Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > France

Les riches

 Répondre Répondre Page  123>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Les riches
    Envoyé : 28 Sep 2007 à 14:05
Lagarde offre aux riches « la clé du paradis fiscal »

Assemblée . La ministre de l’Économie a défendu, hier, les mesures du « paquet fiscal » qui exonère les gros patrimoines d’impôts. François Fillon est d’accord pour aller encore plus loin.


Christine Lagarde a-t-elle voulu donner des gages à la majorité des membres de la commission des Finances, à défaut de reprendre tous leurs amendements ? Toujours est-il qu’elle a tenu, hier, un langage apte à combler d’aise les plus libéraux des députés de l’UMP et du Nouveau Centre. La ministre de l’Économie présentait le projet de loi sur « le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat » à l’Assemblée nationale, premier d’une série de cinq grandes réformes économiques et sociales, touchant notamment la fiscalité et le marché du travail, a-t-elle annoncé.

Allègement de l’ISF

Défendant la facilitation du recours aux heures supplémentaires, Christine Lagarde a estimé que les Français ont voté pour dire qu’« ils ne veulent pas du pain et des jeux », allusion grossière aux trente-cinq heures. Pour la ministre de l’Économie, il faut « cesser d’opposer riches et pauvres, il n’y a pas deux camps ». Pourtant, c’est bien du côté du camp des riches que se place le gouvernement (lire ci-dessous), la ministre voulant « ouvrir les portes » à ceux qui « cherchent la clé des paradis fiscaux » et faire rentrer en France « tous ces banquiers français partis travailler à la City (à Londres - NDLR) et tous ces exilés fiscaux réfugiés en Belgique »… Quant aux successions en franchise d’impôt pour tous les patrimoines sans plafond, elles sont le « développement durable des familles », a-t-elle osé.

Le gouvernement a franchi un nouveau cap, hier, avec l’accord de François Fillon pour s’attaquer à la part de la résidence principale dans l’assiette de l’ISF. Outre l’exonération des placements dans une PME et le bouclier fiscal, dont le taux réel d’imposition maximale est abaissé de 60 % à 39 % des revenus (50 % compte non tenu de la CSG et de la CRDS, mais qui seront désormais incluses dans le bouclier), ces contribuables profiteront d’un abattement sur la valeur de la résidence principale passant de 20 % à 30 % dans leur déclaration d’ISF. Un pas vers l’exonération totale de la résidence principale, combat mené sans succès jusqu’alors par les députés UMP, au nom des effets de la flambée de l’immobilier dans la valorisation des patrimoines modestes. Un prétexte pour baisser fortement la part taxable des patrimoines les plus élevés, l’ISF sur la première tranche présentant un taux très faible (0,55 % jusqu’à 1 220 000 euros).

Premier orateur de l’opposition, Didier Migaud (PS), président de la commission des Finances, a dénoncé la volte-face des députés UMP, dont le rapporteur général Gilles Carrez, hier chantre de la rigueur budgétaire, et aujourd’hui enthousiaste devant une loi dont la facture s’élèvera à 13,6 milliards d’euros annuels à plein régime, selon Christine Lagarde. Le président de la commission des Finances y voit la raison dans une certaine continuité avec « les baisses d’impôt accordées, élevées et ciblées sur un petit nombre de personnes » déjà décidées en 1993 et 2002.

Cadeau pour le CAC 40

Jean-Louis Idiart (PS) a ensuite présenté une motion contre un texte où « il n’est question ni d’emploi, ni de pouvoir d’achat, ni même de travail, mais uniquement de conditions de travail en grande partie imposées aux salariés, de cadeaux fiscaux à une infime minorité, et de mesures non financées qui pèseront inévitablement sur les comptes publics ». De son côté, le porte-parole des députés communistes et républicains, Alain Bocquet, a estimé que ce projet est « un paquet cadeau pour les plus riches de ce pays, pour le CAC 40, pour les gens du MEDEF, mais c’est un paquet empoisonné pour la majorité des Français ». « Plus on a fait de cadeaux au patronat, aux grandes sociétés financières et industrielles, plus il y a eu de chômage, de difficultés et de pauvreté », a déclaré le député du Nord. Les débats reprendront cet après-midi.

http://www.humanite.fr/2007-07-11_Politique_Lagarde-offre-aux-riches-la-cle-du-paradis-fiscal (12/07/2007)
 

 NOTE de Fidelista : Christine Lagarde, actuel ministre des finances n'a jamais rien fait en France, et a passé toute sa carrière aux Etats-Unis, comme avocate d'affaire dans un cabinet.


 


Edité par Fidelista - 28 Sep 2007 à 14:10
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 14:11
Encore une mesure qui profite aux ouvriers (Cela concerne 23 000 familles d'exceptions pour un montant de 2 milliards d'euros) :

Les droits de succession sont presque supprimés

Les députés ont voté la disposition du "paquet fiscal" qui exonère totalement de droits de succession le conjoint survivant et qui triple l'abattement pour les enfants. La gauche dénonce un"cadeau magistral" pour les plus riches .

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070713.OBS6379/les_droits_de_successionsont_presque_supprimes.html (13/07/2007)
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Nov 2007 à 13:55
l’intégralité du classement des grosses fortunes résidant en Suisse:
 
 


Edité par Fidelista - 23 Nov 2007 à 13:56
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jan 2008 à 10:07

Le jour où ça va péter

 

L'ultrariche a des problèmes qu'on a tendance à sous-estimer. Surtout au moment des fêtes et des cadeaux. Car cet individu, dont la fortune dépasse les 30 millions de dollars, ne sait plus comment dépenser son argent. Aussi, des agences lui ont concocté quelques gadgets à la mode : une paire de chaussures Roger Vivier à 50 000 euros, une malle à champagne Hermès à 145 000 euros, un hélicoptère Hermès tout confort à 5 millions d'euros, ou encore un sous-marin de poche, genre Phoenix 1000 à 56 millions. Muni de sa carte American Express Centurion, en titane (900 titulaires en France), il règlera sans compter. Car l'ultrariche ne compte plus. Sa surabondance d'argent donne le vertige, ou la nausée.

