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Flamby Ier : Ses actions, vos réflexions

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2012 à 21:37

Paris salue l’austérité grecque

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, s’est félicitée lundi matin sur France Inter du résultat des élections... grecques. La droite pro-austérité devance, de peu, la gauche anti-austérité d’Alexis Tsipras et va former un gouvernement avec le Pasok, arrivé loin derrière, pour licencier 150 000 fonctionnaires. Retour à la case départ, en Grèce le changement, ce n’est pas maintenant...

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2012 à 22:12

Éditorial par Jean-Paul Piérot

Pressions et résistance

Le piège peut paraître grossier, mais il faudra bien que le gouvernement apporte des réponses convaincantes, oppose des répliques sans appel pour le déjouer. L’organe militant de la droite et de la finance que ne cesse d’être le Figaro consacrait hier sa une à un « plan secret du gouvernement » de baisse des dépenses de l’État. Et le journal, qui déclare avoir pris connaissance d’une note de Matignon, d’afficher des pourcentages de réductions importantes, sur trois ans, des dépenses de fonctionnement, d’interventions et du nombre de fonctionnaires, en dehors de l’éducation, de la justice et de la police. Le message est clair : en affirmant que pour compenser les 65 000 postes dans les secteurs jugés prioritaires, le gouvernement ne remplacerait pas deux fonctionnaires sur trois ailleurs, la droite tente de légitimer les réductions d’effectifs décidées précédemment par Nicolas Sarkozy ce serait, dixit le Figaro, « le changement dans la continuité ».

Un début de réponse à ces « révélations » a été apporté sous forme de démenti par François Hollande qui les a jugées « invraisemblables ». Mais à quelques semaines de la conférence sociale, le gouvernement devra faire toute la clarté sur ses véritables intentions et ne plus se contenter d’affirmer, comme l’a fait le ministre du Travail, Michel Sapin, qu’il n’y aura pas de diminution globale du nombre des fonctionnaires ni d’augmentation. L’angle d’attaque choisi par la droite participe des pressions visant en fait à amener le nouveau gouvernement à ne pas sortir du sillage imprimé par la politique antérieure de saignée dans les dépenses publiques et de politique fiscale favorisant le capital. Faisant assaut de démagogie, Valérie Pécresse, qui il y a quelques mois présidait encore comme ministre du Budget à toutes les coupes dans les dépenses sociales et les services publics, annonce « une politique d’une brutalité inouïe et un mois de juillet qui va être le mois de la facture pour les Français ».

Mais ce qui fait sortir hors de ses gonds cette sarkozyenne impénitente, ce n’est pas la hausse du prix du gaz et de l’électricité acceptée par Nicolas Sarkozy et reportée par lui après les élections, qui va peser sur le budget des familles modestes, mais les 75 % de taux d’imposition sur les revenus annuels supérieurs à 1 million d’euros ! Accordons à Mme Pécresse la qualité d’être fidèle à sa caste. La veille, c’était Laurence Parisot qui tentait de nous arracher des larmes à propos du projet de taxe de 3 % sur les dividendes distribués aux actionnaires et sur la bien modeste augmentation annoncée du Smic. Et de s’alarmer de la perspective d’une loi contre les licenciements abusifs et contre les fermetures de sites industriels en cas de possibilité de reprise par une autre société.

Le gouvernement, qui est porté par une forte aspiration populaire au changement et observé aussi par le monde du travail qui a chassé Nicolas Sarkozy, aura-t-il la volonté de résister aux pressions conservatrices à l’échelle nationale et européenne ? Pour une large part la réponse est entre les mains du mouvement social, de la gauche qui fait front, qui ne cède pas aux sirènes du renoncement.

Jean-Paul Piérot

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jun 2012 à 23:01

L’heure des choix pour le gouvernement  Ayrault II

Réuni en séminaire hier après-midi à Matignon, le gouvernement veut tenir l’objectif d’un retour à l’équilibre en fin de quinquennat sans austérité, alors que la croissance patine.

À la veille d’un coup de pouce des plus limités au Smic, le gouvernement devait détailler ses orientations pour parvenir à 3 % de déficit en 2013, à l’issue d’un séminaire rassemblant à Matignon l’ensemble des ministres. Si le candidat Hollande a émis un principe général de « maîtrise » de la dépense publique, censée progresser en volume de 1,1 % par an en moyenne, il n’a pas jusqu’ici étayé la manière d’y parvenir, quand son augmentation tendancielle est de 2 %. Le tour de table d’hier devait en préciser les moyens, avant un débat d’orientation budgétaire début juillet, au Parlement.

Dans un premier temps, le déficit, imputé largement au précédent gouvernement, doit être ramené à 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) à la fin de cette année, contre 5,2 % fin 2011, selon les engagements pris devant les Français durant la campagne. Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a confirmé lundi que le gouvernement était en quête de 7 à 10 milliards d’euros pour atteindre ce premier objectif. Un collectif budgétaire, attendu début juillet, doit permettre de générer cette somme dès cette année. Il annulera d’abord plusieurs mesures phares de Nicolas Sarkozy, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, et présentera des mesures nouvelles telles qu’une taxe de 3 % sur les dividendes distribués aux actionnaires.

Côté recettes encore, le gouvernement prendra à l’automne des « mesures qui seront des mesures fiscales de rendement », selon le ministre de l’Économie – un euphémisme pour des hausses d’impôt –, donc jouant sur l’impôt sur le revenu comme sur l’impôt sur les sociétés, à travers une réforme fiscale structurelle et non des pansements multiples. Selon quelle ampleur ? Sûrement pas dans la suppression de « deux euros de dépenses publiques pour chaque euro de recettes fiscales supplémentaires », comme y engage Laurence Parisot, la présidente du Medef. Le gouvernement s’appuiera également sur des mesures d’économies de dépenses, récusant « toute idée d’austérité », car « l’austérité, ça supposerait que tous doivent être atteints de la même façon », détaille le député PS Olivier Faure. François Hollande avait assuré que les mesures « s’adresseront à ceux qui ont le plus », et ont été servis sous Nicolas Sarkozy.

Claude Bartolone au perchoir Sans surprise, choisi jeudi dernier par les députés socialistes pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale, l’actuel président du conseil général de Seine-Saint-Denis sera élu aujourd’hui à cette fonction, la quatrième dans
la hiérarchie de l’État. Dans ce scrutin 
à bulletins secrets – chaque député viendra voter à la tribune –, il sera opposé au président sortant UMP, Bernard Accoyer, mais son élection est acquise, puisque les socialistes et leurs proches alliés détiennent la majorité absolue. L’Assemblée ne se mettra au travail que la semaine suivante.

Lionel Venturini

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jun 2012 à 00:57

L'austérité c'est maintenant

François Hollande met les doigts dans la rigueur

 
Le gouvernement annonce, à deux jours d’un sommet européen décisif, un gel pur et simple des dépenses de l’État sur trois ans. L’essentiel de l’effort prévu dans le collectif budgétaire viendra toutefois de hausses d’impôts des plus riches.

Dans l’imaginaire de la gauche, depuis 1983, il y a le « tournant de la rigueur », ce moment où la gauche élue renonce à ses convictions transformatrices devant l’obstacle et redevient gestionnaire. François Hollande emprunte-t-il, sitôt élu, ce fameux tournant ? Le séminaire gouvernemental de lundi, avec ses annonces de dépenses gelées au-delà de ce qui était suggéré durant la campagne, va s’avérer en tout cas un tournant politique. La droite et ses éditorialistes s’y engouffrent, sur l’air du on-vous-l’avait-bien-dit. La gauche non gouvernementale voit dans l’aumône faite aux smicards un « renoncement » ; « le salaire minimum, réagit Olivier Dartigolles pour le PCF, est une grande conquête sociale qui, après cinq années de sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2 %. Augmentation légale déduite, les smicards pourront s’offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie. »

1 milliard de dépenses des ministères gelé

Le gel des dépenses publiques « en valeur », auquel va procéder le gouvernement, et non plus « en volume » (augmenté de l’inflation, donc), signifie de facto une baisse du budget de l’État, de la Sécurité sociale, des établissements publics et des dotations aux collectivités territoriales (hors charge de la dette et pensions). Aucun euro de plus qu’aujourd’hui ne sera dépensé jusqu’en 2015. Chaque année, le budget réellement disponible s’en trouvera donc amputé de la valeur de l’inflation – elle s’est élevée à 2,5 % en 2011. François Fillon, dans son premier plan d’austérité qui ne disait déjà son nom, avait eu recours au même procédé. La nuance est que « la maîtrise des finances publiques ne sera pas définie de façon comptable et aveugle », affirme Matignon, qui doit transmettre aux ministères sa lettre de cadrage dans les prochains jours.

Pour faire bonne mesure, le gouvernement va geler 1 milliard de dépenses des ministères qui devaient être engagées d’ici à la fin de l’année, dans le cadre de ses efforts pour boucler le budget de l’année 2012, a affirmé le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, milliard qui se rajoutera au gel déjà appliqué. Tous les ministères, hormis ceux jugés prioritaires, c’est-à-dire ceux de l’Éducation nationale, de la Justice et de l’Intérieur, seront touchés. Dans l’Éducation, les 60 000 postes seront financés par des agents en moins dans les ministères non prioritaires, et les recrutés pour l’école ne devraient pas être tous des titulaires, mais aussi des contractuels, notamment les futurs agents de prévention et de sécurité.

Le rétablissement de l’ISF et la hausse des droits de succession sont confirmés, tout comme la taxation des dividendes à 3 % dès cette année, qui rapportera environ un milliard d’euros en année pleine. La défiscalisation des heures supplémentaires sera annulée, à l’exception des petites entreprises. Enfin, concernant l’imposition à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, Jérôme Cahuzac tempère : « Ce sera pour la loi de finances initiale, et les choses ne sont pas calées. »

La gauche au pouvoir se targue d’appliquer, ni plus ni moins, le programme sur lequel elle a été élue. Durant la campagne, Pierre Moscovici, aujourd’hui aux manettes de Bercy, avait séparé le quinquennat en deux, d’abord le « redressement » dans l’effort justement réparti, puis, avec le retour de la croissance, la « redistribution ». L’avantage étant de se présenter à nouveau aux électeurs avec les bras chargés des fruits de la croissance.

La majorité présidentielle pourra-t-elle ignorer l’urgence sociale et salariale ? Olivier Dartigolles note que « la question salariale est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en termes de justice sociale ». Et la nécessité de « l’indispensable rupture avec l’austérité qui nourrit la crise à l’échelle européenne » et brise la croissance, que le président de la République appelle pourtant de ses vœux.

François Hollande a prévenu : « La croissance ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires, au moment où les États connaissent un endettement élevé », a-t-il affirmé le 12 juin devant le Conseil économique et social, dans un discours passé quelque peu inaperçu – ce jour-là, sa compagne twittait son fameux soutien au candidat opposé à Ségolène Royal. Le chef de l’État exclut donc toute relance par la dépense, comme il renonce aux eurobonds et au crédit direct aux États de la Banque centrale européenne. Avec ces clarifications, il aborde en égal ses homologues allemand, italien et espagnol, à la veille du sommet européen de Bruxelles, jeudi et vendredi. La question est désormais : comment compte-t-il se procurer la croissance attendue, sauf à attendre la reprise mondiale, à compter de 2013, entrevue par les conjoncturistes ?

L’État des lieux des finances publiques sera connu lundi 

L’audit tant attendu de la Cour des comptes sur les finances publiques de la France, initialement prévu le 28 juin, 
sera rendu public le 2 juillet. Un état des lieux des finances publiques et surtout des précisions sur les marges 
de manœuvre budgétaires pour le nouvel exécutif, 
lui permettant de tenir les engagements sur le déficit 
à 4,5 % du produit intérieur brut fin 2012 et 3 % un an plus tard. Un rapport qu’utilisera, dès le lendemain, Jean-Marc Ayrault 
pour définir sa politique générale devant les députés. 
Par ailleurs, la Cour des comptes annonce qu’elle exposera 
« les principes et les leviers d’action utilisables pour assurer 
à partir de 2013 l’indispensable redressement de nos finances publiques ». Rappelons que le président François Hollande 
s’est engagé à parvenir à l’équilibre global des recettes 
et des dépenses publiques (État, collectivités locales, Sécurité sociale) en 2017.

Lionel Venturini

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Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 01:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jun 2012 à 01:08

L'austérité c'est maintenant

Le gouvernement Ayrault part à la chasse aux dépenses publiques

Laustère%20premier%20ministre%20fait%20son%20discours%20de%20politique%20générale

Le gouvernement Ayrault vient effectivement d’annoncer une baisse drastique des dépenses publiques. Dans certains ministères, 60% des départs pourraient ne pas être remplacés. Pourtant, lorsque le Figaro avait révélé l’information la semaine dernière, François Hollande avait fermement démenti.

C’est l’heure des lendemains qui déchantent pour le gouvernement Ayrault. Bye-bye les promesses, et bienvenue à la rigueur, donc. Un mot qui ne plait pas au président de la république, lui préférant le terme d’« effort ».
A l’issue du séminaire concernant le projet budgétaire pour l’année 2013, lundi 25 juin, les premières mesures commencent à tomber. Jeudi 28 juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a envoyé aux 38 ministres et délégués la liste du programme. Et il s’avère peu réjouissant : le nombre de fonctionnaires doit diminuer de 2,5% par an entre 2013 et 2015, hors secteurs prioritaires (Education, Justice, police et gendarmerie), qui verront leurs effectifs augmenter de 65 000 postes durant le quinquennat. Car Matignon poursuit un double objectif : stabiliser les effectifs publics d’ici 2017 tout en renforçant ces trois ministères.
Or, François Hollande avait promis durant sa campagne de ne pas revenir sur les engagements du précédent gouvernement. En effet, Nicolas Sarkozy s’était engagé auprès de Bruxelles à ramener d’ici 2013 le déficit budgétaire à 3% du PIB -en 2012 il était de 4,5%- ; Il faut donc bien piocher dans certains ministères pour redistribuer aux autres. Une logique implacable que le ministre du travail Michel Sapin a résumée  prosaïquement : « Quand on a une priorité quelque part, ça veut dire que dans les autres secteurs, on diminue les effectifs. C'est quand même simple à comprendre et je crois que les Français le comprennent très bien ».

Non-remplacement de trois fonctionnaires sur cinq dans certains secteurs
Le gouvernement Fillon a supprimé 150 000 postes de fonctionnaires en cinq ans, grâce à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, y compris dans l’Education et la police. En accordant un régime de faveur aux trois ministères, celui d’Ayrault risque de voir cette règle passer à trois sur cinq dans certains secteurs.
Interrogé ce vendredi matin sur France Info, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, pense que : « Ce sont des orientations très négatives. Malheureusement, il semblerait que par anticipation, on donne des gages aux orientations du pacte budgétaire européen ». A l’heure même où se tient le sommet européen, Pierre Laurent déplore la décision du gouvernement Ayrault : « Ca veut dire qu'on accepte par avance de s'inscrire dans le pacte d'austérité budgétaire alors que François Hollande avait annoncé sa renégociation. C'est décidément très mal parti » a-t-il ajouté.
En dehors de ces coupes drastiques, c’est l’ensemble des ministères, prioritaires compris, qui devront désormais se serrer la ceinture. Au menu : baisse des achats de fournitures, des dépenses consacrées à l’entretien des locaux, et des flottes automobiles. Actuellement, elles sont chiffrées à 12% du budget de l’Etat. L’objectif est de les ramener à 7% en 2013, et à 4% en 2014 et 2015. Idem pour les aides et subventions, qui atteignent à ce jour 40% du budget.

