous affole pas, tout cet argent chez vous ? Et vous savez que, cet argent, vous pouvez le mettre à la banque ? Que ce n’est pas la peine de le conserver dans la boîte à sucre ?". On croirait entendre la fable "Le savetier et le financier"...

4. "Alors vous connaissiez pas cet univers, vous disiez même, vous aviez dit régulièrement que ces sommets, notamment le G8, ne servaient à rien". Décryptage : "Alors, vous ne saviez pas qu’on mange le poisson avec un couteau à poisson ? N’est-ce pas vous qui aviez dit, régulièrement, que vous ne faisiez pas la différence entre les œufs de lump et le caviar Petrossian ?".

5. "Mais on peut être intimidé ?". Décryptage : "Comment ça ! On vous présente la reine d’Angleterre et vous n’en bredouillez pas de confusion !!?"

Cette attitude envers François Hollande n’est pas inédite. Il y a quelques jours encore, lorsqu’il s’était déplacé à Washington, une journaliste de France 2 lui avait demandé [je cite en substance] s’il n’était pas "impressionné" (sous-entendu par Barack Obama, par les chefs d’Etat du G8, etc.). Ce à quoi François Hollande avait répondu que "lorsqu’on est président de la République française, on ne doit être impressionné par rien".

Qu’en conclure ?

- La première conclusion est que les journalistes ne font aucun cas de François Hollande. Ils le traitent comme un quidam qui aurait gagné le gros lot, c’est-à-dire qui ne devrait rien de son sort à ses mérites. Alors que François Hollande a réussi là où Jacques Delors a renoncé, là où Lionel Jospin et Ségolène Royal ont échoué, là où Dominique Strauss-Kahn a trébuché avant même d’être arrivé sur la ligne de départ. Les journalistes oublient que, pour en arriver là, François Hollande a dû éliminer, amadouer ou rallier nombre de (fortes) personnalités du P.S., qui se seraient bien vues à sa place. Or, la plupart de ces personnalités avaient exercé - ou exercent toujours - des fonctions bien plus élevées, bien plus prestigieuses que celles de président du Conseil général de la Corrèze. Et les luttes au sein de son propre parti ne sont pas moins impitoyables, ne requièrent pas moins d’énergie, de patience ou d’intelligence que celles qui mettent aux prises avec un adversaire de l’autre camp...

- La deuxième conclusion est que ces mêmes journalistes affichent un certain mépris du suffrage universel. Car cet homme, à qui ils s’adressent, dédaigneusement, comme à un enfant qui joue avec son cadeau de Noël, est celui à qui plus de 18 millions de ses compatriotes ont accordé leurs suffrages. Où se trouve, pour les journalistes, la légitimité, si elle ne réside pas dans le suffrage universel ? Chez le milliardaire ? Chez l’homme d’affaires ? Chez le pape ? Chez la reine d’Angleterre ? Chez tous ceux qui, par d’autres modalités que celles de la démocratie, se trouvent au sommet de la pyramide sociale ?

- La troisième conclusion est que (comme, à plusieurs reprises, le fait remarquer François Hollande lui-même), les journalistes n’ont pas une haute idée de leur pays. Pourquoi, par exemple, le président de la République française devrait-il être "intimidé" par ses partenaires du G8, alors que, par son PIB, la France a une richesse supérieure à quatre de ces pays du G8 (Royaume-Uni, Italie, Russie, Canada) ? Pourquoi le président de la République devrait-il être impressionné alors que la France est l’un des cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies disposant d’un droit de veto ? Pourquoi le président de la République devrait-il être impressionné alors que la France a un des plus forts taux d’accroissement démographique de l’Europe, ce qui, sauf accident, devrait la placer, d’ici 2050 - voire avant - au premier rang en Europe par la population, Russie exceptée ?

[N.B. N’allez pas déduire, des conclusions qui précèdent, que je fais une crise de chauvinisme droitier. Je me demande plutôt si, à l’inverse, les journalistes ne considèrent pas qu’une France de gauche, gouvernée par un président de gauche – avec toutes les nuances à apporter, en l’occurrence, à ce terme de "gauche", mais, affrontant Sarkozy, qui ne serait de gauche ? – est quelque chose de moins noble, de moins fort, de moins relevé qu’une France atlantiste, capitaliste et ultralibérale, et gouvernée par un Giscard, un Barre, un Balladur, un Chirac ou un Sarkozy].

Philippe Arnaud



Edité par T 34 - 02 Jun 2012 à 17:14
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Hollande consulte avant le G20

Le président a commencé à recevoir les chefs des principaux partis politiques avant le prochain G20 au Mexique et la conférence de Rio sur le développement durable.

À l’approche de deux rendez-vous internationaux majeurs, le prochain G20 au Mexique (18 et 19 juin) suivi de la conférence des Nations unies sur le développement durable, dite Rio+20 (20 au 22 juin) au Brésil, François Hollande reçoit les chefs des principaux partis politiques pour les consulter. À l’exception notable du FN, non représenté à l’Assemblée nationale. Ce qui n’avait pas empêché Nicolas Sarkozy, à son arrivée en 2007, de convier à l’Élysée un Jean-Marie Le Pen plastronnant, dans le cadre de ses consultations avant un Conseil européen. Avec François Hollande, il n’y aura pas d’écart avec l’usage républicain, même si ces consultations auront l’effet comique de recevoir, jeudi, la secrétaire nationale d’Europe Écologie-les Verts, Cécile Duflot, qui n’est autre que sa ministre du Logement.

Une rencontre constructive

François Hollande a débuté cette série de consultations en recevant Pierre Laurent (PCF), qui s’est félicité d’une « rencontre constructive » (lire ci-contre), tout en pointant « des contradictions à continuer à envisager des politiques de croissance en restant sur les rails des politiques de compétitivité, de mise en concurrence actuelle et, en ce qui concerne la zone euro, sans remise en cause des stratégies d’austérité et de réduction des dépenses publiques ».

Ces stratégies, justement, ont leur porte-parole. Reçu hier, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, devait dire, au nom de l’héritage sarkozyste décrit comme « des positions très fortes, notamment sur la coordination des politiques économiques entre les grands pays pour lutter contre la crise », que « la France ne doit pas être en contradiction avec les autres grandes économies », en termes de réduction de déficits publics et de compétitivité.

Risque de contagion

Le directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, s’est, lui, fait le chantre du marché en mettant en garde les pays du G20 contre la tentation du protectionnisme, dénonçant une accumulation de mesures qui ont désormais un impact sur 4 % de leurs échanges commerciaux. « C’est un peu comme du mauvais cholestérol, une lente accumulation de petites mesures qui, après un certain temps, risquent de boucher les artères de l’économie mondiale », a dramatisé l’ancien conseiller de Jacques Delors et de Pierre Mauroy. Il a ainsi rappelé les pays du G20 à remiser les mesures restrictives au commerce prises depuis le début de la crise.

François Hollande sera-t-il sur cette ligne, lui qui jugeait le rôle de Sarkozy au sommet du G20 de Cannes en novembre dernier comme étant celui d’un « animateur », sans avoir été « véritablement un acteur de la régulation financière qui était attendue » ? Il pourra se prévaloir du soutien de principe des dirigeants américain, italien, allemand et français, avec qui, à la suite du G8 de Camp David, il a eu, la semaine passée, une conférence téléphonique au cours de laquelle ils ont souligné « l’urgence » de mesures pour la croissance, selon l’agence de presse italienne Ansa. Sujets sur la table : la Grèce à deux semaines du scrutin législatif, le risque de contagion financière, la tenue du système bancaire européen et les décisions à prendre au sommet des 27, à Bruxelles, fin juin – qui sera le véritable rendez-vous économique pour la zone euro.