On croit le savoir, on demeure bien loin de la réalité. Dans « Cendrillon » (Stock, 2007), l'écrivain Eric Reinhardt évoque un jeune financier qui vise 60 « dolls » par an pour ses 35 ans, un « doll » dans son jargon signifiant un million de dollars… « Ça va finir par s'ébruiter ! dit le trader.

Pour le moment on parle seulement des parachutes dorés et des stock-options de certains dirigeants. Mais c'est l'arbre qui cache la forêt ! Le jour où ça va péter, le jour où une crise plus aiguë qu'une autre va faire descendre dans la rue des millions de salariés exaspérés issus des classes moyennes, aigris, écœurés, désespérés, (...) nous finirons avec nos têtes plantées au bout d'une fourche. » Il n'est pas précisé si le bonhomme souhaiterait une fourche Hermès…

 

Gérard Streiff

 

Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Feb 2008 à 20:22
Enfin ! Les grands patrons français sont les mieux payés d’Europe

Raphaël Anglade et le Monde | 12 février 2008 | Inégalités Entreprise quinquennat sarkozy

 Avec une augmentation de salaire de 40 % en 2007, les grands patrons français sont désormais les mieux payés d’Europe.

On n’est pas encore aux 240 % d’augmentation de Sarkozy, mais en 5 ans on devrait y arriver... Comme ils disent : « il faut d’abord augmenter le gateau pour pouvoir le partager... »

 Heureusement qu’on a baissé les taux d’imposition des plus riches : Sinon, qu’est-ce qu’ils auraient payé comme impot, les pauvres...

Article du Monde du 12 février :

 Les grands patrons français sont désormais les mieux payés d’Europe. Selon l’étude annuelle de Hay Group, publiée mardi 12 février par La Tribune, 77 % des PDG des entreprises du CAC 40 ont vu leur rémunération augmenter de 40 % en 2007. La rémunération annuelle - médiane comprenant le salaire de base, les bonus et les stock-options des patrons des géants du CAC 40 – au moins 40 000 employés et plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires –, se monte à 6,175 millions d’euros. A titre de comparaison, un Britannique perçoit 5,85 millions en moyenne, et un Allemand 3,94 millions d’euros. Loin, tout de même, des 12,97 millions d’euros que gagne un grand patron américain.

 Selon l’étude, ce sont principalement les bonus qui ont permis cette augmentation substantielle. Et cette part de la rémunération "continue à croître de manière significative", relève Hay Group, soulignant qu’elle a bondi, en 2007, à 1,431 million d’euros pour les mieux payés du CAC, et à 764 000 euros pour le bas du CAC.
Les stock-options ont également fortement augmenté (+ 48 % pour 58 % des 135 entreprises étudiées) : leur montant valorisé ainsi que celui des autres actions gratuites a atteint 4,828 millions d’euros pour le haut du CAC 40, et 1,610 million d’euros pour le bas.

 Seuls les deux tiers des entreprises conditionnent la distribution de ces actions à la performance du dirigeant, souligne l’étude, ajoutant que de plus en plus de PDG bénéficient d’un "matelas de sécurité". En 2007, ils étaient 39 % à ne pas en avoir, contre 60 % en 2006. Quant à la rémunération des patrons des plus petites entreprises du SBF 120, elle atteint 882 000 euros, selon les chiffres de Hay group qui a analysé les comptes de 135 sociétés (CAC 40, SBF 120, plus quinze entreprises telles que ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus et DCNS).

- http://www.betapolitique.fr/Enfin-L...

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Mar 2008 à 10:09

Plus de cent milliards d’euros de bénéfices au CAC 40

Bourse . Les grands groupes français ont encore battu en 2007 un record sur les années précédentes, ce qui comble les actionnaires et ne profite en rien aux salariés. La preuve par Mittal et Michelin.

Ni la panne de croissance en France ni la hausse des prix des matières premières ne semblent affecter gravement la bonne santé financière des sociétés du CAC 40. Les actionnaires peuvent se mettre à table ; ils seront bien servis. Quant aux salariés, l’exemple de Mittal, qui augmente ses bénéfices de 30 % en 2007 en raison de la forte demande d’acier et veut fermer son usine lorraine de Gandrange, montre cruellement que c’est une tout autre affaire. Alors que la plupart des sociétés - 38 sur 40 - ont publié leur bilan de l’année passée, un chiffre d’abord : le cap des 100 milliards d’euros est dépassé (101 milliards exactement), ce qui constitue un nouveau record sur les années précédentes : 98 milliards en 2006 et 86 milliards en 2005, 57 en 2004 et 33 en 2003.

Toujours en tête, le pétrolier Total a accumulé plus de 12 milliards de bénéfices à lui seul, grâce à la flambée des prix du brut, même si la hausse de l’euro face au dollar a légèrement grignoté ses bénéfices par rapport à 2006. Le reste du secteur énergétique a aussi progressé : Suez a engrangé près de 4 milliards de profits (+8,8%) et GDF (+7,6%)-EDF a affiché un bénéfice stable à 5,6 milliards.

En matière de progression, Danone explose ses résultats avec un bénéfice en hausse de… 352,7 %. Un triomphe auquel les millions de consommateurs ont puissamment contribué en payant plus cher les produits comestibles dans les grandes surfaces. Dans la construction automobile, PSA, qui taille fortement dans les effectifs salariés, fait encore plus fort avec une hausse de 384 %. Renault, de son côté, affiche un résultat de 2,7 milliards, en baisse de 7,52 %.

Dans ce palmarès du profit, figurent en bonne place Lafarge (+39%) et L’Oréal (+28,9 %) dont les salariés se mobilisent pour des augmentations de salaires. La scandaleuse iniquité du partage des richesses entre ceux qui les produisent - les salariés - et les actionnaires, qui en profitent, est de plus en plus contestée dans l’opinion publique. Une mention particulière au groupe Michelin en hausse de 35, 1 %, une situation financière apparemment intenable au point de vouloir fermer l’usine de Toul (Meurthe-et-Moselle).