Première étape du projet de loi de finances
Voilà pour les mesures annoncées par lettres de cadrage jeudi. Matignon engage désormais les ministres à présenter leurs propositions lors d’une réunion prévue courant juillet. Le chef du gouvernement allouera ensuite à chaque ministère un budget pour les trois prochaines années. Mais ces coupes dans les dépenses publiques ne représentent qu’un premier pas. En effet, le gouvernement travaille sur un projet de loi de finances (PLF) pour 2013, qui sera présenté au Parlement à la rentrée. Quant à la Cour des comptes, elle doit remettre son rapport sur les finances publiques lundi 2 juillet au matin à Jean-Marc Ayrault. Le premier ministre ajustera ensuite les politiques budgétaires et fiscales d’après ses conclusions. Voilà qui devrait plaire à la Commission européenne et à la chancelière allemande Angela Merkel, qui exigent de la France des réformes structurelles au plus vite. En plein milieu du sommet européen, cette annonce tombe vraiment bien…

Charlotte Helias



Edité par T 34 - 05 Jul 2012 à 22:29
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jul 2012 à 00:09

Thibault appelle le gouvernement à "changer en positif le quotidien des salariés"

Le secrétaire général de la CGT a demandé jeudi au gouvernement de "montrer un certain volontarisme (...) pour changer en positif le quotidien des salariés".

Bernard Thibault s'exprimait devant la presse quatre jours avant le début de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. "C'est un moment important pour le gouvernement qui doit montrer un certain volontarisme à prendre des mesures pour changer en positif le quotiden des salariés", a-t-il dit.

Première de ces mesures: "stopper la fermeture des sites performants" et "redéfinir le licenciement économique" par une loi. Pour le leader de la CGT, qui évalue à 80.000 le nombre d'emplois menacés actuellement, "les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation". "Le coût du travail est inférieur à la moyenne européenne" et "il est donc faux de dire, comme l'affirme Laurence Parisot (présidente du Medef, ndlr), que les difficultés économiques et le chômage seraient liés à un coût de travail trop élevé".

Bernard Thibault a aussi demandé que "les salariés aient un droit de regard sur les choix stratégiques des entreprises", "un droit suspensif" sur les décisions, au sein des Conseils d'administration.

Mesures immédiates

Le numéro un de la CGT a plaidé également en faveur de "mesures immédiates qui ne coûtent pas des milliards". Il a cité la nécessité d'imposer des sanctions aux entreprises qui ne respectent pas la loi en matière d'égalité professionnelle hommes-femmes et à celles qui ne respectent pas le Smic. Il a souhaité également "la remise à plat complète des aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises qui s'élèvent à 172 milliards d'euros par an" et la convocation de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal.

Le secrétaire général de la CGT a suggéré aussi au gouvernement de fixer "l'objectif de créer un million d'emplois dans l'industrie à l'horizon 2017". Il a expliqué qu'un emploi industriel génère quatre emplois supplémentaires dans l'économie.

  • A lire aussi:

La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

Emploi: la liste noire de la CGT s'allonge

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jul 2012 à 00:23

Editorial Par Jean-Paul Piérot

Discours d'Ayrault: une forte attente

Pour Jean-Paul Piérot, qui signe l'édito de l'Humanité de ce mercredi, Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer l’électorat de gauche sur sa volonté de rompre avec la politique 
de la droite. Mais sur les dossiers sociaux les plus lourds, le Premier ministre est resté dans les clous trop serrés du rigorisme de la chasse aux déficits.

En écoutant le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault, on pouvait mesurer en écho la force des attentes sociales, de justice, de démocratie et de modernité habitant toujours la majorité de Français qui a renvoyé Nicolas Sarkozy. Et il apparaît évident que le nouveau premier ministre l’a mesurée lui-même en rédigeant son discours. Il a beaucoup parlé d’espoir, comme s’il avait craint que les premiers actes de son gouvernement, notamment son extrême timidité à augmenter le Smic, n’aient déjà écorné l’espérance des hommes et des femmes qui avaient le plus intérêt – un intérêt vital – au changement politique. Aussi, sans revenir sur la politique de rigueur, même s’il préfère parler d’effort, Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer l’électorat de gauche sur sa volonté de mettre en œuvre une politique qui rompe avec celle de la droite aujourd’hui rejetée une opposition rageuse.

En détaillant les prochaines mesures destinées à insuffler de la justice dans la fiscalité, en frappant « ceux qui ont été exonérés des efforts collectifs », il satisfait une grande partie de l’opinion indignée pendant le quinquennat Sarkozy par les privilèges accordés à la caste des riches (baisse de l’ISF, bouclier fiscal, heures supplémentaires défiscalisées, droits de succession allégés…). En effaçant tous ces avantages spécial Fouquet’s et en introduisant de nouvelles tranches de l’impôt sur le revenu, et une contribution plus juste des grandes entreprises (banques et pétroliers), le chef du gouvernement, qui applique les 60 propositions de François Hollande, veut faire la démonstration que les efforts exigés pour tous seront répartis proportionnellement selon les revenus de chacun.

Le discours confirme les promesses les plus emblématiques parmi toutes celles qui furent énoncées pendant les campagnes électorales présidentielle puis législative : le droit de vote pour les résidents étrangers aux élections municipales, les droits reconnus des couples homosexuels, l’abolition de la réforme antidémocratique des collectivités locales, l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections.

Mais, sur les dossiers sociaux les plus lourds, Jean-Marc Ayrault est resté dans les clous trop serrés du rigorisme de la chasse aux déficits. Peut-on envisager par exemple que les 60 000 postes annoncés avec raison dans l’éducation pourraient s’accompagner de l’hypothèse d’une baisse d’effectifs dans la santé ? On déplorera la même insuffisance sur les retraites, où, malgré une avancée pour les travailleurs qui ont atteint leurs annuités à 60 ans, il n’est toujours pas question de revenir sur l’ensemble de la réforme de Sarkozy contre laquelle s’est mobilisé le monde du travail. Jean-Marc Ayrault assure vouloir inscrire le changement dans la durée. Sa portée dépendra pour une part décisive sur l’empreinte qu’imprimera 
le peuple de gauche.

Par Jean-Paul Piérot

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« Activité syndicale : le crime du siècle ? » (Collectif LBO)

Lettre ouverte à Monsieur le président de la République François Hollande. En ce jour de conférence sociale, nous nous félicitons de votre initiative et de votre intérêt pour les revendications syndicales; parmi les thèmes abordés, celui de la démocratie sociale nous paraît essentiel.

Notre Collectif a porté dès 2006 dans le débat public la question des LBO* en France, attirant l’attention d’acteurs syndicaux, associatifs et politiques sur la question centrale de la transmission des entreprises, et sur les risques inhérents à ce type de montages. De multiples analyses comptables ont  montré, depuis, une déformation préoccupante de la répartition de la valeur ajoutée dans ces sociétés, au profit des actionnaires et au détriment des salariés et de l’investissement.

  • La prise de participation des fonds d’investissement dans de nombreuses entreprises ne laisse pas d’être inquiétante.

Rappelons qu’en 2006 déjà, les entreprises sous le contrôle des fonds d’investissement généraient près de 10% du PIB français, contre 25% du PIB aux Etats-Unis. Cette forme de reprise d’entreprises représente un coût élevé pour nos finances publiques par l’incitation fiscale octroyée et soutenue par les gouvernements précédents, qu’il s’agisse de la déductibilité des intérêts de la dette LBO, de la niche dite « Copé » (évaluée de 4 à 22 milliards de manque à gagner pour l’Etat selon les sources), du crédit d’impôt recherche astucieusement détourné de sa finalité, de subventions publiques sans contreparties peu contrôlées et jamais remises en cause, voire même d’évasion fiscale.

A cet égard, il n’est pas inutile de relever que la Cour des comptes, dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques remis récemment à Monsieur le Premier Ministre, préconise de réexaminer « les dispositions du régime d’intégration fiscale des groupes de sociétés qui vont au-delà de la simple compensation des résultats bénéficiaires et déficitaires ».

M. Philippe Marini, président de la commission des finances du sénat, soulignait d’ailleurs, lors de la séance du 6 décembre 2011, que le gouvernement de l’époque évaluait le rendement potentiel de l’écrêtement de la déductibilité des intérêts d’emprunt par rapport au résultat fiscal d’une entreprise à 17 milliards d’euros. Ces 17 milliards, offerts gracieusement aux actionnaires, pourraient utilement réintégrer les finances publiques en limitant le recours au surendettement des entreprises dans les opérations de LBO.

  • Vous recherchez des milliards, Monsieur la président ? Voilà où les trouver !

Au sein des entreprises sous LBO, le creusement des inégalités salariales, le faible niveau d’investissement, les destructions inutiles d’activités et d’emplois qualifiés concourant à la désindustrialisation de notre pays, participent de préoccupations majeures pour notre économie, alors qu’investisseurs en capital et banquiers se partagent les fruits de ces opérations déstabilisantes.

Ainsi, les entreprises sous LBO font régulièrement la une de l’actualité tout comme le « mur de la dette LBO » révélé par l’économiste Nouriel Roubini rejoint maintenant par la plupart des analystes financiers. Vous-même êtes intervenu, durant la campagne présidentielle, en soutien de salariés confrontés à cette logique de financiarisation outrée de l’économie.  S’agissant de la dette LBO, elle  présente un risque  majeur d’explosion  de nature « systémique » dès 2013-2014 !

  • Donner toute sa place à l’action syndicale et aux comités d’entreprise.

Si votre mandat exige de relancer la croissance dans la justice et de redresser les finances publiques, il nécessite également, selon nous, de donner toute sa place à l’action syndicale et aux comités d’entreprise.

La criminalisation des syndicalistes et la dépénalisation des patrons, renforcées depuis 10 ans par les lois Perben et Sarkozy, doivent être remises en cause immédiatement, constituant un préalable.
 
Mais c’est bien dans l’octroi de nouveaux droits d’intervention que les comités d’entreprise pourront jouer pleinement leur rôle économique. Pour paraphraser Jaurès, il est d’intérêt public que le salarié français ne soit plus seulement un serf dans l’entreprise.

Cette financiarisation des entreprises devenues de véritables marchandises, objets de spéculation, conduit  à des risques sociaux et politiques majeurs. Les abus de droit, les erreurs de gestion, la criminalisation des rapports sociaux, les infractions au code du travail, mis en oeuvre impunément par des patrons voyous, sur ordre d’actionnaires financiers – considérés par la loi comme irresponsables – contribuent au discrédit de nos institutions publiques et au rejet de la politique par une partie de nos concitoyens.

  • La finance a un visage, l'Etat a un visage. C'est souvent le même.

Dans votre discours du Bourget, vous avez déclaré : "La finance, mon adversaire, n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections".
Cependant, comme l’a démontré l’universitaire Geoffrey Geuens, il existe une proximité sociologique croissante entre le monde économique et le monde politique, fusionnés en une même oligarchie qui a réussi à imposer de faux antagonismes. La finance a un visage, l'Etat a un visage. C'est souvent le même.

Le fond d’investissement « Qualium », filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, en est une parfaite illustration : il est loin d’être exemplaire en matière de respect de la représentation salariée dans les entreprises où il détient des participations, alors même que l’institution publique au service de l’intérêt général, contrôlée par le Parlement, vise à l’exemplarité !

Ainsi, si nous saluons votre initiative de vouloir limiter la rémunération des dirigeants des entreprises publiques, nous considérons que vous devez donner un signe fort à l’opinion, en reconnaissant la responsabilité et la culpabilité de l’Etat en matière de discrimination syndicale quand celle-ci est reconnue par la justice, et en ne soutenant pas comme vos prédécesseurs les procédures abusives pilotées par ces fonds prédateurs détenus ou financés, directement ou indirectement, par des entreprises publiques ou des subsides de l’Etat.

  • Une justice pour les salariés

Il nous apparaît également comme prioritaire de renforcer les moyens d’une justice pour les salariés qui se doit d’être rapide et efficace, complétée d’une inspection du travail efficiente sur l’ensemble des territoires, et réaliser un audit social et environnemental sur tous les fonds d’investissement qui minent notre économie.

Le pendant de la financiarisation de l’économie est la judiciarisation des relations sociales, souhaitée et encouragée par le patronat et les actionnaires. Cette judiciarisation qui inquiète et qui divise des organisations syndicales au plus haut niveau, constitue un véritable piège tendu aux salariés. Si elle révèle certes un échec de la solidarité entre salariés, elle est exacerbée par les modes de gestion individualisés et les crises à répétition, dont la finance est responsable, en l’absence de contre-pouvoirs démocratiques et d’institutions réglementaires fortes.

Et si des organisations syndicales avec la « méthode CLERC », réussissent à faire condamner des directions pour discrimination syndicale, nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation, étant donné le niveau des condamnations trop peu dissuasives tant sur le plan pénal que financier, et compte tenu des enjeux démocratiques et citoyens qui y sont associés.
La judiciarisation ne peut être que temporaire sauf à souhaiter l’américanisation de notre justice et le renoncement à nos institutions républicaines héritées de la vie démocratique de notre pays.

Monsieur le président de la République, il est donc urgent que la mission d’information sur les LBO, votée à l’unanimité par la commission des finances de l’assemblée nationale dès janvier 2007, démarre enfin et prenne la mesure de l’ampleur des dégâts causés par les fonds d’investissement à notre économie, nos emplois et nos finances publiques. Il serait même opportun que les députés nouvellement élus transforment cette mission en une véritable commission d’enquête, tant la question de la place et du rôle des fonds d’investissement dans notre économie est centrale.

Ne laissez pas l’Association Française des Investisseurs en Capital, cette organisation professionnelle de fonds prédateurs de notre économie, continuer d’exercer son lobbying auprès de vous au détriment de notre pays, comme elle a commencé de le faire dans le cadre de la campagne électorale, et ne soyez pas dupe du changement opportun de son nom en « association française des investisseurs pour la croissance » !

Le Collectif LBO se tient à votre disposition pour vous aider à concevoir des outils innovants de progrès favorisant la démocratie sociale dans les entreprises, permettant une redistribution plus équitable, favorisant l’investissement, et garantissant la pérennité des activités et des emplois lors des transmissions d’entreprises.

Et surtout, Monsieur le président de la République, ne prenez pas le risque historique de laisser perdurer la criminalisation de l’activité syndicale dans notre pays !