Une image contre les clichés 

La photo officielle du chef de l’État, dévoilée hier, rompt 
avec les traditions académiques du portrait réalisé dans 
la bibliothèque de l’Élysée pour délivrer un message 
de changement, là aussi. Raymond Depardon, photoreporteur de formation, a produit une image carrée et non rectangulaire – on en comprend la signification – où François Hollande, de face, ne semble pas poser, dans les jardins de l’Élysée. L’arrière-plan, surexposé comme sur une image amateur (selon un effet parfaitement voulu), gomme presque les trois couleurs 
du drapeau, flottant au-dessus de l’Élysée.

Lionel Venturini

Le PCF appelle Hollande à résister

Reçu hier à l’Élysée, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a invité le gouvernement à résister aux injonctions austéritaires et à rester ferme sur la renégociation des traités.

Premier des dirigeants de partis politiques reçus à l’Élysée en vue des sommets du G20 et de Rio, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a jugé hier positif qu’« un espace de débat soit rouvert avec le président de la République » après cinq ans « d’un gouvernement Sarkozy totalement fermé ». La crise de la zone euro, l’un des enjeux majeurs du prochain G20, a été au cœur de la rencontre : « La contradiction va grandissant entre la prétention à mener des politiques de croissance et le maintien de politiques d’austérité », a expliqué le dirigeant communiste. Car, pour le PCF et le Front de gauche, celles-ci sont à l’origine du « chaos social et économique ». Preuves à l’appui avec la Grèce, victime désormais d’un « chantage à la sortie de l’euro », auquel Pierre Laurent a appelé « à résister ». Résistance aussi face aux recommandations de la Commission européenne (voir notre édition du vendredi 1er juin) et au traité Sarkozy-Merkel. La « fermeté sur la renégociation » de ce pacte de rigueur budgétaire est, pour Pierre Laurent, « l’une des questions clés de l’attitude de la France dans le G20, sans laquelle le discours sur les nécessaires politiques de croissance serait vidé de son sens », prévient-il. À cet égard, le Front de gauche est porteur de nombreuses propositions de sortie de crise. Comme la réorientation de la politique du crédit en faveur de l’emploi avec un pôle financier public, la création d’un fonds de développement social, écologique et solidaire européen, ou encore la refonte des statuts et missions de la Banque centrale européenne. Sur cette dernière exigence, François Hollande aurait d’ailleurs estimé nécessaire le débat.

À propos du sommet de Rio sur le développement durable, Pierre Laurent a mis en garde contre « le détournement progressif de ce concept au profit d’une économie verte qui marchandise les enjeux environnementaux ». Il a évoqué, entre autres, « la nécessité de créer une agence internationale de l’environnement sous l’égide de l’ONU et de nouveaux indicateurs du développement humain, au-delà du seul PIB », « le besoin de normes contraignantes pour la réduction des gaz à effet de serre », ou encore son « opposition aux déréglementation des secteurs de l’énergie et des transports ». Jugeant que, « sans forces importantes qui poussent le gouvernement, ce dernier risque d’être très timoré », à l’instar du coup de pouce au Smic, le secrétaire national du PCF n’a pas manqué de rappeler que « l’enjeu des législatives est donc de renforcer cette mobilisation, singulièrement par un nombre accru de députés du Front de gauche ».

Julia Hamlaoui

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2012 à 11:28

Les nouveaux serviteurs de la bourgeoisie

 
 
Mohamed BELAALI

La bourgeoisie française peut s’estimer heureuse ! Après le sarkozysme qui l’a comblée au- delà même de ses espérances, voilà la social-démocratie qui s’apprête à son tour avec un dévouement singulier à servir les mêmes maîtres. Certes, les pratiques dans leurs apparences, le style, les mots d’ordre et le discours de la social-démocratie diffèrent des manières du gouvernement précédent. Mais il ne s’agit là que des formes et d’un déguisement acceptable, qui reflètent plus ou moins nettement le fond commun : servir la même classe sociale, la bourgeoisie qui les place à tour de rôle à la tête de l’État.

« Le premier devoir du président de la République, c’est de rassembler » affirmait François Hollande le soir de son élection. La France a besoin « d’apaisement, de réconciliation, de rassemblement » insistait-il dans son premier discours à l’Élysée le 15 mai 2012.

La collaboration de classes est une constante et une caractéristique essentielle de la social-démocratie. Des figures éminentes de ce courant politique collaboraient déjà avec Nicolas Sarkozy. Michel Rocard, Jack Lang, Michel Charasse, Bernard Kouchner etc. ont tous travaillé sans état d’âme avec Sarkozy pour l’aider à appliquer une politique entièrement dédiée à la classe dominante. Il y a longtemps que les sociaux-démocrates français et européens ont abandonné la confrontation avec la bourgeoisie. Ils sont « plus à l’aise, tellement le mot révolution leur fait peur, dans la gestion de la brutalité et de la barbarie du capitalisme qu’ils considèrent comme un système naturel et donc inéluctable »(1). Depuis la fin du XIX siècle, leur histoire n’est qu’une succession de trahisons des classes populaires et d’une collaboration implacable avec les classes dominantes. De retour au pouvoir, la social-démocratie française n’est donc absolument pas prête à remettre en cause les intérêts et les privilèges de la bourgeoisie. Bien au contraire, elle tentera, au delà du discours, de les consolider.

Après avoir abandonné Dominique Strauss Kahn à sa vie nocturne dissolue, la bourgeoisie a jeté son dévolu sur François Hollande. Ses médias et ses instituts de sondage lui ont apporté une aide décisive. Même Sarkozy ne comprenait pas qu’on lui préférait Hollande, lui qui avait la haute main sur cette redoutable arme que sont les médias grâce à ses amis comme Martin Bouygues (un tiers des audiences télévisuelles), Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, leJDD entre autres), Bernard Arnault (La Tribune), François Pinault (Le Point) et bien sûr Serge Dassault propriétaire du Figaro sans compter les différentes nominations et placements de ses proches un peu partout.

Pour la bourgeoisie, Hollande est l’homme de la situation. Il est capable de préserver les intérêts des riches tout en faisant croire aux masses populaires qu’il entreprend des réformes en leur faveur. Le sarkosysme avec sa manière directe et brutale de servir la classe dominante ne correspond plus à la nouvelle réalité de la lutte des classes. Place aux nouveaux serviteurs de l’ordre établi !

Pour produire l’illusion du changement et donner l’impression de créer quelque chose de tout à fait nouveau, ils doivent travestir la réalité. Leur langage, leur style, leur comportement et leurs actes doivent faire oublier le gouvernement précédent. François Hollande et ses ministres doivent se draper dans un déguisement respectable pour que la différence avec l’ancien pouvoir paraisse éclatante. Ils ont besoin pour se distinguer de l’ancien gouvernement de jouer une nouvelle comédie sur la scène politique française. Ainsi, le nouveau président et ses ministres, pour leurs déplacements, sont invités et encouragés à préférer le train à l’avion. On ne parle plus de rigueur et d’austérité, mais de croissance. La parité entre hommes et femmes au sein du gouvernement est respectée. « Un coup de pouce » au SMIC sera donné. Le « contrôle au faciès » sera combattu. « Le pouvoir sera exercé au sommet de l’État avec dignité et simplicité » et les comportements seront d’une « scrupuleuse sobriété ». Fini donc la période « bling-bling », le « Fouquet’s », les fanfaronnades, les vaines agitations, les mutilations de la langue et autres vulgarités de l’ancien président. L’État non seulement « sera impartial », mais aussi « la propriété de tous les français ».