Touchées par la crise des crédits hypothécaires à risque (subprime) américains, la plupart des banques voient leur progression de bénéfices baisser, tout en restant bénéficiaires. Sur quatre établissements du CAC 40, trois ont vu leurs résultats reculer : Dexia (-7,9 % à 2,5 milliards), Crédit agricole (-16,8 % à 4 milliards) et surtout la Société générale, qui affirme avoir aussi pâti des activités frauduleuses de l’un de ses traders. Son bénéfice a fondu de 82 % à 947 millions. BNP Paribas publie un résultat en hausse de 7 % à 7,8 milliards.

Seules deux sociétés ont achevé l’année 2007 dans le rouge : Alcatel-Lucent et ST Microelectronics. Manquent encore à l’appel les groupes EADS et Lagardère, attendus en début de semaine.

J.- P. P.

Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 May 2008 à 18:57
Total à engrangé 3,2 milliards d'euros de profit net au premier trimestre 2008.
 
C'est pas la crise pour tout le monde, surtout si l'on achète le pétrole en dollars et qu'on le revend en euro.


Edité par Fidelista - 21 May 2008 à 18:58
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 May 2008 à 15:27

La taxe intérieure sur les  produits pétroliers (TIPP) représente une manne financière conséquente pour l’État. Nicolas Sarkozy, qui chiffre lui-même les recettes supplémentaires (avec celle issue de la TVA) engendrées par l’envolée du cours du pétrole de 150 à 170 millions d’euros par trimestre, refuse pourtant de réduire la TIPP et la TVA. Et pour cause ! Les ressources que représentent ces taxes sont devenues indispensables au budget de l’État en raison d’une politique fiscale axée sur la diminution de l’impôt sur les ménages les plus aisés.

Les bénéfices des compagnies pétrolières :150 milliards de dollars ! C’est le montant total des dividendes versés à leurs actionnaires, ces trois dernières années, par les cinq premières compagnies pétrolières mondiales. Au rang desquelles le français Total, qui a réalisé un bénéfice record de 13, 2 milliards d’euros en 2007. Une somme que le gouvernement refuse de taxer.



Edité par Jef. - 29 May 2008 à 15:28
Haut de la page
Silimaure allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 08 Jun 2008
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 88
  Citer Silimaure Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2008 à 21:31
Ils veulent priver le peuple de pétrole, comme ça les travailleurs ne pourront plus aller au travail et perdront leur emplois, et ça donnera du profit aux capitalistes...

Ils sont prêt à tout pour écraser le communisme et le peuple.
Le monde va changer de base,nous ne sommes rien, soyons tout.
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jul 2008 à 17:17

L’âge d’or des profits

En 2007, certaines entreprises du CAC 40 ont pulvérisé leurs résultats de 2006. Et les actionnaires entendent encore augmenter leurs dividendes en 2008…

Raté ! Début 2007, les entreprises du CAC 40 pariaient sur 15 % de hausse de leurs profits. Le deuxième semestre a été un peu plus faible ; aussi ont-elles dû se contenter du record historique du montant des profits (entre 5 % et 6 % de plus), 105 milliards d’euros (1). Certaines ont cependant pulvérisé leurs résultats de 2006. Arcelor-Mittal (+ 81 %) ; France Télécom (+ 54 %) ; Danone (+ 309 %) ; Unibail-Rodamco (+ 119 %) ; Lafarge (+ 39 %) ; Schneider (+ 21 %) ; Air France-KLM (+ 45,9 %) ; Printemps-Pinault-La Redoute (+ 51 %) ; Veolia (+ 22,5 %) ; PSA-Peugeot-Citroën (+ 400 %) ; Accor (+ 76,2 %) ; Alstom (+ 97,1 %) ; Michelin (+ 35,3 %) ; Lagardère (+ 76,7 %) ; Capgemini (+ 50 %)…

Quand l’énergie va… Indétrônable leader en volume (12,2 milliards d’euros), Total est confortablement installé sur la flambée des cours du pétrole, qui ont augmenté de plus de 60 % en 2007. La ponction cosmétique du gouvernement demandée au géant pétrolier pour la prime à la cuve ne se verra pas. Premier sans conteste, Total est accompagné dans le haut du classement par d’autres groupes de l’énergie (EDF est 7e, Suez 10e et GDF 14e). L’agroalimentaire s’accommode lui aussi parfaitement des spéculations et Danone est installé en 8e position, BNP-Paribas - moins affecté que d’autres par les subprimes -, deuxième du classement avec près de 8 milliards de profits, distance Crédit Agricole (autour de 4 milliards).

La part du lion des dividendes. Intérêt bien compris commence par soi-même, proclament les actionnaires, qui s’appliquent à respecter cette règle sans défaillance. Les dividendes augmentent toujours plus vite et un rythme plus soutenu qu’en 2007 est prévu pour 2008 (2). Capgemini était généreux en versant des dividendes en hausse de 40 %. Le groupe ferait mieux avec + 42,9 %. PPR envisage + 15 % (10,3 % en 2007), Unibail-Rodamco + 40 % (25 %), Sanofi-Aventis + 18,3 % (15,1 %), Lafarge + 33,3 % (17,6 %), Michelin + 10,3 % (7,4 %), Pernod-Ricard + 19,4 % (17,8 %)… Les sociétés du CAC 40 continuent à engouffrer des sommes folles pour enrichir les actionnaires au lieu de les investir dans la recherche-développement, les qualifications, les salaires ou l’emploi qui les uns et les autres soutiendraient la consommation et dynamiseraient la croissance. En 2006, sur 97 milliards d’euros de bénéfices nets, les groupes du CAC 40 ont reversé 32 milliards d’euros aux actionnaires et racheté pour 8 milliards d’euros leurs propres actions afin d’en faire monter les cours et accroître le rendement par action.

Le choix des délocalisations. Aujourd’hui, plus de 80 % de ces profits proviennent des activités délocalisées par ces groupes à l’étranger, notamment en zone dollar où le cours de la monnaie avantage, au détriment des productions nationales ou européennes. Ce n’est évidemment pas le cas de la grande distribution : les clients ne se délocalisent pas.

(1) Les profits des entreprises du CAC 40 étaient de 66,2 milliards d’euros en 2004 ; 84,3 milliards en 2005 ; 96,2 milliards en 2006 ; 99,1 milliards en 2007.