* LBO : de l’anglais « Leveraged Buy Out », opération financière de rachat d’entreprise à crédit

Le Collectif LBO

Source


Des mesures gouvernementales contradictoires

Si le projet de loi de finances rectificative comporte des dispositions qui taxent les plus riches et le capital, la lettre de cadrage de Jean-Marc Ayrault aux ministres prône la rigueur et les gestes en faveur du pouvoir d’achat sont trop limités.

Le projet de loi de finances rectificative pour 2012, adopté en Conseil des ministres ce mercredi 4 juillet, et les lettres de cadrage envoyées aux différents ministères par le premier ministre forment un ensemble contradictoire qui trace une politique gouvernementale oscillant entre rigueur et volonté de rupture, au risque de ne pas permettre la croissance et l’emploi.

Richesse et 
capital plus taxés

Face à la dérive des comptes publics, à hauteur de 7,1 milliards d’euros, due aux prévisions de rentrées fiscales trop optimistes du précédent gouvernement et à une baisse du taux de croissance (0,3 % au lieu de 0,5 %), le gouvernement prévoit 7,2 milliards de nouvelles recettes, touchant pour l’essentiel les ménages les plus riches et les bénéfices réalisés par les entreprises.

Ainsi seront mis en place cet été une contribution exceptionnelle sur la fortune, le relèvement des droits de mutation sur les patrimoines les plus importants, la réduction des niches sociales et fiscales patronales sur l’épargne salariale, une taxation accrue sur les stock-options et distribution d’actions gratuites, l’instauration d’une contribution exceptionnelle sur la valeur des stocks des firmes pétrolières ainsi que sur les établissements de crédit, l’accroissement de la taxation des opérations financières, l’anticipation de la contribution exceptionnelle sur l’impôt des sociétés, la fin des exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires dans les entreprises de plus de vingt salariés…

Autant de mesures qui permettent, pour une part, de franchir l’obstacle 2012 et de parvenir à tenir l’objectif du gouvernement, en l’occurrence limiter, pour cette année, le déficit à 4,5 % de la richesse nationale. Mais qu’en sera-t-il en 2013 avec l’ambition de François Hollande de parvenir à 3 % de déficit, ce qui suppose de trouver 33 milliards d’euros ? La proposition gouvernementale, pour 2013, d’une nouvelle tranche d’impôt de 45 %, ou de 75 % pour les revenu supérieurs à 1 million d’euros, semble notoirement insuffisante, en dehors d’une refonte globale de la fiscalité, pour permettre réellement une nouvelle répartition des richesses.

Rigueur sur les dépenses publiques

La lettre de cadrage de Jean-Marc Ayrault aux différents ministères porte la marque de la rigueur budgétaire. Ainsi, le gouvernement vise « une stabilité globale des effectifs de l’État. En clair, hormis des créations d’emplois dans l’éducation, la police, la justice, tous les autres ministères enregistreront une diminution de 2,5 % par an de leurs effectifs. De même, chaque ministère devra réduire de 15 %, de 2013 à 2015, ses dépenses de fonctionnement et… d’intervention.» Avec toutes les craintes légitimes sur les conséquences sur les politiques (sociale, santé, transports, logements…), où toute baisse de la contribution de l’État participerait d’un recul du service public. Ainsi, Marylise Lebranchu, ministre (PS) de la fonction publique, évoque non sans raison « un grand moment de rigueur ». D’ailleurs, le président (PCF) du conseil du Val-de-Marne, Christian Favier, tire le signal d’alarme en jugeant « très inquiétant le gel des dotations aux collectivités locales, qui aura des conséquences négatives sur l’emploi et la croissance ». Et de conclure : « Ce que nous n’avons pas accepté hier, nous ne pouvons l’admettre aujourd’hui d’un gouvernement élu pour mettre en œuvre le changement. »

Pouvoir d’achat : contradictions

Un certain nombre de mesures prises par le gouvernement vont dans le sens de la sauvegarde du pouvoir d’achat. Ainsi, la suppression de la TVA sociale (+ 0,7 %), prévue par Nicolas Sarkozy. De même, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire et le retour à 5,5 % de TVA sur le livre et le spectacle vivant. Enfin, la décision de Jean-Marc Ayrault de ne pas « augmenter le prix du gaz de 5 % », comme cela a été initialement envisagé, et de faire en sorte que cette hausse ne dépasse pas « l’inflation ». Mais d’autres mesures sont préoccupantes. Par exemple, le coup de pouce dérisoire au Smic (+ 06 % en plus de l’inflation, soit 0,20 centime par jour), qui a été sévèrement jugé par une majorité de Français. Ainsi le gel, pour la énième année consécutive, du point d’indice des fonctionnaires. Quand une étude de l’Insee montre que jamais, depuis 1984, la chute du pouvoir d’achat n’a été aussi importante… Il est temps, pour sortir de la crise, d’inverser la tendance.

Max Staat

Le Parti Symboliste et les réformes vus par un chômeur

 
Dwaabala

(Mer d’huile, calme plat, sans avis de tempête)

Les syndicats saluent le changement de cap.

"Le loupé à ce stade, c’est qu’il n’y a aucune disposition pour faire face à l’urgence", aurait déclaré Bernard Thibault à l’issue de la Conférence sociale.
C’est pourtant une réussite que d’obtenir un satisfecit sur le "changement de cap" en ne bougeant pas.
Tout marin le sait bien.

- « La création d’un conseil ou commissariat du dialogue social et de la prospective »(*).
Il n’y a donc plus d’économies à faire, à moins que le Gouvernement ne fasse appel au bénévolat... ou à des chômeurs ?

- « Le Smic sera lui aussi réformé ». Oui, le SMIC indexé sur "la croissance", c’est plus sûr pour le travailleur que sur le coût réel de la vie quotidienne.

- « La compétitivité des entreprises ». C’est-à-dire amener au niveau albanais ou thaïlandais le niveau du salaire du travailleur européen moyen, mais après discours d’introduction du Président de la République, missions, commissions, dialogue social, et discours de conclusion du Premier Ministre sur une durée de 5 ans.

- La hausse de la CSG n’a pas été évoquée. Bien sûr puisque « mon propos n’est pas de conclure sur des décisions en réalité déjà prises ».

- C’est sans doute pour cette même raison que les questions du service public de la Santé n’ont pas été abordées : « Cela signifierait que l’exercice était artificiel et qu’il n’était qu’une façade de dialogue ».

Il est vrai que le principe de rigueur de la politique, et de mise à la dette, garantit à tous pour 5 ans une bonne santé.

Dernière minute :

A court terme, avec la hausse de 0,6% du SMIC les usines Carambar seraient à l’embauche, ce qui serait une bonne nouvelle pour l’emploi.

(*) « Entre guillemets » : ce sont les propos empruntés à Jean-Marc Ayrault dans son discours de clôture.



Edité par T 34 - 11 Jul 2012 à 21:24
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Paris, le 5 juillet 2012.


MORENA-France                                                                        
At’n M. Sergio Avalos,

70, Bd. De l’Hopital, 75013 Paris.
morena.francia@gmail.com

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris


Objet: demande de soutien au peuple mexicain, à l'heure du scrutin

 

Monsieur le Président de la République,

C’est dans l'urgence et l'inquiétude que nous vous annonçons que le peuple mexicain traverse l'un des pires épisodes de son histoire. Comme vous le savez, les élections présidentielles de la République mexicaine se sont tenues le 1er juillet 2012. Malgré la preuve d'innombrables irrégularités pendant la campagne politique du candidat du Parti Révolutionnaire Institutionnel, Enrique Peña Nieto, nous gardions l’espoir que nos institutions respecteraient le choix de tous les citoyens du Mexique.     

         Cependant, des irrégularités et des actes de corruption sont survenus tout au long de la campagne politique de ce candidat et notamment le jour du scrutin. En effet, l’élection a été entachée de preuves de violations de la loi électorale, à savoir : violences physiques et morales exercées par des services de l’État (police fédérale et militaires), manipulation de l’opinion publique, fraude dans les bureaux de vote et également l’« achat » de voix. Ce dernier cas, qui consiste à offrir de l'argent comptant ou un « panier alimentaire », à la population la plus démunie, a été la principale méthode que le PRI a utilisée pour convaincre les électeurs les plus pauvres en échange de leur vote. Cette information est facilement vérifiable sur la presse et les sites indépendants d’internet où les citoyens mexicains dénoncent toutes ces irrégularités.

         Nous devons admettre notre profonde inquiétude face à Enrique Peña Nieto qui, si l'on s'en tient aux orientations et aux choix marquants de sa carrière politique, s'est avéré ouvertement engagé sur la voie de la corruption, sans ignorer ses manifestations d'intolérance et son mépris des valeurs démocratiques. Le massacre d’Atenco, commandité en 2006 lorsque Peña Nieto était gouverneur de l’Etat de Mexico, suffit à fournir un exemple.

         Le peuple mexicain a appris avec peine que de nombreux chefs d'états ont d'ores et déjà   déclaré la victoire du candidat du PRI, alors même que l’Institut Fédéral Électoral (IFE) n’a pas encore publié les résultats définitifs des élections présidentielles. De fait, les données actuellement disponibles proviennent d’un comptage préliminaire des actes du scrutin, connus sous le nom de PREP (Programme des Résultats Electoraux Préliminaires). Ces résultats, sans aucune validité juridique, ont un caractère purement indicatif et ne peuvent en aucun cas être considérés comme définitifs. Au Mexique, les chiffres officiels du scrutin électoral ne sont obtenus qu'au terme d'un processus de validation de la part du Tribunal Fédéral Electoral (Trife), une opération pouvant prendre plusieurs semaines.

         Nous comprenons, Monsieur le Président, qu'il vous était nécessaire de reconnaître la victoire du candidat priiste, les relations diplomatiques entre la France et le Mexique devant être mises en place dès le premier jour de la mandature présidentielle. De même, nous croyons que votre engagement envers le peuple français vous a conduit à prendre cette décision urgente, afin de reprendre en main au plus vite le cas de Florence Cassez, dont la condamnation par la justice mexicaine ne repose sur aucune preuve jusqu'à présent. Néanmoins, Monsieur Hollande, nous vous invitons à réfléchir sur cette décision : sachez que l'affaire Cassez sera sérieusement réexaminée dès lors que les instances de la justice seront correctement appliquées en vertu de la Constitution mexicaine, tel que s'est engagé le candidat Andrés Manuel Lopez Obrador.

         Nous faisons appel aux valeurs de la République Française : liberté, égalité des hommes et fraternité, ainsi qu’aux valeurs de solidarité de la gauche que vous représentez dignement. Nous ne doutons pas de votre discernement et nous sommes certains que vos valeurs étiques, qui vous avez toujours distinguées, permettront de considérer avec attention la présente demande.

          Par ailleurs, nous vous invitons à consulter les sites ci-dessous, qui dénoncent brièvement les irrégularités observées au sein du processus électoral mexicain.

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201207/03/01-4540377-mexique-la-presidence-achetee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4540405_article_POS1

http://www.rfi.fr/ameriques/20120705-apres-presidentielle-mexicaine-supermarche-vide-cartes-achats-pri

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/video-on-veut-nous-imposer-un-president-dont-les-mexicains-ne-veulent-pas_1134896.html

http://www.marianne2.fr/Le-nouveau-president-mexicain-un-pantin-aux-mains-des-cartels_a220385.html

         Nous vous serions infiniment gré, Monsieur Hollande, de prendre en considération la portée de tous ces éléments avant de reconnaître un nouveau gouvernement mexicain.

         Le comité du Mouvement de Renouvellement National du Mexique (MORENA-France), saisit cette occasion pour agréer, Monsieur le Président, l'assurance de sa plus haute considération et respect.

 

Mouvement de Renouvellement National du Mexique

(MORENA, France)

 

Lettre à Mr. François Hollande, Président de la République Française du Mouvement « Yo soy 132 » en France

 
 
Toutes les versions de cet article : [Español]

Monsieur François Hollande
Président de la République Française

Paris, le 5 juillet 2012.

Monsieur le Président,

En tant que membres du mouvement mexicain « Yo soy 132 » en France, nous tenons à vous exprimer notre profond regret pour les félicitations que vous avez adressées le 2 juillet dernier à Monsieur Enrique Peña Nieto, candidat à l’élection présidentielle au Mexique, alors que sa victoire n’avait été annoncée que de manière officieuse par le Programme des Résultats Préliminaires (PREP) de l’Institut Fédéral Electoral (IFE).

Comme le montrent les médias français et internationaux, ainsi que des organisations non gouvernementales telles que Reporters sans frontières, de manière très documentée, la violence et la corruption ont sévi tout au long du processus électoral. Compte tenu de votre engagement à porter dans le monde les valeurs démocratiques de la France, nous aurions espéré que, si le protocole diplomatique vous imposait de féliciter ce candidat pour le moins controversé pour sa victoire, vous auriez, du moins, attendu le décompte officiel et la déclaration définitive des résultats pour le faire.

Nous pouvons imaginer les enjeux qui sous-tendent ces félicitations précipitées selon nous : le défi de la crise économique internationale à relever de manière concertée, et le souhait d’apaiser les relations diplomatiques avec le Mexique, fragilisées par le cas de Florence Cassez, vous ont certainement engagé dans cette démarche. Cependant, les aberrations judiciaires qui ont entouré cette affaire ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres de la corruption et la violence qui règnent dans notre pays. L’élection de Monsieur Peña Nieto ne fera que les accroître inéluctablement, à en juger par la brutalité avec laquelle il s’est conduit à Atenco lorsqu’en 2006 il gouvernait l’Etat de Mexico (cas de répression documenté par ailleurs par la Commission des Droits de l’Homme au Mexique). La gravité et l’ampleur de la corruption du système politique mexicain sont telles qu’elles ne concernent plus seulement les droits et les libertés individuelles des citoyens, français ou mexicains, mais constituent une grave atteinte aux Droits de l’Homme.

C’est en leur nom que nous nous adressons à vous, Monsieur le Président.

Vous vous êtes engagé, lors de votre discours du Bourget, à porter dans le monde les valeurs de la République Française : liberté, égalité, fraternité. Présider la République, avez-vous dit, « c’est prolonger l’histoire de notre pays, qui vient de loin, avant la République, avec la République, et qui a souvent, si souvent éclairé l’histoire du monde. C’est se situer à cette hauteur…c’est être impitoyable à l’égard de la corruption…c’est porter les valeurs de la France dans le monde. C’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en retour…C’est ne jamais transiger avec les fondements du génie français, qui sont l’esprit de liberté, la défense des droits de l’homme… »

Si malgré la forte mobilisation de la société civile auprès des institutions électorales et judiciaires de notre pays pour demander l’annulation de ces élections, Monsieur Peña Nieto était déclaré vainqueur, faisant fi des nombreux cas de corruption, de violence et d’irrégularités autour du scrutin, nous aimerions tout au moins vous voir veiller, comme nous le ferons, au respect des valeurs démocratiques que nous pensons partager avec les français, et ce pendant tout son mandat. Nous avons, hélas, tout lieu de craindre sous son gouvernement, si cela devait se confirmer, une recrudescence de la violence et de la répression – des menaces ont, d’ailleurs, été proférées contre des membres de notre mouvement, pourtant pacifique, tant au Mexique que dans divers pays dont la France.