Les nouveaux serviteurs ont besoin de magnifier et d’exagérer les tâches à accomplir pour mieux masquer leur véritable mission, servir les puissants.

Il est évidemment trop tôt pour pouvoir analyser concrètement les décisions et les réalisations du nouveau gouvernement. Mais des signes et des déclarations des nouveaux serviteurs trahissent déjà leurs discours et creusent de larges fissures sur leur masque laissant entrevoir le vrai visage de la social-démocratie. La croissance économique par exemple est le mot fétiche des nouveaux serviteurs. Ils le répètent à longueur de journée, sans jamais expliquer aux citoyens le contenu réel de cette fameuse croissance. Aucune mesure précise n’est prise concernant la hausse du pouvoir d’achat des travailleurs et des classes populaires susceptible de stimuler la consommation, élément central de la croissance économique. Silence également sur les moyens à mobiliser pour combattre réellement le chômage qui ravage la vie de larges couches de la population. Par contre, les sociaux-démocrates au pouvoir insistent déjà sur la réduction des dépenses publiques et du déficit public. Ils parlent même d’équilibre budgétaire : « nous nous tiendrons à nos engagements (...)de ramener les déficits en dessous de 3% du PIB en 2013 ». Une loi de programmation des finances publiques sera élaborée cet été, tracera « le cheminement contraignant » qui mènera « à l’équilibre en 2017 » assurait le nouveau ministre des Finances Pierre Moscovici à Berlin le 21 mai 2012. Il va donc « falloir faire un effort, c’est certain, mais cet effort sera justement réparti » disait François Hollande le 30 mai sur le plateau de France 2. Sous la croissance l’austérité ! Les nouveaux serviteurs se préparent donc à poursuivre en douceur le travail de démolition des acquis sociaux entamé avant eux par le gouvernement précédent conformément aux seuls intérêts de la classe dominante. L’ancien pouvoir parlait de politique de rigueur, le nouveau de la croissance pour désigner en fait, à quelques inflexions près, une même politique au service de la même classe sociale, la bourgeoisie qu’ils sont tenus l’un et l’autre de servir.

Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, veut quant à lui, faire mieux que Brice Hortefeux, Éric Besson et Claude Guéant réunis. Son fétichisme pour la sécurité et son mépris, qu’il affiche avec une certaine fierté pour les populations des quartiers populaires, sont sans bornes.

Rarement dans l’histoire récente de la France, on a brisé autant de familles, infligé autant de souffrances et humilié autant d’hommes, de femmes et même d’ enfants sans papiers que sous le règne de Sarkozy. Rarement les travailleurs immigrés, les Roms, les musulmans etc. n’ont été la cible privilégiée des politiques xénophobes et boucs émissaires pour mieux occulter la faillite économique de la bourgeoisie, que sous le pouvoir quasi monarchique de l’ancien président. Manuel Valls s’inscrit totalement dans cette détestable politique sécuritaire qui l’a propulsé au-devant de la scène politique. Comme tout opportuniste et carriériste qui se respecte, Valls a construit toute sa carrière sur le terrain de la sécurité, de la xénophobie et de la haine des travailleurs immigrés comme les Le Pen, père et fille, et Sarkozy. Toutes les opportunités sont bonnes pour parler de l’insécurité et rendre hommage aux forces de l’ordre (2) même si la liste des hommes morts dans les commissariats, ou lors des interpellations policières est trop longue (3). Jamais Manuel Valls n’a eu la moindre pensée pour ces hommes, nombreux et anonymes, tués justement par ces forces au service de l’ordre établi. Seule compte pour lui sa carrière. Il va certainement déployer un zèle singulier, d’une manière différente que ses prédécesseurs, pour masquer la faillite économique et morale de la bourgeoisie en présentant les travailleurs immigrés, les musulmans, les sans papiers etc. comme responsables des malheurs de la France. L’agitation des sociaux-démocrates autour de l’insécurité/immigration n’a d’égale que leur silence sur le chômage et la précarité de l’emploi qui plongent l’individu dans l’incertitude et l’ insécurité économique et sociale la plus totale.

La soumission des sociaux-démocrates aux intérêts des puissants à l’intérieur du pays, se reflète plus nettement encore dans leur politique extérieure et dans leur vision guerrière du monde.

Depuis 1914, la social-démocratie a participé à toutes les guerres impérialistes conformément aux intérêts exclusifs des classes dominantes. En août 1914, les sociaux démocrates allemands ont voté les crédits de guerre au Reichstag se rangeant ainsi du côté de Guillaume II, c’est à dire du côté de la bourgeoisie allemande. La Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), l’ancêtre du Parti Socialiste, se rallie, elle aussi, à « l’effort de guerre » juste après l’assassinat de Jean Jaurès ! Les sociaux-démocrates se sont ainsi mis au service de leurs bourgeoisies respectives et ont largement contribué à dresser les ouvriers et les peuples les uns contre les autres. Rappelons tout de même que cette boucherie a fait 9 millions de morts !

« Les armes vont parler » disait François Mitterrand pour annoncer la première guerre du Golfe en 1991.

La guerre impérialiste en Yougoslavie a été menée, main dans la main, par Chirac et Jospin derrière les américains en 1999.

Les sociaux-démocrates ont soutenu sans hésitation aucune Nicolas Sarkozy pour l’intervention des forces de l’OTAN en Libye permettant, entre autres, à Total de pomper sans trop de contraintes le pétrole du peuple libyen au prix de dizaines de milliers de morts et de la destruction d’une grande partie du pays.

Deux semaines à peine après son installation au pouvoir, Hollande parle déjà d’intervention armée en Syrie encouragé par le « grand humaniste » de tous les temps, Bernard-Henri Lévy.

Le départ prévu des puissances impérialistes de l’Afghanistan est la conséquence directe de la défaite de l’OTAN face à la résistance afghane. Là encore la seule différence entre Sarkozy et Hollande est le calendrier ! Le premier prévoyait le retrait fin 2013, le second fin 2012. Sur les raisons impérialistes de l’intervention dans ce pays, les deux serviteurs de la bourgeoisie sont entièrement d’accord.

Les sociaux-démocrates français entretiennent, par ailleurs, d’excellentes relations avec les plus rétrogrades des régimes et les plus dangereux pour la paix de la planète. Il serait peut-être fastidieux d’énumérer ici toutes les dictatures qu’ils ont soutenues ou qu’ils soutiennent encore. Israël arrive en tête de ces États qui menacent la paix du monde et admiré par les sociaux-démocrates. Ni l’occupation, ni les massacres à répétition, ni les condamnations de l’ONU, ni les souffrances infligées au quotidien au peuple palestinien etc. n’entament leur vénération et leur soutien inconditionnel à l’État sioniste.