(2) Source : FactsetJCF Estimates.

P. A.-M.

Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jul 2008 à 13:07
Le Scandale de l’année 2008 : Moyenne des montants des impôts payés par les contribuables ayant bénéficié du bouclier fiscal 2007
 

Samedi 5 juillet, le site du journal Le Figaro publie un tableau sur le bouclier fiscal mis en place par le gouvernement.

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/B...

Quand on lit ce tableau, on peut répondre à la question : à qui l’Etat a-t-il reversé de l’argent ?

En clair : vers qui a été transféré l’argent des Français ?

Réponse : l’argent des Français a été transféré vers les millionnaires.

Regardons les chiffres.

Prenons un exemple précis : les 479 Français les plus riches de ce tableau.

479 Français ont un revenu fiscal de référence supérieur à 41 982 euros, et ils ont un patrimoine supérieur à 15 530 000 euros. Vous imaginez ?

Qu’a fait l’Etat ?

Réponse : l’Etat leur a reversé la somme ahurissante de 117 795 126 euros !

En moyenne, l’Etat leur a reversé 245 918 euros !

En clair : les contribuables Français ont reversé à 479 millionnaires 245 918 euros par personne !

Bruno ARFEUILLE.

 
 

 
par Guirec Gombert (avec AFP)

Le Pdg d’AGF Allianz, Jean-Philippe Thierry, a gagné 23.2 millions d’euros en 2007. (Jean-Christophe Marmara/ Le Figaro)
Les 50 premiers patrons français ont touché en moyenne un revenu de 383 000 euros, en hausse de 20% en un an, selon le magazine «Capital».

Numéro 1 des patrons français les mieux payés : Jean-Philippe Thierry. A la tête d’AGF Allianz, il a empoché 23.2 millions d’euros en 2007, soit 1.9 million par mois. Deuxième du classement du magazine «Capital», Pierre Verluca, le patron de Vallourec. Avec une rémunération en hausse de 32%, il a gagné 12.4 millions l’an dernier, quand le «profit de sa société augmentait d’à peine 8%», selon le mensuel économique. Gérard Mestrallet, le Pdg de Suez est sur la troisième marche avec un revenu annuel de 12.2 millions d’euros. Suivent Jean-Louis Beffa, le Pdg de Saint-Gobain (10.2 millions d’euros) et Xavier Huillard (10 millions d’euros), le patron de Vinci.

Le classement du magazine, à paraître jeudi, a été établi en prenant en compte les salaires, avantages en nature (voitures de fonction) ainsi que les plus-values sur les stocks-options, lesquelles, «vitaminées par la flambée de la Bourse», ont «rapporté 70% de plus» aux patrons qu’en 2006, note «Capital». Ainsi, les 50 premiers grands patrons d’entreprises cotées en Bourse ont en moyenne touché un revenu de 383 000 euros en 2007, l’équivalent de 310 Smic. Cette année faste pourrait toutefois être la dernière «avant le krach » pour les salaires des grands patrons. «L’effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées des stock-options » rendues «moins juteuses voire carrément impossible », poursuit «Capital».
Les dividendes dopent les rémunérations

Mais ces salaires ne sont rien comparés aux sommes empochées par les patrons qui ont misé sur leurs propres sociétés. Ainsi, Bernard Arnault, a touché 4.1 millions d’euros de salaire en tant que Pdg du groupe de luxe LVMH. «Une goutte d’eau» au regard des 376 millions d’euros de dividendes reçus en 2007 en tant qu’actionnaire principal du groupe.

Le luxe est d’ailleurs un secteur qui paie bien. François Pinault, fondateur de PPR, a empoché 259 millions d’euros de dividendes et Liliane Bettencourt, la première actionnaire de L’Oréal, 256 millions d’euros.


HONTEUX : L’amendement sur les pertes en Bourse déductibles des revenus soumis au vote

(source : AFP 08/12/08)

Les pertes enregistrées en Bourse en 2008 par les particuliers pourront être déduites, dans une certaine limite, de leurs revenus imposables de 2009, selon un amendement au projet de budget 2009 défendu par le sénateur Philippe Marini (UMP), a annoncé samedi ce dernier.

 

Confirmant une information publiée samedi dans La Tribune, le rapporteur général de la commission des Finances de la Haute assemblée a déclaré à l’AFP que cet amendement, élaboré “en concertation” avec Bercy, serait soumis au vote lundi, dans le cadre de la discussion sur les articles dits “non-rattachés” du projet de budget.

 Concrètement, les particuliers pourront déduire de leurs revenus de l’année 2009 les moins-values (pertes) de cession de valeurs mobilières cotées en Bourse, dans la limite de 10.700 euros.

Sont concernées les opérations de cession de moins de 25.000 euros au total, intervenues entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008 (et non le 31 décembre, pour éviter tout effet d’aubaine). Cette mesure se répercutera sur l’impôt sur le revenu en 2010.

Au-delà de 10.700 euros, a précisé M. Marini, le solde des pertes sera reporté sur les gains en bourse des 10 années suivantes, conformément au dispositif en vigueur depuis 2003.

Interrogé sur le coût de cette mesure et le nombre de bénéficiaires potentiels, M. Marini a indiqué qu’il était encore trop tôt pour faire une estimation.

“Ce ne sera pas une très grosse mesure. Elle devrait concerner les portefeuilles boursiers modestes de particuliers d’un certain âge qui ont été dans l’obligation de vendre leurs actions dans ce marché aussi baissier”, a-t-il affirmé.
(encore une fois cela démontre bien que la Droite est plus sensible aux revenus du Capital que celui deu travail…Spéculer plus, pour gagner plus pourrait être le slogan de Sarko.. NDLR)
 


Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:00
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2009 à 17:18
 
(source : Le JDD 13/02/09)

Marie-George Buffet a proposé, vendredi, d’appliquer la règle des “trois tiers” aux bénéfices de la compagnie pétrolière, qui a réalisé 14 milliards d’euros de bénéfices l’année dernière. D’après la règle en question, édictée par Nicolas Sarkozy, un tiers des profits doivent aller aux actionnaires, un tiers aux investissements et un tiers aux salariés.“Je me rappelle cette fameuse formule du président de la République, lors de son émission, ‘il faut les trois tiers’, et bien si on appliquant cela à Total, cela ferait une belle hausse de salaire pour les salariés”, a estimé Marie-George Buffet.Le groupe Total, quant à lui, compte proposer le versement d’un dividende de 2,28 euros par action, en hausse de 10%.