Si les gouvernements des pays démocratiques n’expriment pas fermement leur engagement sincère dans la défense des droits de l’homme, la "dictature parfaite" (selon le mot de Mario Vargas Llosa résumant le régime du PRI) a de beaux jours devant elle, au Mexique comme ailleurs.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute et très respectueuse considération.

Mouvement « Yo soy 132 » en France

Michèle Albertini
Mauricio Castro Espinosa
Veronica Estay Stange
Juan Pablo López
Adriana Ortega
Adriana Romero-Nieto
Manuel Ulloa Colonia



Edité par T 34 - 14 Jul 2012 à 19:31
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Comme pour le MES

François Hollande affiche un volontarisme limité au sujet de PSA

Le président de la République appelle ce samedi à renégocier le plan de suppression de 8.000 emplois annoncé jeudi par PSA Peugeot-Citroën, mais uniquement pour "qu'il n'y ait pas de licenciement sec".

Le président de la République s'exprimait ce samedi midi en direct à la télévision après les cérémonies du 14 juillet. Au sujet de PSA, il a expliqué: "Ce plan, je le considère en l'état inacceptable" (...) "Il doit être renégocié". Alors que le gouvernement a chargé un expert d'examiner le bien-fondé des décisions de PSA, il demande "une concertation pour qu'il n'y ait aucun licenciement sec chez Peugeot" et que "des solutions soient proposées pour chaque salarié". Cette concertation devra aussi chercher à ce "que le nombre de suppressions d'emplois soit réduit" et trouver des "alternatives à ces suppressions d'emploi".

Les moyens d'intervention de l'Etat

François Hollande a détaillé les vecteurs d'intervention de son gouvernement. "Nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel, de la même manière qu'il doit y avoir des garanties sur la pérennisation du site de Rennes". L'Etat pourra aussi agir avec "le chômage partiel", "la formation professionnelle" et "les crédits que nous pouvons apporter", a précisé l'hôte de l'Elysée qui s'est dit prêt à rencontrer les syndicats, s'ils le demandent.

Plus globalement, François Hollande a rappelé que le gouvernement allait présenter un "plan stratégique pour l'industrie automobile", qui sera dévoilé le 25 juillet. Ce jour là, "il y aura des décisions". Le chef de l'Etat ne reprend donc pas l'idée de moratoire sur les licenciements lancée par Pierre Laurent jeudi, ni celle de l'interdiction des licenciements boursiers.

Mauvais choix stratégiques

Le président de la République s'est interrogé sur le moment de l'annonce du plan de réorganisation de PSA, alors que des documents internes a constructeur automobile envisageaient dès 2010 une telle saignée pour l'emploi. Il a aussi renvoyé le président du directoire du groupe dans les cordes, affirmant qu'il "est trop facile de dire, c'est la faute du coût du travail" et que des explications aux problèmes de PSA Peugeot-Citroën devaient être recherchée du côté "des choix stratégiques qui n'ont pas été bons", "le souci de reporter des décisions difficiles" et "aussi des comportements d'actionnaires qui se sont distribué des dividendes".

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Editorial Par Paule Masson

Patate chaude

«Bras de fer » pour les uns, « message de fermeté » pour les autres ou encore « discours volontariste »… Les commentateurs n’ont retenu que le ton offensif de la prestation du président de la République à la télévision le 14 juillet contre le plan de 8 000 suppressions d’emplois annoncé par PSA. En affirmant que « l’État ne laissera pas faire », François Hollande ne réitère pas, il est vrai, l’erreur de Lionel Jospin qui, en 1999, face aux licenciements boursiers de Michelin, expliquait que « l’État ne peut pas tout »… Ces quelques mots lâchés sur le terrain, en réponse aux salariés qui dénonçaient la suppression de 7 500 emplois alors même que le groupe réalisait des bénéfices, se commuèrent en boulet politique qui éclaboussa tout le PS.

Conformément à sa campagne électorale campée sur l’idée du « changement maintenant », 
le chef de l’État a donc décidé d’affirmer qu’il « n’accepte pas » le plan du premier constructeur automobile de France. Mais il ajoute qu’il ne l’accepte pas « en l’état ». Et là, l’espoir vacille. Ces deux petits mots lâchés à la télé, en réponse à une question des journalistes, sont susceptibles de se commuer en un crochet au foie pour les dizaines de milliers de salariés et leur famille qui ne comprennent plus de 
quoi demain sera fait. 
À l’heure où, après deux mois de présidence, la cote de popularité du chef de l’État (qui reste élevée) accuse le coup, en baisse de 7 points, le gouvernement ne peut pas se louper sur PSA.

Vilvorde, Danone, Michelin… ces noms résonnent comme des cicatrices jamais refermées sur l’histoire sociale. À chaque fois, les multinationales ont eu le dernier mot. Pourtant, les annonces étaient entourées de messages positifs sur les promesses de « zéro licenciement sec », de reclassements exemplaires ou de revitalisation industrielle des sites. Les usines ont fermé, les salariés sont restés pour l’essentiel sur le carreau, et l’industrie a continué de quitter le territoire. Alors, aussi rassurantes soient-elles quant à la fermeté de ton, les déclarations du président de la République ne peuvent pas amener à réitérer ce scénario, sous peine d’enchaîner, dès le début de mandat, le quinquennat à une défaite emblématique. Notre sondage le montre : par rapport à Vilvorde, Danone ou Michelin, les Français sont plus nombreux à dire que l’État doit « obliger la direction à revenir sur les plans de suppression d’emplois ». L’idée qu’il n’y aurait rien à faire, que « c’est une affaire qui concerne le secteur privé », elle, a perdu du terrain.

Pour l’heure, après que Sarkozy a refilé la patate chaude à Hollande, le gouvernement a lancé le sprint : expertise sur les comptes de l’entreprise en quinze jours, PDG convoqué mardi, consultation des syndicats, plan pour la filière automobile présenté le 25 juillet… L’optique principale reste quand même de tout faire pour rendre le plan moins douloureux, ce qui revient, au fond, à accepter que le principal employeur privé de Seine-Saint-Denis ferme ses portes et que les stratégies mise en œuvre dans l’automobile organisent le dépeçage de cette industrie dans l’Hexagone. « Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe », a prétexté Philippe Varin, vendredi. Le patron de PSA ose proférer ce mensonge alors que l’Insee a montré, il y a peu, que, en moyenne, un ouvrier de l’automobile allemand coûte 30 % plus cher à l’heure que son concurrent français. L’offensive patronale ne vise qu’à détourner le débat pour ne pas s’interroger sur les stratégies de course à la rentabilité 
de l’industrie automobile. Si on veut en sortir par le haut, c’est pourtant bien de celà dont il faut parler.

Par paule Masson

Source


François Hollande déguise l’austérité en « effort juste »

Le chef de l’État s’est défendu, le 14 juillet, de toute politique de rigueur, alors que l’Assemblée examine aujourd’hui le projet de loi de finances rectificative, qui devra détailler la nature de « l’effort national », qu’il appelle de ses vœux.

Pour sa première grande intervention télévisée depuis son élection, le chef de l’État est longuement revenu sur les difficultés économiques de la France. « Redressement dans la justice », « sérieux budgétaire », et maintenant « effort juste » : François Hollande a repris les pirouettes sémantiques du gouvernement pour réaffirmer sa volonté de ne pas inscrire ses premiers pas dans ceux de l’austérité. « Il n’y aura qu’un seul mot dans ma bouche qui sera employé parce qu’il correspond à ce que je veux faire : l’effort, l’effort juste. Oui, il nous faut faire des efforts, y compris en faisant des économies, y compris en appelant les ressources par la fiscalité de ceux qui ont eu beaucoup (…) du gouvernement précédent », s’est-il justifié.



Edité par T 34 - 18 Jul 2012 à 00:08
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jul 2012 à 00:02

OFCE : l’austérité sans fin n’est pas la solution

« Du social, mais pas de sortie de crise », c’est ainsi que l’OFCE interprète le projet économique du gouvernement pour le quinquennat. Les mesures proposées par François Hollande ne permettront pas de revenir à l’équilibre budgétaire en 2017, et l’Observatoire craint un regain d’austérité pour y parvenir. Vouloir à tout prix respecter de tels engagements est une mauvaise piste selon les économistes, qui appellent l’Europe entière à changer de cap.

« Par delà les mesures sociales, il n’y a qu’une faible probabilité que les mesures annoncées permettent de sortir de la crise. C’est le message principal de cette étude », affirmait jeudi matin Philippe Weil, le président de l’OFCE, en introduction à la présentation de l’évaluation par son Observatoire du projet économique du gouvernement pour le quinquennat. Avec le scénario choisi pour les simulations, à mi-chemin entre optimisme artificiel et scénario catastrophe, « on ne respecte pas l’engagement pris par François Hollande de revenir à l’équilibre des finances publiques en 2017 », explique Xavier Timbeau, qui a travaillé sur l’évaluation avec Éric Heyer et Mathieu Plane.

Des efforts sans précédent

Ce dernier poursuit : « Dans nos évaluations, on revient pour 2013 à un déficit de 3,5% du PIB et non 3%. Et déjà, on estime qu’il faut pour cela trouver plus de 12 milliards d’économies l’an prochain. Mais si le gouvernement ne change pas d’objectifs et cherche à atteindre les 3%, ce ne sera pas 12 milliards d’économies, mais plus de 20 milliards ». « Cela signifie un effort sans précédent, de fortes restrictions budgétaires », ajoute-t-il, sceptique sur cette stratégie de sortie de crise reposant sur des mesures d’austérité qui n’est, selon l’OFCE, pas la bonne.

« Soit l’emploi, soit l’équilibre budgétaire »

Le renforcement des politiques de rigueur pour parvenir à tout prix à atteindre des objectifs élevés est en effet contreproductif, affirme Xavier Timbeau : « Le fait de vouloir respecter de tels engagements peut-être très coûteux en termes de croissance et chômage ». « C’est un peu : soit l’emploi, soit l’équilibre budgétaire », ajoute-t-il, estimant que « la bonne stratégie pourrait donc être de ne pas chercher absolument à respecter ces engagements, sinon on va augmenter les destructions d’emplois ». Selon lui, viser un déficit public en dessous de 0,5% du PIB plutôt que l’équilibre proprement dit, et ainsi stopper les mesures d’austérité lorsque l’on parvient à ce seuil (ce qu’il évalue possible pour la France après 2014) assurerait un supplément de croissance de 1,4% à l’horizon 2017, une stabilisation de la dette, et une diminution considérable du chômage (moins 205.000 demandeurs d’emplois) par rapport à l’objectif de 0%.

« Il va falloir un changement de cap pour l’ensemble de l’Europe »

L’OFCE lance donc un appel aux dirigeants européens : s’imposer les cures d’austérités qui ont actuellement cours est un cercle vicieux, une mauvaise piste. « Il va falloir un changement de cap pour l’ensemble de l’Europe si l’on veut sortir de la crise », martèle le président Philippe Weil. Mais comment convaincre les marchés et les partenaires européens de la France de changer de stratégie ? Xavier Timbeau en convient, « Le problème, c’est qu’effectivement un certain nombre de partenaires européens ne sont pas d’accord. Mais la situation évolue rapidement, des tabous ont été franchis et il y a des choses qui font peur, comme la désagrégation de la zone euro. Or tenir ces objectifs aujourd’hui, ça peut vouloir dire une augmentation de la probabilité de désagrégation de la zone euro. Donc ça peut faire changer d’avis… ». Une crainte du moindre mal qui pourrait aussi selon lui s’appliquer aux marchés financiers.

Pour sortir de la crise, l’OFCE prône donc le soutien à l’emploi et à la relance de l’activité à la place de la flagellation austéritaire, sans délaisser le problème de la dette pour autant. L’une des pistes évoquées dans la note présentée ce matin pour contrôler leur évolution est la mutualisation des dettes publiques en Europe, avec la création d’une instance fédérale européenne « à la légitimité démocratique forte » dont la tâche serait de contrôler plus ou moins fermement les budgets publics. Une réponse qui impliquerait donc plus d’Europe, mais une Europe aux objectifs différents pour définir une « austérité bien tempérée » pour la France et les pays européens. Une Europe qui ferait de la réduction du chômage un « préalable à un ajustement des finances publiques » et non l’inverse.

Théo Maneval

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Programme économique du gouvernement : bien mais peut mieux faire, pour l’OFCE

Sous la direction des économistes Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques a évalué l’impact en termes d’emplois et de dépenses publiques d’une dizaine de mesures phares, annoncées ou déjà prises par le gouvernement. Réforme des retraites, contrats de générations ou encore coup de pouce au SMIC : voici une synthèse des principaux enseignements retirés.

  • Contrats de génération :

Le gouvernement prévoit de créer 500.000 contrats consistant en la création d’un CDI pour un jeune de moins de trente ans couplé au non-licenciement d’un salarié de plus de 55 ans déjà présent dans l’entreprise, chargé de l’épauler. Pour l’OFCE, une telle mesure se traduirait par la création de 99.000 postes dans le cas où les embauches se feraient au SMIC, 48.000 dans le cas où elles se feraient avec un salaire équivalent à 1,4 fois le SMIC. Son impact économique serait également positif puisqu’elle permettrait, en prenant en compte l’ensemble des conséquences directes et indirectes sur l’économie, de réduire le déficit de 0.09 point de PIB.

  • Emplois d’avenir :

Le projet de loi visant à créer 150.000 de ces emplois à temps plein, de 5 ans maximum et ciblant les jeunes au chômage, sera soumis au Parlement en octobre. L’OFCE estime que « les créations nettes d’emplois à attendre sont de 71.600 en 2013 et 35.700 en 2014, puis 0 de 2015 à 2017 », soit environ 100.000 selon Mathieu Plane. L’impact économique sera légèrement négatif puisque l’Etat doit financer ces contrats à 75%, ce qui fera augmenter le déficit « de 0,1 point de PIB à terme », soit un coût pour le gouvernement de 2 milliards d’euros.

  • Défiscalisation des heures supplémentaires :

Les parlementaires ont récemment entériné la suppression de la loi TEPA : les heures supplémentaires sont désormais taxées comme des heures de travail classiques, ce qui d’après l’OFCE « permettra la création ou la sauvegarde de 17.900 emplois »  sur la période 2011-2014. La baisse de pouvoir d’achat des salariés qui bénéficiaient de cette défiscalisation va se traduire par la disparition de 29.000 emplois, mais la réduction du recours aux heures supplémentaires doit permettre d’en créer 46.900, soit environ 18.000 de plus. « Cette réforme permettra de réduire le déficit public de 5,2 milliards, soit 0,26 point de PIB en 2014 », ajoutent les économistes.

