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Syndicalisme jaune

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Syndicalisme jaune
    Envoyé : 24 May 2012 à 20:52

Parisot, Chérèque et Notat contre les utopistes.

 
 
Liste (partielle) des revendications populistes inatteignables selon le patronat : en 1906 un jour de repos par semaine, en 1919 la journée de 8 heures, en 1936 les congés payés, en 1945 la nationalisation des compagnies d’électricité (création d’EDF-GDF), en 1970 l’indemnisation des congés de maternité. Etc.

Et encore : en 2012, le Smic à 1700 euros, selon Laurence Parisot, patrone du MEDEF et François Chérèque, patron de la CFDT.

Nicole Notat à qui il a succédé il y a dix ans déjà (elle avait 55 ans, comme lui en 2012) est aujourd’hui patronne de VIGEO, une société européenne d’évaluation des performances sociales et environnementales des entreprises, patronne de l’agence ARESE, première agence de notation sociale en France.

Elle est membre du club du Siècle, du Groupe de Réflexion sur l’avenir de l’Europe présidé par Felipe Gonzalez et rattaché au Conseil européen, du conseil d’administration de la Coface et du conseil de surveillance du Monde S.A.

Depuis novembre 2011, elle est même médiatrice dans le cadre de la mise en place des nouveaux horaires par la SNCF et RFF.

Donc, le Smic à 1700 euros est inatteignable selon François Chérèque, patron de la CFDT et (faisons-en le pari) futur retraité actif.

Théophraste R. (Chef du bureau : « Changer de job à 55 ans » au Grand Soir).

PS. Pour les planques attribuées aux prédécesseurs de Notat (Jean Kaspar, Edmond Maire), voir Internet, mais c’est mauvais pour le moral.


En revanche, François Chérèque ne place pas cette question au cœur de ses préoccupations. Le leader de la CFDT expliquait mercredi à Paris Match : "Ils ne croient même pas à ce qu'ils demandent ! Ils savent très bien que c'est inatteignable. L'évolution du Smic doit aussi être liée à la croissance. Discuter d'un coup de pouce est utile, mais cela ne suffit pas à régler le problème du pouvoir d'achat", a-t-il expliqué, en plaidant pour "des aides aux entreprises et des contreparties sur les déroulements de carrière pour que les gens ne restent pas au Smic toute leur vie".

S.G.

Source



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2012 à 12:39

Retraites : 2003 ou 2012 une trahison demeure une trahison !

 
Front syndical de classe

Interrogé dans la matinale de France Inter le mercredi 6 juin, François Chérèque présente les décisions gouvernementales sur la retraite à 60 ans assortie de conditions comme une sorte de revanche qui en quelque sorte donnerait raison à son positionnement de 2003.

Attitude qui rappelons le a été vécu par les travailleurs en lutte comme une trahison puisqu’elle a consisté en une approbation séparée de la réforme Fillon (40 ans de cotisations pour les fonctionnaires, allongement de la durée de cotisation pour tous 40, 41 ans … mise place de la décote pour les années manquantes), en "contre-partie" de la mise en place du dispositif pour carrière longue négocié avec la seule CFDT permettant un départ anticipé pour ceux ayant commencé à travailler jeunes, à condition d’avoir cotisé 41,5 ans.

Or de quoi s’agit-il en 2012 à nouveau ? :

Le départ à la retraite sera possible à 60 ans pour les salariés ayant commencé à 18 ans et ayant la totalité de leur durée de cotisation (41 ou 41,5 années selon l’année de naissance).

Ce dispositif prévoyant d’inclure dans la durée de cotisation deux trimestres pour les chômeurs et deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité, a annoncé, mercredi, Marisol Touraine. et ne concernant en définitive qu’environ 110.000 personnes par an !

Et en tant que contre-partie de quoi en 2012 ?

Car dan son intervention à France Inter F. Chérèque insiste bien et enfonce le clou, les décisions actuelles en 2012 constituent une extension de la réforme de 2003 (âge pris en compte de 18 ans au lieu d’avant 17 ans).

C’est de ce constat d’ailleurs qu’il tire argument pour considérer que son attitude de 2003 sévèrement critiquée serait à présent approuvée par tout le monde !

Mais il va plus loin, disant son souhait de rapports sociaux apaisés, d’un diagnostic de la situation partagé (partenaires sociaux/patronat/gouvernement) il souhaite dans le prolongement de la conférence prévue du 9 au 10 juillet et des 7 groupes de travail mis en place que s’agissant des retraites il soit procédé à une mise à plat, la CFDT se prononçant pour un système de retraites à point ou notionnel.

Les mesures actuelles du gouvernement concernant les retraites doivent donc être appréciées pour ce qu’elles sont : une simple extension de la réforme de 2003 présentée comme une mesure de justice, également à caractère électoral (annonce à quelques jours seulement du premier tour des législatives).

Mais aussi comme s’inscrivant dans un processus qui tourne le dos à une véritable remise en cause des contre-réformes de la droite (93, 2003, 2010) et se fixant résolument pour objectif la retraite à 60 ans pour tous avec une pension décente et donc une réduction des années de cotisation, la fin de la décote, l’indexation sur les salaires des actifs etc.

Le positionnement de la CFDT à l’égard des présentes mesures et plus encore ses propositions de réformes est loin d’être approuvé par tous.

Nous enregistrons positivement le fait que dans son communiqué la " La CGT entend porter haut et fort, dans les semaines à venir, et particulièrement lors de la conférence sociale de juillet, l’exigence du rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous ".

Cependant, Un piège nous est tendu :

sous apparence de correction des injustices il s’agit de faire oublier pourquoi nous nous sommes battus ces dernières années, pourquoi des millions de travailleurs sont descendus dans la rue à plusieurs reprises.

Nos revendications concernant les retraites ne sont prises en compte ni dans le programme de François Hollande, ni dans ce premier décret, ni dans les propositions de la CFDT pour l’avenir ! On est très loin du compte !

Pour eux il s’agit de nous amener à abandonner nos revendications forgées dans les débats, dans la réflexion et dans les luttes et d’approuver leurs propositions qui quant au fonds sont dans le prolongement des contre-réformes de la droite et de Sarkozy

Au nom de la dette, des déficits publics et de dépenses sociales qui seraient devenues excessives (trop de retraités par rapport aux actifs) ainsi qu’au nom des directives européennes et des traités européens (Lisbonne ) qui exigent une réduction des dépenses sociales et une remise en cause des droits acquis par les travailleurs depuis des décennies !

Dans un passé récent nous avons crié dans la rue "Nous ne lâcherons rien !" et bien c’est encore le moment de le prouver en totale indépendance du pouvoir politique et en partant de nos revendications forgées dans les luttes !

Ce dossier retraite doit être impérativement rouvert et il faudra bien s’en prendre aux puissances financières afin d’ABOLIR les fameuses réformes Balladur, Fillon, Sarkosy.

Tout cela ne pouvant se faire qu’avec une vraie coordination de nos luttes et avec une CGT qui mène le combat sur un terrain de classes.

Rappels :

Les différentes contre-réformes des retraites ont combiné la modification du calcul des meilleures années, l’indexation sur les prix et non sur les salaires, le recul important de l’âge légal de départ, l’allongement de la durée de cotisation associée à des décotes …pour aboutir à l’objectif souhaité : la baisse draconienne des pensions versées.

Et ouvrir la voie aux assurances privées !

Le Conseil d’Orientation des retraites lui-même prévoit que le taux de remplacement moyen du niveau de la retraite par rapport au salaire, passera de 72% en 2007 à 59 % en 2050 !

C’est donc à toute cette évolution catastrophique qu’il faut mettre en terme en refusant de se contenter de contre-parties à la marge fondées sur l’idée archi-fausse que nous n’avons plus les moyens d’une politique de protection sociale de haut niveau, tandis que les marchés financiers, les banques et l’Union européenne continuent de proférer leurs diktats.
Et donc en exigeant :

● le retour aux 60 ans pour tous hors régimes spéciaux, travaux pénibles et 10 meilleures années au lieu des 25.

● la diminution significative des années de cotisation (vers le retour aux 150 trimestres (160 actuellement)

● l’indexation des pensions sur les salaires

● pas de pension inférieure à 75% du dernier salaire

● Aucune pension de retraite ne doit être inférieure au SMIC.

● La validation dans tous les régimes, de recherche d’un premier emploi, des études supérieures et apprentissage, de service militaire, de maternité ou de congé parental, de maladie, de chômage dans le calcul des 37,5 ans.

● Un droit à départ à taux plein anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles et astreignants doit être reconnu dans tous les régimes.

● La pérennisation des pensions de réversion à 75% du montant de la pension du conjoint sans aucune restriction.

etc …

Le Front Syndical de Classe

8 juin 2012

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2012 à 23:22

La CFDT veut en partie transférer  la protection sociale sur la CSG 

Au diapason du Medef, dans un entretien au Journal 
du dimanche, François Chérèque considère que 
« le coût du travail est aussi un facteur de perte 
de compétitivité ». Et demandant au gouvernement d’« accélérer la mise en place du haut conseil 
pour le financement de la protection sociale », 
le secrétaire général de la CFDT invite à « le baisser 
en transférant une partie des charges sur la CSG 
sans toucher le pouvoir d’achat ».

Source


Thibault répond à Chérèque

Après les déclarations du leader de la CFDT, le secrétaire général de la CGT récuse l’idée que le « coût du travail » et le manque de « flexibilité » expliqueraient la crise et le chômage.

Tandis que le gouvernement privilégie la négociation entre syndicats et patronat jusqu’au premier trimestre 2013, le chômage galope et les plans sociaux continuent de se multiplier. Du côté des syndicats de salariés, deux écoles s’affrontent en cette rentrée sur la manière de sécuriser l’emploi, alors que se profile une grande journée européenne de manifestations, le 9 octobre.

S’exprimant ce week-end dans le Journal du dimanche (JDD), François Chérèque est persuadé que « pour la compétitivité, (nous) devons agir sur plusieurs leviers, notamment la recherche, l’innovation, la formation », tout en affirmant « de façon claire » que « le coût du travail est aussi un facteur de perte de compétitivité ». Appelant à accélérer les réformes, le secrétaire général de la CFDT préconise notamment une baisse des charges patronales, accompagnée d’une augmentation de la CSG (qui met à contribution les revenus du travail, mais aussi les revenus du capital et du patrimoine). De quoi améliorer la protection sociale, dit-il, « sans toucher au pouvoir d’achat ».