(pour nous au nom de la sacro-sainte Unité Nationale tant vantée par Fillon, Total devrai reverser ses bénéfices aux entreprises qui vont mal, aux chômeurs, la on parlerait d’unité nationale au lieu que ce soit le peuple qui paye pour la crise provoquée par les banques et les patrons NDLR)


 
(source : Le Canard Enchaîné du 25 Mars n° 4613. HM/http://inventerre.canalblog.com/)

Il ont un patrimoine de plus de 15 millions d’euros… et un gros bouclier fiscal

Le document que le président de la commission des Finances de l’Assemblée (PS), Didier Migaud, s’est procuré en faisant une descente à Bercy est stupéfiant.

Sa lecture apprend que plus de 1 000 contribuables ayant bénéficié du bouclier fiscal en 2008 ont à la fois un patrimoine supérieur à 1,2 millions et des revenus inférieurs au smic.
Le record est détenu par ces 20 quasi-RMIstes – revenu inférieur à 3 263 euros par an – dont le patrimoine dépasse 15,6 millions.
Ces malheureux, dont la totalité des revenus suffit tout juste à payer quatre heures de femme de ménage par semaine pour entretenir leur château, ont vu leur impôt réduit de 91 % grâce à un remboursement moyen du fisc de 266 000 euros. Et on dit qu’il n’y a pas de justice !

Niches accueillantes

Mais, au fait, comment peut-on avoir un aussi gros patrimoine et aussi peu de revenus ? « Le vrai problème, c’est qu’un contribuable qui a des revenus très élevés peut réussir, à coups de défiscalisations, à ne pas payer d’impôt du tout », explique Gilles Carrez (UMP) rapporteur de la Commission des Finances de l’Assemblée.
Au nom du bouclier fiscal, la totalité des impôts directs ( sur le revenu, sur le fortune, locaux et même CSG et CRDS ) réglés par un contribuable ne doit pas dépasser la moitié de son revenu. Sauf qu’il ne s’agit pas de revenu brut mais de « net ». C’est-à-dire ce qui reste après applications des niches fiscales, exonérations et abattements divers.
Les plus doués diminuent leur revenu en en retranchant les plus-values immobilières ( en totalité si l’achat remonte à plus de quinze ans ), les investissements immobiliers ( dans le cadre de la Loi Robien ) ou les investissements dans les monuments historiques.

Conclusion : un contribuable bien conseillé peut voir son revenu imposable réduit à la portion congrue et – bouclier fiscal oblige – percevoir un gros remboursement du fisc. Ou plutôt, pouvait. Car cette période bénie est en passe de se terminer. A partir de 2010, le bénéfice des niches fiscales sera plafonné à 25 000 euros et à 10 % des revenus réels du contribuable.

Encore un mauvais coup porté au traîne-misère de l’ISF.



Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:11
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Apr 2009 à 19:43
L’indécence à vitesse variable
 
Je ne demanderai pas d’indemnités de départ », déclarait Axel Miller en octobre dernier à la veille de son éviction. Le contrat du patron de Dexia prévoyait pourtant un chèque de 3,7 millions d’euros en cas de départ forcé. Le refus poli ne relevait pas d’un altruisme excessif et soudain. Non. Nicolas Sarkozy avait notamment subordonné la recapitalisation de la banque franco-belge, en pleine crise à l’époque, à la démission d’Axel Miller et à l’abandon, par ce dernier, de son parachute avant de sauter. Dans sa déclaration forcée, l’ex-banquier avait néanmoins laissé le soin aux administrateurs d’apprécier « son bilan ». Une chose faite puisque le conseil d’administration de Dexia a finalement accordé des indemnités de départ au patron déchu. Montant : un an de salaire fixe (brut), soit 825.000 euros.

Un parachute. Moins doré que nombre de confrères, notamment chez Fortis, où les indemnités des dirigeants en place au moment du naufrage du bancassureur se comptent en millions d’euros. Un parachute quand même. Doré et partant, indécent. Car Dexia « dégraisse ».

Mais, en s’ouvrant, ce parachute suscite un troublant sentiment de contentement. Parce qu’en virevoltant, ce pactole fait la nique aux conditions du président français : Nicolas Sarkozy avait exigé et obtenu ; le patron belge qui avait failli, pliait. Le Président français oubliait que l’échec d’Axel Miller reposait substantiellement sur les errements de la branche française, sur la résistance hexagonale au changement. Sur l’incapacité, aussi, d’Axel Miller à imposer ce changement.

Les conditions moralisantes de l’Elysée prennent surtout une tournure drolatique ou plutôt inconvenante à la lecture du chapitre consacré aux rémunérations du dernier rapport annuel de Dexia. Y est stipulé que Pierre Mariani, successeur d’Axel Miller, imposé par la présidence française et proche de Nicolas Sarkozy, percevra un salaire fixe d’un million d’euros par an. Soit une augmentation de plus de 20 % par rapport à son prédécesseur. L’Etat français dispose, indirectement, d’une part importante du capital de Dexia. Peut-être exigera-t-il prochainement de semblables conditions de décence concernant Pierre Mariani…

 
L'annonce de l'indemnité de départ d'Axel Miller n'est pas du meilleur effet après les récentes annonces de Nicolas Sarkozy, validées par un décret, selon lesquelles une entreprise percevant de l'argent de l'Etat ne pourrait plus offrir de parachute doré à son dirigeant lors de son départ, qu'il soit volontaire ou contraint.
 

Qui a encore droit à une voiture avec chauffeur, une secrétaire, etc.?

Daniel Bouton, ancien PDG de la Société générale, bénéficiera de ces avantages en nature pendant un an. Avant de percevoir 730.000 euros de retraite par an.