  • Réforme du quotient familial et de l’allocation de rentrée scolaire :

Pour financer l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, le gouvernement a décidé de baisser le plafond pour les familles les plus riches, du montant du Quotient Familial versé par l’Etat. Mathieu Plane explique que « cette réforme ne modifie pas le montant total de la politique familiale, mais opère un transfert de l’argent perçu des familles les plus aisées vers les plus bas revenus ». Ce sont environ 400 millions d’euros qui sont ainsi redistribués des familles les plus riches vers les plus modestes, par un dispositif qui ne coûte pas d’argent supplémentaire à l’Etat.

  • Taxe sur les stocks pétroliers :

Le gouvernement prévoit d’instaurer une taxe exceptionnelle de 4% « sur la valeur des stocks des distributeurs, raffineurs, grandes surfaces et réseaux indépendants », explique l’OFCE. La mesure doit permettre de dégager 547 millions d’euros de recettes pour l’Etat, mais selon Mathieu Plane son impact pourrait en fait s’avérer négatif : « cela va favoriser les raffineurs étrangers qui ne sont pas concernés par la taxe, et désavantager les raffineries françaises ». « En plus, il y a un risque pour le pouvoir d’achat si cette taxe est répercutée par les raffineurs sur les distributeurs », ajoute-t-il : « Avec un prix du carburant à 1,50 euro par litre, cela se traduirait par une hausse du prix de 1,5 centime environ ». Une hausse qui pourrait alors faire diminuer la demande de produits pétroliers, donc les recettes attendues de cette taxe pour environ 35 millions d’euros sur les 547 attendus.

  • Réforme des retraites :

Le gouvernement a permis aux gens qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans de pouvoir continuer de partir à la retraite à 60 ans. « La mesure est financièrement équilibrée », selon l’OFCE : Mathieu Plane explique que dans l’ensemble, « le coût de cette mesure sera de 2,8 milliards d’euros d’ici à 2017, mais elle permet aussi d’économiser sur le nombre de chômeurs et les prestations chômage ». « Si la mesure permet d’éviter 700.000 chômeurs, elle peut fournir des économies de l’ordre de 800 millions d’euros à l’Unedic », et comme « en 2017, la hausse programmée de 0,5 point des cotisations devrait rapporter 2,7 milliards au régime général », les 2,8 milliards de pertes initiales seront comblés à la fin du quinquennat.

  • Création d’un service public de la petite enfance :

La pénurie de places d’accueil pour les jeunes enfants est actuellement de 400.000. En ouvrir autant « permettrait de créer environ 60.000 emplois dans le secteur de la petite enfance et le secteur de l’éducation », ainsi que 60.000 autres grâce à « l’effet sur l’offre de travail des mères », d’après l’OFCE. Ce seraient donc 120.000 emplois créés au total, pour un coût de 9,45 milliards d’euros en investissement initial, puis de 4,75 milliards chaque année. Un poids important en période de réduction des dépenses publiques.

  • Coup de pouce au SMIC :

Le gouvernement a annoncé en juin un coup de pouce de 2%, comprenant 1,4% de hausse légale déjà prévue pour  janvier 2013. Le coup de pouce « permanent » est donc de 0,6%, ce qui engendrera des pertes d’emploi « comprises entre 1.900 et 2.800 postes » selon l’OFCE, et également un coût de 240 millions d’euros pour le gouvernement. L’impact économique et social de ce coût de pouce apparait donc plutôt négatif, mais bien moins que ne pouvaient le suggérer ses détracteurs de droite, à l’image de François Baroin qui annonçait un impact de 30 à 40.000 pertes d’emplois.

  • Encadrement des loyers en zone tendue :

« Une mesure nécessaire mais non suffisante », selon l’OFCE : certes, le décret aurait « pour conséquence non seulement de ralentir assez fortement l’évolution des loyers de relocation dès la première année d’application du décret […] mais aussi de stabiliser, voire de baisser ces derniers au moment de la relocation suivante ». Mais l’inconvénient, selon  Mathieu Plane, est que : « cela risque de faire baisser l’offre de logements alors qu’il y a déjà un problème d’offre » insuffisante. L’économiste note que cela ne résout pas non plus le problème de l’effort très élevé que demande aux ménages les plus modestes le fait de trouver un logement dans une zone tendue.

Qu’est-ce que l’OFCE ? Créé en février 1981 à l’initiative du Premier ministre Raymond Barre, l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques est le centre de recherche en économie de Sciences Po. Sa mission, selon la charte qui l’a fondé, est « d'étudier scientifiquement et en toute indépendance la conjoncture de l'économie française, ses structures et son environnement extérieur [...] et de formuler, dans la mesure où il l'estimera possible, des prévisions économiques à court, moyen et long terme ». Actuellement présidé par Philippe Weil, l’OFCE regroupe plus de trente chercheurs répartis dans quatre départements.

Théo Maneval

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2012 à 22:58

L’OFCE tire la sonnette d’alarme

Les experts du laboratoire d’étude et de recherche de Sciences-Po appellent le gouvernement à corriger sa politique économique, sinon le coût social sera « catastrophique ».

C’est un sérieux avertissement à François Hollande qu’à lancé l’OFCE, le laboratoire de recherche en économie de Science-Po, très keynésien, lors d’une conférence de presse, rendant compte de son évaluation de la politique du gouvernement.

L’obstination de ce dernier à vouloir réduire le déficit, quelle que soit la croissance économique, « censée assainir la situation des comptes publics et rassurer les marchés financiers (...), est pour le moins risquée car elle ne prend pas toute la mesure de la crise qui menace l’Europe aujourd’hui. Elle pourrait se justifier si nous étions d’ores et déjà sur une trajectoire de sortie de crise et s’il s’agissait d’en aménager les priorités. Mais l’Europe reste dans une situation de très forte incertitude », explique l’OFCE.

Pour les économistes, cette austérité supplémentaire « amputerait l’activité de 1 %, avec un coût social catastrophique ». « Le taux de chômage dépasserait la barre des 11 % dès 2014 » et « coûterait plus de 160 000 emplois en cinq ans ». L’industrie serait en première ligne avec 380 000 emplois perdus sur l’ensemble du quinquennat et 131 000 pour la seule année 2013.

Reste que le programme de François Hollande n’est pas le même que celui de Nicolas Sarkozy. L’observatoire a 
évalué une dizaine de mesures du projet de Fançois Hollande et plus particulièrement celles sur l’emploi. Mais celles-ci s’avèrent « limitées pour 
stabiliser le chômage ».

Selon Mathieu Plane, rapporteur de la note, le contrat de génération, qui sera lancé en 2013 pour favoriser l’embauche en CDI des jeunes et le maintien en emploi des seniors, permettrait de créer « entre 48 000 et 99 000 emplois dans le secteur marchand », pour 500 000 contrats signés. De même que 150 000 emplois aidés, de type « emplois d’avenir », déboucheraient sur 107 300 créations net d’emploi sur cinq ans, pour un coût annuel de 3,45 milliards d’euros, avec des « effets d’aubaine forts ».

FRANCOIS HOLLANDE INTERPELLE

La fin de la défiscalisation des heures supplémentaires, de son côté, permettra la création de 17 900 emplois entre 2011 et 2014, tout en réduisant le déficit de 5,2 milliards d’euros en 2014. Par ailleurs, sur les retraites, le rapport souligne que « l’assouplissement des conditions de départ en retraite de ceux qui ont eu des carrières longues n’apparaît pas aberrant dans la conjoncture actuelle ». Avec ces mesures, entre « 100 000 et 200 000 emplois » seraient créés chaque année. Un niveau « insuffisant, quand, tous les ans, la population active augmente de 150 000 personnes », souligne Éric Heyer.

Dans son rapport, l’OFCE a placé un scénario alternatif qui s’inscrit dans un objectif de réduction des déficits et non de déficit zéro pour 2017. Mais, là encore, si le scénario alternatif enclenche une légère baisse du chômage, « il n’éviterait pas les destructions d’emplois industriels mais en limiterait considérablement l’ampleur (70 000 environ) ». On peut regretter que d’autres hypothèses plus radicales n’aient pas été explorées.

Au final, les quatre économistes, présents à la conférence de presse, ont d’une seule voix appelé François Hollande à « changer d’objectif ».

L’OFCE fustige la taxe pétrole 

La taxe exceptionnelle de 4 % « sur la valeur des stocks des distributeurs, raffineurs, grandes surfaces et réseaux indépendants doit permettre de dégager 547 millions d’euros de recettes pour l’État », explique l’OFCE. Mais, selon Mathieu Plane, son impact pourrait en fait s’avérer négatif : « Cela va favoriser les raffineurs étrangers, qui ne sont pas concernés par la taxe, et désavantager les raffineries françaises. » « En plus, il y a un risque pour 
le pouvoir d’achat si cette taxe est répercutée par les raffineurs 
sur les distributeurs », ajoute-t-il. « Avec un prix du carburant 
à 1,50 euro le litre, cela se traduirait par une hausse du prix 
de 1,5 centime environ. »

Clotilde Mathieu

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Le gouvernement à la peine sur l’emploi

La délocalisation de centres d’appels au Maroc, décidée par la région Île-de-France, illustre les contradictions et les hésitations du gouvernement dans l’action à engager pour sauvegarder l’emploi.

Le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), l’autorité responsable de la coordination des transports de la région, « n’avait pas d’autre choix », selon Jean-Paul Huchon. Il tentait ainsi de clore la violente polémique déclenchée par la décision de la région qu’il préside d’attribuer, par l’intermédiaire du Stif, un contrat de centres d’appels à une entreprise délocalisée au Maroc, ce qui entraînerait 80 licenciements sur le sol français. La société Webhelp, qui s’est vu retirer ce marché qu’elle détenait jusqu’à présent, a dénoncé la décision prise par les pouvoirs publics, « à l’heure où le gouvernement essaie de rapatrier les opérateurs télécoms en France ». Or, selon le Stif, même si la proposition de Webhelp avait été retenue, « sur les 80 emplois, 50 partaient en Roumanie ». L’organisme public assure que la qualité de l’offre a pesé dans le choix et que la législation ne permet pas de « favoriser l’exécution de la prestation sur le territoire national ». Le Code des marchés publics autorise cependant une collectivité à revenir sur l’attribution d’un contrat pour « motif d’intérêt général ». Arnaud Montebourg a réagi vendredi à cette annonce en demandant à « reconsidérer la décision ». François Hollande a préféré se retrancher derrière une posture légaliste : « Il y a des règles en matière de marchés publics, elles ont été respectées dans ce cas. » Les critiques n’ont pas manqué de fuser du côté de l’opposition, pressée de faire oublier son bilan : « La gauche est prise en flagrant délit de contradictions », selon Valérie Pécresse, chef de file de l’UMP en Île-de-France.

Malaise au gouvernement

Reste que ce cas particulier est symptomatique de la difficulté, pour le pouvoir socialiste, de montrer la cohérence de sa politique en matière d’emploi. Les déclarations d’Arnaud Montebourg, très critiques vis-à-vis du plan social de PSA, provoquent un certain malaise au sein du gouvernement et sont fustigées par la droite. En réponse, le président de la République a tenu, vendredi, un discours conciliant vis-à-vis des entreprises, au moment où les plans sociaux se multiplient : « Nous devons leur apporter notre confiance, notre soutien. » Mais au-delà des changements de ton, et malgré le volontarisme affiché d’un Montebourg, peu de mesures concrètes sont prises par le gouvernement. La conférence sociale n’a accouché que d’un calendrier de concertations.

Plan d’aide à l’automobile

L’essentiel du plan d’aide à l’automobile a pour but de dynamiser le développement des voitures propres, qui ne représentent que 1 % du marché actuel, alors que l’ensemble du secteur 
traverse une crise majeure. Des mesures auraient être pu être prises dès l’été, comme l’interdiction des licenciements pour les entreprises 
qui distribuent des dividendes aux actionnaires, proposée par le Front de gauche. Une lenteur dans l’action qui 
aiguise les impatiences chez les députés de gauche.

Alexandre Poussart

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Edité par T 34 - 02 Aug 2012 à 01:24
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Aug 2012 à 04:27

Notre-Dame- des-Landes :  l’État passe  en force selon les opposants

L’enquête publique loi 
sur l’eau, qui s’est achevée mardi, évaluera l’impact sur les zones humides de l’aéroport prévu 
dans la région nantaise. Si celui-ci s’avère négatif, 
le concessionnaire Aéroport du Grand-Ouest Vinci 
doit proposer des mesures compensatoires. Or elles sont déjà critiquées par Europe-Écologie et différentes associations d’opposants. « Le dossier ne dit ni comment ni quand ces mesures compensatoires seront mises 
en place. Il n’y a également aucune évaluation financière des coûts », argue Hélène Debost, secrétaire régionale d’EELV, qui dénonce un passage en force de l’État. 
Ce projet validé par l’État est soutenu par les élus locaux PS et fut longtemps défendu par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2012 à 17:00

M. Hollande, cessez de soutenir le terrorisme, libérez Yara !

 
 
réseau voltaire

URGENT Si vous voulez aider à sauver Yara al Saleh-Abbas et ses trois collègues de travail, envoyez tout de suite cette lettre aux principaux collaborateurs du président François Hollande.

URGENT - M. Hollande, cessez de soutenir le terrorisme, libérez Yara ! 11 août 2012

"Mr le président de la République française,

Nous savons que vous êtes en contact permanent avec les milices qui ont enlevé Yara al Saleh-Abbas, journaliste de la télévision syrienne, ainsi que son équipe.

Elle va être assassinée comme d’autres journalistes syriens l’ont été récemment.

Nous vous demandons d’exiger sa libération et celle de ses collègues au risque que vous soyez tenu responsable de ce crime."

Une négociation est actuellement en cours et peut aboutir. Nous avons besoin de votre aide.

Si vous voulez aider à sauver Yara al Saleh-Abbas, envoyez tout de suite cette lettre aux principaux collaborateurs du président François Hollande.

Pierre-Rene.Lemas@elysee.fr (secrétaire général) Aquilino.Morelle@elysee.fr (conseiller politique) Emmanuel.Macron@elysee.fr (secrétaire général adjoint) Nicolas.Revel@elysee.fr (secrétaire général adjoint) Sylvie.Hubac@elysee.fr (directrice de cabinet) Alain.Zabulon@elysee.fr (directeur adjoint de cabinet) Pierre.Besnard@elysee.fr (chef de cabinet) Paul.Jean-Ortiz@elysee.fr (conseiller diplomatique) Emmanuel.Bonne@elysee.fr (conseiller Moyen-Orient) Benoit.Puga@elysee.fr (chef d’état-major particulier) Eric.Lavault@elysee.fr (aide de camp) Yann.Latil@elysee.fr (aide de camp)

http://www.voltairenet.org/URGENT-M-Hollande-cessez-de

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2012 à 02:23

Le changement, c'est pour quand ?