Incriminer ainsi « le coût du travail », « c’est ce que dit aussi le Medef et nous avons une différence de diagnostic », a sévèrement répliqué Bernard Thibault, invité de RTL, lundi. Le secrétaire général de la CGT conteste « le fait que la crise économique, la crise sociale, le niveau du chômage s’expliquent principalement par des salariés qui, en France, coûteraient trop cher ou bénéficieraient d’une législation sociale, en matière de travail par exemple, trop rigide, selon les employeurs ».

« Le gouvernement va devoir orienter la future négociation sur ce que nous devons faire pour sécuriser l’emploi », avertit-il, affirmant que la CGT ne refuse pas « le débat sur la compétitivité » mais ne va pas « laisser le Medef être seul à défendre ses arguments ». Le dirigeant syndical refuse la flexibilité « qui se fait dans tous les pays européens » et qui, fait-il observer, n’a pas empêché la flambée du chômage, et met en cause le « sous-investissement dans les entreprises », ainsi que le « sous-engagement dans la formation professionnelle ».

Laurence Mauriaucourt



Edité par T 34 - 05 Sep 2012 à 19:58
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Sep 2012 à 23:00

François Chérèque se dit favorable au traité budgétaire européen 

François Chérèque entend proposer 
à la direction de son syndicat « d’adopter » 
le traité budgétaire européen. Le secrétaire 
général de la CFDT s’est prononcé, hier, pour 
la ratification du texte tout en reconnaissant 
que celui ci avait « beaucoup de défauts » 
et qu’il ne reprenait pas le volet social souhaité par la Confédération européenne des syndicats.

Source



Edité par T 34 - 07 Sep 2012 à 23:14
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2012 à 21:00

La CFDT refuse « un échec » de la négociation

François Chérèque plaide pour un « compromis historique » lors de la négociation sur la sécurisation de l’emploi qui s’ouvre jeudi.

« Si cette négociation ne va pas jusqu’au bout, ce sera un échec aussi pour les partenaires sociaux. Et il sera historique », assène François Chérèque, numéro un de la CFDT. Lors d’une conférence de presse hier, avant la négociation sur la sécurisation de l’emploi prévue jeudi, le leader de la CFDT a donné le ton. Les syndicats doivent « faire la démonstration » aux responsables politiques et aux salariés qu’ils peuvent rendre « une copie positive pour les salariés ». Le syndicat s’engouffre dans la brèche ouverte par le gouvernement qui souhaite que cette négociation sur le marché du travail aboutisse à un accord « gagnant-gagnant » et constitue « un compromis historique ». La CFDT met au premier plan la lutte contre l’emploi précaire. Pour ce faire, le syndicat en appelle à « la responsabilité des entreprises » et a ressorti sa proposition de modulation des cotisations sociales, qui rendrait les contrats courts plus coûteux pour les sociétés que les CDI.

Pour François Chérèque, « améliorer la sécurisation des parcours professionnels, avec comme objectif de faire reculer la précarité tout en donnant plus de souplesse aux entreprises, c’est la gageure de cette négociation ». Le syndicat serait donc prêt à céder un peu sur la question de la flexibilité chère au Medef. À l’inverse de FO ou de la CGT, qui refusent de s’engager sur cette voie. Le leader de la CFDT insiste aussi sur « l’anticipation des mutations économiques ». La négociation pourrait permettre de « cadrer nationalement » les accords dits de « sauvegarde » qui se multiplient sous la pression des employeurs. La CFDT souhaite que ces accords soient à durée déterminée, d’un an renouvelable, avec des garanties pour les salariés de voir leurs « efforts » récompensés si l’entreprise va mieux. Patronat et syndicats se réuniront tous les jeudis, à compter de demain, pour discuter. Le gouvernement les incite à aboutir à un texte d’ici à la fin 2012.

Chômage partiel sous-utilisé 

La relance du chômage partiel, qui permet une baisse des activités sans licencier, est l’un des enjeux de la négociation sur le travail qui démarre jeudi. Les entreprises françaises l’utilisent très peu par rapport à leurs concurrentes allemandes. Gouvernement et syndicats et patronat sont d’accord sur la nécessité de réactiver cet outil. Depuis janvier, seulment 69 millions d’euros ont été dépensés par l’État et l’Unedic pour indemniser les personnes en chômage partiel.

Cécile Rousseau

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Nov 2012 à 21:16

Assemblée générale de la CFDT : la der de François Chérèque

François Chérèque vit aujourd’hui son dernier jour à la tête du syndicat. Réaffirmant le choix d’un syndicalisme « réformiste » et pointant des chantiers de proximité à mener pour développer l’audience de la CFDT, l’homme a été très chaleureusement applaudi.  

Réunis en Assemblée générale à la Maison de la Mutualité à Paris, dès aujourd’hui et pour deux jours, 1500 responsables syndicaux CFDT de toute la France ont réservé une chaleureuse ovation à François Chérèque. Chargé du discours d’introduction, le secrétaire général a vécu là son dernier jour à la tête du syndicat après dix années de mandat. Revendiquant  avec « fierté »  le « choix du réformiste », le leader cédétiste a néanmoins tenu à réaffirmer « l’autonomie » du syndicat « à l’égard de toute idéologie, de tout parti politique et de toute religion ». « Quand les orientations retenues [par le gouvernement] portent notre empreinte sur le dialogue social, l’école, la compétitivité, la fiscalité, nous disons notre satisfaction comme nous n’hésitons pas à exprimer nos désaccords quand les atermoiements et les revirements du gouvernement brouillent les objectifs et accroissent l’inquiétude de tous », a notamment déclaré François Chérèque

Depuis sa création en 1964, « ce n’est pas la CFDT qui change mais le monde qui bouge. Refuser de le voir c’est trahir les salariés et nous réduire à l’impuissance ; c’est se réfugier dans le conservatisme, ce que nous refusons », a-t-il insisté, invitant à l’autocritique alors que le syndicalisme est « à un tournant important» et  alors qu’après « 15 ans de développement exceptionnel, depuis 5 ans, [notre] développement plafonne ».  Six grands chantiers sont en cours à la CFDT: « soutenir et accompagner les militants, renforcer la proximité avec les salariés, proposer de nouveaux services aux adhérents, affirmer la place des syndicats et le rôle des structures, favoriser l’accès aux responsabilités des jeunes, des femmes, des personnes issues de la diversité, améliorer l’information et la communication en direction des salariés, des adhérents, des militants et des responsables ».   

Symbole de rajeunissement, sans surprise, le Bureau national devait confirmer en fin d’après-midi, la désignation de Laurent Berger, 44 ans, pour lui succéder à la tête du syndicat. Cette assemblée, une première dans sa forme, constitue une étape de bilan et de perspectives, à mi-chemin entre le  congrès confédéral de Tours de juin 2010 et celui prévu en 2014 à Marseille.

Laurence Mauriaucourt

Source


François Chérèque, l’art trompeur de la réforme

François Chérèque quitte aujourd’hui son poste de secrétaire national de la CFDT, dans le cadre de l’assemblée générale du syndicat. Après avoir déclenché la plus grave crise de l’histoire de la centrale, il s’est attaché à « clarifier » sa conception 
de la réforme.

Après dix années passées à la tête de la CFDT, François Chérèque passe la main. Au terme de l’assemblée générale du syndicat, qui devrait confirmer demain Laurent Berger, quarante-quatre ans, comme nouveau secrétaire général de la confédération, ce passionné de rugby va se fondre à nouveau dans la mêlée. Il laisse un syndicat loin d’avoir atteint les 1,2 million d’adhérents, objectif qu’il avait lui-même fixé lors de son élection en 2002. Mais il quitte ses fonctions à un moment où, après avoir traversé bien des orages et perdu beaucoup de forces militantes, la CFDT semble avoir trouvé en son sein une certaine osmose autour de sa vocation de syndicat dit « réformiste ».

Sera-t-il pour autant parvenu à faire la démonstration que la négociation entre syndicats et patronat est un vecteur essentiel de conquêtes sociales ? Rien n’est moins sûr. François Chérèque s’était donné une mission à la tête de la CFDT : imprégner le syndicat d’une « logique de capitalisation des acquis » même si le résultat est minime, voire insignifiant. Pour lui, les années 1970 ont relégué les idées d’autogestion (une des marques identitaires de la création de la CFDT, en 1964) au rang des utopies. Le tournant des années 1980 a installé le capitalisme comme horizon indépassable. Il est aussi celui de la poussée libérale qui amène le patronat à considérer qu’il est temps pour lui de faire avaliser d’importants reculs sociaux. La CFDT considère qu’un syndicalisme responsable se doit de négocier, même dans ce cadre, non pour « ajuster notre pacte social, mais pour le réformer », écrit François Chérèque dans une tribune publiée dans le Monde en août 2005. Nicole Notat avait, avant lui, donné un coup d’accélérateur à ce « recentrage », au point de faire de la CFDT l’interlocutrice privilégiée du patronat. Non sans mal puisque cette ligne, très contestée en interne, avait failli lui faire perdre les rênes de la centrale en 1995. François Chérèque a, en quelque sorte, mené au bout cette mutation.

Né en 1956 à Nancy, quatrième des cinq fils de la famille, il est celui qui a quitté le plus tôt le cocon familial. Le père, Jacques Chérèque, fut un des principaux dirigeants de la CFDT aux côtés d’Edmond Maire, puis préfet de Lorraine chargé des restructurations industrielles… et de la casse de la sidérurgie. Quand la famille s’installe à Sarcelles, en 1968, l’entraîneur de rugby de la ville repère cette fratrie de grands gaillards et l’embarque tout entière sur le stade. Le ballon ovale deviendra une passion qui ne quittera plus le futur syndicaliste. Le bac en poche, François Chérèque s’inscrit dans une école d’éducateurs spécialisés. Sa demande d’adhésion à la section CFDT de l’école lui sera refusée. Les « coucous » (gauchistes en langage cédétiste) qui contrôlent le syndicat refusent la présence dans leur rang d’un « fils de révisionniste ». « C’est comme ça que j’ai fait connaissance avec l’extrême gauche », ironise François Chérèque, qui va garder une rancune tenace envers les opposants au virage réformiste de la centrale. Parti pratiquer son sport et exercer son métier d’éducateur spécialisé à Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence, il parvient à se syndiquer et va, dès lors, gravir un à un les échelons des responsabilités syndicales. Il s’investit aussi au sein de la fédération santé sociaux. Après le conflit social de 1988 où les infirmières décident de s’organiser en « coordination », François Chérèque participe activement au mouvement d’exclusion des militants cédétistes, surnommés par Edmond Maire les « moutons noirs », qui ont soutenu cette forme d’action. Il revient sur Paris en 1991, devient secrétaire général de la fédération en 1996, intègre le bureau national, puis la commission exécutive en 2001.