 
A la Société générale, quand il n'y en a plus, il y en a encore. Enfin pour les dirigeants, pas pour les sociétaires à découvert. Daniel Bouton, nommé hier président d'honneur de la banque, aura droit à ce titre à un certain nombre d'avantages en nature pendant un an.

Une porte-parole de la Soc Gen a confirmé que l'ancien PDG aurait à sa disposition «un chauffeur, une voiture, un bureau et une secrétaire», mais affirmé qu'il n'aurait pas droit à des notes de frais. Elle a précisé que ces avantages lui seraient octroyés «pendant un an, afin de tenir compte des conséquences liées à ses fonctions antérieures».

Pour info, Daniel Bouton aura droit, à compter d'avril 2010, à une retraite de 730.000 euros par an. Soit 2.000 euros par jour.

Avant cette annonce de la banque concernant ces avantages en nature, une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP que la Société générale mettrait à la disposition de Daniel Bouton «une voiture avec chauffeur, un bureau à la banque, une secrétaire et des notes de frais» et ce «à vie, tant qu'il serait président d'honneur». Un titre que l'on conserve en général ad vitam.

Alors? La banque a-t-elle fait volte-face sur la durée de ces attributions de peut d'un nouveau scandale? Pas impossible.

Daniel Bouton, dont la dernière année de présidence a été ternie par une série de scandales, avait annoncé sa démission la semaine dernière pour, selon ses propres termes, «protéger» la Société générale.

 


Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:19
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Aug 2009 à 22:35
 
En pleine crise économique et sociale, alors que chaque jour des milliers de salariés perdent leur emploi et des millions de salariés, de privés d’emploi et de retraités souffrent de l’insuffisance de leur pouvoir d’achat, la plupart des grandes sociétés françaises annoncent des résultats semestriels inattendus.

Total annonce un résultat net de 4,5 milliards d’euros, BNP-Paribas 3,2 milliards, EDF 2,9 milliards, France télécom 2,6 milliards, Danone 932 millions, LVMH 687 millions, Lafarge 370 millions… Même une entreprise comme Renault qui affiche une perte de 2,7 milliards dispose d’une trésorerie de 848 millions d’euros.

Les actionnaires et les financiers s’en réjouissent.

Ces résultats sont obtenus sur le dos des salariés qui ont subi chômage partiel, horaires aménagés, gel de salaire, fermetures de sites y compris chez les sous-traitants, etc. Ils sont aussi obtenus au détriment des investissements productifs qui sont indispensables pour sortir de la crise.

La plupart de ces entreprises ont aussi bénéficié directement ou indirectement de l’aide de l’Etat. Le cas des banques est à cet égard éloquent. A l’instar de BNP-Paribas qui a reçu de l’Etat une aide de plus de 5 milliards d’euros. Cette aide n’a pas été mobilisée au service de l’emploi et de l’investissement productif, notamment en direction des petites et moyennes entreprises. Les résultats de BNP-Paribas s’expliquent principalement par les opérations financières. Ce qui est encore plus scandaleux est que la direction de la banque s’apprête à distribuer des bonus considérables, pouvant atteindre 1 milliard d’euros, aux dirigeants et aux traders, c’est-à-dire ceux qui réalisent ces opérations financières.

Ces pratiques scandaleuses montrent que l’Etat doit revoir sa copie. Elles confirment aussi que les revendications des salariés et les propositions que porte la CGT sont totalement légitimes.

Pour la CGT, la priorité est de mobiliser tous les moyens au service de l’emploi et de l’investissement productif et pour assurer une sécurité sociale professionnelle. C’est indispensable compte tenu de la montée du chômage et de la précarité.

Montreuil, le 5 août 2009


Grève%20générale



Edité par T 34 - 07 Aug 2009 à 23:10
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Sep 2009 à 15:36
 

Bouclier%20fiscal%20:%20Sarkozy%20persiste%20et%20signe

 
Jean-Michel Arberet

Nous voilà donc rassurés, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy le 25 août, les dirigeants des banques françaises ont pris de nouveaux engagements concernant les bonus de leurs salariés. Les bonus seront versés par tiers sur trois ans, avec un système de bonus malus si l’activité du trader perd de l’argent dans les années qui suivent. Une décision révolutionnaire qui laisse rêveur.. Marc Salvat, responsable des formations finance chez First Finance en a détaillé le fonctionnement dans Le Monde : "exemple du trader qui devra toucher un million d’euros entre 2010 et 2012. Si, en 2011, son entreprise s’aperçoit que les opérations prises en 2010 se sont avérées néfastes pour l’entreprise un an plus tard, elle peut supprimer le versement des 330 000 euros" Le trader ne rembourse par pour autant les sommes déjà perçues, mais ce qui est fascinant c’est d’apprendre que jusqu’à ce jour, les bonus étaient perçus sur des opérations néfastes pour l’entreprise dès l’exercice suivant : ! Les rémunérations dans les banques bénéficiant d’une aide publique seront "supervisées", Michel Camdessus a été chargé de cette mission. L’on ne peut que reconnaître que Michel Camdessus est le candidat idéal à ce poste, ancien directeur du Fonds Monétaire international il est l’un des artisans de la dérèglementation qui a conduit à la fois à la crise financière et économique et aux excès en tous genres en terme de spéculations et donc de bonus. Il a en outre précisé que sa feuille de route dépendra des résultats du G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre.

Quel est donc le but de ces engagements dont l’on peut se demander s’ils seront tenus par les banquiers ? Si l’objectif est de tenter de rassurer à bon compte l’opinion publique, le résultat sera surement atteint, et les banques seront beaucoup plus discrètes lors des prochaines publications de résultat pour ne pas attirer l’attention de l’opinion publique sur ce point. Si l’objectif avait été de supprimer voire de limiter réellement les bonus d’autres solutions plus drastiques auraient été possibles. D’autant plus que, alors que Nicolas Sarkozy semble s’émouvoir des montants des rémunérations des traders, il a renoncé à agir sur l’autre aspect, la redistribution par la voie d’une fiscalité progressive. Non seulement, il a mis en place un "bouclier fiscal" qui limite l’impôt payé par les rémunérations excessives qui semblent tant le toucher. Mais en outre, les parlementaires UMP Gilles Carrez et Pierre Méhaignerie ont renoncé à rouvrir, cet automne, le débat sur une réduction généralisée des niches fiscales, là aussi le choix est clair évitons de faire payer plus d’impôt sur le revenu aux contribuables qui ont les ressources suffisantes pour pouvoir utiliser ces niches fiscales.