Après cent jours

Une certaine déception pointe dans l'électorat qui reste sur sa faim après les premières réformes. Le bref état de grâce laisse déjà place au scepticisme. Le gouvernement a besoin de se dégager du carcan budgétaire qu'imposerait le traité européen.  L'éditorial de Patrick Apel-Muller : Cent jours, et après ?

Cent jours après l’élection de François Hollande, l’opinion balance entre la satisfaction d’avoir mis un terme à la présidence égomaniaque de Nicolas Sarkozy, avec son cortège de privilèges dévolus aux plus riches, et le désappointement de voir que le nouveau pouvoir reste à mi-gué. Alors que le produit intérieur brut de la Grèce a diminué de 6,2 % au deuxième trimestre et que l’ombre de la récession plane sur notre économie, les engagements de campagne du candidat socialiste ne sont pas de taille à redresser le cap. L’austérité n’apparaît pas comme 
le remède obligé des maux économiques mais au contraire leur origine. Ce qui est déjà fait ou ce qui se prépare n’est pas rien. L’abrogation de la TVA sociale, la contribution exceptionnelle des plus fortunés, l’alourdissement des droits de succession de la petite minorité la plus nantie, l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire sont des mesures indéniablement positives. Mais leur efficacité est lourdement plombée par le traité budgétaire européen auquel le gouvernement veut nous enchaîner. Déjà, la Cour des comptes réclame des larmes et 33 milliards d’euros de plus à déverser dans les déficits, pour complaire aux marchés financiers. Pourtant, tout ce qui étouffe la croissance, l’investissement dans l’emploi et la formation, ou la consommation populaire, nous destine à de lourdes 
difficultés dont témoigne l’avalanche des plans sociaux.

Inefficace, l’instauration de la règle d’or à laquelle se plie finalement l’Élysée est également illégitime. Au nom de quelle étrange conception de la démocratie pourrait se justifier qu’un peuple perde sa souveraineté sur 
ses budgets, ses choix, son État, ses services publics sans même avoir pu s’exprimer ? Ainsi, un aréopage non élu – le Conseil constitutionnel, nommé par copinage politique… – décide de priver les Français de vote afin de donner tous les pouvoirs de décision budgétaires à une structure qu’aucun électeur n’a jamais désigné, la Commission européenne. Ce tour de passe-passe est inspiré par la grande crainte que ce peuple, qui « a mis la Bastille en poussière » selon les mots de Rimbaud, réserve le même sort aux menottes austéritaires que les gouvernants veulent passer à nos poignets. Le grand frisson de 2005, quand un référendum a recalé le traité constitutionnel, parcourt toujours les échines. Pas seulement à droite. Le Parti socialiste prendrait une lourde responsabilité s’il mettait ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy, qui avait choisi la seule enceinte parlementaire pour nier la souveraineté populaire. Déjà, des dizaines de milliers 
de voix réclament un référendum.

Élus sur le thème du changement, les députés 
de gauche ne doivent pas se laisser impressionner 
par l’agitation des battus de l’année. L’UMP se lamente-
t-elle que soient détricotées des lois antisociales imposées ces cinq dernières années ? Il faut lui donner plus encore de raisons de s’affliger ! Ces derniers jours, c’est de la politique internationale que traite la droite en toute cacophonie. Certains réclament une intervention en Syrie comme celle qui, en Libye, a aussi enflammé le Mali ; et d’autres, tel François Fillon, la refusent en regrettant que ne soit pas recherchée la confiance de la Russie qui bloque les efforts de l’ONU. Mais qui, sinon son gouvernement, avec ses homologues de l’Otan, a outrepassé les résolutions de l’organisation internationale pour bombarder Tripoli ? Moscou se méfie aujourd’hui et paralyse l’issue négociée, qui reste la solution la plus sage dans cette poudrière du Moyen-Orient. La diplomatie, l’aide humanitaire, l’appui aux démocrates syriens plutôt qu’aux fanatiques islamistes, ce sont ces armes qui doivent être privilégiées par la France contre le régime d’Assad. 
C’est à bâbord qu’il faut se diriger et non à tribord.

Patrick Apel-Muller


A Pierrefeu-du-Var, la présidence Hollande placée sous le signe de la sécurité

Le président se rend aujourd’hui à Pierrefeu-du-Var pour un hommage à deux gendarmes tuées en juin. Cent jours précisément après son élection, François Hollande envoie un signal que n’aurait pas renié son prédécesseur.

Alors que l’économie du pays est moribonde et que les plans sociaux s’enchainent, François Hollande préfère pourtant placer son début de mandat sous le signe de la sécurité. Le président a interrompu une nouvelle fois ses vacances pour une rencontre avec les gendarmes de Pierrefeu-du-Var qui avaient perdu deux des leurs, le 17 juin, deux femmes tuées par balle. Le père d’une des victimes dénonce d'ailleurs une opération de communication. En tout cas une manière d’instrumentaliser un fait divers qui rappelle la présidence Sarkozy. D’autant qu’Hollande rebondit sur les violences de cette nuit à Amiens Nord, promettant qu’il allait mobiliser "tous les moyens de l'Etat" pour lutter contre les violences, car la sécurité est une "obligation" pour les pouvoirs publics.

Pourtant à cette date symbolique des 100 jours, ce sont les sombres perspectives sociales et économiques qui auraient pu préoccuper le président. Car pour ce premier trimestre de gouvernement socialiste est aussi le troisième trimestre consécutif sans croissance en France. Les indicateurs économiques sont mauvais. Les dépenses de consommation des ménages ont reculé (-0,2%), la production de biens et services a stagné et le commerce extérieur continue de plomber l'activité, avec des importations en nette accélération (+1,8%)  et des exportations encore peu dynamiques (+0,2%). Résultat le chômage augmente encore, d’autant plus que les plans sociaux s’enchainent.
Si le François Hollande a ignoré le sujet, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a tenté de sauver les meubles en mettant en avant la première « hausse » du smic depuis cinq ans, l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, le blocage des loyers, le durcissement de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et le retour à la retraite à 60 ans pour quelques travailleurs.

Source
Après le bilan, la perspective ?

La rentrée législative ne se fera pas sans larmes ni sueur, au vu des 60 réformes annoncées dont plusieurs sont encore en suspens.

Des larmes et de la sueur… La rentrée politique sur fond de crise nous offrira-t-elle du sang, à l’instar de la prophétie de Churchill ? En effet « le changement » promis par François Hollande ne ­s’arrête pas à ces 100 jours, et plusieurs propositions parmi les 60 annoncées sont encore en suspens. Parmi ces ­dernières, diverses mesures phares devraient arriver ­rapidement dans l’agenda parlementaire. On attend par exemple en matière d’emploi, la création de 150 000 emplois d’avenir et 500 000 contrats de génération, qui feront l’objet du premier projet de loi ­examiné par le Parlement, aux alentours d’octobre.

Le projet de François ­Hollande de cession à titre gratuit du patrimoine foncier de l’État aux collectivités ­territoriales pour la construction de logements sociaux devrait être étudié. Cécile Duflot, ministre du Logement, prévoit ainsi une mobilisation des terrains de l’État pour la construction de 110 000 logements entre 
2012 et 2016. En tout, 500 000 logements dont 150 000 sociaux par an devraient être construits pour répondre à la crise du logement (il y a 900 000 mal ou non-logés en France, selon le rapport 2012 de la fondation Abbé-Pierre). Par ailleurs, cette prérogative de logements sociaux revenant aux collectivités territoriales s’inscrit plus globalement dans l’annonce par le gouvernement d’un acte III de la décentralisation. Le projet sera étudié par le Parlement à l’automne et entend développer davantage la démocratie locale.

Enfin, les questions fiscales, budgétaires et sociétales ne ­devraient pas être laissées de côté. Outre le débat qui se profile autour de la ratification du pacte budgétaire européen, la question de ­nouvelles tranches d’imposition à 45 % et 75 % pour les plus riches sera à l’ordre du jour pour le budget 2013. Seront ­également remis sur table le projet du non-cumul des mandats et la question du mariage ­homosexuel.

Morgane Baghlali-Serres

François Hollande, 100 jours au souffle court

En trois mois, le chef de l’État a lancé des réformes, incarné la rupture d’avec Nicolas Sarkozy, et fait de l’austérité, rebaptisée redressement, la solution à la crise. Mais le bref état de grâce laisse déjà la place au scepticisme .

Il lui en reste 1 726. 1 726 jours encore pour François Hollande à l’Élysée, après les cent qu’il vient de passer dans le costume de président. De ce compte rond, de cette période censée être de grâce et propre à effectuer les changements d’ampleur, force est de constater que François Hollande a été parcimonieux. Une certaine distance, du coup, se fait jour avec l’opinion. À reprendre les indices de popularité à cent jours de ses prédécesseurs depuis 1981, François Hollande se situe en avant-dernier, juste devant le Chirac de 2002.

La vision du futur du pays qu’il avait su donner dans son discours du Bourget s’est quelque peu embrumée. La faute, en partie, au renoncement à l’engagement de renégocier le traité européen, pour se satisfaire d’un codicille sur la croissance. Le refus actuel d’un référendum sur le TSCG, et la règle d’or budgétaire qu’il institue particulièrement, pèse déjà sur sa majorité. Si le PS évite pour l’heure les déchirements du passé en matière européenne, l’étouffoir posé par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry sur les débats du Congrès de l’automne passe mal.

la répression de Valls

Et la politique de Manuel Valls à l’égard des Roms, ­répond-elle encore à la ­volonté du candidat d’« écarter la stigmatisation, la division, la suspicion, les oppositions entre Français, ceux qui seraient là depuis toujours, ceux qui seraient là depuis moins longtemps » ? Le président élu tombe lui aussi dans le travers compassionnel dont abusait Nicolas Sarkozy, pour se rendre en personne au chevet d’un bijoutier agressé à Grenoble. Au passif aussi, les récentes déclarations du ministre de l’Intérieur tendant à repousser, une fois de plus, le droit de vote des étrangers aux élections locales, quand la volonté affichée sur cette question durant la campagne a contribué à mobiliser dans les quartiers populaires.

Un quinquennat dure cinq ans bien sûr et ce n’est qu’au printemps 2017 qu’on saura si l’hôte de l’Élysée est ce Roosevelt français que prédisent (ou plutôt espèrent) certains. Pour l’heure, François Hollande n’en est pas aux reniements, la tranche d’imposition des très hauts revenus est au programme du Parlement dès la rentrée (lire ci-dessous). Dans la colonne « actif » toujours, des mesures de l’ordre du symbolique pour marquer la rupture d’avec le quinquennat sarkozyste ont été prises, comme la diminution de la rémunération du président de la République et des ministres, celle des patrons d’entreprises publiques, le retour partiel de la retraite à soixante ans, l’encadrement des loyers ou le recrutement de 1 000 enseignants supplémentaires pour la rentrée…

la faillite du dossier psa

L’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) de 25 %, financée par la hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, ce n’est pas rien non plus, « cela représente, en fonction de l’âge de l’enfant, une augmentation de 70 à 80 euros », rappelle ­Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille. Sur la justice fiscale, pour paraphraser Michel Audiard, c’est comme la Sainte Vierge, il faut qu’elle apparaisse de temps en temps : la « contribution exceptionnelle sur la fortune » a bien été validée par le Conseil constitutionnel, à condition qu’elle demeure « exceptionnelle ».

L’augmentation du Smic de 2 % n’entrerait presque pas dans la colonne « actif », tant elle relève de l’affichage, et a poussé Laurence Parisot à un ouf ! de soulagement public. Le grand chantier de la fiscalité, son alignement sur celle du travail pour le capital, entre autres, sera l’un des juges de paix du quinquennat Hollande. Avec évidemment l’emploi qui, lui, demeure dans la colonne « passif ». Le dossier PSA à ce titre est emblématique, et « l’agitation stérile » du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, selon les mots du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, n’empêche pas l’accumulation de lourds nuages sur le gouvernement Ayrault. Le chômage s’approche de la barre symbolique des 10 %, une kyrielle de plans sociaux s’annonce, et l’entrée en récession est prévue pour l’automne par la Banque de France, sans doute ­confirmée ce matin par l’Insee. La sortie de crise, le gouvernement l’envisage d’abord par l’austérité, comptant sur la reprise en seconde moitié de quinquennat pour ­redistribuer des fruits confisqués en première moitié. François Hollande a toutes les cartes en main, il dispose d’une majorité large, affronte un nouveau temps du capitalisme : il ne lui reste qu’à garder à l’esprit qu’il fut aussi élu sur une promesse, celle de « réenchanter le rêve français ».

Le flop des heures sup et  des droits de succession Seules deux mesures sont majoritairement désapprouvées par les Français sondés par l’Ifop à l’occasion des 100 jours de Hollande, pour le Figaro : la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires (61 % d’insatisfaits et même 75 % parmi les ouvriers), ainsi que la mise en place d’une fiscalité plus élevée sur les droits de succession et les donations (64 % d’insatisfaits). Défaut de pédagogie, quand les 10 % les plus fortunés disposent de près de 50 % des richesses détenues par les ménages ? « La question, c’est la lutte contre le chômage, pas de recourir aux heures supplémentaires », avait argumenté François Hollande lors de son discours du 14 juillet. 
En matière de succession, « nous voulons privilégier le mérite plutôt que l’héritage », soulignaient les députés socialistes, tandis que 
le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, affirmait que 
« 90 % des successions » resteraient exonérées.

Lionel Venturini

Source

Marie-Noëlle Lienemann. Aller plus vite dans la mise en œuvre des réformes

sénatrice socialiste.

« Comme beaucoup de Français, j’ai vécu avec une immense joie l’élection de François Hollande. J’avais le sentiment qu’il était essentiel de battre Nicolas Sarkozy et de rompre avec dix années de droite au pouvoir. Consciente des enjeux, j’ai aussi ressenti cette élection avec une certaine gravité. Chaque fois qu’il y a des crises, le pire est possible mais le meilleur peut en naître. Dans la mise en œuvre politique, beaucoup d’initiatives ont été reprises parmi celles annoncées dans les 60 propositions socialistes. La mesure sur l’allocation de rentrée scolaire, les premières réformes fiscales, un dialogue social renouvelé… Beaucoup de choses positives ont eu lieu et plein de chantiers sont sur les rails. Pourtant, je sens qu’il faut qu’on aille plus vite dans la mise en œuvre des réformes. C’est le cas pour le doublement du plafond du Livret A, nécessaire pour le logement et les PME, ou pour la réforme fiscale avec une taxation à 75 % des plus riches. Je pense aux propositions qui concernent les marges de manœuvre données à l’État et aux salariés pour l’avenir industriel du pays. L’obligation pour une entreprise d’accepter une reprise en cas de cessation d’activité, un droit de priorité de reprise aux salariés, en particulier sous forme de coopératives, un strict encadrement des licenciements économiques, c’est urgent puisqu’il s’agit d’une stratégie défensive indispensable au redressement économique. Enfin, reste la grande question européenne sur laquelle subsistent des désaccords. François Hollande a d’abord demandé un complément de croissance qu’il a obtenu avec le modeste “pacte de croissance”. En revanche, rien n’est modifié du traité budgétaire d’austérité généralisée. Il est contraire à toute relance keynésienne dont nous aurions pourtant besoin dans l’Europe en récession. Sur ce dernier point, je ne peux pas accepter d’avaliser le traité 
en l’état et poursuis mon combat pour sa renégociation.  »

Source


Edité par T 34 - 15 Aug 2012 à 23:26
Patria socialismo o muerte

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Le ministre de la figuration
 
Montebourg épinglé à gauche

Arnaud Montebourg était invité à la Fête de la rose, au côté de Marisol Touraine. Le ministre du Redressement productif est critiqué à gauche pour sa gestion de la crise industrielle.