Leur soutien va également aux régimes d’un autre âge comme celui de l’Arabie Saoudite, du Qatar et ceux de toutes les monarchies du Golfe. Aujourd’hui, les nouveaux serviteurs font beaucoup de bruit autour du cas de Mme.Ioulia Timochenko en boycottant l’Euro 2012 organisé en Ukraine : « aucun membre du gouvernement n’assistera aux matches en Ukraine » déclarait Valérie Fourneyron ministre de la jeunesse et du sport au journal l’Équipe (4). Cette déclaration contraste violemment avec le silence du candidat Hollande sur la Formule 1 qui s’est déroulée à Bahreïn du 20 au 22 avril 2012 (5). Ce silence, qui dure toujours, est interprété par le peuple de Bahreïn comme un soutien à la dictature des Al Khalifa.

Les sociaux-démocrates ont également des amis un peu partout comme par exemple les Bongo, père et fils, en Afrique. Laurent Fabius, qui a visité le Gabon en février 2012, disait « Nous avons parlé des relations entre le Gabon et la France qui sont des relations excellentes et j’ai dit mon souhait qu’elles se développent dans le futur » (6).

Il ne s’agit là que de quelques exemples montrant ce dévouement des sociaux-démocrates à servir les intérêts de la bourgeoisie française partout à travers le monde.

Le nouveau pouvoir se présente tel un prestidigitateur habile attirant et fixant, par un tour extraordinaire, l’attention des classes populaires sur les quelques aspects plutôt positifs de ses décisions pour mieux cacher sa véritable mission, servir la classe dominante. Les sociaux-démocrates donnent l’illusion d’être radicalement différents des gouvernements précédents, ce qui leur permet de tenir endormis les travailleurs et l’ensemble des classes populaires. Ils sont donc plus difficiles à combattre que l’ancien pouvoir. Mais les illusions vont bientôt se dissiper avec la poursuite de la rigueur même déguisée en croissance, l’arrivée des licenciements massifs d’ouvrières et d’ouvriers, la multiplication des entreprises en faillite, le despotisme de la Commission Européenne, des marchés financiers, des agences de notation etc. etc. Le nouveau gouvernement apparaîtra alors tel qu’il est réellement, c’est-à-dire un instrument au service de la classe dominante.

Toutes les forces du progrès qui se réclament des travailleurs doivent s’unir pour construire ensemble une autre alternative à la social-démocratie qui est non seulement éloignée des intérêts des classes populaires, mais constitue également un véritable obstacle sur le chemin du dépassement du capitalisme.

Mohamed Belaali

(1) http://belaali.over-blog.com/article-social-democratie-et-collaboration-de-classes-50152165.html

(2) Manuel Valls : « Sécurité : la gauche peut tout changer », Éditions du Moment, 2011.

(3) http://belaali.over-blog.com/article-crimes-ordinaires-de-l-etat-fran-ais-98240680.html

(4) http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Les-politiques-boycotteront-l-euro/288065

(5) http://belaali.over-blog.com/article-bahrein-la-formule-1-au-service-de-la-tyrannie-103865292.html

(6) http://www.rfi.fr/afrique/20120215-voyage-ex-premier-ministre-francais-laurent-fabius-gabon-interpelle-francafrique 

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Premier droit d’inventaire du gouvernement Ayrault

Un mois de "gauche"

En un mois 
de présidence 
et de gouvernement, avec des mesures 
de l’ordre du symbole comme du concret, Hollande et Ayrault ont fait bouger 
les lignes et esquissé un espoir qu’il faudra désormais incarner durablement. 

Le vrai disciple d’Obama, c’est lui. François Hollande a tout compris du président américain, sachant être à la fois cool et volontaire. Pour le côté cool, Hollande n’a pas eu à trop se forcer pour rendre de la simplicité à la fonction présidentielle, là où son prédécesseur, voulant lui aussi casser les codes, s’était rêvé un peu vite en Kennedy, quand il ne fut qu’un Nixon. Hollande, donc, a travaillé un mois durant ce mélange de président quémandant des « bisous » dans une maternelle et affichant une fermeté de langage à l’égard de l’Allemagne. Son gouvernement a été prié également de tenir les engagements pris durant la campagne et de produire les décrets attendus. Tant pour témoigner du changement que pour aider à constituer une majorité absolue lors des élections législatives, dont le premier tour s’est déroulé dimanche.

Les mesures symboliques promises durant la campagne ont donc toutes été prises, à commencer par celles qui ne coûtent rien au budget. Les traitements des ministres et du président ont donc été revus à la baisse, tous ont signé une charte de déontologie, les recalés du scrutin législatif perdront leur ministère. Et l’Élysée laisse même filtrer que la sécurité du président a été recadrée, après un excès de vitesse commis le 6 juin par les véhicules présidentiels sur le trajet Paris-Caen. Les tribunaux correctionnels pour mineurs vont disparaître, comme la circulaire Guéant sur l’accueil des étudiants étrangers et, bien sûr, la TVA sociale et la défiscalisation des heures supplémentaires.

De toutes ces petites choses, il ressort l’idée d’une simplicité bienvenue, dans ce qu’il faut bien appeler un nouveau storytelling, inhérent au régime présidentiel de la Ve République. François Hollande passera-t-il à la sixième ? Pour l’heure, les signaux sont minces.

L’hôte de l’Élysée a neutralisé quelque peu le défenseur d’une VIe République au sein du PS en intégrant Arnaud Montebourg au gouvernement dans un ministère, celui du Redressement productif, où seuls les chiffres des emplois sauvegardés puis créés comptent : on mesure la difficulté. À l’international, il dit oui au bouclier antimissile de l’Otan, tient bon sur le calendrier de retrait des troupes d’Afghanistan, et brouille les pistes quant au pacte européen Sarkozy-Merkel. Renégocié, simplement amendé ? Il faudra bien au président élu sortir du flou les 28 et 29 juin, au cours du Conseil européen.

La confrontation avec les forces à l’œuvre tempère déjà le programme présidentiel. L’ambiguïté demeure sur l’avenir d’Hadopi, sur celui de la loi LRU. Pas de remise en cause du service minimum dans les transports et écoles. Sur les contrôles d’identité, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, dilue déjà, face à la réaction des syndicats de policiers, et évoque « une phase de test ». Cécile Duflot devra attendre la grande loi sur le logement en 2013 pour faire vivre l’encadrement des loyers promis. D’ici là, à la rentrée, un décret devrait s’en tenir à limiter les hausses des loyers à la relocation, entérinant de facto la spéculation passée. Et, au passage, recadrage par Ayrault quant à une dépénalisation du cannabis, c’est niet.

À l’Éducation, la mère des priorités pour le gouvernement, Vincent Peillon, second dans l’ordre protocolaire, annonce le recrutement de 500 médiateurs chargés de la lutte contre les violences scolaires d’ici à la Toussaint ou Noël. Mais se prend les pieds dans le tapis des rythmes scolaires, oubliant qu’allonger le temps de travail des enseignants ne se décrète pas, lui. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dû promettre une « concertation » avec enseignants et parents d’élèves sur la question des rythmes scolaires et de la semaine de cinq jours. Selon un « calendrier fixé par le président de la République », la loi d’orientation et de programmation sur l’éducation sera bien présentée à l’automne, mais après concertation. Cette refondation de l’école de la République reviendra sur de nombreuses réformes prises par la droite ces dernières années, et engagera 60 000 postes supplémentaires sur cinq ans.