Nicole Notat, qui fut secrétaire générale de la confédération entre 1992 et 2002, a depuis longtemps repéré ce cadre qu’elle juge suffisamment solide pour tenir la barre dans la tempête que traverse le syndicat après le « soutien » de la CFDT au plan Juppé de 1995. L’homme aux sourcils en accent circonflexe prend les rênes de la centrale syndicale le 30 mai 2002, lors du 45e Congrès de Nantes, à quarante-six ans. Le quatrième des fils Chérèque le sait, il doit se faire un prénom. Au sein de la CFDT, on attend de voir comment va se positionner ce presque inconnu qui loue les vertus du dialogue social comme « un art de la réforme ». Plus rond que la « Tsarine », il a la réputation d’être un militant de terrain, mais il est attendu au tournant sur le prochain grand rendez-vous social déjà annoncé par le gouvernement Raffarin : la réforme des retraites.

Le sujet divise. Le 16 novembre 2002, le nouveau secrétaire général signe une tribune dans le Monde dans laquelle il estime que la CFDT « est prête à s’engager » pour les 40 ans de cotisation pour tous. « Ceux qui se refusent à tout changement font le lit de la capitalisation », menace-t-il. Dans la droite ligne de la réforme Balladur de 1993, qui avait considérablement durci les conditions d’accès à la retraite pour les salariés du secteur privé en allongeant, entre autres, la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans, François Fillon, ministre des Affaires sociales, propose d’étendre les dispositions aux fonctionnaires. Les syndicats se mobilisent. La CFDT choisit de participer à l’intersyndicale qui place le curseur, dans la déclaration commune du 6 janvier, sur la défense de la retraite à 60 ans. Beaucoup de manifestations sont organisées, jusqu’à celle, historique, du 13 mai 2003. François Chérèque va répétant que « le compte n’y est pas ». Il veut obtenir des contreparties au recul pour les fonctionnaires, notamment un haut niveau de pension pour les salariés qui ont passé leur carrière au Smic et un départ anticipé pour ceux qui totalisent plus de 40 annuités. En difficulté, le gouvernement convoque les syndicats le 14 mai. Deux jours plus tard, il doit remettre son texte au Conseil d’État. François Chérèque est obsédé par le calendrier. Pour lui, cette réforme est l’occasion de démontrer que le syndicalisme peut contracter. Il veut son « acte fondateur ». Et finit par obtenir, dans un tête-à-tête avec Jean-Pierre Raffarin, le départ anticipé pour 200 000 salariés qui ont commencé à travailler avant 17 ans. Il pense avoir gagné beaucoup et annonce, depuis la cour de Matignon ce 15 mai, un « compromis acceptable ». Les militants CFDT, encore dans la rue l’avant-veille, sont sonnés par la volte-face. Pour les opposants à la ligne réformiste, le glas a sonné. Dès lors, ils préparent leur départ. Quant aux relations de la CFDT avec les autres syndicats, c’est une période de glaciation qui s’ouvre, notamment avec la CGT qui estime sa confiance trahie.

En bon rugbyman, François Chérèque encaisse. Il sait déjà qu’il va perdre une partie de ses troupes, mais il doit retenir les militants désorientés. Peu de temps après, la CFDT s’illustre à nouveau en signant, le 26 juin 2003, le protocole d’accord Unedic qui dégrade considérablement les conditions d’indemnisation des intermittents du spectacle. L’argument est toujours le même : face au déficit qui se creuse (800 millions d’euros) pour « sauver le système », il vaut mieux réduire les droits que de tout perdre.

La CFDT vit sans doute la plus grave crise de son histoire. Dans les deux années qui suivent entre 30 000 (chiffre confédération) et 100 000 (chiffre opposants) syndiqués quittent la centrale, parfois en masse comme en Auvergne, chez les cheminots, dans le commerce parisien ou dans les banques. Il faudra attendre 2005 pour que François Chérèque reconnaisse combien ce moment aura été « difficile, parfois violent. C’était même pour certains militants – je le reconnais aujourd’hui – traumatisant », confie-t-il sur BFM TV.

Pour tenter de recoller les morceaux, le secrétaire général de la CFDT entame alors la tournée des adhérents, exercice dans lequel il excelle, et engage un travail de « clarification » de l’orientation. Les « opposants historiques » (si souvent et injustement qualifiés de gauchistes) ont quitté le navire, la reconstruction peut s’opérer avec du sang neuf. Conscient de l’image ternie de son syndicat auprès des salariés, François Chérèque guette le moment propice pour redescendre dans la rue. L’occasion lui en est donnée avec le CPE, en 2006. Dans le droit fil du contrat nouvelles embauches permettant à un employeur de licencier à sa guise pendant deux ans, durée de la période d’essai, Dominique de Villepin, alors premier ministre, annonce la création d’un même type de contrat de travail, réservé aux moins de 26 ans, le contrat première embauche. Aucun syndicat ne peut accepter de revenir sur une conquête aussi fondamentale que l’interdiction de licencier un salarié « sans cause réelle ni sérieuse ». Les jeunes, lycéens, étudiants, y voient un enfermement dans la précarité et donnent le « la » d’un mouvement social d’ampleur. Le chef du gouvernement passe en force et fait adopter la mesure à l’Assemblée nationale en février. Il n’y a plus d’espace pour négocier. François Chérèque le réformateur durcit le ton. « On ne peut pas faire autrement que de manifester dans la rue », dit-il. Le gouvernement doit remballer le CPE. En juin, au congrès de Grenoble, François Chérèque explique avoir prouvé, avec la lutte contre le CPE, que la CFDT assume « toutes les fonctions d’une organisation syndicale ».

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en 2007 donne par la suite plusieurs fois l’occasion à la CFDT de désapprouver des réformes, dont la première, si emblématique, la loi Tepa (bouclier fiscal, heures supplémentaires défiscalisées…). Nicolas Sarkozy voit dans la crise l’opportunité d’en finir avec l’âge légal de départ en retraite à 60 ans. Il annonce une réforme pour mi-2010. François Chérèque est furax. Pour lui, le terrain est mouvant. Lors du congrès du syndicat, à Tours, début juin, 59 % des délégués acceptent un nouvel allongement de la durée de cotisation mais affirment aussi que « les 60 ans ne sont ni négociables ni amendables ». La CFDT enfourche le cheval de la mobilisation et participe à l’important mouvement social qui se développe pour obtenir une autre réforme. Avec Nicolas Sarkozy, la rupture est consommée et les démonstrations sur « l’art de la réforme » difficile à faire. Dès lors, il mise tout sur une élection de la gauche à la présidentielle de 2012, espérant retrouver le chemin du dialogue social, qui reste sa priorité absolue.

Il en aura peu l’occasion, même si, dans le débat sur la compétitivité, il lâche une bombe à la rentrée de septembre en affirmant que « le coût du travail est aussi un facteur de perte de compétitivité ». Considérant la CFDT homogène et son orientation « cohérente », il a décidé de passer la main plus tôt que prévu, pour ne pas jouer le match de trop. François Chérèque va se confronter à un autre terrain, celui du travail, en rejoignant l’inspection générale des affaires sociales.

Paule Masson

Source

Laurent Berger va-t-il trouver sa bonne étoile à la tête de la CFDT ?

Né en Loire-Atlantique, issu du milieu ouvrier de gauche chrétienne, le nouveau numéro un promet un syndicat « force de propositions, transparent et critique ».

À tout juste quarante-quatre ans, Laurent Berger succède à François Chérèque au poste de secrétaire national de la CFDT. Le passage de témoin s’opère en douceur pour cet originaire de Guérande, en Loire-Atlantique, né d’un père ouvrier des chantiers navals de l’Atlantique et d’une mère auxiliaire de puériculture. « Je viens d’un milieu très populaire et pour autant, loin d’être fermé et replié sur sa souffrance », confiait-il l’été dernier, soucieux de battre en brèche l’idée que la souffrance conduirait immanquablement au racisme et à l’entre-soi égoïste. C’est au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) qu’il a découvert les vertus de l’engagement militant. Il deviendra secrétaire général du mouvement pendant deux ans au début des années 1990. Titulaire d’une maîtrise d’histoire, il enseigna un temps, mais son parcours syndical débute au sein d’une structure d’insertion pour adultes en situation de chômage de longue durée où, devenu délégué du personnel, il est à l’initiative de la création d’une section CFDT.

En 1996, il choisit de devenir permanent de l’union locale CFDT de Saint-Nazaire plutôt que de prendre la tête d’une entreprise d’insertion professionnelle. Dans cette fonction, il travaille sur les problématiques d’emploi et sur la place des jeunes au sein du syndicat. En 2003, il est appelé à prendre la tête de l’union régionale CFDT des Pays de la Loire et intègre le bureau national de la CFDT. Depuis 2009, en politique mais pas en « politicard », comme se plaît à le décrire François Chérèque, Laurent Berger est membre de la commission exécutive fédérale, responsable des très petites, petites et moyennes entreprises.