La traditionnelle Fête de la rose s’est tenue hier à Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire. Initié il y a quarante ans par Pierre Joxe, ce rassemblement socialiste se déroule une semaine avant l’université d’été du PS de La Rochelle.

Depuis quinze ans, la Fête de la rose est devenue la tribune du régional 
Arnaud Montebourg. C’est 
à Frangy-en-Bresse qu’il 
avait annoncé sa candidature pour la primaire socialiste 
en 2010. Pour le nouveau 
ministre du Redressement 
productif, elle se déroule cette année sous le soleil de la victoire. « Il y a eu 1981. Voici 2012 ! » a-t-il déclaré.

Une victoire contrastée pour celui qui a placé son ministère sous le signe « de l’action et du rassemblement patriotique au service de notre industrie ». Depuis son entrée au gouvernement, l’industrie française est frappée de plein fouet par une recrudescence des plans sociaux. Face à cela, Arnaud Montebourg multiplie les déplacements médiatiques, rencontrant tour à tour syndicats et patronat. Au-delà de ces va-et-vient, les résultats se font attendre et les critiques à gauche pleuvent sur l’action du ministre.

Début août, le président du groupe écologiste au 
Sénat, Jean-Vincent Placé, a fait connaître ses craintes quant à l’action du ministre. « Quelque part il m’inquiète parce qu’il fait la tournée des entreprises en disant : je vais résoudre les problèmes par la volonté et le verbe. » Pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Arnaud Montebourg « a fait beaucoup d’effets d’annonce, mais n’a pas pris de mesures 
efficaces », a-t-il déclaré mer-credi. Enfin, Jean-Luc Mélenchon qualifiait samedi de « faute » le fait qu’il n’ait pas fait voter à la session de juillet « la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires ».

En réponse, Arnaud Montebourg a indiqué : « Pour redresser l’économie, l’industrie de notre pays, je réclame cinq années pleines. » Pour lui, « toutes les gauches doivent s’unir ».

Défenseur du « non » lors du référendum de 2005 et partisan de la démondialisation, Arnaud Montebourg a toujours affiché son opposition à une Europe libérale. Au cœur de la campagne présidentielle, il avait déclaré qu’une « majorité de gauche » en France ne voterait jamais le « traité Merkozy ». Désormais tenu par la solidarité gouvernementale, il devrait rester silencieux sur le traité d’austérité que s’apprête à faire adopter son gouvernement à la France.

Guillaume Letourneur

Mélenchon juge Hollande

Jean-Luc Mélenchon a estimé hier dans le Journal du dimanche que le chef de l’État a dilué « le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle dans les sables des plages du Var ». 
Pour l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, « ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien (…). 
Quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication 
des commissions, j’en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir ». Jean-Luc Mélenchon regrette que la majorité socialiste n’ait passé ni la loi sur les licenciements boursiers, déjà votée en première lecture au Sénat, ni la loi bancaire. « Il fallait marquer un rapport de forces avec la finance (…). Il faut faire le boulot maintenant. L’atermoiement 
continu laisse les mains libres à la finance », commente-il.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Aug 2012 à 22:42

Jean-Luc Mélenchon : "Les socialistes regardent leur nombril, ils feraient mieux de regarder le monde"

Traité budgétaire de stabilité européen, plans sociaux à répétition, économie en berne. La période dite de "grâce" passée, le gouvernement socialiste n'arrive toujours pas à faire consensus à gauche. Les partisans de la politique de François Hollande et ceux qui la critiquent s'affrontent, dessinant ainsi les futurs rapports de force de demain qui pourraient bien se construire autour du Front de Gauche.

De retour de vacances, le leader du Front de Gauche a partagé ses analyses sur les premiers pas du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et en a profité pour rappeler la proximité de certaines positions entre une partie de l'aile gauche du P.S et son mouvement politique. Ces déclarations ne semblent pas avoir été du goût du gouvernement. Michel Sapin, ministre du Travail, a déclaré dans un entretien au Figaro de mercredi que les critiques émises par Jean-Luc Mélenchon sur les premiers mois de la présidence Hollande "sont à l'image du personnage: une gouaille qui peut être perçue comme sympathique et en même temps une ivresse des mots qui le place hors de la réalité".

"Mélenchon est victime du syndrome Sarkozy. Voilà quelqu'un qui devrait oublier l'ancien président et s'inspirer des manières de faire de François Hollande. Les Français ne sont pas à la recherche d'un affrontement de plus", ajoute-t-il.

Jean-Marc Ayrault, aux micros de BFMTV-RMC, a quant à lui jugé que le leader du Front de Gauche "devrait avoir un peu plus de lucidité". "C'est vrai que quand on revient de cinq semaines de vacances au Venezuela, avec M. Chavez, peut-être qu'on manque un peu de connaissance réelle de la situation de la France et de l'Europe", a rajouté M. Ayrault.

La réponse ne s'est pas faite attendre de la part du coprésident du Front de Gauche "C'est moi qui suis dans la réalité. C'est vous qui êtes dans les rêves, dans un monde qui n'existe plus. Un monde tranquilou, à la papa, planplan où on peut prendre son temps, pendant que les gens souffrent et où toute l'économie du continent est en train de sombrer"."Voilà ce que Jean-Marc Ayrault ferait bien d'avoir à l'esprit au lieu de me donner des leçons sur ce ton méprisant et hautain qu'il a. Les socialistes regardent leur nombril, ils feraient mieux de regarder le monde", a-t-il conclu.

"On ne peut pas être dans le gouvernement et faire du Mélenchon"

Sur la question du traité budgétaire européen, le député européen Daniel Cohn-Bendit qui avait ouvert les hostilités il y a quelques jours, récidive dans un interview accordé au Monde. "Il y a, à l'intérieur du parti, la tentation de coller à la gauche de la gauche et une mauvaise conscience face à Mélenchon. Mais quelqu'un qui donne des leçons de politique et qui passe ses vacances avec Chavez [le président vénézuélien], c'est assez stupéfiant. Si le modèle de démocratie, c'est Chavez, pour moi, c'est merci et au revoir !". La référence au Président du Venezuela reste donc très en vogue ces temps-ci. Au sujet de la proposition d'un référendum du Front de Gauche, reprise par Eva Joly "C'est une proposition qui n'a ni queue ni tête. On ne peut pas remettre la gestion de la crise financière à dans un an. Un référendum, ça se prépare." "On perd notre temps et on veut se donner une fausse virginité en votant contre. On ne peut pas être au gouvernement et faire du Mélenchon."

Jean-Vincent Placé, chef de file des écologistes au Sénat et François de Rugy, co-président du groupe Verts à l'Assemblée avaient déclaré qu'ils ne voulaient pas voter le traité européen. La question divise donc encore chez les verts et plus largement à gauche.

Source


Ayrault : "Nous sommes dans l'action", oui mais laquelle ?

Livret%20A%20et%20carburants%20:%20Ayrault%20veut%20faire%20le%20plein%20à%20minima

Le premier Conseil des ministres d'après-vacances se tenait ce mercredi matin, véritable rentrée du gouvernement. A l’ordre du jour, les prix des carburants, le relèvement du plafond du livret A le renforcement de la loi SRU et la présentation du calendrier des réformes.

Cette rentrée du gouvernement a surtout permis de fixer un calendrier de réformes. Deux mesures ont toutefois été décrétées immédiatement, la baisse « modeste et provisoire » de la taxe sur les carburants pour endiguer leur hausse, et la baisse de 30 % des salaires du Premier ministre et du président.
Un premier gros morceau interviendra le 29 aout, au prochain conseil des ministres, où sera discuté le projet de loi sur les contrats d’avenir (lire : 100 000 emplois d’avenir en 2013 pour les 16-25 ans). Texte qui devrait être présenté à partir du 24 septembre lors d’une session extraordinaire à l’Assemblée, avec le renforcement de la loi SRU.

Vers 25 % de logements sociaux

Le nouveau texte portera à 25%, contre 20% actuellement, le taux obligatoire de logements sociaux imposé aux communes de plus de 3.500 habitants par la loi de Solidarité et de renouvellement urbain (SRU) votée en 2000. Il établira aussi le cadre juridique de la mise à disposition gratuite des collectivités locales de terrains vacants de l'Etat "pour la construction de logements accessibles à tous".  Le gouvernement envisage la construction de 150 000 logements sociaux par an dès 2013. Des mesures visant à pénaliser fiscalement la rétention foncière et un durcissement des pénalités à l'égard des collectivités qui ne respecteraient pas la loi SRU sont également prévues.

Réforme bancaire

Le plafond du livret A sera relevé de 25% "tout de suite", puis en fonction des besoins. Autre volet de la réforme, le livret de développement durable (LDD), qui contribue au financement de petites entreprises, verra quant à lui son plafond doublé à 12.000 euros. La promesse de François Hollande était de doubler le plafond du livret A, pour le porter à 30.600 euros, mais la hausse se limitera donc à 25 % dans un premier temps. Les 61,6 millions de livrets A en France sont exonérés de toute fiscalité et rémunérés à 2,25 %.

Calendrier des temps forts gouvernementaux 2012
19 septembre : l’examen du traité d’austérité au conseil des ministres, début octobre au Parlement
A partir du 24 septembre : le projet de budget 2013
10 octobre : présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale.
Fin octobre : le projet de loi sur le mariage homosexuel.
Fin novembre : présentation en conseil des ministres d'un projet de loi de refondation de l'école et du projet de rapprochement du CSA et de l'Arcep
Avant fin 2012 : le projet de loi de réforme du secteur bancaire et le plan de lutte contre l'exclusion

Source

Éditorial par Patrick Apel-Muller

L’oubli des bonnes résolutions…

Toutes les bonnes résolutions 
ne résistent pas au cap des cent jours. Ainsi, le gouvernement vient-il, 
nous annoncent les Échos sans être démentis, de renoncer à réduire fortement la monstrueuse facture des allégements 
de cotisations consentis aux entreprises, au minimum 19,7 milliards d’euros qui ont manqué aux comptes publics en 2011. Il ne s’agissait pourtant pas 
d’une révolution fiscale mais simplement d’abaisser 
de 1,6 Smic à 1,5 Smic le plafond des allégements 
de cotisation sur les bas salaires. Rien que cela rapportait 3,3 milliards. Ce cadeau devait conduire à de nombreuses créations d’emplois, assuraient les experts patronaux 
et leurs correspondants à la direction générale 
des finances ; nous voyons ce qu’il en est… En revanche, le maintien de ce dispositif fonctionne comme 
une incitation à maintenir les salaires au plus bas, 
au détriment de la formation et de la qualification 
qui font l’efficacité d’une économie développée.

« Allégements de charges : les entreprises évitent le pire », claironnait vendredi le quotidien patronal. Un petit bémol cependant pour le Medef. L’intéressement et la participation que de temps en temps de grandes sociétés substituaient aux augmentations 
de salaire – l’épargne salariale a doublé en dix ans alors que la masse salariale 
n’a augmenté que 
de 40 % – pour éviter de régler des cotisations seront désormais 
intégrés à l’assiette 
des rémunérations.

Tandis qu’on attend 
toujours la proposition de
loi antilicenciements, voilà que le gouvernement baisse la garde sur 
un dossier emblématique. Les inquiétudes qui 
se manifestent dans 
les rangs du Front 
de gauche, d’EELV 
et même au sein du Parti socialiste ne témoignent pas d’une impatience. Mais pour relever les défis auxquels nous confronte la crise, concocter verveines et camomilles ne suffira pas. L’expérience le prouve : il serait bien illusoire de compter sur la bienveillance des fonds 
rapaces qui, aujourd’hui, spéculent sur l’alimentation mondiale, ou la bonne volonté de Laurence Parisot 
ou d’Angela Merkel. Ce n’est pas en se laissant passer 
les menottes budgétaires par la chancelière allemande 
et la camarilla de la Commission européenne, en vendant la souveraineté des peuples d’Europe pour le plat de lentilles du pacte de croissance bâclé les 28 et 29 juin, qu’on trouvera la force de résister aux marchés financiers et les moyens de redresser les économies chancelantes 
de notre continent. C’est, au contraire, en pariant 
sur des dynamiques populaires, celle que porterait 
un référendum sur le traité européen, que le gouvernement français puiserait la force de résister à la pression 
de la finance et de faire entendre ce qui résonne dans les rues des principaux pays européens. D’immenses besoins se font sentir ; nos sociétés créent des richesses considérables ; à nous de les mobiliser utilement.

Patrick Apel-Muller

Source

Le dossier qui lézarde la façade de la majorité

La réunion interministérielle doit aussi recoller les morceaux d’une majorité ébranlée par la gestion du ministre de l’Intérieur.

Avec un art consommé de la litote, le nouveau porte-parole du PS, David Assouline, a ramené à un « petit désarroi » dans la majorité la question des Roms. Quand la directrice des Inrocks, Audrey Pulvar, compagne du ministre Arnaud Montebourg, écrit dans un éditorial : « Cher François (Hollande), on n’a pas voté pour ça. » Quand Martine Aubry a peu goûté de ne pas avoir été prévenue du démantèlement d’un camp de Roms dans sa ville, Lille. Ou quand la ministre du Logement, Cécile Duflot (EELV), écrit dans une tribune publiée par Libération, vendredi, qu’avec les expulsions, « on ne résout pas le problème, on le déplace (...). Les camps se reforment rapidement, leurs habitants n’ayant pas d’autre solution pour se loger, et les expulsés reviennent presque aussi vite en France (...). Cela revient à mettre les gens dans une précarité encore plus grande ». « Ce n’est pas tant Manuel Valls, en tant que ministre de l’Intérieur, qui fut en cause, que le fait d’aborder ce sujet sous le seul angle de la répression policière », réagit de son côté le député PS Pouria Amirshahi.