Sur les retraites, là aussi le dispositif initial est écorné : de 150 000 envisagés au départ, les bénéficiaires d’un départ à soixante ans ne seraient plus que 110 000 à l’arrivée. L’extension du dispositif carrières longues à ceux qui ont commencé à travailler à dix-huit ou dix-neuf ans sera financée à parts égales : 0,1 point de cotisation pour l’employeur, idem pour le salarié. Sous la pression des syndicats, les congés maternité ou de service militaire seront comptabilisés ; pas, pour l’heure, les périodes de maladie ou de chômage. On mesure combien la négociation en juillet avec les acteurs sociaux au cours de la grande conférence sociale, qui entérinera ou pas le recul de deux ans de l’âge de départ selon la réforme Fillon, sera âpre. Et vaine, selon la CGT, si l’on ne dégage durablement des ressources nouvelles : élargissement de l’assiette de cotisation, mise à contribution des revenus financiers des entreprises, modulation des cotisations patronales selon la politique salariale et d’emploi de l’entreprise.

Le coup de pouce au Smic sera au cœur de la conférence de juillet. Inexistant ces cinq dernières années, il effectue son retour avec la gauche au pouvoir. Jean-Marc Ayrault se refuse à indiquer toute fourchette de hausse, au nom de « la concertation et du respect des partenaires ». Et des « réalités financières », ajoute-t-il, dans une énième variation autour du thème central de la campagne hollandienne, l’espoir mais pas trop, alors que, selon BVA, le moral des Français redécolle depuis trois semaines. Entre les réelles mesures prises (telles que la hausse de l’ARS et l’arrêt du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux) et les approximations, l’exécutif a conservé, selon les sondages effectués, une popularité forte. Sans être exceptionnelle.

Lionel Venturini

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A l’Elysée, dans la cour des Illusions

 
Romain Lamel

Le nouveau gouvernement de François Hollande a décidé d’adopter une stratégie plus conciliatrice que celle de son prédécesseur à l’égard des organisations syndicales. Les travailleurs verront-ils la couleur de ces changements de façade ?

Le renouvellement de personnel politique à la tête de l’Etat entraîne à chaque occasion des changements de style. A cet égard, le dialogue avec les organisations syndicales a singulièrement évolué. Frustrées de n’avoir pas eu la moindre compensation leur permettant de sauver la face durant le mouvement des retraites de l’automne 2010, les relations des principales centrales syndicales avec Nicolas Sarkozy étaient notoirement mauvaises. Certaines d’entre elles, comme la CGT, la FSU ou SUD, se faisant l’écho de la vague anti-Sarko qui se faisait sentir dès avant les élections, mais aussi de leurs liens avec le PS ou le Front de gauche, ont appelé ouvertement à voter Hollande au second tour.

Celui-ci élu, il tient à montrer qu’il entend bien rétablir le « dialogue social ». Ce qu’il faut lire entre les lignes, c’est qu’il essaiera, mieux que son prédécesseur, se servir des organisations syndicales pour canaliser la colère des travailleurs. Pour cela, il faut d’abord gagner leur confiance. Toute la mise en scène d’un « sommet social » le 29 mai, puis d’une « conférence de la méthode » le 5 juin dernier avant la « grande conférence sociale » des 9 et 10 juillet sert à cela. Contrairement à son prédécesseur qui avait organisé l’événement en une demi-journée en 2007, François Hollande tient à prendre son temps et à étaler l’événement sur deux jours. Une question se pose : ces sirènes parviendront-elles à endormir les organisations syndicales ?

« Un retour à la normale du dialogue social » ?

Ce jeu de séduction du gouvernement Hollande semble produire ses effets. Pascal Pavagneau, secrétaire confédéral de Force Ouvrière a ainsi déclaré au Nouvel Observateur en sortant de la réunion du 29 mais : « Nous nous félicitons que les choses respectent de nouveau le cadre républicain (…). Nous retrouvons enfin dans les ministres, et dans le Premier ministre, des interlocuteurs crédibles qui soient légitimes pour pouvoir prendre des décisions ou des orientations très positives. C’est un retour à la normale du dialogue dit ‘social’ entre organisations syndicales et le gouvernement » [1]. Humiliés et ignorés pendant la quasi-totalité du quinquennat précédent par Nicolas Sarkozy, les dirigeants syndicaux se satisfont, avant la moindre annonce améliorant concrètement la vie des travailleurs, de retrouver les honneurs qui les amènent à flâner, quelques heures durant, dans les salons des grands ministères et du palais présidentiel.

Que cette manœuvre impressionne Force Ouvrière n’étonnera que ceux qui nourrissent de fortes illusions sur les directions des principales confédérations syndicales. En revanche, on pourrait attendre un discours plus combatif de la plus petite et la plus radicale des organisations syndicales, l’Union syndicale Solidaires. Malheureusement, le chant des sirènes charme plus qu’on ne pourrait l’imaginer. En sortant du « sommet social », Solidaires a publié un communiqué saluant « positivement le fait d’être reçu par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault » louant « sa volonté de développer une réelle démocratie sociale » [2].

Les illusions atteignent également l’intersyndicale des travailleurs de l’entreprise qui se bat depuis des années contre sa fermeture, ArcelorMittal. Ainsi, le délégué de Force Ouvrière, Walter Broccoli, constate : « On a pu parler franchement, sans a priori ». Celui de la CFDT, Jean-Marc Vécrin juge : « Nous avons pu entrer vraiment dans le vif du sujet ». Quant au représentant de la CGT, Yves Fabbri, il a estimé le rendez-vous « valorisant ». « On avance », a-t-il ajouté [3].

On peut comprendre que des dirigeants syndicaux saluent la fin du mépris qui était la règle du Président enfin sorti. Personne dans le monde du travail ne regrette la bande de Nicolas Sarkozy qui a attaché à se montrer aussi servile avec le patronat qu’impitoyable avec les travailleurs ou leurs syndicats. Mais défendre les travailleurs ne peut pas être confondu au plaisir d’être « valorisé » dans un salon parisien. A quoi servent ces grandes discussions médiatisées si rien ne change pour les salariés ? Quelles pistes sont avancées par le gouvernement de François Hollande pour revenir sur les dix années de contre-réformes mises en œuvre par les différents gouvernements de l’UMP ?

Dans le concret, rien de nouveau

Les deux premières annonces d’importance du nouveau gouvernement dans le champ des relations de travail donnent le ton des débats à venir : la hausse du SMIC et la réforme des retraites. La première mesure n’est pas encore officielle. Le Premier ministre a toutefois indiqué la semaine passée que la hausse, « juste et mesurée », serait inférieure à 5%. On a l’habitude de parler de « coup de pouce » pour parler de l’augmentation du salaire minimum. Mais à ce niveau là, il serait plus judicieux de parler de « coup d’auriculaire ». Que va changer une augmentation aussi dérisoire dans le salaire des travailleurs ? Les travailleurs auront moins de 50 euros de plus dans leur salaire pendant que le prix des loyers et de la nourriture ne cesse d’augmenter.