Il réside désormais en banlieue parisienne avec son épouse et leurs trois enfants. Depuis janvier 2012, c’est en numéro deux de la CFDT qu’il pilote la délégation chargée des négociations entre organisations de salariés et patronales, notamment liées à l’assurance chômage, à l’emploi des jeunes et aux débats sur la compétitivité, voulues par le gouvernement. La stratégie donnant-donnant de la CFDT, que soutient Laurent Berger, s’y retrouve confrontée à un patronat qui ne lâche rien et qui souhaite s’appuyer sur un salariat toujours plus flexible et précaire. François Chérèque lui refile, en quelque sorte, la patate chaude. Tandis que s’ouvrait la grande conférence sociale, en juillet dernier, l’homme se félicitait que les organisations de salariés et patronales soient de nouveau réunies autour de la table. Laurent Berger est un adepte de la ligne réformiste de la centrale, qui se dit prêt à signer des accords, même seul, s’il estime que le compromis entérine un tant soit peu des propositions portées par la CFDT. Il s’inscrit dans une démarche de « démocratie sociale », persuadé qu’« il faut laisser une chance au dialogue social, sans provocation ».

La CFDT a défilé le 14 novembre contre l’austérité à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, mais elle a aussi cautionné l’idée que le « coût du travail » fasse partie des causes de la crise. Un tel grand écart sera-t-il longtemps tenable ? Laurent Berger est jusqu’ici apparu comme « maîtrisant bien ses dossiers », « loyal et capable de fédérer ». En qualité de numéro un, il lui faudra bientôt trancher : montrer les crocs ou enrober les discours pour tenter de faire passer les pilules dures à avaler...

Laurence Mauriaucourt

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Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Nov 2012 à 01:42

Un pas de trop pour Chérèque. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé mercredi, avant de passer le relais à son successeur, qu'Arnaud Montebourg avait fait "un pas de trop" face à ArcelorMittal. "Quand on a 23.000 salariés (en cause) et qu'on n'a pas les moyens de reprendre toute la branche, c'est une erreur", a-t-il déclaré en marge d'une assemblée générale des cadres de la CFDT.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2013 à 21:52

François Chérèque prend la tête  de Terra Nova  

 
C’était prévu, c’est devenu officiel : François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, devient 
le président de la fondation Terra Nova. Le think tank, classé social-démocrate et proche du Parti socialiste, l’a annoncé à la sortie de son conseil d’administration. François Chérèque prend la succession d’Olivier Ferrand, décédé fin juin à quarante-deux ans d’une crise cardiaque, alors qu’il venait d’être élu député PS.
 


Edité par T 34 - 18 Jan 2013 à 20:26
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Feb 2013 à 19:03

CFDT: Laurent Berger règle ses comptes avec la CGT

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI que la CGT porte une responsabilité dans le projet de fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, faute d'avoir négocié un accord pour sauver l'emploi. Ce reproche de Laurent Berger met en exergue les différences d'appréciations des deux centrales concernant l'accord sur la sécurisation de l'emploi que la CFDT a signé, non la CGT.

"La direction et l'organisation syndicale majoritaire (la CGT, ndlr) portent une responsabilité dans ce qui se passe, (...) à part égale", a déclaré Laurent Berger, qui reproche à la CGT une "position dogmatique. On voit bien que, quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l'emploi, on va dans le mur."

Le successeur de François Chérèque fait référence aux accords conclus entre syndicats et direction qui avaient permis le maintien du site voisin d'Amiens Sud, où travaille un millier de salariés. En revanche, la direction de Goodyear France a annoncé jeudi son projet de fermer son site d'Amiens Nord (1200 emplois), où les salariés ont rejeté le chantage à l'emploi exercé sur eux depuis 5 ans.

Accord du 11 janvier

Plus globalement, Laurent Berger justifie la signature par sa centrale syndicale de l'accord dit de sécurisation de l'emploi, dont le principe est d'échanger localement de la flexibilité en temps de travail et salarial au profit de la direction, contre la promesse faite aux salariés de maintenir l'emploi. Le leader de la CFDT appuie d'autant plus cet accord signé avec le patronat, la CFTC et la CFE-CGC, mais rejeté par la CGT et FO, que, selon lui, il permet de renchérir le coût des plans sociaux qui ne seraient décidés que pour des raisons de gains financiers.

Pour l'instant, cet accord ne stipule aucunement que les plans sociaux dits boursiers puissent être renchéris. Mais la CFDT a bon espoir que le gouvernement, chargé de rédiger le projet de loi, ou les parlementaires, qui le voteront, ajouteront des dispositions afin de permettre la sanction de ces licenciements dits abusifs. Le texte ne prévoit pour l'instant qu'un contrôle formel du respect des procédures (calendrier des réunions avec les représentants du personnel, etc.) De même, la CFDT espère que la loi sur les cessions de sites rentables, qui sera débattue au printemps, pourrait aussi introduire des mesures permettant de renchérir le coût des licenciements dits boursiers.

Les "méthodes" de la CGT à PSA Aulnay. Laurent Berger a rappelé vendredi que son organisation n'avait pas appelé à la grève sur le site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et a regretté les recours à la menace sur les personnes et les biens. "Ce sont des méthodes que je ne partage pas", a-t-il dit, dans une allusion aux récents mouvements de grève et occupation du site lancés par la CGT minoritaire.

Thierry Lepaon répond à Laurent Berger. Dans cet entretien, il rétorque aussi à son futur alter ego à la CFDT, Laurent Berger pour avoir jugé la CGT coresponsable de la fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, estimant ses propos "indignes". "Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C'est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie".



Edité par T 34 - 10 Feb 2013 à 21:01
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Feb 2013 à 16:00
Ne le répétez pas, dit-il, mais les CDI, c’est fini. Hollande devra faire ce travail.
 

Alliance de crasses

 
 

« La fin du CDI » ? Il y a un an, les financiers en rêvaient. Aujourd’hui, Hollande le fait. Avec la bénédiction de la CFDT.

Le vendredi 11 janvier au soir, le Médef et la CFDT signent un « accord sur l’emploi ». « Un tournant majeur du quinquennat de François Hollande », salue Libération, « une première victoire sur la scène nationale », une « négociation [qui] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie », etc.

Laurence Parisot, aux anges, déclare que « ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales », que c’est un « accord historique parce que son contenu est profondément innovant, parce qu’il couvre un champ très large de la vie du travail, de la vie sociale, parce qu’il va transformer la gestion des ressources humaines ».

Pourquoi la patronne des patrons jubile-t-elle ainsi ? Parce que ce texte va « déjudiciariser la procédure de licenciement ». Et donc les faciliter. Ce qui est une priorité, c’est logique, dans un pays qui compte – officiellement – plus de trois millions de chômeurs, plus 10% en un an.

Je repense, alors, à Nicolas Doisy

C’est le « chief economist » de Cheuvreux, une société de courtage qui conseille 1 200 « investisseurs institutionnels », des fonds de pension anglo-saxons. Nous l’avions rencontré l’an dernier, juste avant la présidentielle. Dans notre journal (n°55), à la radio avec Là-bas si j’y suis et en vidéo avec Les Mutins de Pangée, nous avions fait connaître « le plan de bataille des financiers ».

Dans une note, il prédisait :

« La nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. Avec l’Allemagne qui a libéralisé son marché du travail récemment (et l’Espagne et l’Italie qui suivent maintenant), François Hollande n’aura guère de choix. »

A l’oral, il se montrait plus précis :

« Aujourd’hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d’arriver en bout de course. Le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus, normalement. Le prochain président de la République, quel qu’il soit, va devoir faire ce travail », « permettre une plus grande flexibilité », « réduire substantiellement un grand nombre de garanties dont bénéficient les titulaires de CDI », etc.

Ce samedi 12 janvier au matin, me vient cette curiosité : était-il aussi satisfait que le Médef ? Je l’appelle et laisse un message à sa secrétaire.

Je lui envoie un courriel, aussi :

« Est-ce que l’accord sur la “flexisécurité” correspond bien à vos attentes sur “la fin du CDI, tel qu’on le connaît” ? La présidence de François Hollande, dans l’ensemble, répond-elle à vos attentes ? »

Il m’adresse une assez longue réponse. Mais mentionne – en majuscules :

« JE NE SOUHAITE PAS QUE CES LIGNES SOIENT REPRISES D’UNE QUELCONQUE FACON DANS UN QUELCONQUE MEDIA OU SITE INTERNET ».

On résumera donc : il est content. C’est un pas dans la bonne direction. Même si, d’après lui, il faut encore aller plus loin.

Je repense, aussi, à Corinne Gobin

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C’est une politologue belge, qui étudie, notamment, le discours de la Confédération européenne des syndicats (CES) – dont la CFDT est un membre historique.

En visite à Bruxelles, elle m’avait expliqué d’où venait tout ce baratin de « dialogue social » et de « partenaires sociaux ». Ça date des années 80, de Jacques Delors, un chrétien « de gauche », proche de la CFDT. Et là, je recopie un extrait de ses publications scientifiques :

« De nombreuses stratégies furent déployées par la Communauté européenne en vue de créer un large soutien au projet de “Marché unique”. » Et notamment « un nouveau lexique qui accompagnait, décrivait, justifiait et donnait sens au projet de “grand marché”. » Ainsi de « dialogue social, partenaires sociaux, cohésion sociale, dimension sociale du marché intérieur, Europe sociale, modèle social européen »...

Ces mots, et les idées qu’ils portent, d’abord lancés par la Commission, ont essaimé dans le discours syndical. à son congrès de 1985, la CES résistait encore : son rapport d’activité stipulait que la Confédération n’était pas prête « à se laisser imposer une politique de régression systématique, que ce soit sous les vocables de flexibilité, de compétitivité ou tout autre terme qui peut encore être inventé ». Et, de fait, toutes ces expressions étaient totalement absentes des résolutions. Dix ans de delorisme plus tard, en 1995, ces « vocables » sont adoptés, les délégués de la CES en ont plein la bouche : « compétitivité » (11 fois), « flexibilité » (7 fois), « partenaires sociaux » (24 fois), «  dialogue social » (10 fois), « cohésion » (9 fois)… Et la « politique de régression systématique » semble se répandre :

« Le rôle de l’Union, explique la résolution générale de la CES, doit être de stimuler l’essor et la modernisation de l’industrie et des services européens en renforçant leur compétitivité et en recherchant la qualité globale. » Une décennie : de l’hostilité à l’acceptation, le chemin ne fut pas si long. « Et le pire, sans doute, conclut la chercheuse, c’est que ces raisonnements, ce lexique, ces reculades se propagent depuis la CES jusque dans ses syndicats membres. Vous allez retrouver, dans les discours de la CFDT, de FO, le vocabulaire de la Commission : formation tout au long de la vie, partenaires sociaux, etc. »

Je repense, enfin, à Jean-Claude Feite

C’est un ancien militant de la CFDT à Longwy, du temps où coulait l’acier. Quand je passe chez lui, il cite souvent cette phrase, avec une fureur lassée : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. »

C’est une maxime de Jacques Chérèque, un « ouvrier devenu ministre », comme le titre le bulletin de la CFDT, et sa carrière fulgurante renseigne sur l’éternelle prime aux renégats. Ce cadre cédétiste a vécu Mai 68, en Lorraine, comme « une partie de plaisir, la fiesta partout, la grande euphorie démocratique » – nous informe son autobiographie. Permanent de la CFDT, il participe, en 1973, à « l’affaire Lip », pendant laquelle les ouvriers occupent leur usine et prennent en charge la production. « L’autogestion est le thème à la mode », commente-t-il. Mais à la fin des seventies, la « mode » bouge et Jacques Chérèque avec : dans sa région, contre une CGT combative, il se fait le chantre du « réalisme », de la « restructuration », « des solutions de remplacement ».