Encore une fois la politique de Nicolas Sarkozy va dans le même sens, en refusant à la fois de réglementer réellement les rémunérations dans les banques et en plafonnant leur fiscalisation, le signal est clair. Enrichissez-vous et l’Etat vous aidera !

Le 1er septembre 2009

Jean-Michel Arberet Conseiller municipal d’Arcueil Partenaire du groupe communiste jm-arberet.over-blog.com



Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:34
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2009 à 16:00

Par ici la monnaie…

Laurence%20Parisot%20admiratrice%20de%20Nicolas%20Sarkozy

 
En plus des dégâts sociaux, la gestion de l’entreprise est également sujette à controverse. De 2006 à 2008, Cegelec a vendu l’ensemble de son patrimoine immobilier pour environ 100 millions d’euros afin de se désendetter. Pourtant, d’après les syndicats, 55 millions ont été distribués sous forme de stock-options à 150 cadres dirigeants (responsables des filiales, DRH…) et 27 millions ont été versés à 800 cadres commerciaux.
 

CAC 40 : pas de récession pour les profits

Les champions du CAC 40, avec 21 milliards d’euros de profits au premier semestre, voient certes leurs résultats chuter de 57 % comparés au premier semestre 2008 (ci-dessous entre parenthèses), mais, comme le soulignait le quotidien économique les Échos, leur « capacité de résistance reste grande ». Seuls une dizaine de groupes, en particulier les deux constructeurs auto, sont passés dans le rouge. Un analyste financier parle de « surprises positives ». Un autre commente : « La baisse des profits est énorme, mais cela aurait pu être pire. » Avant de pointer le secret de ces performances : « Les entreprises ont procédé à d’énormes efforts de réduction des coûts, notamment en licenciant ». Et déjà, les analystes prévoient, selon Les Échos, « un second semestre meilleur, avant une année 2010 beaucoup plus faste ». Les profits des groupes du CAC 40 pourraient ainsi atteindre 60 milliards d’euros au total en 2009, en recul de 27 % seulement. (Deux sociétés n’ont pas donné leurs résultats.)

- Total : 4 459 millions d’euros (- 46,5 %)

- GDF-Suez : 3 263 (- 6,3 %)

- BNP-Paribas : 3 162 (- 9,3 %)

- EDF : 3 117 (0 %)

- Sanofi-Aventis : 2 637 (+ 12,9 %)

- France Télécom : 2 559 (- 4,3 %)

- AXA : 1 323 (- 38,8 %)

- Vivendi : 1 188 (- 2,8 %)

- L’Oréal : 1 084 (- 13,7 %)

- Danone : 932 (+ 6 %)

- Vinci : 690 (- 5,8 %)

- LVMH : 687 (- 22,9 %)

- Air liquide : 596 (- 0,8 %)

- Bouygues : 547 (- 22 %)

- Dexia : 534 (- 35 %)

- Crédit agricole SA : 403 (- 58,4 %)

- EADS : 378 (- 6,2 %)

- Lafarge : 370 (- 59,4 %)

- Schneider Electric : 346 (- 59,3 %)

- Lagardère Groupe : 318 (- 44,4 %)

- Vallourec : 311 (- 30,6 %)

- Veolia : 220 (- 56 %)

- Essilor : 202 (+ 2,1 %)

- PPR : 189 (- 75,7 %)

- Suez Environnement : 175 (- 12,9 %)

- Saint-Gobain : 128 (- 88,1 %)

- Capgemini : 78 (- 66,2 %)

- Société générale : 31 (- 98,2 %)

- Carrefour : - 58

- Michelin : - 119

- Accor : - 150

- Alcaltel-Lucent : - 388 (+ 69,8 %)

- STMicroelectronics : - 645

(- 652,9 %)

- Air France-KLM : - 931 (- 141,8 %)

- Peugeot : - 962

- Unibail-Rodamco : - 1 324

- ArcelorMittal : - 1 391

- Renault : - 2 732

 
Sarkozy%20à%20Saint-Quentin%20tente%20de%20défendre%20sa%20politique%20économique%20face%20à%20la%20crise


Edité par T 34 - 15 Sep 2009 à 17:08
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jun 2012 à 02:27

Les assistés du Bouclier Fiscal

 

Le président des riches a bien rempli son office. À l’heure où l’UMP est irritée par une crise d’inventaire, il faut mettre au crédit de Nicolas Sarkozy que ses promesses du Fouquet’s ont été tenues et sans doute dépassées. Même Guizot avec sa célèbre exhortation de 1837 « Enrichissez-vous ! » mordrait la poussière, s’il le pouvait encore, devant le bilan du ci-devant président. Une note du ministère du Budget, que l’ex-ministre Valérie Pécresse s’était bien gardée de rendre publique, indique que le bouclier fiscal a battu tous ses records en 2011, l’année de sa suppression votée il y a presque un an. Près de 800 millions d’euros ont été amputés des caisses de l’État au profit des quelque 13 000 plus riches foyers fiscaux. Ce sont 100 millions de plus que pour 2010 et plus que ce qui était prévu dans le budget. Et pourtant, le nombre de bénéficiaires de ces restitutions de sommes « trop perçues » par Bercy, car dépassant le plafond « protège-riches » de 50 %, a réduit. En moyenne, les heureux gagnants auront empoché chacun 56 400 euros contre 39 240 l’année précédente. Conclusion : les plus riches sont devenus encore plus riches et donc les restitutions toujours plus faramineuses. C’est sans doute à ces marques de sollicitude que pense Jean-François Copé quand il évoque la « générosité » comme valeur cardinale de l’UMP… Mais générosité bien ordonnée commence par les siens. Supprimé par la loi de juillet 2011 en même temps que la réforme allégeant l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le bouclier fiscal fera sentir encore ses effets cette année et l’an prochain en lestant le Trésor public de quelque 800 millions d’euros supplémentaires, soit 120 millions de plus qu’annoncé. Au total, 
cette assurance tous riches emblématique de l’ère Sarkozy aura coûté aux Français près de 3 milliards d’euros. Convertis en « coups de pousse » sur Smic, cela a fait combien ?