Le combat contre la réforme des retraites a été le moment social le plus « chaud » du mandat de Nicolas Sarkozy. Le mouvement social massif qui l’a combattu a donné à cette réforme une dimension symbolique particulière. Le gouvernement de François Hollande propose le retour au droit à partir en retraite dès l’âge de 60 ans pour les seuls travailleurs ayant 41 annuités de cotisation. Cette mesure ne concerne donc pas les millions de salariés ayant commencé à après 19 ans, ni même ceux qui auraient validé leurs annuités en comptant des périodes de chômage. Pour ce qui est des congés maternité, qui concernent, a priori, des centaines de milliers de salariées, ce n’est pas encore garanti. Au total, l’amélioration Hollande ne touchera qu’un peu plus de 100 000 personnes sans remettre en cause pour les dizaines de millions de travailleurs, le décalage de 60 à 62 ans pour l’ouverture des droits et de 65 à 67 ans pour le droit à une retraite à taux plein. Le démantèlement des droits sociaux est toujours à l’œuvre. Alors bien entendu, on ne peut que se réjouir du fait que des salariés pourront partir plus tôt. Ce qui est révoltant cependant, c’est que cet aménagement de la loi Woerth serve au gouvernement Hollande pour mieux entériner la contre-réforme des retraites.

Le discours de François Hollande est sans aucun doute moins insupportable à entendre que celui de Nicolas Sarkozy. Désormais, le Président de la République n’apparaît plus aussi explicitement comme l’agent du patronat, provoquant le mouvement ouvrier en déclarant que « quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ». Aujourd’hui, les dirigeants syndicaux sont courtoisement invités à discuter dans de beaux salons où ils se sentent « valorisés » dans le cadre d’une « réelle démocratie sociale ». Mais qu’est-ce que les travailleurs ont à faire de cette « démocratie sociale », pratiquée avec succès, par exemple, par le patronat allemand, depuis des décennies, avec des chanceliers sociaux-démocrates ou chrétiens démocrates, avec la complaisance de la bureaucratie syndicale de la DGB, si les salaires sont toujours aussi bas, l’âge de départ continue à reculer et les prix toujours aussi hauts ?

Hollande souhaite de cette manière, gagner du temps et prolonger « l’état de grâce » en insistant sur la « normalité » du nouveau pouvoir. En attendant, par-delà quelques annonces (parité au gouvernement, réduction du traitement des ministres, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, etc.), Les Echos ont l’occasion de souligner, non sans satisfaction, combien « la rupture avec les réformes du quinquennat précédent apparaît souvent plus cosmétique que profonde, plus marginale que générale » [4]. A la vue de tous ces syndicalistes qui se bousculent sur le perron de Matignon pour la photo et qui vont bientôt nous dire que « Hollande, c’est toujours moins pire que Sarko », ou qu’il « faut donner du temps au temps », les travailleurs peuvent déjà tirer un premier bilan de la nouvelle séquence politique. Plus que jamais, ils savent aujourd’hui que s’ils veulent se défendre contre l’avalanche de plans sociaux qui s’annoncent et contre une austérité qui pourrait être mise en musique par le gouvernement plus rapidement que prévu, ce ne sera qu’en s’appuyant sur leurs propres forces, par leurs luttes et leur convergence, qu’ils pourront gagner.

Romain Lamel

Source : http://www.ccr4.org/A-l-Elysee-dans-la-cour-des-Illusions

09/06/12

[1] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/560898-sommet-socia...

[2] Communiqué « L’Union syndicale Solidaires reçue par le Premier ministre », 31 mai 2012.

[3] « L’Intersyndicale d’Arcelormittal salue l’engagement du gouvernement », Le Monde, 04/06/2012.

[4] JF Pécresse, « Quand François Hollande adopte les réformes Sarkozy », Les Echos, 07/06/12.


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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jun 2012 à 21:55

Le gouvernement Ayrault 2 et la tentation de l'ouverture

Comment ne pas paraître confisquer tous les pouvoirs tout en donnant satisfaction aux courants de la nouvelle majorité socialiste hégémonique à l'Assemblée? C'est la nouvelle mission confiée par François Hollande à Jean-Marc Ayrault ce lundi matin. Le Premier ministre a été chargé de former un nouveau gouvernement. 

La composition de sa nouvelle équipe devrait être annoncée jeudi, au retour du chef de l'Etat des sommets du G20 au Mexique et de Rio+20 au Brésil. De l'avis de l'entourage présidentiel, ce remaniement devrait rester très mesuré, "pas plus de deux ou trois noms", sans modifier son équilibre ou sa parité hommes-femmes, scrupuleusement respectée. On évoquait, au PS, la possibilité de pourvoir les portefeuilles du commerce extérieur et de la formation professionnelle.

Un PS hégémonique

Le second tour des législatives a conféré au Parti socialiste la majorité absolue à l'Assemblée, avec 314 sièges sur 577. Le prochain gouvernement aura donc les mains libres puisqu'il est assis sur une majorité qui n'a pas besoin des députés des écologistes ni du Front de gauche pour faire voter ses textes législatifs. Le gouvernement Ayrault 2 sera d'autant plus à l'aise qu'il possède la majorité au Sénat et qu'il contrôle avec ses alliés la plupart des Régions et Départements.

Pas de communistes au gouvernement

Plusieurs membres du PS ont appelé à l'ouverture du prochain gouvernement à d'autres sensibilités. Ce lundi matin, Claude Bartolone, qui brigue la présidence de l'Assemblée nationale, s'est prononcé en faveur de l'entrée au gouvernement de communistes. Une hypothèse balayée dès dimanche soir par Marie-George Buffet. ce lundi matin, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a fait savoir que les conditions n'étaient pas recquises pour que des communistes participent au gouvernement Ayrault 2. Le Parti communiste français tient son conseil national ce lundi matin. Ce dernier se prononcera mercredi sur le sujet de la participation au gouvernement et sur la suite à donner au Front de gauche.

Rebsamen appelle à une ouverture vers le MoDem

Le patron des sénateurs PS, François Rebsamen, s'est lui tourné vers le MoDem. "Même si cela ne dépend pas de moi mais du président de la République, je suis favorable à ce que ceux qui ont soutenu ou voté François Hollande soient représentés ou associés d'une manière ou d'une autre au gouvernement, donc des membres du MoDem", a-t-il déclaré ce lundi matin à l'AFP.

La parti de François Bayrou, battu au second tour à Pau, n'a pour l'heure pas donné suite à la proposition.

Source



Edité par T 34 - 18 Jun 2012 à 21:57
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2012 à 23:11

Jean-Marc Ayrault « Rien ne nous sera donné »

Tel quel

« Vous avez choisi la cohérence, les engagements du président de la République vont pouvoir être mis en œuvre, 
et le fonctionnement harmonieux des pouvoirs publics sera assuré (…). Les prérogatives 
du Parlement seront scrupuleusement respectés, les droits de l’opposition garantis, notre démocratie parlementaire sera ainsi restaurée. Nous sommes certes majoritaires, mais je connais le besoin de pluralité 
et de respect des Français, je veillerai à les garantir. 
Vous avez confirmé votre volonté de changement, 
le gouvernement qui sera nommé cette semaine pourra agir avec efficacité et conduire le redressement 
du pays dans la justice (…). Les efforts devront être 
à la hauteur de nos ambitions pour la France mais 
ces efforts devront être justement répartis. (…) De grands rendez-vous européens sont devant nous (…). Rien ne sera facile, rien ne sera donné ; la situation est difficile, chacun le sait, mais nous avons des atouts, et le premier d’entre eux est notre jeunesse, que le président de la République a placé au cœur du projet pour 
la France, nous saurons mettre en mouvement cette vitalité, pour que notre pays soit plus fort et plus juste. »

Source

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2012 à 16:18

François Hollande : moi président, les lois américaines ne s’appliqueront pas en France

 
Du temps de Sarkozy qui passait des vacances de luxe aux States (vous vous souvenez du canotage avec bourrelet effacé sur la photo ?) et interpelait familièrement Obama dans les rencontres (« Hé, Barack, hé Barack »), la France était couchée sous l’Oncle Sam.