Et là, en 1984, « coup de théâtre » écrit le périodique (mais en est-ce vraiment un ?) : le voilà préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine, nommé par Laurent Fabius. Les grands esprits se rencontrent. Quatre ans plus tard, sous Rocard, il est promu secrétaire d’état à l’Aménagement du territoire et à la Reconversion industrielle. Avec les résultats qu’on sait pour la « reconversion industrielle ». En revanche, côté « reconversion personnelle », tout se passe bien : il sera élu conseiller général et conseiller régional, socialiste ça va de soi. Son fils François a pris la relève.

Aussitôt signé « l’accord sur l’emploi », Chérèque junior entre au service du gouvernement, intègre l’Inspection générale des affaires sociales, hérite d’une mission sur la pauvreté. Juste rétribution, pour services rendus à ses alliés socialistes.

Une belle leçon pour les travailleurs : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge »...

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François Ruffin
Fakir, bimestriel. 32 pages, 3 euros
http://www.fakirpresse.info/

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Mar 2013 à 18:05
Pendant que des membres de FO manifestent contre les accords de chantage du patronat d'autres y cèdent.
 

Renault: FO signe l'accord de compétitivité avec la CFE-CGC

 

La décision rendue publique ce mercredi par FO Renault de se joindre à la CFE-CGC pour signer l'accord de compétitivité-flexibilité proposé par la direction du groupe automobile français retentit comme un coup de tonnerre, au lendemain de la manifestation contre la transposition de l'accord dit de sécurisation de l'emploi qui propose de généraliser nationalement un tel chantage à l'emploi.

Alors que 200.000 personnes ont manifesté ce mardi contre l'accord emploi à l'appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et de Force ouvrière, FO Renault a annoncé ce mercredi se joindre à la CFE-CGC pour signer le projet d'accord visant plus de compétitivité et de flexibilité dans les sites français du constructeur, premier accord du genre au niveau d'un groupe, qui pourrait devenir une référence en la matière.

"Prendre le risque de l'avenir"

"C'est un accord hors du commun (...) Il vaut mieux qu'une régression programmée. Il vaut mieux prendre le risque d'un avenir que de ne pas avoir d'avenir du tout", a expliqué Laurent Smolnik, délégué central FO. Le texte permet "d'avoir désormais une vision de l'activité sur nos sites jusqu'à 2016, voire 2020 pour Douai", affirme-t-il. Après consultation des salariés, FO a décidé mercredi de signer "le contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France".

La CFE-CGC l'avait fait quelques jours plus tôt évoquant "un accord décisif pour l’avenir de Renault et de la filière automobile en France". La centrale se félicitait de retrouver dans le projet le maintien de tous les sites industriels, la garantie des volumes, et la préservation des "cœurs de métiers ingénierie et tertiaires".

Un accord bientôt enterriné...

L'accord dit de compétitivité va donc être appliqué puisque, ensemble, FO et CFE-CGC dépassent largement les 30% de voix aux élections professionnelles requis pour valider le texte. La signature interviendra après la présentation du projet d'accord en comité central d'entreprise, prévue le 12 mars. Cet accord touchera les salariés de l'ensemble des sites du groupe en France, y compris les filiales industrielles (dont Sovab et la Fonderie de Bretagne), et va se substituer aux accords conventionnels d'établissements et d'entreprises, notamment sur le temps de travail.

... très déséquilibré...

Présenté comme un accord "gagnant-gagnant" par la direction, cet accord est en fait bien déséquilibré en faveur de celle-ci. Renault, dont l'Etat est actionnaire à plus de 15%, insiste sur le fait que son propre accord est un "ajustement structurel" et non "conjoncturel".

Les conséquences pour les salariés seront donc à long terme, puisque des pans entiers de l'organisation du travail sont modifiés (annualisation du temps de travail, refonte des comptes épargne temps, plafonnement du nombre de jours de congés capitalisables), et ces concessions demandées aux salariés sont à durée indéterminée (sauf le gel des salaires). En revanche, les engagements de la direction ne sont pas à durée indéterminée. Direction et syndicats doivent "faire le point" en 2014 sur les efforts et engagements pour évoquer éventuellement "la réversibilité de telle ou telle disposition".

... suivi de prêt

L'accord de compétitivité chez Renault a dores et déjà des répercussions. En parallèle ce mercredi matin, l'accord dit de sécurisation de l'emploi a été présenté au Conseil des ministres. S'il passait in extenso dans la loi, cet "accord national interprofessionnel" signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 11 janvier dernier, permettrait la généralisation d'arrangements du type que celui en passe d'être signé chez Renault.

Les directions candidates sur les rangs sont nombreuses. Dans l'automobile par exemple, PSA Peugeot-Citroën entend suivre l'exemple de Renault au printemps.

  • A lire aussi:

Renault: ultime rencontre direction-syndicats

Chez Renault, un pdg maître chanteur

Chez Renault, une compétition déjà très couteuse humainement

Ce que prévoit l'accord:

  • pas de fermeture de site, ni de plan de sauvegarde de l'emploi (ou plan social),
  • l'engagement de la direction à "une activité minimum" de 710.000 véhicules en France répartis, à raison de 630.000 véhicules Renault, 80.000 provenant de partenaires (qui pourraient être Daimler et Nissan). Elle s'est donné comme cible un volume de 820.00 véhicules par an fabriqués en France au-delà de 2020
  • Mais une nouvelle saignée dans les effectifs aura cependant bien lieu, avec 8.260 suppressions de postes d'ici à fin 2016 (et 760 embauches). Les effectifs de la marque au losange vont donc fondre de 44.642 salariés à 37.142 en 2016, grâce aux départs naturels non renouvelés (5.700) et en élargissant un dispositif actuel de départs anticipés pour les fins de carrière.
  • de plus, les salariés sont obligés d'accepter une augmentation du temps de travail de 6,5% par an, le gel des salaires en 2013 et de la mutualisation des fonctions support
  • sous la pression des syndicats, la direction s'est engagée à rapatrier en France des productions assurées par le site de Bursa (Turquie) et à transférer à Cléon une partie de la production de Caccia (Portugal)
  • elle a aussi reculé sur le caractère obligatoire des mobilités et sur un gel prolongé des salaires.

--> A lire aussi: Renault livre sa copie finale



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:33
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Mar 2013 à 20:11

La CFDT valide à son tour l’accord  de compétitivité chez Renault 

 
Considérant que « la situation actuelle de Renault et de son environnement ne lui permet pas de retrouver un niveau de compétitivité durable nécessaire », la CFDT a décidé, hier, « de s’engager dans la signature d’un accord qui est avant tout un accord industriel ». Auparavant, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, avait salué l’accord validé par les syndicats CFE-CGC et FO. Cet accord matérialise, selon lui, le « retour » du constructeur dans notre pays et un « échange de concessions réciproques ». La CGT, quant à elle, est contre.
 


Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2013 à 15:41

un drapeau CFDT, les excuses de Montreuil et la réplique du Nord : ET S’IL LE FAUT NOUS RECOMMENCERONS !

 

 
Front Syndical de Classe

LES UNIONS LOCALES ET DES SYNDICATS CGT de :

Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues

Déclaration adoptée le 15 mars 2013.

NOUS NE NOUS CACHONS PAS, NOUS LE REVENDIQUONS

ET S’IL LE FAUT NOUS RECOMMENCERONS !

Que d’émotion pour un drapeau orange de 30 x 40 cm brûlé sur une fin de manifestation à Lille, mais très peu pour les millions de travailleurs, victimes des accords signés par la CFDT depuis 30 ans dans toutes les branches professionnelles, et rien pour celles et ceux qui risquent d’être des victimes de cet accord ANI paraphé entre autre par la CFDT, le partenaire officiel du Medef.

Le poète Aragon dans la «  Ballade de celui qui chanta dans les supplices  » écrivait : «  Et s’il était à refaire, je referais ce chemin, une voix monte des fers et parle des lendemains. On dit que dans sa cellule, deux hommes cette nuit-là, lui murmuraient « Capitule »  ! »

Dans sa déclaration du 15 mars, la Confédération CGT s’exprime ainsi dans le 3ème paragraphe : « Les divergences syndicales ne sauraient pour autant justifier des actes qui ne respectent pas le pluralisme des idées et des organisations, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un drapeau de la CFDT a été brûlé à l’occasion d’une manifestation »… mais :

- Quand en février 2013, Laurent Berger dit « nous sommes prêts à l’affrontement avec la CGT, je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés » ou critique vertement les actions des syndicalistes CGT à Goodyear ou à PSA en les qualifiant « positions dogmatiques » :

- Quand François Chèrèque en 2003 signe en catimini un accord avec le gouvernement malgré les millions de salariés dans les rues et dit « La CFDT se félicite que cet accord rende effectifs les acquis de la réforme du régime de base…//… cet accord garantit le pouvoir d’achat des retraites puisque celles-ci évolueront au minimum comme les prix… » :

- Quand Nicole Notat en 1997 parle de « manipulation de la détresse » à propos du mouvement des chômeurs et dit « je condamne l’occupation illicite des Locaux Assedic »… :

- Quand la CFDT écrit : « il faut augmenter les cotisations, ou augmenter la durée du travail, ou bien baisser les pensions »…

Depuis plus de 30 ans, la CFDT pourrit les droits des travailleurs en signant des accords de recul social dans les entreprises et dans les branches, et à chaque fois elle sort lavée de tous ses affronts…

Nous revendiquons cette action et cette destruction symbolique d’un drapeau trouvé sur le bord du trottoir, et peut-être abandonné par un déçu. Par ce geste, nous avons voulu dire clairement et sans détour : STOP Á LA TRAITRISE – STOP Á LA COLLABORATION AVEC « CES GENS LÁ » - STOP, TROP C’EST TROP – STOP, IL Y A DES LIMITES Á L’UNITÉ SUR LE MOINS-DISANT !