Le « petit désarroi » est tel que Pascal Durand, qui a succédé à Cécile Duflot à la tête d’Europe Écologie-les Verts, a souhaité que « dans un gouvernement de gauche et des écologistes, ce ne soit pas le ministère de l’Intérieur qui gère seul la question des Roms ». Il est donc exaucé avec la tenue de cette réunion interministérielle, cet après-midi, présidée par Jean-Marc Ayrault. Pour Pascal Durand encore, « quand il y a décision d’évacuation d’un campement, il faut absolument qu’il y ait la solution alternative et je crois que c’est cela qui va être décidé dans les heures et jours qui viennent ». David Assouline tempère : « L’engagement de François Hollande (pas de démantèlement sans solution – NDLR) sera tenu dans toute la mesure du possible (...). Le gouvernement va annoncer comment il compte traiter concrètement l’affaire des campements illicites », car « c’est pas une affaire de Roms, c’est une affaire de campements illicites », avance le porte-parole. La nuance que veut souligner le gouvernement, le « changement », serait « dans la façon d’aborder ce sujet : il n’y a pas de discours de stigmatisation d’une communauté pour ses origines », défend-il.

Lionel Venturini

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Edité par T 34 - 24 Aug 2012 à 23:46
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Aug 2012 à 00:54

Éditorial par Paule Masson

Provisoire

La%20rentrée,%20cest%20maintenant%20!

La période des vacances tire à sa fin. Le bilan n’est pas fameux, beaucoup de familles sont restées à quai dans le souci d’éviter de trop solliciter le porte-monnaie, que la rentrée promet déjà de malmener. L’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire offre une respiration, 
mais les études coûtent plus cher et le prix des fournitures scolaires augmente. Les additions s’accumulent : essence, loyers, transports, produits de consommation courante, tout concourt à creuser des trous dans les budgets des ménages et à alimenter leurs inquiétudes. Pourtant, à la question : de quoi sera fait demain ? le gouvernement répond : vous verrez bien dans cinq ans. Jean-Marc Ayrault l’a assuré hier à la sortie du Conseil des ministres de rentrée : « Le mandat du président de la République, c’est cinq ans, pas cent jours. »

Les électeurs s’en souviennent, durant sa campagne électorale, François Hollande avait donné priorité au retour de la croissance, promettant ensuite une embellie de l’emploi et des mesures sociales. Ce programme est déjà contrarié par une croissance zéro, une avalanche de plans sociaux et par un objectif de réduction des déficits publics qui reste intangiblement fixé à 3 % l’an prochain et obère toute chance d’embellie économique. 
Le gouvernement le 
sent bien, le climat social n’est pas enchanté, les attentes et les espoirs de changement se muent en impatiences. D’où ce premier Conseil des ministres placé hier sous le signe de « l’action » avec 
un premier ministre qui monte au front dans les médias, et programme, contrairement à ce qui était prévu, d’intervenir samedi, lors de l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle.

Pour donner le change, le gouvernement a annoncé hier des mesures concernant le coût de l’essence, qui a connu cet été une remontée fulgurante. Pas de gel, la grande distribution et les pétroliers ont remporté la partie sur cette promesse de campagne. Mais une baisse des taxes qui sera supportée uniquement par l’État. Le reflux du prix à la pompe sera donc, de l’aveu de Jean-Marc Ayrault, « modeste » et « provisoire ». Provisoires, les emplois d’avenir le seront aussi. Le modèle est connu, c’est celui des emplois jeunes du gouvernement Jospin, en moins généreux. La mesure, pour le coup, répond à une urgence et devrait mettre un peu de baume au cœur aux 150 000 jeunes qui vont en bénéficier. Mais elle reste une politique de traitement social du chômage qui débouche rarement sur une réelle insertion dans l’emploi.

Le Conseil des ministres a chargé hier la barque du calendrier de rentrée, mais, parmi toutes, une date est à retenir : celle du 19 septembre, jour de l’examen en Conseil des ministres du traité budgétaire européen. Autant le dire, le gouvernement est assis sur un volcan. Dans sa propre famille politique, le chaudron chauffe. Certains au PS menacent déjà de ne pas le voter. Le Front de gauche a engagé la bataille pour obtenir un référendum. Lors de l’université d’été d’Europe Écologie-les Verts, Eva Joly a aussi réclamé une consultation populaire. Le saupoudrage de croissance obtenu par la France ne va pas masquer longtemps la gravité d’un texte qui enferme les États dans une camisole d’austérité. Interpellé hier sur les doutes à gauche, Jean-Marc Ayrault a rétorqué qu’il « n’est pas possible » de voter contre 
ce texte. Ah bon ? Un « non » de la France ne serait pourtant pas une première.

Paule Masson

Source


Jean-Luc Mélenchon tacle le bilan provisoire du premier ministre

Au-delà des petites phrases échangées entre le premier ministre et l’ex-candidat à la présidentielle, il y a la perception de trois mois de gouvernement : « creux » ou « apaisés » ?

Qui est le plus dans le réel, celui qui juge « creux » (Mélenchon) les cent premiers jours du gouvernement, ou celui qui assure que « la cohérence d’une politique, ce n’est pas l’agitation permanente » (Jean-Marc Ayrault) ? L’inimitié pointe même dans les mots du premier ministre, ajoutant, après que l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle a pointé l’inaction, « Jean-Luc Mélenchon confond cent jours avec cinq ans. C’est son problème ! Il n’a pas été élu président de la République, il n’a même pas été élu député ».

Au-delà de la passe d’armes à distance entre les deux hommes politiques, c’est bien une vision très divergente des trois mois de gouvernement Ayrault qui se fait jour. Au premier ministre qui reprend l’argument du temps devant soi, s’oppose un Mélenchon pour qui « il aurait fallu prendre les mesures qui rassurent les nôtres, marquer un rapport de forces avec le patronat (...) Les gens n’en peuvent plus, mettez-vous ça dans le crâne ».

Au Figaro, le ministre du Travail, Michel Sapin, explique voir dans les critiques de Jean-Luc Mélenchon « une ivresse des mots qui le place hors de la réalité », opposant « les discours fracassants » au « climat d’apaisement qu’apportent le président et le gouvernement », sachant « marier la gestion de l’urgence et l’action en profondeur ».

« C’est vous qui êtes dans les rêves, dans un monde qui n’existe plus, lui rétorque le député européen. Un monde tranquillou, à la papa, plan-plan où on peut prendre son temps, pendant que les gens souffrent et où toute l’économie du continent est en train de sombrer. » Et « cinq semaines de vacances au Venezuela m’auraient éloigné des réalités ? En Amérique du Sud, eux, ils font quelque chose. » Ça fait « la différence », ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon rappelle également au premier ministre un épisode passé, quand ce dernier a déposé une bien tardive motion pour exiger un référendum lors des débats sur le dernier traité. « Cette fois-ci, tu es le premier ministre. Voilà l’occasion d’appliquer ta propre motion. Demande un référendum sur le traité européen, si tu es si sûr de ton affaire. »

Sur France 2, l’ex-candidat a rappelé une autre promesse : « Qu’est-ce qui empêche le président de la République de proposer une loi d’amnistie pour les syndicalistes ? Dis donc François, tu ne me l’avais pas promis la dernière fois que je t’ai vu ? Tu ne m’avais pas dit qu’on allait mettre ça à l’ordre du jour de la conférence sociale ? Rien du tout ! » La politique est aussi affaire de mémoire.

Lionel Venturini

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Rentrée des ministres au pas de charge

Lors du Conseil des ministres, hier, le gouvernement a répondu aux critiques sur son bilan de l’été en affichant un agenda chargé, sans apaiser certaines inquiétudes à gauche.

Agenda de rentrée chargé, accélération du calendrier des réformes après la pause estivale : à l’issue du Conseil des ministres de rentrée, hier, le gouvernement a soigné ses effets de communication, le premier ministre venant en personne exposer le programme des semaines à venir, dans un minidiscours de politique générale improvisé tout à fait inhabituel. « Nous sommes dans l’action », a ainsi martelé Jean-Marc Ayrault aux journalistes dans la cour de l’Élysée, affirmant la détermination de son gouvernement à traiter « toutes les situations d’urgence ». L’objectif était manifestement de dissiper les critiques exprimées, ces derniers jours, à l’égard d’une action mitigée à l’issue des cent premiers jours de la présidence Hollande, notamment du côté du Front de gauche. « Le gouvernement manque de l’ambition nécessaire » face aux urgences sociales, avait déclaré, le 12 août, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, tandis que le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part qualifié le bilan de la gauche au pouvoir de « creux », dimanche dernier.

Le chef du gouvernement a répondu à sa manière, hier, par l’annonce d’une rentrée parlementaire « plus tôt que prévu », celle-ci pouvant être avancée d’une semaine au 24 septembre. La feuille de route des ministres reprend quant à elle les intitulés d’une grande part des engagements de la campagne présidentielle de François Hollande, notamment sur le logement social, l’emploi des jeunes, le prix de l’essence, mais aussi la priorité donnée à la réduction des déficits budgétaires, au prix de l’acceptation du corset contenu dans le traité européen Sarkozy-Merkel. Le projet de loi de ratification du traité devrait ainsi être présenté en Conseil des ministres dès le 19 septembre prochain, pour un examen prévu par le Parlement début octobre.

baisse modeste de la taxe sur l’essence

Si le gouvernement semble avoir donc décidé de répondre à l’impatience et au mécontentement qui menacent à gauche à l’égard d’un changement qui tarde à se concrétiser dans les faits, pas sûr que les réponses apportées hier apaisent toutes les inquiétudes. Au cœur de celles-ci, l’inflexibilité de l’exécutif pour faire adopter au pas de charge le traité budgétaire compromet gravement les marges de manœuvre de la gauche au pouvoir, en dépit de l’exigence d’une consultation populaire par référendum sur ce texte qui gagne du terrain à gauche, y compris au sein de la majorité présidentielle, avec le positionnement en ce sens d’Eva Joly, hier (voir en page 7). Quant aux promesses déjà timides du candidat Hollande sur le pouvoir d’achat, celle d’un blocage des prix de l’essence pendant trois mois semble déjà oubliée. Le Conseil des ministres lui a substitué une baisse « modeste » et « provisoire » des taxes prélevées par l’État. Un dispositif qui allégera certes un peu – et temporairement – la facture des ménages, mais dont le coût sera supporté par les finances publiques, les professionnels étant appelés à prendre leur propre « part d’efforts » selon des modalités encore à définir. Reste à savoir qui paiera vraiment, au final, le manque à gagner dans les caisses de l’État, au moment où l’impératif du « rétablissement des comptes publics » a été réaffirmé, hier, par le président de la République.

effet d’aubaine pour les employeurs

Mais c’est sur le volet de l’emploi des jeunes que les inquiétudes demeurent les plus vives. Le gouvernement a renvoyé l’examen du détail du texte de loi portant création des « emplois d’avenir » au Conseil des ministres de mercredi prochain. Mais, selon le journal les Échos, qui en a éventé le contenu, hier, celui-ci diffère des engagements de François Hollande. Si ces contrats réservés pour l’essentiel aux jeunes non diplômés de seize à vingt-cinq ans seront destinés en priorité au secteur public, comprenant les associations ou les collectivités locales, un peu à la manière des emplois-jeunes de la gauche plurielle entre 1997 et 2002, « la surprise est que les entreprises pourront également y recourir », écrit le quotidien économique. Or ceux-ci ouvriront droit à des exonérations de cotisation sociales qui font redouter un effet d’aubaine pour les employeurs pour disposer d’une main-d’œuvre bon marché à la place d’emplois de droit commun. Les déclarations du ministre délégué à la Ville, François Lamy, mardi, sur la création d’« emplois francs », c’est-à-dire exonérés de cotisations et d’impôts, réservés aux habitants venant de zones urbaines en difficulté, n’ont guère apaisé ces craintes (voir le point de vue de Gilles Poux ci-contre), pas plus que les déclarations de son collègue du Travail, Michel Sapin, décrivant les emplois d’avenir comme des « CDI à durée déterminée de un à trois ans » (sic). Autre motif d’inquiétude, la création de contrats d’avenir dans l’enseignement, réservés aux étudiants boursiers, qui « présentent de réels dangers », alertent l’Union des étudiants communistes (UEC) et le réseau École du PCF dans un communiqué, en raison de la précarisation du métier d’enseignant au détriment du statut et de la formation des professeurs.

Sébastien Crépel

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Edité par T 34 - 25 Aug 2012 à 03:34
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Aug 2012 à 14:09
Hollande déjà en état de disgrâce
 

Hollande%20déjà%20en%20état%20de%20disgrâce

A peine plus de cent jours après son élection, le chef de l'Etat mécontente plus de Français qu'il n'en satisfait selon le baromètre Ipsos pour Le Point alors que Nicolas Sarkozy avait attendu neuf mois pour arriver au même point ( 39% d'opinions positives en février 2008).

Quelque 47% des Français ont une opinion défavorable du Président contre 44% qui en ont une opinion favorable. Moins 11% en un mois, un dévissage sévère pour un Président qui n'a jamais atteint des cotes importantes de satisfaction.

Le Premier ministre bénéficie lui de 40% de jugements "plutôt favorables" (-8) et de 6% de jugements "très favorables (-1). Le camp des mécontents gagne 9 points, à 40% (jugement "très défavorable" pour 13%, "plutôt défavorable" pour 27%). 14% (=) sont sans opinion.

Au palmarès des personnalités politiques, François Fillon conserve la première place (53% d'avis favorables, -2), devant Christine Lagarde (52%, +4), Alain Juppé (51%, -1) et Manuel Valls (49%, -1). Nicolas Sarkozy arrive en 8e position, (43%, -1) et Jean-François Copé à la 19e place (34%, -1).


Mélenchon : "On ne discute pas avec le chef d'état-major de la réaction qu'est Laurence Parisot."

 

Interrogé ce mercredi matin sur France Info, Jean-Luc Mélenchon "désapprouve absolument" la visite de Jean-Marc Ayrault à l’Université du Medef. Il revient également sur les contrats aidés et la tentative de baisser les prix des carburants.

Qu’on discute avec des chefs d’entreprises, c’est normal, c’est nécessaire. Mais qu’on aille parler avec le Medef, "qui prétend parler au nom de l’économie, ce n’est pas une bonne idée, c’est un signe de faiblesse" explique Mélenchon. En outre, il déplore que Jean-Marc Ayrault ait choisi, symbole de la rentrée politique du gouvernement, d’aller à l’université du Medef. "On ne discute pas avec le chef d'état-major de la réaction qu'est Laurence Parisot. On ne peut pas s’afficher dans ce genre d’évènement. Est-ce que le Premier ministre va aller au congrès de la CGT ?"

Jean-Luc Mélenchon revient aussi sur les mesures visant à limiter les prix des carburants. Pour le co-président du parti de gauche, ce n’est pas à l’Etat de baisser ses taxes. "C’était un excellent prétexte pour leur dire : ou bien vous baissez les prix séance tenante, ou je renationalise tout de suite Total". Rappelant que la constitution d’un pôle public de l’énergie était dans le programme du Front de gauche.

"Distribuer du salaire n'est pas contre-productif au contraire c'est une mesure de relance"[…]. "Mais là ce qu’on est en train de faire c’est d’organiser une nouvelle forme de précarité". Il souligne la durée des contrats trop limitée, rappelant qu’un CDD d’un, an pour un jeune sans formation, n’est pas suffisant pour se former.



Edité par T 34 - 29 Aug 2012 à 21:20
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