Heureusement, aujourd’hui, le premier personnage de l’Etat est de gauche (enfin, PS) et le second, le président du Sénat, est un ami de Cuba (il a épousé une Cubaine).

Donc, ils vont réagir « à la De Gaulle » devant l’information suivante :

Le 12 juin dernier, le Bureau de Contrôle des Actifs Etrangers du Département du Trésor des Etats-Unis (OFAC, pour son sigle en anglais) a annoncé qu’il avait infligé une amende de 619 millions de dollars à la banque hollandaise « ING Bank » pour avoir effectué, avec ses filiales dans plusieurs pays, dont la France, des transactions financières et commerciales avec des entités cubaines, transactions interdites par la loi US extraterritoriale relative au blocus contre Cuba.

C’est la plus forte amende imposée par l’OFAC dans toute son histoire, pour des entorses au blocus que les USA maintiennent depuis un demi-siècle en dépit des votes répétés et quasi-unanimes des pays membres de l’ONU.

Le directeur de l’OFAC, Adam Szubin, a dit que cette amende « devra servir d’avertissement clair à tous ceux qui essaieraient d’échapper aux sanctions des Etats-Unis. »

Mais c’est sans compter sans Hollande : « Moi Président, la France sera souveraine, personne ne lui dictera sa loi et ne l’empêchera d’avoir des rapports commerciaux avec qui que ce soit ». Et toc !

Vous pariez ?

Théophraste R. (Gaulliste tardif à ses heures).

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2012 à 20:11

Un remaniement gouvernemental dans la douleur

Par un simple communiqué, l’Élysée a annoncé la liste des nouvelles affectations. François Baroin est ministre de l’Économie.

Ce devait être une pièce maîtresse de l’Élysée : l’annonce du remaniement ministériel, faisant notamment suite au départ de Christine Lagarde du ministère de l’Économie pour le FMI, a été finalement rendue public par un simple communiqué, hier, en milieu d’après-midi. La confusion engendrée par les dosages politiciens des nominations et des affectations ont pesé lourd dans un désordre révélateur de la fragilité de Nicolas Sarkozy.

Au final, François Baroin, un chiraquien sarko-compatible, qui était en poste au ministère du Budget, succède à Bercy à Christine Lagarde. L’Élysée, dans un premier temps, lui avait préféré Bruno Lemaire, un ex-villepiniste. Nicolas Sarkozy a été contraint à manœuvrer en recul, François Baroin, avec le soutien de François Fillon, mettant dans la balance sa démission : pour lui, l’objectif est de se positionner à un poste clé pour la présidentielle de 2017, prenant ainsi un avantage sur un Jean-François Copé, actuel patron de l’UMP, qui guigne lui aussi la pole position pour ce rendez-vous. Valérie Pécresse, proche de Jean-François Copé, par un jeu de chaises musicales, passe de l’enseignement supérieur au budget. Elle sera aussi porte-parole du gouvernement. Laurent Wauquiez devient, par ricochet, ministre de l’Enseignement supérieur.

Envisagé depuis plusieurs mois, un remaniement devait aussi faire la part belle à des centristes, pour calmer les ardeurs de Jean-Louis Borloo. La pêche n’est pas miraculeuse : Jean léonetti est chargé des Affaires européennes, François Sauvadet, devient ministre de la Fonction publique en remplacement de Georges Tron, empêtré dans ses affaires judiciaires, Marc Laffineur, accède au secrétariat d’État auprès du ministre de la Défense. David Douillet est promu au nouveau ministère des Français de l’étranger. Pour la droite populaire, interface avec le FN, Thierry Mariani est ministre des Transports. Enfin, Claude Greff, est nommée secrétaire d’État à la Famille : en 2009, elle s’occupait des mariages gris auprès de Brice Hortefeux.

Dominique Bègles

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Les déçus du remaniement se font entendre

Ce devait être un remaniement à la marge. Mais la nomination jeudi soir des quatre nouveaux venus dans le gouvernement Ayrault 2, a eu le dont d'agacer.

Plusieurs interlocuteurs de ces  ministres délégués (Thierry Repentin à la Formation professionnelle, Anne-Marie Escoffier à la Décentralisation, Guillaume Garot à l'Agroalimentaire et Hélène Conway aux Français de l'étranger) ne se sont pas privés de le clamer publiquement. Revue d'effectif des mécontents.

  • Les associations de protection de l'environnement et les forages en Guyane

Nicole Bricq passe de l'Ecologie au Commerce extérieur et plus rien ne va pour les écologistes. Alors en poste, celle qui était encore jeudi à Rio pour représenter la France au sommet sur la planète, avait annoncé la semaine dernière la "remise à plat" de l'autorisation de forage pétrolier de Shell en Guyane, disant vouloir rééxaminer l'ensemble des permis d'exploration d'hydrocarbures, y compris ceux déjà attribués. Son changement de poste intervient en même temps que l'annonce de la reprise des forgaes exploratoires du groupe pétrolier Shell au large de la Guyane.

"A ma connaissance les forages reprennent, je confirme qu'ils ont été autorisés", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, lors du compte rendu du Conseil des ministres. Les écologistes dénoncent le revirement du gouvernement sur cette affaire de nouveaux forages à 150 km au large des côtes et s'interrogent sur le changement de titulaire du ministère de l'Ecologie lors du remaniement ministériel de jeudi. "On vient de louper un geste fort du gouvernement et une avancée du code minier", a  ainsi déclaré jeudi Christian Rougé, coordinateur de Guyane Nature Environnement, inquiet pour la biodiversité en cas de marée noire.

  • Les écologistes et la dévaluation du ministère de l'Ecologie

Najat Vallaud-Belkacem a tenté de faire taire les critiques des élus d'Europe écologie Les verts (EELV) au sujet du remplacement express de Nicole Bricq par Delphine Batho à l'Ecologie. La Porte-parole du gouvernement ne pense pas, comme Jean-Vincent Placé, chef de file d'EELV au Sénat, qu'il s'agisse du "premier bémol" du gouvernement. "Dans le contexte qui est celui de la France d'aujourd'hui, je ne crois pas que le Commerce extérieur constitue un enjeu moins important que l'Ecologie", a-t-elle fait valoir.
De son côté, Christiane Taubira a démenti toute friction avec Delphine Batho qui aurait dicté le changement de porte-feuille de cette dernière, de la Justice à l'Ecologie. "Il ne s'est strictement rien passé avec madame Batho", a affirmé la Garde des sceaux Christiane Taubira au micro de BFM TV.

  • Les professionnels du transport routier entre deux eaux

la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) s'est dite surprise au lendemain du remaniement ministériel qui voit Nicole Bricq remplacée par Delphine Batho. "On ne s'attendait pas à un changement pour un ministère aussi important", s'étonne-t-elle. Se gardant de toute "appréciation a priori" sur Delphine Batho, la FNTR affirme  toutefois avoir apprécié "le profil économique" de Nicole Bricq, dont le tandem avec Frédéric Cuvillier présentait l'avantage de "rassurer le secteur".