Berger a-t-il respecté les travailleurs en signant cet accord le 11 janvier 2013 ?

Chèrèque a-t-il respecté les travailleurs en signant en 2003 puis en 2008 ?

Notat, Maire, Kasparont-ils respecté les travailleurs, une seule fois depuis 40 ans ?

A quel moment la CFDT a-t-elle respecté la CGT ou les autres syndicats quand il s’agissait d’accepter de signer le recul social, la fermeture des taules et la casse des droits ? Ceux qui signent de tels accords de recul ne sont jamais concernés par ce qu’ils ont signé pour les autres.

Et que chacun comprenne que nous ne capitulerons jamais et s’il était à refaire nous referons ce chemin même si une voix monte des fers et parle des lendemains.

Nous serons unis et déterminés dans la bagarre jusqu’au bout, contre le patronat et contre les traîtres, pour l’intérêt des salariés-es et de tous les travailleurs victimes du capitalisme et de l’injustice sociale…

Nos camarades réunis à Toulouse doivent aussi nous entendre… Assez de pactiser avec ceux qui signent tout, qui refusent l’unité dans nos entreprises et qui reculent devant les patrons !

Nous luttons pour nous, pour notre classe sociale et pour que nos enfants puissent nous regarder droit dans les yeux avec un sentiment de fierté, comme nous-mêmes honorons celles et ceux qui ont lutté et gagné hier pour nos droits d’aujourd’hui, au prix des larmes, de la sueur et du sang.


Des militants de la CGT brûlent un drapeau CFDT
 
En matière syndicale, il y a les mots et les actes. Officiellement, les élus de la CGT et de la CFDT sont tous «camarades». Mais il en est autrement dans les faits. Lors d'une manifestation le 5 mars à Lille contre l'accord de sécurisation de l'emploi cosigné par la CFDT, des militants de la centrale de Montreuil (CGT) ont signifié leur opposition au texte et à leurs alter ego de la rue de Belleville en brûlant un de leurs drapeaux sur la place publique. Une scène à la symbolique forte, filmée et mise en ligne sur YouTube.
 
 



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:28
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2013 à 19:14

La CFDT ne défilera pas avec la CGT le 1er mai

"Le 1er mai, la CFDT n'ira pas manifester avec la CGT. C'est une décision de notre bureau national de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu'il fallait faire un 1er mai commun", a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la confédération, ce mardi matin sur RTL.

"Nos militants ne veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une autre semaine", explique-t-il. Selon Laurent Berger, les deux grandes confédérations vivent "une période de tension". Il a souhaité pouvoir "s'expliquer avec Thierry Lepaon", le nouveau secrétaire général de la CGT.

Insultes

En cause: les divergences des deux syndicats vis-à-vis de l'accord national interprofessionnel de sécurisation/flexibilité de l'emploi, signé par la CFDT, mais pas par la CGT. Selon le numéro un de la CFDT, "la CGT a fait de cet accord son totem pour travailler sur son unité. Quand on se fait traiter de "traitre", de "collabo", de "renégat", je considère que ce sont des insultes", affirme Laurent Berger.

Ce dernier souligne "un désaccord entre deux types de syndicalisme, un syndicalisme qui prend ses responsabilités dans une situation extrêmement compliquée et un syndicalisme qui considère que c'est à l'Etat de faire à sa place".

Mini-fracture

Ces dernières années, la CGT et la CFDT avaient défilé côte à côte le 1er mai. Pour le rendez-vous de cette année, Thierry Lepaon avait appelé à un défilé unitaire. "Avec l'accord national interprofessionnel, il y a une mini-fracture avec la CFDT et d'autres, avait-il relevé en fin de Congrès de la CGT. "Cette fracture est marquée. Mais la volonté d'aider les salariés est intacte", expliquait pourtant le nouveau secrétaire général de la CGT. Reprenant la notion de syndicalisme rassemblé, son fil rouge lors de ce congrès, il a précisé: "Il y a des désaccords avec certaines confédérations. Mais ça ne nous pousse pas à un repli sur une démarche identitaire. La raison est simple: dans les entreprises, quand les salariés voient que les syndicats sont unis, ils voient aussi qu'ils sont plus forts et peuvent plus peser."

Dans ces conditions, le successeur de Bernard Thibault expliquait comment cela se pourra se traduire le 1er mai: "Nous allons essayé de construire un 1er mai le plus unitaire possible sur les salaires et les conditions de travail. N'oublions pas que c'est une journée internationale. Il faut une traduction concrête." Il s'agira du second grand rendez-vous de Thierry Lepaon comme dirigeant de la CGT, après la nouvelle journée interprofessionnelle de mobilisation contre la réforme du marché du travail et l'ANI, prévue dans la deuxième quinzaine d'avril.



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Apr 2013 à 17:37

1er mai: CFDT, CFTC et UNSA défileront pour défendre l'ANI sur l'emploi

La CFDT, la CFTC et l'Unsa ont annoncé ce vendredi des initiatives communes pour le 1er mai, jour de la fête internationale du travail, pour réclamer la fin des "politiques d'austérité aveugle" en Europe et défendre l'accord sur l'emploi du 11 janvier.

Cette annonce officialise la désunion des syndicats suite à la signature de l'accord national interprofessionnel sur l'emploi, signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC, mais pas par la CGT ni FO. Les centrales défileront ainsi en ordre très dispersé ce 1er mai: la CGT, Solidaires et la FSU d'un côté; la CFDT, la CFTC et l'UNSA de l'autre; Force ouvrière fera cavalier seul avec un rassemblement au Mur des Fédérés du Père-Lachaise à Paris.

Obtenir des résultats

Dans un communiqué publié ce vendredi, les trois confédérations réformistes réaffirment, , leur "soutien à l'accord emploi et sécurisation professionnelle du 11 janvier 2013 en cours de débat parlementaire et à la loi qui le transpose". Selon elles, cet accord signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, mais pas par la CGT ni FO, "montre que l'action syndicale et le dialogue social permettent d'obtenir des résultats, de construire des solutions face à la crise. C'est un point d'appui pour poursuivre et amplifier la mobilisation en faveur de la croissance et de l'emploi, en protégeant mieux les salariés".

Priorité à l'emploi

Les trois syndicats déclarent par ailleurs vouloir "ce jour-là exprimer leur solidarité et leur soutien aux travailleurs qui, partout dans le monde, n'ont pas accès aux droits fondamentaux, ne peuvent s'exprimer et s'organiser librement". Elles soulignent aussi "le besoin de politiques européennes qui donnent véritablement la priorité à l'emploi et à la réduction des inégalités". "Il faut mettre un terme aux politiques d'austérité aveugle qui provoquent chômage, précarité et montée des replis nationaux et des populismes", ajoutent-elles.



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Apr 2013 à 19:53

Un responsable CFDT Sanofi démissionné de ses fonctions syndicales

Le coordinateur CFDT de Sanofi Pascal Vially a démissionné, contraint, de toutes ses fonctions syndicales, pour marquer son opposition aux "consignes contraires aux souhaits des adhérents et militants" émanent de la direction du syndicat et de Laurent Berger.

Dans sa lettre de "démission forcée" adressée à Laurent Berger, secrétaire général de la confédération, et aux responsables de la fédération CFDT en charge de la pharmacie, Pascal Vially annonce renoncer à toutes ses fonctions syndicales, dont celles de coordonnateur CFDT Sanofi et de délégué Fédéral FCE-CFDT en charge de la liaison CFDT Sanofi.

Selon lui, dans la "longue lutte contre le plan de restructuration de Sanofi", qui prévoit de 900 2000 suppressions de postes, "les structures CFDT (syndicats, fédération, confédération) sont en décalage complet avec les revendications de la majorité des adhérents et militants de terrain et la démocratie interne de la CFDT ne fonctionne malheureusement pas".

Consigne : pas d’intersyndicale avec la CGT

M. Vially évoque aussi dans sa lettre, que l’AFP a pu consulter, "une réunion secrète" en juin 2012 entre le n°1 de la CFDT de l'époque, François Chérèque, et la direction de Sanofi, quelques jours avant l'annonce par le géant pharmaceutique de son projet de réorganisation. La fédération aurait ensuite donné la consigne suivante: "Ne pas faire d'intersyndicale avec la CGT, ne pas agiter les chiffons rouges, ne pas faire trop de bruit dans les médias, et le message à retenir est le suivant : ce plan permet de sauvegarder la recherche en France, et la compétitivité de Sanofi". Une intersyndicale s'est pourtant constituée pour dénoncer le plan. "A l'inverse, la confédération CFDT (....) a multiplié des interventions médiatiques visant à minorer l'impact social de ce plan, à justifier sa nécessité, et à refuser toute législation contre les licenciements financiers", accuse le syndicaliste.

L’ANI : "les deux tiers des sections donnent un avis négatif"

L’ancien coordinateur CFDT s'en prend ensuite à l'accord sur la sécurisation de l'emploi (ANI) contre lequel "deux tiers des sections donnent un avis négatif".
Pascal Vially affirme par ailleurs que sa fédération a suggéré sa radiation au motif qu'il avait "été vu médiatiquement aux côtés d' +extrémistes+ de gauche", Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon, lors d'une manifestation intersyndicale de salariés d'entreprises menacés par des plans sociaux.
Un autre responsable CFDT Sanofi juge cette affaire "d’épiphénomène". "Il n'y a que lui qui tient ces propos, que lui qui a reçu des consignes" de ne pas former d'intersyndicale. Selon cet autre syndicaliste, ce n’est là qu’"une guerre de chef" et "personne ne le suit".