J.-P. P.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jul 2012 à 23:14

Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines

Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches français ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit autant que les recettes de l'Etat. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d'une semaine avant l'étude par l'Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses en France. Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de A quoi servent les riches (Editions JC Lattès), le magazine a fait le calcul: "S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33.000 euros pour chacun d’eux".

Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c'est tout à fait possible. Si l'on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 69,6 milliards d'euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année.

 

Les autres scandales mis en lumière par ce classement:

  • Des riches un peu moins riches mais toujours très riches. Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent de la crise, mais elles sont tellement riches qu'elles ne s'en sont sans doute pas rendu compte. Leur revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux "difficultés de l’économie française", à "la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse". 
  • Les plus fortunés sont toujours les mêmes. Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top 10 2012. Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d'euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement. La famille Mulliez et ses Auchans demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.
  • Les Servier plus riches, malgré le Médiator. Jacques Servier se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son Médiator. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.

  • Bettencourt rétrogradée. Liliane Bettencourt et sa famille sont poussés hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès.Lactalis dans le gotha. Lactalis n'est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la dixième place du classement
  • Niel a Free, il a tout compris. A l'heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l'arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la douzième place du classement.
  • A lire aussi:

Les assistés du Bouclier fiscal

Les millionnaires du Cac 40

Stéphane Guérard

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jul 2012 à 01:38

Quand le patrimoine creuse les inégalités...

L’’étude de l’Insee montre aussi que les ménages les mieux dotés ont vu leur patrimoine (immobilier, biens financiers…) s’accroître de 131 % depuis 1998, contre une hausse de seulement 20 % pour les moins bien pourvus.

«La masse de patrimoine total détenue par les ménages français a été multipliée par 2,3 entre 1998 et 2010. Les évolutions sont cependant nettement différenciées selon la position des ménages dans la hiérarchie patrimoniale. Ainsi, la masse détenue par les ménages les mieux dotés en 2010 est supérieure de 131 % à celle détenue par leurs homologues en 1998, quand celle des moins bien dotés n’a progressé que de 20 %. » Au total, la moitié des ménages vivant en France détiennent collectivement 93 % de la masse totale de patrimoine brut.

Si la phase de forte croissance des hauts revenus observée depuis 2004 s’est arrêtée, il n’en va pas de même concernant leur patrimoine. Ainsi, les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent 48 % de la masse totale de patrimoine brut alors que les 10 % les moins bien dotés en possèdent moins de 0,1 %. Ces disparités sont tout aussi importantes au sein de la tranche des 10 % les mieux dotés. En effet, les 1 % des ménages les plus riches détiennent à eux seuls 17 % de la masse totale de patrimoine.

Ces écarts s’expliquent surtout par « l’effet de la polarisation entre les ménages propriétaires ou accédants, qui ont bénéficié du boom des prix de l’immobilier ». C’est également dû à la détention par les plus riches d’actifs financiers plus risqués mais plus rémunérateurs. Les ménages les moins bien dotés ont plus de difficultés à accéder au crédit et donc à la propriété. Lorsqu’ils y parviennent, leur taux d’endettement est alors plus élevé que les mieux dotés puisque leurs ressources sont moindres.

L’Insee souligne enfin que les ménages ayant reçu un héritage ou une donation ont un patrimoine 1,8 fois plus élevé en moyenne que les autres. Ainsi, un ménage ayant bénéficié d’au moins une donation a 2,6 fois plus de chances d’appartenir aux 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine. « Parmi les ménages d’héritiers ou de donataires, ceux dont la personne de référence exerce une profession d’employé ou d’ouvrier sont sous-représentés. » Au contraire, ceux détenant un patrimoine professionnel conséquent ont plus souvent bénéficié d’un héritage ou d’une donation.

J. M.

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jul 2012 à 21:51

L’ISF augmente en flèche

La hausse de l’impôt 
sur les grandes fortunes a été votée hier à l’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale a d’adopté, jeudi, l’instauration d’une « contribution exceptionnelle » sur les revenus les plus aisés qui devrait être acquittée à l’automne. Elle a pour but d’augmenter les taxes sur les grandes fortunes dès cette année, en attendant une refonte plus structurelle en 2013, à l’occasion du vote du budget. François Hollande s’était en effet engagé dans sa campagne à revenir sur l’allégement de l’ISF voté en 2011 par l’UMP. L’ancienne majorité avait abaissé son taux et relevé son seuil d’entrée de 790 000 euros à 1,3 million d’euros de patrimoine, alors même qu’elle avait augmenté tous les autres impôts sur les ménages (CSG, TVA, taxes…). Cette réforme avait permis de distribuer 2 milliards d’euros au 1 % de Français les plus fortunés : plus de 300 000 foyers avaient ainsi été libérés de l’impôt sur les grandes fortunes. A contrario, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a souligné hier que cette contribution exceptionnelle était « un effort rude demandé à ceux qui le peuvent ». Ainsi, sur les 7,2 milliards d’euros d’impôts supplémentaires prévus cette année par le projet de budget rectificatif pour 2012, 2,3 milliards devraient être normalement obtenus grâce au seul relèvement de l’ISF. Celui-ci augmentera particulièrement pour les 30 000 foyers dépassant les 4 millions d’euros de patrimoine, devant s’acquitter en moyenne d’une somme de 95 531 euros. Soit une hausse de 143 % par rapport à leur ancienne contribution. Après l’abrogation de la TVA sociale et la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, il s’agit là, selon les mots du porte-parole du groupe des députés PS, Thierry Mandon, du « 3e butoir au bilan de la majorité sortante ».

Si les élus de l’opposition ont crié à l’impôt « confiscatoire », le Conseil d’État a jugé que son non-plafonnement n’était pas anticonstitutionnel, du moment qu’il se limitait à cette année. Un nouveau débat en perspective.

Sébastien Reynaud

Source

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  123>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 6,268 secondes.