 

  • France terre d'asile et la politique d'immigration

L'association déplore que François Hollande et Jean-Marc Ayrault semblent maintenir l'immigration sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, et non pas d'un comité interministériel, une réforme introduite par Nicolas Sarkozy. "Le nouveau pouvoir semble donc avoir choisi d'ignorer l'appel des 50 organisations, syndicats et personnalités qui ont d'une seule voix demandé la semaine dernière au président de la République de sortir du modèle de gouvernance "sarkozyste" en matière de migrations. (...) Il n'y a là aucun signe encourageant pour la société civile et les défenseurs des droits de l'Homme."

FTA précise pourtant qu'un "changement nous avait été promis mais les premières notes jouées par le nouveau gouvernement sont hélas issues d'un répertoire qui n'a suscité jusqu'alors que rejet", affirme l'association, en soulignant que "la personnalité du ministre de l'Intérieur n'est pas en cause".

 

  • SOS Racisme et le Cran sans ministère de l'Egalité

"SOS Racisme ne peut qu'exprimer sa déception de ne pas avoir été entendue par le gouvernement suite à l'appel à la création d'un ministère de l'Egalité des droits et de la Lutte contre les discriminations (...) L'absence d'un tel ministère prive d'un marqueur fort le début de ce quinquennat dont la survenue a été en partie rendue possible du fait du rejet exprimé par les Français des logiques de stigmatisation portées par le précédent pouvoir", explique l'association dans un communiqué.

Le Cran, de son côté, a déploré l'absence d'un ministère "chargé de la lutte contre le racisme" et affirme "dénoncer la discrimination qui est inscrite au coeur même de ce nouveau gouvernement".

Bon point pour le nouveau ministère de la Formation. Le remaniement fait cependant aussi des heureux. Comme l'association de apprentis (Anaf), l'Unef, première organisation étudiante, a salué ce vendredi la création d'un ministère dédié à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage mais regrette qu'il ne soit pas rattaché à l'Education. L'Unef réclame aussi "la tenue d'un sommet pour la jeunesse sous l'égide du Premier ministre (...) pour qu'une politique globale pour la jeunesse puisse être définie en concertation avec les organisations de jeunes".

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«Résistez!» L’appel du PCF à Hollande contre l’austérité

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a lancé, mercredi, lors d’un meeting à la Mutualité, à Paris, un appel à la mobilisation contre le traité Sarkozy-Merkel, rappelant à François Hollande ses engagements en faveur de sa renégociation.

« Résistez ! Donnez-vous du temps et de la force, tournez-vous vers les Français et les parlementaires ! » Par ces mots, Pierre Laurent a lancé un appel au président de la République à ne pas céder aux sirènes de l’austérité, qui se font de plus en plus fortes à mesure qu’approche le sommet européen des 28 et 29 juin prochains.

Une politique de rigueur stricte

C’est à l’occasion du meeting de clôture de la conférence nationale de son parti, mercredi soir, à Paris, salle de la Mutualité, que le secrétaire national du PCF a, devant plusieurs centaines de militants, rappelé à François Hollande ses engagements à propos du traité Sarkozy-Merkel : « Vous-même avez considéré qu’avec ce traité, il ne serait pas possible de mener votre politique, celle que vous avez promise aux Français. » « Or, s’est-il inquiété, on nous dit aujourd’hui qu’il pourrait ressortir intact du sommet européen et qu’on se contenterait d’y ajouter quelques mesures dites de croissance. » Et d’estimer qu’il y a là « une contradiction » dans laquelle « nous ne pouvons pas rester », puisque « tout dans ce traité va contredire cette ambition de croissance ».

Ce texte, signé en mars par le duo Sarkozy-Merkel, mais non encore ratifié, soumettrait en effet les États à une politique de rigueur stricte, en vue de la réduction des déficits, avec contrôles et sanctions à la clé, limitant d’autant la souveraineté budgétaire des parlements nationaux. Et les derniers signaux envoyés par François Hollande sont plus mitigés que la renégociation à laquelle il s’était engagé : « Nous devrons (...) y mettre tous les instruments qui peuvent, et avec modification du traité ou pas de modification du traité, être efficaces », a-t-il, par exemple, expliqué la semaine dernière à Rome. Selon Pierre Laurent, « il se murmure aussi que la France pourrait inscrire sa ratification au Parlement dès les premiers jours de juillet ».

"La France doit ouvrir des changements en Europe"

Une situation inacceptable pour le dirigeant communiste, qui juge que « la victoire de la gauche en France doit ouvrir des changements en Europe ». « Nous ne pouvons pas avoir chassé Sarkozy et gouverner demain avec son traité », précise-t-il. Les parlementaires du Front de gauche, au Sénat comme à l’Assemblée, ne ratifieront donc pas un texte qui n’aurait pas été « réellement changé », a-t-il prévenu. Plus encore, le PCF appellera « ces jours-ci, s’il le faut, à se mobiliser pour pousser les parlementaires dans leur ensemble à ne pas ratifier ce traité ».

François Hollande est aussi encouragé à faire connaître ce texte que son prédécesseur a caché pour s’appuyer sur une mobilisation populaire. Et pour cause, les chemins de l’austérité ont, chaque fois qu’ils ont été suivis, conduit les peuples à une crise encore accrue, à l’instar de la Grèce, de l’Espagne ou encore de l’Italie. Le président du Parti de la gauche européenne (PGE) a aussi déroulé le fil des propositions du Front de gauche sur cette question, notamment l’idée de convoquer « des états généraux de la refondation européenne en mobilisant toutes les forces sociales, syndicales, citoyennes disponibles ».

Remédier à l'injustice démocratique

Cet appel au président à tenir ses engagements, Pierre Laurent l’a également formulé sur l’introduction de la proportionnelle pour les législatives, pour que « dans cinq ans, l’injustice démocratique ne se reproduise pas ». Il a par ailleurs estimé que les projets du gouvernement, tant en matière de pouvoir d’achat, d’emplois, que de services publics, ne sont pas à la hauteur des « urgences sociales », et que la question des « moyens du changement » devra être affrontée : « La gauche a tous les pouvoirs institutionnels, va-t-elle s’en servir pour reprendre le pouvoir sur l’argent ? » a-t-il interrogé. C’est en ce sens que, pour les communistes, le Front de gauche a vocation à agir, en rassemblant « tous ceux qui ne veulent pas renoncer ».

Pour une banque solidaire. La semaine prochaine, une « initiative européenne » pour la création d’une banque publique au service du développement social, écologique et solidaire sera déposée sur le bureau de la Commission européenne, à Bruxelles. Pierre Laurent, pour le Parti de la gauche européenne (PGE), et Alexis Tsipras, pour Syriza, y porteront, avec d’autres personnalités du continent, ce projet conçu comme un outil de sortie de crise et de transformation du système bancaire. La Commission aura ensuite deux mois pour accepter ou non son dépôt. Commencera alors la quête du million de signatures nécessaires à son examen par les instances de l’UE. En France, la collecte démarrera dès la Fête de l’Humanité.

Julia Hamlaoui



Edité par T 34 - 22 Jun 2012 à 20:37
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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