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 May 2013 à 18:33

La CFDT attend que François Hollande fixe un cap

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a émis le voeu lundi que le président de la République "fixe un cap" économique et social, lors de sa conférence de presse jeudi, et s'adresse à "ceux qui souffrent le plus", chômeurs et jeunes.

"Ce que j'attends du président de la République jeudi c'est qu'il fixe un cap, qu'il mobilise, qu'il donne de l'espoir et qu'il parle des hommes et des femmes et notamment de ceux qui souffrent le plus dans ce pays, c'est-à-dire les chômeurs, les jeunes, ceux qui sont en situation de pauvreté", a-t-il expliqué sur France Info.

Priorité à l'emploi

Pour la CFDT, la "priorité" de la deuxième conférence sociale devra "encore une fois" être l'emploi, "quels emplois demain et comment on s'y prépare: on constate qu'il y a un manque de ce côté-là, on ne nous dit pas quel est le modèle économique et social à venir, il n'y a pas de cap", a-t-il déploré. Laurent Berger a appelé à renforcer "un vaste plan de mobilisation contre le chômage pour soutenir les chômeurs en matière de formation, d'insertion, d'accompagnement... on sent que c'est un peu atone de ce côté-là".

Vidéo: l'intervention de Laurent Berger sur France Info

Alors que les partenaires sociaux doivent rediscuter des règles d'indemnisation du chômage, "il ne faut pas baisser l'indemnisation des chômeurs, ce n'est pas le moment. Par contre, on peut regarder la question des fins de droit, parce que l'Etat aujourd'hui ne prend pas le relais de l'assurance chômage comme il le devrait", estime le successeur de François Chérèque.

Réforme de fond pour les retraites

Interrogé sur la réforme des retraites, le patron de la CFDT a prôné une "réforme de fond, c'est-à-dire plus juste, un système plus lisible". "Est-ce que vous trouvez normal qu'aujourd'hui la retraite des femmes soit en moyenne autour de 900 euros, et celle des hommes autour de 1.600 euros?", a-t-il demandé en suggérant de "remettre à plat et regarder où sont les inégalités".



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 May 2013 à 03:37

En finir avec le "syndicalisme rassemblé" et les illusions sur le "dialogue social" !

 
 
Front Syndical de Classe

Ces derniers mois les choses avaient paru se clarifier.
En signant avec le MEDEF l’accord sur le marché du travail qui entérinait un grave recul des droits des salariés la CFDT tournait le dos à leur défense.

L’unité syndicale de sommet pratiquée ces dernières années dans les négociations et au cours des luttes comme celle des retraites de 2010 faisait la démonstration de son inefficacité en créant l’illusion d’une unité de façade propice aux manoeuvres et aux mauvais coups.

Une page semblait tournée et les reproches véhéments formulés par les militants au cours du déroulement du 50e congrès de la CGT, comme les gestes de dénonciation des camarades de Lille à l’encontre des dirigeants de la CFDT parfaitement justifiés.

La CGT reprenait sa capacité d’initiative autonome comme dans la bataille pour l’amnistie des militants syndicaux.
Or depuis les gestes de la direction confédérale de la CGT et de Thierry Lepaon se multiplient en direction des dirigeants de la CFDT et de Laurent Berger le nouveau secrétaire général :

- en avril participation commune aux journées de Nantes organisées par le "Nouvel Observateur" avec échange d’amabilités
- après ce débat qualifié "d’apaisé", le mercredi 15 mai, devant le club Réalités du dialogue social (RDS), qui réunit des syndicalistes et des patrons Laurent Berger "a donc annoncé qu’il allait rompre le pain avec son homologue de la CGT " et " a fait savoir qu’il ne communiquerait pas sur ce déjeuner" prévu le 17 mai. Au débat à RDS assistaient Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, Pascal Pavageau, membre du bureau confédéral de FO , et Maurad Rabhi, secrétaire général de la Fédération textile habillement de la CGT

- le 17 mai déjeuner donc au siège de la CFDT

Et que se dit-il au cours de ces rencontres dont il n’est pas rendu compte aux militants ? :

- que "Ce n’est pas grave d’être en désaccord" (T. Lepaon)

- "Assumons des divergences qui ne sont pas des guerres de religions", (L. Berger)

- Le secrétaire général de la CFDT voudrait que les syndicats ne se retrouvent pas seulement pour s’opposer mais pour proposer ensemble.

- Et qu’il convient donc de préparer ensemble la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin prochain.
En un mot les divergences sont minimisées pour justifier la poursuite des pratiques du syndicalisme de sommet et de connivence, en oubliant que la direction de la CFDT :

- a déjà trahit la lutte des travailleurs contre la réforme des retraites en 2003 du temps de N. Notat

- qu’en 2010 elle s’est évertué à empêcher une extension du mouvement

- qu’elle préconise à l’opposé de l’essentiel de l’histoire du syndicalisme français le dialogue social entre partenaires sociaux faisant la part belle aux exigences du patronat comme on a pu le constater avec l’accord sur la flexibilité de l’emploi !

- qu’elle s’empresse de condamner les luttes difficiles auxquels les travailleurs sont contraints comme on a pu le constater récemment avec les Goodyear ou avec PSA

- que ses principaux dirigeants sont à intervalle régulier reclassés à la tête d’entreprises privées (N. Notat, E. Maire, J. Kaspar) ou nommés à des postes de hautes responsabilités dans des organismes publics sur injonction politique ( F. Chérèque en conseil des ministres) pour service rendu n’est-ce pas ?

Dans ces conditions revenir aux compromissions du syndicalisme rassemblé c’est nuire à l’ampleur, au niveau et au contenu des luttes qui se déroulent et qui se préparent en réponse aux agressions dont les travailleurs sont l’objet.

Comment par exemple construire le grand mouvement indispensable contre la nouvelle réforme réactionnaire des retraites qui se prépare d’ici l’automne avec la CFDT qui se prononce pour une réforme de fond à la sauce MEDEF et dans l’immédiat pour l’allongement de la durée de cotisation ?

Ces divergences ne doivent pas être masquées au nom du "syndicalisme rassemblé " et à l’inverse les travailleurs largement informés afin d’être les acteurs décisifs des luttes à venir !

Le recul social ça ne se négocie pas, ça se combat !

Dans sa dernière conférence de presse François Hollande, en matière de retraite a défini l’orientation : "Quand on vit plus longtemps, on doit travailler un peu plus longtemps" souscrivant là aussi aux exigences du MEDEF et des forces réactionnaires.

A quoi bon donc donner l’illusion qu’une négociation doit avoir lieu et qu’il faut la préparer unitairement avec la CFDT ?

C’est qu’en fait l’appartenance commune à la CES commande de s’entendre pour accompagner la crise du système sans que les travailleurs puissent remettre réellement en cause ni les politiques d’austérité appliquées, ni le système qui les promeut.

En matière de retraites l’Union européenne prône la capitalisation, les réformes successives y conduisant immanquablement si n’y était mis un terme et la mise en œuvre de tout autres orientations.

En vrai, dans le combat qui s’engage, c’est le rapport de force avec le pouvoir, le MEDEF et les forces réactionnaires et du consensus austéritaire qui sera déterminant !

Il n’y a rien à attendre de la conférence sociale de la fin juin comme il n’y avait rien à attendre de l’entrevue Thibault/Ayrault avant le vote de la loi concernant la flexibilité du travail contrairement à ce qu’avait prétendu Bernard Thibault.

Et c’est Henri Krasucki qui avait raison en affirmant " Le recul social ça ne se négocie pas, ça se combat  ! " et en citant Nehru dans un de ces ouvrages qui face aux occupants anglais disait :" Combien pesez-vous ? Cela seul compte : la force que vous représentez . "

La voie de la résistance et de la nécessaire contre-offensive ce n’est pas celle de l’unité au sommet sur un contenu de collaboration de classe mais la recherche de l’unité à la base dans les entreprises, dans les administrations, dans les universités, dans les régions sur des bases de classe et la recherche d’un rapport de forces propice aux travailleurs qui ne devra rien au dialogue social bidon !

Les forces du consensus sont à l’œuvre afin de faire accepter aux salariés les politiques d’austérité !

Il faut les combattre et exposer publiquement ce qui entrave la construction d’une authentique mobilisation pour que triomphent la véritable justice sociale et la lutte pour une politique alternative !

Le Front Syndical de Classe
Fin mai 2013

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 May 2013 à 21:27

La CFDT et le Medef, tous ensemble, ouais !

Un grand raout se tenait, mardi au siège de l’organisation patronale, pour célébrer la sortie des propositions communes sur la croissance.

Mardi soir, dans le grand auditorium du Medef, Laurence Parisot est « fière et heureuse » de partager la scène avec des syndicalistes. Sur la couverture du rapport Réinventer la croissance, agir ensemble pour une dynamique économique, les logos de trois organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et de trois syndicats (CFDT, CFTC et CGC) forment, relève-t-elle, « une ronde ». « Cela me fait penser au poème : Ah, si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main ! Depuis 2005, depuis que je suis présidente du Medef, toutes nos organisations travaillent d’arrache-pied pour tenter de dépasser les conflits. » Et la patronne des patrons de se lancer dans une défense et illustration du dialogue social, visant en priorité Pierre 
Gattaz, le favori dans la course à sa succession : « Je mets un peu de solennité parce que cet acte majeur pourrait être mis en danger, avertit-elle. À gauche, à droite, dans les syndicats et dans le patronat, certains disent qu’on n’aboutit à rien par le dialogue social. Aujourd’hui, les organisations syndicales admettent que la culture entrepreneuriale est fondamentale. Et moi, de mon côté, je dis : vive la culture syndicale ! C’est un engagement fort qui va nous offrir les bons choix pour renouer avec la rentabilité. »

À ses côtés, citant à plusieurs reprises l’accord de flexibilisation de l’emploi signé le 11 janvier dernier par tous les participants à la soirée, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, hausse les épaules quand l’animateur de la soirée évoque l’absence de la CGT et de FO. « Cela ne nous affaiblit pas, promet-il. C’est plus exigeant de s’engager que de faire du surplace. » « Il faut marcher ensemble, renchérit Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. Nos intérêts communs sont bien plus larges que l’opposition systématique. » Pour les trois syndicats, le document commun avec le patronat (lire notre encadré) devra être « mis sur la table de la conférence sociale les 20 et 21 juin ».

Des propositions communes.  En 2011, le Medef, la CGPME, l’UPA, la CFDT, la CGC et la CFTC avaient déjà élaboré ensemble un document sur la « compétitivité ». Cette fois, ils se penchent sur la « croissance » en ciblant une série de secteurs « prioritaires » pour les investissements : « économie verte », énergie, transports, numérique, etc. Laurence Parisot, 
qui s’apprête à quitter la tête du Medef, rêve que le travail 
commun se poursuive sur l’éducation et la formation.

Thomas Lemahieu



Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jun 2013 à 16:57

Que va faire la CGT dans cette galère ?

 
 

Un communiqué commun CFDT, CFTC, CGT, UNSA (texte ci-après) en tant que membres de la Confédération européenne des syndicats (CES) et prenant ses distances par rapport aux politiques d’austérité appelle à un rassemblement le 19 juin prochain au moment d’une rencontre à leur demande entre les secrétaires généraux desdites organisations, de la secrétaire générale de la CES et de François Hollande.

l’Europe sociale ou l’Arlésienne

En souhaitant un changement de cap dans les politiques européennes (par exemple instauration d’un salaire et de revenu minimums dans chaque Etat européen et la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes) et d’être associés à la gouvernance économique dans le cadre d’un "dialogue social"
Cela fait des dizaines d’années que de pareils souhaits sont formulés sans l’ombre du début de mise en œuvre.

Car c’est oublier que l’Union européenne a été construite pour faire prévaloir "la concurrence libre et non faussée" c’est-à-dire les intérêts capitalistes et ceux des multinationales CONTRE les intérêts des travailleurs et des peuples !

Le 29 mai Barroso, président de la Commission enjoint à la France de réformer d’urgence, de réformer le système de retraites, d’ouvrir à la concurrence le secteur ferroviaire, de diminuer le "coût" du travail …

La directive Bolkenstein contre laquelle nous nous sommes battus en 2005 au moment du rejet du Traité européen s’applique en fait dressant les travailleurs d’Europe les uns contre les autres …

Il y a quelques jours Hollande vante les réformes Schröder qui par exemple ont abouti à ce que 6 millions d’allemands soient rétribué par 400 euros par mois !

En un mot les forces qui portent le projet européen (droite et socialistes) qui proposent de franchir un échelon de plus dans le sens d’une Europe fédérale mettent en œuvre la politique du capital, et se sont doté des institutions hors de la portée et de l’intervention des peuples.

Et c’est donc une illusion totale de penser que cette Europe est réformable et qu’elle va accoucher d’une Europe sociale !

Dans ce cadre le "dialogue social" a pour fonction de donner l’illusion d’un compromis ménageant les intérêts des salariés afin de leur faire accepter des sacrifices sans fin !

Que se passe-t-il en ce moment ?

Le pouvoir socialiste s’est placé totalement du côté du patronat et des couches privilégiées : exonérations, refus loi d’amnistie, poursuite des licenciements massifs et des fermetures d’entreprises, flexibilité du travail …

Sur injonction de l’Europe (malgré ses cris d’orfraie) il prépare des réformes réactionnaires dans la continuité des contre-réformes de la droite : retraites, indemnisation du chômage, privatisations larvées …

Pour faire accepter sa politique chez les travailleurs en particulier, il s’appuie sur le bloc syndical ouvertement réformiste (CFDT, CGC, CFTC, UNSA) prêt à toutes les compromissions : les accords compétitivité/emploi soit-disant donnant-donnant reposent en fait sur un odieux chantage " Soit vous acceptez les reculs soit on ferme ou on délocalise  !".

Comme on peut le constater chez Toyota, à Renault ou chez Bosch à Rodez dont la politique est validée au plus haut niveau de l’état avec la visite de F. Hollande !

la CGT : un enjeu considérable

La CGT n’a pas signé l’accord sur la flexibilité !

Un désaccord profond existe avec la CFDT sur la réforme des retraites.
Le syndicalisme de sommet dit "rassemblé" a d’une certaine manière volé en éclat comme on a pu le constater avec les manifestations séparées du 1er mai dernier.
Thierry Lepaon sur itélé le 12 mai dernier jugeait que le gouvernement, en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%, « a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d’actifs de l’État dans deux grandes entreprises, EDF et la SNCF« .

Et il rajoutait :«  Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas  ».

Cela donc le 12 mai !

La déclaration commune avec la CFDT, la CFTC, et l’UNSA est à l’opposé de ce positionnement combatif, en privilégiant encore un dialogue bidon qui ne repose sur aucun rapport de forces !

Il s’agit en fait dans cette déclaration d’un alignement sur les positions qui tournent le dos aux intérêts des salariés dans une démarche qui vise à faire recoller la CGT au bloc réformiste aligné sur les positions du pouvoir et de l’Union européenne.
L’appartenance commune à la CES servant de moyen de pression !

L’enjeu est considérable : la CGT constituera-t-elle le pôle à partir duquel la résistance des travailleurs va se construire, se renforcer et la contre-offensive s’organiser, à partir de sa base militante essentiellement instruite par 20 ans de dérive réformiste qui n’ont conduit pratiquement qu’à des défaites et des reculs ?

OU la CGT, rejoignant le bloc CFDT s’enlisera-t-elle dans le rôle de "réformisme dur" comme l’indiquait Alain Minc, complétant ainsi le dispositif de soumission ?

La réponse appartient aux militants dans toutes les instances de la CGT !

Et la direction confédérale devrait être interpellée !

Dans l’immédiat c’est à une lutte de grande ampleur contre la nouvelle
réforme des retraites qu’il faut en particulier se préparer !

Le Front Syndical de Classe

30 mai 2013
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Déclaration des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA,
membres de la CES

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA membres de la Confédération européenne des syndicats s’inscrivent dans la campagne décidée par la CES en vue du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013 qui doit examiner une feuille de route pour une dimension sociale de l’Union économique et monétaire (UEM).

Les politiques d’austérité font la démonstration de leur inefficacité, l’Europe doit changer de cap. Si les politiques économiques coordonnées et l’objectif d’assainissement des finances publiques sont nécessaires, les organisations syndicales françaises membres de la CES considèrent cependant qu’il est urgent de mettre fin à des coupes injustes dans les dépenses publiques qui contribuent à augmenter le chômage, les inégalités, la pauvreté, dégradent les services publics et aggravent la récession.

Elles se prononcent en faveur d’une politique d’investissements favorisant une croissance et des emplois durables, des mesures permettant de mettre fin à la concurrence en matière de salaires et de conditions de travail, à la concurrence fiscale, à la fraude et à l’évasion fiscale.

C’est le sens de la proposition de contrat social pour l’Europe qu’elles soutiennent. Cela doit se traduire notamment par l’instauration d’un salaire et de revenu minimums dans chaque Etat européen et la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes.
La dimension sociale de l’Europe doit faire partie intégrante de la gouvernance économique et budgétaire. Dans cet objectif, les partenaires sociaux doivent être associés au niveau national et au niveau européen, aux différentes étapes des processus d’élaboration des politiques au sein de la gouvernance économique et sociale européenne. Le dialogue social doit permettre d’apporter des solutions justes aux problèmes auxquels sont confrontés les salariés.

A leur demande, la CES et les organisations syndicales françaises qui en sont membres seront reçues par le Président de la République le 19 juin. Elles lui feront part de leurs demandes et attendent du chef de l’Etat et du gouvernement qu’ils portent ces objectifs et ces priorités lors du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013.

En appui à cette démarche et dans le cadre d’une campagne syndicale européenne, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA appellent à participer au rassemblement qu’elles organiseront à Paris le 19 juin, jour de la rencontre de la Secrétaire générale de la CES et des Secrétaires généraux et présidents des organisations françaises avec le Président de la République.

Paris, le 29 mai 2013


Cette semaine dans l'Humanité Dimanche : 31 questions à Laurent Berger, leader de la CFDT

Temps de travail, flexibilité, retraite... Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a reçu les journalistes de l’Humanité Dimanche au siège de la confédération, le 12 juillet. Un entretien à retrouver dans l'HD de cette semaine, en kiosque à partir de jeudi 18 juillet ou en version numérique.

Parmi les 31 questions posées...

L’Humanité Dimanche. Historiquement la CFDT a souvent mis en avant la revendication de la réduction du temps de travail. Pourquoi avoir promu l’Ani du 11 janvier et la loi qui en a découlé alors que les accords de maintien de l’emploi vont permettre d’en finir avec les 35 heures ?

L’Humanité Dimanche. Ne craignez-vous pas que les directions d’entreprise prétextent de la situation économique pour pérenniser ces mesures d’allongement du temps de travail ?

L’Humanité Dimanche. Ne pensez-vous pas que le déséquilibre du rapport de forces est plus important au niveau de l’entreprise qu’à celui de la branche…

L’Humanité Dimanche. La question du temps de travail, c’est aussi l’allongement de la durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein. Quelle est la position  de la CFDT ?

L’Humanité Dimanche. Si le gouvernement veut un allongement de cotisation, vous direz non ?

L’Humanité Dimanche.  Avec l’ANI et les « négociations » d’accord de compétitivité, peut-on encore parler de dialogue social ?

L’Humanité Dimanche. Sur le dossier des retraites, appeler à la mobilisation n’est-il pas un moyen pour améliorer le rapport de forces ?

L’Humanité Dimanche. Quelle place la CFDT accorde-t-elle à l’unité syndicale ?

L’Humanité Dimanche. Confrontés à des fermetures d’usines, des salariés se battent pour des reprises en Scop. La CFDT a été très en pointe dans les années 1970-80 sur toutes les formes autogestionnaires, est-ce obsolète pour vous ?

L’Humanité Dimanche. Vous avez dit que la CFDT est un syndicat réformiste. Que mettez-vous derrière ce mot ? De même que derrière celui de pragmatisme que vous revendiquez également ?

L’Humanité Dimanche. Quel pourrait-être le combat commun de l’ensemble des syndicats ? Contrer la montée du Front National ?



Edité par T 34 - 18 Jul 2013 à 02:20
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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